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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Automne
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Références

Argus, 1997, Collections de BAnQ.

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[" T 11?EK Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec LA REVUE DES BIBLIOTHECAIRES PROFESSIONNELS Corporation of Professional Librarians of Quebec Internet dans les bibliothèques publiques québécoises Inmagic DB/TextWorks, un classique pour Windows Le discours sur la lecture et l'évolution des bibliothèques publiques au Québec de 1850 à 1950 Vol.26 n° 2 Automne 1997 ilvie eiornne m.bib!., d.s.a., b.ès arts SERVICES-CONSEILS EN INFORMATION diffusion gestion aménagement Tél.: (514) 253-4815 Télécopieur: (514) 253-9313 Courrier électronique: silvie.delorme@total.net 1300 Boul.Henri-Bourassa, Est.Montréal, (Québec) H2C 1G7 TÉLÉPHONE-.(514)385-5510\thttp://www.cidg.com TÉLÉCOPIEUR: (514)385-3685\tadhoc@cidg.com Bibliothèques et centres de documentation \u2022 Documents administratifs et archives historiques \u2022 Catalogues diffusés automatiquement sur Internet \u2022 Procès-verbaux et correspondance \u2022 Services Internet et création de sites WEB Comité de rédaction Isabelle Pilon, présidente Eve-Marie Beaudoin Daphnée Bélizaire Jean-François Gauvin Mircea Gheorghe Philippe Lavigueur Denis Levasseur Isabella Lévêque-Bouchard Traduction Barbara Maass Correction Pierre Blouin Sonia Guimond Page couverture et Infographie Line Bodiguel Impression Impression BT Publicité Line Glaude (514) S45-3327 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0315-9930 Tirage 1150 exemplaires ARGUS est une revue publiée trois fois l\u2019an par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (C.B.P.Q.) dont le siège social est situé au 307, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 320, Montréal (Québec), H2X 2A3.Téléphone : (514) 845-3327 Télécopieur : (514) 845-1618 Internet : info@cbpq.qc.ca Tous les textes publiés dans la revue expriment les points de vue et opinions des auteurs et n'engagent que ceux-ci.L\u2019abonnement annuel est de 29 $ (10 $ le numéro) au Québec, 35 $ (14 $ le numéro) au Canada, 35 $ US (14 $ US le numéro) à l\u2019extérieur du Canada et 18 $ pour les étudiants.Toute demande concernant les numéros manquants doit être envoyée au plus tard un mois après la date de parution au Secrétariat de la C.B.P.Q.Toute reproduction des articles, en totalité ou en partie, doit être autorisée par le Comité de rédaction.SOMMAIRE 3 Présentation / Isabelle Pilon Perspective_____________________________________ 5 Internet dans les bibliothèques publiques québécoises : et après?/ Martin Sévigny Logiciels ______________________________________ 11 Inmagic DB/TextWorks, un classique pour Windows / Denis Levasseur Historique______________________________________ 19 Le discours sur la lecture et l\u2019évolution des bibliothèques publiques au Québec de 1850 à 1950 / Réjean Savard Congrèsy colloques, symposiums__________________ 29 Congrès annuel de la Corporation des bibliothécaires, professionnels du Québec / Isabelle Pilon 31 Penser le virtuel.Université du Québec à Montréal, du 9 au 11 avril 1997 / Pierre Blouin 35 Documation Canada Région Est 1997 / Denis Levasseur .A.ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 1 Les articles de la revue sont indexés dans :vue sont indexés dans\tx\u2014r\t7 Pascal Thema, T205 :\tC^ O YVlp tC YCVICIVL Compte rendu Sciences de /\u2019information-documentation, Information Science Abstracts, Library; and Information Science Abstracts (USA), Library/ Literature et Repère.\t38 Travail et méthodes du documentaliste / Mircea Gheorghe Appel aux lecteurs et lectrices Index annuel Index des volumes 24-25 (1995-1996) Vous avez envie de réagir après la lecture d'un article de la revue ?La rubrique « Boîte aux lettres » est conçue spécialement pour vous.Toute personne désireuse d\u2019apporter son point de vue, ses réflexions ou ses commentaires peut envoyer une courte lettre, par courrier, télécopie : (514) 845-1618 ou Internet : info@cbpq.qc.ca Comité de rédaction, au secrétariat de la C.B.P.Q.à l\u2019intention du ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 Présentation C\u2019est avec un immense plaisir que je désire souligner l'arrivée de quatre nouveaux membres au Comité de rédaction d\u2019Argus, soit Eve-Marie Beaudoin, Daphnée Bélizaire, Jean-François Gauvin et Philippe Lavigueur.Dans le présent numéro d\u2019Argus, deux textes abordent chacun une facette spécifique des bibliothèques publiques québécoises.Le premier est rédigé par Réjean Savard, professeur à l\u2019École de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information de l\u2019Université de Montréal.Il s\u2019intitule « Le discours sur la lecture et l\u2019évolution des bibliothèques publiques au Québec de 1850 à 1950 ».L\u2019auteur y retrace les faits historiques ayant mené à la lente évolution de la lecture et des bibliothèques publiques au Québec, et ce , jusqu\u2019à l\u2019époque de la Révolution Tranquille qui leur permit enfin de prendre de l\u2019essort.Le second texte est rédigé par Martin Sévigny, consultant en informatique documentaire et formateur internet auprès de bibliothèques publiques québécoises.Son texte fait suite à sa présentation sur le même sujet lors du dernier congrès de la CBPQ.11 nous livre son opinion sur deux points : premièrement, « pourquoi Internet dans les bibliothèques publiques?» et deuxièmement, « à quoi sert Internet dans les bibliothèques publiques?» Les sceptiques seront-ils confondus?La rubrique « Logiciels » se veut être un outil de compréhension et d\u2019apprentissage de certains logiciels pouvant nous faciliter la vie en tant que professionnel de l\u2019information.Denis Levasseur, bibliothécaire-documentaliste au Laboratoire Grande Puissance de l\u2019IREQ à Varennes a exploré pour nous les différentes facettes du logiciel Inmagic DB/TextWorks.Ce logiciel combine les caractéristiques d\u2019un système de repérage en texte intégral avec la flexibilité des bases de données.Dans la rubrique « Congrès, colloques, symposiums », on retrouve le bilan de trois événements.Le premier et non le moindre est le congrès annuel de la CBPQ, auquel j\u2019ai moi-même assisté.C\u2019est dans la Vieille Capitale du 22 au 24 mai 1997 que l\u2019action s\u2019est déroulée.Trois thématiques d\u2019intérêt pour la profession furent couvertes par les différents ateliers.Il s\u2019agit de l\u2019aspect économique, sociologique et technologique.Le deuxième événement, le colloque « Penser le virtuel », s\u2019est tenu à l\u2019UQAM du 9 au 11 avril 1997.Pierre Blouin y a assisté.Le programme de ce colloque avait pour principal objectif de nous faire comprendre le fonctionnement des nouveaux moyens technologiques de diffusion de l\u2019information, ainsi que l\u2019impact que cela représente pour les professionnels de l\u2019information dans leur quotidien.Finalement, le troisième événement intitulé « Documation Canada Région Est 1997 » eut lieu à Montréal les 10 et 11 juin derniers.Denis Levasseur nous a fait le compte rendu de cet événement.C\u2019était la troisième fois au Canada qu\u2019un forum dédié spécialement à la gestion documentaire électronique (GDE) était organisé.On y abordait les diverses facettes de la création, de l\u2019organisation ainsi que de la gestion et de la diffusion de toute documentation numérique.Dans la rubrique « Comptes rendus de livres » Mircea Gheorghe nous renseigne sur un livre écrit par Jacques Chaumier qui s\u2019intitule « Travail et méthodes du documentaliste », publié chez les Éditions ESF.Il s\u2019agit d\u2019un ouvrage de base classique traitant des principales tâches du professionnel de l\u2019information, soit l\u2019acquisition, le stockage, le traitement et la diffusion de l\u2019information.Le public cible pour cet ouvrage est formé des débutants dans le domaine ou des professionnels aguerris voulant se rafraîchir la mémoire.En plus des différents articles, quelques éléments doivent être signalés.Premièrement, une erreur s\u2019est glissée dans la présentation du volume 26 n° 1 (printemps-été) d\u2019Argus.Il ne s\u2019agit pas du nouveau programme doctoral de l\u2019EBSI qui verra le jour à l\u2019automne 1998, mais bien du nouveau programme de maîtrise.Toutes mes excuses à la direction de l\u2019école.Deuxièmement, un index détachable des volumes 24 et 25 d\u2019Argus est intégré à ce numéro afin de faciliter vos recherches sur des sujets que nous avons déjà abordé lors de parutions antérieures.Merci à Michel Lefebvre pour son excellent travail ! Finalement, pour ceux qui seraient intéressés, le protocole de rédaction d\u2019Argus figure en permanence sur le site Web de la CBPQ.Vous pouvez donc vous y référer en tout temps lorsque l\u2019inspiration de nous écrire un article vous démange.Ne vous gênez surtout pas pour nous faire des commentaires ou des suggestions.Nous sommes ouverts à la critique! De plus, si vous connaissez des auteurs intéressés à publier quelque chose, n\u2019hésitez pas à nous les faire connaître puisque nous sommes constamment à la recherche d\u2019écrivains ayant des idées nouvelles! Isabelle Pilon Bibliothécaire prof.Présidente du Comité de rédaction ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 3 Donnez de l'ambition à vos projets documentaires U Dotez-vous d\u2019un outil simple et puissant Martin ! Consult; faim Ernst & Young, Hewlett Packard, Institut Pasteur, Lafarge, Pecfiiney, Rank Xerox, UNESCO, plus de 500 clients ^ dans 25 pays du monde ont fait confiance à Academus Academus reprend vos données (*): DOS, Windows, Unix, Macintosh, Micro, Mini ou autres, quel que soit votre environnement actuel, Academus propose des solutions pour reprendre l'intégralité de vos informations.* Analyse et devis de récupération GRATUITS.\tPersji Gestion du fonds documentaire Paramétrage, alimentation de la base, indexation, thesaurus, GEIDE, recherches multi-critères, éditions et Unimarc.Serveur WEB____________________ internet ou Intranet, recherches documentaires, revue de presse , réservation de documents, GEIDE, à découvrir sur gbconcept.com catalogues, DSI, autorisations d'accès, Architectures_______________ Academus est disponible en version mono-poste ou client/serveur, PC (Windows™ : NT, 95 ou 3.11) et Macintosh™.Bibliothéconomie_________ Emprunts et réservations, bulletinage, acquisitions, statistiques.Services____________________ Mise en place, paramétrage et formation, assistance téléphonique, notes techniques, récupération de données.en route vers l'an 2000 ; le traitement des dates du prochain siècle est déjà prévu dans Academus Nom : Fonction ; Société : Adresse : Téléphone : Fax : E-Mail : )e désire : O recevoir une documentation sur Academu O être contacté(e) pour une étude personnalisée de mon projet documentaire Coupon à adresser à : G.B.N 980, Saint Antoine Ouest - suite 3 10 MONTREAL, QUEBEC H3C 1A8 tel : 1 514 878 1008 fax : 1 514 954 4403 S*, rK, % Internet dans les bibliothèques publiques québécoises : et après?Martin Sévigny Consultant en informatique documentaire msevigny @ sy mpatico.ca Perspective Ce texte est la version écrite d\u2019une communication effectuée au dernier congrès de la Corporation professionnelle des bibliothécaires du Québec, tenu en mai 1997.Depuis un an, plusieurs bibliothèques publiques du Québec offrent l\u2019accès à Internet à leurs usagers, et cet article constitue une réflexion autour de cette problématique.Nous discutons des raisons qui motivent la présence d\u2019Internet dans les bibliothèques publiques, et nous donnons des exemples d\u2019utilisation de ce réseau dans ce contexte.Enfin, nous proposons des moyens pour arriver à intégrer Internet dans les activités de la bibliothèque publique.Internet in Québec Public Libraries : And Afterwards?During the last year, many Québec public libraries have begun to offer Internet access to users and this article reflects on concerns related to this issue.We discuss the reasons underlying the presence of Internet in public libraries and give examples of use of the network in this context.Finally, we propose methods to achieve the integration of Internet within the activities of the public library.La présence d\u2019Internet dans les bibliothèque publiques québécoises ne suscite plus tellement de questionnement.En général, on ne se demande plus si une bibliothèque sera branchée ou pourquoi, mais plutôt quand elle le sera.Plusieurs (bonnes) raisons peuvent être évoquées pour justifier cet engouement, mais il est important de ne pas se lancer dans l\u2019aventure Internet aveuglément.Et pourtant, certains le font.Ce court texte a pour but de réfléchir à deux préoccupations fondamentales : - Pourquoi Internet dans les bibliothèques publiques?- Que faire avec Internet dans les bibliothèques publiques?Nous verrons que les réponses à la deuxième préoccupation découlent directement de la réflexion autour de la première.Cet article est essentiellement un texte d\u2019opinion.Je ne désire pas apporter des faits, ou très peu, mais bien une réflexion personnelle.Au cours de la dernière année, j\u2019ai eu l\u2019occasion de former plus d\u2019une centaine de personnes des bibliothèques publiques québécoises à cette nouvelle réalité qu\u2019est Internet.J\u2019ai également visité un certain nombre de bibliothèques publiques, qui offrent l\u2019accès à Internet, en plus d\u2019avoir discuté avec les responsables de certaines autres.Je m\u2019intéresse également à cette question depuis l\u2019automne 1994, moment des premières réflexions structurées autour de la présence d\u2019Internet dans les bibliothèques publiques québécoises.Ce texte d\u2019opinion se veut donc le fruit de ces diverses expériences.Vos commentaires sont les bienvenus et ils ne feront qu\u2019enrichir la réflexion.Pourquoi Internet dans les bibliothèques publiques?Vous êtes ministre de la culture, ou encore des communications, ou encore du développement technologique, et puis vous en arrivez à la conclusion suivante : Internet est un outil d\u2019information et de communication important, et il est essentiel de le rendre accessible à toute la population québécoise, en particulier à ceux et celles qui ne peuvent se permettre l\u2019achat d'un ordinateur ou le paiement des frais d\u2019accès.Bravo, on dira que vous êtes visionnaire, que vous voulez le bien de votre population.Maintenant, comment s\u2019y prendre?Essentiellement, il s\u2019agit de mettre à la disposition du public des ordinateurs reliés à Internet, et offrir un minimum de formation pour que tout le monde puisse les utiliser adéquatement.Idéalement, les ordinateurs seront dans des lieux très accessibles, bien situés, avec des horaires flexibles, un personnel qualifié, etc.Êtes-vous d\u2019accord avec cela?ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 5 Internet dans les bibliothèques publiques québécoises : et après?Si c\u2019était le cas, je crois que le lieu idéal pour installer ces ordinateurs serait dans le réseau des pharmacies Jean Coutu et Pharmaprix, lieux accessibles, bien connus du public, et surtout offrant des heures d\u2019ouverture difficiles à égaler.Le gouvernement n\u2019aurait que deux intervenants, ce qui faciliterait la gestion d\u2019un tel programme.Y a-t-il du personnel qualifié dans ces milieux?Aucun problème, on va donner de l\u2019argent pour la formation du personnel.A ce que je sache, c\u2019est aussi le constat qu\u2019on a fait pour les bibliothèques publiques.Même chose en ce qui concerne l\u2019absence d\u2019équipement adéquat ; le gouvernement offrira des subventions.Il faut bien me comprendre : je crois fermement qu\u2019internet a sa place dans les bibliothèques publiques, mais pas uniquement pour mettre des ordinateurs entre quatre murs et sous un toit, ni pour avoir des gens qualifiés pour la gestion des listes de réservation, pour la rédaction de politiques et procédures.Et surtout pas à un taux horaire de cinq dollars.Internet, dans les bibliothèques publiques, est essentiel parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un outil dont on ne peut plus se passer pour accéder à l\u2019information.Donner accès à l\u2019information au public est devenu une composante essentielle de la mission des bibliothèques publiques.Par contre, donner accès à Internet ne fait pas partie de cette mission, et il faut en être conscient.d\u2019Internet?Serait-ce parce qu\u2019internet est de toute façon mal organisé et qu\u2019il est impossible de le cataloguer?Serait-ce une mode qui va passer?Serait-ce qu\u2019on y trouve si peu d\u2019information intéressante?Serait-ce un jouet informatique?Ou serait-ce que dans le milieu des bibliothèques publiques québécoises, on comprend mal ce phénomène et qu\u2019on n\u2019est pas prêt à y faire face?Internet doit donc être vu comme un nouvel outil de travail, une extension considérable à notre collection, une nouvelle source d\u2019information qui va permettre à la bibliothèque publique de mieux remplir sa mission.Sans cette vision, Internet dans les bibliothèques publiques n\u2019est pas plus à sa place que dans les pharmacies.Que faire avec Internet?La documentation professionnelle regorge d\u2019exemples d\u2019utilisations intéressantes d\u2019Internet dans les bibliothèques publiques.Je ne veux pas en faire une recension exhaustive, mais j\u2019aimerais bien donner quelques exemples, histoire de réaliser qu\u2019il y a autre chose à faire que de gérer la liste de réservation et fixer le taux horaire.Si vous reconnaissez votre bibliothèque dans ce que je décris, tant mieux! Vous faites partie de la minorité qui a pris les devants et qui s\u2019en va dans la bonne direction.température (en direct), des images à profusion, des séquences vidéos d\u2019endroits à visiter, les taux de change du jour, etc.Et tout cela est accessible en quelques minutes, à partir d'un unique poste de travail.Avec votre collection, pouvez-vous obtenir, en quelques secondes, une liste de près de mille hôtels de Paris, classés par ordre alphabétique, par arrondissement, selon leur qualité (nombre d\u2019étoiles), ou par ordre de prix?Sur Internet, oui.Et ce n\u2019est qu\u2019un exemple.Un poste de travail à tous les trois ans et un abonnement mensuel à Internet coûtent environ 1 300 $ par année, c\u2019est-à-dire le prix d\u2019environ 25 bons guides de voyage en version papier, alors qu\u2019il y a tant de beaux endroits à visiter sur cette planète.Et un poste d\u2019accès peut offrir de nombreux autres services.Il devrait donc y avoir, dans les bibliothèques publiques, des spécialistes du contenu d\u2019Internet.Et ça devrait être facile à intégrer aux fonctions du service de référence.Le fait-on?L\u2019utilisation d\u2019Internet à des fins de référence peut sembler évidente, facile.Pourtant, combien de bibliothèques l\u2019ont véritablement intégré à leur service de référence?Combien de bureaux de référence ont un accès réservé à Internet, pour le personnel qui y travaille?Clientèle jeunesse Imaginez quelques instants une bibliothèque publique réduite à ces trois composantes : acquisition, entreposage, circulation.Les documents sont achetés, mis sur les rayons, puis prêtés et retournés.Pas de référence, pas d\u2019animation, pas de guides, pas de classification, pas d\u2019heure du conte, pas de catalogage.Hérésie?Tout à fait.Et pourtant, c\u2019est ce que certaines bibliothèques font avec une partie importante de leur collection, celle qui réside sur Internet.On a « acquis » l\u2019accès à Internet, on le met à la disposition du public, on gère les allées et venues.Hérésie?Un peu moins semble-t-il.Pourquoi serait-ce acceptable dans le cas ?Référence Comment utiliser Internet afin de rendre accessible à la population une information de qualité, à un prix abordable?Tout d\u2019abord en reconnaissant qu\u2019il y a de l\u2019information de qualité sur Internet, car c\u2019est le cas.Prenons, par exemple, le cas de l\u2019information touristique.Les bibliothèques publiques possèdent habituellement une collection assez importante de guides de voyages.Sur Internet, vous trouvez non seulement des guides officiels (souvent publiés par les bureaux de tourisme), mais vous trouvez aussi des guides plus personnels (pour sortir des sentiers battus), de l\u2019information sur la On se demande parfois si on doit mettre Internet entre les mains des enfants.Mais bien entendu! Ces derniers, mis en contact avec des outils informatiques en bas âge, apprennent à se débrouiller très rapidement, au point, bien souvent, d\u2019étonner parents et enseignants.Installez un enfant, armé de sa souris et de sa curiosité devant un site Internet bien fait, et ses yeux donneront rapidement une réponse : il est intéressé.Alors pourquoi cette découverte ne se ferait-elle pas à la bibliothèque publique?L\u2019enfant en garderait un souvenir impérissable et il pourrait devenir un habitué de la bibliothèque très longtemps.Certaines personnes rétorquent qu\u2019Internet contient beaucoup d\u2019informations à ne pas 6 ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 Internet.dans les bibliothèques publiques québécoises : et après?mettre entre les mains (ou devant les yeux) des enfants.Soit! Mais n\u2019est-ce pas aussi le cas de livres, bandes dessinées et de certains types de magazines?Qu\u2019a-t-on fait dans les bibliothèques publiques pour contrer ce phénomène : a-t-on interdit l\u2019accès aux enfants?Bien sûr que non.On leur a créé une section spéciale, avec une collection particulière, des activités adaptées, etc.On a aussi mis en place des procédures et politiques leur interdisant l\u2019accès à la collection « adulte » avant d\u2019avoir un certain âge.Surtout, on a compris l\u2019importance de leur faire découvrir la lecture, de leur donner une certaine soif de s\u2019informer, de leur apprendre comment apaiser cette soif.En quelque sorte, on a reconnu leur « caractère distinct ».Il est temps d\u2019appliquer le même raisonnement, la même vision, avec Internet.Internet regorge de ressources qui permettent, de façon générale, d\u2019atteindre les mêmes objectifs que les collections traditionnelles.En créant leur propre « espace Internet », en bloquant les ressources non désirées s\u2019il le faut, mais surtout en donnant aux jeunes un accès facile aux ressources qui les intéressent.L\u2019organisation d\u2019activités spéciales, afin de les amener à découvrir ce nouvel outil d\u2019apprentissage et de divertissement.devrait également être à l\u2019ordre du jour.?Communications Internet n\u2019est pas qu\u2019une source d\u2019information, c\u2019est aussi un outil de communication : le courrier électronique, les forums, les conversations interactives du genre \"chat\", la téléphonie, la vidéophonie, etc.Que faire avec ces services?Combien de bibliothèques publiques ont pensé se lancer dans les services interurbains depuis la déréglementation, afin d\u2019offrir un service plus abordable?Lors de l\u2019arrivée des télécopieurs, combien de bibliothèques ont offert à leurs usagers un service personnalisé de télécopie?Je crois qu\u2019il est relativement clair que la bibliothèque publique n\u2019est pas un centre de communication personnelle ; à tout le moins, ce n\u2019est pas sa principale raison d\u2019être.C\u2019est pourquoi je ne crois pas que les bibliothèques publiques devraient jouer le rôle des fournisseurs de services Internet, en donnant, par exemple, une adresse de courrier électronique à tous ceux qui le désirent.Mais vous savez que les frontières entre « communication » et « accès à l\u2019information » peuvent être floues, notamment sur Internet.Encore plus lorsqu\u2019on ajoute le divertissement.Prenons deux exemples : lors du lancement de son prochain roman, Michel Tremblay pourrait décider de tenir une session de \u201cchat\u201d sur Internet.Ou encore un usager pourrait avoir un besoin d\u2019information très précis et que vous n\u2019avez comblé d\u2019aucune façon.Toutefois, vous avez identifié une liste de discussions par courrier électronique où il serait approprié de poser la question.Dans les deux cas, vous voulez donner accès à ces ressources.Mais si vous laissez un libre accès au \"chat\", vous risquez de voir vos ordinateurs utilisés uniquement à des fins de divertissement.Et vous ne voulez pas donner à tous une adresse de courrier électronique.Ce que je veux illustrer avec ces exemples, c\u2019est qu\u2019il ne faut pas faire l\u2019erreur de bloquer systématiquement l\u2019accès à ces ressources, même si elles semblent reliées aux communications ou au divertissement.Pour le \u201cchat\u201d avec Michel Tremblay, vous devriez non seulement y donner accès, mais vous devriez en faire un événement, le faire connaître, montrer la session en groupe, poser les questions de vos usagers, etc.Pour la liste de discussion, le service de référence devrait poser la question, récolter réponses et commentaires, et faire parvenir le tout à l'usager, donnant ainsi un usager satisfait de plus! ?Le personnel Un aspect important d\u2019Internet dans les bibliothèques publiques, mais malheureusement négligé, est l\u2019accès pour le personnel.On peut inscrire les employés à une, deux, trois journées de formation, mais s\u2019ils ne peuvent l\u2019utiliser quotidiennement et à tout moment, ils ne pourront jamais être efficaces.S\u2019il ne sont pas efficaces, l\u2019accès à l\u2019information d\u2019Internet ne sera qu\u2019un rêve.Quand on pense à l\u2019accès à Internet pour le personnel, on pense habituellement en premier lieu au service de référence, et c\u2019est très bien.Mais il ne faut pas seulement y penser, il faut agir également.S\u2019il est difficile d\u2019accéder à Internet pour la personne en poste au bureau de référence, on peut être certain qu\u2019elle ne s\u2019en servira pas pour répondre aux questions de usagers.Je ne m\u2019attarderai pas sur Internet et les services de référence, car c\u2019est mieux connu.Ce qui l\u2019est moins, c\u2019est que chaque fonction d\u2019une bibliothèque peut bénéficier d\u2019Internet.D\u2019ailleurs, environ 30% des PME québécoises sont présentement reliées à Internet.Et pourtant, elles ne sont pas toutes dans le domaine des communications ou de l\u2019information, mais elles ont tout de même réalisé qu\u2019 Internet pouvait être un excellent outil de gestion.On peut imaginer plusieurs façons de rendre Internet utile dans les différentes activités de gestion d\u2019une bibliothèque.Par exemple, avant de rédiger une politique ou une procédure, on peut consulter d\u2019autres documents similaires, réalisés par d\u2019autres bibliothèques, pour s\u2019en inspirer.On peut très bien apprendre à connaître les autres bibliothèques de sa région afin de mieux compléter leur collection, leurs services, etc.Internet permet de se tenir efficacement au courant des nouvelles tendances dans la profession, dans le milieu des bibliothèques publiques, dans les associations ainsi que les organismes importants.Il suffit de quelques minutes par jour pour obtenir une information de qualité, actuelle et précieuse grâce à Internet.Ceci existe avec le support papier aussi, mais le concept d\u2019actualité n\u2019a pas la même signification.En ce qui touche un concept de plus en plus connu et discuté dans notre milieu, soit la veille, on pourrait se demander : pourquoi ne pas faire de la veille?Avec Internet, on a accès à des sources d\u2019information très importantes, et la bibliothèque ne s\u2019en portera que mieux si le personnel peut s\u2019en servir efficacement.Les différentes fonctions bibliothéconomiques peuvent également tirer profit ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 7 Internet dans les bibliothèques publiques québécoises : et après?d\u2019Internet.Le développement des collections et l\u2019acquisition peuvent être grandement simplifiés car on a accès sur Internet à un nombre de plus en plus grand de catalogues d\u2019éditeurs, petits et grands, et à des librairies.En se familiarisant avec les réseaux dont Internet, on pourra bénéficier plus rapidement des possibilités de coopération dans le traitement documentaire, lorsque ce sera disponible, pour ne prendre que cet exemple.Y a-t-il un comptoir d\u2019information dans votre bibliothèque, ou encore votre comptoir du prêt répond-il à des questions d\u2019ordre général sur la municipalité, les activités culturelles, sportives, les différents services publics?Avez-vous pensé à ce qu\u2019Intemet peut faire pour ce genre de services, dans plusieurs municipalités où cette information est déjà disponible sur Internet?Et ailleurs lorsqu\u2019elle le sera?Car elle le sera bientôt! On pourrait imaginer un grand nombre d\u2019utilisations intéressantes d\u2019Internet dans tous les aspects de la vie d\u2019une bibliothèque.Mais ce qu\u2019il faut retenir, c\u2019est que tout ceci est impossible si le personnel n\u2019a pas un accès efficace à Internet.En fait, il s\u2019agit peut-être du point le plus important pour arriver à faire d\u2019Internet un outil intégré à l\u2019ensemble de vos activités.Pourtant, le gouvernement ayant fourni des fonds pour des postes d\u2019accès destinés au public, plusieurs bibliothèques n\u2019ont pas complété ces subventions par d\u2019autres sources de financement pour « brancher » le personnel.Il est encore temps de s\u2019y mettre, mais surtout il est important de le faire.Comment y arriver?Mes propositions peuvent sembler utopiques, ou à tout le moins difficiles à réaliser dans le contexte actuel.Pourtant, il est possible d\u2019y arriver, avec un peu d\u2019enthousiasme, des initiatives de groupe, et une très bonne compréhension des enjeux et d\u2019Internet.Voici donc deux aspects très importants dans cette démarche : la formation du personnel et la collaboration.?Formation du personnel La formation du personnel constitue certes l\u2019un des points majeurs du succès (ou de l\u2019échec) d\u2019Internet dans les bibliothèques publiques.C\u2019est le personnel qui fera toute la différence entre des postes d\u2019accès à Internet placés entre quatre murs et sous un toit, et Internet en tant que source d\u2019information intégrée à l\u2019ensemble des activités de la bibliothèque.Quel personnel mettre à contribution?Dans cet article, on a vu que toutes les activités (traditionnelles ou non) de la bibliothèque publique sont ou seront touchées, voire influencées, par Internet.Alors il n\u2019y a aucune raison de limiter cette formation à certaines catégories de personnel, par exemple les professionnels.Les commis au prêt pourraient très bien avoir à visiter le site Web d\u2019une bibliothèque voisine pour informer un usager des heures d\u2019ouverture.Tout comme le bibliothécaire de référence doit être capable de trouver de l\u2019information diverse à l\u2019aide d\u2019Internet.Quelle formation donner?La réponse n\u2019est peut-être pas évidente.Voulons-nous que notre personnel utilise Internet?Inscrivons-le à des séances de formation sur Internet! Désolé, mais dans bien des cas, ça revient à mettre la charrue devant les boeufs.On dira ce qu\u2019on voudra, mais l\u2019utilisation d\u2019Internet passe encore par l\u2019usage d\u2019outils informatiques, et les connaissances informatiques du personnel des bibliothèques publiques du Québec sont, de façon générale, déficientes.Pour être à l\u2019aise avec Internet, on a besoin de trois niveaux de compétence : les connaissances informatiques de base, la connaissance des outils d\u2019accès à Internet et la connaissance d\u2019Internet lui-même.\u2014 Les compétences informatiques générales À quoi sert une formation sur Internet, si on n\u2019est pas capable de manipuler clavier et souris, de démarrer et fermer l\u2019ordinateur, ou encore de manipuler une disquette?Que retenir d\u2019un cours sur Internet, si la notion de système d\u2019exploitation est un mystère, si l\u2019on ne peut reconnaître les différents objets présentés à l\u2019écran (icônes, menus, fenêtres, etc.), et si la notion de fichier nous fait penser à du papier?Il n\u2019y a rien d\u2019extraordinaire dans ce type de compétences ; on ne parle pas de programmation ou de gestion avancée de réseaux locaux.On parle simplement d\u2019être capable d\u2019utiliser un ordinateur « moderne ».Et, incidemment, utiliser MultiLIS ou Bestseller, dans leur version traditionnelle, ne nous donne pas ces compétences informatiques générales et modernes.\u2014\tLa connaissance des outils d'accès à Internet Les outils d\u2019accès, en fait les navigateurs, sont des logiciels relativement simples d\u2019utilisation.De plus, il existe une multitude de cours sur ce sujet, de tous genres, donnés par des institutions et des individus à l\u2019expérience très variée.D\u2019ailleurs, c\u2019est souvent ce que l\u2019on fait : on envoie son personnel à un « cours sur Internet », qui bien souvent se résume à un cours sur les outils d\u2019accès.C\u2019est déjà beaucoup, mais il faut bien réaliser que ce n\u2019est pas tout.Et si le personnel n\u2019a pas les compétences informatiques requises, il s\u2019agit d'une perte de temps presque totale.\u2014\tLa connaissance d\u2019Internet Pourquoi Internet est-il si mal organisé?Pourquoi n\u2019y a-t-il pas de « pages blanches » d\u2019Internet?Pourquoi n\u2019y en aura-t-il jamais?Où puis-je trouver de l\u2019information sur un sujet?Pourquoi tous ces liens qui ne fonctionnent pas dans les résultats de ma recherche avec l\u2019outil x?Que signifie ce message d\u2019erreur?D\u2019ailleurs, d\u2019où provient-il?Il est étonnant de constater combien d\u2019usagers réguliers d\u2019Internet ne peuvent répondre à ces questions.Et peut-être seriez-vous étonnés de constater à quel point l\u2019utilisation d\u2019Internet devient une expérience plaisante lorsqu\u2019on peut répondre à ces questions! Pourquoi?Simplement parce que le fait de connaître ce qu\u2019est Internet (car c\u2019est bien de cela dont il s\u2019agit) 8 ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 Internetjdans les bibliothèques publiques québécoises : et après?nous évite bien des frustrations, bien des pièges, nous amène plus rapidement à notre objectif, etc.Pour des professionnels de l\u2019information (entre autres), il s\u2019agit de connaissances essentielles, incontournables.Malheureusement, on n\u2019y touche pas toujours dans les « cours sur Internet ».Et quand on le fait, c\u2019est souvent trop court.Mais pensez-y : avec ces connaissances, votre expérience d\u2019Internet ne sera plus jamais la même.Et celle de vos usagers non plus.Ces différentes compétences sont bien entendues inter-dépendantes.La connaissance d\u2019Internet en tant que telle demeurera toujours théorique (et quasiment inutile) si on ne peut utiliser les outils d\u2019accès.Et savoir que le navigateur permet d\u2019enregistrer localement les fichiers que l\u2019on consulte, mais en mettant les images et le texte dans des fichiers différents, ne sera pas tellement utile si la notion de fichier nous est totalement inconnue.Les compétences informatiques générales sont ainsi indispensables et doivent être acquises avant les deux autres.?La nécessité de la collaboration Les changements importants provoqués par l\u2019arrivée d\u2019Internet dans les bibliothèques publiques ont un impact sur les budgets d\u2019investissement et de fonctionnement, et ce dans un milieu où l\u2019argent ne coule pas à flot.Acheter des équipements, payer les frais d\u2019accès, former le personnel, autant de nouveaux coûts qu\u2019il faut absorber.Faire plus avec les maigres ressources disponibles, la formule est bien connue.Est-ce possible?Probablement.Comment?En appliquant la bonne vieille méthode du partage, de la coopération, de la collaboration entre les bibliothèques.Pour réussir une bonne collaboration, il faut avoir des objectifs communs, mais il faut aussi avoir des moyens de communication efficaces, et pouvoir échanger de l\u2019information rapidement.Communications, échange d\u2019information, voilà deux domaines où Internet peut venir à notre secours, si on sait s\u2019en servir adéquatement.Pourquoi refaire une liste de ressources pour les enfants dans vingt bibliothèques semblables?Pourquoi monter le même dossier Halloween vingt fois quand on peut le mettre sur un site Web et le partager, en échange du dossier St-Valentin qu\u2019une autre bibliothèque aura préparé?N\u2019oublions pas que contrairement aux collections traditionnelles, les bibliothèques publiques partagent leur collection Internet avec tout le monde.Alors les différences inter-bibliothèques ne devraient pas être trop grandes.En théorie, tout le monde est d\u2019accord avec cette approche.Dans les faits, peu le font.Pourquoi?Vos explications valent les miennes.Ce que je veux faire réaliser, c\u2019est qu\u2019internet peut aider beaucoup dans les projets de collaboration, particulièrement en allégeant les processus et en facilitant le partage de l\u2019information.Prenons deux exemples : 1)\tEn l\u2019espace d\u2019une année ou deux, plus d\u2019une centaine de bibliothèques publiques auront installé un accès Internet.Ce qui signifie qu\u2019autant de bibliothèques se demanderont comment configurer système et logiciels (très semblables d\u2019une bibliothèque à l\u2019autre) de façon sécuritaire et pratique.Et celles qui n\u2019y penseront pas auront des surprises après quelques journées d\u2019utilisation intensive.Alors qu'on aurait très bien pu, en collaboration, décider d\u2019investir 2 000 $ pour obtenir une trousse d\u2019installation et de configuration qui s\u2019installe en un clin d'oeil, et qui se réinstalle aussi facilement en cas de problème.A cent bibliothèques, calculez combien chaque bibliothèque aurait dû débourser! 2)\tLes listes de discussions sont bien connues dans notre domaine.Avec les listes existantes (pour la plupart anglophones), il est sûrement possible d\u2019obtenir de l\u2019aide sur des sujets généraux ou internationaux.Mais qu\u2019en est-il des questions plus locales?Autant en référence (les exemples sont nombreux) qu\u2019en support technique (par exemple l\u2019accès à Internet dans un milieu bilingue), une liste de discussions propre aux bibliothèques publiques du Québec serait pertinente, à condition qu'elle soit utilisée, bien sûr.Vous partagez le contenu d\u2019Internet.Vous utilisez à peu près tous les mêmes outils pour y accéder, à l\u2019aide d\u2019ordinateurs achetés à peu près en même temps, et donc semblables.Vous avez un outil de communication puissant.Vous pouvez diffuser et échanger de l\u2019information facilement.Où sont les initiatives de collaboration?Certaines, en référence, verront le jour bientôt, mais seront-elles utilisées?Et pour les autres fonctions, dont le développement des collections?Conclusion En guise de conclusion, j\u2019aimerais poser quelques questions et y apporter des éléments de réponse, histoire de susciter la discussion et la réflexion.Internet est-il là pour rester?Oui, sans hésitation, du moins le concept de « réseau d\u2019information et de communication planétaire », qu\u2019il s\u2019appelle Internet ou pas.Et s\u2019il s\u2019agit d\u2019un nouveau réseau, il émergera d\u2019Internet, les investissements qu\u2019on y a déjà fait sont trop importants pour que tout arrête ou que tout change brusquement.Ces commentaires sont encore plus vrais pour le Web en particulier.Le Web a non seulement révolutionné Internet, mais il est en train de révolutionner tous les domaines touchés par l\u2019informatique.Alors, aucune crainte à y avoir : les investissements que vous faites avec Internet ne sont pas perdus.Vous en profiterez.Vos usagers également.Les bibliothèques publiques sont-elles là pour rester?Oui, sans hésitation.De quoi auront-elles l\u2019air ?Il s\u2019agit d\u2019une autre histoire.Je ne crois pas qu\u2019une société démocratique puisse se passer d\u2019une institution ayant pour objectif de favoriser la lecture publique et l\u2019accès à l\u2019information de qualité à peu ou pas de frais.A moins de vivre dans une opulence difficile à imaginer aujourd'hui.ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 9 Internet dans les bibliothèques publiques québécoises : et après?L\u2019important n\u2019est donc pas de mettre l\u2019accent sur l\u2019institution telle qu\u2019elle se présente aujourd\u2019hui, mais bien sur sa mission.Et, par conséquent, d\u2019effectuer les changements lorsque cela s\u2019avère nécessaire.Internet a-t-il un avenir dans les bibliothèques publiques?Probablement.À condition d\u2019en reconnaître les opportunités, d\u2019en connaître les limites, de le maîtriser, et de communiquer ces connaissances aux usagers.Donc d\u2019aller au-delà des ordinateurs entre quatre murs, c\u2019est-à-dire de faire le lien entre Internet et la mission de la bibliothèque publique, car il y en a un.N\u2019oubliez surtout pas qu\u2019au tournant du millénaire, on pourra avoir accès à Internet à la maison, à des vitesses que seules les grandes institutions peuvent se permettre aujourd\u2019hui, au prix d\u2019une connexion actuelle.Avec des appareils qui coûteront quelques centaines de dollars, et qui seront faciles à utiliser.N\u2019oublions pas que les \u201cWebTV\u201d existent déjà.Alors, si vous pensez qu\u2019Internet dans les bibliothèques publiques est synonyme d\u2019ordinateur accessible publiquement et branché à Internet, à un tarif abordable, je ne vois pas d\u2019avenir intéressant.Les gens « surferont » dans leur salon, comme ils regardent la télévision aujourd\u2019hui.Ils n\u2019utiliseront pas la bibliothèque publique pour cette activité.Que se passera-t-il dans trois ans?Pourquoi trois ans?Parce que c\u2019est à peu près le moment où il faudra demander de l\u2019argent pour mettre à jour vos équipements.Les cadeaux du gouvernement seront probablement épuisés.Vous viendrez probablement d\u2019investir beaucoup d\u2019argent, dans la mise à jour de votre système intégré de gestion de bibliothèques, en mode client-serveur.Vous ferez face à vos bailleurs de fonds, conseil municipal ou direction générale, maire ou citoyens.Comment allez-vous justifier ces demandes ?Dans certains cas, trois ans de liste de réservation toujours pleine sera suffisant comme argument.Dans d\u2019autres cas non.Et pour certains, ces listes pleines n\u2019auront été qu\u2019une situation éphémère.Il serait sage de ne pas oublier le rôle d\u2019Internet dans la mission de la bibliothèque publique pour commencer dès maintenant à monter vos arguments.¦ La LIBRAIRIE MERCIER a pour objectif de faire tout son possible afin de simplifier votre travail.Notre expérience nous permet d\u2019effectuer des recherches fréquentes pour vous, et ainsi, réduire le nombre de vos commandes et vous sauver du temps.Depuis 1952, nous desservons les institutions d\u2019enseignement et de recherche, telles que les bibliothèques municipales, scolaires, provinciales, fédérales et d\u2019hôpitaux.Nous comptons avoir le privilège de bien vous servir très bientôt.LIBRAIRIE MERCIER librairie agréée, 40, St-Joseph, Ste-Thérèse, Qc J7E 3L6 Téléphone : (514) 435-0581 Télécopieur : (514) 430-1584 Volumes reliés de luxe Arts et histoire Littérature Scientifiques Médicaux Service de recherche 10 ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 Inmagic DB/TextWorks, un classique pour Windows Denis Levasseur Bibliothécaire-documentaliste Laboratoire Grande puissance Laboratoire Mécanique et Thermomécanique IREQ, Varennes levasseur.denis@ireq.ca Logiciels L\u2019article présente les caractéristiques et les fonctionnalités du logiciel de gestion de bases de données textuelles DB/TextWorks 2.0 de la firme Inmagic, Inc.Fonctionnant sur microordinateur PC en environnement Windows (monoposte ou réseau), il combine les atouts des systèmes de repérage en texte intégral et toute la flexibilité des bases de données.Comme complément à son évaluation, on illustre son utilisation en bibliothèque avec la trousse DB/TextWorks Library Guide, qui propose des modèles de bases de données conçus pour les différentes fonctions : acquisitions, catalogage, prêt, OPAC, contrôle des périodiques et PEB.Inmagic ÜB/TextWorks, a Classic for Windows This article presents the characteristics and functions of the textual database management program DB/TextWorks 2.0 of Inmagic inc.Operating on a PC microcomputer in a Windows environment (stand alone or network), it combines the advantages of full-text retrieval systems and the flexibility of databases.In addition to presenting an evaluation of the program, the author examines its use in libraries with the DB/TextWorks Library Guide kit, which proposes database models conceived for various functions: acquisitions, cataloguing, loans, OPAC, serials management and ILL.Inmagic, Inc.a déjà développé et mis en marché une gamme complète de logiciels de gestion de bases de données textuelles depuis sa fondation en 1983.Inmagic Plus pour DOS, devenu un classique, a dominé pendant longtemps la concurrence dans les différentes enquêtes menées dans les milieux documentaires canadiens'.En 1994, Inmagic Plus occupait les 2/3 du marché dans la catégorie des systèmes fonctionnant sur microordinateur, suivie par Colombia (10%) et Édibase (7%) (Merilees et Bercovitch, 1995).Comme le soulignait à cette époque Susan Veccia de la Bibliothèque du Congrès : \"INMAGIC Plus has achieved a very difficult goal of accomodating complex information processing and retrieval requirements with an easy-to-use, customizable interface.\" (Veccia, 1993, p.55).Poursuivant sa lancée, la compagnie présentait à l\u2019été 1995 une toute nouvelle version pour Windows et au printemps 1996 un produit adapté pour le World Wide Web et les intranets : DB/Text Webserver, renommé cette année DB/Text WebPublisher.Victime de ces évolutions, Inmagic Plus s\u2019aligne désormais dans le rang des gratuiciels ('freewares\").Dans cet article, nous nous intéressons à la dernière version pour Windows dTnmagic, Inc.: DB/TextWorks 2.0 (Encadré 1).On expose et on analyse les différentes caractéristiques et fonctionnalités de ce logiciel qui peut évoluer autant sur un ordinateur monoposte qu\u2019en réseau local.Notons que le produit est disponible pour les plates-formes Windows 3.x (cf.3.1 et 3.11), Windows 95 et Windows NT et précisons que sa description est ici fondée sur la version Windows 3.x.L\u2019évaluation du logiciel Inmagic DB/TextWorks est complétée par la présentation de la trousse DB/TextWorks Library Guide conçue spécialement pour les bibliothèques.Soulignons qu\u2019en mars 1997 Inmagic, Inc.avait déjà vendu au Canada autour de 700 licences de DB/TextWorks, dont une soixantaine au Québec.Généralités La compagnie définit son produit sur le concept de textbase (pour text database), concept qu\u2019elle a créé pour mettre l\u2019acc.ent sur la gestion du texte et ainsi le différencier de la notion de database qui réfère trop souvent aux bases de données numériques (statistiques, données comptables, etc.).En général, les informations textuelles ne peuvent pas être indexées dans ces derniers systèmes qui souffrent par ailleurs de leur structure rigide : les champs des bases de données sont habituellement de longueurs fixes.Dans le même élan, on reprochera à plusieurs logiciels de repérage en texte intégral une capacité de manipulation des informations absente ou relativement limitée.\"A true textbase combines fast word searching and ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 Figure 1 : Bordereau de recherche QBE et butinage dans l'index d\u2019un champ.H\t\t\tAU\" V 797^1 File Edit Records Display Search Sets Maintain Window Help &\tM\tm\t0\t£\till iy dfl ti a\t\t\t\t\t \tm\t\tIB,\t\t LABORATOIRE GRANDE PUISSANCE DOSSIERS D ESSAIS About DB/TextWorks.AND | Numéro Appuyer sur F3 ou cliquer sur l'icône en forme d'oeil permet de consulter les index Mots du titre OR Équipement testé AND |\t \tType d'essai AND\t \tClient ou manufacturier AND\t \tPersonnes impliquées AND\t \tDate AND I\t Find: chu Choices List: 7\tChute\t\t* 6\tClaquage\t\t 1\tCompatibilité électromagnétique\t\t 1\tComportement au gel\t\t 2\tCompression\t\t 1\tConception d un système de mesure\t\t 1\tContraintes électromagnétiques\t\t 3\tCoupure avec une borne à la terre\t\t 2\tCoupure de courant à passage par zéro retardi\t\t 2\tCoupure de courant capacitif\t\t* ?\t\t4j\t List Shows (¦ Terms List t Words List S- m g.g m Contents.\tFl Help on Menu Commands.Search for Help on.How to Use JHelp.Specific Help Query Choices Browser: Type d'essai Number of entries pasted: Print List Close Field: E ssais gsguf- r æ 3- - Inmagic DB/TextWorks, un classique pour Windows Inmagic DB/TextWorks, un classique pour Windows unlimited field-length capabilities from full-text/text retrieval products with the power, precision, sorting, and reporting capabilities of database technologies.\" (Inmagic, Inc., 1996).L\u2019installation du logiciel, classique d\u2019un produit Windows, est relativement simple.Pour fonctionner sous Windows 3.1, Inmagic DB/TextWorks requiert minimalement un micro-ordinateur de type PC (compatible IBM) équipé d\u2019un microprocesseur 80386 et disposant de 4 Mo de mémoire vive et de 10 Mo d\u2019espace de stockage.Bien entendu, l\u2019espace disque nécessaire dépend du nombre et de la taille des enregistrements que l\u2019on prévoit saisir dans ses bases de données.Mais un microprocesseur plus rapide (486 ou Pentium) et davantage de mémoire vive (8 Mo et plus) sont recommandés pour obtenir un gain de performance appréciable.Cela s\u2019avère même essentiel pour gérer des bases de données contenant plusieurs centaines ou milliers de documents en texte intégral ou lorsque Windows 95, très exigeant en ressources, est le logiciel d\u2019exploitation de son PC.Avec un micro-ordinateur performant, la rapidité du repérage lors de requêtes de recherche complexes sera particulièrement améliorée et le temps nécessaire pour l\u2019indexation des fiches, significativement réduit.Inmagic DB/TextWorks est livré sur trois disquettes (3,5 pouces).La licence d\u2019exploitation n\u2019autorise son installation qu\u2019à un seul endroit, soit sur un micro-ordinateur monoposte ou sur un serveur.Mais notons que la licence réseau s\u2019appuie sur le nombre d\u2019utilisateurs simultanés maximal et non sur leur nombre potentiel.Lorsque les besoins de plusieurs usagers se limitent à la recherche, à l\u2019affichage et à l\u2019impression, ce qui est le cas pour les OPAC {Online Public Access Catalogs), il est alors pertinent d\u2019acquérir une version multi-usagers d\u2019Inmagic DB/Seam/tWorks (sur une seule disquette).Complémentaire à Inmagic DB/TextWorks, elle est moins coûteuse étant donné qu\u2019elle ne permet pas de créer des bases de données ni d\u2019effectuer des modifications.On appréciera qu\u2019à l\u2019achat de DB/TextWorks, Inmagic, Inc.nous livre une version abrégée de DB/SearchWorks (cf.disquette Run-time Master) qui nous autorise une distribution libre de droits de nos bases de données à un(e) collègue.L\u2019interface d\u2019Inmagic DB/TextWorks fonctionne sur la base de fenêtres, icônes, menus et barres d\u2019outils comme toute application conçue pour l\u2019environnement Windows (Fig.1).À ce propos, Ellingen (1996.p.48) souligne : \"Inmagic, Inc.has bitten the bullet and rewritten their code for DB/TextWorks to be a true Windows application, not a DOS port.\" Pour la quasi-totalité des fonctions, l\u2019utilisateur a le loisir d\u2019utiliser la souris et/ou le clavier.Déplorons que seule une version anglaise du logiciel existe.En revanche, l\u2019utilisateur a la possibilité de franciser partiellement son interface en traduisant les bulles d\u2019identification des icônes des différentes barres d\u2019outils ainsi que les intitulés qui apparaissent sur la barre d\u2019état située en bas d\u2019écran.Ces traductions sont alors consignées dans le fichier « inmagic.ini » du répertoire Windows du micro-ordinateur de l\u2019usager.Dans le même ordre d\u2019idées, le fichier « dbtext.ini » du répertoire d\u2019Inmagic DB/TextWorks abrite les noms des mois et des jours que l\u2019on doit spécifier en français pour être reconnus dans les champs de type date.Caractéristiques et fonctionnalités Inmagic DB/TextWorks gère tout type d\u2019information textuelle.Il peut s\u2019agir des notices bibliographiques des ouvrages d\u2019une bibliothèque, de profils d\u2019employés et d\u2019offres d\u2019emplois d\u2019un service de gestion du personnel, de plaidoyers et de dépositions d\u2019une firme d\u2019avocats, de fiches descriptives des produits d\u2019un laboratoire, de procédures, de plaintes, de notes de service, etc.Le logiciel gère aussi les nombres et les dates et autorise certaines opérations arithmétiques dans les champs numériques comme le permettent les tableurs Microsoft Excel ou Lotus 1-2-3.De plus, Inmagic DB/TextWorks permet d\u2019intégrer plus de 30 formats d\u2019images en noir et blanc, en tons de gris ou en couleurs tels que TIFF.PCX.BMP et JPEG.Cependant, il faut savoir qu\u2019aucune image n\u2019est stockée dans une base de données ; seul le chemin d\u2019accès de l\u2019image est enregistré afin de la repérer, l\u2019afficher et l\u2019imprimer.Ainsi, tout cliché, figure, plan, schéma, texte numérisé, carte ou ARGUS / Vol.26, n° 2, Automne 1997 autre illustration peut très bien être enregistré ailleurs que sur le disque dur de son microordinateur (par ex., sur un disque optique compact).Caractéristiques de la plupart des systèmes de repérage dits classiques (Sieverts et al., 1991), les enregistrements d\u2019une base de données dans Inmagic DB/TextWorks sont structurés en champs de longueur variable.La taille de ces derniers est illimitée et s\u2019adapte automatiquement suivant le volume d\u2019informations stockées, facilitant ainsi l\u2019insertion d\u2019un résumé ou le texte entier d\u2019un document.Jusqu\u2019à 250 champs peuvent être définis (titre, auteur, date, numéro d\u2019identification, etc.).Leur contenu peut être indexé par mots (keywords) ou par contenu complet (term), ce dernier cas étant approprié seulement pour de courts éléments d\u2019informations comme la cote d\u2019un livre ou le nom d\u2019une compagnie.La possibilité de consigner plusieurs occurrences dans un même champ est une autre particularité du logiciel.Il est intéressant de noter qu\u2019un outil de conversion, Inmagic DB/TextWorks Import Filter, permet d\u2019importer dans une base de données des documents produits à partir de différents logiciels de traitement de texte, tels que Word, WordPerfect, Ami Pro ou Microsoft Write.L\u2019accès aux bases de données est très convivial puisqu\u2019un écran d\u2019accueil donnant la liste des différentes bases peut être défini.Il suffit pour l\u2019usager de cliquer sur l\u2019intitulé de la base de données à laquelle il veut accéder pour l\u2019ouvrir, en disposant alors du bordereau de recherche et des formats d\u2019affichage et d\u2019impression définis par défaut.Toutefois, ceci n\u2019empêche pas tout utilisateur d\u2019Inmagic DB/TextWorks de créer et d'utiliser ses propres bordereaux et formats.Caractéristique intéressante, le concepteur d\u2019une base de données a le loisir d\u2019en contrôler l\u2019accès par des mots de passe, lesquels offrent aussi la possibilité de masquer le contenu de certains champs ou d\u2019en empêcher les modifications par autrui.Il sera utile de créer un code d\u2019accès transparent (silent password) afin que plusieurs utilisateurs puissent interroger une base de données protégée sans être toujours obligés d\u2019écrire un mot de passe.13 Inmagic DB/TextWorks, un classique pour Windows Une particularité avantageuse d\u2019Inmagic DB/TextWorks est sa faculté d\u2019établir des liens entre des bases de données, ce qui nous évite la saisie d\u2019informations répétitives dans plusieurs fiches ou dans des bases de données différentes.De plus : \"[End users] can search, display, sort, and print from any record that is linked, thus eliminating the need of opening separate databases to obtain information.\" (Kawamoto, 1996, p.157).Prenons le cas d\u2019une base contenant des fiches de produits et une seconde où sont consignés les profils et les coordonnées des fournisseurs.Grâce à un lien basé sur la correspondance du contenu d\u2019un champ commun aux deux bases (ici, ce sera le nom du fournisseur), on peut accéder aux informations d\u2019un fournisseur à partir de toute fiche d'un produit qu'il distribue.Les mises à jour effectuées dans la fiche du fournisseur se répercuteront dans les fiches de ses produits.Cette fonctionnalité d\u2019Inmagic DB/TextWorks permet notamment de gérer les emprunts dans une bibliothèque (voir plus loin).Il est à noter que des modifications sont maintenant possibles d\u2019une base de données à l\u2019autre depuis la version 2.0 d\u2019Inmagic DB/TextWorks.Contrairement à ce que nous réservait Inmagic Plus pour DOS, la conception des formats de présentation est devenue un enchantement.Terminés les \"©paragraph, line + 2, column 7 - 75, indent - 2\" et autres \"aveamt, line same 9, column 53 - 70, picture begin T\".Avec DB/TextWorks, il suffit de glisser et déposer les éléments d\u2019informations sélectionnés dans de petits encadrés (form boxes) pour voir immédiatement le résultat final (c\u2019est le (WYSIWYG drag-and-drop).En plus des informations contenues dans les champs, un élément d\u2019information peut être un titre, une instruction ou tout autre texte, une clé de tri, un résultat de calcul ou une variable (numéro de page, date, stratégie de recherche, nombre d\u2019enregistrements repêchés, etc.).Ces éléments peuvent être placés dans un en-tête ou en pied de page.Le logiciel offre tous les outils nécessaires pour créer des formats pour différents besoins d\u2019affichage et d\u2019impression des données, soit pour quelques champs ou la totalité : descriptions catalo-graphiques, inventaires de produits, états financiers, fiches techniques, textes de procédures, etc.En outre, il est possible d\u2019imprimer une large variété d\u2019étiquettes et de fiches cartonnées de tout format.Et pour plus d\u2019esthétisme, toutes les polices de caractères utilisées sous Windows sont disponibles, ce qui nous change de l\u2019habituelle police Courier du DOS.On considérera le fait que le logiciel permet des sorties HTML, en plus d\u2019ASCII et RTF.Au niveau du repérage, Inmagic DB/TextWorks est très efficace.Le temps de recherche dépend de la puissance de la machine d\u2019où on interroge, de la complexité des requêtes et de la taille de la base de données.Mais généralement, le repérage est instantané 2.Bien que le mode par commandes existe pour la formulation des équations de recherche, on lui préférera souvent la convivialité des bordereaux QBE (Query by Example) (Fig.1).Ceux-ci affichent des zones d\u2019où l\u2019on peut chercher dans un ou plusieurs index à la fois et des boutons sur lesquels on clique pour déterminer les relations booléennes (AND, OR, NOT) entre les zones.Il est avantageux de pouvoir concevoir des bordereaux personnalisés qui rassemblent les clés d\u2019accès les plus utiles et des instructions, ce qui est salutaire pour un catalogue en ligne (OPAC).Les classiques opérateurs booléens & (et), / (ou), ! (sauf), de proximité (w#, p#), de comparaison et d\u2019intervalle (=, >,
de

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