Argus, 1 janvier 2000, Printemps - Été
[" ¦ Interface WEB ¦ Z39.50 ¦ Architecture client/serveur ¦ Base de données orientée-objet ¦ UNICODE ¦ Gestion des échanges de collection * Système intégré de gestion de bibliothèques : catalogage, prêt, périodiques, acquisitions, recherche.¦ Internet, réseautique, sécurité informatique.DRA Information Inc.500, Place d'Armes, bureau 2420 Montréal (Québec) H2Y 2W2 (514) 350-4514 1-800-884-9330 www.dra.com Au-delà TA0S, rm mtmmmmfmempmmamma logiciel multimédia de gestion de bibliothèques ».des frontières Le lien avec l\u2019univers T A O S Nos compétences à votre service Comité de rédaction Denis Levasseur, président Isabelle Bourgey Jean-François Gauvin Mircea Gheorghe Philippe Lavigueur Marie-Hélène Parent Traduction Rose-Aimée Poulain-Todd Correction Sonia Guimond Page couverture Line Bodiguel Infographie Linda Bernier Impression Impression BT Publicité Line Glaude (514) 845-3327 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0315-9930 Poste publication 1472763 Tirage 1100 exemplaires ARGUS est une revue publiée trois fois l\u2019an par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (C.B.P.Q.) dont le siège social est situé au 307, rue Sainte-Catherine ouest, bureau 320, Montréal (Québec), H2X 2A3.Téléphone : (514) 845-3327 Télécopieur : (514) 845-1618 Courriel : info@cbpq.qc.ca Tous les textes publiés dans la revue expriment les points de vue et opinions des auteurs et n\u2019engagent que ceux-ci.L\u2019abonnement annuel est de 30 $ (12 $ le numéro) tarif individuel au Québec, 34 $ (12 $ le numéro) tarif institutionnel au Québec, 42 $ (15 $ le numéro) au Canada, 42 $ US (15 $ US le numéro) à l\u2019extérieur du Canada et 19 $ pour les étudiants.Toute demande concernant les numéros manquants doit être envoyée au plus tard un mois après la date de parution, au Secrétariat de la C.B.P.Q.Toute reproduction des articles, en totalité ou en partie, doit être autorisée par le Comité de rédaction.Les articles de la revue son indexés dans Pascal Thema, T205 : Sciences de l\u2019information-documentation, Information Science Abstracts, Library and Information Science Abstracts (LISA), Library Literature et Repère.Sommaire 3 Présentation / Denis Levasseur Fourniture de documents- 5 La fourniture de documents électroniques sans médiation et subventionnée (FODES AMS) à P Université McGill : trois années après l\u2019introduction du service de la Source de l\u2019ICIST/Louis Houle Biblioin é trie - 15 La production scientifique québécoise : mesure basée sur la BRSQ / Benoît Godin, Éric Archambault et François Vallières Point de vue ________________________ 25 La Nationale à Québec : une possibilité / Gaston Bernier Chronique ________ 32 California Dreamin\u2019 / Maryse Breton Comptes rendus de livres__________________ 34\tThe funding game : rules for public library advocacy / Isabelle Bourgey 35\tJeux et enjeux du livre d\u2019enfance et de jeunesse / Mircea Gheorghe ARGUS/Vol.29, n 1, Printemps-été 2000 1 Solutions informatiques complètes pour les bibliothèques.Best-Seller A l\u2019avant-garde./Système entièrement intégré sur les plateformes UNIX et NT \u2022\tCAP multimédia intégré au Web \u2022\tCatalogage doté de contrôles d\u2019autorité intégrés \u2022\tCirculation \u2022\tAcquisitions \u2022\tPublications en série y Client et serveur Z39.50 www.BestSe Best-Seller inc.3300, boulevard Côte-Vertu, bureau 203 St-Laurent (Québec) H4R 2B7 Tél.: (514)337-3000 \u2022 Téléc.: (514)337-9290 y Modules additionnels \u2022\tInventaire \u2022\tRéservation planifiée \u2022\tInterfaces bibliographiques \u2022\tInformation communautaire \u2022\tWebExport y Compatibilité «An 2000» y Solutions clé en main \u2022\tService de conversion \u2022\tFormation \u2022\tService d\u2019implantation \u2022\tSupport à la clientèle \u2022\tHébergement de votre serveur IG T.c o m Best-Seller France 34, boulevard Haussmann 75009 Paris - France Tél.: 33 1 48 01 47 78 \u2022 Téléc.: 33 1 48 01 47 79 L\u2019exode de spécialistes vers les États-Unis est un sujet qui a été mainte fois abordé dans l\u2019actualité.Les raisons pour expliquer les départs de chercheurs, ingénieurs, administrateurs ou médecins sont nombreuses : conditions de travail avantageuses, taxes moins élevées, nouveaux défis, famille, etc.Du côté des bibliothécaires, qu\u2019en est-il ?Certains ont-ils été tentés par l\u2019aventure américaine ?Maryse Breton, bibliothécaire québécoise exilée en Californie, a accepté de partager avec nous son début d\u2019expérience là-bas.Auparavant, Louis Houle fait état des avantages de la fourniture de documents électroniques par l\u2019ICIST, directement aux professeurs et étudiants diplômés à l\u2019Université McGill.Cette façon de faire autorise une annulation massive des abonnements de périodiques et se place en réaction aux coûts faramineux de ces derniers.Elle amène des économies majeures et s\u2019inscrit parfaitement dans la logique d\u2019accès juste à temps, remettant en cause le circuit habituel d\u2019acquisition/conservation.C\u2019est sur la production scientifique québécoise que Benoît Godin et ses collègues de l\u2019Observatoire des sciences et des technologies (INRS) nous entretiennent.Leur analyse a pu être effectuée grâce à l\u2019existence d\u2019une base de données originale : la BRSQ (Banque de données sur les revues savantes québécoises).Cette dernière pallie au peu de couverture des travaux de langue française dans les bases de données de citations mieux connues de Y Institute of Scientific Information (ISI).Enfin, le projet de la Grande Bibliothèque du Québec alimente toujours les réflexions et un point de vue nous est proposé par Gaston Bernier de l\u2019Assemblée nationale à Québec.M.Bernier invite la communauté bibliothéconomique québécoise à réagir à son texte.Et c\u2019est avec plaisir qu\u2019Argus pourra se faire le canal de diffusion d\u2019autres idées, pour ou contre.Bonne lecture ! Denis Levasseur Président du comité de rédaction ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 Le logiciel de gestion de la bibliothèque et du centre de documentation Regard cm iQ \\A/in Fonctionnant sous Windows 95/98/NT avec Microsoft SQL Server Puissant - convivial - intégré - sécuritaire - bilingue EN UN CLIN D'CEIL \u2022\tInterface graphique sur mesure \u2022\tBanques personnalisées à supports multiples (textes, photos, hyperliens) \u2022\tCatalogage orginal ou dérivé \u2022\tImportation/Exportation compatible au MARC ou séquentiel \u2022\tThésaurus et autorités \u2022\tRecherche multi-banques dans Regard ou par un navigateur en modes local ou Z39.50 \u2022\tRéservation en ligne et consultation du dossier au moyen d\u2019Internet \u2022\tCirculation efficace et conviviale \u2022\tGestion de la famille, des abonnements et de la petite caisse \u2022\tRéservation à la période et à la journée (livres, matériel, locaux) \u2022\tGestion de succursales et processus de suivi des P.E.B.\u2022\tRapports personnalisés \u2022\tAcquisitions et périodiques \u2022\tInventaire et statistiques \u2022\tServices clés en main GRICS Service à la clientèle (514) 251-3730 http://www.grics.qc.ca La fourniture de documents électroniques sans médiation et subventionnée (FODESAMS) à rUniversité McGill : trois années après l'introduction du service de la Source de ricisT Louis Houle Bibliothécaire responsable des services de PEB/Foumiture de documents Université McGill La situation difficile que vivent les bibliothèques académiques jumelée au coût élevé des périodiques scientifiques ont obligé l\u2019Université McGill à recourir à de nouvelles avenues à la dissémination de l\u2019information.Depuis novembre 1996, la bibliothèque des Sciences physiques et Génie (PSE) de l\u2019Université McGill a introduit un nouveau Service de Fourniture de Documents Électroniques Sans Médiation et Subventionnée (FODESAMS) : le service Source de l\u2019ICIST/FODESAMS.Il s\u2019agit d\u2019un guichet unique où les usagers (professeurs, chercheurs et diplômés) peuvent chercher dans la base de données de tables des matières Source de l\u2019ICIST (Institut canadien de l\u2019information scientifique et technique) accessible par Internet, commander leurs articles et les recevoir directement à leur poste de travail par l\u2019entremise de l\u2019ICIST sans jamais devoir chercher dans le catalogue de McGill.Un mécanisme de blocage des commandes est mis en place de telle sorte que tout article demandé provenant d\u2019un périodique auquel l\u2019université est toujours abonnée ne peut être commandé.Les usagers court-circuitent le bureau du prêt entre bibliothèques (PEB) et le service est entièrement subventionné par les bibliothèques de McGill.Le service a démontré qu\u2019il était une solution de rechange viable et meilleure que l\u2019acquisition traditionnelle de périodiques (autant imprimés qu\u2019élecn-oniques) ainsi que du PEB.Le coût de la fourniture des documents en 1998/99 ne représente que 6,5 % du coût de l\u2019abonnement des périodiques à la PSE pour la même année.Le service ICIST/ FODESAMS a procuré un accès à beaucoup plus de périodiques pertinents, plus rapidement et plus aisément qu\u2019auparavant et ce, de façon plus économique que par les abonnements de périodiques.Il s\u2019agit, selon nous, de la seule façon de venir à bout de l\u2019inflation des périodiques.The Subsidized UnMediated Ordering (SUMO) experience at McGill University : three years after the C1STI Source implementation The difficult budgetary situation that the academic libraries have been and are facing together with the high cost of scientific serials have made McGill University look into other avenues for the dissemination of the information.Since November 1996, the Physical Sciences c£ Engineering Library at McGill University has established a new Subsidized UnMediated Ordering (SUMO) service for its users: the CIST1 Source/SUMO service.A one stop-shopping service where the patrons (faculty\u2019, staff and graduate students) can browse the CIST1 Source Table of Contents database over the WEB, order their articles and receive them directly to their desktop from C1ST1 (Canada Institute for Scientific and Technical Information) without having to search McGill\u2019s OPAC.A blocking mechanism is set in place so that currently owned journal subscription articles cannot be ordered.The patrons are bypassing the ILL office and the service is totally subsidized by the McGill Library system.This service has proven to be a better and viable alternative to the traditional acquisition of journals (both paper and online) and the interlibrary loan service.The document delivery cost in 1998/99 represented only 6.5% of the subscription cost of journals for the same year.The CISTI Source/SUMO service has provided more pertinent journals, more quickly, more easily than before and in a much cheaper way than with any journal subscriptions.It is the only way to cope with the inflation of journals.houle @ library, mcgill.ca Fourniture de documents Le réseau des bibliothèques de rUniversité McGill est constitué de 16 bibliothèques individuelles situées sur deux campus : le campus central situé au centre-ville de Montréal avec ses 15 bibliothèques et le campus Macdonald avec une seule bibliothèque située à l\u2019extrême ouest de l\u2019île à Ste-Anne-de-Bellevue.La Bibliothèque des sciences physiques et de génie (PSE), située sur le campus central, dessert 12 départements de la Faculté de génie et les départements des sciences physiques de la Faculté des sciences (chimie, génie chimique, génie civil, génie électrique, génie mécanique, génie minier et métallurgique, géographie physique, mathématiques et statistiques, physique, sciences atmosphériques et océaniques, sciences de la terre).Ces départements desservent un nombre total de 1414 usagers (données de 1998/ 99) : 218 professeurs, 129 étudiants au postdoctorat, 165 étudiants au doctorat, 325 étudiants à la maîtrise et 577 étudiants au premier cycle.La bibliothèque PSE avait, jusqu\u2019au 31 mai 1998, son propre service de PEB emprunt, mais à partir du 1er juin 1998, le service a été transféré à la bibliothèque centrale du campus du centre-ville.Depuis 1993, la bibliothèque PSE a été dans l\u2019obligation d\u2019annuler sur une base annuelle des centaines d\u2019abonnements de périodiques dans le seul but d\u2019équilibrer son budget.Les budgets d\u2019acquisition de périodiques, la hausse vertigineuse du coût des périodiques, la fluctuation du dollar canadien ne nous ont laissé aucun autre choix que de ne pas renouveler une partie de nos abonnements de périodiques.Cette situation budgétaire n\u2019est pas unique à l\u2019Université McGill; elle est monnaie courante dans les ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 5 La fourniture de documents électroniques sans médiation et subventionnée (FODESAMS) à bibliothèques académiques.Les coupures dans les services et le personnel jumelées à l\u2019évolution technologique (Internet, numérisation, etc.) nous ont obligés à revoir nos pratiques passées et présentes ainsi que notre philosophie.Le grand dilemme entre accès et acquisition n\u2019a jamais été si grand.Des choix difficiles sont faits et devront être faits si nous voulons demeurer compétitifs dans la diffusion et l\u2019acquisition de l\u2019information à nos usagers.Confrontée aux coupures annuelles de périodiques en novembre 1996, la bibliothèque PSE a décidé d\u2019essayer une tout autre avenue que celle de l\u2019acquisition de périodiques.Débuta alors le Service de fourniture de documents électroniques sans médiation et subventionnée : Source de l\u2019ICIST/ FODESAMS.Le service est implanté depuis plus de trois ans et est une très bonne solution de rechange à l\u2019achat traditionnel de périodiques.Les périodiques : les acquérir ou ne pas les acquérir?Ceci demeure la principale question que nous devrions nous poser.Devrions-nous continuer à acheter des périodiques?Si oui, sous quel format?Imprimé?Electronique?Les deux formats à la fois?Si non, quelles sont les autres options qui s\u2019offrent à nous?L\u2019annulation de tous ou presque tous nos périodiques?PEB?FODESAMS?Tableau I.\tLes annulations de périodiques à la PSE entre 1993 et 2000\t\t Année\tNombre de titres annulés\tMontant annulé ($ CDN)\tAbonnements courants 2000\t299\t306485\t955 1999\tAucun\tAucun\t1254 1998\t85\t111 429\t1254(1 005 payés)* 1997\t123\t135 311\t1503 1996\t184\t115 588\t1626 1995\t143\t151284\t1810 1994\t323\t204427\t1953 1993\t35\t15937\t2276 TOTAL\t1 192\t1 040461\t * Des 1254 périodiques en 1998, 1005 avaient un coût d\u2019abonnement.Les autres étaient des dons et du dépôt légal.\t\t\t Ce texte tentera de démontrer pourquoi l\u2019accès aux articles à travers la fourniture de documents est une des meilleures solutions de rechange à l\u2019acquisition des périodiques et du PEB.Les avantages pour les bibliothèques scientifiques, techniques et médicales ne sont pas uniquement au niveau budgétaire, mais également au niveau de service aux usagers.L\u2019augmentation du coût des périodiques Les statistiques annuelles de 1997-98 de l\u2019Association of Research Libraries (ARL), disponibles sur leur site WEB (http://www.arl.org/stats/arlstat/ index.html), nous montrent que même si les bibliothèques membres de l\u2019ARL dépensent plus, elles continuent à avoir moins.Pour les 12 dernières années, plusieurs bibliothèques ont transféré leurs budgets d\u2019acquisition de monographies vers ceux de leurs périodiques de façon à contrebalancer l\u2019augmentation des coûts de ceux-ci.Les bibliothèques membres de l\u2019ARL (dont fait partie McGill) ont plus que doublé leurs dépenses de périodiques, mais elles ont acheté 7 % moins de titres.Depuis 1986, le coût unitaire du périodique a connu une augmentation de 175 %, ce qui représente une augmentation annuelle moyenne de 8,8 %.Quoiqu\u2019une certaine augmentation du coût des périodiques soit justifiée puisque le nombre d\u2019articles et de pages publiées ont augmenté, il est manifeste que certaines maisons d\u2019édition commerciales imposent des coûts d\u2019abonnement qui dépassent largement le coût de production.En 1989, l\u2019Economie Consulting Services (ECS) a eu un mandat de l\u2019ARL pour effectuer une analyse des tendances de l\u2019augmentation des coûts des périodiques.L\u2019étude a été faite sur plus de 100 périodiques publiés par 4 maisons d\u2019édition des Etats-Unis et de l\u2019Europe.Le rapport démontre qu\u2019entre 1973 et 1987 les profits de ces maisons d\u2019édition ont augmenté de 40 % à 137 %.Ces résultats ont aussi démontré que les coûts de production de ces maisons d\u2019édition ne justifiaient aucunement l\u2019augmentation du coût des périodiques pour les bibliothèques (Case, 1998).Des données préliminaires (Case, 1998) colligées par l\u2019ARL démontrent qu\u2019une bibliothèque membre de l'ARL dépense en moyenne 628 000 $ US par année chez Elsevier Science pour 378 périodiques.Ceci ne représente que 3,5 % du nombre total de périodiques, mais environ 21 % du budget total pour ces derniers.Le tableau I représente les coupures massives de périodiques de la bibliothèque PSE pour les huit dernières années.Pendant cette période, de 1993 à 6 ARGUS/ Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 l\u2019Université McGill : trois années après l\u2019introduction du service de la Source de l\u2019ICIST 2000, la bibliothèque PSE a annulé un nombre total de 1192 périodiques.Aujourd\u2019hui, seulement 955 abonnements de périodiques sont disponibles à la PSE, incluant 249 titres gratuits (dons, dépôt légal).?Les coûts aux bibliothèques Le coût d\u2019abonnement d\u2019un périodique n\u2019est pas le seul coût qui doit être considéré.D\u2019autres coûts associés à l\u2019abonnement des périodiques à ne pas négliger tels que la reliure, le traitement et l\u2019entreposage font partie intégrante du coût total de ces derniers.Connaissant le coût moyen de reliure d'un périodique par volume, on peut avoir un bon estimé du coût annuel de reliure des périodiques avec cette formule simple (Kingma, 1996) : X (N/B), où X est le coût moyen de reliure par volume, N est le nombre de numéros dans une année pour le périodique et B le nombre de numéros pour chacun des volumes reliés du même périodique.Le coût de reliure annuel moyen des périodiques de la bibliothèque PSE s\u2019élève à 30 000 $CDN.Le temps de traitement requis pour chacun des numéros reçus est un autre coût dont il faut tenir compte.Heather Miller de l\u2019Université d\u2019Albany (Kingma, 1996) a calculé que le coût moyen de traitement par numéro d\u2019un périodique était de 0,41 $ US.Le coût annuel pour un périodique ayant N numéros est donc de 0,41 $ US x N.Les coûts d\u2019entreposage incluent le coût de rayonnage.Kingma (1996) a calculé un coût de rayonnage de 2,75 $ US par périodique relié et un coût d\u2019abonnement de 2,75 $ US x N/B.D\u2019autres coûts qui doivent également être considérés avec tout abonnement de périodiques sont ceux reliés à l\u2019élagage, au vandalisme, à l\u2019entretien et à la réparation des photocopieurs, ainsi que des sites d\u2019entreposage rendus nécessaires en raison du manque d\u2019espace dans les bibliothèques.?Les coûts aux usagers Faire l\u2019acquisition de périodiques dans nos bibliothèques implique nécessairement qu\u2019à un moment ou à un autre les usagers qui utilisent nos collections doivent payer le coût de photocopie.Il y a également un coût attribuable au temps que nos usagers mettent pour acquérir l\u2019information : le temps pris pour localiser le périodique dans la bibliothèque (recherche dans le catalogue, sur les rayons, etc.) et, s\u2019il est disponible, pour localiser l\u2019article à l\u2019intérieur du périodique et le photocopier.Comme gestionnaire de bibliothèques, il est impensable de garder des abonnements de périodiques dans le seul but de maintenir un coût d\u2019abonnement bas pour les autres bibliothèques.Les maisons d\u2019éditions ajoutent maintenant, depuis quelques années déjà, une augmentation annuelle au coût d\u2019abonnement (qui se situe entre 3-5 %) pour couvrir la perte de revenu due à la perte d\u2019abonnement.Périodiques électroniques La venue des périodiques électroniques a été perçue par plusieurs comme étant un des meilleurs compromis entre les versions imprimées et aucun périodique.Au niveau de l\u2019accès, nous pouvons dire que les périodiques électroniques sont, en théorie, la solution parfaite pour nos usagers.Ces derniers leur permettent d\u2019avoir accès au plein texte à partir de leurs ordinateurs peu importe où ils sont, sans avoir à venir à la bibliothèque.Les frustrations des usagers s\u2019estompent puisqu'il n\u2019y a plus à chercher les périodiques sur les rayons, aucun n\u2019est à la reliure, aucune page ou aucun numéro ne manquent.Les périodiques électroniques évitent plusieurs difficultés aux utilisateurs.Bien que les périodiques électroniques aient révolutionné la façon dont l\u2019information peut être distribuée à nos usagers, ils apportent quand même leur lot de problèmes et de complications pour les bibliothèques et nos usagers.Les versions électroniques ne sont pas dans tous les cas l\u2019équivalent de leurs versions imprimées.Fréquemment, nous retrouvons des versions électroniques comme étant des sous-produits de leurs versions imprimées : moins de graphiques, d\u2019articles, de références, etc.En fait, des rubriques telles que lettre à l\u2019éditeur, errata, revue de livres, annonces de conférences ne sont jamais reproduites puisqu\u2019elles sont jugées trop dispendieuses.D\u2019un autre côté, nous avons également des versions électroniques qui offrent plus que leurs versions imprimées.Il n\u2019est plus rare de voir des animations en trois dimensions, du son, du vidéo ajoutés aux périodiques électroniques.a Archivage/conservation Un problème majeur réside encore à savoir qui va archiver ces périodiques électroniques.Bien peu de maisons d\u2019édition garantissent un archivage permanent de leurs périodiques lorsque nous décidons d\u2019annuler notre abonnement à leurs périodiques électroniques.Des produits comme OCLC/ ECO (Electronic Collections Online), JSTOR.Project MUSE nous donne un tel accès d\u2019archivage permanent.Quelques maisons d\u2019édition donnent ou vendent des versions d\u2019archivage sur cédérom, mais sans aucun moteur de recherche.Il faudra donc investir des sommes d\u2019argent et engager du personnel pour développer une interface de recherche.Cela en vaut-il la peine?Multiplicité des formats Bien que le format PDF (Portable Document Format) soit très largement répandu, il y a un grand nombre d\u2019autres formats qui sont utilisés tels que : PS (PostScript), TEX, DVI, RealPage, TIFF et bien d\u2019autres.Ceci crée de la confusion parmi nos usagers et nos bibliothèques puisque cela implique l'ajout et la mise à jour de nombreux visualiseurs pour tous ces différents types de formats.Maintenir ARGUS/Vol.29, ri 1, Printemps - été2000 7 La fourniture de documents électroniques sans médiation et subventionnée (FODESAMS) à à jour ces visualiseurs dans les ordinateurs des bibliothèques n\u2019est pas une mince affaire.Combien de fois un usager se rend-il au comptoir de référence pour dire qu\u2019il ne peut voir le plein texte à l\u2019écran puisque le bon visualiseur n\u2019est pas installé?Le format PDF n\u2019est que transitoire jusqu\u2019à ce que les maisons d\u2019édition en adoptent un qui sera plus performant.Si cela se produit, qui sera responsable de la conversion et du transfert du vieux format au nouveau?Licence, droit d'auteur et coût Les nombreux types de licences d\u2019accès qui nous sont, jusqu\u2019à un certain point, imposés par les maisons d\u2019édition, ont de quoi nous laisser perplexes et confus.L\u2019accès par nom d\u2019usager et mots de passe, accès par DNS et adresses IP, licences limitant le nombre d\u2019ordinateurs par réseau avec des frais supplémentaires si l\u2019on veut augmenter leur nombre, obligation de garder la version imprimée sinon l'accès électronique nous est refusé, restrictions au niveau du PEB, etc., sont toutes des clauses plus ou moins négociables et très restrictives.Il est souvent très difficile non seulement de s\u2019y retrouver, mais de pouvoir ajouter nos propres clauses et amendements.PEB Pour procurer les documents nécessaires à nos usagers, le prêt entre bibliothèques (PEB) constitue une des solutions de rechange les plus traditionnelles et qui fonctionne en général assez bien.La demande pour le PEB (emprunt) n\u2019ajamais été si élevée.Entre 1991 et 1998, le PEB a augmenté de 71 % chez les bibliothèques membres de Y ARL (Kyrillidou et al., 1999).De tous les services offerts chez les bibliothèques membres de PARE, c\u2019est le PEB (emprunt) qui a subi la plus forte hausse depuis les sept dernières années.Pendant que nous ne renouvelons pas les abonnements de périodiques et que de moins en moins de monographies sont achetées, nos étudiants et professeurs ont emprunté, par l\u2019entremise du PEB, plus du double de documents en 1998 qu\u2019en 1986 : une augmentation de 151 %, représentant une augmentation moyenne de 12,6 % par année (Kyrillidou et al., 1999).Les bibliothèques prêtaient, par l\u2019entremise du PEB, 69 % plus de documents en 1997 qu\u2019en 1986.Les opérations du PEB demandent de plus en plus de personnel, de temps et d\u2019argent, sans compter le délai de transaction et le taux de succès qui sont imprévisibles.En 1992, l\u2019étude du coût du PEB (ARL/RLG Cost Study) évaluant 77 bibliothèques participantes, a démontré que le coût moyen combiné (emprunt et prêt) d\u2019une transaction de PEB était de 29,55 $ US.Une deuxième étude réalisée en 1996 (ILL/DD Perfonnance Study), où cette fois il y avait 119 bibliothèques participantes, a démontré que le coût moyen combiné d\u2019une transaction de PEB était de 27,83 $ US : une moyenne de 18,35 $ US pour emprunter un document et de 9,48 $ US pour prêter un document (Jackson, 1998).Le délai moyen requis pour satisfaire à une demande de PEB est de 15,6 jours et le taux moyen de succès de 85 % pour l\u2019emprunt et 58 % pour le prêt (Jackson, 1998).L\u2019étude du ILL/DD Perfonnance Study a également démontré que le PEB emprunt nécessite une main-d\u2019oeuvre importante puisqu\u2019en moyenne 66 % des dépenses sont attribuées au coût du personnel.À l\u2019Université McGill, trois bibliothèques (médecine, PSE et sciences humaines & sociales) ont participé à l\u2019étude de 1996 et le coût du personnel pour le PEB emprunt était de 75 % à 83 % du coût total des dépenses du PEB emprunt.Pendant combien de temps encore allons-nous pouvoir subvenir aux besoins de nos usagers en faisant appel à un service de PEB (avec médiation) sans ajouter plus de personnel, d\u2019équipement (logiciels et matériels informatiques) et d\u2019argent pour offrir le même service avec l\u2019ajout de la charge de travail causé par le nombre de demandes de PEB de nos usagers?A cause de cette problématique, de plus en plus de bibliothèques dépendent des fournisseurs commerciaux pour répondre à leurs besoins en articles de périodiques.En moyenne, les fournisseurs commerciaux ont rempli 15 % des besoins en articles chez les bibliothèques participantes à l\u2019étude de 1996 ILL/DD Performance Study (Jackson, 1998).Gossen et Kaczor (1997) à l\u2019Université d\u2019Albany (SUNY) ont indiqué que les services de fourniture de documents ont rempli 10 % de leurs demandes.Par comparaison, à la bibliothèque PSE de McGill, l\u2019ICIST a pu fournir 62 % de toutes les demandes de PEB emprunt en 1997-98 et 83 % en 1998-99.Fourniture de documents sans médiation Les facteurs mentionnés ci-dessus nous ont incités à chercher de nouvelles solutions de rechange au PEB et à l\u2019abonnement de périodiques.C\u2019est pourquoi, en novembre 1996, McGill a introduit un service FODESAMS (Fourniture de documents électroniques sans médiation et subventionnée).Pourquoi McGill utilise-t-elle PICIST comme principal fournisseur commercial?Un changement d\u2019attitude au niveau du développement de collection s\u2019est produit puisque le budget d\u2019acquisition ne nous permettait plus de tout acheter; les coûts du PEB en matière de main-d\u2019oeuvre, ainsi que les attentes sans cesse grandissantes de nos usagers sont des problèmes importants (le délai moyen de traitement pour les bibliothèques de recherche dans l\u2019étude de 1996 ILL/Peiformance Study était de 15,6 jours (Jackson, 1998) comparativement à 1 ou 2 jours ouvrables à l\u2019ICIST); les bibliothèques ne peuvent concurrencer les fournisseurs commerciaux.Mais, avant toute chose, la raison principale était d\u2019offrir un meilleur service de fourniture de documents (plus rapide et gratuit) à nos usagers.Dans la littérature de langue anglaise, différents termes sont utilisés pour décrire des services similaires où les usagers font eux-mêmes leurs demandes qui sont directement acheminées aux fournisseurs 8 ARGUS / Vol.29, ri 1, Printemps - été 2000 l\u2019Université McGill : trois années après l\u2019introduction du service de la Source de l\u2019ICIST qui à leur tour expédient les documents directement aux usagers ou aux bibliothèques : ¦\tSUMO (Sellers and Beam, 1995; Rutstein, 1998; DeSart and Miller, 1998; Robertson, 1998), \u2022 Unmediated Document Deliver}\u2019 (Orr and Dennis, 1996; Kochan and Elsweiler, 1998; Anthes, 1999; Crowley, 1999), ¦\tPatron Initiated Interlibrary Loan (Fender, 1995), \u2022\tNon-Mediated Document Delivery (Walters, 1995), \u2022\tUser Initiated Interlibrary Loan ( Arkin, 1998)\t, ¦ Outsourcing Document Supply (Broadmeadow, 1997), \u2022\tEnd-User Document Delivery (Walters, 1996), \u2022\tEnd-User Document Supply (Chambers, 1999)\t, .End-User Document Access (Oliver, 1996), \u2022\tDo-it-yourself Document Delivery (Thornton and Jackson, 1997).Tableau HI.Coût du service Source de 1TCIST àlaPSE du T'rmai 1997 au 30 avril 1998.Accès (site) Source de l\u2019ICIST Coût des articles TOTAL Quantité 100 comptes 4526 Coût ($ CDN) 27156 33156 Tableau II.Comptes Source de l\u2019ICIST Logiciel Ariel Coût des articles Droit d\u2019auteur TOTAL Ceci représente 172 articles.Coût du service Source de l\u2019ICIST à la PSE du 1er novembre 1996 au 30 avril 1997.Quantité Coût ($ CDN) 21 522 27194 Tableau IV.Coût du service Source de 1TCIST à McGill du Accès (site) Source de 1TCIST Coût des articles (ICIST) Coût des articles (Interpartenaires) Mise à jour de la liste (blocage) Droit d'auteur (Gordon & Breach) Droit d'auteur (Interpartenaires) TOTAL Quantité 100 comptes 8082 291 6000 48492 3783 400 4270 3445 Coût($ CDN) 66390 Si les bibliothèques éprouvent des difficultés avec leurs budgets d\u2019acquisition et leurs finances en général, alors comment peuvent-elles financer un tel service de FODESAMS?Pour la première année, de façon à subventionner le service Source de FICIST/FODESAMS, la bibliothèque PSE a amputé, de 4 % supplémentaires, son budget d\u2019acquisition de périodiques, ce qui représentait 40 000 $.Ceci fut suffisant puisque le service ne coûta que 27 194 $ pour la première année (voir Tableau II) et 33 156 $ pour la seconde (voir Tableau III).Les périodiques qui ont un coût élevé par utilisation peuvent être des cibles de choix pour l\u2019annulation d\u2019abonnements de façon à subventionner un service FODESAMS.Schwartz (1998) nota que 80 % des périodiques scientifiques ont un coût/ utilisation dans les centaines de dollars, donc il serait économiquement raisonnable d\u2019annuler la majorité de notre collection de périodiques scientifiques.D\u2019autres préféreront utiliser un critère de faible utilisation des périodiques pour procéder à l\u2019annulation de périodiques, ce qui aura un impact de seulement 20 % sur la collection.Hughes (1997) à l\u2019Université Penn State signala que les économies réalisées avec les coupures de périodiques jumelées à un FODESAMS étaient de 97 %.ARGUS / Vol.29, rf 1, Printemps - été 2000 9 La fourniture de documents électroniques sans médiation et subventionnée (FODESAMS) à ?Source de PICIST/ FODESAMS à McGill La Source de PICIST (autrefois SwetScan) est un service d\u2019information courante de tables des matières et de fourniture de documents.Pour McGill, c\u2019est avant tout un guichet unique où nos usagers peuvent chercher, commander et recevoir leurs articles de périodiques sans aucune forme de participation de la part du service de PEB.Nos usagers n\u2019ont pas à chercher préalablement dans notre catalogue puisqu\u2019un mécanisme de blocage des commandes est mis en place, ce qui empêche toute personne de commander un article provenant de périodiques où nous avons toujours un abonnement courant.Le blocage se fait au niveau des ISSN des périodiques : le système de PICIST compare les ISSN des périodiques de la Source de PICIST avec ceux de notre institution.Nous faisons parvenir, une à deux fois par année, à PICIST, une mise à jour de la liste des ISSN de nos abonnements de périodiques toujours actifs.Cette base de données comporte plus de 14 000 titres de périodiques dans toutes les disciplines et ce, de 1993 à aujourd'hui : 62 % en science, technique et médecine (STM) ( 18 % en génie, 20 % en sciences médicales et 21 % en sciences pures), 38 % dans les sciences sociales, arts, sciences humaines et affaires.La Source de PICIST est accessible par l\u2019Internet : (http://www.nrc.ca/cisti/ source/source_f.html).Il est possible de chercher par auteur, titre de l\u2019article, titre du périodique, ISSN, année/volume/numéro du périodique dans la base de données.Les articles peuvent être acheminés par messagerie (copie papier), par télécopieur ou par Ariel.A McGill, la réception par Ariel et FTP (File Transfer Protocol) est utilisée.La méthode par FTP n\u2019est plus une option disponible à PICIST.Une licence de site à la Source de PICIST coûte 6000 $ (voir Tableau II) et comprend 100 comptes qui peuvent être distribués à notre guise à l\u2019intérieur de l\u2019institution : comptes individuels, par groupes (départemental, laboratoire de recherche, etc.)1.L\u2019ICIST est le fournisseur principal pour les articles de périodiques en sciences, techniques et médecine.L\u2019ICIST est en quelque sorte la bibliothèque scientifique nationale relevant du Conseil national de recherches du Canada.Il chapeaute également l\u2019édition et la publication de 14 revues savantes et agit comme un important fournisseur de documents au Canada et à travers le monde.Les articles sont fournis majoritairement par leur principale succursale à Ottawa.Il fournit par ailleurs des statistiques mensuelles (par compte) où chaque demande d\u2019article faite par l\u2019intermédiaire de la Source de PICIST apparaît avec la date et l\u2019heure de la demande, le numéro de commande, le statut (fourni ou annulé), le nombre de pages fournies, le nom de l\u2019usager et le titre du périodique.Ils peuvent maintenant nous fournir des statistiques annuelles pour l\u2019institution.Ceci inclut les données sur la fréquence du nombre d'articles fournis pour chacun des périodiques demandés.Il est donc facile de voir combien d\u2019articles chaque périodique a pu fournir par le service FODESAMS.La bibliothèque PSE peut donc montrer à ses usagers non seulement combien elle a pu économiser, mais aussi appuyer ses décisions au niveau de ses politiques de développement de collections.Le service de diffusion interpartenaires (voir Tableau IV) est un service complémentaire applicable à n\u2019importe quel compte Source de PICIST.Pour l\u2019instant seulement cinq comptes ont ce privilège.Les usagers de ces comptes peuvent commander des articles de n\u2019importe lesquels des périodiques et des conférences, peu importe l\u2019année de publication, même pour les documents qui ne sont pas représentés dans la base de données Source de l\u2019ICIST.Le prêt de monographie est par contre bloqué.Les usagers de ces cinq départements peuvent remplir un bordereau vierge de commande qui est par la suite envoyé directement à PICIST pour être finalement retransmis à l\u2019usager.Si PICIST ne peut satisfaire à la demande elle acheminera cette dernière à la British Library Document Supply Centre (BLDSC) en Angleterre.Si la BLDSC a le document en question elle l\u2019acheminera par Ariel à PICIST.L\u2019ICIST enverra finalement le document (version imprimée) directement à l\u2019usager par voie de messagerie.L\u2019ICIST, en raison de la loi du droit d'auteur, ne peut acheminer de façon électronique un fichier reçu de la BLDSC2.?Bilan de l\u2019utilisation et des coûts Le nombre de demandes satisfaites par l\u2019entremise de la Source de PICIST n\u2019a cessé d\u2019augmenter depuis novembre 1996.Le nombre de demandes satisfaites est passé de 3587(1996/97), 4526 ( 1997/98) à 8082 (1998/99) (voir Tableaux II, III et IV).Du 1er novembre 1996 au 30 septembre 1999, un total de 21 333 articles ont été acheminés directement à nos usagers par le biais de la Source de PICIST.Ceci représente une moyenne de 610 articles fournis par mois pour les 35 premiers mois ainsi qu\u2019une moyenne de 91 % de taux de succès.Le rapport du ARL/RLG 1996 ILL/ DD Performance Study concluait que le taux moyen de succès du PEB emprunt des bibliothèques participantes était de 85 % (Jackson, 1998), Rutstein (1998) indiquait un taux de succès de 87 % avec le service UnCover, Sellers et Beam (1995) avait quant à eux un taux de succès de 77 % avec UnCover2.Pour 1998/99, un total de 8082 articles (voir Tableau IV) a été fourni grâce à la Source de PICIST, ce qui représente une moyenne de 674 articles par mois et un taux de succès de 93 %.Si tous les coûts sont pris en considération (coût des articles, service de diffusion interpartenaires, droit d\u2019auteur, licence de site, etc.), le coût unitaire de revient pour 1998/99 est de 8,21 $ par article.10 ARGUS/Vol.29, n\" 1, Printemps - été 2000 l\u2019Université McGill : trois années après l\u2019introduction du service de la Source de l\u2019ICIST Tableau V.\tDistribution du nombre d\u2019articles fournis provenant d'un même périodique pour la période du 01/04/98 au 31/03/99.\t\t\t # d\u2019articles provenant\t# de périodiques ayant\t\t% Total d\u2019un même périodique\tfourni x articles\t\t 1\t\t1167\t48 2\t\t437\t18 3\t\t207\t9 4\t\t147\t6 5\t\t114\t5 6\t\t69\t3 7\t\t47\t2 8\t\t39\t2 9\t\t29\t1 10\t\t23\t1 11\t\t18\t0,75 12\t\t15\t0,6 13\t\t22\t1 14\t\t12\t0,5 15\t\t8\t0,3 16\t\t7\t0,3 17\t\t7\t0,3 18\t\t6\t0,25 19\t\t6\t0,25 20\t\t7\t0,3 21\t\t10\t0,4 22,23,27,32,35\t\t4\t0,17 24,29,31\t\t3\t0,12 28,43\t\t2\t0,08 25,26,33.34,37,38,39,41,42,46.47,51,52, 54,55.61,68,76,77,80.84,88.89,90.135 TOTAL\t\t1 2,407\t0,04 Voyons maintenant les statistiques d\u2019utilisation de la Source de l\u2019ICIST pour la période du 1er avril 1998 au 31 mars 1999 où nous avons reçu 11 551 articles provenant de 2 407 périodiques différents (voir Tableau V) pour une moyenne de 4,80 articles par périodique.De tous ces périodiques, 1167 d\u2019entre eux (48 %) n\u2019ont fourni qu\u2019un seul article.Des résultats similaires ont été rapportés : 79,7 % dans Gossen et Kaczor (1997) et 72 % dans Ferguson et Kehoe (1993).Le Tableau V montre la distribution du nombre d\u2019articles provenant du même périodique.C\u2019est le périodique Journal of Non-Crystalline Solids, publié par North-Holland (une filiale de Elsevier), qui a fourni le plus d\u2019articles (135).Ces 135 articles représentent un coût de 810 $ CDN de fourniture comparativement à un coût d\u2019abonnement de 5514 $ US pour 1999 {Ulrich1 s International Periodicals Director}\u2019, version cédérom, 1999).Prenons maintenant le cas des périodiques ayant fourni 17 articles et plus (95) ce qui représente un coût de fourniture de document de >102 $ CDN.Pourquoi ceux-ci?Si on prend l\u2019ensemble des 2407 titres, il ne serait pas très utile de tous les analyser puisqu'il est très rare de voir un périodique STM ayant un coût d\u2019abonnement inférieur ou près de 100 $ CDN (approximativement 68 $ US) et finalement le niveau du 100 $ CDN est en quelque sorte une barrière « psychologique ».De ces 95 périodiques, on a pu dénombrer seulement un titre (.Polymer Preprints de ACS) dont le coût de fourniture de documents (26 articles pour 156 $ CDN) a excédé le coût d\u2019abonnement (100 $ US = 150 $ CDN).En fait, le coût de fourniture de documents n\u2019a excédé que de 6 $ CDN le coût d\u2019abonnement, ce qui ne représente que le coût d\u2019un article.Ces 95 périodiques ont fourni chacun entre 17 (17 x 6 $ CDN=102 $) et 135 articles (135 x 6 $ CDN=810 $).Les coûts d\u2019abonnement de ces 95 périodiques allaient de 100 $ US pour Polymer Preprints (American Chemical Society) à 10 872 $ US pour Molecular Crystals and Liquid Crystals (Gordon and Breach - Harwood Academic) dont 22 articles ont été fournis pour un coût de fourniture de documents de 902 $ CDN (132 $ plus 770 $ de droit d\u2019auteur).Ces mêmes 95 périodiques ont fourni un total de 3154 articles, une moyenne de 33,2 articles par périodique, ce qui représente un coût total de fourniture de documents de 19 694 $ CDN.Le coût total d\u2019abonnement pour ces périodiques se serait élevé à 310 105 $ CDN (203 845 $ US) en 1999.Le coût de fourniture de documents pour ces 95 périodiques ne représente qu\u2019une infime part (6,5 %) du coût des abonnements.Les articles provenant de la maison d\u2019édition Gordon and Breach - Harwood Academie (tableau VI) ont été analysés puisqu\u2019elle est la seule à demander des droits d\u2019auteur très élevés (35 $ CDN/ article) qui doivent être payés à 1TCIST.Leurs périodiques ont également la mauvaise réputation d\u2019être assez dispendieux, avec de faibles facteurs d\u2019impacts3.Tous les autres droits d\u2019auteur sont compris dans le coût de 6 $ CDN par article que l\u2019ICIST facture puisqu\u2019ils font partie de l\u2019entente de Copibec.ARGUS / Vol.29, n\u2019 1, Printemps - été 2000 11 wBË La fourniture de documents électroniques sans médiation et subventionnée (FODESAMS) à Tableau VI.Le nombre d\u2019articles provenant des périodiques de la maison d\u2019édition Gordon & Breach -Harwood Academie et commandé par le biais de la Source de l\u2019ICIST à McGill pour la période du 1er avril 1998 au 31 mars 1999.\t\t\t\t \tNombre\tCoûts de\tCoûts des\t Titre du périodique\td\u2019articles\tfourniture ($ CDN)\tabonnements ($US)\tISI Impact Active and Passive Electronic Components\t1\t41\t965\tN/A Astrophysical Letters and Communications\t5\t205\t1674\t1,392 Autoimmunity\t1\t41\t1737\t1,082 Biocatalysis and Biotransformation\t7\t287\t813\t1,075 Biofouling\t1\t41\t813\t1,074 Chemical Engineering Communications\t7\t287\t4830\t0,356 Combustion Science and Technology\t5\t205\t5832\t0,63 Comments on Astrophysics\t1\t41\t230\tN/A Connective Tissue Research\t12\t492\t1872\t1,418 Drug Design and Discovery\t1\t41\t809\tN/A Enantiomer\t1\t41\t234\t1,388 Ferroelectrics.Letters section\t3\t123\t615\t0,435 Free Radical Research\t9\t369\t1626\t2,034 Growth Factors\t1\t41\t1006\t2,302 International Reviews of Immunology\t5\t205\t1232\tN/A Journal oflnformation Recording Materials\t1\t41\t528\t0,355 Mineral Processing and Extractive Metallurgy Review 2\t\t82\t1894\tN/A Molecular Crystals and Liquid Crystals.Section A\t22\t902\t10872\t0,277 Molecular Simulation\t7\t287\t1818\t0,916 Perspectives on Developmental Neurobiology\t5\t205\t289\t2,317 Phosphorus and Sulfur and the Related Elements\t5\t205\t11784\tN/A Physics and Chemistry of Liquids\t1\t41\t1,929\t0,563 Polycyclic Aromatic Compounds\t1\t41\t813\t0,605 Radiation Effects and Defects in Solids\t3\t123\t2826\tN/A Receptors and Channels\t1\t41\t483\t1,191 Science in China.Series B, Chemistry, Life Sciences\t1\t41\t420\t0,479 Sulfur Letters\t1\t41\t774\tN/A Systems Analysis, Modelling, Simulation\t1\t41\t3243\tN/A Textures and Microstructures\t8\t328\t1894\tN/A Toxicologigal and Environmental Chemistry\t3\t123\t5940\tN/A TOTAL\t122\t5002\t69795\t Le coût de fourniture indu 6 $ par article plus le coût de 35 $ par article de droit d\u2019auteur qui doit être payé à G&B/Harwood - Academie.\t\t\t\t 12 ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 l\u2019Université McGill : trois années après l\u2019introduction du service de la Source de l\u2019ICIST Au tout début du service Source de l\u2019ICIST/FODESAMS, nous avions établi un coût unitaire maximal de 13 $ CDN de sorte que nos usagers ne pouvaient commander par eux-mêmes les articles provenant des périodiques de la maison d\u2019édition Gordon and Breach - Harwood Academie.Il s\u2019agissait non seulement d\u2019une forme de contrôle, mais également une façon de sensibiliser nos usagers aux coûts prohibitifs des articles de cette maison d\u2019édition.Des 11 551 articles acheminés pour la période du 1er avril 1998 au 31 mars 1999, seulement 122 provenaient de 30 différents périodiques de Gordon and Breach - Harwood Academie, donc une moyenne de 4 articles par périodique.Le coût de fourniture de ces 122 articles s\u2019élevait à 5002 $ CDN : 732 $ pour les articles et 4270$ en droit d\u2019auteur.Ce montant de 4270 $ en droit d\u2019auteur représente 712 articles à 6 $ CDN chacun.Les coûts d\u2019abonnement, en 1999, pour ces 30 périodiques de Gordon and Breach - Harwood Academie auraient été de 102 673 $ CDN (69 795 $ US).Encore une fois, le coût de fourniture de documents ne représente qu\u2019une infime fraction (4,9 %) du coût des abonnements.Non seulement ces périodiques de Gordon and Breach - Harwood Academie sont dispendieux, mais on dénote également une corrélation inverse entre le facteur d\u2019impact et le coût de ces derniers (voir Tableau VI).Abbott (1999) nota une corrélation similaire.Conclusion Le service Source de 1TCIST/FODESAMS à l\u2019Université McGill s\u2019est révélé comme étant économiquement plus viable que des services plus traditionnels tels que le PEB et l\u2019abonnement aux périodiques (imprimé ou électronique).Ce service a l\u2019avantage d\u2019éliminer le temps de traitement et le coût relié aux transactions de PEB où la main-d\u2019oeuvre représente entre 75 % et 83 % des dépenses du service de PEB emprunt à McGill.L\u2019utilisation du service Source de 1TCIST/FODESAMS comme solution de rechange au mode d\u2019acquisition traditionnel s\u2019est avérée bénéfique.Bénéfique pour nos usagers puisqu\u2019ils ont accès à un service de guichet unique où ils peuvent recevoir de façon rapide et gratuite les articles dont ils ont besoin et cela peu importe où ils se trouvent dans le monde.Bénéfique également pour nos bibliothèques sur la base du budget d\u2019acquisition des périodiques, l\u2019économie de la main-d\u2019oeuvre (PEB, acquisition, catalogage/ traitement, mise sur les rayons, etc.) qui éventuellement, à court et moyen terme, procureront des économies à grande échelle.Les montants épargnés pourront alors être utilisés pour d\u2019autres formes d\u2019acquisitions (monographies imprimées et électroniques, bases de données et leurs fichiers rétrospectifs, etc.) ou pour d\u2019autres services et équipements nécessaires.Dans les conditions où une bibliothèque met ses priorités sur un meilleur accès jumelé à un service rapide de fourniture de documents sans médiation et subventionné tel que le service de la Source de 1\u2019 1CIST/FODES AMS, elle offre un bien meilleur support à l\u2019information et est plus rentable que le mode traditionnel d\u2019acquisition de périodiques.Références Abbott, A.(1999), \u201cUniversity libraries put pen to paper in journal pricing protest\u201d, Nature, vol.398, no 6730, p.740.Anthes, M.(1999), \u201cAn experiment in unmediated document delivery : EBSCODOCii at Wichita State University\u201d, Library Collections, Acquisitions, & Technical Services, vol.23, no 1, 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facteur d\u2019impact d\u2019un périodique est défini comme suit par ISI (Institute for Scientific Information) : il est une mesure de la fréquence à laquelle les articles d\u2019un périodique sont cités pour une année donnée.Il est obtenu en divisant le nombre de citations des articles publiés dans les deux années précédentes par le nombre total d\u2019articles publiés durant ces deux mêmes années.14 ARGUS/Vol.29, n' 1, Printemps - été 2000 La production scientifique québécoise : mesure basée sur la BRSQ Benoît Godin Éric Archambault François Vallières OST (INRS) Les auteurs tiennent à remercier Isabelle Massé pour la collecte et la codification des données.Bibliométrie Le présent article présente un portrait bibliométrique de la Banque de données sur les Revues Savantes Québécoises (BRSQ).Construite par l\u2019Observatoire des sciences et des technologies (OST), la BRSQ indexe plus d\u2019une cinquantaine de revues québécoises.Une vingtaine de variables permet de dresser un portrait de la production scientifique au Québec entre 1980 et 1996.Les résultats permettent d\u2019observer l\u2019évolution du champ des revues scientifiques québécoises et la spécialisation de ce champ en sciences sociales et humaines et en arts et lettres.L\u2019origine nationale des auteurs des publications, ainsi que la collaboration scientifique mesurée par les cosignatures, permettent de conclure à une ouverture notable des revues québécoises sur le monde.Scientific activity in Quebec as measured by the BRSQ This article presents a bibliometric portrait of the Banque de données sur les Revues Savantes Québécoises (BRSQ), a database indexing 52 scholarly periodicals published in Quebec.Compiled by the Observatoire des sciences et des technologies (OST), using more than 20 variables, the index provides an opportunity to observe the evolution of scientific activity in Quebec between 1980 and 1996.A study of the database reveals that scientific journals in Quebec have specialized in the social sciences and in the humanities.The fact that a considerable percentage of the articles originate outside Quebec and Canada, and that a number of articles are written in collaboration, would seem to indicate that Quebec journals are open to the world.Introduction Depuis les années 1980, les banques de données sur les revues scientifiques sont devenues des outils essentiels d\u2019aide à la recherche.A cette fin, elles ont au moins deux usages : en tant qu\u2019outil de recherche bibliographique, et en tant qu\u2019outil d\u2019analyse bibliométrique.Le premier usage permet de faciliter le travail d\u2019usagers tels que les chercheurs qui désirent repérer des documents.Le deuxième, quant à lui, permet de mesurer le volume des activités scientifiques à l\u2019échelle géographique, institutionnelle ou sectorielle et d\u2019examiner F évolution des champs scientifiques.Les banques de données telles que celles qui sont conçues par Llnstitute of Scientific Information (ISI) comptent parmi les plus utilisées pour ce deuxième type de travaux.On ne pourrait toutefois prétendre qu\u2019elles soient entièrement satisfaisantes.En effet, on leur reconnaît généralement un biais pour l\u2019indexation de revues de langue anglaise.L\u2019objectif du présent article est de mieux circonscrire la production scientifique québécoise.Une banque de données, la Banque de données sur les Revues Savantes Québécoises (BRSQ), a été conçue par l\u2019Observatoire des sciences et des technologies (OST) à cette fin.Elle répertorie 52 revues scientifiques québécoises, dont la majorité (39) ne sont pas présentes dans les banques de données de F ISI1.La BRSQ La BRSQ constitue un répertoire complet de 52 revues scientifiques québécoises, sur un total d\u2019environ 60 que produit le Québec (Godin et Limoges, 1995 :45)2.Les revues ont été choisies pour recevoir ou avoir déjà reçu un financement dans le cadre du programme de soutien aux revues scientifiques du Fonds FCAR.La banque de données répertorie tous les types de documents publiés dans les 52 revues durant les années 1990 à 1996 (les années 1997 et suivantes sont actuellement en voie de traitement).De plus, les documents publiés en 1980 et 1985 ont été indexés afin d\u2019étudier l\u2019évolution des revues dans le temps.Le système de classification de chaque revue comprend plus de vingt variables.Outre le nom de la revue, on y trouve d\u2019abord une classification selon trois principaux champs (ou familles de disciplines) et selon près de 30 sous-champs (ou spécialités ; voir Tableau 1).Le nombre de revues est nettement plus élevé dans les sciences humaines et sociales (34 revues).Les arts et lettres suivent avec 13 revues alors que les sciences biomédicales, naturelles, et le génie sont représentés par 5 revues.L\u2019Encadré 1 énumère ces revues, l\u2019année de leur création ainsi que le nombre de documents indexés.ARGUS / Vol.29, ri 1, Printemps - été 2000 15 La production scientifique québécoise : mesure basée sur la BRSQ Tableau 1 Champs et sous-champs disciplinaires - BRSQ Sciences biomédicales,\tSciences humaines et sociales\tArts et lettres naturelles et génie Biologie Mathématiques Recherche biomédicale Sciences de la terre Administration/gestion\tHistoire\tBeaux-arts Anthropologie\tPhilosophie/religion\tCommunications Criminologie\tPsychologie\tEtudes françaises Démographie\tRécréologie\tEtudes littéraires Droit\tRelations internationales\tLinguistique/philologie/traduction Economie Education Etudes féministes Géographie\tSanté Sciences politiques Sociologie Travail social Arts et lettres\tMusique Tableau 2 Types de document - BRSQ \tTOTAL Article\t6758 Compte rendu\t5196 Note\t686 Présentation\t418 Editorial\t202 Texte d\u2019opinion\t179 Conférence\t140 Bibliographie\t83 Article biographique\t65 Entrevue\tM Autres\t291 TOTAL\t14 082 Source : Observatoire des sciences et des technologies La BRSQ regroupe ensuite un ensemble d\u2019informations de base sur chacun des documents indexés : le titre, l\u2019année de parution, le volume et le numéro de la revue, ainsi que la localisation du document (page de début et page de fin).Sont également indexés le nombre d\u2019auteurs et la langue du document.Entre 1991 et 1996, environ 86 % des documents étaient écrits en français, 13 % en anglais et 1 % dans une autre langue.Outre ces informations bibliographiques, le nom des auteurs, leur adresse institutionnelle et l\u2019origine nationale sont indexés.Ceci distingue la BRSQ des banques de données de 1TSI qui comprennent toutes les adresses apparaissant sur un article, mais sans que celles-ci soient associées à un auteur en particulier.Autre innovation de la BRSQ : elle permet d\u2019enregistrer jusqu\u2019à deux adresses pour chaque auteur.Enfin, chacun des documents est classé selon une typologie comprenant une dizaine de catégories : article, compte rendu, note, présentation, éditorial, texte d\u2019opinion, conférence, bibliographie, biographie, entrevue, et autre (pour les définitions précises, voir Encadré 2).Le Tableau 2 montre la fréquence de chaque type de document entre 1991 et 1996.Le type de document le plus courant est l\u2019article (48 % des documents répertoriés entre 1991 et 1996) suivi du compte rendu (36 %).La production scientifique québécoise Dans cette section, nous allons examiner la production scientifique québécoise telle que mesurée à partir de la BRSQ.Pour cette analyse, nous ne retiendrons que deux types de document soit ceux qui sont les plus représentatifs de la production de connaissances nouvelles : l\u2019article et la note.Ces documents seront nommés « publications » dans le reste de la présente étude et ils représentent 53 % de l\u2019ensemble des documents inventoriés dans la BRSQ entre 1991 et 1996.3 ?Évolution des publications québécoises La majorité des publications québécoises concernent les sciences humaines et sociales (58 %) (Tableau 3).Elles sont suivies des arts et lettres (26 %) et des sciences biomédicales, naturelles, et du génie (16 %).Le nombre total de publications passe d\u2019environ 800 en 1980 à plus de 1200 en 1996, soit une croissance d\u2019environ 50 %.La croissance observée est due en grande partie à l\u2019apparition de 13 nouvelles revues après 1980.La croissance est plus forte dans les sciences biomédicales, naturelles, et le génie, où le nombre de publications est multiplié par quatre entre 1980 et 1995.Le nombre total de publications répertoriées a cru jusqu\u2019en 1993 pour ensuite amorcer une légère décroissance.16 ARGUS / Vol.29, n\u201d 1, Printemps - été 2000 La production scientifique québécoise : mesure basée sur la BRSQ Tableau 3 Nombre de publications par année 1980-1996 \t1980\t1985\t1990\t1991\t1992\t1993\t1994\t1995\t1996 TOTAL\t Sciences biomédicales, naturelles, et génie\t53\t98\t196\t192\t253\t209\t183\t218\t233\t1635 Sciences humaines et sociales\t542\t650\t669\t694\t707\t725\t727\t719\t679\t6112 Arts et lettres\t234\t256\t303\t306\t296\t345\t350\t319\t289\t2698 Total\t829\t1004\t1168\t1192\t1256\t1279\t1260\t1256\t1201\t10445 Source : Observatoire des sciences et des technologies Chacun des champs disciplinaires a une tradition qui lui est propre en ce qui a trait au type de documents produits.Ce sont les sciences biomédicales, naturelles, et le génie qui ont la plus forte proportion de publications (83 %) relativement à l\u2019ensemble des types de documents, et les sciences humaines et sociales la plus faible (44 %).Dans les sciences humaines, les comptes rendus sont très importants : ils représentent 45 % des documents produits dans ce champ.Les arts et lettres occupent une position médiane sur cette variable (66 %).?Origine des publications Puisque les revues contenues dans la BRSQ proviennent du Québec, il est normal que la présence d'auteurs québécois y soit élevée (46 % des publications).Néanmoins, une quantité importante d\u2019auteurs étrangers s\u2019y retrouvent (environ 85 pays) et leur présence représente 37 % des publications.Le Canada est, quant à lui, représenté par 13 % des publications4.Origine nationale des publications Le nombre de publications en provenance d\u2019auteurs québécois est à peu près stable entre 1991 et 1996 (Tableau 4).Ce sont dans les sciences humaines et sociales que la présence du Québec est la plus forte : près de 57 % contre 42 % dans les arts et lettres et seulement 17 % dans les sciences biomédicales, naturelles, et le génie.Les sciences humaines et sociales est aussi le seul champ où l\u2019on observe une croissance des publications des auteurs québécois (5 % entre les deux périodes de référence).ARGUS / Vol.29, n\u2019 1, Printemps - été 2000 Tableau4 Nombre de publications en provenance du Québec 1991-1996 \t1991-1993\t1994-1996\tTOTAL Sciences biomédicales, naturelles, et génie\t115\t105\t220 Sciences humaines et sociales\t1188\t1246\t2434 Arts et lettres\t409\t398\t807 Total\t1712\t1749\t3461 Source : Observatoire des sciences et des technologies Le Tableau 5 montre le nombre de publications en provenance des provinces canadiennes hors Québec.Ces publications sont en décroissance dans les sciences biomédicales, naturelles, et le génie de même que dans les sciences humaines et sociales alors qu\u2019elles accusent une faible croissance dans les arts et lettres.On voit que l'Ontario se classe au premier rang, étant présent dans 67 % des publications canadiennes hors Québec.L\u2019Alberta, avec 10 % des publications, et la Colombie-Britannique, avec 9 %, suivent de loin et les autres provinces ont une présence négligeable.Le Tableau 6 montre la production des 10 pays les plus présents dans les revues québécoises.Ces 10 pays, sur environ 85 présents dans les revues québécoises, représentent 74 % de la production étrangère.On observe une légère augmentation de la présence étrangère en sciences sociales et humaines de même qu\u2019en arts et lettres et une légère diminution du nombre de publications dans les sciences biomédicales, naturelles, et le génie.La production de la France, de la Belgique, de l\u2019Allemagne, des Pays-Bas, de l'Espagne et du Brésil est à la hausse alors que les autres pays connaissent une diminution.En particulier, on observe une augmentation dans chacun des trois champs disciplinaires dans le cas de la France, de la Belgique et de l\u2019Espagne.La France est le pays le plus présent dans les revues québécoises (45 % des publications étrangères), particulièrement dans les sciences médicales, naturelles, et le génie (70 %).Nous sommes à même de comprendre la position exceptionnelle qu\u2019occupe la France en observant plus en détail les revues qui composent le champ.On remarque que la revue Médecine/Sciences a plus de publications que toutes les autres revues du champ des sciences biomédicales, naturelles, et du génie réunies.La présence exceptionnelle de la France est due au fait que cette revue est produite en collaboration par la France et le Québec et que les publications de cette revue sont en grande partie d\u2019origine française.En plus de la France, la Belgique, ainsi que la Grande-Bretagne, sont plus présentes dans les sciences naturelles, 17 La production scientifique québécoise : mesure basée sur la BRSQ Tableau 5 Nombre de publications du Canada hors Québec 1991-1996 \tSciences biomédicales, naturelles, et génie\t\t\tSciences humaines et sociales\t\t\tArt et lettres\t\t\t \t1991-93\t1994-96\tTotal\t1991-93\t1994-96\tTotal\t1991-93\t1994-96\tTotal\tTOTAL Ontario\t50\t23\t73\t196\t180\t376\t100\t101\t201\t650 Alberta\t7\t5\t12\t31\t24\t55\t13\t19\t32\t99 Colombie-Britannique\t6\t7\t13\t30\t22\t52\t12\t10\t22\t87 Nouveau-Brunswick\t6\t3\t9\t14\t8\t22\t5\t7\t12\t43 Nouvelle-Écosse\t2\t3\t5\t11\t8\t19\t3\t3\t6\t30 Manitoba\t2\t5\t7\t6\t8\t14\t1\t2\t3\t24 Terre-Neuve\t\t4\t4\t9\t3\t12\t\t3\t3\t19 Saskatchewan\t\t2\t2\t4\t6\t10\t2\t4\t6\t18 Territoires\t\t\t\t1\t\t1\t5\t\t5\t6 Ile-du-Prince-Édouard\t\t\t\t1\t\t1\t\t\t\t1 TOTAL\t73\t52\t125\t303\t259\t562\t141\t149\t290\t977 Source : Observatoire des sciences et des technologies Tableau 6\tNombre de publ ications en provenance de 1 ' étranger 1991-1996 \tSciences biomédicales, naturelles, et génie\t\t\tSciences humaines et sociales\t\t\tArt et lettres\t\t\t \t1991-93\t1994-96\tTotal\t1991-93\t1994-96\tTotal\t1991-93\t1994-96\tTotal\tTOTAL France\t395\t412\t807\t212\t237\t449\t130\t137\t267\t1523 États-Unis\t31\t29\t60\t123\t109\t232\t60\t48\t108\t400 Belgique\t13\t38\t51\t40\t42\t82\t22\t49\t71\t2(tt Grande-Bretagne\t4\t15\t19\t30\t17\t47\t8\t7\t15\t81 Suisse\t5\t4\t9\t23\t25\t48\t9\t2\t11\t68 Allemagne\t8\t4\t12\t8\t13\t21\t13\t18\t31\t64 Pays-Bas\t5\t2\t7\t10\t17\t27\t9\t6\t15\t49 Espagne\t2\t4\t6\t7\t9\t16\t10\t15\t25\t47 Australie\t2\t2\t4\t9\t15\t24\t14\t2\t16\t44 Brésil\t1\t1\t2\t5\t6\t11\t5\t19\t24\t37 Autres\t101\t77\t178\t245\t232\t477\t115\t124\t239\t894 TOTAL\t567\t588\t1 155\t712\t722\t1 434\t395\t427\t822\t3 411 Source : Observatoire des sciences et des technologies que c\u2019est le cas pour la distribution des publications toute origine confondue.À part la Suisse qui publie davantage dans les sciences humaines et sociales, tous les autres pays sont relativement plus présents dans les arts et lettres.Origine institutionnelle des publications Des 15 institutions québécoises qui publient le plus dans les revues scientifiques québécoises, toutes sont universitaires (Tableau 7).L\u2019Université de Montréal arrive en tête suivie de l\u2019Université Laval et de I\u2019UQAM.Le Tableau 8 présente les 15 institutions canadiennes hors Québec les plus présentes dans les revues québécoises.L\u2019Université d\u2019Ottawa s\u2019y retrouve au premier rang.Les autres universités ontariennes sont également très présentes.Deux institutions se démarquent dans ce panorama dominé par les universités : Agriculture Canada et la Commission géologique du Canada, qui publient uniquement dans les sciences biomédicales, naturelles, et le génie, alors que les autres institutions sont plutôt présentes dans les autres champs.Le Tableau 9 permet d\u2019identifier les institutions étrangères qui ont le plus grand nombre de publications dans les revues québécoises.L\u2019apport des institutions étrangères est particulièrement important dans les sciences biomédicales, naturelles, et le génie.La première institution en importance est le Centre national de la recherche scientifique (CNRS); l\u2019Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) occupe la deuxième place et l\u2019Institut Pasteur la quatrième.La présence prédominante de ces institutions s\u2019explique par la coopération franco-québécoise dans la revue Médecine / Sciences.18 ARGUS / Vol.29, n\" 1, Printemps - été 2000 La production scientifique québécoise : mesure basée sur la BRSQ Tableau7 Les 15 institutions québécoises les plus présentes dans les revues québécoises 1991-1996 \tSciences biomédicales, naturelles, et génie\t\t\tSciences humaines et sociales\t\t\tArt et lettres\t\t\t \t1991-93\t1994-96\tTotal\t1991-93\t1994-96\tTotal\t1991-93\t1994-96\tTotal\tTOTAL Université de Montréal\t38\t23\t61\t290\t275\t565\t104\t97\t201\t827 Université Laval\t20\t21\t41\t275\t299\t574\t87\t68\t155\t770 UQAM\t8\t20\t28\t211\t178\t389\t74\t101\t175\t592 Université McGill\t13\t14\t27\t67\t78\t145\t16\t22\t38\t210 Université de Sherbroke\t10\t6\t16\t35\t64\t99\t31\t22\t53\t168 HBC\t\t\t\t61\t66\t127\t1\t\t1\t128 UQTR\t\t1\t1\t38\t36\t74\t3\t6\t9\t84 UQAC\t2\t\t2\t18\t21\t39\t17\t15\t32\t73 Université Concordia\t2\t1\t3\t15\t18\t33\t14\t16\t30\t66 UQAR\t\t4\t4\t11\t18\t29\t20\t8\t28\t61 UQAH\t\t\t\t23\t26\t49\t2\t\t2\t51 INRS-Urbanisation\t\t\t\t17\t20\t37\t\t\t\t37 INRS-Culture et société\t\t\t\t\t27\t27\t\t\t\t27 UQAT\t\t\t\t6\t16\t22\t2\t1\t3\t25 Ecole polytechnique\t5\t1\t6\t7\t2\t9\t\t\t\t15 Source : Observatoire des sciences et des technologies Tableaus Les 15 institutions canadiennes hors-Québec les plus présentes dans les revues québécoises 1991-1996 \tSciences biomédicales, naturelles, et génie\t\t\tSciences humaines et sociales\t\t\tArt et lettres\t\t\t \t1991-93\t1994-96\tTotal\t1991-93\t1994-96\tTotal\t1991-93\t1994-96\tTotal\tTOTAL Université d\u2019Ottawa\t5\t4\t9\t52\t65\t117\t39\t40\t79\t205 University of Toronto\t5\t\t5\t24\t20\t44\t9\t18\t27\t76 University of Alberta\t6\t3\t9\t13\t11\t24\t10\t12\t22\t55 York University\t1\t\t1\t10\t19\t29\t7\t8\t15\t45 Queen\u2019s University\t3\t\t3\t10\t8\t18\t16\t8\t24\t45 Univ.of British Columbia\t5\t\t5\t11\t11\t22\t3\t7\t10\t37 Me.Master University\t2\t1\t3\t11\t6\t17\t9\t6\t15\t35 University of Calgary\t1\t\t1\t13\t12\t25\t3\t6\t9\t35 Comm, géologique\t26\t8\t34\t\t\t\t\t\t\t34 Agriculture Canada\t16\t16\t32\t\t\t\t\t\t\t32 Université de Moncton\t4\t1\t5\t7\t8\t15\t2\t6\t8\t28 Carleton University\t\t3\t3\t7\t7\t14\t5\t4\t9\t26 U.of Western Ontario\t\t1\t1\t5\t7\t12\t5\t6\t11\t24 Victoria University\t\t1\t1\t9\t6\t15\t4\t1\t5\t21 University of Manitoba\t1\t4\t5\t3\t7\t10\t1\t2\t3\t18 Source : Observatoire des sciences et des technologies ARGUS/Vol.29, n 1, Printemps - été2000 19 La production scientifique québécoise : mesure basée sur la BRSQ Tableau 9 Les 15 institutions étrangères les plus présentes dans les revues québécoises 1991-1996 \tSciences biomédicales, naturelles, et génie\t\t\tSciences humaines et sociales\t\t\tArt et lettres\t\t\t \t1991-93\t1994-96\tTotal\t1991-93\t1994-96\tTotal\t1991-93\t1994-96\tTotal\tTOTAL CNRS\t74\t110\t184\t35\t32\t67\t5\t10\t15\t266 INSERM\t111\t120\t231\t2\t3\t5\t\t\t\t236 Université de Louvain\t3\t12\t15\t18\t16\t34\t2\t7\t9\t58 Institut Pasteur\t23\t18\t41\t\t\t\t\t\t\t41 Univ.libre de Bruxelles\t4\t16\t20\t7\t8\t15\t4\t2\t6\t41 Université Paris I\t3\t\t3\t11\t9\t20\t7\t2\t9\t32 Université Paris III\t\t\t\t1\t1\t2\t17\t9\t26\t28 Université de Genève\t\t\t\t7\t12\t19\t4\t\t4\t26 Université Paris VIII\t\t3\t3\t4\t5\t9\t7\t5\t12\t23 Université Paris VII\t\t2\t2\t2\t3\t5\t2\t3\t5\t22 Université ParisX\t6\t6\t12\t6\t5\t11\t3\t6\t9\t20 Université de Liège\t\t\t\t3\t4\t7\t6\t5\t11\t20 Université Lyon II\t1\t1\t2\t4\t5\t9\t6\t5\t11\t20 Univ.Pierre et Marie Curie\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t19 Ecole des hautes études\t4\t15\t19\t7\t6\t13\t3\t2\t5\t18 en sciences sociales\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Source : Observatoire des sciences et des technologies Malgré la prédominance des institutions françaises, la présence de l\u2019Université de Louvain, de l\u2019Université libre de Bruxelles et de l\u2019Université de Liège montre que le facteur d\u2019attraction des revues québécoises est aussi appréciable en Belgique.En résumé, les institutions québécoises publient surtout dans les sciences humaines et sociales (Tableau 10).Les institutions canadiennes hors Québec, quant à elles, sont relativement plus présentes dans les arts et lettres.On observe, enfin, une présence importante des institutions françaises dans les sciences biomédicales, naturelles, et le génie.Les autres pays publient davantage dans les arts et lettres et dans les sciences humaines et sociales.?La collaboration scientifique Le Tableau 11 révèle qu\u2019un peu moins des trois quarts des publications sont écrites par un seul auteur et donc qu\u2019environ le quart sont écrites en collaboration.Cette distribution varie selon le champ disciplinaire.Dans les arts et lettres, la proportion de publications écrites en collaboration est de 8 %.Elle est de 23 % dans les sciences humaines et sociales et de 63 % dans les sciences biomédicales, naturelles, et le génie.Mis à part les arts et lettres, les publications en collaboration sont à la hausse, une tendance similaire à celle qui est observée dans l\u2019ensemble de la production scientifique à l\u2019échelle internationale (Gingras, Godin et Foisy, 1999).Tableau 10 Nombre de publications des institutions québécoises, canadiennes et étrangères dans les revues québécoises 1991-1996 \tSciences biomédicales, naturelles, et génie\t\tSciences humaines et sociales\t\t\tArt et lettres\t\t\t Institutions québécoises\t1991-93 135\t1994-96 Total 121\t256\t1991-93 1333\t1994-96 1412\tTotal 2745\t1991-93 415\t1994-96 401\tTotal 816\tTOTAL 3817 Institutions canadiennes hors-Québec\t108\t78\t186\t327\t286\t613\t158\t152\t310\t1 109 Institutions étrangères\t715\t760 1 475\t742\t773\t1515\t399\t429\t828\t3818 TOTAL\t958\t52 1 917\t2 402\t2 471\t4 873\t972\t982\t1 954\t8 744 Source : Observatoire des sciences et des technologies 20 ARGUS/Vol.29, n\u2019 1, Printemps - été 2000 La production scientifique québécoise : mesure basée sur la BRSQ Tableau 11 Publications selon le nombre d\u2019auteurs 1991-1996 Un seul auteur Collaboration\tSciences biomédicales, naturelles, et génie\tSciences humaines et sociales\tArt et lettres\t \t1991-93 1994-96 Total 255\t196\t451 399\t438\t837\t1991-93\t1994-96\tTotal 1615\t1561\t3 176 511\t564\t1075\t1991-93\t1994-96\tTotal 872\t888\t1 760 75\t70\t145\tTOTAL 5 387 2057 TOTAL\t654\t634 1 288\t2 126\t2 125\t4 251\t947\t958\t1 905\t7 444 Source : Observatoire des sciences et des technologies Tableau 12 Collaborations du Québec avec les autres provinces canadiennes 1991-1996 \t1991-1993\t1994-1996\tTOTAL Sciences biomédicales, naturelles, et génie\t10\t11\t21 Sciences humaines et sociales\t19\t20\t39 Arts et lettres\t2\t2\t4 Total\t31\t33\t64 Source : Observatoire des sciences et des technologies Le Tableau 12 révèle que la collaboration avec le Canada connaît une légère croissance, mais que la collaboration est somme toute limitée (64 collaborations) et concentrée dans les sciences humaines et sociales (61 % des collaborations).La collaboration internationale du Québec (publications contenant au moins un auteur étranger) représente environ 3 % des publications.Elle est beaucoup plus fréquente dans les sciences biomédicales, naturelles, et le génie (17 % des publications du Québec dans ce champ) et très faible dans les arts et lettres (moins de 1 %) ainsi que dans les sciences humaines et sociales (2 %).Cependant, la collaboration internationale du Québec connaît une hausse de 75 % entre 1991 et 1996 dans les sciences humaines et sociales alors qu\u2019elle décroît dans les sciences biomédicales, naturelles, et le génie.La France est la principale collaboratrice du Québec (45 % des collaborations internationales), suivi des Etats-Unis (17 %) et de la Belgique (8 %).Les collaborations les plus fréquentes se font entre des Français et des Québécois dans les sciences biomédicales, naturelles, et le génie.La collaboration avec les Etats-Unis a doublé dans les sciencés humaines et sociales.Tableau 13 Pays qui collaborent avec le Québec 1991-1996 \tSciences biomédicales,\t\t\tSciences humaines\t\t\t\tArt\t\t \tnaturelles, et génie\t\t\tet sociales\t\t\t\tet lettres\t\t \t1991-93\t1994-96 Total\t\t1991-93\t1994-96\tTotal\t1991-93\t1994-96\tTotal\tTOTAL France\t11\t10\t21\t9\t12\t21\t2\t\t2\t44 États-Unis\t3\t2\t5\t4\t8\t12\t\t\t\t17 Belgique\t\t\t\t\t6\t6\t\t2\t2\t8 Maroc\t1\t2\t3\t\t\t\t\t\t\t3 Grande-B retagne\t\t\t\t2\t\t2\t\t\t\t2 Italie\t\t\t\t1\t1\t2\t\t\t\t2 Roumanie\t1\t\t1\t\t\t\t\t1\t1\t2 Suisse\t\t\t\t\t2\t2\t\t\t\t2 Autres et inconnus\t5\t2\t7\t4\t6\t10\t\t\t\t17 TOTAL\t21\t16\t37\t20\t35\t55\t2\t3\t5\t97 Source : Observatoire des sciences et des technologies ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 21 La production scientifique québécoise : mesure basée sur la BRSQ Conclusion Encadré 1 Titre des revues, année de création et nombre de documents dans la BRSQ 1991-1996 La banque de données sur les revues scientifiques québécoises présente trois intérêts pour l\u2019analyse de la production scientifique québécoise.Le premier est de compléter les banques de données de l'ISI, plus particulièrement le SSCI et TAHCI.Alors que ces deux dernières couvrent environ 40 % de la littérature scientifique produite par les chercheurs (Katz, 1999), la BRSQ permet de compléter ce portrait en y ajoutant la littérature scientifique publiée dans les revues québécoises.Le second intérêt est de dévoiler l\u2019importance de la présence étrangère dans les revues québécoises.Certes, les cosignatures internationales sont peu nombreuses, mais une importante quantité de publications provient de l\u2019étranger.A ce stade-ci, la question reste posée à savoir s\u2019il s\u2019agit d\u2019un phénomène qui est lié à la qualité des revues ou à un effet de réseau.Le troisième intérêt de la BRSQ est de confirmer certaines tendances bibliométriques que l\u2019on observe dans les publications internationales tout en dévoilant des spécificités propres aux revues québécoises.Par exemple, la banque de données sur les revues québécoises confirme la tendance à la hausse de la collaboration, notamment internationale.Celle-ci est toutefois plus faible dans les revues québécoises, dû à la présence notamment d\u2019un grand nombre de publications dans le champ des sciences humaines et sociales, champ réputé pour publier moins en collaboration.Sciences biomédicales, naturelles, et génie\tCréation\tDocuments 1991-1996 MEDECINE SCIENCES\tl 985\t893 GEOGRAPHIE PHYSIQUE ET QUATERNAIRE\t1947\t275 REVUE DES SCIENCES DE L\u2019EAU ANNALES DES SCIENCES\t1988\t187 MATHEMATIQUES DU QUEBEC\t1975\t87 PHYTOPROTECTION\t1908\t84 Sciences humaines et sociales\t\t ÉTUDES INTERNATIONALES\t1970\t852 REVUE D\u2019HISTOIRE DE L\u2019AMÉRIQUE FRANÇAISE\t1943\t626 LAVAL THÉOLOGIQUE ET PHILOSOPHIQUE\t1945\t534 RECHERCHES SOCIOGRAPHIQUES\t1958\t477 RELATIONS INDUSTRIELLES\t1945\t433 CAHIER DE GÉOGRAPHIE DU QUÉBEC\t1952\t428 REVUE DES SCIENCES DE L\u2019ÉDUCATION\t1974\t423 RECHERCHES AMÉRINDIENNES AU QUÉBEC\t1971\t407 FRONTIÈRE\t1988\t365 GESTION\t1976\t364 LES CAHIERS DE DROIT\t1958\t319 NOUVELLES PRATIQUES SOCIALES\t1988\t299 ANTHROPOLOGIE ET SOCIÉTÉS\t1971\t297 CULTURE\t1981\t267 ANNALES DE DROIT AÉRIEN ET SPATIAL\t1976\t261 PHILOSOPHIQUES\t1974\t253 RECHERCHES FÉMINISTES\t1988\t252 SANTÉ MENTALE AU QUÉBEC\t1976\t250 CANADIAN FOLKLORE CANADIEN\t1979\t246 REVUE I.A.C.- LIENS SOCIAL ET POLITIQUE\t1979\t234 SERVICE SOCIAL\t1955\t233 REVUE DE DROIT DE MCGILL\t1952\t220 REVUE QUÉBÉCOISE DE SCIENCE POLITIQUE\t1982\t185 LOISIR ET SOCIÉTÉ\t1977\t183 REVUE INTERNATIONALE P.M.E.\t1987\t180 ÉTUDES INUIT\t1977\t166 L\u2019ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE\t1925\t166 COOPÉRATIVES ET DÉVELOPPEMENT\t1980\t165 SOCIOLOGIE ET SOCIÉTÉ\t1971\t161 CAHIERS QUÉBÉCOIS DE DÉMOGRAPHIE\t1971\t159 REVUE CANADIENNE DE PSYCHO-ÉDUCATION\t1969\t100 CRIMINOLOGIE\t1968\t93 THÉOLOGIQUES\t1993\t63 RUPTURE\t1994\t49 Arts et lettres\t\t META\t1952\t535 VOIX ET IMAGES\t1975\t354 PROTÉE\t1970\t244 COMMUNICATION\t1975\t235 ÉTUDES LITTÉRAIRES\t1967\t227 PRÉSENCE FRANCOPHONE\t1970\t218 RECHERCHES SÉMIOTIQUES\t1973\t207 ÉTUDES FRANÇAISES\t1965\t190 TTR\t1987\t179 CINÉMAS\t1990\t172 REVUE QUÉBÉCOISE DE LINGUISTIQUE\t1971\t124 CIRCUIT\t1990\t118 ANNALES D'HISTOIRE DE L\u2019ART CANADIEN\t1974\t43 TOTAL\t\t14 082 Source : Observatoire des sciences et des technologies 22 ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 La production scientifique québécoise : mesure basée sur Encadré 2\tType de documents Le type de document le plus répandu est « l\u2019article ».Ce type de document comprend des articles thématiques ou historiques, des études de cas, des résultats détaillés des recherches ainsi que des articles de synthèse.Les articles sont généralement soutenus par des références.Le second type le plus commun est le « compte rendu ».Les comptes rendus sont des recensions de livres ou d\u2019articles comprenant une brève description du contenu et présentant les grandes conclusions d\u2019un ouvrage.Toutefois, certains comptes rendus critiques sont plus longs et peuvent s\u2019appuyer sur d\u2019autres ouvrages et être accompagnés de références.Ils présentent parfois un point de vue autre que celui de l\u2019ouvrage ou de l\u2019article dont on rend compte.Ainsi, les comptes rendus peuvent aller d\u2019une simple description à un exercice d\u2019analyse approfondi.La BRSQ se distingue de plusieurs autres banques de données en répertoriant précisément les informations sur les livres ou les articles qui ont fait l'objet d\u2019un compte rendu.Ainsi, un compte rendu de livre comprend non seulement une notice sur ce document, mais également une notice détaillée du livre qui fait l\u2019objet de la recension.Celle-ci comprend toutes les informations bibliographiques sur l\u2019objet de la recension, comme le titre, l\u2019année de parution, l\u2019éditeur et la ville dans le cas Références Gingras, Y., Godin, B.et Foisy, M.(1999).« L\u2019internationalisation de la recherche universitaire au Canada », S.L.Bond et J.-P.Lemasson, A New World of Knowledge: Canadian Universities and Globalisation, Ottawa : CRDI : 77-98.Godin, B.et Limoges, C.(1995).Les revues scientifiques québécoises : Une évaluation du programme de soutien aux revues du fonds FCAR.Montréal: INRS.Katz, S.(1999), Bibliometric Indicators and the Social Sciences, ESRC, Sussex.d\u2019un livre, et la collection, le titre, le volume, et le numéro dans le cas d\u2019un périodique.Ce type de notice comprend également le nombre de pages ainsi que la langue de publication.À l\u2019instar des articles, la « note » joue toutefois un rôle important dans la diffusion de nouvelles connaissances.La note est un document relativement court qui décrit le résultat des recherches de façon succincte.Elle comprend généralement la méthode utilisée telle que des détails sur l\u2019échantillon, le contexte des travaux de recherches, etc.La portée de la note est généralement restreinte et répond à une question précise.Il peut parfois s\u2019agir d\u2019articles de synthèse qui utilisent des sources secondaires plutôt que de présenter le fruit de recherches originales.Tel que son nom l\u2019indique, la « présentation » sert à présenter le sujet d\u2019un numéro d\u2019une revue ou d\u2019une section dans une revue.Il peut aussi s\u2019agir de la présentation d\u2019un dossier ou d\u2019un thème.« L\u2019éditorial » prend position sur des sujets d\u2019actualité.De plus, il sert parfois à présenter des changements dans la politique éditoriale d\u2019une revue ou encore sert d\u2019occasion pour célébrer l\u2019anniversaire de la revue.Il s\u2019agit parfois d\u2019un article qui coïncide avec le lancement d\u2019une revue.Il peut aussi servir à expliquer le changement du nom d\u2019une revue ou même à présenter les collaborateurs ou l\u2019équipe de rédaction.Notes 1 Science Citation Index (SCI), Social Science Citation Index (SSCI), Arts & Humanities Citation Index (AHCI).: A terme, toutes les revues scientifiques du Québec seront incluses dans la BRSQ.la BRSQ Le « texte d\u2019opinion » est une rubrique où les auteurs présentent leur opinion, leur expérience personnelle, un témoignage, ou une critique sur un débat d'actualité ou un sur un article.Cette rubrique comprend également des articles journalistiques repris d\u2019autres publications ainsi que des textes publiés à la tribune des lecteurs.La rubrique « conférence » comprend à la fois les textes publiés à la suite d\u2019une conférence et les comptes rendus de conférence.La rubrique « bibliographie » comprend des compilations d\u2019articles, de livres et de thèse sur un thème donné.Elle comprend également des compilations d\u2019articles récents sur un sujet donné.La rubrique « biographie » comprend les hommages à des défunts de même qu\u2019à des personnes illustres lors de leur vivant.Ces rubriques relatent les contributions, ou les grandes réalisations d'un collaborateur de la revue, d'un chercheur, d\u2019un professeur, d'un dirigeant d\u2019entreprise ou de toute autre personne qui a eu une influence sur le champ de la revue.La rubrique « entrevue » est un extrait ou l\u2019entièreté d'un entretien.La rubrique « autre » comprend les textes d\u2019archives, les actualités ou autres nouvelles brèves, les textes de fiction et de poésie, les extraits de livre et les tables rondes.Tous ces types de documents sont relativement peu fréquents ce qui explique leur regroupement sous la rubrique autre.3\tLes auteurs tiennent à remercier Isabelle Massé pour la collecte et la codification des données.4\tLe total est de 100 % dû à la présence de publications dont l\u2019origine géographique est inconnue.ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 23 llfjfill JEAN DOSTERT Président Directeur général PIERRE MEUNIER Bibliothécaire 1170, Rocheleau Drummondville (Québec) J2C 5Y3 Tel.: (819) 478-4991 1 800 267-4991 Téléc.: (819) 478-1518 Souriez! Votre comptabilit ne sera plus jamais la m me.Visitez notre site internet et t 1 chargez gratuitement une version d essai.Avantage Logiciels comptables Accounting Software (418)\t622-8288 888 622-8288 www .logava.com La Nationale à Québec : une possibilité Gaston Bemier Directeur de la bibliothèque Assemblée nationale, Québec Point de vue La création de la Grande Bibliothèque à Montréal dans le voisinage de la Bibliothèque nationale, permet d\u2019entrevoir le déplacement des fonctions confiées à cette dernière vers la capitale.Selon l\u2019auteur, l\u2019État québécois pourrait, de la sorte, épargner d'importants montants, les bibliothèques administratives seraient mieux coordonnées, les parlementaires et le gouvernement auraient dès lors une bibliothèque à la mesure de leur rôle et de leur mandat.Enfin, la population de l\u2019est du territoire laurentien serait mieux servie.The Bibliothèque nationale to Québec city?The creation of La Grande Bibiliothèque in Montréal in the same geographical area as la Bibliothèque nationale provides an opportunity to consider the transfer to the capital of the functions of the Nationale.According to the author, such a move would involve considerable savings as well as better co-ordination of the various ministerial libraries, and the members of the legislature and of the government would have a library equal to their role and their mandate.Finally, the population of eastern Quebec would be better served.Les bibliothèques nationales sont habituellement sises dans les capitales.À la consultation d\u2019un répertoire' de ces établissements au sein de la francophonie, on s\u2019aperçoit que 42 d\u2019entre eux sur 43 étaient, il y a peu, situés dans les villes capitales.Le Québec était l\u2019exception.La situation était la même à la fin de la décennie 1970 : si on passe outre à la multiplicité des bibliothèques nationales en Italie, en Allemagne, en Syrie, en Afrique du Sud, en Yougoslavie et aux États-Unis, on ne releva que les cas exceptionnels de la Libye, de l\u2019Inde et du Brésil sur un total de 100 pays2.Pour des raisons historiques, mieux parce que la bibliothèque Saint-Sulpice était, à toutes fins utiles, en déshérence au moment de la Deuxième guerre mondiale et fermée au public depuis 1931, l\u2019État québécois s\u2019en est porté acquéreur dans un premier temps2 et en a fait le socle de la Bibliothèque nationale du Québec durant les années 60L Bref, l\u2019État avait la main dans l\u2019engrenage depuis les années 1930 et les décisions des années 60 ne firent que confirmer un dire de Jacques Perret : « Les bateaux nés en mer sont rares2.» La Nationale n\u2019a pas été créée ex nihilo.Si la bibliothèque avait été une bibliothèque de la capitale, sûrement aurait-on installé la nouvelle institution dans la cité de Champlain6.Les Québécois, au cours des trois dernières décennies, ont accepté cette réalité7, ils en ont profité et tous ont mesuré l\u2019utilité d\u2019une telle bibliothèque.On a bien, de temps à autre, soulevé la question de la localisation2, mais elle a fait long feu tant il était naturel de voir l'héritière de Saint-Sulpice me Saint-Denis, au cœur de la métropole.Aujourd\u2019hui, la conjoncture permet d\u2019envisager l\u2019établissement à Québec sinon de la Bibliothèque nationale elle-même, collections et personnel, du moins des fonctions de base d\u2019une telle bibliothèque.Pour la deuxième fois au XXe siècle, une bibliothèque montréalaise, « grâce à » sa faiblesse, à son peu d\u2019attraits pour les lecteurs51, à un financement réduit'0, à des locaux désuets, à un rayonnement jugé insuffisant\", a retenu l\u2019attention du gouvernement et, sans doute aussi, de l\u2019opinion publique et, cette fois, on a décidé de mettre sur pied une nouvelle bibliothèque, la Grande Bibliothèque du Québec, laquelle sera à la fois une entreprise municipale (sans succursale de quartier) et une entreprise d\u2019État'2 ouverte à un lectorat populaire et chargée, en principe tout au moins, d\u2019un certain nombre de fonctions panquébécoises'L En somme, le gouvernement du Québec entretiendrait dans la métropole, à compter de maintenant, une bibliothèque et demie (si l\u2019on considère que la ville de Montréal assumera une partie des frais de la Grande Bibliothèque) ou même deux.Aussi le temps est-il venu d\u2019étudier la possibilité d\u2019installer la Nationale à Québec.Sans vouloir dresser un inventaire complet des motifs qu\u2019on pourrait invoquer, - cette tâche devrait revenir aux autorités administratives municipales ou régionales et aux multiples instances politiques - on peut d\u2019ores et déjà en aligner quelques-uns : équité envers les citoyens de la région de la capitale et de l\u2019est du territoire, économies possibles, information documentaire de la représentation 25 ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 La Nationale à Québec : une possibilité nationale, coordination de tout un secteur négligé par les institutions actuelles, celui des bibliothèques administratives de la Fonction publique et, peut-être, parapublique.Equité envers les citoyens de l\u2019est du territoire La création de la Grande Bibliothèque au cœur de Montréal, si justifiée soit-elle, constitue une avancée importante de la concentration et de l\u2019enrichissement documentaire de la région métropolitaine, du sud et de l\u2019ouest du Québec.On retrouve à Montréal, à Sherbrooke et à Hull la grande majorité des bibliothèques universitaires laurentiennes, lesquelles sont très largement subventionnées.Maintenant, on y ajoute une institution d\u2019envergure.Et Ottawa, plus rapprochée de Montréal que Québec, offre aussi aux Québécois, en principe, les services d\u2019une bibliothèque nationale.Mais le pays québécois compte aussi des régions à l\u2019est et au nord.Des citoyens, des lecteurs et des chercheurs y habitent.Eux aussi doivent pouvoir utiliser les services d\u2019une bibliothèque de relative proximité.Il serait normal, peut-on penser, que les Gaspésiens ou les Saguenéens, sans oublier les gens de la capitale elle-même et des régions périphériques, puissent s\u2019appuyer sur une institution documentaire nationale au centre du territoire, d\u2019un établissement comparable à la G.B.Q.et adapté aux besoins du milieu.C\u2019est une question d\u2019équité géographique, pourrait-on dire.Au demeurant, le traitement équitable de l\u2019ensemble des citoyens mène à celui du monde de la documentation.Le savoir-faire bibliothéconomique, les grands projets en informatique documentaire, le rayonnement de la théorie et les recherches en la matière doivent déborder de la métropole.Les écoles de bibliothéconomie et les agences privées d\u2019information télématique sont à Montréal.Les associations professionnelles également.Maintenant, la ville logerait les deux plus importantes bibliothèques de l\u2019État.Dans l\u2019hypothèse où la déconcentration est possible, sans mettre en péril l\u2019équilibre documentaire recherché, on pourrait, cette fois-ci, développer à Québec la deuxième « infrastructure majeure » (concession au jargon de prestige de l\u2019heure) dans le domaine, un véritable pôle documentaire d\u2019où rayonnera le savoir-faire et l\u2019art de la documentation, en tout cas plus qu\u2019un pôle associé (bibliothèque complémentaire, possiblement subventionnée)'4, une antenne ou une vitrine (présentoir publicitaire avant tout) des établissements nationaux ayant leur siège social à Montréal, comme il en a été question par le passé'5./ Economies Il semble assez clair que la présence dans la capitale de la Bibliothèque nationale ou de ses fonctions serait facteur de justice pour l\u2019ensemble de la population.On peut également lancer l\u2019hypothèse qu\u2019il en résulterait des économies.Une centaine de bibliothèques émargent actuellement aux crédits gouvernementaux : la Nationale, la Bibliothèque de l\u2019Assemblée et plus de 90 autres relevant des ministères, des régies ou des commissions'6.On alloue entre 29 et 40 millions de dollars à l\u2019ensemble de ces établissements et institutions.Mais ce chiffre est sans doute un minimum, car il faudrait y ajouter, dans la plupart des cas, le loyer et les frais d\u2019entretien, les frais de communication, le perfectionnement, l\u2019ameublement et l\u2019équipement informatique.La Nationale obtient le quart du gâteau et la bibliothèque des parlementaires, moins du dixième.Les autres établissements, plus petits mais très nombreux, se partagent probablement des crédits de l\u2019ordre de 20 à 25 millions de dollars.La Grande Bibliothèque vient s\u2019ajouter aux bibliothèques existantes et son fonctionnement coûtera sans doute 25 millions de dollars.On peut supposer qu\u2019une partie des montants consacrés jusqu\u2019à maintenant à la Bibliothèque nationale sera orientée vers la G.B.Q.et que la ville de Montréal y ajoutera le tiers des crédits annuels'7.Somme toute, si le gouvernement québécois consacrait, ces dernières années, 40 millions de dollars aux bibliothèques identifiées, ce sera environ 50 millions de dollars après l\u2019ouverture de la Grande Bibliothèque.L\u2019augmentation s\u2019explique assez facilement étant donné que l\u2019État financera directement, mais partiellement, une bibliothèque supplémentaire, en lui versant 12 ou 15 millions de dollars'5.Si la Bibliothèque nationale s\u2019installait à Québec, on pourrait y rattacher la bibliothèque législative'9, surtout si l\u2019Assemblée en devenait l\u2019institution de tutelle comme c\u2019est le cas aux États-Unis, au niveau fédéral et au niveau des États fédérés, au Japon et, aussi, comme cela s\u2019est vu aux Philippines durant la première moitié du siècle20.De la sorte, les principes de la souveraineté et de l\u2019antériorité de l\u2019autorité parlementaire seraient reconnus.Au-delà de ces grands principes, la venue de la Nationale à Québec pourrait mener à des regroupements.La bibliothèque de l\u2019Assemblée nationale pourrait être une section ou un service de la Nationale, exactement comme le Congressional research sennce l\u2019est de la bibliothèque du Congrès2'.C\u2019est également le cas à la Diète japonaise22.De la sorte, on unifierait des structures administratives.Une avenue semblable est également envisageable du côté des bibliothèques administratives ou ministérielles25.De plus, côté documentation, la présence à Québec de la Nationale ferait en sorte que l\u2019achat de la documentation à l\u2019intention de la représentation nationale et de la fonction publique serait simplifié dans la mesure où la production éditoriale nationale s\u2019y retrouverait quasi automatiquement en vertu de la loi.Le dépôt légal des publications commerciales, périodiques ou non, et celui des publications de l\u2019État (ces dernières sont déjà déposées à la bibliothèque des parlementaires en vertu de la loi24) l\u2019alimenterait et on pourrait compléter les collections en se procurant, à titre onéreux, 26 ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 La Nationale à Québec : une possibilité les publications étrangères imprimées ou électroniques tombant dans l\u2019orbe des compétences du gouvernement, au sens large.Les achats de monographies en multiples exemplaires, comme les abonnements, seraient limités.La mise à disposition des bases de données électroniques au profit du lectorat législatif ou du fonctionnariat serait facilitée du fait qu\u2019elle relèverait d\u2019un organisme unique.Cela constitue possiblement un avantage supplémentaire.On se demandera à juste titre ce que coûterait une bibliothèque nationale multifonctions à Québec.Il faudra lui trouver des locaux dans un édifice construit pour elle ou en rénover une existante, lui procurer tout l\u2019équipement contemporain.Mais le coût de fonctionnement annuel reste le plus important, puisque l\u2019État devra le verser année après année.Peut-être peut-on suggérer une fourchette de dépenses.A l\u2019heure actuelle, la Bibliothèque nationale et la Bibliothèque de l\u2019Assemblée obtiennent des crédits de l\u2019ordre de 15 millions de dollars.Le Congrès américain alloue, quant à lui, 377 200 000 $ à sa bibliothèque.Cette dernière coûte donc aux Américans 1,40 $ US par tête (2 $ CAN).Reporté à l\u2019échelle québécoise, ce dernier taux signifierait environ 14 millions de dollars.C\u2019est peu, car il faut tenir compte des économies d\u2019échelle à Washington.Au Japon, la Diète a alloué 15 500 000 000 yens à sa bibliothèque en 1999, soit l\u2019équivalent de 1,63 $ CAN par tête.Un même niveau de financement signifierait environ 12 millions de dollars au Québec.Somme toute, à vue de nez, on peut supposer que le regroupement de la Nationale et de la Législative pourrait mener à des économies de l\u2019ordre de un à trois millions de dollars sans tenir compte de la possible rationalisation des bibliothèques administratives.Coordination des bibliothèques de l\u2019État La Grande Bibliothèque aura, dit-on, un rôle national à jouer à l\u2019égard des bibliothèques publiques et des bibliothèques d\u2019enseignement.Mais la nébuleuse des bibliothèques administratives des ministères et organismes, un peu moins d\u2019une centaine, est négligée25.Or, elle phagocyte des sommes importantes.Un peu plus de 500 personnes26 travaillent dans les services documentaires de l\u2019État, incluant la Nationale et la bibliothèque des députés : 210 techniciens en documentation, 140 bibliothécaires et autres professionnels, une douzaine de cadres et près de 150 employés de soutien.Il y a 30 ans, c\u2019étaient 271 personnes27; plus récemment, vers 1994, on avait avancé le chiffre de 585 employés28.Si on défalque de ces chiffres l\u2019effectif combiné des deux plus importantes bibliothèques, on en arrive à un contingent de 335 employés pour l\u2019ensemble des services de documentation de l\u2019administration proprement dite (13 ou 14 millions de dollars si l\u2019on retient un salaire annuel moyen de 40 000 $).De plus et logiquement, on y achète des livres, des encyclopédies, des usuels, des microfilms et des microfiches, des cédéroms, et on s\u2019abonne à de nombreux journaux et périodiques que l\u2019on conserve quelques années et à des agences électroniques.Des efforts de rationalisation sont réalisés en matière de périodiques29 et de banques de données informatiques20.Mais on pourrait faire davantage.Si la Nationale était dans la capitale, elle pourrait coiffer les bibliothèques de l\u2019État, en constituer la maison mère2', assumer des tâches communes, présider à la coordination des achats, du traitement, de la conservation et, en amont, à celle de la création de nouveaux centres de documentation, si cela est justifié.Des ministères pourraient s\u2019appuyer sur la Nationale et renoncer à conserver des collections en double ou rarement consultées; ils pourraient se borner, selon les besoins, à engager des bibliothécaires et des documentalistes volants et branchés, ayant un pied-à-terre à la Nationale.On épargnerait sur la location des locaux, sur l\u2019achat de la documentation imprimée ou électronique.À long terme, l\u2019établissement de la plus importante bibliothèque de l\u2019État à Québec stabiliserait les services documentaires des ministères et de la Fonction publique en général, lesquels connaissent des progrès soudains et des reculs inexplicables selon les années et selon la conjoncture22.En somme, tout le monde y gagnerait22.Si l\u2019on réussissait à coordonner les bibliothèques administratives, la législative et la Nationale, on aurait, à la clé, une bibliothèque encyclopédique (la diversité des champs de compétence de l\u2019État est aussi universelle que les programmes d\u2019enseignement et de recherche des universités).On évalua, en 1994, que l\u2019ensemble de ces bibliothèques possédaient 3,6 millions de documents22 comprenant, entre autres, plus de 1 700 000 volumes, près de 60 000 périodiques, près de 1 200 000 microfiches et microfilms, etc.Deux décennies plus tôt, on observa que les 50 bibliothèques de l\u2019État possédaient plus d\u2019un million de volumes25, autant que l\u2019Université Laval à ce moment-là.Information de la représentation nationale On peut donc invoquer l\u2019équité envers la population de l\u2019Est, les économies possibles, la souhaitable coordination des services documentaires de l\u2019État pour justifier la présence de la Nationale à Québec.On peut aussi invoquer des motifs symboliques26.Une telle bibliothèque devrait normalement être située dans la ville capitale.On l\u2019a souvent rappelé dans le passé.Et, de fait, les bibliothèques nationales y ont habituellement leurs locaux, leurs collections, leurs services et leurs sièges sociaux.La pratique, comme ARGUS/Vol.29, n 1, Printemps-été 2000 27 La Nationale à Québec : une possibilité toutes les pratiques, souffre des exceptions, mais elles sont assez rares, comme on l\u2019a noté plus haut.Aussi peut-on difficilement exciper de ces dernières pour pérenniser la localisation actuelle de la Nationale dans la métropole.On peut aussi affirmer, peut-être est-ce un corollaire, qu\u2019une bibliothèque nationale, ordinairement encyclopédique, doit exister dans le voisinages des autorités législatives, gouvernementales, administratives et judiciaires.Le chef de l\u2019État, le premier ministre et son cabinet, les députés et leurs collaborateurs sont les citoyens qui ont le plus besoin des données cumulatives de l'histoire'7, locale ou étrangère, stockées et ordonnées dans le réseau des bibliothèques.En principe, toute la documentation devrait, en priorité, être mise à leur disposition de manière automatique et instantanée, si cela se peut.La proximité en est une condition essentielle, encore que les techniques de communication, contemporaines ou à venir, la multiplication des documents sympathiques ou électroniques puissent en atténuer la portée et le sens et donner un caractère d\u2019ubiquité partielle aux bibliothèques contemporaines.Bref, un lien organique devrait, en principe tout au moins, mener de la Bibliothèque nationale à la représentation nationale.L\u2019Assemblée nationale, formée qu\u2019elle est de députés, d'hommes et de femmes politiques, de « politiciens », entend-on habituellement (et cela est symptomatique du mal mystérieux qui gangrène la res publica et la classe politique), incarne le premier pouvoir de l\u2019État, la fonction première et souveraine.A ce titre, on doit y trouver, au moment opportun, toutes les données publiées et disponibles : il n\u2019est pas de sujet qui soit étranger à un politique-58.Au demeurant, comme on l\u2019a écrit, « .la bibliothèque élargit la base du conseil en faisant appel aux voix diverses de la pensée humaine.(elle) rassemble la diversité et offre une perspective dans laquelle peut se définir l\u2019État, elle représente un élément de prudence dans la gestion du pouvoir à court et à long terme.(elle) apparaît.comme l\u2019instrument d\u2019une légitimité89.» De surcroît, ne va-t-on pas jusqu\u2019à considérer que la bibliothèque est un palladium90?Aussi, les parlementaires et les ministres, malmenés qu\u2019ils sont dans les sondages et par l\u2019opinion publique, même quelques heures seulement après leur victoire électorale, auraient tout avantage à entretenir ou à faire émarger aux crédits du Parlement un établissement dont la stabilité, l\u2019universalité, la neutralité contribuerait à atténuer le discrédit dont ils sont, peut-on croire, injustement victimes.Peut-être pourrait-on considérer une affirmation du secrétaire général du Parlement européen, M.Priestley : « c\u2019est par la qualité de leurs travaux et l\u2019information de l\u2019opinion publique que les parlements susciteront et conserveront le respect public.La qualité des travaux des parlements est très largement tributaire de la qualité de la recherche et de la documentation entrant dans la préparation des prises de positions parlementaires97 ».On peut donc suggérer l\u2019hypothèse que l\u2019installation, assez logique et naturelle, à Québec de la Bibliothèque nationale et des fonctions qui seront encore siennes à la suite de la création de la Grande Bibliothèque serait avantageuse d\u2019un point de vue budgétaire, d\u2019un point de vue documentaire, d\u2019un point de vue géographique et pourrait contribuer à rehausser l\u2019image des hommes et femmes politiques dans l\u2019opinion populaire.Bref, si l\u2019on veut céder à une scie obligée : un projet porteur.On soulèvera, avec raisons, certaines objections : et quel sort fera-t-on à la collection Saint-Sulpice?Et peut-on faire fi de la grande concentration de lecteurs dans la métropole?Et mettre en péril les relations avec les éditeurs, lesquels ont, en majorité, leur siège social à Montréal?Et comment structurer une grande bibliothèque d\u2019État dans la capitale?À quel ministère ou organisme la relier?Il y a là, comme on peut le voir, bien des thèmes à approfondir avant de voir s\u2019installer la Nationale dans la capitale.De fait, l\u2019installation à Québec de la Nationale s\u2019inscrit dans le droit fil de l\u2019histoire de la documentation en territoire laurentien.Pendant de nombreuses années, de 1802 à 1968, la bibliothèque législative était considérée comme bibliothèque nationale (ou bibliothèque provinciale, si l\u2019on veut, à partir de 1867).Les conservateurs du XIXe siècle, Étienne Parent et Narcisse-Eutrope Dionne surtout, voulaient y composer une collection complète sur l\u2019histoire de l\u2019Amérique française.Dans les années 1960, Jean-Charles Bonenfant s\u2019efforçait encore d\u2019acquérir l\u2019ensemble de la production éditoriale québécoise.Les efforts de l\u2019Assemblée92 et de ses bibliothécaires profitèrent à Saint-Sulpice d\u2019abord puis à la Nationale, après 1968 : de nombreuses collections leur furent versées.Dans un domaine limitrophe, celui de la bibliographie nationale, on notera que les premières listes exhaustives virent le jour grâce à Georges-Barthélemi Faribault98 et à N.E.Dionne99.Un témoignage récent de monsieur Gilles Gallichan illustre, on ne peut mieux, les liens entre ces pionniers et la Nationale : « .G.B.Faribault.a posé les premières pierres de ce qui aurait pu .devenir notre Bibliothèque nationale »45.Publicité Line Glaude Téléphone : (514) 845-3327 Télécopieur : (514) 845-1618 Courriel : info@cbpq.qc.ca 28 ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 La Nationale à Québec : une possibilité Notes 1\tLes Bibliothèques nationales de la francophonie / Claude Fournier.2e éd.; Montréal : Bibliothèque nationale, 1997.2\tInventaire de Charles A.Goodrum, publié dans ALA World encyclopedia of library and information services (Chicago : American library association, 1980).p.399-402.J Projet de loi no 15, sanctionné le 13 mars 1941 : l'État achète la bibliothèque.Mais il faut souligner que, déjà en 1937, le Parlement québécois avait adopté une loi permettant à l\u2019État de rembourser, jusqu\u2019à concurrence de cinq millions de dollars, les arriérés de taxes des Ecclésiastiques du séminaire de Saint-Sulpice et de leurs sociétés subsidiaires à la ville de Montréal (.L.Q., 1937, c.2).4\tOn relira avec intérêt l'article de Roland Auger.\u201c La Bibliothèque nationale du Québec \u201d, dans Livre, bibliothèque et culture québécoise (Montréal : Asted, 1977), p.621 et ss., celui de Georges Cartier, \u201c La B.N.Q.: quand, comment, pourquoi \", La Bibliothèque nationale du Québec (Montréal : B.N.Q.1994), p.6-8.5\tLa compagnie des eaux (Paris : Gallimard, 1969).p.92.6\tOn peut dire que le choix de Montréal comme emplacement de la Nationale fut des plus automatiques.A posteriori, on a pu écrire, comme l\u2019a fait le premier conservateur : \u201c Les raisons sur lesquels s\u2019est fondé le choix de la métropole demeurent .tout aussi valables qu\u2019autrefois : très forte concentration de la population.ainsi que des maisons d'édition.\u201d (Georges Cartier, dans La Bibliothèque nationale du Québec, p.8).Les premiers pas, ceux de 1937 et de 1941, n'ont pas été justifiés explicitement de cette manière.Au demeurant, en 1965, on écrivit qu\u2019on n'avait jamais \u201c donné une définition précise de son rôle \u201d (Ministère des Affaires culturelles.Livre blanc, s.l., s.n.1965, p.187).7\tPersonne, en août 1967, n\u2019a soulevé le problème de l\u2019adresse du siège social de la Bibliothèque lors de l\u2019étude, à l\u2019Assemblée, du projet de loi la créant.Si la question avait alors retenu l\u2019attention de la population, des députés auraient attaché le grelot.Il faut dire que qu'on ne l\u2019avait pas soulevée lors de la \u201c nationalisation \u201d de la bibliothèque Saint-Sulpice en février 1941.Et pour cause ! On aborda le sujet de l'adresse du siège social de la B.N.Q.lors de l\u2019étude du projet de loi 43 (1988), lequel modifiait le statut de la bibliothèque.Mais il ne fut nullement question de remettre en cause sa localisation (Journal des débats; commissions parlementaires, 18 octobre 1988, p.CC-336).8\t\u201c Québec tente de récupérer la Bibliothèque nationale \u201d, La Presse, 1er octobre 1992, p.D-9; \u201c Le véritable lieu d\u2019une bibliothèque capitale \u201d, Le Soleil, 25 juillet 1992, p.A-14; \u201c Québec fait son deuil de la Bibliothèque nationale, mais.\u201d, La Presse, 26 mai 1997, p.C-21.9\tSeulement 26 % des citoyens de Montréal y étaient inscrits vers 1997.Les pourcentages correspondants pour la conurbation, pour les autres régions du Québec, pour Ottawa, pour Toronto et pour Vancouver étaient à ce moment-là de 34, 31,58, 69 et 73 (The Gazette, May 16, 1998, p.B-1 ).10\tSans doute en 1997.la bibliothèque ou la ville consacrait à l\u2019achat de documents l\u2019équivalent de 31 $ par tête alors qu'Ottawa, Toronto et Vancouver dépensaient respectivement 45 $, 51 $ et 57 $ au même titre (Ibid.).\" Éléments relevés par- les membres du Comité sur le développement d'une très grande bibliothèque, Une grande bibliothèque pour le Québec (Québec : le Comité, 1997), p.31.La situation, en 1941 n'était pas très différente, semble-t-il, comme en fait foi cette phrase prononcée lors de l\u2019étude du projet de loi concernant la Bibliothèque Saint-Sulpice : \u201c Le présent bill nous permet d'acheter la bibliothèque à un prix équivalent au montant dû en taxes à la ville de Montréal par les Messieurs de Saint-Sulpice, soit 742,000 $.Nous aidons donc du même coup la ville de Montréal qui a besoin de cet argent\u201d (T.D.Bouchard, à l\u2019Assemblée.19 février 1941 ; compte rendu inédit/Bibliothèque de l\u2019Assemblée nationale).12 Peut-être assiste-t-on à la naissance d\u2019une nouvelle catégorie de bibliothèques : \u201c les grandes.\u201d, De fait, les points de comparaison qui ont inspiré les concepteurs furent surtout, si l\u2019on excepte la Grande.française, des bibliothèques publiques, municipales ou métropolitaines.Se reporter à Une grande bibliothèque pour le Québec ou à un article de Yvon-André Lacroix, dans l\u2019Action nationale, septembre 1999, p.103-111 et à un tableau fourni par le ministère de la Culture et des Communications et publié dans la Presse (22 janvier 2000, A-4).Des défenseurs de la Grande.font de même : \u201c .la métropole a une Bibliothèque centrale nettement dépassée avec ses 4700 mètres carrés.Gabrielle-Roy fait 8400.\u201d (Jacques Desautels, \u201c La Grande Bibliothèque du Québec : une nécessité \u201d, Le Soleil, 8 février 2000, p.B-8).IJ On relira avec intérêt la Loi sur la Grande Bibliothèque du Québec (L.Q., 1998, ch.38), en particulier les articles 14 et ss.: \u201cLa Grande Bibliothèque a pour mission d\u2019offrir un accès démocratique à la culture et au savoir et d\u2019agir.comme catalyseur auprès des institutions documentaires québécoises.elle poursuit les objectifs suivants : valoriser la lecture, la recherche et l\u2019enrichissement des connaissances, promouvoir l\u2019édition québécoise, faciliter l'autoformation continue, favoriser l'intégration des nouveaux arrivants.\u201d, etc.15\tOn pourrait confier de nombreuses tâches à une antenne ou à un pôle associé.Voir \u201c Antenne de la Nationale et de la G.B.Q.\u201d, Documentation et bibliothèques, vol.45.no 3 (juillet-septembre 1999).p.127-128.15\tAinsi, le maire de Québec a-t-il souhaité faire de la bibliothèque Gabrielle-Roy une antenne de la Grande Bibliothèque du Québec (Le Journal de Québec, 14 novembre 1997, p.6).Plus récemment, la Commission de la capitale nationale a commandé une étude sur la possibilité de réaliser une antenne de la Nationale dans la capitale et cela a mené au texte suivant : Une antenne majeure de la Bibliothèque nationale du Québec dans la capitale nationale; étude préparée par Henri Dorion.(Septembre 1998, 54 p.annexes).16\tListe sur le dressoir suivant : \u201c http://www.ba.gouv.qc.ca/repertoire/INDEXREP.HTM \u201d.17\tLes crédits de fonctionnement de la Grande Bibliothèque proviendraient, pour un tiers, de la ville de Montréal et, pour les deux tiers, de l\u2019État québécois (Suzanne Colpron, dans La Presse, 7 novembre 1999.p.B-7).'8 Les membres du Comité sur le développement d\u2019une grande bibliothèque ont affirmé que le coût de fonctionnement en serait \u201c d\u2019environ 25 millions de dollars \u201d (p.80).19\tDe par le monde, on distingue des bibliothèques nationales d\u2019aire culturelle, des bibliothèques nationales à double fonction (nationale et universitaire, nationale et publique, nationale et parlementaire), etc.Voir Denis Pallier, Les Bibliothèques (8e éd.corn; Que sais-je?944; Paris : P.U.F.1997).p.68.20\tDe fait, de 1916 à 1939 (Encyclopedia of library and information science, vol.36, New York : Marcel Dekker, 1983), p.446.21\tLa première fonction confiée à la bibliothèque du Congrès est la suivante : \u201c Providing materials, information, research, and technical asistance and consultation to members and committees .in support of their legislative, oversight, and representational functions, particularly through the Congressional Research Service, a department of the library \u201d (James D.Carroll, dans The Encyclopedia of the Unites States Congress, New York : Simon & Schuster, 1995, vol.3, p.1288).22\t\u201c La Bibliothèque nationale de la Diète est composée d\u2019une bibliothèque principale, d\u2019une bibliothèque annexe dans la Diète.La bibliothèque annexe .répond aux demandes immédiates des membres et du personnel de la Diète \u201d (Kokuritsu Kokkai Toshokan, La Bibliothèque nationale de la Diète, Tokyo : la Bibliothèque, 1990.p.2).23\tÀ Washington, le Federal library and information center committee, administré par la Bibliothèque du Congrès et présidé par son directeur, coordonne tout le secteur de la documentation administrative (Mary Berghaus Levering, dans Directory of federal libraries / edited by William R.Evinger (Second ed.; Phoenix : Oryx press, 1993), p.V.Le comité est identifié dans la structure hiérarchique de la Bibliothèque, sous l\u2019intitulé National programs (The Encyclopedia of the United States Congress ., p.1291).À Tokyo, l\u2019organigramme administratif de la Bibliothèque de la Diète signale ARGUS/Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 29 la présence des agency branch library (Voir Theodore F.Welch, dans Encyclopedia of library history i edited by Wayne A.Wiegand and Donald G.Davis; New York : Garland, 1994, p.451 -452.Ou encore Heihachiro Suzuki, \u201c Japan National Diet library \u201d, dans Encyclopedia of library and information science, vol.13; New York : Marcel Dekker, 1975, p.250).24\tL.Q.1982, c.62, a.132.25\tPourtant en 1965, on avait exprimé le souhait qu\u2019une loi en gestation, celle qui devait donner naissance à la Bibliothèque nationale, \u201c devra prévoir.une certaine autorité de la Bibliothèque d\u2019Etat du Québec sur les différentes bibliothèques du gouvernement.\u201d (Livre blanc, p.189).26\tChiffre établi à partir des données fournies sur le présentoir électronique identifié plus haut.2\u2018 Rapport du comité d'étude des bibliothèques gouvernementales (Québec : Assemblée nationale, 1971 ), p.19.2* Daniel Allaire, \u201c Le réseau informatisé des bibliothèques\tgouvernementales \u201d, Documentation et bibliothèques, vol.40, no 2 (avril-juin 1994), p.63.24 La question préoccupe les membres du Réseau informatisé des bibliothèques gouvernementales.Voir\" Suivi de la rationalisation des périodiques \u201d, Info-Cubiq, vol.4, no 3 (novembre-décembre 1998), p.4.30 Un comité du Réseau informatisé.\u201cen collaboration avec les organismes centraux., réalise l\u2019analyse des besoins, la planification des travaux, le développement et la supervision de l\u2019implantation et de l\u2019exploitation d\u2019une bibliothèque virtuelle.\u201d (Info-Cubiq, vol.5, no I.mai-juin 1999, p.7).\" Au Japon, la bibliothèque de la Diète offre un service de référence aux ministères (H.Suzuki, Loc.cit., p.258).32\t\u201c .elles naissent et meurent.au hasard des besoins comme au gré des circonstances \u201d (Rapport du comité d\u2019étude des bibliothèques ., p.16);\u201c.chaque années, des unités naissent au gré de besoins sommairement identifiés et meurent au rythme des compressions budgétaires \u201d (Jean-Pierre Gagnon, \u201c Les bibliothèques gouvernementales.\u201d, Documentation et bibliothèques, vol.40, no 1, janvier-mars 1994, p.35); \u201cLes bibliothèques gouvernementales subissent toujours les contrecoups de leur milieu.En temps de crise, elles sont les premières à être remises en question.Les gestionnaires les perçoivent comme un luxe qu\u2019on peut facilement réduire ou abolir \u201d (Edward Collister, \u201cLes conseils de bibliothèques.\u201d, Documentation et bibliothèques, vol.34, no 1, janvier-mars 1988, p.9).La Nationale à Québec : une possibilité 33\tTémoignage sur la pratique japonaise : \u201c This system, unique in the world, makes it possible for constituent libraries to improve their services and eventually to enhance the functions of the Diet, government agencies, and the Supreme Court through their cooperation with the Main Library and among themselves \u201d (Heihachiro Suzuki, Ibid, p.252).34\tDaniel Allaire, Loc.cit., p.63.35\tRapport du comité d\u2019étude., p.20.36\t\u201c .toutes les instances des ministères qui n\u2019offrent pas directement des services à des clientèles locales ou régionales devraient normalement être situées dans la capitale.\u201d.\u201cLe choix de la capitale devrait.s\u2019imposer lorsque les rapports que les organismes gouvernementaux entretiennent avec le gouvernement supplantent, par leur nature, ceux qui les lient à leur \u201c environnement d\u2019affaires \u201d et lorsque leurs attributions ont une portée universelle, c\u2019est-à-dire lorsqu\u2019elles visent toute la population d'un secteur délimité et s\u2019appliquent à l\u2019ensemble du territoire \u201d (Politique relative à la capitale nationale; Pour le Québec, la capitale déploie ses forces; Québec : Commission de la capitale.1998, p.16).37\tSans doute pourrait-on appliquer aux parlementaires cette phrase de Éric Orsenna, laquelle est faite dans le contexte de l\u2019exécutif ; \u201c ici c\u2019est la manie du présent.j\u2019avais un tel besoin d\u2019ancien temps \u201d (Grand amour, Paris : Seuil, 1993, p.81).3* On pourrait aligner ici de nombreuses citations.Deux suffiront : \u201c 11 n\u2019existe.aucun sujet auquel un Membre du Congrès ne puisse avoir l\u2019occasion de se référer \u201d (Thomas Jefferson, cité dans Nous, le Peuple; l\u2019histoire du Capitole des Etats-Unis ., Washington : Société historique du Capitole., 1982, p.31 ou encore, en anglais, dans L.C.Bulletin, december 1999, p.286); \u201c .there is no subject connected with parliamentary business.on which I am not called upon to afford instant information \u201d (Thomas Vardon.en 1835, cité dans The House of commons library department; rev.ed.; Factsheet, 50; Londres : HMSO.1994, p.5).39\tGilles Gallichan, dans Documentation et bibliothèques, vol.42, no 4 (octobre.-décembre 1996), p.165 et ss.40\t\u201c Parmi les vertus du papier imprimé, on oublie toujours de citer la principale qui est d\u2019être une égide, une armure, une carapace.Une rangée de livres., cela équivaut.à une phalange de gardes du corps \u201d (Jean Dutourd, Portraits de femmes; Paris : Flammarion, 1991, p.149).41\tCERDP info, vol.2, no 2 (déc.1997), p.3.42\tExtrait d\u2019une lettre de Jean-Charles Bonenfant à Ruth Tétreault, datée du 5 août 1968 : \u201c .je considère que notre Bibliothèque doit tout faire pour que la Bibliothèque nationale contienne tout ce qu\u2019elle doit contenir.Si dans l\u2019examen de vos collections, vous vous apercevez que tel ou tel livre vous manque, vous pourriez me le dire et je n\u2019hésiterais pas, en faveur de la Nationale, à me déposséder de notre deuxième exemplaire \u201d (Archives de l\u2019Assemblée nationale).43\tCatalogue d\u2019ouvrages sur l\u2019histoire de l\u2019Amérique et, en particulier, sur celle du Canada, de la Louisiane, de l\u2019Acadie./ rédigé par G.B.Faribault.Québec : Cowan, 1837.(3), 207 p.44\tInventaire chronologique des livres, brochures, journaux et revues, 1764-1905; Québec, 1904-1909.4 vol.Dionne, selon monsieur Gallichan, \u201c .se propose de poursuivre annuellement la publication d\u2019un inventaire des imprimés québécois paras dans les douze derniers mois \u201d (Les Cahiers du livre ancien du Canada français, vol.1, no 2, été 1984, p.14).Ne serait-ce pas la Bibliographie nationale soixante ans avant sa naissance?45\tGilles Gallichan, Livres et politique au Bas-Canada (Québec : Septentrion, 1991), p.442.Vous avez envie de réagir après la lecture d\u2019un article de la revue?La rubrique « Boîte aux lettres » est conçue spécialement pour vous.Toute personne désireuse d\u2019apporter son point de vue, ses réflexions ou ses commentaires peut les expédier par courrier, au 307, Sainte-Catherine ouest, bureau 320, Montréal (Québec), H2X 2A3, par télécopie : (514) 845-1618 ou par courriel : info@cbpq.qc.ca, à l\u2019intention du Comité de rédaction, au secrétariat delà C.B.P.Q.30 ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 La LIBRAIRIE MERCIER a pour objectif de faire tout son possible afin de simplifier votre travail.Notre expérience nous permet d\u2019effectuer des recherches fréquentes pour vous, et ainsi, réduire le nombre de vos commandes et vous sauver du temps.Depuis 1952, nous desservons les institutions d\u2019enseignement et de recherche, telles que les bibliothèques municipales, scolaires, provinciales, fédérales et d\u2019hôpitaux.Nous comptons avoir le privilège de bien vous servir très bientôt.LIBRAIRIE MERCIER librairie agréée, 40, St-Joseph, Ste-Thérèse, Qc J7E 3L6 Téléphone : (450) 435-0581 Télécopieur : (450) 430-1584 Volumes reliés de luxe Arts et histoire Littérature Scientifiques Médicaux Service de recherche CO B A CO B A Bibliothèque puissance et souplesse inégalées De la gestion des notices à celle des abonnements, de la recherche la plus élémentaire à la plus fouillée, COBA Bibliothèque voit à tout.Document un système simple et efficace Toutes les fonctions essentielles à la classification et à la conservation de documents regroupées en un seul logiciel.Pour une présentation personnalisée de nos logiciels, communiquez avec un de nos représentants.Téléphone : (450) 651-7969 Télécopieur : (450) 629-2552 www.coba.net COBA Logiciels de gestion California Dreamin Maryse Breton Bibliothécaire de référence Yolo County Library Davis Branch, Californie maryse.breton@ccm.yolocounty.org Chronique Nous sommes arrivés à Davis le 10 septembre à 16 h 45.Il faisait très chaud et nous étions fatigués.Après sept jours de camion Uhaul et de bouffes rapides, ça se comprend.Davis est située dans la vallée de Sacramento en Californie.Pour s\u2018y rendre en camion, de Montréal, il faut traverser New York, l\u2019Ohio, l\u2019Indiana, l\u2019Illinois et la porte de l\u2019Ouest, St-Louis, le Missouri, les plaines du Kansas, les montagnes du Colorado, les déserts de l\u2019Utah, le Nevada, pour enfin redescendre la Sierra Nevada qui nous dépose dans le Golden State, la Californie.C\u2019est ici, à 4750 km de Montréal, que j\u2019ai trouvé mon premier emploi permanent comme bibliothécaire de référence dans une bibliothèque publique.Quarante heures par semaine, deux semaines de vacances par année, congés fériés et jours de maladie payés; une vraie \u201c job \u201d quoi! Mais pourquoi aller si loin pour trouver un emploi?La situation du Québec est-elle si désespérée?Non pas du tout, le scénario n\u2019a rien de dramatique, seulement le goût de l\u2019aventure et, avouons-le, l\u2019impossibilité de me séparer de ma douce moitié venu entreprendre son doctorat au campus de la University of California Davis.Le visa TN Il est relativement facile pour les professionnels canadiens de travailler aux États-Unis.C\u2019est-à-dire qu\u2019il est assez facile d\u2019obtenir un visa de travail, encore faut-il trouver un travail.Taux de chômage de 4 % ou pas, comme partout ailleurs, chercher un emploi est long et stressant.Mais certaines données nous avantagent.La bibliothéconomie, comme tout le monde le sait, est un domaine d\u2019avenir ( ! ).Si nous n\u2019étions pas si humbles, on pourrait comparer notre marché du travail à celui des informaticiens ! Sérieusement, la situation est quand même assez bonne.Prenons l\u2019exemple de la Californie, où je me trouve.Dans cet état de plus de 30 millions d'habitants, seules deux écoles de bibliothéconomie déversent leurs finissants sur le marché du travail annuellement.Deux écoles ! C\u2019est très peu.De plus, les primaires du 7 mars dernier ont vu la Proposition 14 California Reading and Literacy Improvement and Public Library Construction and Renovation être acceptée.Cette proposition va permettre de débloquer 350 millions de dollars pour la construction de nouvelles bibliothèques ou pour l\u2019agrandissement de celles qui sont existantes.La priorité est accordée aux projets élaborés conjointement avec des écoles ou des commissions scolaires.Bref, les offres d\u2019emploi ne manquent pas aux États-Unis.Alors que nous faut-il pour y travailler?Vous avez entendu parler de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain?Cet accord a institué, entre autres choses, le permis de travail TN qui permet aux professionnels canadiens de travailler aux États-Unis.Il existe une liste de ces professions (http://grasmick.com/ nafta.htm).Il y en a environ 40 et bien sûr le poste de bibliothécaire en fait partie.Le hic, c\u2019est qu\u2019il faut préalablement trouver un emploi avant de faire la demande de ce permis de travail.C\u2019est ici que la bureaucratie à la Kafka se déploie dans toute sa beauté.Il faut tout d\u2019abord trouver un emploi.Théoriquement, un Canadien possédant un visa de touriste, c\u2019est-à-dire la permission qui est donnée aux Canadiens d\u2019entrer librement aux États-Unis, ne leur permet pas de rechercher un emploi.Il faut donc faire sa recherche d\u2019emploi depuis l\u2019extérieur du pays.Pour obtenir un emploi aux États-Unis, il faut un numéro d\u2019assurance sociale.Or ce numéro s\u2019obtient seulement aux États-Unis avec une preuve de citoyenneté ou.un permis de travail! Heureusement, mon futur employeur s\u2019est montré flexible (avec deux candidatures en main pour mon poste, il avait peu de choix.).J\u2019ai signé mon contrat de travail avant même d\u2019avoir mon visa et mon numéro d\u2019assurance sociale.Je suis revenue à Montréal chercher mon visa TN, qui ne peut s\u2019obtenir qu\u2019à la frontière, 32 ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 California Dreamin\u2019 dans mon cas à Dorval, au coût de 50 $ américain, après 30 minutes d\u2019attente.Pour enfin, une fois aux États-Unis, faire la demande d\u2019un numéro d\u2019assurance sociale.Le visa ou permis TN est renouvelable annuellement, autant de fois qu\u2019on le désire.Bien sûr, les accords entre pays changent et ce permis peut disparaître au cours de futures négociations, mais pour l\u2019instant, c\u2019est du solide.La bibliothèque de Davis La bibliothèque de Davis, où je travaille, fait partie du réseau du comté.Officiellement, il s\u2019agit donc de la Yolo County Library, Davis Branch.La Yolo County Library compte sept succursales dont Davis qui est la plus grosse.Les six autres bibliothèques du réseau se comparent plus à des bibliothèques de CRSBP qu'à des bibliothèques publiques.Ces petites bibliothèques desservent des villes où il n'y a qu\u2019une école (et parfois même pas), pas d\u2019hôtel de ville, très peu de commerces.La Yolo County Library a d\u2019ailleurs été choisie pour recevoir les dons généreux de la Bill and Melissa Gates Foundation.Cette fondation a pour but d'équiper en ordinateurs, logiciels (Microsoft bien sûr!) et accès internet, des bibliothèques peu équipées ou qui manquent de financement.D\u2019ici juin donc, la Yolo County Library aura au minimum un accès internet dans toutes ses succursales (Davis en comptera alors huit!).La bibliothèque de Davis (www.infopeople.org/YolDav/), de loin la plus riche du comté, dessert une population de 50 000 habitants.Parce que la ville abrite un campus de la University of California, la bibliothèque compte beaucoup de professionnels et d\u2019étudiants parmi ses usagers.La collection compte 214 000 titres qui se répartissent entre la collection des adultes, des enfants et des jeunes adultes.La bibliothèque dispose, pour l\u2019instant, de deux postes d\u2019accès internet, chez les adultes seulement (non filtrés), une base de données d\u2019articles de périodiques (Infotrac), le journal local sur microfilms depuis 1898 (très très très utilisé!).La bibliothèque possède une collection de vidéos, principalement des documentaires avec quelques classiques américains et des audio-livres (très populaires par ici).Le catalogue et la circulation sont informatisés.11 est prévu dans le prochain budget, de rendre le catalogue disponible en ligne.Il y a très peu de services tarifés à la Yolo County Library.L\u2019abonnement (résident de la ville ou pas), le prêt entre bibliothèques, l\u2019accès internet, la location de vidéos et de best-sellers sont tous gratuits.La bibliothèque perçoit seulement l\u2019argent des retards et des photocopies.Les usagers peuvent emprunter un maximum de 50 documents (oui oui 50!).Le faible taux de tarification est peut-être le résultat d\u2019une tradition ou façon de faire américaine ou californienne, mais il faut également rendre honneur aux Amis de la bibliothèque.Les Friends of the Davis Library, sont très importants et présents.Pour les jeunes adultes seulement, la collection dont je suis responsable, les Friends ont donné cette année 2000 $.D\u2019autres sommes doivent venir pour le programme d\u2019été de lecture.En fait, plusieurs collections et activités, comme par exemple la collection de vidéos, sont supportées entièrement par les Friends.Somme toute, la Yolo County Library est une bibliothèque en santé, valorisée au sein de sa communauté et prospère.Je constate qu\u2019il y a beaucoup d\u2019avantages au réseautage des bibliothèques et à la mise en commun des ressources.Ici, on travaille pour le bien de tout le comté.De cette façon, les bibliothèques plus pauvres ne se retrouvent pas isolées et démunies.Qui a dit que l\u2019esprit \u201c hippie \u201d avait disparu?Pourquoi aller travailler ailleurs?Je n\u2019aime pas penser que je fais partie des statistiques appuyant le phénomène de la fuite des \u201c cerveaux \u201d ou plus humblement, que ce que le gouvernement québécois a investi dans mon éducation est réinvesti outre frontière.Je ne suis pas non plus ici pour des raisons mercantiles.(\u201c On va faire la piasse, pis on r\u2019vient! \u201d) Je pense qu\u2019au plan personnel, une expérience de travail \u201c à l\u2019étranger \u201d est très enrichissante.Non seulement j\u2019améliore mon anglais (ce qui ne peut jamais nuire), mais je découvre la littérature et surtout la culture américaine et ce, de l\u2019intérieur.Cette expérience ne peut qu\u2019améliorer ce que je suis comme bibliothécaire et comme individu.Personnellement, les avantages d\u2019une expérience à l\u2019étranger sont nombreux.Mais même collectivement, la bibliothéconomie ne peut que s\u2019enrichir du brassage des cultures.Je suis toujours très fière de parler de la culture et de la littérature québécoises et de faire en sorte que la collection de livres en français que nous avons à la bibliothèque se renouvelle.Les colloques, congrès et conférences nationaux et internationaux que nous organisons ne sont-ils pas justement le résultat de ce besoin de connaître ce que fait le voisin, comment son expérience peut me servir, améliorer la communication au sein de la profession, uniformiser nos méthodes de travail, évoluer?Peu importe les idéaux qui nous motivent, l\u2019hiver californien sera toujours plus doux que l\u2019hiver québécois.Pensez-y.ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 33 Comptes rendus de livres 34 The funding game : rules for public library advocacy Mary Anne Craft.New York : Scarecrow Press, 1999,215 p.ISBN : 0-8108-3593-2 Dans ce livre consacré entièrement aux initiatives à entreprendre pour assurer le financement des bibliothèques publiques, Mary Anne Craft présente la défense de la cause des bibliothèques (library advocacy) à l\u2019aide d\u2019une métaphore, celle de la partie de baseball.Il y a donc un objectif (gagner, c\u2019est-à-dire assurer le financement de la bibliothèque ou d\u2019un de ses services), il y a des joueurs (le personnel, les Amis de la bibliothèque, les élus, les médias et les politiciens locaux), et surtout, il y a des règles à suivre pour parvenir à son but.Toute la structure de l\u2019ouvrage se base sur les règles qui gouvernent le \u201c jeu du financement \u201d des bibliothèques publiques.Chaque règle est illustrée par des expériences (plus d\u2019une vingtaine au total) menées aux Etats-Unis dans des bibliothèques publiques de toutes les tailles et de tous les genres.Ces témoignages sont analysés pour en faire ressortir les actions positives, et parfois aussi, les raisons d\u2019un échec, le cas échéant.Les règles énumérées par l\u2019auteure sont les suivantes : 1.\tSavoir changer 2.\tMobiliser son équipe 3.\tDévelopper des partenariats 4.\tSe mettre en valeur 5.\tNe pas négliger l\u2019opposition 6.\tCréer et innover 7.\tFaire le bilan La règle 7 qui insiste sur la nécessité de récapituler les résultats de la partie est particulièrement intéressante.Non seulement s\u2019agit-il d\u2019une révision générale de toutes les règles précédentes, mais surtout l\u2019auteure offre à ses lecteurs un modèle simple et réaliste pour évaluer la ou les initiatives entreprises selon les objectifs de départ.D\u2019ailleurs, s\u2019il ne fallait lire qu\u2019un seul chapitre de cet ouvrage, ce serait certainement celui-ci.Le livre se termine par des annexes, où l\u2019on trouve avec plaisir de nombreux documents utilisés dans les expériences décrites tout au long de l\u2019ouvrage, et qui illustrent la grande variété des initiatives imaginables.Plutôt que de décrire en détail chacune de ces règles, il est intéressant de se pencher sur ce que l\u2019auteure entend par library advocacy.Cette expression, si claire en anglais et qu\u2019il est difficile de traduire simplement en français, désigne, selon Mary Anne Craft, toute action qui améliore l\u2019image de la bibliothèque aux yeux du public, ce qui immédiatement ou à plus long terme, favorise son financement.Donc, contrairement à ce que certains bibliothécaires pourraient penser, ce concept, la défense ou le soutien de la cause des bibliothèques, va bien au-delà du lobbying (faire pression sur les élus locaux).II englobe beaucoup d\u2019autres initiatives, certaines pratiquées de façon habituelle dans les bibliothèques publiques, et qui ont un pouvoir de défense de cette cause insoupçonnée, et par conséquent sous-utilisée.En effet, on peut analyser sous deux angles les différentes initiatives que l\u2019on découvre dans les expériences qui illustrent l\u2019interprétation des règles du jeu.On peut d\u2019abord distinguer entre les initiatives externes et les initiatives internes.Les premières comprennent notamment les relations avec les élus locaux sur une base continue et sous forme de campagne intensive, la participation dans la vie de la ARGUS/Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 communauté, les contacts avec les médias locaux pour couvrir les événements marquants de la vie de la bibliothèque.Il s\u2019agit donc de sortir ses strictes tâches bibliothéconomiques et de se tourner vers les relations publiques.Beaucoup moins connues et appréciées comme telles, les initiatives internes qui favorisent le financement des bibliothèques sont nichées au coeur du travail quotidien des bibliothécaires du milieu municipal.Il s\u2019agit notamment de la compilation de statistiques mettant en valeur la meilleure utilisation possible des fonds alloués, ainsi que les efforts de planification pour être en mesure de bien présenter ses services au public.Mais il s\u2019agit surtout de la capacité d\u2019offrir des services adaptés aux besoins de la communauté desservie et, bien sûr, de le faire savoir à l\u2019ensemble de la communauté.Or, dans cette communauté se trouvent des personnes influentes (élus locaux, membres de la chambre de commerce, du Rotary Club ou de toute autre association pouvant aider à financer un projet).Et si ce ne sont pas elles directement qui apprécient la qualité et la pertinence des services offerts par la bibliothèque, peut-être un membre de leur famille ou de leur entourage leur en parlera.L\u2019autre manière d\u2019analyser les initiatives envisageables, consiste à les classer en initiatives \u201c dures \u201d et en initiatives \u201c molles \u201d.Les premières sont toutes celles qui répondent à un besoin ou un danger immédiat : la menace de coupures dans les budgets ou dans les heures d\u2019ouverture, une campagne pour un référendum pour le vote d\u2019une taxe qui servira à assurer le service public une journée de plus, etc.Pour ce type d\u2019actions, généralement ponctuelles, on s\u2019appuie habituellement sur des données brutes, comme des statistiques d\u2019utilisation de la bibliothèque, une pétition, des données économiques et sociales sur la municipalité.Les initiatives molles, au contraire, ont un profil beaucoup plus bas et se mènent à plus long terme.Elles se basent sur les relations entretenues par tous les membres du personnel de la bibliothèque avec le reste de la communauté, et dont les effets se font sentir au besoin, lorsque les circonstances exigent le passage à des initiatives dures.On peut ainsi considérer la création d\u2019un groupe d'Amis de la bibliothèque comme une forme de library advocacy.Disons que les initiatives molles sont le conditionnement discret et progressif des gens qui signeront ainsi la pétition quand celle-ci sera devenue nécessaire! Finalement, s\u2019il ne fallait retenir que deux choses de toutes les recommandations de Mary Anne Craft, ce serait les suivantes : aucune initiative n\u2019a de chance de réussir si elle ne s\u2019appuie pas sur 1) un service public exemplaire et irréprochable et 2) la participation continue de la bibliothèque dans la communauté qu'elle dessert.Cet ouvrage est donc une lecture très instructive et très encourageante pour les bibliothécaires du milieu municipal, car l\u2019auteure y désacralise le sujet en le décortiquant en ses multiples facettes.On peut ainsi s\u2019apercevoir qu\u2019il y a de nombreuses possibilités, que la routine empêche souvent de distinguer, et qui ne demandent qu\u2019à être mises au service de la défense de la place de la bibliothèque dans la liste de priorité des bailleurs de fonds.Isabelle Bourgey Bibliothécaire Groupe SECOR Jeux et enjeux du livre d'enfance et de jeunesse Jean Perrot.Paris : Editions du Cercle de la librairie, 1999,415 p.ISBN2-7654-0752-5 (Collection Bibliothèques) Le livre de Jean Perrot est le résultat d\u2019un effort tout à fait respectable d\u2019examiner la littérature contemporaine pour la jeunesse sous plusieurs angles théoriques.Son objectif?\u201c Révéler la complexité des textes et messages de la littérature d\u2019enfance et de jeunesse \u201d et \u201c dresser un panorama des courants esthétiques, culturels et autres qui la diversifient \u201d (p.397).Pour atteindre sa cible, l\u2019auteur mobilise l\u2019analyse formaliste, le structuralisme, les théories de l\u2019attachement, la narratologie, la sémiotique, la médiologie et on en passe.Un tel développement de moyens soumis à un objectif si ambitieux aurait pu conduire à un ouvrage savant.C\u2019est vrai, l\u2019auteur est à l\u2019aise avec les théories qu\u2019il utilise.Il démontre une érudition enviable quant à la littérature pour lajeunesse, mais, heureusement, son livre n\u2019a jamais l\u2019apparence d\u2019un traité; il se garde toujours consciemment dans les limites de l\u2019essai.En général, la matière du livre est restreinte à la littérature pour lajeunesse en France des derniers trois ans parce que l\u2019auteur veut cibler les ouvrages qui sont encore disponibles.Avec les avantages et les inconvénients qu\u2019une telle démarche entraîne : une image fidèle de l\u2019actualité littéraire, la chance de déceler les dernières tendances et évolutions, mais, en même temps, un manque de perspective historique et la priorité du critère de l\u2019actualité sur le critère de la valeur.Mais ce n\u2019est pas seulement la littérature qui est visée.Les produits connexes ou dérivés (albums, films, cédéroms) ont également leur place.Le but est d\u2019intéresser \u201c plus activement et plus directement ceux qui liront ces pages dans l\u2019exploration des spécificités de l\u2019imaginaire contemporain, tel qu\u2019il se manifeste dans la culture et l\u2019édition pour lajeunesse \u201d (p.21).Cela dit, la matière de l\u2019ouvrage est organisée sur trois niveaux.Le premier met, dans un certain sens, les bases et les deux autres se consacrent à l\u2019analyse et à la réception de la littérature pour la jeunesse.Dans la première partie, \u201c Les enfants de la vidéosphère\u201d, l\u2019auteur vient de loin et répond à quatre questions plus ou moins implicites : ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 35 Jeux et enjeux du livre d\u2019enfance et de jeunesse ¦\tQu\u2019est-ce qu\u2019un enfant?¦\tQu'est-ce que le jeu?¦\tQuelle est la relation lecture-jeu-enfant?\u2022 Quelle est la relation lecture-écriture?Disons que les éclaircissements pour la première question ne seraient pas vraiment utiles, mais l\u2019auteur a carrément le plaisir de valoriser ses lectures.Donc, après avoir recensé plusieurs définitions ludiques reprises d\u2019un album de Géraldine Richelson (\u201c une collection d\u2019habits toujours trop petits \u201d, \u201c une varicelle, une rougeole, des oreillons, des ampoules, des pansements, des bleus, des bosses, des gnons \u201d, \u201c un gros chagrin .et hop ! c\u2019est un gros bisou \u201d, etc.) (p.9), il recourt finalement à la définition inscrite dans la Convention de l\u2019ONU des droits de l\u2019enfant : \u201c l\u2019enfant s\u2019entend de tout être âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable \u201d.(p.36) Il établit la distinction entre enfance et jeunesse en plaçant la limite qui les sépare \u201c à la perte de la croyance symbolique au père Noël, c\u2019est-à-dire à ce tournant qui marque l\u2019abandon de la pensée magique, de l\u2019animisme et à l\u2019établissement d\u2019un principe dominant du réalisme social \u201d, (p.36) Beaucoup plus laborieux est le problème du jeu, d\u2019ailleurs le concept-clé du livre.Premièrement, il est question de découvrir dans les livres d\u2019enfance et de jeunesse, les petits objets qui ont acquis une valeur emblématique et sont devenus incontournables dans l\u2019imaginaire enfantin comme premières balises de leur univers ludique : le chocolat, les poupées, les bonbons, le Coca-Cola, les cadeaux de Noël.La littérature qui véhicule cet imaginaire est concurrencée par les nouveaux médias, d\u2019où le problème \u201c de la coexistence pacifique des divers instruments d\u2019initiation et d\u2019éducation offerts aux enfants d\u2019aujourd\u2019hui \u201d.(p.48) Et c\u2019est ici, dans cette coexistence, que la notion de jeu doit être redéfinie.L\u2019auteur invoque de nombreux de théoriciens et écrivains sans jamais arriver à une définition stable et claire.C\u2019est d\u2019ailleurs un des défauts de cette première partie de ne pas apprivoiser l\u2019érudition.36 De toute façon, pour comprendre ce qu\u2019est le jeu, le lecteur peut choisir entre les définitions de Jacques Henriot (p.49), Jérôme Bruner, Haydé Silva Ochoa, Donald W.Winnicott, Sigmund Freud, Sami Ali, (p.50) J.Guillemin, Gilles Brougère, Gregory Bateson, Erving Goffman (p.50).Quant à l\u2019auteur, il incline vers la définition de Brougère qui, à son tour, accordait son crédit à Wittgenstein : \u201c Pour lui [Wittgenstein] le jeu est un terme utilisé la plupart du temps en l\u2019absence de toute définition rigoureuse et son intention renvoie à \u201c trois niveaux \u201d pour s\u2019inscrire dans une situation ludique, une structure ou système de règles, enfin un matériel.\u201d(p.51) Les réponses aux deux dernières questions se font longuement attendre.Après un long exposé sur l\u2019origine, la symbolique, les maladies, le comportement, les cadeaux, les polarités du père Noël recensées dans les contes de Noël, l\u2019auteur conclut prudemment : \u201c Le plaisir de la lecture qu\u2019il procure [le conte de Noël ] est déjà un plaisir littéraire, dans la mesure où il permet de saisir intuitivement qu\u2019il se compose de toutes ses variantes et que chacune de celles-ci s\u2019impose comme marque d\u2019une personnalité particulière à l\u2019intérieur d\u2019un système illimité.Son appréciation met en oeuvre la comparaison, et l\u2019intertextualité en définit la règle \u201d.(p.99) C'est très édifiant.Cette conclusion aide l\u2019auteur à terminer tout court quelques pages plus loin en déplaçant les éclaircissements dans les chapitres suivants afin de nous garder en prise : \u201c on voit qu\u2019une véritable évaluation de la création et de l\u2019écriture destinées aux enfants implique une prise en compte, non seulement des genres narratifs inclus dans l\u2019horizon d\u2019attente et dans des éventuelles \u201c dispositions mentales \u201d des lecteurs, mais aussi des théories de la création elles-mêmes.Il faudra donc aborder, dans la perspective de la réception, la lecture considérée comme un jeu, selon la formule de Michel Picard et la construction comme construction d\u2019un code, construction ludique, d\u2019une certaine façon, car inscrite dans le système ludique d\u2019une époque déterminée \u201d.(p.103) La deuxième partie de l\u2019essai de Jean Perrot, \u201c Le livre joue gagnant \u201d, est plus consistant.Dans le chapitre introductif \u201c La lecture ou l\u2019écriture comme jeu \u201d, F auteur fait appel à F analyse structuraliste de Vincent Jous pour décrire l\u2019acte de la lecture.Selon cette théorie, le lecteur adopte simultanément trois comportements en fonction de sa culture et conscience littéraires, (p.109) Le lecteur serait à la fois : Un \u201c lisant \u201d, c\u2019est-à-dùe un lecteur \u201c victime de l\u2019illusion romanesque \u201d, un lecteur \u201c pour qui les personnages sont des personnes véritables \u201d.Un \u201c lu \u201d c\u2019est-à-dire un lecteur \u201c qui s\u2019abandonne aux satisfactions inconscientes en toute sécurité, protégé comme il l\u2019est par la distance infranchissable entre le regardant et le regardé que pose la barre de l\u2019inconscient \u201d, Le comportement de lecteur \u201c lu \u201d se fonde sur la curiosité, sur le besoin inconscient d\u2019annuler un manque, de rechercher une aventure intérieure.Un \u201c lectant \u201d, c\u2019est-à-dire un lecteur qui connaît les règles du jeu littéraire et pratique la lecture comme un jeu.La lecture du lectant est \u201c savante et référentielle \u201d, Jean Perrot observe que les enfants et les jeunes s\u2019identifient dans leurs actes de lecture premièrement comme des lisants, pendant que les pédagogues veulent les amener à être des lectants.Les créateurs (écrivains et illustrateurs) composent avec les mêmes comportements.Mais Fauteur abandonne la piste antérieure et s\u2019applique à résumer un point de vue psychanalytique de Didier Anzieu qui se rapporte incidemment au lien existant entre les phases de la création - cinq - et le jeu.Le jeu reviendrait durant la quatrième phase, celle de la composition, \u201c pour caractériser tout ce qu\u2019il y a d\u2019aléatoire dans la création, mais surtout pour insister tacitement sur le plaisir qui l\u2019accompagne \u201d.(p.112) ARGUS / Vol.29, ri 1, Printemps - été 2000 Jeux et enjeux du livre d\u2019enfance et de jeunesse L\u2019auteur procède ensuite à l\u2019analyse des comportements de lecteur chez les jeunes.La petite enfance est la période qui développe les premières infrastructures de l\u2019imaginaire et prépare les enfants, par l\u2019entremise des livres animés et des livres-jeu, pour la compréhension des codes littéraires, beaucoup plus complexes, de la vraie lecture.\u201c Lire commence par là : par cette figuration, par cette entrée dans le symbolique, par cet arrêt de la vie et ce glissement vers l\u2019abstraction.\u201d(p.122) Après le livre-jeu, le lecteur enfant a devant lui le conte.Jean Perrot nous donne des dizaines d\u2019analyses touchant les motifs, les symboles et les typologies sans les relier à une idée maîtresse si ce n\u2019est par la richesse de la littérature qui s\u2019adresse aux enfants.Les chapitres jouissent d\u2019une autonomie qui rend inutile toute référence à une structure ordonnatrice.Dans le chapitre \u201c Les rituels d\u2019initiation communautaire et linguistique \u201d, l\u2019auteur se rapporte à un moment important de l\u2019enfance, l'entrée à l'école maternelle.Ce changement dans la vie de l\u2019enfant signifie, selon l\u2019auteur, le début des \u201c rituels d\u2019initiation communautaire et linguistique \u201d.L\u2019enfant vit l\u2019angoisse de séparation de la maison familiale et les joies des activités de groupe, apprend graduellement le système de valeurs, découvre le rire destructeur des fausses apparences, s\u2019initie aux jeux de langage et au style.C\u2019est une étape préparatoire pour la lecture.Mais les autres chapitres sont moins articulés.\u201c Jouer avec le conte dans l\u2019album \u201d est un essai dans la ligne du formaliste Vladimir Propp sur la construction des contes.Le sujet du chapitre \u201c La dynamique de l\u2019espace : le \u201c franchiseur de montagne \u201d et le jardin sous la mer \u201d est de montrer \u201c comment l\u2019organisation de l\u2019espace dans la littérature contemporaine pour la jeunesse est définie par l\u2019action d\u2019une \u201c pensée primitive qui brasse et distribue les archétypes d\u2019un imaginaire sensoriel selon un ordre bien arrêté \u201d.(p.169) L\u2019analyse est structuraliste, dans le sillage de Claude Lévy-Strauss.\u201c Le jeu des sept familles ou un ouragan sur l\u2019arbre généalogique \u201d traite des relations de famille telles que décrites dans la littérature de jeunesse.La démarche est plutôt éclectique.L\u2019auteur fait plusieurs observations pertinentes dans le chapitre \u201c La réception du récit \u201d.Il remarque un certain mépris envers la lecture littéraire des enfants dans l\u2019université et la presse françaises.Il n\u2019y a pas de recherche et de critique littéraires consacrées à la littérature pour la jeunesse qui est \u201c la plupart du temps considérée uniquement pour son intérêt didactique et sociologique \u201d, (p.212) C\u2019est ici d\u2019ailleurs que se situe la démarche démonstrative des \u201c enjeux \u201d de la littérature pour la jeunesse : cette littérature est analysable avec les moyens utilisés pour la littérature générale et son évolution est également synchronisée avec les grands courants critiques et esthétiques contemporains.La dernière partie est réservée aux textes plus complexes et notamment plus reliés à des conflits et problèmes historiques du XXe siècle.L\u2019idée est de mettre en évidence deux attitudes différentes des écrivains : l\u2019attitude nationaliste \u201c dans un frileux réflexe de salut public \u201d et l\u2019attitude ouverte, imprégnée d\u2019un \u201c esprit international \u201d.Jean Perrot fait encore une fois appel à des outils d\u2019interprétation très spécialisés.Le texte d\u2019André Maurois, Patapoufs et Filifers, par exemple lui donne l\u2019occasion d\u2019utiliser le carreau sémiotique proposé par AJ.Greimas dans l\u2019étude Du sens, publiée en 1970.Il faut remarquer qu\u2019André Maurois a publié son conte en 1930.Pour une fois, l\u2019auteur déroge à son principe de viser la littérature des derniers trois ans.La raison est le contenu : \u201c Elle [cette oeuvre] nous intéresse, car elle concerne implicitement l\u2019Alsace et met en scène un pays frontalier et les difficultés et les guerres qui nous ont opposés à l\u2019Allemagne, à une époque où les frontières pouvaient facilement se transformer en tranchées.\u201d (p.299) Il est question dans les textes analysés dans cette dernière partie de l\u2019intégration des immigrants maghrébins, de la violence faite aux innocents en Algérie, de la guerre qui a ravagé en Yougoslavie.Mais l\u2019ouvrage se termine quand même sur une note optimiste.Après avoir examiné la présence de l\u2019humour dans la littérature pour la jeunesse et accordé un bref interlude à la poésie, Jean Perrot se consacre finalement au monde virtuel, à la très grande bibliothèque sur le Web et au monde des cédéroms pour essayer de démonter les mécanismes qui conduisent les joueurs à ne pas distinguer entre la fiction et la réalité.En quittant le territoire de ses analyses, l\u2019auteur s\u2019identifie comme ludiste afin d\u2019accentuer la place centrale qui revient au jeu dans ce livre.\u201c Nous avons navigué au long de ces chapitres entre une étude du jeu, tel qu\u2019il se manifeste dans l\u2019intrigue des personnages ou dans l\u2019imaginaire et le style des auteurs d\u2019une part, et une utilisation ludique des théories et du jeu même de l\u2019autre.\u201d (p.397) Voilà une phrase qui nous donne l\u2019unité de mesure qu\u2019on doit utiliser pour évaluer ce livre : la mobilité de l\u2019esprit de l\u2019auteur, prouvée par la multitude des perspectives qu\u2019il s\u2019amuse à appliquer à la littérature pour la jeunesse, mais en même temps la phrase citée nous donne également la clé pour identifier le défaut principal de son entreprise : la mobilité de l\u2019esprit insubordonnée à la rigueur devient volatilité.Surtout, quand on table sans aucune réserve sur la liberté illusoire de l\u2019essai.Après tout, Jeux et enjeux du livre d'enfance et de jeunesse est comme une toile pleine de détails parfois intéressants, parfois inutiles qui disparaissent avant de constituer un tableau.Mircea Gheorghe Professionnel de l\u2019information documentaire ARGUS / Vol.29, n 1, Printemps - été 2000 37 Statistiques de l'édition au Québec >\tCombien de livres, de journaux et de revues la Bibliothèque nationale du Québec a-t-elle reçus en 1999 ?>\tLa production québécoise d\u2019imprimés a-t-elle diminuée ?>\tLe prix moyen des livres est-il en hausse ?Pour obtenir la réponse à ces questions et à bien d\u2019autres concernant l\u2019édition québécoise en 1999, procurez-vous Statistiques de l\u2019édition au Prix de vente : 14,95 $ Québec en 1999, une publication pro-\t(taxes et frais d\u2019envoi inclus) duite par la Bibliothèque nationale du Québec.En effet, grâce au dépôt légal, la Bibliothèque nationale du Québec dispose d\u2019un moyen unique pour suivre l\u2019évolution de l\u2019édition au Québec.Cela lui permet d\u2019analyser et de compiler, chaque année, les statistiques de l\u2019édition.Pour information ou commande par carte de crédit MasterCard ou Visa, téléphonez pour la région de Montréal au (514) 873-1100, poste 158 ou pour les autres régions du Québec, téléphonez au 1 800 363-9028, poste 158 Les commandes étant payables à l\u2019avance, faites parvenir votre commande accompagnée du paiement (chèque ou mandat-poste) à l\u2019ordre de la Bibliothèque nationale du Québec à l'adresse suivante : Section de l\u2019édition, 2275, rue Holt, Montréal (Québec) Canada H2G3H1.Statistiques de l'édition a ^ \\FÏS , ¦ ~ - S 1: Æ7 Il ' II ' V fy*.'¦y.M Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Québec _ Nous aurions voulu vous décrire l'étendue de nos SERVICES sur cette page, mais 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Visard Solutions Inc.430, rue Ste-Hélène, suite 503, Montréal (Québec) H2Y 2K7\tT 514 286 9494/514 286 9600 F 514 286 0636 www.visardsolutions.com VISARD La solution documentaire adaptée à votre besoin Spécialiste de la gestion de l'information, Visard Solutions vous conseille sur la meilleure combinaison de logiciels et services répondant à votre environnement.Gestion de bibliothèques et centres d'information: Aeademus mÈk± mim BookWhere 2000 ¦dBase EdiB@se.net Aeademus, le logiciel de gestion intégré et modulaire, vous donne la possibilité de constituer à la carte votre propre solution documentaire.Sa richesse fonctionnelle et la souplesse de son paramétrage vous assurent une diffusion immédiate de l'information.Avec Aeademus WEB créer la bibliothèque virtuelle, est une action simple et rapide basée sur la puissance et la flexibilité d'Academus.Outil de recherche Z39.50: BookWhere 2000 BookWhere 2000, outil de consultation, normalisé Z39.50, offre une interface uniforme pour l'interrogation simultanée de quelques 400 bibliothèques dans le monde.L'information récoltée peut être transférée vers Aeademus ou vers EdiBase pour alimenter des bases bibliographiques locales.Bases documentaires: EdiBase iw5 et EdiBase.net EdiBase iw5 vous aide à créer et organiser des bases textuelles structurées pour les centres de documentation, la terminologie, la documentation juridique, les fonds d'archives et toute autre collection de textes.EdiB@se.net permet la diffusion sur Internet ou Intranet, offrant ainsi une chaîne intégrée de production et de diffusion de bases documentaires.aurus* Gestion électronique de documents (GED) : Taurus+ Taurus+, système d'archivage et de gestion de documents électroniques, vous apporte la solution aux problèmes de stockage et de recherche des documents numérisés, fichiers bureautiques, supports multimédia etc.La mise en place et les recherches sont simples et faciles et se font à l'aide d'écrans paramétrables et d'un puissant thésaurus.Taurus+ supporte plus de 200 types de formats différents de fichiers et 400 modèles de scanners.Avec le module Taurus+WEB vous consultez les bases d'informations par Intranet ou Internet.COUPON-RÉPONSE Prénom :\tNom : Fonction : Compagnie/Institution :\tDépartement : Adresse : Ville :\tProvince :\tCode Postal : Téléphone :\tFax :\tE-Mail : ?\tJe souhaite recevoir un dossier d'information sur :\t?ACADEMUS ?EDIBASE ?TAURUS+ ?\tJe souhaite être contacté(e) pour l'étude de mon projet.?\tJe souhaite participer à une session de présentation.vous pouvez envoyer votre demande par :\tFAX : (514) 286 0636 ou par E-MAIL : INFO@VISARDSOLUTIONS.COM jESFjsnsu d\u2019un simple clic! nnees enfin sur np Plus d\u2019un million et demi de références disponibles, CHOIX - REPÈRE - DAVID - LOGIBASE sur Internet vous offrent les avantages suivants : >\tAccès à l'ensemble des notices, descriptions ou références produites par SDM depuis 1964, y compris les données concernant les documents en cours de traitement >\tMise à jour continue >\tListes hebdomadaires des nouveautés traitées par SDM >\tNotices électroniques disponibles (en format MARC ou ASCII) pour CHOIX, DAVID et LOGIBASE sur Internet, en liaison avec notre service TRANSIT >\tAccès illimité sur tous les postes de travail de votre organisme >\tAccès souple et convivial aux informations : recherche libre (simple ou élaborée) et recherche thématique >\tRecherche par sujet élargi (sujet + titre + annotation) >\tLiens hypertextes sur plusieurs clés d\u2019accès documentaires (auteur, sujet, indice Dewey, etc.) 450 000 notices de livres de langue française destinés aux adultes aussi bien qu'aux jeunes >\tBest-Sellers de tous domaines >\tRomans >\tScience-fiction >\tRomans policiers >\tLivres pour enfants >\tBandes dessinées >\tBiographies >\tTechnologies de l'information >\tEt plusieurs autres 320 000 références d'articles de périodiques de langue française >\tPériodiques québécois >\tPériodiques européens >\tMagazines d'actualité >\tRevues d'intérêt général >\tRevues professionnelles ou spécialisées >\tRevues pour enfants et adolescents >\tTexte intégral de plusieurs revues >\tLiens aux articles disponibles sur Internet y DAVID Pour plus de détails ou pour s\u2019abonner : CHOIX\thttp://choix.sdm.qc.ca CHOIX Jeunesse\thttp://choix-jeunesse.sdm.qc.ca REPÈRE\thttp://repere.sdm.qc.ca DAVID\thttp://david.sdm.qc.ca LOGIBASE\thttp://logibase.sdm.qc.ca SDM SERVICES DOCUMENTAIRES MULTIMÉDIA INC.75, rue de Port-Royal Est, bur.300, Montréal (Québec) Canada H3L 3T1 Tél.: (514) 382-0895 Téléc.: (514) 384-9139 http://www.sdm.qc.ca 66 000 références de documents audiovisuels >\tDocuments éducatifs >\tVidéos documentaires >\tVidéos de fiction >\tDisques compacts >\tLivres-cassettes LOGIBASE 11 500 références de CD-ROM et logiciels >\tLogiciels éducatifs >\tCD-ROM multimédias >\tBases de données spécialisées >\tJeux >\tLogiciels d'application >\tEncyclopédies "]
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