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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Automne
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Argus, 2004, Collections de BAnQ.

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[" \u2018t PER GSLIS, MCGILL UNJ^gSITY,-T904-2004 LE DROIT CANONIQUE L\u2019AVENIR DES SERVICES DE RÉFÉRENCE DES BIBLIOTHÈQUES UNIVERSITAIRES BiblioDirect à la bibliothèque de Polytechnique Vol.33, n°2, Automne 2004 Poste publication 40021801 iSXWë\u201câfe\\/EUOPMErMT SERIES GflIYIE Office 2Q03 Mythe : Personne n'utilise les livres électroniques.Réalité : Les professionnels des technologies, les professeurs et les étudiants les utilisent tous les jours.Un ingénieur a besoin d'une certification.Un étudiant doit rafraîchir ses connaissances sur PERL.Un développeur veut rapidement une information de programmation.Et un usager a besoin de conseils pour l'installation d'un programme.Vers quelles ressources se tournent-ils pour trouver les réponses à leurs questions?Votre bibliothèque et les livres électroniques de netLibrary.netLibrary offre plus de 2000 titres sur les ordinateurs et les technologies de Sybex, Microsoft Press, Idea Group, John Wiley & Sons, McGraw-Hill Professional et d'autres éditeurs reconnus.Les usagers se fient aux livres électroniques sur les technologies de l'information car ils sont récents en plus d'être très accessibles.Pour trouver les réponses à leurs questions, une recherche par mot-clé suffit! Voici une autre façon pour netLibrary de continuer d'offrir du nouveau contenu de qualité aux bibliothèques.\tfBTBIII I Les bibliothécaires font toute la différence.www.oclc.org/ca/fr/ \t\tCrtcu\t¦\t \t\t\t\t \tK\tB\tI\tUS] lillilllililïiiSiiili 1\t\t \t\t \t\t Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Corporation of Professional Ubrarians of Quebec Sommaire Comité de rédaction Cécile Lointier, présidente Audrey Attia Catherine Bernier Jocelyne Dion Geneviève Gamache-Vaillancourt Alex Guindon Audrey Laplante Olivia Marleau Traduction Bibliothéconophiles bonsoir! Hélène Roy Révision Catherine Bemier 5 Style Libre 3 Le mot de présentation Cécile Lointier Alex Guindon Page couverture Line Bodiguel Photo Marie-Josée Roy Illustration Andrea Harland 7 Cyberthécaire BiblioDirect à la bibliothèque de l\u2019école Polytechnique Cécile Lointier Infographie Manon André Impression CRL Imprimerie Publicité Line Glaude (514) 845-3327 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0315-9930 Poste publication 40021801 Tirage 1000 exemplaires ARGUS est une revue publiée trois fois l\u2019an par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (C.B.P.Q.) dont le siège social est situé au 353, rue St-Nicolas, bureau 103, Montréal (Québec), H2Y 2P1.Téléphone : (514) 845-3327 Télécopieur : (514) 845-1618 Internet : info@cbpq.qc.ca Tous les textes publiés dans la revue expriment les points de vue et opinions des auteurs et n'engagent que ceux-ci.L\u2019abonnement annuel est de 30 S (12 $ le numéro) tarif individuel au Québec, 34 $ (12 $ le numéro) tarif institutionnel au Québec, 42 $ ( 15 $ le numéro) au Canada, 42 S US (15 $ US le numéro) à l\u2019extérieur du Canada et 19 $ pour les étudiants.Toute demande concernant les numéros manquants doit être envoyée au plus tard un mois après la date de parution au Secrétariat de la C.B.P.Q.Toute reproduction des articles, en totalité ou en partie, doit être autorisée par le Comité de rédaction.Les articles de la revue sont indexés dans Pascal Thema, T205 : Sciences de I information-documentation, Information Science Abstracts, Library and Information Science Abstracts Library (LISA), Literature et Repère.il Graduate School of Library and Information Studies, McGill University, 1904-2004 Peter McNally 17 Un exemple de convergence en études médiévales : le droit canonique Jacques Messier 23 L\u2019avenir des services de référence des bibliothèques universitaires Jihad Farhat et Luc Girard 31\t35e congrès de la CBPQ : Des bibliothèques valeureuses?Valorisées?Valorisantes?À valeurs multiples! Audrey Attia 34 État des milieux La Bibliothèque du Musée canadien des civilisations fête ses 150 ans Sylvie Gervais, Nathalie Mainville et Monique Viens 37 Compte rendu Devenir bibliothécaire-formateur : organiser, animer, évaluer.Diane Sauvé ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 1 WWW.WinSiSWlnVWlM REGARD Le logiciel de gestion de bibliothèques et de centres de documentation a Recherche Web Z39.50 Importation/exportation compatible le format MARC Thésaurus et fichiers d\u2019autorité intégrés Gestion de catalogue collectif et de succursales Gestion de centres de documentation virtuels (textes, photos, hyperliens, etc.) avec Adaptable aux milieux \u2022\tscolaire \u2022\tcollégial \u2022\tmunicipal _ \u2022\tspécialisé \u2022\tetc.J Service à la clientèle (514) 251-3730 sac@grics.qc.ca www.grics.qc.ca GRICS Le mot de présentation Ce deuxième numéro de 2004 débute avec un article de Peter McNally sur les 100 ans de la Graduate School of Library and Information Studies de l'Université McGill, dans lequel il nous présente l'histoire et les changements qu'a connus au fil des ans la première école de bibliothéconomie québécoise.De son côté, Jacques Messier nous entretient du Code de droit canonique de l'Église catholique, appelé aussi droit ecclésiastique.Après son historique et la présentation de son fonctionnement, il nous décrit les ressources Web et les bases de données spécialisées dans ce domaine ainsi que les collections imprimées disponibles à la Bibliothèque des lettres et sciences humaines de l'Université de Montréal.Par la suite, Jihad Farhat et Luc Girard s'interrogent sur l'avenir des services de référence dans les bibliothèques universitaires, compte tenu de l'impact des nouvelles technologies sur ces services.Ils se questionnent également sur l\u2019avenir des professionnels de la référence, qui font face notamment à la spécialisation de leurs tâches, à l'augmentation de leur charge de travail et à l'importance grandissante de la gestion de l'information.Alex Guindon inaugure une nouvelle tribune, Bibliothéconophiles bonsoir!, un projet de ligne ouverte radiophonique que nous vous présentons en primeur.Et je vous présente dans Cyberthécaire une entrevue avec Marie-Hélène Dupuis, responsable des services d'accès à l'information à la Bibliothèque de l'École Polytechnique de Montréal, au sujet du service de référence à distance BiblioDirect.La chronique État des milieux nous fait découvrir la Bibliothèque du Musée canadien des civilisations, qui fête cette année ses 150 ans.Enfin, Audrey Attia nous offre un résumé très instructif du dernier congrès de la CBPQ, où les participants ont pu échanger des informations sur la valeur et la performance des bibliothèques ainsi que sur le transfert des savoirs et des connaissances dans les bibliothèques.À notre grand regret, Audrey Laplante nous quitte pour se consacrer à son doctorat et à ses autres activités.Mais comme on dit, ma chère Audrey, Argus un jour, Argus toujours ;A).Bonne route et merci pour ta collaboration très précieuse.Nous accueillons par ailleurs dans nos rangs une nouvelle co-équipière, Jocelyne Dion, qui saura faire bénéficier Argus et son comité de son expérience et de sa connaissance du milieu documentaire québécois.Bienvenue Jocelyne ! Bonne lecture! Cécile Lointier Présidente du comité de rédaction c_lointier@yahoo.com ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 3 ans au service des bibliothèques d\u2019ici.Un passé éloquent.Un avenir prometteur.Notre engagement : Servir toujours mieux une clientèle aux besoins grandissants Dynamiser nos partenariats pour les rendre toujours plus pertinents IVLédiatiscr davantage notre expertise au sein de la francophonie SERVICES DOCUMENTAIRES MULTIMÉDIA INC.5650, rue d\u2019Iberville, bureau 620, Montréal (Québec) Canada H2G 2B3 Tél.: (514) 382-0895 Téléc.: (514) 384-9139 http://www.sdm.qc.ca Bibliothéconophiles bonsoir! pédophile en tout cas.\u2022 Pas du tout! Je vous ferai remarquer que ça rime aussi avec haltérophile et thermophile, deux mots au-dessus de tout soupçon.J\u2019ajouterais que le bibliothécaire moyen, puisque c\u2019est de lui et de son environnement naturel dont nous parlerons dans le cadre de notre « beau programme », est rarement associé aux plaisirs de la chair et encore moins à leurs déviations perverses.Comme le dirait une amie à moi, le (ou la) biblio- Alex Guindon guidona@alcor.concordia.ca En cette saison où l\u2019on se prend déjà à rêver aux longues soirées d\u2019automne passées au coin du feu, le chien sagement assoupi devant l\u2019âtre, la valse des feuilles orangées derrière la fenêtre close, l\u2019esprit occupé à vagabonder à rebours faisant la chasse aux souvenirs de jeunesse à demi oubliés, j\u2019ai cru bon de ne pas imposer aux lecteurs de ma chronique un sujet trop lourd, de peur de briser le charme romantique de la saison.Mais les sujets légers nécessitent tout autant de préparation et de recherche que leurs cousins plus sérieux.Et s\u2019ils ne viennent pas d\u2019eux-mêmes frapper à la porte de l\u2019inspiration, il faut parfois tordre le bras de sa muse, voire même faire preuve d\u2019audace et explorer des chemins peu parcourus.C\u2019est pourquoi je vous présente en grande primeur mon tout nouveau projet de ligne-ouverte radiophonique intitulé, vous l\u2019aurez deviné, « Bibliothéconophiles, bonsoir! ».Je ne saurais trop exprimer ma reconnaissance aux pionniers du genre, particulièrement ceux qui sévissent dans le merveilleux monde du sport.Sans eux, ce grand rêve (presque un RÊVE OLYMPIQUE, ma foi) - qui, soit dit en passant, n\u2019en est qu\u2019à l\u2019étape du projet-pilote et dont l\u2019avenir dépendra du soutien et de la participation de ses millions de lecteurs-auditeurs - n\u2019aurait jamais vu le jour, faute d\u2019inspiration et de modèle.Heureusement, « la puck roulait pour nous autres » et nous avons pu bénéficier de la longue expérience de nos illustres prédécesseurs.Si cela ne rendait la lecture difficile, je vous demanderais maintenant de fermer les yeux et de tendre l\u2019oreille.voilà, vous entendez déjà le téléphone qui sonne! \u2022\tBonjour M.Guindon, je voudrais d\u2019abord vous féliciter pour votre émission.\u2022\tDe rien mon vieux, d\u2019ailleurs c\u2019est la première, attendez un peu avant de me féliciter.Alors, M.Duculot, de quoi voulez-vous nous entretenir ce soir?\u2022\tBen.par rapport au titre de l\u2019émission, c\u2019est pas un peu osé ça « bibliothéconophile »?Ça rime avec thécaire ferait plutôt figure d\u2019éteignoir de concupiscence.\u2022\tC\u2019est vrai ça, les petites madames qui étampent mes livres, on peut pas dire que ça vaut son pesant de Viagra! \u2022\tAlors là vous y allez un peu fort! D\u2019abord, ce ne sont pas là des bibliothécaires, mais des préposées au prêt.Ensuite, vous ne soupçonnez sans doute pas tout le potentiel érotique de la bibliothèque, toute cette énergie latente qui n\u2019attend que le moment propice pour donner lieu aux ébats les plus surprenants entre deux rangées de livres ou même dans une salle d\u2019étude de groupe.Je peux vous assurer que vous seriez étonné! ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 5 Andrea Harland, 2004 \u2022\tPassons à un autre appel.Nous avons Mme Latulipe, de Shawinigan-Sud-Sud-Ouest, je crois?\u2022\tC\u2019est bien ça.Je voudrais saluer mon mari, mes enfants et ma tante Thérèse qui était bibliothécaire ici, au village.\u2022\tEt elle nous écoute, votre tante?\u2022\tJ\u2019espère, mais vu qu\u2019elle est déjà « en haut » depuis dix ans, je ne peux pas en être vraiment sûre.\u2022\tBon.Salut Thérèse, j\u2019espère que vous avez tous les volumes de la classification Dewey dans l\u2019au-delà.Alors, qu\u2019est-ce qui vous préoccupe ce soir, Mme Latulipe?\u2022\tLe manque de bibliothécaires en région.C\u2019est effrayant, on se croirait dans « La grande séduction », mais en moins drôle.Nos belles bibliothèques sont comme vides, sans âme, quand il n\u2019y a plus de bibliothécaire.En plus, c\u2019est dur de trouver le dernier Danielle Steel dans le catalogue sans aide professionnelle.\u2022\tSituation grave s\u2019il en est! Mais grâce à vous et à des esprits libres et rebelles, comme Jeff Filion par exemple, les injustices sociales ne passent pas inaperçues et nos maudits politiciens ne pourront se boucher les oreilles bien longtemps.En attendant, je propose au gouvernement libéral de construire une gigantesque centrale au charbon dans la région de Shawinigan, la « Cité de l\u2019énergie », ne l\u2019oublions pas.Ça va créer de l\u2019emploi avant (pour la construction), pendant (les employés de l\u2019usine, l\u2019industrie du charbon) et après (le personnel de la santé nécessaire pour soigner tout le monde rendu malade par l\u2019usine).C\u2019est ce qu\u2019on appelle le développement durable! On engagera par le fait même une nouvelle bibliothécaire pour gérer la croissance de la collection sur la pollution industrielle et le réchauffement climatique.La croissance économique, tout repose là-dessus, Mme Latulipe! \u2022\tÇa fait du bien d\u2019entendre des belles idées optimistes comme ça, M.Guindon, je vous remercie.\u2022\tJe crois que nous avons le temps pour un dernier appel.C\u2019est une madame Bismarck qui est, paraît-il, mécontente que l\u2019on n\u2019ait pas parlé de gestion stratégique de l\u2019information jusqu\u2019ici.Bonjour Madame, exprimez-vous, on est là pour ça.\u2022\tMonsieur Guindon, ce n\u2019est pas parce que vous travaillez dans un milieu traditionnel, précisément une bibliothèque avec des livres, oui, des livres en papier, que vous pouvez vous permettre de passer sous silence la problématique incontournable de la GSI! \u2022\tMadame, du calme, nous n\u2019en sommes qu\u2019au troisième appel! Mais puisque vous y tenez, parlons-en de la GSI.Vous m\u2019excuserez, mais je nage un peu dans l\u2019inconnu ici.Pouvez-vous éclairer de vos lumières un pauvre bibliothécaire qui confond encore veille stratégique, gestion stratégique de l\u2019information et gestion (stratégique?) de la connaissance?Je sais qu\u2019il y a beaucoup de stratégie là-dedans, mais passé ce constat, je m\u2019égare.Y a-t-il un lien avec les échecs ou la guerre peut-être?\u2022\tMon cher monsieur, tout est stratégique! Que les milieux traditionnels ne s\u2019en soient pas rendu compte témoigne soit de leur naïveté, soit de leur ignorance.Il est grand temps pour toutes les organisations d\u2019entrer de plein pied dans le XXIièmc siècle.Comment peut-on être compétitif si on ignore ce que font nos ennemis, euh, je veux dire nos compétiteurs?; pire, si on ne sait pas à quoi travaillent nos collègues du matin au soir?Il faut connaître ses adversaires et se connaître soi-même pour être en mesure de saisir les occasions, bref de faire valoir ses avantages comparatifs! \u2022\tMadame Bismarck, tout s\u2019éclaire! C\u2019est l\u2019information au service de la compétitivité que vous nous proposez là.Ma foi, il fallait y songer.Je suis sûr que ma bibliothèque n\u2019est pas très compétitive.Je ne me souviens même pas de la dernière fois où nous avons parlé d\u2019avantage com- paratif lors d\u2019une de nos réunions, c\u2019est tout dire! C\u2019est si beau tout ça, ça me rappelle une entrevue de Charlie Rose avec Michael Porter, ce bon vieux gourou du Harvard Business School, qui mettait de l\u2019avant l\u2019idée que les États-Unis ont trop misé sur les programmes sociaux pour résoudre le problème des centres urbains pauvres.Il suggérait de les rendre plus concurrentiels en profitant de leurs avantages comparatifs.Mais je ne suis pas sûr qu\u2019il ait pensé au rôle de la GSI dans tout ça.Vous voulez son numéro?C\u2019est un vieux pote à moi.J\u2019ai encore un problème avec le vocable « gestion des connaissances », par contre.Il me semble que les connaissances, ça ne se gère pas très bien.Mais, encore une fois, je mettrai ça sur le compte de ma grande ignorance.Pour tout dire, je ne doute guère qu\u2019avec des efforts et beaucoup d\u2019argent on puisse gérer tout ce que l\u2019on voudra.\u2022Ah! je savais que vous finiriez par comprendre, M.Guindon.Je suis certaine que vos auditeurs saisissent l\u2019importance de positionner leur organisation de façon avantageuse face à la concurrence.À ce propos, je donne d\u2019ailleurs un séminaire baptisé « Gérer votre information, une solution gagnante ».À 300$ la demi-journée, c\u2019est un investissement qui rapporte, croyez-moi ! \u2022 Je n\u2019en doute pas un instant Madame Deutschmark, heu, Bismarck.Malheureusement, c\u2019est tout le temps dont nous disposions.Bibliothéco-nophiles, bonsoir! Et n\u2019oubliez pas le sujet de notre prochaine émission : le catalogage, discipline olympique?Socami/Société canadienne du microfilm (1948) Service de gestion électronique de documents : numérisation à la pièce ou par lots (documents papier, microformes, diapos et photos); reconnaissance optique de caractères.Services de microfilm et d\u2019infographie.Fonds documentaire de 30 millions de pages de journaux, livres rares et manuscrits.110-464, rue Saint-Jean Montréal (Québec) H2Y 2S1 Tél.: 514-288-5404 Fax: 514-843-4690 i nfo@socami.qc.ca www.socami.qc.ca \u2014^» 6 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 yïbertliécaire BiblioDirect à la bibliothèque de l\u2019école Polytechnique Cécile Lointier c_lointier@yahoo.com Pour faire suite au dossier de notre dernier numéro, Marie-Hélène Dupuis, responsable des services d\u2019accès à l\u2019information à la bibliothèque de l\u2019École Polytechnique de Montréal, a accepté de nous parler du projet de référence à distance BiblioDirect.C.Lointier, pour Argus.Qu 'est-ce que BiblioDirect?Marie-Hélène Dupuis.BiblioDirect est le nom donné à un projet pilote d\u2019aide à distance au moyen d\u2019une interface permettant d\u2019intervenir en temps réel sur le poste d\u2019un usager.L\u2019initiative du projet revient à la Direction des Bibliothèques de l\u2019Université de Montréal, en collaboration avec la Direction générale des technologies de l\u2019information.La phase 1 du projet, au printemps 2002, s\u2019est déroulée à la Bibliothèque ÉPC-Biologie de l\u2019Université de Montréal et à la Bibliothèque de l\u2019École Polytechnique.La période était propice à cet essai : disponibilité d\u2019un outil d\u2019application avancé (Desktopstreaming d\u2019Expertcity, maintenant appelé GoToAssist), nombreuses discussions et projets en cours dans le milieu des bibliothèques universitaires aux États-Unis et au Canada, généralisation de l\u2019utilisation du clavardage et blocage des lignes téléphoniques lors du branchement des usagers de la maison (c\u2019était avant l\u2019avènement de la haute vitesse).En quoi consistait ce service de référence et à qui s \u2019adressait-il?La Bibliothèque a offert le service BiblioDirect entre 9h30 et 16h30 du lundi au vendredi, au printemps et à l\u2019automne 2002.Un bouton sur notre site Web et dans notre catalogue, intitulé « Aide en direct », démarrait le processus de contact avec le personnel de la Bibliothèque affecté à BiblioDirect.Toute personne qui consultait le site ou le catalogue de la Bibliothèque avait accès à ce service.Le principal avantage de l\u2019application retenue, Desktopstreaming, était qu\u2019elle permettait l\u2019intervention directement sur le poste de l\u2019usager.Nous pouvions au besoin prendre le contrôle de l\u2019écran de l\u2019usager et procéder à distance à des opérations de configuration ou à des démonstrations.Vous êtes-vous inspirés de services de référence virtuelle existants?Le modèle était celui d\u2019« Ask a Librarian », un icône disponible sur plusieurs sites Internet de Bibliothèque qui invitaient les usagers à poser leurs questions en direct.Toutefois, la plupart des services en place à l\u2019époque utilisaient des outils de clavardage, peu sophistiqués, qui permettaient l\u2019équivalent d\u2019une conversation téléphonique.Derrière l\u2019icône « Ask a librarian », on trouvait aussi d\u2019autres modèles de référence virtuelle orientés vers l\u2019utilisation du courriel ou de formulaires que les usagers remplissaient pour soumettre leurs questions.Comment ce service fut-il reçu par les usagers?À l\u2019École Polytechnique, les usagers qui l\u2019ont utilisé ont très bien reçu le service.La plupart des commentaires recueillis furent très positifs, mais au bout du compte, à cause de quelques barrières technologiques, les usagers ont été assez peu nombreux à se prévaloir de ce service.Au printemps 2002, nous avons reçu près de 150 tentatives de communication avec le service, mais seulement 33 transactions ont été complétées, soit 22% de l\u2019ensemble, ce qui s\u2019est avéré décevant.À l\u2019automne, nous avons reçu seulement 40 demandes et une vingtaine ont été complétées : c\u2019est un taux de complétion amélioré, mais qui demeure à 50%.Quelles technologies/logiciels/formats/ protocoles furent utilisés?Tel que mentionné plus haut, l\u2019École Polytechnique a utilisé au printemps et à l\u2019automne 2002 l\u2019application Desktop-streaming.Cette application requiert toutefois le téléchargement d\u2019un plu-giciel sur le poste de l\u2019usager.Certains usagers ont refusé de donner l\u2019autorisation de téléchargement lorsqu\u2019elle leur était demandée.Pour remédier à cette situation, le bouton « BiblioDirect » conduisait à une page intermédiaire où l\u2019on demandait aux usagers de nous contacter par téléphone d\u2019abord et qui expliquait ce qui allait se passer avec l\u2019application.Je vous copie ici un extrait d\u2019un article décrivant le processus, article disponible sur le site GoToAssist : « The remote-share session interface is very simple to understand and easy to use.A typical tech-support call would consist of a window opening up on the call-center ARGUS / Vol.33, n\" 2, Automne 2004 7 .side with a question box.The support representative would then ping the user for pennission to access the desktop.Once permission is granted, the support person would share control of the PC with the user.At the time a match is made, the interaction is handed off to a communication server, which then establishes one-to-one/peer-to-peer communication.Once the client\u2019s customer service representatives and the end users that are requesting help are connected, all communication is secured over 128-bit encryption.'» Au printemps 2002, quelques usagers familiers avec les logiciels de clavardage ont émis des commentaires sur la lenteur des échanges.Nous avons essayé alors de diagnostiquer les causes de ce problème en demandant notamment à la compagnie de vérifier les données disponibles de son côté à ce sujet.Il n\u2019y a pas eu assez d\u2019appels à l\u2019automne pour valider une amélioration de la rapidité des échanges.L\u2019application ne permettait pas le transfert « d\u2019appels » de service et ne donnait pas une copie des échanges à l\u2019intervenant.La copie des échanges de clavardage et les commentaires des usagers étaient toutefois disponibles pour les gestionnaires du projet dans des rapports générés sur demande.Pour quelles raisons avez-vous arrêté d\u2019offrir ce service?D\u2019abord parce que nous n\u2019avions plus les fonds nécessaires pour maintenir en place la technicienne supplémentaire requise pour assurer le service.Cette technicienne se trouvait dans un bureau en retrait et répondait au besoin.Tous les appels téléphoniques destinés à la référence lui étaient aussi relayés, car elle pouvait aussi initier des sessions de partage d\u2019écran ou vouloir aller voir l\u2019écran d\u2019un usager au besoin.Les ressources humaines sont importantes aussi dans ce type de projet, si technologique soit-il.D\u2019emblée, nous avions d\u2019ailleurs convenu que ce genre de service ne pouvait être offert par la personne en poste au bureau de référence.La mise en place d\u2019un tel service supposait par ailleurs la présence d\u2019une personne disponible à son bureau pendant des périodes de 2 à 3 heures à la fois.De plus, notre outil ne permettait pas le transfert d\u2019appels et ajoutait ainsi une contrainte à cette gestion des personnes.L\u2019expérience BiblioDirect se poursuit à l\u2019Université de Montréal, à la Bibliothèque EPC-Biologie.Mais l\u2019application employée est maintenant QuestionPoint d\u2019OCLC.Cette interface, retenue aussi par la Bibliothèque du Congrès, promettait des développements importants tels que le transfert d\u2019appel et la communication de la voix.Avez-vous l\u2019intention de réitérer l\u2019expérience?Si oui, sous la même forme?Pour l\u2019instant, compte tenu de nos contraintes en ressources humaines, c\u2019est non.Si c\u2019était à recommencer, je ferais une promotion plus poussée auprès des étudiants lors des rentrées ; il me faudrait aussi disposer d\u2019un outil souple et convivial pour intervenir sur les postes des clients.Dans l\u2019ensemble, ce fut une expérience positive, mais il faut que les applications évoluent encore pour envisager des développements plus significatifs dans l\u2019avenir.En attendant un projet pilote à la grandeur du Québec2, nous considérons avoir tiré suffisamment de leçons de ce projet - même s\u2019il s\u2019est avéré moins populaire que prévu - pour être en mesure de nous remettre rapidement sur les rails lorsque les conditions nécessaires à une exploitation maximale de ce service seront effectivement réunies.Notes 1.\tGoToAssit : http://www.gotoassist.com 2.\tCRÉPUQ.Groupe de travail sur la référence à distance.Sous-comité des bibliothèques.2003.Un service interactif de référence à distance pour les bibliothèques universitaires québécoises [http://www.crepuq.qc.ca/article.php3?id_article=468] Prochaines formations offertes par la CBPQ \u2022\t5 novembre 2004 - Gestion des priorités et efficacité du travail \u2022\t12 novembre 2004 - Convaincre vos décideurs de la valeur réelle et des bénéfices (RI) de votre bibliothèque/centre d'information \u2022\t26 novembre 2004 - Savoir gérer le changement: un atout indispensable pour le professionnel de l'information \u2022\t3 décembre 2004 - Développement des collections : les incontournables de la littérature et les outils de repérage des oeuvres de fiction Vous pouvez consulter le programme des formations (en format PDF) sur le site Web de la CBPQ à l'adresse suivante : www.cbpq.qc.ca/formation_continue/fc_2004-2005/ fc_2004-2005.html 8 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 © © Solution Portail Bibliothèque A V porsonnalisaio métarecherche P.E.B solution intégrée BiblioMondo.com VOUS CHERCHEZ UN PORJAIL POUR VOTRE BIBLIOTHEQUE?un seul résultat correspond Bases de données sur Internet Par l\u2019intermédiaire d\u2019Internet, EBSCO/zost vous donne accès à de l\u2019information provenant du monde entier.Nos bases de données sont façonnées pour les chercheurs de tous niveaux et de toutes disciplines.Elles fournissent des textes complets, des index et des résumés de millions d\u2019articles.Des magazines, bien sûr, mais également des journaux, des livres de référence et des brochures.\u2022\tPlus de 70 bases sur différents sujets.\u2022\tMise-à-jour constante.\u2022\tRecherche plein texte.\u2022\tAccès illimité sur le campus (adresse IP) et hors campus (par mot de passe).\u2022\tStatistiques d\u2019utilisation du produit (via EBSCOadmin).\u2022\tGraphiques, tableaux et photos.\u2022\tNote informant l\u2019usager si le titre est disponible en format papier à la bibliothèque.Parce qu\u2019EBSCO/zas7™ porte le nom d\u2019EBSCO, vous avez la garantie que vous recevrez le service de qualité auquel vous êtes habitué.EBSCO 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EBSCO C A IV A DA Ltée.Membres du groupe EBSCO Information Service.2.Boni Dcsaulniers.suite 660 \u2022 St-Lambert, Québec \u2022 J4P 1L2 (450) 672-5878 / 1-800-361-7322 Graduate School of Library and Information Studies, McGill University, 1904-2004 Peter McNally Professor Graduate School of Library and Information Studies McGill University peter.mcnally@mcgill.ca Canadian library education began at McGill University in 1904, with a modest three-week summer program whose surrounding circumstances provide valuable points of reference to future developments at McGill and elsewhere.On the one hand, McGill's Library School has pioneered innovative and trail-blazing programs both nationally and internationally; on the other hand, it has coped with limited resources and uncertain enrolments as it surmounted serious challenges and threats to its continued existence.Perseverance and confidence in the future are the hallmarks of the School and Canadian library education.Graduate School of Library and Information Studies, Université McGill, 1904-2004 Les cours d\u2019éducation en bibliothéconomie au Canada ont débuté en 1904 à l'Université McGill, avec un modeste programme de trois semaines pendant l\u2019été.Les circonstances l'entourant fournissent des points de référence en vue de développements futurs à la Graduate School of Library and Information Studies de l\u2019Université McGill et ailleurs.D'une part, l'École de bibliothéconomie de l\u2019Université McGill fut une pionnière en offrant des programmes innovateurs qui ont eu des répercussions au niveau national ainsi qu 'au niveau international.D'autre part, elle a dû faire face à de sérieux défis et surmonter de nombreuses difficultés qui ont menacé jusqu 'à son existence même, en raison des ressources limitées et des inscriptions et effectifs variables.La persévérance et la confiance en l'avenir sont les caractéristiques bien connues de l\u2019École et de l\u2019éducation en bibliothéconomie au Canada.McGill University\u2019s Graduate School of Library and Information Studies celebrate its centennial 1904-20041 Canadian library education began at McGill University in 1904, with a summer program, granting diplomas, whose surrounding circumstances provide points of reference to future developments at McGill and elsewhere.(Ross, 1955, 1966; Coughlin, 1976) Charles H.Gould, University Librarian and first Canadian president of the American Library Association and the Bibliographical Society of America, as well as being Canada\u2019s leading Canadian librarian of the time, was founder of the School.(McNally, 1998) Its precursor was an internship program - about which little is known - that he had been running in the University\u2019s Redpath Library since 1897.Both as University Librarian and Director of the School he operated under the jurisdiction of the University Library Committee.The new school\u2019s \u201cthoroughly practical\u201d curriculum was based upon the precepts of Melvil Dewey, who taught in the first session.(McNally, 1993; Hanson, 1996) As the world\u2019s oldest continuing library education program - outside the United States - to be based in a university, the School\u2019s presence at McGill University is easily explained.Under the leadership of Principal Sir William Peterson, McGill had adopted the German-American approach to higher education, whereby a liberal arts undergraduate program -including humanities, and social, biological, and physical sciences - had superimposed upon it graduate and professional programs.During Peterson\u2019s era, McGill began programs in such diverse fields as architecture, commerce, dentistry, music, physical education, and social services.In 1906, the University established the country\u2019s first school of graduate studies, awarding PhDs from 1909.Finances were always a concern.For instance in 1909/10, the University of Toronto received $750,000 from the Province of Ontario, whereas McGill received only $3,000 from Quebec.To compensate, wealthy benefactors came forward such as Sir William Macdonald, Lord Strathcona, and Peter and Grace Redpath.(Frost, 1981, 1984) In starting the School, Gould relied upon the generosity of five well-to-do Montrealers, including Sir George Drummond and Henry Birks.With hope and promise the School was launched, in anticipation that it would soon become a sessional program.In fact, twenty-three years and several crises would elapse before the School went beyond being a summer program.(McGill, 1904) That the School, with its constant search for funding, should soon see its enrolment surpassed by Toronto\u2019s Ontario Library School, opened in 1911, is hard- ARGUS / Vol.33, n\" 2, Automne 2004 11 ly surprising given its resources and that province\u2019s expanding public library system.Even so, with a first class of 26 students - mostly women (Milner, 1992) -the McGill summer school continued into the 1940s in sessions lasting between three and one-half and six weeks.Due to the Great War, however, it was suspended from 1915 to 1920, when it was revived by Dr.Gerhard Lomer, successor as University Librarian to Gould who died in 1919.A graduate himself of the '04 class, Lomer had mixed success, due to enrolment never rising above 30 and sinking to 10 in 1924.Indeed, in 1925 the Library Committee ruled that the program would be offered only every second year.(McGill, 1919; Lavergne, 1977) As it happened, however, other forces were at work.In 1923, the Williams Report on library education was published by the Carnegie Corporation, which provided selected American institutions with $5 million to implement major recommendations: that programs be based in universities, with a Bachelor\u2019s degree as the entrance requirement, and an accrediting body to ensure minimum standards.(Williamson, 1923; White, 1976) In addition, the graduate program at the University of Chicago was established to provide a research base for library education.Aware as it was of the needs of Canadian libraries, many of which had been built or funded by the Corporation and its founder, the McGill Library School received grants for conversion in 1927 into Canada\u2019s first sessional program offering a diploma, and in 1930 into the first graduate program offering a Bachelor of Library Science, requiring a liberal arts bachelor's degree as prerequisite.Corporation funding continued until 1940, to a total of $139,500 - a large sum at the time.As well, in 1927 the summer school became the first Canadian program to be accredited by the American Library Association, under procedures newly adopted in 1925.Thereafter the sessional and BLS programs were quickly accredited.Along with Gould, Lomer deserves credit for being the co-founder of library education in McGill and Canada.In addition to his efforts at McGill, between 1929 and 1941 he also brought library training to other parts of Canada through special summer programs: Banff Alberta, Vancouver British Columbia, Prince Edward Island.In 1932, he offered Canada's first French language program, in Montreal.He also hired a number of well-known figures to join the School\u2019s faculty: Mary Duncan Carter, Marion V.Higgins, and Nora Bateson.A buoyant optimism characterized the late '20s and early '30s as they and Lomer laid the foundations for Canadian graduate library education.Research and community activism were particular focal points as seen in faculty publications, and development of the Prince Edward Island Regional Library experiment, funded by the Carnegie Corporation.(Coughlin, 1968; McNally, 1988) That said, however, there were problems.The Great Depression of the '30s created enormous difficulty for higher education throughout Canada, particularly McGill with its dependence upon private funding.Carnegie support for the School declined as the decade progressed, and McGill\u2019s promised support was never fully realized.In addition, fulltime enrolment - as opposed to summer school and part time - failed to live up to expectations, never rising above 30 and falling to 5 in 1936.(McGill, 1927-1937) A contributing factor in the precipitous decline of 36 may well have been competition from Toronto, whose BLS program was inaugurated that year, and accredited in 1937.In addition, a francophone program affiliated with the Université de Montréal was begun in 1937 at the Bibliothèque municipale de Montréal.In any event, a University inquiry into the future of the School resulted in a number of changes, chief amongst which were placing it under the jurisdiction of the Faculty of Arts, and trimming its budget severely.Coincidentally, the School\u2019s original faculty began drifting away except for Dr.Lomer.There then emerged a hiring policy that remained in place into the 1970\u2019s.With few excep- tions, new faculty were female graduates of the School, who had distinguished themselves working in the McGill library system.Among those who joined the faculty in this way and would eventually serve as Directors were Vernon Ross in 1935, Virginia Murray in 1943, Effie Astbury in 1949, and Violet Coughlin in 1951.Intelligent and competent, they all earned advanced degrees, frequently from Columbia University - from which Murray and Coughlin received doctorates.Through their dedication and energy, the School flourished - despite lean financial circumstances.In an overwhelmingly male environment, characterizing McGill and other universities of the period, they walked warily but steadfastly - as courageous visionaries - transforming the School and Canadian library education.(Astbury, 1984) It would be wrong to describe the path of these women as smooth or easy, for issues and concerns were constantly arising.The first occurred in 1947/48 with the retirement of Dr.Lomer, to be succeeded as University Librarian and Acting Director of the School by Richard Pennington who, although a graduate of the University of London\u2019s School of Librarianship, made known his low opinion of such programs and talked of closing McGill\u2019s School.With adroitness and skill, Ross had herself appointed the School\u2019s Director and Murray Associate Director, thereby neutralizing Pennington.Another concern was with the intertwining issues of enrolment and number of faculty.In the early 1940s the faculty was reduced to Lomer and two others, plus Miss Grace Reynolds the School\u2019s Secretary and general factotum.She was the first in a line of strong administrative staff.With the end of World War II, however, returning veterans, and post-war prosperity caused enrolment to increase steadily, permitting the faculty to grow to 5, plus sessional lecturers and administrative staff.For the first time, men began emerging as a significant minority within the student body.A third concern was with the cramped quarters in the basement of Redpath Library, which was ameliorated when the School 12 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 McGill University Graduate School of Library and Information Studies A CHRONOLOGY 1897-1904 1904 1904-1942 1927 1927-1930 1929 1930-1965 1931 1934 1940 1956-1965 1957 1965 An apprenticeship-training program was provided in Redpath Library.The School began as the first formal library education program in Canada and as one of the first university programs in librarianship to be found anywhere in the world.With certain breaks, particularly during World War I, an annual summer course was given.The summer course was accredited under the American Library Association's Minimmn Standards for Summer Courses in Library Science Type IV (1926) With the aid of a grant from die Carnegie Corporation a sessional diploma program began.The entrance requirement was senior matriculation.This diploma program was accredited under the American Library Association's Minimum Standards for Library Schools, junior undergraduate category, (1925).The Diploma program was transformed into a sessional, graduate Bachelor of Library Science program, with the entrance requirement being a Bachelor\u2019s degree.The BLS program became the first in Canada to be accredited under the American Library Association's graduate school category.The BLS program was accredited under the American Library Association's Minimum Requirements for Library Schools (1933) in its Type II category.The Carnegie grant ended and the University assumed full financial responsibility for the School, which was placed under the jurisdiction of the Faculty of Arts and Science.A Master of Library Science degree with thesis under the jurisdiction of the Faculty of Graduate Studies and Research was offered with the Bachelor of Library Science as pre-requisite.The BLS program was accredited by the American Library Association, under its Standards of Accreditation (1951).A two year Master of Library Science program without thesis replaced the one year BLS and the thesis MLS.This program provided a new pattern for library education - one which has become the Canadian norm and has been adopted by many schools in the United States and other countries.The School changed its name to the Graduate School of Library Science and was placed entirely under the jurisdiction of the Faculty of Graduate Studies and Research.1975 The MLS program was accredited under the American Library Association\u2019s Standards of Accreditation (1972).1980\tThe MLS program received conditional accreditation for two years under the American Library Association\u2019s Standards of Accreditation (1972).1981\tThe MLS program was restored to full accreditation through 1987.1985\tThe name of the School was changed to Graduate School of Library and Information Studies.1986\tThe master\u2019s degree was changed to Master of Library and Information Studies.1987\tThe MLIS program was reaccredited under the American Library Association\u2019s Standards of Accreditation (1972).1991 A Ph.D.program was introduced, under the ad hoc provisions of the Graduate Faculty.1994 Closing of the Library and Information Studies Library.1996 A post-master\u2019s Graduate Diploma in Library and Information Studies was introduced.The MLIS program was reaccredited under the American Library Association\u2019s Standards of Accreditation 119921.The School became a unit under the jurisdiction of the Faculty of Education.1998 The \u201cCN-Pratt-Grinstad Chair in Library and Information Studies\u201d was established as the first named chair in Library and Information Studies in Canada, with Professor J.Andrew Large as the first incumbent.2001 A post-master\u2019s Graduate Certificate in Library and Information Studies was introduced.2003 The MLIS program was reaccredited under the American Library Association\u2019s Standards of Accreditation (1992).Revised: May, 2004 / P.F.McNally ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 13 moved to the top floor after the opening of the Library\u2019s extension in 1953.The spacious quarters permitted adequate lecture rooms and offices, as well as a large library for the School\u2019s collection.A fourth concern was adapting to the realities of post-war library education.The newly established Canadian Library Association voted in 1947 for continued ALA accreditation of the country\u2019s programs.When, however, in 1947/48 American schools adopted en masse the fifth year Master of Library Science (MLS) as the first professional degree, which was termed \u201cappropriate\u201d in the 1951 accreditation standards, both McGill and Toronto found themselves in a dilemma.The three term, 36 credit, one and one-half year programs, did not fit the Canadian graduate pattern.McGill followed Toronto\u2019s lead and in 1956 introduced a sixth year MLS, with thesis, with the BLS continuing, however, as the primary professional degree.Both the McGill and Toronto programs were re-accredited, thereby establishing the principle that Canadian and American graduate library education could develop differently yet be academically equivalent.The solution to a fifth concern had far reaching consequences that stretched well beyond McGill.Since at least 1941, the School had begun noting the limitations of a one-year professional degree in meeting the needs of graduates.(McGill, 1941) Concern for the state of the curriculum has been a continuing preoccupation throughout the School\u2019s history.What was needed, the faculty concluded, was a two-year program with one year of required courses and a second of electives.Professor Murray, who had developed the thesis MLS, provided leadership for her colleagues in creating a new two-year, four-term, 48+ credit MLS program.Launched in 1965, it superseded both the BLS and thesis MLS programs, and was accepted as the Canadian standard in 1968, and adopted by the other Canadian schools over the next 10 years.This unique Canadian contribution to graduate library education has subsequently been adopted by a number of schools in the USA and abroad.The School now came entirely under the jurisdiction of McGill\u2019s Faculty of Graduate Studies and Research.DIRECTORS1 1904-1919\tCharles H.Gould, University Librarian 1920-1948\tDr.Gerhard Lomer; 1920-1947, University Librarian 1949-1966\tVernon Ross 1966-1970\tDr.Virginia E.Murray 1970-1972\tDr.Violet Coughlin 1972-1976\tEffie C.Astbury 1976-1981\tVivian S.Sessions 1981-1984\tDr.Hans Moller 1984-1989\tDr.Helen Howard 1989-1998\tDr.J.Andrew Large 1998-\tDr.Jamshid Beheshti Predictably enough, the sense of accomplishment achieved by the two year MLS was short-lived, and was accompanied by both opportunities and problems.Despite gloomy predictions of disaster, enrolment stabilized quickly with incoming classes being typically in the range of 60-65.The faculty grew to 8, plus sessional lecturers and support staff.With the opening of McLennan Library in 1969, attractive new quarters were provided on its ground floor.At the same time, however, the School\u2019s leadership underwent a period of instability following upon Vernon Ross\u2019s retirement.Between 1966 and 1976, the directorship was held successively by Murray, Coughlin, and Astbury, whose terms were cut short by illness and retirement.As a result, the School lacked continuity in its responses to the quickly changing face of Canadian higher education, as manifested locally and nationally during what has subsequently been called a \u201cgolden age.\u201d Four new schools opened across the country and were quickly accredited, between 1961 and 1969.The Université de Montréal school was integrated, upgraded and soon accredited.Toronto and Western Ontario began doctoral programs in the early 1970s.Locally, McGill was placing increased emphasis upon its role as a research institution - conscious as it was of growing competition across the country.When a number of pointed criticisms were included in the School\u2019s otherwise positive 1975 accreditation report, the University took the opportunity a year later of appointing the first outsider as director - with a mandate for radical change.Although some po- sitive things emerged during the next five years - such as a computer/information technology laboratory - the end result was unfortunate, with most of the pre-1976 faculty retiring or resigning.In 1980, the School received only conditional accreditation, the ALA report expressing concern about many things particularly leadership, research, and McGill\u2019s commitment to the School\u2019s future.The 1980s and '90s were largely spent in rebuilding the School and its reputation in terms of faculty, curriculum, degrees, and research.New faculty, with PhDs completed or nearly so, were hired who were typically not McGill graduates.A number of signi- LOCATIONS SINCE 1927 1927-1953 Redpath Library, basement 1953-1966 Redpath Library, top floor 1966-1969 North-east comer, McGregor/Penfield Ave.and Mountain St.1969- McLennan Library, ground floor 14 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 ficant bequests and benefactions came to the School, beginning in 1983 with Phoebe Pratt\u2019s, which led in 1998 to establishment of the CN-Pratt-Grinstad Chair in Library and Information Studies - the first endowed chair in an accredited Canadian library school.In 1985 the name of the unit was changed to Graduate School of Library and Information Studies, and the following year the degree to Master of Library and Information Studies.The positive accreditation reports of 1987, 1996, and 2003 reflected how effectively the School was incorporating the academic, technological, and ideological transformation of the profession and discipline.In 1991, the School began admitting doctoral students, through the ad hoc provisions of the Graduate Faculty.After a slow start, enrolment grew quickly.In 1995 a post-master\u2019s Graduate Diploma, was introduced, followed by a post-master\u2019s Graduate Certificate in 2001.Aimed at the continuing education market, they were the first of their sort in Canada.During the 1990s, the Faculty of Graduate Studies and Research divested itself of individual faculty units, resulting in the School coming under the jurisdic- tion of the Faculty of Education in 1996.Between 1995 and 2002, the School\u2019s faculty was awarded nearly $700,000 in research grants.(McGill, 2002) On a less happy note, the School\u2019s library was closed and the collection merged into the McLennan Library in 1994, as part of a University policy of consolidating smaller libraries.Concerning enrolment, women account for 75% to 80% of the student body.In recent years, a growing proportion of students has come from overseas.As its second century begins, the School is working to convert its ad hoc doctoral program into a PhD in Library and Information Studies.Work is also underway to develop concentrations in the Master\u2019s program that will result in separate career paths in the cognate fields of Librarianship, Archival Studies, and Knowledge Management.Faculty renewal is being assisted by McGill permitting expansion of the School\u2019s professorial compliment to 10.The central mission of the School remains its commitment to the highest standards of professional education in Library and Information Studies for McGill, Quebec, and Canada.Notes 1.\tOther papers commemorating the School's centennial will also be appearing in the ABQ/QLA Bulletin, ELAN, Ex Libris Association Newsletter, and Féliciter.2.\t(NDL) Ce tableau n\u2019inclut pas les directeurs par intérim.Citations Astbury, Effie C.1984.\u2018\u201cPolite, Cautious, but Determined\u2019.\u201d In A Fair Shake: Autobiographical Essays by McGill Women, ed.M.Gillett.Montreal: Eden, p.260-267.Coughlin, Violet.1968.Larger Units of Public Library Service in Canada, with Particular Reference to the Provinces of Prince Edward Island, Nova Scotia and New Brunswick.Metuchen, N.J.: Scarecrow, 330 p.Coughlin, Violet.1976.\u201cMcGill University, Graduate School of Library Science.\u201d In Encyclopedia of Library and Information Science.N.Y.: Dekker, v.17, 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Director, the School of Library, Archival, and Information Studies, University of British Columbia Jean Tague Dean, School of Library and Information Science, University of Western Ontario ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 15 McGill University.1919-1928.Annual Reports.[The sections on the Library Committee are particularly helpful] McGill University.1927-1937.Library School.\u201cAnnual Reports,\u201d [McGill University Archives] McGill University.1941.Library School.\u201cAnnual Report,\u201d [McGill University Archives] McGill University.2002.Graduate School of Library and Information Studies.Program Presentation Submitted to the Committee on Accreditation of the American Library Association.Montreal: GSLIS, McGill University, p.46.McNally, Peter F.1988.\u201cScholar Librarians: Gould Lomer, and Pennington.\u201d Fontanus: from the Collections of McGill University, v.1, p.95-104.McNally, Peter F.1993.\u201cFanfares and Celebrations, Anniversaries in Canadian Graduate Education for 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endommagés par l'eau, le feu, la fumée ou la moisissure.SERVICE D\u2019URGENCE 24 HEURES 514-931-7789 \u2022 1 800 86-ROSCO www .ROSCODOC .corn 225 Lindsay, Dorval, QC H9P 1C6 \u2022 Téléphone: 514-931-7789 Fax: 514-931-2494 \u2022 Courriel: rosco@roscodoc.com 16 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 Un exemple de convergence en études médiévales : le droit canonique Le Code de droit canonique, que l\u2019on appelle aussi droit ecclésiastique, constitue le corpus législatif de l\u2019Église catholique.Depuis son ébauche au Moyen-ge jusqu\u2019à présent, on découvre, à travers son évolution, la richesse morale, théologique, historique et sociologique de son contenu, malgré l\u2019apparente froideur de la lettre.C\u2019est donc avec une attitude d\u2019ouverture qu\u2019il convient d\u2019aborder le code, de façon à faire apparaître, au-delà de sa rigueur, sa profondeur et sa richesse.Les collections de la Bibliothèque des Lettres et sciences humaines de l\u2019Université de Montréal sont en mesure d\u2019appuyer ce dévoilement.Jacques Messier Bibliothécaire de référence Bibliothèque des lettres et sciences humaines, Université de Montréal jacques.messier@umontreal.ca Example of convergence in medieval studies: canonical law The canonical law code, commonly know as ecclesiastical law, constitutes the legislative corpus of the Catholic Church.Since its introduction in the Middle Ages up until the present, one discovers through its evolution, the moral, theological, historical and sociological richness of its writing despite its cold appearance.Thus, it is with an open mind that one has to approach the code, so that beyond its rigour, it is its richness and its deepness that one notices.The collections of the library of the department of Lettres et Sciences humaines of the Université de Montréal are there to support this discovery.Le Code de droit canonique en bref Le Code de droit canonique1 comporte présentement deux grands volets : suite à la réforme de 1983, le Codex Iuris Canonici (CIC)2 s\u2019est enrichi d\u2019un autre code, destiné celui-là aux Eglises orientales : le Codex Canonum Ecclesiarum Orientalium (CCEO), promulgué en 19903 (on pourra lire la Constitution Apostolique « Les Canons Sacrés » de Jean-Paul II, en introduction au Code des Eglises orientales, pour un historique détaillé de ce Code).Pour comprendre la nécessité du CIC, il convient d\u2019abord de le situer dans le cadre de l\u2019Eglise en tant qu\u2019institution civile.L\u2019Église catholique est la seule organisation dont le chef suprême, le Pape, est à la fois chef de l\u2019État, à savoir la cité du Vatican, et chef spirituel de l\u2019Église tout entière4.L\u2019Église entretient des relations diplomatiques avec 174 pays et de nombreux organismes internationaux prestigieux.De plus, en tant que gouvernement de « droit divin », l\u2019Église doit, conséquemment à sa situation dans le monde, se doter de divers organes de fonctionnement, dont la curie, et un code d\u2019éthique propre à tous ses adhérents : le Droit canonique5.Le CIC est donc né de la nécessité d\u2019har-moniser, en quelque sorte, les lois de l\u2019Église avec les lois civiles.Concrè- tement, l\u2019Église en tant qu\u2019institution consolide sa « souveraineté » spirituelle en affirmant ses valeurs et sa mission envers ses membres grâce à un cadre juridique qui lui est propre, se distinguant ainsi de la société laïque et de ses lois6.Sans entrer dans des considérations d\u2019ordres théologique et historique, disons simplement que le CIC a été promulgué pour la première fois en 1917, et que sa crise d\u2019identité n\u2019a jamais cessé depuis.Alors que certains détracteurs le considèrent comme un instrument dépassé, d\u2019autres s\u2019attardent à le réinterpréter dans l\u2019éventualité d\u2019une quelconque réforme.C\u2019est ainsi qu\u2019une refonte récente a concrétisé ces dernières attentes en 1983 et en 1990 pour les Églises orientales.L\u2019origine du Code remonte au Moyen-Age, alors qu\u2019une compilation de textes officiels devient progressivement une collection normative7, pour finalement se structurer en code vers 1500 et adopter le nom de Corpus Iuris Canonici, par analogie avec le code civil (Codex Iuris Civilis).On ne saurait passer sous silence les efforts du Concile de Trente (1545-1563) dans la mise en place du code, affermie par la création de la curie romaine en 1588.Les membres de celle-ci sont chargés de l\u2019application et de la diffusion du code au-delà du cadre de l\u2019institution; tous les catholiques sont désormais assujettis à ce code.ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 17 Le Code des Églises orientales prend forme en 1927 pour être achevé en 1958, après une brève interruption dans la rédaction.Il fut promulgué par Jean-Paul Il le 18 octobre 1990.Il va sans dire qu\u2019un code normatif se devait d\u2019être suivi d\u2019un autre, de nature disciplinaire : c\u2019est le code pénal.Sa pertinence fut, elle aussi, longuement débattue, mais sans trop de succès.Fondé essentiellement sur les principes du « for interne » et du « for externe »8, disons en résumé que le code pénal reflète les deux dimensions sociale et personnelle de chacun des membres de l\u2019Église et qu\u2019il revient à cette institution de régir le comportement de ses membres en conformité avec l\u2019esprit du message évangélique.Le code pénal ne constitue pas physiquement un document à part, mais fait partie du CIC.On trouve le libellé de son premier principe au Canon 1311 « De Sanctionibus in ecclesia » (Des sanctions dans l\u2019Église), suivi des diverses procédures pénales aux livres VI et VII.A la suite des textes des canons, on trouve quatre textes que l\u2019on nomme Constitution apostolique, dont le premier concerne la procédure d\u2019élection du Pape.Un bref survol de ce document nous montre bien que l\u2019Église ne se prévaut pas des procédés électoraux propres aux gouvernements civils.Les tribunaux Le CIC prévoit la constitution de tribunaux ecclésiastiques9.L\u2019Église catholique de Rome compte quatre grands tribunaux ecclésiastiques relevant de la Curie.Comme pour les tribunaux civils, on trouve divers degrés ou instances dans les tribunaux ecclésiastiques, chacun ou chacune disposant d\u2019un nombre déterminé de juges, généralement au nombre de trois.Les tribunaux sont constitués de la façon suivante : \u2022 Le tribunal collégial10, formé pour la première fois au XIIIlème siècle, constitue encore aujourd\u2019hui un tribunal de première instance assigné principalement à des causes de nullité de mariage.Il rend ses décisions à majorité des suffrages, selon le nombre de juges désignés dans la cause, soit entre trois et cinq.\u2022\tLe tribunal de seconde instance entend les causes non résolues en première instance.\u2022\tLes tribunaux du Saint-Siège11, dont font partie les instances suivantes : a.\tla Rote b.\tla Signature apostolique : tribunal suprême habilité à réviser les jugements rendus par la Rote (Can 1445) c.\tla Pénitencerie apostolique : troisième des tribunaux apostoliques, considérant les faits sous l\u2019angle du for interne, c'est-à-dire sous un aspect plus personnel ou privé.À la Pénitencerie apostolique s\u2019ajoute la Congrégation pour la doctrine de la foi \u2022\tLe tribunal de nature administrative qui interprète les décrets émis par l\u2019autorité.Créée au XIIlèrae siècle, la Rote romaine joue le rôle de tribunal d\u2019appel de seconde et troisième instances en ce qui regarde les causes administratives, de nullité de mariage et les diverses autres causes canoniques.Elle a également juridiction sur les affaires relevant des membres du clergé, des instituts religieux et des diocèses.Les membres de la Rote sont désignés et révoqués par le Pape.De rétrécissements en élargissements, la Rote se vit définitivement étendre ses compétences en 1967 avec Paul VI13.Le droit canonique sur le Web Les sites concernant le droit canonique sont nombreux et fascinants, ne serait-ce que par la diversité des liens qu\u2019on y trouve.Dans l\u2019élaboration de notre répertoire Web en Études classiques et médiévales14, notre première préoccupation a consisté à repérer des sites comportant une documentation en texte intégral.Par exemple, on lira avec intérêt le site « Les bons textes : le magistère de l\u2019Église » pour les documents conciliaires, les bulles et écrits pontificaux15.A retenir également : le site de l\u2019Université catholique de Louvain, à la rubrique « Théologie ».On trouve, à la subdivision « Droit Canon », 10 liens relatifs à l\u2019histoire du Code.Le texte intégral est amplement mis en valeur dans cette sélection.Voici une série de sites qui retiennent particulièrement l\u2019attention : ¦\tCanonLawyer.Net Ce site général, réalisé par maître Patricia Marie Dugan, spécialiste en droit canonique, comprend des informations d'ordre historique, une liste des écoles ou facultés de droit canonique de même que des liens vers les instituts de recherche.Sont signalés en fait les cinq principaux organismes internationaux de recherche, dont le premier en liste est The Canadian Canon Law Society (CCLS), situé à Ottawa.Le deuxième est le Canon Law Society of America, de la Catholic University of America.Suivent ceux de Grande-Bretagne et d\u2019Irlande, d\u2019Australie et de Nouvelle Zélande, puis des Philippines.Le site comprend aussi quelques références bibliographiques en la matière.Un article sur l'histoire du droit canonique16 sert d\u2019entrée en matière, tout comme une liste de liens, dont ceux du Vatican et du Catholic News Service.¦\tThe LLMC Sourcebook : Canon Law : A Basic Collection Il s\u2019agit d\u2019une liste bibliographique tirée du catalogue du Law Library Microform Consortium, section 12.Bien que richement documenté, ce site ne comporte pas de liens dynamiques.Les titres des microfiches sont classés par ordre alphabétique.On peut rechercher dans cette liste à l'aide d'un index des auteurs et d'un index sujet qui se trouvent à la fin de la page.Les résultats de la recherche doivent par la suite être reportés dans les catalogues des grandes bibliothèques pour localiser les documents.18 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 ¦\tUniversité St-Paul d'Ottawa : Faculté de Droit Canonique Site général d'informations sur les activités de la Faculté, qui publie la revue savante Studia Canonica et l\u2019index de la base de données Canon Law Abstracts, disponible sur cédérom et couvrant les années 1956 à 2000.¦\tCode de droit canonique promulgué par le Pape Jean-Paul II, le 23 janvier 198317 Il s\u2019agit du texte officiel du code traduit en français par la Société internationale de droit canonique et de législations religieuses comparées, avec le concours des Facultés de droit canonique de l\u2019Université Saint-Paul d\u2019Ottawa et de l\u2019Université catholique de Paris.Ce site ne contient que le texte des divers canons, sans aucun autre commentaire.On fait la recherche d\u2019occurrences uniquement à partir du fureteur Web.¦\tLe Code de droit canonique de 1983 Ce site, réalisé par le Women Priests Organization, tente de regrouper les canons selon des thèmes rejoignant l\u2019intérêt des chercheurs.Il renvoie principalement à des études sur l'interprétation du code en fonction de la situation des femmes dans l'Église.¦\tCode de droit canonique.Auctoritatae Ioannis Pauli PP.II Promulgatus.Datum Romae, die XXV lanuarii, anno MCMLXXXIII Texte concis en français dont seules les en-têtes des chapitres forment les liens dynamiques.fl Code des canons des Eglises orientales de 1990 Le texte du code est supporté par l\u2019éditeur de la Revue de droit canonique et comporte un moteur de recherche.Son contenu est encore en développement.¦ Website Otto Vervaart - Droit canonique Ce site personnel, réalisé par un spécialiste en histoire du droit, trace un portrait d\u2019ensemble de l\u2019histoire du Droit canonique depuis l\u2019Antiquité jusqu\u2019à la période moderne.Chaque rubrique constitue un lien dynamique.Le site comprend une bibliographie brièvement commentée.Les bases de données L\u2019intérêt du droit canonique ne se limite pas uniquement au seul aspect juridique, mais recoupe plusieurs disciplines dont la théologie, la philosophie, les études médiévales et l\u2019histoire de l\u2019Église.La Bibliothèque des lettres et sciences humaines de l\u2019Université de Montréal est abonnée à un certain nombre de bases de données en sciences humaines pouvant toucher à l\u2019un ou l\u2019autre de ces divers aspects.La version cédérom du Canon Law Abstracts est produite par l\u2019Université Saint-Paul d\u2019Ottawa.Elle renferme, outre des notices bibliographiques, les textes de nombreux documents officiels de l\u2019Église, notamment certaines allocutions des Papes depuis Pie XII et celles des Papes devant la curie romaine entre 1939 et 2000.En plus des textes des deux codes de droit canonique, elle comprend la nouvelle réglementation quant au déroulement des causes de béatification ainsi que certaines allocutions du Pape devant la Rote entre 1939 et 2000.On aura également droit à certaines consignes concernant le mariage et les unions de fait, et à un Vade-mecum pour les confesseurs sur certains sujets de morale liés à la vie conjugale, sorte de petit guide pratique concis à l\u2019usage du clergé.Patrologia Latina, diffusée sur le Web par ProQuest, réputée pour la souplesse de son moteur de recherche, nous fournit les documents des Pères de l\u2019Église, dont le décret de Gratien.International Mediaeval Bibliography (sur le Web) nous conduit vers une liste de plus de deux mille titres, soit plus précisément mille neuf cent quatre vingt articles portant exclusivement sur le sujet (on doit retenir qu\u2019il ne s\u2019agit généralement pas d\u2019articles discutant des articles du code, mais traitant plutôt du rapport entre celui-ci et la vie au Moyen-Âge).Source lAunuaire de PÉalise catholique du Canada 2002 Nonciature apoitoliqu e Cuie Romaine Hiérarchie dans l'Église Conyégationpotr la doctrine de la foi | Conjégation pocr lesÉÿises orientales j Congrégation potf les causes des Saints Conjugations Jean-Paul II Pape Conseils Commissions et Comtés Tribunaux Source : Annuaire de l\u2019Église catholique du Canada, 2002.ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 Historical Abstracts et World History Fulltext contiennent une centaine de références relatives aux questions historiques en droit canonique.Les collections imprimées La Bibliothèque des Lettres et sciences humaines de l\u2019Université de Montréal couvre de façon adéquate le domaine, d\u2019autant plus que la discipline déborde le seul cadre de la théologie.La version imprimée de Canon Law Abstracts recense une trentaine de titres de périodiques spécialisés et comporte des résumés.Elle paraît deux fois l\u2019an et est publiée par le Canon Law Society of Great Britain and Ireland.La bibliothèque y est abonnée depuis 1958.On trouve également des références bibliographiques dans Ephemerides Theologicae Lovanienses, ouvrage qui comporte une rubrique spécialement consacrée au droit canonique, de même que dans Religion Index, maintenant disponible sur le Web et incluant le texte intégral de plusieurs articles.Parmi les ouvrages de référence, on trouve les textes des deux codes : celui du Code de droit canonique et celui des Églises orientales de même que les éditions commentées de ceux-ci et le Dictionnaire de droit canonique en 7 volumes.À retenir: un ouvrage bibliographique fort intéressant de Lawrence D.Mcintosh, Religion & Theology.A guide to current reference resources.Cet ouvrage constitue en quelque sorte une liste officielle normalisée pour le développement des collections en scien- \t\tDroit canonique :\t\t \t\tCHRONOLOGIE EN BREF\t\t Événement\t\tPersonnage\tDocument\tDate Ébauches du Code\t\tGratien\tDécrets Concordia discordantium canonum19\t1140 Compilation le Concile de\tpar Trente\t\t\t1545-1563 Établissement de la Curie romaine\t\t\t\t1588 Première commission cardinaliste\t\tPieX\tPremier jet du Code\t1904 Promulgation\t\t\tPremière parution du Code\t27 mai 1917 jour de la Pentecôte Promulgation de la révision du Code\t\tJean XXIII\t\t1963 Promulgation du Code révisé définitif\t\tJean Paul II\t\t25 janvier 1983 Code des Églises orientales\t\tJean Paul II\t\t1990 ces religieuses et, pour cette raison, est un incontournable dans le domaine.Le droit canonique figure parmi les rubriques de cet ouvrage.Autre titre important: Le droit et les institutions de l'Église catholique latine de la fin du XVIIIe siècle à 1978 : sources, communauté chrétienne et hiérarchie.Rédigé en 1981, soit deux ans avant la promulgation du nouveau code, cet ouvrage collectif expose le détail du fonctionnement de l\u2019appareil gouvernemental de l\u2019Église.On lira avec attention le livre III, chapitres I-III, « La hiérarchie » de Charles Lefebvre.Agrémenté d\u2019une bibliographie, ce livre trace en détails les étapes de l\u2019élection des Papes, tandis que le chapitre II, « Les auxiliaires immédiats du Pape », brosse un tableau de l\u2019appareil hiérarchique de l\u2019Église.On remarquera la présence des ouvrages de base suivants dans nos collections de la Bibliothèque des Lettres et Sciences Humaines : \u2022\tRoger Paralieu.1983.Petit guide du nouveau code de droit canonique.Bourges : Tardy, 158 p.\u2022\tJean Baptiste Beyer.1988.Le droit de la vie consacrée.Paris : Tardy, 2 v.\u2022\tMichel Bonnet.1985.Introduction au droit ecclésial et au nouveau code.Luçon : Les cahiers du droit ecclésial.\u2022\tJean Gaudemet.1989.Le droit canonique.Paris : Cerf, 128 p.\u2022\t1985.Guide pratique du code de droit canonique: notes pastorales.Bourges : Tardy, 460 p.Il faut également noter l\u2019importance des travaux de Pietro Gasparri dans le domaine (1852-1934).La codification du droit canonique sous Pie X restera son œuvre majeure.Il y consacra 14 ans.Gasparri fut ensuite chargé de l\u2019interprétation du code après sa promulgation en 1917.Il travailla finalement à la codification des canons de l\u2019Église orientale jusqu\u2019à sa mort en 1934.Il a publié une vingtaine d\u2019ouvrages que l\u2019on retrouve à la bibliothèque.20 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 Viennent finalement s\u2019ajouter des ouvrages de référence, dont quelques annuaires qui rendent compte des activités de l\u2019Église reliées au droit canonique.A part Y Annuaire de l\u2019Église catholique et Y Annuaire de l\u2019Église canadienne, on trouve YAnnuaire statistique de l\u2019Église, qui illustre schématiquement et par pays les activités reliées au droit canonique.Conclusion Il est certain qu\u2019en abordant le Droit canonique aujourd\u2019hui, on le fait avec un regard critique et dans un contexte de séparation de l\u2019Église et de l\u2019État.Lorsqu\u2019on interroge les juristes par exemple sur le rôle que joue le Droit canonique parmi les autres formes de droit, on s\u2019accorde à dire que celui-ci est subordonné aux codes civils, et que ces derniers ont préséance sur le droit ecclésiastique.Or, il n\u2019en fut pas toujours ainsi.À l\u2019époque de l\u2019Inquisition, alors que la torture constituait un supplice civil qui, aux dires de Bernard Gui, « Savamment dosée, ouvrait l\u2019esprit », c\u2019est l\u2019Église qui lentement en vient à proscrire cette façon d\u2019extirper les aveux.On passait plutôt à des supplices plus « conviviaux » comme la flagellation ou les charbons ardents, de telle en sorte que les coupables ne soient plus en danger de mort! Plus souvent qu\u2019autrement, le rapport entre le politique et l\u2019intégrité de la religion est en cause, et c\u2019est là un fait connu au Moyen-Âge.Même lors de l\u2019arrivée des habitants dans le Nouveau Monde, on ordonnait que les navires soient soigneusement inspectés par ordre du tribunal d\u2019inquisition, afin que ne soient pas diffusées les publications de nature contraire aux intérêts de l\u2019Église.Le Pape Paul III a finalement remplacé la congrégation de l'Inquisition par la congrégation du Saint-Office, qui fonctionna jusqu'en 1967.Mais consolons-nous : les supplices de l\u2019Inquisition furent, paraît-il, moins pires que ceux des guerres de religion, bien que cela ne les rendent pas pour autant acceptables.Dans l\u2019ouvrage de Testas sur l\u2019Inquisition, on peut lire : « Nous reconnaissons volontiers que les tribunaux séculiers firent preuve de plus de cruauté encore ; que défendre la religion chrétienne, c\u2019était défendre l\u2019État, et que les guerres de religion donnèrent lieu à des massacres autrement sanglants »18.Remarquons en terminant que sous Paul VI, les procédures de mise à l\u2019index étaient encore en vigueur, bien que passablement adoucies.Tout cela pour souligner comment le droit canonique peut être perçu comme un tremplin privilégié ouvrant sur un monde de connaissances toujours captivant, et c\u2019est à ce titre que nous vous proposons, en terminant, d\u2019interroger le moteur de recherche Google sous la rubrique « droit canonique inquisition » pour consulter une quantité de textes intéressants.et comme toujours avec le Web, n\u2019hésitez pas à user d\u2019un peu de censure! Merci à Marie Brisebois bibliothécaire de référence, pour la correction et la révision.Merci à Denis Livernois, vicaire judiciaire, tribunal ecclésiastique de Montréal, pour ses éclaircissements concernant la structure des tribunaux ecclésiastiques.Notes 1.\tCanon : du terme grec, qui signifie «règle» ou «guide».2.\tOn retrouve parfois les appellations Codex Iuris ou Juris, selon les sources consultées.3.\tLe CIC refondu a été promulgué par Jean-Paul II le 25 janvier 1983 alors que le CCEO (Code des canons des Églises orientales) Ta été le 18 octobre 1990.4.\tPour de plus amples détails sur l\u2019établissement de la cité du Vatican, voir Encyclopaedia Universalis (1995), vol.23, p.361-363 (ou sur le Web à l\u2019adresse : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/ europe/Vatican.htm) 5.\tVoir Actualité des religions, no 45, p.21.6.\tA cet effet, il est intéressant de savoir que le Canon 22 prévoit que les lois civiles auxquelles renvoient le CIC doivent être observées fidèlement.7.\tCette compilation fut officialisée en 1234 par la Bulle Rex Pacificus.8.\t« for externe » : qui est susceptible d\u2019incidence juridique et sociale, par exemple, le judiciaire, le législatif, ce qui va socialement de soi; et « for interne » : ce qui relève du privé, du personnel.Voir Petit dictionnaire de droit canonique, p.107, ou le Canon 130 et ses commentaires.9.\t« Tous les tribunaux de l\u2019Église sont régis par les canons suivants, restant sauves les normes des tribunaux du Siège Apostolique » (Can 1402).10.\t« Le tribunal collégial doit procéder collégialement et rendre ses sentences à la majorité des suffrages » (Can 1426).11.\t« Le tribunal ordinaire constitué par le Pontife Romain pour recevoir les appels est la Rote Romaine » (Can 1443).12.\tLa Rote désigne l\u2019ensemble des juges aptes à trancher les litiges, de première, seconde et troisième instances {Petit dictionnaire de droit canonique, p.181-182).13.\tCode de droit canonique.1990, p.839-840.14.\tVoir : http://www.bib.umontreal.ca/ SS/classique/index.html 15.\tVoir : http://membres.lycos.fr/ lesbonstextes/magistere.htm 16.\tDugan, Patricia M.2004.Ecclesiastical Authority Legislates This Body of Law Now Nearly 2,000 Years Old.Philadelphia : CanonLawyer.net [http ://www.canonlawyer.net/ inc/Article %20on%20Canon%20Law.htm] ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 21 17.\tIl y aurait ici un petit lapsus : il s\u2019agit du 25 janvier et non du 23 comme le titre de la page l\u2019indique.18.\tTestas, Guy et Jean Testas.2001.L\u2019inquisition.Paris : PUF (Que sais-je?).Voirp.125.19.\tVoir en particulier Patrologiae Cursus Completus, sive bibliotheca universalis .omnium S.S.Patrum, Doctorum, Scriptorumque ecclesiastico-rum qui ab aevo apostolico ad Innocenta III tempora floruerunt .SERIES SECUNDA, PATROLOGIAE TOMUS CLXXXVII.GRATIANUS.Bibliographie sur le droit canonique Annuaire de L\u2019Église catholique au Canada.2002.Montréal: [s.n.].Explications brèves et concises sur la hiérarchie de l'Église.Annuario Pontifîcio.1955- .Vatican: Tipografia poliglotta vaticana.Canon Law Abstracts: a review of periodical literature in Canon Law.1958- .Drygrange, Melrose (Scotland): Canon Law Society of Great Britain.Code de droit canonique.1990.Montréal: Wilson & Lafleur.Édition de la plus récente version du CIC tel que promulgué par Jean-Paul II le 25 janvier 1983.Code des canons des Eglises orientales.1997.Cité du Vatican: Librairie éditrice vaticane.Texte officiel et traduction française promulguée par Jean-Paul II le 18 octobre 1990.Dictionnaire de l'histoire du christianisme.2000.Paris: Encyclopaedia Universalis / Albin Michel.Article intéressant sur la Curie romaine Dictionnaire des mots de la foi chrétienne.1989.Paris: Cerf.Bunson, Matthew.2001.Catholic Almanach.22 CanonLawyer.net.2004.Patricia Marie Dugan, Esquire: a Catholic Canon Lawyer and A Philadelphia Lawyer.Philadelphia: CanonLawyer.net [http : //www.canonlawyer.net/] Coriden, J., T.Green et al.1985.The Code of Canon Law: a text and commentary.London: G.Chapman.Dugan, Patricia M.2004.Ecclesiastical Authority Legislates This Body of Law Now Nearly 2,000 Years Old.Philadelphia: CanonLawyer.net [http://www.canonlawyer.net/inc/Article %20on%20Canon%20Law.htm] Epp, René, Charles Lefebvre et René Metz.1981.Le droit et les institutions de l'Église catholique latine de la fin du XVille siècle à 1978 : sources, communauté chrétienne et hiérarchie (Histoire du droit et des institutions de L'Église en Occident, XVI).Paris: Cujas.Voir en particulier La Hiérarchie de Charles Lefebvre dans le livre III, chapitres I-III.Gaudemet, Jean.1993.Les sources du droit canonique VIIIe-XXe siècle.Repères canoniques - Sources occidentales.Paris: Cerf.Pour trouver les décrétales d'un pape du Moyen-Âge, les encycliques, les canons d'un concile, les statuts des évêques carolingiens ou des synodes provinciaux.L'ouvrage donne les pistes essentielles, dates ou époque, indications, manuscrits, sources législatives et doctrinales, à la recherche en droit canonique.Gaudemet, Jean.1994.Église et cité.Histoire du droit canonique.Paris: Montchrestien; Cerf.Joncheray, Jean.2003.« Le catholicisme romain » dans L\u2019Actualité des religions, no.45: 16-23.Compte-rendu concis de la situation de la religion catholique, l'institution et ses principaux rites.Voir en particulier la page 21.Kéry, Lotte.1999.Canonical Collections of the Early Middle Ages (ca.400-1140).A Bibliographical Guide to the Manuscripts and Literature (History of Medieval Canon Law, 1).Washington (États-Unis): The Catholic University of American Press.Le Tourneau, Dominique.2002.Le droit canonique (Que sais-je, no 779).Paris: Presses universitaires de France.McIntosh, Lawrence D.1997.Religion & Theology .A guide to current reference resources.Wagga Wagga, New South Wales: Centre for Information Studies.Messier, Jacques.2002.Ressources en études classiques et médiévales.Montréal: Université de Montréal.Direction des bibliothèques [http://www.bib.umontreal.ca/SS/ classique/m_droit.html] Le site comporte les textes du code.Naz, Raoul.1935-1965.Dictionnaire de droit canonique, contenant tous les termes du droit canonique, avec un sommaire de l'histoire et des institutions et de l'état actuel de la discipline (7 vol.).Paris: Letouzey et Ané.ProQuest Information and Learning Company.Patrologia Latina: Full Text Database.Chicago: University of Illinois at Chicago [http://pld.chadwyck.com/] Pour consulter les textes des documents officiels de l'Église selon la patrologie latine compilée par Jacques-Paul Migne.Voir en particulier le vol.187 (Decretum Gratiani).Ressource payante.Rotae Romanae Tribunal.1909-Decisiones seu Sententiae.Citta del Vaticana: Libreria Editrice Vaticana.Recueil des décisions de la Rote romaine.Secretaria Status.Rationarium generale ecclesiae.2000.Annuaire statistique de l'Église.Citta del Vaticana: Libreria Editrice Vaticana.Werckmeister, Jean.1993.Petit dictionnaire de droit canonique.Paris: Cerf.ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 L\u2019avenir des services de référence des bibliothèques universitaires Jihad Farhat et Luc Girard Bibliothécaires de référence Université de Montréal jihad.farhat@umontreal.ca lue ,girard@umontreal.ca Le texte qui suit présente d\u2019abord une « petite histoire de la référence », une rétrospective des pratiques de services de référence dans les bibliothèques universitaires depuis les années 1970, et ce à partir de l\u2019expérience des bibliothèques universitaires de l\u2019Université de Montréal.Par la suite, les auteurs font une analyse de l\u2019impact des nouvelles technologies sur les services de référence à une époque de rationalisation du travail et de coupures de personnel.Une réflexion est ensuite proposée sur ce que sera l\u2019avenir des professionnels de la référence dans un contexte de travail plus exigeant marqué par l\u2019augmentation de la charge de travail, l\u2019importance de plus en plus grande des qualités pédagogiques et la spécialisation des tâches, sans oublier le fait que le bibliothécaire de référence, en bâtissant des collections et des portails dans sa discipline de spécialisation, deviendra sans doute de plus en plus un gestionnaire de l\u2019information.The future of reference services in university libraries The following text presents a \u201c little history of reference \u201d, a retrospective of reference service practices in university libraries since the 70s, in relation to the experience of university libraries at Université de Montréal.The authors analyse the impact of new technologies on reference services in a period of work rationalization and staff cuts.Next, the authors ask us to reflect on the future of reference librarians in a more demanding work environment influenced by an increase in the workload, the growing emphasis on pedagogical qualities and by task specialization.In building collections and portals in their field of specialization, one should not forget that, more and more, the reference librarian will undoubtedly become an info manager.Petite histoire de la référence ¦ Du fichier cartonné au catalogue en ligne Depuis une vingtaine d\u2019années, avec l\u2019avènement des technologies de l\u2019information et de la communication (les TIC), les services de référence des bibliothèques universitaires ont connu de grands changements qui se poursuivent toujours.Au cours de cette courte période, nous sommes passés de la préhistoire dans la gestion de l\u2019information à l\u2019ère de l\u2019Internet.Ces changements étaient peu prévisibles et sont plutôt étonnants : nous avons délaissé le fichier cartonné pour le catalogue en ligne, les répertoires bibliographiques papier pour les bases de données en texte intégral, l\u2019ordinateur à cartes perforées pour l\u2019ordinateur portable et pour le « World Wide Web », et tout cela sur une période d\u2019à peine quinze ans! Ces nouveaux outils ont amené des changements majeurs dans l\u2019organisation et les pratiques des services de référence des bibliothèques universitaires.¦ Dans les années 1980, le bibliothécaire de référence change de rôle À l\u2019origine, le bibliothécaire de référence passait beaucoup de temps à faire la recherche avec chaque étudiant dans les répertoires et les index papier.Il expliquait aux usagers comment dépouiller le catalogue des livres et comment « faire marcher ses doigts dans les pages jaunies » des répertoires d\u2019articles de revues.Plus tard, au cours des années 1980, le bibliothécaire de référence voit son rôle changer : il se retrouve avec le monopole de la recherche en ligne, recherche qui se faisait sur des systèmes comme Dialog ou d\u2019autres serveurs qui offraient l\u2019accès à distance à un grand nombre de bases de données.Les étudiants étaient en quelque sorte « captifs » : ils devaient prendre rendez-vous pour bénéficier d\u2019une recherche sur leur sujet - une recherche, précisons-le, faite par le professionnel.En effet, il n\u2019était pas possible de permettre aux étudiants de mener eux-mêmes leur recherche : l\u2019accès à distance aux bases de données, tarifé à la minute pour l\u2019université, était coûteux.Puis, avec la venue des bases de données sur cédérom, la dynamique interne du ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 23 service de la référence change encore : l\u2019installation de micro-ordinateurs branchés au réseau de cédéroms dans les bibliothèques de recherche ainsi que l\u2019augmentation importante du nombre d\u2019étudiants à l\u2019Université de Montréal oblige les bibliothèques universitaires à offrir des formations à leurs clientèles afin qu\u2019elles s\u2019approprient ces nouvelles technologies.Il n\u2019est plus question alors de faire la recherche pour les étudiants, mais de les assister.Il faut maintenant leur montrer à se débrouiller seuls.Des formations structurées sont offertes, les bibliothécaires de référence ne pouvant plus suffire à la demande des étudiants et des professeurs.Qui, parmi les bibliothécaires de référence, ne se rappelle pas de ces longues heures de travail sur Dialog, où, à la fin de la journée, nous quittions la bibliothèque complètement éreintés?Les résultats de ces changements ne se font pas attendre : c\u2019est la démocratisation de la recherche de l\u2019information spécialisée : le niveau de la recherche s\u2019améliore, les étudiants des trois cycles trouvent de l\u2019information de plus en plus pointue et font appel massivement au Service de prêt entre bibliothèques (PEB).Le PEB, dans le cas de l\u2019Université de Montréal, doit engager plus de personnel pour suffire à la demande.¦ Nouveaux changements dans les années 1990 avec la venue de l\u2019Internet Dans les années 1990, la multiplication des micro-ordinateurs et l\u2019accès Internet aux bases de données poussent les professionnels de la référence à demander des salles avec ordinateurs pour les formations aux méthodes de recherche de l\u2019information (jusqu\u2019alors, les formations prenaient plutôt la forme de présentations ou de démonstrations faites à la bibliothèque ou en classe).Désormais, les formations se déroulent à peu près ainsi : après une démonstration du professionnel, les groupes d\u2019étudiants font des exercices de recherche en salle sur leur poste de travail.Par la suite, on leur donne le corrigé de ces exercices.Il va sans dire que ce nouveau type de formation, devenu incontournable, est beaucoup plus exigeant et demande non seulement plus de temps de préparation, mais également plus de personnel de soutien.À la fin des années 1990, le développement du réseau Internet provoque une révolution des habitudes des usagers de la référence.Les étudiants, les chercheurs et les professeurs peuvent maintenant travailler à distance et sont de moins en moins dépendants des services de référence.Dorénavant, les professionnels de la référence doivent devenir également des spécialistes de l\u2019informatique documentaire pour pouvoir continuer à offrir le soutien à la recherche.En effet, la formation au catalogue, aux bases de données et aux méthodes de recherche de l\u2019information ainsi que la référence en ligne exigent la maîtrise de connaissances toujours nouvelles en informatique documentaire.L\u2019impact des changements technologiques sur les services de référence ¦ Nouveaux outils, nouvelles méthodes de travail : encore des changements Les outils de travail ne sont donc plus les mêmes.En même temps, les intervenants oeuvrant comme intermédiaires dans le domaine de l\u2019information spécialisée et scientifique (dans le domaine de la référence), se sont multipliés : recherchistes, documentalistes, techniciens de la documentation, courtiers en information, techniciens en informatique, informaticiens, analystes des systèmes, webmestres, etc.Tous ces professionnels exercent leur métier dans des champs d\u2019activités réservés traditionnellement aux bibliothécaires.Par ailleurs, étant donné que les domaines d\u2019activité reliés à l\u2019information se chevauchent de plus en plus de nos jours, ces nouveaux venus se présentent plus ou moins, selon le cas, comme des concurrents ou des partenaires dans le petit monde du soutien documentaire à la recherche.Le professionnel de la référence qui apprivoise tant bien que mal son nouvel outil de travail, le microordinateur, devient à son tour dépendant des spécialistes de l\u2019informatique.Simultanément, le bibliothécaire de référence se voit dans l\u2019obligation de bâtir des outils Web, notamment des pages Web disciplinaires dans ses domaines de spécialisation, pour remplacer les outils papier usuels comme les guides de bibliothèque et les guides disciplinaires.Notons que cette appropriation d\u2019outils révolutionnaires ne s\u2019est pas faite facilement : elle a exigé une capacité d\u2019adaptation importante de la part des professionnels de la référence et des usagers.¦ Coupures budgétaires et coupures de postes Or, au cours de ces années de changements technologiques accélérés (marquées également par de nouvelles dépenses d\u2019acquisition d\u2019équipement technologique), les institutions universitaires subissent des coupures budgétaires importantes sous l\u2019impulsion de la politique du déficit zéro du gouvernement du Québec.Des plans de préretraite volontaire sont proposés dans les services publics tels que les hôpitaux et les universités.Les administrations universitaires coupent des postes dans les services, y compris dans les services de référence des bibliothèques.A l\u2019Université de Montréal, environ 25% des postes dans les bibliothèques ont été abolis au cours de cette période.Le personnel des bibliothèques à l\u2019Université de Montréal est passé d\u2019environ 400 personnes (26 bibliothèques) à 291 personnes (17 bibliothèques)1.On sabre dans le personnel au moment même où, à la suite de la réorganisation des programmes de cours à la fin des années 1990, le nombre d\u2019étudiants augmente.Ainsi donc les bibliothécaires de cette institution, mais plus particulièrement les professionnels des services de référence, connaissent une augmentation de leurs tâches par le fait d\u2019une 24 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 double cause : changements technologiques et réduction de personnel.En résumé, le professionnel de la référence, qui s\u2019occupait traditionnellement du soutien à la recherche d\u2019information spécialisée, du choix des collections dans ses disciplines et des formations diverses aux usagers, doit désormais ajouter à ses tâches la conception de pages disciplinaires sur l\u2019Internet, la formations des usagers en laboratoire informatique, la référence à distance ainsi que l\u2019animation et la formation du personnel de l\u2019équipe de travail dans le cadre d\u2019activités plus complexes (Kutzik, 2001).Le professionnel de la référence est aussi de plus en plus appelé à gérer l\u2019information spécialisée et à partager la référence de premier niveau avec les techniciens en documentation.Par exemple, à la Bibliothèque des lettres et sciences humaines de l\u2019Université de Montréal, des techniciennes en documentation nouvellement formées et deux techniciens en informatique sont venus se joindre à l\u2019équipe (les bibliothécaires perdaient un temps fou à résoudre certains problèmes techniques quand ils travaillaient sur leur ordinateur et il y avait un besoin pressant de nommer des personnes responsables, sur place, du soutien informatique lié aux équipements et aux logiciels)2.Ainsi, la venue de nouvelles techniciennes en documentation a permis de libérer en partie les professionnels de l\u2019obligation de s\u2019occuper de la référence de premier niveau, c\u2019est-à-dire des questions de nature technique qui n\u2019exigent pas l\u2019expertise d\u2019un spécialiste3.Quel avenir pour les professionnels des services de la référence?¦ Sélection des professionnels Que va-t-il se passer au sein des services de référence dans les prochaines années?On constate qu\u2019avec les TIC, les étudiants et les chercheurs sont de plus en plus autonomes (bien s\u2019ils ne soient pas nécessairement plus compétents).Les questions des étudiants et des chercheurs sont également moins nombreuses mais beaucoup plus pointues et plus exigeantes qu\u2019auparavant.Les institutions universitaires se montreront sans doute plus sélectives dans l\u2019avenir dans le processus d\u2019embauche des professionnels de l\u2019information, dont les tâches se sont beaucoup diversifiées dans les dernières années.Cependant, elles devront aussi améliorer leurs conditions de rémunération et de travail afin de rejoindre et de conserver les candidats les plus compétents.Les qualifications requises de la part d\u2019un spécialiste de l\u2019information sont nombreuses : posséder un baccalauréat spécialisé et une maîtrise en sciences de l\u2019information4, avoir une très bonne connaissance de l\u2019informatique documentaire, détenir des qualités de pédagogue et de communicateur.Il est souhaitable en outre, en cette ère de libre-échange et de mondialisation, de maîtriser plusieurs langues, et nécessaire de maîtriser parfaitement le français et l\u2019anglais à l\u2019oral comme à l\u2019écrit.¦ Le maintien de pages Web disciplinaires Il est à prévoir que le développement de pages disciplinaires sur l\u2019Internet - des documents électroniques d\u2019orientation pour les clientèles universitaires en fonction de leur domaine d\u2019études - exigera aussi à l\u2019avenir de plus en plus du temps du professionnel de la référence (une seule page Web disciplinaire de haut niveau, par exemple en géographie ou en relations industrielles, pourrait occuper tout le temps de travail du bibliothécaire).On voit des pages Web universitaires de qualité sur l\u2019Internet pour lesquelles collaborent des dizaines de personnes, ce qui prouve bien qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un travail intellectuel et non pas seulement technique: il faut y apporter un contenu original visant une clientèle particulière.Lorsqu\u2019un professionnel a sous sa responsabilité plus d\u2019une page Web à développer et à maintenir, il est donc normal que la semaine de travail devienne trop courte! La page Web disciplinaire est pourtant un outil incontournable puisqu\u2019elle assure un service de base aux étudiants en l\u2019absence du bibliothécaire.C\u2019est à la fois un guide toujours disponible, quels que soient le lieu et l\u2019heure (ce qui n\u2019est pas le cas du bibliothécaire de référence), et un outil de formation.Il est évident que des équipes de travail (constituées de techniciens en documentation, de techniciens en informatique et de bibliothécaires) et des budgets particuliers devraient être dévolues aux pages Web disciplinaires (pour l\u2019instant, cette pratique est loin d\u2019être généralisée à l\u2019Université de Montréal).Il faudra travailler par ailleurs avec des équipes ayant des mandats clairs en utilisant la gestion par objectifs et la technique du chemin critique (prévision des étapes et des besoins en tenant compte d\u2019un échéancier pour atteindre un objectif défini).Le bibliothécaire gestionnaire d\u2019information n\u2019aura plus à « superviser », mais devra offrir un soutien intellectuel, technique et logistique à l\u2019équipe de travail pour que cette dernière remplisse le mandat qu\u2019on lui aura donné.¦ Un rôle pédagogique qui s\u2019affirme On sait ce que fait un professeur dans une université: il enseigne; on sait ce que devrait faire un étudiant dans une université: étudier; mais sait-on vraiment ce que fait un bibliothécaire de référence dans une université?Il est là, il ne bouge pas, il ne classe pas de livres et il ne tamponne pas de fiches.Dort-il?Eh bien non : il pense au développement de la recherche dans ses disciplines en vue d\u2019acquisitions qui puissent soutenir les travaux de ses clientèles; il réfléchit longuement aux formations qu\u2019il doit donner et aux instruments Web qu\u2019il doit créer pour aider les étudiants et les chercheurs à trouver l\u2019information dont ils ont besoin; il s\u2019interroge sur les questions pointues de ses étudiants de 2e et 3e cycles; il se « déchaîne » sur son clavier ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 25 d\u2019ordinateur pour répondre à tous ces besoins en information.C\u2019est ainsi qu\u2019il pourra ensuite communiquer le résultat de ses recherches à ses usagers, donner des formations de groupe et construire et tenir à jour des pages Web dans ses disciplines, toutes tâches ayant en commun un aspect pédagogique, c\u2019est-à-dire un transfert organisé de connaissances.On peut penser en effet que le rôle de pédagogue du professionnel de la référence s\u2019affirmera de plus en plus avec le temps.D\u2019ailleurs, l\u2019essentiel de nos interventions à titre de professionnels de la référence depuis plus de trente ans n\u2019a-t-il pas été d\u2019abord de nature intellectuelle et pédagogique?Ce qui nous fait dire qu\u2019en dépit de l\u2019arrivée de l\u2019informatique documentaire, le travail du bibliothécaire de référence ne deviendra jamais un travail de nature technique, que le bibliothécaire de référence n\u2019est pas et ne sera jamais réduit à n\u2019être qu\u2019un super technicien.Car au cours de sa carrière, le bibliothécaire de référence, même s\u2019il passe une bonne partie de son temps à développer des collections et à répondre à des questions, initie d\u2019abord et avant tout les usagers aux méthodes de recherche de l\u2019information spécialisée et scientifique et à la pensée critique, soit de manière informelle, soit dans le cadre de formations structurées.C\u2019est en tous cas ce que notre expérience professionnelle à tous deux nous a montré, d\u2019autant plus que, pour ce faire, nous avons utilisé spontanément la technique de la maïeutique5, ce qui prouve bien que toute recherche d\u2019information est avant tout un exercice de nature intellectuelle où, bien avant de se précipiter sur les sources d\u2019information, le chercheur doit s\u2019interroger sur son besoin en se posant les questions: qui?quoi?quand?où?comment?pourquoi?Et c\u2019est seulement à cette condition que l\u2019étudiant ou le chercheur pourra poser un regard critique sur le résultat de sa recherche.Or, une grande partie de notre activité professionnelle s\u2019est justement exercée dans ce contexte précis, un contexte où nous avons le plus souvent aidé l\u2019étudiant à se situer, au moyen de questions et de réponses, par rapport à son besoin d\u2019information.Cet aspect de notre profession deviendra certainement plus important dans l\u2019avenir : aucun professionnel de l\u2019information à la référence ne pourra se soustraire à l\u2019enseignement de la méthodologie de la recherche d\u2019information et de la pensée critique.De même, tout service de référence universitaire digne de ce nom devra développer un cursus de formation à la pensée critique axé sur l\u2019analyse de la valeur de l\u2019information.À la limite, il se peut que tout spécialiste de la référence doive éventuellement détenir une formation en pédagogie.Pourtant, un bon nombre de bibliothécaires universitaires pensent encore que l\u2019enseignement de la pensée critique relève exclusivement des professeurs alors que pour beaucoup de professeurs, le développement de la pensée critique ne constitue pas nécessairement une priorité.¦ Importance plus grande de la formation à la recherche d\u2019information Les formations à la recherche d\u2019information données par les bibliothécaires de référence prendront également, selon toute vraisemblance, une plus grande part de leur temps.Cette situation est due à la complexification et à la multiplication des sources d\u2019une information spécialisée et scientifique qui augmente à un rythme jamais vu dans l\u2019histoire de l\u2019humanité (Rader, 2000).En effet, on dit qu\u2019il existe davantage de chercheurs qui publient aujourd\u2019hui qu\u2019il y en a eu depuis l\u2019invention de l\u2019écriture! Malgré cela, de telles formations à la méthodologie de recherche de l\u2019information ne sont que rarement créditées pour les étudiants de l\u2019Université de Montréal.De ce fait, il faut constamment négocier avec les professeurs pour intégrer ces dernières à leurs cours.On aurait tout avantage à accorder des crédits particuliers pour intéresser les étudiants à ces formations, lesquelles devraient être obliga- toires dès la première année du baccalauréat.A tout le moins, on devrait créer des structures formelles pour favoriser ce type de formation.Tout indique que la formation à la recherche d\u2019information sera une tâche importante du bibliothécaire de référence à l\u2019avenir, non seulement parce que les bases de données et les logiciels se multiplient et se spécialisent, mais aussi parce que les étudiants et les chercheurs ne maîtrisent pas tous les aspects de la méthodologie de recherche de Tinformationé.Même si les TIC ont permis la démocratisation de la recherche de l\u2019information spécialisée et scientifique, elles n\u2019ont pas assuré pour autant la maîtrise du processus même de recherche par les étudiants \u2014 chercher à tâtons avec des mots-clés dans une base de données en texte intégral ne constitue certes pas une grande maîtrise des méthodologies de recherche de l\u2019information! ¦ La technologie au secours des universités aux prises avec des problèmes budgétaires récurrents : le bibliothécaire de référence virtuel Par ailleurs, on peut avancer que l\u2019insuffisance des ressources dans les bibliothèques universitaires du Québec et le sous-financement chronique des universités n\u2019est pas un phénomène passager.L\u2019une des solutions évidentes pour les bibliothèques universitaires offrant des services de soutien à la recherche est la complémentarité des services et des formations ainsi que l\u2019achat en commun des bases de données et autres produits documentaires accessibles sur Internet.C\u2019est à cette deuxième forme de coordination inter-universitaire que s\u2019emploient d\u2019ailleurs la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec - CRÉPUQ - et le Projet canadien de licences de sites nationales - PCLSN7 - par la prise d\u2019abonnements communs aux produits électroniques.Le Collaborative Digital Reference Services Project de la Library of Congress permet quant à lui de mettre en 26 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 commun des services de référence : ce projet regroupe plus d\u2019une centaine de bibliothèques spécialisées afin d\u2019offrir un service de référence à des questions spécialisées dans les 24 heures (Jagman, 2002).Même le service de référence 24 heures en temps réel devient aujourd\u2019hui une possibilité (Dougherty, 2002).La bibliothèque hybride (ressources imprimées côtoyant ressources électroniques) est probablement le prélude à une université de plus en plus « virtuelle », surtout lorsqu\u2019on voit augmenter sans cesse le nombre de revues et les monographies accessibles en ligne.Des logiciels « intelligents » seront développés pour offrir des catalogues et des bases de données interactives (Chowdhury, 2002), comme le logiciel SFX8 dont vient de faire l\u2019acquisition la Direction des bibliothèques de l\u2019Université de Montréal.Dans ce cas-ci, il s\u2019agit d\u2019un logiciel qui crée un lien automatique entre la base de données et la source du document.D\u2019autres types de logiciels créent quant à eux des liens à partir de la recherche initiale d\u2019un usager (par exemple, après avoir utilisé l\u2019expression « Gabrielle Roy » dans un catalogue de bibliothèque, des liens se créent automatiquement vers des textes en ligne sur le même sujet, ce qui permet d\u2019élargir la recherche).De plus, l\u2019université à distance a un bel avenir devant elle depuis l\u2019amélioration des bandes passantes des technologies de l\u2019information et de la communication à la fin des années 1990.L\u2019étudiant peut désormais suivre son cours à la maison tout en obtenant de plus en plus ses documents en texte intégral sur son ordinateur personnel.Le professionnel de la référence pourra ainsi offrir son soutien à domicile, par le biais de la téléconférence, à des étudiants qui feront leurs recherches et leurs travaux à partir de chez eux (Gamer, 1999).À cet égard, le projet pilote d\u2019aide à la recherche à distance et en temps réel de la Direction des bibliothèques de l\u2019Université de Montréal, BiblioDirecf, donne un aperçu de ce qui sera possible dans un proche avenir.Une autre expérience pilote de service de référence à distance, qui s\u2019est déroulée à Y University of Illinois at Urbana-Champaign, a d\u2019ailleurs connu un franc succès (Kibbee, 2002).On peut penser à ce titre que la téléconférence sera la réponse naturelle à la perte de contact avec l\u2019usager (Riggs, 2002).En effet, s\u2019il se fait de plus en plus de référence par courriel, il reste que pour le moment, ce moyen de communication est un peu déshumanisant et évacue pour beaucoup la possibilité de formation.Par ailleurs, si la formation à distance n\u2019en est qu\u2019à ses balbutiements, elle demeure prometteuse.Le développement de programmes structurés de formation à distance sera sans doute la norme, dans les années à venir, afin de rejoindre des clientèles de plus en plus diversifiées : jeunes étudiants, immigrants, retraités qui reviennent aux études, clientèles éloignées géographiquement qui poursuivront leurs cours tout en travaillant.Les universités devront développer des politiques de formation à l\u2019information et des programmes de formation sur l\u2019Internet en vue de leur intégration au curriculum pour s\u2019assurer que leurs clientèles universitaires acquièrent les connaissances et les habiletés nécessaires pour trouver l\u2019information dans ce nouvel environnement10.¦ Est-ce la fin des professionnels spécialistes de la référence?Dans l\u2019article « Dinosaur or dynamo?The future for the subject specialist reference librarian », John Rodwell insiste avec raison sur l\u2019importance du rôle du professionnel de la référence face au chaos informationnel dans lequel nous vivons (Rodwell, 2001).Le rôle que jouent les bibliothécaires de référence auprès de la communauté universitaire qu\u2019ils desservent doit être considéré à sa juste valeur, en comprenant bien que les nouvelles technologies d\u2019accès à l\u2019information, bien qu\u2019incontournables aujourd\u2019hui, ne sauraient remplacer un professionnel non seulement chevronné dans sa matière, mais également un spécialiste de la recherche d\u2019information en général.Saurait-on dire combien il faut de techniciens informatiques, d\u2019ordinateurs ou d\u2019abonnements en texte intégral pour remplacer un professionnel de la référence qualifié?Serait-ce la fin, dans les bibliothèques universitaires, des professionnels spécialistes de discipline^) et dotés d\u2019une bonne culture générale?Verra-t-on disparaître ces professionnels de la référence qui connaissent leur discipline, les besoins spécifiques de leur clientèle ainsi que les sources spécialisées du domaine?Va-t-on diminuer le nombre de ces spécialistes qui peuvent donner, sans que cela ne paraisse trop (pour protéger les ego de tout un chacun), un cours sur la méthodologie de recherche de l\u2019information à un professeur ou à un chercheur chevronné?Les nouveaux spécialistes de l\u2019informatique documentaire qui vont œuvrer à la référence dans les bibliothèques universitaires auront-ils cette culture humaniste des bibliothécaires d\u2019expérience11?Puisque la plupart des usagers, depuis l\u2019avènement des TIC en particulier, pensent qu\u2019ils maîtrisent bien les méthodes de recherche de l\u2019information et qu\u2019ils peuvent se passer des intermédiaires, réduira-t-on la recherche d\u2019information spécialisée à la recherche par mots-clés dans le texte intégral?Il faut souhaiter que non! Nous pensons, bien au contraire, que les bibliothèques universitaires auront toujours besoin de professionnels de la référence dédiés à l\u2019enseignement des méthodes et des savoirs de la recherche spécialisée.Ces professionnels devront se montrer beaucoup plus compétents dans le domaine des technologies et de la pédagogie, en plus de démontrer un niveau intellectuel et culturel toujours plus élevé.Notes 1.Université de Montréal.Direction des bibliothèques.2003.Rapport annuel 2001-2002.Montréal (Québec) : Université de Montréal, p.7 [http://www.bib.umontreal.ca/db/ rapport_annuel_200 l_2002.pdf ] ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 27 2.\tCet ajout de nouveaux membres à l\u2019équipe fut le fruit d\u2019une négociation soutenue avec la Direction des bibliothèques et la Direction des technologies de l\u2019information et de la communication.3.\tToutefois, l\u2019implication des bibliothécaires à la référence de premier niveau permet de donner des formations à la recherche d\u2019information « sur le tas » aux étudiants qui n\u2019ont pas suivi de formation et aux chercheurs qui n\u2019ont pas pris rendez-vous avec le bibliothécaire.C\u2019est là, également, un moyen parmi d\u2019autres de rester à l\u2019affût des besoins d\u2019information changeants de la communauté universitaire.4.\tDans certaines grandes universités américaines, il faut même cumuler deux maîtrises.5.\tLe mot « maïeutique » désigne une méthode d'enseignement qui, contrairement à la dialectique, ne prétend pas donner le Savoir de l'extérieur mais veut aider, par la réflexion, à le trouver en soi (il vient du grec « maieutikê » signifiant « art de l'accouchement » et fut employé par Socrate pour désigner sa manière d\u2019enseigner : accoucher les esprits, c'est à dire faire découvrir à l'interlocuteur des vérités qu'il porte en lui).6.\tConférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRJEPUQ).Groupe de travail sur la formation documentaire.Sous-comité des bibliothèques.2003.Étude sur les connaissances en recherche documentaire des étudiants entrant au 1er cycle dans les universités québécoises.Montréal: Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec [http://crepuq.qc.ca/documents/bibl/ formation/etude.pdf ] 7.\tProjet canadien de licences de site nationales.2003.Le projet canadien de licences de site nationales signe une entente d'accès en direct aux revues de ScienceDirect.Ottawa : PCLSN [http://www.pclsn.ca/pr/pressreleases/ sciencedirect_ff.pdf ] 8.\tUniversité de Montréal, Direction des bibliothèques, 2003.L\u2019assistant SFX, un logiciel qui facilite l\u2019intégration des étapes du processus de recherche documentaire.Montréal : Université de Montréal [http://www.bib.umontreal.ca/qdn/qdn_ 2003_12_19.htm] 9.\tUniversité de Montréal.Direction des bibliothèques.2002.« BiblioDirect », un service d\u2019aide interactif pour les usagers du pavillon Marie-Victorin [de l\u2019Université de Montréal].Montréal : Université de Montréal [http://www.bib.umontreal.ca/qdn/qdn_ 2002_03_l.htm] 10.\tUniversité de Montréal.Secrétariat général.2002.Politique de formation à l\u2019utilisation de l\u2019information.Montréal : Université de Montréal [http://www.secgen.umontreal.ca/pdf/ reglem/fr ancais/sec_3 0/ens3 0_9 .pdf] 11.\tDans le film Les invasions barbares, on souligne intelligemment cet écart entre les générations.Voir : Odile Tremblay.2003.« Cannes fait un triomphe aux invasions barbares », Le Devoir, jeudi 22 mai, cahier A, p.1.Bibliographie Chowdhury, G.G.2002.« Digital Libraries and Reference Services : Present and Future », Journal of Documentation, vol.58, no 3, pp.258-83.Dougherty, R.M.2002 « Reference Around the Clock: Is It Your Future?», American Libraries, vol.33, no 5 (mai), pp.44-46.Garner, I.1999.« New reference : Diversifying Service Delivery », IATUL Proceedings (New Series), vol.9.Jagman, H.2002.« An Introduction to the Next Steps in Online Reference Services », Public Services Quarterly, vol.1, no 2, pp.5-13.Kibbee, J., Ward, D.et W.Ma.2002.« Virtual Service, Real Data : Results of a Pilot Study », Reference Service Review, vol.30, nol, pp.25-36.Kutzik, J.-S.2001.« It\u2019s EGATS All Over Again : Behind the Scenery in Reference Services », Colorado Libraries, vol.27, no 2 (été), pp.17-20.Rader, H.B.2000.« Information Literacy in the Reference Environment : Preparing for the Future », Reference Librarian, no 71, pp.25-33.Riggs, C.2002.« Virtual Reference Services.What, Why and How?A Report on a Teleconference », Library Hi Tech News, vol.19, no 4, pp.7-9.Rodwell.J.2001.\t« Dinosaur or dynamo?The Future for the Subject Specialist Reference Librarian », New Library\u2019 World, vol.101, no 1160/1161, pp.48-52.Terrains - Chalets - Location -\t3 lacs privés -\tPlus de 150 terrains -\t15,000,000 p.c.-\tParc linéaire 10,000 pi.-\tArchitecture contrôlée -\tTerrain 43,560 p.c.et + I .SAA.TREMBLANT I WWW 373-0252 www.Vision Tr e m blant.com Domaine , Vision 28 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 SERVICE AUX INSTITUTIONS ET ENTREPRISES PRODUITS \u2022\tCD, livres (français et anglais) \u2022\tDVD/VHS, cédéroms et logiciels \u2022\tPartitions, instruments de musique et accessoires \u2022\tJeux (éducatifs et de console) \u2022\tPapeterie fine et publications officielles \u2022\tChèques-cadeaux SERVICES \u2022\tConseils personnalisés \u2022\tSalles d\u2019exposition \u2022\tEnvois d\u2019office/consignations \u2022\tService de recherche bibliographique \u2022\tCommandes spéciales \u2022\tRéparation d\u2019instruments et location de pianos, Montréal (Berri) \u2022\tCadeaux corporatifs \u2022\tService de réclamations d\u2019assurance GROUPE ARCHAMBAULT INC.® QUEBECOR MEDIA ARCHAMBAULT SI musique \u2022 lecture \u2022 vidéo (514) 849-6201 poste 493 camelotas produits d\u2019informatique (514) 849-6206 poste 325 Paragraphe livres anglais (514) 845-5811 Librairies agréées en français et en anglais Information générale: (514) 849-6201 poste 493 www.puq.ca Téléphone : (418) 657-4399 \u2022 Télécopieur : (418) 657-2096 Lecture publique et culture au Québec (XIXe et XXe siècles) Des cabinets de lecture aux bibliothèques paroissiales ou municipales, l'auteur nous entraîne à la découverte des acteurs et des événements qui ont jalonné le cours de l'histoire de la lecture publique au Québec.En examinant l'évolution des bibliothèques publiques, qu'elles soient confessionnelles ou laïques, il décrit le rôle social et culturel de ces institutions au cours des XIXe et XXe siècles, présente les défis quelles devront relever et trace un bilan de la politique de l'État québécois.jeunesse Egalement disponibles Marcel Lajeunesse Dans la collection Gestion de /'information ISBN 2-7605-1298-3, 244 pages, 39$ LECTURE PUBLIQUE \"CULTURE *u QUÉBEC XIXe et XXe siècles L'archivistique 25 $ Diriger une bibliothèque d'enseignement supérieur 63 $ Les fonctions de l'archivistique contemporaine 55 $ Les fondements de la discipline archivistique 38 $ La gestion d'un centre d'archives 45 $ La gestion des archives informatiques 28 $ La gestion des archives photographiques 45 $ Une histoire de l'archivistique 39 $ Images en mouvement 29 $ Typologie des documents des organisations 49 $ Veille stratégique et PME 59 $ Presses de l'Université du Québec Les grands diffuseurs de la connaissance depuis^ 35e congrès de la CBPQ: Des bibliothèques valeureuses?Valorisées?Valorisantes?À valeurs multiples! Audrey Attia bibliothécaire pour SOLIDAGE, Groupe de recherche Université de Montréal -Université McGill sur les services intégrés pour les personnes âgées Bibliothèque de l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Montréal audattia@yahoo.ca En mai dernier se tenait à Dorval le 35e congrès de la CBPQ1.Cette année, le comité organisateur, présidé par Veronica Oliveros, avait décidé de réunir les participants autour du thème « Valeur, utilité et rendement des bibliothèques ».Ce choix n\u2019était évidemment pas fortuit : dans un contexte changeant, où les fusions et défusions municipales ont redéfini le paysage « bibliocambolesque » québécois, la question de la valeur se pose, ou plutôt se re-pose, et ce, même dans les milieux où la valeur intrinsèque des bibliothèques n\u2019était jusque-là pas remise en question.Les participants sont venus nombreux pour débattre des nouvelles manières d\u2019aborder ces sujets.C\u2019est Jean-Jacques Simard, professeur de sociologie à l\u2019Université Laval, qui a posé les premières questions: l\u2019utilité et le rendement sont-ils en train de faire disparaître la valeur des bibliothèques?Quels sont les rapports entre une institution et la société dans laquelle elle évolue?Quelles valeurs inspirent la conception de la bibliothèque?Pour répondre à ces questions, M.Simard nous a invité à redécouvrir les caractéristiques premières qui font la spécificité des bibliothèques.M.Simard nous a ainsi fait rêver quelques instants à un monde meilleur, un monde où les bibliothèques pourraient se soustraire au clientélisme forcené et à la société de consommation.Mais il fallait se rendre à l\u2019évidence: l\u2019existence même des bibliothèques, quel que soit leur milieu, dépend de leur performance et de leur utilité auprès de clients qu\u2019il faut attirer et fidéliser toujours en plus grand nombre.M.Simard avait posé les premiers jalons théoriques, il fallait maintenant passer à la pratique.Trois grands axes thématiques ont particulièrement retenu l\u2019attention: les technologies au service de la performance, la mesure du rendement et le transfert du savoir et des connaissances dans les bibliothèques.Les technologies au service de la performance La question des technologies, celle de la valorisation des collections électroniques et celle de leur meilleure utilisation étaient toutes au centre des débats.Sylvie Belzile, directrice des services des bibliothèques de l\u2019Université Sherbrooke, a expliqué que la généralisation des bibliothèques virtuelles était une des tendances fortes actuellement.La mise en commun de ressources hétérogènes est une façon de valoriser les collections tout en rentabilisant leur coût.C\u2019est dans cette perspective qu\u2019elle a présenté la Bibliothèque de recherche virtuelle québécoise, un projet des bibliothèques universitaires du Québec.De son côté, Richard Dumont, directeur de la Bibliothèque de l\u2019Ecole polytechnique de Montréal, nous a présenté la nonne Open URL et la méta-recherche.Rappelant avec humour que si les bibliothécaires aiment chercher, la plupart des gens aiment surtout trouver (« Only librarians like to search, everyone else likes to find »), il a montré comment ces technologies peuvent simplifier et rentabiliser l\u2019utilisation des ressources numériques.Gilles Caron, directeur de la Bibliothèque Paul-Émile Boulet à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi, et Patrick Beaulieu, agent de recherche pour le Groupe de recherche départementale sur les documents structurés de l\u2019Université de Montréal, ont présenté Sourcier, un ensemble d\u2019applications « open source » permettant non seulement le traitement et la diffiision numérique de la documentation régionale, mais également leur référencement dans des outils de recherche différents (catalogue de la bibliothèque, Google, etc.).Mesure du rendement et de la performance Plusieurs conférenciers ont présenté leurs techniques de mesure de la qualité et du rendement de leurs services.Alain Bourque, de la Bibliothèque des sciences humaines et sociales de l\u2019Université Laval, a attiré notre attention sur un problème majeur de l\u2019évaluation - soit le manque de statistiques qualitatives - et a présenté LibQUAL+, un outil d\u2019évaluation pour les bibliothèques de recherche développé par Y Association of Research Libraries.Centré sur l\u2019usager, cet outil permet de mesurer pour chaque service le niveau minimal requis, le niveau optimal désiré et le niveau observé.En 2003, 400 bibliothèques dans le monde ont d\u2019ailleurs utilisé cet outil.Pierre Meunier, conseiller en évaluation et en normalisation pour le nouveau réseau des Bibliothèques de Montréal, a quant à lui esquissé les grandes lignes d\u2019un plan directeur de normes minimales de service et de mesures de la performance destinées aux bibliothèques du ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 31 réseau.Tout un défi quand on pense à l\u2019hétérogénéité de ces bibliothèques! Enfin, Deirdre Moore, bibliothécaire à Forintek Canada Corporation, a abordé la mesure du rendement dans les bibliothèques spécialisées.Elle a expliqué comment utiliser le langage du retour sur investissement pour démontrer clairement aux décideurs la valeur ajoutée de la bibliothèque dans l\u2019organisation.Transfert du savoir et des connaissances Autre thème de ce congrès: le transfert du savoir et des connaissances constitue l\u2019un des enjeux majeurs des trois prochaines décennies.Jean-Michel Viola, chercheur au CEFRIO2, a attiré notre attention sur la problématique des transferts de connaissances entre générations.Les départs massifs à la retraite des baby-boomers rendent problématique la question de la formation de la relève.Ainsi, le projet sur Le transfert intergénérationnel du savoir, que ce dernier coordonne, a pour buts d\u2019identifier les connaissances essentielles à l\u2019organisation - en utilisant la cartographie des connaissances - et d\u2019étudier les conditions optimales de transfert.Avec humour, il a montré que les conditions du transfert des connaissances entre générations dépendent aussi des profils de travailleurs.Pour les baby-boomers, le respect de la hiérarchie est essentiel tandis que la génération X respecte davantage les compétences.Quant aux Y, ils aimeraient défier les règles et « vivre l\u2019instant ».A bon entendeur.Faisant écho à ces questions, une table ronde a ensuite eu lieu autour d\u2019une expérience sur le mentorat menée à la Bibliothèque de l\u2019Université Laval.On y a présenté le mentorat comme étant une façon efficace de favoriser le transfert intergénérationnel.Par la suite, Hélène Carrier, directrice de la Bibliothèque Morisset à l\u2019Université d\u2019Ottawa, a abordé la gestion de carrière, expliquant que les qualités les plus importantes et les plus difficiles à trouver chez un candidat sont notamment l\u2019aptitude à jouer un rôle de leader, des compétences de gestionnaire et la faculté d\u2019adaptation au changement.Elle a aussi donné dix conseils pour bien gérer sa carrière aujourd\u2019hui, dont celui de bien choisir son prochain patron, la personne la plus importante dans un itinéraire professionnel (car en général, on quitte davantage un patron qu\u2019une organisation!).Silvie Delorme, chef de division à la Bibliothèque du Vieux-Longueuil, a offert une synthèse remarquée du rôle de la bibliothèque publique au sein de la société.S\u2019appuyant sur de grands textes fondateurs, dont le Manifeste de l\u2019Unesco de 1994, la Déclaration de Glasgow3 et le Manifeste du Sommet mondial sur la société de l'information4 de 2003, elle a rappelé les missions des bibliothèques en termes de développe- ment et de maintien de la liberté intellectuelle, de sauvegarde des valeurs démocratiques et des droits humains universels et, enfin, d\u2019appui au développement personnel, culturel, à la recherche et à l\u2019éducation continue.Dans une perspective municipale, elle précise qu\u2019il est essentiel de développer une politique de l\u2019information à laquelle la bibliothèque ainsi que les autres acteurs de l\u2019information s\u2019identifient et qui les valorise.Elle invite les bibliothèques à prendre davantage position au niveau local en participant à des initiatives de mise en réseau des ressources informationnelles locales.S\u2019il reste encore beaucoup à faire en matière de valorisation et de positionnement des bibliothèques au Québec, on sent partout un élan d\u2019optimisme.Les bibliothèques doivent se saisir du fait que l\u2019information est actuellement au cœur des problématiques et, ainsi, mieux se positionner dans les divers réseaux informationnels de la société.On retiendra de ce congrès le grand dynamisme et la créativité des différents milieux de l\u2019information et de la bibliothéconomie; beaucoup de nouveaux visages également.Personne n\u2019oubliera non plus le conte tradition-nel-moderne du « Village des ron-ronds », interprété par l\u2019excellent Jean-Marc Massie lors du souper-divertissement.S\u2019il reste beaucoup à faire dans le domaine des sciences de l\u2019information, c\u2019est tant mieux! Les nouveaux défis du inonde de l\u2019édition La journée pré-congrès avait pour sujet les nouveaux défis du monde de l\u2019édition numérique et les nouveaux modèles d\u2019édition.Des professionnels issus du monde de l\u2019édition et de la bibliothéconomie ont donc tour à tour fait part de leurs réflexions et de leurs préoccupations dans ce domaine.L\u2019édition numérique est en pleine expansion.Lucien Coumoyer, d\u2019EBSCO Canada, précise qu\u2019en 1999, 7% de ses produits étaient disponibles en ligne, contre 65 % aujourd\u2019hui.Tout en apportant de nouveaux débouchés, le numérique modifie de façon irrémédiable les comportements du public et du monde de l\u2019édition.Selon Guylaine Beaudry, directrice d'Érudit, ce monde est plus complexe qu\u2019il n\u2019y paraît.Beaucoup pensent que tout se joue chez les éditeurs commerciaux en situation d\u2019oligopole.Pourtant, il existe de nombreux éditeurs sans but lucratif qui produisent 50 % des revues les plus influentes dans le domaine des sciences humaines et sociales, et au Québec, la grande majorité des revues sont publiées par des éditeurs indépendants sans but 32 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 lucratif.De plus, ces dernières sont trois fois moins chères que les revues des éditeurs commerciaux.Les technologies ont rendu possible l\u2019accès immédiat au texte intégral.Comme le constate Lucie Molgat, directrice de la Diffusion de l\u2019information à l\u2019Institut canadien de l\u2019information scientifique et technique (ICIST), l\u2019accès au contenu sera le défi de cette décennie.On note en ce sens un changement dans la conception de l\u2019article, qui a une vie propre et n'est plus rattaché à une revue.Yves Gingras, directeur du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie de l\u2019UQAM, explique que certaines disciplines, comme les sciences pures, sont mieux préparées que d\u2019autres à profiter de ces changements, du fait de leur situation éditoriale et parce qu\u2019elles sont mieux diffusées électroniquement.Ainsi, l\u2019accès en ligne aux thèses et aux monographies pourrait constituer une voie utile pour maximiser la diffusion et l\u2019impact des publications en sciences sociales.L\u2019augmentation exagérée du prix des abonnements électroniques a engendré le mouvement du libre accès, dont le but est la diffusion transparente et gratuite d\u2019articles scientifiques.Plusieurs modèles d\u2019édition ont vu le jour, proposant une alternative viable incluant un réel modèle d\u2019affaires.Certains Notes 1.\tLe programme ainsi que les présentations du congrès sont disponibles sur le site de la CBPQ : www.cbpq.qc.ca/congres/congres2004/ congres2004.html 2.\twww.ceffio.qc.ca 3.\twww.ifla.org/faife/policy/iflastat/ gldeclar-f.html 4.\twww.itu.int/wsis/index-ff.html modèles permettent la diffusion transparente et gratuite des contenus comme le projet PloS6, soutenu par une fondation privée, ou la coalition SPARC7, financée par les membres de Y Association of Research Library\u2019.Avec Biomed Central8, c\u2019est l\u2019auteur ou son université qui paie l\u2019édition électronique des textes.Un autre modèle est celui des dépôts institutionnels, comme DSpace1\u2019 du Massachusetts Institute of Technology ou le service Erudit10 au Québec.Egalement, l\u2019édition numérique a permis l\u2019émergence de revues électroniques autogérées telles COMMposite, une revue indépendante de recherche en communication, créée par des étudiants de l\u2019UQAM et de l\u2019Université de Montréal.De son côté, Roger Charland, éditeur de la revue électronique indépendante Hermès, a fait une intervention remarquée.Sa revue remet en cause le concept d\u2019information et l\u2019usage qu\u2019en fait la bibliothéconomie.Publiant sans subvention ni dépendance commerciale, il s\u2019interroge sur la possibilité de diffuser le savoir sans passer par le monde marchand.Une autre réponse à l\u2019augmentation exagérée des coûts des abonnements électroniques: les consortiums de bibliothèques, qui permettent un élargissement de l\u2019accès aux ressources et un meilleur contrôle des dépenses, mais conservent leur dépendance aux édi- 5.\tÉrudit permet la diffusion des résultats de la recherche universitaire.Il accueille toute revue universitaire et fait de l\u2019édition électronique de livres et thèses.A ce jour, il héberge plus de 50 revues ffancophones québécoises et permet un accès gratuit au contenu 2 ans après sa parution.Site : www.erudit.org 6.\twww.publiclibraryofscience.org 7.\twww.arl.org/sparc/ 8.\twww.biomedcentral.com teurs commerciaux.Mireille Janeau, directrice des collections de la Direction des bibliothèques de l\u2019Université de Montréal, a présenté le consortium de la CREPUQ\".Le bilan est très positif puisque les ententes ont généré un gain économique de 36% et de meilleures conditions contractuelles.Il reste cependant aujourd\u2019hui quelques difficultés dues, entre autres raisons, à l\u2019hétérogénéité des membres et à la disparité des collections.Un consortium ne coûte pas moins cher, mais permet d'obtenir beaucoup plus.Enfin, le consortium des ressources électroniques pour les bibliothèques publiques québécoises (CAREQ), en cours de création, a été présenté par Françoise Martin, chef de service des Bibliothèques publiques de Terrebonne.D\u2019autres difficultés posées par l\u2019édition numérique ont été soulevées: comme tout est gratuit sur Internet, le public ne veut pas payer pour l\u2019accès en ligne.Par ailleurs, les attentes des usagers ont augmenté: les textes doivent être disponibles en tout temps.Enfin, la Loi sur le droit d\u2019auteur est mal adaptée à l'édition numérique.Pour Lucie Molgat, il serait possible de mettre en place certaines solutions, notamment informer l\u2019usager des limites du Web, des coûts réels de l\u2019information fiable et de la nécessaire reconnaissance des sources.Il faudrait également investir dans la formation du personnel.9.\twww.dspace.org 10.\tVoir note 3.11.\tLa CREPUQ compte 18 bibliothèques universitaires réunies pour mieux négocier leurs achats.Site : www.crepuq.qc.ca ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 33 La Bibliothèque du Musée canadien des civilisations fête ses 150 ans Son personnel se compose de trois bibliothécaires (la responsable, une bibliothécaire recherchiste et un bibliothécaire des services techniques) et de trois techniciens en documentation (un agent des acquisitions, une technicienne aux prêts et à la référence et une technicienne à la circulation, au contrôle des périodiques et au catalogage).Comme dans plusieurs bibliothèques, ce personnel, assez réduit en nombre, consacre l\u2019essentiel de ses énergies à la prestation de services de base.Collections Cet article fait suite à un travail effectué dans le cadre du cours Les bibliothèques et leurs publics donné par Monsieur Réjean Savard à l\u2019EBSI, à l\u2019automne 2003.Sylvie Gervais, M.S.I.Bibliothécaire Université du Québec en Outaouais sylvie.gervais@uqo.ca Nathalie Mainville, M.S.I.Bibliothécaire au catalogage Musée des beaux-arts du Canada nmainville@gallery.ca Monique Viens, M.S.I.Catalogueure Agence du revenu du Canada monique.viensduff esne@ccra-adrc.gc.ca Cette armée, la Bibliothèque du Musée canadien des civilisations célèbre son 150e anniversaire conjointement avec trois autres bibliothèques dont les collections sont issues de celles de la Commission géologique du Canada : la Bibliothèque de la Commission géologique du Canada, celle du Musée canadien de la nature et celle du Musée des sciences et de la technologie du Canada.Pour souligner cet événement, nous dresserons dans ces lignes le portrait de la Bibliothèque du Musée canadien des civilisations et de ses services.Les collections du Musée canadien des civilisations, autrefois le Musée national de l\u2019Homme, remontent à la création de la Commission géologique du Canada en 1841.Le 19 novembre 1854, l\u2019obtention du premier fonds d\u2019acquisition permet la création et l\u2019établissement de la bibliothèque du Musée.L\u2019année 2004 marque ainsi ses 150 ans d\u2019existence.La mission de la bibliothèque du musée s\u2019accomplit en regard de la culture canadienne et de celle des Premières nations.La bibliothèque est donc « responsable de la gestion, de la préservation et de l\u2019accessibilité des ressources documentaires » (SMCC, 2003).Elle contribue à la compréhension de la culture et de l\u2019histoire d\u2019un océan à l\u2019autre, de l\u2019époque préhistorique à aujourd\u2019hui.La bibliothèque est l\u2019une des composantes de la division Bibliothèque, Archives et Services de documentation.Les collections de la bibliothèque, qui remontent au 19e siècle, constituent une ressource nationale dans le domaine de l\u2019anthropologie.Aujourd\u2019hui ces collections, qui se composent de livres, de photographies, d\u2019enregistrements sonores, d\u2019images en mouvement et de documents textuels non publiés, englobent d\u2019autres disciplines telles que l\u2019histoire et la culture matérielle, l\u2019archéologie, l\u2019ethnologie, les Premières nations du Canada, le folklore et les études culturelles traditionnelles ainsi que la muséologie.De plus, la bibliothèque est dépositaire de toutes les publications produites par le musée : monographies, cédéroms interactifs, catalogues d\u2019expositions, etc.Ainsi, la collection de la bibliothèque compte 60 000 titres de monographies, 2 500 livres rares, 3 000 dossiers thématiques, près de 1 000 vidéocassettes et DVD ainsi que 2 500 titres de périodiques.L\u2019un des défis actuels liés au développement des collections consiste en l\u2019acquisition de bases de données spécialisées en muséologie et en anthropologie.Ce type d\u2019outil est difficile à acquérir et il en existe peu sur le marché, particulièrement en français.Par ailleurs, les demandes très pointues des chercheurs exigent l\u2019acquisition de ressources documentaires de plus en plus spécialisées.Les services Au cours de l\u2019année 2002, la bibliothèque a accueilli près de 10 000 visiteurs.Deux 34 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 types de clientèle fréquentent la bibliothèque : la clientèle interne, qui se compose des chercheurs et des employés des différentes unités administratives du musée, et la clientèle externe, qui provient à la fois des institutions académiques et des musées tout en comprenant des collectionneurs et des visiteurs.Depuis quelques années, les producteurs de programmes pédagogiques qui utilisent les nouvelles technologies du multimédia constituent une nouvelle clientèle.Notons enfin que des membres des communautés autochtones et certains consultants en information font également partie de la clientèle.Tous les services offerts par la bibliothèque sont bilingues afin de répondre à son statut d\u2019organisme gouvernemental fédéral.L\u2019accueil et l\u2019orientation se font par l\u2019entremise du service de référence, mais les visiteurs peuvent aussi obtenir de l\u2019information par téléphone et par le biais du site Web.Le prêt est accessible aux chercheurs et aux employés du musée, mais ses modalités précises peuvent varier selon les besoins de la clientèle.Ainsi, la clientèle externe peut emprunter les documents de la bibliothèque par l\u2019entremise du service de prêt entre bibliothèques.En 2002, les membres du personnel ont effectué 8 800 prêts de documents pour leurs activités de recherche et ils ont répondu à 3 000 demandes de renseignements.Le service de référence est offert à tous, mais il l\u2019est toutefois selon différentes modalités.Par exemple, aucune restriction ne s\u2019applique pour la clientèle interne (et notons que les questions, souvent très spécialisées, peuvent demander plusieurs jours de recherche à la bibliothécaire de référence).Pour la clientèle externe, le temps consacré à la recherche est limité à une heure.Pour répondre aux besoins d\u2019information de sa clientèle, la bibliothèque offre notamment : \u2022\tune liste de diffusion des périodiques récents; \u2022\tun portail de ressources documentaires; \u2022\tun service d\u2019alerte pour les chercheurs constitué des tables des matières électroniques de l\u2019ICIST; \u2022\tune collection de « e-books »; \u2022\tplusieurs services tarifés de reproduction.Pour mettre en valeur sa collection, la bibliothèque organise des visites guidées.Elle donne des formations au personnel sur l\u2019utilisation des bases de données et du catalogue en ligne.De plus, la bibliothèque offre un service d\u2019information aux équipes chargées des expositions du musée.Les publications offertes pour la mise en valeur de la bibliothèque se composent de bibliographies et de dossiers thématiques.Des ressources reliées aux expositions du musée sont regroupées dans un présentoir à l\u2019entrée de la bibliothèque.Technologies La bibliothèque utilise GEAC comme système intégré de gestion de bibliothèque.Celui-ci est compatible avec la norme Z39.50.Le catalogue en ligne donne accès à la collection de la bibliothèque et des archives du Musée canadien des civilisations, à la collection du Musée canadien de la guerre ainsi qu\u2019à des liens vers d\u2019autres ressources électroniques.Le catalogue intègre tous les types de documents : livres, périodiques, photographies, archives textuelles, audiovisuelles et électroniques.En 2002, le nombre de recherches effectuées dans le catalogue en ligne s\u2019est élevé à 94 000, une augmentation de 20% par rapport à l\u2019année précédente.Le personnel et les chercheurs ont accès, à partir de leur bureau, au catalogue et aux bases de données de la bibliothèque.La clientèle externe peut accéder au catalogue via le site Web ou sur place à partir de la douzaine de postes informatisés aménagés à cette fin.Le site Web de la bibliothèque permet d\u2019avoir un tour d\u2019horizon des services offerts et de l\u2019ensemble de la collection.Il offre en outre la possibilité de visualiser la collection d\u2019artefacts à par- tir du catalogue de la réserve des collections.Bien que ce dernier soit difficile à trouver à partir de la page d\u2019accueil du musée, son organisation demeure simple et conviviale.Dans le même ordre d\u2019idées, il faut noter que l\u2019accès à la bibliothèque de l\u2019intérieur du musée s\u2019avère également problématique à cause d\u2019une signalisation déficiente.Espaces et aménagement L\u2019entrée de la bibliothèque est située au rez-de-chaussée du musée, face à la rivière des Outaouais.Le design architectural de la bibliothèque s\u2019harmonise avec celui du musée dont le style audacieux marie les lignes droites et les courbes.L\u2019aménagement est chaleureux.Grâce à des murs de verre, la lumière naturelle entre dans la bibliothèque et crée une atmosphère accueillante.Le comptoir de prêt, les rayons, l\u2019armature des fauteuils et les tables de consultation sont en bois massif.Une aire de vision-nement de documents audiovisuels est intégrée à la bibliothèque.Des tableaux et des créations d\u2019artistes canadiens complètent la décoration.Au rez-de-chaussée, nous retrouvons les collections de référence, de documents audiovisuels et les nouveautés.Les monographies et les périodiques sont situés au deuxième étage.L\u2019espace réservé à la clientèle se compose de quelques tables de travail réparties sur les deux étages.Les postes informatiques publics ont été aménagés dans un espace adjacent à l\u2019extérieur de la bibliothèque.Ces derniers donnent accès au site Web du musée, au catalogue de la bibliothèque et à la base de données d\u2019artefacts.Conclusion Notre visite nous a permis de découvrir un milieu dont les services sont réellement axés sur les besoins de la clientèle desservie.Le personnel, que nous voulons d\u2019ailleurs remercier pour sa col- ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 35 Coordonnées Musée canadien des civilisations Bibliothèque et Archives 100, rue Laurier C .P.3100, Succursale B Gatineau (secteur Hull) Québec J8X 4H2 Tél.: (819)776-7173, Téléc.: (819)776-7152 Courriel : biblio@civilisations.ca, www.civilisations.ca/cmc/biblio/index-fr.html La Bibliothèque du Musée canadien des civilisations est accessible de 9h à 17h du lundi au vendredi, pendant la période estivale.De la mi-octobre au 30 avril, du mardi au vendredi.laboration, est dévoué et chaleureux : il prend à cœur de faire connaître la collection et les services particuliers de cette bibliothèque.Références Musée canadien des civilisations.Bibliothèque, archives et services de documentation.2003.Plan stratégique 2002.Gatineau : Le Musée, p.5-9.Musée canadien des civilisations.Bibliothèque, archives et services de documentation.1994.La Bibliothèque et les archives.Gatineau : Le Musée, [http://www.civilisations.ca/cmc/biblio/ index-f.html] Société du Musée canadien des civilisations.2003.Rapport annuel 2002-2003.Gatineau : La Société, p.31-33.Vous avez envie de réagir après la lecture d\u2019un article de la revue?La rubrique «Boîte aux lettres» est conçue spécialement pour vous.Toute personne désireuse d\u2019apporter son point de vue, ses réflexions ou ses commentaires peut les expédier par courrier, au 353, rue St-Nicolas, bureau 103, Montréal (Québec), H2Y 2P1, par télécopie: (514) 845-1618 ou par courriel: info@cbpq.qc.ca à l\u2019intention du Comité de rédaction, au secrétariat de la CBPQ.La LIBRAIRIE MERCIER a pour objectif de faire tout son possible afin de simplifier uotre travail.Notre expérience nous permet d'effectuer des recherches fréquentes pour uous, et ainsi, réduire le nombre de vos commandes et uous sauver du temps.Depuis 1932, nous desservons les institutions d\u2019enseignement et de recherche, telles que les bibliothèques municipales, scolaires, provinciales, fédérales et d\u2019hôpitaux.Nous comptons auoir le priuilège de bien uous servir très bientôt.LIBRAIRIE MERCIER librairie agréée, 40, St-Joseph, Ste-Thérèse, Qc J7E 3L6 Téléphone : (450) 435-0581 Télécopieur : (450) 430-1584 Volumes reliés de luxe Arts et histoire Littérature Scientifiques Médicaux Service de recherche 36 ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 I rendu Hecquard, Françoise et Marielle de Miribel.2003.Devenir bibliothécaire-formateur : organiser, animer, évaluer.Paris : Editions du Cercle de la librairie, 380 p.Diane Sauvé, adjointe au directeur général, formation à l'utilisation de l'information Direction des bibliothèques, Université de Montréal diane.sauve@umontreal.ca Al'ère où on publie abondamment sur la formation des utilisateurs, disons d'entrée de jeu, pour éviter toute confusion, que ce livre se penche principalement sur l'organisation et l'animation de formations à l'intention du personnel de bibliothèque.Un petit tour de la littérature bibliothéconomique permet de constater qu'il existe en fait peu de publications sur ce sujet, celles portant sur la formation professionnelle (initiale et continue) traitant davantage du contenu à transmettre que de l'organisation d'activités ou de la pédagogie en lien avec ces activités.Les auteures de Devenir bibliothécaire-formateur, Françoise Hecquard et Marielle de Miribel, sont toutes deux conservatrices en chef de bibliothèque en France, la première dirigeant la Bibliothèque départementale des Yvelines et la seconde étant ingénieure pédagogique à Médiadix (Université de Paris 10).Leur parcours professionnel et académique respectif en a fait des spécialistes de la formation et ni l\u2019une ni l'autre n'en est à sa première publication sur ce sujet (et en bibliothéconomie en général): Hecquard a dirigé entre autres deux éditions du Métier de bibliothécaire et de Miribel a produit des ouvrages concernant la fonction « communication » en bibliothèque.Pourquoi ce livre?« La formation professionnelle est un sujet d'actualité et de nombreux bibliothécaires ont à assumer le rôle de formateur, le rôle d\u2019initiateur au métier et à ses valeurs auprès des collègues et le rôle de médiateur auprès des utilisateurs.Cet ouvrage a pour objectif de permettre à des bibliothécaires de chausser les bottes d\u2019un formateur ou, du moins, d\u2019appréhender et de mieux comprendre les enjeux, plaisirs et difficultés de ce métier à la fois proche et différent du leur » (p.9).Plusieurs bibliothécaires, experts dans un domaine particulier, sont en effet appelés à donner des formations au sein de la profession sans nécessairement être outillés en pédagogie.Les auteures ont voulu par ce livre « concret, fondé sur l\u2019expérience », transmettre les connaissances qu\u2019elles ont acquises au cours des années en insistant toutefois sur la nécessité de compléter ces connaissances par la pratique, indispensable au développement de la compétence.L'approche est résolument constructiviste, Hecquard et de Miribel percevant le rôle du formateur comme en étant un « de médiateur, de facilitateur, éventuellement d'accoucheur » (p.69).Si le titre du livre insiste sur le rôle de formateur, Devenir bibliothécaire-formateur vise également ceux qui, appelés « commanditaires », ont à prendre en compte les besoins de formation, déterminer l'offre d'activités et voir à l'embauche de formateurs, c'est-à-dire les employeurs, les directeurs de ressources humaines, les écoles de formation et les associations professionnelles.Certaines sections du livre font allusion à la formation des utilisateurs mais celle-ci n'est pas au cœur du propos; les bibliothécaires intéressés davantage par ce sujet risquent de demeurer sur leur faim même s'ils peuvent transférer les éléments de pédagogie et de communication interpersonnelle abordés à leur champ d'activités.Quelques sections seront d'intérêt seulement pour qui pratique en France puisqu'elles traitent exclusivement du contexte de pratique professionnelle de l\u2019Hexagone.La première partie de l\u2019ouvrage, intitulée « Contexte, acteurs, raisons d'être de la formation », s\u2019ouvre sur un aperçu des enjeux et finalités de la formation.De nombreuses questions, soulignent les auteures, doivent être posées en amont de la formation, celle-ci n'étant pas une panacée : « Bien souvent, des difficultés d\u2019adéquation des personnels à leurs missions sont aussi d\u2019ordre organisationnel, culturel ou personnel; ils seront donc plus vite résolus si l'on s\u2019attache à traiter directement la cause plutôt que de vouloir traiter les effets induits » (p.36).L'offre de formation est donc une avenue que l'organisation choisit parmi d'autres pour résoudre un problème, par exemple améliorer un service jugé déficient.Alors que l'on conçoit souvent la formation en terme de tandem formateur-apprenant, les auteures insistent beaucoup sur le triangle commanditaire-formateur-apprenant, apportant donc au propos une perspective davantage organisationnelle.Cette première partie du livre comprend également des sections sur le formateur (abordant entre autres ses motivations) et sur le public constitué des gens « à former »; elle se conclut ARGUS / Vol.33, n\" 2, Automne 2004 37 par une section importante sur la communication interpersonnelle, riche en cadres théoriques.La deuxième partie de Devenir bibliothécaire-formateur, « Mise en oeuvre pédagogique », traite de l'animation et de l'organisation de formations données en présentiel à des petits groupes d'adultes.Une trentaine de fiches pratiques sont intercalées dans les sections.La section sur l'animation parle des « rituels d'ouverture » d'une formation, de l'attitude du formateur, des méthodes pédagogiques (paradoxalement peu présentes considérant les objectifs de cette publication) et de gestion de la dynamique de groupe.Celle portant sur l'organisation d'une formation aborde la notion d'objectif pédagogique, de présentation d'un projet de formation, de montage d'une séquence de formation, de choix des intervenants et d'évaluation (davantage celle des activités que l'éva- luation des apprentissages).Des exemples d\u2019activités et de formulaires d\u2019évaluation ainsi qu\u2019une liste de sites Internet français pertinents au propos du livre sont présentés en annexes, auxquelles s\u2019ajoute une bibliographie.L'introduction mentionne la présence d\u2019un index et d\u2019un glossaire mais ceux-ci ne se retrouvent pas dans le livre.Tout au long de l\u2019ouvrage, les auteures présentent et vulgarisent plusieurs modèles théoriques en lien avec les aspects abordés et donnent des exemples concrets issus de leur expérience.Pour un manuel, on aurait pu souhaiter une mise en page plus aérée et un texte qui mette davantage en relief les différents éléments constitutifs du contenu; si le style est clair et permet une lecture en continu aisée, il est moins bien adapté à un objectif de consultation rapide ou de lecture récapitulative.Ajoutons que le contenu aurait sans doute pu être resserré à certains endroits : plusieurs sujets reviennent sous différentes formes dans plus d'une section.C'est le cas par exemple de la question de la dynamique de groupe présente dans les sections 3.5 et 6.5 et dans la fiche pratique 3 et de celle de la modulation de la voix et de la respiration, que l'on retrouve dans la section 5.2 et la fiche pratique 4.Ceci dit, cet ouvrage procure beaucoup de matière pour alimenter la réflexion et la pratique du bibliothécaire-formateur, dont le rôle est appelé à grandir compte tenu de l'évolution rapide de la profession et des besoins de formation continue que cela entraîne.Ajoutons que la perspective organisationnelle et celle de communication interpersonnelle qui colorent l'ensemble du contenu permettent au lecteur d'aborder le sujet de la formation sous un angle sensiblement différent d\u2019autres publications.Politique éditoriale ARGUS, la revue québécoise des professionnels de l\u2019information documentaire, publie des textes traitant notamment de la formation, du rôle, du statut et des conditions de travail du bibliothécaire et des autres professionnels de l\u2019information dans la société, du professionnalisme, des nouvelles technologies, des nouveaux marchés, de l\u2019environnement économique et socio-politique, des besoins des clientèles, des services et des produits documentaires et des nouvelles orientations de la recherche.Le Comité de rédaction accepte des textes originaux, en français ou en anglais, qui peuvent pren- dre par exemple les formes suivantes : article de fond, état de la question, entrevue, compte rendu, texte d\u2019opinion, article décrivant une expérience ou une réalisation, chronique sur la documentation professionnelle, la recherche, la gestion des services documentaires, les nouvelles technologies, etc.Les manuscrits doivent être présentés à double interligne sur papier format lettre (8,5\" x 11\") imprimés recto seulement, et expédiés en trois exemplaires au secrétariat de la CBPQ (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec, 353 rue Saint-Nicolas, bureau 103, 38 ARGUS l Vol.33, n° 2, Automne 2004 Montréal (Québec), H2Y 2P1).Ils peuvent également être soumis sous format électronique (format doc ou rtf).Une page préliminaire doit comprendre le titre, le nom des auteurs, leurs coordonnées (adresse de correspondance, numéros de téléphone et de fax, adresse de courrier électronique), leur titre ou statut professionnel et leur lieu de travail.Sauf exceptions, un texte ne doit pas comporter plus de 25 pages incluant les tableaux, les illustrations, les notes explicatives et la bibliographie.Pour un compte rendu d\u2019ouvrage, la longueur prescrite est de 3 à 5 pages.La description bibliographique complète (avec ISBN) de l\u2019ouvrage évalué doit dans ce cas être fournie.Un résumé signalétique de 50 à 150 mots, présenté sur une page séparée, doit accompagner chaque article.Les tableaux, graphiques, figures et autres illustrations doivent être numérotés, accompagnés chacun d\u2019un titre et regroupés à la fin du texte.Il convient de spécifier les sources pour toute information reproduite.Le cas échéant, il appartient aux auteurs d\u2019obtenir une permission de reproduction du titulaire des droits.Les notes explicatives et les références bibliographiques sont placées à la fin du texte (aucune note de bas de page).Les notes explicatives, numérotées en chiffres arabes, sont présentées en ordre numérique d\u2019apparition ; elles précèdent les références bibliographiques qui sont classées en ordre alphabétique du nom des auteurs.On doit s\u2019assurer que les références bibliographiques sont complètes et exactes.Il convient de suivre le protocole de présentation publié sur le site de la CBPQ à l\u2019adresse www.cbpq.qc.ca/publications/argus/politique_ di18-9-03.pdf.Dans le corps du texte, les références bibliographiques sont identifiées par le nom des auteurs et la date de publication, entre parenthèses.Plusieurs références sont présentées en ordre chronologique croissant et sont séparées d\u2019un point virgule.Ex.: (King et Brown, 1990 ; Roy et al., 1995).Les extraits cités sont écrits en italique et circonscrits des guillemets appropriés : français (« ») ou anglais (\u201c \u201d).Un extrait en français est toujours précédé et suivi d\u2019un espace.Les mots supprimés d\u2019une citation sont remplacés par des points de suspension entre crochets : [.].Toute citation doit être accompagnée de sa référence bibliographique et du numéro de page (ex.: Lancaster, 1993, p.34).Une citation de plus de trois lignes est placée en retrait dans un paragraphe séparé.Un espace précède toujours les deux points et les points virgules, sauf dans les textes en anglais, où ces signes ne sont pas précédés d\u2019un espace, et un seul succède aux points de fin de phrase.La lecture d\u2019un manuscrit est effectuée par au moins deux membres du Comité de rédaction.Après évaluation, le Comité peut accepter la publication du texte, réclamer aux auteurs des modifications, ou exceptionnellement le rejeter.Suite à l\u2019acceptation d\u2019un texte pour publication, le fichier avec une identification du logiciel utilisé et sa version doit être envoyé au Comité.Seuls les formats de fichiers courants sont acceptés (ex.Word, WordPerfect).Les auteurs sont priés d\u2019épurer leur fichier de toute mise en forme (tabulations, gras, mots en lettres majuscules, etc.) et de s\u2019assurer que tous les titres, sous-titres et paragraphes sont justifiés à la marge de gauche.Seuls les mots ou expressions à mettre en évidence sont à souligner.Les titres et sous-titres doivent être nettement hiérarchisés par une numérotation adéquate (2, 2.1,2.1.1,.ou encore 1, 1a, 1b, 2, 2a,.).Le Comité de rédaction se réserve le droit d\u2019effectuer des corrections d\u2019ordre linguistique.Une dernière approbation du texte final est demandée aux auteurs avant la publication, lesquels disposent de 48 heures pour effectuer leur révision.Seules les corrections d\u2019ordre typographique sont alors acceptées.Les frais occasionnés par des modifications excessives sont chargés aux auteurs.Chaque auteur reçoit trois exemplaires du numéro auquel il contribue.Toute soumission d\u2019un texte original pour publication dans la revue ARGUS implique le transfert des droits d\u2019auteur à la CBPQ.Les auteurs désirant faire publier leur texte ailleurs, traduit dans une autre langue, doivent obtenir préalablement l\u2019autorisation de la CBPQ qui exigera une mention indiquant la source de l\u2019article et précisant que ce dernier est reproduit avec l\u2019autorisation de la CBPQ.ARGUS / Vol.33, n° 2, Automne 2004 39 VISARD La solution documentaire adaptée à vos besoins Nouvelle version automne 2004 A(ADFA\\VS f Academus : Gestion intégrée des ^centres d'information ?Catalogage, recherche, prêts, périodiques, acquisitions, thesaurus multilingue ?Outil de veille,de DSI et de GED ?Confidentialité et groupes de travail ?Portail Internet, recherche et réservation, profils personnalisés, saisie à distance f Ajaris-Pro : Gestion de base l de données multimédia ?Gestion centralisée et sécurisée de documents multimédia (images fixes et animées, sons, documents composites) ?Gestion de la confidentialité ?Interface Web : Recherche dans le catalogue, prêts, commandes technologie v.lnmagic\u2019 content server Content Server : Gestion automatique multi-informationnellej ?Base de données flexible avec moteur de recherche puissant et précis basé sur DB/TextWorks ?Intégration automatique de l'information interne et externe ?Mise à disposition d'une information riche, pertinente et contextuelle ?Exploitation maximale de l'environnement Microsoft SQL BookWhere BookWhere V4 v BookWhere Online ?Client Z39.50 i jkf IS Y S T E lal E SI Dip Maker : Gestion Électronique de Documents ?Logiciel de GED multibases ?Interface unique pour tous les documents ?Accès WEB public et confidentiel Nos services : -?Installation et paramétrage des logiciels -?Récupération et conversion des données ¦?Formation -?Support technique et maintenance ¦?Développement sur mesure -?Hébergement de catalogues Visard Solutions Inc.1000, rue Saint-Antoine Ouest, bureau 611, Montréal, (Québec) H3C 3R7 Tel.: (514) 286-9494 Téléc.: (514) 286-5173 www.visard.ca / info@visard.ca ! risrv?ni llïreiï Québec ¦¦¦¦¦ aujourd\u2019hui.\u2022\tune collection patrimoniale de plus de 4 millions de documents : livres, journaux, partitions musicales, estampes, documents cartographiques et iconographiques, fonds d\u2019archives privées, \u2022\tun site Internet offrant : -\tun catalogue en ligne de 500 000 documents -\t30 000 documents numérisés -\tdes répertoires de ressources utiles -\tdes services à distance aux éditeurs et aux bibliothécaires.et demain.\u2022 une nouvelle Grande Bibliothèque publique qui proposera, au printemps 2005 : -\tdes collections enrichies de plus d\u2019un million de documents -\tdes services spécialisés destinés à des clientèles ciblées -\tune médiathèque des jeunes, une vidéothèque et une logithèque -\tun auditorium, une salle d\u2019exposition et un centre de conférences.nj* .\u2018Un - v\u2019.*\u2022 tf La Bibliothèque nationale du Quebec pour faire rayonner notre mem et vous offrir une Grande Bibliothèque publique ifrçllESk'Wflfe B® Heures d ouverture des salles de lecture mardi au samedi,\tJ de 9 h à 1 7 h » Édifice Saint-Sulpice 1700.rue Saint-Denis Édifice Ægidius-Fauteux 4499, avenue de l'Esplanade mardi au vendredi.de 9 h à 1 7 h\ti Siège social et\tJ centre de conservation \\ 2275.rue Holt\t^ Bibliothèque nationale de rabais sur le prix en kiosque Rabais Les plus nx- arantis Service Abonnements à tarifs spéciaux d'abonnements Êr, a vos journaux et magazines préférés esSa mG&3 ttrêWeS jutna'i ^uëbecj 95Spour '\t-HIV.as#* \t\tVotre\tPrix Journaux\tDurée\tbas prix\tkiosque La Presse\t52 sem_/7 jrs.\t191,88$\t300.24 S Le Devoir\t52 sem./6 jrs.\t195,61$\t390,00 S Le Droit\t56 sem76 jrs.\t184,60$\t274,40$ Le Journal de Montréal\t52 sem./7 jrs.\t187,72$\t313,565 Le Journal de Québec\t52 sem77 jrs.\t195,00$\t284,44$ Le Soleil\t52 sem77 jrs.\t185,38$\t287,56 S National Post\t13 sem./6 jrs.\t42,00$\t71,50$ The Gazette (Montréal & banlieues)\t26 sem./7 jrs.\t87,26$\t153.40$ The Globe and Mail\t15 sem76 jrs.\t77,74$\t94,505 The Ottawa Sun\t30 sem77 jrs.\t52,50$\t126,00$ Nouvelles & Actualités\t\t\t L'actualité 35S-2S\t\t\t de Rabais Campus (avec renouv automJ\t20 nos (1 an)\t33,00$\t90,005 Le Courrier International\t26 nos\t105,00$\t143.005 Le Monde Diplomatique\t12 n°* (1 an)\t55,00$\t66,00 S Le Trente\t10 n03 (1 an)\t29,95$\t39,10 S L'Express\t13 nos\t34,50$\t58,505 Paris Match\t26 nos\t93,00$\t102,70$ Protégez-Vous (avec version Internet)\t15 nos\t32,95$\t64,25$ Time\t56 nos\t49,96$\t277,20$ Affaires \u2022 Finance &\tInformatique\t\t Affaires Plus (A+)\t12 n03 (1 an)\t17,34$\t45.00$ Commerce\t12 nos (1 an)\t15,00$\t51,005 Entreprendre\t10 nos (1 an)\t24,95$\t49,50$ Finance\t10 nos (1 an)\t13,50$\t29,505 Les Affaires & A+\t136 nos (2 ans)\t74,95$\t329,605 Votre Argent*\t26 sem.\t26,00$\t52.00S Business Week\t27 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