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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Printemps - Été
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Références

Argus, 2007, Collections de BAnQ.

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[" Méta Parent, BIBLIO PER k'°\\5 BAnQ Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec LA REVUE QUEBECOISE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATION DOCUMENTAIRE Corporation of Professional Librarians of Quebec % 14.5 35h et + 25 à 35h 20 à 25h 10 à 15h 15 à 20h de 10h Un résultat contre-intuitif se dégage en ce que la fréquentation n\u2019augmente pas avec l\u2019accroissement des horaires.Cela paraît contradictoire avec le fait que 34 % des non-usagers des bibliothèques municipales s\u2019accordent pour expliquer leur non fréquentation en affirmant que « la bibliothèque n\u2019est ouverte qu\u2019à certains moments qui ne me conviennent pas toujours ».Si on mesure ce que font les non-usagers (et non ce qu\u2019ils disent ou pensent), le fait d\u2019élargir notablement les horaires ne les fait pas venir davantage.Si les horaires ne modifient pas la tendance à fréquenter des non-usagers, en revanche ils affectent d\u2019abord les usagers : comme ils viennent nettement plus souvent que les non-inscrits, ils ne peuvent pas venir autant qu\u2019ils le souhaiteraient.La limitation des horaires d\u2019ouverture concerne donc d\u2019abord l\u2019intensité des visites des usagers plutôt que la venue des non-usagers.Les horaires forment un facteur très secondaire de non fréquentation.Nous avons ainsi établi que du point de vue du service rendu à la population (non aux usagers), il est préférable de mettre l\u2019accent sur l\u2019offre de surface que sur les horaires.De même, les habitants d\u2019une commune se décident à venir (et à rester en prenant un abonnement) davantage en fonction de l\u2019offre de documents ou de supports qu\u2019en fonction des horaires d\u2019ouverture : parmi les bibliothèques les mieux dotées pour les acquisitions, celles qui sont le moins ouvertes n\u2019attirent pas moins de population que celles qui sont le plus.À quoi bon de larges horaires d\u2019ouverture si c\u2019est pour ne pas trouver suffisamment de documents ou les services à leur convenance?L\u2019ouverture ne saurait être un argument suffisant pour attirer les nouveaux usagers.Le personnel Quelle est l\u2019incidence du personnel dans la fréquentation des bibliothèques?Le personnel est une condition de l\u2019attractivité des bibliothèques.Mais cela est surtout vrai pour celles qui disposent de ressources d\u2019acquisitions faibles ou moyennes (moins de 3 euros par habitant).Les usagers potentiels viennent à la bibliothèque davantage pour la collection que pour le personnel.Conclusion Notre analyse des données nous amène à mettre en évidence un «stiques du service proposé à la population.Les usagers évaluent la bibliothèque à travers ce qui est mis à leur disposition et les conditions dans lesquelles ils y ont accès.La nature des collections, l\u2019équilibre entre supports, la disponibilité des documents, la surface, le personnel et d\u2019autres caractéristiques se révèlent déterminantes.De tels résultats conduisent à remettre en question l\u2019idée d\u2019une offre qui s\u2019au-tosuffirait ou qui d\u2019elle même susciterait l\u2019intérêt de la population.Les usagers potentiels ne deviennent réels qu\u2019à la condition de trouver dans ce qui leur est proposé des services en phase avec leurs préoccupations, goûts, habitudes, etc.Ils « votent avec leurs pieds » et de même qu\u2019il est possible de rendre compte du contenu de leur fréquentation avec la notion de « logique d\u2019usage », il faudrait s\u2019attarder sur les raisons qui, après évaluation des services de la bibliothèque, aboutissent à la non-fréquentation.Il resterait aussi à mettre en relation les caractéristiques des bibliothèques avec celles des publics qui les fréquentent.L'auteur enseigne la sociologie à l'IUT Nancy-Charlemagne, Nancy2.Il est rattaché à l'Équipe Lyonnaise en science de l'Information et de la Communication (ELICO, Lyon 1).Il est auteur de Les adolescents et la bibliothèque (Paris : Centre Georges Pompidou, Bibliothèque publique d'information, 1997) et co- auteur avec Sophie Ranjard de Usages des bibliothèques : approche sociologique et méthodologie d'enquête (Villeurbanne : Presses de l'ENSSIB, 2005).Programme de formations 2007-2008 de la CBPQ Parmi les sujets qui seront traités: La gestion des périodiques numériques La communication et la gestion de la diversité culturelle Comment organiser des activités hors les murs de la bibliothèque Développement d'une politique de service à la clientèle La gestion des conflits dans le cadre de la diversité de ressources humaines En reprise: wiki et blogues (théorie et pratique) Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [15] [ innovation en bibliothèques publiques 1 Bibliothèque et Sdllté Innovation aux Pays-Bas par Marian Koren koren@debibliotheken.nl Traduit de l'anglais par Cécile L.Prud'Homme (cprud@uottawa.ca) Les bibliothèques publiques des Pays-Bas ont investi le domaine de l'information en santé, à travers des points de service spécialisés autant qu'à travers Internet.Libraries and health : innovation in the Netherlands.Public libraries in the Netherlands have invested in the field of health information by way of specialized service points as well as via the Internet.Peut-on dire que les bibliothèques sont des lieux en santé?Plusieurs répondront par la négative, soit parce qu\u2019ils n\u2019ont pas visité d\u2019installations récentes et se rappellent la poussière et les odeurs bien typiques des temps passés, soit parce qu\u2019ils achètent les livres et autres supports tout neufs, et ne peuvent souffrir l\u2019idée du livre partagé.Et voilà qu\u2019une lueur de santé émane de la bibliothèque : elle peut nourrir l\u2019intellect et, à l\u2019occasion, lui apporter un brin de sagesse.Lors d\u2019une campagne publicitaire qui a fait éclat, la American Library Association (ALA) utilisait le slogan qui disait à peu près ceci : Faites courir vos cellules grises.dans la bibliothèque, pour faire allusion au potentiel vivifiant des bibliothèques.Mais peut-on dire qu\u2019elles jouent aussi un rôle dans la santé physique?Les bibliothécaires qui se désolent des conditions ergonomiques de leur lieu de travail diront non.Les usagers fidèles qui ne résistent pas à choisir un autre dernier livre et qui le regrettent lorsqu\u2019ils doivent porter le tout diront aussi non.Que penser ?Tournons-vous vers un aspect négligé de l\u2019équation, via les services d\u2019information en santé offerts par les bibliothèques publiques des Pays-Bas.Un nouveau modèle Dans les bibliothèques publiques des Pays-Bas, il appert qu\u2019au moins 55 % des citoyens ayant des questions portant sur la santé espèrent y trouver des réponses.Notons que la loi néerlandaise sur les traitements médicaux donne, aux enfants de 12 ans à 16 ans, la possibilité de participer à ce type de décision avec leurs parents.Les 16 ans et plus peuvent décider par eux-mêmes.Dernièrement, le système de soins de santé des Pays-Bas a subi une restructuration grâce à laquelle les individus peuvent choisir la société d\u2019assurance maladie de leur choix afin de couvrir les soins de base.De fait, il en résulte une demande accrue d\u2019information sur les régimes d\u2019assurance santé, la qualité des hôpitaux, le coût des soins, etc.Le gouvernement a aussi mis en évidence la responsabilité des citoyens face aux coûts grandis- sants des soins de santé.Si les gens sont plus au fait des avenues menant à une vie saine, ainsi que des coûts engendrés par la mauvaise santé, toute la collectivité en bénéficiera.Dans cette optique, le gouvernement a investi dans la mise en place de services et de systèmes d\u2019information afin que la population puisse prendre en main ses nouvelles responsabilités.Le réseau de bibliothèques publiques s\u2019est ainsi engagé à rassembler et à donner accès à l\u2019information sur la santé.Services en santé publique Plusieurs bibliothèques ont créé des points de service spécialisés en santé.Ceci fait suite à un projet pilote mené en 1998 dans dix bibliothèques, qui a mis à l\u2019essai plusieurs modèles de points de service.A l\u2019échelle nationale, l\u2019Association des bibliothèques publiques (NPLA) a entrepris l\u2019étude de divers modèles d\u2019information et a réfléchi à la formation qui s\u2019y prêtait.Des sources telles les dépliants, les brochures, les cédéroms et les bases de données ont été évaluées afin d\u2019en évaluer le potentiel pour les bibliothèques et la pertinence pour répondre aux besoins des usagers.Des bibliothécaires ont fait des essais et suggéré des améliorations.Plusieurs organismes représentant des patients et l\u2019aide en ligne ont été mis à contribution.La NPLA a publié un manuel sur la façon de mettre en place un service d\u2019information sur la santé.Les bibliothécaires peuvent suivre un cours sur l\u2019information en santé, fruit d\u2019une collaboration entre la NPLA et des instituts nationaux de santé.Pour leur part, les organisations provinciales de services de bibliothèques communiquent avec les organismes régionaux en santé et regroupent l\u2019information pratique dans des bases de données.A l\u2019échelle de la communauté, les bibliothécaires communiquent avec les services locaux de santé publique, les organismes et les médecins, et recensent l\u2019information trouvée et les services offerts.Plusieurs organismes ont immédiatement mis à profit ces échanges et ont suggéré de faire régulièrement les mises à jour des brochures et des dépliants.Certains se sont dits prêts à offrir des heures de consultation portant sur des thèmes bien précis tels que les régimes alimentaires ou les équipements en soins de santé.A d\u2019autres, les bibliothèques ont demandé d\u2019offrir des séries de conférences et d\u2019organiser des expositions.Les bibliothèques publiques ont maintenant établi un réseau de coopération avec les prestataires locaux de services de santé.Désormais, ces derniers peuvent davantage se consacrer aux questions plus spécialisées.Les bibliothécaires qui travaillent aux points d\u2019information en santé connaissent le réseau de soins de santé et peuvent mieux rediriger les usagers lorsqu\u2019il s\u2019agit de questions plus spécialisées.[ 16] [ ARGUS ] Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ innovation en bibliothèques publiques 1 Information virtuelle Les services d'information offerts par les bibliothèques publiques se présentent maintenant sous la forme d\u2019un nombre toujours croissant de lieux physiques à travers les Points d\u2019information en santé des bibliothèques.Une source virtuelle, le Bureau d\u2019information virtuel en santé (www.gezondlieidsloket.nl) fait désormais partie de la bibliothèque virtuelle nationale (www.bibliotheek.nl).Aux points de service physiques, l\u2019information et la documentation sont réunies et présentées de façon agréable.On y retrouve les documents traditionnels comme les encyclopédies, les livres, les revues et les brochures, ainsi que des supports moins conventionnels tels les cédéroms et un choix de ressources numérisées provenant d\u2019Internet.Les gens s\u2019assoient et consultent sans avoir à s\u2019identifier.Ils peuvent aussi demander de l\u2019aide pour trouver de l\u2019information et des réponses ou pour obtenir des sources fiables de conseils.Les bibliothécaires du service principal ont reçu une formation en recherche dans les bases de données sur la santé et sont familiers avec le jargon médical et le réseau des soins de santé.Afin d\u2019informer les différents groupes de la collectivité sur les sujets traditionnels ou émergents en santé, les bibliothèques ont mis sur pied des séries de conférences et planifié des expositions.Aux Pays-Bas, les organisations sont prêtes à débourser de l\u2019argent pour rejoindre, par le truchement des bibliothèques, des groupes ciblés.Des points de service La bibliothèque publique de Zoetermeer (www.bibliotheek-zoetermeer.nl) a tenu le premier rôle dans la mise en place d\u2019un tel ordonnancement des services.Les coûts et le travail supplémentaires reliés aux espaces, aux dispositions, à la confidentialité et à la formation sont compensés par les revenus en provenance des organisations qui collaborent et la visibilité accrue de la bibliothèque publique dans la communauté.À la demande des usagers, les services d\u2019information sur la santé font maintenant partie de la nouvelle stratégie de services de la bibliothèque de Rotterdam.C\u2019est ainsi que la conception de la succursale Ommoord a été complètement modifiée.La bibliothèque a aménagé un marché de l\u2019information dans le centre communautaire où elle se trouve.Le marché contient plusieurs ordinateurs donnant accès à une variété de sites Web traitant de problèmes de santé et de questions s\u2019y rapportant.On y trouve aussi des affiches et des dépliants.Les institutions locales présentent des conférences et des expositions, et tiennent des séances de consultation à l\u2019intérieur des murs de la bibliothèque.Ailleurs, des spécialistes sont présents dans les quatre plus grandes bibliothèques, Duiven, Doetinchem, Winterswijk et Zutphen.Le Biblioservice a mis en place un centre de soutien provincial avec des spécialistes de domaine.Les spécialistes régionaux maintiennent les échanges avec les organismes de santé, développent des expertises et publient des bulletins pour tous et des rapports d\u2019activité.Référence virtuelle Les bibliothèques publiques ont créé un portail national, www.bibliotheek.nl, offrant la possibilité de chercher tous les types de documents et les bases de domiées des bibliothèques par le moyen de mots-clés et de butinage associatif.Plusieurs bases de données achetées sous licence portent sur l\u2019information aux consommateurs, les domiées bibliographiques nationales et les établissements de recherche.Les bibliothèques publiques ont accepté de payer les frais additionnels pour cet ensemble d\u2019information générale numérisée.Une application spéciale, De GIDS (Le guide), sert à la collecte des données locales, y compris les adresses numérisées des services de santé, lesquelles peuvent servir à tous les services d\u2019information.Depuis 2003, Bibliotheek.nl offre un service de référence virtuelle (http://aladin.bibliotheek.nl).Al@din permet aux gens de poser des questions en ligne auxquelles un groupe de bibliothèques participantes répond.Grâce à l\u2019intégration du service virtuel interactif d\u2019information sur la santé de Biblioservice, et l\u2019utilisation des mêmes applications GIDS, Bibliotheek.nl peut maintenant utiliser les diverses données locales et régionales décrites plus haut.Sur une base quotidienne, on enregistre quelque 3 000 visites au service Al@din ainsi que 900 questions posées.Près de quatre jeunes sur cinq connaissent Al@din, et un nombre croissant d\u2019entre eux découvrent le portail.Services à valeur ajoutée Le service de référence en ligne présente une structure à plusieurs niveaux auxquels participent quelque 1 000 bibliothécaires.La Bibliothèque nationale et l\u2019Université d\u2019Amsterdam sont les partenaires en charge des services spécialisés.Une autre entente a été signée avec le ministère de la Santé en ce qui a trait à l\u2019utilisation du site www.kiesbeter.nl (Choix santé), dédié aux services d\u2019information aux citoyens, principalement sur la comparaison de la qualité des hôpitaux, le prix des médicaments et les traitements, et sur l\u2019évaluation des soins de santé par les patients et les usagers.L\u2019information sur la santé est fournie en ligne de deux façons : soit à l\u2019aide de l\u2019engin de recherche Aqua browser de la bibliothèque numérique (www.bibliotlreek.nl), soit par le portail d\u2019information sur la santé (www.gezondhei sloket.nl).En huit mois, trois bibliothécaires à temps partiel ont fait passer le nombre de liens de 1 200 à 6 000, créant ainsi un site Web d\u2019intérêt général contenant les meilleurs liens vers l\u2019information sur la santé, les maladies, le bien-être et les soins.Le nouveau portail d\u2019information sur la santé a été lancé en novembre 2006.Le personnel, en particulier ceux qui travaillent dans les bibliothèques où il y a des points de services sur la santé, a participé à un lancement général organisé par la NPLA afin de mettre à jour les connaissances et améliorer les techniques de recherche sur les sites web et la base de données du ministère de la Santé.Ces ressources sont maintenant offertes à tous les visiteurs des bibliothèques de quartier.Les bibliothèques publiques ont compris leur rôle de prestataire d\u2019information.Il s\u2019agit d\u2019un rôle crucial qui peut faire la différence entre la vie et la mort, comme dans les cas du SIDA et de la grippe aviaire.Elles réalisent qu\u2019elles doivent s\u2019associer avec d\u2019autres organisations, spécialisées ou non.Peut-être qu\u2019un jour, les bibliothèques formeront-elles un réseau mondial en santé.L'auteur est chef de la recherche à l'Association des bibliothèques publiques des Pays-Bas.Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [ 17] [ innovation en bibliothèques publiques 1 nquête sur la fréquentation des bibliothèques en France par Véronique Parenteau vparenteau@yahoo.ca En mai 2006, le Centre de recherche pour l\u2019étude et l\u2019observation des conditions de vie (CRÉDOC; http://www.credoc.fr) publiait les résultats de son enquête sur la fréquentation des bibliothèques publiques françaisesl.L\u2019enquête a été réalisée à l\u2019automne 2005 pour le ministère français de la culture et de la communication.En voici les principales conclusions.Hausse de la fréquentation D\u2019abord, une nouvelle réjouissante : de 1989 à 2005, tandis que la fréquentation des cinémas et des musées est restée stable, le pourcentage de la population française fréquentant les bibliothèques publiques a presque doublé, passant de 23 % à 43 %.Si le nombre de visiteurs réguliers a peu augmenté, les visiteurs occasionnels sont quant à eux plus nombreux qu'avant (39 % en 2005 contre 30 % en 1997).Par ailleurs, les usagers séjournent maintenant plus longuement à la bibliothèque : 71 % des visiteurs restaient plus de 30 minutes en 2005, contre seulement 53 % en 1997.Il s\u2019agit probablement du résultat « d\u2019une offre sur place plus riche ».Internet n'a pas tué le livre Autre nouvelle qui saura plaire aux amoureux du livre : les oiseaux de malheur qui prédisaient qu\u2019internet sonnerait le glas du livre imprimé et de la lecture semblent avoir eu tort.En effet, après une importante diminution durant les années 1980, le nombre de Français qui lisent des livres s\u2019est stabilisé depuis le milieu des années 1990.De plus, non seulement les utilisateurs d\u2019Internet lisent-ils, mais ils fréquentent les bibliothèques : « [.] les Français qui se définissent comme gros consommateurs d\u2019Internet sont 45 % à fréquenter les bibliothèques municipales, contre 35 % des Français en moyenne.» Multiplication des usages La diversification des collections \u2014 qui incluent aujourd\u2019hui des CD et DVD notamment \u2014 a deux grandes conséquences, liées entre elles.D\u2019abord, un plus vaste public est maintenant intéressé à fréquenter les bibliothèques.Ensuite, les raisons qui amènent les gens dans les bibliothèques se multiplient.Bien sûr, on y emprunte toujours beaucoup de livres, mais l\u2019emprunt des autres types de documents a doublé : « [.] en 2005, 90 % des usagers disposant d\u2019une carte de bibliothèque municipale empruntent des livres, 33 % des CD, 27 % des magazines, 17 % des films.» Mais on ne va pas à la bibliothèque uniquement pour emprunter des livres.À preuve, la « proportion des usagers disposant d\u2019une carte pour emprunter n\u2019a que légèrement progressé (de 19 % en 1997 à 21 % en 2005), tandis que la part de ceux qui fréquentent les bibliothèques municipales sans carte a doublé entre 1997 et 2005 (de 7 % à 14 %) ».On va aussi dans les bibliothèques pour : \u2022\tlire des livres (50 % des usagers en lisent sur place) et les périodiques (36 %); \u2022\tétudier (76 % parmi les usagers de 15 à 25 ans); \u2022\tvoir des expositions (28 % des usagers); \u2022\tassister à des lectures, des débats, des spectacles (20 %); \u2022\tse brancher à Internet (14 % des usagers français le font); \u2022\tutiliser des logiciels didactiques et des cédéroms (6 %).Des usagers de tous horizons Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à fréquenter les bibliothèques municipales françaises : 64 % des emprunteurs et 55 % de ceux qui n\u2019empruntent pas sont des femmes.Par ailleurs, les ménages avec enfants fréquentent davantage les bibliothèques que les autres.Des gens de toutes les catégories sociales fréquentent les bibliothèques municipales, mais « la proportion d\u2019usagers varie du simple au double selon les catégories ».Par exemple, 20 % des agriculteurs contre 50 % des cadres supérieurs sont des usagers.Autre fait à noter, les « populations issues de l\u2019immigration sont aussi nombreuses à fréquenter les bibliothèques que la moyenne de la population ».Plus leur niveau de scolarité est élevé, plus les Français fréquentent les bibliothèques : 20 % des non diplômés contre 58 % de ceux qui ont un niveau égal ou supérieur à Bac + 5 (l\u2019équivalent d\u2019une maîtrise au Québec).De même, « plus le niveau de diplôme augmente, plus les usagers sont des emprunteurs actifs ».Des bibliothèques accessibles Finalement, il semble que les Français considèrent que leurs bibliothèques municipales sont accessibles et utiles.«Neuf Français sur dix savent où se trouve la bibliothèque municipale proche de chez eux » et dans 80 % des cas, cette dernière est à moins de dix minutes de chez eux.« Toutefois, une forte minorité trouve que cet équipement est insuffisamment visible (44 %) et, pour certains, plutôt austère (33 %).» Il est aussi possible d\u2019écouter sur le site de la Bibliothèque publique d\u2019information l\u2019enregistrement de la présentation de l\u2019étude qui a eu lieu le 23 mai 2006 (www.tiny.cc/cU9bI).[ 18] [ ARGUS ] Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ innovation en bibliothèques publiques 1 compte-rendu L'avenir des rGSSOUTCGS humaines dans les bibliothèques par Gina Pinet ginapinet@ville.montreal.qc.ca Commanditée par le Conseil des ressources humaines du secteur culturel (CRHSC), une étude pan-canadienne sur les ressources humaines dans les bibliothèques a été réalisée sur une période de trois ans.Elle visait à fournir un portrait des ressources humaines à l\u2019aube des départs massifs à la retraite qui affecteront bientôt la profession.L\u2019étude s\u2019est réalisée en trois temps : entrevues téléphoniques et discussion en groupe auprès de 2 200 bibliothécaires, 2000 auxiliaires et 461 administrateurs de bibliothèques; 1 357 questionnaires postaux complétés (taux de réponse de 34 %); enquête sur le Web auprès de 3 148 bibliothécaires et auxiliaires (taux de réponse de 37 %).11 en ressort notamment que la profession est choisie par amour des livres.Cette image incomplète induit en erreur les personnes qui, autrement, pourraient choisir la profession : il faut désormais mettre l\u2019accent sur la commercialisation de la profession et la sensibilisation aux activités de gestion, de leadership et de capacité à s\u2019adapter aux changements.La représentation des femmes est plus élevée que celle des hommes puisque 8 bibliothécaires sur 10 et 9 auxiliaires sur 10 sont des femmes.Toutefois, malgré leur sous-représentation, les hommes occupent des postes d\u2019administrateurs bien que les femmes aient réalisé d\u2019importantes percées en la matière.Pour leur part, les membres des minorités visibles n\u2019occupent que 7 % des effectifs de la profession, alors qu\u2019ils représentent 14 % de la main-d\u2019œuvre canadienne.Les compétences personnelles apparaissent comme des éléments-clés dans la recherche de personnel qualifié.Cependant, les restrictions budgétaires (80 %) constituent le principal obstacle au recrutement.Les qualités de chef sont recherchées par les administrateurs.On recherche des personnes ayant la capacité de négocier, de réseauter, de motiver, d\u2019exercer leur leadership, de recueillir des fonds, de projeter une vision d\u2019avenir et de participer activement à la vie communautaire.Entre 1997 et 2002, la majorité des bibliothécaires ont pris leur retraite avant l\u2019âge de 65 ans (âge moyen de la retraite : 62 ans).Par contre, tout porte à croire que l\u2019âge moyen de la retraite augmentera au fil du temps.Quatre bibliothécaires sur 10 en poste actuellement prendront leur retraite d\u2019ici 2014.Ceux des bibliothèques publiques seraient susceptibles de quitter en plus grand nombre.Le remplacement des retraités est difficile : près de 75 % des bibliothèques municipales disent disposer d\u2019un bassin insuffisant de candidats intéressés.Seulement une bibliothèque sur 10 est pourvue d\u2019un plan de relève.La section portant sur les études fournit des données intéressantes.Si les bibliothécaires sont satisfaits à 64 % de leur formation, les bibliotechniciens le sont à 81 %.Les bibliothèques publiques réclament de participer à la révision des programmes universitaires et demandent d\u2019inclure davantage de formation en gestion, en leadership et en administration.Quant à la formation continue, l\u2019offre de formation axée sur l\u2019emploi et sur la technologie est jugée suffisante, mais pauvre en ce qui a trait au leadership et à la gestion.D\u2019ailleurs, les bibliothécaires du milieu municipal sont davantage que les autres intéressés à des fonctions de gestion et de supervision.Les tâches des bibliothécaires se sont diversifiées et il leur faut effectuer des tâches en dehors de leur domaine de spécialisation.Cette exigence découle des initiatives de rationalisation et des compressions budgétaires des années 1990.Quelle est l\u2019utilité d\u2019une telle enquête?Elle permet d\u2019affirmer très clairement que, désormais, les fonctions de gestion et de leadership se situent au cœur de la nouvelle approche.Autrefois occupées en fonction de l\u2019ancienneté, ces fonctions apparaîtront beaucoup plus tôt dans la carrière des bibliothécaires.Les écoles doivent ainsi modifier et adapter leurs programmes.Les administrations doivent envisager la réorganisation en profondeur des postes, tout en privilégiant le perfectionnement continu.Au final, l\u2019étude est intéressante car, à partir d\u2019un solide diagnostic, elle présente diverses pistes de solutions faisant appel à la fois à l\u2019expérience et à l\u2019innovation.L'auteur est conseillère en ressources documentaires au réseau des Bibliothèques de la Ville de Montréal L\u2019avenir des ressources humaines dans les bibliothèques canadienne l\u2019étude est disponible à l\u2019URL suivant: www.ls.ualberta.ca/8rs/8RsAvenirdesRessourcesHumaines.Ddf Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [ 19] Et si on débranchait le vieux catalogue?par Guy Teasdale guy.teasdale@bibl.ulaval.ca Pour l'immense majorité des usagers, la recherche d'information débute maintenant ailleurs qu'à la bibliothèque.Les pratiques et les normes traditionnelles de la bibliothéconomie sont remises en question dans quelques rapports récents et par un groupe de travail de la Bibliothèque du Congrès.What if we unplugged the old online catalogue?For most people the search for information now begins elsewhere than at the library.Traditional standards and practices of librarianship are being called into question in recent reports and by a Library of Congress working group.Ah ! Rien de mieux qu\u2019une petite entrée en matière iconoclaste pour attirer l\u2019attention.Et quelle icône représente mieux la Bibliothèque que son catalogue?En effet, depuis la parution du Nomenclator, premier catalogue imprimé de la bibliothèque de l\u2019Université de Leyde (Pays-Bas) en 1595, et jusqu\u2019à l\u2019apparition des catalogues sur fiches à la Révolution française, ce mode d\u2019identification et de regroupement de l\u2019information conservée a triomphé dans nos bibliothèques.Naturellement, on trouvait des listes ou des inventaires sur tablettes d\u2019argile, sur pierre ou sur papyrus dans toutes les bibliothèques de l\u2019Antiquité.Mais c\u2019est l\u2019apparition de l\u2019imprimerie, et la production littéraire qui s\u2019ensuivit, qui donna naissance au catalogue et à la standardi-sation des données bibliographiques sur petites fiches de carton.L\u2019informatisation des années soixante a sonné le glas de la petite fiche, mais le catalogue est resté une pierre d\u2019assise du Temple.La première génération de catalogues en ligne reproduisait la fiche en fournissant les mêmes points d\u2019accès, sous forme d\u2019index précoordonnés.C\u2019est à la deuxième génération, tôt dans les années quatre-vingt, qu\u2019apparaît la possibilité de recherche booléenne avec mots clés (recherche dite postcoordonnée).Dès le départ, les chercheurs ont noté que la recherche par sujet se révèle difficile pour les usagers.Vingt-cinq ans plus tard, nous en sommes encore à la recherche booléenne! Et nos usagers éprouvent toujours des difficultés.C\u2019est à vous donner le goût de paraphraser Menaud : « Mais au pays de la bibliothéconomie, rien n\u2019a changé ».ou si peu.Pourtant, les solutions que l\u2019on commence à appliquer dans les catalogues de troisième génération étaient déjà identifiées par les chercheurs du début des années quatre-vingt-dix ! (Markey, www.dlib.org/dlib/january07/markey/01markey.html).Remises en question MARC, le catalogue, le catalogage et RCAA sont remis en question.À cet effet, mentionnons les rapports de Calhoun et de l\u2019Université de Californie.On n\u2019y traite pas de changements cosmétiques : certaines recommandations vont jusqu\u2019à proposer l\u2019abandon des vocabulaires contrôlés (LCSH, MESH) dans les notices bibliographiques.Les auteurs croient qu\u2019il serait plus utile de concentrer les ressources sur l\u2019amélioration des autorités dans les noms, les titres uniformes, les dates et les lieux.Ils se questionnent sur l\u2019utilité de conserver une coûteuse analyse sujet lorsqu\u2019on peut accéder à chacun des mots contenus dans chacune des pages d\u2019un livre, par le développement d\u2019algorithmes de pertinence de plus en plus efficaces.Dans son rapport, Calhoun présente 32 options et 3 stratégies visant à intégrer le catalogue dans le processus de recherche de l\u2019information de l\u2019usager : Google et l\u2019Internet global, recherche dans les périodiques, le Web invisible, les dépôts institutionnels, la métarecherche, etc.Afin de réduire les coûts, on propose d\u2019intégrer plusieurs formes de méta-données, et pas seulement du MARC.D\u2019autres proposent, pour améliorer la recherche par facettes, de préciser davantage des éléments de métadonnées tels que la discipline, le niveau de l\u2019ouvrage, la notoriété de l\u2019auteur, le type de document, l\u2019époque décrite, les critiques, les comptes rendus, etc.Le monde de demain, c\u2019est une bibliothèque virtuelle de millions de volumes accessibles dans le texte intégral.À notre requête de recherche, on présentera la liste des bibliothèques géoréférencées ou encore une option d\u2019achat avec livraison, dès le lendemain.Calhoun, Karen.« The Changing Nature of the Catalog and its integration with Other Discovery Tools ».Prepared for the Library of Congress, Final Report, March 17, 2006.www.loc.gov/catdir/calhoun-report-final.pdf University of California Libraries, Bibliographic Services Task Force.« Rethinking How We Provide Bibliographic Services for the University of California ».Final report: December 2005.http://libraries.universityofcalifornia.edu/ sopag/BSTF/Final.pdf En savoir plus http://del.icio.us/tag/future+catalog Il n\u2019y a pas que le catalogue qui est remis en question.Le format MARC développé à compter de 1965 par la bibliothèque du Congrès a permis aux bibliothèques de normaliser et d\u2019automatiser l\u2019échange de données bibliographiques.Ce fut un immense facteur de progrès qui a notamment permis de migrer les catalogues sur fiches vers des catalogues informatisés en une vingtaine d\u2019années.Le format MARC fut une [20] [ ARGUS ] Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 révolution en son temps.Plus maintenant.Roy Tennant le soulignait d\u2019ailleurs de façon tonitruante dans une chronique du Library Journal intitulée « MARC Must Die ».Karen Coyle continue la discussion dans son blogue sous la rubrique « Murdering MARC » (http://kcoyle.blogspot.com/).La révolution XML Ce n\u2019est pas la première ni la dernière révolution à frapper les bibliothèques, mais il reste que nous sommes, encore une fois, au beau milieu d\u2019une évolution technologique majeure (et je me retiens pour ne pas écrire changement de paradigme).De la même façon que le papyrus remplaça l\u2019argile, ou que la fiche de carton fut transcodée en MARC, le XML, créé en 1998, est devenu le langage d\u2019encodage universel sur Internet.Or, nous encodons en MARC.C\u2019est un peu comme si la communauté bibliothéconomique continuait de s\u2019exprimer en latin alors que le reste de la planète s\u2019exprime maintenant en XML.Bien que tous reconnaissent qu\u2019il nous ait bien servi depuis 40 ans, plusieurs pensent que ce format nous isole du reste du monde.Il y a à peine 10 ans, nos bibliothèques pouvaient se conforter, car elles étaient l\u2019intermédiaire, le passage obligé, d\u2019accès à la richesse documentaire accumulée à l\u2019intérieur d\u2019un lieu physique.Or, le lieu physique Bibliothèque est confronté à un lieu virtuel plus riche, plus vaste, plus complet.Ce lieu est accessible grâce à des moteurs de recherche hyper performants qui déjà ont plus de notoriété que le catalogue.Où est notre pertinence ?Un exemple simple pour illustrer les limitations du catalogue : votre bibliothèque achète la collection des thèses en texte intégral de ProQuest qui fournit les 830 000 notices Marc correspondantes.Peut-on, doit-on les intégrer dans notre catalogue au risque de déséquilibrer nos collections et résultats de recherche, faute d\u2019un traitement efficace par le moteur de recherche du catalogue ?Pire encore, d\u2019ici 2010 Google, l\u2019Open Content Alliance et le European Digital Library rendront accessible le contenu intégral de millions de titres.Quelle sera alors la pertinence de notre actif documentaire dans notre petite bibliothèque locale par rapport à ces faramineux contenus ?De toute façon, nous vivons maintenant dans un monde de désintermédiation, un monde où l\u2019usager veut combler lui-même ses besoins documentaires, sans aides et sans trop d\u2019efforts.Dorénavant « Experience is King, Content is Queen ».Les impacts, immenses en tenues d\u2019ergonomie : nos interfaces doivent être faciles à apprendre, difficiles à oublier et faciles à expliquer.L\u2019expérience Google est gratifiante, peut-on en dire autant de la recherche au catalogue ?Le point de départ des recherches de l\u2019immense majorité de nos usagers est un moteur de recherche (à 89 % selon OCLC) et non pas le catalogue de leur bibliothèque.Ne nous racontons pas d\u2019histoire, NOS USAGERS TROUVENT LEUR INFORMATION AILLEURS QUE DANS LES BIBLIOTHÈQUES ! Nous sommes en train d\u2019être marginalisés.Dans ces conditions, même si ce n\u2019est pas plaisant, il n\u2019est pas étonnant que nos pratiques centenaires concernant le catalogue soient remises en question.D\u2019autant plus qu\u2019en 2004 seulement, les 123 bibliothèques de recherche membres de l\u2019Association of Research Libraries (ARL) ont consacré à elles seules 239 millions de dollars aux services techniques.C\u2019est beaucoup d\u2019argent.Les chiffres d\u2019OCLC démontrent que nos catalogues sont, pour l\u2019instant, inadéquats.Les fournisseurs de Systèmes intégrés de gestion de bibliothèques (SIGB), qui n\u2019ont pas su évoluer au même rythme que les besoins, semblent en plein désarroi.Les fusions successives de ces entreprises dénotent certainement un malaise.Tous nous promettent « sous peu » une version d\u2019un moteur de recherche qui ressemblerait étrangement à celui que la North Carolina State University (NCSU à www.lib.ncsu.edu/ catalog) a mis en ligne en janvier 2006.Plus récemment encore, les State University Libraries of Florida annonçaient la mise en ligne d\u2019un prototype indexant 6,8 millions de notices (http:// catalog.fcla.edu).Très impressionnant, comme résultats.La 3e génération Ces modèles de catalogues de troisième génération, propulsés par le logiciel Endeca, qui vient se superposer au SIGB traditionnel, réussissent à exprimer et exploiter plus efficacement que nos SIGB actuels toute la richesse documentaire des métadonnées MARC (converties en MARCXML).Ces catalogues présentent des fonctionnalités telles que la correction des fautes d\u2019orthographe (option : vous voulez dire ?), la lemmatisation ou l\u2019indexation sur la racine des mots (stemming), un facteur de pondération permettant qu\u2019un mot présent dans un titre ou dans une vedette matière pèse plus lourd que s\u2019il n\u2019apparaît que dans le texte intégral, la suggestion de mots clés, la recherche de documents semblables, le classement des résultats selon des tris par date, titre, auteur et popularité du livre.Endeca permet également de consulter les livres par cotes, comme si on bouquinait sur les rayons.On peut ensuite restreindre la masse documentaire en se servant de facettes telles que les cotes, les vedettes matières, les formats.L\u2019expérience de la NCSU démontre que dans un catalogue de 3 e génération les usagers utilisent davantage la classification LC puis les facettes sujet, format, auteur et genre.Ces nouveaux catalogues procurent l\u2019expérience satisfaisante attendue de nos usagers et ne les laissent jamais dans un cul-de-sac.Avec ces outils, on parle enfin le même langage que le reste des communautés de l\u2019Internet et on utilise des moteurs de recherche compétitifs.Notons ici, au passage, qu\u2019après avoir été un peu rapidement condamné à mort, MARC, comme l\u2019Hydre de Lerne, est en train de renaître avec une tête XML.Récemment, la Bibliothèque de recherche du Los Alamos National Laboratory à Lanley choisissait, parmi plusieurs normes de métadonnées, le MARCXML comme format de métadonnées permettant de décrire plus de 87 millions d\u2019objets numériques.L\u2019investissement historique des bibliothèques a quand même généré des centaines de millions de notices catalographiques MARC à haute valeur ajoutée, qui ne demandent qu\u2019à être exploitées adéquatement.Ne jetons pas le bébé avec l\u2019eau du bain! L'auteur est directeur, services soutien et développement à la Bibliothèque de l'Université Laval.Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [ 21 ] Les méta-moteurs ont-ils toujours leur place dans la recherche d'information?par Julie Rodrigue jrodrigue@lacaisse.com Pour plusieurs, Google équivaut au Web.Ce faisant, la plus grande partie de la Toile leur échappe, car ce moteur n\u2019indexe pas tout, loin s\u2019en faut.Pour ajouter au problème, le recoupement des sites repérés par les moteurs de recherche tend à diminuer.Sommes-nous condamnés à doubler ou à tripler le temps de recherche afin de couvrir suffisamment de terrain et de repêcher tout ce qui est pertinent?Pas du tout, puisque de nombreux outils contribuent à diminuer le temps de recherche, à identifier les liens uniques à chaque moteur et à nous montrer les relations entre les différents résultats.Vous aurez compris que je souhaite démontrer que les méta-moteurs ont toujours leur raison d\u2019être.Mais attention : il faut en premier lieu prendre conscience d\u2019un concept de base, à savoir qu\u2019il existe des outils spécifiques à chaque type de besoin.Notre métier serait en effet beaucoup trop simple si un seul outil ou une seule source pouvait répondre à l\u2019ensemble des besoins! Avant d\u2019entreprendre une recherche avec un méta-moteur, il nous faut donc revenir à la base de la bibliothéconomie, soit le besoin de l\u2019usager.La recherche d\u2019information sur le Web fait présentement face une problématique de taille : comment trouver dans un temps minimum l\u2019information la plus pertinente et la plus à jour possible.C\u2019est à travers le Web 2.0, le Web invisible (ou profond ou opaque ou caché.selon l\u2019appellation qui vous plaît), la spécialisation des moteurs, la croissance exponentielle du nombre de pages, le manque d\u2019indexation, et j\u2019en passe, que le chercheur doit se retrouver.Méta-moteurs comparatifs Les nouveaux types de méta-moteurs se classent en deux catégories : comparatifs et cartographiques.Examinons tout d\u2019abord les premiers.Tout comme les méta-moteurs traditionnels, ils permettent de sauver du temps, puisqu\u2019une seule requête est lancée dans plus d\u2019un moteur à la fois.Ils permettent de déterminer les liens uniques retrouvés par chaque moteur interrogé.Si vous ne devez lire qu\u2019une seule étude, allez-y pour Different Engines, Different Results', écrite par Dogpile en collaboration avec des chercheurs de l\u2019Université de Pittsburgh et de la Perm State University.Basée sur 12 500 requêtes aléatoires effectuées sur Ask Jeeves, Google, MSN Search et Yahoo!, l\u2019étude conclut que le Ma désillusion face à Copernic.Copernic Agent Basic, la version gratuite du logiciel québécois déçoit la rédactrice d Argus Copernic est un méta-moteur qui, dans sa version Professional et Personnal, offre des fonctions très pertinentes et poussées, particulièrement au niveau de la veille.Cependant, sa version Basic n\u2019est pas à point.\u2022\tCopernic Agent Basic, la version gratuite, nécessite une installation locale.Je travaille sur plus d\u2019un poste et je n\u2019ai pas envie de le télécharger sur chacun.Et même si je le faisais, je ne penserais pas chaque fois à le lancer, quand tous les autres méta-moteurs sont accessibles d\u2019un seul clic sur le Web.\u2022\tL\u2019interface est trop compliquée et manque d\u2019intuitivité.Puisque j\u2019ai la version gratuite de base, ai-je besoin de toutes les fonctions de la version payante?\u2022\tLa présentation visuelle des résultats ne présente pas, d\u2019un coup d\u2019oeil simple, ce qui a été retrouvé.Je dois me questionner pour comprendre de quoi il s\u2019agit.\u2022\tOù est Google?Pas parmi les moteurs que je peux sélectionner.J\u2019ai beau crier haut et fort qu\u2019il ne faut pas oublier qu\u2019il existe d\u2019autres outils que Google, ce n\u2019est pas une raison pour l\u2019oublier! \u2022\tJe ne trouve pas d\u2019explication sur l\u2019algorithme de pertinence.Dans certaines recherches, les deux ou trois premiers résultats étaient tout à fait pertinents, et pourtant la pertinence attribuée n\u2019oscillait qu\u2019entre 77 % et 84 %, sans que j\u2019e n\u2019en comprenne la raison.Et ce n\u2019est pas faute d\u2019avoir cherché d\u2019explication! recoupement sur la première page de résultats des quatre moteurs se situe à 1,1 %.c\u2019est qui est bien peu, sachant que la majorité des utilisateurs iront rarement au-delà de la première page.De quoi faire réfléchir les plus sceptiques.et les convaincre de donner une chance aux moteurs comparatifs! Pour vous convaincre, allez visiter, par exemple, Thumbshots (http://ranking.thumbshots.com), Jux2 (www.jux2.com), Poly-meta (http://polymeta.com) ou encore Missing Pieces de Dogpile (http://missingpieces.dogpile.com).Un bémol \u2014 et il est aussi valable qu\u2019on utilise un moteur ou méta-moteur : nous travaillons avec un système informatique.Et, qui dit système informatique, dit risque d\u2019erreur et [22] [ ARGUS ] Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 d\u2019instabilité.C\u2019est encore plus vrai dans le cas des méta-moteurs.Par exemple, Missing Pieces de Dogpile semble avoir au cours des dernières semaines attrapé un mal de ventre.surtout du côté de l\u2019interrogation de Google, qui procure de moins en moins de résultats.En effectuant les mêmes recherches sur une interface différente, les résultats y sont.Il faut donc toujours rester vigilant et attentif face aux résultats, peu importe le moteur utilisé.Méta-moteurs cartographiques Du côté des méta-moteurs cartographiques, la valeur ajoutée se trouve dans la présentation visuelle des résultats.Plutôt qu\u2019une liste de résultats, la représentation graphique de l\u2019information vise à donner une compréhension rapide de l\u2019information, et à saisir les liens entre les concepts d\u2019un coup d\u2019œil.Ce type de méta-moteur utilise dans la majorité des cas la « clusterisation ».Cela constitue une aide de poids lorsqu\u2019on commence une recherche sur un sujet inconnu.La cartographie est en effet très efficace lorsque les données sont liées par de nombreux critères, ou lorsque l\u2019utilisateur effectue une recherche très large.Par exemple, à « automobile » comme terme de recherche correspondent des regroupements de pages concernant des manufacturiers, des agences de location, des mécaniciens, des collectionneurs ou encore de l\u2019information sur l\u2019industrie.A l\u2019opposé, l\u2019affichage des résultats dans Google ne permet pas d\u2019identifier les relations avec le sujet.Kartoo (www.kartoo.com) et Gokker (www.grokker.com) constituent deux méta-moteurs permettant d'expérimenter la recherche dans plusieurs moteurs avec des résultats « clusterisés » et cartographiés.Une mise en garde s\u2019impose : les moteurs cartographiques.ne sont pas faits pour tous! En effet, bien des usagers ne saisissent pas les liens présentés.Les moteurs de recherche à la Google, qui allient simplicité, pertinence et rapidité, s\u2019adressent à la moitié gauche du cerveau, dédiée aux fonctions cérébrales spécialisées dans la gestion des symboles, la logique et l\u2019organisation.Google ne satisfait ainsi que la moitié de la population mondiale.les cerveaux droits étant laissés pour compte! C\u2019est donc à la moitié droite du cerveau que font appel les moteurs qui nous présentent les résultats sous forme graphique! Bien sûr, les inconvénients des méta-moteurs traditionnels ne se sont pas subitement évanouis dans le cyberespace.Il est toujours impossible de contrôler la requête envoyée aux différents moteurs et d\u2019utiliser les fonctions avancées de ces derniers.Aussi, la plupart des méta-moteurs ne donnent accès qu\u2019aux 50 premiers résultats, ou moins.Au risque de me répéter, à chaque type de besoin, son type de moteur.Les méta-moteurs ne supplanteront jamais les moteurs généralistes ou spécialisés, mais ils ne sont pas en voie d\u2019extinction.à la condition d\u2019être accessibles directement sur le Web et d\u2019aller au-delà de l\u2019économie de temps.En proposant de nouvelles façons d\u2019appréhender le Web, par comparaison et « clustering » par exemple, ils resteront des outils efficaces et performants.Note 1.http://comparesearchengines.dogpile.com/overlapanalysis L'auteur est coordonnatrice au service d'information de la Caisse de dépôt et placement du Québec.www.visard.ca ACADEMUS ?\tGestion intégrée des centres d'informations ?\tCatalogage, OPAC, thésaurus, bibliothéconomie ?\tOutil de veille, de DSI et de GED ?\tConfidentialité et groupes de travail ?\tPortail Internet, recherche et réservation, profils personnalisés, saisie à distance, catalogage dérivé ?\tMultilingue (interface et contenu) NOUVEAU ?\tModule archivistique pour la gestion des archives papier et fichiers électroniques ?\tModule MIMS (RSS, OAI, SRW/SRU client/serveur) pour l'interrogation et la récupération automatique de l'information.MUTUALISATION Gestion mutti site PORTAIL D'INFORMATION Dossiers et produits documentaire StatWeb Pro\tWeb Photo Veille automatique et alertes Profil utilisateur Texte intégral Autorisation avancée OCR Correcteur Thésaurii Serveur Web CED SERVEUR DOCUMENTAIRE Serveur NI SO Z 39 -50 BIBLIOTHÉCONOMIE PUBLICATION Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [23] Baladodiffusion et bibliothèques par Véronique Parenteau vparenteau@yahoo.ca Baladodiffusion.Voilà un mot qu'on entend de plus en plus souvent.Mais est-ce vraiment l'une des nouvelles tendances technologiques les plus puissantes du vingt-et-unième siècle, comme le prétendent certains (Lee, 2006), ou n'est-ce qu'une mode?Une chose est sûre, nombreuses sont les bibliothèques, surtout américaines, qui ont choisi de monter dans le train et d'adopter ce nouvel outil de communication.Podcasting and libraries.Podcasting is a term that is heard more and more frequently.One of the twenty first centuries most dominant new trends, as some would have us believe (Lee, 2006), or simply a fad?True or not, many libraries, particularly in the U.S., are adopting this new communication tool.Le terme anglais podcasting est une contraction des mots iPod (nom du populaire baladeur numérique commercialisé par Apple) et broadcasting (transmission de sons ou d\u2019images par la télévision, la radio ou Internet).Il s\u2019agit donc d\u2019un mode de diffusion voué aux baladeurs numériques.L\u2019Office québécois de la langue française (OQLF) suggère le terme français baladodiffusion pour désigner le concept et bala-do pour le fichier audio ou vidéo réservé à ce mode de diffusion.Un balado (podcast) est donc un fichier - généralement audio (en format MP3 la plupart du temps), mais de plus en plus souvent vidéo (on parle, en anglais, de videocast ou de vodcast) - publié sur Internet et destiné à être téléchargé puis écouté sur un baladeur numérique au moment et dans le lieu choisi par chacun.Les balados s\u2019apparentent à des émissions de radio dont la durée, la périodicité et le sujet sont très variables.Dans plusieurs cas, un balado peut être comparé à un blogue audio (Harris, 2006), ce que l\u2019OQLF désigne sous les termes billet balado, baladobillet ou billet baladodiffusé.On peut se contenter le mettre des fichiers audio sur son site Web, mais ce qui rend les balados particulièrement intéressants, c\u2019est la possibilité d\u2019utiliser un fil RSS pour alerter les abonnés que de nouveaux « épisodes » sont disponibles et leur permettre de les télécharger automatiquement.Ils peuvent ensuite écouter les fichiers sur leur ordinateur avec un logiciel comme Windows Media Player, RealOne Player, iTunes ou QuickTime, ou encore sur un baladeur numérique.Mais qu\u2019est-ce qu\u2019un fil (ou flux) RSS?Il faut d\u2019abord savoir qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un sigle anglais pour Really Simple Syndication ou souscription vraiment simple (traduction de Wikipédia).Ce format de syndication, codé en XML, « permet de diffuser en temps réel les nouvelles des sites d\u2019information ou des blogs [sic] » (Wikipédia) - mais aussi des balados - au fur et à mesure de leur publication sur le Web.En utilisant un logiciel agrégateur, l\u2019internaute peut s\u2019abonner aux fils RSS de son choix et ainsi recevoir automatiquement les mises à jour de sites Web, les nouvelles publications sur ses blogues préférés et les nouveaux épisodes de balados.En permettant l\u2019automatisation du téléchargement, la technologie RSS évite aux utilisateurs d\u2019avoir à consulter quotidiennement un site Web pour connaître les nouveautés sur un blogue ou vérifier l\u2019ajout de nouveaux balados sur un site.Pour s\u2019abonner et ensuite consulter ces fils, il faut utiliser un logiciel agrégateur.Selon l\u2019OQLF, il s\u2019agit d\u2019un « logiciel ou [d\u2019une] application Web qui permet à l\u2019internaute de s\u2019abonner à des fils RSS ou équivalents, de recevoir automatiquement, regroupé dans une même fenêtre, le nouveau contenu des fils répertoriés, provenant de plusieurs sources, et de le lire dès qu\u2019il est disponible ».Il peut s\u2018agir de \u2022\tlecteurs en ligne (exemples : Bloglines, Google Reader, etc.), \u2022\tlogiciels qu\u2019on installe sur son disque dur (exemples : Juice, jPodder, iTunes, RSSRadio, etc.), \u2022\tfonctions de navigateurs (exemples : les plus récentes versions de Mozilla Firefox et d\u2019Internet Explorer).Sur les sites Web qui les publient, les fils RSS sont généralement identifiés par des icônes de couleur orange identifiées XML, XML PODCAST, RSS PODCAST, etc.Il existe de nombreux répertoires de balados (voir l\u2019encadré à ce sujet).Exemples d'applications en bibliothèque La baladodiffusion offre d\u2019intéressantes possibilités pour les bibliothèques, à l\u2019interne comme à l\u2019externe.À l'interne (pour le personnel) Le site intranet d\u2019une bibliothèque peut servir à diffuser des balados à l\u2019intention des employés.On peut notamment y mettre des enregistrements des réunions ou présentations importantes.Cela permettra aux employés qui ont été dans l\u2019impossibilité d\u2019y assister de se tenir au courant.Même ceux qui étaient présents pourront réécouter des explications qui leur ont échappé.La baladodiffusion peut également servir pour la formation et l\u2019orientation des nouveaux employés.Le disque compact et le DVD sont déjà utilisés à cette fin, mais la baladodiffusion permet plus de mobilité et est moins dispendieuse et plus simple à produire.Plus économiques et plus pratiques, les balados peuvent également remplacer les appels conférences qui sont surtout à sens unique.[24] [ ARGUS ] Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 Enfin, des gestionnaires utilisent ce mode de diffusion pour communiquer plus directement et plus souvent avec leurs employés et ainsi transmettre de nouvelles idées et des informations d\u2019importance (Fichter, 2006).Evidemment, le désavantage est qu\u2019 il s\u2019agit d\u2019un mode de communication à sens unique.À l'externe (pour les usagers) C\u2019est probablement à l\u2019externe que les possibilités sont les plus intéressantes.Ce n\u2019est un secret pour personne : de plus en plus de gens, en particulier chez les plus jeunes, utilisent les nouvelles technologies pour s\u2019informer.Les autres médias (l\u2019imprimé, notamment), prennent de moins en moins d\u2019importance dans leur vie.Aussi, la meilleure façon de les rejoindre est-elle sans doute de jouer sur leur terrain.La baladodiffusion est un bon moyen de rejoindre ces personnes : « [.] for Internet-generation, or « netgen », users and more technologically savvy patrons, podcasts offer the library the ability to provide promotional activities, cultural events, and instruction on-demand in a highly portable medium.» (Lee, 2006) Il s\u2019agit notamment d\u2019un moyen très abordable de permettre aux usagers ne pouvant pas se déplacer de profiter d\u2019activités qui, autrement, leur seraient inaccessibles (Donohue, 2005).Les personnes à mobilité réduite, celles qui habitent loin de la bibliothèque ou qui sont aux prises avec des conflits d\u2019horaires, peuvent, grâce à la baladodiffusion, entendre des conférences ayant eu lieu à la bibliothèque.Bibliothèque et Archives nationales du Québec utilise cette technologie depuis quelques mois pour permettre à ses usagers de partout au Québec d\u2019entendre les conférences et tables rondes présentées dans ses murs1.La Médiathèque de l\u2019Université Paris 5 fait de même2.Les balados sont aussi idéaux pour les visites autoguidées.D\u2019ailleurs, c\u2019est probablement l\u2019une des applications les plus communes de la baladodiffusion en bibliothèque.La Western Kentucky University, par exemple, offre un tour guidé en neuf étapes de sa bibliothèque3.Une bibliothèque publique pourrait même choisir de créer différents fichiers s\u2019adressant chacun à un type de visiteur spécifique : parents, chercheurs, touristes, étudiants, etc.Les balados visant à informer les usagers sur ce qui se passe à la bibliothèque peuvent également être adaptés à différentes clientèles.C\u2019est ce que fait la Lansing Public Library, en Illinois'', où les adultes, les adolescents, les enfants et les usagers intéressés aux technologies de l\u2019informations peuvent s\u2019abonner à un flux RS S qui leur permettra de recevoir uniquement les balados qui les intéressent parmi ceux produits par cette bibliothèque.La formation des usagers peut également bénéficier de cette technologie, surtout si du vidéo est inclus (yodcasting).L\u2019utilisation du catalogue, des bases de données, des postes d\u2019autoprêt, notamment, pourrait être expliquée de cette façon.Un autre usage de la baladodiffusion qui prend lentement de l\u2019ampleur, surtout dans les bibliothèques scolaires et publiques, est la diffusion de livres sonores.Un balado est bien sûr beau- coup plus facile à transporter qu\u2019un livre sur CD ou sur cassettes, surtout si plusieurs CD ou cassettes sont nécessaires.C\u2019est aussi moins dispendieux.Aux USA, la plupart des livres sonores sur CD coûtent environ 75 $US, alors qu\u2019un livre sonore en format MP3 coûte entre 15 $US et 25 $US.La South Huntington Public Library va même jusqu\u2019à prêter aux usagers le désirant un iPod Shuffle contenant le livre sonore qui les intéresse5.Les usagers possédant déjà un baladeur numérique peuvent, quant à eux, se présenter au comptoir de la bibliothèque, où le personnel s\u2019occupe de télécharger le livre sur son baladeur (Farivar, 2005).Bibliothèque et Archives Canada propose, de son côté, des enregistrements musicaux libres de droits puisés dans sa collection0.En vrac, quelques autres usages potentiels de la baladodiffusion en bibliothèque : proposer des livres sonores du Projet Gutenberg; prévenir les usagers des nouvelles acquisitions de la bibliothèque dans le domaine qui les intéresse; promouvoir les activités de la bibliothèque; donner des nouvelles de la communauté (de la ville, de l\u2019université, de l\u2019entreprise, etc.); enregistrer des contes pour les enfants, etc.(Gordon-Murnane, 2005; Eash, 2006] Comment produire des balados?Produire et diffuser un balado est plus simple qu\u2019on le croit.Voici un bref aperçu ce qu\u2019il faut pour y arriver.Pour en savoir davantage, il faucha consulter des ressources spécialisées.Les outils nécessaires à la production de balados : \u2022\tune bande passante et une mémoire suffisantes; \u2022\tun ordinateur équipé d\u2019une connexion Internet et d\u2019une carte son et capable d\u2019exécuter Windows XP, Mac OS X ou Linux; \u2022\tun logiciel permettant d\u2019enregistrer du son et de créer des documents RSS; \u2022\tun logiciel pour faire du montage sonore peut également être utile (par exemple : GarageBand inclus avec le système d\u2019exploitation Mac OS X; ou, pour Windows, Audacity http://audacity.sourceforge.net) \u2022\tune connexion Internet à large bande est hautement conseillée; \u2022\tun microphone.(Gordon-Murnane, 2005; Clyde, 2005; Balleste et al., 2006] Certains logiciels, comme CastBlaster (http://www.cas blaster.com/), ont été conçus spécialement pour produire des balados et prennent en charge tout le travail « technique ».Les fonctions d\u2019enregistrement, de montage et de diffusion sont intégrées.Une foule de sites Web expliquent en détail la marche à suivre pour produire un balado.Une fois le balado produit, il faut maintenant le diffuser.Bien sûr, mettre le fichier sur le site Web de la bibliothèque est un bon début.Mais offrir aux usagers la possibilité de s\u2019abonner à un fil RSS qui les tiendra informés de la publication de nouveaux fichiers balados permet d\u2019assurer une meilleure diffusion de l\u2019information en donnant accès au fichier aux gens qui ne visitent pas régulièrement le site Web.Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [25] De plus, il peut être intéressant d\u2019en faire la promotion plus largement et d\u2019atteindre même des gens qui ne visitent jamais le site.Il suffit d\u2019inscrire le balado dans des répertoires (voir encadré).\u2022 \u2022\u2022 Bien sûr, la baladodiffusion nécessite du temps, des ressources informatiques et du personnel, mais les possibilités qu\u2019elle offre en valent certainement la peine.En outre, le fait que tout le monde ne possède pas un baladeur numérique n\u2019est probablement pas un obstacle réel : d\u2019une part, les fichiers peuvent être écoutés sur ordinateur et, d\u2019autre part, la bibliothèque peut prendre en charge le prêt de baladeurs, que ce soit pour les livres sonores (comme dans l\u2019exemple décrit précédemment), les visites autoguidées ou la formation des usagers.La baladodiffusion, qui commence à être intégrée par les bibliothèques comme outil de diffusion, deviendra-t-elle et restera-t-elle un incontournable dans le monde de la bibliothéconomie?Seul le temps le dira.Pour l\u2019instant, les bibliothèques québécoises et francophones ont du chemin à faire.En effet, bien peu d\u2019entre elles font usage de la baladodiffusion.Celles qui utilisent la technologie RS S pour informer leur usagers le font surtout pour des fils de nouvelles en texte.De même, les balados en français s\u2019adressant aux bibliothécaires sont rarissimes.Quelqu\u2019un désire briser la glace?Notes 1.\thttp://www.banq.qc.ca/portal/dt/ressources_en_ligne/ baladodiffusion/baladodiffusion.jsp 2.\thttp://mediatheque.univ-paris5.fr/backend.php3 3.\thttp://www.wku.edu/library/podcast 4.\thttp://www.lansing.lib.il.us/podcast_directory.htm 5.\thttp://www.shpl.info/catalog_ipodbooks.asp 6.\thttp://www.collectionscanada.ca/gramophone/m2-4000-f.html Bibliographie Balleste, Roy; Rosenberg, Jason; Smith-Butler, Lisa.2006.« Podcasting, Vodcasting, and Law Libraries », AALL Spectrum, vol.10, n° 8, pp.8-10.Clyde, Laurel.2005.« Some New Internet Applications Coming Now to a Computer Near You », Teacher Librarian, vol.33, n° 1, pp.54-55.Donohue, Nanette.2005.« Library 2,0: What\u2019s next in Tech », Illinois Library Association Reporter, vol.23, n° 6, pp.18-19.Eash, Esther Kreider.2006.« Podcasting 101 for K-12 Librarians », Computers in Libraries, vol.26, n° 4, pp.16-20.Farivar, Cyrius.2005.« Library Shuffles Its Collection », Wired (March 3).Fichter, Darlene.2006.« Creating Engaging Audio Content: Intranet Podcasting », Online, vol.30, n° 6, pp.46-48.Gordon-Murnane, Laura.2005.« Saying \u201cI Do\u201d to Podcasting: Another \u201cNext Big Thing\u201d for Librarians?», Searcher, vol.13, n° 6, pp.44-51.Harris, Christopher.2006.« Blogs, Podcasts, and the Letter J », Library Media Connection, vol.25, n° 2, pp.60-62.Ressources utiles Logiciels agrégateurs À télécharger : iTunes (http://www.apple.com/ca/fr/itunes/) jPodder (http://jpodder.com/) Juice (anciennement iPodder; http://juicereceiver.sourceforge.net/) RSSRadio (http://www.dorada.co.uk/) À utiliser directement sur le Web : Bloglines (http://www.bloglines.com) Google Reader (http://reader.google.com) Répertoires et moteurs de recherche de balados En français baladodiffusion.com (http://www.baladodiffusion.corn/) DKPOD (http://www.dkpod.com/) Odio (http://www.odio.ca) Podemus (http://podemus.com/) québecbalado.com(http://www.quebecbalado.com) RSS One (http://www.rss-one.com/) En anglais iPodder.org (http://ipodder.org/) ok iTunes (http://www.apple.com/ca/fr/itunes/) Odeo (http://odeo.com/) ok Podcast.net (http://www.podcast.net/) bcp PodcastAlley.com (http://www.podcastalley.com/) bcp Yahoo! Poscasts (http://podcasts.yahoo.com/) ok Logiciels pour enregistrer des balados Liste disponible sur ie site http://www.podcasingnews .com/topics/Podcasting_Software.html Ressources diverses sur la baladodiffusion Podcasting Tools (http://www.podcasting-tools.com) Balados d\u2019intérêt pour les bibliothécaires OPAL Podcast (http://opalpodcast.blogspot.com/) : Online Programming for All Libraries LibriVox (http://librivox.org/) : projet à code source libre qui enregistre et distribue des balados de livres appartenant au domaine public.Spoken Alexandria Project (http://www.alexwilson.com/ telltale/spokenalexandria.php) : inclut des enregistrements de livres du domaine public ainsi que des oeuvres récentes dont les droits ont été acquis.Lee, Deborah.2006.« IPod, You-pod, We-pod: Podcasting and Marketing Library Services », Library Administration & Management, vol.20, n° 4, pp.206-208.Office québécois de la langue française (OQLF).Le grand dictionnaire terminologique [http://www.granddiction naire.com/] Wikipédia.Podcasting [http://fr.wikipedia.org/wiki/Balado diffusion] et Really Simple Syndication [http://ff.wikipédia.org/wiki/ Really_Simple_Syndication] [26] [ ARGUS ] Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 Les ressources électroniques au Réseau BIBLIO du Québec par Jacqueline Labelle jacqueline.label le@reseaubibliomonteregie.qc.ca Il y a plus de trois ans, le Réseau BIBLIO du Québec proposait l\u2019accès à distance à des ressources électroniques pour les usagers de ses bibliothèques affiliées.Longtemps réservées aux usagers des bibliothèques universitaires, ces ressources sont maintenant disponibles pour le grand public.Les bibliothèques publiques qui desservent des municipalités avec une importante population peuvent, depuis quelques années déjà, offrir des ressources électroniques sur place.Elles sont ouvertes sur des plages horaires très variées, et ce, plusieurs jours par semaine.Par contre, la situation diverge dans les bibliothèques publiques en milieu rural et, plus particulièrement encore, chez celles qui servent des populations de moins de 5 000 habitants.Leurs heures d\u2019ouverture varient entre cinq et douze heures par semaine, ce qui en limite l\u2019accès.En outre, de plus en plus de foyers sont branchés à Internet.Un récent sondage NETendances CEFRIO - Léger Marketing révèle que la situation s\u2019applique à 67 % des foyers québécois et que plus de 57 % des ménages disposent d\u2019un lien haute vitesse.Avec de tels résultats, l\u2019accès à des ressources électroniques à distance s\u2019est donc présenté comme une solution attrayante pour le Réseau BIBLIO du Québec.Ces chiffres illustrent hors de tout doute que la population québécoise est prête à utiliser les nouvelles technologies afin d\u2019accéder à de l\u2019information variée.Internet fait maintenant partie du quotidien de segments importants de la société.Les populations vivant en région bénéficient de ces services au même titre, ou presque, que celles vivant en milieux urbains.La réserve émise devant ce portrait somme toute encourageant concerne l\u2019absence de liens à la large bande sur de très grandes parties du territoire québécois.Même des communautés peu éloignées des centres urbains n\u2019y ont pas accès.C\u2019est le cas notamment de certaines municipalités en Montérégie, qui sont pourtant à moins d\u2019une heure en voiture de Montréal.En 2001, une première ressource électronique, Repère de Services documentaires multimédia (SDM), a été offerte au personnel des bibliothèques affiliées au Réseau BIBLIO du Centre-du-Québec, de Lanaudière et de la Mauricie (CQLM).Par la suite, la ressource fut offerte directement aux usagers et à distance mais cette expérience n\u2019a malheureusement pas été concluante, car Repère offre peu d\u2019articles en plein texte et est devenu rapidement moins consulté.Le Réseau BIBLIO CQLM a donc cessé d\u2019offrir cette ressource à sa clientèle en 2006 car on y enregistrait depuis un bon moment une seule connexion par jour, ce qui était nettement insuffisant pour en justifier le coût.En 2004, cinq Réseaux BIBLIO régionaux (Abitibi-Témiscamingue - Nord-du-Québec, Capitale nationale - Chaudière-Appalaches, Centre-du-Québec - Lanaudière -Mauricie, Montérégie et Saguenay - Lac-Saint-Jean) ont proposé la ressource électronique Biblio Branchée de Cedrom-SNI.Il s\u2019agissait de la première licence pour une ressource électronique à être négociée par le Réseau BIBLIO du Québec.Cette fois-ci, l\u2019accès fut offert gratuitement, sur place et à distance, à tous les abonnés des bibliothèques affiliées à ces Réseaux, soit à un potentiel de plus de 800 000 habitants.Le succès reposait en grande partie sur la volonté du personnel, pour la plupart bénévole, de promouvoir l\u2019outil en attribuant un numéro d\u2019identification personnel (NIP) aux abonnés de leur bibliothèque affiliée et en invitant la population à s\u2019inscrire.Bien que simple à réaliser, cette opération a suscité une certaine résistance, certains estimant que les usagers en viendraient à délaisser la bibliothèque, puisque des ressources plein texte étaient maintenant accessibles à distance.Cette perception s\u2019est avérée rapidement erronée, car la fréquentation n\u2019a pas baissé.Il fallait toutefois amener les gens à penser autrement.Il a donc fallu s\u2019assurer que tout le personnel des bibliothèques soit formé à Futilisation et à la promotion des ressources.Le genre et le niveau de formation varient selon les Réseaux BIBLIO régionaux et le degré d\u2019aisance du personnel en bibliothèque.Depuis, cette formation est sans cesse renouvelée.Nous avons aussi amené les utilisateurs à mieux comprendre les bénéfices des services offerts en accès à distance, notamment par la capacité à renouveler les prêts, à s\u2019informer des amendes et à réserver un document sans avoir à se déplacer.De plus, pour amener la population à connaître et à utiliser ces outils, plusieurs Réseaux BIBLIO régionaux distribuent des brochures de promotion dans les bibliothèques affiliées et à domicile.Certains ont même organisé un concours visant à promouvoir l\u2019attribution du NIR Plus la population sera consciente des avantages à tirer de ces nouvelles ressources et plus elle voudra bénéficier de son droit à y accéder.Il existe désormais neuf Réseaux BIBLIO régionaux offrant Biblio Branchée à distance, ce qui touche plus de 1,1 million d\u2019habitants.L\u2019Encyclopædia Universalis constitue la deuxième ressource électronique à laquelle le Réseau BIBLIO du Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [27] Québec s\u2019est abonnée, et la première à avoir été négociée par l\u2019entremise du Consortium d\u2019acquisition des ressources électroniques du Québec (CAREQ).Métafo, un logiciel d\u2019apprentissage de la lecture pour les 4 à 8 ans, constitue la troisième ressource.Puis, ce fut le tour de YEncylopédie Hachette.Tap\u2019Touche En ligne n\u2019a été sélectionné que par le Réseau BIBLIO de la Montérégie.Enfin, World Book, ressource électronique de langue anglaise, a été négociée directement par le Réseau BIBLIO du Québec.Seuls trois Réseaux régionaux y ont adhéré \u2014 Estrie, Montérégie et Outaouais \u2014 car leur population anglophone y est plus importante qu\u2019ailleurs.À l\u2019heure actuelle, nous estimons que l\u2019utilisation des ressources électroniques demeure modeste.Par exemple, quelque 10 % des abonnés en Montérégie disposent d\u2019un NIP.Il est cependant certain que ces outils comblent un important besoin d\u2019information.Ainsi, en 2006, le Réseau BIBLIO du Québec a évalué que près de 110 000 articles de journaux ou de périodiques offerts par le biais de Biblio Branchée ont été directement consultés par les abonnés des bibliothèques.La majorité de ces consultations s\u2019est faite à distance.Selon nous, la promotion de ces outils demeure la clé de leur utilisation.Au cours des prochaines années, le Réseau BIBLIO du Québec entend y concentrer beaucoup d\u2019efforts.Nous sommes convaincus que ces ressources susciteront de plus en plus d\u2019intérêt et que cette tendance est irréversible.La clientèle adolescente deviendra probablement la cible à privilégier en raison de l\u2019excellence de ses compétences technologiques et du fait qu\u2019elle détermine l\u2019offre de services de la bibliothèque de demain.L\u2019instantanéité de la réponse à un besoin ou à une demande devra notamment et sérieusement être prise en compte dans l\u2019élaboration de l\u2019offre de service, car les usagers se veulent de plus en plus autonomes dans leur recherche d\u2019information.Ils entendent trouver réponse à leurs questions rapidement et par eux-mêmes.Et, contrairement à une opinion répandue, les ressources électroniques n\u2019enlèvent pas le goût de tenir un livre entre ses mains, ni d\u2019aller à la bibliothèque puisque les bibliothèques membres enregistrent près de cinq millions de prêts par année.Il s\u2019agit tout simplement d\u2019une nouvelle manière d\u2019accéder à l\u2019information.Un support ne remplace pas l\u2019autre, il devient tout simplement complémentaire.L'auteur est directrice générale du Réseau BIBLIO de la Montérégie et responsable du comité des technologies du Réseau BIBLIO du Québec.Pour le rangement de: -Livres -Matériel multi-media -Archives Vous pouvez compter ^ sur les rayonnages de SpaceSaver www.spacesaver.com A Étagères Systèmes mobiles ! f « , I\tLes Systèmes ¦ ESPACE/MAX Les Systèmes www.espacemax.qc.ca courrier@espacemax.qc.ca tel (514) 352-7489 fax ( 514) 352-9681 [28] [ ARGUS ] Vol.36, n\u201d 1, printemps-été 2007 photo André Lortie La numérisation de documents semer à tous vents?par Benoit Migneault bmingo@videotron.ca De plus en plus de bibliothèques se lancent dans une course effrénée à la numérisation.Cette fougue s'accompagne trop souvent d'un manque de planification conduisant à des difficultés de repérage.With digitization projects are we riding madly off in all directions?More and more libraries are in a furious race to digitize their collections.This hurry is often accompanied by a lack of planning which can lead to problems when trying to locate digitized content.Bien que les bibliothèques aient beaucoup investi dans la numérisation, nous déplorons que l\u2019accès articulé à ce type d\u2019information soit particulièrement difficile.C\u2019est notamment le cas des périodiques.Bien souvent, on se contente de présenter les collections numérisées sans organisation, ni structure.C\u2019est un peu comme si nous étions en présence d\u2019une bibliothèque où l\u2019ensemble des documents serait classé par ordre alphabétique de titres, sans accès sujet.Nous estimons que la clé de voûte des promesses de démocratisation de l\u2019information contenue par la numérisation passe d\u2019abord et avant tout par l\u2019enrichissement de ces mêmes documents.Cet article vise à suggérer quelques pistes et proposer des éléments de réflexion, inspirées des réalisations en la matière de Bibliothèque et archives nationales du Québec (BAnQ).Formats Au-delà des normes technologiques, on peut établir certaines constantes.Par exemple, au niveau des ouvrages papier, il est possible de numériser en format image ou en format texte.La numérisation en format image aboutit à une photographie du document original.Ou, pour ainsi dire, à une version revue et corrigée de notre bonne vieille microforme.Pour sa part, la numérisation en format texte implique un traitement de l\u2019ùnage précédemment réalisée.Par l\u2019intermédiaire d\u2019un logiciel, les caractères alphanumériques du texte sont analysés et un fichier texte correspondant est ensuite généré.Il est alors possible de rechercher des éléments précis du texte.Il existe une troisième alternative, touchant les documents récents.Il est, en effet, possible que l\u2019éditeur ou l\u2019auteur ait encore en sa possession la version électronique du document original.Négocier leur utilisation constitue une solution beaucoup plus intéressante, généralement moins coûteuse et impliquant moins de manipulations.Type de documents Chaque type de document implique la mise en place de paramètres distincts.Monographies Il s\u2019agit, sans contredit, du type de document le plus facile à traiter.Plus le nombre de pages est élevé et plus on doit multiplier les points d\u2019entrée.Ainsi, le chercheur d\u2019une version numérisée dM la recherche du temps perdu de Marcel Proust perdra beaucoup de temps à retrouver le passage portant sur la prédilection du baron de Charlus pour les Canadiens français (« Quelques-uns réclamaient surtout des Canadiens, subissant peut-être à leur insu le charme d\u2019un accent si léger qu\u2019on ne sait si c\u2019est celui de la vieille France ou de l\u2019Angleterre »).Dans le même ordre d\u2019idée, créer des hyperliens à partir d\u2019une table des matières m\u2019apparaît essentiel.Le même discours est d\u2019autant plus vrai si l\u2019ouvrage comporte un index.Il faut également éviter de considérer la structure du document original comme étant sa version canonique et définitive.Par exemple, même si la table des matières est située au début et l\u2019index en toute fin, rien n\u2019empêche d\u2019y donner accès par l\u2019intermédiaire d\u2019une petite fenêtre située sur le côté de l\u2019écran.De la sorte, lorsqu\u2019il recherche une référence précise, l\u2019usager n\u2019aura pas à parcourir le document d\u2019un bout à l\u2019autre.Revues, journaux et annuels Le repérage plein texte est très pertinent pour le contemporain, mais ne réglera pas les problèmes relatifs aux textes rédigés avant le XXe siècle, là où les techniques de rédaction n\u2019étaient pas les mêmes.Il n\u2019est pas rare que le texte utilise métaphores sur métaphores sans préciser le sujet traité (« On se souvient tous du terrible spectacle présenté mardi dernier et dont je terrai le nom des acteurs ainsi que le titre au cours de la présente critique afin de ne pas verser dans la médisance »).Aussi, les noms ne sont parfois pas mentionnés au complet et les noms des femmes varient beaucoup au fil du temps (par ex.: Julie Lavoie devient successivement Julie Bertrand, Mme Paul Bertrand, Mme Bertrand, Mlle Lavoie).Par ailleurs, les concepts et le vocabulaire évoluent.L\u2019indexation à la pièce des éléments jugés pertinents d\u2019un périodique devient ainsi la solution rêvée.Cette stratégie fut utilisée par BAnQ dans le cadre de l\u2019Index Trépanier.À l\u2019argument des coûts et du temps, on peut opposer la mise à Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [ 29] contribution d\u2019ouvrages qui analysent ou indexent en profondeur certaines séries ou périodiques.Par exemple, la numérisation de l\u2019ensemble des volumes des Lois du Québec publiés entre 1777 et 1856 n\u2019offre qu\u2019un intérêt limité sans la numérisation en parallèle et avec mise en place d\u2019hyperliens d\u2019instruments de repérage tout désignés comme l\u2019est YIndex des statuts en force dans le Bas Canada, de G.W.Wicksteed.Partitions musicales Les chercheurs intéressés aux partitions musicales recherchent davantage des thèmes que des titres, auteurs ou compositeurs.C\u2019est pourquoi BAnQ, par l\u2019intermédiaire de l\u2019Index Trépanier, a choisi d\u2019indexer les partitions par sujet (par ex., Chanson pour piano, Chanson pour guitare et trompette, Valse) et par thèmes, en utilisant les vedettes-matières de Laval (ex.: Chanson de guerre, Chanson d\u2019actualité, Belles-mères - Chansons).Documents iconiques Il importe de décrire l\u2019image avec le maximum de précision et de décomposer les champs d\u2019indexation en deux parties : champ principal avec sujet central de l\u2019image (ex.: une ferme) et champ secondaire incluant les autres éléments de l\u2019image (ex.: fermier, vaches, coq, salopette, fourche).Il importe également d\u2019identifier les individus le plus précisément possible.Les images contenues dans trois périodiques publiés entre 1870 et 1907 \u2014 L\u2019Opinion publique, Le Monde illustré, L\u2019Album universel \u2014 ont ainsi analysées dans le cadre du projet Revues d\u2019un autre siècle de BAnQ.L\u2019identité des individus présents a été validée et les dates de naissance et de décès, si disponibles, ajoutées aux autorités créées.Documents cartographiques Les documents cartographiques étant généralement de grande dimension, il faut offrir plusieurs niveaux de vision-nement; de la carte en entier au découpage en plus petites entités, sous forme de quadrillage.Par la suite, il doit être possible de procéder à différents niveaux de résolution à l\u2019intérieur d\u2019une des entités (réduire ou agrandir l\u2019image).C\u2019est, par exemple, le cas dans la collection de cartes et plans numérisés de BAnQ (http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/cargeo/ accueil.htm).Enregistrements sonores Afin de repérer les thèmes présents dans la pièce musicale, il est préférable d\u2019écouter la pièce.Le processus peut être long et fastidieux, mais si un travail d\u2019analyse a déjà été effectué dans le cadre des partitions musicales \u2014 et vice versa \u2014 il devient possible d\u2019y prélever les informations et même de créer un hyperlien entre la partition et l\u2019interprétation.Conclusion Il faut éviter que la numérisation réduise la consultation.Si le produit final devient trop astreignant, beaucoup abandonneront en cours de route.La chose est particulièrement vraie dans le cas des monographies où la version papier est généralement beaucoup plus appréciée que la version électronique.Après tout, il est possible d\u2019y butiner rapidement, de consulter la table des matières et de passer rapidement d\u2019un élément de l\u2019index aux pages correspondantes.Il est bien rare que la structure du document numérisé, souvent un simple fichier en format PDF, permette une telle souplesse.Favoriser la multiplication de points d\u2019accès (table des matières, index) constitue le point d\u2019ancrage déterminant de l\u2019accès au document.L\u2019Index Trépanier Créé en 1997 et interrompu en 2004, l\u2019Index Trépanier constitue une base de données de 104 000 notices.Y sont indexés des articles, des nouvelles littéraires, des photographies, des publicités et des partitions musicales publiés dans divers périodiques québécois.Certains furent indexés intégralement (jusqu\u2019en 2004), tels La Revue moderne, Le Passe-temps, Le Lundi, Aria, Lectures, Le Film, Québec-Rock, Pop rock Jeunesse, et d\u2019autres, partiellement, tels la version française de la revue McLean, La Revue populaire et Radiomonde.On y retrouve également des articles indexés à la pièce, au fil des activités de référence de la bibliothèque.Les informations ont été versées dans le catalogue Iris de BAnQ et sont repérables via les champs Auteur et Titre.Pour une recherche Sujet, il convient cependant de passer par l\u2019intermédiaire des bibliothécaires.En effet, pour indexer les articles de périodiques, il a parfois fallu créer des vedettes-matières, recherchables via une zone du format MARC : une situation qui limite l\u2019autonomie de la clientèle, particulièrement en région.De même, seuls les bibliothécaires peuvent restreindre la recherche aux textes littéraires, aux publicités, aux partitions musicales, aux cartes géographiques ou aux illustrations qui composent cette base de données.La facilitation de l\u2019accès à l\u2019information doit également s\u2019articuler en fonction d\u2019éléments liés aux conditions économiques ou au niveau de scolarité de nos clientèles.Les personnes à faibles revenus ne disposent pas toutes d\u2019ordinateurs et elles doivent débourser les frais d\u2019impression.Il faut également tenu compte des individus pour qui il est laborieux d\u2019utiliser les nouvelles technologies.En bout de piste, la pierre angulaire d\u2019une collection numérique réussie se situe bien souvent dans ces quelques moments qui permettront d\u2019articuler une réflexion sur l\u2019interface et la structure qui répondront aux besoins de la clientèle.L'auteur est coordonnateur de la section Musique et films de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).Il a notamment collaboré à l'indexation de Revues d'un autre siècle, La Lyre, Le Passe-temps, Le Film et Index Trépanier.[30] [ ARGUS ] Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 La bibliothécaire de l'année 2006 Marie-Hélène Parent par Jean-François Barbe barbejf@videotron.ca Il est étonnant que les bibliothécaires soient obligés d\u2019ac-ÆÆ corder un prix pour valoriser les accomplissements de leurs pairs.Mais ceux de Mme Parent, dans un milieu municipal de classe moyenne, constituent un tour de force qui vaut le détour », affirme Jacques Godbout.Membre du comité de la CBPQ qui lui a décerné le titre de bibliothécaire de l\u2019année 2006, le célèbre cinéaste et essayiste rappelle que la construction d\u2019une nouvelle bibliothèque n\u2019est jamais une évidence.Bibliothécaire en chef à la municipalité de Sainte-Julie depuis 2002, Marie-Hélène Parent a été partie prenante de la construction d\u2019une toute nouvelle bibliothèque de 1900 mètres carrés - plus de trois fois et demie l\u2019espace de la précédente qui logeait dans un sous-sol.Inauguré en juin 2006, l\u2019équipement culturel a requis des investissements de 5 millions de dollars, dont la moitié a été injecté par cette municipalité de la Rive-Sud de Montréal.Située à quelques jets de pierre du mont Saint-Bruno, Sainte-Julie est un vivier de jeunes familles francophones et affiche une des moyennes d\u2019âges les plus basses du Québec avec 34 ans.Sa population de quelque 30 000 âmes est éduquée - le taux d\u2019études secondaires et supérieures de 79,6 % comparativement à 64,8 % pour l\u2019ensemble du Québec - et consomme allègrement des services culturels, puisque la bibliothèque compte 11 000 abonnés.Haute note d'une carrière Marie-Hélène Parent estime avoir participé à l\u2019œuvre qui définit le point fort d\u2019une carrière.« On ne construit pas des bibliothèques tous les cinq ans », dit-elle.Dès son entrée en fonction, la gestionnaire de 37 ans (EBSI 1993) savait que les intentions de la municipalité étaient sérieuses.« La Ville avait une volonté très nette d\u2019aller de l\u2019avant.Et des demandes de subventions avaient été déposées ».Elle a tout d\u2019abord réfléchi au futur bâtiment par rapport aux besoins.Première étape entamée en 2002 : revue de littérature sur l\u2019aménagement de l\u2019espace, dont les publications de l\u2019American Library Association et de LASTED.Deuxième étape : visite de bibliothèques et entretiens avec leurs responsables, incluant Rosemère et Parc Extension à Montréal.Elle a également reçu de la documentation pertinente des bibliothèques de Châteauguay et de Le Gardeur, et a suivi quelque formations spécialisées, dont l\u2019une sur la planification du comptoir de prêt.3 questions pour Marie-Hélène Qu\u2019est-ce qui t\u2019a le mieux préparé à réaliser ce grand défi?Une expérience diversifiée, dans divers milieux, allant de la direction de la bibliothèque municipale d\u2019Asbestos, au passage du Centre de veille sur les métaux légers à Chicoutimi en passant par l\u2019enseignement en technique de la documentation au Collège de Maisonneuve, à des séjours aux bibliothèques de Dorval, Saint-Lambert et Kirkland.Qu\u2019est-ce que tu aimes le moins faire?Des tâches routinières et m\u2019occuper de problèmes d\u2019édifice, comme la répartition du chauffage.Mais il y a tant à faire, comme le développement des collections, que j\u2019envisage au moins 5-6 bonnes années d\u2019actions.Le meilleur conseil à des jeunes bibliothécaires?Observez et soyez à l\u2019affût.Intégrez ce que font ceux qui sont en place et, à partir de là, proposez vos propres idées.Les demandes de subventions ayant été déposées en 2001, ce n\u2019est qu\u2019en 2004 que les derniers fils financiers se nouent.En début 2005, elle écrit un programme de besoins, remis à l\u2019architecte choisi.À la mi-mars 2005, elle reçoit une esquisse des plans et l\u2019aventure prend véritablement son envol.Des réunions de chantier ont heu à toutes les semaines.« Il fallait une attention soutenue, de façon à s\u2019assurer que les espaces soient utilisés dans l\u2019esprit de la bibliothèque.Par exemple, il n\u2019aurait pas fallu que des prises pour aspirateurs se trouvent directement sur les colonnes camouflées par des rayonnages de livres! ».Signé par les architectes du Groupe Leclerc, le nouvel édifice de deux étages est en partie recouvert de blocs de béton architecturaux de couleur grise, alors que la partie centrale est recouverte de panneaux de fibrociment d\u2019une couleur similaire au bois, ce qui lui confère un caractère plus chaleureux.« Le nouvel édifice suscite de l\u2019intérêt pour ses qualités intrinsèques, mais aussi pour les nouveaux services qu\u2019il abrite, incluant des conférences et les Heures du conte ».En 2007, les prévisions de prêt sont de 240 000 unités, en hausse de 20 % par rapport à 2005.« L\u2019édifice doit garder sa pertinence pour au moins 25 ans ».Il pourra notamment contenir 80 000 livres, contre 50 000 à l\u2019heure actuelle.Vol.36, n\" 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [31 ] Del.icio.us une expérience savoureuse par Linda Patry linda.patry@umontreal.ca Inquiète à l\u2019idée de publier une longue liste de liens Internet, j\u2019ai proposé dans l\u2019article du numéro précédent intitulé Disponibilité, valeur et fiabilité de la documentation juridique sur Internet de créer une folksonomie regroupant les adresses auxquelles nous nous référions (http://del.icio.us/ patry 1/).Pourtant pure néophyte, en quelques minutes, j\u2019avais déjà créé mon compte, importé mes favoris et compris le fonctionnement de l\u2019outil.Le premier bénéfice fut d\u2019abord personnel : je pouvais travailler mon article aussi bien à la maison qu\u2019au bureau car j\u2019accédais facilement à la liste des favoris.La création du compte Del.icio.us m\u2019aura aussi permis de découvrir d\u2019autres liens d\u2019intérêt, des blogues, des sites et des flux RSS.Une petite mine d\u2019information s\u2019offrait à moi : d\u2019un simple clic, je pouvais visiter les espaces d\u2019autres internautes partageant les mêmes signets.Ils devenaient ainsi mes collaborateurs et m\u2019ouvraient la porte de leurs favoris.Le deuxième bénéfice, espérais-je, serait pour les lecteurs d\u2019Argus.Plutôt que de transcrire les adresses Internet, ils n\u2019auraient qu\u2019à accéder à mon espace Del.icio.us et naviguer à travers la liste des favoris, organisés par mots-clés.L\u2019ajout de sites est tellement simple, que je n\u2019ai pu résister à la tentation d\u2019ajouter beaucoup plus de sites que ceux mentionnés dans l\u2019article.Avec Del.icio.us, j\u2019échappais aux contraintes d\u2019espace.Aussi, une fois l\u2019article terminé, j\u2019ai pu continuer d\u2019y ajouter de nouveaux liens.Del.icio.us fait partie des outils de la deuxième génération du Web et ses propriétés s\u2019accordent parfaitement avec la mission que se donnent les bibliothécaires : organiser l\u2019information de manière à en favoriser l\u2019accès.Là où Del.icio.us se distingue de nos pratiques habituelles, c\u2019est par sa simplicité.Sans remettre en question tous nos dogmes en matière de systématisation de l\u2019information, de thésaurus, de répertoire de vedettes-matières et de langage contrôlé, il faut admettre que ces grands systèmes peuvent avoir le désavantage de nous contraindre dans notre rôle de diffuseurs.Sur Del.icio.us, il suffit d\u2019être cohérent et de respecter un minimum de règles en matière de taxinomie afin de rendre compréhensible l\u2019organisation des signets.Autres avantages de Del.icio.us : les possibilités de collaboration et de partage.Il y aurait maintenant plus d\u2019un million d\u2019inscrits, ce qui offre évidement une multitude de collaborateurs potentiels et autant d\u2019occasions d\u2019enrichissement et de partage.À ce chapitre, Del.icio.us est très ouvert, car il permet à tous d\u2019avoir accès aux signets des inscrits, et ce, sans mot de passe, sans inscription préalable et sans frais.Quelques irritants D\u2019abord séduite par tous ces avantages, j\u2019ai été agacée par certains désagréments.Del.icio.us se décline uniquement en anglais, ce qui fait qu\u2019on y trouve peu de collaborateurs francophones.J\u2019aurais aimé pouvoir classer mes liens par ordre alphabétique, mais cette option n\u2019est disponible que pour les mots-clés (tags).De plus, il y a parfois certains délais de synchronisation dans les changements apportés au compte, ce qu\u2019expliquerait la grande affluence du site.Enfin, l\u2019outil est encore peu connu parmi les bibliothécaires, ce qui limite son utilisation et, du coup, mes objectifs de diffusion.Même si ces inconvénients ont parfois diminué mon enthousiasme, je me suis ralliée à l\u2019idée qu\u2019il vaut mieux utiliser un outil imparfait que d\u2019attendre le truc idéal, pour, au final, se priver de bénéfices bien réels.Mon expérience a somme toute été très agréable et j\u2019y vois déjà d\u2019autres applications, comme celle de proposer ce compte sur le site Web de la bibliothèque et de vous inviter à l\u2019enrichir au fil de vos propres découvertes.Si Del.icio.us ne convient pas à toutes les sauces, il m\u2019est apparu tout à fait adapté dans le contexte où je l\u2019ai créé.A vous de me le dire.et si vous y prenez goût, ce sera au bénéfice de cette grande communauté Web en train de se bâtir.http://www.cbpq.qc.ca/congres/conqres2007/38conqres2007.html 38e CONGRES ANNUEL ( 0\tCorporation des bibliothécaires ¦\tprofessionnels du Québec Corporation of Professional Librarians Hôtel Holiday Inn Plaza La Chaudière 2, rue Montcalm Gatineau (QC) J8X 4B4 Du 16 au 18 mai 2007 [32] [ ARGUS ] Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 Enjeux récents dans des bibliothèques par Marc Laurendeau marc.laurendeau@jlp.ca La bibliothèque moderne n\u2019est plus un lieu d\u2019entreposage et de consultation des documents écrits mais un espace facilitant la recherche et l\u2019expérimentation, offrant des lieux pour la lecture, l\u2019étude et la réflexion, ainsi que des espaces propices aux rencontres et à la diffusion culturelle.Après le développement intensif de la fonction de prêt, une attention particulière est aujourd\u2019hui portée à l\u2019utilisation du lieu bibliothèque et à la revalorisation de la lecture et de la documentation sur place, qui comprend des places de travail, des sièges pour une lecture de détente, ainsi que des postes de consultation informatique.Le secteur actualités prend une dimension nouvelle en offrant, en plus des périodiques, une présentation de documents liés à l\u2019actualité et des outils d\u2019information concernant la vie pratique et les événements locaux (par exemple : babillard d\u2019événements, références et sites Internet).Ce secteur, pouvant être conçu comme espace autonome, est souvent placé en vitrine de la bibliothèque, à la fois attrayant et accessible.Allié à un café, il devient un salon communautaire, favorisant les échanges entre utilisateurs.La tendance évidente réside dans une surface croissante accordée aux différents espaces publics, qui en plus des documents en libre accès et des espaces de travail, incluent des lieux d\u2019exposition et d\u2019animation.Les aspirations de l\u2019institution, dans le cadre de sa mission globale, détermineront l\u2019importance et le rôle de la nouvelle bibliothèque, comme heu d\u2019échange et d\u2019accès à la connaissance et comme centre intellectuel vivant, tant du point de vue symbolique que fonctionnel.Par ailleurs, les exigences de fonctionnalité et d\u2019évolutivité du bâtiment sont de plus en plus souvent prises en compte.Cela se traduit par le soin particulier apporté à la circulation, à leur fluidité et à leur rationalisation.La double recherche de fonctionnalité et de flexibilité se manifeste également par la présence de grandes surfaces décloisonnées donnant une grande souplesse d\u2019aménagement.Ces vastes plateaux favorisent également la tendance à l\u2019intégration des différents supports et des différents publics.Préservant les possibilités d\u2019évolution, cette formule a souvent la faveur des bibliothécaires.Ces vastes plateaux se prêtent par contre difficilement à l\u2019implantation d'espaces de travail calmes et clos qui se retrouvent souvent, du coup, isolés et périphériques.Mais il s\u2019agit là d\u2019une des nombreuses contradictions inhérentes aux la construction La bibliothèque des HEC \u2022r'T ' *\u2022* .JfcCr y,',\",:; .objectifs mêmes que l\u2019on assigne à la bibliothèque : être à la fois un heu ouvert, accessible à tous et utilisé par tous, et ménager en même temps des havres, îlots de silence et de sérieux.Il revient notamment à l\u2019architecte de concilier ces aspirations divergentes.Enfin, le travail sur la lumière et l\u2019éclairage vise l\u2019équilibre entre l\u2019éclairage fonctionnel, permettant la consultation optimale des ouvrages et leur protecüon, et l\u2019apport de lumière naturelle qui participe au confort des usagers et à la création d\u2019ambiances particulières.En façade, la transparence est quasiment de règle.À la manière de vitrines, les murs rideaux donnent à voir ce qui se passe à l\u2019intérieur de la bibliothèque, attirent les regards des passants, provoquent ou tentent de provoquer l\u2019envie d\u2019entrer.Il s\u2019agit de démystifier la bibliothèque, pour que chacun puisse se l\u2019approprier.Il s\u2019agit aussi de créer une interaction avec l\u2019environnement, pour insérer pleinement la bibliothèque dans son contexte, à l\u2019instar de la Grande Bibliothèque, de la bibliothèque des HEC et de la bibliothèque municipale de Châteauguay.Architecte associé chez Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes, Marc Laurendeau a récemment complété, avec l'architecte Manon Asselin de l'Atelier T.A.G., la bibliothèque municipale de Châteauguay, qui a remporté la Médaille du Gouverneur général du Canada pour l'architecture ainsi qu'un Prix d'excellence de l'Ordre des architectes du Québec.Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [33] [ face-à-face 1 face-à-face avec Fred Pellerin par Alex Guindon alex.guindon@concordia.ca recule, et un soir on se retrouve assis dans un festival avec un Sénégalais qui nous raconte la même histoire que celle qu\u2019on a conté au village, mais qui existe dans son village aussi! Je ne me gêne pas pour aller puiser dans cette tradition-là, qui est mondiale, c\u2019est un folklore du monde.Comment définirais-tu la différence entre la culture orale et la culture écrite?Le célèbre villageois de St-Élie-de-Caxton joue de la langue québécoise avec un plaisir évident et contagieux comme en témoigne la réaction de son public.Lauréat du Mérite du français dans la culture 2006, Fred Pellerin est un conteur qui possède l\u2019art de transmuter le banal en merveilleux.11 a discuté de son art avec nous.Alex Guindon : Quel est ton processus d'écriture?La première forme ressem-ble-t-elle davantage à tes spectacles ou à tes livres?Fred Pellerin La première forme, c\u2019est le spectacle.Mais avant, il y a un canevas, un squelette.Sous cette forme, un disque compact d\u2019un spectacle tient sur une page ou une page et demie.Ce sont des schémas, un cercle et des carrés avec trois ou quatre mots dedans.C\u2019est là-dessus que je vais patiner en spectacle pour que ça devienne un délire et que ça se nourrisse de plus en plus d\u2019un soir à l\u2019autre.Ce qui fait que le spectacle, aujourd\u2019hui, il n\u2019est vraiment plus comme sur le CD, il évolue tout le temps.Après ça, quand mes histoires sont assez déployées, qu\u2019il y a assez de matériel, on en fait une version écrite.Quelle est la part de l'écrit et des livres dans ton œuvre?Je suis un bon lecteur, j\u2019ai lu beaucoup de romans.C\u2019est dur de dire ce qui a eu un impact ou pas.Il y une part d\u2019écrit même dans ce que je raconte, même à l\u2019oral.J\u2019ai étudié en littérature française à l\u2019université, mais il y avait un volet québécois important.Je flânais dans les couloirs du québécois et j\u2019aimais bien tout ce qui est proche de l\u2019oralité, ce qui « springue », là où il y a une invention langagière.Autant dans le québécois que quand on lit Jacques Pré vert, ce que j\u2019aime c\u2019est quand ça « sonne », quand il y une poésie dans la prose qui permet d\u2019entendre ce qu\u2019on lit.Quels sont tes auteurs québécois préférés?Est-ce que Ferron t'a influencé?J\u2019ai lu un peu de Ferron, son côté conteur surtout.Après ça, j\u2019ai lu Réjean Ducharme, évidemment.Celui que j\u2019ai beaucoup aimé, c\u2019est Yves Thériault : Le dompteur d\u2019ours, La fille laide, L\u2019île introuvable, ce sont aussi des petits contes.Il y un univers là que je trouve ben If un.C\u2019est bien groundé, c\u2019est pas nécessairement du conte tout propre, c\u2019est du terroir qui peut être sali.Et chez les auteurs français?J\u2019ai tout lu Prévert et Pennac.J\u2019ai lu aussi Romain Gary.Là, je viens de finir Didier van Cauwelaert.J\u2019aime aussi Alessandro Baricco.Est-ce que tu pourrais t'inspirer de d'autres choses que de ton village, de d'autres endroits, de voyages ou de gens qui vivent ailleurs.Je le fais déjà.C\u2019est sûr que je ramène tout à mon centre, à mon esprit de clocher de village, mais il y aussi une grande partie qui vient d\u2019une tradition orale du monde.Je lis des contes de partout dans le monde, je rencontre des conteurs de partout dans le monde et on s\u2019échange des histoires.Je ramène tout ça à St-Élie, dans l\u2019univers que je connais et que je maîtrise le mieux; sauf qu\u2019il y a une inspiration qui vient de partout.Quand on remonte dans la tradition orale, on se ramasse à la première génération au Québec et puis on se retrouve en Bretagne, et on recule et on Ce que j\u2019aime bien de l\u2019oralité, c\u2019est que c\u2019est jamais fixé, c\u2019est jamais pareil.C\u2019est ça qui fait la richesse du répertoire.Il a fallu mettre par écrit les histoires transmises oralement pour ne pas qu\u2019elles se perdent, mais le fait qu\u2019elles n\u2019aient pas été écrites pendant longtemps a permis qu\u2019on en récolte des centaines de versions différentes.J\u2019aime cet effet de multiplication.En même temps, il y un délire à faire au niveau de l\u2019écriture de ces histoires.L\u2019oralité donne un côté beaucoup plus quotidien qui n\u2019est pas anobli par le côté littéraire.Une recette de cuisine ou un proverbe, ça reste une recette de cuisine ou un proverbe.Les contes sont un peu à la limite des deux genres, mais ça reste dans le quotidien.En fait, le conte, c\u2019est de l\u2019art populaire, dans le sens de ce qui appartient au peuple.J\u2019aime bien le fait que ce ne soit pas élitiste.C\u2019est du parler de tous les jours qui se comprend par tout le monde.C'est quoi un conte pour toi?Qu'est ce qui a fait que tu t'es dirigé de ce côté?Tu sais, moi je suis plus proche de la légende.Dans les définitions qu\u2019on m\u2019a apprises à l\u2019université, le conte est empreint de merveilleux, il se passe dans un temps mythique ou hors du temps, avec des personnages de rois et de princesses.La légende, c\u2019est plus inscrit dans un lieu et une époque, c\u2019est souvent un fait réel qui est disjoncté, amplifié ou distortions.Moi, je suis plus proche de la légende parce que je suis vraiment assis dans le réel.Tous mes personnages ont existé, il y en a qui existe encore.Le village existe pour vrai et il y a plein d\u2019éléments vrais.Par exemple, dans mon dernier livre, il y a le grand feu de forêt.Ça, c\u2019est arrivé pour vrai en mille neuf cent quelque chose.Je distortions et je [ face-à-face 1 ramanche, mais c\u2019est vraiment de la légende; c\u2019est assis dans une vérité historique.J\u2019aime ça, parce qu\u2019en te gardant un pied à terre, la légende te permet de flyer encore plus.En même temps, ça donne une couleur de vraisemblance.Est-ce que tu penses que le renouveau du folklore québécois, dans la chanson et les contes, est là pour durer?C\u2019est peut-être une vague, mais en même temps, c\u2019est toujours là parce que comme c\u2019est de l\u2019art populaire, ça reste chez le monde.Jocelyn Bérubé conte depuis 1975.Il dit que dans les années 80, dans le temps du disco, c\u2019était pas mal plus difficile.Mais il a quand même réussi à en vivre depuis 1975 parce qu\u2019il arrivait à jouer dans les maisons, chez quelqu\u2019un qui invitait sa famille.Comme ce sont des formes artistiques qui frôlent l\u2019artisanat, ça se fait à petit déploiement.Tu sais, un conteur dans une cuisine avec 35 personnes, ça va.S\u2019il fait ça deux soirs par semaine, il peut en vivre.C\u2019est pas des affaires qui demandent un théâtre de 800 sièges et 75 spots d\u2019éclairage.Ça peut tenir dans une valise de voiture.Pourquoi les régions de Lanaudière et de la Mauricie sont-elles si fertiles pour la culture traditionnelle?Il y a surtout beaucoup de musique qui vient de Lanaudière.C\u2019est flyé\\ Tu arrives dans un centre communautaire à St-Côme et, dans la salle paroissiale, il y a des gars avec des calottes qui arrivent en Ski-Doo et qui chantent debout sur les tables.C\u2019est pas de Tar-riérage, là-bas, tout le monde sait sa toune.Je ne sais pas de quoi ça dépend, mais c\u2019est vraiment fort, Lanaudière côté musique et chanson.Et en Mauricie, il y a beaucoup de contes.Je trouve ça fripant de pouvoir aller danser un set à St-Charles-Borromé avec des gens de 20 et 30 ans! La tradition est bien vivante et springuante, elle s\u2019est renouvelée.Il y a des musiciens qui ont une formation en musique jazz et qui reviennent faire de la musique traditionnelle, ça rentre au poste! La tradition, c\u2019est juste un matériau sur lequel tu peux bâtir.De toute façon, les grands principes de base, on ne peut pas les réinventer.Les histoires, elles existent déjà dans la tradition.Il existe peut-être 2000 modèles d\u2019histoire à raconter qu\u2019on peut retrouver dans les catalogues d\u2019histoires traditionnelles.Souvent, les films que tu vas voir, ou n\u2019importe qu\u2019elle autre forme de récit, sont basés sur des canevas traditionnels.Les motifs, les objets de quêtes, c\u2019est toujours la même affaire, on ne réinvente rien! La LIBRAIRIE MERCIER a pour objectif de faire tout son possible afin de simplifier uotre travail.Notre expérience nous permet d\u2019effectuer des recherches fréquentes pour uous, et ainsi, réduire le nombre de uos commandes et vous sauver du temps.Depuis 19R2, nous desservons les institutions d'enseignement et de recherche, telles que les bibliothèques municipales, scolaires, provinciales, fédérales et d'hôpitaux.Nous comptons avoir le privilège de bien vous servir très bientôt.LIBRAIRIE MERCIER librairie agréée, 40, St-Joseph, Ste-Thérèse, Qc J7E 3L6 Téléphone : (450) 435-0581 Télécopieur : (450) 430-1584 Volumes reliés de luxe Arts et histoire Littérature Scientifiques Médicaux Service de recherche Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [35] [ états des milieux 1 iss st \t par Marion Bernier, Nicole Nadeau et Claudette Robillard Marion.Bernier@cspq.gouv.qc.ca, Nicole.Nadeau@cspq.gouv.qc.ca Claudette.Robillard@cspq.gouv.qc.ca La bibliothèque Cécile-Rouleau, au cœur de la colline parlementaire L'une des principales bibliothèques gouvernementales québécoises, desservant quinze ministères et organismes, la bibliothèque Cécile-Rouleau célébrera cet été son 35e anniversaire.Elle prête des vidéos aux citoyens et propose des services de veille thématiques aux chercheurs et employés de la fonction publique québécoise.The library Cécile-Rouleau, in the heart of the parliamentary hill.This summer, the library Cécile-Rouleau celebrates its thirty fifth anniversary.It is one of the Québec Government's main libraries and serves fifteen ministries and organizations.The library provides video loans to the public and offers current awareness services to Québec researchers and public service employees.En 1972, l\u2019État québécois est en pleine expansion.Les ministères et organismes de la colline parlementaire regroupent leurs unités documentaires.De la fusion des bibliothèques et des centres de documentation des ministères des Affaires municipales, de l\u2019Éducation, du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, du Travail et de la Main-d\u2019œuvre et de la Commission de la fonction publique, naît la bibliothèque de l\u2019édifice G (maintenant connu sous le nom d\u2019édifice Marie-Guyart).Pour sa part, la bibliothèque du H sera le fruit de fusions intervenues aux ministères des Affaires intergouvemementales, des Travaux publics et de la Voirie ainsi que du ministère des Transports.Regroupées sous la dénomination de Bibliothèque administrative, ces deux bibliothèques se retrouvent sous la responsabilité du ministère des Communications.En 1976, le Conseil du Trésor ajoute un nouveau mandat à la Bibliothèque administrative : développer une collection dans le domaine de l\u2019administration publique, la mettre à la disposition de l\u2019ensemble des ministères et organismes et créer un catalogue collectif.Depuis, elle a été rebaptisée bibliothèque Cécile-Rouleau en l\u2019honneur de la première femme gestionnaire de l\u2019administration publique québécoise.Au fil des ans, la clientèle et les collections de la Bibliothèque se sont accrues grâce à l\u2019intégration des bibliothèques et des centres de documentation du Conseil du trésor, du Secrétariat à la jeunesse, du Secrétariat à la condition féminine, du Secrétariat aux affaires autochtones et de la vidéothèque du ministère des Communications.Ses services ne se limitent plus à la clientèle des ministères et des organismes occupant les édifices Marie-Guyart et H, et elle n\u2019est plus tenue d\u2019offrir ses services gratuitement.Cela a permis de conclure des ententes de partenariat tarifées avec la Régie des rentes du Québec, la Société de l\u2019assurance automobile du Québec, le ministère du Tourisme et le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs, qui y ont transféré leurs ressources documentaires.L\u2019intégration de la Bibliothèque au Centre de services partagés du Québec, créé en 2005, nous permet de croire que d\u2019autres partenariats \u2014 incluant des intégrations de collections \u2014 pourront être conclus au cours des prochaines années.Le Centre vise à fournir aux ministères, aux organismes et aux réseaux publics les biens et les services administratifs dont ils ont besoin dans l\u2019exercice de leurs fonctions, selon leur coût de revient, conformément à un cadre de tarification et de facturation des services.Quatre professionnels et 150 000 documents L\u2019équipe de la bibliothèque Cécile-Rouleau est composée d\u2019un chef de service, de quatre professionnels, de quatorze techniciens et de quatre agents de bureau.La collection compte plus de 150 000 documents, 1 200 titres de périodiques, 1 500 documents audiovisuels et des centaines de milliers de documents disponibles sur d\u2019autres supports : cédéroms, microfilms, microfiches et documents cartographiques.Les domaines suivants sont couverts : accès au réseau routier, administration et gestion, aménagement, autochtones, biologie, botanique, clientèles touristiques, développement durable, droit, économie et développement régional, éducation, entreprises des secteurs d\u2019activité économique composant l\u2019industrie touristique, environnement, indemnisation et réadaptation des victimes de la route, informatique, parcs, politique, pollution, promotion de la sécurité routière, Régie des rentes, personnes âgées, société, toxicologie et travail.Un PEB hyperactif Seuls les employés des ministères et des organismes clients ainsi que le personnel de la colline parlementaire peuvent emprunter directement les [36] [ ARGUS ] Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ états des milieux 1 documents; le personnel des autres ministères et organismes peut toutefois faire appel à sa propre bibliothèque grâce au prêt entre bibliothèques (PEB).Les collections généralistes et multidisciplinaires sont très populaires auprès des autres bibliothèques : près de 40 % des documents prêtés le sont à des bibliothèques.Ainsi, la bibliothèque Cécile-Rouleau joue un rôle de soutien important auprès des autres bibliothèques et centres de documentation gouvernementaux.Les demandes proviennent majoritairement du milieu gouvernemental québécois, mais aussi de bibliothèques canadiennes et parfois de l\u2019extérieur du pays.La bibliothèque utilise également le PEB pour emprunter auprès d\u2019autres bibliothèques les documents demandés par ses usagers.Bien que la majorité des demandes soient adressées à des bibliothèques gouvernementales québécoises, plus de 2 000 demandes sont envoyées annuellement à des bibliothèques extérieures, surtout pour des documents scientifiques.Le logiciel Aviso est utilisé pour la gestion du PEB, mais il sera possiblement remplacé par la plateforme VDXd\u2019ici la fin de 2007.Les citoyens ne peuvent emprunter directement des documents; ils doivent les consulter sur place ou les obtenir par PEB.Les Québécois peuvent cependant emprunter directement et sans frais les 1 500 documents audiovisuels de la collection.À l\u2019heure actuelle, on enregistre quelque 1 000 prêts par année de cette nature.Et ce, dans un contexte où la promotion de ce service ne s\u2019effectue que sur le site Internet de la bibliothèque.Ce service est très populaire auprès des écoles et, fait intéressant, par les apprentis camionneurs, qui doivent visionner certaines productions audiovisuelles de la Société d\u2019assurance automobile du Québec pour la préparation de leurs examens.Des services de veille De la localisation de documents à l\u2019historique d\u2019un article de loi, de la vérification bibliographique à la recherche exhaustive sur un sujet précis, le service de référence est très utilisé : près de 12 000 demandes ont été formulées en 2005-2006.La bibliothèque est abomiée à plusieurs bases de données telles QuickLaw, Eureka, OLISnet, Current Contents, Azimut et Repère.Chaque membre de l\u2019équipe de référence se spécialise dans un ou deux sujets.La bibliothèque offre également un service de soutien de veille documentaire au personnel des ministères et des organismes clients.À l\u2019aide d\u2019un profil établi avec la bibliothécaire de référence, les chercheurs peuvent obtenir, sur une base mensuelle, des résumés d\u2019articles, provenant de banques de données, principalement Current Contents et Repère.La bibliothécaire de référence y consacre environ 10 % de son temps.Une quinzaine de chercheurs y sont abonnés.La bibliothèque propose aussi à l\u2019ensemble du personnel administratif de la fonction publique québécoise un service de veille thématique diffusé via l\u2019intranet.Intitulé « On a trouvé pour vous! », il est composé de nouvelles sous forme de capsules.Outre un résumé, on y trouve des liens vers des sources électroniques ainsi qu\u2019une bibliographie de documents de la bibliothèque.De cinq à dix nouvelles capsules sont publiées chaque semaine.Quelque 375 abonnés reçoivent des avis par courriel contenant des liens vers les nouvelles capsules.Ce service requiert les services d\u2019une personne et demie par semaine.Le portail propose en outre une section « Périodiques » qui permet de consulter la table des matières des périodiques grâce à un lien vers le site Internet des éditeurs ou des fournisseurs ainsi que des sections « Coup de cœur » et « Suggestions de lecture » présentant des ouvrages d\u2019intérêt.L'avenir À l\u2019instar des bibliothèques universitaires, nous croyons que la bibliothèque de demain exigera de son personnel plus d\u2019implication que jamais, à travers la participation à des communautés de pratique et à la gestion de bases de connaissances.La bibliothèque doit passer d\u2019un rôle de soutien à des actions stratégiques concrètes auprès de la communauté gouvernementale.À court terme, la bibliothèque garde le cap sur l\u2019amélio- Qui est Cécile Rouleau?Première femme gestionnaire dans l\u2019administration québécoise, enseignante, syndicaliste, administratrice, éditrice et auteure, Cécile Rouleau (1905-1999) a consacré sa vie à la progression de la profession d\u2019enseignante et à la promotion de l\u2019éducation de langue française.Elle a balisé le chemin des femmes gestionnaires dans l\u2019administration publique québécoise.À lire CEFRI0.Lamy, Catherine.Rôle, actualisation et stratégies d\u2019affaires des bibliothèques gouvernementales : analyse et recommandations, 2007, 43 p.www.cefrio.qc.ca/pdf/Revue_ litterature_RIBG_finaleJuin.pdf.CUBIQ Regroupées sous l\u2019acronyme RIBG (Réseau informatisé des bibliothèques gouvernementales), des bibliothèques gouvernementales ont choisi le système intégré Best-Seller, maintenant appelé PortFolio.Le catalogue CUBIQ constitue l\u2019élément le plus visible du RIBG.Il diffuse les collections de 38 bibliothèques et centres de documentation (www.cubiq.ribg.gouv.qc.ca/).ration de l\u2019accès aux contenus des ressources documentaires électroniques et envisage la création de blogues et de fils RSS.À cette fin, une récente étude du CEFRIO (voir encadré) se révèle incontournable, car elle orientera les actions futures de nos bibliothèques.Les auteurs sont rattachés à la bibliothèque Cécile-Rouleau.Marion Bernier est chargée de projet, Nicole Nadeau est coordonnatrice des services techniques et Claudette Robillard est coordonnatrice des services aux usagers.Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [37] REGARD, une solution informatique performante, intégrée, souple, bilingue, fiable et facile d'utilisation Recherche Web et réservations en ligne Envois de courriels (avis de retard, lettres, etc.) Gestion d'un catalogue collectif pour le secteur scolaire Gestion de succursales pour les bibliothèques publiques Module d'accès public au catalogue Recherche Z39.50 Thésaurus et fichier d'autorité Accès direct à différents types de ressources (URL, texte, image et autres) Compatible au standard MARC Flexibilité des structures de données Personnalisation de l'affichage des données Acquisitions et périodiques Gestion complète pourTOUS les centres de documentation et les bibliothèques w www.gncs.qc.ca Service à la clientèle 514-251-3730 Technologies au service de l'éducation GRICS [ comptes-rendus 1 Ténèbres, mots et lumières Manguel, Alberto.La bibliothèque, la nuit.Actes Sud : Paris, 2006, 335 p.par Dominique Lapierre Dominique.Lapierre@bibl.ulaval.ca En lecteur curieux, méthodique et cultivé, Alberto Manguel nous livre, avec générosité, un plaidoyer en faveur des bibliothèques.Partant de l\u2019expérience récente de création de sa propre bibliothèque de 30 000 ouvrages dans une ancienne grange et multipliant les exemples de l\u2019histoire universelle en contrepoints, il nous fait voir la bibliothèque sous quinze angles différents.Ces différents états posent une seule question : pourquoi une bibliothèque?Celle-ci étant principalement vue sous l\u2019angle de la conservation du savoir universel - la bibliothèque idéale et utopique qui comprend tous les livres.Cette quête de sens, d\u2019emblée comprise comme impossible, est le récit désordonné des étonnements de son auteur face au lieu physique et symbolique que constitue la bibliothèque.Une quête de consolation pour son auteur; un essai passionnant autant qu\u2019instructif pour l\u2019humble lecteur.La Bibliothèque, la nuit n\u2019est donc pas plus une histoire des bibliothèques qu\u2019elle n\u2019est un ouvrage de bibliothéconomie proprement dit.Les fidèles de Manguel y verront sans doute une filiation complémentaire à son Histoire de la lecture, paru en 1998.Abondamment illustré, l\u2019ouvrage s\u2019ouvre sur les tentatives humaines d\u2019entreposer et d\u2019organiser les premiers écrits, dont la fameuse bibliothèque d\u2019Alexandrie.Manguel réfléchit ensuite aux contrastes entre l\u2019apparent ordre du jour et le fantomatique désordre de la nuit; à notre manière toute personnelle ou collective de ranger, d\u2019empiler et de classer, en un mot de donner un sens.11 rappelle l\u2019autorité du livre à laquelle se sont associés plusieurs puissants de ce monde pour manifester leur pouvoir.Le pouvoir investit également par le lecteur qui s\u2019approprie un contenu, le transforme.La censure dont on a usé pour contrer l\u2019effet perçu subversif de la lecture.La censure implicite dans tout choix.La Bibliothèque, la nuit se construit donc ainsi avec les multiples facettes des thématiques présentées.L\u2019ouvrage met en évidence ce que Manguel conçoit comme étant l\u2019impossible rôle des bibliothèques : conserver ce qu\u2019elles ne veulent pas voir oublier, ordonner un univers en mouvance.Et pourquoi la nuit?« Parce que », a-t-il dit en entrevue à l\u2019hebdomadaire L\u2019Express : « Chaque nuit, ma bibliothèque me dit une nouvelle chose de moi-même.Le jour, l\u2019ordre y est plus visible, c\u2019est un labyrinthe de lignes « De même qu'il est plus facile de faire l'amour la nuit, il est plus facile de réfléchir dans une bibliothèque la nuit » droites où l\u2019on n\u2019est pas censé se perdre, mais trouver.De même qu\u2019il est plus facile de faire l\u2019amour la nuit, il est plus aisé de réfléchir dans une bibliothèque la nuit.Les bruits y sont étouffés, les pensées plus sonores.Je me sens moins tenu de respecter les ordres visibles pour réimaginer le monde.» En bref, La Bibliothèque, la nuit est un condensé d\u2019érudition mêlant le philosophique et l\u2019anecdotique, que saura apprécier l\u2019amoureux des bibliothèques.Parce qu\u2019on s\u2019y reconnaît et que ce livre force un certain regard sur nous-même et sur notre vision du monde des bibliothèques.Mais il ne faut pas se froisser, car dans cet essai tout est pour le livre et rien pour le bibliothécaire.Qu\u2019à cela ne tienne, Manguel dit lui-même que chaque bibliothèque est une autobiographie.Ce livre trouvera-t-il une place dans la vôtre?L'auteur est conseillère à la documentation en droit à la bibliothèque de l'Université Laval.Murray, Jeffrey S.Terra Nostra : les cartes du Canada et leurs secrets, 1550-1950 : tirées de la collection de Bibliothèque et archives Canada.2006, 189 p.par Josée Lambert lambert.josee@uqam.ca Jeffrey S.Murray raconte plus de quatre siècles d\u2019histoire sur la cartographie au Canada, abordant la vie des pionniers du domaine, celle des arpenteurs et cartographes.Des artisans qui ont, par leur ingéniosité, littéralement marqué la vie des Canadiens et ont fait du pays un des chefs de file dans ce domaine.Dans un premier temps, l\u2019auteur fait état de l\u2019effervescence des premiers Européens ayant franchi les Terres d\u2019Amérique du Nord dans l\u2019espoir de trouver une voie navigable permettant d\u2019atteindre les trésors d\u2019Orient.Mais en vain.La découverte de cette voie navigable revient à un Britannique, qui a permis d\u2019avoir une nouvelle vision de l\u2019intérieur de l\u2019Amérique du Nord.Ensuite, l\u2019armée britannique a produit une carte d\u2019envergure qui contribuera à contrôler la vallée du Saint-Laurent.Et c\u2019est notamment par la production d\u2019un atlas sur l\u2019immigration et l\u2019élaboration d\u2019un concours national auprès d\u2019écoliers britanniques qu\u2019entre 1896 et 1914 l\u2019Ouest canadien accueille un million de personnes.Dans un deuxième temps, l\u2019auteur fait état des problèmes posés par la représentation des zones urbaines, comme la production d\u2019une maquette à grande échelle de la ville de Québec concernant sa sécurité; ou les vues en plongée clamant la réussite d\u2019une ville en ne montrant que ses plus beaux attraits.Dans un troisième temps, trois types de cartes sont présentés, soit la carte marine de J.F.Wallet Des Barres, le fruit de quatorze ans de travail et de cinq autres années à la publication de l\u2019atlas The Atlantic Neptune (1777).La carte des éditeurs commerciaux nous ramène à l\u2019époque de la ruée vers l\u2019or, où la production des cartes se révèle trompeuse et mensongère.Ainsi, ces cartes comportent la mention « terrains aurifères » au lieu de terrains « inexplorés ».Enfin, Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 [ ARGUS ] [39] [ comptes-rendus 1 la carte routière fait son apparition au début du XXe siècle avec l\u2019essor du tourisme automobile.Dans un dernier temps, trois projets de cartographie à grande échelle sont présentés, soit la carte cadastrale qui se distingue par les délimitations des bornes des propriétés rurales, tout en révélant l\u2019identité des propriétaires.La technique photographique d\u2019Édouard-Gaston Deville a permis, quant à elle, de cartographier la région montagneuse des Rocheuses.Enfin, la technique cartographique canadienne sur le front de l\u2019Ouest durant la Première Guerre mondiale a permis d\u2019élaborer plus de 32 millions de feuilles cartographiques.Terra Nostra est un ouvrage pédagogique bien synthétisé regorgeant d\u2019informations qui intéresseront quiconque s\u2019intéresse à l\u2019histoire du Canada et à la cartographie.Enrichi d\u2019illustrations et d\u2019images de la collection de Bibliothèque et Archives Canada, il reflète à merveille les exploits techniques accomplis au fil des ans.L'auteur est responsable de la Cartothèque de l'Université du Québec à Montréal.Galette, complice de l'heure du conte par Louise Fortin Rousseau, Lina et Robert Chiasson; illustrations de Marie-Claude Favreau.Que lit Galette à la bibliothèque?Que fait Galette à la garderie?Que cherche Galette dans la maison?Que cache Galette dans sa salopette?Montréal : Éditions ASTED, (collection Bottines), 2006.Après le succès remporté par le livre Lire à des enfants et animer la lecture, de Lina Rousseau et Robert Chiasson, voilà que les Éditions ASTED poursuivent sur cette lancée.Le personnage de Galette fait ainsi son apparition dans le paysage du livre québécois.Devant son nom à sa ressemblance à un pain d\u2019épice, le drôle d\u2019animal imaginé par Marie-Claude Favreau vise à sensibiliser les enfants au plaisir du livre et de la lecture.Dans leur superbe guide précédemment cité, Lina Rousseau et Robert Chiasson suggéraient une mascotte afin de contribuer à créer une atmosphère propice à la lecture.De simple mascotte, Galette rejoint les rangs des personnages de la littérature jeunesse québécoise.Parmi les nombreuses parutions de livres pour jeunes, rares sont celles qui abordent le thème du plaisir que procure le livre et la lecture.C\u2019est pourquoi cette nouvelle collection réjouira bibliothécaires et techniciens en documentation appelés à animer des activités d\u2019éveil à la lecture pour les tout-petits.Habituer les enfants dès leur plus jeune âge à ces activités est certainement le plus beau cadeau que l\u2019on puisse leur léguer.Qui s\u2019y frotte, s\u2019y pique et une fois que les enfants ont assisté à une heure du conte, nous savons par expérience qu\u2019ils ne peuvent plus s\u2019en passer.Cependant, afin de maintenir un intérêt soutenu, les animateurs ont de grands défis à relever.En fait, qui prépare et anime une heure du conte sait d\u2019emblée qu\u2019il est essentiel d\u2019innover et d\u2019enrichir les animations.Voilà pourquoi l\u2019élaboration d\u2019une heure du conte exige imagination et créativité.Les publications en relation étroite avec l\u2019animation du livre et de la lecture sont ainsi toujours accueillies avec le plus grand enthousiasme par les bibliothécaires et techniciens en documentation.Les enfants prendront sûrement plaisir à se faire raconter les aventures de Galette.Les courtes phrases rimées apportent une musicalité au texte.Afin d\u2019ajouter un note ludique à l\u2019animation, ses concepteurs offrent tous les éléments nécessaires (modèles, instructions) à la fabrication de Galette.Les étapes sont simples, claires et exigent peu de moyens.Il est certain que cet élément de renforcement fera la joie des enfants lorsque Galette sera l\u2019invitée d\u2019honneur de l\u2019heure du conte.Simple constatation, Galette semble bien seule à partager sa passion du livre et de la lecture.11 serait intéressant qu\u2019il y ait de l\u2019interaction avec d\u2019autres personnages lors des prochaines publications.Après tout, chez le jeune enfant, le plaisir de la lecture ne se vie-t-il pas en présence d\u2019amis?Malheureusement, la solitude du personnage le rend moins convainquant.Pour le reste, souhaitons que les petits s\u2019identifieront à Galette afin qu\u2019il devienne un personnage emblématique de la lecture publique.AFFICHEZ-VOUS! « Il y a toujours une épée de Damoclès au-dessus de nos tètes, puisqu\u2019on entend continuellement des propos sur la disparition de la profession.Or, une grande partie de la solution passe par l\u2019information sur ce que l\u2019on fait et les changements de perception.Faisons-nous connaître auprès de nos patrons et de ceux qui détiennent les cordons de la bourse », explique Diane Saint-Aubin, responsable de la bibliothèque de l\u2019ÉNAP à Montréal et présidente du comité du Prix « Bibliothécaire de l\u2019année ».Une des façons de faire : être fier de ses accomplissements.« Affichez vos diplômes comme le font ceux des autres professions.On ne vous regardera probablement plus de la même façon », illustre Diane Saint- Aubin.Et participez au prochain Prix « Bibliothécaire de l\u2019année 2007 ».Être lauréat ne nuira pas à vos rapports hiérarchiques, loin de là (JFB).[40] [ ARGUS ] Vol.36, n° 1, printemps-été 2007 SERVICES DOCUMENTAIRES MULTIMÉDIA INC.Vieux Thomas (514) 382-0895 informations@sdm.qc.ca www.sdm.qc.ca Le nouveau CHOIX de SDM Prochainement sur votre écran 0 Une interface plus conviviale 0 Une recherche améliorée 0 Des fonctions avancées MAI 2007 SDM, la plus importante agence bibliographique du Québec RabaisCampus ^ com Les plus iMm de rabais sur le prix en kiosque W UWVoll » ~V.protégezVou' tSSeêsk jardins uciirl Nouveaux titres disponibles cette année Semce d'abonnements aux membres RabaisCampus ^ com Abonnements à tarifs spéciaux à vos journaux et magazines préférés I Journaux La Presse\t52 sem/7\tjrs.Le Devoir\t52 sem76\tjrs.Le Droit\t56 sem76\tjrs.Le Journal de\tMontréal 'camelot régulier)52 sem./7 jrs.Le Journal de\tQuébec\t52 sem77\tjrs.Le Soleil\t52 sem77\tjrs.National Post *\t26 sem./6 jrs.The Gazette (Montréal & banlieues)\t26 sem77 jrs.The Globe and Mail\t15sem./6jrs.The Ottawa Sun\t30 sem77 jrs.Les abonnés au National Post pour une durée de 26 semaines une carte cadeau de 35$ (taxes Incluses) de Petro-Canada.I Nouvelles & Actualités Courrier International\t26 nos L'actualité «avec renouvellement automatique) 22 nos Le Monde Diplomatique (mensuel) 12 nos (1 an) L'Express\t13 nos Protégez-Vous (avec version Internet) 15 nos Relations\t8 nos (1 an) Time\t20 nos I Affaires \u2022 Finance & Informatique 185,12 $ 197,46 $ 191,88 $ 164,32 $ 169,00 $ 189,99 $ 59,94 $ 92,12 $ 87,62 $ 54,60 $ ou plus recevront 324,49 S 343,20 S 308.00\tS 313,56 S 299.00\tS 299,00 S 169,52 $ 167,44 S 95,55 S 87,30 S gratuitement Affaires Plus (A+) Cote 100 (lettre financière) Entreprendre Infopresse Les Affaires & A+ Business Week Fortune | Macworld PC Magazine PC World Wired 12 nos (1 an) 12 nos (1 an) 10 nos 12 nos (1 an) 136 nos (2 ans) 51 nos (1 an) 25 nos 12 nos (1 an) 22 nos (1 an) 12 nos (1 an) 12 nos (1 an) (Autres titres disponibles dans la section des Super économies) I Autos & Motos Fl Racing\t12 nos (1 an) Moto Journal\t10 nos (1 an) Pole Position\t8 nos (1 an) Car and Driver\t12 nos (1 an) I Cycle World\t12 nos (1 an) Four Wheeler\t12 nos (1 an) Motor Trend\t12 nos (1 an) Road & Track\t12 nos (1 an) (Autres titres disponibles dans la section des Super économies) i Famille \u2022 Adolescents & Enfants Cool! DLire Enfants Québec Filles : Clin d'Œil Full Fille I Love English Images Doc > J'Aime Lire Julie Le Petit Reporteur Les Belles Histoires Les Débrouillards Les Explorateurs Lotie Manon Parents (France) Petites Mains Pomme d'Api Popi Wakou Wapiti youpi (Autres titres disponibles dans la section 12 nos (1 an) 12 nos (1 an) 12 nos 10 nos (1 an) l2nos (2 ans) 10 nos (1 an) 12 nos Vous cherche un cadeau apprécié et qui durera toute \" l'année?Visitez notre section idées cadeaux à Rabaiscampus.corr Ortie
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