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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Mai - Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Références

Argus, 1983, Collections de BAnQ.

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[" Volume 12, numéro 3-4 / mai-juin-juillet-août 1983 / ISSN 0315-9930 Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec \u2014 .\u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014_______________________ Corporation of Professional Librarians of Québec VOLUME 12.NUMERO 1-1 MAI-JUIN-JUILLET-AOCT 1983/ISSN 0:115-99:10 ARGUS Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Corporation of Professional Librarians of Québec iNct et les bibliothèques canadiennes: essai des services à valeur ajoutée aux services bibliographiques et aux services d\u2019information Par Jean-Eudes Bénault page 55 RIDAQ: le réseau d\u2019information documentaire automatisé d\u2019Hydro-Québec Par Louise Lalande page 61 Renaître de multiples sens: vers une mutation du bibliothécaire Par Renée Gel mas page 65 Les bibliothèques publiques trois ans après le plan \\ augeois Par Louise Labor it et Florian Dubois page 69 L\u2019information et les architectes Par Lucie Gendron et Jeanne Bazinet page 75 Les bases de données à référence géographique: interrogation par mots-clés Par Jean- Jacques Chailloux page 85 ARGUS MAi-jüiN JUiLLET-AOuT 1963 yOLUME 12 NUMERO 3-4 53 A Université de Montréal Faculté des études supérieures Formation continue à l'École de Bibliothéconomie: cours de maîtrise disponibles en soirée pour étudiants réguliers et étudiants libres*.Session d'automne (du 12 septembre au 23 décembre 1983) BLT-6401 Théorie de la gestion \u2014 Analyse des problèmes administratifs de divers services d\u2019information documentaire.Les notions de planification, d\u2019organisation, de contrôle et de direction seront abordées.Professeur: M.Gilles CHAPUT.Les lundis de 18:30 a 21:30 hres.BLT-6509 Modèles mathématiques et statistiques \u2014 Notions de mathématiques et de statistiques appliquées à l\u2019information documentaire.Théorie de l\u2019information.Bibliométrie.Prospective.Professeur: M.Her-mel LEBEL.Les mercredis de 18:30 à 21:30 hres.Session d'hiver (du 9 janvier au 15 avril 1984) BLT-6412 Analyse des systèmes \u2014 Plan d'ensemble pour la conception des systèmes.Analyse des opérations dans divers services.Etudes de cas.Professeur: à déterminer.Les lundis de 18:30 à 21:30 hres.BLT-6402 Études de cas en gestion du personnel \u2014 Discussion des différents éléments propres a la gestion du personnel parmi lesquels: la sélection du personnel, la description des tâches, les organigrammes, le principe de délégation, la motivation, la syndicalisation, la communication dans l'organisation, etc.Professeur: M.Réjean SAVARD.Les mercredis de 18:30 à 21:30 hres.Les étudiants libres obtiennent une attestation mais ne postulent aucun grade ou certificat.Leurs frais de scolarité s'élèvent a 52S par cours.Pour plus de renseignements, téléphoner au secrétariat de l\u2019Ecole: (514) 343-6044 54 ARGUS MA!-.'Ul N-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 iNet et les bibliothèques canadiennes: essai des services à valeur ajoutée aux services bibliographiques et aux services d\u2019information Far Jean-Eudes Bériault* La mise en commun des ressources et la communication d'information aux utilisateurs sont les principales raisons d'être du développement d'un réseau bibliographique et de communication.Dans le cadre de la mise au point de ce réseau.la Bibliothèque nationale du Canada et un groupe de bibliothèques participent à un projet-pilote appelé iSet.Les essais iSet ont débuté le 12juillet 1982 et vont se terminer en juillet 198 J.Le projet, son envergure, ses possibilités, les raisons de la participation aux essais et les applications qui seront vérifiées par le Groupe de services bibliographiques y sont décrits.Resource sharing and the provision of information to the user are the ultimate reasons of bibliographic and communication network development.Taking into account the development of this network, the National Library of Canada as well as a group of libraries is participating in a pilot project called iNet.The iNet trial started July 12, 1982 and will end in July 1983.The project, its impact, its possibilities, the reasons of its participation to the trial and the applications which will be verified by the Bibliographic Interest Group are described.Introduction L'n projet-pilote appelé «les essais iNet est en cours, dans le cadre duquel un groupe de bibliothèques participe à des essais d\u2019échange d'information.La Bibliothèque nationale vise à tester la mise en œuvre du modèle d'interconnexion de systèmes ouverts (OSI proposé par l'Organisation internationale de normalisation ISO) destiné aux applications en milieu de bibliothèques afin de réaliser un réseau décentralisé de services de communication bibliographique pour le Canada.Le contexte du réseau de bibliothèques canadiennes Dans le cadre de la mise au point d'un réseau bibliographique décentralisé, il * Jean-Eudes Bériault est açent de liaison au Bureau de développement des réseaux de la Bibliothèque nationale du Canada convient de tenir compte de ce que le réseau doit utiliser à la base des systèmes informatiques de bibliothèques qui sont constamment enrichis.Toute autre façon de procéder n'aurait aucune justification économique.Le réseau de bibliothèques doit être ouvert, c'est-à-dire qu'il doit permettre à un nombre infini de systèmes actuels et en constante évolution de communiquer librement entre eux selon les besoins.Far conséquent, un réseau canadien de bibliothèques fondé sur cette notion d'ouverture doit être décentralisé et regrouper tous les systèmes qui sont prêts à adhérer aux procédures normalisées d'interface élaborées conformément aux modèle OSI.Un réseau national de bibliothèques doit aussi utiliser les installations télématiques existantes afin d'interconnecter les systèmes.Le réseau doit permettre l'accès non seulement aux bases de données bibliographiques, mais aussi aux bases de données graphiques (c'est-à-dire vidéotex ).numériques et textuelles.Entin, le réseau national de bibliothèques doit être bilingue.C'est donc là le contexte dans lequel la Bibliothèque nationale du Canada a décidé de participer aux services à valeur ajoutée du réseau intelligent iNet.Les essais du réseau iNet Le 9 février 1982, le Groupe des communications informatiques (GCI) du Réseau téléphonique transcanadien annonçait officiellement les essais iNet.Les essais ont commencé le 12 juillet 1982 et ont duré un an.Le but général des essais iNet est de fournir aux milieux des affaires l'environnement et les outils nécessaires pour obtenir et utiliser les services des prestataires d'information de façon plus efficace.Un certain nombre de groupes ayant des intérêts communs ont été recrutés à titre de participants.Le Groupe de ARGUS MAi-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 55 Configuration iNet rournuM'un d'information 1 tvpcs dc terminaux\tiNet I)ispla\\ phone Authentifu ation F ourrmwurs d'information Terminaux alph (çéomctriques Terminaux ASCII Administration de l'usager Services de messages services bibliographiques participe dans le but d'étudier les services à valeur ajoutée aux services bibliographiques et aux services d'information.Le Groupe est composé de la Bibliothèque nationale du Canada à titre à la fois de coordonnateur et de participant du Groupe, de l'Institut canadien de l'information scientifique et technique (ICIST).et des bibliothèques de l'Université Carleton, de l'L\u2019n-iversité du Québec, de l'Université de Guelph et de l'Université de Waterloo.Le Groupe des communications informatiques (GUI) assume les frais des activités suivantes: la recherche sur le comportement des utilisateurs, la collecte des statistiques d utilisation, les services du courrier électronique ENV OY 100, les télécommunications entre le réseau et les utilisateurs, l'élaboration du logiciel et du matériel pour le nœud d'accès du réseau, l'accès à la base de données Yista, les terminaux alphagéométriques et les Dis-playphones™, de même que le stockage et le traitement du contenu des applications vidéotex fourni par les groupes ayant des intérêts communs; c'est-à-dire les frais de chargement initial.de stockage et de télécommunications.Fonctions iNet Les principales fonctions du réseau iNet sont: l'accès simplifié, l'interface pour types multiples de terminaux, l'authentification, les répertoires des services en direct, la transmission des messages personnels, la gestion du système et la sécurité.Le nœud d'accès du réseau prévoit un service d'authentification qui identifie tous les utilisateurs et vérifie à quelles bases de données reliées au réseau l'utilisateur a le droit d'accéder.FONCTIONS iNet 1 ) Accès automatique 2) Interface pour types multiples de terminaux d) Authentification 4)\tRépertoires des serv ices en direct 5)\tTransmission des messages 6)\tGestion du système 7 ) Sécurité Les listes des bases de données et des services informatiques accessibles sont présentées dans trois types de répertoires en direct: le répertoire public, le répertoire fonctionnel et le répertoire personnel.Le répertoire public contient une liste générale de tous les services publics d'information accessibles par le truchement du iNet.Le répertoire fonctionnel permet de restreindre ou non l'accès aux bases de données à certains utilisateurs ou un groupe d'utilisateurs.Et enfin, le répertoire personnel facilite l'accès à des services choisis et fréquemment utilisés au moyen d'une seule frappe au clavier.après l'entrée en communication avec le iNet.Le nœud d'accès au réseau facilite l'accès à un grand nombre de bases de données par l'accès automatique et simplifié rendant ainsi transparentes à l'utilisateur les procédures d'entrée en communication avec ces ordinateurs.Le nœud d'accès du réseau assure la surveillance, la sécurité et fournit des diagnostics relatifs aux terminaux et ordinateurs centraux reliés au réseau.Un service d'administration destiné aux utilisateurs fournit les consignes d'exploitation du iNet, les messages de dépannage et les mises à jour des répertoires.Enfin, tous les utilisateurs accrédités ont accès au système de transmission électronique de messages ENVOY\" 100, des messages personnels ou administratifs ou dans le cadre de fonctions déterminées, comme le traitement de messages relatifs aux prêts entre bibliothèques.Composantes techniques des essais iNet Les essais iNet fournissent une interface par paquets commutés à trois types de terminaux: les terminaux alphanumériques, les terminaux alpha-géométriques de tvpe Télidon et les Displav phones™, c'est-à-dire des terminaux à entrée vocale de données.COMPOSANTES I EC UNIQUES iNet 1)\tInterface du réseau public de commutation 2)\t400 terminaux 150 alphanumériques 125 alphagéométriques - 125 Displayphones™ 4) Nœud d'accès disposant de 80 portes Les essais iNet regroupent environ 400 terminaux, soit 150 terminaux alphanumériques, 125 terminaux alphagéométriques et 125 Displav phones™ Les trois types de terminaux communiquent avec les bases de données mais seuls les terminaux alphagéométriques et les Displayphones™ peuvent avoir accès aux pages graphiques.Les terminaux alphanumériques comprennent tous les terminaux asv nchrones ASCII pouvant être reliés au réseau public de commutation de données par paquets appelé Datapac, 56 ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 au moven de lignes privées, de lignes louées ou de lignes commutées.Les terminaux alphagéométriques disposent des fonctions de base décrites dans les spécifications du l élidon élaborées par le ministère des Communications du Canada.Tous les terminaux alphagéométriques utilisés dans le cadre des essais iNet sont munis de claviers alphanumériques qui permettent de solliciter les bases reliées au réseau.Les Displavphones1 M contiennent la plupart des caractéristiques des terminaux alphanumériques et alpha-géométriques.v compris un modem à cadences mixtes, l'appel automatique, le stockage des données, des touches programmables, un bloc numérique et un clavier complet.Durant les essais, le nœud d'accès dispose de 80 portes par lesquelles les 400 terminaux accèdent au réseau; de ce nombre.86 terminaux ont été affectés au Groupe de services bibliographiques.Ce chiffre comprend 24 terminaux alphagéométriques et 26 Display phones™ fournis par le Groupe des communications informatiques tandis que les participants ont fournis les 36 autres terminaux alphanumériques.Toutes les imprimantes sont à la charge des participants.Participants aux essais iNet Les participants aux essais comprennent deux groupes fonctionnellement distincts: les Groupes d'intérêts communs et les prestataires d\u2019information.Un groupe d'intérêt commun est formé d'éléments d'une société ou d'un organisme ou encore d\u2019un ensemble d'organismes dont les exigences en matière d'information, de services et de transmission électronique de messages sont semblables.Il existe huit Groupes d'intérêts communs représentant divers secteurs industriels et de services: Les prestataires d'information fournissent aux membres des groupes d'intérêts communs l\u2019information né- cessaire aux essais en contrepartie d'une participation aux trais, sans trais ou à titre gracieux Un certain nombre de fournisseurs d'information participent.à savoir: BADADUQ Université du Québec ) CAM Université de Waterloo Canada Svstems Group CAN OLL ICIST) CATSUP Université de Carleton ¦ Concord Publishing Ltd Data vision NB Pel ) DOBIS ( BNC) f inancial Post In tog lobe Infomart Informatech IP Sharp Official Airline Guide RAM Université de Guelph) QL Systems Ltd lelidon in BC i BC Tel) Vista et d'autres.(iroupe de services bibliographiques Tel qu indiqué plus haut, le Groupe de services bibliographiques est formé de la Bibliothèque nationale du Canada.de l'Institut canadien de l'information scientifique et technique i ICIST .de l'Université Carleton, de l'Université du Québec, de l'Université de Guelph et de l'Université de Waterloo.Bien que le Groupe de services bibliographiques ne compte que six participants directs, environ vingt bibliothèques collaborent aux essais, à des titres divers.La composition de ce groupe en fait le plus diversifié parmi les groupes avant des intérêts communs.Plusieurs participants du Groupe de services bibliographiques ont fourni des terminaux à d'autres bibliothèques.L'ICIST a installé des terminaux à l'Institut de génie des matériaux et à l'Établissement aéronautique natio- nal du Conseil national de recherches, respectivement à Montréal et à Ottawa; la Bibliothèque nationale du Canada à la Bibliothèque du Parlement; l'Université de Guelph et l'Université de Waterloo à la bibliothèque publique de Kitchener et à l'Ontario Mid-Western Regional Librarv Centre.L'Université du Québec installera des terminaux dans les bibliothèques de cinq de ses campus.De plus, les bibliothèques d'autres groupes avant des intérêts communs \u2014 la société Radio-Canada Canadian Broadcasting Corporation.Gulf Canada et la Banque Royale du Canada \u2014 prendront part aux essais, bien que ne faisant pas partie du Groupe de services bibliographiques.Par conséquent, des bibliothèques universitaires, gouvernementales, publiques et spécialisées participent aux essais.Xpplications étudiées par le Groupe de services bibliographiques Par le biais du iNet, le Groupe de services bibliographiques cherche à démontrer la faisabilité d'un réseau ouvert où les participants emploient les services à valeur ajoutée d'un réseau pour faciliter l'échange d'information entre des installations terminales incompatibles et le matériel informatique et le logiciel exploités par des institutions autonomes.Sept projets ont été mis sur pied dans le but d'étudier les services à valeur ajoutée aux services bibliographiques et aux services d'information: 1.\tInterface de systèmes.2.\tRépertoires pour faciliter l'accès aux systèmes.3.\tDérivation de données catalogra-phiques des systèmes.4.\tUtilisation du courrier électronique pour le prêt entre bibliothèques.5.\tCréation d'une base de données vidéotex.6.\tUtilisation de fournisseurs d'information pour la recherche bibliographique.7.\tPrototype de transfert de fichiers catalographiques.Permettez-moi de vous décrire brièvement les sept projets.L'interface de systèmes consista'*: à relier les systèmes centraux du Groupe de services bibliographiques au réseau iNet, au moyen de Datapac.Durant les essais, on a mis à l'épreuve Futilité des fonctions et des caractéristiques du réseau iNet pour la prestation de services.Pour le Groupe, l'avantage possible est d'accélérer l'accès d'un système à un autre au moyen de terminaux différents.L'utilisateur devrait avoir le GROUPES D\u2019INTÉRÊTS COMMUNS\t \t Droit\tMinistère de la Justice du Québec Gouvernement canadien\tAmbassades Immobilier\tA.E.LePage Institutions financières\tBanque Royale du Canada Pétrole\tGolf Canada Limitée Radio et télédiffusion\tRadio-Canada Services bibliographiques\tGroupe de services bibliographiques Voyages\tVoyages La Baie ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 57 moins possible à se familiariser avec différents claviers et fonctions de terminaux.Le deuxième projet porte sur les répertoires.Les répertoires du iNet contiennent une liste des systèmes accessibles, répartis selon leur type.Les participants évaluent l'étendue et le tvpe d'information à inclure dans ces répertoires et déterminent s'ils sont fonctionnels pour la prise en charge des applications relatives aux bibliothèques et à l'information dans un contexte du réseau ouvert.Le projet de dérivation de données catalographiques a pour but de déterminer à quel point les différentes bases de données servent aux opérations de soutien de catalogage, en permettant aux utilisateurs d'accéder aux notices catalographiques contenues dans les différents systèmes.On évalue l'utilité des diverses bases de données aux fins de catalogage en comparant les opérations de recherche en direct ou en ligne; en analvsant les facteurs tels que les possibilités du système, la documentation et les conventions d'enregistrement des données des utilisateurs qui influent sur la recherche en direct des fichiers de base et en comparant les temps et les coûts de l'intégration des données catalographiques extraites par iNet dans les propres fichiers des bibliothèques, avec ceux d'un catalogage original ou des méthodes de calcul des données en vigueur.Actuellement, les demandes de prêts entre bibliothèques sont traitées surtout par courrier, par téléphone et par télex.En outre, certaines bibliothèques emploient également à cet effet les services de commande de documents en direct assurés par plusieurs fournisseurs de bases de données.Pendant les essais iNet, le Groupe de services bibliographiques a utilisé la fonction de transmission du courrier électronique de ENYC )Y 100 pour évaluer la possibilité d'utiliser les nouveaux services télématiques pour accroître l'efficacité du service de prêts entre bibliothèques.Le formulaire normalisé du prêt entre bibliothèques, conçu pour ENVOY 100, demandera à l'utilisateur des éléments d'information précis.On a recueilli, pour les analyser, les statistiques comparatives du taux de succès, du temps d'exécution et du coût des messages électroniques, d'une part et des méthodes conventionnelles, d'autre part.Dans un autre projet, chaque membre du Groupe de services bibliogra- phiques a créé une base de données vidéotex; par exemple, la Bibliothèque nationale inclut une liste des livres à paraître et l'IGIS I a créé des graphiques pour les bases de données cristallographiques.Le Groupe étudie les points forts, les points faibles et les coûts avantages des systèmes vidéotex, par comparaison avec ceux des systè-mes bibliographiques conventionnels.Les ressources iNet facilitent l'accès aux fournisseurs d'information.Ac-tuellement, pour accéder à chacun de ces systèmes, il faut suivre la procédure d'entrée en communication particulière au système et comportant plusieurs étapes.Le Groupe a fait des expériences avec la procédure d'entrée en communication automatique à une seule étape et a entrepris de vérifier si l'accès à une grande variété de services d'information est simplifié et accéléré.Enfin, les installations des essais iNet servent également à évaluer les exigences techniques du transfert de fichiers de données catalographiques, conformément au principe de l'Interconnexion de systèmes ouverts OSI A cet effet, on a préparé un modèle de protocole de transfert de fichiers dans le contexte de l'OSI tout en tenant compte des composantes techniques des essais iNet.L'analyse de transfert de notices contiendra une comparaison des coûts et des délais d'exécution de la transmission en direct avec ceux de la transmission par bandes.Ce projet concerne particulièrement le service de distribution de notices MARC de la Bibliothèque nationale du Canada.Conclusion Les essais iNet se sont terminés en juillet 198J.Le Groupe de services bibliographiques est actuellement en train de recueillir les données sur les résultats des différents projets.Même si l'évaluation finale des applications bibliographiques ne sera pas terminée avant l'automne 198J.je peux tout de même vous faire part dès maintenant d'impressions partagées par le Groupe.Le Groupe s'était fixé l'objectif de vérifier ensemble les nouvelles techniques et il en a retiré des perspectives et une expérience précieuses concernant les avantages, les inconvénients et les coûts de conception et de mise au point d'un réseau national de bibliothèques.Le réseau de bibliothèques basé sur le modèle de l'Interconnexion des svstè-mes ouverts (OSIi semble techniquement réalisable.Les essais iNet peuvent être considérés comme un progrès technique remarquable.cependant, il faudra peut-être franchir un autre pas aussi important avant que ce svstème ne soit véritablement avantageux pour les bibliothèques Il semble que la capacité d\u2019interroger de nombreuses bases de données aura des applications limitées jusqu'à ce qu'il v ait d'autres innovations, comme la création d'un langage de commande commun.En juillet 1983.iNet a débuté une nouvelle étape.Des enrichissements seront apportés au système mais l'utilisateur devra paver pour les services.Nous craignons que certaines bibliothèques désireuses de participer n'aient pas des attentes réalistes à l'endroit de l'iNet et qu elles se découragent.Les conclusions laissent présager que le système ne présentera d'avantages économiques pour la majorité des bibliothèques que lorsqu'on v aura apporté certaines améliorations.La Bibliothèque nationale du Ganada de même que les cinq autres participants du Groupe ont déjà fait part de leur intention de participer à cette nouvelle phase d'iNet afin d'étudier le rapport coûts avantages des plans de tarifs des services à valeur ajoutée aux services bibliographiques et aux services d'information.De plus, la Bibliothèque nationale, en plus de participer aux essais de commercialisation d'iNet, continuera son travail protocolaire basé sur le modèle de l'Interconnexion de systè-mes ouverts (OSI), qui comprend notamment les tests du protocole de transfert de fichiers et l'élaboration d'un logiciel qui incorporera la création et la transmission de messages de prêts entre bibliothèques par l'entremise de services de courrier électronique avec extension éventuelle aux services de télex et de télétex.Enfin, dans le cadre de la mise au point du réseau décentralisé de bibliothèques pour le Canada, trois scénarios se présentent à la Bibliothèque nationale du Canada.En premier lieu, les bibliothèques participantes peuvent acheter tous leurs services des entreprises de télécommunications.Le deuxième scénario est que chacun des participants du réseau développe lui-même les services à valeur ajoutée.Enfin, le troisième scénario qui sera probablement celui adopté au Canada est un mélange de services offerts par les entreprises de télécommunications et de logiciels développés par les bibliothèques.58 ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 mm K h,k xi\u2019nii hdwin But hinski and Ma/harui Islam.I.t inlrttf de iintti mnexion da riv U ortie x te 'if IVOit*-rahun d'un restau bibt i.^raphiqut national ( >ttawu.Bibliothèque nationale du Canada, 1980 Cvnthia Durance.Kdw in Buchimki and Doreen (îuenter.iNet and Canadian libraries N» w Télécommunication* Fat ilities for Librars and Information Services .I hf Canadian Journal ' Information Siert \u2022.vol T.pp 1-1(1 Csnthia Durance.Vers rétablissement d'un restau de mmunua/ion biblio^iaphiqut au (.anada ( )tta-v\\a.Bibliothèque nationale dsi Canada.1982 International ( )r«am/ation lor Standard- ization.Technical Committee on Computers and Information Processing Subcommittee on < )pen Svstems Interconnection.Data processing Reference model f open system* inier< onnec tion basic reference model.2nd draft proposal 1SO-DP7498 New York.ISO TC97 SC Hi, Secretariat.August 1981 i INDISPENSABLE AUX LIBRAIRES ET AUX BIBLIOTHECAIRES Vous désirez acheter un livre de langue française d'un auteur ou d'un éditeur canadien?v w t\tV\tMars 1*183 Il vous faut La liste des livres disponibles de langue française des auteurs\tLa liste des livres disponibles de langue française des auteurs et des éditeurs canadiens Canadian Authors & Publishers French Books in Print et des éditeurs\t canadiens.\tC iassement alphabétique par Auteurs en préparation le volume\tBIBLIO-INFORHATICA \tI\tCasement alphabétique par Sujets\t1\tBIBLIO-INFORHATICA Vous trouverez dans chaque publication (AGTEÜRS et TITRES) les coordonnées suivantes: éditeur collection présentation code ISBN année de publication disponibilité distributeur prix actuel Subventionnée par le Ministère\tChaque édition complètement remise à jour, rend des communications du Canada, cette réalisation caduques les précédentes, se fait sous l'égide de la Société de développement du livre et du périodique < SDLP i.\u2022\ten format imprimé: 4 parutions par an \u2022\ten format micro fiches: 10 parutions par an Abonnements et renseignements: A\tC.P 220.Ville Mont-Royal ( PERIODICA ) Qué Canada H3P 304 ARGUS MAl-JU!N-JUILLET-AOÙT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 59 Maintenant de BIBLIOFICHES Micro-ordinateurs pour les bibliothèques mmmm Logiciels pour Micro-ordinateurs APPLE (t.m.) Bientôt disponibles pour autres Micro-ordinateurs 1 ) Système de prêt en direct 2)\tSystème pour acquisitions 3)\tSystème pour les jeux de fiches et les etiquettes 4)\tSystème de catalogage 5)\tSystème de contrôle des publications en sérié Nous vous présentons les meilleurs systèmes de micro-ordinateurs existants dans le commerce aux prix abordables Bibliofiches (514) 336-4340 Tous les clients des régions (418) (819) et (613) peuvent nous rejoindre directement sans frais en composant 1-800-361-9211 60 ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÙT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 RIDAQ: Le réseau d\u2019information documentaire automatisé d\u2019Hydro-Québec Far Louise Lalande* L'auteur décrit les principales caractéristiques de RIDA Q système implanté en 1982 à Hydro-Québec en eue de favoriser le développement du réseau documentaire à l'intérieur de l'entreprise.The author describes the major characteristics of the RIDAQ system, which was implemented in 1982 at Hydro-Québec to promote the development of a documentary network within the company.Le réseau d\u2019information documentaire automatisé d'Hvdro-Québec, ou RIDAQ, est un système de traitement et de repérage de tous les documents acquis ou produits par Hydro-Québec.Ces documents, nombreux et très divers, sont répartis entre la Bibliothèque de l\u2019entreprise et plusieurs unités administratives, avec les difficultés d'accès et de consultation que cela entraîne.Con^u à l'aide du logiciel MINISIS, le système RIDAQ est un outil de mise en commun des ressources documentaires, qui en facilite le traitement et le repérage.C'est l'un des moyens pour le service Bibliothèque d\u2019Hvdro-Qué-bcc d'établir un véritable réseau documentaire à l'intérieur de l'entreprise.L ne bibliothèque d\u2019entreprise et des centres de documentation autonomes Le service Bibliothèque d\u2019Hvdro-Qué-bec doit fournir documentation, information et services documentaires aux cadres, ingénieurs, spécialistes et techniciens de l'entreprise, soit environ 7 000 personnes.Il a aussi pour mandat de rendre accessibles aux organismes extérieurs et au public les documents d Hvdro-Québec disponibles.\u2022 Louise Lalande est biDliothccairc professionnelle et responsable du traitement des documents à la bibliothèque d Hvdro-Québec Le défi est de taille, car les champs d'activité de l'entreprise sont très variés et la clientèle très hétérogène.Hydro-Québec emploie aussi bien des ingénieurs que des médecins et des avocats; des économistes, comptables, mathématiciens, informaticiens; des rédacteurs, des psychologues, etc.La Bibliothèque d\u2019Hvdro-Québec possède donc une documentation diversifiée, tant par les sujets traités que par la nature des documents.On y retrouve des ouvrages de référence, des périodiques et des monographies, sans compter les publications gouvernementales, rapports annuels, rapports techniques, ainsi qu\u2019une importante collection de normes.En plus de son rôle opérationnel, le service Bibliothèque joue un rôle d'encadrement auprès de toutes les unités documentaires de l'entreprise.En effet, au cours des vingt dernières années, des centres de documentation autonomes se sont créés dans une quinzaine d'unités administratives.Ils ont pour but de «fournir des services d'information documentaire sur mesure à la clientèle restreinte d'un secteur d\u2019activité spécialisé».1 Leur collection diffère de celle de la Bibliothèque: ils privilégient les tirés-à-part de périodiques et de conférences, les brochures et les rapports techniques.Le personnel des centres de documentation se consacre surtout à «une recherche d'information personnalisée et continue qui peut aller, dans cer- tains cas, jusqu'à faire l'état de la question sur un sujet donné».- Ces centres se sont développés indépendamment les uns des autres, sans système de traitement commun.Le traitement de l'information avant RIDAQ A vrai dire, jusqu'à l'implantation du système RIDAQ la normalisation du traitement documentaire était à peu près inexistante à Hvdro-Québec.La Bibliothèque traitait exclusivement les monographies conservées sur place ou dans les centres de documentation, à l'exception de celles de l'Institut de recherche d\u2019Hydro-Québec (Ireq).De 1979 à 1982.le service Bibliothèque a fait partie du réseau TELE-CAT-UNICAT, puis de RIBLIN.Les monographies étaient alors signalées dans un catalogue collectif sur microfiches, diffusé dans les centres de documentation.Quant au traitement de la documentation dans ces centres, il a toujours été moins élaboré qu'à la Bibliothèque et différait beaucoup d'un centre à l'autre.Les monographies étant déjà traitées, plusieurs centres se contentaient de classer les autres documents par grands sujets sur les rayons.Certains utilisaient un fichier manuel, tandis que quelques-uns avaient développé un système informatisé.Bref, le traitement documentaire n'était pas normalisé dans l'entreprise, et le repé- ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 61 rage des documents autres que les monographies s'avérait difficile et fastidieux.Avec le système RIDAQ, les unités documentaires d'Hvdro-Québec disposent désormais d'un fichier collectif, comptant déjà près de 30 UÜU notices, et de plusieurs moyens de simplifier la consultation: une liste maîtresse de tous les documents, un index alphabétique.une liste de nouvelles acquisitions.etc., que nous décrirons un peu plus loin.Mais d'abord quelques mots sur le logiciel MIN ISIS, qui a servi à développer le système RIDAQ et dont on parle déjà beaucoup dans nos milieux.Quelques caractéristiques de MINISIS MINISIS est un logiciel spécialisé en gestion documentaire.Il fonctionne en mode interactif sur un mini-ordinateur HP3000.Il s'adapte facilement à la plupart des exigences et il est particulièrement bien conçu pour répondre aux besoins des bibliothèques.MINISIS permet à l'usager de créer des bases de données sans avoir à connaître la programmation.Système «amical», il assiste l'usager au moyen de la fonction AIDE, qui lui indique ce qu'il faut faire à tout moment.Les dialogues entre les usagers d'Hvdro-Québec et le système sont en français.Grâce à la structure des bases de données, l'accès est très rapide: on peut repérer les documents en quelques secondes.L'interrogation peut se faire sur une ou plusieurs zones à la fois, à l aide des opérateurs de Boole: ET, OU.OU EXCLUSIF, SAUF.Comme il s'agit d'un système interactif, plusieurs usagers peuvent avoir accès en même temps aux mêmes bases de données pour fins de modification ou d'interrogation, tout en ayant chacun l'impression d'être seul à travailler dans le système.Le logiciel est doté d'un contrôle efficace, qui protège les données de chaque utilisateur, ce qui est essentiel dans un réseau.Enfin.MINISIS permet la production de différents rapports de sortie sur papier ou sur microfiches.De MINISIS a RIDAQ C'est en décembre 1981 qu'Hydro-Québec a fait l'acquisition du logiciel MINISIS.Le service Bibliothèque, en collaboration avec l'Informatique, l'Ireq et trois des centres de documentation de l'entreprise, travaillait alors depuis six mois au développement d'un svstème automatisé qui répondrait à deux objectifs principaux «un traitement rapid* , ellu air et rentable de sa eollci\u2019tion et éventuellement de celle de chacun des principaux centres de f Information Science and Technology, 17 (1982 .p 143 24\tElaine Svenonius.Rutherford Witthus, « Information Science as a Profession», in American Society for Information Science, Annual Review oj Information Science and Technology, lt» 1981 ».p 292 25\tVictor Rosenberg.>p ut .pp 11>-1H.26\tIbid , p 12 27\tMichel Albaru >p cit .p 23.28\tBenoît Lacroix.«Plus fait douceur que violence» Le Devoir, 21 janvier 1983), p.7 -an servit! des collectivites \u2022 Toutes les nouvelles parutions, jeunesse et adulte, étalées selon vos besoins dans une grande salle de conférence.\u2022 Un complément de recherches bibliographiques et commerciales fait par un personnel qualifié.Un service d'envoi des listes de nouvelles parutions.Un éventail complet de tous les ouvrages de langue française : québécois et étrangers.Nous pouvons vous accueillir sur rendez-vous tous les jours de la semaine de 9 h à 18 h, et même le samedi de 9 h à 17 h.Librairie FRANCE* QUÉBEC 3550, rue Rachel est Montréal, Qué.H1W 1A7 Tél.: (514) 526-5951 ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 »\t'\tV\t1\t\\ 7 Les bibliothèques publiques trois ans après le plan Y augeois Far Louise Laborit et Florian Dubois* Devant la misère du réseau québécois des bibliothèques publiques, le ministre des Affaires culturelles, Denis l augeois, lança en 1980 un programme d'aide financière à la création et au développement des bibliothèques publiques.L article, tout en soulignant les retombées positives du plan, déplore les compromis qui y ont été apportés.La parité avec la moyenne canadienne reste possible si le ministère conserve sa détermination.Gwen the poverty of Quebec's network of public libraries, the Minister of Cultural Affairs, Denis Vaugeois, initiated a program of financial assistance for the creation and development of public libraries.While emphasizing the positive benefits of the plan, the article deplores the compromises involved.Parity with the Canadian average is still possible if the Ministry maintains its determination.Pourquoi un plan \\ augeois?Lorsqu'en 1978 le nouveau ministre des Affaires culturelles de l'époque.Denis \\ augeois, voulut connaître la situation des bibliothèques publiques québécoises par rapport à celle des autres provinces canadiennes, le portrait qui s'offrit à lui était assez navrant (voir tableau 1).Une vraie honte! Bon dernier partout ou presque et même largement distancé par certaines provinces souvent considérées comme sous-développées aux plans culturel et économique, le Québec ne trouva guère dans cette description matière à faire reluire son blason.Les provinces avec lesquelles il se compare habituellement c'est-à-dire l'Ontario, la Colombie britannique et l'Alberta, se retrouvaient bien sûr en tête de ligne et à telle distance que vouloir les rejoindre tenait de l'utopie pure et simple.Même la movenne canadienne représentait un objectif extrêmement difficile à atteindre.\\ augeois décida cependant de relever le défi et se donna cinq ans pour faire en sorte que la movenne des bibliothè- \u2022 Louise Laborit est directrice de la Bibliothèque municipale de Ville d'Anjou.Florian Dubois est directeur de la Bibliothèque municipale de Boucherville ques québécoises rejoigne la moyenne canadienne.Bref retour en arrière Ln 1960, le gouvernement québécois promulgait la Loi sur les bibliothèques publiques.Naquirent alors au sein du ministère des Affaires culturelles, le Service des bibliothèques publiques ainsi que la Commission des bibliothèques publiques.On profita de l'occasion pour lancer un timide programme de subventions.Le contexte de cette décennie I960 ne pouvait permettre qu'un démarrage assez lent du développement des bibliothèques publiques car.mêlée à une foule d'autres priorités, l'intégration de la dimension culturelle dans l'administration locale semblait, pour de nombreux élus, un luxe que les municipalités ne pouvaient se permettre.trois tableaux qui suivent illustrent bien la lenteur de ce cheminement que même les efforts particuliers déployés par le ministère des Affaires culturelles en 1979 et 1980 n'ont pu accélérer (tableaux 2, 3, 4).Au début des années 1970, les bibliothèques publiques durent traverser une difficile période de remise en question de leur existence.Face à un développement rapide et massif des équipements de bibliothèque scolaire.plusieurs administrateurs municipaux entrevirent là une occasion rêvée de se libérer du fardeau de la bibliothèque publique en tentant de l'intégrer à la bibliothèque scolaire.Grâce à la persévérance et à la détermination des bibliothécaires alors en place, cette catastrophe put heureusement être évitée.Le mémoire Éléments de programme qui parut en 1974, a symbolisé la prise de conscience qui se fit alors, à l'intérieur même du ministère des Affaires culturelles, de la pauvreté du réseau québécois de bibliothèques publiques.Ce document qui démontrait une volonté positive de la part du gouvernement québécois, eut pour effet immédiat d'accroître les subventions aux bibliothèques publiques.Ce nctait hélas pas suffisant pour faire sortir les bibliothèques publiques de leur situation misérable.Il fallait que celles-ci deviennent véritablement la priorité du ministère des Affaires culturelles et c'est grâce au ministre \\ augeois que cet objectif put enfin se réaliser.Flan \\ augeois Jamais encore au Québec on n'avait assisté à une telle démonstration d'intérêt de la part des élus municipaux pour les bibliothèques publiques.ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 69 que lors du congrès de 1 L nion des municipalités du Québec, en 1979.Le ministre \\ auijeois en personne venait \\ lancer son généreux programme d'aide tinancière à la création et au développement des bibliothèques pu- bliques.Ce programme d'une durée de cinq ans offrait aux municipalités la possi- Tableau 1: Bibliothèques publiques.par province, 1977 \tOnt\tfréquenté\tPrêts\tpar\tDépenses\tpar\tNombre de bibliothécaires\t\tNombre d'autres\t \tla bibliothèque\t\tpersonne\t\tpersonne\t\tdiplômés pour\t\temployes\tpour \t\t\t\t\t\t\t100 000\tpersonnes\t100 000 pe\trsonnes \t\tran q\tnombre\trang\tS\trang\tnombre\tram;\tnombre\trang Colombie\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Britannique\t49,5\t1\t7,5\t1\t10,0\t2\t9,0\t2\t25,4\t3 Ontario\t46,0\t2\t6.4\t2\t13,0\t1\t11,5\t1\t32,8\t1 Saskatchewan\t36,5\t4\t6,2\t3\t9.9\t3\t8,8\t3\t32,8\t2 Alberta\t40.9\t3\t5,2\t4\t7,6\t4\t4,2\t\t22,7\t4 Nouveau-\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Brunswick\t26,7\t8\t3,3\t9\t4,3\t8\t5,4\t6\t22,6\t5 Manitoba\t34,6\t5\t4,3\t6\t4.8\t6\t3,9\t8\t15,8\t8 Nouvelle-\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Écosse\t30,7\t6\t4,0\t\t4,7\t7\t6,1\t5\t16,3\t7 Ile-du-Prince\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Édouard\t30.1\t7\t4.4\t5\t6,1\t5\t7,5\t4\t20,8\t6 Terre-Neuve\t23,6\t9\t3,6\t8\t4,2\t9\t2,0\t10\t15,4\t9 Québec\t22,0\tJ0\t2,2\tJJO\t2,7\t10\t3,0\t9\t9,2\t10 Canada\t34,0\t\t4,7\t\t6,73\t\t6,1\t\t21,6\t * Les données seraient sensiblement les mêmes pour toute la décennie 1970.Livres par tête Tableau 2: Livres par tête de la population totale au Québec Livres possédés par les bibliothèques publiques 1,6 1,5 1,4 1,3 1,2 1,1 1,0 0,9 0,8 0,7 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 I960 61 62\t63\t64\t65\t66\t67\t68\t69 70\t71 72 73 74 7;> 76\t77 78 79\t80\t81 82\tannées 0.36 0.36 0.40\tC.42\t0.47\t0.51\t0.55\t0.54\t06\t0 63 0.67 0.71 0.76 0 78 0 82 0.87 0.81\t0.81 0 86 0 94\t1.07\t1.27\tlivres par tête 70 ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 bilité d'aller chercher des subventions pour l'édification de bibliothèques publiques pouvant couvrir jusqu'à 75* -des coûts dans les cas de rénovation et 65f< dans ceux de construction.Le tableau suivant (tableau 5), extrait de la première version du programme de subventions démontre bien le désir du ministère des Affaires culturelles de ne pas faire les choses à moitié.Ln effet, plus la superficie de la bibliothèque à construire s'approchait du 100f7 de la norme québécoise, plus la participation du Ministère prenait de l'importance.Dans la version révisée des l'année suivante, le gouvernement apporta cependant quelques limites à ce pro- gramme: les coûts admissibles se rapportant aux travaux de construction ou de rénovation, à l'exclusion du terrain et des honoraires professionnels, ne devaient pas excéder un montant fixé à 55S le pied carré puis, en 1982.à 60S le pied carré et la superficie excédant 100'^ de la norme revenait entièrement à la charge de la municipalité.Les achats de volumes devenaient l'objet d\u2019une subvention particulière.Ils étaient subventionnés dans une proportion de 50'^ et pendant un peu plus de deux ans, les bibliothèques publiques purent continuer à bénéficier de la remise de 15% des libraires.En 1982, la subvention fut conservée à jü' < pour les livres québécois mais réduite à 35' '< pour les livres étrangers.Compte tenu enfin de l\u2019effort apporté à sa bibliothèque par chaque municipalité.les trais d'opération de cette dernière étaient subventionnés dans une proportion se situant entre 25 et 35% de ces coûts avec cependant un plafond de 4S par habitant.Afin d'être admissibles à l'ensemble du programme, les municipalités devaient offrir un service gratuit à l'ensemble des citoyens de leur territoire, employer à plein temps au moins un bibliothécaire dans le cas seulement des municipalités de plus de 10 000 habitants et finalement fournir au ministère des Affaires culturelles la docu- Prcts par\tTableau 3: Prêts par tête de la population totale au Québec tête 0,4 - 74 75 7 79 80\t81 82 77 78 I960 61 62\t63 64 65 66 67 68 69 70\t71 prêts par 1.86 1.89 2.05 2.02 2.25 2.13 2.82 3 0.85 0.82 0.91 0.97 1 09 1.2 1.18 1.16 1.33 1.41 1.53 1,71 1.73 1 ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 71 / mentation requise.Dans la version revisée en 1981, ces conditions d admissibilité turent réduites à un strict minimum consistant en l'envoi au ministère des Affaires culturelles de la documentation requise.Ce programme, le plus incitatif et le plus important jamais mis en branle pour les bibliothèques publiques au Québec, souleva, on le comprend facilement.un intérêt très fort chez les élus municipaux et permit de plus d'amorcer un changement d'attitude et de mentalité propice au développement Retombées du plan \\ augeois Partant du lait que.pour rejoindre la norme canadienne en matière de clientèle, de prêts, de services offerts, etc., il nous faut au départ des locaux dont la superficie correspond au moins à la norme québécoise, examinons maintenant ce que le plan Vaugeois nous a apporté dans ce domaine depuis son lancement en 198U voir tableau 6).Ces résultats sont certes encourageants mais force est de reconnaître que.malgré un programme de l'envergure de celui du plan Vaugeois, la superficie occupée par le réseau des bibliothèques publiques québécoises ne correspond encore qu à environ 60 de la norme minimale.Il reste donc beaucoup tie travail à abattre ainsi que beaucoup d argent à investir pour atteindre cette norme qui nous permettra peut-être de rejoindre la moyenne canadienne.Il faut cependant considérer le contexte dans lequel ce programme de subventions a été lancé.Il subsiste encore dans la population une grande méconnaissance de ce qu'est une bibliothèque publique et des services qu elle peut offrir A cet effet, la pre- Tableau 4: Contributions locales accordées aux bibliothèques publiques du Québec par tête, en dollar constant 1980 3,00 - 2,00 - 1,50 - 1.00 - 0,50 - 79 80\t81 82 63 64 65 66 67 68 69 70\t71 1960 61\t62 66e 87C 82C 86C 1.01 1.13 1.22 1.39 1.56 1.72 2.01 2.07 2,29 2.47 2.95 3.23 3,39 3 70 3.64 3.65 Tableau 5: Subventions pour construction et rénovation.Coordonnées pour le calcul dt s subventions.Pourcentage de la norme\tSubvention en pourcentage\tSubvention en pourcentage d'espace que le nouveau local permet d'atteindre\tdes coûts de rénovation\tdes coûts de construction moins de 40%\t50\t35 409c-59%\t60\t50 plus de 60%\t75\t65 Tableau 6: Construction et aménagement de bibliothèques publiques au Québec, 1980-198: \tNombre de projets\tSuperficie\tCoût des travaux 1980-1981\t12\t55 742 p.c.\t3 262 281 S 1981-1982\t21\t210 517 p.c.\t14 791 713 S 1982-1983\t15\t172 942 p.c.\t18 922 924 S 1983-1984( 1 *\t10\t100 000 p.c.\t10 000 000 S 1984-1985'-'\t10\t120 000 p.c.\t12 000 000 S Total\t68\t659 201 p.c.\t58 976918 S e: l'4~l ' \u2022 tors International.Int The Boca Basa Building, Code, 1975.t>th td \u2022 \\ tumal Building 0*de, 1(*6~ edition ! Selon Kapsch.les systèmes d\u2019indexation du genre «one way division» ont l'avantage d\u2019être faciles à développer.à utiliser et à appliquer.Cependant ils s'avèrent rarement adéquats pour des systèmes d'information déve-lopnés et sophistiqués, pour des applications où de fines distinctions doivent être apportées.Il existe une autre catégorie de svMême d'indexation de l'information en architecture que l'on peut définir comme suit: A two wav division is the definition of the bod\\ of architecture and building under consideration and the subsequent division of that set into two series of subsets !- Ces systèmes fournissent une approche plus sélective par rapport aux précédents mais la dépendance entre les divisions formées est souvent inexistante.Ces systèmes peuvent être représentés par une matrice où chacune des deux divisions principales figure.Par exemple, le Public Building Service du gouvernement américain utilise ce genre de système pour l'information sur les caractéristiques de rendement contenues dans ses normes pour les édifices à bureaux construits à l'usage de la fonction publique américaine Ainsi les éléments de construction (ex.structure, electrical distribution, etc.) peuvent être retrouvés en abeisse et les attributs (ex.conditioned air.illumi- Built Elements or Subsy stems \t/\t\t\t\tS \u2022 ZZ x\tC v\t/ u /\tw conditioned air\t\t\t\t\t\t\t illumination\t\t\t\t\t\t\t acoustics\t\t\t\t\t\t\t stability durability\t\t\t\t\t\t\t health & safety\t\t\t\t\t\t\t maintenance\t\t\t\t\t\t\t planning\t\t\t\t\t\t\t Performance sprt ification for office buildings (PBS)U Figure 1 78 ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÙT 1982 VOLUME 12 NUMERO 3-4 SfB/l IK (1961) and ( I SIli (19t>8) in mort detail nation, etc.i en ordonnée.La Injure 1 est un exemple de ce genre de matric e.Ces systèmes peuvent être intéressants lorsque deux aspects spec ifiques d'un sujet et leur relation réciproque nous intéressent en particulier (ex.produit: unité de soins dans un hôpital en relation avec le processus: design ).D\u2019autres systèmes de classific ation existent pour les documents dans le domaine de l'architecture.Une classification bien connue et recommandée pour les bureaux d\u2019architectes et les compagnies de construction cie grandeur moyenne est la SfB CDU.Ln 1952, un comité connu sous le nom de International Building Classification Committee fut chargé d'étudier le problème de la classification dans le domaine du bâtiment Le travail de ce comité porta sur l'étude de cinquante-cinq systèmes de classification.Finalement, les systèmes retenus comme les plus utiles furent la SfB et la CDU.La SfB est un système de classification suédois dans le domaine de l'industrie du bâtiment1 \u2019 et la Classification décimale universelle (CDU) se veut un système cie classification général.La CDU utilisée seule ne présente pas de tables de matériaux et d'éléments du bâtiment.Elle présente par contre une liste de types de bâtiments.Le système de classification SfB comprenait à l'origine, trois tables de base: \u2022\ti partie d'un bâtiment par un numéro entre parenthèse ex (Jl pour «external walls»).\u2022\tI ' classe de produits par une lettre majuscule (ex.F pour «bricks and blocks» i.\u2022\tN | classe de matériaux par une lettre minuscule (ex.g pour «clay»i.Ce système de classification à facettes s'avérait incomplet.Il ne présentait pas de classe pour les types de bâtiments et les équipements reliés à ces tvpes de bâtiments.La combinaison de la CDU avec la SfB visait à combler ces lacunes.Des modifications furent apportées au système SfB CDU au cours des années suivantes.Au niveau de la SfB CDU, la table 1 incluait les éléments du bâtiment et les types de bâtiments.Dans le cas où les deux concepts (ex.fenêtres dans les prisons) présentaient la même importance au niveau d'un document, le système exigeait qu'on privilégie un aspect lors de l'indexation (ex.soit fenêtres ou soit prisons).i\u2018*,i ( icneral spacrs hxturrs and equipment F.xiemal rlrmrnt* Primarv rlrmrnt* V*'ndarv elrmcnt' Fable 2/3 Paints Installation of Brickwork masonrv Fable 2/3: construction form Y Products, general \\s with the lt*M manual, lower case letters and numbers trom the materials table Table $i mav be added to denote materials, eg F g \u2019 bricks, hred clay Cast situ Bricks, blocks Table 4: activities and requirements I Admission and management I Econome.time requirements Abstract oncepts such as management activities, properties and requirements are placed in a nett Table * containing mam of the concepts originally in A and R bracketed Fable 0: built environment umentation.vol 16 March I960» pp 11-14 20.\tCandace S Bogar.«Classification for an \\rchitecture and Art Slide Collection .Spr.ial Libraries, vol 66 December 1975 .pp 570-574 21\tIbid , p 572 22\tColin H Davidson et John Roberts.>p cit .p 163.23.Robert J Kupsch.Esistmg Architectural In-Indexing, Systems Washington, D.C., National Bureau of Standards.197»» .67 p 24 Ibid., p 2 25.\tIbid., p 2.26.\tIbid., p 2 27\tOttawa.Comité associé du Code national du bâtiment.Conseil national de recherches du Canada.1981.28\tCité par Kapsch.op.cit., p 16.29.\tIbid., p 10.30.\tIbid .p.13, 31 Ibid., p 14.32.Ibid., p 4 33\tThe PRS Building System ISogram and Perform-ame Specifications for Office Buildings, 3d ed Washington, D.C .(ieneral Servîtes Administration.Public Buildings Service.1975).34\tTirée de Kapsch.op cit.p 29.35\tLe SfB est un système préparé par le Sa-marbetskommittén for Bv ggnodsfragor comité de coordination de l\u2019industrie du bâtiment en Suède) et dont il porte les initiales SfB 11 semble que l\u2019édition originale du SfB soit SfB Budding Register and its Application, edited by the SfB Coordination Committee for the Building Trade, Sweden, report of June II, 1948 ( Stockholm, 1948), 18.72 p Cette référence a été gracieusement fournie par le Service de référence de la Bibliothèque de science et de génie de l\u2019L\u2019niversité Concordia 80 ARGUS MAl-JUIN-JUILLET-AOÜT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 9> Classifieatom dé, imale iinuerselle, id movcn-nr internationale Bruxelles.Mundanrum.1\t1 \u2018*7 < .2 v I-a (lasse utilisée dans le - as présent est la (lasse 73.'\t\\ Rav-Jones et W MeCann.U (Jh h )t(t Manual Organizing Building Project Information, Imorporattng the Author,tatve Imted Kingdom Ver-.ion ,t thf International StJi ( la sificatton V-, stem as il Apphr t< I\u2018T fi t Information Dindon.\\n hitec -tural Press for] Riba Sersues.1971 38 Kaptch.op ni., p '» 59 Libraries fur prof* wional praith\u2019t London.\\r-chitectural Press.1972 .p 114 l niversité 2.(lut fie tint s tor thf F/ahorati 'H and Del e lopment >.f Thésaurus Montréal.197 \\\t2 \\ 11 fhid 42 C H Davidson et J.Roberts. at .p I69 4 V Thésaurus canadien des sciences et de la te< hnoln-{tie de la i.instruction [développé pour le Département I su j de l Industrie et du Commerce du gouvernement canadien par le Groupe de recherche IF, à Tl nuersité V Montréa; , (Ottawa Ministère de l\u2019Industrie et du Commerce, 1978 t.2 \\ 14 BF \\M Programme canadien dont le but est de promouvoir la construction modulaire, d accroître le productivité et l\u2019efficacité dans le domaine de la construction au canada Ije thesaurus en question est le Thésaurus de la terminologie canadienne en onstruetion.éd.préliminaire Ottawa.M inistère de l'Industrie et du Commerce.1971» 4 Y // Thesaurus of Building Science and Terminology Montréal.Equipe de recherche.IF.Univer-I site de Montréal.1972i I 4b C.H Davidson et J Roberts, p.sit .p 163.47 Ihid.p 169.]\t48 Kapsc h.op.at., p 9 Ateliers des Sourds Montreal (1978) inc 85, rue de Castelnau ouest Montreal, QC H2R 2W3 (514) 279 4571 Lithographie Photocomposition Reliure GRAND DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE LAROUSSE les éditions françaises= 1411, rue Ampère Boucherville.QC J4B 5W2 Tél (514) 641-0514 LK \\ OU MK / Il KM DK PARAÎTRE S EN 15 VOLUMES avec la collaboration d\u2019environ 1 000 spécialistes 15 volumes (19 x 28 cm) environ 12 000 pages 180 000 articles 12 000 dessins et schémas 11 000 photographies 1 300 cartes 60 tryptiques GDEL PROFITEZ DE NOS PRIX AVANTAGEUX DE SOUSCRIPTION Avec environ 180 000 articles, qui répertorient les noms communs et les noms propres le GRAND DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE LAROUSSE renseigne sur I état de la langue française et son utilisation (étymologie, sens usuels et techniques des mots, exemples et constructions grammaticales) Les informations encyclopédiques donnent les repères fondamentaux sur les faits et les idées et font comprendre cet univers de contradictions qui nous entoure L'illustration, en couleurs d'un bout à l'autre de l\u2019ouvrage, apporte à tous les genres de sujets une documentation complémentaire irremplaçable Un ouvrage de consultation facile caractérisé par sa clarté de méthode et de presentation graphique \u2014\tsens multiples du mot numérotés à l'intérieur de l'article \u2014\tindication de la rubrique pour chaque sens spécialisé \u2014\tla mention \u2014 ENCYCL en tête des développements encyclopédiques \u2014\tle signe * ou-?pour renvoyer à un autre article \u2014\tla mention (-?Biblio.) pour renvoyer aux références bi- bliographiques \u2014\tle petit carré rouge ¦ en marge de l'entrée, pour signaler les illustrations \u2014\tle rappel du titre courant en haut de page, du premier et du dernier article de chaque double page ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMÉRO 3-4 81 I Gouvernement Ou Ministère des Communications BIBLIOGRAPHIE DU QUÉBEC \u2022\tLa Bibliographie du Quebec '©groupe les monographies et les publications en sérié des secteurs prive et public nouvellement parues et soumises au dépôt legal \u2022\tChaque numéro comprend deux index l'index des auteurs, titres et vedettes secondaires l'index des vedettes-matiere Abonnement: 50 $ par an pour 12 numéros et l index annuel Au numéro : 5 $ Retourner a /err en ent d .Ministère des Communications LISTE MENSUELLE DES PUBLICATIONS DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC \u2022\tUn outil d accès a i information sur les publications gratuites et vendues du gouvernement du Québec \u2022\tDes renseignements utiles sur les publications de quelque 140 ministères et organismes publics au furet a mesure qu elles paraissent Abonnement: 10 $ par an pour 12 numéros mensuels l index annuel des titres et la Liste annuelle des périodiques du gouvernement Numéro : 1.50 S BON DE COMMANDE (ABONNEMENT) Code EOO\tTitre\tCoût annuel 9970-5\tBibliographie du Quebec\t A comptât»! en lettres mouiees SVP\t\t =\u2022 - \u2022\tii |\t4\t4 i 1\t1 A 1\t* a i i a\t1\t I\t1\t1\t\t\ti\t1\t\t\t+ ^\t Les Publications du Quebec BON DE COMMANDE (ABONNEMENT) Code EOO\tTitre\tCoût annuel 9964-8\tListe mensuelle des publications du gouvernement du Quebec\t10 s A compléter en lettree moutees SVP\t\t \ti i i i i i i i i i i i i\tt t 1 i 1 I '*\t- il il îiii iliiiillil\t1 1 1 1\t1\u20141 Les Publications du Quebec Retourner a aborr»emenjs C P .,*rw*L G1K ï ^ ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMÉRO 3-4 Les bases de données à référence géographique: interrogation par mots-clés Par Jean-Jacques Chailloux* L'information municipale (rôle d'évaluation, de taxation, zonage, etc.) se retrouve de plus en plus dans des fichiers informatisés.Cette information est souvent gérée de façon anarchique par les différents services pourvoyeurs car tout comme les bibliothèques, ces services municipaux ont besoin de spécialistes pour agencer leurs données et ces spécialistes pourraient très bien être des bibliothécaires.En effet, les techniques d'informatique documentaire alliées à un référentiel géographique universel pour les données spatiales sont d'un grand secours dans la gestion et la planification municipales.\\tunicipal information such as evaluation roles, taxation and zoning can be found increasingly in automated files.This information is often managed chaotically by different suppliers because, just like libraries, these various municipal services need specialists to organize their information.And these specialists could easily be librarians.In fact, computerized information techniques combined with the universal geographic reference net for spatial data can alleviate the municipal information management problem.1 ) Introduction Les données spatiales sont de première importance en milieu municipal car elles permettent de situer un objet, d\u2019indiquer quel en est le point ou la zone la plus proche ou encore quels sont les éléments situés à l\u2019intérieur d'une zone.Ces données spatiales permettent aussi le calcul d'importantes relations comme les distances, les longueurs.les surfaces, les recoupements, les contiguïtés, etc.D'autre part, les données descriptives non spatiales, (valeur agricole d'une terre, densité de population d'une zone, etc.) permettent l'application de modèles mathématiques ou statistiques.Far la combinaison des deux types de données nous pouvons étudier une zone spécifique ou encore rechercher les zones correspondant à une certaine valeur pour une variable, quantitative ou qualitative.Nous pouvons aussi produire des cartes montrant la distribution de toutes les valeurs pour cette variable de la base de données.* Jean-Jacques Chailloux a présenté son mémoire de maîtrise en bibliothéconomie à I L ni versité de Montréal en juillet 198.1.Une telle puissance d'analyse devient de plus en plus nécessaire pour résoudre des problèmes environnementaux ou de planification urbaine.Pour cela, de nouveaux algorithmes et de nouvelles structures de données doivent être développés pour obtenir des réponses rapides aux interrogations: en effet, une question aussi simple que «Affiche tous les lots correspondant à telle caractéristique» peut avoir comme conséquence un temps de réponse inacceptable si les fichiers contiennent plusieurs milliers de lots et que la structure de la base de données ne permet pas un accès efficace.Ln fait, actuellement, lorsque nous posons la question «Affiche tous les comtés situés dans un rayon de cinquante milles d'une centrale nucléaire», très peu de systèmes existants sont capables de renvoyer l'information désirée.1 Les systèmes existants sont tous orientés vers la cartographie automatique et peu, finalement, ont comme souci l'interrogation thématique par mots-clés.Ces systèmes de représentation graphique ont atteint un tel degré de sophistication qu'il n'était pas question, avec le temps, les connaissances et le matériel disponible, de chercher à les améliorer.Far contre, l'accès aux enregistrements thémati- ques d'un lot ou d'une zone demeure, dans la plupart des systèmes visités, le point faible de l'interrogation.En effet, les systèmes étudiés, au nombre de huit, ont tous démontré un affichage graphique de très haute qualité mais une interrogation thématique des plus déficientes.-\u2019 Le temps de réponse, sur un territoire interrogé d'une centaine de lots, atteignait souvent une dizaine de secondes avec un seul utilisateur, sur un équipement d'un demi-million de dollars (celui de la ville de Montréal), ce qui semble démontrer une interrogation séquentielle de tous les enregistrements de la base de données.Un des buts de la recherche était donc de voir comment, grâce aux techniques d'informatique documentaire, on pouvait améliorer le temps de réponse et surtout la qualité de l'outil informatique mis à la disposition des gestionnaires municipaux.Nous devions donc vérifier l'hypothèse qu'une base de données relationnelle, telle qu'utilisée dans les systèmes documentaires, améliorait grandement la qualité de l'information repérée et pouvait s'intégrer harmonieusement aux fichiers de points existants.Four ce faire, nous avond dû simuler une base de données urbaine à référence géographique et program- ARGUS MAi-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 83 mer sur micro-ordinateur Appel 11-^ un lançage d'interrogation par mots-clés.Un des résultats du projet de recherche fut de produire une méthode.une structure théorique apte à rencontrer les besoins des gestionnaires municipaux.Cette recherche a aussi montré comment la référence spatiale, aliée à une base de données thématique.pouvait résoudre des problèmes de planification.D'autre part, les différents services municipaux génèrent chacun leurs propres fichiers d'information.Il s'ensuit bien sûr une redondance dans le stockage, ce qui est acceptable si nous tenons compte du fait que chacun des organismes a droit à son autonomie.Par contre, il s'ensuit aussi une multiplication des opérations de saisie et de traitement car.dans la plupart des cas.les systèmes sont si incompatibles qu'il n'est pas pensable d'en faire communiquer deux ensemble et d'effectuer un transfert de données.Ces incompatibilités ne sont pas d'ordre informatique (un programme de conversion peut toujours être préparé) mais d'ordre logique: tous les intervenants ont des zones de regroupement qui leur sont propres, ce qui interdit toute superposition de zones (ces zones ne sont pas reliées à une même origine et à un même système d'axes) et donc toute correspondance entre les données.Les systèmes d'information municipaux ont généralement une clé d\u2019accès arbitraire (numéro séquentiel, folio sans signification, etc.).De plus, les structures des bases de données sont tout aussi anarchiques, du fait même des diverx référents adoptés pour identifier un lot.une zone ou un citoyen.C'est un peu comme si une bibliothèque classait ses monographies par sujet (c'est-à-dire en utilisant les vedettes-matière de la Library of congress) alors qu'une autre les regroupait par collections (Que sais-je.\\ Livre de poche, etc.); ces deux systèmes seraient incompatibles et un d'entre eux devrait être abandonné.Une rationalisation des opérations d'entré-sortie des banques de données permettrait, lorsqu'il est souhaitable, le transfert de certaines données d'intérêt général sans pour autant compromettre l'autonomie des organismes concernés.2) Le matricule M IM comme clé d'accès Un empêchement majeur à l'intégration au système d'information municipal de l'ensemble des données disponi- bles relatives au territoire provenait de l'absence d'un cadre de référence commun Dans cette optique, la réforme de la loi sur l'évaluation a eu le mérite d'avoir introduit et généralisé la matrice graphique comme système universel de référence spatiale La matrice graphique* adopte T* système de projection M l M Mercator Transverse Modifié choisi par le gouvernement du Québec.Four des raisons d'échelle, le gouvernement canadien a adopté, pour sa part, le système de projection 1 1 M Universal Transverse Mercator Les systèmes UTM et M TM sont universels et ils existe des logiciels de transformation des coordonnées d'un système à l'autre.Nous avons donc basé nos recherches sur le postulat que la base de données à référence géographique possédait un fichier de centroïdes de la forme XXXXX.YYYYY ou XXYY, XY, XXV X Les inq chiffres des coordonnées X et Y sont regroupés par niveaux hiérarchiques géographiques: XXYY divisions.1 km X 1 km XX section.100 m X 100 m XXYY point sommet ou < entroïd< mètres Ce dernier format de centroïde WYY XY XXX V utilise la modification de Phillips et possède l'avantage d'être plus signifiant pour l'œil humain; de plus, il permet, par une troncature à droite, d'examiner des zones de niveau supérieur: l'opération XXYY retient toute la division.Chaque parcelle du territoire ou chaque découpage virtuel peut être identifié par un matricule unique correspondant à la position géographique de son centroïde (point milieu du po-lvgone).Ce système permet une superposition théorique illimitée de périmètres à chacun desquels peut être affectée une valeur homogène (les limites d une zone agricole, la délimitation d'une population selon son revenu ou les contours d'un bâtiment: fig.1).Le matricule de chaque périmètre devient la clé privilégiée de tous les systèmes d'information sectoriels qui l'utilisent et.par le fait même, cette clé d'accès permet de relier un système de données autonome à toutes les informations se rapportant à un même territoire.De plus, comme la référence est indépendante des systèmes de délimitation qu'elle identifie, elle autorise le repérage de toute information saisie j dans le passé comme la simulation d'aménagements fictifs dans l'avenir.Elle assure les bases des systèmes de ! simulation de l'utilisation du sol, tout ; comme elle permet la constitution de banques de données localisant avec grande précision les équipements et les infrastructures pour tin de gestion (comme l'entretien d'un réseau d'égoûts) ou pour tin de planification (par la visualisation d'un projet de développement résidentiel) L'intégration de tous les systèmes d'information se rapportant au territoire nécessite donc l\u2019adoption d'une clé d'accès à référence géographique universelle et la présente recherche s'est inscrite dans l'hypothèse d'une généralisation des référentiels M l M ou UTM comme protocole de communication.L Structure de la base de données géographique La structure qui nous a semblé la plus appropriée (laquelle correspond incidemment aux directives de la loi québécoise sur l'évaluation ) est celle utilisant la matrice graphique.Dans la base de données géographique, il n'est pas possible, étant donné sa structure, d'adjoindre plus d'une ou deux données descriptives pour indexer cies lots ou des zones.Pourtant, ce n'est pas deux mais souvent plusieurs dizaines de données qui seront nécessaires pour décrire un polygone: nous n avons qu'à c iter les quelques 700 variables définies par le gouvernement du Québec pour le bordereau d'évaluation d'une propriété.La base de données devait donc représenter une double réalité: une identité graphique ou spatiale (les points des polygones) et une identité thématique ou descriptive (les données factuelles reliées à chacun des polygones).Il était de plus intéressant de constater que la struc.-turc adoptée était compatible avec des fic hiers de- points existants (système de 84 ARGUS MA -jüïN-JUILlET-AOUT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 la ville de Montréal par exemple .sans avoir à les modifier.Il nous a ainsi semblé que la seule solution possible était de créer parallèlement des fie hiers descriptifs.Nous devions donc adjoindre à la base de données géographique une base de données thématique, celle-ci de structure relationnelle, très semblable à une base de données bibliographiques.\u2019 Une telle structure permet la mise à jour des enregistrements thématiques sans pour autant toucher aux enregistrements de points et inversement.Comme nous le verrons, les deux bases de données sont indépendantes en ce sens qu'il est possible de faire une recherche thématique sur l'évaluation ou sur le nom du propriétaire sans faire tracer le lot correspondant et vice versa.Le fichier de centroïdes sert de fichier de communication entre les deux bases de données.La structure des fichiers de points n\u2019a pas fait l'objet d'une étude très longue, d'autant plus que les svstèmes varient beaucoup et que personne ne semble s'entendre sur une structure idéale/\u2019 La plus simple fut donc choisir.Nous avions malgré tout un impératif: le système de saisie de données graphiques devait pouvoir générer un centroïde pour chaque polygone et tous les centroïdes d'une même couche d information devaient se retrouver dans un fic hier distinct, cela pour créer un pont logique entre les deux bases de données.Des pointeurs devaient donc être associés à ces centroïdes pour les relier au fit hier de points d'une part et au fichier-maître descriptif d'autre part.Nous avons choisi d'effectuer la concaténation de chaque centroïde avec ses deux pointeurs pour économiser de l\u2019espace sur la disquette et du temps de lecture.Chaque élément du fichier de centroïdes possède donc le format suivant: 003XXXXXYYYYY014.Les trois premiers caractères représentent le numéro de l'enregistrement dans le fichier-maître thématique.Les cinq suivants sont l'abscisse du centroïde, les cinq suivants, l'ordonnée et les trois derniers, l'adresse de départ dans le fichier de points pour le polygone correspondant Ici.la modification de Murphv n'est pas utilisée pour obtenir un traitement plus rapide de la donnée.1) Structure de la base de données thématique La base* de données descriptive ou thématique est, comme beaucoup de bases de données relationnelles, formée d'un fie hier-maître et de fie hiers inversés sur les différents champs interrogeables du fichier-maître.Le fie hier-maître est un fic hier à accès direct, formé d'enregistrements de longueur fixe: 300 caractères étaient suffisants pour notre démonstration.Il v a un enregistrement par centroïde.Chaque enregistrement contient un nombre constant cfe c hamps: Centroïde Nom de l\u2019occupant Adresse postale Numéro de téléphone Zonage L'ne suite de descripteurs libres (entre 2 et 6) \u201d>) Desc ription du programme et des différe ntes commandes A i le module de création du fichier de points définitif Ce programme effectue plusieurs opérations à partir d'un fichier séquentiel de points semblable à ce que serait un fichier de transfert d'information d'un organisme à l'autre, par bande magnétique ou par ligne téléphonique.Ces opérations sont les suivantes: un comptage des marqueurs de fin d'enregistrement (***) donc un comptage de*s enregistrements de lots; un prélèvement des centroïdes avec concaténation de leurs numéros, c'est-à-dire leurs positions dans le fichier; un calcul des Xmin.Ymin et des Xmax, Ymax pour un calcul préalable de l\u2019échelle et donc un affichage rapide; enfin, un nettoyage et la création des fichiers de points définitifs.Ce nettoyage du fichier de points permet d'éliminer les écarts dus à des erreurs lors de la saisie graphique.B) le module CREIXDEX Ce module permet, à partir du fichier-maître.de créer l'index qui permettra d'interroger la banque à partir de mots-clés.Relié à ce fichier-maître, le fichier inversé n'est que la liste des données et des descripteurs présents dans le fichier-maître.Alliés à cette liste, des pointeurs relient chaque descripteur aux enregistrements correspondants.Plutôt que de créer un fichier inversé pour chaque champ, ce qui, compte tenu du nombre restreint de lots, aurait compliqué inutilement le programme, nous avons choisi d'inverser sur tous les champs et de ne créer qu'un seul fichier inversé, à l'instar de l'index de base des banques de SABINE, l\u2019ancien langage de Plnformatech France-Québec.C) le programme de recherche Deux écrans ont été nécessaires pour l\u2019expérimentation: un écran texte et un écran graphique pour le tracé des lots.Après le lancement du programme, le premier affichage apparaît sur l\u2019écran texte et donne les principales commandes du système: A = Affichage C = Catalogue G = Ecran graphique P = Proximité B = Balayage F = Fenêtre M = Montre R = Recherche T = Texte RET = Déplacement du curseur sur l\u2019écran texte Cet affichage restera là tout le temps de l\u2019interrogation.Les touches et sont utilisées car le clavier du Apple II ne contient pas de flèches en haut et en bas.La première décision à prendre est de définir la zone de référence sur laquelle s'effectuera la recherche.Le fichier de points de cette zone est alors appelé et tracé sur l'autre écran.Le nom d'un fichier se compose d'un préfixe thématique et d'un suffixe spatial: AFFICHE THÈME ZONE soit, par exemple, AFFICHE POP BROSSARD A ce moment, il est possible d'interroger la base de données descriptive à partir de l'écran graphique et le fichier de points à partir de l\u2019écran texte: \u2014 à partir de l'écran graphique: Le curseur est mis en position sur le centroïde d'un lot; de là, nous pouvons par la commande grossir le lot (zoom) et faire afficher les renseignements correspondants sur l'écran texte; à partir de l'écran texte: Par la commande nous pouvons questionner la base de données descriptive par un des champs interrogeables; par exemple, R XXYY XY XXYY (un matricule quelconque, l'ordinateur va mettre le curseur en position sur le centroïde du lot correspondant et afficher, si désiré, les données descriptives de ce lot.ARGUS MA ;l N -.l uET -ACH * 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 85 6)\tExemples de recherches: A ) Soit une recherche des lots zones AGRICOLE R AGRICOLE Après analvse de la commande, l\u2019ordinateur recherche le terme AGRICOLE dans le fichier de mots-clés.S\u2019il ne le trouve pas.il envoie le message «Pas de données sur ce terme» (voir discussion de ce message).S'il le trouve, il va voir l\u2019élément correspondant dans le fichier des pointeurs pour obtenir les numéros des enregistrements correspondants dans le fichier-maître.Il affiche alors le nombre d\u2019occurrences pour ce descripteur et pour cette zone.A ce moment, il est possible de taire afficher les renseignements, c'est-à-dire l\u2019enregistrement complet pour chaque élément trouvé.Lors de l'affichage de chaque enregistrement, l\u2019ordinateur pointe sur l\u2019écran graphique le lot correspondant.H) Soit un lot quelconque: trorner le dépanneur le plus proche de ce lot: En mode graphique, on pointe le lot en question; on passe en mode texte; R DÉPANNEUR Les dépanneurs s'affichent; nous choisissons alors le plus proche et faisons afficher les renseignements correspondants (adresse, numéro de téléphone, etc.).C ) Recherche des médecins dans un quartier quelconque: Par une fenêtre, nous pouvons délimiter le quartier.Ce quartier correspond à une ou plusieurs sections (XXVV XV).Par une troncature à droite, on peut les sélectionner: R XXVY XV E1\t28\tXXYV XV R MÉDECIN E-\t7\tMÉDECIN : C 1 ET 2 E 3 4\t1 ET 2 P 3 En pointant l'ensemble 3, on obtient le résultat recherché; bien sûr.nous pouvons aussi faire afficher les enregistrements de l'ensemble 3: : A 3 et obtenir les renseignements sur les lots choisis.7)\tDiscussion Tout d\u2019abord, la base de données créée pour la démonstration n'en est pas vraiment une puisque le programme est dépendant des données et de la structure des fichiers Mais le peu d information qu'il v avait a gérer ne nécessitait pas une structure très complexe.Donc, bien des points peuvent être critiqués dans le stockage des données.\\a\u2018 fichier-maître aurait dû avoir une structure séquentielle indexée: cela aurait permis une utilisation plus rationnelle de l'espace sur la disquette.De plus, tous les renseignements sont entrés, pour chacun des lots, dans un même enregistrement, ce qui n est pas très pratique car si certaines variables sont quasi-immuables (superficie des lots), d'autres peuvent être appelées à changer tous les ans (nom de 1 occupant.numéro de téléphone, etc.).La structure que nous avons retenue gêne la mise à jour des dossiers mais est beaucoup plus simple, plus rapide d'accès et ne change en rien le schéma global de la base de données.Bien sûr.il aurait aussi fallu différencier les polygones RLE et LC ) I ou encore les considérer comme deux couches d'information associées chacune à un fit hier géographique et un fichier thématique distinct.De nombreuses fonctions auraient dû être implantées dans le système afin de le rendre plus opérationnel; les raisons de leur absence sont principalement un manque de temps et un matériel au rendement insuffisant.Tout d'abord, parmi les opérateurs booléens, seul le ET logique a été programmé.Le ()L et le S AL f auraient été nécessaires: R DUPLEX OU TRIPLEX ET LIBRE ou: R (RÉSIDENTIEL SAUF APPARTEMENT) ET À VENDRE Ce sont là des exemples de recherche thématique.Mais avec des recherches sur l\u2019espace se pose* un problème d\u2019interprétation.Le ET logique agit sur les descripteurs comme une intersection de deux ensembles et le OU comme l'union de ces deux ensembles: Par contre, lorsque l'on parle de zones, la signification est différente; soit l'expression de recherche: R ZONE 1 El ZONE 2 Deux cas peuvent se présenter: A ) les deux zones sont prises dans le même référentiel, c est-à-dire dans la même couche d'information: Ix*s zones appartiennent donc au même système de regroupement de données et sont donc forcément exclusives elles peuvent être ou non adjacentes .Ex.: AFFICHE POP ST-H EN RI ET POP WEST MOUNT l'expression «zonel E I zone 2» signifie ici l'union des deux zones.R ) les deux zones sont prises dans des référentiels différents.Ex: AFFICHE LO I S I -H EN RI ET ÉVALUATION xxx > 75000 Dans le premier ensemble, le critère de regroupement de données est spatial: le fichier contient des renseignements sur les lots du quartier St-Henri.Dans le second ensemble, le fichier contient l'évaluation des propriétés; cela peut être pour toute la communauté urbaine de Montréal.Là, 1 operation est identique à un ET opéré sur des descripteurs; en effet, 1 expression «zone 1 ET zone 2» signifie ici l'intersection des deux zones et le résultat de l'opération ET donnera la surface commune aux deux zones lors de leur superposition.Ce résultat peut être vide.Rappelons que ce cas est très possible puisque certaines données peuvent être d intétêt général et donc centralisées et qu\u2019un service indépendant ne peut vouloir retenir sur ses fichiers que les données propres au territoire qu'il dessert.Plutôt que de définir un opérateur pour chaque cas, avec tous les risques d\u2019erreur humaine que cela comporte, il est préférable de résoudre l'ambiguïté de façon automatique.Comme on l\u2019a vu plus haut, chaque nom de fichier est formé d'un préfixe thématique et d\u2019un suffixe spatial: THÈME ZONE.Ainsi, il est facile pour l'ordinateur de déterminer si l'opération définie par l\u2019usager porte ou nom sur les mêmes référentiels.Si les suffixes sont les mêmes, l\u2019opération sera interprétée comme une union, quel que soit l'opérateur utilisé: ET, OU, * ou encore + .Si les suffixes sont différents, l'opération sera une intersection, encore une fois quel que soit l'opérateur choisi.Il ne peut en être autrement puisqu\u2019une commande telle que: AFFICHE THÈME 1 ZONE 1 ou THÈME 2 ZONE 2 n\u2019a aucune signification logique et n\u2019apportera aucun renseignement supplémentaire.L'interrogation d'ensembles spatiaux présente d'autres particularités: Lors d\u2019une interrogation telle que R RÉSIDEN I ILL 86 ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 une ambiguïté' pout sc présenter si le résultat est nul Est-ce pan t* qu'aucun lot n est zone résidentiel dans la région interrogée ou est-ce parce que le zonage ne lait pas partie des variables retenues par le système * Nous c omprenons dont que les messages doivent être spécifiques: a Aucune occ urrence b ) Aucune données sur ce terme ( ou terme inconnu) la* premier message sera envoyé si le terme est trouvé dans la liste des mots retenus mais n'est pas présent dans les enregistrements de la région interrogée et le second, si le terme n'est pas trouvé dans la liste.Kn documentation, les champs de recherche sont toujours les mêmes à l'intérieur d'un même système Ici.ils peuvent être très différents d'une municipalité ou d'un organisme à l'autre à l'intérieur d'une même municipalité.Nous voyons alors l'intérêt d'avoir un dictionnaire des variables interrogeables et une commande normalisée pour obtenir ce dictionnaire.Des dictionnaires secondaires pourraient être interrogés par zone géographique ou administrative dans la mesure où, la plupart du temps, le premier critère de recherche est une zone géographique.Par analogie avec les systèmes doc umentaires.nous pourrions imaginer un cas semblable si, chez un serveur, il n'v avait qu'une seule liste de descripteurs pour toutes les bases; Can Ole (ICTST), par exemple, pourrait envoyer un message signifiant que le terme rec herché existe bien mais n'est pas présent dans la base que l'on est en train d'interroger.Ce serait aiors très intéressant qu'il nous envoie le numéro de la ou des bases référencées.C\u2019est d\u2019ailleurs un peu le but de la base DIALINDEX disponible sur Dialog (Lockheed) mais elle doit être interrogée spécifiquement.8)\tIndexation des fichiers-maîtres Tout d'abord, on a vu que l'attribution d'un nom à un fichier sert de première indexation: une indexation double, thématique et spatiale: IHEME ZONE.Plusieurs organismes pour-voveurs peuvent entrer les différentes couches d'informations dans un système municipal.Il n'v a donc plus un seul fichier-maître comme dans les systèmes documentaires mais plusieurs.Nous pouvons prendre pour acquis que tous les mots-c lés retenus dans le systèmes se retrouveront dans ie même fic hier.Cependant, dans la recherc he suivante faite par exemple par un service d'incendie g K ( H U H \\GE U B< >ls l\u2019ordinateur ne saura pas où aller chercher ses renseignements: en effet, les pointeurs lui indiqueront des numéros d'enregistrements mais pas de quel fichier II faut donc indexer les fichiers-maîtres avec les mêmes descrip-teurs que ceux utilisés pour décrire les éléments de la base de données géographique.Un descripteur pointera ainsi non seulement vers des enregistrements mais aussi vers un fichier (ou des fichiers ou plutôt leurs numéros.En effet, un descripteur peut correspondre à plusieurs fichiers-maîtres: soit le descripteur C( )MMERCIAL: il peut décrire* le* zonage des lots de plusieurs régions desserv ies par le* système.Dans la commande R COMMERCIAL il faudra chercher les lots ainsi zonés dans le fichier ZONAGE SI-H EN RI mais aussi dans ZONAGE WES I-MOUNT, en fait dans ZONAGE * signifiant tous les fichiers ZONAGE.Un descripteur peut donc très bien correspondre à plusieurs fichiers et une série de pointeurs devra relier descripteurs et noms de fic hiers.Un fichier répertoire contiendra donc tous les noms des fichiers du système.Le contenu de ce fichier pourrait aussi être affiché pour connaître les champs d\u2019intérêt couverts par le* svstème.9)\tProtocoles: Afin que les données soient facilement repérables par des utilisateurs étrangers au système et que ces données soient transférables d'un système à l'autre, il est impératif d'établir des protocoles de saisie et de communication: en documentation, les formats de stockage (Marc) et de transfert (ISO 2709)~ sont bien établis et à peu près respectés mais c'est loin d'être le cas en milieu municipal où chaque organisme gère sa propre information sans souci du service voisin.Les données spatiales (fichiers de points) doivent être stockées de façon très différentes de nos données bibliographiques, mais en ce qui a trait aux données thématiques, les normes utilisées en documentation sont très souvent exportables à ce genre de système et les services municipaux d'informatique auraient bien tort de réinventer la roue en imaginant de nouveaux protocoles.Si l\u2019on veut favoriser l'échange fie données à l'échelle d'une munie ipalité régional»* de comté ipar exemple pour la loi 12ô)\\ à l'échelle du Québec i entre paliers de gouvernements pour l'application de la loi 90 i 'ou à l'échelle du Canada (pour l'utilisation du svstè-mes de données sur les terres du Canada1\", des protocoles de communication devraient être adoptés par les intéressés.sur une base consensuelle, avant que la prolifération des systèmes ne rende cette tâche trop coûteuse.10)\t( Conclusion Nous avons étudié ici le problème de la gestion de l'information municipale.Notre contribution dans le domaine de la planification urbaine aura été de montrer l'intérêt d\u2019utiliser les techniques documentaires pour gérer cette i n fo r m ation municipal e.Toute notre étude repose sur le postulat voulant que les données doivent être cohérentes d'un organisme pourvoyeur à l'autre et reliées à un système géographique universel tel que la matrice graphique.Cette étude ne prétend pas être exhaustive et bien des problèmes n'ont pas été soulevés.Cependant, elle peut être le point de départ d'une analyse plus complète qui mènera à un système opérationnel.1 G Dutton.First International Advanced Study Symposium on Topological Data Structures for Geo-vrtiphn Information SW'>\u2022 Cambridge.Mass .(1 Dutton.1978) 8 vol.2.CM arois.Atelier et colloque sur la cartographie par ordinateur et la mnceptwn des banques de données Gongrès CartoQue'hti Montréal.Université de Montréal, Département de géographie.1982 i.L Léveillé.< L\u2019informatique et la municipalité».Informatique et bureautique.vol.7, no .5 (mai 1981), pp.24-,*6.1.Matrice graphique, définition.représentation et imn itr u it r les unite' d'évaluation Québet .Ministère des Affaires munic ipales.1975).171 p 5.C.J.Date, An Introduction to Database Systems Reading.Addison-Weslev.1981 ».574 p b.G Dutton, op.rit.; L.Léveillé, op.cit.7.\tISO 2709, Documentation, Disposition sur bandes magnétiques pour l'ét hange d'informations bibliographiques (Genève, organisation internationale de normalisation, 1980), 5 p.UNKSCf ) I NISIST Working Group on Bibliographie Data Interchange, l SISIST Guide to Standards for Information Handling ( Paris.Unesco.1980), 304 p 8.\tLoi sur /'aménagement et l'urbanisme.in L.R.Q.ch A-19.1.9.\tLoi sur la protection du territoire agricole.in L.R.Q., ch P-41.1.10.\tStandard Format for the Transfer of Geocoded Polygon Data (Ottawa.Energy.Mines and Resources Canada 1979).ARGUS MAI-JUIN-JUILLET-AOÛT 1983 VOLUME 12 NUMERO 3-4 87 Revue bimestrielle publiée par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec NOUVEAUTÉ Chronologie universelle JACQUES BOUDET 9 9i Si la «nouvelle histoire» minimise l'evenementiel au benefice du vécu humain ou des forces profondes qui régissent le devenir des sociétés le cadre chronologique ne saurait être pour autant ignore Au contraire, du fait qu\u2019il est désormais sous-entendu, il est indispensable de pouvoir s'y referer grâce a un instrument spécifique c est le rôle de cette chronologie universelle qui recense et commente quelque dix mille dates de I histoire du monde, des origines a nos jours.CHRONOLOGIE UNIVERSELLE par Jacques Boudet 672 pages (dont 64 pages d'index) Éditions BORDAS.1983 ($79 00) Diffusion DIFFULIVRE INC.350.boul Lebeau St-Laurent.P Q H4N 1W6 Tel 336-2663-337-5150 Éditions BORDAS "]
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