La presse, 31 octobre 1925, samedi 31 octobre 1925
[" Wi r* Ü nIII.Hr Hill I III! r i mnfli- \u2014~ 1 \"^''\u2018=7 rX \u2014- PREMIERE SECTION.LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 31 OCTOBRE 1925 ROTOGRAVURE # kf Nombreux eont les co»nt pittoreequee en Angleterre, mai* «l n'y en a pas de plu rafralchieiant que celui-ci, malgré l\u2019apparente vétusté des batiments aux .oits de .\tr a.»\t.MA na*»+ia H i l\trl « « ! i rafraîchissant que ceiui-c», maiwrw\tw-*.-\t\u2014 chaume.Aux récentes manoeuvres, une partie du corps des tanks est passée par cette charmante route UN SPECTACLE UNIQUE \u2014 D» grandes multitudes venues de.iou> tes tes parties du monde ont ssais* té récemment aux grandes réqatss gui ont «u lieu dans le Grand Canal, i Venise.Le duc d'Aoste, re présentant le roi d Italie, occupait une grande gondole que l'on voit i gauche arborant le pavillon royal.attiMiuo 1.' stiitus pol*' pu, au cours our faire oooooeooaco lOS r : >- ALE fl mia dont aux % d^a géné- jr en laine veres MES !>0 olia \u2022 Writable et for- a ixou cha> louhjés tes les ven- 95 CAS K VOl 1 50 Kussée il iS % de 3.60 3.60 3.95 4.15 4.35 4.60 uxlènve lOS l» lar- 24 \u2022mier 1 Les Pastilles Mag e'm k nom qui conviendrau i ca comprimé, élépnu ju, «jnt.ï New-York, le tout-dernier-en !.Inuginec, tUn» un étui mignon &çon-chagrm l\u2019mcum-parable Poudre Atha of odorante comme un jardin deVée La femme de gojit n'en veut plu» d'autre .elle y trouve, avec un miroir et une houppette, la muve-garde apurée de sa beauté de M**j^E.^McComb**^hVt*e,auQuaJ** .*î*1rent* ** \u201c''an\u2019,* Photographies a la résidence Raymond Au centre Mnr R luaUDU4^,' * '.opoa.ion de la récente ordination de ton fils Raymond McCombe?.e °ieUne'^r?'a,U''eve1.1^ h.pobo,^.«laul K.( .(Cliché Albert Dumas, rue Sainte-Catherine, près Saint-Denis).LU GIDE OES MOTS llicoq.ie, \u2014 Ce mot.qui désigne familièrement une maison de peu de valeur, est venu, au XVIe siècle, de l\u2019italien \u2019\u2019blcoeca\" qui a le même sens, et aussi celui de \"petite ville, place mal fortifiée\u201d.La Bicoque est le nom d un village d'Italie, près de Milan, où les Français et les Suisses, commandés par Lautrec, furent battus pes les Impériaux.et 1522.Iterlino.\u2014 C'est une voiture suspendue.à deux fonds el à quatre roues, recouverte d'une capote.Elle doit son nom à la ville te Berlin, lieu oil elle fui d'abord en usage.Canaria.\u2014 Nom d'un serin jaune, anciennement appelé \"canaries\u2019\u2019, parce qu'originaire de» Iles Canaries Cnnlbnle.\u2014 C'est un anthropophage ou, au figuré, un homme très cruel et féroce.Le mot vient de l'espagnol \u2018\u2018canibal\u201d.qui vient lul-i même de \u201ccanibi\u201d, nom que les Espagnols donnèrent primitivement iaux Caraïbes, peuple anthropapha-ge qui habitai!, lors de leur découverte par le» Européens, les petites Antilles Cantaloup.\u2014 Sorte de melon rond à grosse côtes rugueuses et à chair orangé foncé, qui était récolté à \"Cantalupo\".ancienne villa des papes, aux environs de Rome.Casimir.\u2014 On donne ce nom à certaine étoffe de laine mince et Croisée.C'est une corruption du 1 mot cachemire, qu'on écrivait an- iciennemeni cashmir.| Daun.ont, En attelage \u2022\u2019a U.Daumont\" ou à la d\u2019Aumont se, i compose de deux ou quatre che-veaux attelés sans volée et conduits par un ou deux postillons.( est le duc d'Aumont qui passe pour en lavoir introduit ou renouvelé l\u2019usige.i Kchalotte.\u2014 Ce mot se disait anciennement \u201ceschalote\u201d.corrup-! tion de \u2022 eschalone\u201d.escalone\u201d ( forme du moyen âge), (\"est le latin \"ascalonia\u201d.\u201dail d'Ascalon (ville j de l'ancienne Palestine).L'échalot-I te est en effet originaire d'Orient.d'où elle a été rapportée à l\u2019époque des Croisades.OUHEE DE LA VIE HUMAINE EN VOVAGE D'ETUDES Espiègle, \u2014 Ce b10' ne remonte qu'au XVIe siècle.A.cette époque fut traduite en français, .sous le titre d\u2019\u201cHlstolre joyeuse de Til.1 l'iespiègle \", une nouvelle allemande très populaire (Eulensplegel) dont le héros fait nombre de bons tours et d'espiègleries C'est un fait, paraît-il, que la durée de la vie humaine s'est progressivement allongée dans le monde entier.Ainsi la vie moyenne en Angleterre, de 183S à 1854, était i environ de 41 ans Dans lu période de 1910 à 1912.elle était de 53 ans.En Suisse, où elle était, il y a \u2018cent ans.de 41 ans, elle était, il y a dix ans, de 5 5 ans.Le pays où la moyenne de la vie est la plus longue est la Nouvelle-Zélande avec 59 ans, l'Australie avec 55 ans.la Hollande avec 51 i ans, l'Angleterre avec 48 ans, la i France avec 4 5 ans.Le pays où la durée est la pins \u2022 courte est les Indes, où la moyenne de la vie ne dépasse pas 22 ans.J rHFF D'OEUVRE D\u2019ARCHITECTURE ET DE SCULPTURE .i.docteur J.-E A MARCOTTE, en voy.B« d'être, eu* ELU-Unie.L.docteur Ma.cotte èUlt un do.m«m.b-.ee dirigeante d* I Aeeoelition O*\"*' nie de.Etudiante da l'un.vertlté da Montréal, et tour 4 tou.rédacteur et directeur du -'Quart.er l_atm\", jour, rai det Etuciante.\u2014iCIlfhé Albert jtu-ma», rue Sainte-Catherine, près Saint-Denis).LE JAPON ïÆTStÆ\tÏÆ a.'\"\"»-\t5 On parle de plus en plu* de l'Extrême-Orient.Voici quelque* | chiffres qui fixeront les Idées sur le Japon: L* Japon est minuscule.Au 'total 417,412 kilomètres carrés pour tout l'Empire ; beaucoup moins que la France (536.464 ktl.c.i Encore n'est-ce pas là le chiffre, du Japon proprement dit, qui ne mesure Que 382,416 kil.c.(aoit un peu plua QU que J\u2019ai commencé ma visite Au etfeR( un rdBHl P°ur des yeux fé- ; mlnlns.premier étage, la galerie d'apparat T).,\t.\t,, conduit au salon de réc»ptlon de la !.\t1,a' ,et Pr'^sur 1 appar-j marquise; on y volt dcw oortralts temRnt du ni,'n ,i,,n \u2022 se trouve1 quelques meubles et le buste du roi iunsTne^tOr Tn rt'\u2019 \u201drlRnan f\"\u20181-^nri [V.qui est une effigie funé i 1 ?.a 1 e belle P,èce contiguë; ralre.qu'on exposa au Lcfuvre, en ! *_] PPa^emen.t, lle V,,n'' rte sêv|.chapelle ardente, après l'assassinai\tlr0llVa ^ ,;ilsal,'Bllt'.\"trop du roi\ti\tcousue avec sa mère.Cet arran- Le salon, aux boiseries grises, « : fn ¦\tpro\u2019,.vp rorn,biRn la j s,rsK.sr.rsr.-» i Ssf\ts tal, marquise dB Sévlgné, au milieu ; son fils était plein de coeur de ses amis La Rochefoucault, Fou-, qu-et.Arnaud de Pomponne, Séguler, : Ensuite, on découvre le boudoir! \u2018\t~\t'\tde Mme de Grignan.que la mar- Condé, Bossuet, etc.C'est lit que l'on évoque la vie mondaine de Mme de Sévigné, vie brillante d une grande dame, vie enviée qui dissimula plus d'une secrète douleur.Dans ce salon, plusieurs portraits nous montrent la qulse décrivait dans ses lettres en ces termes \"Une petite chambre! que vous ne connaisses pas.qui est : votre panier, votre \"grippemi-! naud\", que Je vous meublerai et où ! vous coucherai si vous le voulez\" I Actuellement, ce boudoir fait par- me le cé\tt \u2022 T a ^8' ,lf! ',\u20191 muRêe de.l'époque révoîution- hcrtrirf sjante\u201et|e!«.îlw8, 8 Kné Ro\u2018i nalre.et il porte sur ses murs la bert de Nanteuil est délicieux en son |tBblp des droits de l'homme faisant harmonie blonde et noire Mignard : pendant ü la table de l'acte constl-a rendu le charme délicat de Mme , tutlonnel.de Grignan, la fille idolâtrée de; Que dirait la marquise s'il lui Mme de Sévlgné.\tétait possible de voir les saltes de1\t,\t,\t,\t.Séparé du salon par une grille son hôtel transformées de some- \u2019°1 oi'c belle \"cuvtr ,|(.notre peintre imtloiinl.M.(ieorg.s IK'lfosm' : \"Le riii-lsi-nu -fsedin do^ Oliviers,' d'un Joli travail, est une petite ' nirs de la Révolution ?La vue des i\tt Miellé la Presse ) pièce, véritable reliquaire, o0 sem-jP'Ques la ferait-elle frétiqlr ?Et! »___ ble survivre un peu de Pâme de : sons doute s'émouvrait-elle devant i \u2014\t- ' .\t.\t- .-\u2014:-: .;-.- _ .\t^ \u201e i I » ^ _u » Mme de Sévigné: voici son Ut cou-Mes Petits souliers de la dauphim vert d une soierie d'un bien vert ;du douphln qui n\u2019étalent plus, passé et que surmonte son char-jdan9 J8 Prlson- due deux pauvres niant portrait; sur une table.de|enJant9 \u2022\u2022 fines porcelaines sont posées et,\tcollections de ! époque ré- semblent attendre des Invités .a\u201e .'u utlnnnaire conservées ft Carna-mur.des appliques.Ces quelques 1 Va\u2018fi °rfrent.le pll,H.ba!\" !nt^'\t11 s°ubm et «n,en,t |romme \u201cn p8rf\"\">,snt,onrde \u201cs\" XVI, napp8; de subtil et attendrissant.C est le par- romM,unlon qu| servlt h |a 1|\u201dni(Ve des autographes, et toutes de souvenirs émouvants.Au rez-de-chaussée, l'histoire de Parts se déroule, depuis le premier Empire Jusqu\u2019aux fêtes de la victoire qui terminèrent la grande guerre.Les choses tragiques voisinent avec lee (hoses risibles: la couronne tressée ft la ._\t.\ty ,,\ty- | coid ni un ion qui servie a la aerniere ! minuscule «nn» a!f,.|C«h0Befl| Pa8RfeS: dira\u2018t*on; [messe entendue par le roi avant son j hâte pour être posée sur le corps de Sévl*né cet?\"mi11, \"/T\u201d M'np p*êcutlon; un petit livre relié etude Monseigneur Affre - tué.en I ne sont dépassés en émotion que pa'r ! de Sévlgné, cene mère douloureuse) peau humaine qui contient la cous-! 1S48.su, les barricades du fau- ceux de la grande guerre Pour\t.tltutlon rie 179.1; et des portraits | bourg Saint-Antoine \u2014 tout près J celle-ci, la photographie vient en I racont.en.t l\u2019histoire de Paris, Phis qui fit de la littérature sans le sa voir, tin point de devenir c en un siècle particulièrement sortes| Encore des portraits : Musset, Vi-J mier étage, il y a le musée de gny, Coppée.enfants ou adoles- \"style\": succession de salles gar-( ents.L\u2019admirable profil de La-! nies de boiseries de l'époque, pro-martlne sur son lit de mort.I.a fine ! venant d'anciens hôtels parisiens main de Victor Hugo en parallèle i tel que l'hôtel de Breteull oil vécut avec celle plus courte de Balzac.Un i Fersen, rue Matignon, l'hôtel du buste superbe de i» reine Marie- marquis dp Dangeau place des Vos-Amélie, par Antonin Moine, qui fl-jges.C'est une merveilleuse école gura au salon de 183.').\t, de gortt français ! Les souvenirs du siège dp Paris I ^u rez-de-chaiiuép, les tnonti-urxnf\ton ximo»^\t.RlftHtS trouvés HcillS JfiS foilillPS OU sauvés de la plqut* des démollseurs x.*.i*™ lAw.i.ajin\tnu i u i u i oine \u2014 ion i pros .«\u2022ono-ci, la pftotoer voir, au poinf de devenir célèbre) oû l\u2019on voit Chénier au-dessous de I d\u2019un long fusil de garde naljonal aido à la peinture nt riche l\u2019héroïque Lucile Desmoulins, et muni d\u2019un rouge parapluie-parasol.Mais ce n'est pas , tolre de la rue Les enseignes d\u2019au-pas tout: au pre- ^refots sont souvent de belles oeu-I vres de ferronnerie, d'autres sont - ¦\t.\u2014 .^ .1 .1.\t\u2014\"\t1 1\ti\"\"\t.¦' \u2014.\u2014\t.(curieuses: par exemple, l'enseigne _____________________ \u2019\t~~\t' :\tj d'un souffleur de verre de la rue |li~b 6 b b 0 oTlTaH'tfti'b C C\tC O d 0 b b Ù o o d710 iro B B B 5\tOuénégaud, oû l'on volt quatre très arv'io nrorvr.-irs r-ics^\to( i Petits Singea naturalisés et traves- tis en souffleurs Enfin, et pour se délasser l'esprit.Il est extrêmement attrayant NOS BELLES EGLISES \u2022&JLJlSLSlJLSlWJlSLSULSLSUlXll&&JlJiJli ILILILBJUlJlIULttJUUlJIJUULflJlJLiLILlLi^^\tgflJiltOgOBOOo aooocooonilgoocBOoooooounonmiua.joa,^ £ ! rie regarder les costumes.Des reconstitutions fort élégantes permettent de suivre les caprices de la mode, depuis la grande dame du I règne de Louis XIV qu'accompagne un négrillon porteur de parasol, jusqu'à la robe ft crinoline du second Empire.Parmi les toilettes du \"premier Empire\", on remarque In robe ei les manteau de cour, en denielle d\u2019argent, portés par .Marte-Louise pour In cérémonie du sacre De lignes gracieuses et heureusement proportionnées, les robes de la Restauration semblent fort seyantes.L'apparition de la crinoline annonce un fléchissement du goûl qui se retrouvera dans les iournures\" et les manches \"gigot\" dont on affligea nos mères en leur jeunesse.Sans cette fâcheuse crinoline\", d'ailleurs, la mode du second Empire n'eftt pas été disgracieuse.Chaque époque a créé des parures tout ft fait capables de mettre en valeur la grâce féminine.Aussi faut-ll féliciter la mode quand elle cherche ft faire revivre une trouvaille d'autrefois, un détail Joli, qui peut s\u2019allier à la mise de la femme moderne pour l'embellir.Le costume masculin n\u2019a pas été oublié à Carnavalet, et les splendeurs passées doivent exelter le re-Jgret des élégants d'aujourd\u2019hui.Au sortir du musée, la cour d\u2019honneur et le jardin de l'Hôtel vous appellent.I| est doux de s\u2019y reposer un instant en admirant les parterres fleuris, dessinés avec art En avril, le parfum des jacinthes à la pulpe charnue célébrait le printemps, Et comment ne pas se dire alors que Mme de Sévigné, qui aimait les fleurs, respira, elle aussi, il y a quelque trois cents ans.dans ce même cadre, l\u2019arome du prie temps sous le ciel léger de Paris ?Vue de l\u2018Intérieur de l'église de Saint-Baslle, comté de Portncuf.(Photo H-J.Staples.423, rue Amherst, Montreal).Il faut être indulgent ft ceux qui ont succombé dans la lutte que l'on n'a pas connue.V\tm pointée.Samedi chez Dupuis 2.95 TEL.EST 8000 I ! » f ' J S s m I u nuimi mil i aim i«i LA PRESSE, MONTRBLiL, SAMEDI 31 OCTOBRE 1925 ¦ PI SEMI ¦ 1 > A { *» nn 4 \u2018 mn UK SEUL TRAIT 1 lieu social où l'énigme des préoccu-pjtlons de la vie couranie et où les l'hnses de l\u2019amour sont traitées comme dans les contes de fées Au fond, la lecture des romans, quels qu'lia soient, n'est profitable pour personne; ce n'est pas parce : qu\u2019une Jeune fille aura tout lu.i qu\u2019elle connaîtra mieux la vie.U» j vie des romans a toujours quelque I chose d\u2019exceptionnel, de conventionnel, d\u2019inexistant ils créent un état d\u2019esprit aseei semblable h celui ! dans lequel on se trouve en sortant I de cheî la cartomancienne: on Interprète faussement toute chose, avec la conviction d\u2019y voir clair.Mais 11 ne faut pas pousser cette hose bien loin pour s\u2019apercevoir U PETITE FILLE OU MW Le vieux marin Le Faloch était] d\u2019humeur sombre II vivait solitaire et farouche dans une petite maison , à l\u2019extrémité d\u2019un village situé non foin de la côte bretonne.Jadis 111 avait été marié Mais une mauvaise fièvre qui avait couru toute la contrée iuî avait pris sa femme d\u2019abord, j puis sa fille quelques semaines! après.Depuis lors.Le Kaloch était devenu taciturne, sauvage presque Pour noyer son chagrin et comme il n\u2019avait plus la force de bourlinguer chose, bien loin pour s apercevoir j gUr les océans.Il s\u2019enfermait sou-; qu\u2019on finirait par ne plus oser faire j Vent au cabaret d\u2019où il revenait plus i lire quoi que ce soit aux Jeunes fil- | désespéré encore d\u2019être seul dans la I lee.pas plus qu'aux Jeunes gens.vie.car j'estime, pour ma part que les] j] faisait lui-mème son petit \"té-j consciences n'ont pas de sexe et | na)!e.ainsi que sa cuisine.L'en-1 qu'il n\u2019y a pas à distinguer entre a j trteilen de son petit Jardinet était i à peu près sa seule distraction Dessinez ce papillon d'un seul trait sans lever le crayon.CE QU'IL FAUT LIRE bibliothèque de mademoiselle et celle de son frère.Or, 11 est incontestable que tout ce que nous Usons se traduit dans notre cerveau par une image; cette image y demeure plus ou moins longtemps selon le charme qu elle exerce sur nous, elle petit devenir une hantise au point de nous commander certains désirs, certaines résolutions, certains actes UN PROBLEME Fénelon se préoccupait surtout de prendre garde que la Jeune fille ne conçoive, par ses lectures, des; espérances au-dessus de son bien et ¦\t.de sa condition, attendu que rien ne | l'exposerait davantage au péril de] Essayes ceci; demandes à vos mal tourner.\t; amis, un à la fois, d'écrire un j Bl\tuesunui uc ne puurun De nos Jours le cardinal dubois.ni^ro' (je je multiplier par 2, d'a-1 nir en ordre son modeste logis., archevêque de Paris, écrit, '^j jouter 1O0\tdiviser pur 2.de rvnatalt rio vnir la nsMtuaiiirc* priva même: \u2019\u2019Il ne faut pas que la fille lise des romans trop romanes-(Çorw rpenr(ier leurs chiffres.| Comme la nuit tombait, Le Faloch ferma les contrevents de ses fenêtres, car la mer grondait et C est ce genre de vie qui avait rendu le vieux marin dur et amer.Le souvenir des heures heureuses passées Jadis entre sa femme ei son enfant l'irritait, alors qu\u2019il était témoin du bonheur des autres.Iss spectacle d\u2019un père promenant à son bras une fillette câline et rieuse excitait sa colère II songeait qu'une Joie semblable lui était maintenant à tout Jamais re- ! fusée.Ce Jour-lâ le vieux Le Faloch | était plus triste encore que de cou- : \u2014 tume.Il souffrait de rhumatismes nu* et il se désolait de ne pouvoir te-',-n* I nir en ordre son modeste logis.I! de -\t\u2022\t11Bi Jouter 100.de diviser par 2, de ] pestait de voir la poussière envahir riéme: \"11 ne faut pas que la Jeu,iei Bnl!;.trajrf, le premier numéro chol- ieS meubles.Hle lise des romans trop romanes-]\tregarder leurs chiffres,]\tComme ,ues.Ceux-ci ne peuvent que faus-1 voi,j; OOUVM leur dirp niu, ia ré- Faloch ferm ser son imagination D autre part, le cardinal Dubois se rend bien q 1 vous pouvez leur ! ponse est 50 compte que les nécessitée du temps présent posent d\u2019une façon un peu différente le problème et qu\u2019il est Vatjf- H non vrai ou0 vous pren-XSe dÆrTe ce q^\u2019est^l drTez «s Hambeaux gée lî'pTui8 en \u201cplus'à\u2019gaVnefsa0 vie! Je les prendrais bien pour rien, par son travail; il faut la mettre en\t\u2014 garde contre les dangers qui peu- vent se trouver sur ses pas; mats il| est évident que les romans ne constituent pas le meilleur moyen de prévenir ainsi les Jeunes filles contre ces dangers II faut bien le reconnaître', les romans qui sont vraiment le reflet de la vie et dont la lecture peut être autel profitable qu'une leçon rie choses sont rires: *a plunavt du temps on les catalogue en deux catégories les: romans dits moraux et les romans immoraux.Or.bien -ouvert la lecture de premiers est plus pernicieuse que la lecture des seconds; oeuvres de pure imagination.délicates sans doute, mais irréelles.Inconsistantes, elles sont incapables de tracer le véritable caractère de leurs personnages, les véritables mobiles de leurs actions; elles vous transportent dans un mi- Petit Pierre a été bien sage.On lut promet pour demain un partie de plaisir.__.Oh' lant mieux.Je vais me coucher maintenant pour que demain arrive plus vite, dit-il en battant des mains.Toto, qui est fort désobéissant, est allé Jouer dehors par la pluie, malgré la défense maternelle.Il glisse dans une flaque, tombe, et se couvre de boue de la tête eux P'ed,Petit malheureux! lui dit saj la bise mugissait ferme.Soudain il entendit là.devant sa porte, le bruit d\u2019un soufflet brutal suivi d'un long sanglot.Au même Instant une voix dure et méchantte disait : \u2014J\u2019en ai asesz de te nourrir à ne rien faire Tu ne me gagnes même pas le pain sec que Je dépense pour toi.Encore une fois.Je te défends de me suivre.Tu seras bien obligée de mendier, si tu ne veux pas mourir de faim.Puis l\u2019homme s'exclama en faisant claquer son fouet: \u2014Allons, hue.la Bique! en route et plus vite que cela.L'ne charrette s'ébranla au trot d'un cheval poussif.Quand la voiture se fut éloignée, on n'enten-dlt plus que le bruit d'un sanglott j lent et étouffé.Le vieux Le Faloch ailluma sa «i.Mat tort 0» j**-*»-*»** À»jmvPVMti*, A n»* wMt» to oui w-U*t * A «wOto-toû , ÏSTSS fSsS l\u2019embrasure de la fenêtre, racom-l cette maison de sa grâce muttme modant adroitement la couverture .comme autrefois! Je t appellerai it.mit était déchirée.\tMarie, comme elle, veux-tu.1 Tout dans le logis était rangé.: \u2014Oh oui.mon bon., papa Le bien en ordre et la batterie de cui-: Faloch.sine étincelait comme de l\u2019or.\tL\u2019enfant et le vieillard tombèrent \u2014 Mais c'est une fée, cette garni-, dans les bras 1 un de 1 autre, ne-là' s\u2019écria le vieux loup de mer.Et maintenant Le Faloch coulâ t C\u2019est ton patron qui a fait de toi Ides Jours heureux auprès de sa fll- lul.la ss,\t-\t\u2014\t\u2014-\t- - \u2014\t-._____\u201e\u201e lampe et, curieux de voir ce qui se mère en le voyant\tcostume I PaB8alt dehors.Il sortit.Sur le sol piteux état; tu aval.\t\u2022\t| (out humide, une fillette de dix neuf!\t\u201e\u201e j ans était acroupie.Elle grelottait \u2014\tMais, maman, fa\tr, iet son visage pâle et amaigri était pleurant, je ne pouvais P ¦\tinondé de larmes.L\u2019enfant qu\u2019on rer en tombant.\t! devinait fine et délicate était vé- ____________________ tue de loques sordides \u2014 Qui -jPj-jPfYTtnrifW\to o o o oTTcnnr qnmnnnnir^ ;\tDESSIN A TERMINER\t3 p.eurs et répondit: ^aooooCEJLJULJUUjmiUU^\ti .7J*\t^,T-n .es-tu et que fais-lu là?demanda rudement le vieux marin.La fillette, habituée à ce qu'on lui parlât sur ce ton.leva ses grands yeux noirs, ruisselants de & to****7» _\tmonsieur.Je loge sur les routes, car mon patron m'a chassée.\u2014Qu\u2019est-ee qu'il fait ton patron?\u2014Il exécute des tours savants une ménagère aussi accomplie?\u2014 II fallait tout faire chez sinon c'était le bâton.Mais la fillette se dirigea vers porte pour sortir.\u2014 Mais où vas-tu?Tu pars?-\u2014Ne m'avez-vous pas dit hier: \u2019\u2019Demain malin tu décamperas.\u2019\u2019 J'ai déjà beaucoup abusé.Le vieillard! fit un geste impérieux.\u2014Keste.SI tu veux tenir mon petit ménage, tu seras comme ma fille; je ne suis pas assez riche pour te donner des gages, mais ici tu auras le pain et le gîte assurés / Pour toute réponse.la fillette baisa la rude main du vieux matelot: \u2014Allons! allons! fit-il d'un ton brusque pour dissimuler son émotion Sous ses dehors un peu grossiers, Le Faioc avait un coeur chaud, une 1 âme tendre et bonne.La vue de la malheureuse abandonnée ranimait en lui la tendresse paternelle endormie.I.e vieux marin s'en fut dans sa le adoptive.Le soir, devant Pâtre flamboyant, où grésillaient les bûches.le vieux marin pour amuser l\u2019enfant lui contait quelques-unes de »es vastra randonnées à travers le monde.Dans le village, les bonnes gene disaient: \u2019\u2019Vraiment on ne reconnaît plus le vieux Le Faloch.Il semble qu'il rajeunit tous les Jours; il est de-venu tout sociable, tout aimable depuis que cette petite fille est entrée sou» son toit.\" Aussi maintenant, quand Le Faloch promène sa petite Marie à son bras, les dimanches et les jours de fête au lieu de détourner les yeux comme autrefois alors que l'envie !e torturait, il redresse fièrement la tête.Il sourit quand d'autres papas conduisent leurs filles Et la pauvre enfant du saltimbanque est devenue marin l'heureuse petite fille MAX LUIRAIS- -«i TTAvtv.me uca ivyuio nci«ooopq°o°o°P2fl ailJl.JLiLlLSJL6JLgJUl-lÜlJlXIULlU^ y* t - **.«\u2022 ** %ê pois, son fumé, des châtaignes.Le tout fut arrosé d'une bollée de cidre.et l'enfant, visiblement affamée, dévora ce repas avec avidité.Puis, rompu de fatigue, la fillette tomba sur une paillasse d'algues desséchées posées devant Pâtre et s'endormit profondément.Le vieux marin passa une mauvaise nuit, tourmenté qu'il fut par ses rhumatismes; aussi se leva-t-il , plus tard que de coutume.Quand j il sortit de sa chambre, il fut éton-i né de trouver la fillette éveillée, j ayant déjà fait sa toilette.Elle 1 chantait à mi-voix, comme une fauvette et, un balai à la main, elle nettoyait la salle à manger Agréablement surpris, le Faloch lui dit: Continue, petite; moi, je vais fj > AA \u2014-ZrXnt du chiffre 1 à U, et alMl au marché.Complète» ce dcwdn en traçant \u201c\u201cf,\u2019fî^ave* alors rolorter aux crmn\u2014 En rentrant le filet chargé le «ulte iusqu'au dernier, tous po\ti marin retrouva l'enfant, assise dans £ T\u201culeurs ou à l'aqoareUe.\ti ( e coquin de Flfi Joue à la cachette.Flfi est un bon < Wrn.Où se ehe-t-il?mnnm r Dl JUULSJ y rmlul ih Ils >hnso I tra\u2019 rem ri on ufi ad\u2019 \\IV t-r t B CCI T «I U ( le r+r* U.j olv « R .ionfier no td* \u2014 - \u201d V\u20191\t',a\" o:\u2018! i âgê de 51 ans et neuf mois attaqué le status poH'lque de nos adversaires aussi sévèrement que .1 .il, M rahhé Degchônea était le 24 l\u2019un des témoins.Is- juge a dû : inl i-rromprr la séance Jusqu à ; Lorsqu» membre» corps à la ento ! cai al.fair 00000 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 Î 4 t ¦f 4 * ¦f * \u2022f ?I MEDI 31 OCTOBRE 1923 P L1 Cette co»fture est auss; riche qu'originale.Oeuvre d'un joail her français, elle est composée de perles et de riches verreries sur un fond de so00Bfl\tU iS.SL3MLSLSJ.9 ° ° ° ° a-0-0-11' B^SAUJLajUU VOUS QUI NE VIENDREZ PLUS !.p chopur des feuilles «\u2019ouvre à l'attaque du vent; De l'éerin bleu du firmament, La nuit apparat! lentement.Je vais par le soir seule et libre de conquête, \u2014J'ai des étoiles sur la tête, Dans le coeur, des désirs de fête,\u2014 Seule, et parfois rêvant de ne pas revenir.Pour oublier ou me punir D'avoir voulu me souvenir.Mais pomment oublier un amour taciturne.Quand la montagne étend son vieux manteau de lune, Et fait danser ses fleurs sous un archet nocturne?Tous les parfums des nuits, des blanches nuits d'été, Jettent sur mu vaine gatté Des encens de félicité: Ah! si vous étiez là, vous et votre tendresse, Donnant la main A ma Jeunesse, Dans ee minuit plein de caresse! Hélas! avec demain tout serait effacé, Que de fois J\u2019ai recommencé D\u2019espoir de ce rêve insensé, Qui remet à mon front sa couronne inédite.Mais voua ne viendrez plus charmer mon coeur d'élite, A l'ombre, près du mur fleuri de clématite.Hélène CHARBONNEAU t'ne couturière de Paris a imaginé de donner une allure boudoir à sa boutique.El' assises sur (le m ielleux coussin* que les élégantes clientes choisissent parmi les Jolies ni\tur fait voir la patronne, Mme Alfred Devoir.LES CAUGUIS CHE/ EES ENFANTS De cauchemar est le rêve terrifiant des malades.Chez les enfants.il traduit un mauvais état général, l\u2019excitabilité d'un système nerveux morbide.Des causes qui le provoquent varient A l'infini, tout ce qui trouble la sensibilité Interne ou le sentiment vital est susceptl-, ,e , \u2022 ueit.miner des rêves péni-l les Des causes de perturbation nerveuse sont de deux ordres: psychiques et physiques.Des veilles prolongées, les excitations des soirées, les spectacles, ne conviennent pas aux enfants.11 l ne faut pas les conduire au théâ-|tre et même A guignol, avant l'âge de sept ou huit ans: leur Imagination est trop vive et impressionnable; ils rêvent pendant plusieurs nuits du spectacle qu'ils ont vu une ; fols (\"est une grande faute de mener les enfants en soirée au delà de l'heure habituelle de leur coucher; mais c'est un crime de les conduire au bal ou au spectacle.On leur épargnera les contes effrayants destinés à les endormir, à cause de l'Impression fâcheuse que leur système nerveux peut en éprouver: les Serpents à douze tê-i tes, la .Mort noire, le Petit Poucet, ! le Chaperon rouge.le Chat botté.Barbe-Bleue, Rlquet à la houppe, iC\u2019endrtllon, etc., me paraissent dan-[gereux.Il y a des enfants qui en rêvent toute leur vie.Dorsque le cauchemar est de cau- ' se psychique, il traduit une intoxi-1 sonne en question absorbait par la cation émotive.Dorsqu\u2019ll est de cause physique.11 est la manifestation d'une intoxication alimentaire ou médicamenteuse.D'enfant qui mange trop a des cauchemars; dans ce cas, le cauchemar est l'effet d\u2019une mauvaise digestion, Ces jours-ci, on m\u2019a amené un petit | garçon âgé de six ans; il était pâle j les yeux cernés: il avait l'halelne ! mauvaise, D'enfant souffrait de I constipation.Ses nuits étaient blanches: il se réveillait en sursaut | et poussait des cris terrifiants, Ses | nuits étaient blanches: il se réveil-' lait en sursaut et poussait des cris 1 terrifiants.Ses cauchemars ont dis- peau.Da suppression de la porn made, Jointe à une thérapeutique appropriée, firent disparaître en quelques mois tous les troubles pénibles ou Inquiétants dont cette malheureuse avait souffert 5 années durant.Ainsi donc voici un excellent médicament que, pour ma part, je prescris souvent dans 1 s cas de taches de rousseur e: qui est devenu un véritable poison pour avoir été utilisé avec excès.Dis exemples de ce genre peuvent è re multipliés.On ms permettra d'en choisir un qui est relatif à une substance bien binale: le savon Combien de fols ai-je vu des personnes à la peau délicate m'jf- veut risquer des ennuis parfois passagers ,mals d'autres fols durables et même dangereux.Dr P.E.M.COIFFEURS POUR DAMES s-BrrrimrttTZTmmnro mnmns rinnrririnrtnnnrr^ POUR LES SPORTS D\u2019AUTOMNE vULSUJlJLJLajlJ^\tJUt la jeune fille.Je n\u2019époiiseral qu elle tricote, et les grandes ai-j iamal8 Pierre Marolle; car un ma-guilles transparentes, qu\u2019elle regar-j !'iaKe différé est bien souvent un de d'un air navré, tremblent entre - marlaKe manqué Cependant, une ses mains.\t(chaumière, du pain, de l\u2019eau, que ht pendant ce temps, les songe-! ladt-i! de plus pour être heureux ries de sa grand'maman suivent ù : quand on s\u2019aime?peu près le même chemin : \"Yvonne, I Tout en causant la lenn» tin» ?\u2019apP\u2019l,e ,h^r|P' 'c voilà aussi'avait terminé son travail EHe s'em béni ne?l %avoVnram0.o0,So Ah' ,non ! Pre88a de réunir en un peUt paquet uremlèrJ fois\tP0\u201cr.!a ! î?8 n,PnuB\tde layette confer- t'es chH|M-au\\ sont îles modèle» venant de Paris, avcs\u2019 simple garniture de plume.Fl» sont faits de feutre et de ruban comhiné-s a»ec giiflt, première fols de ma vie, je regrette j donné» sous la haute direction de 1 vant son mé,lé>\u2019 à tapisserie, pour- une machine à laquelle se balançait.Jours de procession.IV\u2019J'I\" ]' PaVi,\u2018.Srandes richesses, I sa grand\u2019mère, habile aux ouvrages !!'ulvaLt 88\t\"Yvonne a rai- un léger petit ptquet blanc, lals-| \u2014J'ai fait un voy ces richesses faute desquelles l'édi-, je tricot pi us qu'aucune autre; et, son, Pierre se lasse d'attendre: Ja- oyage de huit *ant à quelqu\u2019un, en guise de des- jour».explique lo fiancé.Comment! -Yvnnno au\tk t a n c a *\t,\tattaché au guidon\tde »a\tbicyclette, ne riemonHdU\tblentô,\t1 aie,lle-\tie\telle courait sur la\troute\tensoleillée car le 1« deWneP\t* qU\t\u2018U\tpenseB\u20191\tva''8 certaine masure où gîtaient de tr je te uewne\tblen p81lvreg gens \u2022 raml maman, au temps de vo- Et pendant ce temps l\u2019aïeule, de- flce de ton bonheur ne peut, dit-on, cinq minutes plus tard,\"le dit \"paquet l IR ei lain i/o re dou ut^a an mm&t i * s 81^.: i BFV' f« xtiTHitoa term**» pnur ta-* jeun*» ïlîi#>H auront lt»>u du 7 au 11 novembre I ?\\ ¥ \\ ¦> LE SENS DE LA VE LES MORTS (Ecrit pour la \u201cPrwse\") prrrriT;ryT)rmTrrrr8TyryyyrrgiiTB'STrrrrBTrrB~a^TBTTnmar rr;nni~n-B a bb yavsTnnnnnnnnnr^ l\tUNE FETE MEMORABLE\t| la-S.aoapoaQginBBaoagooaoooac/oqoooooooooooooopoBEflim-g.B.gaBfiBDOooongucngpoflpoopo > ECHOS DE GRNAD\u2019MERE Ia Terre, pace; la Terre, la gravitation, qnl n'eat qu\u2019un atome perdu dans l'Immensité de l'es-qul roule dans un vide effrayant, sans autre appui que renferme une Infinie variété d\u2019êtres dont chacun, y \u2022 omprls Thomme.le roi de tous, ne tient pour ainsi dire qu\u2019à un souffle et ne représente lui-même qu\u2019un atome par rapport à cette planète.Ces êtres naissent, profitent, se reproduisent, velllisàent et meurent, pour rentrer dans la croûte terrestre d'où lia sont sortis, pendant que d\u2019autres en sortent qui y rentreront également, sans même laisser à la surface le souvenir d'un nom.Pour contempler quelques chétifs lambeaux de nos corps et do nos monuments le savant de l'avenir devra creuser à d\u2019étonnantes j profondeurs, comme font aujourd'hui ceux qui veulent trouver en ; Amérique la trace des Mount-Bullders ou, dans le Vieux Monde, les pâles reflets des civilisations disparues.Pourtant, ce perpétuel effacement de choses n\u2019eat qn\u2019une apparence.I/économle do l\u2019univers a pour principe fondamental la transsubstantiation, en vertu de quoi, loin de ge perdre, la matière renaît de sa propre décomposition, sous une forme ou sous une autre.Ainsi, par l'action du feu, la désagrégation des éléments constitutifs du bols détermine la production de la cendre.bols disparaît, mats du même coup une substance nouvelle volt le Jour.Issue du corps de l'arbre sous les baisers de la flamme, combien la cendre diffère de l\u2019élément dont elle provient! L\u2019arbre pouvait brûler et elle es.Incombustible, U était dur et elle est friable, il épuisait e sol pour se nourrir et elle est un principe actif d© la fécondité du sol.Fruit de.la destruction, la cendre, à son tour, se désorganisera.Vous la verrez disparaître dans l'humus pour y constituer les sucs vivifiants qui permettront à un nouvel arbre de germer, de grandir, de se couronner d'un feuillage glorieux à l'endroit même où le prédécesseur sura vécu; pu.», ambitieuse d© voyager par ports et canaux dans toute l'étendue de ce Jaune sujet de la flore, ell© finira par s'incorporer à celul-cl en se retransformant.Voilà comment la Terre elle-même se recompose, pour ainsi dire, do la poussière des êtres qu\u2019elle a produits.L'homme, qui, par la supériorité d© sa nature, semblerait devoir échapper aux exigences de cette Immuable loi, en est, au contraire, une victime toute spéciale.C'est d© lui et de lui seul, en effet, qu\u2019il est écrit: \u2018\u2018vous mangerez votr*- pain à la sueur de votre visage Jusqu'à ce me vous retourniez en la terre d'où vous avez été tiré, car voup êtes poudre et vous retournere* en poudre\u201d.Genèse, ch, III, v.10, traduction littérale du texte hébreu par Sacl.La mort, ce lamentable dénouement de notre vie, est la plus haute expression de la justice Ici-bas en ce qu\u2019elle démontre l\u2019égalité du cadavre devant le cadavre, quelles qq'alent pu être les inégalités conventionnelles iue nous faisons dépendre de la naissance, de la fortune, des emplois, de l'habit, de la couleur d© la peau, de la confbrmation du visage et de mille autres points.Tl est singulier qu'étant si semblables nous osions nous croire si différents; il est singulier qu'étant tous frères les hommes se soient mis dans un état de guerre éternelle; qu\u2019ils aient pu abuser de leur prétendue raison jusqu'à s'entr'égorger pour des riens, ou même Jusqu'à faire couler le sang humain sur les autels en guise de prière.Hommes stupides et barbares ! direz-vous.Mais quoi! Vous qui vous plaignez, par exemple, de la brièveté de 'a vie et qui, cependant, n'avez pas de plus grand plaisir que de tuer îe temps, si vous êtes moins cruels êtes-vous plus logiques ?Oh! la logique! Peut-être vaut-il mieux n\u2019en pas trop parler, surtout depuis que notre monde croit avoir découvert qu\u2019il n\u2019en est guère d\u2019autre que celle de la force; que les puissants sont faits pour avoir raison et les faibles pour avoir tort; que la gloire des grands consiste à commander aux petits, et celle des petits à servir les grands.Mais petits et grands n\u2019étant rien comparativement à Dieu, 11 s\u2019ensuit que la gloire de tous consiste à servir Dieu, le seul être, d'ailleurs, dont la perfection doive réellement nous attirer.Cette modeste pensée, elle a dû vous frôler de son aile, ô pieux visiteurs des fosses où dorment de leur dernier sommeil les trop fugitifs objets rie vos plus douces Illusions, ces êtres pour vous si chers et dont 11 ne reste plus, hélas! que ce qui restera bientôt de vous-mêmes.un éphémère souvenir ! Oh! pourquoi faut-il que, dissipant nos Jours à la poursuite de vains fantômes, nous n\u2019apprenions qu\u2019à la tardive école de la mort la vraie signification de la vie ! WILFRID LAROSE.I LAC-A-LA-TORTUE \u2014Mil* Ofttorlell* Tremblay «liée à Saint-AJdc-lphe,
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