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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Automne
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Argus, 2008, Collections de BAnQ.

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[" LA REVUE QUEBECOISE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATION DOCUMENTAIRE ÜQ-8r^ Ldb'b/inru, Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Corporation of Professional Librarians of Quebec cré?ur, Wiki cu/ture P/uu ot ^e/e bQUe 2 \u20190 e/r>e, r9eà Qu, éh ec La recherche intelligente se redécouvre à l'Université Laval Memento, outil de développement des collections Regard sur l'Observatoire des technologies libres Un nouveau modèle s'impose, l'informationmste whiiotbécaite de Vannée ÉUsabethLavigueu, ehX -\\e^v \\e' schté à venif Csetveacadèm^èlectton^ VOL.37.N° 2, AUTOMNE 2008 ve d une bibliothèque francophone transfrontalière nés revues en français iRevues.org Topographie du Québec documentaire oo t Quebec 2008 topogwpW* Québecdoc umentaire \u2022 r.° 40005041 hlications r\\ Envoi de Po«e-P« Une livraison spéciale conjointe des revues Argus et Documentation et bibliothèques Cette livraison spéciale contient près de 30 textes signés de spécialistes et de praticiens reconnus, lesquels abordent la réalité documentaire québécoise d'aujourd'hui sous tous les aspects : formation, belles bibliothèques, archives, commerce du livre, documentation numérique, gestion des connaissances, associations, centres d'information, etc .Panorama exhaustif, cette topographie du Québec documentaire 2008 constitue pour tous, un inventaire qui fera date.Pour commander Veuillez télécharger un bon de commande à cette adresse : http://www.cbpq.qc.ca/publications/argus/Argus-DB.htm et le retourner à : \u2022 Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec 353, rue Saint-Nicolas, bur.103 Montréal (Québec) H2Y 2P1 Tarifs Québec : 23.50 $ Canada : 22.00 $ États-Unis : 28.00 $ US Étranger : 35.00 $ US (Frais de transport et de manutention inclus) \u2022\tinfo@cbpq.qc.ca \u2022\tpar télécopieur au : 514-845-1618 [ sommaire 1 Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Corporation of Professional Ubrarians of Quebec Comité de rédaction Jean-François Barbe, rédacteur en chef Andréa Fiarland (co-responsable de la section Recherches) Patrick Labelle (co-responsable de la section Recherches) Benoit Migneault Véronique Parenteau (responsable de la section État des milieux) Guy Teasdale Joelle Thivierge Traduction Andréa Fiarland Révision Véronique Parenteau Jean-François Barbe Page couverture Fig Communications figcom@sympatico.ca Graphisme Manon André manonand@videotron.ca Impression CRL Imprimerie Publicité Cristina Bucur (514) 845-3327 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0315-9930 Poste publication 40021801 Tirage 1000 exemplaires ARGUS est une revue publiée trois fois l'an par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (C.B.P.Q.) dont le siège social est situé au : 353, rue St-Nicolas, bureau 103, Montréal (Québec), FI2Y 2P1 Téléphone : (514) 845-3327 Télécopieur : (514) 845-1618 info@cbpq.qc.ca Tous les textes publiés dans la revue expriment les points de vue et opinions des auteurs et n'engagent que ceux-ci.Abonnement annuel 33$ (Québec tarif individuel) 12$ le numéro Québec institutionnel 40$ (15$ le numéro) Canada 48$ ( 17$ du numéro) Extérieur du Canada 48$ US (17 $ US du numéro) Étudiants 23$ Toute demande concernant les numéros manquants doit être envoyée au plus tard un mois après la date de parution au Secrétariat de la C.B.P.Q.Toute reproduction des articles, en totalité ou en partie, doit être autorisée par le Comité de rédaction.Les articles de la revue sont indexés dans: \u2022\tPascal Thema.T 205, Sciences de l'information-documentation \u2022\tInformation Science Abstracts \u2022\tLibrary and Information Science Abstracts (USA) \u2022\tLibrary Literature \u2022\tRepère ! le mot de présentation par Jean-François Barbe A tribune libre Cap sur les jeunes! par Denis Vézina _7 La recherche intelligente se redécouvre à l'Université Laval Un nouveau catalogue voit le jour par Guy Teasdale 11 La bibliothèque 2.0 émerge à Québec par Pierre Chicoine 13 UQ-8 crée un Wiki Chronique d'une expérience réussie par Lino Tremblay et Dominique Papin 17 Une bibliothèque francophone transfrontalière Récit d'un rêve devenu réalité par Tania Le Cavalier 21\tRegard sur l'Observatoire des technologies libres par Tristan Müller 22\tMemento, un outil de développement des collections par Mélanie Dorion 25 La réserve académique électronique Mythe éternel ou réalité à venir?par Diane St-Aubin 30 Des revues en français Revues.org par Isabelle Lorrain 30\tUne solo, bibliothécaire de l'année « Un centre de doc beau à en pleurer de joie » par Jean-François Barbe 31\tOuvert le dimanche soir.pourquoi pas?par Guy Desjardins 33 état des milieux Un nouveau modèle s'impose, l'informationniste par Hélène Lauzon et Linda Binette 38 comptes-rendus par Olivier Le Deuff, Dominique Lapierre, Denis Thibault et Josée Lambert [ 1 l Vol.37, n° 2, automne 2008 [ ARGUS ] H nous reinventons la librairie Service aux institutions En choisissant Monet comme fournisseur privilégié vous pourrez bénéficier d'avantages accrus tels que Afin d'établir un contact privilégié avec notre clientèle institutionnelle, nous avons créé un espace qui lui est spécialement destiné : le Salon des nouveautés.Ce dernier propose mensuellement l'ensemble de la production éditoriale, soit entre 2 500 et 3 000 nouvelles parutions.Pour consulter notre calendrier annuel : La liste complète des nouveautés, une fois par mois ; Des envois d'offices ; Des analyses des besoins ; Des évaluations des collections ; Des propositions de développement; Des commandes spéciales ; Des listes thématiques ; Une salle de travail à la disposition des enseignants, des bibliothécaires et conseillers pédagogiques ; www.librairiemonet.com/ Monet_calendrier-institutionnel Contacts Secteur adulte Laurent Borrégo \u2022 laurent@librairiemonet.com Secteur jeunesse Brigitte Moreau \u2022 brigitte@tibrairiemonet.com Secteur bandes dessinees Eric Bouchard \u2022 ericb@librairiemonet.com .ou tout autre demande spécifique Librairie Monet \u2022 Galeries Normandie 2752, de Salaberry, Montréal (Québec) H3M1L3 Sortie 4 de l'autoroute 15 Tél.: 514.337.4083 \u2022 Sans frais : 1.877.337.4083 Télec.: 514.337.5982 \u2022 info@librairiemonet.com 30 www.hbrairiemonet.com www.lesitebd.com depuis 1977 photo Denis Bernier HHW I [ le mot de présentation 1 par Jean-François Barbe rédacteur en chef vive la créativité! Les bibliothécaires font de belles et bonnes choses.Après la récente implantation à la Ville de Montréal d'un catalogue qui rejoint nos utilisateurs formés à l'esprit de Google comme l'a si bien montré Luc Jodoin dans nos précédents numéros, voilà que l'Université Laval dégoupille une vraie grenade dans le paysage bibliothéconomique québécois avec le lancement d'Ariane 2.0.Vous aimez les vedettes-matières et les fichiers d'autorité?Vous serez servis avec Ariane 2 qui exploite toute la richesse des métadonnées des 1,7 M de notices bibliographiques du catalogue de cette bibliothèque, résolument à l'ère du 2.0.Nous applaudissons à ce méga-événement dont traitent Guy Teasdale et Pierre Chicoine dans ce numéro d'Argus.Parlant de 2.0, à quoi diable peuvent bien servir les fameux Wikis?Lino Temblay et Dominique Papin nous en donnent toute une idée dans un texte que vous garderez sûrement à portée de main.Et si l'information c'est le pouvoir, pourquoi n'en ferions-nous pas bénéficier les moins bien lotis de la planète?, demandent Tania Le Cavalier et Tristan Müller de la Fondation pour une bibliothèque globale.Nous pouvons, chacun d'entre nous, faire une différence, et vous verrez comment en lisant leurs textes.Hélène Lauzon et Linda Binette traitent d'une fonction émergente dans notre milieu hospitalier, « l'information-niste », qui s'inspire des meilleures pratiques à l'étranger.Cette vitalité créatrice de notre milieu professionnel s'exprime de toutes sortes de façons, sur le Web par exemple, via ces expositions sur le Net de collections numérisées dont rend régulièrement compte notre collaborateur Denis Thibault.Notre prochain numéro - déjà en préparation! - nous en fera découvrir d'autres facettes.Être les « accoucheurs » et les témoins privilégiés de l'expression écrite de cette créativité constitue pour nous, du comité de rédaction d'Argus, un immense privilège.MUTUALISATION V S A R D PORTAIL D'INFORMATION Dossiers et produits documentaire StatWcb Pro Wi'L> Ê\"u!ü veille automatique et alertes Profil utilisateur Saisie Web Texte intégral Serveur Web Autorisation avancée OCR Correcteur Thésouri, Gestion multi site SERVEUR DOCUMENTAIRE Serveur NISOZ 39-50 PUBLICATION BIBLIOTHECONOMIE www.visard.ca Vol.37, n° 2, automne 2008 [ ARGUS 1 ACADEMUS Gestion intégrée des centres d'informations Catalogage, OPAC, thésaurus, bibliothéconomie Outil de veille, de DSI et de GED Confidentialité et groupes de travail Portail Internet, recherche et réservation, profils personnalisés, saisie à distance, catalogage dérivé ?\tMultilingue (interface et contenu) NOUVEAU ?\tModule archivistique pour la gestion des archives papier et fichiers électroniques ?\tModule MIMS (RSS, OAI, SRW/SRU client/serveur) pour l'interrogation et la récupération automatique de l'information. [ tribune libre 1 par Denis Vézina denisvezina@ville.montreal.qc.ca Cap sur les jeunes ! Ne soyons pas aveugles! Auprès de la plupart des jeunes, les bibliothèques ont une réputation de ringards.Que ce soit vrai ou faux, n\u2019est pas vraiment important.Que les bibliothèques soient des lieux conçus par des spécialistes qui ont à cœur d\u2019ouvrir les portes aux jeunes ne l\u2019est pas non plus.Si les jeunes n\u2019intègrent pas la bibliothèque à leur quotidien bien que ce soit un désir que les bibliothèques caressent, alors il y a un problème.Et le problème ne vient pas d\u2019eux.Ce n\u2019est pas aux jeunes à investir les bibliothèques, mais bien aux bibliothèques à démontrer leurs capacités à intégrer un monde en pleine mouvance et à offrir les services que la communauté requiert.Pour modifier cette perception qu\u2019ont les jeunes de la bibliothèque, établir un contact et créer un heu qui réponde à leurs besoins, il ne faut surtout pas attendre qu\u2019ils entrent à la bibliothèque et demandent ce qu\u2019ils peuvent y faire.Il faut prendre les devants.Si les jeunes n\u2019entrent pas à la bibliothèque, c\u2019est parce que la bibliothèque n\u2019a pas réussi à leur faire comprendre qu\u2019ils avaient un quelconque intérêt à y entrer.La question n\u2019est pas : « Pourquoi les jeunes ne viennent pas à la bibliothèque?» La question est : « Que puis-je faire pour qu\u2019ils y entrent?» Les promesses et les bonnes intentions, ce n\u2019est pas suffisant.S\u2019il n\u2019y a pas de cadeaux sous le sapin, c\u2019est plate! S\u2019il faut attendre que les jeunes aient déposé leur manteau dans le vestiaire de la bibliothèque pour commencer à agir, il sera trop tard pour bien les recevoir.Pour qu\u2019ils « tombent en amour » avec leur bibliothèque, il faut d\u2019abord que celle-ci [4] se sache belle et brillante, qu\u2019elle ait confiance en elle, qu\u2019elle soit vivante, présente, pleine de vie et prête à mener des projets emballants.C\u2019est par des gestes concrets et des projets dignes d\u2019attention et reconnus par les jeunes que les bibliothèques parviendront à les séduire, à embellir une image ternie et éventuellement à devenir un heu attractif.Éventuellement, parce que la conquête du public jeune n\u2019est pas une affaire d\u2019un soir.Bien des facteurs sont à prendre en compte.D\u2019abord, il faut que l\u2019engagement auprès des jeunes soit constant et continuellement renouvelé par de nouveaux projets.Ensuite, comme nous tous, les jeunes, particulièrement les adolescents, n\u2019aiment pas les étiquettes.Si les catégories sont parfois indispensables, dans plusieurs cas, elles ne servent pas l\u2019équilibre de la relation.Elles déterminent que l\u2019un sait ce que l\u2019autre ne sait pas encore.L\u2019éditeur Québec-Amérique, par exemple, a bien compris le phénomène.Plusieurs de ses romans destinés aux « ados » sont désormais publiés dans le même format que les livres pour adultes.Finalement, et c\u2019est peut-être le plus difficile, dans la relation qui s\u2019établit entre les jeunes et les bibliothèques, le plus essentiel, c\u2019est la sincérité et l\u2019authenticité.Chaque bibliothécaire est responsable de cette relation et de sa longévité.Si les employés des bibliothèques n\u2019intègrent pas dans leur quotidien la nécessité d\u2019entretenir cette relation, alors le lien de confiance sera rompu.La plus extraordinaire campagne de promotion des bibliothèques auprès des jeunes ne sert à rien si le message n\u2019est pas intégré et véhiculé par le personnel sur le terrain.Pire encore, si le message invite les jeunes à investir les bibliothèques et qu\u2019une visite les convainc du contraire, le jugement est renforcé et le divorce n\u2019est pas loin.Aller au-delà du réel En fait, le chemin que doit prendre une bibliothèque pour s\u2019ouvrir aux jeunes n\u2019est pas celui qui la conduirait dans le bureau d\u2019une agence de communication.Il faut que la bibliothèque soit jeune elle-même.Heureusement, contrairement à nous, une bibliothèque peut renaître de ses cendres et se découvrir une nouvelle jeunesse.Pour cela, cependant, il faut qu\u2019elle fasse place aux jeunes dans ses rangs, qu\u2019elle fasse place aux idées, aux nouveautés, qu\u2019elle accepte d\u2019être déstabilisée et de s\u2019aventurer dans des lieux qui ne lui sont pas familiers.Pour attirer les jeunes, la bibliothèque doit être jeune.Et pour rester jeune, il faut questionner certaines manières de faire, oser de nouveaux projets, prendre des risques, se tromper, recommencer, faire confiance, défendre des idées.Pour ainsi dire, il faut croire encore qu\u2019on peut refairele monde! Biblioclip Prendre les devants, faire les premiers pas, vivifier l\u2019image des bibliothèques, séduire les jeunes adultes, et se lancer dans l\u2019arène des technologies qui leur collent à la peau, tels étaient les principaux objectifs du concours Biblioclip, lancé par le réseau des bibliothèques publiques de la Ville de Montréal.Bien sûr, il y a eu production de ces nouveaux documents audiovisuels dont sont friandes les bibliothèques happées par le virage Web.Mais le concours Biblioclip était davantage une entreprise de séduction auprès d\u2019une clientèle qui échappe encore aux statistiques de fréquentation.Lancé le 4 octobre 2007, à l\u2019occasion de la mise en ligne du nouveau site Web des bibliothèques montréalaises et du catalogue Nelligan, le concours Biblioclip a permis d\u2019emmagasiner plus de 90 courts métrages portant sur les bibliothèques.En plus de pouvoir être visionné en permanence sur la page du concours, chaque court métrage est [ ARGUS ] Vol.37, n° 2, automne 2008 r tribune libre 1 Des chiffres Durée du concours : du 4 octobre 2007 au 29 février 2008 Nombre de participants : 138 Nombre de courts métrages : 94 Moyenne d\u2019âge : 26 ans Le plus jeune : 14 ans Le plus vieux : 61 ans 14 à 20 ans : 44 (32%) 21 à 25 ans : 31 (22%) 26 à 30 ans : 32 (23%) 31 à 35 ans: 11 (8%) 36 à 40 ans : 8 (6%) 41 à 45 ans : 5 (4%) 46à50ans: 2(1%) 50 à 55 ans : 2 (1%) 56 à 60 ans: 1 (1%) 60à65ans: 2(1%) Les quatre courts métrages lauréats et tous les autres peuvent être visionnés sur le site Web du Réseau des bibliothèques publiques de la Ville de Montréal (www.ville.montreal.qc.ca/biblio).présenté durant deux semaines sur la page d\u2019accueil.D'une pierre, cinq coups : chaque participant a son heure de gloire; le site Web est alimenté par une production originale sur les bibliothèques; la participation est mise de l\u2019avant; l\u2019image des bibliothèques est modernisée et l\u2019offre des bibliothèques s\u2019adapte aux besoins d\u2019une population de plus en plus stimulée par des sources d\u2019information virtuelles constamment renouvelées.Le concours a été inspiré par les sites Internet de socialisation, particulièrement fréquentés par les jeunes, tels que Youtube et Facebook.Les participants au concours Biblioclip devaient réaliser un court métrage d\u2019une durée de trente secondes à une minute trente.Tous les thèmes et les styles étaient acceptés.Seul sujet imposé : introduire les notions de « bibliothèque » et de « Montréal » d\u2019une manière originale.Le concours était ouvert à tous, individus ou groupes.Il n\u2019y avait aucune restriction quant au lieu de résidence.La gestion du concours est exigeante.Elle implique des investissements financiers, techniques et humains importants.Par contre, l\u2019impact dans le milieu est immédiat et les bénéfices sont nombreux.Grâce à ce concours, les bibliothèques de Montréal ont intégré le milieu du cinéma, de la télévision, de la publicité et des nouveaux médias.Des contacts privilégiés ont été établis avec les institutions d\u2019enseignement et les groupes communautaires, et le monde effervescent et en plein essor de la création numérique a été frappé au cœur.Les contacts sont faits.Il nous reste maintenant à conserver et à alimenter ce réseau.Les outils de socialisation Web ouvrent des portes et abolissent plusieurs frontières.Il deviendra de plus en plus facile pour les bibliothèques de profiter des apports de l\u2019une et de l\u2019autre.Ainsi, par exemple, le concours Biblioclip, à l\u2019instar du Web, ne s\u2019est pas limité aux frontières montréalaises.La cause des bibliothèques et de la lecture ne s\u2019arrête pas au tablier d\u2019un pont.L\u2019avènement de ces outils permettra d\u2019universaliser plusieurs programmes et activités qui pourront être repris dans des bibliothèques plus petites ou moins bien pourvues.La soirée de remise de prix a eu lieu le 22 avril 2008 à la Société des arts technologiques, une institution reconnue pour son avant-gardisme en matière de multimédia.Plus de 250 personnes y étaient présentes.Ces gens y étaient bien sûr pour savoir lesquels d\u2019entre eux allaient recueillir les grands prix, mais aussi parce que durant plusieurs jours, ils avaient réfléchi à la bibliothèque, à ce qu\u2019elle devait être, à son avenir, à son implication sociale, à sa participation citoyenne.Et ça, pour nous, ça n\u2019a pas de prix.Adjoint à la directrice-associée des Bibliothèques de la Ville de Montréal et auteur de livres jeunesse, dont Victor et Victor: un roman (illustré par Philippe Beha, Saint-Lambert : Soulières, 2007, 69 p.) et Victor, l'invincible : un roman (illustré par Philippe Beha, Saint-Lambert : Soulières, 2008).APPEL AUX CHERCHEURS Argus se dote d\u2019une nouvelle section consacrée à la recherche en bibliothéconomie et en sciences de l\u2019information.Cette section offrira un nouvel espace de diffusion permettant aux chercheurs de partager leurs résultats.Les bibliothécaires professionnels effectuant de la recherche, les professeurs et les étudiants à la maîtrise ou au doctorat sont invités à soumettre une proposition d\u2019article contenant les éléments suivants : sujet abordé, problématique/objectifs, méthodologie, résultats sommaires.Veuillez noter qu\u2019aucune thématique particulière n\u2019a été retenue.Toutefois, le sujet doit être lié au domaine de la bibliothéconomie ou des sciences de l\u2019information.L\u2019article peut être rédigé en français ou en anglais.Intéressé?Veuillez alors communiquer avec Andréa Harland (andrea.harland@ concordia.ca) ou avec Patrick Labelle (patrick.labelle@concordia.ca).Vous avez envie d'écrire pour Argus?Vous désirez partager vos expériences?Creuser vos interrogations?Faire part de vos lectures?Nous mettre sur une bonne piste?Contactez-nous à l'adresse info@ cbpq.qc.oa ERRATUM \u2022\tNuméro spécial, printemps-été 2008, article de Sarah de Bogui.La note 5 de la page 106 indique que la collection Saint-Sulpice de BAnQ comporte 230 000 « titres ».Le terme exact aurait dû être 230 000 « documents ».\u2022\tNuméro 3, hiver 2008, article de Marie D.Martel.À la place de « grâce à une subvention du ministère de l\u2019Éducation qui sera octroyée dans le cadre du programme de soutien à l\u2019école montréalaise, la bibliothèque Centrale-jeunes participera à une projet pilote », on aurait dû lire « grâce à une collaboration du Programme de soutien à l\u2019école montréalaise du ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, la bibliothèque Centrale-jeunes participera à un projet pilote ».Vol.37, n° 2, automne 2008 [ ARGUS [ 5 ] I », it Le monde du livre au bout des doigts MEMENTOMD, une solution complète pour les bibliothécaires, les documentalistes et les techniciens en documentation memento Electre-BTLF Partagez la plateforme Memento et travaillez en équipe de manière plus efficace.MEMENTO Catalogue en ligne Consultez, parmi plus d\u2019un million de fiches produit, les livres de langue française sur le marché incluant les nouveautés, les titres à paraître et les ouvrages spécialisés provenant du Québec, du Canada et de l\u2019Europe, Les données sont normalisées et mises à jour sur une base quotidienne.MEMENTO Base multimédia Ayez accès à notre base multimédia qui regroupe plus de 30 supports autres que le livre (DVD, CD, livres sonores, etc).MEMENTO Paniers et bons de commande en ligne Créez vos paniers de sélection et d'acquisition sur mesure, consultez notre Répertoire de librairies agréées et envoyez vos bons de commandes en ligne à vos fournisseurs.BTLF SOCIÉTÉ DE GESTION DE LA BANQUE DE TITRES DE LANGUE FRANÇAISE www.btlf.qc.ca www.mementolivres.com Pour essai gratuit: 1 888 340-BTLF Laissez Memento travailler à votre place.MEMENTO Récupération de fiches produits Réduisez le temps de travail répétitif de saisie en récupérant la fiche produit en format MARC 21 dans votre système d\u2019inventaire, à la notice ou en lot.MEMENTO Service API Accédez à la technologie Internet.À partir de votre système, interrogez notre plateforme et récupérez l'information de la fiche produit, à la notice ou en lot.MEMENTO Web Enrichissez l'OPAC grâce à Memento et diffusez sur votre portail les imagettes livre, le résumé des nouveautés et des titres à paraître, etc.Consultez nos professionnels MEMENTO Développement de collection Vous souhaitez développer vos collections?Nous mettons à votre disposition notre expertise pour constituer des listes thématiques grâce, notamment, aux 3 600 mots clés de notre lexique.MEMENTO Formation Profitez de nos sessions de formation gratuite sur abonnement ou inscrivez-vous à une session de formation interactive en ligne pour une connaissance plus approfondie de Memento.Informez-vous de nos formations sur mesure en entreprise.MEMENTO Organisation du travail Utilisez les services de nos professionnels pour vous aider à configurer le logiciel en fonction de vos préférences de paramétrage. La recherche intelligente se redécouvre à l'Université Laval Un nouveau catalogue voit le jour par Guy Teasdale Guy.Teasdale@bibl.ulaval.ca L'auteur décrit les raisons ayant mené la bibliothèque de l'Université Laval à créer une nouvelle interface de recherche à facettes pour son catalogue, ainsi que les objectifs poursuivis.Il indique que l\u2019outil aura des impacts positifs sur l'exploitation et l'utilisation du Répertoire des vedettes matières de l'Université Laval et de l'intelligence des métadonnées enfouies dans les catalogues.L\u2019auteur fait sommairement état du débat concernant la pertinence des LCSH.Intelligent searching is rediscovered at l\u2019Université Laval.A new catalogue sees the light of day The author describes the rationale and objectives behind the Bibliothèque de l'Université Laval's decision to create a new facetted research interface for its catalogue.This tool will have a positive impact on the use of Université Laval's \"Répertoire des vedettes matières\" (RVM) and of the metadata buried in the catalogues.The author summarizes the debate relating to the pertinence of LCSH.En 2005, 89 % des étudiants universitaires débutaient leur recherche d\u2019information par un moteur de recherche de type Google ou Yahoo (contre 2 % dans un catalogue de bibliothèque)1.D\u2019autre part, appelés à qualifier la recherche en bibliothèque par rapport à la recherche à l\u2019aide d\u2019un moteur de recherche, les usagers n\u2019accordent la note de passage aux bibliothèques que pour deux des sept qualificatifs en cause : l\u2019information est de qualité et elle est crédible.Les moteurs de recherche remportent la palme pour les cinq autres qualificatifs : rapide, pratique, facile à utiliser, rentable et fiable2.Et cette vaste enquête a été publiée en 2005! Rien ne nous permet de penser que les opinions aient beaucoup évolué depuis ce temps.Les jeunes qui entrent à l\u2019université sont pratiquement nés avec le Web, et les interfaces de recherche sont de plus en plus conviviales.Cette enquête de 2005 est corroborée par nos enquêtes LibQual qui font ressortir certaines insatisfactions des usagers au niveau du contrôle de l\u2019information3.Que faire alors?Attendre la prochaine version de notre système intégré de gestion de bibliothèques (SIGB)?Malheureusement, ce marché évolue beaucoup moins rapidement que toutes les applications commerciales du Web.Les SIGB génèrent des ventes d\u2019environ 570 M$ par année4 tandis que Google à lui seul rapportait 5,3 G$ au second trimestre 20 085! Les améliorations apportées dans les différents SIGB au fil des ans ont été qualifiées de « cosmétiques ».Un important auteur, Roy Tennant, parle même de « lipstick on a pig » (« rouge à lèvres sur un cochon », le « cochon » étant l\u2019interface utilisateur).Certaines bibliothèques ont pris acte et tentent de fournir des interfaces mieux adaptées aux réalités du Web et de ses usagers.C\u2019est ainsi que la North Carolina State University Library (NCSU) provoqua un coup de tonnerre dans le ciel de la bibliothéconomie en dévoilant en janvier 2006 sa nouvelle interface de recherche propulsée par Endeca.Les bloggeurs écrivent alors que la NCSU avait « tué le cochon » tant le saut qualitatif était important6.L\u2019intérêt était double pour la bibliothèque de l\u2019Université Laval (BUL), puisque ce nouveau catalogue de la NCSU permettait une recherche par facettes et se superposait au même SIGB, Unicom, que celui de la BUL.Le saut qualitatif était important.et cher.Dans un texte précédent d'Argus, je mentionnais d\u2019ailleurs que c\u2019est sans doute là une des raisons qui poussent de plus en plus de bibliothèques à se « risquer » à l\u2019Open Source7.La Bibliothèque de l\u2019Université Laval a donc examiné plusieurs options.Les choix ne manquaient pas : du côté des applications commerciales, on retrouve les Endeca, Primo \tBibliothèque\tMoteur de recherche Rapide\tS %\t92% Pratique\t11 %\t89% Facile à utiliser\t15 %\t85 % Rentable\t25 %\t75% Fiable\t28 %\t72% Information de qualité\t56 °/6\t44% Information crédible\t60 «O\t40% Vol.37, n° 2, automne 2008 [ ARGUS ] [7] (Ex Libris), Encore (Innovative), Aquabrowser, sans compter les autres « en développement ».Du côté de l'Open Source, on retrouve Evergreen, Fac-Back, Scriblio, VuFind, Koha, PMB et BiblioteQ.Après analyse, le logiciel SOLR nous a semblé être le plus prometteur.À l\u2019automne 2007, un prototype contenant 1,4 million de notices (extraites d'Unicorn et converties en XML) a été développé, et différents tests ont été effectués.Le projet, présenté aux employés, a alors été jugé emballant.Disposant de toutes les expertises professionnelles nécessaires à l\u2019interne8, la BUL a ainsi décidé d\u2019aller de l\u2019avant en mettant sur pied un projet de développement en bonne et due forme.Et c\u2019est ainsi que « Ariane 2.0 » a été dévoilé dans sa version bêta le 13 août dernier (http:// ariane2 .bibl .ulaval.ca).Objectifs Les objectifs poursuivis étaient nombreux.D\u2019abord et avant tout, il va sans dire, mieux répondre aux besoins des usagers et régler les problèmes signalés au début de cet article.Dès le départ, nous avons choisi de maintenir les deux catalogues Ariane, ce qui diminuait les possibilités de résistance au changement.Nous cherchions à recréer le « rectangle magique » dépouillé de Google et à l'appliquer à une bibliothèque universitaire.Les avantages sont tangibles, les plus évidents étant la recherche par facettes; la possibilité de mieux exploiter la puissance du répertoire des vedettes matières de l\u2019Université Laval (RVM) et des différents fichiers d\u2019autorité; la possibilité de trier des résultats de recherche de différentes façons; la pondération des résultats de recherche en fonction de la présence de mots dans telle ou telle zone du format MARC; « Ariane 2.0 tiendra compte de la popularité des documents lors de l'affichage des résultats.» la pondération des notices en fonction de la « popularité » du livre (nombre de prêts); la prise en compte des mots vides dans plusieurs langues; la possibilité d\u2019indexer la racine des mots; la possibilité d\u2019intégrer un correcteur orthographique.et il y en a d'autres! Des sondages et des focus groups, visant à mesurer la facilité d\u2019utilisation et la satisfaction par rapport à l\u2019ergonomie, seront effectués au cours de l\u2019automne 2008 et permettront l'évolution rapide de la nouvelle plateforme de recherche.Guider la recherche avec les facettes Nous cherchons à guider l\u2019étudiant dans sa démarche de recherche en facilitant une recherche booléenne intuitive.Car il faut se rendre à l\u2019évidence : cela fait près de trente ans qu\u2019on explique les principes de base de la recherche booléenne à des générations d\u2019étudiants et la littérature bibliothéconomique démontre à l'envie que cela pose toujours problème.Soit nos étudiants ne comprennent pas, soit ils ne voient pas l\u2019intérêt de la chose.À l'opposé, les facettes d'Ariane 2.0, construites dynamiquement au fur et à mesure d'une recherche, permettent de raffiner les résultats d\u2019un simple clic.Il est également facile d\u2019étendre une recherche, en revenant dans des étapes antérieures de la recherche.En effet, les différentes facettes activées lors d\u2019une même recherche peuvent être annulées, dans n\u2019importe quel ordre.Passer du centre du campus au centre de l'écran Nous voulons également faciliter l'intégration harmonieuse du catalogue aux futurs environnements numériques d\u2019apprentissage en train d\u2019être implantés sur les campus, afin que chaque étudiant soit à un clic de la bibliothèque depuis son environnement d\u2019apprentissage.Dans une étape ultérieure, nous évaluerons l\u2019intérêt de permettre l\u2019interaction avec l\u2019usager (évaluations d\u2019usagers, comptes rendus, tagging, c'est-à-dire mots clés d\u2019usagers).Comme la BUL contrôle maintenant son interface, elle pourra implanter ces améliorations à son rythme, en fonction des besoins d'usagers, et non à la suite de développements éventuels et coûteux de la part des fournisseurs commerciaux.Redécouvrir la puissance du RVM et des autorités Plusieurs débats, parfois virulents9, agitent nos collègues américains sur la pertinence de maintenir les fameuses Library of Congress Subject Headings (LCSH).Les partisans de leur abandon font valoir les arguments des coûts, d'une utilisation déclinante et d'un usage de plus en plus important des Google de ce monde.Étant producteur du RVM, la BUL est, bien évidemment, interpellée par la nature du débat.Ariane 2.0 a été conçue avec l\u2019intention d\u2019en faire un outil permettant une utilisation plus efficace et harmonieuse des fichiers d\u2019autorité et du RVM.Nous espérons faire ressortir la richesse et l\u2019intelligence des métadonnées enfouies dans le catalogue par des générations de bibliothécaires.Ainsi, une recherche d\u2019un terme rejeté ou même d\u2019un terme anglais pourra offrir différentes options à l\u2019usager en plus des termes génériques, spécifiques et associés.Exemples : dans l\u2019index sujets/répertoire Vous avez demandé : Guerre fratricide La bibliothèque de l'Université Laval vous suggère : Terme générique : Droit international Terme générique : Guerre Terme générique : Résistance au gouvernement Terme générique : Révolutions Forme acceptée : Guerre civile Exemple : dans l\u2019index auteur/répertoire Vous avez demandé : Amantine Dupin La bibliothèque de l'Université Laval vous suggère : Sand, George, 1804-1876 [8] [ ARGUS ] Vol.37, n° 2, automne 2008 Exemple : dans l\u2019index auteur/Titre normalisé de l\u2019oeuvre Vous avez demandé : Mozart petite musique de nuit La bibliothèque de l'Université Laval vous suggère : Mozart, Wolfgang Amadeus, 1756-1791.Kleine Nachtmusik Qu'a-t-on à perdre?L\u2019exploitation du RVM dans Ariane 2.0 permettra à l\u2019étudiant de découvrir, au fil de ses recherches, deux importantes valeurs ajoutées par rapport à une simple recherche par mot-clé, soit la prévisibilité et ce que Thomas Mann appelle la « sérendipité systématisée »10.« On redécouvre les vedettes matières précoordonnées ! » En cherchant un mot dans l\u2019index « sujet/répertoire », on accédera aux vedettes matières précoordonnées comme on les voyait dans les catalogues sur fiches.L\u2019étudiant y découvrira, un peu intuitivement, une structure intellectuelle avec différentes subdivisions par ordre alphabétique.Cette présentation fera surgir des aspects de recherche auxquels l'utilisateur n\u2019avait sans doute pas pensé.Il découvrira progressivement, à l\u2019usage, que cette structure est prévisible.Par exemple, une recherche sujet de l\u2019expression « guerre civile » suggérera un arrangement par ordre alphabétique de pays avec subdivisions de genres ou de formes comme des biographies, des sources et des récits personnels.La sérendipité (le RVM nous renvoie à « effet serendip ») se définit comme une façon systématisée de faire des « découvertes heureuses ou inattendues ».Le meilleur exemple réside dans le bouquinage dans les rayons de bibliothèque, permettant de trouver des livres intéressants à proximité de celui que l\u2019on cherchait.Elle devient systématisée en ce sens que le livre n\u2019est pas placé au hasard, mais plutôt par sa cote.De la même façon, une recherche sur la « peine capitale » dans la zone titre d\u2019Ariane 2.0 générera 14 titres.La même recherche dans la zone sujet/répertoire permettra de voir que la vedette matière acceptée est plutôt « peine de mort ».La relance de la recherche avec ce concept fera ressortir pas moins de 152 titres, permettant des découvertes heureuses ou inattendues.Ces deux avantages me semblent démontrer de façon éloquente la pertinence du RVM.Une étude récente démontre qu\u2019en utilisant uniquement une recherche par mot clé on passerait à côté d\u2019environ 30 % des ouvrages\"! On perdrait également les avantages de l\u2019entrée uniforme peu importe la langue (colocalisation).Les Américains ne repéreraient que les ouvrages en anglais et inversement les francophones interrogeant en français passeraient à côté d\u2019une bonne partie de la collection en d\u2019autres langues, ce qui, à la BUL, représente tout de même près de 50 % de la collection! Et si on « cherchait partout », comme avec Google?Certains partisans de l\u2019abandon des LCSH prétendent que les recherches en catalogue sont surtout faites pour des choses connues d\u2019avance.Dans un exemple cité par l\u2019Université Cornell12, on utilise les champs auteur et titre dans 61 % des cas, contre 3 % seulement pour les recherches sujet.Notons qu\u2019à l\u2019Université Laval, c\u2019est plutôt 11 % des recherches qui sont faites par sujet, ce qui illustre davantage encore la nécessité de la colocalisation pour des usagers francophones.D\u2019autre part, on constate que les étudiants utilisent Aiiane/Unicorn de la même façon que Google : ils saisissent un ou deux mots clés en vocabulaire libre et recherchent dans tous les champs.Après avoir trouvé une notice intéressante, ils relancent la recherche à partir d'hyperliens présents dans les champs en vocabulaire contrôlé de la notice bibliographique.Ainsi, à partir des 3,9 M de recherches effectuées dans Ariane l'année dernière, quelque 250 000 relances se sont produites à partir d\u2019une notice de catalogue et 527 000 autres, à partir d'utilisation de termes présents dans les fichiers d\u2019autorité.Près d'une recherche sur cinq (19,8 %) est ainsi effectuée par l'entremise du vocabulaire contrôlé.Étonnamment, après un an et demi d\u2019utilisation, la NCSU a calculé que les recherches au moyen de la facette sujet représentent 28,5 % des requêtes à son catalogue.Il s'agit là de la facette la plus utilisée, suivie de la classification de la bibliothèque du Congrès (24,3 %)13.Nous croyons que l\u2019impact sera le même pour Ariane 2.0.Depuis la tablette d\u2019argile, les besoins changent, les bibliothèques s\u2019adaptent et les outils se raffinent.Ariane 2.0 participe à ce mouvement sans fin.D\u2019autres défis s\u2019annoncent : par exemple, ceux des coûts du traitement intellectuel consécutif à l\u2019explosion documentaire, la réutilisation des différentes formes de métadonnées, l\u2019expérimentation du 2.0 à travers des outils de type LibraryThing, lequel enregistre pas moins de 460 000 usagers ayant catalogué 30 M de livres au moyen de 38 M de mots-clés! À l\u2019heure où l'on s\u2019apprête à construire le Web sémantique annoncé en 2001 par Tim Bemer-Lee, à l'heure où l'on cherche désespérément des sources crédibles de vocabulaire contrôlé à exploiter par machine (et que les bibliothèques possèdent déjà ce capital de qualité et de crédibilité), il serait catastrophique, pour ne pas dire stupide, d'abandonner les LCSH, ce grandiose édifice intellectuel construit depuis plus de cent ans par des générations de bibliothécaires.Ariane 2.0, nous en sommes convaincus, fera redécouvrir l\u2019art de la recherche intelligente.Notes 1.\tPerceptions of libraries and information resources, OCLC, 2005, question 520 (http://www.oclc.org/reports/2005 perceptions.htm).2.\tSource: Perceptions of libraries and information resources, OCLC, 2005, question 1355.(http://www.oclc.org/reports/ 2005perceptions.htm) Vol.37, n° 2, automne 2008 [ ARGUS ] [9] 3.\tSource : LibQUAL+ Canada Consortium (rev.9/17/07).Results from all 54 participating libraries (http://library.queensu.ca/webir/canlibqual/results-e.htm).Question Information Control # 6 «Easy to use access tools that allow me to find things on my own».Les réponses étaient : moyenne minimum : 6.88; moyenne désirée 8.10; moyenne perçue 7.04.4.\tBreeding, Marshall.«Opportunity out of turmoil».Library Journal, vol.133, no.6 (April 2008): 32-38.5.\t«Google announces second quarter 2008 results».Business Wire, July 17, 2008 (http://findarticles.eom/p/artides/ mi_m0EIN/is_2008_July_l 7/ai_n27926941 ).6.\tKoltzenburg, Teresa.«From swine to divine: NCSU unveils new online catalog», 12/01/2006.(http://www.techsource.ala.org/blog/2006/01/from-swine-to-divine-ncsu-unveils new-online-catalog.html).7.\tTeasdale, Guy.«Les vannes de TOpen Source sont-elles ouvertes?».Argus, vol.36, no2, automne 2007.8.\tSimon Pierre Barrette, spécialiste en ressources documentaire, Jo-Anne Bélair, chef de la section Répertoire des vedettes matières, Rida Benjelloun, chef de la section recherche et développement numérique et chef de projet, Pierre Lemieux, analyste de l\u2019informatique, Marcel Plourde, chef de la section catalogage, Chantal St-Louis, chef de la section Aide à la recherche et Guy Teasdale, directeur de la bibliothèque numérique et des Tl.Ces personnes étaient assistées d\u2019un comité d\u2019utilisateurs formé d\u2019Élise Couturier, Annie D'Anjou, Louise Delisle et France Morin.9.\tVoir en particulier les interventions de Thomas Mann, bibliothécaire à la Bibliothèque du Congrès.Mann, Thomas.«What is going on at the Library of Congress?» (http://www.guild2910.org/AFSCMEWhatIsGoingOn.pdf).Mann, Thomas.«The changing nature of the catalog and its integration with other discovery tools.Final Report.March 17, 2006.Prepared for the Library of Congress by Karen Calhoun : A Critical Review» (http://www.guild2910.org/ AFSCMECalhounReviewREVpdf).10.\tMann, Thomas.Library\u2019 Research Models : A Guide to Classification, Cataloging, and Computers, New York, Oxford University Press, 1993, p.120.11.\tGross, Tina et Arlene G.Taylor.«What have we got to lose?The effect of controlled vocabulary on keyword searching results».College & Research Libraries, May 2005, pp.212-230.12.\tBanush, David et Jim LeBlanc «Utility, library priorities, and cataloging policies».Library Collections, Acquisitions & Technical Services, 31, 2007, p.106 13.\t«Which facets are most used?».Courriel d\u2019Emily Lynema à la liste de discussion NGC4LlB@listserv.nd.edu, 8 avril 2008.Directeur, Bibliothèque numérique et technologies de l'information, Bibliothèque de l'Université Laval [ 10] Programme de formation continue 2008/2009 de la CBPQ \u2022\t17 octobre - El\\IAP Mettre en place des pratiques de transmission des connaissances dans son milieu de travail \u2022\t31 octobre - CRIM Utilisation et production de fils RSS en bibliothèque - Atelier technique \u2022\t7 novembre - ENAP La littérature pour les 12-17 ans, un monde à découvrir-Atelier d'initiation \u2022\t14 novembre - CRIM Design, développement et production de capsules vidéo didactiques- Atelier technique \u2022\t28 novembre - CRIM Intégrer les blogues à sa pratique : atelier de création et d'exploitation - Atelier technique \u2022\t6 février 2009 - Planifier ses stratégies pour mieux se positionner ! \u2022\t13 février - Intégrer les wikis à sa pratique : atelier de création et d'exploitation - Atelier technique \u2022\t20 février - Le Web, les jeunes et la bibliothèque \u2022\t13 mars - Comprendre les liens entre la politique municipale, l'administration et la bibliothèque publique \u2022\t20 mars - La gestion des employés difficiles \u2022\t27 mars - Le Mind mapping® ou les cartes cognitives au service des bibliothèques et centres de documentation \u2022\t3 avril - Les collections dans les bibliothèques universitaires : élaborer et mettre à jour une politique de développement des collections Pour plus d\u2019informations : info@cbpq.qc.ca www.cbpq.qc.ca/formation_continue/fc_2008 -2009/FC0809_ Programme.html [ ARGUS ] Vol.37, n° 2, automne 2008 Hip !p ^\tii| La bibliothèque 2.0 émerge à Québec par Pierre Chicoine Pierre.Chicoine@bibl.ulaval.ca Le Web a une réalité mouvante, en perpétuel changement, une terra incognita à laquelle nous devons sans cesse nous adapter pour y établir de nouveaux comptoirs de service.Nous allons maintenant explorer la carte servant à naviguer dans ce territoire et détailler les services mis en place à la Bibliothèque de l'Université Laval depuis 2006.The Web 2.0 Library Emerges at Quebec The Web is a fluid reality and a \"terra incognita\" to which we must always adapt with the goal of establishing new services.In this article we will explore the map used to navigate this territory and describe the services put in place at Université Laval since 2006.Le Web ne peut plus aujourd\u2019hui être considéré sous l\u2019angle strictement informatique et technologique.Il se borne de moins en moins à une fonction de vitrine comme les sites de première génération du début de la démocratisation d\u2019Internet.Le Web est maintenant un média à part entière et, qui plus est, un média social, conformément au concept de Web 2.0 qui recouvre un ensemble des pratiques participatives et communautaires.De plus en plus, les sites Web deviennent des lieux offrant aux usagers la possibilité d\u2019interagir, de collaborer, et deviennent des destinations particulièrement attrayantes.La bibliothèque doit apprendre à tirer profit de cette force d\u2019attraction en développant des stratégies de séduction s\u2019appuyant sur la fréquentation de ces sites qui s\u2019avèrent, de plus en plus, des incontournables sur le plan des communications.Si on peut penser que certains sites, tel Facebook, sont à la mode de manière passagère, on ne peut douter de la force du phénomène.L\u2019étude du CEFRIO1 conduite auprès du public québécois depuis 1999 confirme l\u2019importance du Web 2.0 chez les 18-34 ans.Blogues, wikis et réseaux sociaux font partie des pratiques courantes, rejoignant près de la moitié des jeunes.On peut même voir l\u2019émergence du mobile avec 16 % d\u2019utilisation chez ce même groupe.En fait, Internet devient LE média des jeunes et donc celui de l\u2019avenir.Incidemment, le Web devient un nouveau « centre de gravité » pour l\u2019aspect communication de toute entreprise ou organisation.On voit une autre manifestation de la « migra- tion » vers Internet lorsqu\u2019une entreprise de radiodiffusion traditionnelle redéfinit son modèle d\u2019affaires pour le centrer sur le Web.Skyrock2, une station de radio française majeure, a ainsi suivi la popularité de son réseau social pour se redéfinir comme une entreprise Web possédant une radio et non pas comme une radio diffusant sur le Web! Un site Web représente plus qu\u2019un simple moyen promotionnel et doit être considéré comme une entreprise en soi.Pour la bibliothèque, tout s\u2019y trouve : catalogue, bases de données, ressources électroniques, aide à l\u2019usager.Et maintenant il est même possible d\u2019y transposer la richesse de l\u2019interaction avec le personnel! Approche de service ancrée dans le contenu Le positionnement représente l\u2019enjeu principal de la bibliothèque dans le nouvel espace numérique.Pour continuer à bien servir sa clientèle, la bibliothèque doit créer de nouveaux réseaux d\u2019interactions dans cet environnement afin d\u2019y prolonger son offre de service de manière efficace.La matière première du positionnement est le contenu -que la bibliothèque connait très bien - mais qui doit emprunter une tangente « relationnelle », en collaboration avec les usagers.Une première phase de développement a permis à la Bibliothèque de l\u2019Université Laval d\u2019offrir, en janvier 2006, les nouveaux portails thématiques.Ceux-ci remplaçaient avantageusement les biblioguides plus traditionnels et, surtout, offraient plusieurs caractéristiques des blogues : ajout de contenu simplifié grâce à une interface d\u2019édition intuitive (avec un système de gestion de contenu ou CMS en anglais), affichage de nouvelles, espace promotionnel.L\u2019interaction n\u2019est cependant pas directe et intégrée au système, puisque les suggestions et commentaires se font via des formulaires plus traditionnels.Les portails thématiques rassemblent et organisent les ressources et les services spécifiques à chaque discipline.L\u2019utilisation du site est d'autant plus simplifiée que celui-ci intègre maintenant le catalogue Ariane et les ressources électroniques accessibles en ligne.Cela signifie que l'accès aux notices, aux bases de données, aux périodiques et aux monographies électroniques se fait directement à partir de leurs mentions aux portails thématiques.Cette approche facilite la recherche en dirigeant rapidement l'usager vers les sources d'information les plus pertinentes pour son domaine d'études et permet de transposer dans l\u2019environnement numérique l\u2019expertise des bibliothécaires tout en favorisant une offre de services plus personnalisés.Vol.37, n° 2, automne 2008 [ ARGUS 1 [ 11 I Simple comme bonjour ! Un simple fichier envoyant une requête au catalogue suffit pour intégrer iGoogle, Netvibes, ainsi que les applications comme Windows Live et Opera.Voici un exemple d'un gadget logiciel (widget) pour Ariane, le catalogue de la Bibliothèque de l\u2019Université Laval: http://www.bibl.ulaval.ca/widget/ariane_netvibe.html Après installation, les usagers peuvent lancer en un clic une interrogation des ressources de la bibliothèque à partir de leurs applications préférées.La réponse des usagers à cette approche a été très positive, puisque la consultation des pages a doublé.Lors des quatre premiers mois de fréquentation, le nombre de visiteurs est ainsi passé de 58 614 en 2005 pour les biblioguides à 122 000 en 2006 pour les portails thématiques.Une seconde phase de développement, bien entamée, permet d\u2019offrir une veille informationnelle avec l\u2019agrégation de fils RSS provenant d\u2019une sélection de périodiques électroniques, d\u2019intervenants clés comme l\u2019American Psychological Association et d\u2019une extraction sur mesure des nouvelles acquisitions de la bibliothèque.Il s\u2019agit d\u2019une sorte de salle de lecture virtuelle donnant accès à un contenu d\u2019actualité ainsi qu\u2019aux principaux outils documentaires.Encore une fois, la réponse des usagers est favorable, avec une augmentation significative de la consultation des pages, passant notamment, dans le cas du portail de psychologie, de 31 066 en 2007 à 52 610 en 2008.Nouveaux comptoirs de services Un site Web constamment renouvelé se révèle essentiel, mais il faut aussi intégrer progressivement les outils Web 2.0.La priorité se déplace de la seule expertise des bibliothécaires, l\u2019information, l\u2019outil ou la technologie, pour se porter sur l\u2019expérience de l\u2019usager.Bref, il s\u2019agit de bâtir un site Web en phase avec la nouvelle génération et avec la nouvelle réalité du virtuel.Une bibliothèque 2.0 en émergera avec une offre de service encore plus attrayante, efficace, dynamique et surtout interactive.Dans l\u2019optique d\u2019une architecture de participation, il apparaît pertinent d\u2019ouvrir la possibilité aux usagers de prendre part au travail de référencement en mettant à leur disposition un espace et des moyens technologiques pour intervenir dans la construction du contenu des portails eux-mêmes.Ainsi, des étudiants de premier cycle pourraient, par exemple, pointer les ressources les plus pertinentes pour un cours donné ou partager avec les autres étudiants de l\u2019information incontournable sur les ressources documentaires.Les applications sont nombreuses.Portails 2.0 La voie expérimentée depuis janvier 2008 consiste à transposer des portails thématiques dans l\u2019outil Netvibes3.Ceci facilite la consultation sur mesure de divers contenus en permettant à un utilisateur de créer son portail personnel composé de flux RSS, de gadgets logiciels (« widgets ») comme la lecture de la météo ou l\u2019intégration de contenus provenant de réseaux sociaux tels Flicker et Facebook, en plus de centaines d\u2019API (comme des traducteurs et méta-moteurs).Il s\u2019agit de choisir parmi les modules disponibles, qu\u2019ils soient proposés par Netvibes ou par les utilisateurs eux-mêmes.Simple d\u2019utilisation, l\u2019application guide l\u2019usager dans les différentes étapes de la création de son portail.Netvibes permet en outre de créer des espaces publics, appelés « univers », offrant les mêmes possibilités d\u2019intégration.Cette fonctionnalité récente est utilisée pour la transposition des portails thématiques, notamment en génie civil, génie chimique et génie des mines4.L\u2019utilisation de Netvibes marque un tournant dans l\u2019offre de service de la bibliothèque : il s\u2019agit, en effet, d\u2019utiliser un site externe sans en avoir pleinement le contrôle! Ce choix a été fait pour développer les services rapidement et à peu de frais tout en minimisant les ressources humaines affectées à la mise en place du service.Il s\u2019agit maintenant de voir comment nos usagers interagiront avec ces nouvelles interfaces et s\u2019ils se les approprieront réellement.Nous participons ainsi plus facilement à la mouvance Web 2.0.Comme les investissements pour ces initiatives sont réduits au minimum du côté de la technologie, nous pouvons nous centrer sur le contenu et envisager les choix technologiques qui se présentent en gardant toutes les portes ouvertes.De site Web à services Web Nous assistons à une autre transformation, le site Web centralisé est « déconstruit » en « services Web » permettant de distribuer la consultation et l\u2019utilisation des services de la bibliothèque.Cette approche constitue une tendance irréversible avec la multiplication des réseaux sociaux et la création de portails personnalisés par les usagers.Dans ce contexte, le catalogue est un indispensable de la « distribution » de la bibliothèque.Les usagers ne doivent plus être obligés de venir au catalogue.Il faut que celui-ci soit offert plus largement, sous forme de services Web, et ce, afin de contribuer à un meilleur positionnement de la bibliothèque sur la planète Web.Références 1.\tCEFRIO, NETendances 2007 : évolution de l'utilisation d'Internet au Québec depuis 1999 2.\thttp://www.skyrock.com/ 3.\twww.netvibes.com 4.\thttp://www.bibl.ulaval.ca/mieux/chercher/genie_chimique http://www.bibl.ulaval.ca/mieux/chercher/genie_mines http://www.bibl.ulaval.ca/mieux/chercher/genie_civil Webmestre au service des bibliothèques de l'Université Laval [ 12 ] [ ARGUS ] Vol.37, n° 2, automne 2008 UQ-8 crée un Wiki Chronique d'une expérience réussie par Lino Tremblay lino_tremblay@uqar.ca et Dominique Papin dominique.papin@uquebec.ca Avec l'implantation d'un nouveau SIGB et la fusion des catalogues de huit établissements du réseau de l'Université du Québec, le partage efficace de l'information entre le personnel des bibliothèques est devenu essentiel.Un wiki professionnel a été mis en place pour répondre à ce besoin.Se basant sur cette expérience, ce texte tente de cerner les principales étapes de la création d'un wiki, les facteurs de son succès, de même que les avantages et les limites d'un tel outil.UQ-8 Creates a Wiki.A report on a successful experience The efficient sharing of information between library personnel became essential with the introduction of a new integrated library system and the fusion of the catalogues of eight libraries belonging to the Université du Québec network.A professional wiki was put in place to answer this need.Based on this experience this text highlights the principle steps for creating a wiki, which factor insure success, as well as the advantages and disadvantages of this tool.En 2007, huit établissements du réseau de l'Université du Québec ont remplacé le système Manitou par Aleph.Bien que l'hébergement et le soutien technologique du nouveau système (migration, serveurs, support, etc.) aient été confiés à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) dès le début du projet, le personnel de chaque bibliothèque a dû mettre la main à la pâte afin d'optimiser le transfert des données et paramétrer le système intégré de gestion de bibliothèques (SIGB) localement.De plus, l'impact de ce changement sur les utilisateurs «professionnels» (employés du prêt, des acquisitions, du catalogage, etc.) a été non négligeable.Auparavant habitué à travailler de façon quasi autonome dans un environnement séparé (même si le catalogue web et l'interface professionnelle étaient communs), le personnel de huit bibliothèques réparties dans tout le Québec se retrouvait du jour au lendemain avec un nouvel outil à maîtriser, et surtout une base de données bibliographique unique.Il va sans dire que la quantité de données générées dans le cadre d'une telle opération est assez substantielle.Rapidement, il est devenu évident que le modèle de partage d'information classique, bien que fonctionnel, pouvait être amélioré.Comme le fait remarquer Jean-Daniel Bourgault, responsable de l\u2019opération des systèmes de bibliothèque à l'Institut national de recherche scientifique (INRS) depuis 1993, « dans le temps de Manitou, l'information circulait de diverses façons : documents imprimés, courriels, appels téléphoniques, et, vers la fin, un intranet technique réservé aux bibliothécaires-système et aux directeurs.Comme tout était pas mal éparpillé, il y avait forcément beaucoup d'échanges isolés et de pertes d'information, ce qui compliquait la gestion et le développement du SIGB.C'était un entrelacs de tuyaux fuyants qui versaient des données dans plusieurs réservoirs en même temps - et parfois dans le vide.» C'est dans ce contexte que l'idée de créer un wiki professionnel s'est imposée.« Dès le début du projet de changement de système, les directeurs des bibliothèques du groupe UQ-8 étaient tout à fait conscients qu\u2019une fois l\u2019implantation complétée, le principal défi consisterait à faire travailler ensemble les équipes affectées au traitement de la documentation de leurs établissements respectifs.L\u2019idée proposée par les responsables locaux Aleph de s\u2019appuyer sur un wiki pour regrouper l\u2019information en lien avec l\u2019utilisation d\u2019Aleph a donc rapidement obtenu l\u2019aval de l\u2019ensemble des directeurs, » souligne Benoit Séguin, directeur du développement et services techniques et informatisés au Service de la bibliothèque de l\u2019UQTR.Pour mémoire, un wiki est « un système de gestion de contenu de site web qui rend les pages web librement modifiables par tous les visiteurs qui sont autorisés »'.Il existe différents types de wikis : des wikis encyclopédiques (Wikipédia, s'il faut en nommer un seul), des wikis portant sur un domaine (informatique, cinéma, etc.), et d'autres, encore plus spécialisés, qui ne traitent que d'un seul sujet très précis (Linux, Star Wars, etc.).Le wiki professionnel, réservé à une équipe de travail ou à un groupe de personnes œuvrant dans le même domaine, fait généralement partie de cette dernière classe.Il est une solution de remplacement aux cahiers de procédures internes (le guide du format MARC 21, par exemple) et à l'intranet géré centralement.Choix, installation et configuration Une fois la décision prise d'implanter un wiki, il a fallu sélectionner une plateforme.La gamme de produits offerts est vaste, tout comme les modèles d'opération (logiciel libre ou propriétaire, hébergement local ou distant, etc.).MediaWiki a été choisi non seulement en raison de sa gratuité, mais aussi de sa popularité.En effet, ce moteur de wiki, développé dans un premier temps pour Wikipédia, est fort probablement le plus utilisé à travers le monde actuellement.La communauté de pratique MediaWiki est de ce fait très grande et très active.Vol.37, n° 2, automne 2008 [ ARGUS ] [ 13 ] COM M E N T ASSURER LE SUCCÈS D \u2019UN WIKI?Avant le lancement\tAprès le lancement \u2022\tVérifier que le wiki est l'outil comblant le mieux le besoin.Même s'ils gagnent rapidement en popularité, les wikis ne sont pas une panacée.Dans certains contextes, d'autres outils peuvent s'avérer plus efficaces.Pour les bibliothécaires de référence, par exemple, le wiki est peu pratique, car les questions des usagers sont souvent complexes et rarement identiques.Par contre, pour le catalogage, le wiki est bien adapté, car les articles sont courts et portent sur des points précis (champs MARC, règles de catalogage, etc.) et des tâches répétitives.\u2022\tS'assurer de la collaboration du service des technologies de l'information (Tl).Bien que l'installation d'un wiki soit simple, il est toujours préférable de pouvoir compter sur une personne des Tl ouverte et enthousiaste envers le projet.En effet, même avec un moteur de wiki stable, des problèmes peuvent survenir (pannes de serveur, problèmes d'accès, etc.), et la configuration avancée du wiki peut exiger la connaissance de langages informatiques que le personnel d'une bibliothèque ne maîtrise pas nécessairement.Finalement, la création d'un wiki nécessite rélargissement des droits en écriture sur le serveur hôte, ce qui effraie beaucoup d'administrateurs de serveurs.\u2022\tAjouter du contenu.Un wiki vide peut dérouter les utilisateurs potentiels.Il est donc important d'y ajouter de l'information avant de le rendre public.Cela permet au passage d'offrir des exemples de pages, de tableaux, de titres, etc.De plus, cela donne l'occasion de tester les fonctionnalités du wiki et de prévoir les écueils rencontrés après le lancement.\u2022\tDocumenter l'aide en ligne.Les pages d'aide créées lors de l'installation d'un moteur de wiki sont souvent minimales (celle de MediaWiki est vide).Même si l'aide est documentée ailleurs sur Internet, il est préférable de documenter de façon concise et ciblée les fonctionnalités de base du wiki directement dans l'outil, afin d'éviter que les utilisateurs - le plus souvent des novices en la matière - ne se découragent devant l'apparente complexité du wiki.Il est aisé d\u2019obtenir de l\u2019aide, que ce soit par l'entremise de l'abondante documentation sur le moteur ou en s'adressant directement à d'autres utilisateurs (par courriel ou via des forums).Finalement, la célébrité de MediaWiki garantit sa survie et son développement à long terme - il serait surprenant que Wikipédia disparaisse sous peu! L'installation de MediaWiki sur un serveur web standard2 est très rapide (moins d'une heure).La configuration de l'outil est quant à elle optionnelle : on peut utiliser MediaWiki tel quel, sans y toucher.Il est cependant plus intéressant de le personnaliser.Par exemple, on peut simplifier les menus de navigation de gauche et du bas - la section « Faire un don » \u2022\tContinuer la promotion.Particulièrement au début de la vie du wiki, il peut être utile d'avoir un «champion» du wiki : quelqu'un qui, sans aller jusqu'au harcèlement, rappelle aux utilisateurs l'existence du wiki lorsqu'il constate que de l'information présentée dans d'autres contextes y serait pertinente.Une fois le wiki entré dans les moeurs, ce type d'intervention s'avérera de moins en moins nécessaire.\u2022\tJardiner.Parce que tous peuvent contribuer au wiki, il est nécessaire d'en surveiller le développement, et ce dès le départ, avant que le wiki ne prenne trop d'ampleur.C'est le rôle du «jardinier», qui intervient lorsque apparaissent des «contributions bien intentionnées, mais non adaptées ou mal structurées qui vont nécessiter un certain travail de discussion, de mise en forme et de réécriture»3.Le travail de jardinage exigé varie avec la complexité du wiki et le volume d'information qui y est ajouté par ses utilisateurs.À titre d'exemple, l'administration régulière du wiki Aleph UQ-8 demande moins d'une heure par semaine.\u2022\tFaire des copies de sécurité.Le wiki étant destiné à servir de dépôt central des connaissances, il est important d'assurer la pérennité de l'information qui s'y trouve.La fragile crédibilité d'un wiki naissant peut vite être réduite à néant par une perte de données facilement évitable! est peu pertinente dans le cas d'un wiki professionnel! -, adapter le libellé des messages, etc.L'accès au wiki Aleph UQ-8 est contrôlé par mot de passe (le même pour tous) pour trois raisons.Premièrement, un wiki complètement ouvert constitue une brèche de sécurité assez importante au niveau des serveurs.Deuxièmement, cette façon de faire évite la gestion du pourriel (ajout de pages et de liens sans rapport avec le contenu du wiki) et des dégâts causés par le vandalisme sur les pages existantes.Finalement, une partie de l'information déposée sur le wiki (publications d'Ex Libris, comptes rendus de réunions internes, etc.) doit être diffusée de façon sélective.Les inconvénients de cet accès limité sont mineurs, puisque de toute façon, le contenu du wiki est très local et présente peu d'intérêt pour le grand public.Au départ, les usagers pouvaient modifier une page sans s'identifier individuellement.L'adresse IP servait alors de nom d'utilisateur.Il a par la suite été décidé de permettre l'édition uniquement aux personnes identifiées dans le wiki, histoire de faciliter le suivi des modifications.Cela n'empêche personne de contribuer, car une fois dans le wiki, chacun peut se créer un compte immédiatement, sans qu'un administrateur ait à modérer les demandes.[ 14] [ ARGUS ] Vol.37, n° 2, automne 2008 ALEPH Après une longue histoire de logiciels de bibliothèque développés localement (BADADUQ en 1972, SIGIRD en 1986 et Manitou dans les années 1990), le réseau de l'Université du Québec a décidé, en 2006, de faire l'acquisition d'un système commercial.Ainsi, huit établissements (UQTR, UQAC, UQAR, UQO, UQAT, INRS, ENAP et ETS) ont acquis collectivement Aleph de la société Ex Libris.Ce produit a été choisi pour sa flexibilité (en matière d'index, notamment) et ses grandes possibilités de travail en consortium.En effet, Aleph permet à plusieurs bibliothèques de partager un bassin de notices bibliographiques et de fichiers d'autorités, tout en restreignant l'accès aux données d'acquisition et de prêt par bibliothèque et par catégorie d'employé.Cette caractéristique était vitale pour «groupe UQ-8» qui désirait profiter de l'occasion pour unifier ses catalogues.Cette fusion complétée, tous les catalogueurs alimenteront une seule et même base de données bibliographique.Après la rédaction du devis de conversion et quelques tests de fusion des données effectués au cours de l'hiver et du printemps 2007, les données extraites de Manitou ont été versées dans le nouveau système en juillet 2007.Les configurations avant lancement et les tests finaux ont été faits durant la deuxième moitié de l'été.Comme prévu, Aleph est entré en production à l'automne 2007, juste à temps pour la rentrée - et huit mois à peine après le choix de ce système.Université du Québec R#ch#«ch#t | Pjg«« ll*«j Suivi des litns i Importai g» flchlei i Pjg*s «pécules i Lion permanent art ici#\tdiscussion\tmodifi»!\thirtonqu»\tpioUgti\tiuppnmtt\tnnommii\tsuivi»\t Accueil\t Bienvenue sur le wild Aleph UQ-8I Destiné au personnel des bibliothèques du réseau UQ-8.ce wild sert à recueillir et partager llnformation relative à Aleph.Il n'est pas nécessaire de vous identifier pour consulter le wild.Cependant, pour modifier une page, Identifiez-vous en cliquant sur le lien Créer un compte ou se ! connecter qui se trouve en haut à droite de chaque page.N\u2019oubliez pas de consulter la Page d'aide afin de connaître le fonctionnement du wiki.\t Acquisitions et Publications en série\tCatalogage \u2022\tEnvoyer des commandes au fournisseur ¦\tModification du budget d'une commande ¦\tRéclamation de périodiques ¦\tRéclamation de monographies \u2022\tServices du module AcquisitionsfPériodiques ¦\tProcédures et autres documents\t¦\tChamps MARC : ¦\tNotice bibliographique \u2022\tNotice d'autorité \u2022\tNotice de fonds ¦\tChamps Aleph ¦\tRègles particulières: \u2022\tNotices d'autorité ¦\tTraitement des exemplaires ¦\tGestion des notices bibliographiques ARC ¦\tAccès à ARC iff \u2022 Exécuter des rapports : Cognos Connection ¦\tCréer ou modifier des rapports Query Studio ¦\tProcédures et autres documents\t¦\tComposition \u2022\tMandat \u2022\tOrdres du jour et comptes rendus des réunions ¦\tListe de souhaits ¦\tIndexation et classification « Procédures et autres documents ¦\tPolitiques et outils externes (RVM, CREPUQ, etc.) ¦\tRCAA2 OPAC\tPrêt.PEB et réserves de cours ¦\tModifications de l'OPAC \u2022 Types de documents ¦\tDescripteurs locaux ¦\tDeep-linking des exemples ¦\tCatalogue iff-version TEST iff ¦\tProcédures et autres documents\t\u2022\tPrêt secouru : en cas de panne du système \u2022\tRéserves de cours - accès direct iff ¦\tServices du module Circulation ¦\tProcédures et autres documents - Prêt ¦\tProcédures et autres documents - Réserves de cours Configuration du système\tAutres ' ¦ Ordres du jour et comptes rendus des réunions des pilotes ¦\tGestion des impressions et envois de courriels ¦\tListe des Index bibliographiques définis dans Aleph ¦\tPlanification des prochains travaux ¦\tProcédures et autres documents\t¦\tCarré de sable (pour tester les fonctionnalités du wiki) ¦\tPages non officielles à valider ¦\tPages à supprimer Lancement et réactions Le « wiki Aleph UQ-8 » a été lancé en novembre 2007.A l'origine, il a surtout été employé par le personnel du catalogage, dont les besoins étaient les plus criants.L'appropriation de l\u2019outil a été graduelle.L'obligation d'apprendre un nouveau langage (le « wikicode ») pour éditer et créer des pages a été un obstacle.Le public cible initial, majoritairement composé de technicien(ne)s en documentation, était cependant idéal : l\u2019apprentissage de quelques balises n\u2019a rien d'effrayant quand on maîtrise le format MARC! Certaines pages plus complexes (page d'accueil, tableaux, etc.) peuvent cependant nécessiter l'usage de fonctions plus avancées du wikicode et parfois le langage HTML.Ces pages sont alors rédigées par les administrateurs du wiki.Par ailleurs, il a fallu un certain temps pour que certains réalisent et acceptent que tous puissent modifier les pages du wiki sans demander la permission chaque fois.« Au début, c'est un peu particulier de savoir qu'on peut changer le contenu d'un site web et que tout le monde le voit une minute \u2022après.Mais c'est si facile et instantané qu'on y prend vite goût », témoigne Anne Landry, technicienne en documentation à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).Pour augmenter le degré de confiance et faciliter le contrôle de la qualité des modifications de la section catalogage, une nouvelle catégorie de pages a été créée.Lorsqu\u2019une personne inscrit une pratique qui n'a pas encore été validée par le groupe, elle attribue à la page la catégorie « Page non officielle à valider ».Un avertissement en haut de page s'affiche.Des membres désignés par le groupe visitent périodiquement les pages à valider et évaluent leur contenu.Si nécessaire, ils apporteront le point à une prochaine réunion.Quand la suggestion est acceptée, la mention « page non officielle » est retirée et l\u2019information est transmise à toutes les personnes concernées.Une pratique qui a grandement favorisé l\u2019intégration du wiki dans le travail quotidien est son utilisation lors des réunions du groupe d\u2019Har-monisation des pratiques de catalogage (le groupe « HPC-8 »).En effet, les ordres du jour et les comptes rendus de ces réunions ne sont plus diffusés par courriel, mais par le wiki.Cela élimine le casse-tête des versions multiples et offre une souplesse appréciée : on peut modifier l\u2019ordre du jour jusqu'à la dernière minute, et même pendant les réunions.Cela a également l'immense avantage de permettre la recherche en texte intégral dans ces documents en un seul endroit.De plus, la rédaction des comptes rendus, effectuée en alternance par les différents membres du groupe, a donné l\u2019occasion à Vol.37, n° 2, automne 2008 [ ARGUS ] [ 15 ] plusieurs d'utiliser le wiki.Bien entendu, les administrateurs du wiki ont aidé les rédacteurs lors de leurs premiers pas, lorsque cela s'est avéré nécessaire.Aussi, le fait qu\u2019une bonne partie des décisions prises lors des réunions ou lors d'échanges de courriels sur la liste de discussion du groupe -non, le wiki n\u2019est pas un substitut aux listes de discussion! -soit consignée « en direct » dans le wiki a convaincu les derniers sceptiques de la valeur ajoutée de l\u2019outil.Bref, comme tous peuvent modifier en un tour de main son contenu, le wiki, contrairement aux sites web traditionnels, permet la mise à jour de son contenu sans dépendre de la disponibilité du webmestre.Fait étonnant, le wiki est en quelques mois devenu la référence pour les pratiques de catalogage réseau.« C'est écrit dans le wiki » est maintenant un air connu.Cela ne signifie pas que le wiki fasse figure d'autorité suprême, mais plutôt que si une seule source doit être fiable, c'est le wiki.D'ailleurs, la plupart des personnes n'hésitent pas à questionner le contenu du wiki lorsqu'il leur semble incorrect ou nébuleux.Ainsi, les inexactitudes et les zones grises sont rapidement éliminées.Actuellement, le wiki est surtout utilisé pour le catalogage.Ailleurs, le besoin de collaboration s'est fait sentir au début, alors que chacun tentait d'apprivoiser Aleph, mais une fois les tâches régulières bien assimilées, le volume des échanges a diminué.Pour tous les modules, il demeure tout de même une ressource utile pour les nouveaux employés ou pour les tâches effectuées moins fréquemment (le prêt en cas de panne du système, par exemple).Conclusion Après coup, on peut affirmer que l'implantation du wiki améliore grandement le partage de l'information dans le groupe UQ-8.Il est maintenant aisé de retracer une bonne partie de l'information sans qu'un webmestre ait à l'insérer dans un site web, et sans que chacun ait à stocker localement les fichiers qui l'intéressent.Plus particulièrement, l'outil a contribué à améliorer l'efficacité du personnel de catalogage, à la fois qualitativement (en lui permettant de créer des notices bibliographiques de qualité comparable partout dans le réseau) et quantitativement (en lui épargnant d'avoir à consulter plusieurs sources souvent contradictoires pour savoir comment saisir le contenu de tel ou tel champ MARC, par exemple).Les raisons de cette réussite sont rattachées non seulement à la gestion même du wiki (voir encadré), mais aussi au milieu.La collaboration entre bibliothèques fait partie depuis longtemps des habitudes de travail du réseau de l'Université du Québec.Plusieurs groupes structurés existent et la volonté de partage est bien ancrée.Dans le cas présent, la quantité d'information à diffuser justifiait le besoin à elle seule.Une grande partie du personnel des bibliothèques était donc prêt à « passer au niveau supérieur ».Une des leçons à tirer de cette expérience est que le wiki aurait été très utile dès le début du processus de changement de système.Beaucoup de documents de toutes sortes avaient déjà circulé avant son implantation, et en dépit du travail de cueillette effectué, l'information n'est pas totalement rassem- blée.Il aurait donc fallu lancer le wiki le plus tôt possible.Malgré cela, cette expérience a profité à tous et nous permettra de faire encore mieux la prochaine fois! Finalement, comme l\u2019illustre Jean-Daniel Bourgault, « le wiki a l'effet d'un gros entonnoir qui aurait contrôlé l'arroseur fou.Maintenant, (presque) tous les tuyaux versent leur contenu dans la même piscine.» De plus, les données du wiki sont non seulement facilement accessibles dans l'espace, mais aussi dans le temps.Ainsi, elles pourront servir dans un futur proche (pour former les nouveaux employés) et plus lointain (pour comprendre les raisons historiques de telle configuration ou de telle décision).Plus besoin d'amasser des tonnes de fichiers « au cas où ! » Le wiki Aleph UQ-84, c'est.\u2022\t200 visiteurs uniques, dont une trentaine d'utilisateurs enregistrés; \u2022\tplus de 225 articles; \u2022\tplus de 200 fichiers chargés (procédures, fichiers de configuration, etc.); \u2022\t43 000 pages consultées en neuf mois5.Notes 1.\t« Wiki ».Wikipédia.URL : [http://ff.wikipedia.Org/w/ index.php?title=Wiki&oldid=31502751], Page consultée le 29 juillet 2008.2.\tServeur Apache, équipé de PHP et MySQL.3.\tLiziard, 2007, p.58.4.\tDonnées en date du 1er août 2008.5.\tNovembre 2007 à juillet 2008.Bibliographie Bejune, Matthew M.2007.«Wikis in libraries », Information Technology and Libraries, vol.26, no 3 (sept.), pp.26-38.Choates, Mark.2008.Professional wikis.Indianapolis, Ind.: Wiley, 300 p.Farkas, Meredith G.2007.Social software in libraries : building collaboration, communication and community online.Medford, N.J.: Information Today, 320 p.Fichter, Darlene et Jeff Wisniewski.2008.«Wiki while you work», Online, vol.32, no 3 (mai-juin), pp.55-57.Hammond, Richard.2007.«Party lines, wikis and project management», Online, vol.31, no 3 (sept.-oct.), pp.30-33.Liziard, David.2007.«Travail collaboratif avec un wiki : pistes à partir d\u2019expériences de bibliothécaires», Bulletin des Bibliothèques de France, t.52, no 6 (sept.), pp.56-59.Welsh, Anne.2007.«Internai wikis for procedures and training», Online, vol.31, no 6 (nov.-dec.), pp.26-29.Respectivement bibliothécaire-coordonnateur à l'Université du Québec Rimouski et analyste en systèmes de documentation à la Direction des bibliothèques et du soutien technologique à l'enseignement de l'Université du Québec [ 16] [ ARGUS ] Vol.37, n° 2, automne 2008 Une bibliothèque francophone transfrontalière récit d'un rêve devenu réalité par Tania Le Cavalier tania.lecavalier@bibliothequeglobale.org La Fondation pour une bibliothèque globale œuvre à la création d'une bibliothèque scolaire numérique destinée aux pays de la francophonie en voie de développement.Une première expérimentation a débuté dans deux classes de niveau scolaire primaire à Saint-Marc, en Haïti, en janvier 2008.A Trans-Border Francophone Library: An Account of a Dream Become Reality The \"Fondation pour une bibliothèque globale\" is working on the creation of a digital school library intended for developing countries belonging to the francophonie.In January 2008 a first trial was undertaken in two primary level classes in St-Mark, Haïti.Les bibliothèques constituent une richesse éducative et culturelle inestimable auxquelles seuls les pays dits « développés » ont réellement accès.On dit que l\u2019information, c\u2019est le pouvoir.Il serait peut-être temps de faire profiter les autres de cette richesse.La Fondation pour une bibliothèque globale (FBG) travaille depuis cinq ans à élaborer ses assises et son plan d\u2019action.Son inauguration officielle a eu heu en août 2008 à la Grande Bibliothèque dans le cadre du congrès de l\u2019Association internationale francophone des bibliothécaires et documentalistes (AIFBD).La mission de la FBG consiste à soutenir les bibliothèques dans les pays en voie de développement, notamment dans les pays francophones.Quatre programmes ont ainsi été créés : Bibliothèque scolaire numérique, Édition et droits numériques, Observatoire des technologies libres et Bibliothécaires sans frontières.Ces programmes sont supportés par une équipe de bénévoles.Le projet L\u2019hiver dernier, le programme Bibliothèque scolaire numérique, dont je suis responsable, a vu le jour et a permis d\u2019établir les bases de la bibliothèque numérique.Puis, une association avec la Fondation Paul-Gérin Lajoie (FPGL) a contribué à l\u2019élaboration du programme « Une école, une bibliothèque pour grandir ».Cette fondation, qui existe depuis plus de trente ans, collabore depuis plusieurs années avec les Élèves de la classe de 3e année de l'école Primaire Spéciale à Saint-Marc, Haïti, concentrées à réaliser les exercices avec les XO écoles primaires de pays africains francophones de même qu\u2019avec Haïti.Elle souscrit à l\u2019objectif des Nations Unies pour le second millénaire : l\u2019école pour tous.Grâce à elle, des éducateurs sans frontières ont ?uvré, depuis 2002, en Haïti, au Bénin et au Burkina Faso.Cette association avec la Fondation a facilité l\u2019obtention de sources de financement du ministère des Relations internationales du gouvernement du Québec (MRI) afin de réaliser une première phase d\u2019expérimentation à Saint-Marc, en Haïti, en janvier 2008.D\u2019autres fonds obtenus de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie (OIF) élargiront cette expérimentation sur une période de deux ans via l\u2019ajout de fiches pédagogiques à la bibliothèque numérique et l\u2019extension de l\u2019expérimentation à dix écoles réparties dans deux pays.Le projet consiste à créer une bibliothèque scolaire numérique francophone destinée aux pays de la francophonie en voie de développement.L\u2019éducation et l\u2019accès à l\u2019information sont de réels problèmes pour ces pays où Internet et même l\u2019électricité font souvent défaut.Avec cette bibliothèque, nous souhaitons faciliter le libre accès au contenu éducatif et culturel de qualité ainsi que faciliter la création et le partage des contenus par les communautés elles-mêmes.Vol.37, n° 2, automne 2008 [ ARGUS 1 [17] Le projet d\u2019expérimentation financé par le MRI a ainsi entraîné l\u2019acquisition de 160 petits ordinateurs portables destinés aux enfants.Communément appelés XO, ces ordinateurs proviennent du programme One Laptop Per Child (OLPC).11 s'agit d'ordinateurs très résistants et adaptés pour les enfants dans des conditions difficiles telles que celles rencontrées dans les pays en voie de développement.Ils sont facilement rechargeables, leur design plaît aux enfants et ils ne comprennent jusqu\u2019à maintenant que des logiciels gratuits et libres de droits.Une caméra est intégrée à l\u2019écran et des antennes permettent une communication entre les ordinateurs.La Bibliothèque scolaire numérique deviendra ainsi réalité dans les lieux dépourvus d\u2019électricité.Le projet à Saint-Marc a d\u2019abord permis aux éducateurs sans frontières de tester l\u2019utilisation de ces ordinateurs dans deux classes d\u2019écoles primaires de troisième et cinquième année.Ces ordinateurs avaient une triple vocation : l'accès à un contenu culturel et éducatif via la bibliothèque numérique, le support à la préparation des cours à l\u2019aide de fiches pédagogiques et l\u2019apprentissage grâce à diverses activités préparées par les éducateurs sans frontière et les enseignants locaux.Soulignons que ces écoles ne disposent pas d\u2019électricité ! Disposant d'une autonomie d\u2019environ quatre heures, les ordinateurs étaient rechargés à la fin de la journée grâce à des panneaux solaires.Malgré quelques problèmes techniques, l\u2019appropriation des ordinateurs par les élèves a été surprenante.Les éducateurs ont rendu l\u2019utilisation des XO agréable pour les enfants et les enseignants.Des activités simples et bien encadrées telles que la production écrite à l\u2019aide du logiciel Write ont été organisées sous la supervision d\u2019un éducateur et de l\u2019enseignant.Une séance de production écrite commune a même été réalisée grâce au partage de documents.Des séances de clavardage ont également permis des discussions entre élèves sur des sujets donnés.La participation des élèves était souvent supérieure à la moyenne.Une élève a affirmé qu\u2019il était très intéressant de pouvoir faire des erreurs sur son texte et de les corriger.L\u2019utilisation des OLPC en classe apporte plusieurs changements dans les façons de procéder et nécessitera une adaptation de la part de tous.Par exemple, il n\u2019est pas dans l\u2019habitude des enfants d\u2019être autonomes dans leurs activités en classe.On leur dicte habituellement ce qu\u2019ils doivent faire.Les activités libres les laissent donc perplexes.Dans la seconde partie du projet en Haïti, nous étions trois bibliothécaires sans frontières à nous rendre à Saint-Marc pour une période d\u2019environ un mois.Nous étions censés y rejoindre les éducateurs, qui y étaient depuis quelques mois.Il s'agissait d'offrir un support informatique aux éducateurs -mes collègues bibliothécaires étant spécialisés en informatique - ainsi que de tester la bibliothèque numérique autant avec les enfants et les enseignants que sur le plan technologique.Malheureusement, à la période où notre départ était prévu, les tensions en Haïti étaient telles que notre sécurité était menacée.Notre voyage a donc été reporté à l\u2019automne 2008.Ceci a toutefois donné davantage de temps aux éducateurs et indirectement favorisé une meilleure appropriation des ordinateurs.De plus, leur expérience et leurs commentaires ont donné l'occasion de mieux évaluer les besoins des enfants.En bout de piste, ce délai additionnel nous permettra de mieux adapter le contenu et les fonctionnalités de la bibliothèque.Le moteur de recherche de la bibliothèque sera, par exemple, simplifié et le choix documentaire reflétera mieux le niveau des apprenants.Métadonnée de base Métadonnée pédagogique Conte ¦ncyclopédk Dictionnali \u2022\tTitie \\ \u2022\tAuteur \\ document \u2022Sujet I \u2022 Description I \u2022 Droits d auteur \u2022Etc \u2022\tMatière ' d éducation \u2022\tType de ressource d'apprentissage \u2022Etc.sandes tssinées Documentaire Livre Vidéo éducatif Élève: mresna pédagogique Situation d\u2019apprentissage Démarche \u2022 Évaluation de l'apprentissage Enseignant: k Recherche de fiches Ipédagogiques et de documents \" via la métadonnée pédagogique LSI 1 Recherche de documents via la métadonnée de base Figure 1: Cadre conceptuel de la Bibliothèque scolaire numérique La bibliothèque numérique L\u2019élaboration de la Bibliothèque scolaire numérique a débuté en février 2008.Le logiciel retenu, Greenstone, est libre de droits et autorise la gestion complète d\u2019une bibliothèque numérique.Il a déjà été utilisé par d\u2019autres organismes pour la création de plusieurs bibliothèques numériques.Il permet l\u2019intégration des documents, l\u2019adaptation des méta-données, une personnalisation de l\u2019interface usager -complètement Web - et, surtout, la sauvegarde d'une bibliothèque entière sur support cédérom ou carte mémoire SD.La personnalisation du logiciel demande cependant de bonnes connaissances en programmation.L\u2019ajout de documents et des métadonnées qui s\u2019y rattachent s\u2019effectue toutefois facilement et peut se faire en réseau par une équipe virtuelle.Il ne restait plus qu\u2019à trouver des documents numériques francophones, libres de droits, intéressants pour des enfants et qui s\u2019appliquent au contexte des pays en voie de développement.Des lignes directrices pour le développement de collections ont été rédigées, énumérant notamment les types de documents à inclure (par exemple, contes, romans, bandes dessinées, dictionnaires), ainsi que le format des documents (pdf, html, etc.).Les documents numériques francophones libres de droits adaptés à des contextes culturels différents étant peu nombreux et encore moins ceux de niveau scolaire, [ 18] [ ARGUS ] Vol.37, n° 2, automne 2008 nous avons demandé l\u2019autorisation aux détenteurs des droits lorsque les documents étaient particulièrement intéressants.Début avril, nous avons ainsi réussi à créer une bibliothèque contenant plus d\u2019une centaine de documents.Malgré tout, une portion importante du contenu s\u2019avère difficile d\u2019accès pour les enfants haïtiens.La Figure 1 illustre le cadre conceptuel de la Bibliothèque scolaire numérique.Les documents sont représentés dans le centre du cercle.Les cercles qui les entourent représentent les métadonnées associées à chacun des documents.On peut observer que des fiches pédagogiques sont également associées aux documents.Enfin, les élèves et les enseignants sont les usagers de la bibliothèque, mais également des créateurs de contenus.Les sections qui suivent décrivent les particularités de la Bibliothèque scolaire numérique.Contribution des usagers Qui de mieux que les usagers pour créer un contenu adapté à leurs besoins ?Un organisme a réussi une série de projets des plus intéressants, ayant notamment demandé aux enfants de pays d'Afrique de l\u2019Ouest de se faire raconter des contes et légendes par leurs grands-parents et, ensuite, de les écrire.Ces contes et légendes ont été illustrés par des enfants et les plus intéressants ont été publiés sur Internet, avec l\u2019approbation des personnes concernées (www.projetjeunesse.com).Nous souhaitons poursuivre dans le même sens et encourager les diverses communautés à générer des contenus locaux.Métadonnées et fiches pédagogiques Nous travaillons également à l\u2019intégration des métadonnées pédagogiques propres à chaque document.Nous préciserons, par exemple, les niveaux scolaires auxquels les documents électroniques se rattachent.Ces métadonnées permettront aux élèves de choisir des documents adaptés à leur niveau et aux enseignants, à sélectionner des contenus adaptés à la préparation de cours.Nous étudions en outre la possibilité d\u2019utiliser des métadonnées compatibles avec les normes Open Access afin de faciliter le repérage et l\u2019utilisation des documents de la bibliothèque lorsqu'elle sera mise en ligne.Enfin, nous travaillons à l\u2019élaboration d\u2019un projet complémentaire qui permettra d\u2019associer des fiches pédagogiques aux documents de la Bibliothèque scolaire numérique.Ces fiches sont des outils particulièrement intéressants pour les enseignants désirant créer des activités à partir des documents de la bibliothèque.Conseillère documentation chez Hydro-Québec, Affaires corporatives - Environnement et développement durable.Aussi, responsable du programme Bibliothèque scolaire numérique pour la Fondation pour une bibliothèque globale.La LIBRAIRIE MERCIER a pour objectif de faire tout son possible afin de simplifier votre travail.Notre expérience nous permet d'effectuer des recherches fréquentes pour vous, et ainsi, réduire le nombre de vos commandes et vous sauver du temps.Depuis 1952, nous desservons les institutions d'enseignement et de recherche, telles que les bibliothèques municipales, scolaires, provinciales, fédérales et d'hôpitaux.Nous comptons avoir le privilège de bien vous servir très bientôt.LIBRAIRIE MERCIER librairie agréée, 40, St-Joseph, Ste-Thérèse, Qc J7E 3L6 Téléphone : (450) 435-0581 Télécopieur : (450) 430-1584 Volumes reliés de luxe Arts et histoire Littérature Scientifiques Médicaux Service de recherche Vol.37, n° 2, automne 2008 [ ARGUS ] 1 19] ¦ilHIIIHl il REGARD Gestion complète pour TOUS les centres de documentation et les bibliothèques Bientôt, catalogage mm mM -\tRecherche Web et réservations en ligne -\tEnvois de courriels (avis de retard, lettres, etc.) -\tGestion de succursales pour les bibliothèques publiques -\tModule d'accès public au catalogue -\tRecherche Z39.50 -\tThésaurus et fichier d\u2019autorité -\tAccès direct à différents types de ressources (URL, texte, image et autres) -\tCompatible au standard MARC -\tFlexibilité des structures de données -\tPersonnalisation de l'affichage des données -\tAcquisitions et périodiques Distributeur autorisé pour les municipalités GRICS info@m2e.qc.ca\tinfo@grics.qc.ca www.m2e.qc.cawww.grics.qc.ca 514 251-3718\t514 251-3730 Une filiale de la Société GRICS Regard sur l'Observatoire des technologies libres par Tristan Müller tristan.muller@bibliothequeglobale.org Issu de la Fondation pour une bibliothèque globale, l\u2019Observatoire des technologies libres canalise ses efforts sur les technologies libres car elles permettent aux bibliothèques d\u2019accéder à la technologie à un coût inférieur à celui des solutions propriétaires.Ces technologies sont notamment les systèmes intégrés de gestion de bibliothèques (SIGB), les bibliothèques numériques, les logiciels de gestion de bibliographies, les standards ouverts et les ordinateurs ultra portables à prix modique.L\u2019Observatoire publie, chaque année, sur site de la Fondation, les résultats d\u2019une analyse.L\u2019Observatoire a aussi le mandat de réaliser du matériel de formation nécessaire à l\u2019assimilation des technologies dans une bibliothèque et propose son utilisation aux différents projets de « Bibliothécaires sans frontières », un autre programme de la Fondation.Réalisations Depuis 2006, l\u2019Observatoire développe et raffine une méthodologie scientifique pour réaliser ses analyses sur les technologies libres.Celle-ci a été appliquée jusqu\u2019à maintenant aux SIGB et couvre le volet fonctionnel ainsi que la pérennité de l\u2019outil.La figure de la colonne suivante illustre les quatre étapes de la méthodologie.La démarche d\u2019évaluation de la pérennité comporte des critères d\u2019évaluation des communautés des logiciels libres qui permettent de mesurer leurs degrés d\u2019affirmation et de libertés consenties.Cette méthode évalue les meilleures pratiques visant à assurer le développement et l'évolution constante des logiciels.Ainsi, on identifie les logiciels véritablement libres, dont la communauté est vivante, viable et pérenne.L\u2019évaluation du volet fonctionnel permet de comparer sur une base commune différents SIGB libres grâce à une grille de quelque 800 spécifications.Celles-ci identifient les besoins standards d\u2019une bibliothèque, c\u2019est-à-dire les différentes activités composant ses processus de gestion et de recherche.Chaque spécification est mesurée selon deux éléments : la finalisation et la maturité.La finalisation est la quantité de spécifications présentes dans le logiciel par rapport à la quantité totale de spécifications.La maturité est le degré d\u2019incarnation ou la qualité d\u2019une spécification une fois matérialisée en une ou plusieurs fonctionnalités.La figure suivante illustre les catégories regroupant les 800 spécifications.Sans l\u2019élément de mesure de la maturité, nous ne pourrions pas comparer une même spécification entre deux logiciels.En effet, l\u2019existence d\u2019une spécification dans un logiciel ne nous renseigne aucunement sur la qualité de sa mise en œuvre.Une spécification pourrait avoir une mise en œuvre à peine acceptable pour un logiciel, mais tout à fait remarquable pour un autre.La première analyse de l\u2019Observatoire, réalisée en 2007, visait à évaluer et à positionner un SIGB libre, Koha, par rapport à un point de référence reconnu par la communauté des pays en voie de développement via le Cds/Isis.Les résultats de l\u2019analyse ont été dévoilés lors de la préconférence satellite IFLA 2007, « Le management des technologies et des systèmes automatisés de bibliothèques dans les pays en développement : logiciels libres vs options commerciales », tenue à Dakar en août 2007 (voir Argus, vol.36 no 3).Les actes de conférences sont publiés chez K.G.Saur.L\u2019analyse a permis de démontrer qu\u2019il existe une alternative viable pour les bibliothèques désirant accéder à un spectre plus large de fonctionnalités.L\u2019analyse effectuée en 2008 offre une couverture plus complète.Il s'agissait d'examiner en détail chacun des principaux SIGB libres.Les résultats ont été dévoilés lors du premier congrès mondial de l\u2019Association internationale francophone des bibliothécaires documentalistes (AIFBD), colloque satellite IFLA 2008, en collaboration avec le Programme ALP « Francophonies et bibliothèques : innovations, changements et réseautage », tenu à la Grande Bibliothèque, en août 2008.L\u2019analyse a établi que le SIGB Koha démontre le plus de potentiel, de vitalité et de pérennité.Il est aussi le plus achevé.Il est suivi de près par Evergreen dont les fonctionnalités sont Cotai Généralités\togage Cotes\tCircu Paramétrage\t\tlaton Contrôle\t Sécurité ¦¦¦¦¦H Normas\tImpression et données Notices bibliographique*!\tPrêt Retour\t\tRenouvellement WÊÊÊM Réservation\t \tNoticos crééos à la volée\t\t\t\t Importation ot\t\tFrais el amandes I\t\tFiche d'abonné\t Indexation\tR «localisation temporaire\tAvis\t\tContrôle d\u2019inventaire\t Périodiques\t\tMise à la\t\t\t Généralités\tpériodiques\t\t\t\t \t\tContrôle d'autorités\t\t\t Rout ago\tReliure\t\tAutoreés\t\t Catalogue d'accès public\t\tAcquisitions\t Généralités\tReclterehe\tGénéralités\tRochercho précommande Recherche par facette\tNavigation\tCommande et\t Aide en ligne et Intelligence artificielle\tAfficl«ge des informations\tRéclamation\tPaiement et comptabilité Fonctions Web 2 0\tImpros s ion ot\tfournisseurs\tExemplaires Administration\t\t\t \t\tGénéralités essentielles\t Genera it es\tGénération de rapport\t\t \t\tGénéralités\tPlateforme technologique Considérations\tSécurité\t\t \t\t\t \t\t\t Initiées par les\tSauvegarde de sécurité\t\t Vol.37, n\u201d 2, automne 2008 [ ARGUS ] [ 21 ] En peu de mots Basée à Montréal, la Fondation pour une bibliothèque globale est une ONG créée et portée par des membres du milieu de la bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information d'Afrique, d\u2019Europe et d\u2019Amérique du Nord.Sa mission consiste à soutenir les bibliothèques dans les pays en voie de développement, notamment les pays francophones.Les activités privilégiées sont le transfert d\u2019expertise en bibliothéconomie, la facilitation de l\u2019accès libre au contenu éducatif et culturel ainsi que l\u2019insertion des technologies de l\u2019information dans les bibliothèques.Après cinq années de préparation, la Fondation a procédé à son lancement officiel, en 2008, en la présence de Paul Gérin-Lajoie.La fondation est financée par plusieurs agences internationales telles que le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et l'Organisation internationale de la Francophonie (01F).Plusieurs centaines de membres et dizaines de bénévoles y participent.ergonomiques, d\u2019un apprentissage aisé et d\u2019une présentation visuelle recherchée, ce qui démontre une grande qualité de programmation et de conception.Suit, en troisième position, le SIGB PMB qui ne démontre pas autant de vitalité, mais qui possède un grand nombre de fonctionnalités orientées Web 2.0.Projets L\u2019Observatoire mettra à jour ses analyses et résultats sur les SIGB libres au fur et à mesure que les nouvelles versions de SIGB libres apparaîtront, afin d\u2019offrir une couverture la plus complète et actuelle possible.La grille de spécifications sera révisée pour y inclure le développement de nouvelles fonctionnalités.Les analyses réalisées seront traduites en anglais et feront l\u2019objet d\u2019une publication en format papier.Aussi, l\u2019Observatoire entreprendra une nouvelle étude portant sur les logiciels de gestion de bibliothèques numériques libres et ce, en utilisant la même approche.Les bibliothèques numériques gèrent des collections de documents numériques, comme des photos, des vidéos et des documents textes.Greenstone, DSpace et Drapai sont des exemples de logiciels de gestion de bibliothèques numériques libres.L\u2019Observatoire effectue également une vigie des technologies émergentes.Les ordinateurs ultra-portables à prix modique représentent un formidable outil d\u2019éducation pour les enfants des pays en développement et un véhicule idéal pour porter une bibliothèque numérique.Les ordinateurs les plus prometteurs sont actuellement ceux du programme One Laptop Per Child (Un ordinateur portable par enfant).Bibliothécaire au Service de l'accueil aux usagers.Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et coordonnateur de l'Observatoire des technologies libres, Fondation pour une bibliothèque globale.Memento, un outil de développement des collections par Mélanie Dorion mdorion@btlf.qc.ca Description du fonctionnement de la base de données bibliographique Memento pour la sélection et l'acquisition d'ouvrages francophones en bibliothèques.Memento, a tool for collection development How Memento can be used to select and purchase documents in French for the library.La Banque de titres de langue française (BTLF) a créé, en 2004, la base de données bibliographique Memento, en partenariat avec la société française Electre.Memento regroupe l\u2019ensemble des livres de la francophonie et compte plus d\u2019un million de notices et plusieurs index.La base de données sert à identifier les ouvrages à acquérir pour les bibliothèques.Les notices comprennent les informations suivantes : titre, auteur, éditeur, collection, ISBN/EAN, date de parution, code de disponibilité (canadienne et européenne), distributeur, marché québécois et marché français.A ces informations, s\u2019ajoutent des vedettes-matières, des thèmes et des genres, une cote Dewey, un court résumé, une quatrième de couverture, un argumentaire de vente, une page couverture, une note biographique ainsi qu\u2019une table des matières.Il est donc possible, à partir d\u2019une notice, de saisir le sujet du livre et d\u2019en voir l\u2019utilité pour une collection.Afin de repérer des documents pertinents, bien des bibliothécaires utilisent la recherche par date.Il est en effet possible d\u2019identifier tout ce qui paraîtra après une date spécifique.En sachant ce qui sera éventuellement disponible, il devient alors facile de préparer des commandes et d\u2019avertir les usagers de la parution prochaine d\u2019ouvrages dans leur domaine.De plus, la recherche peut être affinée par facettes, soit par auteurs, collections, éditeurs, collections, thèmes et genres.D\u2019autres index peuvent être utilisés et combinés, tels que les champs titre, auteur, collection, éditeur, sujet, matière (RVM et RAMEAU combinés), ISBN, thème et genre, table des matières, Dewey, Dewey Electre et public cible.[22] [ ARGUS ] Vol.37, n° 2, automne 2008 Ma journée de travail Mes journées débutent toujours par l\u2019importation des nouveautés, après réception des informations transmises par les distributeurs concernant les titres à paraître (informations de base, titre, auteur, collection).Lorsque le titre est exporté vers Memento, une donnée commerciale s\u2019y rattache.Notre travail consiste ensuite à inscrire les titres correctement et à ajouter différentes zones MARC; vedettes-matières, thèmes et genres, et, finalement, cotes Dewey.En plus des nouveautés reçues des distributeurs, nous recevons également des fichiers ONIX (format pour la transmission de données de système à système) d'éditeurs désirant bonifier leurs titres en ajoutant, entre autres, une page couverture, un résumé, un argumentaire de ventes, des thèmes et genres, une table des matières.Avec quelque 300 éditeurs québécois ou canadiens participants à la BTLF, le nombre de fichiers à intégrer grossit rapidement.Nous priorisons les fichiers en fonction des nouveautés reçues des distributeurs.Malgré le système automatique de mise à jour des notices, on se doit de repasser les notices une à une afin de vérifier les coquilles, relire les résumés et les quatrièmes de couverture, et extraire un résumé dont les termes seront indexés dans la recherche rapide tout en s\u2019assurant de l\u2019uniformité de l\u2019information reçue.Avec la venue éventuelle du Système d\u2019information sur les ventes (SIV), les thèmes et genres prendront un tout autre relief.En effet, ceux-ci seront utilisés afin de catégoriser les ventes de livres au Québec.Il faut donc s'assurer que les thèmes et genres transmis par les éditeurs concordent avec cette catégorisation.Nous devons donc les vérifier un par un tout en nous assurant que les éléments d\u2019une même collection ou d\u2019une trilogie comportent les mêmes thèmes et genres.Parfois, la journée est parsemée de cas problèmes : ISBN réutilisés (résultant en doublons sur Memento), données commerciales absentes (éditeurs autodistribués), titres en coéditions (deux notices sur Memento) ou encore des fichiers ONIX avec des zones erronées.J'accompagne également les usagers dans l\u2019utilisation des paniers en leur montrant comment optimiser leur processus d\u2019acquisition.Je dois, à l\u2019occasion, donner des formations sur place à des libraires et à des bibliothécaires.Je contribue également au développement de la base de données par rapport à des projets communs menés avec les gens d\u2019Electre ou à des améliorations projetées.Que ce soit la création d\u2019un nouvel index de recherche, la bonification de nos thèmes et genres, ou encore l\u2019intégration des autres médias, tous ces aspects exigent une part d\u2019analyse et une bonne connaissance des systèmes utilisés.La dernière portion de la journée est généralement consacrée à vérifier ce qui a été créé et modifié la veille afin d'éliminer les coquilles et les erreurs qui auraient pu se glisser.Bref, les journées à la BTLF se déroulent rapidement.Nous sommes une petite équipe et tous coopèrent afin de mener les projets à terme.Ces projets ne manquent pas et oeuvrer à une base de données de plus de 100 000 titres québécois et canadiens se révèle un travail passionnant.Les thèmes s\u2019apparentent au rayonnage en librairie et incluent, entre autres, les beaux-arts; l'ésotérisme et les sciences occultes; la géographie, le tourisme et les voyages; la philosophie; la politique et l\u2019administration publique.Les genres précisent le type de document et incluent, notamment, les valeurs suivantes : autobiographies et récits; beaux livres; dictionnaires et encyclopédies; format poche; scolaire et parascolaire.Outre la classification Dewey utilisée pour les ouvrages nord-américains, la base de données emploie la classification Dewey Electre, c'est-à-dire la classification décimale universelle (CDU) et ce, pour les ouvrages européens.Finalement, Memento propose l\u2019indexation des mots des tables des matières dans les domaines techniques, scientifiques et médicaux.Acquisition et traitement documentaire Une fois la sélection terminée, on peut constituer des paniers thématiques, afin de regrouper les suggestions d\u2019achats et les achats futurs.L\u2019arborescence peut inclure, au choix de l'usager, les codes budgétaires ou les noms des sélectionneurs, ou encore être basée sur les mois de l\u2019année.La commande peut être directement transmise au libraire, puisque les paniers peuvent être transformés en bons de commande.Le coût des documents y apparaît.Les paniers peuvent également servir de notices réservoir, pour commandes ultérieures.Lorsque les titres sont commandés, les notices ou le panier peuvent être directement importés dans le catalogue d\u2019accès public (CAP) en différents formats, comme les formats MARC 21 et MARC XML.Il est également possible de faire afficher au CAP les notices ayant le statut « en commande » afin de prévenir les usagers de l\u2019arrivée prochaine de ces documents.La BTLF offre également des services à la carte, permettant de faire afficher, entre autres, la page couverture au CAP, les quatrièmes de couverture ou encore les tables des matières.Un plus Outre les éditeurs distribués par de grandes maisons de distribution, la BTLF s\u2019efforce de recruter les petits éditeurs, qui ont peine à prendre leur place sur les rayons de librairies, tels les éditeurs autodistribués.Coordonnatrice de la section bibliographique de la Société de gestion de la banque de titres de langue française (BTLF) Vol.37, n\" 2, automne 2008 [ ARGUS ] [23] Son avenir dépend de vous AVv Etes-vous prêts ?Biblio^Qn
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