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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Automne
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Références

Argus, 2005, Collections de BAnQ.

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[" Les portails de bibliothèque Les Services documentaires adaptés aux personnes handicapées de l\u2019Université de Montréal Bibliothécaire en milieu carcéral Place à la Grande Bibliothèque a IjkHP 36e congrès annuel de la CBPQ Vol.34, no2, Automne 2005 ¦¦¦ ¦; PER /V % BNQ LA REVUE QUEBECOISE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATION DOCUMENTAIRE Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Corporation of Professional Librarians of Quebec : x - _r .- ' Vous pouvez maintenant sortir vos rÉL mm tv m '\u2022'* Les services de numérisation et d'archivage font partie de la gamme de services offerts par OCLC Canada.Pour plus d'informations, visitez le http://www.odc.org/ca/fr/preservation/ ou envoyez-nous un courriel à canada@oclc.org.Avec l'aide du Centre de services de préservation OCLC Canada de Winnipeg, au Manitoba, votre bibliothèque peut facilement \u201cpasser au numérique.\u201d Avec vos photographies, journaux, cartes géographiques et autres collections spéciales disponibles en ligne, votre matériel est plus visible et accessible n'importe où, n'importe quand.Nous fournissons la technologie, l'infrastructure, les ressources et les services\u2014tout ce dont vous aurez besoin pour gérer vos collections numérisées.OC LC OCLC Canada www.oclc.org/ca/fr/ 0 AA I 0 ^ g\tCorporation des bibliothécaires ¦\tprofessionnels du Québec Corporation of Professional Librarians of Quebec\tSommaire Comité de rédaction Cécile Lointier, présidente Audrey Attia Catherine Bemier Jocelyne Dion Andrea Harland Geneviève Gamache-Vaillancourt Alex Guindon Patrick Labelle Johanne Lavoie\t3 Le mot de présentation Cécile Lointier 5 Style Libre De tout et de rien Traduction Andrea Harland\tAlex Guindon Révision Catherine Bernier\t7 Cyberthécaire Page couverture Stéphanie Dufresne\tLes informations historiques sur le site de l\u2019Assemblée nationale du Québec Illustration Andrea Harland\tGaston Bemier Infographie Manon André\t Impression CRL Imprimerie Publicité Line Glaude (514) 845-3327\tn Les portails de bibliothèque : Nouvelles fonctionnalités, nouveaux défis Clément Arsenault et François-Xavier Paré Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0315-9930 Poste publication 40021801 Tirage 1000 exemplaires\t21 Les Services documentaires adaptés aux personnes handicapées de l\u2019Université de Montréal : Le savoir accessible.la connaissance.la liberté! Nicole Chamberland ARGUS est une revue publiée trois fois l\u2019an par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (C.B.P.Q.) dont le siège social est situé au 353, rue St-Nicolas, bureau 103, Montréal (Québec), H2Y 2P1.Téléphone : (514) 845-3327 Télécopieur : (514) 845-1618 Internet : info@cbpq.qc.ca\t25 Bibliothécaire en milieu carcéral : défis et enjeux Dominique Phaneuf Tous les textes publiés dans la revue expriment les points de vue et opinions des auteurs et n'engagent que ceux-ci.\t29 Place à la Grande Bibliothèque L\u2019abonnement annuel est de 30 $ ( 12 $ le numéro) tarif individuel au Québec, 34 $ (12 $ le numéro) tarif institutionnel au Québec, 42 $ (15 S le numéro) au Canada, 42 $ US (15 $ US le numéro) à l\u2019extérieur du Canada et 19 $ pour les étudiants.\tJocelyne Dion 32\t36e congrès annuel de la CBPQ : Séduire et fidéliser : Stratégies et finalités Toute demande concernant les numéros manquants doit être envoyée au plus tard un mois après la date de parution au Secrétariat de la C.B.P.Q.Toute reproduction des articles, en totalité ou en partie, doit être autorisée par le Comité de rédaction.\tCatherine Fortier et Ingrid Lecours 36 État des milieux Les articles de la revue sont indexés dans Pascal Thema, T205 : Sciences de l\u2019information-documentation, Information Science Abstracts, Library and Information Science Abstracts Library (USA), Literature et Repère.\tLa Magnétothèque, une institution au service des malvoyants Esther Laforce, Eve Lagacé, Karine Lamy et Christiane Melançon ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005\t1 «¦\t=§==_ V- Qj ======= in ;z de Partout dans votre Bibliothèque nationale Avec la récente inauguration de la Grande Bibliothèque, la Bibliothèque nationale du Québec offre à tous les Québécois, sur place, par Internet ou par prêt entre bibliothèques, un accès gratuit sans précédent à plus de quatre millions de documents, dont un million de livres.De plus, la Bibliothèque propose une foule d'activités et d'expositions gratuites ainsi que des services spécialisés destinés à plusieurs clientèles, notamment les jeunes, les gens d'affaires, les chercheurs d'emploi, les nouveaux arrivants et les personnes handicapées.GRANDE BIBLIOTHEQUE 475, boul.De Maisonneuve Est, Montréal (Métro Berri-UQAM] Tél.: (514) 873-1100 ou 1 800 363-9028 J HEURES D\u2019OUVERTURE Mardi au vendredi, de 10 h à 22 h Samedi et dimanche, de 10 h à 1?h Lundi, fermé SECTION ACTUALITES ET NOUVEAUTES Tous les jours, de 10 h à minuit Bibliothèque nationale www.bnquebec.ca s~\\ > I\tEl E3 Québec ?Bibliothèque nationale du Ouébec Publicité: ARGUS Grandeur : ?1/8 X 10 1/8 pouces Le mot de présentation Ce deuxième numéro de 2005 débute avec un article de Clément Arsenault et François-Xavier Paré sur les logiciels de portails de bibliothèques.Il examine les différentes fonctionnalités de ce type de produit ainsi que l\u2019offre disponible.Il s\u2019intéresse également aux effets potentiels de leur implantation dans les bibliothèques, à leur fiabilité et à la formation des usagers.Nicole Chamberland nous présente quant à elle les Services documentaires adaptés aux personnes handicapées (SDAPH) de l\u2019Université de Montréal.Les SDAPH ont la responsabilité de donner accès à la documentation sous la forme la plus adaptée à chaque étudiant handicapé.Puis, nous découvrons grâce à Dominique Phaneuf un milieu inusité : les bibliothèques en milieu carcéral.Elle partage avec nous son expérience au sein de la bibliothèque de l\u2019établissement Archambault, un pénitencier fédéral pour hommes.Jocelyne Dion salue ensuite l\u2019ouverture de la Grande bibliothèque du Québec, qui connaît un grand succès auprès du public, et nous offre un survol rapide des ses services.Enfin, Catherine Fortier et Ingrid Lecours nous offrent un compte rendu du dernier congrès de la CBPQ, dont le thème touchait cette année à la fidélisation et au maintien des clientèles de nos bibliothèques.Par ailleurs, dans la chronique Style libre, Alex Guindon nous fait part des réflexions que lui inspire notre époque, que cela soit au sujet de la Grande bibliothèque du Québec, de la privatisation dans le domaine de la santé ou de la taille des chiens.De son côté, Gaston Bemier, dans la chronique Cyberthécaire, nous présente la section Informations historiques du site de l\u2019Assemblée nationale du Québec, qui rassemble des informations concernant la vie parlementaire québécoise (biographies de parlementaires depuis 1792, résultats électoraux, etc.).La chronique État des milieux nous fait découvrir finalement la Magnétothèque, dont les services s\u2019adressent aux personnes aveugles ou malvoyantes.Il s\u2019agit d\u2019un centre de production de documents sonores adaptés qui fait maintenant partie de la Grande bibliothèque du Québec.Alex Guindon quitte le comité de rédaction après plus de cinq ans de bons et loyaux services.Toute l\u2019équipe le remercie pour son travail et lui souhaite bonne chance pour ses projets futurs.La chronique Style libre continuera toutefois de profiter de sa verve, et ce pour notre plus grand plaisir.Nous accueillons aussi trois nouvelles recrues dans le comité : Andrea Harland, Patrick Labelle et Johanne Lavoie.Bienvenue parmi nous! Afin de continuer à égailler la revue avec de petites capsules amusantes, nous faisons appel à vous plus directement pour recueillir vos anecdotes.Nous aimerions savoir, par exemple, quelles sont les choses les plus étranges que vous ayez retrouvé dans un livre de votre bibliothèque, quel est le document le plus bizarre que vous ayez catalogué ou quelle est la question la plus inusitée que l\u2019on vous ait posé.N\u2019hésitez pas à nous écrire à argus_anecdotes@yahoo.ca.Nous avons hâte de vous lire! Bonne lecture! Cécile Lointier c_lointier@yahoo.com La solution documentaire adaptée à vos besoins! www.visard.ca NOS SERVICES: Installation et paramétrage des logiciels Récupération et conversion des données Formation Assistance technique et conceptuelle Mises à jour Développement sur mesure Hébergement des catalogues ACADEMUS : Gestion intégrée des centres d'information \u2022Catalogage, recherche, prêts, périodiques, acquisitions, thésaurus \u2022Outil de veille, de DSI et de GED \u2022Confidentialité et groupes de travail \u2022Portail Internet, recherche et réservation, profils personnalisés, saisie à distance \u2022Multilingue (interface et contenu) \u2022 JlSMAGIC CONTENT SERVER : Gestion automatique multi-informationnelle \u2022Base de données flexibles avec moteur de recherche puissant et précis \u2022Intégration automatique de l'information interne et externe \u2022Mise à disposition d'une information riche, pertinente et contextuelle \u2022Exploitation maximale de l'environnement Microsoft SQL PPO AJARIS-PRO : Gestion de base de données \u2022Gestion centralisée et sécurisée de documents multimédia (images fixes et animées, sons, documents composites) \u2022Indexation puissante \u2022Gestion de la confidentialité \u2022Interface Web : Recherches dans le catalogue, prêts, commandes BookWhere I™ BOOKWHERE V4 Windows BOOKWHERE Online \u2022Client Z39.50 De tout et de rien Alex Guindon guindona@alcor.concordia.ca plus élevés hors du réseau public.Comme c\u2019est beau de rêver! Heureusement, nous n\u2019en sommes pas encore là.Il y a une forte résistance de la population et les modalités de l\u2019émergence du secteur privé sont à préciser.Reste à voir si l\u2019on se dirige vers de gentilles petites injustices, dont la classe moyenne s\u2019accommodera sans doute assez bien, ou vers un système à deux vitesses en bonne et due forme.En attendant, je vous rappelle qu\u2019il vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade.La GBQ Alors, c\u2019est fait?Vous avez visité notre nouveau temple de la culture?Ou peut-être attendez-vous encore en ligne pour vous inscrire?Ne perdez pas espoir, on m\u2019assure que des gens ont bel et bien obtenu leur carte de membre.Sans blague, cette incroyable affluence est la rançon du succès.Il faut le dire, la GBQ est splendide, vue de l\u2019intérieur s\u2019entend.Pour l\u2019aspect extérieur, on repassera : l\u2019espèce de plexiglas verdâtre qui recouvre le bâtiment laisse une impression d\u2019inachevé.Ou alors, il s\u2019agit du style néo-hôpital qui met en valeur les teintes de vert pastel.Dommage, les espaces intérieurs sont très réussis : lumière, ouverture et une certaine chaleur provenant sans doute de ces fameuses chambres de bois.On ne peut qu\u2019être enthousiaste face au succès populaire de cette institution culturelle.Comme quoi les gens s\u2019arrachent parfois à leur télé-réalité.J\u2019avoue avoir encore certains doutes quant au projet.Je ne suis toujours pas convaincu que l\u2019argent ainsi investi ne l\u2019aurait pas mieux été dans le réseau de bibliothèques publiques, par exemple.Je me méfie des grands projets.Mais ne boudons pas notre plaisir -d\u2019autant que je demeure à un jet de pierre de la bibliothèque - et laissons le temps juger de l\u2019impact réel qu\u2019aura la GBQ sur le monde des bibliothèques québécoises.Au tour de la santé Privatisons la SRC Dans ma récente chronique sur les écoles privées, je faisais le souhait de ne pas avoir à pondre un texte semblable sur le secteur de la santé dans un avenir rapproché.Aurais-je irrité les dieux (du libre marché)?En tous cas, les choses vont plus vites que je ne l\u2019aurais pensé! Voici le privé qui frappe à la porte de nos hôpitaux.Les compagnies d\u2019assurance peuvent dirent un gros merci à nos suprêmes juges qui ont cru de leur devoir de nous enseigner où résidait le bien public.Surprise, il se cachait chez le privé! Pour des esprits naïfs comme le mien, il y a apparence de conflit entre la mission d\u2019un réseau de santé moderne et équitable -qui vise à accorder des soins adéquats à l\u2019ensemble de la population, sans égard au rang social des citoyens \u2014 et celle des assureurs privés qui se résume, ma foi.à faire des profits.Ah oui, j\u2019oubliais, il y aura tout plein d\u2019argent neuf et les médecins ne se laisseront pas appâter par la promesse de salaires Pourquoi s\u2019arrêter en si bon chemin?Quand les patrons de TQS se plaignent de la concurrence déloyale de la télé de Radio-Canada, quand notre fière société Andrea Harland, 2005 ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 5 d\u2019État récupère de grands classiques américains tels que « Desperate housewives », il faut être conséquent : vendons au plus offrant, les profits serviront à payer la Commission Gomery.Les chiens urbains Je n\u2019ai rien contre les canidés qui se respectent.Je propose deux critères pour reconnaître ceux-ci : 1) la taille de la bête; 2) son lieu de résidence.Le chien digne de ce nom dépassera la taille d\u2019un chat adulte en bonne santé.Les entités qui n\u2019atteignent pas cette taille, somme toute modeste, sont faussement associées au canis familiaris.En réalité, ce sont des émissaires de Belzébuth, envoyés pour exaspérer la population par des aboiements continuels et par leur laideur repoussante.Si Yahvé avait eu le génie créatif de son confrère d\u2019en bas lors de l\u2019épisode des plaies d\u2019Égypte, le peuple d\u2019Israël n\u2019aurait pas moisi longtemps chez les pharaons.Mais non, il s\u2019est contenté de sauterelles et de grenouilles, de la petite bière.Second critère, le chien de plein droit, celui qu\u2019on ne peut confondre avec une saucisse à hot-dog ou une moppe sans le manche, préfère nettement vivre à la campagne où il peut gambader à son aise et délimiter son territoire en toute impunité.Pourquoi alors infliger à cette pauvre bête la vie en 4 et demi?Votre fidèle toutou et vos voisins vous en supplient : déménagez à la campagne, ça fera du bien à tout le monde.J Ce\tpen/tenb de doua.Que Jait un\\une bibliothécaire dan* as journée?« Ben eîîe aide surtout Je* jen* à chercher à trouver dan* îeur* recherche*.» K., /Mneure en éthique et droit, Université de Atontréaî La LIBRAIRIE MERCIER a pour objectif défaire tout son possible afin de simplifier uotre trauaii.Notre expérience nous permet d\u2019effectuer des recherches fréquentes pour uous, et ainsi, réduire le nombre de vos commandes et uous sauver du temps.Depuis 1952, nous desservons les institutions d\u2019enseignement et de recherche, telles que les bibliothèques municipales, scolaires, provinciales, fédérales et d\u2019hôpitaux.Nous comptons avoir le priuilège de bien uous seruir très bientôt.LIBRAIRIE MERCIER librairie agréée, 40, St-Joseph, Ste-Thérèse, Qc J7E 3L6 Téléphone : (450) 435-0581 Télécopieur ; (450) 430-1584 Volumes reliés de luxe Arts et histoire Littérature Scientifiques Médicaux Service de recherche 6 ARGUS / Vol.34, n\u201c 2, automne 2005 Les informations historiques sur le site de l\u2019Assemblée nationale du Québec Gaston Bernier gastonbemier@assnat.qc.ca Assemblée nationale du Québec.Informations historiques.(Documentation consultable à distance : http://www.assnat.qc.ca/fra/patrimoine/index.html) Au cours des 25 dernières années, les services de la Bibliothèque de l\u2019Assemblée nationale ont réalisé plusieurs ouvrages de consultation.Les uns font partie de la collection « Bibliographie et documentation », d\u2019autres, de la collection « Vie parlementaire »; quelques-uns sont diffusés de manière indépendante.Et encore faudrait-il ajouter les comptes rendus rétrospectifs des débats.Ces ouvrages publiés ne sont que la face visible de la documentation accumulée surplace au fil des ans.L\u2019ensemble de ce matériel documentaire était et est toujours utilisé par les référenciers, par les chercheurs et par les citoyens.Depuis 1990 environ, la direction de la Bibliothèque souhaitait que les données accumulées et publiées de manière éparse soient mises à disposition générale grâce au canal électronique.La cheville ouvrière de l\u2019entreprise, monsieur Gaston Deschênes, était convaincu que l\u2019Assemblée (tant la représentation nationale que le secrétariat administratif) et la société québécoise tireraient profit de leur regroupement sur un site électronique.Les données publiées ou inédites ont été intégrées très rapidement au présentoir.Les premières y ont été déposées en juillet 2001 : il s\u2019agissait des notices biographiques des 2000 parlementaires de 1792 à la législature en cours à ce moment-là.A l\u2019été 2003, on y déposait les résultats électoraux postérieurs à 1867.À la fin de 2004, on y a ajouté ce qui devrait constituer le dernier chapitre de la section, celui qui s\u2019intitule « Titulaires des ministères ».Le répertoire électronique, dans son état présent, contient 41 sous-sections.L\u2019index présente l\u2019ensemble des intitulés classés sous quatre sections : les parlementaires, les élections et les résultats électoraux, l\u2019Assemblée et, enfin, des liens complémentaires.Deux catégories d\u2019information sont présentées en introduction : un lexique des termes parlementaires (Le Parlement de A à Z) enrichi d\u2019une bibliographie présentée par thèmes et une chronologie de l\u2019histoire du parlementarisme québécois depuis 1867.Les deux premières sections offrent une perspective d\u2019ensemble de la réalité parlementaire et constituent comme une entrée naturelle dans le dépôt.Le lexique contient tous les termes courants en usage actuellement de même que des notions aujourd\u2019hui négligées ou oubliées.Au total, on y a épinglé environ 700 notions ou concepts.A côté du mot français, on donne l\u2019équivalent anglais, ordinairement une définition, parfois une description.Souvent, le corps de l\u2019article renvoie par un lien hypertexte à une liste bibliographique et à des données rétrospectives.Ainsi, à l\u2019entrée « Bibliothèque.», on présente le filon « bibliographie », lequel mène à une liste d\u2019une centaine de références.Il en va de même pour les termes plus proprement parlementaires comme « abstentionnisme », « commission », « députés », etc.À l\u2019occasion, on ajoute un commentaire spécial et on oriente le chercheur vers une autre adresse ou vers une autre section.La deuxième porte d\u2019entrée de la section est la chronologie parlementaire, laquelle va de 1867 à aujourd\u2019hui (en février 2005, elle contenait les faits de Tannée 2004).La date de départ devrait être bientôt repoussée à 1791.Si Ton compare cette section à la précédente, on se rend compte qu\u2019elle constitue une manière de corpus terminal : on peut y entrer mais, pour en sortir, il faut faire marche arrière.Les chercheurs intéressés par l\u2019actualité des années 1900 ou 2000 y trouveront réponses à leurs questions.Cependant, s\u2019ils veulent un complément d\u2019information, disons la notice biographique du ministre décédé cette année-là, ils devront eux-mêmes déterminer la voie à suivre.A la date du 14 décembre 2000, par exemple, on souligne l\u2019adoption d\u2019une motion dénonçant les « propos inacceptables » de Tex-député Yves Michaud.On aurait pu faciliter le déplacement vers sa biographie, vers le compte rendu et vers la motion elle-même.Après la manière d\u2019introduction que constituent le lexique et la chronologie, le présentoir offre trois regroupements : les parlementaires, les élections et leurs résultats depuis 1867 et, enfin, l\u2019Assemblée.La section intitulée « Les parlementaires » contient 23 sous-sections.Les ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 7 sous-sections les plus générales coiffent la section : hommes et femmes politiques depuis 1792, femmes députés depuis les années I960, mandats parlementaires les plus longs.La liste alphabétique des 2200 hommes et femmes politiques en fonction au cours des ans, à l\u2019exclusion des élus actuels, est cliquable et mène à leur notice biographique, laquelle peut, à son tour, conduire vers des éléments bibliographiques (Robert Bourassa : une douzaine de titres), vers des notices de parents (voir Honoré Mercier), vers des interventions faites à l\u2019Assemblée à condition qu\u2019elles soient consultables à distance (à partir de la notice de Lomer Gouin, on peut consulter les tables alphabétiques des débats de treize sessions et de là se diriger vers les passages du compte rendu).La même technique est utilisable dans les notices biographiques des députés actuels présentées sur la page d\u2019accueil principale et dont les plus récentes sont agrémentées de photographies.La pratique reste la même pour les listes qui suivent, celle des femmes parlementaires, celle des élus dont le nombre d\u2019années de service furent les plus longs, celle des lieutenants-gouverneurs, celle des présidents de l\u2019Assemblée, des vice-présidents, des premiers ministres (deux listes dont l\u2019une très détaillée), des chefs de l\u2019opposition officielle, des leaders parlementaires, des whips et des présidents de groupe et, enfin, des présidents ou vice-présidents de commission depuis une vingtaine d\u2019années.Les sous-sections suivantes portent sur le Conseil législatif, aboli en 1968.On y trouve la liste des présidents et celle des conseillers en poste entre 1867 et 1968.Cette dernière est ordonnée par le patronyme des conseillers et, en deuxième lieu, par divisions ou par « collèges électoraux ».Comme pour les élus, les listes sont cliquables et conduisent aux notices biographiques.Les sept sous-sections qui suivent sont consacrées aux gouvernements qui ont dirigé le Québec depuis 140 ans.Dans un premier tableau, on présente les ministres qui se sont succédé à la tête des ministères.D\u2019entrée de jeu, on y trouve une table alphabétique des mots significatifs des noms de ministères (Affaires culturelles, Communications., Cultures et communications., etc.).De là, après un clic, on dirige le chercheur vers la liste des titulaires successifs enrichie de la date de leur assermentation.Par la suite, on trouve des listes plus restreintes : ministres choisis hors du Parlement, vice-premiers ministres ou vice présidents du Conseil; ministres sans portefeuille et ministres d\u2019Etat; ministres délégués et, en dernier ressort, présidents du Conseil du trésor.Dans tous les cas, le filon mène de la liste à la notice biographique complétée d\u2019éléments bibliographiques et de là aux interventions faites à l\u2019Assemblée mais postérieures à 1994.La tranche de tableaux ou listes qui suit porte sur les données électorales depuis 1867.On en compte plus d\u2019une dizaine : les dates des consultations (complétées par la date du décret électoral et celle de l\u2019ouverture de la session), celles des élections partielles (circonscription et cause du départ du député sortant), les résultats par circonscription incluant noms des candidats, nombre de voix et majorité, une liste des élections annulées (année, circonscription, motif, etc.), une liste des élus par circonscription (et allégeance politique de chacun), une liste des partis politiques ordonnés d\u2019après les sigles, des tableaux statistiques 1) du nombre d\u2019électeurs inscrits, de leur nombre moyen par circonscription, du nombre de votes valides., 2) des députés élus sans opposition, 3) de la répartition des voix entre les partis lors des élections générales, 4) de la répartition des sièges, 5) de la présence féminine au sein de la représentation nationale.Passés les chapitres consacrés au Conseil exécutif et aux données électorales, on revient à l\u2019Assemblée et on aligne les informations essentielles sur les sessions et sur les législatures (numérotation, date d\u2019ouverture, de prorogation et de dissolution s\u2019il y a lieu et nombre de jours de séance), sur le nombre de séances par année civile, sur les dates de présentation du dépôt des crédits et du discours sur le budget depuis 1868 et, enfin, on donne une liste des secrétaires généraux de l\u2019Assemblée nationale et les années durant lesquels ils furent en fonction.La dernière partie porte le titre « Liens complémentaires ».Pour le moment, on n\u2019y trouve que les références aux comptes rendus des séances de l\u2019Assemblée antérieurs à 1963 et établis par les soins de la Bibliothèque (des années 1910 à 1932 pour l\u2019heure).À partir de là, on peut choisir le volume souhaité, tantôt telle ou telle séance, ou se reporter à l\u2019index, lequel indique le sentier à suivre pour retrouver un passage recherché.La section devrait être complétée par le signalement des débats publiés mais non encore consultables à distance, ceux édités par Gilles Gallichan (1837), par Cameron Nish (1841-1856) et par Alphonse Desjardins (1878-1892), ces derniers déjà insérés dans une liste consultable électroniquement à partir du texte introductif intitulé « Les débats antérieurs à 1963 ».Comme on peut le constater, le « télérépertoire » est un dépôt d\u2019une grande richesse documentaire et, pour tout dire, essentiel à qui s\u2019intéresse à l\u2019histoire électorale, parlementaire et gouvernementale du Québec.Surtout qu\u2019on vient de l\u2019enrichir en fournissant la localisation des archives des hommes et femmes politiques.On pourrait y ajouter de nouvelles sections.On devrait y reproduire la liste rétrospective des journalistes de la Tribune de la presse publiée en 1990 et mise à jour depuis.Au point de vue documentaire, on pourrait aussi compléter la liste des écrits des députés actuels et anciens, donner le signalement des comptes rendus inédits électroniquement, peut-être présenter une notice biographique des secrétaires généraux de l\u2019Assemblée et du Conseil.Du côté du Conseil, on pourrait diffuser la liste de ses orateurs et celle des comptes rendus et des procès-verbaux.On pourrait aussi présenter un tableau rétrospectif des 8 ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 indemnités versées aux parlementaires au cours des années.Il y aurait également des ajustements à faire.La bibliographie thématique est actuellement trop camouflée.Annoncée sous l\u2019alphabet index et placée entre crochets, les profanes ignoreront son existence même si la consultation du lexique les mène à des listes partielles.Certaines sous-sections devraient être rapprochées : par exemple celles qui s\u2019intitulent « Les femmes parlementaires.» et «La présence féminine ».Les personnes qui utilisent la liste des partis politiques aimeraient sans doute qu\u2019on l\u2019épure, qu\u2019on la complète, qu\u2019on ajoute les dates approximatives tout au moins de leur vie active ou leur date de naissance.Dans sa présentation actuelle, le « télécorpus » constitue une base de données essentielle sur les institutions représentatives laurentiennes.Les informations qui y sont déposées ont un caractère quasi officiel, donc des plus fiables, et elles sont contemporaines et à jour.Ce qu \u2019i&a peri/senb de nouyi.Queîîe/4 cbude/i Jaub-iJ pour ebre bibiiobhecaire?« Heu.je dirais que îc/4 ebude/s c\u2019e^b pa/S al impor-banb, c e/sb pîu>4 ^experience de bravait qui compbe.[.] je [ne] peruc pa/S que ça nece>4/sib\u20ac une Jormabion uni-ver/sibaire pour ça! » K., Bacc.études dentaires, Univer/sibc de Monbréai Prochaines formations offertes par la CBPQ \u2022\t14 octobre 2005 - Le service à la clientèle, une approche managériale appliquée au contexte des bibliothèques (Montréal) Objectifs : Sensibiliser aux fondements d'une approche managériale d'implantation d'une optique « service à la clientèle »; comprendre ce qu'est la qualité dans le service; iden-tifier les problèmes des usagers et du personnel des bibliothèques; connaître les outils de mesure de la satisfaction.\u2022\t28 octobre - La gestion des conflits en milieu syndiqué (Montréal) Objectifs : Connaître les règles particulières de gestion des conflits en milieu syndiqué; développer ou perfectionner des habiletés de résolution de conflits et de négociation.\u2022\t4 novembre - Développement des collections : Les incontournables de la littérature canadienne de langue anglaise et les outils de sélection (Montréal) Objectifs : Découvrir les différentes influences culturelles\\ courants culturels de la scène littéraire canadienne; connaître les grands thèmes et les nouvelles tendances; identifier les incontournables (écrivains et oeuvres); se familiariser avec les principaux outils de développement des collections pour la littérature canadienne anglaise.\u2022\t25 novembre - Le travail d'équipe: identifier les éléments clés pour performer (Montréal) Objectif : Définir les principales conditions de succès du travail d'équipe; consolider une équipe de travail.\u2022\t2 décembre - Développement des collections : Bande dessinée, langue seconde.Demi-journée (Montréal) -\tLe roman graphique et la bande dessinée au féminin Objectifs : Comprendre l'évolution de la BD moderne et ses derniers terrains d'expansion; identifier les nouveaux publics; connaître les incontournables du roman graphique et de la BD au féminin; découvrir les quelques outils de développement des collections.-\tLe phénomène Manga : autre culture, autre lecture Objectifs : Découvrir les caractéristiques du manga comme genre littéraire et moyen d'expression; comprendre les valeurs de la culture manga et observer leur impact sur le lectorat occidental; se familiariser avec la production manga à travers les oeuvres des grands maîtres mangaka.Vous pouvez consulter le programme des formations sur le site Web de la CBPQ à l\u2019adresse suivante : www.cbpq.qc.ca/formation_continue/fc_2005-2006/fc_ 2005-2006.html ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 9 ¦4 ^88 L'information circule \u2022 jpair* J Sc\"^, Sirsi et Dynix fusionnent.(Nous nous sommes dit que cette information vous intéresserait, puisque le savoir est au coeur de vos vies, n'est-ce pas?) Cette fusion vous donnera accès à de meilleurs produits, des services améliorés et davantage de choix.(Et qui n'aime pas avoir le choix?) Nos deux entreprises ont pour mission d'offrir un service hors pair aux bibliothèques et consortiums du monde entier.En unissant nos ressources, nous vous offrons tout ce dont vous avez besoin, encore mieux qu'avant.SirsiDynix.La fusion de deux entreprises avec une seule mission : améliorer les bibliothèques comme jamais auparavant.©SirsiDynix Unis.Pour mieux vous servir. Les portails de bibliothèque Nouvelles fonctionnalités, nouveaux défis Les auteurs présentent un survol des logiciels de portail de bibliothèque.La notion de portail de bibliothèque est d\u2019abord définie, puis sont présentées et expliquées les principales fonctionnalités de ce type de produit (métarecherche, personnalisation, authentification).On donne ensuite un aperçu du marché des logiciels de portail avant de soulever certaines questions liées à la fiabilité des résultats et à la formation des utilisateurs.Clément Arsenault Professeur adjoint, EBSI, Université de Montréal clement.arsenault@umontreal.ca François-Xavier Paré Bibliothécaire, Direction des bibliothèques - Bureau des systèmes, Université de Montréal francois-xavier.pare@umontreal.ca Library portals: new functionalities, new challenges The authors present a brief review of software for library portals.The concept of library portals is defined and their main functionalities subsequently presented and explained (meta search engines, personalization, authentication).A general survey of the market for portal software is given before addressing certain questions about the reliability of their results and user training.Introduction Au cours des dernières années, des logiciels spécialisés appelés portails de bibliothèque ont fait leur apparition.Ces outils, déjà adoptés par plusieurs bibliothèques, proposent de nouvelles fonctionnalités visant à faciliter le processus de recherche d\u2019information des usagers.Le présent article vise à clarifier le concept de portail de bibliothèque en décrivant les principales fonctionnalités de ce type de produit.Nous aborderons également certains aspects plus controversés des portails, car malgré le succès que connaissent ces logiciels, en particulier en milieu académique, plusieurs remettent en question certains des concepts fondamentaux qui sous-tendent ce type d\u2019outil ou, à tout le moins, nous mettent en garde contre les possibles conséquences de leur utilisation.Nous tenterons donc de mettre en lumière les impacts potentiels de l\u2019implantation d\u2019une telle technologie dans les bibliothèques.¦ Qu\u2019est-ce qu\u2019un portail?Le terme portail a été employé à toutes les sauces depuis quelques années.Zhou (2003) présente un historique détaillé des portails Web et de leur développement en bibliothèques.Il convient donc de retracer les divers usages de ce mot afin de bien comprendre ce qu\u2019il signifie dans le contexte particulier des bibliothèques.On a d\u2019abord utilisé le mot portail pour désigner un site Web regroupant dans une seule interface plusieurs ressources portant sur un même sujet ou destinées à un public en particulier.À titre d\u2019exemples, mentionnons : \u2022\tPortail régional de Montréal (http://www.montreal.gouv.qc.ca/) \u2022\tPortail du droit français (http://droit.org/) \u2022\tAfrik.com - Le portail de l\u2019Afrique et du Maghreb (http://www.afrik.com/) En fait, assez peu de choses distinguent les portails ci-dessus de n\u2019importe quel autre site Web, si ce n\u2019est leur aspect centralisateur.On y retrouve surtout des liens vers d\u2019autres sites, si bien que ce type de portail se veut avant tout un point de départ pour la recherche sur un sujet donné.Certains préfèrent donc employer le terme passerelle (gateway en anglais) pour désigner ce type de site.Par la suite sont apparus les premiers portails dits personnalisés, permettant à l\u2019usager de paramétrer l\u2019aspect et le contenu du site afin de mieux répondre à ses besoins d\u2019information.L\u2019exemple le plus connu est sans doute Yahoo! avec sa fonction My Yahoo!.En y entrant, l\u2019usager tape un nom d\u2019utilisateur et un mot de passe, ce qui permet au site de le reconnaître.L\u2019interface du site est alors adaptée en conséquence : l\u2019usager y retrouvera la météo de sa région, les nouvelles locales et celles liées à ses intérêts, le cours de ses actions en bourse, etc.Bref, le site est modelé en fonction de l\u2019utilisateur.Pour ce faire, il faut bien sûr que l\u2019usager ait, a priori, indiqué ses préférences lors de son inscription.De nombreuses entreprises ont également décidé d\u2019implanter de tels portails pour leurs employés afin de leur ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 11 donner accès à des informations personnalisées, à un historique de leur paie, etc.Ce type de portail, appelé portail institutionnel, est notamment utilisé dans de nombreuses institutions d\u2019enseignement afin de fournir de l\u2019information sur mesure aux différentes clientèles que représentent les étudiants, les professeurs et les employés1.¦ Le portail de bibliothèque Plus récemment est apparu un nouveau type de portail destiné aux bibliothèques.Ce dernier reprend certains aspects des portails présentés plus haut : il s\u2019agit d\u2019un site Web ayant une fonction centralisatrice et qui permet un certain niveau de personnalisation.Ce qui différencie ce portail de ses prédécesseurs, c\u2019est qu\u2019il met l\u2019emphase sur une nouvelle fonctionnalité, la métarecherche, à laquelle s\u2019ajoutent diverses fonctionnalités visant à faciliter la recherche de l\u2019usager.Plus précisément, les principales fonctionnalités qui caractérisent le portail de bibliothèque se situent à quatre niveaux : \u2022\tMétarecherche.Cette fonctionnalité permet de chercher simultanément dans plusieurs bases de données documentaires.La requête de l\u2019usager est envoyée à chacune des bases de données sélectionnées et les résultats provenant de toutes les bases sont présentés dans une seule et même interface, celle du portail.En plus des bases de données bibliographiques et plein texte, on peut envoyer des requêtes à des catalogues de bibliothèque, des dépôts institutionnels ou toute autre ressource similaire.\u2022\tPersonnalisation par la bibliothèque.La bibliothèque peut habituellement contrôler l\u2019apparence du portail (couleurs, logos, textes) ainsi que certains paramètres de recherche par défaut (par exemple le tri des résultats).Il est aussi possible de définir à l\u2019avance des groupes de ressources destinées à être interrogées simultanément (par exemple les catégories « Ressources en médecine » ou « Données statistiques »).\u2022\tPersonnalisation par l\u2019usager.Selon les produits, les portails de bibliothèque permettent aux usagers de conserver un historique de leurs recherches, de créer leurs propres listes de bases de données préférées ou encore de créer des alertes de type DSI (diffusion sélective de l\u2019information2).\u2022\tAuthentification.Les usagers doivent généralement s\u2019identifier au moment d\u2019entrer dans le portail en saisissant un nom d\u2019usager et un mot de passe.Ceci est nécessaire afin d\u2019avoir accès aux fonctionnalités de personnalisation décrites au paragraphe précédent.Qui plus est, le portail permet la recherche dans des bases de données dont l\u2019accès est souvent restreint par licence.La fonction d\u2019authentification permet ainsi de restreindre l\u2019accès aux bases de données à certains usagers ou groupes d\u2019usagers.Ces fonctionnalités seront examinées plus en détails dans les prochaines sections.Précisons d\u2019emblée que les différents produits n\u2019offrent pas tous les mêmes fonctionnalités.Nous tenterons donc simplement de donner un aperçu de ce qui est possible à l\u2019heure actuelle.Fonction : métarecherche La métarecherche3 est un processus qui permet essentiellement d\u2019interroger, de façon simultanée et par le biais d\u2019une interface unique, une multitude de ressources hétérogènes telles que des catalogues, des bases de données, des dépôts institutionnels, des services agrégatifs de périodiques, des encyclopédies et d\u2019autres sources d\u2019information en format numérique.Bien qu\u2019elle soit connue depuis longtemps et disponible depuis plusieurs années sur les gros systèmes commerciaux tels que Dialog, Lexis Nexis et Ovid, cette technique de recherche semble susciter, parallèlement à la mise en marché des produits commerciaux de portails de bibliothèque, un intérêt marqué.En effet, la fonction fédératrice du portail permet de capter, par le biais d\u2019une interface commune, la requête d\u2019un usager, puis de redistribuer celle-ci vers les serveurs des bases qui auront été préalablement sélectionnées, soit à la carte par l\u2019usager, soit par des regroupements préalablement établis par les bibliothécaires, soit par des regroupements automatiques liés au profil de l\u2019usager.Les réponses provenant de chaque serveur sont ensuite reçues et présentées à l\u2019usager dans une interface unifiée et un format passablement uniformisé.Cette forme de recherche s\u2019apparente, d\u2019une certaine façon, à celle effectuée par les métamoteurs de recherche tels que Metacrawler, Kartoo et Ixquick : plutôt que de se constituer un index local, ces outils redistribuent les requêtes vers un ensemble déterminé de moteurs de recherche.La métarecherche propre aux portails présente toutefois l\u2019avantage de lancer des requêtes vers des bases de données propriétaires, dont l\u2019accès est évidemment impossible aux grands métamoteurs publics.En ce sens, le portail devient une sorte de métamoteur du Web invisible (ou en tout cas d\u2019une partie du Web invisible, celle à laquelle la bibliothèque a légitimement accès).L\u2019intérêt que présente pour l\u2019usager la mise en place d\u2019un service de métarecherche est incontestable : il n\u2019a plus à se familiariser avec les interfaces natives des différents systèmes qu\u2019il veut consulter; il contrôle l\u2019interrogation de ces systèmes par l\u2019intermédiaire d\u2019une seule interface qu\u2019il peut apprivoiser à son rythme et paramétrer à son goût et selon ses besoins.Outre le fait d\u2019offrir un point d\u2019accès unique vers un ensemble hétéroclite de ressources documentaires, la fonction fédératrice du portail permet d\u2019accroître la visibilité des bases et des ressources disponibles dans une institution donnée.C\u2019est, par conséquent, un excellent outil pour mettre en valeur les ressources disponibles et pour en faire la promotion.Le regroupement des ressources sous diverses rubriques, par sujet, par type de contenu ou de documents, permet souvent à l\u2019usager d\u2019interroger des bases dont il ignore l\u2019existence et qui peuvent quelquefois 12 ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 s\u2019avérer très riches.Ainsi, le service de métarecherche offert par l\u2019intermédiaire du portail permet non seulement la découverte d\u2019informations, mais également la découverte de bases de données et de ressources documentaires (Sadeh, 2004, p.105).La métarecherche permet, dans une certaine mesure, de contourner le problème du choix des ressources à interroger puisque celles-ci sont présélectionnées par le bibliothécaire professionnel responsable des collections.Fait à noter, l\u2019étape de la sélection des sources est reconnue, depuis fort longtemps, comme une étapes cruciale du processus de recherche documentaire (Harter, 1986, p.125).Pourtant, des études récentes démontrent que les utilisateurs ont bien du mal à choisir la source appropriée, ne serait-ce que pour retrouver un type de document donné.Ainsi, selon l\u2019étude de Mittermeyer et Quirion (2003, p.49) portant sur les comiaissances documentaires des étudiants entrant au 1\" cycle, seulement 28,5% des répondants ont su identifier le type de source adéquat pour retracer un article de périodique.Selon Tallent (2004), la ségrégation des types de documents en bases distinctes constituerait l\u2019un des problèmes les plus frustrants pour les usagers qui ne comprennent généralement pas pourquoi il est impossible de retrouver des références d\u2019articles de périodiques dans le catalogue de la bibliothèque : Students have little patience for (or knowledge of) library distinctions regarding databases and e-journal collections.[.].For years, reference librarians have been telling students that journal articles are not included in the OPAC and for years students have been confused as to why; it never made sense to them.(Tallent, 2004, p.71) L\u2019expérience tend à démontrer que dans leurs recherches documentaires, les utilisateurs font généralement preuve d\u2019un haut degré de pragmatisme et tendent à réutiliser les sources qu\u2019ils connaissent et qui ont bien fonctionné dans le passé.Selon une récente enquête menée auprès des utilisateurs des Boston College Libraries (Tallent, 2004, p.72), ils sont également peu enclins à explorer des ressources qui n\u2019offrent pas un rendement certain.Selon la même étude, il est démontré que les fonctionnalités de type recherche rapide qu\u2019offre le service de métarecherche sont très populaires et appréciées des utilisateurs (Tallent, 2004, p.74).Cette fonction de recherche rapide, qui consiste surtout à présenter directement à l\u2019utilisateur une sélection des « meilleures » bases, vise à simuler le principe de fonctionnement des gros moteurs de recherche que l\u2019on retrouve sur Internet, dont le désormais incontournable Google.Il ne fait pas de doute que la popularité accrue de ces outils réside principalement dans leur simplicité d\u2019utilisation.Les études de comportement informationnel tendent d\u2019ailleurs à démontrer que les utilisateurs apprécient avant toute chose la simplicité d\u2019utilisation de ces outils et font un très faible usage des fonctions de recherche avancée disponibles (Spink et al., 2001).Avec ce type d\u2019outils, l\u2019utilisateur n\u2019a pas à se préoccuper du choix des sources, du type d\u2019information ou du format des documents qu\u2019il recherche; une simple boîte de saisie disponible dès la page d\u2019accueil lui permet de procéder à la recherche à l\u2019aide de quelques mots-clés.L\u2019option de recherche rapide, paramétrable sur la page d\u2019accueil du portail, se veut en quelque sorte une réponse au problème d\u2019érosion de l\u2019utilisation des services d\u2019information traditionnels dans les bibliothèques.Ce phénomène, observé depuis quelques années, indique que de plus en plus d\u2019usagers, en particulier les étudiants, délaissent les services offerts dans les bibliothèques au profit des moteurs de recherche Web (Griffith et Brophy, 2002; Detlor et al., 2003, p.41).Il semble, comme le rapporte Luther (2003, p.1), que «pour plusieurs utilisateurs, la qualité des résultats a moins d\u2019importance que le processus [de recherche] - ils s\u2019attendent à ce que le processus soit rapide et facile » (traduction des auteurs).L\u2019inclusion de fonctions de recherche fédératrice au sein des portails de bibliothèque saura peut-être séduire la « génération Google » et reconquérir ces usagers.Il est toutefois à souhaiter que la mise en place de fonctions de métarecherche permette aux bibliothèques de se repositionner afin de fournir un service compétitif et efficace en procurant davantage d\u2019autonomie à l\u2019usager (Maisonneuve, 2003, p.214), sans compromettre leur notoriété et leur avantage concurrentiel en tant que fournisseur d\u2019information de haute qualité (Jackson, 2002, p.36).Ces dernières années, la question de l\u2019interopérabilité des systèmes a été à l\u2019avant plan dans le milieu de la recherche d\u2019information.Il s\u2019agit bien sûr d\u2019une condition essentielle à la mise en place d\u2019un service de métarecherche.Étant donné la diversité et l\u2019hétérogénéité des sources d\u2019information interrogées (tant au niveau de leur structure, du type d\u2019information qu\u2019elles contiennent, du mode d\u2019encodage de cette information que de la configuration des serveurs sur lesquels elles résident), le paramétrage des protocoles de communication permettant le repérage et l\u2019extraction d\u2019informations peut être relativement complexe.Cet aspect semble d\u2019ailleurs se complexifier de plus en plus du fait de la multiplication des formats propriétaires (Dorner et Curtis, 2004, p.184; Pace, 2004).Dans leur rapport comparatif des produits commerciaux de portail de bibliothèque, Dorner et Curtis rapportent pas moins de 12 protocoles ou normes différents (les plus populaires étant Z39.50, MARC, XML et SQL), sans compter les formats propriétaires des fournisseurs (Dorner et Curtis, 2004, p.193).C\u2019est là un argument de taille en faveur de l\u2019achat d\u2019un produit commercial puisque la majorité de ces produits contiennent déjà, en bonne partie, les métadonnées descriptives et techniques nécessaires pour accéder aux principales ressources (nous en reparlerons plus loin).Le paramétrage local s\u2019en trouve grandement facilité, ce qui permet de mettre en place le service plus rapidement.ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 13 Outre les problèmes liés à l\u2019interrogation simultanée des sources, la phase d\u2019extraction pose également des défis particuliers.En général, la réponse des divers systèmes s\u2019effectue en deux temps : en premier lieu, seul le nombre (parfois approximatif) de résultats obtenus dans chaque source est présenté à l\u2019usager; ensuite, de façon automatique ou à la demande de l\u2019utilisateur, les résultats sont affichés.L\u2019unification et la présentation des résultats dans l\u2019interface peuvent s\u2019effectuer grâce à certaines métadonnées paramétrables dans le module de présentation.Il est à noter que si l\u2019élimination des doublons s\u2019effectue généralement grâce à l\u2019utilisation d\u2019identificateurs uniques (par exemple l\u2019ISBN et le DOI), on peut également la paramétrer localement selon des critères de comparaison plus ou moins stricts.Fait intéressant : dans l\u2019interface du portail, chaque résultat peut être accompagné d\u2019un bouton permettant d\u2019accéder au serveur OpenURL4 de l\u2019institution, donc à des services supplémentaires tels que l\u2019accès au texte intégral, la recherche dans le catalogue local ou une demande de prêt entre bibliothèques (en utilisant un logiciel comme SFX ou Link FinderPlus).Normalement, ces boutons apparaissent dans les diverses bases de données auxquelles l\u2019institution est abonnée, à la demande de celle-ci.Mais certains fournisseurs ne permettent pas d\u2019ajouter un tel bouton aux notices dans leur interface.Le portail permet donc d\u2019afficher un bouton OpenURL à côté de tous les résultats, même ceux provenant de bases de données qui ne sont pas « compatibles OpenURL ».Compte tenu de la réduction de la vitesse de transfert due à l\u2019engorgement des réseaux, il est d\u2019usage que, dans un premier temps du moins, seules les 10 ou 20 premières notices de chaque source soient extraites (ce nombre est généralement paramétrable).Cette limitation se fonde sur la prémisse selon laquelle l\u2019usager ne saurait que faire de centaines de références (Sadeh, 2004, p.109).Une telle pratique peut toutefois entraîner des conséquences négatives, par exemple lors de l\u2019application d\u2019un tri par perti- nence à l\u2019ensemble unifié des notices retournées.En effet, chaque ressource interrogée aura repêché un nombre différent de notices et n\u2019aura retourné que les 10 ou 20 premières, mais « premières » selon des critères locaux propres à chaque base.Est-il alors raisonnable d\u2019appliquer un classement par pertinence sur des notices préalablement triées par titre sur une ressource, par date de publication sur une autre ressource ou par fréquence d\u2019occurrence des mots-clés sur une troisième ressource?Le problème vient en majeure partie du fait que « l\u2019algorithme de tri par pertinence employé par un système de métarecherche doit être \u201cobjectif\u201d; il ne peut se baser que sur les documents extraits, sans pouvoir connaître les caractéristiques des autres documents contenus dans les ressources desquelles ils proviennent » (Sadeh, 2004, p.110, traduction des auteurs).Par contre, l\u2019environnement intégré qu\u2019offre le portail permet à l\u2019algorithme de classement d\u2019utiliser des paramètres relatifs au profil de l\u2019usager, ce qui peut représenter un certain avantage par rapport à un environnement traditionnel, où tous les usagers sont considérés de la même façon.La possibilité qu\u2019offre la métarecherche d\u2019interroger une multitude de sources à la fois est sans contredit très séduisante.S\u2019il n\u2019est plus problématique de combiner les sources, pourquoi se limiter à quelques sources alors que l\u2019on peut interroger constamment toutes les sources?En dépit du risque de bruit contextuel qu\u2019entraîne ce genre de comportement informationnel, il semble que ce phénomène ait déjà été constaté depuis un an ou deux suite à la mise en place successive de services de métarecherche dans les grandes bibliothèques, particulièrement aux États-Unis.Cette situation n\u2019est certes pas réjouissante pour les fournisseurs de contenu, qui voient leurs serveurs assaillis par une montée exponentielle de requêtes d\u2019activités de recherche.Afin de pallier ce problème et pour tenter de régulariser les procédures et les protocoles entourant la métarecherche, la National Information Standards Organization (NISO) a mis sur pied un projet réunissant des experts de plusieurs milieux.En résumé, ce projet se donne comme objectifs de permettre, dans le contexte d\u2019un environnement de métarecherche : \u2022\taux fournisseurs de services de métarecherche d\u2019offrir des services plus efficaces \u2022\taux fournisseurs de contenu d\u2019offrir un contenu rehaussé tout en protégeant le contenu intellectuel \u2022\taux bibliothèques de fournir des services qui les distinguent de Google et des autres services Web gratuits (NISO, traduction des auteurs) Une telle initiative vise donc à promouvoir l\u2019établissement de protocoles communs pour les éléments de communication, d\u2019authentification, de balisage et de description de l\u2019information nécessaires au bon fonctionnement de la métarecherche, dans le but de créer un terrain d\u2019entente acceptable pour ces trois principaux intéressés que sont les fournisseurs de services de métarecherche, les éditeurs (fournisseurs de contenu) et les bibliothèques (Luther, 2003; Pace, 2004).Souhaitons que cette initiative puisse à tout le moins fournir un environnement plus robuste et plus efficace à ce phénomène grandissant qu\u2019est la métarecherche.L\u2019établissement de protocoles communs pour le balisage et la description de l\u2019information intéresse grandement les bibliothèques.Ces dernières années, bon nombre de projets de recherche sur les normes de description et d\u2019analyse se sont intéressés au problème de l\u2019interopérabilité sémantique entre les différents systèmes documentaires.Plus particulièrement, la recherche sur le mapping terminologique5 a donné naissance à des projets présentant un intérêt certain dans le domaine de la métarecherche.Car le gros défi est là : comment assurer une recherche précise alors que la majorité des sources d\u2019information utilisent des normes de description, des terminologies et des systèmes de classification différents?En effet, la combinaison des sources, rendue possible par les modules de 14 ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 métarecherche, limite grandement l\u2019utilisateur dans l\u2019élaboration de ses stratégies, si bien que très souvent, seule l\u2019interrogation non ciblée par mot-clé (dans tous les champs) reste possible.Imaginons un utilisateur cherchant des ouvrages sur la douleur : il lance une requête simultanée dans un catalogue utilisant les vedettes-matière de la Library of Congress (LCSH), un catalogue utilisant les vedettes-matière de Laval (RVM) et la base de données Dissertation Abstracts.S\u2019il choisit de faire une recherche dans le champ sujet avec le terme anglais pain, il obtiendra des résultats pertinents de la première source sélectionnée, des résultats non pertinents de la deuxième source -puisque les ouvrages repêchés traiteront de boulangerie - et aucune référence de la troisième source - puisque le terme pain ne fait pas partie des descripteurs de cette base.L\u2019usager pourrait s\u2019en remettre au plus petit dénominateur commun, c\u2019est-à-dire la recherche non ciblée par mot-clé, qui lui donnerait sans doute plus de résultats, mais aussi beaucoup plus de bruit.L\u2019usager est-il bien servi par ce type de service?À vouloir rechercher dans tout, l\u2019usager, qui ne peut raffiner ses requêtes adéquatement, finit peut-être, paradoxalement, par trouver moins.D\u2019où la très grande importance de permettre à l\u2019usager de migrer au besoin de l\u2019interface de métarecherche du portail vers les interfaces natives des sources en consultation, interfaces qui lui fourniront des options plus élaborées puisqu\u2019elles sont paramétrées spécifiquement en fonction du type d\u2019information contenu dans leurs sources.Cette forme de « nivellement par le bas », où seule la recherche non ciblée par mot-clé est possible (malgré tous les problèmes qu\u2019elle comporte), est un des principaux reproches que les bibliothécaires et les autres spécialistes de l\u2019information font à la métarecherche.Afin de contourner ce problème, plusieurs projets d\u2019interopérabilité sémantique on vu le jour ces dernières années.Ils proposent des méthodes de mapping terminologique entre les langages documentaires employés dans divers systèmes d\u2019information, notamment dans le domaine de l\u2019accès multilingue (McCulloch, 2004).Le chemin vers l\u2019interopérabilité sémantique des systèmes d\u2019information est semé d\u2019embûches et le travail à accomplir est colossal.En attendant l\u2019implantation de telles fonctionnalités dans les systèmes de métarecherche, il faudrait peut-être s\u2019assurer de proposer aux usagers des regroupements de sources présentant le plus grand nombre possible de caractéristiques communes ou, du moins, de proposer des sources plus compatibles (par exemple en évitant de combiner des sources de langue différente).Il s\u2019agit d\u2019exercer un bon jugement dans le choix des sources, sans délaisser la mission de formation à la recherche documentaire, afin de permettre aux usagers de tirer tous les bénéfices possibles de la métarecherche tout en évitant de les leurrer en leur laissant croire que tout cela est « magique ».Fonction : paramétrage par la bibliothèque Lors de l\u2019implantation d\u2019un portail, la bibliothèque doit prendre certaines décisions quant à l\u2019aspect qu\u2019elle veut lui donner.Le paramétrage subséquent comporte ainsi plusieurs aspects.Il est habituellement possible, d\u2019abord, de contrôler certains éléments de l\u2019apparence visuelle du portail (couleurs, logos, polices des textes, etc.).On peut notamment faire apparaître le logo de la bibliothèque bien en vue sur toutes les pages et choisir un jeu de couleurs et des polices d\u2019écriture appropriés.Plusieurs institutions souhaitent harmoniser l\u2019apparence du portail avec le reste de leur site Web afin d\u2019obtenir une meilleure intégration de ce nouvel outil aux ressources existantes.Strauss (2002) remet même en question la pertinence de développer des portails spécialisés pour les bibliothèque et préconise plutôt le « déploiement de pages, canaux et \u201clucarnes\u201d » au sein du portail institutionnel (traduction des auteurs).Les modifications esthétiques sont souvent réalisées à l\u2019aide de feuilles de style (CSS), ce qui offre une marge de manœuvre intéressante tout en facilitant les changements.Il est à noter que tous les produits portails n\u2019offrent pas le même niveau de flexibilité quant à la modification de l\u2019interface.Les différents éléments textuels de l\u2019interface peuvent également être modifiés, que ce soit le nom des champs, les messages d\u2019erreur ou le contenu de l\u2019aide en ligne.Quelques produits commerciaux offrent une version française.Il demeure néanmoins nécessaire de modifier certains des textes pour refléter les particularités locales.La bibliothèque peut aussi déterminer les différents regroupements de bases de données présentés aux usagers.En effet, bien qu\u2019un usager puisse théoriquement effectuer sa recherche dans l\u2019ensemble des bases de données de la bibliothèque, il est préférable, dans la plupart des cas, de se limiter à un sous-ensemble de ces ressources.Il revient donc à la bibliothèque de bâtir ces ensembles de ressources en déterminant les catégories offertes aux usagers et, pour chacune de ces catégories, quelles bases de données en feront partie.Cette tâche n\u2019est pas aussi complexe qu\u2019il n\u2019y paraît, ne serait-ce que parce que la plupart des institutions ont déjà des listes de leurs bases de données classées par discipline, classement qui peut être reproduit au sein du portail.À titre d\u2019exemple, les catégories peuvent présenter une discipline particulière (Biologie, Musique, Sciences et technologies), un type de document (Thèses) ou encore un type de ressource (Catalogues d\u2019autres bibliothèques).Qui plus est, le portail permet de rendre des catégories visibles à certains groupes d\u2019usagers seulement (nous y reviendrons plus en détails dans la section sur l\u2019authentification).Un autre type de paramétrage concerne certaines options placées par défaut et liées à la métarecherche.On peut par exemple déterminer quel sera le nombre de résultats par page, si les notices s\u2019afficheront en format long ou abrégé, ou en fonction de quels critères les résultats seront triés au moment de la recherche.Certains produits permettent à l\u2019usager ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 15 de modifier ces options et d\u2019enregistrer ses préférences dans son profil.Néanmoins, la bibliothèque se doit de déterminer les paramètres de départ.Il convient ici de souligner une distinction importante entre les différents produits offerts en ce qui concerne la capacité de la bibliothèque à effectuer des changements.Certains fournisseurs gardent un contrôle presque complet sur la configuration du portail.Ainsi, lorsque des modifications s\u2019imposent, la bibliothèque doit contacter le fournisseur pour qu\u2019il les effectue.Ceci peut s\u2019avérer intéressant pour des institutions de plus petite taille, ou dont les ressources sont limitées, mais d\u2019autres bibliothèques préféreront avoir la liberté de configurer le portail elles-mêmes.Dans ce cas, un module d\u2019administration est mis à la disposition du client.Le fonctionnement des portails repose également sur ce qu\u2019on appelle une base de connaissances.Il s\u2019agit en fait d\u2019une liste des ressources dans lesquelles on peut effectuer des recherches.Pour chaque ressource, la base de connaissances contient toutes les informations nécessaires à la connexion : l\u2019adresse du serveur, les champs interrogeables, le mot de passe utilisé pour se connecter, etc.Cette base de connaissances est normalement bâtie par le fournisseur et contient de l\u2019information sur la plupart des ressources les plus répandues.Encore une fois, la bibliothèque peut avoir accès à cette composante via le module d\u2019administration.Les modifications à la base de connaissances peuvent être de deux ordres.Premièrement, bien que cette dernière contienne déjà plusieurs ressources, la bibliothèque pourrait vouloir ajouter des ressources locales.Deuxièmement, il est possible d\u2019influencer la mécanique de la métarecherche elle-même.Certains produits permettent à la bibliothèque de modifier les profils Z39.50 ou les connecteurs qu\u2019elle veut utiliser pour rechercher tel ou tel champ d\u2019une base de données.Il va sans dire que ce niveau de paramétrage est bien plus complexe que ceux mentionnés plus haut, si bien qu\u2019il requiert des connaissances plus poussées.Une autre façon d\u2019influencer la métarecherche est d\u2019accorder un poids plus ou moins grand à certaines ressources afin d\u2019influencer le classement des résultats provenant de cette ressource lors du tri par pertinence.Outre la question des délais, une autre raison susceptible d\u2019encourager une bibliothèque à effectuer elle-même ces changements est que dans certains cas, un coût est associé à chaque modification demandée par la bibliothèque.Si l\u2019on prévoit avoir beaucoup de modifications à faire (par exemple l\u2019ajout de nombreuses ressources locales), il peut donc s\u2019avérer avantageux d\u2019opter pour un module d\u2019administration local.En définitive, l\u2019effort requis variera considérablement selon le degré de personnalisation désiré par la bibliothèque.Mentionnons finalement que le paramétrage est souvent un processus itératif pour les bibliothèques, notamment en ce qui concerne l\u2019apparence et les catégories de ressources.Les commentaires des usagers et des bibliothécaires contribueront à rectifier le tir au besoin.Il est également utile d\u2019organiser des tests d\u2019utilisation (Allen, 2002) ou des groupes de discussion avec les usagers (Crowley et al., 2002) pour en savoir plus.Par ailleurs, les portails sont généralement en mesure de produire des statistiques d\u2019utilisation qui peuvent donner une idée des recherches effectuées par les usagers, des ressources et des catégories les plus utilisées et, ainsi, de fournir des indices sur le bien-fondé de certaines décisions prises lors du paramétrage.Fonction : personnalisation L un des aspects les plus intéressants des portails est la possibilité pour l\u2019usager de personnaliser son environnement de recherche.D\u2019abord, comme on l\u2019a mentionné plus haut, l\u2019usager est en mesure d\u2019établir des préférences quant à la recherche, surtout en ce qui a trait à l\u2019affichage des résultats.Le portail est d\u2019ailleurs en mesure d\u2019emmagasiner ce type de préférence et de s\u2019en « rappeler » d\u2019une session à l\u2019autre.L\u2019usager peut par exemple créer son propre regroupement de bases de données préférées et effectuer ensuite des métarecherches dans cet ensemble de ressources.L\u2019usager n\u2019a donc pas à se limiter aux regroupements disciplinaires prévus par la bibliothèque.La personnalisation amène également d\u2019autres possibilités intéressantes.Le portail permet aux usagers de sauvegarder une requête, par exemple dans le but de l\u2019exécuter à nouveau plus tard.Cette requête peut même faire l\u2019objet d\u2019une alerte (DSI).Dans ce cas, la requête est exécutée périodiquement et les résultats envoyés par courriel.Par ailleurs, il est possible pour l\u2019usager de sauvegarder des notices individuelles afin de se créer une banque de documents pertinents.On le voit, la personnalisation présente des avantages certains pour l\u2019usager.Le fait de pouvoir emmagasiner dans un même endroit des résultats provenant de plusieurs bases de données s\u2019avère fort utile et simplifie considérablement la tâche du chercheur.C\u2019est d\u2019ailleurs là une des forces des portails : ils offrent des services qui existent dans certaines bases de données (recherche, sauvegarde, alertes, etc.), mais d\u2019une façon intégrée, centralisée.En définitive, le portail est en mesure de mieux soutenir le processus de recherche de l\u2019usager que les diverses bases de données prises individuellement.Il en résulte également des bénéfices indirects pour les bibliothèques : à une époque où ces dernières se plaignent de perdre du terrain face au reste du Web, de telles fonctionnalités ne peuvent qu\u2019aider à attirer et, à l\u2019instar des portails commerciaux, à fidéliser la clientèle.La bibliothèque y gagne également en ce qui a trait à l\u2019image qu\u2019elle projette.Fonction : authentification Le Grand dictionnaire terminologique définit l\u2019authentification comme la « procédure consistant à vérifier ou à valider l\u2019identité d\u2019une personne [.] lors d\u2019un échange électronique, pour 16 ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 contrôler l\u2019accès [.] à un système informatique ou à un logiciel ».L\u2019usager doit donc entrer un nom d\u2019usager et un mot de passe pour pouvoir accéder au portail.Ces informations sont ensuite contre-vérifiées auprès d\u2019une base de données appelée annuaire, base qui contient des informations sur les usagers « légitimes ».Par exemple, dans le cas d\u2019une université, l\u2019annuaire en question peut être la base de données du regis-traire, qui contient de l\u2019information sur tous les étudiants, professeurs et employés.Lors du processus d\u2019authentification, le portail va donc consulter les informations du registraire afin d\u2019identifier l\u2019utilisateur.Il existe différents moyens de communication entre le portail et l\u2019annuaire, mais le plus en vue à l\u2019heure actuelle est une technologie appelée Lightweight Directory Access Protocol (LDAP)5.Mais pourquoi veut-on identifier ainsi les utilisateurs du portail?Il existe plusieurs raisons.D\u2019abord, si l\u2019on désire offrir des fonctions de personnalisation aux usagers, il faut pouvoir déterminer à qui l\u2019on a affaire.Ce n\u2019est donc qu\u2019après s\u2019être identifié que l\u2019usager peut accéder à ses requêtes sauvegardées, à ses préférences, etc.L\u2019utilisation d\u2019un mot de passe nous assure aussi que seule la personne concernée aura accès à ces informations sauvegardées, aspect non négligeable lié à la confidentialité.L\u2019annuaire contient souvent des informations sur l\u2019appartenance de l\u2019usager à un ou à plusieurs groupes personnes.Un usager pourrait donc se trouver dans la catégorie « employé », ou encore dans une catégorie plus restreinte comme « étudiant de première année au Département de chimie ».Le portail de bibliothèque est en mesure d\u2019exploiter ces informations pour offrir des interfaces de départ différentes, adaptées à chaque groupe, ou encore pour permettre à des groupes d\u2019accéder à des ressources qui sont inaccessibles à d\u2019autres.C\u2019est donc là un autre niveau de personnalisation, cette fois sur une base collective plutôt qu\u2019individuelle.La restriction des accès constitue une autre fonction importante de l\u2019authen- tification.Une partie considérable des bases de données présentes dans un portail de bibliothèque est protégée par licence.En forçant les gens à s\u2019identifier, on s\u2019assure que seuls les usagers légitimes peuvent accéder au portail.Une autre possibilité, s\u2019il l\u2019on ne voulait pas fonctionner avec des mots de passe, serait d\u2019autoriser l\u2019accès au portail en fonction de l\u2019adresse IP de l\u2019usager.De cette façon, les usagers pourraient accéder au portail sans s\u2019identifier, pourvu qu\u2019ils se trouvent dans la bibliothèque (ou sur le campus).Dans ce cas, on ne pourrait toutefois offrir de fonctions de personnalisation puisqu\u2019on ne saurait pas exactement à qui on a affaire.Un dernier avantage - un peu plus indirect - de l\u2019authentification : améliorer la qualité des statistiques d\u2019utilisation que la bibliothèque peut obtenir.A la base, un portail n\u2019est pas si différent d\u2019une base de données commerciale.On peut donc s\u2019attendre à pouvoir conserver des statistiques sur le nombre d\u2019accès au portail, le nombre d\u2019accès à chaque ressource accessible via le portail, etc.Mais comme l\u2019authentification permet d\u2019accéder à des informations sur l\u2019appartenance à des groupes, il n\u2019est pas exclu que l\u2019on puisse également obtenir des statistiques agrégées pour chacun de ces groupes.Il est ensuite plus facile de cibler ses efforts de marketing auprès de certaines clientèles.Il faut noter cependant que les statistiques, pour des raisons de confidentialité, ne sont pas compilées de manière individuelle.Le marché des portails Si les portails connaissent une certaine popularité depuis deux ou trois ans, c\u2019est qu\u2019ils répondent à de réels besoins.Puisque la demande est là, de nombreux fournisseurs se sont précipités pour prendre leur part du gâteau au cours des dernières années.Ainsi, à l\u2019heure actuelle, la plupart des grands fournisseurs de systèmes intégrés de bibliothèque offrent également un produit de type portail ou une quelconque solution de métarecherche.Parmi les gros joueurs, mentionnons IsacSoft, Endeavor, ExLibris, Fretwell-Downing, Innovative, SIRSI et WebFeat.Bien qu\u2019il existe souvent des différences notables en ce qui concerne les fonctionnalités, ces fournisseurs offrent des produits somme toute assez semblables dans leur philosophie.Le prix des produits de type portail est tributaire de divers facteurs, ce qui en explique la grande variation.Parmi les critères pouvant être utilisés pour déterminer le prix, on retrouve parfois le nombre d\u2019usagers que dessert la bibliothèque et le nombre de bases de données auxquelles elle a accès (et qui doivent être configurées pour la métarecherche).Il faut savoir qu\u2019outre le prix de départ pour l\u2019achat du logiciel et les coûts annuels de maintenance, certains fournisseurs exigent un certain montant pour ajouter une nouvelle ressource au portail.En bout de ligne, le coût peut donc varier de quelques milliers de dollars pour une petite bibliothèque publique à plusieurs dizaines de milliers de dollars pour une grande bibliothèque universitaire.Étant donné le prix considérable de ces produits, on peut se demander s\u2019il ne vaudrait pas mieux envisager un développement maison.Malheureusement, la chose est beaucoup plus facile à dire qu\u2019à faire : la nécessité de développer une base de connaissances constitue notamment un obstacle majeur puisque cela nécessiterait non seulement des centaines d\u2019heures de configuration, mais également des relations privilégiées avec tous les fournisseurs de bases de données.En effet, on voudra que ces derniers nous communiquent tous les changements majeurs apportés à leurs produits de façon à ce que ces changements soient reflétés le plus tôt possible dans notre base de connaissances.En bref, il s\u2019agit d\u2019une entreprise considérable que peu seraient en mesure de mener à bien.C\u2019est sans doute pourquoi jusqu\u2019ici, les bibliothèques ont généralement privilégié l\u2019achat d\u2019un produit commercial.Parmi les très rares exceptions, notons la California Digital Library (CDL) qui a développé, à partir de 1999, son propre logiciel de métarecherche sous l\u2019appellation ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 17 SearchLight (http://searchlight.cdlib.org/ cgi-bin/searchlight).Aucune personnalisation par l\u2019usager n\u2019y est toutefois possible.La CDL annonçait d\u2019ailleurs récemment qu\u2019elle avait fait l\u2019acquisition du logiciel MetaLib de la firme Ex Libris.Une autre initiative de méta-recherche similaire a été développée au Los Alamos National Laboratory (LANL) sous le nom de FlashPoint.En juillet 2004, FlashPoint permettait la métarecherche dans 13 bases de données différentes.Il ne faudrait pas oublier de mentionner également le logiciel MyLibrary (http://dewey.library.nd.edu/ mylibrary/), un portail de bibliothèque personnalisable lancé en 1998 à la North Carolina State University, et qui a été adopté par la suite dans plusieurs institutions dans le monde.MyLibrary ne comporte toutefois pas de fonctionnalités de métarecherche, si bien qu\u2019on ne peut pas véritablement le considérer comme un portail à part entière ou, à tout le moins, pas selon les critères que nous avons établis dans cet article.Il s\u2019agit tout de même d\u2019un des premiers exemples de personnalisation Web dans le milieu des bibliothèques, ce qui justifie son inclusion ici.Conclusion Ces dernières années, le développement des portails d\u2019entreprise a connu un essor fulgurant.Il est maintenant reconnu que la mise en place de tels systèmes permet indéniablement d\u2019accroître la visibilité et la productivité en stimulant les échanges de connaissances et la collaboration au sein de l\u2019entreprise (Detlor, 2004).Parallèlement à ce phénomène, des portails spécialisés pour les bibliothèques sont apparus, surtout dans les bibliothèques académiques et d\u2019autres grandes institutions.Ceux-ci ont d\u2019abord pris la forme de simples pages Web développées localement, par exemple la page d\u2019accueil de la bibliothèque sur laquelle sont présentées les ressources documentaires accessibles, regroupées et organisées sous diverses rubriques.Plus récemment sont apparus des produits commerciaux permettant de mieux intégrer 18 et d\u2019exploiter les diverses fonctionnalités qu\u2019offre le portail.Tel que nous l\u2019avons vu dans cet article, les avantages qu\u2019offre généralement le portail sont multiples : visibilité accrue des ressources de la bibliothèque, paramétrage et personnalisation des interfaces, gestion des accès, élargissement et simplification des fonctions de recherche.L\u2019achat d\u2019un produit commercial offre l\u2019avantage de mettre en place les principales fonctionnalités du portail de façon relativement simple et rapide.Evidemment, cela implique une certaine dépendance vis-à-vis du fournisseur, sans compter les coûts élevés d\u2019achat et des contrats de service de ces produits.L\u2019analyse des besoins par rapport aux divers produits disponibles doit être soigneusement préparée car ceux-ci offrent des services et des fonctionnalités diverses et à des coûts variables.Bien que les avantages qu\u2019offre le portail de bibliothèque soient indéniables, il ne faut pas voir l\u2019acquisition d\u2019un produit commercial comme une panacée aux problèmes récurrents de visibilité, de gestion et, en particulier, de l\u2019utilisation des ressources numériques auxquels les bibliothèques sont régulièrement confrontées.La mise en place et la promotion de programmes de formation des usagers seront toujours essentielles pour assurer une utilisation plus efficace et adéquate des ressources documentaires en bibliothèque.Plusieurs s\u2019inquiéteront du phénomène de « Googlisation » et de nivellement par le bas de la recherche d\u2019information qui semble se répandre pernicieusement.Avec la mise en place des interfaces de métarecherche des portails, la recherche par simples mots-clés dans une boîte de requête deviendra de plus en plus la norme.S\u2019il est souhaitable que la recherche d\u2019information se simplifie, il est de notre devoir de s\u2019assurer que tous les usagers y trouvent leur compte : ceux qui veulent une réponse rapide à un besoin simple, mais aussi ceux qui ont des besoins plus poussés.Le développement de requêtes complexes n\u2019est bien souvent possible qu\u2019à partir des interfaces natives des systèmes et il est donc bien important d\u2019établir des liens entre l\u2019interface du portail et les diverses interfaces des systèmes reliés.Il est essentiel de continuer à former les usagers à la recherche documentaire et à fournir des services de référence de qualité qui visent un équilibre acceptable entre l\u2019autonomie des usagers et la qualité des services que nous leur offrons.Notes 1.\tUn exemple parmi tant d\u2019autres : le portail institutionnel de la California Polytechnic State University (http ://portal demo.calpoly.edu/tour/).Notons par ailleurs que Lefèvre (2001) offre une typologie des portails plus détaillée.2.\tDSI : un service qui avise automatiquement l\u2019usager de l\u2019arrivée de nouveaux documents suseptibles de l\u2019intéresser (généralement par courriel).Il est habituellement nécessaire de définir un ou plusieurs profils d\u2019intérêts pour indiquer le genre de documents que nous aimerions recevoir.Une autre possibilité consiste à établir une DSI à partir d\u2019une requête de recherche : celle-ci sera réexécutée périodiquement et tous les nouveaux résultats seront expédiés à l\u2019usager.3.\tLe terme métarecherche est équivalent aux expressions recherche fédérée, recherche diffusée, recherche parallèle, recherche intégrée et recherche multibases ou multi-cibles.En anglais, on retrouvera notamment les expressions metasearch, federated search et broadcast search.4.\tPour en savoir plus sur OpenURL, on pourra consulter Vézina (2003).5.\tL\u2019établissement d\u2019équivalences ou de quasi-équivalences entre les termes et les concepts de deux ou plusieurs terminologies distinctes.6.\tPour une évaluation relativement exhaustive, consulter le rapport de Domer et Curtis (2003).ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 Bibliographie Allen, Maryellen.2002.« A Case Study of the Usability Testing of the University of South Florida\u2019s Virtual Library Interface Design », Online Information Review, vol.26, no l,pp.40-53.Bonnett, Monica.2001.«Personalization of Web Services: Opportunities and Challenges ».Ariadne, no 28.[http://www.ariadne.ac.uk/issue28/ personalization/intro.htrnl] Crowley, Gwyneth et al.2002.« User 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accessible.la connaissance.la liberté! Les Services documentaires adaptés aux personnes handicapées (SDAPH) de l'Université de Montréal ont pour objectif de rendre la documentation matériellement et intellectuellement accessible dans les délais les plus courts.Dans les locaux des SDAPH, plusieurs équipements adaptés sont disponibles et utilisés, tant par le personnel que par les étudiants, afin de permettre la conversion des documents sous la forme convenant à chaque étudiant.Le personnel qualifié initie les personnes handicapées à l'utilisation des différents équipements adaptés à leurs besoins.Il voit à ce que chaque étudiant ait accès le plus tôt possible aux documents qui lui sont nécessaires, dans le respect de son échéancier académique et sur le support qui convient à son handicap.Nicole Chamberland, Bibliothécaire auprès des personnes handicapées Services documentaires adaptés aux personnes handicapées (SDAPH), Université de Montréal nicole.chamberland@umontreal.ca Les Services documentaires adaptés aux personnes handicapées de l'Université de Montréal: Accessible learning.knowedge.freedom! Université de Montréal's Services documentaires adaptés aux personnes handicapées de l'Université de Montréal (SDAPH), an assistive documentation service for disabled persons at UdeM, has as a goal to make documents physically and intellectually accessible as quickly as possible.Specialized assistive technology is made available to both students and staff to facilitate the conversion of documents into formats appropriate to their needs.Training on this equipment is available fivm qualified personnel who also ensure that students obtain the documents they require within academic deadlines and formatted for their particular disability.Imaginez un instant.Étudiant à l'Université, vous avez des lectures à faire et des travaux à produire.Cependant, si vous êtes handicapé, votre quotidien ne ressemble en rien à celui d'un étudiant régulier et vous devez tout de même suivre vos cours tout en ayant à composer avec les difficultés reliées à votre handicap, quel qu'il soit.Quelles sont les ressources à votre disposition?Pour trouver réponses à ces questions \u2014 qui ne sont pas toujours évidentes pour l'ensemble de la population, nous vous proposons de découvrir la démarche que ces personnes handicapées doivent emprunter pour atteindre leurs objectifs académiques, en faisant connaissance avec les Services documentaires adaptés aux personnes handicapées de l'Université de Montréal (SDAPH).Bref historique Situées à la Bibliothèque des lettres et sciences humaines (BLSH), dans le Pavillon Samuel-Bronfman de l\u2019Université de Montréal, les SDAPH ont la responsabilité de donner accès à la documentation sous ses diverses formes à tous les membres de la communauté universitaire.Nous ne fonctionnons évidemment pas en vase clos.Nous obtenons une collaboration digne de mention de la BLSH, bien évidemment, comme de toutes les autres bibliothèques de l'Université de Montréal.Cette entraide se manifeste par une grande qualité de service et par une rapidité à répondre aux besoins documentaires des étudiants handicapés du campus universitaire.De plus, nous obtenons une collaboration extraordinaire de la part des professeurs, des départements et des facultés, des coopératives étudiantes, des maisons d'édition (québécoises, canadiennes, européennes et américaines), des services de conversion, et de tant d\u2019autres encore.Sans cette précieuse collaboration, il serait impossible de respecter les échéances.et il s\u2019avère que le facteur « temps » est extrêmement important aux SDAPH.Notre mission Handicap physique ou sensoriel égale souvent dépendance, isolement social et culturel, pauvreté matérielle et intellectuelle.La formation universitaire constitue sans doute une des meilleures avenues de libération qui s'offrent à l'individu atteint d'une incapacité : conquête de l'autonomie, réalisation de la ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 21 personne, intégration à la société et au marché du travail.Or, la formation universitaire implique obligatoirement l'utilisation constante et efficace de la documentation.Pour plusieurs étudiants handicapés, l'accès à la documentation comporte un ensemble de contraintes insurmontables sans une assistance spéciale.C'est à ce stade que nous intervenons : nos services s'adressent à la personne dans sa dimension intellectuelle, avec une approche humaine et personnalisée.Notre principal objectif est de rendre la documentation académique (ou autre) matériellement et intellectuellement accessible à nos usagers, et ceci dans les meilleurs délais.Pour ce faire, nous disposons d\u2019un personnel spécialisé de même que d'une technologie informatique adaptée.Particularités de notre clientèle Fondamentalement, nos étudiants sont semblables aux autres.Toutefois, pour maintenir le tempo des exigences académiques, et selon la nature de chaque handicap, certains doivent déployer des efforts supplémentaires et soutenus.Cela n'est pas toujours facile.Nos étudiants sont très déterminés et très courageux, mais ils sont tout de même confrontés à de multiples obstacles qu'ils doivent surmonter jour après jour.Ce qui les préoccupe davantage, c'est de pouvoir suivre leurs cours au même rythme que les autres, sans les tracas des modalités matérielles reliées à leur handicap.Pour ce faire, nous nous devons d'obtenir des professeurs le plan de cours et, surtout, la liste des documents obligatoires plusieurs semaines à l'avance afin de procéder à la conversion des dits documents et permettre ainsi à tous nos étudiants de débuter leur session aca-démique au même moment que les étudiants « réguliers ».Cela suppose, évidemment, une excellente participation de la part des professeurs ainsi que des conseillers du Bureau des étudiants handicapés (BEH) de l'Université.Notre rôle est de faire en sorte que ces étudiants puissent suivre le rythme d'une session académique sans être pénalisés par des délais ou des retards dans l'obtention de leur documentation sur cassette, sur cédérom, en braille, en gros caractères, selon les besoins et les goûts de chaque étudiant.Notre service est accessible à tous les étudiants handicapés de l'Université de Montréal, quel que soit le handicap.Il serait peut-être à propos d'expliquer brièvement comment ces étudiants avancent concrètement dans leur par- cours pédagogique, quels sont leurs rapports avec le Service et en quoi consiste notre rôle pour leur permettre d'accéder à la plus grande autonomie possible.En raison des difficultés inhérentes à leur situation, ils peuvent s'inscrire à deux cours par trimestre et avoir le statut d\u2019étudiant à temps plein.En ce qui concerne la passation des examens les étudiants handicapés disposent de temps supplémentaire, soit un 50 % additionnel au temps alloué par le professeur, tout en disposant, selon leurs besoins et les recommandations des professeurs, des appareils adaptés du Tableau A : Matériel disponible aux SDAPH \u2022\tDix (10) ordinateurs et logiciels (synthèse vocale, etc.); \u2022\tDeux (2) lecteurs optiques de caractères (liseuse de caractères en vue d'une conversion en braille); \u2022\tDeux (2) plages tactiles braille (permet aux non-voyants d'utiliser les ordinateurs); \u2022\tQuatorze (14) magnétophones à quatre pistes (permet notamment l\u2019enregistrement des cours et des livres sur cassette); \u2022\tTrois (3) imprimantes (laser, braille); \u2022\tDeux (2) télévisionneuses (écran de télévision permettant d\u2019agrandir le texte à lire (agrandissement variable, écran couleur); \u2022\tUn (1) moniteur de télévision grand format ; \u2022\tUne (1) caméra vidéo et magnétoscope permettant de visionner un cours pré-enregistré; \u2022\tUn (1) téléscripteur (clavier permettant les communications téléphoniques pour les personnes malentendantes); \u2022\tQuatre (4) tables électriques (table qui s\u2019ajuste à la hauteur des fauteuils); \u2022\tUn (1) photocopieur avec fonction d\u2019agrandissement.22 ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 Service.La surveillance est assurée par un personnel compétent ayant des acquis ou une formation en éducation et le retour des examens aux professeurs s\u2019effectue par notre messager.L'étudiant handicapé, pour suivre ses cours, a besoin d\u2019un soutien technique.En classe, certains prennent des notes, d'autres enregistrent le cours sur cassette ou sur disquette (s'ils possèdent leur ordinateur personnel portatif), ou alors ont recours à un « preneur de notes » (dans le cas des déficients auditifs et visuels).Dans un deuxième temps, ils se présentent au Service pour « transformer » l'information recueillie sous une forme plus pratique.C'est là qu'intervient l'outillage informatique.L'étudiant non voyant « transformera » ses notes en alphabet braille; l'étudiant malvoyant obtiendra une copie de ses notes en format agrandi et ainsi de suite, selon chaque cas.Au moment de remettre des travaux, il procédera souvent à l'opération inverse pour le bénéfice du professeur.Types d'appareils les plus utilisés Pour l'ensemble de nos productions maison, l'imprimante braille a remporté la première place de notre palmarès pendant plusieurs années.Pour la majorité des étudiants non voyants, c'était le support le mieux adapté, le plus précis.Mais depuis deux ans, la palme d'or revient au disque laser (cédérom) pour la plupart des enregistrements audio, qui remplace en grande partie les magnétophones quatre pistes, toujours utilisés par les étudiants non voyants pour l'enregistrement de leurs cours.Un nombre considérable de textes sont également enregistrés par des lectrices et des lecteurs formés sur place.Ainsi, les travaux de lecture arrivent dorénavant à l'étudiant sous la forme numérique du disque laser.Les étudiants non voyants prisent plus que tout la plage tactile (leur écran) et la synthèse vocale, sans quoi l'accès à l'écriture s'avère presque impossible.La tendance actuelle vise donc à transmettre les documents sur support numérique (cédérom) tandis que la production elle-même est effectuée par le personnel du BEH.Le disque laser favorise ainsi l'autonomie de ceux qui possèdent maintenant leur propre ordinateur à la maison.De plus, ces livres numériques peuvent être écoutés par l\u2019étudiant où il veut avec l\u2019aide d\u2019un petit lecteur numérique portable nommé « Victor ».La technologie permet même d\u2019indexer des ouvrages complets, ce qui donne à l\u2019étudiant aveugle la possibilité de naviguer facilement dans le contenu du livre.Pour les handicapés moteurs, nous disposons de tables électriques dont la hauteur peut être ajustée en fonction de la dimension des fauteuils et ce, qu\u2019ils soient motorisés ou non.Toujours en quête d'autonomie Les étudiants handicapés ont besoin d\u2019une assistance et d\u2019une supervision constantes pendant une certaine période afin de devenir de plus en plus autonomes.Chaque catégorie d'étudiants handicapés possède des limites différentes qu'il faut découvrir et parfois combler si possible.Il est très motivant et enrichissant de les côtoyer et de les suivre dans leur cheminement académique.En somme, nous apprenons d'eux autant qu'ils apprennent de nous.Les étudiants handicapés font preuve d'une indéfectible ténacité et visent le A+, rien de moins.Véritables héroïnes et héros, ils sont la preuve vivante qu'avec de la détermination, on peut atteindre ses objectifs.De quoi donner une leçon de courage aux gens qui capitulent au moindre obstacle, à la moindre épreuve.Comme ces étudiants réussissent très bien au baccalauréat, après avoir surmonté les difficultés d'adaptation, ils sont davantage motivés et confiants à l\u2019idée de poursuivre leurs études à des grades supérieurs.Maîtrise ou doctorat, rien ne les arrête.C'est un phénomène récent qui tend à prendre de l'ampleur, vu le nombre croissant d'entre eux qui s'y lancent.Cela démontre que, pour eux, les SDAPH sont en quelque sorte un tremplin.L'offre de services documentaires adaptés a stimulé la demande et l'avancement des étudiants vers les études supérieures, entraînant ainsi des besoins documentaires plus variés et étendus.En effet, lors des deux dernières années académiques, nous avons constaté une augmentation de 14 % de la clientèle, accroissement non négligeable qui ne manque pas d\u2019avoir un impact important : l\u2019accroissement de la demande de nos services.Nos projets Depuis ses débuts, notre service a connu un vif succès et s'est constamment adapté aux besoins particuliers de sa clientèle.Après 15 ans d'opération, nous pouvons affirmer sans prétention que les SDAPH offrent un soutien unique et remarquable.Les étudiants handicapés sont en droit de recevoir le même traitement que les étudiants réguliers, et c'est dans cet esprit que nous travaillons.A court terme, nous prévoyons offrir de nouveaux équipements et logiciels afin de favoriser davantage l\u2019autonomie des personnes handicapées.Pour nos étudiants, les SDAPH sont la plaque tournante qui ouvre les portes du savoir et du marché du travail.C'est le noyau central entre eux, les professeurs, les milieux professionnels et les milieux académiques.Ayant toujours gardé l'esprit ouvert, les services documentaires adaptés « s'adaptent » toujours progressivement aux besoins de sa clientèle.Désormais, les personnes handicapées étudient dans des conditions que nous désirons et espérons de plus en plus favorables.La recherche documentaire prend dès lors toute la place qui lui revient dans un milieu académique où les mots et les idées sont notre pain quotidien.ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 23 ________________________________________________________________________________________________________________________l SERVICE AUX INSTITUTIONS ET ENTREPRISES PRODUITS \u2022\tCD, livres (français et anglais) \u2022\tDVD/VHS, cédéroms et logiciels \u2022\tPartitions \u2022\tinstruments de musique et accessoires \u2022\tJeux (éducatifs et de console) \u2022\tPapeterie fine \u2022\tPublications officielles \u2022\tChèques-cadeaux SERVICES \u2022\tService personnalisé \u2022\tSalles d\u2019exposition \u2022\tEnvois d\u2019office/consignations \u2022\tService de recherche bibliographique \u2022\tCommandes spéciales \u2022\tRéparation d\u2019instruments et location de pianos, Montréal (Berri) \u2022\tCadeaux corporatifs \u2022\tService de réclamations d\u2019assurance GROUPE ARCHAMBAULT INC.® QUEBECOR MEDIA ARCHAMBAULT musique \u2022 lecture \u2022 vidéo (514) 849-6201 poste 493 camelot^â produits d\u2019informatique (514) 861-7376 Fax: (514) 861-7373 vie.pvm@camelot.ca Paragraphe livres anglais (514) 845-5811 paragraphbooks@paragraphbooks.com Librairies agréées en français et en anglais Information générale: (514) 849-6201 poste 493 Bibliothécaire en milieu carcéral : défis et enjeux Les bibliothèques de prison sont méconnues de la collectivité.Elles sont rarement mentionnées dans les documents publiés par les gouvernements ou par des particuliers.Les employés de ces bibliothèques travaillent dans un milieu unique et doivent relever des défis particuliers afin de mieux répondre aux besoins d\u2019éducation, d\u2019information et de loisirs des délinquants.Dominique Phaneuf Bibliothécaire, Centre de formation continue des Patriotes, Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Iles dominique_phaneuf@ssss.gouv.qc.ca Librarians in the prison environment: the challenges & the stakes Prison libraries are not well known by the masses.They are rarely mentioned in government publications or by the mass media.These libraries present a unique environment in which employees face the special challenges of answering inmate's educational, informational, and recreational needs.Introduction L\u2019une des grandes difficultés à laquelle sont confrontés les employés des bibliothèques en milieu carcéral est la méconnaissance, par la collectivité, des services offerts.De manière générale, occuper un poste de bibliothécaire dans une prison signifie travailler en solitaire et parfois être mal reconnu par ses pairs.En effet, pour chaque pénitencier, on ne retrouve qu\u2019un seul employé professionnel affecté à ce service.De plus, on ne reconnaît pas toujours à leur juste valeur les services documentaires fournis dans les pénitenciers et, par le fait même, leur contribution à la réhabilitation des délinquants.Fournir les services d\u2019une bibliothèque en milieu carcéral impose de nombreux défis.Outre le respect des contraintes liées à la sécurité et aux budgets, nous devons fournir des services similaires à ceux qui sont offerts dans la collectivité.Nous devons aussi apporter le soutien matériel et logistique nécessaire pour en assurer la bonne marche et remplir adéquatement la mission du Service correctionnel du Canada, celle de contribuer « à la protection de la société en incitant activement et en aidant les délinquants à devenir des citoyens respectueux des lois tout en exerçant un contrôle raisonnable, sûr, sécuritaire et humanitaire.» (SCC, 2005a) Contexte L\u2019établissement Archambault est un pénitencier fédéral pour hommes à sécurité moyenne.Il est réparti en trois pavillons et peut loger 425 détenus.Deux pavillons sont réservés à la population carcérale régulière et un pavillon accueille le Centre régional de santé mentale.Le Centre offre des soins aux détenus atteints de maladie mentale et de troubles de la personnalité.L\u2019établissement joue également un rôle régional en étant responsable de l\u2019hôpital régional.En plus des détenus de l\u2019établissement Archambault, l\u2019hôpital reçoit les détenus de tous les établissements.Les détenus sont admis à l\u2019hôpital suite à une hospitalisation, pour une convalescence ou pour des cas de maladies chroniques.L\u2019établissement offre plusieurs programmes et activités visant à favoriser la réinsertion sociale.Les détenus peuvent participer aux programmes de traitement de la toxicomanie, d\u2019acquisition de compétences psychosociales, de maîtrise de la colère et d\u2019aide aux détenus purgeant de longues sentences.Différents programmes de formation sont également offerts, notamment la formation de base aux adultes (alphabétisation et formation de la 1èr' à la sixième année), l\u2019enseignement secondaire, la formation professionnelle et l\u2019enseignement post-secondaire.La bibliothèque fait partie des activités offertes par l\u2019établissement.Clientèle et dotation La bibliothèque dessert plusieurs catégories de clientèles : les détenus, qui en constituent la majorité, le personnel ARGUS / Vol.34, n\" 2, automne 2005 25 enseignant, le personnel administratif et les agents de corrections.La famille des détenus ou leurs visiteurs (connaissances, avocat, etc.) ne sont pas autorisés à fréquenter la bibliothèque.Environ 25 % des détenus et 15 % du personnel utilisent les services de la bibliothèque.La bibliothécaire est responsable de conserver et de diffuser les documents de la bibliothèque et de développer des activités pédagogiques avec le personnel concerné (enseignants, agents de programmes, agents de libération conditionnelle, etc.).Elle s\u2019assure que les documents juridiques, de réglementation et officiels soient disponibles et à jour pour la consultation.Elle est également responsable des achats, des activités reliées au prêt et au retour des livres, des périodiques et des quotidiens.Elle doit surveiller les détenus utilisant les services de la bibliothèque lorsqu\u2019ils sont présents dans le local.Outre l\u2019employée, deux détenus travaillent à la bibliothèque à titre de commis.Sous la supervision de la bibliothécaire, les titulaires au poste exécutent l\u2019ensemble des tâches techniques nécessaires.Les principales tâches à accomplir sont : \u2022\tAccueillir, orienter et renseigner l\u2019usager; \u2022\tFaire le classement des documents; \u2022\tVoir à la distribution et au suivi des avis de retards; \u2022\tEffectuer les tâches relatives à la classification selon le système établi (système de classification Dewey); \u2022\tS\u2019assurer que les procédures administratives établies pour commander les livres, les quotidiens et les périodiques soient complétées; \u2022\tVoir à la préparation matérielle et faire la réparation des documents; \u2022\tVeiller à la propreté et à l\u2019entretien des locaux de la bibliothèque.Les détenus qui travaillent en milieu carcéral sont rémunérés, fis gagnent selon leur rendement entre 5,25 $ et 6,90 $ l\u2019heure.Les autorités peuvent suspendre le salaire de ceux qui refusent de travailler ou qui adoptent des comporte- ments entravant le bon fonctionnement des activités.Dans le milieu, travailler dans une bibliothèque est un privilège car il requiert un certain niveau de scolarité (secondaire 5) et une conduite exemplaire.Certains détenus ont des qualifications professionnelles dont il faut tenir compte.Il faut aussi souligner l\u2019importance de leur travail en les encourageant à acquérir et à développer des compétences qui leur seront utiles lors de leur retour dans la collectivité et qui faciliteront leur adaptation en milieu de travail.Collections En ce qui concerne les services et les collections de la bibliothèque, l\u2019établissement est tenu de respecter la Directive 720 du Commissaire du Service correctionnel du Canada, qui stipule : Il faut faire un effort raisonnable pour s\u2019assurer que le matériel soit disponible afin d\u2019appuyer les programmes offerts en établissement et de répondre aux besoins des délinquants en matière de loisirs, de culture, d\u2019éducation et d\u2019information.Là où cela est possible, l\u2019accès aux services des bibliothèques dans la collectivité doit être encouragé.(SCC, 2005b) Cette Directive précise également que les bibliothèques en milieu carcéral doivent s\u2019assurer que les documents juridiques, de réglementation et officiels soient disponibles et à jour dans les deux langues officielles.Cela comprend notamment la Charte canadienne des droits et libertés, le Code criminel du Canada, la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et son règlement d\u2019application et la Loi sur la protection des renseignements personnels.En plus de se conformer aux lois et aux directives, la bibliothèque doit établir et maintenir une collection répondant à l\u2019ensemble de la population, c\u2019est-à-dire selon le niveau d\u2019instruction, l\u2019âge, la langue et la culture.La collection de la bibliothèque est composée en grande partie d\u2019ouvrages de fiction.Plus précisément, nous retrouvons des ouvrages de fiction générale, des romans policiers, des suspenses, des romans-western, des histoires d\u2019horreur, des histoires fantastiques et des romans historiques.Dans la catégorie des ouvrages documentaires, les sujets couverts sont la philosophie, la psychologie, le droit, les biographies, l\u2019histoire, la religion, les beaux-arts, la sexualM, l\u2019économie et les sciences.Les bandes dessinées sont également très en demande par la clientèle.La bibliothèque possède aussi des documents à l\u2019intention des communautés autochtones et dans des langues autres que les deux langues officielles (espagnol, portugais et néerlandais).17 titres de périodiques, des ouvrages de référence et deux quotidiens complètent la collection.Par mesure de sécurité, certains sujets sont interdits.Ainsi en est-il des ouvrages sur les armes à feu, les sports de combat, la fabrication d\u2019alcool et les ouvrages à connotations raciales.De plus, la bibliothèque n\u2019offre pas d\u2019accès au réseau Internet.Le directeur de l\u2019établissement possède un pouvoir discrétionnaire sur tout matériel qu\u2019il estime susceptible d\u2019inciter les détenus à commettre des actes répréhensibles.Les services La bibliothèque offre plusieurs services aux détenus et aux membres du personnel dont le service de prêt, le service de référence, l\u2019émission de documents à l\u2019hôpital et à la détention et un service de formation.¦ Le service de prêt Toute personne qui désire se prévaloir du service de prêt doit remplir et signer un formulaire où elle s\u2019engage à se conformer aux règlements du prêt.Habituellement, le prêt est consenti aux détenus pendant les heures d\u2019ouverture de la bibliothèque.Pour permettre 26 ARGUS / Vol.34, n\u201c 2, automne 2005 au plus grand nombre de détenus de bénéficier de ce service, les heures d\u2019ouverture sont concentrées principalement en soirée, à raison de six heures par semaine, soit deux heures pendant trois soirs.De plus, des périodes de 30 minutes sont allouées pour chaque groupe d\u2019élèves (primaire et secondaire) en avant-midi et en après-midi.Le personnel peut se prévaloir de ce service en se présentant à la bibliothèque ou en prenant rendez-vous.¦\tLe service de référence La bibliothèque possède une collection d\u2019ouvrages de référence consultables sur place.Les détenus doivent se présenter au comptoir de prêt avec leur carte d\u2019identité.Ils peuvent consulter un maximum de trois documents à la fois.Un service de référence juridique, qui comprend une collection de lois et de règlements, est offert aux détenus.Généralement, la collection est consultée sur place.Pour les autres secteurs (hôpital et détention), les détenus doivent en faire la demande (feuille de requête) auprès de la bibliothécaire.¦\tÉmission de documents à l\u2019hôpital et à la détention Une bibliothèque « satellite » est mise en place dans chacun des secteurs.La collection est composée de monographies, de documentaires et de périodiques et elle est renouvelée chaque mois.Les détenus peuvent emprunter le nombre d\u2019ouvrages disponibles sur les rayons.Les politiques de prêt ne s\u2019appliquent pas pour ces deux secteurs car les détenus résident à ces endroits pour une période déterminée et retournent généralement dans leurs pavillons respectifs ou quittent l\u2019établissement.Activités de lecture en milieu carcérale Une grande partie des détenus ne perçoit pas encore la lecture et la bibliothèque comme utile à leur réinsertion sociale.Certains ne proviennent pas d\u2019un milieu socio-économique et culturel où la lecture fait partie intégrante des activités quotidiennes.De plus, les capacités générales d\u2019écriture et de lecture sont faibles.D\u2019après les tests qu\u2019ils subissent à leur arrivée, environ 65 % des détenus ont un niveau de scolarité de huitième année et 82 % inférieur à la dixième année (SCC, 2005c).Dans ce contexte, l\u2019équipe de la bibliothèque a cherché à développer le plaisir de lire chez les délinquants et à les amener à utiliser adéquatement les services offerts à la bibliothèque.Plusieurs activités ont été mises sur pied afin de développer et stimuler la lecture.En voici un bref résumé.¦\tAtelier de lecture L\u2019animation des ateliers de lecture est l\u2019un des moyens privilégiés pour faire connaître l\u2019écrit, quel que soit le support, à la population carcérale.En ce sens, les ateliers suscitent des échanges propices au développement de l\u2019intérêt pour la lecture.Élaborés en collaboration avec les enseignants des niveaux primaire et secondaire, ces ateliers sont basés sur une approche de création et d\u2019assimilation d\u2019une expérience à partir d\u2019un texte.À titre d\u2019exemple, dans un premier temps, nous présentons l\u2019activité.Ensuite, un texte est introduit et lu à voix haute.Chaque participant a une copie de l\u2019encadrement proposé.Enfin, nous amenons les participants à réagir à différents extraits du texte.Il est donc important de choisir et d\u2019adapter le matériel en fonction de chacun des niveaux.De manière générale, les participants s\u2019impliquent vivement dans les discussions et y trouvent beaucoup d\u2019intérêt.Nous sommes à même de constater une augmentation du nombre de participants au fil des mois.¦\tLes conférences sur les lectures Autre activité utilisée : Lire, un bonheur à partager.Cette activité permet aux délinquants de rencontrer des écrivains.Nous invitons des écrivains québécois de tous genres.Ces derniers viennent parler de leur univers en tant qu\u2019écrivain mais également de leurs expériences de lec- ture et de vie.Les détenus sont impressionnés par ces visites et les trouvent fort intéressantes.¦ Un salon du livre en milieu carcéral Un Salon du livre est également organisé avec la collaboration du personnel enseignant.Les détenus peuvent s\u2019y procurer des livres sur une multitude de sujets, des jeux éducatifs et des ouvrages de référence.Un important nombre d\u2019entre eux y participent.Cette activité est elle aussi très appréciée et fort attendue à chaque année.Conclusion À la lumière de notre expérience, les bibliothèques dans les prisons exercent une influence positive sur le comportement des délinquants pendant leur incarcération et, par la suite, lors de leur réinsertion sociale.En offrant un service de bibliothèque aux détenus, le système leur reconnaît un droit à l\u2019information et à la lecture.Compte tenu des diverses contraintes préalablement relevées, les employés constatent avec satisfaction les avantages qu\u2019en tirent les détenus et le personnel dans son ensemble.Bibliographie Service correctionnel du Canada.2005.Notre mission.Service correctionnel du Canada [http://www.cscscc.gc.ca/text/organi/org ane01_f.shtm] Service correctionnel du Canada.2005.Directive du Commissaire 720 - « Éducation des délinquants ».Service correctionnel du Canada [http://www.csc-scc.gc.ca/text/plcy/doc/ 720-cd.pdf] Service correctionnel du Canada.2005.Programmes d\u2019éducation et d\u2019emploi.Service correctionnel du Canada [http://www.csc-scc.gc.ca/text/prgrm/ correctional/educ_f.shtml] ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 27 EBSCO Bases de données sur Internet Par l\u2019intermédiaire d\u2019Internet, EBSCO/mst vous donne accès à de l\u2019information provenant du monde entier.Nos bases de données sont façonnées pour les chercheurs de tous niveaux et de toutes disciplines.Elles fournissent des textes complets, des index et des résumés de millions d\u2019articles.Des magazines, bien sûr, mais également des journaux, des livres de référence et des brochures.\u2022\tPlus de 70 bases sur différents sujets.\u2022\tMise-à-jour constante.\u2022\tRecherche plein texte.\u2022\tAccès illimité sur le campus (adresse IP) et hors campus (par mot de passe).\u2022\tStatistiques d\u2019utilisation du produit (via EBSCO admin).\u2022\tGraphiques, tableaux et photos.\u2022\tNote informant l\u2019usager si le titre est disponible en format papier à la bibliothèque.Parce qu\u2019EBSCO/zcrsf™ porte le nom d\u2019EBSCO, vous avez la garantie que vous recevrez le service de qualité auquel vous êtes habitué.EBSCO Canada Ltée, une équipe branchée pour un service performant! EBSCO CANADA Ltée.Membres du groupe EBSCO Information Service.2.Boul Desaulniers, suite 660 \u2022 St-Lambcrt, Québec \u2022 J4P 1L2 (450) 672-5878 / 1-800-361-7322 Place à la Grande Bibliothèque L\u2019avènement de la Grande Bibliothèque s\u2019avère un succès qui mérite d\u2019être souligné et qui Jocelyne Dion\trejaillit sur l\u2019ensemble de la profession.Son inauguration, empreinte de solennité et d\u2019émo- jodion@sympatico.ca\ttion, a donné lieu à un concert d\u2019éloges saluant au passage la beauté des lieux et le profes- sionnalisme des artisans à l\u2019origine de la naissance d\u2019une institution culturelle attendue depuis longtemps.La nouvelle venue se démarque en offrant un vaste éventail de collections et de services pouvant répondre aux besoins de tous les types d\u2019usagers, à tous les âges de la vie.La réponse enthousiaste du public témoigne de la nécessité d\u2019un tel équipement, défendu avec ferveur et ténacité par Lise Bissonnette, sa présidente-directrice générale.La Grande Bibliothèque opens its doors The success of the opening of la Grande Bibliothèque is an event worth underlining and which reflects well on the entire profession.Long awaited, the Library's solemn and emotional inauguration gave place to praise for its architectural craftsmanship and the beauty of its surroundings.This new cultural institution stands out by virtue of the breadth of its a collections and the number of its services, meeting the needs of every type ofpatron at all stages in their lives.The public's enthousiastic response proves that such an establishment was needed, the construction of which Lise Bissonnette, its president and director general, tenaciously and confidently shepherded.L\u2019heure est solennelle, le moment, historique.Bientôt, les dignitaires, premier ministre en tête, fouleront le tapis rouge pour inaugurer en grande pompe la nouvelle Bibliothèque nationale du Québec.Lise Bissonnette, présidente-directrice générale, ferme la marche, émue.Tout le parterre des invités applaudit cette grande dame qui a porté et défendu ce projet tant attendu et qui a su le mener à terme avec brio.Les discours témoignent de la fierté éprouvée face à la réalisation d\u2019une œuvre gigantesque, novatrice et mobilisatrice.Fierté et émotion L\u2019allocution de Lise Bissonnette fut « d\u2019une grande beauté poétique et lumineuse » (Tremblay, avril-mai 2005, p.A2).En s\u2019appuyant sur l\u2019histoire difficile de la lecture et des bibliothèques québécoises, inspirée par les vers d\u2019Anne Hébert, auteure des Chambres de bois, elle a rendu un hommage senti aux nombreux bâtisseurs de ce temple de la lecture et de la culture, et plus particulièrement à ses alliés, les bibliothécaires.En fait, l\u2019inauguration de la Grande Bibliothèque s\u2019est révélée être une opération de relations publiques exemplaire.Jamais n\u2019a-t-on autant parlé de livres, de l\u2019importance de la bibliothèque dans la vie citoyenne; jamais n\u2019a-t-on aussi bien mis en lumière l\u2019expertise exceptionnelle des bibliothécaires! «Ça prend quelqu\u2019un», titrait judicieusement Foglia (2005, p.A5).Voilà enfin une victoire que nous partageons avec Madame Bissonnette et, il faut le dire, que nous lui devons amplement.L\u2019enchantement s\u2019est poursuivi lors de la visite des lieux.Si le bâtiment de verre et d\u2019acier ne fait pas l\u2019unanimité, son aménagement intérieur lumineux, lui, fait consensus.La splendeur des espaces nous saute à la figure en dégageant une atmosphère à la fois feutrée et confortable.Indéniablement marqués au sceau de l\u2019esthétisme et de la simplicité, le décor et le mobilier permettent d\u2019inspirantes extrapolations.Même les habitués de l\u2019ancien édifice Saint-Sulpice y retrouvent un air de déjà-vu : respect de la clientèle, souci de ne pas bousculer.Comment ne pas être impressionné par la richesse renfermée dans les différentes salles?En déambulant à travers les chambres de bois, faites de lattes de bouleau jaune, et leurs multiples collections, nous manquons d\u2019yeux et d\u2019oreilles pour en saisir toute la quintessence.Bien sûr, l\u2019équipement, à la fine pointe, attire notre attention et suscite même l\u2019envie.Les usagers de nos bibliothèques s\u2019identifient d\u2019abord aux lieux qu\u2019ils fréquentent.Voilà pourquoi cette institution jouera un rôle essentiel.Le processus d\u2019identification aux bibliothécaires, médiateurs de lecture et de culture, ne se produit que plus tard.« Pour que cette bibliothèque entre dans notre imaginaire ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 29 collectif, il lui fallait une adresse », écrivait Josée Boileau (2005, p.B4).Nathalie Pétrowski (2005, p.2) ajoutait le lendemain : « Je ne nie pas qu\u2019il faille quelqu\u2019un pour allumer l\u2019étincelle de la lecture, mais je crois qu\u2019il faut aussi un lieu, un symbole, quelque chose de physique, de matériel et de ras-sembleur qui envoie un message à toute la société ».Innovation L\u2019omniprésence des ordinateurs, des périphériques - lecteurs reproducteurs de microformes, numériseurs et imprimantes - et des postes pour l\u2019emprunt de documents en libre service, rappelle combien les bibliothèques d\u2019aujourd\u2019hui s\u2019inscrivent dans la modernité.Judicieusement installés près des aires de service, là où les préposés peuvent rapidement venir en aide aux plus démunis, disséminés à travers les collections pour répondre aux besoins ponctuels, les ordinateurs restent des outils au service des usagers.On a prêté une attention particulière aux personnes handicapées qui disposent de postes équipés de logiciels spécialisés pour la consultation de transcriptions en braille, la synthèse vocale et le grossissement d\u2019écran, en plus des collections provenant de la Magnétothèque, de l\u2019Institut Nazareth et Louis-Braille.L\u2019aménagement des espaces a été prévu pour faciliter les déplacements.Les amateurs de films et de musique, quant à eux, ont accès à des postes d\u2019écoute et de visionnement dans des fauteuils très confortables.Les postes d\u2019écoute sont ou seront offerts en trois versions : pour l\u2019écoute de sélections régulièrement renouvelées, pour le bouquinage musical et pour l\u2019écoute d\u2019enregistrements provenant de la collection universelle ou de la collection patrimoniale.De plus, deux salles de musique électronique, véritables studios, facilitent l\u2019utilisation de logiciels spécialisés permettant aux musiciens amateurs d\u2019interpréter, de manipuler ou de créer une œuvre inédite.Finalement, une 30 logithèque et un laboratoire de langue complètent l\u2019ensemble de l\u2019offre.La bibliothèque abrite le Centre québécois de ressources en littérature pour la jeunesse, qui renferme plus de 50 000 ouvrages.Unique en Amérique du Nord, celui-ci est exclusivement dédié à la conservation et à la diffusion de collections en littérature jeunesse de langue française.Certaines des œuvres, accessibles à distance via le portail de la Bibliothèque nationale1, ont été sélectionnées pour faire partie de la collection numérique à cause de leur caractère rare et exceptionnel.La Grande Bibliothèque a aussi mis sur pied un Carrefour Affaires destiné aux entreprises et aux particuliers désireux d\u2019obtenir de l\u2019information stratégique.Ce nouveau service de recherche, tarifé, fournit de l\u2019information confidentielle dans un délai de 24 à 72 heures selon la complexité de la demande.A proximité, un Centre Emploi-carrière, fonctionnant en partenariat avec Emploi-Québec, offre des services et des ressources aux personnes qui cherchent un emploi ou qui désirent réorienter leur carrière.Finalement, il reste à souligner la présence d\u2019une collection multilingue reflétant la diversité des communautés culturelles du Québec.Une collection d\u2019ouvrages de base sur le Québec, terre d\u2019accueil des nouveaux arrivants, ainsi qu\u2019une cartothèque, fort utile pour planifier voyages et randonnées, font aussi partie des services offerts.Les documents de la collection universelle sont regroupés par thème.La signalisation, omniprésente, s\u2019avère essentielle au repérage car le classement, à une première visite, nous apparaît éclaté.De plus, les bibliothécaires ont élaboré des systèmes de classement spécifiques pour certains types de documents : les journaux et périodiques, les documents des collections spéciales (affiches, estampes et cartes postales), les microformes, les enregistrements sonores et les films.Les romans sont réunis par genre : sentimentaux, historiques, policiers, fantastiques et de science- fiction, puis classés selon l\u2019indice Cutter; le nom de l\u2019auteur figure au-dessus de l\u2019indice Cutter.La base de données Romans@lire2, disponible sur le portail, est un outil supplémentaire unique mis au point par les bibliothécaires pour faciliter et guider les choix des usagers.Tous les romans et recueils de nouvelles québécois ainsi que toutes les œuvres écrites en français ou traduites depuis 2000 y sont répertoriés.Romans@lire propose un éventail de clés de recherche, autant de portes d\u2019entrée possibles pour les amateurs : par auteur, titre, sujet, lieu, personnage ou prix littéraire, par genre littéraire ainsi que par l\u2019époque dans laquelle se déroulent les histoires.La Bibliothèque nationale affiche haut et fort ses valeurs en publiant la Déclaration de services aux citoyens, en ligne sur le portail, qui sera une source d\u2019inspiration pour tous les milieux documentaires.Déjà le portail regorge de ressources pour tous les publics.Un soin particulier a présidé à l\u2019élaboration de l\u2019interface, très conviviale, de L\u2019espace jeunes, et plus particulièrement pour la recherche au catalogue.Un extranet a aussi été mis en place spécialement pour les bibliothèques publiques, dans un premier temps.Carrefour de ressources virtuelles et de partage d\u2019expertise, il met à la disposition des membres inscrits une panoplie d\u2019outils spécifiques - documentation professionnelle, PEB, abonnements en consortium, etc.Bref, tant les lieux physiques que l\u2019espace virtuel offrent de multiples possibilités de découvertes et de services, pour tous les types d\u2019usagers, à tous les âges de la vie.Mobilisation Depuis l\u2019ouverture, le succès de la Grande Bibliothèque ne se dément pas.Lors des deux journées portes ouvertes, 18 000 visiteurs ont attendu en ligne bien sagement avant d\u2019en franchir le seuil.Après la première semaine suivant l\u2019ouverture, 63 000 personnes avaient déjà visité les lieux; la semaine suivante, 49 000.Le mardi semble être la journée ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 la plus achalandée : on a enregistré 13 000 personnes un mardi de mai.La bibliothèque reçoit déjà un public d\u2019habitués qui y viennent tous les jours pour lire, écouter de la musique, visionner des films ou mener travaux et recherches.Il en va de même en ce qui a trait aux abonnements.À la fin mai, la Grande bibliothèque comptait déjà 130 000 abonnés, dont 65 000 hérités de la Bibliothèque nationale.Encore aujourd\u2019hui, on y fait la queue pour avoir le privilège de s\u2019y inscrire.Durant les deux premières semaines, la bibliothèque a enregistré respectivement 50 810 et 44 291 prêts de documents.Les rayons de DVD se sont retrouvés vite dégarnis, tant dans l\u2019espace jeunes qu\u2019au 4e étage, toujours très achalandé.Partout, on y croise autant de jeunes que de plus âgés.Parents et grands-parents accompagnent les petits à l\u2019espace qui leur est dédié.Les communautés culturelles, et particulièrement la communauté asiatique, forment le tiers de la clientèle.La Grande Bibliothèque exerce un pouvoir d\u2019attraction indéniable qui contribuera fort probablement à hausser les taux de lecteurs et d\u2019abonnés dans nos bibliothèques, un domaine dans lequel le Québec a un grand retard à rattraper.Le succès de la Grande Bibliothèque repose avant tout sur la ténacité de sa présidente-directrice générale, Lise Bissonnette, qui a été nommée personnalité de la semaine par le journal La Presse, le 8 mai dernier.Cet honneur, hautement mérité, rejaillit sur toute la profession.Elle se dit d\u2019ailleurs entourée de gens engagés au service de la communauté et désireux de transmettre leurs connaissances.N\u2019est-ce pas elle qui a déclaré, lors d\u2019un entretien récent, qu\u2019« on ne peut pas faire de bonnes bibliothèques sans avoir de bons bibliothécaires » (Leroux, janvier-mars 2005, p.11)?Notes 1.http://www.bnquebec.ca/portal/dt/ accueil.html.2.Voir « Romans@lire : une base de données de romans en français », Argus, vol.34, no 1 (printemps-été 2005).Bibliographie À rayons ouverts : chroniques de la Bibliothèque nationale du Québec (déc.2003-printemps 2005), no.58-63.Boileau, Josée.2005.«Le livre enchanté », Le Devoir, 1\" mai, cahier B, p.4.Documentation et bibliothèques, vol.51, no 1, (janvier-mars 2005), 64 p.Dubuc, Alain.2005.« Un grand projet structurant », La Presse, 30 avril, cahier A, p.25.Foglia, Pierre.2005.« Ça prend quelqu\u2019un ».La Presse, 30 avril, cahier A, p.5.Gravel, Pauline.2005.« BNQ : accueil enthousiaste du public ».Le Devoir, 2 mai, cahier A, p.4.Leroux, E.2005.« Entretien avec Lise Bissonnette, présidente-directrice générale de la Bibliothèque nationale du Québec », Documentation et bibliothèques, vol.51, no.l (janvier-mars), pp.7-12.Pétrowski, Nathalie.2005.« Une chambre à soi ».La Presse, 2 mai, cahier Arts et spectacles, p.2.Richer, Anne.2005.« La personnalité de la semaine : Lise Bissonnette ».La Presse, 8 mai, cahier Affaires, p.16.Tremblay, Odile.2005.« Baptême d\u2019une Grande Bibliothèque ».Le Devoir, 30 avril-lcr mai, cahier A, p.2.Turcotte, Claude.2005.« Grande bibliothèque : l\u2019engouement persiste.Le public continue de se ruer aux portes, un mois après l\u2019ouverture ».Le Devoir, 30 mai, cahier A, p.1.Venne, Michel.2005.« GBQ : la force d\u2019une institution ».Le Devoir, 2 mai, cahier A, p.7.Vous avez envie de réagir après la lecture d\u2019un article de la revue?Toute personne désireuse d\u2019apporter son point de vue, ses réflexions ou ses commentaires peut les expédier par courrier, au 353, rue St-Nicolas, bureau 103, Montréal (Québec), H2Y 2P1, par télécopie : (514) 845-1618 ou par courriel : info@cbpq.qc.ca à l\u2019intention du Comité de rédaction, au secrétariat de la CBPQ.Activités d'anilhation du Livre-jeunesse Dans le cadre des activités entourant la désignation par l\u2019Unesco de Montréal, Capitale mondiale du livre 2ooç, la Ville de Montréal, en collaboration avec la CIVPQ et la Çociété documentaire multimédia, est fière d\u2019offrir aux divers personnels oeuvrant auprès des J à ic ans, une formation axée sur l\u2019animation du livre jeunesse.Pour plus d'information : WWW.cbpq.qc.ca/actualités/ formationOdM_color.pdf ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 31 36e congrès annuel de la CBPQ : Séduire et fidéliser : Stratégies et finalités Catherine Fortier Bibliothécaire de référence, Université de Montréal c.fortier@umontreal.ca Ingrid Lecours Bibliothécaire de référence, École de technologie supérieure Ingrid.lecours@etsmtl.ca Du 18 au 20 mai dernier, à l\u2019Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe, s\u2019est tenu le congrès de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec.Cette année, le comité organisateur a voulu explorer la thématique de la séduction, étape nécessaire à la fidélisation et au maintien de nos clientèles.Les divers conférenciers ont pu et ont su, durant ce congrès, montrer comment les « thécaires » pouvaient augmenter leur pouvoir de séduction, d\u2019attraction et de persuasion.Comme vous le constaterez bientôt, ces « pouvoirs » peuvent se répercuter dans plusieurs sphères des divers milieux documentaires : marketing et clientèles, communication, formation et profession.Séminaire pré-congrès : l\u2019innovation par la créativité Cette année, le comité organisateur du congrès a donné la possibilité aux congressistes de participer à un séminaire pré-congrès.C\u2019est M.Jean-Pierre Boulé qui a animé cette journée sur le thème de l\u2019innovation par la créativité.M.Boulé possède une trentaine d\u2019années à titre de gestionnaire de projets dans le domaine des communications, il est détenteur d\u2019un M.B.A et il dispense à l\u2019occasion des cours à l\u2019UQAM et à l\u2019Université de Sherbrooke en administration et en gestion de projets.Tout au long de son séminaire, M.Boulé a su nous convain- cre que la créativité n\u2019était pas seulement réservée aux artistes, aux auteurs ou aux inventeurs : nous pouvons tous être créatifs, il suffit d\u2019être à l\u2019écoute des autres, de développer et d\u2019entretenir notre créativité.Dans les organisations, celle-ci peut nous aider à faire face à des problèmes majeurs.Facile à dire.pas si facile à faire, nous direz-vous! M.Boulé nous a tout de même donné quelques pistes intéressantes à ce sujet (les bases de la créativité, les facteurs qui la stimulent, etc.).Malgré le dynamisme et toute la bonne volonté du formateur, nous croyons qu\u2019il aurait été souhaitable que les participants de ce séminaire puissent se rassembler pour faire des exercices en équipe (par exemple en après-midi, suite à la partie plus théorique abordée en matinée).Il aurait été intéressant, pour les participants, de voir comment, dans leur milieu respectif, « l\u2019innovation par la créativité » pourrait les aider à trouver des solutions originales et audacieuses.Des cas auraient pu être soumis, nous permettant ainsi de comparer les différentes stratégies créatives de nos collègues bibliothécaires.Conférence d\u2019ouverture : le consommateur citoyen et les médias Nous avons eu la chance de pouvoir accueillir Patrick Beauduin, vice-président à la création au Groupe Cossette, en ouverture de congrès.M.Beauduin a analysé, à travers quelques exemples publicitaires, certaines tendances au sein des médias et de la communication.Ainsi, la communication entre les médias et les consommateurs a beaucoup évolué depuis un siècle : nous sommes passés en moins de 100 ans à travers la chaîne suivante : information?persuasion?discussion.Aujourd\u2019hui, toutes ces composantes de la publicité coexistent, mais elles ne sont plus sur un même support.Le message publicitaire est fractionné, et ce à travers plusieurs média : l\u2019information à travers l\u2019affiche publicitaire, la discussion sur le Web, l\u2019image à la télévision, etc.Les mutations que subit le message publicitaire s\u2019accélèrent tandis que celui-ci gagne en importance dans le monde virtuel.Les bibliothécaires, en tant qu\u2019intermédiaires à l\u2019information, doivent garder à l\u2019esprit que les consommateurs sont de plus en plus sollicités et qu\u2019ils le sont de façon différente et par des média nouveaux.Ils pourront ainsi adapter leur offre de service en conséquence.Dîner-conférence : comment entrer en communication de manière séduisante ou les codes inconscients d\u2019une communication efficace Que de rires et de plaisir il y a eu lors de ce dîner-conférence où M.Philippe Turchet nous a entretenu des « codes inconscients de la séduction », codes dont l\u2019étude est appelée « synergologie ».Cet excellent communicateur a su nous détendre tout en nous faisant sourire.Qui n\u2019a pas regardé si sa malléole était ouverte ou si les gens qui nous 32 ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 entouraient nous regardaient avec l\u2019œil gauche?Clignez-vous des paupières?Votre nez vous démange?Tout ces gestes parlent.il suffit de savoir les décoder! Si vous désirez parfaire vos techniques de séduction, vous n\u2019avez qu\u2019à consulter son livre, « Les codes inconscients de la séduction », dans une bibliothèque près de chez vous! Gardez tout de même en tête (et c\u2019est M.Turchet lui-même qui l\u2019a dit) que « les êtres humains les plus séduisants savent rester eux-mêmes ».Les ateliers ¦ Le marketing et les clientèles Lise Thériault, chef du module bibliothèque de la Ville de Sainte-Thérèse, nous a démontré que lorsque les élus sont intéressés par la bibliothèque et que nos clientèles nous soutiennent, tout peut bouger en un temps record.L\u2019outil essentiel à un tel développement : la Politique du développement culturel.Il faut viser juste et ainsi devenir un service essentiel pour les citoyens et les élus de son quartier.En ce qui concerne Jean-Paul Martinez, professeur au Département d\u2019éducation et de formation spécialisée à la Faculté des sciences de l\u2019éducation de l\u2019UQAM, il nous a montré comment repositionner la bibliothèque dans le projet éducatif de l\u2019école (avec les limites actuelles que connaissent les bibliothèques scolaires : peu de professionnels, professionels mal payés, le rôle des bénévoles et leurs limites, etc.) afin d\u2019encourager la lecture chez les enfants.Les professionnels doivent être mobiles et accessible et la bibliothèque vivante et accueillante.Un jeune client séduit est fidèle pour la vie! Diane Polnicky et Lucie Gardner, respectivement directrice générale et directrice du développement et de l\u2019exploitation des ressources informationnelles du Service des bibliothèques de l\u2019UQAM, nous ont présenté la stratégie utilisée afin de remettre les bibliothèques de l\u2019UQAM « au cœur de la mis- sion universitaire ».Les informations recueillies suite aux ateliers avec le personnel des bibliothèques, le sondage électronique et un focus group effectué auprès des usagers ont permis, entre autres choses, de produire ce bel outil de travail intitulé « Plan de relance des bibliothèques 2004-2010 : la bibliothèque.où que vous soyez », accessible à l\u2019adresse suivante : http://www.bibliothèques, uqam.ca/bibliotheques/ direction/plan_de_relance.pdf.Par la suite, la conférence de M.Jean Dumas, conseiller en communication depuis environ 10 ans et auteur du livre « Séduire par les mots : pour des communications publiques efficaces », nous a permis de nous observer (par une mise en situation humoristique) en tant que bibliothécaires, mais d\u2019un œil externe.Les participants ont ensuite été encouragés à faire ressortir les « attitudes gagnantes » des bibliothécaires et des services qu\u2019ils offrent.Selon Marielle de Miribel, formatrice consultante interne aux bibliothèques de l\u2019Université de Paris X, pour devenir un manager efficace, le gestionnaire de bibliothèque se doit d\u2019être un leader « effectif » (qui va bien au-delà du leader responsable).Le leader « effectif », dont l\u2019influence est déterminante, a pour rôle de maintenir la valeur ajoutée et l\u2019utilité de la structure de l\u2019organisation.De son coté, Serge Harvey a pu nous entretenir des « Soft Skills » (compétences dites douces).Ces compétences sont liées aux interactions humaines et font appel à l\u2019intelligence émotionnelle.Alors que la formation académique des gestionnaires met davantage l\u2019accent sur les compétences dites techniques, les « Soft Skills » constituent un complément à cette formation puisqu\u2019elles mettent enjeu d\u2019autres types de compétences : les compétences personnelles, les habiletés de communication, les compétences interpersonnelles et les habiletés diverses.Nous avons aussi eu la chance, cette année, de recevoir une invitée américaine.Judith Siess, de Information Bridges International Inc., a donné quelques conseils utiles aux personnes oeuvrant dans les bibliothèques de petite taille.Le mot d\u2019ordre : le bibliothécaire doit faire la promotion de sa bibliothèque car 80 % du travail que nous effectuons est invisible au public.Il faut donc devenir .visible! La gestion du savoir Carole Urbain, directrice de la Bibliothèque des lettres et sciences humaines (BLSH) de l\u2019Université de Montréal, nous en a présenté le projet de Carrefour.On peut définir un « carrefour de l\u2019information » (appelé aussi \u201cInformation Common\u201d) comme un lieu où se conjuguent expertise et technologie pour soutenir l'utilisation des ressources informationnelles.Lors de l\u2019élaboration du projet Carrefour BLSH, la direction de la Bibliothèque a dû relever divers défis de taille : le maintien de l\u2019intérêt envers le projet et son intégration au plan d\u2019action institutionnel, son démarrage et son exécution, la recherche de financement, la création de partenariats avec certaines instances de l\u2019Université, l\u2019embauche et la formation du nouveau personnel, etc.Le projet demeure en constante évolution et plusieurs éléments restent à intégrer à ce Carrefour.Dans un autre ordre d\u2019idées, Olivier Charbonneau, bibliothécaire de référence à l\u2019Université Concordia, nous a présenté l\u2019historique et le contexte entourant la loi actuelle sur le droit d\u2019auteur, domaine dans lequel il se spécialise.Cette loi ne fait pas mention du domaine virtuel, ce qui semble créer un malaise dans les bibliothèques.Même après plusieurs rapports et consultations, le gouvernement canadien ne semble pas vouloir donner suite à ce réel problème.Pour l\u2019instant, la responsabilité légale des bibliothèques sur le droit d\u2019auteur est d\u2019assurer « l\u2019utilisation saine » de l\u2019information, ce qui paraît assez limitatif pour la diffusion du savoir.Poursuivant dans la même lignée, Michel Dumais, chroniqueur technologique au ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 33 Devoir, est venu nous entretenir des nouvelles licences « Creative Commons ».Ce type de licence se veut un juste milieu entre le droit d\u2019auteur et le domaine public.Il s\u2019agit donc de protéger les œuvres (artistiques ou intellectuelles) tout en les partageant par le biais d\u2019Internet.Fait intéressant : ces licences possèdent une valeur tout a fait légale.Par la suite, M.Réjean Savard, professeur titulaire à l\u2019École de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information (EBSI), nous a présenté le site Web « Bibliodoc.Francophonie ».Élaboré avec l\u2019appui de l\u2019Agence Intergouvemementale de la Francophonie (AIF), il a pour but de servir d\u2019outil d\u2019information et de communication aux francophones de tous les pays et à l\u2019ensemble des bibliothèques et des centres de documentation de la Francophonie.Ce site constitue en quelque sorte un état virtuel de la situation et il s\u2019inscrit dans la lancée du congrès de l\u2019IFLA 2008, qui aura lieu à Québec.Le projet, dont M.Savard est responsable, a été réalisé avec une étudiante de l\u2019EBSI qui agit à titre de webmestre.Le site est en évolution continuelle et il s\u2019enrichit constamment d\u2019hyperliens regroupés sous différentes thématiques.Comme projets futurs, M.Savard désire notamment poursuivre le développement de la section Répertoire, étoffer le tableau de bord des traductions, créer une liste de discussion, offrir un moteur de recherche et créer une nouvelle section avec des dossiers thématiques.¦ La formation France Bilodeau et Nancy Drolet, toutes deux conseillères à la documentation à l\u2019Université Laval, nous ont entretenu de développement des compétences informationnelles.Depuis plusieurs années, la Bibliothèque de l\u2019Université Laval tente par divers moyens de rendre les étudiants « compétents » dans la recherche documentaire.Suite à l\u2019étude de la CREPUQ sur les connaissances en recherche documentaire des étudiants de 1er cycle, jugée alarmante selon certains inter- venants, les spécialistes en ressources documentaires de l\u2019Université Laval ont établi des mécanismes favorisant une approche par compétences intégrée aux programmes d\u2019étude.La première partie du programme présente donc les six compétences informationnelles que devraient développer les étudiants de 1er cycle au cours de leurs études universitaires.La seconde partie de ce programme comprend les neuf modules de la séquence d\u2019intégration des notions de culture informationnelle à l\u2019intérieur des programmes d\u2019études.Ce programme fait actuellement l\u2019objet d\u2019un projet-pilote avec la faculté des sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation.Marco Caron, du Cégep Gérald-Godin, est ensuite venu nous présenter la certification des compétences informationnelles à l\u2019ordre collégial.Le but de cette certification est de permettre aux étudiants de pouvoir réaliser leurs apprentissages et leurs travaux en exploitant les technologies de l\u2019information et de la communication (TIC).Enfin, Mme Marielle de Miribel, formatrice et consultante interne dans les bibliothèques de l\u2019Université de Paris X, nous a permis de voir la formation sous un autre angle.Elle nous a rappelé que l\u2019habileté à former est de plus en plus sollicitée dans notre monde en constant changement.Ainsi, chaque formation doit s\u2019articuler autour d\u2019objectifs pédagogiques précis, et ceux-ci (de même que le nombre de participants) détermineront les stratégies pédagogiques à privilégier.¦ L\u2019ère numérique Oeuvrant dans un autre domaine que celui des bibliothèques, M.Caissy est venu discuter de sa vision des TIC dans les bibliothèques.Il a tout d\u2019abord dressé un bref historique ainsi qu\u2019un état de la situation actuelle des technologies de l\u2019information et de la communication.La tendance qu\u2019il présente va vers une individualisation à distance des services : l\u2019usager pourra par exemple se créer son propre profil et effectuer toutes ses transactions à distance.Les bibliothèques devront s\u2019adapter à ces nouveaux besoins en ajustant leur offre de services.Bernard Dione a été enseignant à l\u2019École des Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes de l\u2019Université Cheikh Anta Diop de Dakar.Il a également travaillé comme conservateur à la Bibliothèque Centrale de cette même université.Il est présentement candidat au doctorat en sciences de l\u2019information à l\u2019EBSI.Après un amusant préambule sur le mot « séduction », M.Dione nous a présenté les enjeux et les défis qu\u2019appelle le format numérique en contexte africain.Dans un monde idéal, l\u2019information serait accessible « partout et à tout moment ».Or, il n\u2019en va pas ainsi dans la réalité.Selon les données colligées par l\u2019Africa ICT Indicators (Afrique du Sud non comprise), seulement 3 % de la population africaine possède un téléphone fixe et 1,6 % utilise Internet.Viennent ensuite les obstacles suivants : coupures d\u2019électricité fréquentes, faibles budgets d\u2019acquisition et de maintenance du matériel, coûts prohibitifs des licences, manque de compétence des usagers en technologie, méconnaissance de l\u2019information, etc.Face à ces difficultés M.Dione propose comme solution l\u2019utilisation des bases de données et des périodiques électroniques sur cédérom et sur DVD-ROM.Cette solution est-elle envisageable malgré ce qui ce passe du côté nord-américain et européen, où ce format tend à disparaître au profit de l\u2019accès Web?Enfin, My Loan Duong, responsable du développement de collection et de la référence à la bibliothèque de l\u2019EBSI, nous a entretenu de la gestion des collections à l\u2019ère numérique.Comme plus de la moitié des nouvelles acquisitions de cette bibliothèque sont maintenant sous forme numérique, il importait d\u2019implanter une politique de développement des collections qui en tiendrait compte.Ainsi, mis à part le format des documents, cette réalité est caractérisée par les achats en bloc.Une fois ces bases justificatives exposées, Mme Duong a présenté de façon plus détaillée ce que 34 ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 contenait la nouvelle politique de développement des collections de la bibliothèque de l\u2019EBSI.La soirée sociale : soirée de jazz et table champêtre à la Champenoise de Saint-Damase Le comité de la soirée sociale nous a accueilli à la Champenoise de Saint-Damase.Le décor était à la fois très accueillant et propice aux échanges avec nos collègues perdus de vue depuis le congrès de l\u2019an dernier.Les mélomanes ont étés servis : des notes de jazz et le rock endiablé du groupe « Big Truit » ont accompagné le repas.Vers la fin de la soirée, les bibliothécaires ont pu « défaire leur chignon » et se démener sur des rythmes rock n\u2019 roll.La soirée s\u2019est terminée assez tôt pour certains.et plus tard pour d\u2019autres (notamment les derniers danseurs du comité organisateur ainsi que les amateurs de fromage et de porto, qui avaient rendez-vous dans le « lounge », au 2iimc étage de l\u2019hôtel).Table ronde Montréal, Capitale mondiale du livre, un événement unique de séduction pour promouvoir la lecture du livre québécois Les différents intervenants de la table ronde, animée par Jean-Marc Lynch, directeur du réseau des bibliothèques du Réseau BIBLIO de la Montérégie, ont présenté les grandes lignes et les retombées entourant les événements de « Montréal, Capitale mondiale du livre » (événements qui se poursuivront jusqu\u2019en avril 2006).En terminant, nous voudrions remercier le comité organisateur de ce 36e congrès (dont nous faisons partie.) : Jean-Marc (notre président préféré), Martin, Johanne, Sylvain (nous pensons très ort à toi), Véronica, Marie-Hélène, Guylaine, Sylvie et l\u2019incontournable et (quasi) infatigable Régine.fait appel à vous! Depuis déjà deux numéros, nous vous proposons des petites capsules qui donnent la paroles à nos usagers et qui nous confrontent avec les préjugés, les idées (parfois) fausses et les perceptions étranges qu'ils ont de nous et de notre métier.Afin de renouveler ces capsules, nous lançons un appel pour recueillir vos anecdotes.Nous voulons savoir : \u2022\tQuelles sont les choses les plus étranges que vous aillez retrouvées dans un livre dans votre bibliothèque?\u2022\tQuel est le document le plus bizarre que vous ayez catalogué?\u2022\tQuelle est la question la plus inusitée que l'on vous ait posé?Écrivez-nous à l'adresse : anecdotes_argus@yahoo.ca Nous attendons vos courriels avec impatience! é Ce q_u \u2019ii/S pensent de nou/S.Queîîes études Jaut-iî pour être bibliothécaire?« Tant qu\u2019à moi ça prend une connaissance basique de î\u2019aîphabet (!!!).Heu.J\u2019ai aucun idée du niveau d\u2019études, mais c\u2019est pas péjoratif contre Ha chose, c\u2019est juste qu\u2019une Jois qu\u2019on connaît î\u2019aîphabet, on peut Hire n\u2019importe queî îivre, donc on peut se présenter et cîasser n\u2019importe queî îivre.» /A., Bacc.Science poîitiçue et phiîosophie, Université de Montréal! ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 35 de la numérisation du livre adapté et de poursuivre le développement des liens de collaboration avec la francophonie nord-américaine et internationale Alitât Historique La Magnétothèque, une institution au service des malvoyants Esther Laforce (M.S.I.) Eve Lagacé (M.S.I.) evelagace@gmail.com Karine Lamy (M.S.I.) karine.lamy@gmail.com Christiane Melançon (M.S.I.) christiane .melancon@umontreal.ca Introduction Si nous vous disons « qu\u2019elle constitue le plus grand centre de production sonore adaptée » au Québec, « qu\u2019elle a le contrôle de la Radio francophone des non-voyants » et que son slogan est « La voix de l\u2019écrit », cela vous dit-il quelque chose?Eh bien, il s\u2019agit de La Magnétothèque, un organisme sans but lucratif qui a à cœur les besoins des personnes aveugles ou malvoyantes.Comprendre les liens de La Magnétothèque avec cette structure n\u2019a pas été facile, mais grâce à la patience de madame Chafika Hamdad, bibliothécaire responsable de la diffusion des livres audio à la GBQ, avec qui nous avons discuté longuement, nous sommes maintenant en mesure de comprendre l\u2019importance et les subtilités de cet organisme et de les partager avec vous.Parler de La Magnétothèque, c\u2019est parler du SQLA, c\u2019est-à-dire du Service québécois du livre adapté qui est, depuis avril 2005, sous la responsabilité de la Grande Bibliothèque du Québec (GBQ).La Magnétothèque est désormais un centre de production de documents sonores adaptés.Elle travaille conjointement avec l\u2019Institut Nazareth et Louis-Braille (INLB), ce dernier assurant la partie braille du SQLA.Mission La mission de La Magnétothèque est « de rendre l\u2019imprimé accessible sous forme sonore à ceux et celles qui ne peuvent lire à cause d\u2019un handicap visuel, physique, perceptif ou à cause d\u2019un contexte éducationnel ou sociétal » (La Magnétothèque, 2005.) À cet effet, La Magnétothèque a pour objectif d\u2019être un partenaire reconnu dans la mise en place Fondée en 1976 par André Hamel, lui-même ayant perdu la vue lorsqu\u2019il était étudiant, La Magnétothèque répondait alors exclusivement à des besoins éducationnels et pédagogiques.La création de La Magnétothèque avait mijoté dans la tête de Monsieur Hamel lors de son passage aux Etats-Unis, où il faisait appel à la société Recording for the Blind & Dyslexie pour ses propres besoins.Au cours de la période estivale de ses premières années de fonctionnement, La Magnétothèque fut amenée à réaliser l'enregistrement de romans.Cette activité lui attira une nouvelle clientèle, plus grand public.Un changement de mandat s'ensuivit, qui se rapprocha dès lors de la mission actuelle de l'organisation.Vers la fin des années 90, le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ) débuta des travaux visant à définir qui serait le maître d\u2019œuvre dans le domaine du livre sonore et quel organisme devrait être en charge de la diffusion.Avec la création d\u2019un guichet unique pour les services aux abonnés, le MCCQ et les milieux associatifs voulaient éviter la duplication et offrir un meilleur service.Des concertations et des consultations ont alors été tenues : qui tiendra les rênes de ce service?L\u2019INLB, La Magnétothèque, la future GBQ ou les bibliothèques publiques ?En 1998, une entente pour la création d\u2019un « Guichet unique du service du livre adapté » est signée, ce qui amena, en 2001, la création officielle du Service québécois du livre adapté (SQLA).Ce service, regroupant les activités de diffusion de La Magnétothèque et l\u2019INLB, exista en tant qu\u2019organisme transitoire avant son intégration à la GBQ lors de son ouverture en 2005, signifiant ainsi le transfert du ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 SQLA.Suite à cette réorganisation, la production est devenue le seul rôle de La Magnétothèque puisque la diffusion et les tâches bibliothéconomiques sont maintenant prises en charge par la GBQ.Clientèles Depuis son intégration à la GBQ, la définition de la clientèle du SQLA a été modifiée.Ainsi, avant le transfert, tout nouveau client devait attester de façon officielle son handicap, habituellement par l\u2019entremise d\u2019un spécialiste.Maintenant, les termes ont été assouplis afin de desservir « tous les Québécois ayant une déficience visuelle » (Bibliothèque nationale du Québec, 2005).Il est aussi à noter qu\u2019une clientèle possible pour ce service est constituée des « handicapés de l\u2019imprimé ».Cette catégorie comprend les personnes qui souffrent d\u2019un handicap physique faisant en sorte qu\u2019elles ne peuvent pas manipuler un livre (par exemple, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou de la sclérose en plaques), les personnes dyslexiques, celles qui éprouvent des problèmes de compréhension ou qui souffrent de déficiences temporaires (par exemple, un patient hospitalisé qui aimerait se divertir).Personnel et répartition des tâches Le centre de production de La Magnétothèque, situé sur le boulevard René-Lévesque à Montréal, possède peu d\u2019employés (environ une vingtaine), mais il réussit à fonctionner grâce à un immense réseau de bénévoles.Ils sont ainsi plus de 350 à s\u2019occuper de la production et de certaines tâches de bureau.Chaque bénévole est formé pour la technique, la voix ou l'annotation.Une fois la formation terminée, les bénévoles fonctionnent selon un horaire préétabli et sont jumelés en paires.Pour souligner l\u2019importance du travail des bénévoles, le prix Raymond-Charrette est remis chaque année au bénévole s\u2019étant le plus illustré dans son domaine.Collections ¦\tComposition des collections La collection du SQLA représente environ 2 % de la collection globale de la GBQ (Hamdad, 2004), soit environ 23 000 documents comprenant aussi bien des documents en braille que des documents sur cassettes analogiques ou sur support numérique.La partie de cette collection qui provient de La Magnétothèque est composée de plus de 8 000 titres sur bandes magnétiques en format analogique et de 300 titres en format numérique sur support CD.Environ 60 à 70 % de ces titres sont des romans et 30 à 40 % sont des documentaires, la collection comprenant par ailleurs 13 titres de périodiques sonores (Bibliothèque nationale du Québec, 2005).Cette collection s\u2019enrichit chaque année d\u2019environ 600 nouveaux titres sonores.La Magnétothèque produira désormais les documents demandés par le SQLA.¦\tPolitique de développement des collections Étant donné l\u2019intégration de La Magnétothèque à la GBQ, la Politique de développement des collections pour les livres adaptés est maintenant celle du SQLA.L\u2019objectif de cette politique est essentiellement de définir les différentes collections et d\u2019assurer une cohérence dans leur développement.Les différents critères utilisés pour le choix des documents y sont énumérés.Ils correspondent, de façon générale, aux critères de sélection que l\u2019on retrouve dans une bibliothèque publique.Notons cependant que ce choix est aussi fait en fonction de l\u2019adaptabilité des documents pour l\u2019enregistrement sonore et pour le braille.En effet, comme le souligne Chafika Hamdad, certains livres ne se prêtent pas bien à ce transfert : « Un contenu trop visuel peut constituer un obstacle à l\u2019adaptation du livre; les ouvrages pratiques, presque tous les ouvrages d\u2019art ainsi que ceux de référence - les dictionnaires notamment \u2014 figurent parmi les titres \u201cdifficilement ou non adaptables\u201d » (Hamdad, 2004).Deux autres éléments de cette politique sont aussi importants à souligner : les documents acquis sont principalement de langue française et la littérature québécoise est privilégiée.Madame Hamdad expliquait, en effet, qu\u2019il existe déjà beaucoup de livres adaptés de langue anglaise et qu\u2019il n\u2019est donc pas nécessaire pour La Magnétothèque de produire des ouvrages dans cette langue.Cependant, le SQLA prévoit la possibilité de prêts entre bibliothèques pour les documents en langue étrangère.¦ Traitement des documents En 1997, un amendement est intervenu à la Loi sur le droit d\u2019auteur, permettant ainsi aux bibliothèques offrant des services aux personnes ayant un handicap visuel de reproduire des documents « en médias substituts ».La Magnétothèque ne contrevient donc pas à cette loi lors de l\u2019enregistrement des documents.Étant donné que les livres acquis doivent être adaptés et enregistrés, le traitement des documents s\u2019en trouve fortement allongé.Le livre est d\u2019abord acheté en librairie en deux exemplaires, puisque deux personnes travaillent toujours en même temps sur un même titre : le narrateur et le moniteur, c\u2019est-à-dire la personne qui supervise la lecture et l\u2019enregistrement.Les exemplaires achetés sont ensuite annotés.Ces annotations concernent les parties du livre qui seront lues et celles qui ne le seront pas, comme les images et certaines notes de bas de pages.Le livre est alors prêt à être enregistré par les bénévoles.Le délai de production pour l\u2019enregistrement d\u2019un best-seller est en général de un à deux mois, mais peut parfois s\u2019étendre à près d\u2019un an.Une liste de priorités peut être établie lorsque trop de titres sont en attente.Il est aussi déjà arrivé que La Magnétothèque s\u2019entende ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 37 avec un éditeur pour avoir le manuscrit d\u2019une oeuvre un mois avant sa parution, ce qui permet de rendre le livre disponible sur cassette au moment de sa sortie en librairie.C\u2019est ce qui s\u2019est produit par exemple lors de la parution de la biographie officielle de Céline Dion, qui a pu être lue en deux semaines, au courant du mois précédant sa sortie en librairie.Une fois le livre lu et enregistré, le document sonore est catalogué, classifié et rangé sur les tablettes de l\u2019entrepôt.Le traitement intellectuel du document consiste essentiellement en l\u2019indexation par sujets, le système de classification étant un système maison correspondant à un ordre séquentiel et alphanumérique.Signalons qu\u2019à La Magnétothèque, et maintenant au SQLA à la GBQ, l\u2019entrepôt de documents n\u2019est pas en accès libre pour les usagers; il n\u2019est donc pas nécessaire que les documents soient classés par sujets et par auteurs sur les tablettes.Notons enfin que la notice du document se retrouve dans le catalogue du SQLA, distinct du catalogue IRIS, mais à partir duquel on peut aussi voir les notices.Il est accessible à partir du portail de la GBQ.Services Le service de prêt des documents produits par La Magnétothèque est maintenant assuré par le SQLA.Le prêt est disponible sur demande, au comptoir, au téléphone ou par courriel, ou selon un profil prédéterminé par l\u2019abonné.Dans ce dernier cas, l\u2019abonné reçoit, par la poste ou au comptoir de services de la GBQ, des titres qui correspondent à ses intérêts et ce, sur une base automatique et régulière.Le service postal est gratuit en vertu d\u2019une entente avec Postes Canada.Un des changements importants qu\u2019a subi le service du prêt depuis l\u2019intégration du SQLA à la GBQ est le changement du mode de diffusion.Auparavant, à La Magnétothèque, le prêt de livres-cassettes se faisait sur 38 demande, c\u2019est-à-dire que le service de duplication produisait autant de copies qu\u2019il y avait de demandes pour un même titre.Lorsque l\u2019usager avait terminé l\u2019écoute de son document, il retournait ses copies, lesquelles étaient effacées.Les avantages d\u2019un tel fonctionnement étaient importants : il assurait une durée de vie plus longue aux documents originaux et permettait aux usagers de ne pas attendre le retour d\u2019un document pour pouvoir le consulter.On comprendra que cela était particulièrement avantageux dans le cas d\u2019ouvrages très en demande comme les best-sellers et les nouveautés.La GBQ a cependant choisi de ne pas procéder ainsi et de prêter les bandes originales, notamment à cause de la venue du numérique, qui remplacera progressivement l\u2019analogique et qui assure une durée de vie plus longue aux documents sonores.Le grand avantage du transfert à la GBQ du guichet unique pour le livre adapté est certainement l\u2019amélioration de l\u2019offre de services pour les équipements informatiques adaptés aux personnes handicapées.Le SQLA offre aujourd\u2019hui, entre autres choses, des logiciels de transcription en braille, de synthèse vocale et de grossissement d\u2019écran, un poste multimodal équipé d\u2019un afficheur braille, des numériseurs, des lecteurs de livres parlés et une télévisionneuse.On offre aussi de l\u2019aide pour l\u2019utilisation de ces appareils (Bibliothèque nationale du Québec, 2005) .Ce sont autant de services que La Magnétothèque n\u2019était pas en mesure d\u2019offrir auparavant.Enfin La Magnétothèque continue d\u2019offrir, depuis 1985, un service radiophonique de lecture des quotidiens via la Radio francophone des non-voyants (RFNV).Ce service est assuré par des bénévoles qui font la lecture, tous les matins de 7h00 à llhOO, de certaines rubriques importantes des quotidiens, des éditoriaux, des chroniques et des reportages.Ce service est accessible sur le Web ou par un signal radio distribué sur le câble, partout au Québec.Ce bloc de quatre heures est diffusé en reprise toute la journée, 24 heures sur 24.Technologies ¦ L'enregistrement sonore Les premières adaptations de l'écrit au sonore utilisaient l'enregistrement analogique sur cassette audio, un mode d'accès intéressant mais linéaire qui ne permettait pas facilement l'accès à un chapitre ou à une section spécifique d'un document.Cependant, avec les dernières améliorations techniques relatives à la prise de son, les diverses opérations de numérisation permettent maintenant la multiplication des prises d'accès sur un texte autrement linéaire.Depuis l'été 2004, La Magnétothèque a procédé au passage en mode numérique en trois temps : 1.\tNumérisation de toutes les cabines d'enregistrement et formation des bénévoles au nouveau format (étape complétée depuis octobre 2004); 2.\tProduction des livres en format numérique et adaptation de l'équipement au service de duplication des titres (en cours); 3.\tTransfert des enregistrements sur bandes magnétiques en format numérique pour l'archivage (étape qui sera complétée d'ici 2008).Cette transformation des étapes d'enregistrement et de duplication en mode numérique a été rendue possible grâce au consortium et à la norme DAISY (Digital Audio Information System), élaborée en Suède, et qui consiste à développer un logiciel d'enregistrement numérique pour les bibliothèques de « livres parlés ».DAISY regroupe des normes multimédias internationales élaborées à la suite des efforts du W3C, l'organisme de normalisation du Web.DAISY applique les normes du XHTML et du XML (pour la navigation par structures), de même que SMIL (Synchronized Multimedia Integration Language) pour la synchronisation du texte et de l'audio.Elle est compatible avec les fichiers MP3, lesquels sont utilisés pour enregistrer les données audio à l'aide du logiciel Studio-pro, et ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 assure la conformité et l'interopérabilité des équipements, tant en ce qui concerne les outils de production que les documents et les systèmes de lecture de livres structurés.¦\tFormation et indications particulières aux bénévoles À La Magnétothèque, un même titre peut être lu par trois ou quatre bénévoles différents.Cette façon de procéder accélère la livraison du livre, certes, mais nécessite aussi des procédures d'enregistrement uniformes.Les intonations verbales (exclamations, interrogations, pauses) sont respectées par les lecteurs qui évitent cependant la dramatisation vocale des personnages.En effet, une voix pourrait être interprétée différemment par un autre narrateur, ce qui créerait une certaine confusion.D'autre part, chaque unité structurelle du texte (chapitre, sous-chapitre, section, page) étant nommée, l\u2019usager dispose des repères formels nécessaires à la compréhension d'un texte.Les cabines de La Magnétothèque sont occupées à 80 %, ce qui permet 27 000 heures de lecture par année.¦\tL'appareil Victor Et du côté du lecteur?L'outil utilisé pour le décodage des fichiers MP3 produits par La Magnétothèque ainsi que par la majorité des organismes dédiés à l'enregistrement pour les malvoyants a été conçu par la compagnie québécoise VISUAIDE.L'appareil se nomme Victor et a été adapté pour relever la structure du livre, ce qui rend possible une lecture en six niveaux hiérarchiques.L'appareil comprend des fonctionnalités qui mentionnent au lecteur la position et le temps global de lecture parcouru et à effectuer.Il est aussi possible d'insérer jusqu\u2019à 100 signets.Cet appareil peut fonctionner conjointement avec le logiciel Victor Soft, qui permet l\u2019écoute d\u2019un livre numérique DAISY à l\u2019ordinateur.Sur le plan du confort de la lecture, Victor dispose de plusieurs fonctionnalités intéressantes.Tout d'abord, il permet d\u2019ajuster l'intensité vocale et de varier la tranche de fréquences dans lesquelles on veut entendre le texte.La vitesse d'émission est modulable: on peut passer d'un registre lent à un registre accéléré, très difficilement audible pour le commun des mortels.Le plus surprenant est que ce type de lecture en accéléré est souvent le mode privilégié chez l'usager malvoyant.Ce n'est donc plus pour le plaisir des sons mais pour le plaisir de savoir que ce type de lecture est utilisé, un peu comme la lecture rapide des voyants.Budgets En tant que OSBL constitué en vertu de la Loi sur les corporations canadiennes, La Magnétothèque bénéficie de subventions gouvernementales et est tenue de diffuser son rapport annuel.L\u2019organisme survit grâce à deux sources de financement.Il reçoit une subvention du MCCQ qui lui octroie annuellement 439 000 $ (subvention non majorée depuis 1995).Exceptionnellement, en cette année d'intégration à la Grande Bibliothèque, on lui a versé un supplément de 263 400 $ pour la modernisation des équipements et 175 000 $ pour le transit des activités de diffusion vers la GBQ.La seconde source de financement provient des collectes de fonds planifiées par le Bureau des gouverneurs.Mis sur pied en 2002, celui-ci a pour but de créer un fonds de financement en vue de permettre le développement et le maintien de La Magnétothèque.Il s\u2019occupe ainsi de la planification de dons individuels ou corporatifs et des activités de financement telles que les ventes de services et le Marathon de lecture.La Magnétothèque propose également ses services aux entreprises.Elle réalise ainsi des productions sonores pour les rapports annuels, les documents de formation et d\u2019information et les bulletins mensuels pour les entreprises voulant rendre disponibles ces documents à ses employés, clients, partenaires et actionnaires ayant un handicap visuel, ou n\u2019ayant tout simplement pas le temps de lire tous les documents qu\u2019ils reçoivent.Afin de répondre aux besoins du grand public, La Magnétothèque a conclu une entente avec les Éditions Stanké pour la vente de livres sonores.Ainsi, elle distribue les livres sonores de la collection « Coffragants » et les vend à toute personne qui en fait la demande.Cette vente de livres sonores représente une source de financement non négligeable pour La Magnétothèque.Malgré l'exploitation qu'elle fait de son expertise en enregistrement de livres audio et malgré la diffusion de sa mission et de ses besoins, La Magnétothèque vit une situation précaire.Elle espère toujours une révision à la hausse de sa subvention du MCCQ, qui n'a pas été annexée au coût de la vie depuis dix ans.Conclusion La Magnétothèque a su par le passé faire preuve de leadership pour assurer le bon fonctionnement de ses services, s\u2019adapter aux particularités de sa clientèle et pallier aux manques de ressources.Suite à l\u2019intégration à la GBQ, le volet « diffusion » a été pris en charge par celle-ci.La Magnétothèque reste donc maître des activités de mise en valeur qui lui sont propres et originales, pour continuer à.se faire connaître comme service particulier.Par sa mission sociale, La Magnétothèque est un service qui a toutes les chances de durer.Elle offre des activités et des services particuliers à une clientèle ayant des besoins spécifiques qui ne sont pas pris en charge par les bibliothèques publiques traditionnelles.Toutefois, avec le transfert des collections et de la portion « diffusion » vers la Grande Bibliothèque, ces services jouissent d\u2019une plus grande visibilité, ce qui facilitera sûrement le contact avec la clientèle aveugle et malvoyante, ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 39 \u2014 qui semble très difficile à cerner.Cela permettra aussi à la Magnétothèque de se concentrer sur la production de documents afin d\u2019offrir un service qui réponde encore mieux à la demande.Bibliographie Bibliothèque nationale du Québec.2004.\t« Les ministres Philippe Couillard et Line Beauchamp annoncent la signature d\u2019une entente sur la diffusion du livre adapté » (communiqué).16 août.Bibliothèque nationale du Québec.2005.\tService québécois du livre adapté.[www.bnquebec.ca/portal/dt/sqla/ sqla.htm] Daisy Consortium.2005.Daisy Consortium.a better way to read.[www.daisy.org] Hamdad, C.2004.« Coup d\u2019oeil sur les collections du Service québécois du livre adapté », A rayons ouverts, no 61, pp.18 et 19.La Magnétothèque.2005.Bienvenue à La Magnétothèque.[www.lamagnetotheque.qc.ca] Montpetit, Caroline.2004.« Les documents pour aveugles seront regroupés à la Grande Bibliothèque », Le Devoir, 17 août, cahier A, p.2.Recording for the Blind & Dyslexie.2005.Recording for the Blind & Dyslexic National Headquarters.[www.rfbd.org] Service québécois du livre adapté.2004.Politique de développement des collections.Montréal, Service québécois du livre adapté, 4 p.Ce qu 'illa pen/ienb de nouA.Quelle* étude* Jaut-ii pour être bibliothécaire?! \u2022\t-.\til I ¦ « Pour être bibliothécaire je pen*e que ça prend une technique en bibliothéconomie.Pi/4 je pen/se que ça prend une certaine capacité d\u2019ouverture.Tac (*ic) d\u2019etre capable de rire.! » A.eb S., Bacc.Droit, Université de Montréal RS® H La Compagnie de Restauration de Documents Inc La seule entreprise au Canada à vous offrir une véritable chambre de lyophilisation sous vide à grande capacité (freeze-drying) pour la restauration de vos livres, documents, papiers, radiographies, manuscrits et matériel informatique endommagés par l'eau, le feu, la fumée ou la moisissure.SERVICE D\u2019URGENCE 24 HEURES 514-931-7789 \u2022 1 800 86-ROSCO www .ROSCODOC.corn 225 Lindsay, Dorval, QC H9P 1C6 \u2022 Téléphone: 514-931-7789 Fax: 514-931-2494 \u2022 Courriel: rosco@roscodoc.com 40 ARGUS / Vol.34, n° 2, automne 2005 Vieux Thomas Un peu Je Ijiiruc ' J sm SERVICES DOCUMENTAIRES MULTIMEDIA INC.(514) 382-0895 informations@sdm.qc.ca ÎDUCIION WB&r www.sdm.qc.ca Redécouvrez SDM Maintenant plus RAPIDE ! m Entre 2001 et 2004, SDM a doublé sa production É de notices bibliographiques |1 Près de 40 000 documents traités en 2004 Il Des délais encore plus courts en 2005 1; Contactez-nous pour un essai sans frais à Transit, Il le service de livraison de notices par Internet H (http://transit.sdm.qc.ca) SDM, la plus importante agence bibliographique du Quebec Rabais »\u2022 U3J£> garai V Service d'abonnements nm affaires] ,9SS P°\u201cr SYSTtMB 1LS WONTS'\u2019'.650fc 5a»üP! 85 Les nlut [i [il r*.] i Abonnements à tarife spéciaux Rabais f'awiUiS à vos journaux et magazines préférés Jardins Pour une description complète des publications, consultez notre site Internet au : \t\tVotre bas\tPrix \t\tprix\tKiosque Journaux\t\t\t La Presse\t52 sem./7 jrs.\t191,88 $\t305,21 $ Le Devoir\t52 sem./6 jrs.\t195,61 $\t390,00 $ Le Droit\t56 sem./6 jrs.\t184,60 $\t274,40 S Le Journal de Montréal\t\t\t (camelot régulier)\t52 sem77 jrs.\t135,20 $\t313,56 $ Le Journal de Québec\t52 sem./7 jrs.\t195,00 $\t296,10 S Le Soleil\t52 sem./7 jrs.\t189,28 $\t293,28 S National Post\t13 sem./6 jrs.\t39,00 $\t84,76 $ The Gazette (Montréal & banlieues)\t26 sem77 jrs.\t87,26 $\t167,44 S The Globe and Mail\t15 sem./6 jrs.\t80,88 $\t112,50 $ The Ottawa Sun\t10 sem./7 jrs.\t17,60 $\t42,00 S Nouvelles & Actualités\t\t\t L'actualité 35S-2S de Rabais Campus\t\t\t (avec ren.automatique)\t20 nos (1 an)\t33,00 $\t95,00 $ Le Courrier International\t26 nos\t105,00 $\t143,00 $ Le Monde Diplomatique\t12 nos (1 an)\t59,00 $\t66,00 $ Le Trente\t10 nos (1 an)\t29,95 $\t39,10 S L'Express\t13 nos\t39,95 $\t58,50 $ Protégez-VOUS (avec version Internet) 15 nos\t\t36,95 $\t63,75 $ Time\t20 nos\t19,96 $\t99,00 $ Affaires \u2022 Finance &\tInformatique\t\t Affaires Plus (A+)\t12 nos (1 an)\t17,34 $\t45,00 S 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