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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1936-09-26, Collections de BAnQ.

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[" que prend fin l\u2019heure d'été *\t«v*\t*««\u2022 -% im i«4 s» O nt*£yG r mnmi mm mnm PREMIERE SECTION\tLA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 SEPTEMBRE 1936\tROTOGRAVURE 1§K* s#?S 0^Ww mmgKS 4.'' V yj>P?T4 i 9^-1* '\u2022 .ttÉ pri S \u2022nér japi qui M, : 5 de incri iï jrer van »por ur des es e iis c reme î, ac vres * déf ;mie nr la \u2014 L SUR e: * ?3 TON, rton groui une i agei ncé q t adt rs gr ton, 1 ¦*di naitea ci» U plupart das laminai 2\tJUNIOR DANS LA BOITE VERTE Un pau plu» étroit quand t) faut mum* da pio taction Daaamé à U damanda da* lamma* d» tatlia légèra at daa launaa ftüaa 3\tSUPER DANS LA BOITE BRUNE Da.coucha, aitra donnant Una proiaction axtra mai.il n'aat ni plua long ni plu.taïga ,,ua la raguliar Dllu vont \u2022n*»mbl#\u2019' SL* i°™ * \u2014«U.;™ nrr \u2022.K'\"\" KOTEX ULTRA DOUX 6 I que prend fin I heure ^s C©S jeunes élèves suisses dans l\u2019Oberland Bernois, s'en vont à leur école, juchée à 7620 pieds dans les airs Us VUIil a iCAA*\tI-\u2014 \"\t- r ne peuvent manquer d'avoir de beaux sentiments et d'être très bien élevés de J$eau/é iavori dis puis jouis dibdissiis du css sds \u2018JJe n enipleieiaû jamaiA d 'autie diode cjue le Palmolive dil DORIS GRANT, fille débutante du Major J.Stuart et de Mme Crant, Ottawa.Un traitement de beauté aussi simple qu\u2019etticace.tel est le choix des plus jolies débutantes du Canada.C'est le traitement de beauté Palmolive Ces charmantes débutantes l'emploient, non seulement pour le visage, le cou et les épaules mais aussi pour le bain.Il garde la beauté de tout leur épiderme.Faites bénéficier votre peau de cette méthode de beauté Palmolive facile Elle est si caressante, si rafraîchissante Laissez le Palmolive garder toute votre peau douce et jeune Nettoie, adoucit, embellit Ce sont les huiles coûteuses d'olive et de palme qui donnent au Palmolive sa mousse douce et pénétrante.Allant jusqu'au fond des pores, elle les débarrasse de la poud'e.du rouge et des autres impuretés .les laissant respirer et fonctionner normalement Le Palmolive nettoie, rafrafehit et adoucit votre peau .la laissant saine et radieuse Or adoptez le Palmolive comme votre savon.Servei-vous-en toujours, à partir d'aujourd'hui, pour toute votre peau Vous aurez un teint vraiment jeune et tout votre épiderme sera charmant d.i.un/e^ (Y tiaiti\u2019ment Jé liante .£'nssi tino tvtlnuijh nnrÀ« Jr.'\t^\t,.\t¦ 1 y^''X'* (# LA PRESSE MONT REAL.» SK\u201dFMRRK IMP Type du nord a Darjeeling, fu mant la pipe Yettvtne\t\\ Oanee^i\u2019S -i,ns Ve nordj' iL «>, .^gen( de c,rculatl ,on à Su mafr111 M.et Mme Henri McSweeney (Simone Mochon) mariés récemment à Montréal (Cliché Boisvert) 4 ENVELOPES MOYENS Un paquet de Gélatine Brillante Knox contient 4 enveloppes de gélatine et chaque enVc!^noe fournit le moyen infaillible de préparer une ta; te chiffon, une salade, un dess rt ou un plat de résisic\"'**\u2019 dont se régai Ta immensément toute la tamiri.Le paquet contient des recettes.Vous pouve* aussi vous procurer un exemplaire du Livre de Recettes de Madame Knox en complétant et en jetant le coupon à la poste KNOX eut la iraie GÉLATINE KNOX Gf» ATINf, Dtc* 8 MO, rue S» Paul.Ou«tf, Montréal.V«ulHe* »>*pédier CjRATÏS, l< livre d« freerte» de -Mme Kno*, 'D*« \"\u2018 Nom .4.Adrette I Ville .Prov M.et Mme _______ Armand\t' Pigeon (Jeanne Allard), mariés récemment à Montréal.-mine R,opei J2 ang \u201cm B\u2018owl œ- dùrtinchon rodijneux, f I\tmais je crois que le Dr Chrono sait où il va, avec cet a te mécanique.Paulette et Jacques sont touiours dans le laboratoire du docteur Chrono où ils surveillent l\u2019expérience qu'il leur expliquait la semaine dernière et qui constate en une machine qui a le pouvoir de vous faire voyajrer ou dans le pansé ou dans l\u2019avenir, soit 10 sieclen en arrière ou 10 siècle» en avant.I I « doit y avoir du truquage là - dedans .quelque jeu de miroirs ou d\u2019autres invvntions I Kifnbiabies.Regarde*, le voilà qui revkmt, c\u2019est à ne plus rien comprendre' 1 Bonjour, monsieur, dame, me voici, après avoir voyagé en avant de mon siècle, durant plusieurs année» Désireriez-vous tenter l'expérience * Oh î ouï, combien d\u2019années puis-je surpayer avec ce dispositif?Oui.maître, à condition que vous me jetiez er pleine année 1937.\u2014^ Ceci est à votre discrétion Vous êtes libre de choisir\u2019 Ijs randonnée quelque longue ou quelque courte «oit-élJe vous paraîtra n\u2019avoir duré que l\u2019espace d\u2019un C'est simple comme bonjour.Mlle, je h\u2019aj qu\u2019à diriger i\u2019aiguiiie du cadran au mol \"années\u201d et au chiffre \"1\u201d et ensuite faire fonctionner la manette donnant le courant électrique, Juste au moment où le Dr Chrono s\u2019apprêtait à faire fonctionner la manette, son chat vint se frôler près du cadran, poussant l'aiguille au mot siècles et au chiffre 10.Ainsi, Paulette vivrait 10.000 an* avant son temps.T \"\"\" 1\t*r Paulette est en voyage Que lui arrive-t-il ?Au moment où nous la surprenons, elle est assise sur le flanc d\u2019une colline.2X> Bien qu'elle croit qu\u2019elle ne voyage qu\u2019une année avant son temps, H le se trouve néanmoins en l\u2019an 2936 ! Pour l amour de Dieu, où suis-je^ Quefc?est cette invention quî s\u2019apprête a atterrir?On dirait un dirigeable en acier qui fonctionnerait sans l\u2019aide d'un moteur LES DEUX EXTRÊMES SE.RENCONTRENT Ce doit être sûrement unei «pionne du roi J7de la planète Sf Mars ' Qui èten-vou* et pou rq uo i êtes-vous ici dans cet accoutrement?Je ne r Accoutrement?comprend* pas ce mot Noue appartenons a la patrouille aérienne des nations unies.Mais vous qui été*-vous* Ne save*-vous pas que c'est ici le parc de la résidence S\tdu président?Semaine proehai-\\ ne: la réùdenee\\ du prisaient.If-f Mes félicitations, mon cher Marcel ! Je viens justement d\u2019apprendre que vous êtes candidat Etes-vous réellement content qu\u2019on m Si je le suis; dans mon opinion, on ne pouvait faire un meilleur choix A vrai dire, je suis même très heureux car c\u2019est moi votre adversaire prochaine électi .-Pourquoi que tu ne veux i>M (je mol.un homme rassis \u2022 Parce qu'on est bien Irais quand on eu raMdv 12 L'ESPRIT On voudrait ae marier quelles pièces qu\u2019y faudrait ?Voua pourriez vou» contenter, pour commencer, d une chambre â couoher et d une culaine GAULOIS -U> penxplciir m » dit qu\u2019au prix ou est le vin un ne* comme le mien estait un signe extérieur et évident de ma riches» -Somment, boimr! menti -Oui.entm b orme pour mol.mau, J\u2019en .souffre tiorrtbli quo prend un i neure u i\tn\u2019ne# »iwo\tîinrÀtt I »¦ A LA PRESSE MONTREAL 26 SEPTEMBRE 1936 19Ù\t9-ïf-ï?par Edgar Rice Burroughs ÉlImmIM Lea corde* de» area dea exécuteur» ae tendirent ; J \\i on y plaça dea flèche» acérée», afin qu\u2019au com-f \\ mandement, elle» partent en volée, pour percer / t le* poitrine* dea camarade».h \\\t/ v /\\ fcw /M.Cependant, un numéro aurvint au proqrani- ^ ^ me, numéro qui n\u2019avait paa été prévu et ce fut le surhomme Taraan qui ae charpea de le montrer, en frappant en plein coeur un fV Et immédiatement après ce coup, on entendit une voix : \"Ainai meurt le comparse d'un tyran.Tari an ne per met jamais une entorse à la liberté!\u201d Etonnés, pris de panique, les yeux hasards fixés sur un toit où se trouvait notre héros, le* brifrands de Flint ne savaient plus que faire.\"Tupx-le' Tuer-le' vociférait Flint, qui lâchement ae protégeait à l\u2019aide d'une cuiraaae., _\t/Æl___________r\u2014-\tr'V1 .'avxi\t.- -T».\t-C./\u2014, 1 C7 A t Chacun dea soldats ae hâta d\u2019obéir à cet ordre, cependant que dana les rues, le plus grand désordre régnait./ Puis, s'arrêtant il choisit une position stratégique, afin de réaliser le plan, que dans sa randonnée aérienne, il avait conçu.Cest alors que commença une course inédite, sensationnelle : Tarzan sautant de toitures en toitures, à la manière d'un écureuil.poursuivaient sans relâche ses ennemis.Pendant ce temps, le* adversaire* à nouveau en panique fuyaient et Tarzan, calme, dirigeait se* captifs vers une retraite secréte.r\u2018r i VaT' jMgg Enfin, après bien des course», Tarzan parvint * déjouer ses poursuivants et à se joindre à ceux qui lui étalent demeurés fidèle» Puis, sans perdre une seconde, il prépara un projet dont le but était de fuir cette ville, avec lea captifs, lorsque la nuit aérait venue.C'est à ce moment qu\u2019un inconnu pour Tarzan, le traître A la solde de Flint» ae «lis** dan* l\u2019ombre.Qu'allait-il faire?C\u2019est ce que noua verrons aamedi SEMAINE PROCHAINE : L'ATTAQUE.L'ESPRIT GAULOIS 17cCÇ^c< A\\W mm \u2014J1 y a quelque chcee que vous Ignorez toujours,\t\u2014 Voulez-vous que je vous prédise votre avenir ?vous autre» piéton» C'est la griserie de la\t\u2014OUI non.d!l*s-moi slmpfemem ce qui se portera vitesse I\t** Fi - -Je vais lancer un nouveau savon à barbe \u2014Cela va vou» coûter cher comme publicité -Kkrn du tout! Ce sont les clients eus mêmes qui se chargeront de faire mousser l'affulre\".N a varice» donc pas.sacrebleu I Ma femme ' de laisser tomber son dentier -Est-ce qu'il mord î LA PRESSE MONTREAL 26 SEPTEMBRE 1936 Nouvelle par Lise de MAUREILHAC ELLE s'^ppeUit Apolline, prénom dont la bizarrerie pesa défavo rabiement d'abord sur sa jeunesse ensuite sur le reste de sa vie La vieille demoiselle se le répétait avec mélancolie avec aigreur mé me, en cette soirée de printemps radieux Elle avait vu cousines et amies se fiancer, puis se marier heureuses et fêtées D'elle, on se détournait irom quement Ses parents morts, ses relations d'enfance dispersées, elle était de meurée seule, dans la modeste mai son tout au bout du faubourg urbain Et, depuis longtemps, plus personne ne venait jamais presser le timbre électrique de la porte d'entrée Quoi d'étonnant à ce que Mlle Apolline, oubliée du monde repliée sur son ennui s'enthousiasmât pour les bêtes familières qui lui témoignaient gentillesse et affection Pour ses chiens et ses chats elle consentait à de fastueuses dépenses N ayant jamais été douce pour elle même, s'accordant rarement une fantaisie elle était prête aux folies les plus saugrenues des qu'il s'agis sait de la santé ou du bien-être de ses * chéris », comme elle se plaisait à nommer ses favoris Hélas 1 Voici que la corbeille de Mitou-chat était vide, et que le moïse d'osier ne recevait plus roulé en boule, le Zouzou*chien le dor lofé Une étrange maladie les avait emportés, l'un et l'autre Mlle Apol line les avait pleures à gros sanglots et a cns deseaj^érés, comme on pleure un fils ou un frere Depuis quelques jours, son déses poir évoluait Elle réfléchissait, sa pensée la menant, peu à peu vers un stade imprévu A la vision macabre des petits corps inertes ensevelis, par elle, sous l\u2019orme, se substituait impérieusement l'image aperçue dans une revue illustrée, lors d'une longue attente chez le dentiste On y voyait un cimetiere de chiens orné de stèles richement sculptées aux épitaphes dolentes Eh bien ! pourquoi Mlle Apolline ne léguerait-elle pas a la ville son bel enclos, afin que les âmes sensi blés y puissent faire enterrer décem ment leurs amis â quatre pattes ?Elle le ferait Oui pourrait l\u2019en empêcher ?Quoiqu'un s\u2019était i! jamais soucié d\u2019elle par le vaste monde Lui avait-on jamais oflerl la moindre parcelle d'atfeclion ?.Non Alors, elle agirait à sa guise Hestait à consulter un notaire, pour que la donation soit établie en bonne et due forme Un merle chanta dans l'orme sé culaire.et le vieux coeur de Mlle Apolline battit un peu plus fort Seule toute seule 1 Comme la vie lui semblait lugubre par ce prm temps merveilleux où les fleurs, les oiseaux, les arbres même manifestaient.avec ivresse, la joie exubérante du renouveau.Ding Ding Le timbre résonne Le boulanger et le boucher sont venus ce matin , Inutile de se déranger Un importun Ding.Dmg Dmg.C'est peut-être un chômeur.On lui donnera une tranche de pain et un oignon, s'il consent a ràtisaei le chemin autour de la tombe des ¦ chéris .disparus Elle se lève, suit le corridor, entr\u2019 C^»re la porte Muette, elle ni£*rde, attend une explication Ce silence teiut!a gêner les visiteurs inattendus : un jeune ménage nanti d'une fillette de deux ans.Enfin, la question banale est prononcée : Mademoiselle Apolline est U ?Celie-ci a bonne envie de refermer l'huis au nez de cotte péron nellc On ne se donne même pas ta peine de mentionner son nom de lamifié Toujours la faute de ce pré nom ridicule, qui attire et retient - l'attention D'un ton qnneheux.elle se décide à répondre.C'est moi 14 Mais la mauvaise humeur fut déroutée par le .tourbillon de l'imprévisible Le jéune mari, se découvrant, lui baisa cérémonieusement la main , la jeune maman, saisissant le bébé entre ses bras, lui intima Dis bonjour â tante Apolline.Puis, se pressant contre la vieille demoiselle, elle lui déposa gentiment un baiser sur chaque joue Qu'est-ce que cela signifie ?grogna l'assiegée, retrouvant, à la fois ses esprits et sa méfiance C'est vrai 1 Nous ne nous som mes pas présentés.Vous vous souvenez de ma mère Monique Nérand, votre cousine germaine 7 .Mon mari vient d'obtenir un poste à l'enregistrement de Laval Nous sommes a peine installés Nous avons tenu a vous rendre visite tout de suite Avance donc, Ginette Tout en parlant avec volubilité, la jeune temme était entrée Ecoutant son babil la tante ne prenait pas garde qu'on lui avait saisi amicale ment le bras, et qu'on la conduisait dans sa propre maison, l entrainan vers l'autre porte, ouverte sur la lumière dorée Que votre jardin est ravissant ! N est-ce pas.Jacques ?.Nous n'a vons malheureusement qu'un étroit appartement, au troisième, avec une triste vue sur des cheminées fumeuses Les yeux clignotants devant l'éclat du soleil, Mlle Apolline tenta un mouvement de retrait Venez au salon.Madame, ht elle cérémonieuse Appelez moi Lucienne, je vous en prie Et permettez que nous eau sions plutôt sur ce joli banc vert, à côté de ce gros tronc moussu.Un orme, n'est-ce pas 7 Non, pas la.Mon chagrin est trop récent, trop cuisant Deux noires prunelles interro gatrtees la scrutèrent avec étonne ment Elle jeta d'un au agressif Evidemment, vous me trouverez grotesque, si je vous avoue que la mort simultanée de mon chien et de mon chat a bouleverse ma pauvre vie et que, n'ayant plus a les en tourer de ma constante sollicitude, je souffre cruellement Une main câline s'appuya à son épaulé.Je vous comprends très bien Vivre seule au milieu de ce jardin exquis, parmi ces bosquets parfumés ces oiseaux qui chantent, ce doit être affreux Voyant la mine contrainte de la vieille fille, Lucienne murmura Excusez moi si je vous ai fait de la peine Nous viendrons souvent vous surprendre Les heures ne vous paraîtront plu» si longues Nous vous égaierons .Mais ht son mari, nous ennuierions peut-être tante Apolline, qui finirait par nous trouver envahissants C'était justement ce que pensait la vieille demoiselle qui, tout en conviant ses neveux à s'asseoir sous la tonnelle, se promettait de ne plus ouvrir, dorénavant, sans jeter un coup d'oeil préalable par la ienôtre du premier étage On sonnerait tout à loisir La porte resterait close D'un oeil sévère, elle suivait le che mmement de la petite Ginette Les courtes jambes, encore frêles, ne se pressaient pas .les pieds minuscules tâtaient le terrain, glissant sur i*b graviers ou Duia^t contre une pierre.La conversation, languissante, traîna sur le temps qu'il taisait, la douceur de l\u2019air succédant au long hiver morose Tante, vous devez avoir quel ques amis ?Nous serions charmés de les connaître.Moi î'ai toujours fui le monde plus encore qu'il ne m'a délaissée Je ne désire recevoir personne La boutade s'affirmait claire et nette Lucienne, indulgente mais discrète, chercha des yeux sa hile afin de prendre congé Au milieu d'un parterre la fillette était courbée sur les jonquilles, les cueillait à plet nés mains Les joues de la tante s'em pourprèrent de colère Devinant qu'on l'observait, Ginette releva sa jolie tête bouclée.A pas tranquilles, elle revint sous la tonnelle Arquant, dans un naïf sourire, sa bouche mignonne.et cherchant à élever les corolles d'or jusqu'au visage courroucé, elle zézaya Pour toi tan Apo me fleurs sent bon Alors, il se passa quelque chose d'inouï La vieille demoiselle, effarée de son émoi, comprit que son coeur s'ouvrait démesurément.Le bonheur y entrait avec le sourire d'ange de la gracieuse enfant Ses bras se refermèrent douce ment dans une affectueuse étreinte et, sur un ton de supplication, elle dit humblement Vous me la ramènerez, n est-ce pas 7 Souvent., très souvent SaîI-oii oue.LA THÉSAURISATION Est-ce une maladie moderne Il semble qu'avant la guerre, la thé saurisahon n aît jamais atteint un degré semblable à ce qu elle est devenue II est juste de dire que l'or circulait librement A La veille de la Révolution, cependant, les sujets de Louis XVI thésaurisaient On ne possédait alors que 2 milliards de monnaie en circulation En espèces ou en lingots les qens les moins riches s'efforçaient déjà de conserver cher eux de l'or et de l'argent, dans fa crainte d'en man quel Bien plus loin dans l'histoire on retrouve ce même penchant Lorsque Louis de la Trémoille, très riche seigneur.compagnon de Charles VIH lots de Texpedition de Naples en 1494, avait besoin d\u2019argent, son intendant faisait fondre un lingot ou une chaîne d'or et lui en envoyait le produit Et déjà, on connaissait, sous une forme un peu particulière, il est vrai, les valeurs aux porteurs \" C'e (aient les prisonniers de guerre qui en tenaient lieu, valeurs transmis sibles et négociables, s'il en fui.puisqu'ils servaient à acquitter les dettes et qu'avant même g'en avoir tiré rançon, on pouvait emprunter sur leur dos.Rien n'est nouveau VIVE lE ROI < Les bons acteurs n obtiennent pas toujours les succès auxquels ils prétendent.mais il arrive que d'obscurs figurants produisent de sensationnels etfets inattendus Sous le régné de Léopold II, le lui des Belges très aimé de son peuple, une iionpe assez mal montée, jouait dans une petite ville de la vaillante Belgique un drame historique dont l'action se passait à la plus briiiantc nénode du siècle de Louis XIV \" omme le directeur manquait de personnel, il recrute des comparses parmi les ouvriers du pays.Tous avaient des rôles muets, saui un qui devait cner \u201c Vive le Roi l\" à un moment des plus pathétiquee.Le malheureux, n'ayant rien compris À la pièce, lança au moment voulu, un vigoureux \" Vive léïo-pold T' qui provoqua la stupeur, puis un éclat de rire général.Vertement réprimandé i sa sortie de scène, le pauvre figurant ne parvint jamais i comprendre en quoi il avait été fautif.LJ MRE3REE Nouvelle par tmilienr\\6 Chardon PAUL TIENCE, un vague sourire a peine caché par la fumée de sa cigarette, finissait ainsi une histoire « Le séducteur, comme le diable, en vieillissant devient sage \u2022 Il venait de raconter une anecdote concernant notre ami Marc Landry, le beau Landry, comme on l'appelait à la Faculté de droit, qui sut si bien fixer l'attention des femmes Et dans la tranquillité de T heure qui nous réunissait.Paul Tience disait : \u2022\tBien d'autres murmurai-je, dans cette maison familiale ! ¦ Allons, fit-il, ne répand pas à cette heure le poison de la morale Tout cela semble si peu de choses devant l'appel de cette route infime ce ciel palpitant d'astres, ce silence de la nature en éveil.» \u2022\tTout cela était encore pour Lan dry une tentation.« La voiture filait à 80 C'était délicieux, en effet l'ai connu plusieurs de ces hommes invinciblement attirés par la conquête de toutes les femmes ils finissent toujours dans l'isolement Ce fut alors qu'au bout du studio où, enfoncé dans son fauteuil.Pierre Lacone buvait un cocktail, on vit s'étendre un bras en avant avec un geste d'orateur C'était la façon habituelle dont il demandait qu'on l'écoutât Nous aimions son esprit subtil, son atticisme, sa voix grave.Nous lui montrâmes, par une attitude atten tive, que nous l'écoutions Tience, dit-il, vous avez enten du beaucoup de confessions, c'est-a-dire que vous savez ce que chacun a voulu vous dire Oui, je sais, vous avez traduit les confidences en y ajoutant ce que vous avez observé vous-même une inflexion de voix, un geste un regard, une bonne ou mauvaise action, vous ont renseigné.Vous avez fait la part, assurez-vous encore, des circonstances, du milieu social, du métier, de l'époque, du climat, des influences.Oui ?Eh bien 1 vous avez ainsi créé le personnage de toutes pièces C'est là le conflit des différents aspects de chaque être et des différentes images que les autres se font de lui.« Landry était, selon vous, inca pable de bonté ; il a lait mourir de chagrin sa iemme Thérèse Que sais-je encore , Vous lui conservez, au fond de vous une secrète admi ration pour son charme, mais dans votre conscience vous le jugez sévèrement Vous dites « il a lait soûl fnr pour être heureux » Evidemment.Landry était essentiellement laible devant le caprice de la femme qui passait et qui lui plaisait Mais cependant il était avant tout et uni quement un sentimental, et il n a jamais aimé qu'une seule femme Thérèse le vous étonne ?« Je vais vous donner la preuve de ce que j'avance \u2022 Un soir de printemps, un mois apres la mort de sa temme, Marc Landry entra chez moi.Il était en tenue du sou beau comme un dieu il était allé à l'Opéra et là un souper » Eh bien 1 dit Paul Tience, il me semble que vous nous donnez là une preuve évidente de son cynisme Oui, reprit Lacone.il n'avail pu \u201c résister à l\u2019invitation laite sans doute par une jolie Iemme, mais cependant il n avait pu rester en joyeuse compagnie II savait que toutes lej nuits je suis dans mon cabinet de travail jusqu\u2019au petit jour II venait se rétuqier dans ce sanctuaire du silence comme un homme obsédé de bruit et se fuyant lui même II s assit dans l'ombre et feuilleta des revues {lendanl que j'achevais un article pressé ¦ Soudain, i) me parla des ¦ Rochers », ce petit château où sa tem me avait pasaé sen enfance et qu elle aimait infiniment II m\u2019expliqua que la château était une construction banale mais qu'il était garni de meu blés anciens qui, depuis la mort de Thérèse, dormaient sous la pous sière.Quel déair eut-il ce sou là de revoir ce château ?« Tout à coup, un grand choc nous bouscula, s'accentua en chaos formidables La direction rompue, Landry freinait inutilement, désespérément La voiture, devenue folle, ht un bond incroyable dans le fossé d'où elle ressortit pour retomber dans un champ , elle tourna sur elle même et lut arrêtée soudain par un arbre Elle s'y écrasa à moitié avec un tracas sinistre, nous laissant, malgré tout, vivants et conscients Un miracle ! » Et ceci en l\u2019espace de quelques secondes \u2022\tA cette heure, personne n'était dans la campagne Nous nous tirâmes comme nous pûmes de la voiture démolie Des morceaux de vitre et de vernis étaient réjwindus dans le sillon de terre remuée par son passage » Tu es blessé 7 » me demanda Landry « Un blet de sang coulait sur mon visage J'y portais mon mouchoir II me lendit une glace de poche Les joues seules avaient été éraflées par un morceau de vitre.\u2022\tCe n'est rien, dis-je, et toi ?» -\tIl attendit pour me répondre \u2022\tNon, rien », fit-i] « Mes écorchures étaient super Iicielles Landry m expliqua qu'il avait eu la presence d'esprit de se penche! pour évi-er le volant, mais il avait senti la toiture de la voiture s'efironder à deux centimètres de sa tête II était sauf, à part quelques contusions qui n eurent pas de suite \u2022\tNous ne sommes pas loin de la maison », dit-il.« Mais, tout à coup, il contempla, s arrêta devant le bel arbre qui avait arrêté la voiture et qui élançait ses rameaux feuillus vers le ciel.¦ D un geste tragique, sans parler il me fit voir, derrière l\u2019arbre, un torrent garni de roches escarpées sur lesquelles nous nous serions abîmés si cet arbre n'avait été là.« Il contempla l\u2019écorce où grim paît un lierre vigoureux et en écarta les lemlles \u2022\tDéjà la première lueur du jour (usait a l'honxon et éclairait le paysage -\tAvec une émotion intense que I heure rendait quelque peu drama-îiqT' l\"f'n* iiimt^S-du l\u2019tlt.Htl' - Celle âiliânce, qui sort des mains des maîtres joailliers Traub, reflète parfaitement la nouvelle tendance de la mode authentique.En vente chez les principaux bijoutiers Faites venir notre ma gnifique brochure illustrée, indiquant les autres modèles et lespnx TRAUB MFG CO.OF CANADA Limited Walkerville\tOntario tllfl ION T VfMOUf / PARTOUT y y (pi u uytn'u^wùexf JO Madeleine, enfant de M.et Mme los.Tremblay (Alice Déry), de Montréal Roland, enfant de M.et Mme R.Lanctôt, de Montréal (Cliché O Allard) Raymonde, fillette de M et Mme l.-H Marion (Aurore La tendresse), de Joliette.«b M.et Mme Ehséar Fiasse (Eva Forget), de Montréal, lors de leur mariage à Springfield, Mass Réal, enlant de M.et Mme Gérard Lavallée (Flore Cournoyer), de Sorel.Le laxatif parfait pour bébé Le* bébés el le» enfants qui grandissent ont n d'un ieqer lasatif poui les tenir en santé t pleins de vie A cetta fin tes Poudres St man n'ont pas leur égal Sûres et douces tllet nettoient l'organisme, soulagent les coliques et préviennent les contphrationf et les accès d tiévie k l'époque de la dentition \u201c l'ai trois petits garçons «n santé écrit mère de Guelph.Ont \u201c un de 8 ans.un «j 7 ans et un de 4 ans Je ne leur donne 'amais rien d\u2019autre chose que des Poudres Steed et c'est mon intention de ne pas leur doanet d'sutre remMe avant qu'ils aient atteint 12 4 14 ans * f.rati Hrtu hurvtir vl % hi%nt tilfUt Suggestions aua Mères est un précteiis petit livre dont aucune mère ne saurait se passe» 11 traite des maladies du bébé «I nve* John Steedman ft Co.Dept 2\t442 tue St Gabriel Montreal Route en construction partant de Val d'Or (Malartic) qui rejoindra Amos, Abitibi, soit une distance d'environ 65 milles.André, füs de M.et Mme Arcade St-Iàcques (Marguerite Gougeon), de Montréal.»r (CA POUDRES STEEDMAN tté pn $ tnen japc qui' u.i ?de men îi yer i vam ipon \u2022ur des es e; us o reme î, ac vres ! dép ;miei »r la \u2014 U SUR eî \\ ?ton, rton i group une \u2022 âge: océ q t ade rs gr xm.1 le p pèf 5.\u2014 I véque loir.1 crû re Cl Roa .crltl ix \u201cbi It au les b PA.Wtrol timer e p^r i qu i m ré de vj leur nent 4 Pre tfora bora; un enc^ n\\a, ; in P iazi -*«d Pt< ^rk, 26 \u2014 1 devant le ,ne hier, proies tendue Intervent l>rpui» Ut ilrnh!u»u jn \u2022v» » taii.ir.i &i»«ne.Es port&i SW,,.- i.S,1 anierlrain et un d ihmhfr A\u2018A' aitr r/wiquc /?\t* * CKIIXWIPB nC4T(L i te si remat ue vo leux bnin.BLAI bla: : 6 tri'ih'-i nlrr t / P ni U\u2014MM 5 M0LE.3 h ilia \u2022es: c ¦ Biw tes d< lalnt 10 i y P b im LA PRESSE MONTREAL 26 SEPTEMBRE 1936 \u2019WM / mBm.\u2022fft.v : jm \\ X w f V tAl Sw*tT C ?iacS?s!AT^IrBn33on fiZXP*tki' J'°-l-tes^c ¦ p; raPides a^e^ V°US\tj\trieürs r«ais_ iSSo- r,it , °ir^u?Ja »Oüe; as8e2 e\u2018 de ¦ia d'üfl^ornC?ff®r\"o20 Br .voi S à rire '\u201c'¦Oqu'o'^5 \u2019Pour,.¦ au ,,.era i\u2019r '\u2019\u201c«Ue\t.\teJJe \u2022'«VJ,\u2019.'\" loiu cas.¦\u2019Use iiy^e\td* /J a/ .e?Pér »rXeX»< a
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