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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Références

Argus, 1986, Collections de BAnQ.

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[" ARGUS Comité de redaction Editona/ Committee Pau»ette Bernhard pressente Louise Carpent er Monique Desrochers John Leide Sylvie Pamchaud Christiane Talbot secretaire Collaboratrice Collaborator Diane Mittermeyer Correcteurs Correctors Harvey Blackman Brigitte Butticaz Danielle Fleury Traducteurs Translators Nola Brunelle-Leciair Jerry Bull Marjoia ne Lecors Carole Mehu Argus ebt une revue trimestrielle publiée par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Quebec Elle vise à l\u2019information et a ! education de la profession La redaction laisse aux auteurs l entiere responsab ! te de leurs textes L'abonnement annuel est de 25$ (6 50$ te numéro) au Quebec 30$ (7.50$ le numéro) au Canada et 30$ U S (7 50$ U S le numéro) pour l'extérieur du Canada Les etudiants bénéficient d'un prix spécial de 15$ pour l abonnement annuel Toutedemandeconcernant les numéros manquantsdoitétre envoyée au plus tard un mois suivant la date de parution a l adresse suivante Argus Secretariat de la CBPQ 360 rue Le Moyne Montreal Quebec H2Y 1Y3 Toute reproduction des articles en totalité ou en partie doit être faite avec la mention de la source Les articles de la revue sont indexes dans Pascal Thema T205 Sciences de f information-documentation Information Science Abstracts Library and Information Science Abstracts (LISA) Library Literature et dans Point de repere Dépôt legal a la Bibliothèque nationale du Canada et a la B* bliotheque nationale du Quebec Argus is a quarterly journal published by the Corporation of Professional Librarians of Quebec It a ms to publish original papers to inform and educate the profession Articles are the entire responsibility of the authors The yearly subscription is 25$ (6 50$ an issue) in Québec 30$ T 50$ an ssue) m Canada and 30$ US, (7 50$ US an issue outs de Canada A special student rate is 15$ for the yearly subscription Any request concerning missing issues should be sent no iater than a month after the date of publication to the following address Argus Secretariat of the CPLQ 360 Le Moyne Street Montreal Quebec H2Y 1Y3 Articles may be reproduced in whole or in part with proper credit to their source Articles are indexed m Pascal Thema part 205 Sciences de rinformation-documentation information Science Abstracts Library and information Science Abstracts (LISA ) Library Literature and m Point de repere Legally deposited as required with the National Library of Canada and the Bibliothèque nationale du Quebec VOLUME 13.NUMÉRO \\ SEPTEMBRE 1986 ISSN 0315-9930 Corporation des bibliothécaires professionnels du (Québec Corporation ol Professional Librarians of Québec ARGUS Numéro spécial: XRCHITECTL RE ET AMÉNAGEMENT DES BIBLIOTHÈQUES La lettre d\u2019Argus page 67 Comment construire une bibliothèque selon vos besoins?par Germain Coure he sne page 69 The planning of a library by Michael G.Werleman and Jean-Eudes Guy page 73 La construction de bibliothèques publiques au Québec: une priorité Principes généraux d\u2019intervention par Philippe Sauvageau page 79 Construction/rénovation d\u2019une bibliothèque municipale: le cas de Rivière-du-Loup par Denis Boisvert page 89 Une nouvelle construction pour les bibliothèques de l\u2019Université de Montréal: le pavillon Samuel Bronfman par Clément Tremblay page 95 Construction et aménagement des bibliothèques publiques: quelques lectures utiles par Martin Cohen page 101 ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 65 I Un Système de Gestion de Périodiques Pour Micro-ordinateurs /\tContactez-nous.800-268-2945 frais) 416-273-3780\t(frais virés) foion canada liée / Nous vous présentons un numéro centré sur l'architecture et l'aménagement de bibliothèques, en particulier dans le contexte québécois.Les textes que vous lirez reflètent l\u2019expérience de deux catégories de professionnels impliqués dans de tels projets et offrent, à ce titre, une certaine complémentarité.De plus, le thème appelle un aspect visuel, couvert par les photographies que nous avons pu obtenir.Ainsi pourra-t-on prendre connaissance de deux points de vue d'architectes (Germain Courchesne; Michael G.Werleman et Jean-Eudes Guy) et de trois présentations de bibliothécaires \u2014 ces derniers œuvrant soit dans le milieu des bibliothèques publiques (Philippe Sauvageau et Denis Boisvert), soit dans le milieu universitaire (Clément Tremblay).Précisons que les textes de MM.Courchesne, Sauvageau et Boisvert ont pour point de départ les conférences données en avril 1985 dans le cadre d'un atelier organisé par la CBPQ et intitulé «construction de bibliothèques \u2014 expériences et problèmes».Le thème est enfin élargi par le compte rendu de trois ouvrages, analysés par Martin Cohen.Le comité de rédaction ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 67 databook When computer-minded people want to know what\u2019s new, they check with us.Hardly a day goes by without a new development in the world of computers.The result is an information labyrinth.There's so much data on new equipment and systems that most people have trouble keeping track of it.McGraw-Hill cuts through this maze.Our Databook division issues easy-to-follow reference guides for computer users and buyers worldwide.Databook is the most widely accepted and respected source of up-to-date, cost-saving information about data processing, communications, and office products and devices.Our services are designed to help information processing product planners and users, equipment manufacturers, software companies, consultants, financial analysts, and educators so they can better evaluate and select new hardware and software before they make a commitment.In addition, we conduct more than 200 courses yearly in major cities, enabling professionals to stay on top of what is new.vital and anticipated in information technology.Databook services include coverage of the following clusters: \u2022\tEdp systems\t\u2022 Office automation \u2022\tMicrocomputers\t\u2022 Industry automation \u2022\tCommunications\t\u2022 On line and Information Security Your Subscription includes Complete loose-leaf volumes, packed with concise, comprehensive, easy-to-read reports Monthly reference supplements with the latest on new companies, new systems, technical changes, and more to keep your information current Monthly newsletters that review and summarize the constantly changing industry Telephone Inquiry Service to answer your questions that are beyond the scope of the information in print.databook M McGraw-Hill Information Systems Company of Canada Limited 330 Progress Ave.Scarborough.Ontario M1P2Z5 INFORMATION THAT LEADS TO ACTION.Please send me more information about Yes.I want to review DATABOOK'S services on a 30 day trial subscription plan Please call.COMPANY NAME TITLE ADDRESS CITY_____________________PROV POSTAL______________ PHONE NO Comment construire une bibliothèque selon vos besoins?par Germain Courchesne* L'auteur élabore une ossature théorique qui puisse guider les bibliothécaires confrontés à un projet de construction de bibliothèque.Il mentionne les rôles respectifs du bibliothécaire, de l'architecte et des ingénieurs, ainsi que Us relations entre ces différents intervenants.How do you design a library tu meet your needs?The author creates a theoretical framework for library construction that can serve as a guide for librarians involved in such a project.The roles of the librarian, architects, and engineers are discussed as well as the relationships among all the parties involved in this venture.IN I KOIH ( I ION D* présent texte cherche à formuler, pour un projet de construc tion de bibliothèque.quelle que soit sa taille, une ossature théorique qui puisse constituer pour les bibliothécaires aux prises avec un projet de construction un guide dans leur démarche.Les principales phases de réalisation d'un projet, de la naissance jusqu a la mise en service du bâtiment, constituent l'ossature tvpe et sont présentées de la façon suivante: le point de départ d'un projet; l'analyse de* la situation existante; l'analvse comparative avec d'autres bibliothèques; le plan de développement; la définition du projet; le programme architectural; la préparation des plans et devis; la réalisation des travaux; la mise en service du bâtiment I L LOIN I 1)1 DËPAK I D\u2019LN PROJE l Où se situe le point de départ d'un projet de construction de bibliothèque* En général.la naissance d'un projet n'est pas clairement définie.Il est plus facile de dire, qu'un jour, un responsable d'une corporation municipale ou d'un organisme de quelque niveau ou spécialité que ce soit émet l'hypothèse qu'un tel projet de construction doit être réalisé.(Test à partir \u2022 M Courchesne est architecte au ministère I HI Ql I s \\\\ant de penser à la définition d\u2019un plan de développement ou encore à la préparation des plans de construction, il serait avantageux de taire certaines comparaisons avec d\u2019autres bibliothèques desservant des populations ou des clientèles spécialisées équivalentes.la*s statistiques sur les bibliothèques fournissent des renseignements précieux sur les collections, le personnel, le budget, la superficie des locaux, etc.et c es comparaisons seront très utiles lors de l'élaboration du plan de développement et permettront de préciser les budgets qui devront être alloués pour la construction et le fonc tionnement du bâtiment.Une visite de quelques bibliothèques aide, par ailleurs, à se rendre compte qu\u2019il serait intéressant d'intégrer au bâtiment certaines activités propres au milieu visé, comme une salle d'exposition.une galerie d'art, une salle polyvalente.etc.Au bibliothécaire alors de développer ces activités complémentaires ou de travailler en collaboration étroite avec les personnes responsables de ces activités.LE FLAN 1)1 1)1 A ELOPPEMFN I L'analyse de la situation existante et les comparaisons effectuées avec d'autres bibliothèques permettent d'orienter maintenant la préparation du plan de développement Ce plan devrait préciser la nature et l'ampleur des services à assurer à la collectivité pour satisfaire les besoins immédiats et futurs en inc luant les éléments suivants l'inventaire des besoins de la collectivité; les objectifs généraux; l'évaluation des ressources humaines et financières nécessaires à la poursuite des objectifs retenus; la planification de locaux adéquats.Des éléments précités, nous ne développerons que le quatrième, soit la planification des locaux.Celle-ci devrait préciser la superficie du local et le ou les sites retenus pour la construction de la bibliothèque.L'emplacement du futur bâtiment devrait être choisi en fonction de l'achalandage, des facilités d\u2019accès et de stationnement et du type de zonage.L'étude des aspects positifs et négatifs de chacun des sites retenus rendra plus facile l\u2019élaboration de recommandations pour retenir un site plutôt qu'un autre \\ cette étape, il serait également utile de prévoir les budgets nécessaires à la réalisation des travaux, de même que l\u2019échéancier d\u2019exécution du projet I>e plan de développement est maintenant terminé et peut être soumis aux responsables pour acceptation Suite- à cette acceptation du plan de développement par le maître d\u2019œuvre, la réalisation du projet pe ut être entreprise LA DEFINITION DU PROJET Cette étape permet de préciser les caractéristiques générales du bâtiment sur le s points suivants: les besoins auxquels il doit répondre; les caractéristiques fonctionnelles.l'ordre de priorité de ces caractéristiques; le caractère général du projet Lors de l'élaboration de cette phase du projet, le bibliothécaire peut, mais ne doit pas nécessairement, faire appel à un architecte, notamment pour vérifier sommairement les hypothèses émises au plan de développement et établir de façon plus préc ise le budget de la construction et l'échéancier de réalisation du projet De plus, l'architecte-consultant peut évaluer, à l\u2019aide de croquis, les possibilités offertes par le site retenu ou le bâtiment retenu dans le cas d une rénovation.Dans le cas d\u2019une rénovation de bâtiment, il est toujours préférable de faire effectuer les relevés architecturaux avant d\u2019entreprendre les plans et devis d\u2019exécution.Cette étape consiste donc à évaluer de façon plus précise l\u2019opportunité de réaliser un tel projet.FROCK \\M\\1L ARC HI IE< LI RAI Cette partie est intimement liée à la phase précédente.Le programme architectural.c'est l'ensemble des instructions qui sont remises à l'architecte et aux ingénieurs pour que ceux-ci réalisent la conception du bâtiment.Ces instructions comprennent: un exposé général des objectifs de la bibliothèque; la description des principales fonctions et types d'espace (superficie, hauteur, équipements fixes, etc ); les corrélations d'espaces nécessaires aux documents, au personnel.aux usagers et à d'autres activités, s'il v a heu; ces corréla- tions d\u2019espaces peuvent être présentées sous forme dorgamgram-m es p o u r une meilleure compréhension.les équipements techniques et le t\\pe de mobilier; le choix du site retenu et les études connexes, comme les études de sol, le relevé topographique, le relevé des bâtiments existants, s'il v a lieu, et la localisation des services publics; le budget de construction; l\u2019échéancier de réalisation en tenant compte des autorisations nécessaires aux différentes étapes En général, on peut prévoir, entre le début de la préparation des plans et devis et la fin des travaux, une période de douze à dix-huit mois.Certains facteurs peuvent cependant influencer cet échéancier: changements aux plans et devis, travaux d\u2019hiver, etc.C'est là l\u2019essentiel de la démarche qu'il est souhaitable d'avoir complétée avant de retenir une équipe de conception pour réaliser le projet LA PRÉPARATION DES FLANS ET DE\\ is L'équipe de réalisation peut maintenant être constituée en retenant les services d'un architecte, d'un ou des ingénieurs et d'autres spécialistes conseils, s'il \\ a lieu.L'architecte et les ingénieurs retenus pour le projet seront mandatés pour réaliser les plans ei devis préliminaires, les plans et devis définitifs, et effectuer la surveillance des travaux.D*s services de l\u2019architecte peuvent également être retenus pour les travaux d'aménagement intérieur de façon à assurer une meilleure coordination entre la construction du bâtiment et l\u2019aménagement intérieur.Cependant, il n'est pas obligatoire de recourir aux services de l'architecte pour cette partie, mais au niveau conceptuel cette méthode permet d'assurer une harmonie avec l'architecture du bâtiment et contribue à créer une ambiance propice aux activités des usagers et des employés.Dans un premier temps, l'architecte et les autres consultants étudieront le programme architectural soumis par le maître d\u2019œuvre.Une visite de quelques projets récents par le responsable de la bibliothèque et l'architecte pe rmettrait à celui-ci de se familiariser avec le fonctionnement d'un tel tvpe de bâtiment Far la suite, une communication privilégiée doit s'établir avec l'architecte, de façon à ce que la conception du bâtiment se développe par 70 ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 consensus ce qui permet ainsi d\u2019éviter des changements au projet qui en re-tarderalent l\u2019exécut ion Une fois l\u2019étude du programme architectural achevée et les visites effectuées, l'architecte sera en mesure de présenter au responsable du projet, sous tonne de croquis et d esquisses, la conception du bâtiment.Si la communication a été bien établie, la conception du bâtiment devrait correspondre à la définition initiale du projet et les consultants pourront procéder à la préparation des plans et devis préliminaires qui comprennent le plan des étapes, les élévations, les coupes en mémoire expliquant la solu-tion retenue, un devis sommaire énumérant les matériaux, les équipements et les systèmes choisis et l'estimation préliminaire ou la révision du budget alloué pour le projet Lorsque le dossier préliminaire est complété, il devrait être présenté aux autorités pour acceptation afin d'éviter une révision impliquant des frais additionnels lors de l'élaboration des plans de soumission.Une fois les plans et devis préliminaires approuvés, les plans et devis définitifs établiront de façon détaillée la conception du bâtiment pour permettre l'appel d'offres et la réalisation des travaux.C'est au cours de l'élaboration du dossier définitif que l'on se rend compte de l'utilité d'un programme architectural détaillé L'agencement des locaux ayant été établi lors de la préparation du dossier préliminaire, à ce stade l'architecte et les autres consultants préciseront tous les détails de construction nécessaires.Cependant.le bibliothécaire en chef devrait collaborer plus particulièrement à la définition du traitement des espaces intérieurs qui comprend le dessin des meubles intégrés (comptoir de prêt, vitrines d'exposition, etc.le dessin des conduits de façon à intégrer, après les travaux, les accessoires comme les svstèmes de son.vidéo, etc.le choix des couleurs et le tvpe des matériaux de revêtement.L'élaboration des plans et devis d'aménagement intérieur mobilier) doit se faire en même temps pour s'assurer un bon traitement d'ensemble lors de la mise en service du bâtiment.L\u2019ne fois le dossier d\u2019exécution complété, il devra être approuvé à nouveau par le maître d'œuvre, la municipalité et le Gouvernement du Québec.Si le projet n'a pas subi de changement majeur depuis l'approbation des plans et devis préliminaires, le dossier définitif sera accepté facilement et la phase des soumissions pourra se réaliser selon l'échéancier prévu LA RÉALISATION DES TRAVAUX Suite à l'ouverture des soumissions, la plus basse soumission conforme aux documents est retenue et le contrat entre le maître d'œuvre et l'entrepreneur peut être signé, à la condition cependant qu'il n'v ait pas de dépassement de budget.La direction générale des travaux sera assurée par l'entrepreneur choisi et l'exécution, par contre, pourra être exécutée par des entrepreneurs spécialisés.La surveillance générale du projet sera effectuée par l'architecte.Les spécialistes-consultants assureront une part de surveillance selon leurs travaux respectifs.Le maître d'œuvre devra s'assurer aussi d une certaine surveillance des travaux puisqu'il aura à se prononcer, tout au long du chantier.sur des changements, des modifications.des ajouts ou des retranchent ents impliquant des frais additionnels.A l'achèvement des travaux.le maître d'œuvre pourra prendre possession du bâtiment.LA MISE EN SER\\ ICE DU BÂTIMENT En général, la mise en service du bâtiment doit se faire dès l'acceptation finale des travaux.Le personnel doit donc se familiariser avec les différents systèmes, prendre connaissance des guides d'utilisation et des manuels d'entretien.L'aménagement intérieur du local peut commencer par la livraison du mobilier Four ce faire, le bibliothécaire aura prévu l'ouverture des soumissions pour l'aménagement intérieur (mobilier) au moins trois mois avant la prise de possession du bâtiment, évitant ainsi de retarder inutilement l'ouverture du bâtiment au public.Maintenant, il ne reste qu'à placer les livres et les périodiques sur les étagères, faire les invitations et procéder à l'inauguration officielle du bâtiment.BIBLIOGRAPHIE Québec Ministère de l'Éducation Guide d'aménagement des bibhothèques-t entres documentaires des écoles élémentaires, Direction de l\u2019équipement.1977.Québec.Ministère de l'Éducation Guide d'aménagement des bibliothèques des écoles secondaires, Direction de l'équipement.1975.Québec.Ministère des Affaires culturelles Bi-bho-Contact Bulletin trimestriel du Service des bibliothèques publiques.1975-1981 Québec .Ministère des Affaires culturelles La bibliothèque publique le livre partout et pour tous Service des bibliothèques publiques, 1980.35 p Québec.Ministère de\" Affaires culturelles Les bibliothèques publiques du Québec L ne série de 15 fiches techniques sur la const rue tion ou la rénovation des bibliothèques.1980-1982.Québec Ministère des Affaires culturelles .W-mes pour les bibliothèques municipales, édition révisée.Service des bibliothèques publiques.1981.56 p ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 71 y .UANT AR'N\t.fjretftme tntégY* dp gestion dp document* (CD tou* droit* r**r«m HAMYAN 1906 - MELCHK» CONFIGURATION 1.Installation 2 Choix dp langage fl Qioa d«6 paramétrés 4 Definition 9 Sort!* Quelle opocn \u2019 IM liiELCHIDH Le système intégré de gestion de documents pour le micro-ordinateur IBM PC et les compatibles.(MS-DOS, PC-DOS) GESTION AUTOMATISÉ DU PRÊT \u2014 FICHIER EN DIRECT DE BIBLIOFICHES 1557, Bégin Montréal, Québec H4R 1W9 (514) 336-4340 72\tAP ; ;EP\u2019r MBR- \u2022 ' -\t.Vf -, N Vf RO \u2022 b\\ Michael (i Werleman and Jean-hudes Guv* l^e succès d'unt bibliothèque dépend de la définition claire des objectifs par le bibliothécaire, du choix réfléchi d'espaces fonctionnels et de leur interaction, et enfin de l'analyse rigoureuse et concertée qu'en feront l'architecte de design et le bibliothécaire Les systèmes de communication et de transport, les mesures de sécurité et les besoins énergétiques déterminent la régie du bâtiment lui-méme.Les compromis qu'entraînent des exigences contradictoires s'établissent à la lumière des objectifs fixés.La nature de l'espace en affecte la planification, compte tenu de considérations d'ordre à la fois psychologique et opérationnel.4 cet égard, il est essentiel de planifier en fonction du développement futur et du changement.Les critères liés aux dimensions jouent un rôle à plusieurs niveaux: règlements de zonage, stationnement, structure des aires de rayonnage, systèmes modulaires et ameublement de la bibliothèque Enfin, le regroupement des installations reflète leur interdépendance et l oui erture au changement, en regard des caractéristiques du bâtiment, de la planification interne et de la maintenance.The success of a library depends on the thoughtful resolution of objectives by the librarian, the careful identification of functional areas and inter-relationships, their close analysis by the design architect and the crystallizing that results from their concerted studies.The basic building is seriously influenced by communications and transportation systems, and by energy and safety codes.The compromises caused by conflicting requirements must be settled in the light of overall objectives.The nature of spaces affects planning seriously, given not only operational considerations by psychological ones as well.Planning for future growth and change are essential.Dimensional criteria come into play at many levels: zoning bylaws, parking garages, structural grids as they relate to stacks, modular interior systems, library furnishings.Finally, the library has to group facilities by affinities and operational dependence, allowing for change by the building's characteristics, by internal planning, and by the support systems required.INTRODK ! ION The planning of a library although specific in nature, involves a process in architectural design common to all building types.This process assesses many different considerations such as site programme, budget, governmental regulations, environmental context, and nature of the building organization, each of which w ill influence the eventual architectural solution With this in mind, the intent of this article is to recognize and describe the options and the constraints of a w ide variety of planning concerns: importance of programming, that cannot be underestimated for its essential communication ot physical and psychological objectives; \u2022 \\!ic hart Ci Werleman and Jcan-Kudes (»u\\ are principals of the firm Werleman & Gu\\ Architectes The firm is desisjnini?a new (downtown) library at Concordia University.Mr Werleman is a Sessional la-cturer at the Graduate School of Library and Information Studies McGill University activity relationships and code requirements, which establish hierarchical considerations reflecting major decisions of access and location; nature of space within a building and how it is used, which have subjective considerations demanding disciplined responses; dimensional characteristics, which provide a framework for planning from large to small scale details.Planning, in general, should accommodate all activities efficiently, and effectively reinforce the programme intent with the architectural resolution.In the design process, each decision influences the next decision, therefore the quality of the available information and its communication to all those involved is extremely important It is hoped that this article is useful in expressing this notion, and broadens the understanding of the architectural implication.PROGRAM MF.The planning of anv building is a response to a functional programme and the interpretation of its objectives.An important part of the \"planning\u201d of a library is actually carried out and committed during the elaboration of the written programme, which sets out and describes the physical, operational.and spiritual needs of the particular institution.In doing so.the relationships of activities and functions to each other are suggested, as well as the assessment of adequate spaces to accommodate all users (those providing and maintaining services, and those expecting and receiving these services).The programme must faithfully reflect the nature of the collection.the users who will work with it.and the context of the library building.As architects, our professional services include taking of client's instructions, and.as described in our professional association's standard form of agreement, \"the Architect shall studv ARGUS SEPTEMBRE 1986/VOtUME 15 NUMERO 3 73 the programme and budget furnished by the Client to ascertain the require merits of the project anci shall review the understanding of such requirements with the Client.\" At this point the dialogue concerning the project itself begins, and both client and architect communicate their understanding of the objectives for the project.and retine it be studv.deliberation, and exploratory sketches.The librarian, therefore, has the responsibility of defining the programme for the architect, and must assess the existing situation (whether it be a reorganization of current spaces and services.an expansion, a new installation within an existing facility, an initial project with future phases, or a completely new facility ).as well as research future possibilities.The reasons why certain services are offered to the user, and the manner in which they are provided, are key elements to understanding the programme's objectives.Too often a programme is limited to correcting existing conditions, such as inefficiency in providing a service, insufficient space, or inadequate personnel Naturally these aspects must be considered, but never at the expense of studying new methods and procedures of earning out services.Even if functions are satisfactory.the potential exists to effect changes which can improve efficiency, and therefore allow a library to offer new services, or increase activities to its users' benefit.Past experience should not become the sole basis for programme information and future development.As a simple illustration, expansion of library stacks into space not originally intended for that purpose mav inhibit the access to that service or displace another service to an inappropriate location.This relocation mav respond to a programme which reacts to a current problem, without anv research being undertaken towards ideal solutions.It is thus necessary to precisely formulate the services desired.and then resolve how they can best be achieved.Research into other facilities which provide similar services will be required, as well as questioning the manner in which they are offered.Failing a satisfactory solution, a creative programme must be developed and.as a minimum, planning must be flexible to accommodate future change.In other words the library service mav live within a spatial configuration having no particular prece- dent.and its appropriateness would be assessed over time.The programme should be composed to give information and intent, whether the hbrarv is to be housed in new or existing premises It should not offer design solutions, but rather set out the requirements and allow the architect to interpret it spatially, suggest various solutions and alternatives, and engage the client in contributing to the design process.Specifically, the architect expects to receive area requirements corresponding to each activity and function.These would be net areas reflecting the amount of space necessary to carrv out each function; circulation space required to move between different areas would not be included.Shelving functions would be reflected in an area comprising the book stack itself, as well as the aisle needed to reach the stack Norms have been devised to provide net areas for stack layouts (some dense, others less dense in terms of spacing between stacks) General circulation to the overall stack precinct is not included in the net area.The size of the floor, and the population expected on each floor, affect the size of this general circulation area which forms part of the gross area.Gross area includes the net area plus general circulation (including stairs and elevators), wall thickness interior and exterior), utility spaces such as mechanical and electrical rooms, vestibules.duct shafts, etc., and spaces demanded bv health and fire-safety codes.1 To give an idea of the proportion of net to gross area, the Quebec Department of Education divides the net area bv a factor of b7' \\ to calculate the allowable gross area for overall construction.In other words, a 10.000 sq.ft.gross area would lx* approved for a project having programme requirements of 6,700 sq.ft.net area.Finally, programmes must establish criteria for change and or expansion as related to library policy (for example.annual budgets for book acquisition relative to shelf weeding, use of personnel, capital available for construction, service to a particular demographic population, etc.).Accurate forecasting is especially difficult due to the evolution of technology and its impact on library service Architects can design for change in spatial planning.in building systems, and in construction components, but it remains the librarian's role to evaluate the tvpe of service the institution expects to offer, and the library consultant's role to describe the options available for the tvpe of service envisioned The library consultant- should record and develop performance data of completed projects and investigate and study up-to-date equipment and furnishings, in order to identify future directions and recommend suitable measures Architec ts should recognize and evaluate trends in space utilisation of buildings that house well-established services.in order to incorporate appropriate spatial and systems allowances for change over time.VCTIMTY RELATIONSHIPS ^ CODES Once the programme has been defined and a construction budget established, schematic planning can commence as part of the design concept It should be emphasized here that with a net programme area converted into a gross building area, an order-of-magmtude of construc tion costs can lx* estimated based upon the nature of the building and its context, allowing the client to proceed with the programme either intact or altered as necessary.Planning demands the complete understanding of the relationships between all functions and spaces.In actual fact, the programme should describe the intended relationships for each individual space, inc luding essential adjacent spaces, desirable or undesirable proximities, and unrelated spaces, all so described in order to group activities appropriated (both horizontally and vertically within a building).Furthermore, accessibility to all spaces and the degree of security of these spaces must be* determined with respec t to the public, staff, maintenance personnel, and material transfer and storage.The comprehension of space and function relationships enables the architect to graphic ally c reate a theoretical mcxlel from which he she can begin to establish various functional zones which themselves are connected bv major circulation elements elevators, corridors, and stairs.The population on a given floor and the size of that floor generally determine the number, size, and location of fire-stairs.The calculations based on building code regulations must lx* adhered to; similarly, the size and fixation of public washroom facilities (including those for the handicapped ) are also determined according to popula- 74 ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 turn, which in turn is related to the tvpes of activities found in the building For example, gathering spates such as audio-visual theatres with an occupant s of one person jx r 10 sq.ft.a> opposed to an office function of one person per 100 sq.ft, i.generate a much huffier population densitv.which becomes significant in calculations for stairs and washrooms.In addition, conflicts which often occur between municipal and provincial codes must be resolved.Current codes require that fire-stairs be entirelv enclosed and lx* solely used to exit from a building This being the case, separate stairs for vertical communication are required for the convenience of the users in a multi-storied building It the most heavilv populated floor area is located at the top of a building, then the space representing its fire-stair requirements will obviously lx* repeated at each floor until the exit at grade (ground level).Consequently.if the high-density function could be located at grade, stair towers would be reduced and space saved.I bis illustrates how code requirements and cost implications can affect building planning considerations.The interpretations of fire safety codes also affect the manner in which flwirs are organized, with or without corridor walls or spatial enclosures.Where corridors must be segregated from activity spaces due to code interpretations, more complicated planning results.The size of activity spaces and their intended population affect the manner in which thev are organized.For instance, individual spaces greater than 1200 sq.ft, or having more than 60 people w ithin them require at least two means of egress, i.e.two doors as tar apart as reasonably possible.Dead-end corridors under most circumstances are illegal because of fire-tafety concerns, consequently the planning of programme areas is partly a function of circulation patterns.Skvlit spat es, such as central courts, atria, and gallerias, which connect several floor levels together with a single vertical volume, can provide spectacular internal spaces bathed in natural light.Similar spaces, but without natural light, can provide powerful volumes unifying floors vertically and offering common vistas from the surrounding levels V ertical spaces are often used as strong visual elements around which functions are planned to take advantage of views and light.But the size, shape, and location of these spaces in relation to each floor area will reduce the efficiency of internal planning, b\\ increasing the circulation required to reach various func tions.and at times fragmenting the activities distributed around these spaces.Thus, such central spaces result in larger buildings to accommodate a given net programme area.In addition, cost increases are brought about by walls or railings at each floor level (surrounding the central space), by environmental systems of air-treatment within the space, and by code considerations concerning fire safety and smoke control.The consequences, being unquantifiable in terms of dramatic views, natural light, and build-ing image, must be weighed qualitatively for their contribution to the success of the building.Similar considerations w ill apply to one-storey buildings w ith the use of open exterior, or glazed interior, courtyard spaces around which functional programme elements are arranged.Finally, vertical organization \u2019\u2022 is affected b\\ the distribution of functions at grade, above grade, and below grade At grade street-level) space is of crucial importance, providing direction and access to numerous activities in the building.At this level pressure is greatest to provide space for, or access to, the buildings many elements (prime programme functions, entrances from different directions, vertical cores and elevators serving various levels, security and control functions, deliveries, and parking, some utility functions, and connections to lower upper level pedestrian walkways, etc.).Below-grade levels more often than not accommodate parking, as well as functions requiring little or no natural light, such as storage spaces, utility rooms, assembly places such as audio-visual areas and cinemas, or spaces with user turnover such as classrooms and lecture halls.Abovegrade levels obviously have the advantage of access to natural light from perimeter walls or internal atria.High-traffic and high-population areas usually need locations at, or close to grade level.Activities which are less public-oriented can be farther removed.thereby imposing less of a demand upon vertical circulation elements.One contradiction to this is the planning of large column-free public spaces at roof level to allow long-span beam structure* carrying only roof loads, sacrificing vertical transpor- tation for the sake of structural econ-omv At all levels, the intersection of vertical and horizontal circulation components become significant organizing elements for the programme areas within the building, as well as important connec tions beyond the site to surrounding neighbours.SPAC ! rYPES %ND USES The nature of space w ithin a building changes appreciably from the perimeter areas to the internal areas; a major reason for this is the relative aspect of natural light.How a building is organized reflects not only operational and technical requirements, but psychological needs as well.Natural light allows the inhabitants of a building to be conscious of the environment outside (time of day.weather, exterior activities, etc.i and consequently provides orientation within the building.The ease with w hich people can function in a building is an extremely important objective in architecture, and the appropriate understanding and use* of space w ithin buildings must be directed to that end.On taking an approach to general zoning of spaces in buildings such as libraries, three ty pes of spaces relative to floor layouts can be considered: core space, internal space, and perimeter space.Depending upon floor configurations, these spaces might be two tvpes at the same time.For instance, a service core could be situated at the periphery of a building and serve large open-floor areas.Multi-storey buildings usually contain a core consisting of elevators, fire-stairs, washrooms, and mechanical electrical rooms.Essentially, the core is repeated at each floor, allowing the vertical organization of plumbing pipes, air-distribution ducts, electrical conduits, and obviously stairs and elevators.People use washrooms, stairs, and elevators at regular intervals; therefore the location of a building core is essential for efficient and direct access to functions, and for clearly-sensed building orientation.Core space for one-storey buildings consists usually of washrooms and mechanical electrical rooms, and should relate to entrance facilities in order to minimize the circulation required for both stafFand visitors.If necessary\u2019, however, cores can be split and located in different areas on a floor.What is significant about serv ice-core location is that the space immediately adjacent serves as a transition zone from \"public\" area ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 75 to more \u201cprivate area nr.common area related to spec itic programme area i I'his space becomes a point of distribution, and thus should be well organized, routes to particular destinations should lx* easily recognized, and at each door level a sense of position in the building relative to the overall site should be clearlv established.At times, if a service core is located at the perimeter, or at the edge of an interior atrium space, then access space to the core, elevator, lobbies or reception areas adjacent to major corridors and stairs can be identified with proximitv to natural light and subsequently its position within the building.Cores located entireK within the interior of a building should direct users to strongly-identified circulation patterns which lead to specific functions or sectors of the building floor; this will provide a sense* of direction within the building and on the site Internal space, in the strictest sense, has no direct access to natural light, and psychologica\t*ss desirable space.Those functions for w hich natural light is undesirable (such as audiovisual facilities, storage rooms, etc.) are obvious candidates for location in this type of area.Furthermore, activities which have temporarv users isuch as classrooms, conference areas, etc.) are more appropriate in these spaces than activities which require staff on a continuous basis.Internal space can act as a buffer zone between public areas and private offices.Even if internal space is made more desirable by borrowing light from perimeter space, or even extending visually to the perimeter itself, the physical distance it represents between \u201cpublic\" and \u201cprivate\" space can still be an effective separator In library planning, internal space is ideal for book stack precincts.Protection from direct natural light is provided by its distance from perimeter windows.The separation of public and private zones, depending upon programme demands, can be accomplished with astute book stack organization.Staff work areas can be situated on opposite sides of stack precincts from public access areas, thereby diminishing the incidence of cross-traffic.Clearly identified internal space can become useful organizing elements without the overall floor layout and encourage efficient planning.Perimeter space is highly desirable for its closeness to natural light Direct sunlight, psychologically attractive.makes the se- /ernes tec hnuallv the most difficult to control Nevertheless, the \u201cc orner-ofhc e-s\\ ndrome\" in office buildings where views in two directions confer prestige* and are* markete*d for higher profit is also found in public buildings In libraries, re ading and studying spaces for visitors, as we*ll as private offices and staff work space's all contend for perimeter space The most democratic policy, for access to natural daylight, is to afford all users some of this space Internal offices w ith glazed partitions can be located awav from the* perimeter and thereby allow spac e* with mans work stations to occupy the* perimeter zone* and share-natural light If, out of necessity.personnel is deprived of natural light, then it is benefic ial to ensure that the\\ enjoy natural light while going to other activities, (in corridors, stairwells, etc.) or share it in common facilities (such as lunch rooms, lounge-s.etc.).Sophisticated engineering technique's can take advantage of natural lighting during daylight hours and c an be economical in terms of the* light levels required for carrying out the daily tasks of studying, working, and communicating with people The le*ss artificial lighting required, the* le*ss energy used, and therefore the* more eco-nomical the building is to operate.However, the opposite consideration is the fact that the more windows a building has, the costlier it is to build, and.unlt'ss the* structure is shielded from the sun.the more energy required for air-conditioning.Finally, it will always be important to recognize the different characteristics of the'se* spaces within a building.espe*ciallv when considering how library services and techniques will evolve over years, and therefore how suitable these spaces must be for changes in function Adaptability to planning changes, and flexibility to receive new systems, «ire fundamental to a new library DIMENSIONAL CONSIDERATIONS Depending upon the type and size of library under consideration, accepted standards for space planning tend towards having all functions «it one level (for smaller buildings), and to having the largest possible floor areas (in multi-stores buildings).However, before this can be studied, the constraints of zoning bvlaws must be identified, especially those dealing with how mut h of the proper!v mav lx* covered bv the building, along with the height and volume which mav be developed.Building setbac ks from the property lines front, side and rear varv with the munie ipaiitv ,ind with the sjx*t itic district, the width of streets, and the surrounding built environment These setb.it ks tv pit alls range from 0-2 ) feet depending upon the* local conditions.\\nothcr frequent constraint is the limitation to the amount of building coverage permitted on the* property, with a 00' limit to the building imprint often being imposed.Restrictions to the* amount of building allowed are mamlv dealt with in two wavs The first would lx* a height restriction, thereby limiting the number of storeys to lx* built, the second would restrict the surface floor are*a by allowing the overall building, for example to equal four.six.or twelve times the area of the propertv Another limiting factor in some instances is the amount of green area to be developed on site after the building, roadways, and parking areas have been determined.These considerations have direct impact on the eventual floor area and size available for planning If a librarv requires interior parking which is best lexated in the basement ).consideration must be given to the* size of structural*\u2019 bays so that parking stalls for c «irs can lx* efficiently distributed.The effect of the abov e on planning is evident.Geometric studies of groups of stalls, rows of stalls, and lanc*s.both lengthwise* and crosswise, lead to planning grids7 of 20 ft.and d() ft This does not necessarily define the final librarv planning grid, but would normally be an influencing fac tor Another possible planning restriction cxrcurs where elevator cores descend to parking levels, since the locations are determined also bv the pattern of parking aisles.The choice of a struc tural system is a major consideration.Structural concrete bays are most often *>00 to 000 sq.ft, in area for economic construction This signifies potential column grids of 25 ft.X 25 ft.25 ft.X to ft., and 50 ft X dO ft.If steel construc tion is used to attain longer spans, and therefore more column-free areas, then allowances must lx* made for beam-depth dimensions (and therefore ceiling and floor height concerns) to ac commodate the heavy library floor-loading, and fire-proofing to satisfy various code requirements.In 76 ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 N.MER0 3 ^ small construction, of almost residential scale, the use- ot wood structures economically provides spaces between columns in the order of 13 tt.and 20 ft.Planning grids arc a function ot the components used to enclose space, such as partitions.Hours, and acoustic ceilings Related closely to these elements are furnishings, equipment, and shelving modules that should be compatible with the component systems Complications now arise- with the metrifica-tion of some materials and systems in the building industry, especially with the* renovation of buildings originally planned in Imperial measure.Finally, the- traditional library stacking grid of 4 -6 aisle and shelving is of major importance In stac k areas of reasonable si/e.a planning grid of equal dimension in both directions allows the stacks to be laid out in both directions.Even though an initial floor layout responds to functional criteria, changes in service over time may demand that the floor layout be* altered.Ceiling grids can remain stationary, while the lighting fixtures can lx* redirected by 90 without difficulty Although acoustic ceiling tiles in the simplest of suspension systems have typically measured 2 -0 X 4 -0 and fluore scent lighting fixtures have measured 4 -0 long, systems have been recently produced which favor a Y-0 X Y-0 or 1.3m X 1.3m grid The application of a square ceiling grid is most flexible both for initial planning and modifications over the- years.As far as commonly-used flooring materials are concerned, carpet and yinvI-asbestos tile materials are manufactured m both Metric and Imperial measures, thereby offering modules of 1-0 sq.1-0 sq.and 0.3m sq.and which are compatible with planning grids of 4 -o .Y-0 and 1.3m.Not onlv is the library stac king dimension of prime importance, but the work station and private-office dimensions should relate to the planning grid It is normal to organize these functions as 3 ft.sq.or 1.3m sq.modules.going from a standard desk station at Y-0 X .Y-0 to a standard private office from 10-0\" X lO'-O\" up to 10 -0 X 13 -0 In the vertical plane, partitions around offices and other enclosed spaces often fall on structural grid lines, thereby incorporating the columns as part of the wall configuration Similarly, when partitions meet exterior walls having window limi- tions*.these should also be organized to align with the selected planning grid Library furnishings such as shelving and carrels have lengths based traditionally on components of Y-0\u201d or 1.0m.The groupings of these units should also be efficiently placed to take advantage of the planning grid.In large areas of book stacking, when shelving units fall on column grid lines, the size- of the column itself must be calc ulated so that the space between columns can accept modular furnishings without leaving wasted area.Many books on library planning1* dealing with the standards of furnishings and layouts) provide examples of suitable approaches to organizing furniture dimensions with building grids.\\n added complexity to effic ient planning is the incorporation of Imperial measure equipment within a Metric measure planning grid.GENER \\I PLANNING Emphasis has been placed upon the ease of accessibility to the services of a library The success of this really depends on the circulation system both horizontal and vertical) connecting the programme spaces.Upon entering a building or reaching a floor level, the user makes certain decisions in order to satisfy various needs.If spaces allow different users with different needs to attain their objectives with ease and without interference from others, then the internal organization can be considered successful.Therefore, one planning goal would be to ensure that each space visually expresses its function.For instance, a reading area for informal or casual browsing is immediately accessible, provides comfortable furnishings, relates to major circulation routes, and is physically inviting (due to natural and or artificial lighting and location in the building); a study area is located adjacent to shelved materials, is furnished only with carrels and tables, is removed from ma jor circulation routes for acoustical privacy, and is yet accessible to staff for assistance; book stacks are laid out for direct and non-assisted access, with constant relationships to major circulation aisles, no dead-end configurations, and moderate sectional groupings (8\t10 units); staff work or service stations are immediately accessible from vertical and horizontal circulation intersections, have a close relationship with the subject matter.and are in a good position for visual supervision.Personal orientation within a building can be greatly facilitated bv planning activities so that similar functions are found in similar hxations such as always placing washrooms next to stairs or elevators, possibly having reading areas always located at the ends of stacks areas, or having administrative areas always related to an information or service station.Orientation can be reinforced bv repeating geometry, such as having book stacks consistently laid out in the same direction; having b(M)k stack aisles always leading to perimeter natural light; bv arriving at each floor at the same location; or bv providing similar artificial lighting for similar tasks, and so on.Certainly the grouping of noisy and quiet functions apart from each other and in similar segments of the buildings is also beneficial to better personal orientation within a library .Other helpful devices are the use of common material and colour selections that represent similar functions throughout a building (always considering that this can improve, vet never correct, poor planning).Circulation aisles and corridors should be planned with minimum changes of direction so that users can reach destinations easily , and not lose their sense of position yvithin the building.On the other hand, long corridors (having no variety of architectural elements, no mix of programme functions, or no straightforyvard directional changes) tend to lx* monotonous, and even unsettling to unfamiliar users, interfering yvith their composure and ability to perform their tasks without stress.Therefore, in large buildings, appropriate highlighting is essential to allow the user to keep intact a mental picture of the building's organization.The concept of \"flexible space'\u2019 (a frequent programme demand) implies that change can and should be accommodated over time.How easily , how appropriately , and at yvhat cost this is accomplished are all factors related to this issue.The ease of accommodating change depends upon the floor, partitions and ceiling systems in terms of adaptability to different activities.Systems, including power lines and junctions lor network distribution, as well as lighting grids, communication systems, nonpermanent partitions, mechanical supply and return outlets10, and flooring materials must all be identified for ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 / i KF» I Kl N( i s allowing change over time.How to appropriately allow for change depends more upon the environmental characteristics and the spatial relationships as programmed Artificial lighting and da\\lighting, structural floor-loadings, interior and perimeter areas, enclosed or open areas, and large, small, or continuous areas all affect the conversion capabilities.The factor of cost depends upon the predictable or nonpredictable nature of the changes contemplated.To initially install communications racewavs for future networking throughout a library, to provide structural floor-loading capac ities throughout for stacks whether for expansion or relocation), or to maximize perimeter glazing11 of a building to accommodate unrestricted potential for study lounge seating areas, would all represent extreme judgments for future change, and would probably entail costs which may never be justified over the life of the building The building systems selected to serve and support programme areas must, however, reflect the possibility and suitability for change.Areas located next to each other should be capable of accommodating expansion or reduction.If such a requirement exists, consideration must still be given to the separation of two related functions to different locations, or even to separate floors if floor sizes should be a constraint.Another important aspect in planning and planning for change) is the adaptability to changes in mechanical and electrical distribution systems, and especially communications network installation.If the capacity for c hange can be accommodated in a librar\\.then research on library furnishings, work stations, and moveable partitions.is necessary to allow for the *plug-in\" and \u201cdistribution\" potential Progress from traditional offices, to open offices, to screened work-stations.to automated work-stations, continues.One result of this trend is the consideration of sharing physical space or equipment with other users, thereby diminishing the privacy previously enjoyed.A more direct programme evolution mav be that functions and ac- tivities which had not been related historically may become so in the effort to prepare for flexible, efficient, and < « onomi< al < hange Vnothet d< veil>p ment ma\\ see the evolution of labora-torv-type design for terminal clustering.allowing through-wall and through-furniture hook-ups.Furthermore.if furniture and equipment groupings prove appropriate, then structural columns ma\\ provide the source for vertical attachments from ceiling distribution systems, and become the centre from which activities radiate.( ONT I t SION An ultimate and essential influence on any planning exercise are the policies and goals of the institution concerned.Although each institution becomes particular through the nature of its service, such as public libraries, special subject libraries, research libraries, university libraries, etc., the intent here has been to present architectural planning perceptions for all applications.The design process is consistant notwithstanding content specifics Furthermore.while overall programme guidelines relate to the intended library services, \u201cin-house\" policies mav impact on planning in a fundamental manner.What is the institution's poli-cv concerning public accessibility to the executive administration?Is the administration open to, or separated from, all levels of its staff and personnel?Is there a spatial and qualitative hierarchy for work space i a certain size of area for a certain tvpe of job.a particular size of desk for a specific task; different floor and ceiling finishes tor different people, etc.)?What is the policy for ac c ess to spaces with natural light?Who is responsible for programme requirements, long-term decisions.capital building costs, and operation and maintenance costs?Does the programme reflect, and will the planning reflect, a service compatible with changing budgets as well as changing staff?Such questions serve to point out the subtleties of planning concerns bey ond functional norms and standards.For the quality of service and operation, they become equally important considerations.1 Codes signitv the regulations and ohliga lions imposed bv civil authorities, sut h as thr \\atwnai Buiidinç (.«i*\tU ('¦\u2022dt du H it ment du Qutbt, It Rt^ltmtnt no p#*i of thr Cits of Montreal \\ librarv < onsultant is a qualified protrv cional.usuallv from thr librarv milieu, who bv his or her broad experience with mam tvpr* of libraries and collection*, and hi* or her knowledge of librarv operation and fitment*, c an supplement the information provided bv the librarian of a new project, and offer additional assessment and guidance f.Vertical organization mean* the planning and architectural resolution considering the building on a floor bv floor basis a* opposed to distributing of departments on a given floor 4\t\\ long-span beam structure is a structure in which column* are exceptionally far apart to enable large column-free space* therefore necessitating verv long beams to hold floors or roofs above *) \u201cGlazed partitions\u201d are usuallv light-weight walls around offices, conference rooms, etc .fitted with large panes of glass.ffoor-tcc-< riling, to allow the enjovmcnt of broader views and additional lighting b In this context, \u201cstructural bavs signifies the spac ing between a senes of columns, in both direc tions A planning grid is a hvpothetical grid of lines at 90 to each other the principal lines axes i at columns, the minor lines evenlv dividing space between the principal lines The minor lines are spaced at the building module sav 5-0 and the entire grid is simplv an intellectual device to plan in a disciplined manner w ithin dimensions of standard building components 8\tWindows mullions' are the vertical posts separating panes of glass within windows 9\tFor example Stephen I^tngmead and Margaret Beckman \\tw Library Dtstçn.(luidt l.ints to Planning Aiadtmu Library Buildings Toronto.John W iley & Sons Ltd .1970.Ellsworth Mason Wa\\\"n 4*S * réunions, j'ai eu à déterminer le*s qualite'*s et les quantités de toutes les composantes de l'ameublement intrinsèque* à la bibliothèque.Partant de*s collections en synchronie e*t en diachronie, l'on doit établir le* nombre de* tablettes, poteaux, travers, dos qui composeront le* rayonnage, le nombre de tables, de* fauteuils, de chaises, etc I)e*s relations assez étroites ont été établies avec deux fournisseurs fortement intéressés à obtenir le* contrat: les représentants de ces commerces fournissent généreusement tous les renseignements techniques relatifs à telle ou telle* pièce d'ameublement.Suite aux appels d'offres, trois four-nisseurs se* disputaient le gros lot un marchand d'ameublement de bureau de* la v ille*, un autre de Rimouski et un représentant de la compagnie Montel La ville décida de partager le* contrat d'ameublement e*ntre* le*s trois fournisseurs et d'attribuer le*s items au plus bas soumissionnaire, ('est ainsi que* nous nous sommes retrouvés avec du rayonnage de référence* de* la ( ae* Ail Steel, du rayonnage pour la collection courante de la Cie Montel, des chaises de* bureaux du fournisseur local, des tables de lecture du fournisseur de Rimouski.etc Que de* cauchemars e*t de nuits blanches pour agencer le tout.Il e st fortement recommandé de désigner un seul fournisseur pour les principales pièces d'ameublement c ar souvent les couleurs et les stvles ne* correspondent pas entre deux compagnies; le blanc de Montel n'est pas celui de Ail Steel e*t les composantes du rayonnage ne sont pas interchangeables.Il est tout à fait normal de vouloir économiser mais il ne faut pas écarter les effets à long terme d'un tel choix.h.Le choix d\u2019um œuvre d'art Un j>our cent des coûts totaux de construction doit être alloué à une œuvre d'art dans le cas d'un édifice \u2018 \u201dc subventionné.Ia processus est U* suivant: un comité de* sélec tion e>t formé par le ministère des Affaires culturelles et la sélection de l'artiste s\u2019effectue à partir d'une banque de noms où chacun est représenté par une de ses œuvres.L'architecte.un représentant de la ville et deux ou trois fonctionnaires du MAC font partie du comité de sélection.À Rivière-du-Loup.le bibliothécaire a participé à la sélection mais il ne disposait d'aucun pouvoir décisionnel.L artiste choisi fut \\ncfré Dubois, un artiste de Rivière-du-Loup.qui prépara donc une maquette de son œuvre appelée à devenir le c entre d'attrac tion de la bibliothèque.Ia* choix de l'œuvre d\u2019art est une étape des plus délicates, où la plus grande prudence s impose au bibliothécaire lors des réunions avec l'architecte une fois en place, ce sont les employés de la bibliothèque qui devront vivre avec un chef-d'œuvre ou une horreur Heureusement, à Riviè-re-du-Loup.l'œuvre d'art s'est avérée un pet it bijou d'intégration artistique.Profitant en effet d'un vaste espace bien éclairé par de multiple's fenêtres situées plein sud, l'artiste a imaginé un mobile constitué d'une centaine de lames de plexiglass peintes d'une légère marque blanche à divers endroits.Toujours en mouvement, cette sculpture volante crée une ambiance très propice à la lecture et à la détente.Selon qu'on la regarde de* la mezzanine.du comptoir de prêt ou des rayonnages.une facette différente apparaît en fonction d'une luminosité jamais semblable.Cette œuvre d'art nous inspira grandement dans le choix des couleurs des murs et de l'ameublement.Il est important que l\u2019œuvre d'art placée dans une bibliothèque s'intégre parfaitement à l'environnement sinon Ton risque fort de devoir conserver une œuvre, certes originale et marquant un tournant dans l'évolution du créateur, mais sans plus de signification sy mbolique Ia* défi de l'architecte et du bibliothécaire est de forcer l'artiste à réaliser un artefact qui s'intégrera harmonieusement avec tout l'environnement architectural propre à une bibliothèque moderne.Défi pas toujours facile à relever car les artistes ont souvent des idées bien arrêtées sur la manière d'intégrer leurs travaux, idées 92 ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 5 Vue intérieure de la Bibliothèque municipale de Rivière-du-L*>up.à ri/ qui ru* correspondent pas toujours aux principes bibliothéconomiques 7.\tDebut des travaux et réunions de chantier L'ne lois l'entrepreneur choisi, on en arrive à l'étape de l'ouverture du chantier lz* rôle du bibliothécaire est alors assez effacé: je n\u2019at assisté qu'à deux de ces réunions.lx*s problèmes se réglaient entre l\u2019architecte, l'entrepreneur.les ingénieurs-conseils et le responsable des travaux publics de la ville.J'illustrerai ce point par un exemple de problème: la rampe de la mezzanine Pour une question de prix, l'architecte choisit de fixer une rampe fermée en placoplâtre pour ceinturer la mezzanine L'effet escompté était discutable.la perspective se trouvant de la sorte atténuée On suggéra alors une rampe de style ouvert composée de verre ou de plexiglass mais elle fut rapidement écartée après examen des coûts.D'autres exemples pourraient être cités pour lesquels la solution supposait une augmentation des coûts initiaux.Le gouffre du stade olympique, dont l'exemple hantait les responsables municipaux.les imitait à rejeter toute modification des travaux dans le sens d'une hausse de prix L'intransigeance en la matière est de bonne guerre: si nous avions accepté les améliorations proposées par l'architecte et l'entrepreneur en de multiples occasions la facture n'aurait certainement pas été la même 8.\tOuverture du bâtiment et correctifs Tout nouveau, tout beau c'est à l'usage que les travers surgissent.Inaugurée le 17 février 1983, en plein ccrur de l'hiver louperivois, un grave problème* risqua de saborder l'ouverture de notre bibliothèque Par temps froid et avec le nordet en provenance du fleuve qui balavait tout, la température à l'intérieur était celle d'un réfrigérateur.À qui la faute \u2018 La ville acc usait l'ar- chitecte d'avoir sous-estimé les besoins calorifiques, ce dernier reprochait son isolation à l'entrepreneur qui fit défaire les plafonds par son sous-traitant; l'ingénieur-conseil fut pris à partie par l'architecte, bref tous les professionnels se renvovaient la balle.Finalement le problème se régla en augmentant considérablement les sources de chauffage.D'autres facteurs étaient en cause dont les deux étages supérieurs non finis, source importante de déperdition de chaleur.(ON (Il ION Les avatars de la construction font partie des règles du jeu: à Rivière-du-Loup comme ailleurs, et surtout lorsqu'il s'agit de réutiliser un édifice ancien.les imprévus furent nombreux.Malgré tout, le bibliothécaire engagé dans un tel dossier en sort grandi surtout lorsqu'il peut finalement tirer profit de locaux vraiment accueillants, fonctionnels et de nature à générer des statistiques de f réquentation qui feront vite oublier temps et argent investis.BIBLIOGRAPHIE France.Ministère de la culture La bibliothèque dans la ville: concevoir, construire, équiper avec vingt Psu is, Ed du Moniteur, 1984\t294 p Gascuel.Jacqueline.I n espace pour le lure guide à l'intention de tous ceux qui créent, aménagent ou rénovent une bibliothèque Paris.Éd.du Cercle de la librairie.1984 431 p \\1( Kenzie.Donald.La situation des bibliothèques publiques québécoises en 198b document de discussion préparé à l'intention de la Conférence des conseils régionaux de la culture Mai 1984» Non paginé Munger.Denis.Bibliothèques municipales = projets subventionnés de 1980-1981 à 1984- 1985 Québec Province Ministère des Affaires culturelles Xormes des bibliothèques publiques du Québec S.d.60 p.Québec Province Ministère des Affaires culturelles Service des programmes régionaux.Statistique des bibliothèques publiques du Québec 1985 Octobre 1985 43 p ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 93 7 1/ stf-Sh di* do&inU\u2019r1 iss^sr de laniyi frun* Wit K v A LA FINE POINTE DE L\u2019AUDIOVISUEL 7704 documents disponibles sur le marché (3 tous décrits en détail résumé, public visé, distribution.réalisation, production, etc G sur tous les sujets G pour tous les publics 273 distributeurs : odresse.téléphone modalités d'ocquisition des documents 5 index pour repérer un document parmi les quelque 15 000 titres répertoriés dans le TESSIER 83 et dans le TESSIER 86 sujets, réalisateurs et maisons de production, titres, collections, distributeurs Offre de lancement volatile jusqu ou 31 décembre 1986 TESSIER 86\t45 $ (ou lieu de 58 $) + fro» de transport TESSIER 86 ?TESSIER 83 75 S (ou lieu de 103 $) ?trots de transport mm centrât des bibtioffiajucs lOÔS tyjt fl(jy f« r-Vx*wai lOuebec l Ccmodo IT1 ~\tVi !5l4i^ OÔOS ''////MT BULLETIN DE COMMANDE n 45 $ (au lieu de 58 $) + frais de transport TESSIER 83 75 $ au eu de 103 $) + frais de transport Je désire commander______________________d exemplaires du TESSIER 86 et ____ ________________d exemplaires du TESSIER 83 LIVRAISON: FACTURATION: Adresse Adresse Code postai Code postal Numéro du bon de commande Centrale des bibliothèques 1685, rue Fleury Est Montréal (Québec), Canada Retourner ce bulletin rempli è Téléphone (514) 382-0895 I___________________________ 94 ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 Une nouvelle construction pour les bibliothèques de l\u2019Université de Montréal: le pavillon Samuel Bronfman par Clément Tremblay* Im realisation d'un projet aussi important que la construction d'une nota elle bibliothèque ne peut s'tmpronser.Plusieurs étapes doutent être franchies et plusieurs années sont nécessaires niant de pouvoir enfin ouinr la bibliothèque à ses lecteurs.Le projet de construction d'une nouvelle bibliothèque à PVntoersité de Montréal ne fait pas exception à la règle et comprend les éléments suivants analyse de besoins, rédaction de documents préliminaires.modes de financement, choix des firmes d'architectes et d\u2019ingénieurs et élaboration des plans et devis.Designing a new library building is an important project V'h\u2019ch requires careful planning.Several stages must be completed and several years elapse before users can finally access the premises.The planning of a new library building at the Université de Montréal is no exception to this rule.It includes the analysis of requirements, the preparation of preliminary documents, the selection of architects and engineers and the elaboration of plans and specifications.Face à la situation critique de sa bibliothèque cies sciences humaines et sociales, l'Université de Montréal a inscrit une nouvelle construction dans son plan quinquennal d\u2019investissements 1978-1983 Nous retraçons ci-dessous les principales étapes de ce projet, depuis le choix du concept debase*, jusqu'à l'ouverture du pavillon, prévue pour septembre 1987.( ON MIX IE HISTORIQUE Bien que l'Université de Montréal ait reçu sa première charte du Parlement de Québec en 1920 et qu elle ait auparavant assumé, pendant une quarantaine ci années, des activités importantes d'enseignement et de recherche à titre de constituante de l'Université Laval de Québec', ce n'est qu'au début des années quarante qu elle s'est éta- \u2022 M I rrmblas cm directeur des services aux usagers.Servit e des bibliothèques, à l\u2019Université de Montréal blie en permanence sur le site actuel du Mont Royal.Kn 1942.dans le tout nouvel édifice de l'Université réalisé par l'architecte Ernest Cormier et dont la tour était et demeure encore aujourd'hui l'élément architectural prédominant.une bibliothèque centrale était créée avec mission de regrouper, cataloguer et classifier la documentation existant alors dans les diverses institutions relocalisées sur le nouveau campus.En 1947), la bibliothèque centrale était en mesure d'ouvrir les portes de sa salle de lecture à la communauté universitaire.Pendant les quelque vingt années qui suivirent, les facultés, écoles et départements ont connu un développement accéléré et ont entraîné dans leur sillage la création de nombreuses bibliothèques de secteur.Ce développement parallèle d'un important réseau documentaire, sans lien organique avec la bibliothèque centrale, posa alors de telles difficultés que l'Université a été amenée, en 1968, à regrouper administrativement l'ensemble des bi- bliothèques et centres de documentation sous une seule responsabilité, celle du nouveau directeur des bibliothèques.Cette centralisation administrative n'a cependant pas été suivie de l'intégration, dans un seul pavillon, de toutes les bibliothèques.Bien au contraire.La dispersion de plus en plus marquée des unités académiques sur tous les points du campus, et parfois même hors campus, a plus ou moins forcé, en raison principalement de la pression des usagers, le maintien et la création de bibliothèques sectorielles.Au fur et à mesure de l'accroissement de leurs clientèles et de leurs collections, ces bibliothèques lau nombre de vingt-quatre en 1986) ont été agrandies, relocalisées, réaménagées et, ce.dans des conditions difficiles qui n'ont guère permis d'apporter des solutions à long terme à ce besoin chronique d'expansion.Il est même arrivé que certaines bibliothèques aient vu leur situation s'aggraver considérablement du fait de l'arrivée massive de collections importantes.Ce fut le cas ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 95 Vue extérieure du pavillon Samuel Bronfman: Bibliothèque des lettres et des sciences humaines de 1*1 niversité de Montréal.fill 11 1111111 ITT IHmillITTT T .m de la bibliothèque de droit et de la bibliothèque des sciences humaines et sociales qui ont été dans l'obligation, au moment de la fermeture de l'an-cienne bibliothèque centrale, de recevoir respectivement les collections de théologie et de philosophie et celles de sciences humaines (lettres, histoire, linguistique.etc.).C'est donc, pour l\u2019essentiel, la situation particulièrement défavorable vécue depuis plusieurs années déjà par la bibliothèque des sciences humaines et sociales qui est à l'origine de ce projet de construction d'un nouveau pavillon pour les bibliothèques de l'Université de Montréal PRINCIPALES ÉTAPES VERS UNE NOI \\ 1 11 1 BIBLIOTHÈQUE L'acuité des problèmes de fonc tionnement auxquels la bibliothèque des sciences humaines et sociales (la plus importante du réseau des bibliothèques ! devait faire face était telle, dès le début des années soixante-dix.que le recours à des solutions temporaires, bien que toujours nécessaire, ne pouvait maintenant plus être autre chose qu'un simple palliatif.Entre autres, les espaces de conservation des collections étaient devenus nettement insuffisants en raison, d'une part, de l'accroissement régulier des collections et, d'autre part, de la nature même des sujets couverts par cette bibliothèque, de la jeunesse relative de ses collections et de la quasi impossibilité de recourir à l'élagage et à l'entreposage.Par ailleurs.les places de lecteurs, par leur nombre et la qualité de leur environnement (plus de la moitié des tables de travail ont dû être localisées sur deux étages en sous-sol), ne favorisaient guère le travail en bibliothèque, affectant directement les activités d enseignement et de recherche menées par les unités académiques de ce secteur.De toute évidence, il y avait inadéquation entre les ressources physiques mises à la disposition de cette bibliothèque et les objectifs qu'on lui demandait de poursuivre.LE CHOIX D'UN CONCEPT DE BASE Si.à ce moment là.la nécessité de construire une nouvelle bibliothèque pouvait apparaître à plusieurs comme une évidence, il n'était pas dit que les principaux agents de décision (Comité exécutif et Conseil de l'Université.Ministère de l'Éducation i allaient spontanément adhérer à ce projet II fallait donc, d'entrée de jeu.en définir le contenu avec suffisamment de précision pour que les objectifs poursuivis soient bien compris et avec assez de réalisme pour que le projet ne meure pas avant même d'avoir vu le jour U*s responsables de la bibliothèque des sciences humaines et sociales, avec l'aide de leur personnel, étaient certes bien placés pour fournir toutes les données nécessaires à la rédaction des premiers documents de travail et pour déterminer le modèle de bibliothèque qu'ils voulaient privilégier Mais l\u2019occasion était propice pour obtenir également des usagers leur perception des objectifs spécifiques que la nouvelle bibliothèque devait rencontrer.De cette première consultation auprès des usagers de ce sec teur, principalement par l'intermédiaire fies comités de bibliothèques et des responsables ac adémiques.est ressortie l'idée que la bibliothèque devait reproduire essentiellement le même modèle, c'est à dire un regroupement de collections par tvpes de documents (ex monographies.périodiques, etc.) et de serv ices par grandes fonctions centralisées (ex prêt, référence, etc.i mais en corrigeant.il va de soi.les lacunes et les insuffisances de l'ancienne bibliothèque.On a donc suggéré de distinguer davantage les services destinés aux étudiants de premier cycle, entre autres par la mise en place d'une réserve plus importante, de prévoir pour les professeurs et les étudiants des cycles supérieurs des espaces de travail mieux adaptés à leurs besoins; d'intégrer le plus possible à cette bibliothèque les collections d'autres bibliothèques desservant des champs disciplinaires connexes; de mettre en valeur les livres rares du Service des bibliothèques en réservant dans ce pavillon des salles d'exposition et de conservation; d'adapter enfin la bibliothèque à tous It^ changements technologiques existants ou susceptibles de se développer à plus ou moins court terme.Par ailleurs.d'autres motifs, ceux-là davantage administratifs que pédagogiques, ont conduit la direction du Service des bibliothèques à intégrer à ce projet tous les services centralisés, soit la direction des bibliothèques, les services techniques, le prêt entre bibliothèques, etc.Le concept général mis de l avant à cette époque était donc celui d'un pavillon regroupant plusieurs unités du Service des bibliothèques et dont le noyau central était constitué de la fusion de trois bibliothèques, celle des sc iences humaines et sociales, celle de théologie-philosophie et celle de bibliothéconomie.PREMIER ÉNONCÉ DE BESOINS, LE MEMOIRE D\u2019INTENTION De l'automne 1977 au printemps 1980, le projet de construction de ce nouveau pavillon pour les bibliothèques a franchi des étapes importantes pour sa survie.Il a d'abord fallu que l'Université, pour lui donner naissance, inscrive officiellement ce projet dans un plan quinquennal d'investissements, en l'occurence celui de 1978-198:1, destiné au Ministère de l'Éducation1.Le fait d'inclure un projet au plan des investissements ne veut pas nécessairement dire que l'Université compte donner suite au projet dans un avenir rapproché.Plusieurs années peuvent s'écouler entre le moment où le projet est inscrit et celui où le ministère de l'Éducation accepte de le financer Il peut arriver également, et cela arrive fréquemment, qu'un projet ne puisse* jamais dépasser ce premier stade de l'inscription à un plan quin- 96 ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 quennal d'investissements universitaires.Pour compléter cette démarche initiale.un premier document décrivant les princ ipaux objectifs du projet, son contenu aussi bien que ses avantages et sa pertinence, doit être acheminé au Ministère, l^orsqu «1 > agit d'un pav illon à caractère académique, ce document prend souvent la tonne d'un devis pédagogique décrivant chaque activité d'enseignement et de recherche avant de la traduire en salle de cours ou en salle de laboratoire.Dans le cas qui nous intéresse aujourd'hui, ce document prenait plutôt la forme d'un mémoire d intention qui faisait référence, bien sur.aux clientèles étudiantes touchées par le projet mais qui.également, mentionnait des prévisions d'augmentation des collections pour les dix prochaines années-'.Selon ce document, les clientèles étudiantes directement desservies par cette bibliothèque devaient rapidement atteindre le sommet de 4 8(X) étudiants, en équivalent temps complet, alors que les collections qui étaient, à cette époque.de l'ordre de 750 000 unités documentaires, microformes incluses, devaient atteindre 1 200 000 unités une dizaine d'années plus tard.En plus de rappeler les avantages inhérents à la construction d'un pavillon qui sache répondre aux besoins préalablement identifiés, le document faisait aussi ressortir les avantages reliés à la libération de certains espac es alors occupés par les bibliothèques Ainsi, les espaces de la bibliothèque de théologie-philosophie (1,000 m.c.) revenaient à la bibliothèque de droit et une partie des espaces de la bibliothèque des sciences humaines et sociales (2,500 m.c.), soit le deuxième sous-sol.devait être affectée à la création d'un dépôt central pour la documentation semi-active, permettant ainsi aux autres bibliothèques du campus de bénéficier de retombées indirectes de ce projet en se libérant d'une documentation toujours utile mais particulièrement encombrante.U*s superficies alors prévues pour ce pavillon étaient de 9.105 m.c.pour la partie «bibliothèques» et de 2,695 m.c.pour la partie «services administratifs et techniques», soit un total de 1 1.800 m.c.nets.En considérant les espaces libérés qui demeuraient sous la juridiction du Service des bibliothèques, la totalité du projet permettait d'augmenter de 30'7 environ les espaces alloués aux bibliothèques.I \\ DU Fl< Il » < N< Il I M l\\ WM LES NORMES (.()! \\ ER N EM EN I \\LES Depuis une dizaine d'années, les universités québécoises sont aux prises avec des normes d'espaces applicables aux bibliothèques particulièrement contraignantes.En 1975.la norme en vigueur faisait état de 1.236 m.c.par étudiant équivalent à temps complet.Elle se répartissait de la façon suivante: 0.585 m.c.pour les espaces de consultation.0.465 m.c.pour les espaces de ravonnage et 0.186 m.c.pour les espaces de services internes.Cette norme, notamment pour les espaces de rayonnage.était alors jugée nettement insuffisante puisqu'elle était basée sur une capacité maximale de conservation de 75 volumes par étudiant équi- valent temps complet alors qu'en réalité la movenne québécoise était, en 1981-1982, de 101 volumes par étudiant.que la movenne canadienne était de 96 volumes par étudiant et que la moyenne d une centaine d'universités américaines était déjà de 460 volumes par étudiant (Quelques années plus tard, le Ministère modifiait, non pas les normes, mais plus subtilement leur interprétation en excluant du calcul la clientèle à temps partiel sous prétexte, semble-t-il.que cette clientèle utilisait les bibliothèques en dehors des heures régulières.Cette nouvelle façon de tenir compte des clientèles étudiantes a eu comme effet de diminuer sensiblement les espaces de bibliothèques auxquels les universités avaient droit.Par la suite, des POUR UN ACCES RAPIDE A L* INFORMATION LOGI-PLUS CENTRE DE DOCUMENTATION ET GESTION DOCUMENTAIRE CES MODULES OFFRENT LES FONCTIONS SUIVANTES: CENTRE DE DOCUMENTATION GESTION DOC CM ENTA IRE \u2022\tCLASSIFICATION DE VOS DOCUMENTS PAR TYPE, ACTIVITE, SUJET, ETC \u2022\tINDEX DE REFERENCES DIVERSIFIEES \u2022\tRAPPORTS ET LISTES MULTIPLES \u2022\tGESTION DES DELAIS DE CONSERVATION \u2022\tACCES PAR MOT DE PASSE POUR UNE SECURITE DE L\u2019INFORMATION \u2022\tGESTION DE LA CONFIDENTIALITE POUR UNE APPLICATION DE LA LOI 65 \u2022\tCONFORME AUX STANDARDS DE LA METHODE RAIFFAUD \u2022\tDOCUMENTATION COMPLETE POUR POUR L'USAGER \u2022\tCLASSIFICATION PAR AUTEURS, TITRKs.ANNEES DE IM BUCATION, COTE LIBRE, NUMERO DE DOCUMENTS SUJETS \u2022\tGESTION DES ABONNES \u2022\tGESTION DES PRETS - RETOURS \u2022\tGESTION DES STATISTIQU ES \u2022\tGESTION DU THESAURUS \u2022\tGESTION DES ACQUISITIONS \u2022\tGESTION DE FICHIERS \u2022\tIMPRESSION DE LLSTES MULTIPLES RAPPORTS ET ETIQUETTES CES LOGICIELS FONCTIONNENT SOUS MSDOS™, UNIX™, XENIX ™ ET VAX™ logibec Groupe Informatique Ltée EDIFICE DU PORT DE MONTREAL (AILE 2), CITE DU HAVRE.H3C 3R5 (514)- 066-3691 ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMÉRO 3 97 «U**' Entrée dt- la bihiiofht-qut du papillon Samutl Bronfman tentatives de modifier à la baisse les normes d\u2019attribution des espaces ont été tentées, entre autres par les fonctionnaires du Conseil du trésor, mais à ce jour, aucune directive en ce sens n'a été émise.lx*s intentions du ministère de l'Éducation cependant demeurent claires et chaque directeur de bibliothèque qui a sur sa table un projet de construction ou d'agrandissement en connaît bien la teneur.A cette étape du projet, soit celle du mémoire d\u2019intention, les espaces réservés aux bibliothèques de l'Université de Montréal se trouvaient donc à excéder quelque peu les espaces normalisés bien que.pour l'ensemble de l'Université, la superficie nette en propriété demeurât inférieure à la superficie permise par les normes gouvernementales.UN MODE DE FINANCEMENT ORIGINAL En janvier 1980.les autorités de l'Université mettaient en marche une importante campagne de financement dirigée vers les grandes entreprises, les diplômés et le personnel de l'Université.Cette «campagne des années 80» avait un objectif initial de 24,000.000 S et les sommes recueillies devaient servir à la réalisation de projets que les budgets réguliers de fonctionnement ne pouvaient autrement soutenir Parmi plusieurs projets de grande importance pour le développement de l'Université, le projet de construction d\u2019une nouvelle bibliothèque de lettres et sciences humaines fut retenu comme un projet prioritaire de la campagne.A ce mo-ment-là.le projet initial de construction d\u2019un pavillon pour les bibliothèques fut, pour des raisons techniques de financement, scindé en deux parties: la partie «bibliothèque» proprement dite serait financée à iyk par l'Université et à 23'« par le Ministère de l'Éducation, alors que la partie «services administratifs et techniques» devrait être financée en totalité par le NI inistère.Cette décision de l'Université de faire porter la campagne de souscription en bonne partie sur cette nouvelle bibliothèque devait par la suite s'avérer déterminante pour l\u2019avenir du projet.puisque cette campagne de financement connut un franc succès, rencontrant tous ses objectifs, susc itant pour la bibliothèque des dons importants et entraînant, avec elle, la part que le Ministère de l'Éducation avait prévu de souscrire pour la première phase de ce projet.SECOND ÉNONCÉ DE BESOINS, LE PROGRAMME TECHNIQUE L\u2019étape suivante fut consacrée à la rédaction du programme technique de construction.Celui-ci s\u2019appuie généralement sur le devis pédagogique et doit fournir tous les renseignements nécessaires aux architectes et aux ingénieurs pour la préparation des plans et devis de l'édifice projeté 11 faut entre autres s'assurer que toutes les données sur les espaces requis, les fonctions, les services.les équipements spécialisés, les contraintes, etc.ont été prises en considération et apparaissent dans le document.Pour chaque espace, il faut fournir en détail le nombre d'occupants.l\u2019activité poursuivie, le nombre de mètres carrés nécessaires, le genre de local requis et les conditions particulières d'aménagement (température, insonorisation, humidité, etc.).Plusieurs autres éléments d'information sont également nécessaires: les besoins en communications téléphoniques et informatiques, les relations fonctionnelles entre les personnes et les activités.les prévisions d\u2019agrandissement, le degré de souplesse désiré, l'accessibilité de l'édifice, etc Gomme on peut facilement le constater, il s agit là d'une étape de toute première importance qui guidera ultérieurement les architectes et leur permettra de présenter des plans conformes aux attentes de l\u2019usager Généralement, la rédaction de ce programme technique est prise en charge par les arc hitectes retenus pour l'élaboration des plans et devis II peut aussi être rédigé par le personnel professionnel de l'institution.Toutefois, des directives récentes du Ministère de l'Éducation laissent entendre que cette opération sera dorénavant assumée par les fonctionnaires du Ministère pour diminuer d\u2019autant la part active du personnel de l\u2019institution dans la réalisation d\u2019un projet deconstruction, d'agrandissement ou de rénovation.Pour ce projet de pavillon pour les bibliothèques, il a donc fallu compléter un programme tec hnique de cette nature Il a été rédigé par un architecte de la Direction des immeubles de l'Université avec l'étroite collaboration du personnel du Service des bibliothèques.Plusieurs séances de travail ont été nécessaires avant d'obtenir, à l'automne 1982.une version définitive de ce programme4.Pour l'essentiel, il reprenait les mêmes éléments que ceux apparaissant dans le mémoire d'intention mais avec infiniment plus de détails.Il s'agissait toujours d'un projet global présenté, pour les mêmes raisons de financement, en deux parties distinctes.Ix* premier volet comprenait maintenant les collections et les services de la bibliothèque de théologie-philosophie et de la bibliothèque des sciences humaines et sociales, le service des collections spéciales (livres rares et précieux ) et le service centralisé de prêt entre bibliothèque, l'ensemble représentant une superficie nette de 9,105 m e lx* deuxième volet incluait, pour sa part, les services techniques et la direction du Service des bibliothèques ainsi que la bibliothèque de bibliothéconomie et un centre d'exposition pour les œuvres d'art, pour une superficie résiduelle nette de 2,695 m.c.Il comprenait.en plus des exigences particulières à chaque espace de bibliothèque, des exigences techniques générales d'architecture, de mécanique et d'électricité.de même qu'une étude du site.LE CHOIX DU SITE L'emplacement de ce nouveau pavillon présentait des difficultés particulières du fait des contraintes qui lui 98 ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 riaient imposées et des options qui étaient disponibles.Un accès facile à ce pavillon était notamment une des exigences fondamentales à rencontrer.Ix*s étudiants et les professeurs attachés aux unités académiques desservies par cette bibliothèque devaient pouvoir \\ accéder rapidement et facilement.De plus, c^tte bibliothèque étant également perçue comme une bibliothèque ressource pour l\u2019ensemble de la communauté universitaire, il fallait que le pavillon soit relié au réseau piétonnier intérieur existant et.éventuellement, à la future station de métro.Les espaces attenants au pavillon Lionel-Groulx, là où les futurs usagers de la bibliothèque ont leurs princ ipales activités, étaient constitués pour la plupart de terrains privés déjà construits.Leur expropriation aurait entraîné des frais énormes que le budget ne permettait pas d\u2019envisager.[/Université fit donc appel à une firme d\u2019urbanistes pour étudier la question et préparer un plan directeur d\u2019aménagement des terrains situés dans ce secteur.L\u2019emplacement retenu par les urbanistes, au carrefour des routes principales du campus, à la jonction des pavillons existants sur ce site et à proximité du réseau piétonnier principal, répondait à la plupart des exigences de localisation.Toutefois, les accidents de terrain propres à ce site allaient très certainement influencer la forme générale du pavillon.Au lieu de présenter des formes régulières, nettement souhaitables pour l\u2019aménagement d'une bibliothèque, ce pavillon devrait épouser des formes plus complexes, afin de respecter une forte dénivellation du terrain, et franchir une des deux routes principales du campus.Pour obtenir la proximité souhaitée avec les activités académiques tenues dans ce secteur, il faudrait donc éventuellement faire des concessions sur le caractère fonctionnel de l\u2019édifice.ESQUISSES, PLANS ET DEVIS A l'automne 1982.suite à un concours, l\u2019Université retenait les services des firmes d'architectes tjodoin.l>amarre.Pratte et associés.Dimakopoulos et associés) et d'ingénieurs (Bouthillette.Parizeau et associés, Lavalin Inc.) pour procéder à l\u2019élaboration des premières esquisses aussi bien que des pians et devis préliminaires et définitifs.Le mandat de ces firmes de professionnels ne devait cependant couvrir que le premier volet du projet, l'incertitude liée au financement du deuxième volet, celui des services administratifs et techniques ne permettant pas d'aller plus avant.Des directives avaient été données aux architectes de tenir compte de l'existence de ce second volet et de prévoir, sur les plans, un emplacement précis et des modalités d'intégration au nouveau pavillon.Encore une fois, comme elle l'avait fait pour la rédaction du programme technique, la Direction des immeubles de l'Université délégua un de ses architectes pour assurer le lien avec les firmes de professionnels et voir à ce que les exigences du programme soient respectées.Cette étape particulièrement significative du pro|et.alors que les énoncés théoriques de besoins commençaient à prendre des formes plus concrètes, s'est échelonnée au total sur une période d\u2019environ deux ans.Elle a supposé, comme il se doit, l'ébauche de multiples hvpothèses de travail et des corrections de toutes sortes avant d'en arriver à une version définitive qui soit acceptable aussi bien pour les responsables du Service des bibliothèques, sensibles aux besoins à rencontrer, que pour les autorités de l'Université, préoccupées par les contraintes budgétaires.Tout au long de ce processus, de la rédaction du programme technique à la réalisation des plans et devis, il a été également possible d'obtenir avis et commentaires des futurs usagers de cette bibliothèque dont les représentants, professeurs et étudiants, avaient été réunis à l\u2019intérieur d'un comité ad hoc de consultation.Cette version définitive des plans et devis nous laisse cependant entrevoir des perspectives d'avenir très intéressantes.La nouvelle bibliothèque sera construite sur sept étages et aura une superficie nette totale de 9,500 m.c.Elle comptera, pour une population étudiante d\u2019environ 4 500 étudiants, 1 (XK) places de lecture dont 35 places dans des cabinets individuels de travail et 75 places dans une quinzaine de salles de travail en groupe.Les autres espaces de travail, constitués pour la plupart de tables individuelles, seront répartis sur les différents planchers de la bibliothèque.Un amphithéâtre de 40 places est également prévu pour les activités d'initiation à la bibliothèque et pour le visionnement en groupe de documents audiovisuels.On y trouvera également des espaces de rayonnage aptes à recevoir au-delà d\u2019un million 1946*1986 À VOTRE SERVICE DEPUIS QUARANTE ANS AGENCE INTERNATIONAL INTERNATIONALE SUBSCRIPTION D\u2019ABONNEMENTS AÜENCv pour vous abonner à toutes les revues de langue française du monde commandez notre catalogue général \u2022\t5 000 titres classés par sujet \u2022\t42 pages \u2022\t3,00$ PERIODICA.C.P.444.Outremont, QC H2V'4&6 Tél : (514) 274-5468 \u2018 \" ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 99 de documents de tous genres.Un étagt* complet est réservé aux publications gouvernementales, un autre aux périodiques et les deux derniers étages aux monographies.Des espaces importants seront aménagés spécifiquement pour la conservation et la mise en valeur des collections spéciales i livres rares et précieux).Les documents audiovisuels et le microtextes feront également l'objet d'un aménagement particulier.A l'exception des livres rares, des microtextes et des documents audiovisuels.toutes ces collections seront en libre accès.Les services spécialisés de référence occuperont le second plancher alors que les services de prêt et de prêt entre bibliothèques seront localisés au premier plancher.Précisons de plus que les catalogues, actuellement sur microformes et éventuellement interrogeables par terminal, seront répartis sur tous les étages de la bibliothèque, bien qu'une forte concentration de ces appareils ait été prévue aux deux premiers niveaux, là où le personnel des serv ices au public sera davantage présent.Sur les 9,566 m e.de ce nouveau pavillon, près de 64 ^ seront consacrés aux collections et 20 '» aux places de lecture pour les usagers, l'augmentation des espaces permise par cette nouvelle construction étant destinée essentiellement à ces deux dernières catégories.Cette nouvelle bibliothèque ne sera, au moment de son ouverture, que partiellement automatisée mais les installations techniques nécessaires à une plus grande automatisation des services seront rendues plus faciles, entre autres par la présence d'une salle d'ordinateurs de bonne dimension et d'un puits traversant les sept (7) étages de l'édifice, dans sa partie centrale, et pouvant servir aux communications informatiques.Enfin, une attention particulière aux besoins des personnes handicapées se traduira par l'élimination des principales barrières architecturales et par l'acquisition d'appareils spécialisés de lec ture EN ( ON( Ll MON A l'été 1985, suite à la confirmation par le Ministère de l'Education d5u -trover une subvention de L500.000 S pour sa réalisation, les autorités de l'Université donnaient enfin le teu vert à la première phase du projet.En octobre de la même année débutaient les travaux deconstruction du pav illon Samuel Bronfman, à la mémoire d'un philanthrope dont la famille avait fait à l'Université de Montréal le plus important don jamais reçu du secteur privé.Deux années seront nécessaires à la réalisation des travaux, reportant l'ouverture du pavillon en septembre 1987.Entre le moment où le projet fut inscrit pour la première fois au plan quinquennal des investissements et le moment prévu pour l'ouverture du pavillon, dix années se seront écoulées.Le* budget qui était alors de 9.5UO.OOO S pour cette première phase, était passé, en raison uniquement de l'inflation, à plus de 14.000,000$.Cette période de dix années peut paraître désespérément longue.Elle lut.au contraire, relativement courte Si ce projet a pu se réaliser à l'intérieur de ce laps de temps, c'est essentiellement parce que les autorités de l'Université y ont adhéré et ont accepté de le financer en majeure partie par les dons provenant de cette campagne publique de souscription.Bien entendu, ce nouveau pav illon pour les bibliothèques de l'Université n'a pas la prétention de répondre* à toutes les exigences formulées par la communauté universitaire Certes, cette bibliothèque pourrait être plus vaste, mieux adaptée encore aux besoins de plus en plus diversifiés de sa clientèle étudiante et professorale Mais il ne faut pas perdre de \\uc que ce projet voit le jour à un moment où l'économie québécoise* tourne au ralenti et que les grands investissements publics se font de plus en plus rares Egalement, >, mie* Mémoire d'intention Montréal, décembre\tdoc ument interne i Conférence des rec teurs et des princ ipaux des universités du (Québec l\u2018*8t> Statistiques generales des bibliothèques universitaires quebeloises, IWl-Mtj Montréal.1986 Canadian assoc iation of researc h libraries Statistics.Expenditures.Staff and Collet turns.1991 1982 Association of research libraries 1982 \\Rl Statistics Washington, DC .1**82 t Université de Montréal 1**82 Bibliothèque des lettres et sciences hurruunes Pr >gramme technique de < instruit ion Montréal, novembre 1982.(document interne 100 ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 Construction et aménagement des bibliothèques publiques: quelques lectures utiles Compte rendu de lecture par Martin Cohen* l^a dernière décennie a apporté un changement assez grand, quoique subtil aux attitudes des bibliothécaires envers la planification et l'aménage ment des nouveaux bâtiments de bibliothèque.«Assez grand» parce qu'on a accepté l'idée que les années de gros budgets, de rêves magnifiques, ont été ensevelies (reliques d'un passé qu'il faut bien oublier.ça ne reviendra plus); mais «subtil» parce que nous hébergeons encore nos conceptions des bibliothèques à la fois fonctionnelles et monumentales: si fonctionelles et si monumentales que les trésoriers, de villes ou d'universités, rangent encore les bibliothécaires dans la catégorie dorée des budgétivores.Oui.nous savons bien dépenser l'argent pour réaliser nos projets inutile de le nier; mais, dans les maigres années 80, nous savons aussi faire le mieux possible avec très peu d'argent, bâtir des bibliothèques plus modestes plus pratiques, moins chères., et les faire à la fois utiles et, sinon monumentales, au moins belles.Et même dans les années 80, nous nous sommes presque indécemment acharnés à écrire des livres qui expliquent à nos collègues comment ériger la bibliothèque de leurs (ou plutôt nos) rêves.En voici trois1.Tous les trois traitent de la construction et de l'aménagement des bibliothèques publiques - ce qui devrait nous intéresser beaucoup aujourd'hui au Québec, quand le ré- \u2022 M Cohen est bibliothécaire et représentant rn matière dr planification auprès du directeur des bibliothèques de l'Université Concordia seau commence vraiment à s'épanouir et non seulement de la construction d'un nouvel édifice de bibliothèque, mais aussi de la rénovation d'un bâtiment existant, ancienne bibliothèque ou autre: pratique de plus en plus répandue autant en Amérique du Nord qu'en Europe, faute d'argent pour de nouvelles constructions.Autant en Amérique du Sord qu'en Europe: cela amène à ma dernière observation préliminaire.c'est-à-dire que les livres de Mme Gascuel et de Mme Bisbrouck reflètent naturellement des préjugés européens, celui de MM Lushington et Mills des attitudes plus cisatlanti-ques, donc plus familières.Ce qui nous frappe, néanmoins, ce sont les similarités d'attitude, plus fréquentes et plus complètes que l'on n'aurait pu croire.Ici, permettez-moi un aparté: les Français semblent beaucoup plus à l'aise que nous avec le high-tech, ils se servent de l'ordinateur comme d'un esclave au lieu d'v voir un maître qui possède le droit de régir nos vies quotidiennes de bibliothécaires (ce qui donne lieu à nombre d'absurdités dans les bibliothèques du Canada et des Etats-Unis).M ais revenons plutôt aux ouvrages objets de notre propos Mme Gascuel nous a donné un livre fort bien pensé, fort bien écrit, formidablement utile; à mon avis, l n espace pour le livre devrait être le vade mecum du bibliothécaire qui s'occupe d'un projet de nouveau bâtiment.de l'architecte qui le planifie, ou de l'administrateur municipal qui veille sur le processus et veut s'assurer de son bon avancement, en considé- rant à la fois le coût et l'efficacité.Elle ne nous parle pas trop de l'analyse de la communauté ou de la fonction idéale de la bibliothèque idéale dans le monde idéal (fadaises théoriques auxquelles les auteurs américains se livrent si fréquemment ); nous vivons ici dans le milieu pratique des spécifications pour les espaces et les meubles, des chiffres pour mesurer aussi bien l'utilisation relative des livres selon la hauteur de l'étagère qu'ils occupent (si cela vous intéresse, en numérotant les sept étagères d'un rayon de haut en bas.c'est 3-5-6-4-2-1-7) que la quantité relative idéale des salles de toilette dans les sections pour adultes et pour enfants, et, surtout, des observations fondées sur une vie de travail en bibliothéconomie et la considération des besoins des usagers dans les bibliothèques publiques.Elle commence avec quelques considérations sur la communauté servie par la bibliothèque et les perceptions qu'a cette population; même ici, elle résiste à toute tentation de se livrer à la théorie, et traduit toutes ses opinions de ce que la bibliothèque doit être pour ses usagers en ce qu'on peut faire pour ces usagers en essavant de devenir ce qu'ils veulent.Nombre de places pour les lecteurs, meubles requis pour mieux leur convenir.type de rayonnage le plus approprié selon les matériaux et les usagers qui fréquentent telle ou telle section: c'est ça son «analyse de la communauté».Elle ne nous épargne aucun détail; et tout peut nous être utile.De l'usager, elle passe à l'étude des salles de lecture (y compris les salles ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 16 NUMERO 3 101 audiovisuelles, la section des enfants, et les salles d'animation ».des magasins (où.avec deux pages d'esquisses, elle réussit à résoudre les questions sur lesquelles l'abondance de normes citées par d'autres auteurs nous égare habituellement i.les conditions qui font que l'on utilisera, ou que l'on évitera d'utiliser.des ravonnages mobiles; rien n'échappe à Mme Ciascuel avec son mètre à ruban, son ceil de décoratrice et son esprit impitoyablement pratique.Puis elle se penche sur ce que l'on appelle aujourd'hui le «collection management» néologisme déjà laid et trompeur en anglais; espérons que l'on trouvera en français un terme plus exact pour nommer ce regroupement de tâches) c'est-à-dire sur ce qu\u2019il faut faire avant de déménager pour s'assurer des meilleures conditions dans la nouvelle bibliothèque, et sa connaissance des méthodes est tout à fait à jour Malheureusement, elle est «antigicleur» dans les bibliothèques mais il faut dire qu elle a vécu une expérience malheureuse.Pour récapituler, à part les questions.touchant au personnel et à ses tâches en France, les «sous-bibliothécaires» semblent avoir à faire beaucoup de travail que nous donnerions plutôt à nos emplovés de bureau) qui sont intéressantes mais moins pertinentes dans notre contexte, nous nous trouvons devant un livre fort impressionnant.un livre qu'il faut lire si l'on s'engage dans la planification des bibliothèques, un livre qu'on doit probablement posséder si l'on s'occupe* de ces choses-là.J'irai jusqu'à dire qu7 \u2019n espace pour le livre est le livre le plus valable dans ce domaine que j'aie jamais lu (et il y a peu de livres sur la planification des bibliothèques dont j'aie réussi à éviter la lecture).La Bibliothèque dans la ville est quelque chose de different.Numéro hors série du Moniteur.périodique destiné aux cadres des travaux publics, ce document tente de synthétiser ce qu'il faut prendre en considération lors de la planification d'une nouvelle bibliothèque publique à partir d'exemples tirés de quarante-sept bibliothèques inaugurées entre 1970 et 198d.Son plan est facile à suivre: «fonctionnement» (c'est-à-dire généralités, en commençant par l'histoire des bibliothèques dès le décret du 8 pluviôse an XI suivies par la description de ce que l'on entend par les usagers et la collection); «équipement» (soit le béton, les ordinateurs, ou les bibliobus .«normes indicatives» tous les chiffres v sont concentrés, peut-être afin que les gens qui les craignent puissent les éviter .«les subventions de l\u2019État» partie qui va donner des frissons ineffables aux responsables des budgets municipaux, mais qui ennuiera profondément bibliothécaires et autres lecteurs .et.finalement, «exemples d\u2019une méthode de programmation et de réalisations récentes de bâtiments» le seul chapitre de réelle valeur pour les bibliothécaires.parce que c'est nous qui écrivons le programme de base au commencement du projet, et aussi pour la valeur didactique des exemples donnés, bons ou mauvais, l^e «programme» fourni n'est qu'un abrégé du programme détaillé, mais nous v trouvons presque tout ce dont nous avons besoin.Enfin, la présentation d'une vingtaine de bibliothèques (photos, spécifications qualitatives et quantitatives, et esquisses) nous offre un bel abrégé de ce qui a pu être fait ailleurs.Je me réserve le droit de ne pas inclure ce livre-ci sur mon étagère à mois, non pas faute de mérite (il en a en abondance), mais parce qu'il s'adresse davantage au débutant ou, plutôt, au spectateur; mais je ne regrette pas de l'avoir lu.L'on v trouve même des sources d'anecdotes pour les réunions de bibliothécaires concernés par l'architecture: saviez-vous, par exemple, que l'architecte de la très belle petite bibliothèque municipale de Chamonix n'était nul autre que M Roger Taillibert?Assez de facéties.Passons à MM.Lushington et Mills, et à leur ouvrage qui.depuis sept ans (il s'agit ici d'une deuxième édition, parue une année après la première), est resté l'évangile des planificateurs de bibliothèques publiques de petite ou moyenne grandeur.Les auteurs expliquent.très ouvertement, que leur but était d'adapter les idées des grands auteurs américains de Mason- et de Metcalf pour de plus petites institutions.et c'est ce qu'ils ont fait, mais ils n'ont pu éviter l'écueil de la simplification.MM Lushington et Mills précisent dans leur préface que ce livre s'adresse à tous les participants dans le processus de planification de la bibliothèque: les bibliothécaires, les architectes.les autres experts consultants (ingénieurs, etc.) et «la direction communautaire».I^e résultat est une étude de la planification et de l'aménagement au contenu trop dilué et un livre ne donnant que des renseignements très élémentaires, même pour les débutants si ces débutants sont des bi- bliothécaires Il n'est vraiment utile qu à quelqu'un qui ne serait que très peu familier avec le domaine.Reste très valable, néanmoins, la conception du «Librars Improvement Program» qu introduisent MM Lushington et Mills; chacun, en effet, peut se plaindre, découvrir les fautes de la bibliothèque qu'il utilise (ou dans laquelle il travaille) mais rares sont ceux bibliothécaires ou usagers qui se livrent à une analyse destinée à re-planifier la bibliothèque plutôt que de réagir au coup par coup et de superposer les espaces ou département améliorés à un plan par ailleurs semblable à l'ancien.Cette attitude rend la production du programme détaillé presque équivalente à un exercice de déguisement des fautes de la bibliothèque existante sous une nouvelle carapace.ce qui est le cauchemar incessant des architectes de bibliothèque La lecture de Libraries Designed for l\u2019sers présente un avantage par rapport aux ouvrages européens: les exemples des programmes et sections de programme fournis par les auteurs sont plus proches de ce que les architectes de chez nous attendent; ainsi, même s'il faut retourner aux autorités \u2014 les Mason et Metcalf avant de produire les feuilles de spécification («facility sheets» ) ou d'autres sections d'un programme détaillé, on trouve ic i un point de départ II vaut donc la peine de réserver quelques heures pour la lecture de ce livre-ci mais en gardant en mémoire mes caveat.Résumons-nous: le lecteur aura remarqué l\u2019espace que j'ai consacré au livre de Mme Ciasc uel par rapport aux autres, et ce n'est pas dû au hasard.Dans la situation classique de l\u2019île déserte, si vous êtes bibliothécaire public commençant un projet de construction.je vous souhaite d'être abandonné dans Hie avec l\u2019n espace pour le hire Dans le monde de la réalité, ce que je suggère d'abord est de lire Mme Ciascuel accompagnée de Mason, des sections pertinentes de Metcalf, et peut-être, pour le contexte canadien, de Langmead Beckman1, même si ce dernier ouvrage a pour objet les bibliothèques académiques.Vous auriez là tout l'équipement nécessaire à un bon début.RÉFÉRENCES I Ouvrages analyses CiASCUEL.Jai quclinc l n e>p>ue pour le lute guide h l'intention de tous ceux qui créent, aménagent.ou remuent une bibliothèque Pari*.Editions 102 ARGUS SEPTEMBRE 1986 VOLUME 15 NUMERO 3 du C >r< le dr la Librairie PROMODlN 1984 131 p La RiNntthf'ju* dan\\ la vtllt tarurmiT 'quipsT Rédigr v»un la dim non >r l (en Planning Hand-**»>k Hamden, Connect»* ut.Library Professional Publications.1980 289 p Mason.Ellsworth Ma* >n >n Library Building* Metuchen N | S< art row 198n Mm all.Krves I) Planning \\tademn and R\u2018\\faiih Library Building* \\ev* York M«C»raw-I i ill.19b'i I Ltnemrad S et Be< kmun M Wa Library Design.(>uide to Planning A
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