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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Hiver
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Références

Argus, 2002, Collections de BAnQ.

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[" PER LA REVUE QUÉBÉCOISE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATION DOCUMENTAIRE Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Corporation of Professional Librarians of Quebec A LA RECHERCHE DU LIEN PERDU OSEZ GERER VOTRE PERSONNEL La sélection du personnel Une bibliothèque performante où il fait bon travailler L'identité de gestion des bibliothécaires L'AUDIT INFORMATIONNEL STRATÉGIQUE LIBRARIES IN THE NEW MILLENNIUM Vol 31, n° 3, Hiver 2002 P J\tCHOIX - REPERE - DAVID - LOGIBASE | |\tsur Internet vous offrent les avantages suivants : >\tAccès à l'ensemble des notices, descriptions ou références produites par SDM depuis 1964, y compris les données concernant les documents en cours de traitement >\tMise à jour continue >\tListes hebdomadaires des nouveautés traitées par SDM >\tNotices électroniques disponibles (en format MARC ou ASCII) pour CHOIX, DAVID et LOGIBASE sur Internet, en liaison avec notre service TRANSIT S> Accès illimité sur tous les postes de travail de votre organisme &\t> Accès souple et convivial aux informations : recherche libre (simple ou élaborée) et recherche thématique | SyS^ > Recherche par sujet élargi (sujet + titre + annotation) ' w kjK > Liens hypertextes sur plusieurs clés d\u2019accès documentaires (auteur, sujet, Sk i; indice Dewey, etc.) R^g ^- Pour plus de détails ou pour s\u2019abonner : y CHOIX 450 000 notices de livres de langue française destinés aux adultes aussi bien qu'aux jeunes >\tBest-Sellers de tous domaines >\tRomans >\tScience-fiction >\tRomans policiers >\tLivres pour enfants >\tBandes dessinées >\tBiographies >\tTechnologies de l'information >\tEt plusieurs autres > REPÈRE 320 000 références d'articles de périodiques de langue française >\tPériodiques québécois >\tPériodiques européens >\tMagazines d'actualité >\tRevues d'intérêt général >\tRevues professionnelles ou spécialisées >\tRevues pour enfants et adolescents >\tTexte intégral de plusieurs revues >\tLiens aux articles disponibles sur Internet y DAVID 66 000 références de documents audiovisuels >\tDocuments éducatifs >\tVidéos documentaires >\tVidéos de fiction >\tDisques compacts >\tLivres-cassettes http://choix.sdm.qc.ca http://choix-jeunesse.sdm.qc.ca http://repere.sdm.qc.ca http://david.sdm.qc.ca http://logibase.sdm.qc.ca CHOIX CHOIX Jeunesse REPÈRE DAVID LOGIBASE yLOGIBASE 11 500 références de CD-ROM et logiciels >\tLogiciels éducatifs >\tCD-ROM multimédias >\tBases de données spécialisées >\tJeux >\tLogiciels d'application >\tEncyclopédies SERVICES DOCUMENTAIRES MULTIMÉDIA INC.75, rue de Port-Royal Est, bur.300, Montréal (Québec) Canada H3L 3T1 Tél.: (514) 382-0895 Téléc.: (514) 384-9139 http://www.sdm.qc.ca nnees enfin sur Plus d\u2019un million et demi de références disponibles d\u2019un simple clic! . Sommaire Comité de rédaction Cécile Lointier, présidente Audrey Attia Catherine Bernier\t3\tLe mot de présentation Alex Guindon Audrey Laplante\t\tStyle libre Traduction Hélène Roy\t5\tInfomanie Cécile Lointier Alex Guindon Révision Catherine Bernier Page couverture Line Bodiguel Cyberthécaire 7 À la recherche du lien perdu Catherine Bernier Infographie Linda Bernier Impression CRL Imprimerie Publicité Line Glaude (514) 845-3327 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0315-9930 Poste publication 1472763 Tirage 1000 exemplaires ARGUS est une revue publiée trois fois l\u2019an par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ) dont le siège social est situé au 353, rue St-Nicolas, bureau 103, Montréal (Québec), H2Y 2P1.Téléphone : (514) 845-3327 Télécopieur : (514) 845-1618 Courriel : info@cbpq.qc.ca Tous les textes publiés dans la revue expriment les points de vue et opinions des auteurs et n\u2019engagent que ceux-ci.Osez gérer votre personnel 12 La sélection du personnel : petit guide à l\u2019usage des gestionnaires de bibliothèques et de services d\u2019information France Bouthillier 17 Une bibliothèque performante où il fait bon travailler : Leasership, coaching et gestion des ressources humaines Jacques Besner 21 L\u2019identité de gestion des bibliothécaires : la réalité derrière l\u2019image Julie Carignan 25 L\u2019audit informationnel stratégique : un outil pour comprendre et répondre aux besoins stratégiques de l\u2019entreprise Louis-René Dessureault 35 Libraries in the New Millennium : The Case of the Digital Collections Program, McGill University David McKnight L\u2019abonnement annuel est de 30 $ (12 $ le numéro) tarif individuel au Québec, 34 $ (12 $ le numéro) tarif institutionnel au Québec, 42 $ (15 $ le numéro) au Canada, 42 $ US (15 $ US le numéro) à l\u2019extérieur du Canada et 19 $ pour les étudiants.Toute demande concernant les numéros manquants doit être envoyée au plus tard un mois après la date de parution, au Secrétariat de la C.B.P.Q.Toute reproduction des articles, en totalité ou en partie, doit être autorisée par le Comité de rédaction.Les articles de la revue son indexés dans Pascal Thema, T205 : Sciences de l\u2019information-documentation, Information Science Abstracts, Library and Information Science Abstracts (LISA), Library Literature et Repère.41 Le 29e congrès de l\u2019Asted : focus sur nos compétences ! Julie Rodrigue État des milieux 43 La bibliothèque du Centre Canadien d\u2019Architecture : des documents qui traversent les siècles Isabelle Crépeau Compte rendu 46 Les Bibliothèques municipales : Enjeux culturels, sociaux, politiques Audrey Laplante ] ARGUS / Vol.31, n 3, Hiver 2002 Le logiciel de gestion de bibliothèques et de centres de documentation utilisé par plusieurs centaines d\u2019établissements Coup d\u2019œil sur la version sous Windows : \u2022\tRecherche Web \u2022\tZ39.50 \u2022\tImportation/exportation compatible avec le format MARC \u2022\tThésaurus et fichiers d\u2019autorités intégrés \u2022\tCatalogue collectif \u2022\tGestion de succursales \u2022\tRéservation à la période et à la journée (matériel, locaux, etc.) \u2022\tInterface bilingue \u2022\tService d\u2019installation clé en main (serveur SQL, réseau, postes, serveur Web) TT TJ Pour voir Regard de plus près, communiquez avec notre service à la clientèle au (514) 251-3730 www.grics.qc.ca/regard GRICS Multimédia Grâce à ses banques de données adaptables, Regard s\u2019avère le système idéal pour gérer à la fois les actifs matériels et numériques (textes, photos, hyperliens et autres). Le mot de présentation Le dossier thématique de ce numéro d\u2019Argus porte sur la gestion du personnel au sein des bibliothèques et des centres de documentation.Dans le premier article, France Bouthillier étudie le processus de sélection du personnel et met en lumière les faiblesses des critères de sélection habituellement utilisés.Puis, Jacques Besner, un conseiller en ressources humaines, s\u2019adresse plus particulièrement aux gestionnaires.Dans un style très vivant, il leur offre des clefs pour revoir leur rôle de gestionnaire et mieux comprendre les rôles et responsabilités de leurs employés.Enfin, Julie Carignan nous présente les résultats d\u2019une analyse effectuée à la demande de la CBPQ et présentée lors du dernier congrès en mai 2002, qui porte sur l\u2019image que les bibliothécaires se font d\u2019eux-mêmes en tant que gestionnaires.Dans une perspective plus large, l\u2019article de Louis-René Dessureault nous explique comment réaliser un audit informationnel stratégique.Il nous montre que cet outil de gestion et de planification peut être une aide appréciable pour des gestionnaires de l\u2019information.Ensuite, Patrick McKnight reprend une communication en anglais qu\u2019il a donnée à la Special Library Association en 2002 au sujet du programme des collections numériques de l\u2019Université McGill.Et Julie Rodrigue, dans son compte rendu, relève les faits marquants du dernier congrès de PASTED, qui s\u2019est tenu au Mont-Tremblant en novembre 2002.Sur un mode humoristique, Alex Guindon nous parle dans la chronique Style libre de son angoisse face à la masse d\u2019information qui nous submerge jour après jour et à laquelle nous devons faire face, en bons professionnels de l\u2019information que nous sommes.Pour sa paît, Catherine Bemier nous explique, dans la chronique Cyberthécaire, comment gérer nos signets de manière efficace.La chronique État des milieux nous présente la bibliothèque du Centre Canadien d\u2019Architecture, et plus particulièrement sa politique d\u2019acquisition.Enfin, toute l\u2019équipe d\u2019Argus se joint à moi pour vous souhaiter une bonne année 2003 et d\u2019intéressantes et instructives lectures en notre compagnie.Bonne lecture ! Cécile Lointier Présidente du comité de rédaction c_lointier@yahoo.com ü Ajaris-Pro VISARD La solution documentaire adaptée à vos besoins Gestion de base de données multimédia ?\tGestion centralisée et sécurisée de documents multimédia (images fixes et animées, sons, documents composites) ?Indexation puissante ?Gestion de la confidentialité ?\tInterface Web : Recherches dans le catalogue, prêts, commandes kmm ' WebFolio : Gestion de documents ] t Et Workflow sur Intranet J ?Gestion intelligente et sécurisée de l'information ?Simplicité et rapidité de mise en oeuvre ?Interface unique : le Web ?Recherche structurée et en plein texte Academus : Gestion intégrée de bibliothèques et centres d'information ?Catalogage, recherche, prêts, périodiques, acquisitions, thesaurus multilingue ?Outil de veille, de DSI et de GED ?Souplesse du paramétrage ?Base de données puissante et sécurisée ?Confidentialité et groupes de travail ?Portail Internet, recherche et réservation, profils personnalisés, saisie à distance ?Composition de revue de presse électronique -¦K MESI IS Y S T El EdiBase Bases documentaires ?Creation de bases textuelles structurées ?Fonctionnalités de recherche avancées ?Diffusion sur Internet/Intranet BookWhere 2000 BookWhere 2000 Client Z39.50 ?Recherche bibliographique sur Internet ?Exportation très flexible des notices visard Solutions Inc.430 rue Ste-Hélène, bureau 102, Montréal, (Québec) H2Y 2K7 Tel : (514) 286-9494 Fax : (514) 286-5173 Site Internet : www.visardsolutions.com EMail : info@visardsolutions.com Dip Maker : Gestion Électronique de Documents ?Logiciel de GED, Workflow et gestion documentaire ?Interface unique pour tous les documents ?Création illimitée de bases de données entièrement paramétrables ?Accès WEB publique et confidentiel Nos services : -?Installation et paramétrage des logiciels -?Récupération et conversion des données -?Formation -?Support technique et maintenance ¦?Développement sur mesure -?Flébergement de catalogues Infomanie Alex Guindon guindona@alcor.concordia.ca Me voici de nouveau devant mon ordinateur.Mission : produire un nouveau texte pour la chronique Style libre, jeter quelque mille mots au gigantesque océan symbolique de la communication écrite, tâcher d\u2019ajouter du sens à ce magma envahissant.Ouf! Toute une commande.D\u2019autant que, selon ma mauvaise habitude, je suis un peu en retard - c\u2019est l\u2019avantage d\u2019être membre du comité éditorial, les délais sont plus flexibles.Mais comment faire?Comment dire des choses sensées sans répéter ce que tout le monde sait déjà?Comment ajouter une pierre, ne serait-ce qu\u2019un caillou dans le cas de cette chronique, à l\u2019édifice sémantique qui soutient notre fameuse société de Vinformation! Bien sûr, je pourrais écrire n\u2019importe quoi (les mauvaises langues diront que c\u2019est ce que je fais de toute façon) en me réfugiant derrière l\u2019idée que le résultat final sera tout au moins légèrement différent de ce qu\u2019autres ont écrit auparavant.Mieux, je pourrais me rassurer en me disant que mon lectorat est somme toute assez restreint : quelques bibliothécaires québécois, abonnés à la Corpo, qui, au hasard d\u2019un déjeuner dominical, jetteront un coup d\u2019œil distrait à cette page avant de passer aux choses sérieuses.Triste constat : trop d\u2019information et trop peu de temps.Vous l\u2019aurez deviné, cette chronique me servira à vous transmettre mes angoisses face à la masse de livres que je n\u2019ai pas lus, à la montagne de chefs-d\u2019œuvre cinématographiques qu\u2019il me reste à visionner, aux conversations que je n\u2019aurai jamais avec les grands et moins grands hommes de notre temps.Voilà, je m\u2019allonge sur le canapé, prenez votre calepin de notes et commençons la séance.Serez-vous assez bons pour m\u2019éviter les questions sur les traumatismes de mon enfance?Merci, je vous le revaudrai bien.Voyez-vous, je pense que nous sommes tous boulimiques.C\u2019est le Marché qui le veut, alors comment désobéir?Boulimiques de voitures, de fours microondes, de Céline Dion, de Fabienne Larouche, de musique préfabriquée, de poupounes chromées, de nouvelles prédigérées; boulimiques dans notre emploi du temps, dans nos relations amoureuses, dans nos lectures, dans notre fascination malsaine pour la technologie.On avale tout, le plus vite possible, et puis on recrache, c\u2019était bon et on n\u2019a pas pris une livre! Ce qu\u2019on appelle l'information n\u2019échappe pas à cette tendance.Je crois, docteur, que vous êtes bien placé pour le savoir.En tant que spécialiste de l\u2019information, vous voyez chaque jour les livres s\u2019accumuler, les articles se numériser, les bases de données se multiplier.C\u2019est sans compter l\u2019Internet.Osez-vous y jeter un coup d\u2019œil ou avez-vous peur d\u2019être happé par le trou noir?Et dans tout ça, que faut-il garder, qu\u2019est-ce qui vaut vraiment la peine d\u2019être lu?Combien de navets pour un Ducharme?Que dire de la production scientifique?Je me rappelle vaguement le titre d\u2019un livre (ou était-ce une thèse?), trouvé sur une vieille fiche du catalogue papier de la bibliothèque McLennan à McGill, c\u2019était quelque chose du genre « Influence des ultrasons sur la vitesse de nage des rats de laboratoire » (traduction libre).Et ta soeur, les ultrasons, elle aime?Pas que je mette en cause le but ultime de la science en tant que telle -rassurez-vous, je ne fais pas partie du groupe des «déconstructionnistes» enragés -, mais il y a comme un léger doute dans mon esprit sur le fonctionnement actuel de la machine universitaire.Je voudrais bien que le Ministre Legault m\u2019explique l\u2019idée profonde derrière ses « contrats de performance ».Depuis quand les universités sont-elles dans le business de la performance?Aux Jeux olympiques, passe encore, mais je ne suis pas bien sûr de l\u2019effet des stéroïdes sur les neurones de nos chercheurs.Jetez un coup d\u2019œil aux statistiques des publications académiques, vous verrez que pour performer, ça performe allègrement.Côté qualité, alors là je vous laisse juger, chers collègues.Mais là où je suis le plus fragile, docteur, c\u2019est du côté de l\u2019information journalistique.S\u2019il faut remonter aux sources de ma névrose, je vous dirais que cela doit dater de mes années en science politique.On pourrait dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un conditionnement : si je ne lis pas mon journal le matin, si je ne regarde pas le Téléjournal et les « news » de la BBC, je me sens un peu coupable à la fin de la journée.Je suis un « junky » de T actualité.J\u2019aime à me gaver de nouvelles bien mâchées par les agences de presse.Je sais le nombre de morts en Palestine, je suis au fait de la dernière trouvaille de Super Mario (Dumont), j\u2019attends avec impatience la prochaine apparition de Ben Laden sur les ondes de Al-Jazira.C\u2019est drôle, au bout du compte, je n\u2019ai pas l\u2019impression d\u2019en savoir beaucoup plus long sur ce qui se passe dans le monde.Et puis il y a la pub.Elle est partout, tout le temps.Envahissante et généralement abrutissante.Elle me poursuit jusqu\u2019aux toilettes, au-dessus des urinoirs; remplit les pages des quotidiens au point de former des cahiers publicitaires; charcute mon football du dimanche en petites séquences déconnectées les unes des autres; elle a même pris pied à l\u2019université ARGUS / Vol.31, n\" 3, Hiver 2002 5 où elle se transforme tantôt en commandites de salles de cours, tantôt en pavillon Jean-Coutu.Au secours, docteur! ! Je suis bon pour la paranoïa.Et tout va toujours de plus en plus vite.Qui faut-il écouter?Qui faut-il croire?Pas le temps de réfléchir, d\u2019être critique, il faut consommer l\u2019information.Tout est question d\u2019instantanéité.Comme ces étudiants qui veulent cinq articles de périodiques et deux monographies pour leur travail du lendemain, mais qui ne savent pas ce qu\u2019est un périodique et encore moins qu\u2019il faut du temps pour fane la recherche.Ce qui compte, c\u2019est le résultat : il faut produire un travail de dix pages avec sept références bibliographiques.On prend un peu de ci, un peu de ça, on paraphrase et on plagie - à quoi ça sert de citer, c\u2019est gratuit sur l\u2019Internet?Quoi, docteur?C\u2019est déjà fini pour aujourd\u2019hui?Ah bon.De toute façon, j\u2019allais être en retard pour la date de tombée.j Vous avez envie de réagir après la lecture d\u2019un article de la revue?La rubrique « Boîte aux lettres » est conçue spécialement pour vous.Toute personne désireuse d\u2019apporter son point de vue, ses réflexions ou ses commentaires peut les expédier par courrier, au 353, rue St-Nicolas, bureau 103, Montréal (Québec), H2Y 2P1, par télécopie : (514) 845-1618 ou par courriel : info@cbpq.qc.ca, à l\u2019intention du Comité de rédaction, au secrétariat de la CBPQ.SILVIB DELORME 5I4 352.1947 5ILV|tD[LORME@SÏIJWTICO.CA 6 ARGUS / Vol.31, n° 3, Hiver 2002 A la recherche du lien perdu Catherine Bernier, bibliothécaire de référence Université de Montréal Catherine.bemier@montreal.ca On le sait, et ce numéro thématique d\u2019Argus en représente l\u2019une des multiples illustrations, la gestion fait beaucoup jaser par les temps qui courent : gestion de budgets, gestion de projets, gestion de temps, gestion de personnel, gestion de l\u2019espace.Sans oublier - et c\u2019est là où nous passerons en douce du général au particulier, la gestion de l\u2019information, au sein de laquelle figure la gestion de cette information on ne peut plus labile qui prend la forme de liens hypertextes organisés thématiquement sur une page Web.Tout le monde n\u2019a pas à tenir à jour un répertoire de liens hypertextes dans le cadre de ses fonctions professionnelles, mais ceux à qui incombe cette tâche fastidieuse savent dans quel labyrinthe virtuel les entraîne parfois la quête de l\u2019inaccessible lien, épineuse aventure précédée d\u2019une familiarisation quasi obligée à un - ou peut-être deux, ou trois?- logiciels(s) de vérification de liens : Xenu\u2019s Link Sleuth, CheckWeb, Infolink et consorts.Comment échapper aux méandres du réseau de tous les réseaux?Mission probablement impossible : si l\u2019on accorde foi à une enquête menée par Terry Sullivan en 19991, non seulement le taux de liens obsolètes sur la toile représente-t-il une propoition de 6%, mais le nombre de pages abritant ces culs-de-sac numériques augmenterait en outre d\u2019année en année.Nulle place à l\u2019illusion donc, mais nulle place non plus à la panique.J\u2019en veux pour preuve trois raisons : 1.\tUn lien brisé n\u2019est pas nécessairement un lien mort; 2.\tIl existe des outils tout désignés pour la vérification automatique des liens, ce qui permet au moins l\u2019escamotage de la «djobe sale» de la gestion de liens hypertextes; 3.\tEn tant que spécialistes de la recherche, grands pourfendeurs de la source douteuse et, chacun à son heure, obsédés du détail, nous sommes fort bien outillés pour partir à la recherche du lien perdu.La première étape de la mise à jour d\u2019un corpus de signets, le repérage des liens défectueux, se fait en un tournemain (les grincements de dents surgissent habituellement lors de la deuxième).En effet, la plupart des logiciels de vérification de liens hypertextes, qu\u2019ils soient gratuits ou payants, s\u2019utilisent assez aisément : le téléchargement est rapide, le passage au crible des liens efficace, les résultats fréquemment présentés sous la forme de rapports présentant, pour chaque lien brisé, le numéro du code d\u2019erreur et sa signification brève2 ainsi que les adresses URL respectives du lien et du fichier local sur lequel le lien apparaît, cette dernière information facilitant d\u2019autant le repérage puis la correction ultérieurs des adresses URL qu\u2019un répertoire de signets est souvent composé de plusieurs fichiers imbriqués dans un grand répertoire.Au risque de simplifier un tantinet, les seules tâches manuelles requises de la part de l\u2019utilisateur de ce type de logiciel sont de copier l\u2019adresse du site où se trouve la liste de liens à vérifier, la coller à l\u2019endroit désigné dans l\u2019interface du logiciel utilisé, puis lancer le processus automatique de vérification.Notons qu\u2019une connaissance de base de la langue de Shakespeare s\u2019avère recommandée par ailleurs, ce pour la simple raison que la majorité de ces logiciels sont développés en anglais - rien là de très nouveau sous le soleil des bien surnommées TIC (technologies de l\u2019information et de la communication).Le choix d\u2019un logiciel de vérification de liens n\u2019est difficile que dans la mesure où le Web nous en offre en abondance3.À moins d\u2019avoir à gérer un répertoire de signets aux dimensions herculéennes, et encore, on peut facilement obtenir satisfaction avec l\u2019un ou l\u2019autre des logiciels téléchargeables gratuits, relativement légers, tels que AM Deadlink ou Xenu\u2019s Link Sleuth, ou même avec la plupart des logiciels de création et d\u2019édition de pages Web, notamment Dreamweaver et Frontpage.S\u2019il faut absolument choisir, la meilleure façon de le faire est encore d\u2019essayer puis de comparer; dans l\u2019éventualité où le temps vous manquerait pour ces expérimentations ludiques, il est possible de consulter en ligne les résultats, brefs il est vrai, d\u2019une enquête effectuée en janvier 2002 auprès des membres de la liste de discussion de l\u2019Association des professionnels de l\u2019information et de la documentation4, des résultats qui s\u2019avèrent flatteurs, somme toute, envers les fonctionnalités du logiciel Xenu\u2019s Link Sleuth.Voici enfin venue la deuxième étape, l\u2019épreuve décisive, celle où se déploieront simultanément vos connaissances souvent hétéroclites du Web, votre jugement et votre débrouillardise : traquer les lieux, sonder les nouveaux espaces virtuels où s\u2019est réfugié le contenu situé auparavant aux adresses apparaissant dans votre répertoire de signets ; en somme, affronter le Web dans ce qu\u2019il a de plus typique : son architecture en lacis et, partant, l\u2019extrême volatilité de son ARGUS / Vol.31, ri 3, Hiver 2002 7 contenu.Heureusement ou malheureusement, c\u2019est là le propre de la toile numérique, si bien que mettre sur pied un répertoire de sites, c\u2019est - ce devrait l\u2019être du moins dans le meilleur des mondes -assurer sa qualité et sa validité à longue échéance.Personne n\u2019aime parcourir une série de liens dont le quart mène à une fin de non-recevoir ; c\u2019est sans doute là le meilleur moyen de faire fuir les internautes, même les plus zélés.Lien défectueux après lien défectueux, il s\u2019agit maintenant, armé des informations du rapport généré par le logiciel vérificateur de liens, de découvrir pour quelle obscure raison une page d\u2019erreur apparaît après le clic fatal.Connaître la signification des types d\u2019erreur possibles peut accélérer la besogne.Néanmoins, puisque la fameuse erreur 404, ou «File not found», survient dans la majorité des cas, il est nécessaire de pousser plus avant l\u2019enquête.Un fichier manquant, c\u2019est normalement un fichier qui a changé d'adresse sur un serveur ou, plus radicalement, qui a changé de serveur.Afin d\u2019illustrer cette situation au moyen d\u2019un exemple actuel bien de chez nous, supposons un instant que le webmestre du site de l\u2019Action démocratique du Québec en modifie la structure et fait incidemment passer le fichier «Mario Dumont» du répertoire «Politique» au répertoire «Économie».Il n\u2019en faut pas davantage pour que votre lien hypertexte «Mario Dumont» aboutisse à une banale erreur 404, à moins que ledit webmestre n\u2019ait pensé à personnaliser le message d\u2019erreur ou à installer un dispositif de redirection vers le répertoire «Économie».Que vous soyez ou non satisfait de la soudaine invalidité du lien, il existe certaines recettes utiles à connaître pour retracer le chaînon manquant : l\u2019amputation de l\u2019adresse erronée, la recherche du contenu de la page sur un moteur de recherche, l\u2019utilisation des fonctions de cache offertes par certains moteurs de recherche ou, dans un but semblable, l\u2019utilisation d\u2019un site d\u2019archives Internet, et, en dernier ressort, le contact direct avec le webmestre responsable du site où devrait se trouver la page recherchée.La méthode de l\u2019amputation de l\u2019adresse défectueuse offre la possibilité de dénicher le contenu disparu sur les pages d\u2019un même site, plus précisément sur les pages situées à un niveau hiérarchique supérieur par rapport à la page originale.Ainsi, en supprimant d\u2019abord la dernière particule de l\u2019adresse défectueuse (par exemple «/ mario.html» dans l'URL complet «http:// www.adq.com/politique/mario.html»), il est possible de trouver le contenu fantôme ou, au mieux, une référence à ce dernier dans la page précédente (http:// www.adq.com/politique/), dans la mesure où cette page existe encore.On peut ainsi remonter à la page d\u2019accueil du site, pratiquant en quelque sorte une navigation à rebrousse-poil.Hélas, l\u2019amputation ne conduit pas toujours à des résultats probants, aussi faut-il le plus souvent se rabattre sur la bonne vieille requête lancée dans les moteurs ou méta-moteurs de recherche.Là encore, la méthode, bien qu\u2019efficace, n\u2019est pas infaillible : force est de constater qu\u2019en lançant une requête avec les mots «mario», «dumont» et «ADQ», il est possible que les résultats génèrent en vous une impression désagréable de déjà-vu, c\u2019est-à-dire que vous pourriez en bout de ligne vous retrouver face à la même erreur 404.En réalité, tout dépend de la fréquence d\u2019indexation du moteur de recherche utilisé.Un heureux hasard peut aussi bien faire en sorte que la page «http:/ /www.adq.com/economie/mario.html»soit fraîchement indexée par Inktomi lorsque vous lancerez une requête sur Hotbot ou Looksmart, vous permettant ainsi de substituer subito presto cette page à 1 \u2019 ancienne (http ://www.adq.com/politique/ mario.html) sur votre répertoire de signets, le tout grâce à l\u2019aide d\u2019un logiciel d\u2019édition html.Dans le cas contraire, prenez votre mal en patience et lancez de nouveau la même requête quelques jours plus tard.Il y a à ce sujet matière à espoir, comme en témoigne Greg Notess, bibliothécaire de référence à l\u2019Université du Montana : Anyone trying to maintain a database of millions of constantly changing records is bound to end up with a large number of dead links, especially when none of the search engines index every page every day.Indeed, with the recent emphasis on search-engine size, one tempting approach for the search engines is to keep their spiders busy crawling new Web pages and spend less time on recrawling the pages already in the index5.Pour retrouver la trace d\u2019une page d\u2019un naturel par trop nomade, l\u2019emploi de la méthode «archivistique» constitue une alternative aux possibilités souvent inexploitées.Bien qu\u2019elle s\u2019avère plus longue, plus tortueuse aussi, elle offre en contrepartie un voyage fascinant au cœur de la vie passée du Web, faisant appel à l\u2019historien opiniâtre enfoui dans les tréfonds de votre conscience.J\u2019insiste ici sur le terme «opiniâtre», car on devine facilement que les archives du Web, courantes ou intermédiaires, ne sont encore soumises à aucun calendrier de conservation très serré.Si donc vous vous sentez l\u2019âme suffisamment tenace, le meilleur outil pour voyager dans le temps est sans doute le site Internet Archive6, où il suffit de saisir l\u2019URL de votre lien et de cliquer, les doigts croisés, sur le bouton éloquemment intitulé «Take me back».Un tableau chronologique apparaîtra qui présente, pour chaque année d\u2019existence du site, les liens vers les diverses versions auxquelles ce dernier fut soumis au fil du temps.Ces liens ne fonctionnent eux-mêmes pas toujours, mais ça vaut le coup d\u2019essayer, ne serait-ce que pour se remémorer le look du site typique en 19967.De manière semblable, le moteur de recherche Google et le logiciel gratuit Alexa ont aussi leurs archives : ils offrent la possibilité de visualiser une ancienne version, si ancienne version il y a, de la page Web dont vous flairez la piste de façon acharnée.Pour plus de détails sur ces fonctions de cache, on peut lire avec profit l\u2019excellent article de Greg Notess cité plus haut8.Dernier recours avant la résignation complète puis le deuil du lien perdu : entrer en contact avec le webmestre du site sur lequel se situait originellement le lien, ceci étant possible bien sûr si vous trouvez 8 ARGUS / Vol.31, n 3, Hiver 2002 ses coordonnées.Avec un peu de chance, vous obtiendrez une réponse ; avec un peu plus de chance encore, ce sera une réponse positive, auquel cas vous vous adonnerez victorieusement à la modification de l\u2019adresse URL et, s\u2019il le faut, à la description d\u2019un contenu qui aura peut-être changé.Dans le cas inverse, et puisqu\u2019un répertoire de signets devrait refléter au mieux l\u2019état de vie ou de mort des pages qu\u2019on y mentionne, c\u2019est le coup de grâce, la suppression du lien - et de la description de la page s\u2019il y a lieu - à partir d\u2019un logiciel d\u2019édition html.Pour alléger tout sentiment d\u2019échec ou de tristesse inopportun ou, d\u2019un point de vue plus pragmatique, pour «assurer ses arrières», il est fortement recommandé de garder une trace de ce que vous aurez supprimé, adresses URL et descriptions ; la réalité mouvante de la toile réserve bien des surprises, y compris le retour inopiné d\u2019un contenu à son ancienne adresse.1.Liste non exhaustive des codes d\u2019erreur d\u2019accès à des ressources Web 1XX Codes d\u2019information 2XX Codes de succès 3XX Codes de re-direction 301\tChangement d\u2019adresse définitif 302\tChangement d\u2019adresse temporaire 4XX Codes d\u2019erreur client 400\tMauvaise requête (erreur de syntaxe dans l\u2019adresse demandée) 401\tAccès non autorisé (demande d\u2019identification) 402\tPaiement exigé pour l\u2019accès 403\tAccès interdit 404\tNon trouvé (ne correspond à aucun document sur le serveur) 407\tIdentification exigée d\u2019un serveur proxy 408\tRequête hors délai (temps d\u2019accès à la page expiré) 5XX Codes d\u2019erreur serveur 500 Erreur interne du serveur 503 Service non disponible (surcharge temporaire ou opération de maintenance) Inspiré de : Apache France.2002.Des pages d\u2019erreur personnalisées avec Apache et PHP.[http://www.apachefrance.eom/Articles/7/page2.html].Page consultée le 18 novembre 2002.2.Exemple de rapport généré par le logiciel Xenu 's Link Sleuth\t FuîttT raton Alfch*0fr\tOUI» ?\tIW5 n ^ Xeiuf s broken link report\t Root URL: h11d://www.bib.it ino n t rea 1.c a/SS/philo/\t Table of coulent»\t *\tbroker, lrnl:.-.i drr
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