Le soleil, Saguenay-Lac-Saint-Jean, 16 juin 1972, vendredi 16 juin 1972
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Sans le Québec plus de Canada — Trudeau Splendeur de l'oeuvre La centrale de Churchill Falls est maintenant un fait presque accompli et les gigantesques travaux réalisés aux installations de surface, apparaissent, ci-dessus, dans leur ensemble.Au premier plan se trouve l'ouvrage de prise d'eau, par où passe l'eau du bief d'amont avant de dévaler les onze conduites forcées inclinées et de faire tourner les groupes générateurs de la centrale à 1,000 pieds bas.Au centre, s'élèvent les pylônes du poste de manoeuvre et à l'arrière-plan, surplombant le Churchill, on voit les pylônes d'ancrage permettant aux lignes à 735 kv de traverser le fleuve.Au-delà du fleuve s'étend un corridor de 126 milles de longueur où se trouve la première des trois lignes à 735 kv qui relient Churchill Falls au réseau de l'Hydro-Québec.Par Donald DOYLE envoyé du Soleil A LABRADOR CITY "Si jamais le Québec se sépare du reste du pays, le Canada cessera d'exister en tant que nation ".C'est du moins l'opinion du plus ardent défenseur de l imité canadienne, en l'oo-currenee celle du premier ministre Pierre I .Trudeau.Répondant hier aux questions d'étudiants de la region de Wabush - l abrador City, M.Trudeau a admis ouvertement qu'il ne voit pas comment le Canada pourrait survivre advenant qu'une province aussi im-portnnte et essentielle que le Québec proclame son indépendance."Certaines parties du pays deviendront indépendante^, a-t-il dit, tandis que d'autres seront annexées par les Etats - Unis ou demanderont A être annexées par le géant américain." Des conséquences d'un tel geste seraient donc désastreuses pour ce qui esl mi-Jdurd hul le Canada.Ceci dit, M.Trudeau est convaincu que le Québec demeurera membre de la Fédération canadienne cl qu'il ne se séparera pas du reste du pays.Néanmoins, il a lancé un appel A son Jeune auditoire en ces termes: Feu vert à Cournoyer La loi 19 et le décret ne sont plus un carcan (D'après PC) — Le ministre de la Fonction publique a reçu le feu vert du cabinet pour assouplir la loi 19 et retarder de quatre à cinq semaines la date fatidique où il devra fixer par décret les conditions de travail des employés de l'Etat.gallon de décret que comporte la loi d'exception.Déçu du fait que les négociations avec le front commun intersyndical n'ont fait aucun progrès depuis un mois aux tables sectorielles, qui n'ont travaillé en fait qu'une seule journée, le ministre a confié jeudi à la presse qu'il ne pourrait en conséquence, supprimer tout simplement cette obli- II présentera la semaine prochaine à l'Assemblée nationale un projet d'amendement à la loi 19 qui prolongera le délai de négociation et permettra cependant de régler par négociations les questions sur lesquelles l'état Moment historique à Churchill Falls par Claude TESSIER envoyé du Soleil à CHURCHILL FALLS Churchill Falls est en fête pour trois jours à l'occasion de l'inauguration du complexe hydroélectrique de $1 milliard mis de l'avant par la Churchill Falls Labrador Corporation.Les réjouissances ont atteint leur sommet, ce midi, par un discours du premier ministre Trudeau.Avec ses collègues, le premier ministre Robert Bourassa, de Québec, et Prank Moores, de Terre-Neuve, M.Trudeau a dévoilé des plaques commémoratives; il a ensuite scellé dans le roc des cylindres de laiton contenant des documents relatifs à l'aménagement de Churchill Falls.Pourtant, les fêtes de Churchill Falls revêtent une certaine tristesse.II pleut, le brouillard est persistant et la tempé-rature froide.Mais un invité n'est pas au rendez-vous: Joseph Smallwood.L’ex-premier ministre de Terre-Neuve se trouve présentement à Londres où, a-t-on dit ici, il fait des recherches pour la rédaction de ses mémoires, il a fait savoir, dans une entrevue à un reporter, qu'il était heureux de voir l'inauguration de Churchill Falls et il y a ajouté ses voeux.Mais M.Smallwood ne sera pas ce midi sur I estrade d honneur M.Smallwood a laissé son nom au plus grand réservoir du complexe de Churchill Falls.Il a dit que ce projet était la plus grande réalisation de sa carrière après I entrée de Terre-Neuve dans la Confédération.Son absence n'a pas été motivee davantage, mais on sent cette absence d'un homme politique pittoresque.du dossier laissera entrevoir une possibilité d'entente.La loi actuelle, qui mettait fin le 21 avril à une grève mouvementée dans les secteurs public et para-public et donnait le signal de départ à une véritable guérilla syndicale, lui fait présentement l'obligation de fixer par décert, au plus tard le 30 juin, toutes les conditions de travail des quelque 250,000 employés de ces secteurs.MEFIANCE Prié de faire le point par un groupe de journalistes, M.Cournoyer a qualifié de malheureux le degré de méfiance manifesté présentement par les deux parties.A preuve, l'incident de vendredi soir dernier quand une journée de négociation au sommet entre les représentants du front commun et les porte-parole gouvernementaux s'est terminée sur une quasi-rupture que rien de sérieux ne laissant pourtant entrevoir.".) ’ voudrais que tout le monoe soit conscient du fait que nous tentons de faire des efforts pour démontrer que nous voulons négocier", a-t-il dit, citant en exemple la contre-proposition gouvernementale sur la priorité d'emploi qu'il s'est engagé A mettre en application malgré la réticence avouée de certains partenaires gouvernementaux.Le ministre avait promis, lorsqu'il reçut ce dossier, il y a un mois, du ministre Jean-Pau] L'Allier, qu'il pro- AUocaüons familiales poserait volontiers de supprimer la mention d’un décret dans la loi 19 si l'état des négociations aux quelque 15 tables sectorielles et à la table centrale le justifiait.TEMPORISER A défaut, M.Cournoyer a décidé de "temporiser" la loi spéciale pour qu'il ne soit obligé de définir par décret que les points sur lesquels il ne lui semblera pas possible de trouver une solution négociée.Quant aux accusations formulées è diverses reprises par le front commun in-, tcrsyndlcal voulant que In gouvernement, dans cette négociation, soit freiné "par le poids de ses partenaires", (Suite A la page 2, 3e col.) Pas d’accord prochain avec Ottawa — Castonguay INVITES Les invités ont commencé à arriver hier midi.Ils représentent les milieux gouvernementaux ainsi que les communautés financières, commerciales et industrielles du Canada, des Etats-Unis et de l'Europe.Une centaine de reporters canadiens et de l'étranger sont également de la visite.Les invités de Montréal en particulier ont eu le privilège rare de voler à 31,000 pieds d'altitude pour se rendre à Churchill Falls Dour se retrouver deux heures plus tard à 1,000 pieds sous terre, à l'intérieur de la plus grande centrale souterraine du monde.Les réactés ont pu percer le brouillard laiteux mêlé à la pluie qui a collé sur la région durant toute la journée, mais erâce au radar de l'Armée canadienne, ces avions ont pu se poser sans difficulté.Alors que Québec et Montréal connaissaient une journée tropicale, a Churchill Falls, la journée (Suite à la page 2, 3e col.) (D'après PC) — M.Claude Castonguay, ministre québécois des Affaires sociales, a démenti hier toute possibilité d'entente à court terme entre Ottawa et Québec sur le programme des allocations familiales.Son homologue fédéral, M.John Munro, avait déclaré la veille à Montréal que les deux gouvernements pourraient conclure un accord sur ce projet d'ici une dizaine de jours, tout en éliminant une source majeure de conflits qui permettrait d'aller de l'avant dans la Répondant à M.Camille Laurin, chef parlementaire du Parti québécois, le ministre Castonguay a toutefois précisé à l'Assemblée solution d'autres problèmes, nationale que les négociations fédérales - provinciales, à sa connaissance, sont interrompues depuis le 11 mai dernier.Devant l'insistance du porte - parole péquiste qui voulait savoir si vraiment il y a une possibilité d'entente d'ici à dix jours, le premier ministre Bourassa a répliqué laconiquement que "ce serait tant mieux, si cette entente satisfaisait les demandes du Québec".BILL 286 M.Fabien Roy, leader parlementaire créditistc, s'est ensuite enquis auprès de M.Castonguay sur l'avenir que réserve le gouvernement au projet québécois des allocations familiales, le bill 286, présenté en première lecture en décembre dernier, avant la prorogation de la dernière session.Le ministre a simplement observé que "l'on étudie présentement la question".' Taisons en sorte que le Québec ne se sépare pas.' PREMIERE ETAPE 1 e premier ministre canadien a entrepris hier l.i pre mière étape d'une brève tournée de moins de deux jours au l abrador.D'abord et avant tout, il est venu présider des cérémonies d’ouverture du complexe In droêlcctrique de Churchill halls.Selon son habitude, il profite de l'occasion pour arrêter en coin s de roule et visiter diverses loealltés éloignées Hier e était Wa hush el I nbrador City, au Jnurd'hui ce sera Goose Bay.M 'trudeau u atterri A Wabush par un temps très maussade Après un bref tour de ville, il s'est rendu dans une école secondaire de Labrador City ou quel quos eenlttlnos d'ètudiotils Tattendulent.Outre Tlndé pendmiee du Québec, Il a été question du droit de gré ve de même que du chômage.Pour ce qui est du droit de grève, le premier ministre canadien a affirmé qu'il ne saurait être question de le révoquer: "On iTculèveru jamais le droit de grève .a t-il affirmé A son auditoire.Incidemment, la question était d'autant plus lnléres santé que les employés de la .Société Iron Ore avalent If g ¦ B i l B — page 3 tenu hier une journée d'étude, laquelle devait se terminer en soirée par un vote pour ou contre In grève générale.Interrogé sur la valeur de Tarhitrage obligatoire, M.Trudeau a soutenu qu'il s a-git dune excellente solution quand les deux parties en cause acceptent de se sou mettre A lu décision d'un m hit re.Dans son optique, la gré ve constitue le dernier rc cours et par certains de ses effets elle ressemble A la guerre puisque 'tout le monde y perd' .Cependant, le fuit est que des ti a\ailleurs doivent par fois y recourir pour obtenir gain de cause et, d'ajoutor M.Trudeau, les employeurs aussi Dans ce cas ça de vient un lork-out.P \S TOUJOURS D’un until' COtl', lo pic mii'i ministre n itynlcment HiHitcnu qu'il ne sutmiit êiio question de gr ève quiiml les enjeux sont irnp grands, quand des vie: .soul en dan- ger, ou quiiml lu sécurité de la nation est en jeu.Il u mentionné le cas des mill- tuiles, qui lie pourront ja- mais recourir A i e moyen pour faire prei islon sur leurs employeurs."Quand In sécurité de In nation est en danger, a dit (Suite A lu page 2, 3o cul.) 0 y S! « I?mmmmmwmmœmMmmmzmmMwmmmmmmmmxrmmMmmzm Trois morts tragiques au Saguenay, hier mi Une véritable lutte contre la montre STOCKHOLM (d’après AT'P et UPI) -Plusieurs recommandations Importantes visant A donner corps A la lulle Internationale pour un environnement sain, ont été adoptées hier A Stockholm et les délégués des IM nays représentés A ces assises, ont accepté de tenir un second sommet d'égale importance su'- le même sujet, en 1977.Pendant < e temps, lu délicate mise au !>oint du nouveau texte de la "Déclaration universelle", qui doit, dans l'esprit des organisateurs de la conférence, constituer une véritable chartre mondiale de l'environnement, avance A pus de géant et têt ce matin, on semblait assuré qu'un texte final sérail soumis aux délégués aujourd'hui.Si rien de fAcheux ne vient perturber le déroulement des travaux, qui durent depuis le 5 juin, les délégués se sépareront aujourd'hui tel que prévu, après avoir abattu une lourde besogne.Dons la Journée d'hier, on a ainsi mis la dernière main au lourd appareil admlnis- I rat il et de contrôle qui verra A la concrétisation des mesures qui ont fait l'objet d'un accord.Seront créés après l'approbation de l'assemblée générale des Nations unies: — Un Const'll d'administration des programmes relatifs A l'environnement, groupant 54 membres élus pour trois ans sur la base d'une répartition géographique équitable.— Un Secrétariat de l'environnement, créé A l'ONU et chargé de centraliser l'action en matière d'environnement et la coordination entre les divers organismes des Nations unies.Le siège de ce secrétariat (tout probablement Genève) sera désigné A la prochaine assemblée générale de l'ONU.II aura A sa tête un directeur exécutif, élu par l'assemblée générale.’Tout indique que le Canadien Maurice Strong, secrétaire-général et organisateur de la conférence de Stockholm, occupera ses fonctions.— Un fonds de l'environnement de $100 millions, alimenté pour cinq ans par des contributions volontaires et visant A assurer le financement supplémentaire des programmes.Ce fonds sera géré par le directeur exécutif.Ces Etats - Unis ont déjà offert d'y contribuer pour $40 millions, le Canada pour $5 à $7 millions, le .lapon pour $10 millions et la Suède pour $5 millions.Huit autres pays: le Royaume - Uni, le Danemark, la Norvège, l'Espagne, le Nigéria, la Suisse, l'Allemagne fédérale et le Botswana, ont offert d'y contribuer substantiellement ou dans la mesure de leurs moyens.Les délégués ont de plus convenu de créer un Conseil de coordination, qui oeu-verra dans la cadre du Comité administratif de coordination des Nations unies.Présidé par le directeur exécutif, i! sera chargé (Suite A la page 2, 1ère col.) le Soleil, vendredi 16 juin 1972 \j'VVLi£ Oft Harriïon Ç?° 1 , ' L'dmonfon \ • A iXVaHCOUvr' /O I \ pss W':?£ ï-Ækr~ Z1 • / «^ XMinneapol's ^^^^'LortdonCyl \ \ lo-i'- ' '' i Soli lalie Ci'y S\ ’ 93 \ _ O V> Sjfcg L^on Fran^nco Prononce S3\ précipitot'on H haul» prttuon B bon* prtnion T-T- mont d'air froii mon* d oir cbawd 76 y - yrvj Cnicogo*'/ Æ,Or * V >(.Aoshingfon .% y^-' î;: Konyos Cjv
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