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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Mars - Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Références

Argus, 1976, Collections de BAnQ.

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[" COLLABORATEUR: LIBRAIRIE GARNEAU ARGUS Comité de rédaction/Editorial Committee: Madeleine Balcer, prés.Lise Langlais Irena Murray Alain Perrier Gregory Rickerby Réjean Savard Correcteurs/Correctors : Philippe Houyoux Émile Lalonde Graphiste/Graphist: Jean-Marc Lachaîne Dépôt légal/Copyright: Bibliothèque Nationale du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Argus est une revue bimestrielle publiée par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec.Elle vise à l\u2019information et à l\u2019éducation de la profession.La rédaction laisse aux auteurs l\u2019entière responsabilité de leurs textes.L\u2019abonnement annuel est de $12.00 ($3.00 le numéro) et de $15.00 ($3.50 le numéro) pour l\u2019extérieur du Québec.Il est gratuit pour tous les membres de la Corporation.Toutes demandes concernant les numéros manquants doivent être envoyées, au plus tard un mois suivant la date de parution, à l\u2019adresse suivante: Argus Secrétariat de la CBPQ 360, rue Le Moyne Montréal, Québec Les articles de la revue sont recensés dans Library Literature.Argus is a bimonthly journal sponsored by the Corporation of Professional Librarians of Québec.Its aim is to publish original papers for the information and education of the profession.Articles are the entire responsibility of the authors.The yearly subscription is $12.00 ($3.00 an issue) and $15.00 ($3.50 an issue) outside Québec.Subscription for members is included in their fees to the Corporation.Requests concerning missing issues should be sent, no later than a month after date of publication, to the following address: Argus Secretariat of the CPLQ 360 Le Moyne Street Montreal, Québec Articles are indexed in Library Literature. Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Corporation of Professional Librarians of Québec ATCID Vol.5, no 2 mars/avril 1976 March/April 1976 SOMMAIRE CONTENTS 22\tEDITORIAL ARGUS-COMMENTAIRE 23\tLES BEAUX DECHIREMENTS D'UN ECRIVAIN Suzanne Martel 25 DE LA DIFFICULTE D'ETRE QUEBECOIS DANS LES BIBLIOTHEQUES POUR ENFANT Hélène Charbonneau 27 LA CORPORATION ET LA POLITIQUE DU LIVRE AU QUEBEC: UN DOSSIER ARGUS Alain Perrier 29\tLA MICROEDITION AU QUEBEC Mireille Dubois 30\tL'EDITION\tAU QUEBEC Claude Beausoleil ÉDITORIAL Qu'on le veuille ou non, le livre demeure le support privilégié d'information que les bibliothécaires utilisent pour répondre aux besoins de leurs usagers.Quels que soient la bibliothèque, le genre de travail ou le titre recouvrant l'occupation du bibliothécaire, il faut un jour ou l'autre que celui-ci achète des livres.C'est un fait qu'il existe un marché du livre au Québec.De par sa configuration ethnique, démographique et géographique, le Québec pose un certain nombre de problèmes aux producteurs, diffuseurs et consommateurs de cette denrée.Ces problèmes sont si complexes, si diversifiés, si interdépendants que l'industrie privée laissée 3 elle-même ne pourrait que sombrer dans l'anarchie.D'autre part, le pouvoir politique a le devoir d'orienter tout ce qui fait partie de la vie des citoyens qu'il représente: économie, organisation sociale, vie culturelle, etc.Aussi, ne faut-il pas se surprendre si, de tout temps, les pouvoirs politique et législatif sont intervenus dans le domaine du livre: d'Hammourabi à Bourassa, il existe une parenté d'obligation quant â la conservation et 3 la dissémination des idées qui sous-tendent la société.C'est pourquoi, dans le Québec de 1976, un ensemble de lois avalise ce qu'il est convenu d'appeler la \"politique du livre\" québécois.Nous, bibliothécaires, du fait de notre formation, participons au processus de transmission de la connaissance dont le livre est un instrument.Nous, bibliothécaires, devons respecter en tant que citoyens les obligations légales qui régissent la société â laquelle nous appartenons.Nous, bibliothécaires, par éthique professionnelle, devons rendre des comptes a cette société tant des efforts que nous faisons pour faciliter l'accès â la connaissance, que de notre respect des lois qui reflètent la volonté collective.Nous, bibliothécaires, avons enfin l'énorme responsabilité de renseigner la collectivité sur toutes ces questions où nous sonmes spécialisés, de conseiller le pouvoir politique sur les implications publiques des lois qu'il promulgue, et de surveiller le respect de ces lois par tous ceux qui oeuvrent dans ce domaine, a commencer par nous-mêmes.C'est pourquoi les membres du comité de rédaction ont choisi d'informer les bibliothécaires de la Corporation sur certains aspects de la production et de la diffusion du livre.Nous pensons que beaucoup d'entre nous ignorent ou méconnaissent cet aspect de notre profession, alors qu'en tant qu'individus, ils sont susceptibles d'être tenus responsables par la collectivité québécoise de tout accroc ou mauvais fonctionnement du système qui vise a fournir l'information quand il le faut, comme il convient, sans discrimination.Les membres du comité de rédaction croient que les membres de la Corporation doivent faire face a ces responsabilités énoncées dans la loi 175:\t\".sauvegarder les intérêts professionnels de ses membres, assurer la protection du public.\" (1).La production, la conservation et la diffusion du livre ainsi que le corpus légal connu sous le nom de \"politique du livre\" québécois font éminemment partie de ces responsabilités.A nous d'être â la hauteur! NOTES: (1) Loi 175.Loi constituant la Corporation des Bibliothécaires Professionnels du Québec.Sanctionnée le 30 mai 1969.ARGUS COMMENTAIRES Au comité, J'aimerais soumettre les réflexions suivantes à votre attention.Votre comité, depuis quelques mois, accomplit un travail formidable au niveau d'une revitalisation du bulletin \"Argus\".Je ne sais, cependant, si vous avez une idée assez claire de ce qui doit être \"Argus\".Il serait même, éventuellement intéressant de voir ce problème abordé dans le bulletin lui-même.Personnellement, je crois qu'on devrait établir une distinction très nette entre un périodique de bibliothéconomie (ou de sciences de l'information) tel que \"Do- 22 cumentation et bibliothèques\" et un périodique d'une association de bibliothécaires, qui possède un simili-statut juridique de corporation professionnelle (Argus).Une telle distinction ferait en sorte que certains sujets seraient laissés à Documentation et Bibliothèques et que Argus pourrait rendre plus compte de la vie et des défis de T'association.Cela ne peut être relégué â titre d'information éphémère dans \"Argus Journal\".De même, bien qu'en théorie \"Argus\" ne reflète pas nécessairement les opinions de la Corporation, il me semble que le comité du bulletin devrait être plus sensible aux réactions dans le milieu face â certains articles.Qu'on le veuille ou non, a l'heure actuelle, les articles qui paraissent dans \"Argus\" influencent fortement l'image qu'on se fait de la Corporation.A cause de cela, ils revêtent un caractère quasi-officiel.Un exemple, entre autres.L'article de Pierre Guilmette intitulé \"L'Etat, les bibliothèques, la révolution\" a fortement indisposé les bibliothécaires des milieux de travail qui négocient actuellement un renouvellement de convention.Sans faire de la censure, un tel texte aurait certainement dû être retourné à son auteur, pour une révision sérieuse, notamment au niveau des explications du traitement moins élevé des bibliothécaires.Cela s'avérait d'autant plus nécessaire que le moment était fort mal choisi pour qu'un membre du Bureau jette le pavé de l'ours dans les eaux déjà agitées de la mobilisation des bibliothécaires face 3 l'Etat.En conclusion, je souhaiterais donc voir \"Argus\" devenir plus la revue de notre Corporation de bibliothécaires qu'une deuxième revue de bibliothéconomie.Je souhaiterais aussi que le Comité du Bulletin soit plus critique face à ses collaborateurs et plus conscient, et de l'image gu'Argus projette de la Corporation, et des effets néfastes gu'Argus peut avoir au niveau des programmes d'action de certains comités.Gilbert Lefebvre les beaux déchirements d\u2019un écrivain Suzanne MARTEL Ecrivain Le premier obstacle â vaincre pour un écrivain, c'est le complexe dz \"t'cuLQiUAz-csicLyon.\u201d.Ce malaise se traduit par un besoin fébrile d'activités, toutes destinées 3 retarder le moment de se mettre au travail.Finalement, faute de prétextes, le manuscrit est terminé, corrigé, dactylographié.Le moment est venu D'EN FAIRE UN LIVRE.L'éditeur se charge de ce travail.Il n'y a pas si longtemps, il s'en chargeait si bien que l'auteur retrouvait dans ses textes des modifications non autorisées, et même des mots nouveaux qu'il lui fallait chercher dans le dictionnaire.Dieu merci, ce paternalisme, réservé particulièrement aux auteurs pour la jeunesse, a disparu.Les éditeurs ont acquis le respect de leur auteur.Du moins, je le croyais, jusqu'à ce que j'aie eu l'honneur, dernièrement, de voir deux de mes livres \"lancés\" 3 une réception officielle.oû on avait oublié de m'inviter.Ce sont ces petits détails qui contribuent à entretenir l'humilité chez les écrivains.Donc, l'éditeur a fait sa part.Le bouquin est sur le marché.Où &ua Iz maAchz?Introuvable, le chef d'oeuvre.Malheur à l'auteur s'il ose mettre en doute un seul instant la compétence de son éditeur en matière de distribution.Il existe plusieurs façons pour un éditeur de remettre le protestataire 3 sa place.Il peut demander avec une hauteur dédaigneuse: Est-ce ma faute, Madame, si vos livres ne se vendent pas?Cette attitude lui assure le silence de l'auteur pour plusieurs mois, le temps pour son ego de se cicatriser.D'autres éditeurs, plus humains, adoptent le genre pitoyable et désarmant: Je fais tout mon possible.On ne peut me demander plus.Mes vendeurs parcourent la route sans arrêt.Je commence 3 penser qu'ils n'arrêtent en effet jamais .chez les libraires.Ceux-ci quand on leur réclame timidement et anonymement son propre volume, répondent avec un accent français et une hauteur dédaigneuse vaguement familière: Madame, nous ne vendons pas n'importe quoi.D'autres libraires expliquent avec une cruauté inconsciente et un sourire indulgent: Nous n'avons pas ce volume.Il n'est pas demandé.Nous ne vendons que ce qui est demandé.Et nous revoilà chevauchant le caroussel infernal de la \"Ronde du Marché de Livre\".Comment le public pourrait-il réclamer un produit dont il ignore l'existence?Parfois, ces auteurs ignorés et désabusés se rencontrent.Nous étudions sérieusement les problèmes de notre profession.La plupart d'entre nous avons passé une partie de notre enfance dans le décor étranger des romans européens.Nous désirons procurer aux enfants du Québec des livres oû ils se retrouvent dans des expériences propres 3 notre culture, au milieu des paysages familiers.Comment faire connaître aux jeunes ces livres écrits pour eux?La solution logique serait la publicité.Si on cessait d'entourer la littérature d'une auréole de gloire et qu'on la traitait comme une autre denrée?Quand les lecteurs entendront décrire ou vanter (en toute modestie) 23 ces produits nécessaires à la santé intellectuelle, ils les réclameront.En faisant tout bêtement le maAke^ttng des livres, on créerait une demande et par là même de nouveaux auteurs.Et parmi eux, peut-être, un GRAND ECRIVAIN, un CLASSIQUE?N'est-ce pas la meilleure chance de survie pour une société qui se veut autonome?Une autre croix pour l'auteur déjà lourdement chargé, c'est ce grand vide qui entoure sa production littéraire.Ses amis demandent: Que deviens-tu, ces temps-ci?Ah! Tu as publié trois volumes?Excuse-moi, je ne le savais pas.Pour racheter sa gaffe, l'ami s'informe, plein de bonne volonté: Où pourrais-je me les procurer?Si vous pouvez nommer un seul endroit où l'ami et le public avide ont une chance sur cent, sur mille (livres français) de dénicher votre bouquin, vous êtes un auteur privilégié.Pour nous, pauvres immortels, une seule réponse s'impose: Ils sont difficiles à trouver.Problèmes de mise en marché, tu comprends.Mais j'en ai quelques copies à la maison.L'ami s'imagine que vos livres poussent dans les plantes grimpantes de votre bibliothèque.Il s'empresse de manifester un intérêt flatteur.Envoie m'en donc une copie.Et n'oublie pas de l'auto-graphier.Voici mon adresse.Il ne risque pas de vous insulter en parlant de détails mesquins tel que remboursement.Il vous sait sensible comme tous les artistes.Soudain, honneur insigne.L'éminent critique attitré d'un grand quotidien n'avait plus rien à lire, et en désespoir de cause, il se rabat sur votre oeuvre.Les livres de jeunesse ne sont pas son mets favori, on le devine à sa condescendance.Il va même jusqu'à s'étonner: Je ne me *uuL& pa6 e/nbéXé.Pour que ce compliment ne vous monte pas à la tête, il s'empresse de déplorer l'absence, dans votre livre, de \"préoccupations socio-politico-culturelles\".Il cherchait dans ces pages que vous aviez innocemment destinées à des enfants les beaux déchirements qu'il cherche d'ailleurs aussi avidement chez les écrivains pour adultes.Car on a perdu l'art de raconter une belle histoire, tout simplement.La mode est à la littérature \"assise\".Le héros, appuyé à une fenêtre, vautré dans son fauteuil ou immobile sur une banquette de train vous décrit pendant trois cents pages les affres de son existence intérieure.Il dénonce le crime impardonnable de ceux qui osent être heureux ou optimistes.Je ne suis pas encore convaincue que ce soient là les livres que nos enfants attendent.Les journaux auraient 24 intérêt à confier à un critique \"à la pige\", spécialiste des livres pour enfants, l'étude des nouvelles parutions.Cela éviterait une corvée au VRAI CRITIQUE et assurerait une opinion plus impartiale.Des articles réguliers sur notre littérature de jeunesse guideraient aussi les parents dans leur choix, car après tout, ils sont les véritables acheteurs.Beaucoup d'enfants lisent plus que les adultes.Pourtant, ce n'est qu'à l'occasion de Noël ou d'une Foire du Livre qu'on s'intéresse tout à coup à leurs lectures.Personne ne s'en soucie, à part les BIBLIOTHECAIRES.Et c'est ici que jaillit pour l'écrivain une lueur d'espoir, un rayon de soleil.Ces bibliothécaires chargés d'inculquer aux écoliers le goût de la lecture fournissent aux auteurs la note d'encouragement à laquelle ils avaient renoncé.Où, ailleurs que dans une bibliothèque juvénile, un auteur trouvera-t-il, d'abord, plusieurs exemplaires agréablement usés et raccommodés de son oeuvre?Ensuite, des agents de publicité enthousiastes et bien informés?Des lecteurs qui ont vraiment lu le livre, l'ont apprécié, l'ont même aimé, qui posent des questions sur les héros et l'intrigue, réclament une suite, s'informent de la prochaine publication?Une visite à une bibliothèque est un tonique pour un auteur de jeunesse, le détonateur qui provoquera une nouvelle explosion littéraire.Il se remet à l'oeuvre avec entrain.Le plaisir d'écrire est une drogue dont les victimes sont incurables.Mais il n'est pas mauvais pour un créateur de trouver sa joie ailleurs que dans la satisfaction d'écrire le mot filn au bas d'une page.fille du roy Photographie: Jacques King BIBLIOGRAPHIE 1)\tMartel, Suzanne.Jeanne fille du Roy.Montréal, Fïdes 1974.\t254 p! (col 1.Le Goéland) PRIX LITTERAIRE ALVINE BELISLE 1974 2)\tMartel, Suzanne.Lis-moi la baleine.Montréal, Edi- tions Jeunesse, 1966.\t74 p.(col 1.Grain de sel, 1) PRIX LITTERAIRE DE LA PROVINCE 1968 3)\tMartel, Suzanne.Surréal 3000.Montréal, Editions Jeunesse, 1971.\t157 p.édition antérieure: Quatre Montréalais en l'an 3000.Montréal, Editions du Jour, 1963.PRIX LITTERAIRE DE L'ACELF 1963 4)\tMartel, Suzanne.Titralak, cadet de l'espace.Montréal Héritage, 1974^\t282 p.(coll.Katimavik) 5)\tMartel, Suzanne et Alain Martel.Marmiton.Montréal, Editions Jeunesse, 1972.\t160 p.N.B.En plus des nombreux prix littéraires qui lui ont été décernés, Mme Martel a été la fondatrice (1970) et la rédactrice (1970-1973) de la revue Safari du Montréal-Matin, édition du dimanche.Ile la difficulté d'être Québécois dans les liililiof licqncs pour enfant Hélène CHARB0NNEAU Chef des bibliothèques pour enfants Bibliothèque de la ville de Montréal *> Devant les 124 titres de livres pour enfants (1) déposés légalement au Québec en 1974, on ne peut s'empêcher de réagir.C'est merveilleux, quel progrès!, s'exclame-t-on.973,000 exemplaires, 82.3% d'augmentation sur 1973, 13.3% de l'édition globale.C'est l'abondance, quand on songe aux pauvres mille et quelques titres répertoriés en tout et pour tout dans l'histoire de la littérature de jeunesse canadienne-française.Finies les expositions avec sempiternellement les mêmes auteurs, les mêmes romans.Finies les trop courtes bibliographies identiques à elles-mêmes au cours des ans.Enfin, la prospérité, la richesse! Mais d'autre part, ces statistiques étonnent et, â la réflexion, laissent perplexes certains bibliothécaires pour jeunes qui n'ont pas eu une telle impression d'abondance.Bien sQr, il y a eu la création de deux très importantes collections: Le goéland (Fides) et Katimavik (Héritage); des albums chez Paulines, Héritage, Leméac*,T'Aurore; du théâtre chez Leméac; 1 ou 2 romans chez McGraw-Hill, Paulines, l'Actuelle, Les Presses Laurentiennes; quelques bandes dessinées et documentaires.Mais nous sommes loin des 124 titres mentionnés.Inquiets, voilà que ces bibliothécaires compulsent fiévreusement leurs fiches d'achat.Auraient-ils été négligents?C'est difficile à imaginer! Les besoins d'une production culturelle québécoise sont si grands et si urgents que chaque publication apparaît comme une pauvre goutte d'eau, insuffisante à désaltérer notre soif d'ouvrages mettant en scène des personnages et des situations familiers aux enfants d'ici.D'où vient alors ce décalage?Un examen plus attentif des ouvrages publiés en 1974 permet en premier lieu, de se rendre compte de l'importance assez récente de la coédition et des traductions, chose bénéfique en soi mais qui n'offre, à part la langue familière de la traduction, rien de bien québécois et n'est pas perçu comme tel par les bibliothécaires.D'autre part, les critères de choix des bibliothèques diffèrent des normes internationales de 1'Unesco (celles du dépôt légal) qui accréditent comme livres, par exemple, des albums à colorier accompagnés d'un léger texte.Et évidemment, les livres déposés en 1974 n'ont pas forcément paru la même année.Quand on connaît l'importance de renouveler de vieux fonds de collection (les normes prévoient 10% annuellement) et l'appétit des jeunes pour des livres actuels tant par leur présentation que par leur contenu, nul ne s'étonnera de trouver les bibliothèques québécoises abondamment pourvues d'une production étrangère.Les difficultés augmentent de façon catastrophique quand, dans le but de monter entièrement une nouvelle collection, des essais sont faits pour procéder à l'achat de livres québécois.S'il est relativement facile de trouver plus de 4000 titres de production européenne en langue française, quelle complication pour les livres locaux.Les maisons d'édition spécialisées en littérature de jeunesse fondent comme du \"beurre au soleil\".Retracer un roman des Editions Jeunesse ou Education nouvelle relève du roman policier.De plus, à la difficulté d'acquérir les titres désirés, vient s'ajouter la rareté des publications dans certains genres littéraires ou documentaires.Trouver pour tous les âges et pour tous les goûts, des livres québécois en sciences, en géographie, en histoire est chose impossible.Vouloir constituer une bonne sélection de romans sentimentaux, de moeurs enfantines, d'aventures mystérieuses pour garçons et filles, risque d'entraîner de profondes désillusions, comme de dénicher des romans reflétant bien la société d'aujourd'hui, avec toutes ses sollicitations et ses problèmes.La catégorie des albums offre un meilleur choix, mais, au total il n'y a guère 25 plus de 250 titres de la littérature de jeunesse québécoise accessibles présentement en librairie, en excluant les coéditions qui 3 elles seules atteignent près de 150 titres.Evidemment, les bibliothèques fonctionnant depuis quelques années peuvent compter sur de vieux fonds.Ainsi, les succursales de la Ville de Montréal ont approximativement 7% de leurs collections (soit en moyenne 1000 exemplaires) en langue française, composés de livres québécois.Ce qui comprend un assez grand nombre de livres choisis dans les collections pour adultes et aussi une certaine quantité de livres 3 la présentation désuète que les bibliothécaires cependant répugnent 3 élaguer car on ne possède rien pour les remplacer.C'est pour cette raison qu'on utilise encore, par exemple \"Les gloires nationales\" qui n'ont de glorieux que les personnages qu'elles présentent.En géographie, en histoire, il y a des gouffres 3 combler.Si les besoins d'une production locale sont impérieux, les exigences des bibliothécaires sont considérables.Elles sont 3 la mesure de leur but, qui est non seulement de susciter le goût de la lecture, de favoriser l'acquisition de connaissances, d'encourager le jeune 3 s'évader, 3 se détendre, mais qui est tout cela et beaucoup plus: aider 3 la formation des enfants, 3 l'épanouissement de leur personnalité par des lectures enrichissantes et d'un apport culturel sensible.Dans cette optique, beaucoup de titres de la production québécoise ne sont pas retenus par les bibliothécaires de jeunes.Pauvreté des textes, thèmes moralisateurs et dépassés, présentation graphique de mauvais goût: les bibliothécaires éliminent impitoyablement les ouvrages conventionnels et remplis de clichés.Ils font donc un choix, quand -bien sûr- ils les trouvent en librairie ou qu'ils les reçoivent en envoi d'office.Mais, de toutes les nouveauté, les livres locaux sont parmi les plus difficiles 3 connaître et 3 acheter.Alors que les publications étrangères bénéficient de périodiques bibliographiques de valeur, que de nombreux catalogues soulignent la beauté des nouvelles éditions, la production québécoise est pratiquement méprisée.Presque pas de publicité, une diffusion lente et mal organisée, des parutions éparses et rarissimes, l'industrie du livre semble se désintéresser de ses publications.Il arrive d'attendre des mois la venue d'un livre réclamé pourtant 3 cor et 3 cri.Encore faut-il connaître l'existence de ce livre.Sans une vigilance toute spéciale, certains titres risquent de ne jamais apparaître dans les collections de bibliothèques pour jeunes.Par exemple des livres hors collection, ou ceux de toutes petites maisons d'édition, ou encore ceux de maisons d'édition ne publiant qu'occasionnellement des livres pour enfants.Malgré cette apparente prospérité et malgré les efforts réels de certaines maisons d'édition, la production de livres pour enfants au Québec reste précaire et largement 26 insuffisante 3 pourvoir les bibliothèques de jeunes en livres attrayants et variés.Si, dans les années fastes, il est possible d'augmenter tant bien que mal les collections de 30 3 40 titres vraiment québécois, que dire des pitoyables années de 1970, 71 ou 72 ou \"Livres et auteurs québécois\" n'arrivaient 3 recenser respectivement que 2, 4et 8 livres.La littérature de jeunesse, prouve 1'Unesco, est le lot des pays riches.Quatre livres sur cinq sont publiés en fait par peu de pays.Malgré l'indéniable progrès des 3 dernières années, tant en qualité qu'en quantité, le Québec, riche pour tant d'autres choses, est désespérément pauvre pour sauvegarder son identité culturelle.Et les bibliothèques de jeunes devront sans doute, pour de longues années, bâtir leurs collections avec les productions européenne et américaine.Non pas que celles-ci soient déficientes; au contraire, elles s'enrichissent de jour en jour avec l'apport de techniques nouvelles et la participation de merveilleux écrivains.Il faut pourtant satisfaire le besoin de réalisme, le besoin d'identification des enfants par des livres qui leur offrent des repères quotidiens où ils peuvent confronter leurs lectures avec la réalité.Sans ces liens avec l'environnement, il y a danger d'une lecture uniquement intellectuelle.Il n'est pas question de limiter les bibliothèques 3 une littérature régionale 3 un moment oû l'on tente de développer le sens international des jeunes, mais de défendre le droit 3 des images culturelles vivantes et familières.S'il est du devoir des bibliothécaires d'éliminer ces ouvrages fades et sans grâce qui nuisent 3 la popularité des livres québécois, il est aussi de leur devoir de privilégier avec excès même, ces merveilleux albums, ces excellents romans, ces intéressants documentaires qui collent de si près 3 la vie des jeunes d'ici.Bibliographies, expositions de livres, journées d'études, rencontres avec les auteurs, les illustrateurs, les éditeurs, souhaitons que les bibliothèques soient ces lieux favorisés de collaboration intense et dynamique de toutes les forces vives de ce monde du livre.NOTES: (1) Les Nouvelles de l'Asted, no 100 (octobre 1975) Statistiques de l'édition au Québec, pp.14-15. LA CORPORATION ET LA POLITIQUE DU LIVRE AU QUEBEC: UN DOSSIER ARGUS Alain PERRIER Université du Québec à Trois-Rivières I.Pourquoi un DOSSIER ARGUS?La corporation joue un rôle dans la politique du livre en suggérant des noms de bibliothécaires au ministre des Affaires culturelles pour la composition du Comité consultatif du livre (1).Déjà en 1971, elle a suggéré le nom de Edmond Desrochers; en 1973, celui de Gérard Aumont.Les membres du comité de rédaction avaient pensé qu'il serait bon de renseigner les membres de la corporation sur ce comité: quel est son mandat, son rôle et ses pouvoirs?Une interview avec Edmond Desrochers fut confiée 3 l'auteur du présent texte.A l'occasion de cette rencontre, il apparut que pour bien situer le Comité consultatif du livre, il faut avoir de solides notions sur la politique du livre au Québec.Or cette politique est très complexe.Il fallait un très long texte pour en exposer toutes les ramifications.De plus, l'ampleur des responsabilités légales que ladite politique du livre attribue aux bibliothécaires retint l'attention des membres du comité de rédaction.La corporation n'a-t-elle pas la responsabilité de \"sauvegarder les intérêts professionnels de ses membres?\"(2) Que ferait la corporation si un de ses membres était cité en cour pour violation de cette politique?Le membre en question n'aurait-il pas raison d'invoquer une absence d'information sur ce sujet, déficience imputable 3 la corporation?Certes, la corporation s'est intéressée 3 ce dossier en 1971 et 1972.Au risque de reprendre 1'\"histoire ancienne\", il fallait expliquer aux membres de la corporation les événements qui se sont produits depuis lors, énoncer des suggestions, formuler des critiques.D'aucuns prétendent gu'ARGUS doit refléter les opinions officielles de la corporation.(3) Pour toutes ces raisons, le comité de rédaction opta pour la formule d'un dossier expédié aux membres en même temps qu'un numéro d'ARGUS.Cette formule est extrêmement souple.Elle permet d'informer les membres.Elle n'engage pas le caractère officiel de la corporation.Elle peut alimenter les discussions en assemblée générale.Elle peut être réutilisée.Enfin, elle revêt la forme d'un document thématique que l'on peut consulter, classifier, annoter, etc.C'est ainsi qu'3 partir d'une interview, la rédaction d'ARGUS en est arrivée 3 la formule d'un dossier.Les caprices d'un hasard.II.Pourquoi faut-il absolument lire ce DOSSIER ARGUS?A.\tL'auteur.Monsieur Desrochers est sans doute celui d\u2019entre nous qui a le plus vécu de l'intérieur la politique du livre.Qui peut prétendre comme lui avoir participé 3 plus de soixante-dix réunions d'un même organisme en trois ans et demi?C'est pourtant ce qu'il a vécu au Comité consultatif du livre.C'est aussi, probablement, ce qui attend ses successeurs .Quand on connaît monsieur Desrochers, on sait toute l'énergie, toute la minutie et tout l'enthousiasme qu'il se permet d'apporter dans l'analyse des situations et la défense du professionnalisme.Qu'on l'aime ou qu'on le combatte, ses idées ne laissent pas indifférent; elles appellent la discussion.Tant par la connaissance du sujet que par le légalisme de l'analyse, tant par les suggestions d'intervention de la corporation que par les polémiques qui pourraient les entourer, ce dossier ne peut laisser froid tout bibliothécaire professionnel.L'auteur est compétent et bien connu: IL FAUT LE LIRE! B.\tLa politique du livre.Dernièrement, 3 l'appel de la corporation, près de trois cents de nos membres manifestaient 3 Québec.Un des motifs d'intervention de la corporation signalait que le gouvernement du Québec est l'employeur de 95% des bibliothécaires professionnels.Par voie de conséquence, ces employés travaillent dans des bibliothèques subventionnées directement ou indirectement par l'état.Or la politique du livre concerne explicitement les \"institutions subventionnées\", i.e.95% des bibliothécaires professionnels! La politique du livre, ça nous concerne! IL FAUT LIRE CE DOSSIER ARGUS! La politique du livre s'adresse aussi aux libraires, aux éditeurs et, par ricochet, aux auteurs québécois.Même si nous ne travaillons pas tous dans un service d'acquisition, nous sommes tous concernés, individuellement ou collectivement, par le prix, l'accessibilité, la qualité de l'information, l'apport culturel des livres.Un exposé des mécanismes légaux et politiques qui régissent le monde du livre québécois ne saurait laisser indifférent un bibliothécaire québécois.C'est en essence le contenu de ce DOSSIER ARGUS: IL FAUT LE LIRE! 27 C.\tLa responsabilité de la corporation.La corporation doit \"sauvegarder les intérêts professionnels de ses membres, assurer la protection du public\".(4) Supposons un marché de 30 à 40 millions de dollars annuellement centré autour d'une partie de l'information dont a besoin le peuple québécois.Supposons en jeu une multitude d'intérêts divergents.Supposons un groupe professionnel dont la fonction est de conserver, évaluer et diffuser cette information.Supposons le même groupe professionnel méconnu du public québécois.Supposons enfin un public qui paie trop cher une denrée trop rare, ou n'achète pas cette denrée pour des raisons économiques, politiques ou autres.Ne serait-il pas du ressort d'une corporation représentant ce groupe professionnel a) de renseigner ses membres sur toutes les données du problème, b) de renseigner le public sur les effets qu'une telle situation entraîne quant 3 l'accessibilité 3 cette denrée, et c) en jouant cette double fonction d'information, de rapprocher ainsi du public le groupe professionnel dans une relation d'estime?C'est pourtant ce dont il s'agit ici.La politique du livre affecte et les intérêts du public, et ceux des bibliothécaires professionnels.Le présent DOSSIER ARGUS expose l'envergure du marché en jeu, relate les interventions des organismes regroupant les bibliothécaires du Québec, énonce des suggestions d'intervention: IL FAUT LE LIRE! D.\tLes intérêts privés du bibliothécaire.En tant que citoyens, nous sommes tenus de respecter la loi.Il existe même une présomption légale 3 l'effet que l'ignorance de la loi ne diminue en rien la responsabilité (5).Or la politique du livre impose des obligations légales aux institutions subventionnées.Les bibliothécaires professionnels qui oeuvrent dans ces institutions ont le devoir professionnel de les renseigner en toute question concernant ces obligations légales, et pour lesquelles ils ont reçu une formation soit académique, soit \"corporative\".Comment pourrions-nous prétendre au professionnalisme si nous sommes incapables de renseigner nos employeurs quant 3 leurs obligations dans un domaine que nous soutenons être notre fief?Il y va de l'intérêt de chacun de nous.Si nous ne péchons pas tous dans les faits, nous sommes tous coupables par omission si nous ne surveillons pas l'application de ces lois régissant la politique du livre.Qui plus est, si nous ne défendons pas les intérêts du public, nous nous trompons nous-mêmes car nous faisons partie de ce public! Le présent DOSSIER ARGUS s'efforce d'expliquer quelles sont ces obligations légales imparties aux bibliothécaires.Il reste plusieurs questions obscures, et nous avons la responsabilité civique et professionnelle de les éclaircir: IL FAUT LIRE CE DOSSIER! III.Et après?La lecture de ce dossier terminée, l'auteur du présent texte espère que les membres de la corporation compren- 28 dront combien la politique du livre est complexe, et combien elle engage notre responsabilité professionnelle.L'auteur espère que de nombreux points d'interrogation surgiront dans les esprits, non pas des points d'interrogation \"bibliothéconomiques\", i.e.vite enfouis dans la poussière, mais actifs, sources de recherches, de discussions entre amis, d'interventions, de résolutions en assemblées générales, de campagnes d'information dans les média.L'auteur espère enfin que la lecture de ce dossier amènera les bibliothécaires 3 s'impliquer davantage dans les activités de la corporation.Comment en effet cette dernière peut-elle refléter et défendre, auprès du gouvernement et du public, les intérêts de ses membres si ces derniers n'en font pas partie ou attendent qu'une poignée d'activistes agisse?Un auteur a écrit: \"Un peuple ne vaut que ce que valent ses meilleurs individus\" (6).Cela est vrai de tout groupement.Et il faut que nos meilleurs éléments, quoi qu'il leur en coûte, se lancent dans la défense de l'intérêt du public.Quelle meilleure cause que la politique du livre! NOTES (1)\tVoir \"Politique du livre\", ARGUS JOURNAL, no.3 (décembre 1975), page III.(2)\tVoir Loi 175.Loi constituant La Corporation des Bibliothécaires Professionnels du Québec.Sanction-née le 30 mai 1969.(Québec, L'éditeur officiel du Québec, 1969), page 1.(3)\tVoir Gilbert Lefebvre dans ARGUS COMMENTAIRES de la présente livraison d'ARGUS.(4)\tLoi 175.Ibid.(5)\tConsulter Statuts révisés du Canada 1970 (Ottawa, 1970), volume II, chapitre 34, article 19, page 1519.(6)\tVoir Gilles Leclerc, Journal d'un inquisiteur (Montréal, Editions de l'Aube, 1960), page 298. la microédition ao Qoébei Mireille DUBOIS Ecole de Bibliothéconomie Il existe un secteur parallèle 3 l'édition traditionnelle auquel on s'intéresse fort peu, celui de la microédition.Cet article tentera de dresser un bilan schématique de la situation concrète que vit présentement la microédition des documents québécois.La microédition sera prise ici dans le sens de la reproduction en microformat de documents préalablement édités sous d'autres formes, tels que les journaux, les périodiques, les livres et les brochures.Seront donc exclus les pièces d'archives, les manuscrits, les thèses (rarement éditées) et les monographies très spécialisées qui peuvent faire l'objet de \"microédition directe\" chez les divers organismes concernés (archives, universités et presses universitaires).En ce qui concerne les anciens journaux québécois, de nombreuses institutions s'y sont déjà intéressées.Parmi les compagnies commerciales il faut citer en premier lieu la Société Canadienne du Microfilm (SOCAMI), qui existe depuis 1948; cette compagnie est très active et très bien connue par les bibliothécaires.Des sociétés commerciales américaines, comme Bell and Howell, EBSCO, Microcard Editions Books, Xerox University Microfilm, ont traité nos plus anciens journaux qui ont, pour nos voisins du sud, une grande valeur historique.On peut les retrouver dans leurs catalogues de vente.Il existe aussi des organisations 3 but non lucratif qui ont microphotographié des journaux québécois: la C.L.A., la L.C.et la Bibliothèque Nationale du Québec ont déjà microfilmé un bon nombre de journaux.Les principaux journaux québécois paraissant encore de nos jours ont fait microfilmer tous leurs numéros parus depuis leurs fondations.Le Devoir et Le Soleil font affaire avec SOCAMI, The Gazette avec Data Repro Corn.Ltée, The Montreal Star avec la société Preston de Toronto.Seule La PRESSE possède son propre service de microphotographie depuis 1973.Il est évident que les documents québécois les plus mi-crophotographiés sont les journaux, à cause de la plus grande dégradation physique du papier-journal (surtout celui datant de la fin du XIXe siècle) et du format, à cause aussi de la plus forte demande provenant des bibliothèques.Ce phénomène prouve que la microphotographie québécoise s'est fixé jusqu\u2019à maintenant un but de conservation puisque l'avantage premier de la microédition des journaux réside dans la durabilité du microformat.Photographie: Jacques King Bulletin de la BNQ Quant aux périodiques, ils suscitent l'intérêt des maisons de microédition au deuxième rang après les journaux et pour les mêmes raisons.C'est SOCAMI qui a le mieux couvert, quoique partiellement, ce genre de documents.On peut aussi en retrouver quelques titres dans les catalogues de sociétés commerciales américaines (EBSCO, Xerox University Microfilm.) et dans ceux de la C.L.A.et de la L.C.Un catalogue, édité par la B.N.Q.et datant de 1970, intitulé Périodiques canadiens sur microfilms, donne une liste exhaustive des périodiques en microformat ainsi que leur localisation dans les bibliothèques universitaires et à la B.N.Q.Un autre répertoire bibliographique de la B.N.Q.plus récent (1974), dont le titre est Répertoire des périodiques québécois, mentionne ceux qui ont été microfilmés.Très peu de monographies sont soumise à un microtraitement au Québec.Mise à part la toute récente politique de \"microédition directe\" des Presses de l'Université de Montréal, il ne se fait rien pour les livres québécois.La demande pour ce genre de produit n'existe pas puisque le livre se conserve mieux que les journaux et les revues et puisqu'il est plus facilement accessible et mieux intégré au marché de consommation de masse que les thèses ou les publications officielles.On peut cependant retrouver des titres de monographies, surtout celles qui sont rares et anciennes, dans le catalogue de vente de SOCAMI, dans le Catalogue des microéditions 1974 et dans son supplément de 1975, qui constitue d'ailleurs un guide complet des microcopies de tous les types de lau-rentiana préparés à la B.N.Q.29 Les publications officielles du gouvernement québécois, de ses divers ministères et services et celles des principales villes du Québec n\u2019ont été que partiellement mises en microformat et répertoriées dans la bibliographie canadienne qu'est Profile Index.Ce répertoire, même s'il est à améliorer du point de vue de l'exhaustivité, n'en demeure pas moins un instrument de première utilité pour nos grandes bibliothèques, puisqu'il est le seul à mentionner des publications gouvernementales disponibles en microformat.D'après cette très brève description de la situation du microtraitement des documents québécois, deux conclusions s'imposent d'elles-mêmes.Malgré la présence active de SOCAMI et de la B.N.Q., la microédition québécoise de nos documents est à l'état embryonnaire.De plus, cette microédition québécoise a suivi jusqu'à maintenant une orientation non seulement anarchique mais plutôt de conservation que de diffusion.Pour remédier à cet état de chose, je me permets de suggérer quelques propositions d'amélioration.Tout d'abord, on doit sensibiliser la profession aux avantages que comporte la microcopie des documents québécois et étrangers.On doit l'informer sur l'acquisition et la gestion des microdocuments dans le contexte québécois au moyen d\u2019une chronique permanente sur la microédition, insérée dans une revue professionnelle de bibliothéconomie déjà existante.Mais, il s'agit avant tout d'établir un contrôle bibliographique complet de tous les types de laurentiana déjà microcopiés dans le monde et au Québec, et d'en publier un guide bibliographique afin d'aider les bibliothécaires dans le développement de leurs collections de microdocuments et d'axer ce développement un peu plus vers la production québécoise.C'est d'ailleurs un projet, à peine ébauché, du service de microphotographie de la B.N.Q.Suite à ce premier travail de déblayage, il faudra fonder, sur une base solide, une politique nationale québécoise de mise en microformat patronnée par un organisme qui est à déterminer et ainsi, mettre sur pied une infrastructure commerciale, ou non commerciale, ou mixte de production, de diffusion et d'échanges de microdocuments québécois.La condition de la microédition québécoise s'améliorera, si l'on instaure des structures fonctionnelles et rationalisées qui permettent un climat de coopération et une systématisation du microtraitement de nos écrits de toutes sortes.Ils déboucheront ainsi vers une plus grande diffusion.Ainsi conçue, la microédition québécoise prendra le rang qui lui est dû parmi les moyens de communication de masse, aux côtés de l'édition proprement dite.L\u2019EDITION ./WAAaUloJlc AU f QUEBEC Claude BEAUSOLEIL 30 L'édition québécoise dans son ensemble, peut être considérée comme marginale si l'on songe 3 son fonctionnement (production/diffusion/consomnation).Mais 3 l'intérieur de cette marginalité due aux facteurs socio-économiques que nous connaissons tous, se trace une autre marge, plus mouvante encore, plus parallèle encore.C'est dans cette marge que s'écrit toute une littérature de recherche, de bouleversements, de débroussaillage.C'est dans cette marge que le lecteur (un peu chercheur, nous y reviendrons) peut prendre le pouls des transformations qui agitent le secteur culturel.Ce qui est marginal n'est pas nécessairement coupé du milieu ambiant.La marge fait aussi partie de la feuille mais laisse une plus grande liberté de commentaire, d'infraction.Tout le discours marginal s'articule donc lui aussi comme imbriqué dans la page sociale.Proposant différentes voies, la littérature et l'édition marginale (underground) québécoise sont d'une é-tonnante vivacité et qualité.Parlons-en.Les revues culturelles: noyaux dynamiques Des regroupements d'écrivains (surtout des poètes) ayant en commun un goût de la recherche, de l'expérimentation des limites langagières, forment des revues culturelles qui disparaissent ou vivotent et dont seulement quelques-unes persistent.Certaines vraiment épisodiques ne paraîtront que deux ou trois fois, c'est le cas de Quoi, Ether, Tilt et plus récemment La tête 3 papino.Du côté des aînés, la revue La barre du jour animée jusqu'à récemment par Nicole Brossard et Roger Soublière fait paraître, depuis déjà 10 ans, tout un matériel qui se transforme sans cesse au gré des collaborations diverses.Numéros de fiction et numéros thématiques s'y succèdent.Dernièrement, deux numéros importants: La Bande Dessinée Kébécoise (46-49) et femme et langage (50).Les éditions Font qui avaient présenté des livres dans l'optique concrète américaine, semblent avoir cessé leurs activités.C'est à ces éditions rattachées 3 la revue La barre du jour que paraissaient L'Antican (poésies en conserve) de Rcger Soublière, Bla-Bla-Bla fPoésie-objet) de Bernard Tanguay.Cette revue demeure un tremplin pour lire ce qui s'écrit et ceux qui s'interrogent sur ce qui s'écrit au Québec.(La barre du jour, 1, 55e Avenue, Bois-des-Filion, Qué.) D'autres revues, nées autour des années 70, se maintiennent tant bien que mal grSce à des subventions du Conseil des Arts (la vente en librairie étant nettement insuffisante pour couvrir les frais de production de plus en plus élevés).C'est le cas de Les herbes rouges, revue de poésie d'avant-garde qui a déjà publié 33 numéros.Cette revue est en quelque sorte le pivot de la recherche actuelle en nouvelle poésie québécoise.Toute une nouvelle génération s'y retrouve, parfois même en flagrante contradiction: Roger Des Roches, Denis Vanier, François Charron, Lucien Francoeur, Yolande Villemaire etc.Animée par François et Marcel Hébert, la revue définit sans cesse de nouveaux défis pour 1'écriture (ses frontières).Tout un langage moderne y circule.Et c'est surtout la recherche formaliste, qui alimente cette parution, qu'il est essentiel de connaître pour savoir ce qui s'écrit actuellement dans le domaine spécifique de la poésie québécoise.Se présentant sous forme de bref recueil (une trentaine de pages), écrit par un seul auteur, sauf pour certains numéros en collaboration, Les herbes rouges allient la qualité technique (la présentation matérielle en est en effet impeccable) à la précision textuelle.Rien n'est laissé au hasard.Les mots sont pesés.Les livres s'inscrivent dans une démarche d'éclatement par rapport aux jeux de la poésie traditionnelle.Cette revue préfère la fiction à la théorie.Les auteurs n'y font pas de déclarations comnunes.On peut déjà affirmer qu'il y a (aura) une génération herbes rouges comme il y eut une génération de l'Hexagone.Les frères Marcel et François Hébert animaient aussi depuis 1974 la défunte collection \"lecture en vélocipède\" aux éditions de l'Aurore.On pouvait lire dans cette collection des titres écrits par des auteurs qui publiaient parallèlement aux herbes rouges.(Les herbes rouges, C.P.81 Bureau E, Montréal, Qué.) Paraissant à un rythme relativement soutenu (26 numéros depuis janvier 1973), le journal Hobo/Québec, dirigé par Claude Robitaille, a permis à toute une diversité d'auteurs de s'exprimer tant au niveau de l'écriture, du graphisme, que de la critique.Seul journal oû se confrontent la contre-culture et le formalisme, l'information et la fiction, presque tous les écrivains de la marginalité (terme pris au sens large) ont collaboré à ce journal \"d'écritures et d'images\", qu'il est important de lire pour comprendre les dédales et soubresauts des mouvances qui s'activent dans le secteur culturel.Varié et ouvert 3 toutes sortes de tendances, ce journal travaille dans la marge culturelle, il y respire.(Hobo/Québec, C.P.464 Suce.C, Montréal, Qué.) Du côté de la relève dans la marginalité, il faut souligner le travail fait par Jean Leduc animateur-directeur de la revue et des éditions Cul Q.Le travail d'édition de Leduc ouvre une autre brèche dans l'organisation de l'édition traditionnelle.Une douzaine d'ouvrages sont déjà parus 3 cette maison d'édition.Des ouvrages brefs, colorés, désinvoltes, souvent controversés.Recherches sur l'érotisme, travail également de post-forma1isme, le ton des éditions Cul Q.est souvent anarchisant.Leduc publiait en 1974 Q.seul signe politique qui s'en prenait ironiquement à tout un establishment littéraire, le livre avait la forme d'un paquet de cigarettes argenté et l'auteur prenait soin d'ajouter que \"Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croît avec l'usage\".Autour donc de cette revue tentant de définir de nouvelles voies pour la critique (essais de critique fictionnelle), s'articulent aussi différentes publications qui vont du livre-objet au récit, en passant par le pamphlet et la réflexion sur 1'écriture et la modernité.Ludique et pourtant rigoureuse, cette tendance inscrite par les éditions Cul Q.opère déjà depuis 3 ans une série de déplacements dans les habitudes d'édition et de lecture.Une nouvelle revue (changeant de format à tous les mois), axée exclusi- 31 vement sur la littérature expérimentale, s'est même greffée â la première depuis septembre 1975.Intitulée mium/mium, trois titres de parus: Frankesnstein Fracture de Jean-Marc Desgent, Sour Virgadamov de Jean Leduc et Falaises sur Fables de Guy Moineau.Cette maison d'édi-tion, carrément marginale apparaît déjà comme une espèce de relève folle, inattendue.(Les éditions Cul Q.C.P.1658 Bureau B, Montréal, Qué.) C'est donc beaucoup autour de petites revues que s'organise la publication des textes marginaux, la dynamique propre â ces démarches découlant d'un rapport entre le questionnement théorique et/ou critique et la fiction.Plusieurs petites maisons d'édition ont temporairement ou définitivement arrêté leurs activités, la plupart du temps pour des raisons financières.L'Obscène Nyctalope de Louis Geoffroy s'est malheureusement tu depuis 1972 (Max-Walter Swanberg, conte érotique de Geoffroy y est le dernier ouvrage paru).Les éditions Mainmise que publiaient Claude Péloquin et Pierrot Léger semblent aussi en arrêt.Il en est de même pour Les cahiers du hibou dirigés par Roch Tiberghien, les éditions Hobo/Québec (Le Voyageur de 1'En-Dedans de Claude Saint-Germain est le seul ouvrage paru â cette maison), les éditions Danielle Laliberté qui avaient publié 9 ouvrages d'une certaine importance dont l'éclat de la pierre noire d'où rejaillit ma vie de Paul Chamberland et 5/10/15 de Lucien Francoeur.D'autres maisons s'organisent pour faire paraître de façon très irrégulière de maigres plaquettes: les éditions du Coin, Go-Rébec, les éditions du Soudain etc.Ayant une place bien â part, les éditions de l'Oeuf animées par Yrénée Bélanger et Guy Pressault travaillent surtout au niveau du livre-objet.Une vingtaine de livres parus.Un tube dentifrice, rempli a ras bord d'alphabits, bouscule froidement toute une conception de 1'\"inspiration\".L'écriture et surtout le projet littéraire sont touchés dans leur matérialité.La discontinuité est le seul fil conducteur qui relie toutes ces maisons.Et emmêlées a cette marge se publient aussi des plaquettes a compte d'auteur (surtout aux éditions Orphée).Ce phénomène du compte d'auteur, très populaire aux Etats-Unis où les écrivains ont à débourser une certaine somme pour faire paraître leurs poèmes et même leurs livres, n'est pas vraiment florissant dans l'édition marginale québécoise.Un halo péjoratif semble peser sur cette conception de l'édition.Le résultat n'est pourtant pas toujours mauvais si l'on songe a des ouvrages comme Nocturnal es d'octobre de André Beaudet (les éditions Spinifex, 1973), ou plus récemment 3 Di tactique: une sémiotique de l'espèce de Renaud Longchamps (les éditions du corps, 1975).Les processus d'édition et de diffusion Ce qui frappe dans l'organisation concrète de l'édition marginale québécoise, c'est le soin apporté par les animateurs des différentes revues et/ou maisons d'édition a la qualité de la présentation matérielle.L'édition 32 marginale d'ici est très soignée, si on la compare â ses équivalents américains ou européens souvent dactylographiés et ronéotypés.Les rapports auteur/éditeur/typographe/imprimeur sont souvent serrés, amicaux, et cette façon de fonctionner me semble être un point de distinction important de l'édition officielle.Les auteurs peuvent même travailler â l'élaboration technique de leurs ouvrages (encartage, reliure, etc.).C'est souvent dans de petits ateliers que l'édition marginale prend forme.Le travail important de Daniel Beaucaire et Ginette Nault imprimeur, des éditions L'Enmieux, de André Goulet (éditions Orphée), de la coopérative d'imprimerie Véhiculé, de Guy Melançon pour n'en nommer que quelques-uns, est souvent ce qui a permis à 1'édition marginale d'exister.Donc rapports de collaboration, d'invention, d'esprit critique, souvent d'amitié.Ces coordonnées sont pour beaucoup dans la compréhension du fonctionnement de l'édition marginale.La collaboration intime entre ces travailleurs culturels marginaux donne, malgré les moyens de fortune, des livres et des revues qui n'ont rien a envier a l'édition officielle.Au niveau de la présentation matérielle, la littérature marginale est d'ailleurs plus audacieuse.Un fait â noter: toute cette littérature est paradoxalement celle qui coûte le moins cher.Des prix souvent dérisoires: les herbes rouges/Cul Q.de .75 3 $2 pour des ouvrages de haute qualité.Un problème central se pose 3 tout ce type d'édition, problème qui va d'ailleurs sans cesse en s'aggravant: la distribution.Ce qui menace le plus la littérature marginale c'est le système de distribution ou plutôt le non-système de distribution.Vouée, de par ses objectifs et ses contenus, a atteindre une faible part du bassin de lecteurs (bassin déjà relativement limité au Québec), elle n'atteint même pas le milieu de cette marginalité à laquelle elle s'adresse.Cet aspect plutôt inquiétant pose toute une série de problèmes économiques et culturels.Que faire quand une revue, donnant des informations sur le fonctionnement de toute une série de textes marginaux qui ne circulent pas dans le public lecteur, ne circule pas elle-même?On voit un peu ici jusqu'où peut aller cet engrenage.D'ailleurs qui (je m'adresse au lecteur de cet article) a déjà vu en librairie un des ouvrages dont j'ai parlé dans cet article?Peu cher, à faible tirage (de 300 3 1000 exemplaires), peu connu, ce secteur de l'édition québécoise n'intéresse pas les distributeurs.Plusieurs petites revues se distribuent elles-mêmes, mais ne peuvent couvrir tout le Québec, se contentant souvent des librairies du centre-ville de Montréal, c'est le cas par exemple pour Champs d'application, Dérives, etc.D'autres se sont presque résignées à circuler dans la clandestinité.Dans tous les cas, la distribution demeure insuffisante.Ce problème presqu'insoluble ne fait qu'accentuer les difficultés de survie de l'édition marginale.C'est pratiquement l'énergie seule de ses auteurs qui lui permet de poursuivre son travail sans concessions, dans le sous-sol de ses rêves. Note aux auteurs: Le comité de rédaction invite les membres à soumettre des articles, tant en anglais qu\u2019en français.Tous les articles seront publiés dans la langue d\u2019origine.La rédaction accepte les articles tant informatifs qu\u2019éducatifs portant sur l\u2019aspect professionnel de la bibliothéconomie.À l\u2019occasion, on publie des articles de collaborateurs étrangers et des traductions d\u2019articles d\u2019importance dans le domaine de la bibliothéconomie.Chaque auteur recevra 3 exemplaires du numéro auquel il aura contribué.Protocole de rédaction: 1.\tLes textes doivent être soumis sous forme définitive.2.\tLes mémoires peuvent être rédigés en français ou en anglais.Ils doivent être soumis dactylographiés à interligne double sur papier 8H x 11 pouces.3.\tLes auteurs sont priés de conserver un double de leur article.Aucun manuscrit ne sera retourné à son auteur.4.\tL\u2019auteur indiquera son nom, titre académique et/ou son statut professionnel et son lieu de travail.5.\tNotes infrapaginales: les notes doivent être dactylographiées à interligne double, à la fin du texte.La numérotation en sera continue.ex.1 Roger Fourny, Manuel de reliure (Paris, Librairie Polytechnique Béranger, 1965), p.8.6.\tBibliographie: les références ou notices bibliographiques doivent être présentées par ordre alphabétique dans une liste continue et distincte.ex.Fourny, Roger.Manuel de reliure.Paris, Librarie Polytechnique Béranger, 1965.Pour les notes infrapaginales et la bibliographie se baser sur Turabian, Kate L.A Manual for Writers of Terms Papers, Theses, and Dissertations.Chicago, University of Chicago Press, 1969.Note to Contributors: The Editorial Committee invites members to submit articles in English or in French.Articles will be published in the language in which they are submitted.The editorial staff welcomes articles of informative and professional interest as well as articles from foreign contributors and articles in translation which are of interest and not readily accessible.The authors will be sent 3 copies of the issue in which their article has appeared.Style Guidelines: 1.\tTexts must be submitted in their final form.2.\tManuscripts may be written in English or French.Doublespaced typewritten copies must be submitted on paper 81/è x 11 inches.3.\tThe author should always retain a second copy for himself.The editorial staff does not undertake to return any manuscript.4.\tThe author should indicate his full name, his academic and/or professional status and his place of employment.5.\tNotes and footnotes (as well as the bibliography) should be typed, double-spaced, at the end of the text.They should also be numbered and listed in the order in which they are cited.ex.1Guy R.Lyle, The Administration of the College Library (New York, Wilson, 1974), p.59 6.\tBibliography: References to other works should also be incorporated in a separate list of references in alphabetical order by author\u2019s surname.ex.Lyle, Guy R.The Administration of the College Library.New York, Wilson, 1974.The copy editing reference book for both footnotes and bibliography is Turabian, Kate L.A Manual for Writers of Terms Papers, Theses, and Dissertations.Chicago, University of Chicago Press, 1969. IIAiiO NUMÉRIQUE Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Bibliothèque et Archives nationales Québec EJ ES ES ES "]
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