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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Automne
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Références

Argus, 1998, Collections de BAnQ.

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[" PER Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec LA REVUE DES BIBLIOTHECAIRES PROFESSIONNELS Corporation of Professional Librarians of Quebec Emplois occupés après la diplômation et champs d'activité perçus comme importants « aujourd'hui et « dans cinq ans » selon l'enquête menée auprès des diplômés de l'EBSI (1991-1995) La Banque de titres de langue française Les solutions réseau pour optimiser la gestion des documents et leur diffusion dans les organisations (Groupware, Workflow, Intranet) Vol.27, n° 2 Automne 1998 Faites comme la majorité des bibliothèques du Québec ! Choisissez SDM et constatez la satisfaction générale de votre chentèle! w Des outils de pointe pour un TRAITEMENT DOCUMENTAIRE INTÉGRÉ Depuis 1964, SDM s'emploie à traiter la documentation de langue française en respectant les normes professionnelles les plus élevées.La très grande majorité des bibliothèques de tous types au Québec l\u2019ont compris, et leur productivité en fait foi! Nos clients puisent abondamment dans nos nombreuses bases de données, enrichies quotidiennement des plus récentes nouveautés.Grâce à une normalisation poussée, ils y trouvent économie et efficacité.Notre clientèle a choisi de donner la priorité aux services d'animation et de référence et de miser sur SDM pour la réalisation de son traitement documentaire.Que ce soit par la documentation imprimée, par CD-ROM ou par Internet, l\u2019accès à l'information de langue française est facilité.La conséquence directe de ce choix pour nos clients est évidente : une satisfaction marquée des attentes et besoins de leurs usagers et leur fidélité indéfectible.SDM, pour Services documentaires multimedia, et plus encore*.Savoir-faire \u2022 Développement \u2022 Méthodologie CHOIX : 411 000 notices bibliographiques de livres de langue française.DAVID : 60 000 notices bibliographiques de documents audiovisuels.LOGIBASE : 9 500 notices de logiciels et de documents électroniques de langue française.v REPERE : 279 000 notices bibliographiques d'articles de périodiques et 50 000 pages de texte intégral.RVM : Répertoire de 162 000 vedettes-matière de la Bibliothèque de l\u2019Université Laval.FAUTOR : Fichier d'autorité de ,218 000 entrées (noms, éditeurs et collections).TRANSIT : Transmission par Internet de notices bibliographiques en moins d\u2019une heure.SERVICES DOCUMENTAIRES MULTIMEDIA 75, rue de Port-Royal Est, bureau 300 Montréal (Québec) Canada H3L 3TI Télécopie: (514) 384-9139 Téléphone: (514)382-0895 http://www.sdm.qc.ca info@sdm.qc.ca Sommaire Comité de rédaction Isabelle Pilon, présidente Daphné Bélizaire Jean-François Gauvin Mircea Gheorghe Philippe Lavigueur Denis Levasseur Isabella Lévêque Bouchard Traduction Noëlia Poulain Rose-Aimée Poulain-Todd Correction Pierre Blouin Sonia Guimond Page couverture Line Bodiguel Infographie Linda Bernier Impression Impression BT Publicité Line Glaude (514)845-3327 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0315-9930 Tirage 1100 exemplaires ARGUS est une revue publiée trois fois Tan par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (C.B.P.Q.) dont le siège social est situé au 307.rue Sainte-Catherine ouest, bureau 320, Montréal (Québec), H2X 2A3.Téléphone: (514) 845-3327 Télécopieur : (514) 845-1618 Internet : info@cbpq.qc.ca Tous les textes publiés dans la revue expriment les points de vue et opinions des auteurs et n'engagent que ceux-ci.L\u2019abonnement annuel est de 29 $ (12 $ le numéro) au Québec, 37 $ (14 $ le numéro) au Canada, 37 $ US (14 $ US le numéro) à l\u2019extérieur du Canada et 19 $ pour les étudiants.Toute demande concernant les numéros manquants doit être envoyée au plus tard un mois après la date de parution au Secrétariat de la C.B.P.Q.Toute reproduction des articles, en totalité ou en partie, doit être autorisée par le Comité de rédaction.Les articles de la revue son indexés dans Pascal Thema, T205 : Sciences de Vinformation-documentation, Information Science Abstracts, Library and Information Science Abstracts ( LIS A ), Library Literature et Repère.3 Présentation / Isabelle Pilon Perspective __________________________________________ 5 Emplois occupés après la diplômation et champs d\u2019activités perçus comme importants « aujourd\u2019hui » et « dans cinq ans » selon l\u2019enquête menée auprès des diplômés de l\u2019EBSI (1991-1995) / Albert N.Tabah et Paulette Bernhard Projet _________________________________ 15 La Banque de titres de langue française / Cristina Gouin Chronique ___________________________________________ 18 Les solutions réseau pour optimiser la gestion des documents et leur diffusion dans les organisations (Groupware, Workflow, Intranet) / Denis Levasseur Congrès, colloques, symposiums - 27 Vers de nouveaux défis, 29e congrès annuel de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec / Mircea Gheorghe 31 La gestion des archives à l\u2019ère de l\u2019électronique et des réseaux, XXVIIe congrès de l\u2019Association des archivistes du Québec / Denis Levasseur Compte rendu de livre 35 Économie et bibliothèques / Mircea Gheorghe ARGUS / Vol.27, n 2, Automne 1 998 1 Pour voir plus loin.Il vous faut REGARD le logiciel de gestion informatisée de la bibliothèque Coup d\u2019oeil S ' CI- REGARD est une solution performante fonctionnant sur micro-informatique en mode autonome ou en mode réseau.REGARD est un logiciel entièrement intégré, bilingue, sécuritaire et facile d'utilisation.L'avantage prédominant de REGARD s'explique par la grande souplesse qu'il offre à son utilisateur.\u2022\tBanques ' \u2022\tZones descriptives de longueur variable.\u2022\tDistinction entre notice et document physique.\u2022\tAccès au catalogue par quatre modes de recherche adaptés à vos besoins (simplifié, expert, au moyen d'un thésaurus et d\u2019Internet).\u2022\tIndex de recherche personnalisés selon les nécessités de la banque définie.\u2022\tElaboration de politiques de prêt et de calendrier selon vos exigences.\u2022\tGestion intégrée de toutes les activités de circulation.\u2022\tGénération de listes, de lettres, de rapports, de statistiques et d'historiques.\u2022\tEtc.A SURVEILLER La Société GRICS offrira le logiciel REGARD sous Windows.Cette nouvelle version permettra entre autres : \u2022\tle prêt entre bibliothèques et la gestion multisuccursales ; \u2022\tla réservation à la période; \u2022\tl'importation et l'exportation en format MARC ou normalisé Access; \u2022\tla recherche Internet évoluée; \u2022\tla personnalisation des données et des menus de l'utilisateur ; \u2022\tle fonctionnement client-serveur avec SQL.* REGARD 3 GRICS Si vous désirez voir de plus près REGARD, veuillez communiquer avec le Service à la clientèle au (514) 251-3730.?_CATALOGUE (fichier d\u2019autorité) _RECHERCHE (thésaurus) _ CIRCULATION _ EXPLOITATION ET IMPRESSION _ IMPORTATION* ET EXPORTATION _ INVENTAIRE ET UTILITAIRE * CHOIX, DAVID, REPÈRE, format MARC et CRSBP REGARD une solution intégrée ACQUISITIONS PÉRIODIQUES Le module de gestion des acquisitions et des périodiques est offert séparément.y*** \u201e ml m .http://www.grics.qc.ca !\"P!?77!!\" \"\">!\"!! \" Présentation Pour la rentrée, Argus vous présente un éventail varié et coloré des plus récents projets, événements et réalisations qui façonnent notre profession en évolution.Les diverses rubriques proposées vous invitent une fois de plus à connaître les différentes lignes de pensées qui se dessinent, ainsi que les développements inusités sans lesquels notre profession prendrait du recul.Albert N.Tabah et Paulette Bernard, tous deux professeurs à l\u2019École de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information de l\u2019Université de Montréal, ont jumelé leurs forces et leurs intérêts communs afin d\u2019étudier les résultats de l\u2019enquête auprès des diplômés de 1991 à 1995 concernant l\u2019avenir de la profession.Leur texte s\u2019intitule « Emplois occupés après la diplômation et champs d\u2019activités perçus comme importants « aujourd\u2019hui » et « dans cinq ans » selon l\u2019enquête menée auprès des diplômés de l\u2019EBSI (1991-1995) ».Cette enquête a eu lieu dans le cadre du renouvellement du programme de l\u2019École.Ce grand questionnement est la preuve que la profession est toujours vivante et qu\u2019elle a à cœur d\u2019être à la fine pointe des plus récents développements influents dans le domaine! Dans la rubrique « Projet », on retrouve le texte de Christina Gouin, adjointe au directeur général, Société de gestion de la BTLF.Dans son texte intitulé « La Banque de titres de langue française », elle explique les raisons du développement d\u2019un tel projet visant à promouvoir l\u2019industrie canadienne du livre, ainsi que les étapes de sa réalisation.Dans la rubrique « Chronique », Denis Levasseur finalise son engagement envers les lecteurs d\u2019ARGUS en publiant le dernier article de sa chronique sur la gestion documentaire électronique avec son texte intitulé : « Les solutions réseau pour optimiser la gestion des documents et leur diffusion dans les organisations (Groupware, Workflow, Intranet)».Félicitations Denis ! Une autre preuve du dynamisme de la profession est la tenue régulière de congrès, colloques ou symposiums d\u2019intérêt pour les professionnels de notre milieu.Les deux plus récents événements sont les congrès de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (C.B.P.Q.), qui nous est présenté par Mircea Gheorghe, ainsi que celui de l\u2019Association des archivistes du Québec (AAQ), qui nous est présenté par Denis Levasseur.Finalement, dans la rubrique « Comptes rendus de livres », Mircea Gheorghe a lu pour nous « Économie et bibliothèques » sous la direction de Jean-Michel Salaün.Au nom du comité de rédaction, je vous souhaite à toutes et à tous un très bel automne ! Isabelle Pilon, bibl.prof.Présidente du Comité de rédation Bn \t\t : :::v\t11111\t Academus / Gestion Documentaire Paramétrage, alimentation de la base, indexation, thésaurus, recherches multi-critàres, éditions et catalogues, DSI, autorisations d\u2019accès, (3 ED, format Marc.Academus / Bibliothéconomie Emprunts et réservations, retours, étiquettes code-barre, abonnements, bon de commande, re\\ance fournisseurs, suivi budgétaire, recollement.Serveur WEB Internet / Intranet, recherches documentaires, revue de presse, réservation des documents, (3ED.Venez découvrir le www.gbconcept.com.Academus i* Paramétrage Document Thesaurus Personne Emprunt Revue Commande ?94 | 4rJ I X fiction 'W' Liste Edition ?AVCC A(Wm(5 F/®\tVOS itvtOMlM Diffusion de l'information Revue de presse, synchronisations de bases, catalogage collectif, E-Mail, export catalogues, diffusion de bases d'images.Services Récupération de données, mise en place, formation, contrat d'assistance, notes techniques.Architectures Academus est disponible en version mono-poste ou client/serveur, PC (Windows™ NT et 95) et Macintosh™.W M Wind©wj*\tMacintosh Nom: Fonction : Service : Adresse : Ville/CP: Téléphone: Oui! je désire : ?\trecevoir un dossier sur Academus ?\têtre contacté(e) pour une étude de mon projet ?\tassister à une présentation d'Academus G.B.N.CONCEPT 430, Sainte Hélène #403 Montréal (Qué) H2Y 2K7 Tél : (514) 266-4370 Fax : (514) 266-0636 E-Mail : roland@deev.com E-Mail: Emplois occupés après la diplômation et champs d\u2019activité perçus comme importants « aujourd\u2019hui » et « dans cinq ans » selon l\u2019enquête menée auprès des diplômés de l\u2019EBSI ( 1991-1995 ) Albert N.Tabah Professeur adjoint à l\u2019École de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information de l\u2019Université de Montréal Paulette Bernhard Professeure agrégée à l\u2019École de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information de l\u2019Université de Montréal Perspective La troisième révison du programme de maîtrise de l\u2019École de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information de l\u2019Université de Montréal a donné lieu à une importante collecte de données, dont une enquête auprès de l\u2019ensemble des diplômés de 1991 à 1995.Après l\u2019exposé de la méthodologie et la présentation des données générales relatives aux répondants, ce texte se centre sur deux séries de résultats émanant de cette enquête, soit : 1 ) ceux concernant les emplois occupés après la diplômation ( nombre d\u2019emplois par personne, modalités et durée moyenne de l\u2019emploi, nombre de mois écoulés avant l\u2019obtention du premier emploi ) ; et 2) ceux précisant l\u2019importance que les diplômés accordent à trente-quatre champs d\u2019activité « aujourd\u2019hui » et «dans cinq ans ».Il se termine sur la discussion des résultats.The third revision of the Master's programme at the University of Montreal\u2019s School of Library and Information Sciences engendered a significant collection of data, including a survey which was conducted among the 1991 to 1995 graduates.Following an exposition of the methodology used and presentation of the general data received from respondents, this text concentrates on two series of results emanating from this survey, namely : (I ) those relating to the positions held after graduation (the number of positions per person, the terms and conditions and average length of employment, the number of months elapsed before obtaining the first position); and (2) those specifying the importance attributed by the graduates to 34 different fields of activity \u201ctoday \u201d and \u201cin five years \u2019 time \u201d.It concludes with a discussion of the findings.Durant les deux dernières décennies, les professions de l\u2019information documentaire \u2014 ou enregistrée \u2014 ont connu des transformations majeures, grandement accélérées par le développement des technologies de l\u2019information et par les bouleversements que ces dernières ont entraînés dans la marché de l\u2019emploi.C\u2019est pour contribuer à mieux cerner cette réalité que nous présentons dans les pages qui suivent les résultats d\u2019une enquête auprès des diplômés de l\u2019EBSI menée dans le cadre de la troisième révision de son programme de maîtrise.Les aspects retenus ici ont trait aux emplois occupés par les diplômés une fois sur le marché de l\u2019emploi, ainsi qu\u2019à leur perception de l\u2019évolution des principaux champs d\u2019activité de leur domaine.Le contexte Nous introduisons ici dans ses très grandes lignes le contexte dans lequel s\u2019inscrit le présent texte.Pour des informations plus approfondies, nous référons à : Lajeunesse (1987) en ce qui concerne l\u2019origine et les vingt-cinq premières années de l\u2019EBSI ; Reicher et Lajeunesse (1979) pour la description détaillée de la première opération de révision du programme de maîtrise ; Bertrand-Gastaldy et al.(1990, 1993) pour celle de sa deuxième révision; Bergeron (1997), Lanteigne (1996) et Deschatelets (1995, 1997-1998) pour la description de certaines des réflexions et opérations menant à sa troisième révision.?\tL\u2019École L\u2019actuelle École de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information ( EBSI) est rattachée à la Faculté des Arts et des Sciences de l\u2019Université de Montréal.Elle est issue d\u2019une école affiliée créée en 1937 sous le nom d\u2019École de bibliothécaires.Cette dernière a pris le nom d\u2019École de bibliothéconomie lors de son rattachement à la Faculté des Lettres de l\u2019Université en 1961.L\u2019ajout de l\u2019expression « et des sciences de l'information » a été fait en 1984.?\tLes programmes offerts Depuis son rattachement à l\u2019Université de Montréal, l\u2019École a peu à peu élargi le champ des programmes offerts, passant d\u2019un baccalauréat en un an jusqu\u2019en 1966 à un baccalauréat en deux ans jusqu\u2019en 1970.À partir de cette date, pour se conformer aux exigences de l\u2019agrément octroyé sous les auspices de F American Library Association, est mise en place une maîtrise en deux ans intitulée Maîtrise en bibliothéconomie (M.Bibl.) puis, avec le changement de nom de l\u2019École en 1984, Maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l\u2019information (M.B.S.I.) et, enfin, à partir de l\u2019automne 1998, Maîtrise en sciences de l\u2019information (M.S.I.).En plus de la maîtrise, l\u2019EBSI offre également, à partir de 1984, le programme de Certificat en archivistique au premier cycle et, depuis l\u2019automne 1997, celui dePh.D.en sciences de l\u2019information au troisième cycle.ARGUS / Vol.27, ri 2, Automne 1 998 5 Emplois occupés après la diplômation et champs d'activités perçus comme ?Les révisions du programme de maîtrise Sous la poussée conjointe de l\u2019évolution et de la discipline et de la profession, le programme de maîtrise mis en place en septembre 1970 a donné lieu à trois importantes révisions, espacées chacune d\u2019une dizaine d\u2019années : -\tpremière révision : 1975 à 1979; mise en place du programme révisé : septembre 1979 ; -\tdeuxième révision : 1986 à 1989; mise en place du programme révisé: septembre 1989 ; -\ttroisième révision : 1995 à 1998; mise en place du programme révisé: septembre 1998.La troisième révision du programme de maîtrise, tout comme celles qui l\u2019ont précédée, a donné lieu à un ensemble d\u2019opérations dont, en particulier : -\tdes travaux intensifs à l\u2019interne, menés collectivement par les quinze membres du groupe RPM (Révision du Programme de Maîtrise), dont : cinq rencontres préparatoires en 1995-96, deux jours de retraite fermée en juin 1996 et dix-sept rencontres de travail en 1996 et 1997 ; -\thuit opérations de cueillette de données dont, en particulier, une enquête auprès des diplômés depuis 1991 et un suivi téléphonique auprès des promotions 1994 et 1995.Nous nous centrerons, dans les pages qui suivent, sur la présentation de deux séries de résultats de i\u2019enquête auprès des diplômés 1991-1995, soit : 1) ceux concernant les emplois occupés après la diplômation (nombre d\u2019emplois par personne, modalités et durée moyenne de l\u2019emploi, nombre de mois écoulés avant l\u2019obtention du premier emploi) et 2 ) ceux précisant l\u2019importance que les diplômés accordent à trente-quatre champs d\u2019activité « aujourd\u2019hui » et « dans cinq ans ».L\u2019enquête auprès des diplômés 1991-1995 ?Précisions méthodologiques L\u2019enquête par questionnaire auprès des diplômés visait tous les diplômés du programme révisé mis en place en 1989 (soit portant sur les années 1991-1995).Elle a été envoyée en septembre 1995 aux 304 personnes pour lesquelles l\u2019EBSI disposait d\u2019une adresse valide (sur un total de 319), avec un rappel en octobre.Le nombre de répondants est de 114, soit un taux de 37,5 %.Le questionnaire comportait 19 questions, dont 8 avec une possibilité de réponses ouvertes.L\u2019objectif était d\u2019obtenir à la fois des données quantitatives (essentiellement sous forme de fréquences) et des données qualitatives (opinions, suggestions, commentaires, etc.) sur les dimensions suivantes : a)\tle sexe et l\u2019âge ; b)\tla scolarité à l\u2019EBSI ; c)\tla formation AVANT et APRÈS la scolarité à l\u2019EBSI ; d)\tl\u2019expérience de travail AVANT, PENDANT et APRÈS la scolarité à l\u2019EBSI; e)\tles cours non suivis mais qui auraient été utiles ; f)\tles domaines que l\u2019EBSI devrait introduire ou développer ; g)\tles points FORTS et FAIBLES du programme suivi ; h)\tles qualités personnelles que l\u2019EBSI devrait exiger ; i)\tles formules d\u2019enseignement que l\u2019EBSI devrait privilégier ; j)\tle degré d\u2019importance accordé à 34 champs d\u2019activité (aujourd\u2019hui et dans cinq ans) ; k)\tles suggestions en ce qui concerne l\u2019évolution du programme et les remarques complémentaires.Les résultats qui suivent correspondent aux questions sur les points d) et j).?Données générales sur les répondants Sur les 114 répondants, 60,5 % sont des femmes, 37,7 % sont des hommes.64,1 % des répondants sont âgés entre 25 et 35 ans (Figure 1).Figure 1.Répartition des répondants selon l\u2019âge 30-34 32 %\tN=114 La grande majorité des étudiants ont fait leur maîtrise en deux ans.Deux tiers des finissants avaient suivi l\u2019un des quatre profils les plus populaires, soit : Repérage et diffusion de l\u2019information.Bibliothèques publiques, Informatique documentaire et Analyse de l\u2019information.10 % s\u2019étaient spécialisés en archivistique, tandis que moins de 5 % avaient choisi l\u2019orientation Recherche (Figure 2).La grande majorité des étudiants détenteurs d\u2019un certificat en archivistique avaient choisi le profil Repérage et diffusion de l\u2019information ou Bibliothèques publiques.Moins de 20 % ont continué à se spécialiser en archivistique.6 ARGUS / Vol.27, n 2, Automne 1 998 r .!«i« importants « aujourd'hui » et « dans cinq ans » selon l'enquête de l'EBSI Figure 2.Répartition des répondants selon le profil choisi en 2ème année ANAL:\tAnalyse de l\u2019information et bases de données ARCH :\tOption archivistique B PUBL:\tBibliothèques publiques CAT:\tCréation et gestion des catalogues DC :\tDéveloppement et gestion des fonds documentaires GEST:\tGestion des services et des ressources d\u2019information INFO DOC :\tInformatique documentaire et technologies de l\u2019information MILSCOL:\tMilieu scolaire PR IND :\tProfil individualisé RECH :\tProgramme de recherche REF:\tRepérage et diffusion de l\u2019information ARCH 10% GEST 8 % MILSCOL 3 % BPUBL 18 % INFO DOC 12% N=114 ANAL 11 % PR IND 4% REF 22% RECH 4% DC 4% CAT 4% En termes de stage, trois types d\u2019institution avaient accueilli la plupart de nos étudiants: les bibliothèques (44 %), les centres de documentation (31,2 %) et les services d\u2019archives (12,8 %).Seuls 13 des répondants (11,4 %) avaient effectué un stage en dehors d\u2019une institution documentaire (Figure 3).Les trois-quarts des répondants ont effectué un stage d\u2019application.En général, la moitié (49 %) des femmes ont tendance à faire leur stage dans une bibliothèque par rapport à un tiers (34 %) des hommes.Les hommes ont deux fois plus tendance à aller vers les autres milieux que les femmes.En termes de formation, seulement 13 (11,4 %) des répondants avaient, au moment de leur entrée à l\u2019EBSI, un diplôme supérieur au baccalauréat.Deux-tiers détenaient un baccalauréat en sciences humaines ou en sciences sociales.Seule la moitié des finissants venaient tout juste d\u2019obtenir leur premier diplôme au moment de leur entrée dans le programme de maîtrise, les autres étant éparpillés sur les derniers 30 ans.Depuis leur départ, 20 % des répondants ont suivi des cours et 34 % ont suivi des activités de formation continue pour se mettre à jour.En outre, en fonction des besoins recontrés dans leurs expériences de travail, deux-tiers des répondants auraient aimé suivre d\u2019autres cours, surtout des cours en recherche automatisée et en informatique ou en littérature de jeunesse et en milieu scolaire.?Données relatives aux emplois Les données détaillées dont nous disposons révèlent que le nombre d\u2019emplois occupés par les répondants va jusqu\u2019à cinq avant leur inscription au programme de maîtrise et jusqu\u2019à six pendant la durée de leur scolarité.En ce qui concerne les emplois occupés après la diplômation, 93 % des répondants ont indiqué de un à onze emplois.Parmi les 106 répondants ayant mentionné un emploi ou plus depuis qu\u2019ils ont quitté l\u2019EBSI: environ un tiers (32,1 %) ont occupé un seul emploi ; près de la moitié (46,2 %) en ont occupé deux ou trois; un peu plus du quart (21,7 %) en ont occupé quatre ou plus.Le total des emplois mentionnés est ainsi de 264, soit une moyenne de 2,5 emplois par répondant (Tableau 1).Tableau 1.Nombre d\u2019emplois occupés par diplômé et nombre total d\u2019emplois mentionnés Nombre\tNombre de\tNombre total d\u2019emplois\tdiplômés\td\u2019emploi occupés 1\t34\t34\t 2\t30\t60\t 3\t20\t60\t 4\t13\t52\tOO II \t\t\tZ 5\t5\t25\tO 7\t2\t14\tG.r~ 8\t1\t8\tC O \t\t\tc 11\t1\t11\tC3 CO Total\t106\t264\t Figure 3.Répartition des répondants selon le lieu où ils ont fait leur stage Autres 31.2%\tN=109 11.9 % Bibliothèques Services d'archives Centres de doc.ARGUS / Vol.27, ri 2, Automne 1 998 7 Emplois occupés après la diplômation et champs d'activités perçus comme Tableau 2.Modalités d\u2019emploi par année de diplômation (ensemble des emplois occupés mentionnés) L\u2019analyse des données détaillées relatives aux emplois occupés après la diplômation permet de faire les constatations suivantes: -\tles répondants ayant occupé plusieurs emplois ont tendance à rester dans le milieu de leur premier emploi s\u2019il s\u2019agit d\u2019une institution documentaire; les répondants qui ont un premier emploi à l\u2019extérieur des milieux documentaires ont tendance à venir travailler par la suite dans un de ces milieux ; -\tla majorité des répondants ayant occupé un seul emploi ou deux emplois dans une bibliothèque viennent surtout des profils Bibliothèques publiques ou Repérage et diffusion de l\u2019information, tandis que la plupart de ceux qui ont occupé un ou des emplois en centre de documentation viennent plutôt des profils Analyse de l\u2019information ou Informatique documentaire ; En ce qui concerne les modalités d\u2019emploi, les informations obtenues couvrent un total de 258 emplois et permettent de constater que (Tableau 2) : -\tles emplois sont surtout à temps plein (65,9 %) ; -\til s\u2019agit d\u2019abord de contrats (52,7%), puis d\u2019emplois permanents (27,9 %), suivis par des emplois temporaires renouvelables (19,4%) ; -\tl\u2019examen de l\u2019évolution entre 1991 et 1995 indique, d\u2019une part, une augmentation importante du nombre de contrats (de 38 % en 1991 à 84 % en 1995) et, d\u2019autre part, une fluctuation des postes à temps plein (diminution en 1992 et 1993, mais augmentation en 1994) ; -\tles quatre champs dominants d\u2019activité pour l\u2019ensemble des emplois mentionnés sont, dans l\u2019ordre: la référence, le catalogage, l\u2019analyse de l\u2019information et la gestion ; -\tenfin, l\u2019examen selon les milieux révèle que les emplois dans les bibliothèques ont tendance à être plus stables.Année\tTemps\tTemps \tplein\tpartiel 1991\t32\t8 \t(80 %)\t(20 %) 1992\t36\t20 \t(55 %)\t(45 %) 1993\t36\t17 \t(68 %)\t(32 %) 1994\t54\t22 \t(71 %)\t(29 %) 1995\t12\t12 \t(50 %)\t(50 %) N=258\tN=179\tN=88 \t(66 %)\t(34 %) Nous avons également examiné la répartition des répondants en ce qui concerne le milieu dans lequel ils ont exercé leur premier emploi.La distribution obtenue indique que 80,2 % des premiers emplois se trouvaient dans des institutions documentaires (soit, dans l\u2019ordre : les bibliothèques, les centres de documentation et les services d\u2019archives) et que 19,8 % se situent dans les milieux identifiés comme « autres » (Tableau 3).Permanent\tTemporaire renouvelable\tContrat 14\t11\t15 (35 %)\t(28 %)\t(38 %) 20\t19\t26 (31 %)\t(29 %)\t(40 %) 16\t9\t28 (30%\t(17 %)\t(53 %) 20\t9\t47 (26 %)\t(12 %)\t(62 %) 2\t2\t20 (8%)\t(8%)\t(84 %) N=72\tN=50\tN=136 (28 %)\t(19 %)\t(53 %) En ce qui concerne le statut de l\u2019emploi occupé, les résultats obtenus révèlent que les trois-quarts des emplois mentionnés sont identifiés comme emplois professionnels et que la majorité du quart restant sont identifiés soit comme techniques soit comme « autres » (Figure 4).Tableau 3.Répartition des répondants selon le milieu dans lequel ils ont exercé leur premier emploi \tBibliothèques\tCentres de doc.\tServices d\u2019archives\tAutres 1991\t12\t4\t\t3 1992\t7\t11\t1\t3 1993\t7\t5\t\t6 1994\t7\t12\t7\t4 1995\t2\t7\t1\t5 Pas de précision\t2\t\t\t TOTAL (N= 106)\t37 (34,9 %)\t39 (36,8 %)\t9 (8,5 %)\t21 (19,8 % ARGUS / Vol.27, ri 2, Automne 1 998 importants « aujourd'hui » et « dans cinq ans » selon l'enquête de l'EBSI Figure 4.Statut dans l\u2019emploi occupé (ensemble des emplois occupés mentionnés) Sans Autres précision 11.4%\t0.4% Commis Technicien 11.7% j Professionnel 74.6 % En ce qui concerne la durée moyenne des emplois, nous avons constaté qu\u2019elle tend à diminuer entre 1991 et 1995 (Tableau 5).2 \temploi\templois 1991\t29,7\t27,1 \t(7)\t(9) 1992\t28,8\t23,0 \t(6)\t(2) 1993\t30,5\t13,8 \t(4)\t(3) 1994\t12,6\t7,5 \t(8)\t(H) 1995\t4,0\t2,8 \t(8)\t(5) année non\t33,0\t précisée\t(1)\t Nombre de\t34\t30 diplômés\t\t ARGUS / Vol.27,\tn 2, Automne\t: 1998 Enfin, en ce qui concerne le temps écoulé avant de trouver un emploi, les quatre-vingts réponses obtenues indiquent (Tableau 4) : -\taucune attente pour 32 répondants (40%) qui avaient déjà un emploi avant de terminer leurs études ; -\tentre un et quatre mois pour 37 répondants (46,3 %) ; -\tentre cinq et huit mois pour 9 répondants (11,3 %) ; -\tdeux et quatre ans pour deux répondants (2,5 %).Notons également que la plupart des emplois mentionnés par les répondants étaient encore en cours au moment de la réponse au questionnaire.3\t4\t5 emplois\templois\templois 18.0\t\t7,6 (1)\t\t(2) 16.7\t9,7\t5,8 (6)\t(6)\t(2) 9,6\t5,4\t5,2 (6)\t(2)\t(3) 5,9\t5,9\t3,7 (5)\t(5)\t(2) 4,0 (2)\t\tOO 20\t13\tSans emplo: Tableau 4.Nombre de mois écoulés avant l\u2019obtention du premier emploi 24 40 nombre de mois N=80 ?Données relatives à la perception des champs d\u2019activité La dernière question de l\u2019enquête portait sur la vision des diplômés de l\u2019avenir des champs d\u2019activité en bibliothéconomie et sciences de l\u2019information.Les répondants étaient invités à indiquer leur perception de l\u2019importance de trente-quatre différents champs d\u2019activité sur une échelle de quatre points, 4 étant « très important » et 1 étant « très peu important ».Ils étaient également invités à indiquer leur perception pour « aujourd\u2019hui » et pour « dans cinq ans ».Les champs résument les parties majeures des huits profils composant le programme de l\u2019EBSI.À ces rubriques ont aussi été ajoutées des activités en développement, comme la veille informationnelle ou la consultation et le courtage.La perception des répondants a été mesurée en faisant la moyenne de toutes les réponses pour chacun des 34 champs et en comparant la moyenne pour chacune des réponses « aujourd\u2019hui » avec la moyenne pour chacune des réponses «dans cinq ans ».Ces variables composent les deux axes du Tableau 6.La droite au milieu du graphique indique la normale, soit la moyenne des réponses pour lesquelles il n\u2019y avait pas de différence de perception entre aujourd\u2019hui et l\u2019avenir.Tableau 5.Durée moyenne de l\u2019emploi (en mois) et nombre de diplômés, par année de diplômation 9 Emplois occupés après la diplômation et champs d'activités perçus comme Tableau 6.Les attentes par rapport aux champs d\u2019activité 2.40\t2.60\t2.80 3.00\t3.20 3.60\t3.80\t4.00 AUJOURD\u2019HUI 1\tConservation/préservation\t18\tÉtudes de besoins 2\tRecherche\t19\tMarketing 3\tÉvaluation des archives\t20\tGestion des ressources humaines 4\tCatalogage et description\t21\tAnalyse de l\u2019information 5\tClassification\t22\tConsultation & courtage 6\tCréation d\u2019un nouveau service\t23\tGestion / administration 7\tCréation des archives\t24\tÉdition électronique 8\tÉlab.d\u2019instr.de rech.(archives)\t25\tVeille technologique 9\tCréation d\u2019un centre de docum.\t26\tRepérage de l\u2019information 10\tRédaction de politiques\t27\tGestion des ressources d\u2019info.11\tÉvaluation de la collection\t28\tFormation des utilisateurs 12\tÉlaboration de précédures\t29\tGestion des systèmes informatisés 13\tAnimation\t30\tDiffusion de l\u2019information 14\tEnseignement\t31\tCréation / gestion de 15\tRecherche d\u2019information\t\tbases de données 16\tConception de\t32\tConseiller en informatique \tlangages documentaires\t33\tGestion de documents électroniques 17\tDéveloppement des collections\t34\tGestion de ress.de l\u2019Internet Selon ce graphique, la perception des répondants est que la plupart des champs d\u2019activité sur lesquels ils se sont prononcés seront encore plus importants dans l\u2019avenir.Seuls trois champs, le catalogage, la classification et la création de centres de documentation étaient sous la normale, indiquant une relative diminution pour ces champs dans l\u2019avenir.Les perceptions des répondants indiquent que les champs d\u2019activité privilégiés par le marché de l\u2019emploi sont les technologies de l\u2019information, l\u2019informatique et la gestion de l\u2019information.Les champs qui se démarquent le plus sont: la consultation et le courtage (22), l\u2019édition électronique (24), la veille technologique (25), la gestion de documents électroniques (33) et la gestion des ressources Internet (34).Bilan des résultats L\u2019enquête menée auprès des diplômés de l\u2019EBSIde 1991 à 1995 dans le cadre de la troisième révision de son programme de maîtrise fait ressortir les dominantes suivantes, en ce qui concerne les aspects examinés : -\tles répondants étaient majoritairement de sexe féminin (60,5 %), avaient surtout entre 25 et 35 ans (64,1 %), étaient principalement inscrits à quatre profils en deuxième année (Bibliothèques publiques, Repérage et diffusion de l\u2019information, Analyse de l\u2019information et Informatique documentaire), et ont en majorité fait leur stage dans trois types d\u2019institutions (bibliothèques publiques, bibliothèques universitaires et bibliothèques d\u2019organismes sans but lucratif) ; -\tdepuis leur diplômation, 93 % des répondants ont mentionné avoir occupé un à onze emplois (soit : un emploi pour environ un tiers des diplômés, deux ou trois emplois pour la moitié d\u2019entre eux, et quatre à onze pour les autres répondants), pour un total de 264 emplois mentionnés \u2014\u2022 ce qui correspond à une moyenne de 2,5 emplois par répondant ; -\td\u2019autre part, même si près des deux-tiers des emplois mentionnés sont à temps plein, il s\u2019agit principalement de contrats pour plus de la moitié des répondants (avec une proportion plus importante en 1995 qu\u2019en 1991), suivis par des emplois permanents pour près d\u2019un tiers d\u2019entre eux, puis par des emplois temporaires renouvelables; quatre champs dominants d\u2019activité ressortent pour l\u2019ensemble des emplois mentionnés, soit, dans l\u2019ordre: la référence, le catalogage, l\u2019analyse de l\u2019information et la gestion ; -\tnous notons également : .qu\u2019environ 80 % des premiers emplois se trouvaient dans des institutions documentaires, contre près de 20 % dans des milieux identifiés comme « autres » ; 10 ARGUS / Vol.27, n\" 2, Automne 1 998 importants « aujourd'hui » et « dans cinq ans » selon l'enquête de l'EBSI .que les trois-quarts des emplois mentionnés correspondaient à un statut de professionnel, le quart des emplois restants étant identifiés comme techniques ou comme « autres » ; .que la durée moyenne des emplois avait tendance à diminuer ente 1991 et 1995 ; .que le temps écoulé avant de trouver un emploi était soit nul (pour 32 répondants sur 80) soit de un à quatre mois (pour 37 d\u2019entre eux) ou de plus de cinq mois (pour les 11 restants) ; .que la plupart des emplois mentionnés par les diplômés étaient encore en cours au moment de la réponse au questionnaire.En ce qui concerne la perception de l\u2019importance de trente-quatre (34) champs d\u2019activité représentatifs entre aujourd\u2019hui (1995) et dans cinq ans, les résultats obtenus indiquent le maintien de l\u2019importance de la plupart d\u2019entre eux, les champs identifiés comme les plus importants étant les huit suivants : consultation et courtage, édition électronique, veille technologique, formation des utilisateurs, création et gestion de bases de données, conseiller en informatique, gestion des documents électroniques et gestion des ressources Internet.Enfin, précisons qu\u2019il n\u2019existe pas jusqu\u2019à présent, à notre connaissance, d\u2019autre étude similaire examinant de façon détaillée l\u2019évolution des emplois occupés par une cohorte de diplômés en sciences de l\u2019information, de même que la perception qu\u2019ont ces derniers de l\u2019évolution sur une période donnée (dans notre cas, cinq ans) de l\u2019importance de champs d\u2019activité significatifs de leur domaine.Discussion En premier lieu, l\u2019on pourrait être tenté de mettre en exergue le fort pourcentage de diplômés ayant un emploi (93 %), corroboré par les résultats d\u2019un sondage téléphonique auprès des diplômés des années 1994 et 1995 (86 %), et stable par rapport à deux enquêtes antérieures, soit celle menée pour la deuxième révision du programme et portant sur les années 1979-1988 (92 %) et celle de Savard et al.(1987) portant sur les années 1962-1987 (89 % des répondants mentionnant un emploi dans une institution documentaire).Cependant, ces proportions doivent être relativisées en regard des taux de réponse respectifs, soit: 37,5 % (114/304 pour l\u2019enquête 1991-1995), 50,9 % (58/114 pour le sondage 1994-1995), 62,4 % (244/391 pour l\u2019enquête 1979-1988) et 59,8 % (701/1173 pour l\u2019enquête 1962-1987).Comment interpréter cette proportion non négligeable d\u2019abstention de réponse ?Le fait que les enquêtes et le sondage aient été adressés à l\u2019ensemble de la population visée a probablement une incidence, mais ce choix méthodologique avait sa raison d\u2019être, étant donné que la petite taille de certains sous-groupes en deuxième année ne permettait pas de faire un échantillonnage selon les règles.D\u2019autre part, le fait qu\u2019il n\u2019y ait eu qu\u2019un rappel pour l\u2019enquête 1991-1995 peut avoir eu un effet sur le taux de réponse (37,5 %) en comparaison avec celui de l\u2019enquête 1979-1988 (62,4 %) pour laquelle deux rappels avaient été faits.Toutefois, cette différence entre les taux semble trop grande pour que le nombre de rappels puisse être retenu comme explication suffisante.Enfin, en ce qui concerne l\u2019enquête 1991-1995, on peut se demander si ce taux pourrait être relié à une situation de recherche d\u2019emploi, ou encore à un manque de temps, étant donné l\u2019emploi occupé, voire le nombre de contrats, parfois simultanés, occupant les répondants.La question reste ouverte .En deuxième lieu, nous notons que que la proportion de femmes parmi les répondants a tendance à diminuer quelque peu entre la deuxième et la troisième révision, soit: de 68,8 % pour 1979-1988 (Cyr, 1988) à 60,5 % pour 1991-1995.Une tendance à suivre et à surveiller.En troisième lieu, les constatations suivantes confirment une tendance déjà mise en évidence par Savard et al.(1987) et corroborent celles relevées dans les écrits sur l\u2019évolution du marché de l\u2019emploi : -\tle terme « emploi » doit de plus en plus être mis au pluriel (pour une moyenne de 2,5 emplois par répondant à notre enquête) et correspond de moins en moins à un emploi unique occupé durant toute la durée de la vie active; à cet égard, la seule donnée comparable provenant de l\u2019enquête antérieure 1979-1988 révèle que l\u2019emploi occupé au moment de la réponse au questionnaire était un premier emploi pour 70 % des répondants (147/210); -\tentre la deuxième et la troisième révision, on note également un changement dans les quatre champs dominants d\u2019activité soit, dans l\u2019ordre, pour la période 1979-1988: la référence et la recherche bibliographique, l\u2019administration, le choix et le développement des collections et l\u2019informatique documentaire et, pour la période 1991-1995: la référence, le catalogage, l\u2019analyse de l\u2019information et la gestion ; -\tles emplois occupés ont de plus en plus tendance à être des contrats et non plus des emplois permanents ou temporaires renouvelables et ce, surtout pour les finissants des dernières années (1994-1995).Il est particulièrement intéressant, à cet égard, d\u2019examiner les proportions respectives obtenues lors des enquêtes 1979-1988 et 1991-1995, bien qu\u2019elles ne soient pas strictement comparables : d\u2019une part, la distribution des réponses pour l\u2019enquête 1979-1988 indique que l\u2019emploi occupé par 211 répondants au moment de la réponse au questionnaire était : un emploi permanent dans 71 % des cas ARGUS / Vol.27, n 2, Automne 1 998 11 Emplois occupés après la diplômation et champs d'activités perçus comme (n=250), un contrat dans 20 % des cas (n=42) et un emploi temporaire dans 9 % des cas (n= 19); d\u2019autre part, la distribution des réponses pour l\u2019enquête 1991-1995 porte sur un ensemble de 258 emplois mentionnés par 106 répondants, lequel se répartit comme suit: contrats : 52,7 %, emplois permanents: 27,9 % et emplois temporaires renouvelables : 19,4 %.Ces données indiquent clairement une réelle diminution des emplois permanents au profit des emplois temporaires renouvelables et, surtout, des contrats ; reste à identifier s\u2019il s\u2019agit de fluctuations temporaires dues à la conjoncture économique, d\u2019une période de « coupes sombres » tous azimuts, ou si ce sont des tendances à long terme.Enfin, le fait que la proportion de contrats soit plus forte pour les finissants des deux dernières années (1994-1995) pourrait être interprété comme un ajustement (obligé?) au marché de l\u2019emploi, les contrats permettant d\u2019acquérir de l\u2019expérience tout en continuant la recherche d\u2019un « emploi», sauf pour celles et ceux, assez rares encore, qui se lancent à leur compte dès leur sortie de l\u2019EBSI ; -\tune partie des contrats mentionnés ont tendance à être obtenus avant même la fin des études (pour 30 répondants sur 80, soit 40 %), ce qui réduit le temps moyen pour trouver un emploi, lequel s\u2019étend cependant sur une plus longue période que les trois mois mentionnés par Savard et al.(1987) pour les autres répondants ; -\tles emplois hors des institutions documentaires ont tendance à croître quelque peu, passant de 13,9 % d\u2019emplois dans des « secteurs non définis » dans l\u2019enquête de Savard et al.( 1987 ) à 19,8% d\u2019emplois « autres » pour les premiers emplois des diplômés de 1991-1995.Cette proportion reste toutefois très proche de celles citées par Cronin en 1983 et par Courrier en 1988 pour les emplois dits «non traditionnels » et correspond à celles mises en évidence dans les écrits subséquents (Apostle et Raymond, 1990; Cronin, 1993; Harris et Reid, 1988).Cela signifie-t-il que les « nouveaux marchés » n\u2019attirent ou ne recrutent pas les diplômés autant que certains voudraient le laisser entendre (Koenig, 1991; Moore, 1987; Soenen, 1990 ; Volant, 1994) ?Ou bien qu\u2019ils ne leur sont encore qu\u2019entrouverts?Ou que les diplômés ne répondent pas à leurs attentes/besoins ?Ou encore qu\u2019ils n\u2019ont jamais vraiment été ciblés par les campagnes de l\u2019EBSI ?Des questions dont s\u2019est fort préoccupé la troisième révision du programme de maîtrise.En conclusion Les profondes transformations vécues par la profession n\u2019ont pas manqué de se répercuter sur la formation des spécialistes de l\u2019information documentaire, sous la poussée à s\u2019ajuster aux réalités de l\u2019emploi tout en incorporant les développements théoriques et les résultats de la recherche en sciences de l\u2019information et dans les disciplines connexes.Pour ce qui est du programme de maîtrise de l\u2019EBSI, ces ajustements se sont manifestés à la fois par des modifications faites au fur et à mesure des besoins et par déjà trois révisions en profondeur espacées de près de dix ans.Le programme qui a résulté de la troisième révision formera des maîtres en sciences de l\u2019information (M.S.I.) et répond à la diversification du marché de l\u2019emploi en offrant des options proactives dans les domaines de la gestion de l\u2019information électronique et de la veille technologique, tout en continuant à viser les emplois dans les institutions documentaires (bibliothèques, centres de documentation, services d\u2019archives, etc.).Les tendances observées en ce qui concerne les emplois occupés et la perception de l\u2019évolution de l\u2019importance des champs d\u2019activité nous paraissent encourageantes en ce qui concerne les personnes qui ont répondu au questionnaire.Il reste cependant une incertitude en ce qui concerne celles qui n\u2019y ont pas répondu et les raisons de leur non-réponse : une question que nous ne pouvons pas nous permettre de négliger et qui devrait, selon nous, faire l\u2019objet d\u2019une veille spécifique.Sources Apostle, R.; 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( SERVICE APRES VENTË) En affaires depuis 1981, Bamyan est toujours soucieux d\u2019offrir le meilleur service après vente à sa clientèle: une ligne 800 sans frais, une communication par modem pour un service sur place rapide et une adresse INTERNET pour la transmission immédiate de messages, fichiers ou programmes.LES SERVICES INFORMATIQUES BAMYAN INC.1-800-667-8174 / (450) 666-0737 / FAX: (450) 666-0743 / emai4jcracicot@bamyan.osiris.coin Distribution au Mahgreb: C.D.I., Tunis, Tunisie EBSCO Un nom à retenir pour une gestion intégrée et complète de l'acquisition et la diffusion de l'information: EBSCO Information Services.Un regroupement de maîtres d'oeuvre ralliant la compétence et l'efficacité offrant: \u2022\tUn service complet de gestion d'abonnements \u2022\tDes bases de données d'articles sur CD-ROM \u2022 Un service exhaustif de livraison de documents \u2022 Un service innovateur de bases de données en direct pourvu d'une architecture client/serveur et conforme à la norme Z39.50.LES SERVICES D'ABONNEMENT CANEBSCO EBSCO E PUBLISHING F.RSCO//BBI ffl EBSCO HOST Membres du groupe EBSCO Information Services.6 Boul Desaulniers \u2022 Suite 308 \u2022 St.Lambert, PQ J4P 1L3 (514) 672-5878 \u2022 1-800-361-7322 La Banque de titres de langue française Cristina Gouin Adjointe au directeur général Société de gestion de la BTLF cgouin@btlf.qc.ca www.btlf.qc.ca Projet L\u2019article trace un portrait de l\u2019évolution de la « Banquede titres de langue française » (BTLF), de sa conception en tant que base de données sur cédérom en 1991, jusqu\u2019à sa diffusion sur Internet en 1997.Après avoir identifié les divers intervenants, on décrit les modalités d\u2019accès à la banque pour les libraires, bibliothécaires, éditeurs et distributeurs.Enfin, on avance des avenues possibles d\u2019évolution, comme l\u2019établissement de projets de coopération avec d\u2019autres pays francophones, ou encore une librairie virtuelle pour le Québec.The text traces the history of the BTLF (Banque de titres de langue française) front its conception as a CD ROM data base in 1991 to its appearance on the Internet in 1997.After identifying various associations and governmental departments involved, the article describes the different levels of access available to booksellers, librarians, publishers and distributors.Finally, possible areas for the growth of the BTLF are touched upon, such as cooperation with other francophone countries and the site of a virtual library for Quebec.La Société de gestion de la Banque de titres de langue française a pour mission de promouvoir l\u2019industrie canadienne du livre francophone dans tous ses aspects.Cette mission s\u2019illustre entre autres par la diffusion, par le biais d\u2019Internet, d\u2019informations bibliographiques et commerciales sur les ouvrages distribués et édités en français au Canada.Pensée par et pour les intervenants de cette industrie, la Société de gestion de la BTLF est à leur service.En effet, c\u2019est dans sa base de données (la BTLF) que les libraires, les bibliothécaires et les documentalistes viennent chercher les informations nécessaires à leur travail.Les éditeurs, grâce à elle, bénéficient d\u2019une visibilité accrue sur le réseau des réseaux.Quant aux distributeurs, la BTLF constitue pour eux non seulement un outil de diffusion de leurs produits mais aussi un lien privilégié, rapide et efficace pour joindre leur clientèle.C\u2019est en 1991 que germe l\u2019idée d\u2019une base de données bibliographiques au sein de l\u2019Association des libraires du Québec (ALQ).En effet, l\u2019absence d\u2019un outil de référence affichant la réalité du marché francophone canadien, c\u2019est-à-dire les prix et les produits des distributeurs d\u2019ici, se fait cruellement sentir.Les membres du conseil d\u2019administration de l\u2019ALQ se penchent alors sur le projet d\u2019une base de données sur cédérom.Ce type de référence existe déjà, bien sûr (Electre, par exemple) mais aucune ne trace le portrait complet de l\u2019industrie du livre francophone au Canada et, par conséquent, ne représente une source fiable pour les libraires, entraînant une multiplication de la documentation nécessaire à l\u2019agrégation.L\u2019intérêt marqué des gouvernements pour le développement de contenu canadien et francophone dans le multimédia et sur l\u2019autoroute de l\u2019information allait donner un coup de fouet au projet.L\u2019ALQ reçut alors du groupe Vigie Informatique 2000 une proposition audacieuse : plutôt que de mettre en marché des cédéroms qui seraient désuets le jour même de leur parution, pourquoi ne pas plutôt créer un site convivial où des données continuellement à jour seraient accessibles aux internautes ?Jointe par l\u2019Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), l\u2019ALQ décida de tenter une aventure jusque-là inédite.Le soutien du ministère du Patrimoine canadien et du ministère de la Culture et des communications du Québec, par l\u2019intermédiaire du Fonds de l\u2019autoroute de l\u2019information, allait permettre la mise au jour de la Banque de titres de langue française, communément appelée la BTLF.Les partenaires en place, T ALQ, PANEL et Vigie Informatique 2000, mirent au point les paramètres de base nécessaires à la construction de la banque.Il fut ainsi déterminé que la façon la plus sûre d\u2019obtenir des données était d\u2019aller les chercher là où elles se trouvent, chez les distributeurs.Plusieurs d\u2019entre-eux, dont les plus importants, étant informatisés, il suffirait en fait de transférer directement les données par systèmes informatiques interposés.L\u2019hypothèse était qu\u2019en automatisant au maximum le processus de saisie des données, on simplifiait et réduisait d\u2019autant les coûts de l\u2019opération.La BTLF pourrait ainsi fonctionner avec une équipe réduite, tout en assurant un maximum d\u2019efficacité et de fiabilité.ARGUS / Vol.27, n 2, Automne 1998 15 La Banque de titres de langue française Encore fallait-il obtenir la collaboration des intervenants du marché.Les libraires, qui avaient rêvé la banque depuis quelques années déjà, la réclamaient.Les bibliothécaires et les documentalistes reconnaissaient la nécessité d\u2019un tel outil.Convaincus eux aussi de sa pertinence, les éditeurs avaient joint le mouvement par le biais de l\u2019implication de leur association.Il ne restait plus qu\u2019à convaincre un maillon essentiel de la chaîne, les distributeurs.Au début du mois de septembre 1997, la Société de gestion de la BTLF prend les commandes de l\u2019opération et une équipe de direction est mise en place.Leur premier objectif est clair : il faut aller chercher les données manquantes.Malgré quelques réticences, les plus importants joueurs du Québec donnent bientôt leur accord et les banques de Dimédia, ADP, DLM, Prologue, Québec Livre et SOCADIS sont ajoutées à la BTLF.Lancée officiellement le 21 novembre 1997, lors du Salon du livre de Montréal, la Banque de titres de langue française représente déjà une gageure : la réunion autour d\u2019un même projet de l\u2019ensemble des intervenants du milieu du livre, dont les intérêts, pourtant, ne sont pas toujours convergeants.Cependant, le travail n\u2019était pas terminé et la mise au point de la BTLF allait demander encore énormément de travail de la part de ses artisans.La Banque de titres de langue française contient actuellement plus de 240 000 titres.Notre objectif est d\u2019atteindre d\u2019ici peu le chiffre de 350 000 titres, ce qui correspond grosso modo au volume total d\u2019ouvrages en français disponibles au Canada.La BTLF est un site à plusieurs paliers.Le premier palier, accessible à tout internaute, est un accès public et gratuit mais cependant limité.On peut y demander et y obtenir des données bibliographiques sur des ouvrages inscrits.Les autres paliers sont réservés aux professionnels du livre.L\u2019accès distributeur et l\u2019accès éditeur, en raison de l\u2019essentielle collaboration de ces artisans, sont gratuits.Les autres types d\u2019accès sont offerts sous forme d\u2019abonnement.Il s\u2019agit de l\u2019accès libraire et de l\u2019accès bibliothécaire (documentaliste).L\u2019accès bibliothécaire permet une recherche plus élaborée (jusqu\u2019à cinq termes de recherche simultanés) que l\u2019accès public \u2014 les notices bibliographiques y sont plus complètes \u2014 et la consultation de répertoires (librairies et maisons d\u2019édition) et du module de liens intéressants.Dans l\u2019accès libraires, aux possibilités déjà énumérées s\u2019ajoutent un répertoire des maisons de distribution, des liens avec les sites des distributeurs, et des modules de téléchargement des nouveautés et des mises à jour ou de sauvegarde des notices sélectionnées par l\u2019utilisateur.Cette fonction de téléchargement permet aux libraires l\u2019économie de la saisie manuelle des données bibliographiques.L\u2019utilisation de la BTLF est simple et conviviale et sa manipulation ne demande pas de connaissances techniques poussées.Il suffit de posséder un ordinateur, un modem et une connexion Internet.Après avoir complété une fiche d\u2019inscription, l\u2019usager est prêt à naviguer.Pour les abonnés, les avantages d\u2019utiliser la BTLF sont multiples : -\tGrâce à nos ententes avec les distributeurs, la base de données est régulièrement mise à jour ; -\tLe module de recherche permet d\u2019obtenir des notices bibliographiques complètes avec aussi peu d\u2019information qu\u2019un numéro ISBN.Par ailleurs, la recherche peut aussi être effectuée par titre, par auteur, par collection, par éditeur, par code à barres, par sujet (selon la classification Dewey) ou par date de parution ; -\tLe téléchargement constitue une réelle économie en temps, argent et effectifs pour les libraires ; -\tLes répertoires, bien documentés, constituent un véritable \u201cWho\u2019s who\u201d de l\u2019industrie du livre francophone au Canada; -\tLe module des liens intéressants permet de prendre contact avec des sites pertinents, un peu partout dans le monde; -\tLes abonnés à l\u2019accès libraire bénéficient de liens directs avec les catalogues et les sites des distributeurs participants ; -\tLa BTLF est maintenant légalement reconnue par le gouvernement du Canada comme ouvrage de référence pour l\u2019information sur la distribution exclusive et l\u2019édition canadienne (Règlement sur l\u2019importation des livres).D\u2019autres services sont aussi disponibles à la Société de gestion de la BTLF : branchement Internet pour la région métropolitaine, conception de sites et de catalogues en ligne, publicité.Ainsi, nous accordons gratuitement des bandes-annonces aux distributeurs nous ayant fourni leurs bases de données, quelle que soit l\u2019importance de celles-ci.N\u2019importe quelle entreprise peut par ailleurs acheter une parution sur bande-annonce.Dans toutes nos actions, notre objectif est toujours de répondre au mieux aux besoins spécifiques de nos interlocuteurs.La Société de gestion de la BTLF est un organisme jeune et en plein développement.De nombreux volets de notre projet restent à mener à terme : ainsi, nous étendons actuellement notre gamme de produits connexes.Outre les services énumérés précédemment, nous pourrions explorer d\u2019autres avenues : il y a des produits d\u2019édition souvent peu ou pas répertoriés.Qu\u2019arrive-t-il des produits sans ISBN, de ces produits accessoires à un manuel, dont souvent la trace se perd ?Comment enrichir et rendre plus convivial le moteur de recherche par sujets ?La Société de gestion de la BTLF entend devenir un acteur incontournable du milieu du livre et faire de sa banque un carrefour d\u2019échange et de diffusion.L\u2019expertise développée à la Société de gestion de la BTLF est exportable et rien ne nous empêche d\u2019établir des projets de coopération avec d\u2019autres pays francophones, dans le but d\u2019étendre notre 16 ARGUS / Vol.27, n* 2, Automne 1 998 La Banque de titres de langue française rayonnement culturel sur Internet.D\u2019autre part, la mise en marché d\u2019un nouvel ouvrage impose actuellement aux éditeurs de remplir une pléthore de fiches et bordereaux pour la Bibliothèque nationale du Québec, les Services documentaires multimédia, Électre, la Bibliothèque nationale du Canada, etc.Ne peut-on imaginer qu\u2019un jour, tous ces documents soient dirigés vers un guichet unique duquel l\u2019information serait déversée par voie électronique ?Pourquoi pas la BTLF?Enfin, dans le cadre de la présentation de la Politique de la lecture et du livre, madame Louise Beaudoin, ministre de la Culture et des communications du Québec, invitait l\u2019Association des libraires du Québec à soumettre un projet de librairie virtuelle.Nous croyons que la BTLF est le lieu idéal d\u2019un tel développement.Nous avons entre les mains un formidable outil, à la fois souple et puissant, qui ne demande qu\u2019à être développé davantage.La Banque de titres de langue française, c\u2019est, pour le milieu du livre francophone au Canada, une fenêtre ouverte sur l\u2019avenir et le monde.I INFOGES INC.Monique Dumont, M.Bibl.Tél.: (514) 629-6925 ¦\tConsultation ¦\tIndexation ¦\tRecherche 1037 Brodeur, Laval, Québec H7G 4K6 Télécopieur : (514) 629-6927 Lo LIBRAIRIE MERCIER a pour objectif de foire tout son possible afin de simplifier votre trouail.Notre expérience nous permet d\u2019effectuer des recherches fréquentes pour vous, et ainsi, réduire le nombre de uos commandes et uous sauver du temps.Depuis 1952.nous desservons les institutions d'enseignement et de recherche, telles que les bibliothèques municipales, scolaires, provinciales, fédérales et d\u2019hôpitaux.Nous comptons avoir le privilège de bien vous servir très bientôt.LIBRAIRIE MERCIER librairie agréée, 40, St-Joseph, Ste-Thérèse, Qc J7E 3L6 Téléphone : (514) 435-0581 Télécopieur : (514) 430-1584 Volumes reliés de luxe Arts et histoire Littérature Scientifiques Médicaux Service de recherche ARGUS / Vol.27, n 2, Automne 1998 17 Les solutions réseau pour optimiser la gestion des documents et leur diffusion dans les organisations (Groupware, Workflow, Intranet) Denis Levasseur Professionnel de l\u2019information documentaire levasseur.denis @ ireq.ca Chronique Ce texte constitue le troisième et dernier volet d\u2019une série d\u2019articles d\u2019introduction à la gestion documentaire électronique.On y définit principalement trois concepts qui ont en commun la gestion et la communication de documents électroniques dans les réseaux informatiques d\u2019entreprise : (1) le Groupware, ou l\u2019informatisation du travail en groupe, (2) le Workflow, ou la gestion des flux d\u2019informations à traiter, et (3) l\u2019Intranet, qui désigne le réseau privé d\u2019une organisation à partir duquel sont utilisées en interne les technologies qui ont fait le succès d\u2019Internet et du World Wide Web.On fait état des bénéfices apportés par le document électronique exploité sur les réseaux d\u2019ordinateurs par rapport au papier dans le circuit tr aditionnel.Intranet bénéficie d\u2019une attention particulière par l\u2019importance qu\u2019on y accorde comme infrastructure d\u2019intégration des activités de gestion documentaire et par le défi majeur qu\u2019il représente pour les professionnels de l'information d\u2019aujourd\u2019hui.In this, the third and final part of a series concerned with the electronic management of documents, three concepts are considered in connection with the management and communication of electronic documents within the corporate network : (1) groupware, or the automation of work in groups; (2) workflow, or the management of the flow of information to be treated; (3) intranet, which indicates the private network of an organization supplying internally the technologies responsible for the success of Internet and the World Wide Web.It takes into account the advantages of the electronic document operated on computer networks over paper handled through traditional channels.Intranet receives particular attention because of the importance given it as an infrastructure for integration of document management activities and because it represents a major challenge for the information professionals of today.Les échanges d\u2019informations sont indispensables au bon fonctionnement des activités d\u2019une organisation dont le succès est étroitement lié à sa capacité de bien les gérer, aussi bien à l\u2019interne entre ses différents services ou départements, qu\u2019avec ses fournisseurs et ses clients.Les entreprises produisent, diffusent, traitent et utilisent continuellement des informations qui sont pour l\u2019essentiel contenues dans des documents : formulaires, dossiers, manuels, politiques, factures, correspondances, spécifications, rapports, contrats, etc.On estime qu\u2019un travailleur passe 25% à 50 % de son temps à en manipuler (Coleman et Khanna, 1995, p.124).Leur gestion efficace est capitale.Traditionnellement, la gestion documentaire est une affaire de papier.Mais ce médium se montre dans de nombreuses situations de moins en moins adapté aux exigences des nouvelles réalités de management où il est devenu impératif de faire mieux, plus rapidement et avec moins de ressources.C\u2019est en réponse à des besoins de communication et d\u2019exploitation plus efficaces des documents dans les entreprises que des solutions informatiques comme le Groupware, le Workflow et les intranets ont été développées autour du document électronique.Articulées au sein des réseaux, elles favorisent un travail en groupe plus efficient et une diffusion plus rapide et économique des documents.Le document numérique en réseau a transformé les façons de travailler et de s\u2019informer.La généralisation des microordinateurs dans les entreprises et leur interconnexion ont fait naître de véritables infrastructures de communication, d\u2019échange et de collaboration.C\u2019est grâce aux évolutions technologiques des dernières années que l\u2019on peut, avec une grande autonomie, réaliser des activités complexes à partir des micro-ordinateurs.Parmi ces évolutions, citons le vaste déploiement des infrastructures LAN et l\u2019essor du modèle client/serveur (Encadré 7), la programmation orientée-objet, les interfaces graphiques, l\u2019augmentation de la puissance de traitement des machines, le multimédia et le Web.Toutes les activités d\u2019informations peuvent aujourd\u2019hui se dérouler en environnement réseau.On propose, dans ce troisième et dernier volet de notre série de textes d\u2019introduction à la gestion documentaire électronique, une présentation des notions de Groupware, de Workflow et d\u2019intranet.Ces trois concepts sont nés de l\u2019informatisation des activités liées aux échanges et à la circulation d'informations dans les organisations.Nous verrons comment le document électronique exploité sur les réseaux d\u2019ordinateurs bouleverse autant la notion même de document que celle du travail en groupe.Les possibilités offertes et les avantages apportés par le document en réseau seront soulignés.18 ARGUS / Vol.27, n\" 2, Automne 1 998 Il pfeCV\tI M\t;\t; v ,f- \u2022\t:\t.\u2019 i\tt Encadré 1.Évolution des réseaux informatiques Des \u201cmainframes\" aux micro-ordinateurs Les premiers systèmes informatiques étaient constitués de gros ordinateurs centraux (.mainframes) auxquels étaient connectés des terminaux passifs de consultation, composés chacun d\u2019un ensemble écran et clavier.Tous les traitements étaient centralisés sur les serveurs.Ce n\u2019est qu\u2019à partir du début des années 1980 que se sont déployés les micro-ordinateurs disposant de tout l\u2019attirail nécessaire (microprocesseur, disque dur, etc.) pour constituer des postes de travail autonomes.Ce transfert de puissance vers les micro-ordinateurs a fait fleurir l\u2019industrie du logiciel que l\u2019on connaît.Réseaux LAN et WA N En interconnectant les micro-ordinateurs d\u2019un département ou de tout un immeuble, les réseaux locaux ou LAN (Local Area Network) ont permis le partage de périphériques et d\u2019applications.Surtout exploité au début pour rationaliser les ressources matérielles (imprimantes, systèmes de stockage, lecteurs de cédéroms, etc.), le réseau local prend aussi en charge les communications entre les postes de travail, l\u2019échange de documents et le travail en groupe.Un réseau WAN (Wide Area Network), ou réseau étendu ou longue distance, raccorde des réseaux locaux dispersés géographiquement, comme ceux des filiales des grandes entreprises.L\u2019infrastructure LAN la plus commune est Éthernet.A rchitecture cl ient/serveur L\u2019association des technologies de micro-informatique et de LAN a conduit au développement de l\u2019architecture client/serveur, qui met à profit la puissance de traitement en local des micro-ordinateurs pour alléger les tâches à être exécutées par les serveurs où sont stockées les données et les applications.Une portion du travail est effectuée sur la machine de l\u2019utilisateur qui dispose de la partie cliente des logiciels pour dialoguer avec les serveurs.Un fureteur Web est un exemple de logiciel client.Seuls les transactions et les documents demandés transitent sur les lignes, ce qui allège les trafics de données.Les informations qui sont modifiées sont renvoyées au serveur pour mettre à jour une base centralisée.Dans ce modèle, n\u2019importe quel ordinateur ayant des ressources à partager peut devenir un serveur.Protocole TCP/IP Le hic avec les réseaux locaux, c\u2019est que les échanges d\u2019informations ont longtemps été limités aux frontières de chaque réseau, caractérisé par son propre mode de transmission de données.Différentes technologies LAN et différents matériels enttaînaient fatalement une incompatibilité.Heureusement, le TCP/IP (Transmission Control Protocol / Internet Protocol) arrive à la rescousse pour interconnecter les réseaux incompatibles entre eux.TCP/IP est un protocole commun permettant les transmissions de données entre systèmes hétérogènes.Il autorise la libre circulation d\u2019informations quel que soit le type de machine ou de réseau.Internet doit son existence à TCP/IP.Le document électronique en réseau : une révolution ?Dématérialisation de l\u2019information Dès les premiers écrits et jusqu\u2019à récemment, le contenu et le support des documents ont été indissociables : hiéroglyphes sur pierre, parchemins, rapports imprimés, etc.Le concept de document a longtemps sous-entendu celui de l\u2019objet physique, comme l\u2019évoque l\u2019Association française de normalisation (citée par Chaumier, 1996, p.3) qui le définit comme l\u2019« ensemble d\u2019un support d\u2019information, des données existant sur ce support d\u2019information et de leur signification ».Cette perception a peu évolué avec les ouvrages sur cédérom puisque ces derniers sont inséparables des disques que les bibliothécaires peuvent cataloguer et ranger dans leur bibliothèque.Avec les réseaux d\u2019ordinateurs pourtant, on mesure bien l\u2019indépendance des informations et des données électroniques qui peuvent y circuler et s\u2019affranchir des média de diffusion que sont la disquette, le cédérom, le papier ou le microfilm.En réseau, le document électronique n\u2019est tributaire d\u2019aucun médium de consignation intrinsèque auquel il peut être identifié.Contrairement aux écrits traditionnels, il n\u2019est pas lié en permanence à un support matériel particulier.Il autorise la séparation des informations de leur représentation physique en offrant le choix de matérialiser ou non, sur un substrat amovible (feuille de papier, disquette, cédérom,.), l\u2019information selon l\u2019usage qui est prévu.Un document stocké sur un serveur et diffusé sur un réseau peut être consulté à distance, révisé, commenté, réutilisé, copié, transféré sur disque, imprimé, etc.Le médium d\u2019échange n\u2019est plus le papier mais un réseau de câbles.L\u2019information est dématérialisée, délocalisée, tout en étant directement modifiable, facile à \u2022 ¦ Les solutions réseau pour optimiser la gestion des documents reproduire ou à effacer.Tout ceci est d\u2019ailleurs à l\u2019origine de préoccupations juridiques concernant la sécurité, le respect des droits d\u2019auteur et la valeur de preuve des documents numériques.?Innovations apportées par le document en réseau La gestion des activités d\u2019information est optimisée avec l\u2019électronique et les réseaux qui facilitent l\u2019accès aux documents et aux données.Ils simplifient les échanges en rendant plus fluide la circulation de l\u2019information.Les banques, les compagnies d\u2019assurances et les administrations publiques ont été parmi les premières organisations à accroître leur productivité et à faire des gains importants sur les coûts, les délais et la qualité du service à la clientèle avec les systèmes d\u2019informations numériques.Les employés obtiennent l\u2019information voulue sans délai de leur poste de travail, accélérant la prise de décision et permettant de renseigner sur le champ un client sur l\u2019état de son dossier.Les avantages apportés par l\u2019exploitation des documents électroniques sur les réseaux informatiques d\u2019entreprise sont indéniables comparativement aux documents sur papier.L\u2019accès aux informations est instantané puisque les documents et les données sont diffusés en temps réel par les serveurs.Les documents sont consultables et modifiables à distance, en tout temps, par plusieurs personnes simultanément.Le travail en groupe sur un même dossier s\u2019en trouve simplifié.L\u2019accès aux documents électroniques est aussi plus facile à contrôler ; les droits de consultation, d\u2019édition, d\u2019annotation ou d\u2019impression peuvent être restreints par des mots de passe notamment.Le numérique permet en outre des recherches multicritères pointues, ou en langage naturel dans le texte intégral.Le document électronique amène de nouvelles possibilités d\u2019exploitation, comme T hypertexte, le multimédia, le repérage dans la structure logique des textes, la réutilisation d\u2019extraits, etc.Une même information maintenue à jour sur un serveur (image, texte, donnée,.) peut être incorporée à plusieurs documents composites auxquels elle est liée.Ne se définissant plus comme un fichier unique, le document électronique devient le point de convergence de blocs d\u2019informations de différents formats (Levasseur, 1998) stockés sur des ordinateurs dispersés sur le réseau.Diverses activités peuvent être entièrement ou partiellement automatisées avec le document numérique, comme la correction, l\u2019indexation et la traduction (encore à perfectionner), la circulation d\u2019un dossier à traiter, la sauvegarde, le classement, l\u2019archivage, l\u2019établissement de statistiques, etc.De nouveaux documents personnalisés sont même créés à la volée à partir de données fournies par formulaire électronique.Enfin, le document électronique en réseau a des impacts profonds sur les façons habituelles de travailler en abolissant les distances entre les départements et les individus.En conséquence, les organisations elles-mêmes se transforment.Le télétravail illustre bien cette révolution.?Rupture avec le circuit de distribution papier Les grandes entreprises diffusent à leurs employés une quantité non négligeable de textes imprimés : politiques, spécifications techniques, nouvelles, documents de formation, procédures, répertoire téléphonique, catalogue des produits, etc.La figure 1 montre les différentes étapes suivies par un document dans le circuit papier traditionnel avant d\u2019aboutir aux destinataires.Ce périple, qui doit recommencer à chaque mise à jour, est extrêmement lourd et coûteux.Il est facile d\u2019imaginer les gains extraordinaires en temps et en argent réalisés par la diffusion des documents d\u2019entreprise directement en format électronique sur un réseau comme un intranet, où l\u2019on accède aux documents en temps voulu et qu\u2019on imprime au besoin.Seuls les originaux sur le serveur sont à maintenir à jour, alors qu\u2019avec le circuit papier il faut remplacer les nombreuses copies distribuées.Ader (1996, p.58) affirme démontrer des économies de 80 % à 90 % avec le document électronique.Les entreprises ne peuvent plus légitimer un système de distribution papier inefficace où le gaspillage règne en maître : « La possibilité de récupérer et de consulter instantanément des documents via le réseau nous permet d\u2019éviter de générer des tonnes de documents imprimés sans jamais savoir s\u2019ils seront lus ou non.» (Bernard, 1997, p.220).C\u2019est la diffusion \u201c just in time \u201d, sans submerger inutilement les salariés de documents qui leurs sont expédiés au cas où ils pourraient servir (\u201cjust in case \u201d).La gestion de collections locales n\u2019est plus requise.Les économies réalisées en espace et en matériel de rangement (cartables, étagères, classeurs, etc.) sont appréciables.?Vers l\u2019entreprise sans papier?Numériser les archives d\u2019une entreprise pour y accéder en réseau et réduire les espaces de stockage qu\u2019elles occupent peut intéresser les gestionnaires lorsque l\u2019on connaît le coût du mètre carré de surface d\u2019entreposage dans les grandes Figure 1.Circuit traditionnel de distribution papier dans une grande entreprise : un processus lourd et coûteux Création / mise à jour avec logiciel d\u2019éditique U Impression / réimpression ü Reprographie en plusieurs exemplaires, reliure II Emballage, étiquetage, affranchissement U Transport en camion U Réception, tri, diffusion à l\u2019utilisateur G Classement / rangement Mise à jour 20 ARGUS / Vol.27, n' 2, Automne 1 998 et leur diffusion dans les organisations (Groupware, Workflow, Intranet) villes.Mais cette solution pour atteindre l\u2019utopique zéro papier est très discutable car la reprise de l\u2019existant est rarement rentable, surtout lorsque les volumes à traiter sont importants.Le faible taux de consultation des documents inactifs peut difficilement justifier les dépenses encourues pour la numérisation.Or la diminution du papier n\u2019est pas une fin en soi.Ce n\u2019est qu\u2019une conséquence de la mise en œuvre de solutions de gestion documentaire plus efficaces dans l\u2019entreprise pour améliorer son fonctionnement.D\u2019ailleurs, « la numérisation n\u2019est pas un remède aux problèmes d'organisation : un fouillis de documents, qu\u2019il soit dans un classeur, dans un ordinateur surchargé ou sur un disque optique reste un désordre.» (Levasseur, 1997, p.10).Néanmoins, dans le prochain siècle, nul doute que de plus en plus les nouveaux documents disparaîtront des classeurs et des boîtes de rangement pour résider sur les serveurs et les disques d\u2019archivage.Et de l\u2019échange de documents par courrier interne on passera inévitablement à la communication sur les réseaux informatiques, ce qui représente une incroyable mutation pour l\u2019archiviste-documentaliste.Groupware : l\u2019informatisation du travail en groupe ?Naissance de l\u2019informatique collective Le travail en équipe est à la base des nouvelles façons de fonctionner dans les organisations.Dès lors l\u2019information doit circuler facilement entre les individus et les groupes.C\u2019est pourquoi dans bon nombre d\u2019entreprises on profite de l\u2019interconnexion des micro-ordinateurs pour favoriser la communication et l\u2019échange de documents électroniques entre les employés.De cette façon, la bureautique individualiste se « collectivise » vers le partage de données et le travail sur des projets communs.Le Groupware est un concept général qui identifie l\u2019ensemble des technologies logicielles visant à faciliter le travail entre personnes qui participent à un même projet ou à une même activité : par exemple, la rédaction d\u2019un document, le suivi d\u2019un dossier, un diagnostic médical, etc.C\u2019est l\u2019application du « travail collaboratif assisté par ordinateur » {Computer Supported Cooperative Work ou CSCW).Le Groupware favorise le développement d\u2019environnements de travail virtuels sur le réseau, où collègues et spécialistes n\u2019ont plus à se réunir au même endroit et en même temps pour coopérer.Par Groupware, on fait généralement référence aux produits logiciels des gros noms de l\u2019industrie informatique '.Notes de Lotus/IBM, commercialisé en 1989, est le grand classique.Mentionnons aussi InterOffice d\u2019Oracle, GroupWise de Novell et Exchange de Microsoft.L\u2019étroite relation entre le Groupware et ces solutions propriétaires spécialisées, reconnues pour être plutôt dispendieuses, va en s\u2019amenuisant avec les nouvelles moutures des suites bureautiques qui tiennent compte des activités de groupe, ainsi qu\u2019avec les récentes applications Web qui intègrent plusieurs fonctionnalités Groupware.?Fonctions de gestion documentaire Les logiciels Groupware offrent des mécanismes de gestion documentaire qui nous affranchissent des contraintes liées au support papier.Les documents sont stockés sur un ou plusieurs serveurs dans des bases de données ou des répertoires communs.Les membres du groupe gèrent leurs informations à distance.Edition, indexation, recherche, classement, diffusion, révision, annotation, routage, archivage, etc., sont des activités qui se déroulent entièrement sur le réseau.La dernière version de chaque document est toujours affichée par défaut, avec la possibilité de restituer les variantes antérieures, au besoin.Un mécanisme de vérification (\u201c check-in/check-out \u201d) empêche deux personnes de revoir un même document au même moment.Certaines applications permettent de travailler à plusieurs sur un même texte à partir d\u2019un écran partagé, affiché sur tous les postes de travail.Le suivi des modifications (quoi ?, par qui ?, quand ?,.) est une fonction commune.Une trouvaille de Lotus Notes est la «réplication », qui permet de mettre à jour systématiquement et à intervalle régulier des documents stockés sur différents serveurs ou postes de travail.Ce mécanisme est commode pour travailler sur un texte à partir d\u2019un portable \u2014 les changements sont rapatriés automatiquement sur le serveur et les postes de travail lors du rebranchement au réseau \u2014, et afin de synchroniser le contenu de bases de documents situées suides serveurs distants.?\tOutils de communication et autres Avec les bases de documents (ou les répertoires) partagés, la messagerie électronique constitue un élément central de tout logiciel Groupware.Elle permet de communiquer avec des collègues, échanger sur des forums de discussion et expédier des documents en pièce jointe.Les produits Groupware offrent en complément des outils de gestion de calendriers et d\u2019agendas de groupe, de conférence électronique, de numérisation avec reconnaissance optique des caractères, de « workflow », ou de gestion électronique des processus, de télécopie, de gestion de formulaires et de conduite de projets.L\u2019intégration des autres applications (traitements de texte, tableurs, bases de données, etc.) est généralement prévue.La visiophonie et la vidéoconférence sont de récentes technologies permettant de se parler et de se voir en temps réel.?\tLa réalité du Web Les concepteurs d\u2019applications Groupware ont vite pris conscience des enjeux d\u2019Internet.Pour demeurer concurrentiels face aux réseaux Web privés, peu onéreux (cf.les intranets que nous présenterons plus loin), ils ont dû adapter leurs produits et réviser leurs prix ARGUS / Vol.27, ri 2, Automne 1 998 21 Les solutions réseau pour optimiser la gestion des documents à la baisse.\u201c To survive, they\u2019re extending their next-generation client/server Groupware platforms with translation mechanisms so that anyone with a standard Web browser can access the Groupware servers.\u201d (Radosevich, 1996, p.58).InterNotes Web Publisher, entre autres, se veut une extension aux serveurs Lotus Notes qui convertit les documents Notes en format HTML.L\u2019application profite de la gratuité et de l\u2019universalité des fureteurs, nous soustrayant ainsi de l\u2019achat et de l\u2019installation des logiciels clients.Workflow : la gestion des flux d\u2019informations à traiter Le Workflow est une application Groupware spécialisée qui se charge de superviser la circulation sous forme électronique de documents ou de dossiers à traiter, lesquels s\u2019insèrent dans une routine de travail où interviennent plusieurs personnes.En d\u2019autres termes, c\u2019est la gestion informatisée des flux d\u2019informations en parallèle au suivi de l\u2019enchaînement des tâches se déroulant lors des opérations courantes d\u2019un organisme.Le Workflow est un fruit du \u201c reengineering \u201d.Il coordonne sur un réseau toutes les étapes d\u2019un processus d\u2019affaires en intégrant employés et informations, ce qui n\u2019est pas sans conséquence sur les structures traditionnelles de gestion et d\u2019organisation du travail.Il existe deux principaux types de Workflow (Lubkov, 1997).Le Workflow de production automatise, dans une logique de chaîne de production industrielle, les procédures de suivi de dossiers.Il convient particulièrement à la gestion des réclamations dans les compagnies d\u2019assurance et à la gestion des demandes de prêt dans les institutions financières.Il intéresse aussi les administrations publiques, comme par exemple le Ministère du Revenu qui gère par Workflow les données des formulaires et des feuillets d\u2019impôts reçus.Le suivi des demandes de brevets et d\u2019autorisation de mise en marché de produits pharmaceutiques sont deux autres applications classiques.Toutes ont en commun des tâches standard et répétitives où se manipulent de gros volumes d\u2019informations.Le Workflow ad hoc (ou de proximité) permet par ailleurs de gérer des routines de travail à plus petite échelle, comme la gestion de commandes dans un département de fourniture de matériels, ou les demandes de congés dans un service du personnel.Plusieurs logiciels sont conçus pour gérer tout le circuit de création, d\u2019approbation, de révision et de distribution des procédures dans un système qualité (cf.accréditation ISO 9000).Le Workflow ad hoc peut s\u2019appliquer dans une bibliothèque pour gérer les ressources électroniques, de leur acquisition jusqu\u2019à leur mise à la disposition des usagers.Ce Workflow simplifié est celui pris en compte dans les logiciels Groupware.Le Workflow de production, à l\u2019échelle de toute une entreprise, nécessite généralement l\u2019emploi d\u2019un produit spécialisé : par ex., FileNET Visual WorkFlo, IBM FlowMark, JetForm FormFlow, DigitalLinkWorks, BancTec/ Plexus FloWare, etc.Plusieurs d\u2019entre eux permettent de schématiser à l\u2019écran le déroulement des opérations nécessaires au traitement des dossiers.Ils nous laissent ainsi voir de manière synthétique l\u2019ensemble des activités, les circuits de routage des documents et les rôles de chaque intervenant.Le logiciel gère l\u2019enchaînement des opérations.Il détermine automatiquement les tâches à accomplir et les attribue aux bonnes personnes suivant l\u2019étape où en est rendu le traitement d\u2019un dossier.Le système permet de connaître en tout temps la progression du cas.Les applications de Workflow assistent les employés dans la réalisation des tâches, que ce soit par l\u2019appel automatique des outils de numérisation, de traitement de texte, les tableurs, les bases de données, etc., ou pour la production immédiate d\u2019accusés de réception et leur envoi par télécopie.Le système maintient pour chaque acteur la liste des travaux qu\u2019il a à exécuter, avec des indications sur les priorités et les délais.Des dispositifs de sécurité font que les employés n\u2019ont accès qu\u2019aux activités et informations qui les concernent.Le système veille à ce que soit respectées les échéances et peut expédier des messages d\u2019alerte si nécessaire.L\u2019enregistrement des données de traitement permet de générer des statistiques qui facilitent les analyses de coûts, de performance, etc.Intranet : le Web interne des entreprises ?Les technologies du Web utilisées en privé Le grand public, les organisations et les professionnels de l\u2019information sont sensibilisés au potentiel fantastique d\u2019Internet comme média d\u2019échange et de diffusion de documents et de données à l\u2019échelle planétaire.Le Web permet en outre aux entreprises d\u2019établir leur vitrine sur le réseau pour se faire connaître et faire des affaires.Mais les technologies qui ont fait le succès d\u2019Internet peuvent leur offrir beaucoup plus qu\u2019une simple présence coiporative sur l\u2019inforoute.Exploitées sur un réseau LAN ou WAN, elles permettent de bâtir son propre réseau Web privé, ou intranet.Depuis 1996, le déploiement des intranets connaît un véritable essor.Plus de 70 % des fureteurs vendus par Netscape le sont pour des applications à l\u2019intérieur des réseaux d\u2019entreprises.\u201c These private, single-company Web networks took everybody by surprise and their associated Web sites are now proliferating faster than those on the public Internet.\u201d (Szuprowicz, 1996, p.7).Les protocoles, les standards et les outils utilisés sont les mêmes que ceux d\u2019Internet sauf qu\u2019ils sont 22 ARGUS / Vol.27, n 2, Automne 1 998 et leur diffusion dans les organisations (Groupware, Workflow, Intranet) exploités en interne, sur un réseau privé.Celui-ci est protégé des accès non autorisés par un système coupe-feu ou garde-barrière (firewall) (Figure 2) si l\u2019organisation veut relier son intranet à Internet.Un intranet peut être constitué de plusieurs serveurs Web interconnectés, développés dans les différents départements et succursales de l\u2019entreprise, ou plus simplement être bâti autour d\u2019un serveur unique.Dans le premier cas, l\u2019intranet peut être composé de centaines de serveurs interreliés.Une page d\u2019accueil générale permet alors d\u2019accéder, de façon transparente, à tous ces centres d\u2019information gérés localement.Dans le second cas, il s\u2019agit en quelque sorte d\u2019un intranet indépendant, dont le contenu n\u2019a pas à être diffusé dans toute l\u2019organisation.Au service d\u2019un nombre restreint d\u2019utilisateurs, il vise à répondre aux besoins particuliers d\u2019un service ou d\u2019un groupe de travail.Comme sur le World Wide Web, le protocole TCP/IP gère le transport des données et des documents entre les serveurs Web d\u2019un intranet et les fureteurs (Navigator, Explorer ou autre) installés suites postes de travail pour accéder aux informations corporatives 2.Et tout comme sur le réseau Internet, les intranets font appel au standard HTML comme format de document privilégié, aux Figure 2.Intranet, un réseau privé au coeur d\u2019Internet ; et intégration des activités Groupware et Workflow dans l\u2019infrastructure Intranet INTERNET (réseau public) Intranet^^.(réseau privé) Passerelle secunsee Coupe-feu (firewall) moteurs d\u2019indexation et de recherche, au langage de programmation Java, à FTP, au standard CGI pour accéder aux bases de données existantes .bref, à tout protocole, standard et outil du Web.?Un système d\u2019information intégré, simple et économique Les intranets constituent des infrastructures de communication et de gestion d\u2019informations internes sans précédent.Ils permettent particulièrement d\u2019accéder à des ressources de toutes sortes (documents, bases de données, logiciels, courriers électroniques, etc.) à partir de l\u2019unique interface conviviale de son fureteur.Les intranets revalorisent les technologies Web que plusieurs associent trop étroitement au World Wide Web d\u2019Internet qui a parfois mauvaise réputation avec ses engorgements, ses problèmes de sécurité, son manque d\u2019organisation, son contenu immoral ou trop commercial, etc.Il est donc important de rappeler ici qu\u2019en entreprise, le Web peut exister sans Internet.La technologie Web bouleverse le marché traditionnel des applications client/serveur en étant une infrastructure logicielle non propriétaire.En d\u2019autres termes, elle n\u2019appartient à aucun constructeur.Un intranet utilise des standards ouverts, que ce soit pour l\u2019échange des données ou pour le format des documents.Grâce à TCP/IP notamment, le Web est compatible avec toutes les plates-formes.Il supprime littéralement les barrières entre les différents types de réseaux et les machines disparates (PC, Macintosh, Sun, etc.) qui constitueraient normalement un frein aux échanges.Tout employé peut ainsi accéder aux ressources d\u2019un intranet, peu importe le type d'ordinateur qu\u2019il utilise.Un intranet est un média sans pareil pour rassembler des documents et des données corporatives dans une interface utilisateur universelle qui supporte tout type de fichier, que ce soit du texte, des graphiques, des images, du son, de la vidéo, des mini-applications Java, des logiciels, etc.3 L\u2019hypertexte permet de centraliser virtuellement des collections entières de documents.L\u2019employé y accède par simples clics de souris, sans égard à leur localisation sur le réseau et sans qu\u2019il n\u2019ait à se préoccuper d'ouvrir d\u2019autres applications que le fureteur.Celui-ci sert de point d\u2019accès unique aux ressources d\u2019information de l\u2019entreprise et permet du même souffle d\u2019accéder directement aux serveurs Web d\u2019Internet.Très peu d\u2019investissements sont requis pour déployer un intranet.Il n\u2019y a rien de comparable avec les vastes projets informatiques structurés faisant appel à des solutions propriétaires complexes et coûteuses qui exigent beaucoup en administration et en entretien.L\u2019intranet ne nécessite que peu de changement d\u2019équipements, sinon aucun.Et à moins de vouloir limiter l\u2019accès à certains employés, pas un seul compte utilisateur n\u2019est à créer puisque le Web est par défaut un système ouvert.Les logiciels serveurs, clients (fureteurs) et auteurs (éditeurs HTML et filtres de conversion) sont disponibles à faible coût, voire gratuitement.Le montant à prévoir pour la formation est négligeable vue la simplicité des outils.L'interface intuitive des fureteurs remporte déjà l\u2019adhésion du personnel avec le World Wide Web.?Utilisations communes des intranets Les intranets facilitent l\u2019accès aux documents et aux données de l\u2019entreprise en les publiant sous forme électronique : spécifications, communiqués, rapports, organigrammes, procédures, bilans financiers, plans d\u2019ingénierie, descriptions de postes à combler, etc.Le stockage des informations corporatives sur le réseau rend caduc le circuit de distribution papier, lent et coûteux, dont on a illustré plus haut 1 ' inefficacité.L\u2019aisance pour produire des documents en HTML ou en PDF, et les transférer sur le réseau, encourage la mise en valeur des informations « grises » enfouies dans l\u2019organisation.Bon nombre d\u2019employés n\u2019auraient jamais connu l\u2019existence de renseignements utiles à leur travail si ces derniers n\u2019avaient pas été rendus publics sur intranet, en dehors du circuit de transmission normal.ARGUS / Vol.27, n 2, Automne 1 998 23 Les solutions réseau pour optimiser la gestion des documents Ce qui peut être diffusé comme information corporative dans un intranet n\u2019a pas de limite.Des modèles de documents à utiliser pour assurer la cohérence des sites Web, les plans des locaux, des synthèses documentaires, le menu de la cafétéria, ou encore des images, logos et symboles pouvant être inclus dans de nouveaux documents sont quelques exemples.Des bases de connaissances ou des réponses aux questions fréquemment posées (cf.FAQ) permettent de s\u2019informer par soi-même au lieu d\u2019importuner à tout instant les employés des autres services.Des guides d\u2019aide à la recherche et des pages Web de dépannage sont des outils dont l\u2019utilité n\u2019est pas négligeable.Les intranets permettent d\u2019intégrer les systèmes d\u2019information existants, tels que bases de données et catalogues de bibliothèques.C\u2019est grâce au standard CGI (Common Gateway Interface) qu\u2019un usager, de son fureteur, peut dialoguer avec ces applications sans qu\u2019il n\u2019ait à disposer des parties clientes ou d\u2019ordinateur compatible avec la plateforme sur laquelle les logiciels fonctionnent.Les requêtes sont expédiées au serveur Web par formulaire HTML, lequel serveur lance via la passerelle CGI les commandes à l\u2019application.Les résultats sont acheminés au fureteur en format HTML.De cette manière les concepteurs de logiciels documentaires tâchent d\u2019adapter leurs produits au Web.Plus que de simples outils d\u2019accès à des documents ou à des données, les fureteurs permettent de déclencher le télédéchargement de fichiers ou T installation et la mise à jour de logiciels.Ce sont des produits de plus en plus évolués et polyvalents, qui permettent en outre d\u2019expédier et de recevoir du courrier, de participer à des forums de discussion, d\u2019éditer des documents et d\u2019établir une conférence en ligne.Ils rendent possible la collecte de données à partir de formulaires pour gérer des commandes, les inscriptions à des stages de formation, ou pour des enquêtes internes.?Intranet comme infrastructure Groupware Des entreprises développent un Web privé comme alternative aux solutions Groupware coûteuses des grands constructeurs, solutions qui ont traditionnellement fonctionné en circuit fermé.On Ta vu plus haut, un intranet est une architecture ouverte, non propriétaire, bon marché, simple à mettre en place et à exploiter.Il permet de diffuser des documents, d\u2019accéder à des bases de données, d\u2019effectuer des recherches, etc.Des extensions aux fureteurs permettent de supporter le multimédia et une large variété d\u2019outils de communication qui favorisent la coopération : messagerie électronique, forums de discussion, bavardage en direct (chat), visiophonie, vidéoconférence, etc.Toutefois, les standards et les outils de base d\u2019Internet n\u2019offrent pas toutes les fonctionnalités proposées par les logiciels Groupware spécialisés (Clark étal, 1996 ; Radosevich, 1996 ; Szuprowicz, 1996).Le Web est encore très orienté vers la diffusion en masse d\u2019informations et demeure limité pour les activités complexes qui font appel aux bases de documents partagés, aux agendas communs, à la gestion intégrée de bases de données, à la réplication, etc.Tout ceci ne l\u2019empêche toutefois pas de constituer l\u2019infrastructure de développement des nouvelles applications de groupe.On assiste depuis peu à la convergence des marchés du Groupware et du Web dans celui des intranets.D\u2019un côté Lotus, IBM et autres Novell et Oracle redéfinissent leurs solutions propriétaires autour des standards ouverts d\u2019Internet, tandis que de l\u2019autre les acteurs du Web intègrent les fonctionnalités Groupware à leur fureteur.On voit l\u2019émergence de produits hybrides tels Netscape Communicator, OpenText Live link et Lotus Domino, qui proposent une panoplie de fonctions et d\u2019outils adaptés pour les intranets et Internet : fureteur, messagerie, annuaires, éditeur HTML, vidéoconférence, workflow, moteurs d\u2019indexation, cryptage, imagerie, calendriers, gestion de projets, etc.?La question de la bande passante La bande passante étroite revient sans cesse dans les critiques à propos d\u2019Internet.Elle correspond au débit maximal de données qui peut être supporté par le réseau, mesuré en Kbps ou en Mbps (milliers ou millions de bits par seconde).C\u2019est que l\u2019engouement pour le multimédia et le nombre toujours croissant d\u2019usagers surchargent les lignes et engorgent le réseau.Cela a en outre entraîné le développement de technologies d\u2019affichage par « rendu progressif » afin de réduire l\u2019attente lors du chargement de fichiers son et vidéo, et des documents PDF comportant plusieurs pages.La lourdeur des transferts de données demeure néanmoins le lot quotidien des internautes, en attendant la généralisation des accès par câble ou des réseaux à fibres optiques pour digérer tout le trafic sur l\u2019inforoute.En contrepartie, la question de la bande passante est bien secondaire dans un intranet établi en réseau local.Les réseaux LAN autorisent en effet des débits de données de l\u2019ordre de 10 à 100 Mbps, soit une bande passante de 300 à 3000 fois supérieure aux 20 à 40 Kbps permis sur Internet avec une liaison modem.4 En conséquence, les documents HTML et PDF sont affichés en un rien de temps et il ne faut plus que quelques secondes pour transférer une séquence vidéo complète au format AVI ou MPEG.On tire profit sur intranet d\u2019une application comme la vidéoconférence qui demeure difficile à exploiter efficacement sur le World Wide Web.Publicité LA REVUE DES BIBLIOTHÉCAIRES PROFESSIONNELS Line Glaude Téléphone : (514) 845-3327 Télécopieur : (514) 845-1618 Courriel : info@cbpq.qc.ca 24 ARGUS / Vol.27, ri 2, Automne 1998 et leur diffusion dans les organisations (Groupware, Workflow, Intranet) En guise de conclusion Le partage d\u2019informations sur les réseaux informatiques se généralise.Maintes activités sont depuis longtemps effectuées à partir des micro-ordinateurs et la gestion documentaire ne fait pas exception.Avec l\u2019avènement d'outils informatiques adaptés et conviviaux, il est désormais possible de gérer efficacement la circulation des documents électroniques dans l\u2019entreprise aussi bien que leur création, leur traitement et leur archivage.Le document électronique en réseau offre de nouvelles et riches possibilités d\u2019exploitation, tout en entraînant des économies de temps et d\u2019argent considérables.Il offre une alternative avantageuse au circuit de distribution papier coûteux.Le document électronique en réseau offre de nouvelles et riches possibilités d\u2019exploitation, tout en entraînant des économies de temps et d\u2019argent considérables Les intranets sont sans contredis des systèmes d\u2019information uniques.Les avantages de la technologie Web en font des infrastructures technologiques privilégiées pour communiquer, collaborer et diffuser des données et des documents corporatifs.Un intranet se base sur des standards ouverts, en plus d\u2019être peu onéreux et facile à bâtir et à exploiter.Le Web est indépendant des plates-formes informatiques déjà en place dans les organisations.Il permet de consulter des publications internes et externes, de recevoir et d\u2019expédier du courrier, d\u2019échanger sur des forums et d\u2019accéder à des bases de données à partir de son unique fureteur, d\u2019utilisation très conviviale.À l\u2019origine séparés, la GED (sensu stricto), le Groupware et le Workflow s\u2019intégrent dans les nouvelles solutions développées pour le Web.La maîtrise des intranets est un défi majeur pour le professionnel de l\u2019information dans le développement en réseau de l\u2019entreprise (Dumont, 1997).C\u2019est en effet dans ce cadre que les bibliothécaires-documentalistes et les archivistes doivent baser leurs interventions.La mise en place d\u2019un intranet implique une approche documentaire et des compétences bien différentes de celles requises pour la simple conception de pages pour le World Wide Web.Un intranet est un projet d\u2019organisation de contenus mis à la disposition des employés.Il évolue au rythme du travail quotidien et des besoins.Ceci implique le choix des ressources à diffuser ou à filtrer, l\u2019édition de pages Web, la gestion du cycle de vie des documents, la conversion de fichiers sources en HTML, XML ou PDF, le développement d\u2019outils de classification et de repérage, etc.Martin (1996) suggère même l\u2019animation sur des forums de discussion.Le document en réseau bouleverse les règles et les pratiques traditionnelles des métiers de l\u2019information documentaire.Plusieurs des outils habituels sont devenus désuets et ne répondent plus aux besoins de gestion des documents électroniques.Notre relation avec l\u2019écrit a changée et il ne fait plus aucun doute que les concepts de numérisation, SGML, intranet, workflow, etc.s\u2019ajoutent au vocabulaire de la documentation et des archives.Renouveler le centre d\u2019information en entreprise figure désormais à notre agenda car les usagers ne peuvent plus se contenter de simples références bibliographiques dans un catalogue électronique (OPAC).Saluons au passage la révision du programme de formation de l\u2019EBSI, laquelle est consciente qu\u2019aucun bibliothécaire ou archiviste « digne de ce nom » ne peut aujourd\u2019hui « survivre » (Deschâtelets, 1998), du moins en entreprise, sans une formation satisfaisante aux nouvelles technologies de l\u2019information.La mise en place d\u2019un intranet implique une approche documentaire et des compétences bien différentes de celles requises pour la simple conception de pages pour le World Wide Web Ce texte sur la gestion du document en réseau conclut notre série d\u2019articles d\u2019introduction aux concepts de base de la gestion documentaire électronique (GDE).Nous souhaitons que cette suite ait pu constituer une bonne entrée en la matière pour les non initiés, et un rappel intéressant pour les autres.Maîtriser les concepts et les technologies de la gestion des documents numériques est indispensable pour répondre aux besoins modernes d\u2019information et ainsi de disposer de bases solides pour relever les nouveaux défis.Ceux qui maîtriseront les bons outils traceront leur voie dans la nouvelle économie de l\u2019information qui s\u2019instaure et propulseront notre profession en mutation dans le prochain siècle.Notes 1\tLes logiciels Groupware sont parfois appelés en français « collecticiels » ou « synergiciels ».2\tRappelons que TCP/IP intègre ou supporte les protocoles HTTP (navigation hypertexte), FTP (transfert de fichiers), Telnet (émulation de terminal), SMTP.MIME et POP (courrier électronique), NNTP (babillards Usenet), Gopher, et plusieurs autres.3\tEn faisant appel à des extensions comme VDOLive, RealAudio, Acrobat Reader ou WordViewer, un fureteur peut afficher des objets multimédias et des textes non compatibles avec HTML.ARGUS / Vol.27, ri 2, Automne 1 998 25 4 Sur un intranet étendu à un réseau WAN, la largeur de bande n\u2019est que de 20 à 200 Kbps, puisque les données transitent sur les lignes téléphoniques, comme sur Internet.À noter par ailleurs qu\u2019une connexion par modem câblé permet d\u2019atteindre 400 Kbps.Références Ader, Martin.1996.Management collectif de l\u2019information.Gestion électronique de documents (GED), Collectique (Groupware), Flux de travail (Workflow).Paris : INSEP Éditions, 181p.Bernard, Ryan.1997.L\u2019Intranet en entreprise.Paris : Sybex, 496 p.[Traduction par Olivier Engler du livre The Corporate Intranet, publié chez John Wiley & Sons] Chaumier, Jacques.1996.La gestion électronique de documents.Paris : Presses Universitaires de France, 123 p.Clark, Mike ; McKeen, Mike ; Geary, Jill et Nader Nanjiana.1996.Groupware vs.Intranets.White Paper, Syracuse University, School of Information Studies [http://error.syr.edu/~bmis/white/ notes_vs_web/contents.html] Coleman, David et Raman Khanna (éditeurs).1995.Groupware : technology and applications.Upper Saddle River (NJ) : Prentice Hall, 576 p.Deschâtelets, Gilles.1998.« Maîtrise en sciences de l\u2019information : un programme complètement révisé ».En direct de l\u2019EBSI, no 10, p.3.Dumont, Monique.1997.« La bibliothèque spécialisée : expertise et actions à l\u2019aube du XXIe siècle ».Documentation et bibliothèques, vol.43, no 2, pp.57-63.Levasseur, Denis.1997.« L\u2019enjeu de la gestion documentaire électronique (GDE) ».Argus, vol.26, no 3 (hiver), pp.9-15._______________.1998.« Les écrits numériques : nature et tour d\u2019horizon des principaux formats ».Argus, vol.27, no 1 (printemps-été), pp.15-23.Lubkov, Michel.1997.« Un workflow, comment et pourquoi ».Archimag, no 107 (septembre), pp.32-35.Martin, Philippe.1996.« Intranet : présentation technique et perspectives ».Documentaliste - Sciences de l\u2019information, vol.33, no 4-5, pp.207-213.Radosevich, L.1996.\u201c Internet plumbing comes to Groupware \u201d.Datamation, vol.42, no 10, pp.58-62.Szuprowicz, Bohdan O.1996.Intranets and Groupware :\teffective communications for the enterprise.Charleston (South Carolina) : Computer Technology Research Corp., 248 p.- Faxon Québec, une ressource fiable en mesure de répondre à tous vos besoins.Faxon Québec Casier postal 444, Outremont, Québec, H2V 4R6 Téléphone : (514) 274-5468 ¦ (800) 361-1431 Télécopieur : (514) 274-0201 Courrier électronique: faxonquebec@faxon.ca Site web: http://www.faxon.ca Vos usagers comptent sur vous, vous pouvez maintenant compter sur Faxon Québec, les spécialistes de la gestion de l\u2019information et des périodiques.\u2022\tAvec Faxon Québec, vous profiterez de la force d\u2019un réseau tout en bénéficiant d\u2019un service personnalisé et d\u2019une équipe qui vous est entièrement dévouée.\u2022\tFaxon Québec, une ressource fiable en mesure de mieux répondre à tous vos besoins actuels et futurs.\u2022\tFaxon Québec, un nouveau nom à retenir mais déjà une longue tradition de qualité de service, d\u2019innovation technologiques et leadership dans le secteur des bibliothèques. Vers de nouveaux défis 29e Congrès annuel de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec 21-23 mai 1998, Montréal Mircea Gheorghe Bibliothécaire professionnel Congrès, colloques, symposiums Chaque édition du Congrès de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec est une occasion de rassembler les énergies des professionnels de l\u2019information documentaire autour des problèmes posés, simultanément, par les tendances technologiques du domaine et par le contexte des politiques économiques.Chaque année, également, le Congrès devient, par les nombreuses expériences et informations partagées, une source de progression et de solidarité professionnelles.Cette année, le Congrès a porté sur trois aspects principaux : « Les tendances actuelles de l\u2019économie et la société », «Les nouvelles façons de faire et les nouveaux services à offrir », « Les nouveaux milieux à conquérir ».«Tendances actuelles », «nouvelles façons», « nouveaux services », «nouveaux milieux » \u2014 et il faut encore ajouter « les nouveaux défis » du titre \u2014 il est facile à observer que le principal mot clé de ce Congrès a été le « nouveau » sans oublier les autres qui partagent la même aire de significations : «changement», « adaptation », « mobilité», « diversification », « partenariat ».La majorité des conférenciers a opté pour le deuxième aspect ; c\u2019est un choix tout à fait légitime parce qu\u2019on s\u2019adapte aux tendances de l\u2019économie et de la société et on entreprend la conquête des nouveaux milieux en procédant à la diversification des services et des « façons de faire ».La conférence d\u2019ouverture a été donnée par Gérard Ouimet, professeur à l\u2019École des Hautes Études Commerciales.Le sujet\u2014 « La réalisation de soi au travail à l\u2019aube du XXIe siècle : mythe ou réalité?» \u2022\u2014\u2022 était attrayant et le conférencier, après un aperçu historique sur la perception du travail de l\u2019Antiquité à nos jours, a insisté sur l\u2019évolution des entreprises dans les dernières décennies.C\u2019est ainsi qu\u2019il a préparé la réponse à une question passablement importante : comment l\u2019individu peut-il se valoriser et trouver de nouvelles possibilités de réalisation de soi?Le conférencier a recommandé l\u2019adaptation aux nouvelles conditions et un investissement supplémentaire d\u2019énergie dans le développement professionnel et dans les préoccupations extérieures au marché du travail : plus de temps consacré à la famille et aux loisirs \u2014 l\u2019époque des « bourreaux de travail » est révolue.La conférence inaugurale a eu le mérite de formuler la raison profonde du changement et de l\u2019adaptation : les conditions difficiles dans lesquelles les professionnels de la documentation doivent travailler, évoluer et assurer la survivance de leur profession.Louis Houle (Université McGill), «Acquisition vs accès : brisons une fois pour toutes le statu quo! » préoccupé par la situation des périodiques, a avancé une solution alternative à l\u2019acquisition traditionnelle et au PEB \u2014 la fourniture d\u2019articles de périodiques en versions électroniques subventionnée par bibliothèque.Cette solution devrait satisfaire les usagers et en même temps, pallier la conjoncture inconfortable apparue à la suite du gel des acquisitions et du personnel.Une autre solution alternative aux coupures d\u2019abonnements a été décrite par Gérald Boudreau dans « Le pouvoir d\u2019achat des grands groupes: les négociations en consortium pour les banques de données en ligne ».Le succès de cette solution \u2014 l'utilisation des banques de données de tous types disponibles en ligne \u2014 dépend du coût de ces banques de données qui peut dépasser les ressources d\u2019une seule bibliothèque.Le conférencier, responsable de l\u2019équipe de travail pour les achats en groupe de la sous-commission des bibliothèques de la CREPUQ, a mentionné les négociations en cours avec divers fournisseurs.On retrouve le même grand sujet \u2014 comment renouveler les services offerts au public \u2014 dans la conférence de François Reiner, « Cité Coeur de Réseau (C.C.R.) et définition de nouvelles ARGUS / Vol.27, n 2, Automne 1 998 27 Congrès, colloques, symposiums / C.B.RQ.pratiques professionnelles à la Cité des Sciences et de l\u2019Industrie de Paris ».La Cité Coeur de Réseau permet la fourniture de contenus multimédias \u2014 son, texte et image vidéo \u2014 à partir d\u2019une plate-forme numérique à haut débit utilisant l\u2019ATM et la fibre optique ; Richard Boivin, Jacqueline Labelle et Rosaire Caron dans « La mise en place d\u2019un Intranet dans une bibliothèque » ont insisté sur les bénéfices de l\u2019Intranet qui, au CRSBP de Montérégie, a facilité le stockage, l\u2019analyse et l\u2019échange de l\u2019information.L\u2019Intranet a rendu possibles, en même temps, certaines réductions de coûts et de délais ; Yves Sarault et Pierre Daoust, «Pourquoi l\u2019impartition ?» ont décrit comment le recours à un impartiteur a conduit à une évaluation précise de l\u2019efficacité du service de catalogage à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Cette évaluation a conduit à une réorganisation et à une redistribution du personnel qui ont paré les coupures des postes envisagées par l\u2019administration de l\u2019Université.Une « tendance actuelle » a été l\u2019objet de la conférence d\u2019Elise Boisjoly, « Réseau biblio : un Canada branché » : grâce au gouvernement fédéral, aux autres gouvernements et à plusieurs organismes, le Canada est en train de devenir le pays le plus branché au monde.La conférencière a décrit la mission des bibliothèques qui doivent enseigner aux usagers les ressources de l\u2019Internet et contribuer au développement des contenus sur l\u2019autoroute de l\u2019information.Une conférence en deux volets consacrée aux nouveaux marchés à conquérir a été donnée par Christian Ducharme «Nouveaux services, nouveaux métiers : le bibliothécaire doit ajouter quelques cordes à son arc » et Monique Dumont («Travailleur autonome : d\u2019abord se connaître! »).Christian Ducharme a identifié une nouvelle orientation des bibliothèques soumises aux réductions budgétaires : celle de faire appel, pour certaines tâches, à des sous-traitants.Ce marché potentiel des sous-traitants se trouve à la portée des bibliothécaires qui réussissent à s\u2019adapter à des milieux et à des partenaires différents, qui s\u2019investissent beaucoup dans leur profession et qui maîtrisent les techniques de persuasion et de présentation.Le deuxième volet a concrétisé ce point de vue théorique : les bibliothécaires sont de plus en plus attirés par le travail à leur compte.Mais l\u2019accomplissement professionnel dans ce type de travail dépend de la bonne connaissance de soi et de l\u2019évaluation précise non seulement des avantages, mais également des risques.Plusieurs participants à une table ronde sur « La tarification des services en bibliothèque » (Jacques Morrier, Ghislaine Bélanger, Claudette Poulin, Jean-François Arteau, Monique Dumont) ont mis face à face les arguments principaux d\u2019un dossier « chaud ».Aux raisons exposées par Jean-François Arteau de l\u2019Union des municipalités du Québec (diversification des services, l\u2019amélioration de la qualité des services fournis, la contribution des bibliothèques à l\u2019enveloppe budgétaire nécessaire à leur fonctionnement) les bibliothécaires représentés par Claudette Poulin de la bibliothèque municipale de Mirabel, ont opposé les conséquences de la tarification: diminution de 33,4 % du nombre des usagers, la proportion réduite de revenus générés par la tarification (1,6 %), la discrimination des usagers en fonction de leurs revenus.Une conférence importante a été celle de Gilles Deschatelets, le directeur de l\u2019Ecole de bibliothéconomie et sciences de l\u2019information de l\u2019Université de Montréal (EBSI) et de Paulette Bernhard, professeure agrégée à la même Ecole.Le sujet \u2014 «La nouvelle maîtrise en sciences de l\u2019information » \u2014 était d\u2019une grande actualité à ce Congrès préoccupé, prioritairement par le changement.Les conférenciers ont évoqué les raisons et le contexte de la nouvelle orientation du programme de maîtrise, les opérations préliminaires, très complexes, qui ont conduit à un programme au contenu qualifié de « révolutionnaire ».On retient que la nouvelle « Maîtrise en sciences de l\u2019information » formera des spécialistes polyvalents, « maîtres du contenu ARGUS / Vol.27, ri 2, Automne 1998 Congrès, colloques, symposiums / C.B.P.Q.informationnel », « entrepreneurs plutôt que fonctionnaires », capables de se réaliser sur un marché de travail où les emplois traditionnels diminuent continuellement.Les autres conférences de la première journée ont traité d\u2019une expérience d\u2019implantation d\u2019un Intranet (Rosaire Caron, « La mise en place d\u2019un Intranet dans une bibliothèque ») et d\u2019une nouvelle société qui réunit les auteurs et les éditeurs pour mieux gérer les droits de reproduction ( Hélène Messier, « Copibec, un nouvel outil de travail »).Quant aux trois ateliers, ils ont été consacrés à la présentation de certaine produits et services : « Taos », la nouvelle génération de MultiLis (Mike Sforza, DRA Information Inc.) « Tarsit, un nouveau service pour la transmission de notices catalographiques » (Alain Boucher, SDM), « Biblionet, un logiciel complet de gestion de bibliothèque » (François Cloutier, Concepts logiques 4DI).La deuxième journée du Congrès \u2014 six conférences et trois ateliers \u2014 a débuté avec la conférence de Jacques Jolicoeur, sous-ministre adjoint à l\u2019Action régionale, à la capitale et à la métropole qui a remplacé la ministre Louise Beaudoin, présente dans les jours du Congrès à Cannes.Jacques Jolicoeur a disserté sur «La politique du livre et de la lecture et la nouvelle stratégie québécoise des inforoutes ».Le discours a énuméré certaines initiatives \u2014 40 millions sur 3 ans alloués à l\u2019enrichissement des collections des bibliothèques publiques et scolaires, politique incitative au sujet de l\u2019édition de la littérature québécoise, le branchement à Internet de la population québécoise, en totalité, pour éviter l\u2019apparition des info-riches et des info-pauvres, l\u2019allocation de 2 millions pour le développement du contenu pédagogique sur Internet, etc.Mais il a omis de dire le moindre mot sur une éventuelle politique d\u2019emploi qui soutienne notamment les bibliothèques scolaires, fortement touchées par les coupures budgétaires.Cet oubli a été remarqué et l\u2019assistance n\u2019a pas manqué l\u2019occasion de solliciter des clarifications dans la période des questions.Les réponses ont été plutôt vagues et générales.Les tendances de renouvellement concernant la façon de gérer les bibliothèques ont fourni le sujet de la conférence de Rachel Laperrière, Denis Lapointe, Jacques Turgeon, Manon Allen et André Deschamps, « Nouvelle gestion de bibliothèques publiques ».Les intervenants ont présenté un modèle de gestion basé sur le regroupement des ressources matérielles, financières et humaines des plusieurs partenaires et, pour exemplifier, l\u2019expérience de la Bibliothèque Armand-Frappier qui est le fruit de la collaboration entre la Bibliothèque municipale de Salaberry-de-Valleyfield et la Bibliothèque du Cégep de Valleyfield.Les concepts de « partenariat » et de «collaboration » ont été, également, au centre des conférences de Jocelyne Dion et Paulette Bernhard, « Form@net : un projet de formation et partenariat » et d\u2019Isabelle Laplante, « Une bibliothèque virtuelle de périodiques : un travail de collaboration réel pour les bibliothécaires».Martin Sévigny a été l\u2019un des conférenciers qui s\u2019est appliqué à décrire un nouveau marché à conquérir.Sa conférence, « Une incursion dans le fonctionnement quotidien d\u2019une entreprise: l\u2019Intranet et la gestion électronique des documents » a analysé la faible implication des professionnels de l\u2019information dans la gestion électronique des documents.L'Intranet est un outil qui ne peut pas être utilisé au mieux de ses capacités sans l\u2019expertise de spécialistes, efficaces dans toutes les phases de son évolution \u2014 connexion, diffusion, gestion de l\u2019information, intégration.Sur le même thème, Louis-René Dessureault (« Pense bête de la conception d\u201dun Intranet ») a bien inventorié et analysé les étapes de réalisation d\u2019un Intranet. H ini \"ï Congrès, colloques, symposiums / C.B.RQ.Mais l\u2019engouement pour les nouveaux marchés à conquérir ne doit pas faire oublier certains marchés et vocations traditionnelles.Sylvain Lavoie dans son intervention « Marché à conquérir ?Et Valphabétisation ?» rappelle que l\u2019analphabétisme coûte très cher à l\u2019économie canadienne et que les bibliothèques publiques ont beaucoup à faire dans ce domaine.Au programme de la deuxièmejoumée, il faut mentionner une table ronde dynamique qui a été animée par Sylvie Tellier avec la participation de Jean-François Barbe, Daniel Boivin, Réal Rodrigue et Stéphanie Simard sur le thème, « Des professionnels en action issus de nouveaux milieux de l\u2019information ».Les intervenants ont insisté sur le rôle et les fonctions du bibliothécaire dans le nouveaux secteurs de travail non traditionnels.Les ateliers de la deuxième journée se sont associés aux sujets des conférences.On a eu l\u2019occasion d\u2019assister aux présentations d\u2019un projet de bibliothèque électronique (Daniel Boivin, OCLC Canada), d\u2019un autre logiciel de gestion, ACADEMUS 4.1 (Roland Nicolescu, GBN Concept Canada Inc.) et des outils nécessaires à l\u2019évaluation des solutions Z39.50 proposées par les vendeurs de systèmes intégrés de gestion (André Fludon, Geac Canada Limited).De la dernière journée du Congrès \u2014 sept conférences \u2014 on a retenu, après la conférence d\u2019ouverture de Jacques Nantel, « Le marketing des services d\u2019information» (comprenant plusieurs points de vue stimulants ), une conférence en deux volets sur les problèmes des bibliothèques branchées à Internet : Claire Dionne (« La réglementation de l\u2019accès public à Internet dans les bibliothèques publiques ») et Jean-Marcs Edwards, («Planification d\u201dun service d\u2019accès public à Internet: considérations techniques et perspectives de service ».Deux milieux différents \u2014 bibliothèques publiques et bibliothèques universitaires \u2014 deux expériences différentes mais des conclusions semblables : l\u2019accès public à Internet soulève de nombreux problèmes et l\u2019importance d\u2019une politique écrite détaillée de l\u2019accès est cardinale.On a eu l\u2019occasion d\u2019assister, par la suite à des conférences décrivant plusieurs expériences novatrices: Jocelyn Nadeau («La gestion quotidienne d\u2019un site Web : exemple du CIDIF ») a parlé du « Centre international pour le développement de l\u2019inforoute en français » dont le site Web a remporté, l\u2019année dernière, le « Prix du Site Web d\u2019or francophone » (toutes catégories ) au « Marché international des inforoutes et du multimédia » (Montréal, 21-23 mai 1997) ; Pierre Michaud (
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