Corpo clip : le bulletin des bibliothécaires professionnels du Québec, 1 novembre 2002, Novembre
PER A 5(4 BNQ CORPO LE BULLETIN DES BIBLIOTHECAIRES PROFESSIONNELS DU QUEBEC CLIP No 153 novembre 2002 à février 2003 Éditorial par Silvie Delorme Le dossier interassociatif Silvie Delorme, présidente Chers collègues Dernièrement la Corporation a été interpellée à nouveau concernant le dossier interassociatif.Permettez-moi de vous exposer clairement la position de la Corporation dans ce dossier.Comme vous le savez sans doute déjà la collaboration interassociative et la création d’une fédération québécoise dans le milieu ne datent pas d’hier.Les objectifs étaient les mêmes : Réduire les coûts; réduire les dédoublements (revues, congrès.); regrouper les forces du milieu; augmenter leur représentativité.Effectivement déjà en 1977, un rapport conjoint posait la question d’une revue commune.En 1990, des représentants de PASTED et de la Corporation se rencontraient pour discuter de dossiers conjoints.Depuis près de quatre ans, particulièrement grâce à la création de la Table interassociative - initiative de Pierre Meunier, président de PASTED à l’époque - diverses actions conjointes ont été réalisées.Sous la présidence de Diane Polnicky à la Corporation, la Table interassociative a mené un sondage auprès des associations participantes afin d’identifier les champs de collaboration possible.Un colloque sur les réseaux avait été proposé.Par la suite, la Corporation a proposé diverses avenues et différents projets de collaboration suite à une rencontre de collaboration bilatérale avec PASTED.des associations plutôt qu’une association unique fondant tous en un même tout.Les spécificités et les mandats de chacun doivent être respectés tout en cherchant la réduction des dédoublements d’activités et des coûts ainsi que le regroupement et la représentativité du milieu.Les gestes à poser à l’avenir dans ce dossier doivent s’inscrire dans la continuité des réflexions effectuées par le comité interassociatif dont le sondage auprès des associations avait fait ressortir le désir de tous à collaborer sur des dossiers spécifiques.Active dans ce dossier, la Corporation a acheminé plusieurs propositions de collaboration à PASTED dans un souci de répondre au souhait de celle-ci d’établir une collaboration d’abord bilatérale avant d’être multilatérale.Les membres du Conseil d’administration de la Corporation lors de leur dernière réunion, le 26 septembre, ont rappelé l’engagement de la Corporation envers le dossier interassociatif et son désir d’associer les autres associations à cette réflexion.Ils ont également réitéré leur adhésion à la mission et aux objectifs de la Corporation ainsi que leur volonté de travailler à un regroupement des associations dans l’optique d’un Conseil conjoint ou d’une fédération Dans ce contexte, le CA de la Corporation a proposé à PASTED de demander au Comité interassociatif de mandater un consultant dont les Suite page 2 Dans ce numéro Nouvelles des comités Page 2 Dossiers et nouvelles 4 À l'agenda .12 Poste publication 1472771 ISSN 0843-140X Imprimé sur papier recyclable ® Nouvelles des comités par Régine Horinstein En direct du Conseil d’administration Le Conseil d’administration a tenu sa réunion de la rentrée le 26 septembre dernier.Lors de cette rencontre, le plan d’action proposé en assemblée générale a été passé en revue en regard des priorités d’action.Le projet pilote de veille a été présenté.Ce dossier, sous la responsabilité de Marcel Lajeunesse et de Marcel Simoneau, a pour but de procéder au démarrage d’un projet pilote de veille d’une durée de quelques mois.Les membres présents ont identifié une sélection d’aspects de l’actualité documentaire et informationnelle sur laquelle portera la veille ainsi que les aspects pratiques de la mise en place du service et de son opération.Le service devrait démarrer cet automne.Les personnes responsables du dossier des relations publiques, la présidente et Josée Saint-Marseille, ont eu une rencontre de planification cet été.Elles vont contacter une professionnelle en communication pour établir une stratégie cet automne.La présidente a fait part aux membres du Conseil qu’une évaluation satisfaisante de la directrice générale et des employées a été faite durant l’été, tel que prévu dans le processus administratif de la CBPQ.Le déménagement du secrétariat de la CBPQ a été annoncé officiellement pour le 1er novembre 2002.La directrice a fait part de ses multiples démarches pour trouver de nouveaux locaux qui répondent au besoin de l’organisation.Après de nombreuses visites de locaux divers, Madeleine Balcer, membre du Conseil, a approuvé pour celui-ci le choix définitif du lieu.Les nouveaux bureaux seront situés dans le Vieux-Montréal, donnant sur la Place Youville, à proximité du Musée Pointe-à-Callière.Durant le mois de septembre des travaux de réaménagement des locaux seront exécutés.Le mois d’octobre sera consacré à la planification du déménagement et, en parallèle, au maintien des activités quotidiennes de la permanence.La présidente a fait part de son rapport d'activités notamment l’envoi d’une lettre au Premier ministre Bernard Landry au sujet de l’appellation de la Bibliothèque nationale du Québec et du débat suscité autour de la question.La lettre a été publiée dans la Presse du 31 août et suivie d’une entrevue à Radio-Canada à l’émission « Sans frontières ».La position énoncée est clairement en faveur du maintien du nom de Bibliothèque nationale du Québec.La directrice générale a dû annoncer le départ de Linda Bernier, secrétaire à la CBPQ depuis janvier 1991.Cette dernière va travailler dorénavant à son compte à titre de travailleur autonome en communication et édition.Elle poursuivra les contrats de publication qu’elle avait avec la CBPQ.Le Conseil d’administration lui souhaite beaucoup de succès dans sa nouvelle démarche.Assemblée générale spéciale - une convocation pour le 18 octobre 2002 a été envoyée aux membres de la CBPQ par courriel ou par la poste pour les personnes privées de courriel, ayant pour but d'adopter le code de déontologie modifié ainsi que les règlements de discipline.Ces deux documents feront ensuite 1 ’ objet d’une adoption par le Gouvernement du Québec.L’assemblée générale spéciale sera présidée par Madeleine Beaudoin, présidente du comité des règlements et discipline.Un cocktail suivra la réunion.Suite de l'éditorial honoraires pourraient être assumés conjointement afin d’élaborer des propositions claires de modèle d’organisation qui seraient ensuite proposées en assemblée générale des associations.Ceci parce que, à ce jour, aucun modèle clair et précis n’a été proposé à aucune association.Il est important de prendre le temps bien faire les choses.Comment prendre une décision sans informations claires sur les impacts et enjeux?Si tous y croyons, mettons-y les efforts sans tout brusquer mais de manière réfléchie et en y allant au pas à pas et en y intégrant tous les acteurs: l’Association du personnel des services documentaires scolaires (APSDS), l’Association des archivistes du Québec (AAQ), l’Association des bibliothécaires du Québec/Quebec Library Association (ABQ/QLA), l’Association des bibliothèques d’art, Montréal, Ottawa, Québec (ARLIS/MOQ) l’Association professionnelle des techniciennes et techniciens en documentation du Québec( APTDQ), les Bibliothèques publiques du Québec (BPQ), la Special Library Association - section de l’est du Canada (SLA).2 Corpo Clip No 153 novembre 2002 à février2003 Congrès 2002 - cassettes VHS Voici les conférences pour lesquelles une cassette VHS est disponible pour achat seulement : Conférence d’ouverture « Le gestionnaire visionnaire » François Bédard; « L’audit informationnel stratégique » Louis-René Dessureault; « La communication visuelle en bibliothèque, du capital d’image au logo et à la carte du lecteur » Marielle de Miribel; « L’intelligence émotionnelle » Héléna Marcoux; « Gestion-Passion » Marcel Bouchard.Tarif : 20$ + taxes incluant frais de poste et de manutention.Pour commander, veuillez composer le (514) 845-3327 ou envoyez un bon de commande par télécopieur au (514) 845-1618.Congrès 2003 Une première réunion du comité organisateur du congrès s’est tenue le 18 septembre à l’Université de Sherbrooke en présence de la présidente Silvie Delorme et de Régine Horinstein.Les personnes ayant accepté de faire partie du comité sont : Joëlle Thivierge, CRSBP de l’Estrie, Wendy Durrant de l’Université Bishops, Sylvie Belzile et Linda Patry de l’Université de Sherbrooke , Diane Boulé, Bibliothèque de Magog, Francine Pelletier du collège de Sherbrooke auxquelles se joindront plusieurs autres personnes à la réunion du 1er octobre.Le comité a débattu des grands sujets d’intérêt et travaille à la préparation de l’appel de communication.La formule de séminaire précongrès ayant été fort apprécié cette année le congrès 2003, proposera à nouveau cette formule.À sa deuxième rencontre le 1er octobre les comités ont été dûment constitués : Joëlle Thivierge est la présidente du comité organisateur.Le comité du thème et programme est composé de : Sylvie Belzile, Linda Patry, Pierrette Bergeron (Université de Sherbrooke), Francine Pelletier, Diane Boulé et Bernard Jobin (CRSBP Estrie).Comité des communications : Marie-Pascale Morin, ( bibliothèque publique de Windsor) Marie-Josée Fortier (bibliothèque publique d’Asbestos) et Linda Patry.Organisation matérielle : Wendy Durrant et Sylvie Belzile Activités sociales : Diane Boulé, Francine Pelletier, Marie-Josée Fortier et Bernard Jobin.Linda Travis (bibliothèque publique de Sherbrooke) et Suzanne Gagné-Giguère (Agriculture Canada) se joindront aux comités.Le congrès 2003 aura lieu du 21 au 23 mai 2003 au Manoir des Sables à Orford.Formation continue Le programme automne 2002 connaît un succès certain, l’activité portant sur le coaching du 4 octobre étant complète, celle-ci est proposée à nouveau le 1er novembre.Le comité ébauche déjà le contenu pour Corpo Clip No 153 novembre 2002 à février2003 l’hiver 2003 et les sujets retenus sont : Les habiletés pour convaincre et influencer les décisions; les indices de satisfaction / de qualité en bibliothèques; bibliothécaire du 21e siècle-un leader dans ses responsabilités ( planification d’une stratégie de développement professionnel); l’audit informationnel; les genres littéraires d’intérêt pour la clientèle masculine en bibliothèque publique.Bulletin de nouvelles publié par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Éditeur: Comité de Corpo Clip Audrey Attia Michel Claveau Richard Coveney Roger Drouin (révision) Régine Horinstein Bernard Lemieux Sylvain Robichaud Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec 307, rue Sainte-Catherine Ouest, Bureau 320 Montréal (Québec) H2X 2A3 Téléphone: (514) 845-3327 Télécopieur: (514) 845-1618 Courriel : info@cbpq.qc.ca Site Internet : www.cbpq.qc.ca Mise en page: Medgine Jean (CBPQ) 3 Dossiers et nouvelles par Audrey Attia, Michel Claveau, Richard Coveney, Régine Horinstein et Bernard Lemieux / •»«* Les bibliothèques, le dossier culturel le plus important C’est avec cette déclaration que Claude Trudel, président de la Commission permanente des arts, de la culture et patrimoine à la Ville de Montréal a déposé le rapport d’une consultation publique consacrée au rôle de la bibliothèque le 20 août dernier auprès du Conseil municipal de Montréal.Ainsi si le dossier des bibliothèques est le plus important des prochaines années, voici les recommandations du rapport : Augmentation du nombre minimal d’heures d’ouverture de la bibliothèque sur une période de 3-5 ans afin de rejoindre la norme de 53 heures par semaine; ouverture progressive des bibliothèques du réseau sur 7 jours et poursuite de l’achat local des ouvrages; centralisation des services techniques dans le but d’améliorer les services à la clientèle et avec l’aval des arrondissements; renforcer le partenariat entre bibliothèques publiques et privées; accroissement substantiel du nombre de bibliothécaires professionnels; développer des mesures pour favoriser la collaboration, le regroupement et le développement des services entre bibliothèques; que le poste de bibliothécaire en chef soit inséré le plus haut possible dans l’organisation hiérarchique; que l’administration municipale donne les moyens financiers et autres aux bibliothèques pour le développement de programmes d’activités culturelles, de promotion et de médiation des collections et des services.Politique culturelle de Montréal Raymond Bachand a été nommé président du Groupe conseil de la politique culturelle de Montréal.Cette politique devra être présentée en décembre 2003.Cette politique sera élaborée notamment suite à des audiences privées et des consultations auprès de représentants de divers secteurs.En mai 2003, un rapport sera soumis au comité exécutif de la Ville qui précisera les grands axes d’intervention stratégique.Il sera ensuite présenté aux arrondissements et il sera finalement soumis à des audiences publiques.Dossier à suivre de près.Biblio-Vélo Stéphane Tardif, diplômé en philosophie, est à l’origine de ce projet qui a pour but d’amener des livres dans les rues du Centre-Sud de Montréal de mai à la fin octobre Ainsi quelques bénévoles sillonnent le secteur en vélo auquel est attaché une remorque pleine de fanzines, journaux et livres.Les livres sont entreposés au Centre Saint-Pierre et ont été choisis selon un degré de facilité de lecture pour les jeunes de la rue, mais aussi selon les sujets d’intérêt de cette clientèle.Pas de système de prêt compliqué - une durée indéterminée, une connaissance individuelle de chacun permet une récupération des livres de l’ordre de 70%.Biblio-Vélo se veut un lieu d’échange et de stimulation pour les jeunes itinérants.Ces volontaires ne se considèrent pas comme des bibliothécaires « parce que nous on va porter le livre dans la main des gens, ce que ne font pas habituellement les bibliothécaires ».Ce projet est soutenu par la Ville de Montréal.Source : Voir (5-11 septembre 2002) Inauguration de nouveaux locaux - CRSBP de la Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches Le CRSBP de la région de Québec, Chaudière-Appalache, a inauguré le 21 septembre ses nouveaux locaux administratifs en présence de bénévoles et de bâtisseurs qui ont contribué au développement du réseau des cent trente bibliothèques du territoire.Cet événement marquait ainsi 25 ans d’histoire et d’évolution du réseau des bibliothèques de la région.Jumelage avec un mentor Afin d’inciter les étudiants à développer une vision réaliste de la profession de bibliothécaire, un service est proposé à l’Université de Montréal.Ainsi toute personne qui exerce à titre de bibliothécaire depuis deux ans peut devenir mentor.Pour vous procurer la fiche d’inscription - (514) 343-6853 ou www.scop.umontreal.ca Source : Le Fureteur : Guide des ateliers et services de l'Université de Montréal 2002-2003 4 Corpo Clip No 153 novembre 2002 à février2003 Décès Hubert Baril, Yves Ducasse La Corporation des bibliothécaires présente ses condoléances à la famille de M.Hubert Baril, membre honoraire et membre fondateur de notre corpo, décédé en début d’année 2002.Condoléances vont aussi à la famille de M.Yves Ducasse, qui a été directeur général intérimaire de la CBPQ en 1981, et qui a malheureusement quitté les siens à 52 ans à la suite d’une longue maladie.M.Ducasse travaillait au Département de technique de documentation du Cegep de Trois-Rivières.Albert Tabah L’Ecole de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) de l’Université de Montréal a annoncé le décès du professeur Albert Tabah, le 30 septembre dernier.M.Tabah était professeur adjoint à l’EBSI depuis 1996 mais y enseignait depuis 1993.La Corporation des bibliothécaires présente ses condoléances à la famille de M.Tabah ainsi qu'au corps professoral de l’EBSI.Nominations Fasken Martineau Joanne Turnbull qui était récemment directrice de la bibliothèque municipale de Hawkesbury en Ontario, est entrée au bureau Fasken Martineau à titre de directrice de la bibliothèque.EBSI- Clément Arsenault Le professeur Clément Arsenault s’est mérité le prix du meilleur article dans le volume 32 de la revue « Cataloguing & Classification Quaterly » pour son texte intitulé « World Division in the Transcription of Chinese Script in the Title Fields of Bibliographie Records ».Toutes nos félicitations.Au revoir Linda Bemier, secrétaire à la CBPQ depuis janvier 1991, est depuis le mois de septembre travailleur autonome.Elle se consacre aux communications et à la mise en page de documents.Linda Bernier a accompagné les membres de la Corporation durant toutes ces années avec dévouement et intérêt et nous lui en sommes reconnaissants.Au revoir et merci Linda ! Les bibliothèques présidentielles aux États-Unis Depuis des décennies, les journaux américains soulèvent deux questions concernant les bibliothèques présidentielles : les levées de fonds parmi le public pour supporter leur financement et la question de rendre disponibles aux chercheurs les documents présidentiels.Les controverses entourant la localisation des sites de construction des bibliothèques présidentielles sont fréquentes comme en fait foi le choix des sites de la bibliothèque John F.Kennedy (Massachusetts), de la bibliothèque Jimmy Carter (Géorgie) et de la bibliothèque Ronald Reagan (Californie).Toutes ces questions émanent du fait que les bibliothèques présidentielles ne sont pas réellement des bibliothèques au plein sens du mot.Elles sont plutôt des musées et des dépôts d’archives.Historiquement elles naissent grâce au financement privé puis les fonds publics prennent la relève.Depuis la crise du Watergate, le Congrès a adopté plusieurs lois pour garantir au public la conservation et l’accès des documents présidentiels.Source : Scott Cochrane, Lynn Presidential, Yes; Libraries, Not Really.InAmericcm Libraries, May 2002, voL 33, no 5, pp.59-62 Prix Odyssées 2003 La période de mise en candidature pour les prix Odyssées 2003 est commencée.Le formulaire doit être retourné pour le 1er décembre.Il est disponible en appelant Véronique Dussault, coordonnatrice, au (514) 667-5540 ou en envoyant un message à : odysseesdulivre@qc.aira.com Rappelons qu’en 2002 dans la catégorie « Contribution exceptionnelle de l'année en bibliothèque « c’est le projet « Une naissance, un livre» qui a remporté le prix.À la conquête de nouveaux usagers des services d’information L’objectif de tout système d'information-documentation est de toucher et de fidéliser le ou les publics visés en offrant des produits et services adaptés.Deux situations se distinguent : celle où le public est dénombrable (entité délimitée) et celle en milieu ouvert où le public est difficile à cerner.Cependant, la démarche de conquête du public est semblable si ce n’est le choix des méthodes et des signes de confiance.Après avoir mené l’étude du public visé, deux problématiques sont à considérer : le « faire connaître » qui relève du marketing et la « mise en confiance » qui relève de la qualité.L'auteur ne s’étend pas sur la première qui recouvre la communication commerciale, les actions de promotion et la publicité et note que la connaissance d'une offre ne déclenche pas toujours « l’acte d’achat ».Il faut souvent mettre le futur usager en confiance notamment par la mise en place de signes spécifiques, comme 5 Corpo Clip No 153 novembre 2002 à février2003 les labels ou les certificats, qui garantissent un niveau de qualité et la tenue d’engagements.Le choix de ces signes dépend de nombreux éléments comme de l’histoire de l’organisme, de sa stratégie marketing, du coût du label et de sa promotion.L’audit de conformité réalisé par un auditeur externe peut être utilisé par certains dispositifs documentaires qui sont tenus d’être conformes à des normes existantes comme la norme NF Z42-013 pour l’archivage électronique.La certification du système d’assurance qualité (norme ISO 9001 ) est une autre façon de rassurer le client de part sa renommée et son caractère international.Des entreprises d’information comme les courtiers, les cabinets conseils, etc., peuvent ainsi conquérir des entreprises-clientes et l’État dans le cadre de marchés publics.L’obtention d’un « prix qualité » a un impact fort sur l’image et la renommée d’une entreprise.Ces prix prestigieux, comme le Deming Application Prize (Japon), le Malcom Baldridge National Quality Award (États-Unis) et le Prix européen de la qualité (European Fondation for Quality Management), s’appuient sur des critères exigeants de qualité.Preuve qu’une structure documentaire de taille moyenne puisse engager une démarche qualité approfondie, le centre de documentation rattaché au ministère portugais de l’Éducation a obtenu le prix de la qualité de l’administration portugaise.Un autre moyen de garantir un niveau de qualité est la certification du personnel en charge du traitement documentaire.Elle est assurée en France par l’Association des professionnels de l’information et de la documentation 6 (ADBS) depuis 1995.S’appuyant sur un référentiel européen de compétences (norme européenne EN 45013 de certification des personnes), quatre niveaux sont distingués : assistant en information-documentation (I-D), technicien gestionnaire en I-D, ingénieur manager en I-D, expert en I-D.Il existe également le Certified Document Imaging Architect, un programme de certification pour les concepteurs d’applications de gestion délivré par l’association américaine de l’industrie informatique, CompTIA.Donner confiance aux clients peut aussi se faire par l’adhésion déclarée à un code de déontologie.Ce code, travail collectif élaboré en général au niveau d'une profession, présente un ensemble de règles de nature éthique.Le respect de ces règles ne garantit pas la qualité mais peut rassurer l’usager.Quelques exemples de codes de déontologie : le code établi par l’European Council of Information Association (regroupe neuf associations nationales de professionnels de l’information-documentation dont l’ADBS), la Charte des iconographes, le EUSIDIC Codes of practice publié par The European Association of Information Services, la Charte des membres de l’APROGED (Association des professionnels de la GED), le Code de déontologie établi par le Groupement français de l’industrie de l’information (GFII), etc.Également, la publication d’une charte graphique est un moyen pour les petites structures comme les plus grandes d’afficher publiquement une série d’engagements que l’on sera en mesure de tenir (réponse assurée dans la demi-journée, engagement sur des horaires d’ouverture, etc.).L’utilisation de l’étiquetage informatif normalisé est aussi un moyen d’aider le futur client à choisir en toute connaissance les produits et services qui répondent à ses besoins.En effet, il est important qu’il ait accès à une information précise sur le contenu du produit d’information.Pour des bases de données par exemple, on peut présenter les données figurant dans les fiches mais aussi leur taux de remplissage et les délais de mise à jour afin d’éviter des déceptions.Différentes grilles ont été mises au point par le Groupement français de l’industrie de l’information, le Centre for Information Quality Management (organisme anglais), The Library Association et le UK Online User Group.Par ailleurs, la certification des produits ou des services permet d’attester qu’ils sont conformes à un référentiel technique de type norme ou charte qualité.La plupart des produits et services documentaires peuvent ainsi être certifiés conformes par un organisme indépendant selon les caractéristiques qualités d’un référentiel.On peut noter par exemple les labels mis en place pour les sites pratiquant le commerce électronique.Les essais comparatifs sont aussi un moyen de rassurer le futur acheteur.Mettant en évidence les différences de qualité entre produits et proposant un classement, ces études valent autant que les labels surtout si l’organisme qui a mené les essais est indépendant et réputé.Attention cependant à bien choisir ses signes.La portée d’un label dépend de sa notoriété et de son importance aux yeux des clients.Il doit rester clair pour permettre de se distinguer des autres.Certains signes peuvent être trompeurs lorsque l’on ne connaît pas Corpo Clip No 153 novembre 2002 à février2003 le contenu du référentiel, comme c’est le cas de certains labels pour des sites Internet qui ne concernent que les caractéristiques informatiques de sécurité et pas le contenu.Chercher à rassurer le client pour l’inciter à consommer n’est qu’une étape dans le processus « marketing ».Il faut ensuite qu’il ne soit pas déçu par la qualité et viser sa fidélisation par la constance de cette dernière.Source : Sutter, Éric.Documentaliste -Science de l’information 2002, vol.39, no 1-2, pp.34-40 A l’heure d’Internet et du document numérique, la médiation professionnelle est-elle toujours nécessaire ?Organisée lors des journées d’études ADBS sur le thème « Penser 1 ’ Infopolis pour organiser, ensemble, la société de l’information », cette table ronde a porté sur la nature de la « médiation info-documentaire », sur les spécificités, la valeur ajoutée, la complémentarité des différentes professions concernées et sur les nouvelles compétences que cette médiation suppose.Dominique Lecoq, chercheur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), aborde le sens de la médiation autour des concepts de globalisation versus local, compétences et connaissances versus savoirs.La médiation nécessite un réseau professionnel qui fasse institution et qui permette l’émergence de personnes au niveau local.Cela implique que les professionnels de l’information-documentation ajoutent à leurs compétences techniques des compétences de conseil, de formation, de coaching.Guy Archambault, journaliste indépendant spécialisé en bâtiment et éco-construction, remarque qu’Internet a réellement compliqué la question du contenu informationnel et qu’une nouvelle profession, qu’il nomme « ensemblier de l’information » se dessine.Pour lui, la différence entre journaliste et professionnel de l’information se fait sur le traitement final de l’information validée.Par ailleurs, il note que la gratuité du contenu sur Internet va nuire à la presse écrite et donc à la qualité du contenu.Laurence Dupinian-Crozier, responsable du centre de documentation de la Croix Rouge, et Bernard Pagella, chef de projet au Comité international de la Croix Rouge (CICR), exposent leur projet de redéfinition des activités documentaires dans le contexte d’une institution humanitaire où les interventions se font toujours dans l’urgence et où les besoins informationnels en droit international humanitaire sont forts.Commençant par les archives, le projet s’est ensuite attaqué à la circulation électronique de l’information puis à une redéfinition plus large du rôle du documentaliste.Afin de répondre aux besoins d’utilisateurs autonomes, les différents fonds ont été fusionnés, l’accent a été mis sur la communication ainsi que sur la multiplication des contacts avec d’autres documentalistes.Le développement d’une vision globale de gestion de l’information a donné un sens à la notion de travail en réseau et a valorisé du même coup le travail documentaire.Chantal Guichenu, chef de la mission de la documentation au Ministère de l’Équipement, expose l’évolution du rôle et des missions de la fonction documentaire dans cette administration.L’arrivée des technologies électroniques a provoqué un besoin de médiation auprès des usagers (formation), elles ont accéléré le partage de ressources et ont dynamisé les résultats du travail documentaire, notamment avec les possibilités de diffusion sélective de l’information (DSI).La fonction documentaire a vu son champ d’action s’élargir du fait de l’assignation de nouveaux mandats stratégiques comme la prise en charge du plan de numérisation dans le cadre du Programme d’action gouvernemental pour la société de l’information.Pour être sollicités, les professionnels de Y information doivent développer de nouvelles compétences : aptitudes à l’organisation, au conseil, à la communication, à l’action stratégique et à la mise en commun des connaissances avec les experts.Renaud Guillemot, informaticien et consultant administrateur de l’Association française des auditeurs en informatique, insiste sur la nécessaire évolution des fonctions des professionnels de l’information, et notamment dans la médiation entre l’usager et les nouvelles sources d’information.Il insiste sur le repositionnement dans le processus de valeur ajoutée autour de l’information et sur les besoins en conseil face à Internet.Philippe Plazanet, responsable du pôle Information chez Indosuez-Crédit agricole, nous expose comment la participation à des projets tels que la gestion du portail de l’entreprise et de son site institutionnel ont valorisé la fonction documentaire dans l’entreprise.Mais aussi, l’équipe a recentré ses actions sur des activités à forte valeur ajoutée et sur le service aux utilisateurs : le travail de constitution d’un fonds a été arrêté au profit de l’abonnement à des bases externes, ouvrant ainsi la Corpo Clip No 153 novembre 2002 à février2003 7 possibilité pour l’équipe de fournir une réponse rapide et précise aux besoins des usagers (recherches et formation).Cette réorganisation a également permis une valorisation des activités des documentalistes.Ronan de Dieuleveult, président directeur général de la société d’édition multimédia Brainstorming, a constaté que créer et exploiter efficacement des contenus de sites nécessitait des équipes multidisciplinaires aux compétences transversales et rassemblant des professionnels de l’information, du marketing, de la communication et de la technique.Il met en application dans son entreprise cette approche qui permet d’apporter au client les différents services indispensables à la création et au suivi d’un site web, qui se trouve ainsi intégré dans une dynamique de communication globale.En conclusion, ces différentes perspectives présentent une image positive des différentes professions de l’Information- documentation-communication (IDC) qui vont vers davantage de reconnaissance et de responsabilités.Par ailleurs, il devient évident que la médiation doit aussi se faire entre les métiers de l'informatique, de la communication et de l’information-documentation qui trouveront avantage à se compléter plutôt qu’ à se concurrencer.Cependant, la médiation ne résume pas à elle seule les diverses facettes de la mission documentaire, notamment les aspects de production d’infor-mation et de contenus.Egalement, les documentalistes doivent se positionner au niveau de la structuration de l’information, en amont de la chaîne documentaire.Pour Jean Michel, principal instigateur de cette journée, il est essentiel qu’une réelle concertation sur le thème de l’Infopolis ait lieu entre les différents professionnels concernés par ces problématiques.Pour continuer les débats, rendez-vous sur le site http:/ /www.adbs.org/infopolis/.Source : Ferchaud, Bernadette « Troisième table ronde des Journées d'étude AD B S : Penser VInfopolis pour organiser, ensemble, la société de l'information » [24 et 25 janvier 2002], Documentaliste - Science de l’information 2002, vol.39, no 1-2, pp.53-55 Des actions en vue du renouvellement de la profession Entre trente et cinquante pour cent des bibliothécaires canadiens devraient prendre leur retraite d’ici 2010.En prévision de ce haut taux de retraite, la Canadian Library Association (CLA) et la Canadian Association of Public Libraries (CAPL) souhaitent prendre des actions rapides en vue d’aider les milieux documentaires à attirer de nouvelles recrues et à développer les aptitudes de gestion des bibliothécaires.En février dernier, la CLA a donc envoyé un sondage à un échantillon de ses membres institutionnels afin de pouvoir prendre certaines décisions à ce sujet durant les douze prochains mois.Les résultats des 124 questionnaires retournés ont été analysés et présentés lors de la Conférence annuelle de la CLA à Halifax.Il en ressort que les principales difficultés rencontrées par les bibliothèques en ce qui concerne le renouvellement de la profession ont trait aux contraintes budgétaires, au manque de candidats qualifiés, à leur localisation, et aux niveaux de salaires.La plupart des bibliothèques ont peu de certitudes face au futur, mais elles estiment être raisonnablement bien préparées.Plusieurs suggestions ont été faites sur la manière d’impliquer la CLA dans ce processus de renouvellement : promotion de la profession, formation continue et à distance, raffermissement des liens entre les bibliothèques et les étudiants en sciences de l’information, augmentation des activités ayant trait à la gestion des ressources humaines, lobbying auprès des gouvernements pour obtenir leur support, banques d’emplois.Il s’agissait d’une étude préliminaire et plusieurs autres seront nécessaires afin de déterminer les tendances au sein de la profession.L’échanti lion-nage devra être élargi, les résultats analysés en fonction des zones géographiques, l’information disponible chez les conseillers d’orientation évaluée, etc.Afin d’obtenir les fonds nécessaires à la poursuite de ses travaux, la CLA, en collaboration avec l’Association des musées canadiens et le Conseil canadien des archives, a soumis une demande de financement au ministère du Patrimoine canadien.C’est donc un dossier à suivre.Les résultats complets de l’étude préliminaire sont disponibles sur le site Web de la CLA : www.cla.ca.Source : Féliciter, vol.48, issue #4, 2002, p.188-189 Y’a-t-il un lien entre récession économique et prêts dans les bibliothèques ?Le lien entre les conditions économiques et la fréquentation des bibliothèques est un phénomène discuté dans la littérature depuis plus de cent ans.Le rapport annuel de 1880 de la bibliothèque publique de Chicago en faisait état ! En 1986, Stephen A.James publiait dans Public Library 8 Corpo Clip No 153 novembre 2002 à février2003 Quaterly un article faisant état de ses propres recherches sur ce qu ’ il a appelé « l’axiome des bibliothécaires », soit la croyance que les bibliothèques publiques prospèrent lorsque le pays éprouve des difficultés économiques.Il concluait que 1 ’ utilisation des normes statistiques les plus rigoureuses n’avait pu démontrer de relation significative entre ces deux phénomènes.Depuis, aucun autre article d’importance n’a été publié sur le sujet.Or, depuis mars 2001, les États-Unis traversent une récession économique qui semble avoir des effets inattendus jusque dans les bibliothèques publiques.A partir du même moment, on y a observé une augmentation importante du nombre de prêts.Suite à de nombreuses questions, l ’American Library Association (ALA) décidait qu’il était temps d’effectuer une nouvelle étude afin d’apporter un regard contemporain sur cette vieille croyance.Analysant les statistiques de circulation de documents de dix-huit bibliothèques publiques à l’aide des méthodes statistiques usuelles, le Library Research Center (LRC) de l’Université de l’Illinois/Urbana-Champaign , à qui Y ALA a confié la réalisation de l’étude, a démontré que le nombre de prêts a augmenté de façon significative à tous les mois depuis mars 2001, le moment auquel le National Bureau of Economie Research a fixé le début de la récession.Est-ce que cela prouve la véracité de « l’axiome des bibliothécaires » ?C’est probablement vrai pour les dix-huit bibliothèques étudiées durant la présente récession.Par contre, d’autres études seront nécessaires afin de savoir si ces résultats s’appliquent à d’autres bibliothèques et à d’autres périodes de temps.Mais la question la plus intéressante est celle des raisons de ce phénomène ?Quelques hypothèses viennent à l’esprit : les personnes sans emploi empruntent des volumes comme outils pour se qualifier pour un nouvel emploi et les personnes moins fortunées empruntent des livres à la bibliothèque plutôt que de les acheter.Pour vraiment répondre à cette question, il faudra en savoir plus long sur le comment et le pourquoi de l’utilisation des bibliothèques publiques.Le rapport de la LRC est disponible à l’adresse : www.ala.org/pio/presskits/ nlw2002kit/lrc data.pdf Source : American Libraries, August 2002, vol.33, issue # 7, p.62-63 Des bibliothèques libres pour une société libre Robert Hughes, critique d’art au Time Magazine depuis plus de 30 ans, était l’invité de Y American Library Association (ALA) lors de la séance d’ouverture de la conférence annuelle de juin dernier à Atlanta.Il y a dénoncé avec force le USA Patriot Act, une loi votée l’an dernier qui donne de nouveaux pouvoirs au FBI au nom de ce que Hughes appelle le « patriotiquement correct ».Selon lui, ces pouvoirs menacent la liberté d’information des citoyens américains sur des sujets politiques chauds en permettant, par exemple, aux agents du FBI de filtrer les recherches sur le Web des usagers des bibliothèques sans aucun motif valable.Il y a défendu avec tout autant de vigueur la bibliothèque comme phare d’utopie et de générosité dans un monde où règne trop souvent l’ignorance et l’égoïsme.Les bibliothécaires reçoivent toute l’admiration et la gratitude de Hughes pour être ceux qui permettent, par le partage gratuit de l’information, l’existence de ce lieu d’expression de la démocratie qu’est la bibliothèque.Celle-ci doit être protégée de toute emprise idéologique, car son but n’est pas la persuasion ou l’évangélisation, mais la propagation et le déploiement de la connaissance dans son ensemble.Mettre la bibliothèque au service d’une certaine idéologie est une sorte de vandalisme.La bibliothèque doit offrir tout et son contraire et laisser les usagers faire leurs propres choix, et non pas imposer ceux de leaders élus ou désignés.Selon Hughes, les bibliothèques demeurent le seul endroit où nous pouvons trouver quelques bribes de compréhension à toutes les peurs créées par les attentats du 11 septembre 2001.La malédiction devrait s’abattre sur ceux qui ont l’indécence de vouloir transformer un dépôt du savoir en une plate-forme d’espionnage.Si nos libertés s’effritent entre les mains d’un état de plus en plus intrusif, les victimes des attentats du 11 septembre seront mortes en vain.Source : American Libraries, August 2002, vol.33, issue # 7, p.48-51 Histoires à sensation à la Bibliothèque nationale du Canada La Bibliothèque nationale du Canada présente une exposition intitulée : «Histoires à sensation : la littérature à bon marché» jusqu’en janvier 2003 dans la salle d’exposition A de la Bibliothèque nationale, au 395, rue Wellington, à Ottawa.L’exposition traite de la littérature populaire parue dans les années 40 et 50.Elle regroupe des magazines, des condensés et des livres de poche caractéristiques des histoires Corpo Clip No 153 novembre 2002 à février2003 9 policières, d’amour et de western.Cette littérature étant jugée marginale peu de documents ont été conservés.La plupart ont été détruit suite à l’adoption de la loi Fulton en 1949 qui interdisait «l’impression, la publication, la vente ou la possession de tout magazine, périodique ou livre illustrant en partie ou en totalité des scènes de crimes réels ou imaginaires».Une bonne partie des œuvres présentées proviennent des archives de l’éditeur Al Valentine.Source : Bulletin de la Bibliothèque nationale, juillet-août 2002, vol.34, no.4.Les notices de la Bibliothèque nationale du Canada font économiser de l’argent à la communauté des bibliothèques En janvier 2002, la Graduate School of Library and Information Studies de l’Université Me Gill a réalisé pour le compte de la Bibliothèque nationale du Canada une étude pour évaluer les économies réalisées grâce au catalogage dérivé à partir de la base de données Amicus ou de Canadiana par les bibliothèques universitaires et les grandes bibliothèques publiques.Trois méthodes furent utilisées : un questionnaire, un suivi téléphonique et une comparaison entre 100 notices de catalogage crées en 1999 par la BNC et les mêmes notices provenant d’un échantillonnage de catalogues de bibliothèques universitaires et de bibliothèques publiques.Les résultats démontrent que le catalogage dérivé permet des économies d’environ 16 400 $ par bibliothèques universitaires ou collégiales alors que les grandes bibliothèques publiques économisent environ 7 800 $.Si ces chiffres sont extrapolés à l’ensemble des bibliothèques canadiennes cela représente des économies d’environ 1 725 000 $ : 1 476 000 $ pour les bibliothèques universitaires et collégiales et 249 000 $ pour les grandes bibliothèques publiques.Les sources les plus utilisées sont : Amicus (75%) et les notices imprimées du catalogage avant publication (CIP) (56%).Quatre pour cent des documents canadiens catalogués par la BNC se retrouvent dans les catalogues des bibliothèques universitaires et les grandes bibliothèques publiques.Cette proportion monte à 7% pour les monographies et 11% pour les documents gouvernementaux dans les bibliothèques universitaires et 2% pour chacun de ces types de documents dans les grandes bibliothèques publiques.Source : Bulletin de la Bibliothèque nationale, (juillet-août 2002), vol.34, no.4 La «science de l’information» et la documentation, ou les relations entre science et technique Selon l’auteur, Hubert Fondin, il n’existe pas une technique de l’information à laquelle est associée une science de l’information.Il y a plutôt des techniques documentaires utilisées pour retrouver les documents et des sciences physiques ou humaines et sociales dont la science de l’information.La technique, selon lui, est «un ensemble de savoirs et de savoir-faire qui permet d’agir sur les choses, de les fabriquer, de les façonner, de les transformer».Elle recourt à des outils et repose sur une pratique.Le document est l’objet de la technique documentaire.L’information-signal se réfère aux technologies de l’information et de la communication, les TIC.Dans un sens étroit du terme, la technique documentaire est un «ensemble de techniques appliquées au traitement du document».Ainsi les lieux (centre de documentation, bibliothèque) relèvent des techniques de la gestion alors que les usagers et les services concernent les techniques de la vente et du marketing.L’étudiant en documentation devra apprendre ces diverses techniques reflétant autant de dimensions de sa discipline.Cela conduit à des distinctions importantes entre les diverses dimensions du programme de formation et peut mener à «un déphasage important avec le vécu du métier».Dans un sens plus large, on traite des «techniques documentaires» pour discuter du système documentaire dans son entier et associer les trois dimensions (le document, les lieux et le produit).L’auteur considère cette expression impropre sur le plan sémantique et conduisant à des malentendus entre documentalistes et bibliothécaires.Il se demande si on ne devrait pas éviter d’utiliser ce terme dans les intitulés des publications et les programmes de formation lorsqu’on veut parler du système documentaire.Pour lui, seules les activités qui impliquent un travail sur le sens (analyse, recherche, évaluation) sont des activités spécifiques au travail documentaire.Les savoirs et les savoirs-faire qui ne sont pas utilisés dans la recherche de signification (enregistrement, catalogage, classement, stockage, transmission, etc.) sont des activités qu’on retrouve dans d’autres champs 10 Corpo Clip No 153 novembre 2002 à février2003 d’activité.Ils ne sont donc pas spécifiques à la documentation.Les formations à la technique documentaire devraient faire la distinction entre les tâches matérielles et les tâches «avec le sens».Les premières relèvent d’une formation sur «le tas» et de modèle des pratiques reproductibles alors que les secondes tiennent plutôt d’un processus communicationnel unique devant être adapté à chaque situation particulière et relevant d’une professionnalisation.Quant à la science, il considère qu’elle a son «objet», «ses théories expli-catives, ses lois et son vocabulaire».Son but est d'expliquer un phénomène.Elle vise à décrire une réalité.Elle a une approche déterministe et une méthode hypothético-déductive s’appuyant sur des éléments quantifiables.Les sciences humaines et sociales reposent, quant à elles, sur un objet construit à partir d’une représentation des phénomènes humains.Elles cherchent à dégager un sens.Elles ont une approche systémique et une méthode de nature empirico-inductive qui s’appuient sur la mise en évidence des relations dans le système humain observé.Le processus de recherche d’information est l’objet construit de la science de l’information.Paradoxalement, les techniques documentaires ne se soucient pas du sens.A quoi pouvons-nous donc les relier?Le document en tant qu’entité physique relève de la science du document, la «documentologie».Celle-ci englobe la bibliologie, la discologie, etc.L’information-signal comme objet mesurable et quantifiable est du domaine de l’«informatologie».Le texte et tous ses éléments de la «textologie», l’image de 1’ «iconologie».Toutes ces disciplines peuvent être regroupées sous la «médialogie» ou science des médias.Le système technique permettant la manipulation de la donnée, sa transformation en vue d’un traitement ou d’une transmission ou d’un stockage par des machines électroniques se rapporte à l’informatique.Le débat se complique si on prend en compte trois niveaux : la technique, l’ingénierie et la science.«L'organi-sation traditionnelle d’un métier technique en trois niveaux ne semble pas adaptée à la documentation parce qu’on ne peut pas réduire la documentation a une simple activité technique».Elle est une activité de contenu.Les niveaux de sa formation et les modalités de qualification s’y rattachant doivent être revus à travers la diversité de ces spécialités professionnelles.Source : Fondin, Hubert.La «science de l’information» et la documentation, ou les relations entre science et technique.In Documentaliste - Science de l’information 2002, vol.39, no.3, (2002) Legal News Legal News (www.legalnews.fr) est un service de veille juridique né en France il y a 3 ans.Le service propose chaque jour une sélection d’informations juridiques établie à partir d’une centaine de sources.Fait intéressant à noter : le savoir-faire des professionnels de l’information est exploité pour la création de valeur ajoutée (sélection, rédaction, synthèse, indexation, ajout de liens, etc.).Legal News emploie une vingtaine de personnes dont deux tiers de documentalistes juridiques.Le service est accessible par abonnement individuel.« Legal News, service de veille juridique en ligne », Documentaliste-Sciences de l’information, vol 30, no 3, 2002, p.107 Accès durable à l’information électronique Compte rendu d’un atelier de l’American Library Association tenu en septembre 2001 sur le projet Harvest, une initiative de l’Université Cornell pour la création d’une archive électronique d’information agricole.Quatre grandes questions à approfondir: 1) source de financement : rôle souvent accepté par les bibliothèques dans le passé, cet usage pourrait aujourd'hui les mettre en concurrence directe avec les éditeurs; 2) archive « fermée » « ouverte » ou « semi-ouverte » : c’est l’accès ou non ou en partie à l’archive; 3) spécifications techniques et relatives au contenu : HTML, XML, SGML?Le contenu et la fonctionnalité de l’archive doivent-ils être identiques à la version originale?; 4) définition de « fermée » il peut s’agir de copies de sauvegarde, de sites miroirs ou de regroupements.L’accès à long terme aux documents électroniques est une préoccupation de l’ICIST à la fois en tant que bibliothèque qu’éditeur par le truchement des presses scientifiques du CNRC.« Un accès durable à l’information à l’ère électronique », Actualités IC 1ST, vol.18, no 2, (2002), p.4-5 Corpo Clip No 153 novembre 2002 à février2003 11 À l'agenda par Sylvain Robichaud 31 octobre, 14 novembre, 28 novembre, 12 décembre 2002 Roman policier, roman noir, thriller, etc.Activité de formation de la table interassociative Info : CBPQ (514) 845-3327 6-9 Novembre 2002 Mont-Tremblant, Québec 29'^me Congrès Annuel de TASTED Nouveaux rôles, nouvelles fonctions : Développer des compétences clés ! Info : http://www.asted.org/congres/ congres02/programme 2002.pdf (514) 281-5012 22 novembre 2002 Montréal, Québec La promotion de la culture en milieu municipal Activité de formation de la CBPQ Rens: 514-845-3327 29 novembre 2002 Montréal, Québec Le développement d’un intranet en milieu spécialisé Activité de formation de la CBPQ Rens : 514-845-3327 6 décembre 2002 Montréal, Québec Le client, comment le connaître pour mieux le servir Activité de formation de la CBPQ Rens : 514-845-3327 31 janvier 2003 Montréal, Québec Bibliothécaire du 21e siècle-planification d’une stratégie de développement professionnel Activité de formation de la CBPQ Rens: 514-845-3327 24 Janvier 2003 et/ou 31 Janvier 2003 Hilton Montréal Bonaventure , Montréal, QC NETTENDANCES 2002 : La plus grande enquête portant sur l’utilisation d’internet au Québec Dans le cadre des Vendredis du CEFRIO Info : http://www.cefrio.qc.ca/ (418) 523-3746 ou melanie.normand@cefrio.qc.ca 21 février 2003 Montréal, Québec Principes de veille stratégique Programme de formation continue de l’EBSI Ecole de Bibliothéconomie et des Sciences de l’Information Info : http://www.ebsi.umontreal.ca/ prog/formcont/ Installation de la fibre optique dans les régions du Québec Le programme Villages branchés du gouvernement du Québec, annoncé en février 2002, est doté d’un budget de 75 millions de dollars.Son but est de relier au réseau de fibre optique les commissions scolaires et les municipalités éloignées des grands centres urbains.L’aventure des régions branchées à haute vitesse sur Internet suscite l’espoir de parvenir à sauver des écoles primaires et secondaires menacées de fermeture, comme en Gaspésie ou sur la Côte-Nord.On pourrait ainsi jumeler des classes d’écoles éloignées avec des écoles des grands centres, affirme le responsable du programme Villages branchés Roger Vézina.Le Québec deviendrait également l’un des endroits les plus 12 branchés d’Amérique du Nord.Pour diminuer les coûts de mise en place du réseau de fibre optique, d’autres partenaires sont invités à participer au programme.Les municipalités, par exemple, peuvent ainsi connecter les bibliothèques et les édifices municipaux.Le gouvernement assume 66% des coûts d’installation et le reste doit être assumé par les demandeurs.Le simple citoyen pourra aussi profiter à la maison de cet accès haute vitesse par le truchement des entreprises de télécommunications.Eventuellement, des économies importantes pourraient être réalisées si les écoles primaires et secondaires des régions pouvaient se connecter au réseau de fibre optique du Réseau d’informations scientifiques du Québec (RISQ), comme les universités et les cégeps, estime M.Vézina.« Vers un Intranet à la grandeur du Québec », Le Devoir, (17 et 18 août 2002), p.G8 Logiciel libre L’augmentation des coûts des licences des produits Microsoft pousse le milieu de l’éducation à explorer des solutions de rechange, comme les produits du domaine du logiciel libre, comme la suite bureautique Star Office / Open Office.Le site de la Commission scolaire Pointe-de-l’Ile, spécialement destiné aux enseignants (http:// recit.cspi.qc.ca/ressource/ logiciels.htm) leur propose des progiciels issus du libre et aussi performants que leur contrepartie propriétaire.« Le logiciel libre fait de l’œil aux écoles », Le Devoir, (15 juillet 2002), p.B6 Corpo Clip No 153 novembre 2002 à février2003
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