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Titre :
Le soleil, Saguenay-Lac-Saint-Jean
Éditeur :
  • Chicoutimi :[Le soleil, Saguenay-Lac-Saint-Jean],1970-1973
Contenu spécifique :
mercredi 23 février 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le soleil, Saguenay-Lac-Saint-Jean, 1972-02-23, Collections de BAnQ.

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48 PACES LE SOLEIL DU SAGUEMAy— LAC-SAINT-JEAN 76e ANNEE — No 49 QUEBEC, MERCREDI 23 FEVRIER 1972 • PRIX QUINZE CENTS DOCTEURS REMY BEAULIEU • J.Ls LaBARRE OPTOMETRISTES 376 du Roi, ch.208.Tél.: 524-2413 (Çn haut Régi» d«i Alcool») Dépité, Goyer est forcé de céder le dossier Geoffroy OTTAWA (PC) — Le Solliciteur général du Canada, M.Jean-Pierre Goyer, a déposé, aux Communes, en fin de soirée, hier, les documents sur l'affaire Geoffroy.La lettre de M.Geoffroy, portant le numéro matricule 6538, de l'Institut de détention St-Vincent-de-Paul, à M.P.-A.Faguy, commissaire du Service canadien des Pénitenciers et celle de Micheline Cornellier, agent de réhabilitation au même personnage, ne contiennent pas d'éléments qui n'ont pas déjà été dévoilés antérieurement.M.Geoffroy écrit le 28 juin qu'il connaît Mlle Parent depuis trois ans et qu'il a vécu avec elle pendant oeuf mois.11 ajoute que pendant trois mois, ils ont gardé son plus jeune fils, maintenant âgé de trois ans.En recevant l'autorisation du mariage, l'ex-notaire dit que cela permettrait de régulariser une situation embarrassante pour sa fiancée, sa famille, "ma famille et moi-même".Il raconte sa chute de 125 pieds! BUENOS' AIRES (AFP) — M.Alherto.Rithner, contremaître charpentier de 41 ans, est tombé du 14ème étage d'un immeuble en construction dans le centre de Buenos Aires.Il s'en est tiré avec deux côtes brisées et quelques écorchures au visage.Il a pu aussitôt raconter à un journaliste les circonstances de son accident, du moins au début.Alors qu'il se trouvait au bord du vide, il avait pris appui sur une planche qui avait cédé.Il avait alors commencé à tomber."Après un ou deux étages, a-t-il dit, je me suis évanoui et ne me souviens plus de rien".Mais un de ses collègues a complété la narration.En tombant, Rithner était parvenu à s'accrocher à une autre planche, mais celle-ci, basculant, le frappa violemment à la tête, ce qui lui fit perdre connaissance.Il avait alors repris sa route en direction du centre de la terre, à une vitesse uniformément accélérée, pour s’arrêter 125 pieds plus bas, sans graves dommages en somme.Ces documents avaient été réclamés par le critique juridique de l'opposition M.Eldon Woolliams (PC — Cal-gary-Nord).CORNELLIER L'agent de réhabilitation écrit la seconde lettre, Ije 19 août, quelque, deux mois après la lettre précédente, et mentionne qu'elle a rencontré Mlle Parent.Native de Joliette, révèle-t-elle, elle enseigne la physique au CEGEP Edouard-Montpetit."La jeune fille est douée d'une intelligence supérieure et possède un excellent jugement.Malgré le contexte émotionnel perturbé relativement à ses fréquentations avec M.Geoffroy, elle conserve quand même une lucidité remarquable".Mlle Cornellier ajoute que Mlle Parent connaît la situation dans laquelle elle s'engage, accepte de réunir les enfants de M.Geoffroy et "semble présenter les critères pouvant en faire une mère et une éducatrice adéquate".DIFFICULTES "Mlle Parent est consciente des difficultés que le couple devra surmonter dans la société pour y être accepté", est - il écrit.Un seul élément peut laisser planer un doute sur l'éventualité de ce qui allait arriver par la suite.Mlle Cornellier s'étonne de l'attachement de Mlle Parent malgré les événements, "Le fait d'être demeurée attachée à M.Geoffroy, en dépit de la situation actuelle de ce dernier, peut paraître bizarre".Elle précise par ailleurs qu'elle ne considère pas nécessairement cette attitude comme anormale.Tout en men t i o n n a n t qu'elle semble certaine de ses sentiments, "elle n'est pas du tout une personne au type aventureux pour la simple sensation que peut engendrer un projet de cette envergure".En dernière instance, Mlle Cornellier avait recommandé le mariage.\ IRRITE Ce n'est pas de gaieté de coeur que M.Goyer a accepté de déposer aux Communes, les documents et let-tres'relatifs à l'affaire Geoffroy.C'est plutôt à la suite d'une vigoureuse intervention de M.Eldon Woolliams, député conservateur de Calga-ry-Nord dans un rappel au règlement, appuyé par M.(Suite à la page 2, 3e col.)' D autres grèves s'ajoutent aux conflits importants Le monde des relations patronales - syndicales vit actuellement un véritable cauchemar et les conflits, tant d'envergure nationale que provinciale ou locale, sont encore loin de s'engager dans la voie des réelles solutions.Ainsi, l'Association des transports aériens du Cana-oa a demandé, hier, au gouvernement fédéral et aux électroniciens en grève, de soumettre le conflit à l'arbitrage.riens dt centuent grèves t stations à Vanco fax et les effet; Pour s ment qi Cliques, ¦ariales de la F< même i 1.000 fon g’on de •aient le , circul de la ce d" les bi la Fo Autre manifestation en masse, celle-là de la part des agents de la paix qui ont levé une ligne de piquetage permanente à l'entrée de la prison d'Orsainville.Dans le conflit qui éprouve durement les Montréalais depuis la dernière tempête de neige particulièrement, le gouvernement du Québec a décidé de signifier une injonction tant à la ville qu'aux employés affectés au déneigement.De leur côté, les citoyens de Sainte-Foy pourraient se retrouver dans une situation identique à celle qui prévaut à Montréal.Les 230 employés de cette ville de la banlieue de Québec, sont en grève depuis minuit, hier soir.Au nombre des grévistes, 140 sont préposés au déneigement des rues.Enfin, les 250 employés syndiqués des laiteries Laval, City, Fortier, et Artic, ont rejeté, hier soir, les dernières offres patronales et ont voté à 62.5% en faveur de la grève.On prévoit qu'il s'écoulera encore quelques jours toutefois avant que la menace soit mise à exécution, si elle doit l'être.Dossier à la page 10 Premier rapt de l'AMH — page 25 PREMIER TRANSFUGE — le gardien de but, Bernard Parent, des Maple Leafs de Toronto, a ac-cepté de signer un contrat de $750,000 pour cinq ans avec les Screa-ming Eagles de Miami de l'Association mondiale de hockey.Parent, qui est le premier joueur sous contrat avec un club de la LNH à accepter les offres du nouveau groupement, s'est refusé à commenter la nouvelle.(Téléphoto PCI à lire Shipshaw - Les résidents de Shipshaw e s -suient un refus - page 3 Education - Des professeurs manifestent contre la façon dont est réalisée la régionalisation de I ’ enseignement collégial - page 3 Pibrac - Les citoyens pourront dorénavant compter sur des services d’aqueduc et d’égouts - page 3 PQ- Le Parti québécois expose sa politique des communications - page 17 sommaire 34 6 28 35 35 18 20 30 à 32 34 35 34 35 25 à 28 6 Annonces classées Aujourd'hui Bandes dessinées Bridge Décès Documents Famille Economie-Finance Horoscope Mots croisés Mot mystère Patron Sport Télévision jénéralement clair; maxi-num de près de zéro, De-nain, un peu de neige et noins froid.(Détails à la page 2) RB»?Nixon risque d’indisposer Moscou PEKIN (selon AFP, UPI, Reuter, PA) — Le president Nixon a eu à Mh aujourd'hui un troisième entretien avec le premier ministre Chou En-lai.D'apres certains observateurs, le président, en tentant d'établir un dialogue avec la Chine, qui n'est pas une super-puissance mais qui est en passe de le devenir, risquerait de s'aliéner l'Union soviétique.Ces observateurs vont même jusqu’à présumer que la visite de Nixon à Moscou en mai pourrait être annulée.Tout semble dépendre de l'issue du sommet de Pékin et du communiqué que les Afnéricains rendront public à la suite de ces conversations.A Pékin tout se déroule dans le plus grand secret.Les journalistes, maintenant qu’ils ont transmis les allocutions de Nixon et de Chou En-lai, au tout début du sommet, sont réduits à analyser les détails circonstan-tiels de la visite et à spéculer sur l’allure des négociations.Par exemple, les corres- pondants mentionnent un fait qui serait sans précédent dans l’histoire de la presse chinoise» Le Quotidien du Peuple publiait dans son numéro d'hier six photographies du président Nixon, dont deux en première page, le montrant en compagnie de Mao Tse-toung.Les photographies de la poignée de main, que beaucoup qualifient d'historique, s’étalent à la une de presque tous les journaux du monde.SOUTIEN Par ailleurs, des experts américains en affaires chinoises ont relevé la présence e x c e p t i o n n elle de Chiang - Ching, l'épouse de Mao, aux côtés de M, Nixon lors de la représentation hier soir du ballet "Le détachement féminin rouge".Us interprètent la venue de Mme Chiang Ching comme un soutien direct apporté par le président Mao à la réconciliation des deux pays.Pour la plupart des observateurs, la visite de Nixon permettra d'établir des relations diplomatiques entre Washington et Pékin.En outre, le commerce avec In Chine sera plus facile pour les entreprises américaines.Cependant, hier une légère ouverture s'est effectuée qui a donné un certain espoir à plusieurs journalis- tes couvrant In visite du président américain à Pékin.En effet, des représentants officiels du gouvernement cfiinols ont laissé entendre que certains journalistes actuellement en Chine pourraient bien obtenir l'autorisation d'y demeurer lorsque le président aura quitté la terre chinoise.Un porte-parole officiel n expliqué que le ministère de I Information était présentement à considérer sérieusement des demandes de prolongation de séjour pincées par des journalistes américains.COEUR DU PROBLEME Le président Richard Nixon et M.Chou En-lai, sont apparemment entrés dans le coeur des problèmes du contentieux sino-umêrlcain qui dure depuis 22 ans.Avant son arrivée à Pé- La CSRS réagit brutalement à la contestation 12,000 étudiants du Saguenay en congé forcé kin, M.Nixon avait estimé que son entretien avec M.Chou, hier, durerait environ deux heures; en fait, il en aura duré quatre, avec la seule présence de leurs proches conseiller* respectifs.Les Chinois n'ont pas nié lo grande importance qu’ils attachent à cette visite.Le président Mao I'sC-toimg a tenu à recevoir lo chef de la Maison Blanche le lendemain de son arrivée, geste qui a surpris les observateurs qui s’attendaient plutôt à une brève rencontre en fin de séjour.La presse chinoise a ensuite rompu In consigne du silence sur In visite de M.Nixon en publiant des photos le montrant avec Mao et Chou.EN PETIT COMITE Un peu plus tôt, MM.Nixon et Chou se rencontraient pour pursuivre leurs entretiens, autour d’une Initie carrée.Avec eux se trouvaient seulement deux interprètes, un conseiller du premier ministre chinois, et M.Henry Kissinger, conseil du président américain.Le secrétaire d’Etat, M.William Rogers s’entretenait pendant ce temps avec son homologue chinois, M.( lu Pea-fci.MM.Nixon et Choit ont constamment fait preuve de bonite humeur, riant même en posant pour les photographes avant l’entretien.Puis, les portes se sont refermées et aucun communiqué n’a été émis après la rencontre.par Alain BOUCHARD CHICOUTIMI — Fermeture de toutes les écoles de la Commission scolaire régionale Saguenay jusqu'à lundi, et réinscription de tous les élèves de Dominique -’ Racine, de Laure-Connn, de Charles-Gravel et de Lafontaine.Plus de 12,000 élèves prennent donc un congé forcé de trois jours tandis que plus de 6,000 devront se réinscrire.Telle est la décision prise, hier, soir, par la Commission scolaire régionale Saguenay au cours d'une réunion spéciale consécutive à la deuxième manifestation étudiante en un peu plus d'une semaine.Cette manifestation, amorcée une fois de plus à l'école secondaire Dominique Racine, a par la suite atteint Laure-Conan, Lafontaine et Charles - Gravel ayant pour résultat de priver quelque 6,000 élèves de leurs cours de l'après-midi.Elle faisait suite à l'annonce, en matinée, de la décision de la CSRS quant à la tenue vestimentaire et aux absences.La décision d'hier fut prise après des délibérations d'une durée de trois heures, auxquelles participèrent les commissaires et divers permanents, dont les principaux d'écoles.Le président de la CSRS, M.Jacques Ri-verin, a indiqué que le processus exact de la réinscription devait être expliqué, ce matin, au cours d'une conférence de presse.Pour les élèves de secondaire 111 et IV, elle aura lieu jeudi.Pour ceux de secondaire V, vendredi; tandis que ceux de secondaire I et H devront s'v soumettre à leur tour, lundi matin, avant la reprise normale des cours.M.Riverin a déclaré, en outre, que la reprise des cours se fera à l'intérieur des règlements établis, lundi soir, lors de la réunion régulière de la CSRS, "règlements qu'il n'est absolument pas question de modifier”, a-t-il précisé.UN MOYEN EFFICACE Interrogé sur les motifs qui inspirèrent la décision de fermer les écoles et de ror": ‘n.l'mrcrption des élèves, M.Riverin a seulement déclaré qu'il s'agissait là d’un moyen qui a déjà donné d'excellents résultats ailleurs, lors de circonstances analogues.II a d'autre part affirmé qu'il n'avait aucunement été question de l'imposition de sanctions, lors de la réunion d'hier, relativement à la contestation en deux étapes que vient de vivre la CSRS.Invité à indiquer s'il était juste d'interpréter la réinscription des élèves des quatre écoles touchées par cette contestation comme un moyen de passer la clientèle au peigne fin, le président Riverin n'a voulu faire aucun commentaire.DANS L'ORDRE Le débrayage d'hier, à Dominique Racine, s'est effectué avec beaucoup plus d'ordre que celui de lu semaine dernière, la froide température .ayant du reste semblé influençer le comportement des élèves contestataires.On se souviendra que, lundi dernier, des centaines d'entre eux avaient défilé dans les rues de Chicoutimi et de Chicoutimi-Nord, se rendant notamment rencontrer leurs confrères de la polyvalente Charles - Gravel.On remarquait, à cette édole, tout comme dans les trois autres impliquées, la n.V'nee (¦‘.'rnents do la Sûreté du Québec et des polices municipales des deux Chicoutimi.Le directeur général do la CSRS, M.Gérard Boies, devait indiquer, a 'ojs 11 réunion d'hier soir, que cette mesure voulait avant tout prévenir les bris mobiliers et la violence corporelle possible.Ces policiers n'eurent cependant pas à intervenir, selon les informations obtenues.Aux écoles Laure - Conan et Lafontaine, la direction annonça la fin des cours aussitôt qu'elle perçut le mouvement des élèves de Dominique - Racine."Dans notre cas, ce fut une mesure préventive", ont expliqué soeur Cécile Minguin, principale de Lafontaine et M.Gabriel Lcchasscur, responsable de la vie étudiante à Laure - Conan.Ils ont tous deux indiqué que cette protestation risque de susciter des sentiments de peur nu sein de leur clientèle, en très grande majorité féminine, comme ce fut le cas, lundi de la semaine dernière.Notons que les adolescentes des plus bas niveaux scolaires de ces institutions sont âgées de 13 ans seulement.A Charles - Gravel, tout indique que c'est d’abord une espèce de confusion, en l'occurrence créée pur la radio, qui donnait lieu û l'arrêt des cours.M.Riverin a indiqué qu'un journaliste de la radio aurait interprété le passage des élèves d'un cours à un autre comme le début du débrayage pour ensuite l'annoncer comme tel sur les ondes.M.Michel Boivin, président des élèves de cette po- lyvnlcnle de plus de 3,0(1(1 étudiants, a quant à lui ex pllqué que ceux-ci avaient décidé d'appuyer les revon-o eu ms de leurs confrères de Dominique - Racine en songeant à scplcmbrc 1972, au moment oit plusieurs d'entre eux s'y retrouveront."On ne veut pus vivre dans la môme atmosphère que les gars do cette écolo doivent supporter cette année”, a-t-il dit.PASSIVITE Une lournée des quatre institutions et des conversations nvcc plusieurs élèves portent nettement à croire que c'est une infime minorité seulement qui a vraiment vécu cette contestation, exception faite des élèves de Dominique - Racine, dont le président Henri Mior a qualifié de "passif" le geste d'hier.Là encore cependant, plusieurs élèves nous ont déclaré qu'ils ne voulaient "rien savoir de cette affaire", mais qu'ils étaient pris dans un tourbillon.Dans les trois autres écoles, particulièrement à Laure - Conan et à Lafontaine, les élèves étaient bien plus des observateurs que des participants.Le .spectacle de ballet n duré trois heures.Son thème: une jeune fille de paysans pauvres trouve le salut dans la lutte, avec l'Armée de libération contre la ty-lunnie des propriétaires terriens.Il aurait été choisi parce qu'il était le moins susceptible de heurter le président Nixon, car en effet, c'csl l'une des rares oeuvres chinoises contemporaines qui ne stigmatise pus l'impérialisme américain.LA PRESSE CHINOISE Il y a quelques jours encore, l'accueil fait par la presse chinoise mirait été inimaginable.Ouvrant le chemin, le Quotidien du Peuple, organe du parti communiste, avait en manchette; "Le président Mao rencontre le président Nixon", et montrait trois photos (le MM.Mao, Nixon et Chou.Le reste de la "une" relatait l'entretien Mao-Nixon et les autres événements de la première journée chinoise du chef de la Maison Blanche.Le Quotidien du Peuple citait les toasts portés par Chou et Nixon au banquet de lundi soir, y compris les (Suite à la page 2, lie col.) Une foule évaluée à 300 personnes a envahi la salle du conseil'municipal pour assister A cette assemblée, qui A certains moments, était houleuse.â n: sc.VILLENEUVE mmmm v/mW' ''///m Le&L&L t>u a 73-2-7J cJtfAUB -'à Le Soleil, mercredi 23 février 1972 Réunion secrète de regroupement dans municipalités le Québec par André-A.BELLEMARE et Gilles LAFRAMBOISE Les municipalités de la région métropolitaine de Québec, autant celles de la rive sud que celles de la rive nord, se prépareraient actuellement à lancer une vaste offensive contre le projet de 4 ou 5 grandes villes du ministre Maurice Tessier.C'est ce que "Le Soleil" a appris, hier.D'ailleurs, en soirée, à l'hôtel de ville de Sillery, une première réunion "secrète et confidentielle" a été tenue pour préparer cette offensive.Malgré toute la discrétion qui a entouré !a préparation et la tenue de cette rencontre "au sommet", deux journalistes du "Soleil" ont quand même réussi à pénétrer dans l'hôtel de ville pour découvrir qu'une trentaine d'édiles (représentant 11 municipalités) avaient répondu à l'invitation.11 a été impossible de découvrir le thème précis de la réunion, ni son ordre du jour.Mais les renseignements obtenus permet- tent de croire que l'on fera ressusciter un certain "groupe des sept maires" (qui, en 1969, avait été formé par plusieurs villes du Québec métropolitain pour s'opposer fortement à la création d'un gouvernement su-pramunicipal).RAISONS Les quelque 30 participants à la rencontre d'hier représentaient les municipalités suivantes: Cap-Rouge, Charlesbourg, Courvil-le.Loretteville, Sainte-Foy, Saint-Henri de Lévis, Saint-Nicolas, Orsainville, Val Saint-Michel, Vanier et Sillery, la ville-hôte.C'est d'ailleurs un conseiller municipal de cette dernière localité, M.Louis Pettigrew, qui a tenté d'expliquer aux deux représentants du "Soleil" les raisons qui justifiaient le huis clos.Il ne s'agissait, selon lui, que d'une assemblée "préparatoire", en vue d'en arriver à un consensus.Une conférence de presse viendrait jeter un peu de lumière sur toute l'affaire, d'ici une semaine.opposées métropolitain Les autorités de Sillery avaient pris soin de poster un policier à l'entrée de l'édifice, afin d'éloigner les intrus.On sait que le ministre des Affaires municipales, Me Maurice Tessier, s'était dit d'accord, il y a quelques mois, avec l'idée de regrouper l'ensemble des municipalités de la région en 4 ou 5 grandes villes.¦Les unités de regroupement, qui doivent être rendues publiques vers le mois de juillet, seront définies de manière à trancher la question une fois pour toutes.A de nombreuses reprises, certains représentants municipaux ont manifesté - publiquement leur opposition aux projets de fusion.D'autres se sont dits résignés aux mesures coercitives contenues dans la loi 276.Il semblerait maintenant que les municipalités réticentes ont l'intention d'épuiser tous les moyens qui restent à leur disposition pour continuer à exister "sur la carte".L'Allier rend publique une lettre de Pelletier Les divergences sur le problème des communications sont profondes (D'après PC) — La correspondance entre le secrétaire d'Etat du Canada et le ministre québécois des Communications démontre bien l'ampleur du fossé qui sépare les deux gouvernements sur l'ensemble du problème des communications.Une lettre confidentielle signée par MM.Gérard Pelletier et Robert Stanbury, ministre fédéral des Communications, en date du 3 décembre 1971, a été rendue publique hier à Québec par M.Jean-Paul L'Allier lors de la séance de la commission parlementaire des Communications, toire à l'égard des ministres fé- Ils notent que de "nombreux déraux, puisqu'il les avait avi- articles de journaux" sur cette sés de son intention de distri- affaire ont paru depuis décetn-buer une copie de cette lettre, tore" si l'opposition "en faisait la demande.MM.Pelletier et Stanbury affirment dans cette lettre que le gouvernement fédéral entend garder sa juridiction sur la ca-blôvision, alors que le Québec La longue route de Washington à Pékin "Vous conviendrez, disent-ils encore, qu'un minimum de confiance mutuelle est essentiel dans nos rapports réciproques et que cette confiance doit êt-* O.ÜV.S.UU aiuia M».,v x________ f°ndée SUr Un r.eSPect rig°Urm "semble vouloir exercer des pou- enÂa8®^ntA qV,e î’°'l,s Pre-voirs en ce domaine par les pro- nons de Part et d autre".CONFIANCE5’36 6t 37 ’ Pour sa 'part’ M' L'Allier a ré- Cendant, les porte-parole rStrieTUÏ” W s'.m»' '¦ _________ ____________ fédéraux "constatent que le mi- é teé qle CaraS rn?à la demande même des députés nistre québécois n'a pas respecté d Pt[ j t entre- ue n '-de l'opposition.l'entente quant au caractère pu- Jant riefajoutd deTnUes'in,3' Le ministre québécois a exph- rement confidentiel de ces nahstes à ce êque i'ai di /' qué à la presse qu'il ne s'agis- échang es intergouvernemen- iChambre ou .£ J sait pas là d une mesure dila taux .déclarer antérieurement"._____________!- "Je vous avais prévenu, ajou- te-t-il, que je répondrais aux questions qui pourraient m’être posées en Chambre".Nixon risque d'indisposer.(D’après l'AFP) — Vingt - six années se sont écoulées depuis que le président Truman envoya en mission officielle en Chine le général Marshall pour tenter de réconcilier les communistes de Mao Tsé-toung et les nationalistes de Tchang Kai-chek, le 9 février 1946.Depuis lors fes principales dates des rapports entre les deux pays omt été les suivantes: 17 août 1946: Mao Tsé - toung traite pour la première fois "l'impérialisme américain" de "tigre de papier".7 janvier 1947: Après l'échec de sa mission, le général Marshall quitte la Chine.1er octobre 1949: Proclamation de la république populaire u- Chine.25 octobre 1950: Intervention des "volontaires" chinois dans la guerre de Corée.27 juillet 1953: Signature de l'armistice en Corée.24 avril 1955: A l'issue de la conférence de Bandoung, Chou -\ En - Lai propose l'ouverture de négociations avec les Etats-Unis pour "l'atténuation et l'élimination de la tension dans la région de Formose".1er août 1955: Première rencontre sino - américaine à Genève au niveau des ambassadeurs.18 janvier 1956: Un premier accord réalisé sur le rapatriement respectif des nationaux chinois et américains ne peut être suivi d’autres accords.Un communiqué chinois constate l'impasse.2 août 1958: Reprise des entretiens sino - américains à Varsovie.6 août 1958: Bombardement des îles du détroit de Formose par l'artillerie communiste.8 apût 1963: Mao Tsé - toung soutient la lutte anti - raciste des Noirs américains.LE VENT TOURNE 16 novembre 1968: "Si les forces américaines se retirent de Formose, les relations pour- sa™ \whitl •nor St- V/A J NEIGE •:Poft Horriion Gooi« 8oy,y/\:-.J«on
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