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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
mardi 3 décembre 1968
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1968-12-03, Collections de BAnQ.

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[" \\ Prévisions atmosphériques Neige plus tard cette nuit cessant demain; vents légers; mm.25 et max.30.Aperçu pour jeudi, nuageux, un peu plus froid.?46 PAGES LE SOLEIL QUEBEC, MARDI 3 DECEMBRE 1968 PRIX DIX CENTS Dans Le Soleil aujourd'hui Arts et Lettres\t20\tFamille\t24\tà\t27 Ann.classées 40 à\t43\tFinance\t37 à\t\t39 A Québec auj.\t20\tHoroscope\t\t\t41 Bandes illustrées\t28\tMots croisés\t\t\t40 Bridge\t42\tPatrons\t\t\t25 Décès\t45\tSport\t32\tà\t35 Documents\t18\tTélévision\t\t\t36 UN BREF REPIT \u2014 René Cassin prix Nobel rente d'Ottcwa sur les droits de l\u2019homme, françois de la paix pour 1968, joui* d'un\tITéléphoto PC) bref répit entre deux séances de la Conté- (Voir nouvelles, page 3) -i i Vv - '% Demande d'arbitrage des enseignants Délai de 24 heures à la partie patronale pour se prononcer Danc u i télégramme adressé Droits miniers sous-marins Ottawa conserverait 91% du territoire et 50% des revenus Moyen-Orient Moscou observe la crise MOSCOU (AFP) \u2014 \u201cl.'Umon soviétique suit attentivement le déroulement des événements dans le Proche-Orient, déclare la \u201cPravda\", citée par l'agence Tass, dans son éditorial de ce matin.\"Profondément convaincue qu\u2019en dépit de toutes les difficultés, la crise peut et doit être résolue par des moyens politiques, l\u2019URSS fera tout ce qui est nécessaire pour contribuer à un règlement pacifique et éviter une nouvelle et dangereuse conflagration dans cette région directement adjacente à nos frontières méridionales.\" Un nouveau degré dans l'escalade de la violence au Moyen-Orient a été franchi, la nuit dernière, à la frontière israélo-jordanienne où l\u2019artillerie lourde et.l\u2019aviation israéliennes ont martelé la ville d\u2019îrbtd et ses environs dans le nord du pays.Affirmant que \"ta situation dans le Proche-Orient est tendue\u201d et qu\u2019elle suscite \"une sérieuse inquiétude\u201d, l\u2019organe du Comité central soviétique en rend responsables les milieux dirigeants d'Israël \u201cdont l\u2019appé tit de conquête et la politique insensée et aventureuse sont ouvertement soutenus par les milieux impérialistes des Etats-Unis et d\u2019autres pays occidentaux\".\u201cCette politique est grosse de graves conséquences, ajoute le journal, et si elle était poursuivie, ries complications très dangereuses pourraient surgir dans le Proche-Orient.\" \u201cToute initiative conduisant a la consolidation de la paix et sauvegardant les droits et les intérêts des peuples, écrit en conclusion la \"Pravda \", continuera à bénéficier de l\u2019appui rie l\u2019Union soviétique (\"est dans cet esprit que l\u2019URSS soutient la mission de M.larring, mais, comme par le passé, cite opposera une riposte résolue aux intrigues des agresseurs, en défendant les intérêts de sa pro pre sécurité et de celle de ses amis.\" REPRESAILLES De l\u2019avis des experts militaires.le violent bombardement d\u2019artillerte d'une dizaine de villages et kibbutzim israéliens, hier, fut planifié par le haut commandement jordanien et exécuté uniquement par des forces régulières et non par des commandos palestiniens.C\u2019est ce qui explique que le feu fut ouvert simultanément sur un vaste front à la même heure: 23.00 heures.Ces experts ajoutent qu\u2019il s\u2019agit là sans aucun doute d\u2019une action de représailles jordaniennes suite aux sérieux dommages infligés aux positions jordaniennes, la veille, par l\u2019artillerie et l\u2019aviation israéliennes et surtout, par le raid de commando israélien qui détruisit deux ponts.On note encore à propos de l\u2019engagement de la nuit de dimanche à lundi que, pour la première fois, des batteries irakiennes ont participé au duel d\u2019artillerie qui fut particulièrement intense.Hier, les Jordaniens ont ou-(Suite à la page 7, 3e col.) par Renoit LAVOIE l e co iseil spécial d\u2019arbitrage demandé par 70,000 enseignants de la province pour régler le litige qu.les oppose encore au gouvernement et aux commissions scolaires du Québec, dans !e renouvellement de leur c?r-i at de travail, a dés mainte nart peu d\" chance d\u2019être agréé par la partie patronale.Apre, avoir attendu pendant d x jojis que 1rs représentants patronaux à la table de négocia-ti'n pntionale fassent connaiue leur réaction à cette demande, les trois corporations d'enseignants de la province ont donné, h _r soir 24 heures à ces derniers pour se prononcer officiellement sur la question OTTAWA (PC) \u2014 Le Canada aurait fai! savoir à ses alliés de l\u2019CTAN qu'il n'avait pas l\u2019inten-tirn de se retirer de l\u2019allianre lorsque viendra le moment de renouveler son engagement, l\u2019an prochain, apprend-on dans la capitale de sources généralement h.en informées.Le premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, avait, déclaré aux Communes, le 15 novemure; \u2018'\\!ous pouvons nous retirer ne l'OTAN au cours de l'annee nfiD si nous en décidons ainsi\".Semn les mêmes sources, cependant.Se Canada aurait con- en fin de journée au négocia-i.' r en chef de la partie patro-nr e.Me Jean Cournoyer, les e ise giants estiment que si cette réponse ne leur est pas parvenue ce soir, iis concluront en un rejet de lew proposition, fl'resterait alors aux enseignants à mettre en pratique le programme accepté lors de con-giès spéciaux tenus récemment, et disant qu\u2019advenant un refus du co'seil d'arbitrage, ils verraient n utiliser les moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève tournante.D\u2019autre part, la partie patronal e à Li table des négociations ri!,-, remettre jeudi ou vendredi, un mémoire aux trois corpora- Sffiti à maintenir ses actuels etfecttU militaires en Europe jusqu en janvier 1970 tout au moins.On s'attend à ce que le ministre de la Défense.M.Léo C idieux.annonce officiellement la décision des autorités canadiennes lors de la prochaine réunion du comité de planification de la défense, prévue pour le Ifi janvier à Bruxelles.M.Cadieux doit se présenter devant ie comité de défense des Communes, tard aujourd'hui, et on croit qu\u2019il fera une déclaration précise en faveur du main (Suite à la page 7, 1ère col.) (ton:\td\u2019enseignants, mémoire s.r ' dat actuel des négociations et les avenues de règlement qui pourraient être utilisées\", ARBITRAGE NON EXECG roi RE On croit savoir que ce mêmni-rv?recommandera aux (rois corporations d\u2019enseignants ta formation d'un ronseil spécial d\u2019arbitrage, mais dont la sentence ne lierait pas les parties.Ce que les enseignants ont refusé à l\u2019avance, lors de leurs congrès spéciaux.Faut-il rappeler qu\u2019au mots de novembre dernier, le négo-ctat'ur en chef de la partie patron, 'e.Me Jean Cournoyer, signifiait que la partie patronale n\u2019avait pas définitivement dit m n à l\u2019examen rie la situation par Ui tiers, voire par un arbitre, touf en spécifiant toutefois que c t oxamen ne devrait pas conrtuie à une sentence exécutoire.\"En ce qui nous concerne, aeait-il déclaré, nous avons concédé l r,r ce que nous avions à oitrir.Et si de part et d\u2019autre, nous avons tout concédé, il sem-b'e bien que la grève soit, inévitable\", I es commissions scolaires du Québec, qui font présentement face aux moyens de pression \u201cpacifiques\" rie la part de leurs enseignants, recevront d'ici jeudi ou vendredi un document de leur fédération provinciale.Ce document, qui sers annexé au mémoire du gouvernement (Suite à la page 7, 1ère ($>i.) Par Donald DOYLE OTTAWA \u2014 Le premier mi-n ctre Trudeau a offert, hier, aux provinces côtières d\u2019arimi-ruslrer elles-mêmes les droits miniers sous-marins placés sous juridiction fédérale et de percevoir tous les revenus provenant de ces ressources minières, à intérieur de ce que l'on a appelé \"les lignes d'administra-non des ressources minières\", ce qui équivaut à neuf pour cen* du plateau.Le gouvernement canadien se garderait l'administration exclusive de la zone située à l'extérieur de ces lignes, mats concéderait aux provinces cinquante pour cent des revenus résultant de l\u2019exploitation des richesses.En résumé, ceci revient à dire que le fédéral se garderait 91 pour cent du territoire et cinquante pour cent des revenus.Pour ce qui est du Québec, la proposition lui assurerait l'administration entière d'un territoire cnmpiis entre l\u2019extrémité est de la Gaspésie jusqu'à la pointe est de File d'Anticosti, puis longerait la côte sud de l'ile jusqu\u2019à sa pointe ouest et de là jusqu\u2019à la côte nord du .St-1,aurent et enfin longeant la côte jusqu\u2019à >a frontière du Labrador.A l\u2019exception des distances comprises entre la Gaspésie et (a pointe ouest de l'ile ri\u2019Anti-ensti et la pointe est de l\u2019ile jusqu\u2019à la Côte-Nord, la distance du territoire québécois sous la mer varierait généralement entre un demi-mille et un mille.Quant au golfe du St-Laurent, il tomberait sous la responsabilité administrative de l\u2019autorité centrale et ses revenus seraient partagés à cinquante pour cent.Au total le plateau continental comprend environ 1,500,000 mille carrés.Selon la proposition du gouvernement canadien, les provinces se verraient confier l'administration de 23.5 millions d\u2019acres sur la côte est et 4.5 millions d'acres sur la côte ouest, / Au large rie la côte est.des superficies aussi appréciables que la baie de Fundy, le détroit rie Northumberland et le passage Jacques Cartier se trouvent à l\u2019intérieur des lignes adminis tratives.En ce qui concerne le détroit d\u2019Hudson, la b;re d'Hudson et la baie James, des lignes semblables seront tracées.Dans ces régions il sera aussi nécessaire dp fixer une limite entre les terres submergées adjacentes aux provinces et celles adjacen- tes aux territoires du Nord-Ouest et aux lies de l\u2019Arctique.L\u2019annonce du premier ministre a été présentée hier aux Communes sous forme de proposition susceptible d\u2019être négociée er tre les provinces et Ottawa.La première étape consiste Par Normand GIRARD M.Jean-Jacques Bertrand a déclaré, c?matin, qu\u2019un \"af-fr mtement majeur\" se produira entre Cttawa et les provinces, dort le Québec, si M P.-E.Trudeau persiste dans son attitude paternaliste et dominatrice.Le premier ministre du Québec n'a oas écarté la possibilité d'un appel au peuple brusqué pour f'-re appuyer ses positions pin la population québécoise, advenant que l\u2019intransigeance d Qttawa équivaudrait à une fin de not, recevoir absolue lors de la pro.\u2019taine conférence fédérale - provinciale M.Bi-rtrand était interrogé en m tin e peu après la prestation de serment de Me Yves Gabias en qua.Hé de ministre de ITm-m g ration du Québec.M.Bertrand a confirmé à cette occasion la nomination de M.André P:ury au poste de sous-ministre en title J ce nouveau ministère.DROITS MINIERS Le chef du gouvernement a en outre déclaré que la proposi-t;->n de M Trudeau en ce qui concerne les droits miniers sous-marms est \"inacceptable\", tout comm-' son attitude en matière de radiotélévision éducative.\"Nous continuerons à revendiquer comme étant rie juridiction provinciale absolue, dit-il, tout ci qui a trait aux ressource, natveik-s de la province, qu\u2019elles soient sur le territoire nu dans ce que nous considérons le prolongement du territoire.\" En réponse ÿ une question dans l'acceptation des lignes d\u2019administration tracées par le fédéral.Une fois que cette étape aura été franchie de dire M Trudeau \"nous pourrons nous appliquer, de concert avec les provinces, à trouver une formu le satisfaisante pour la répartition entre les provinces de leur part des revenus\u201d.d\u2019un journaliste, le premier ministre a admis qu\u2019un \"affronte ment majeur\u201d entre Ottawa et les provinces, dont le Québec, se produira à brève échéance, si le pouvoir central persiste dans se politique d\u2019un fédéralisme \"pcternaliste\" et \"domina-teur\".\u2019L\u2019affrontement se fera, do-tl, entre ceux qui ont créé le gouver minent central (les provinces; et la créature qui en est résultée.Nous considérons qu\u2019en vertu de la - onstitution, les provinces délie ment des pouvoirs et qu c\u2019les coivent exercer ces pouvoirs.\" En réponse à une autre ques tion, M Bertrand a ajouté \"Si le prco\u2019ème devenait tel que l'intransigeance d\u2019Ottawa déno-fi.t une fin de non recevoir absolue, ors de la prochaine con-fétence.s: cette attitude était tellement intransigeante, je veux réserver ma réponse à cette question après la conférence uarce que nous seront alors mieux en mesure de juger dt l\u2019attitude du gouvernement léjérnl.\u201d Un journaliste avait demandé à M.Bertrand s\u2019il envisageait d\u2019en appeler au peuple adve-n; ni l'attitude rigide du gouver nemeut fédéral en ce qui con cerne les revendications du Quebec.Il a cependant fait remarquer que le gouvernement du Québec se rendra à Ottawa les lfi-17-ls et 19 décembre imbu d'esprit de collaboration et rie conciliation er disposé à une discussion ouverte.franche et dégagée de toute considération partisane.D'ailleurs, à l'heure actuelle cette question n\u2019est pas très claire sauf pour ce qui est du fait qu\u2019Qttawa cédera 5fl pour cent des revenus.On veut laisser aux provinces l'initiative de trouver un partage qui leur soif acceptable.(Suite à la page 7, 3e col.) Niger \"Mais, dit-il, nous ne sommes pas disposés à céder ce qui ap-partieni déjà au Québec suivant la formule du fédéralisme que nous connaissons.\"Nous sommes prêts par con tre à recherc her, là où nous voulons exercer certains pouvoirs, toutes les voies pour établir les mécanismes qui permettront aux deux gouvernements de découvrir un modus vivandt.\u201cEt là, précisa-t-il, ic fats allusion à l\u2019exercice par le Québec des pouvoirs internationaux au sujet des juridictions qui nous concernent, soit l\u2019éducation et la culture.\"Nous voulons tenter de trouver une formule, dit-il, qui conciliera le rôle du Québec en matière d'éducation et de culture sur le pian Internationa! et les pouvoirs du pouvoir central en matière de relations internationales \".En réponse à une question d'un journaliste, le premier ministre a affirmé catégorique ment que quel que soit le résultat des pourparlers en cours à ce sujet entre le Québec et Ottawa, le Québec enverra une délégation à la conférence du Niger sur la francophonie.IMMIGRATION Enfin, le chef du gouvernement.s\u2019est félicité de la mise en place du ministère de l'Immigration, instrument: qui permettra, dit-ii.de jouer un rôle de premier plan pour assurer un recrutement plus judicieux des immigrants en provenance de pays où la culture peut davanta-(Suite à la page 7, 4e col.) Le Canada ne se relirera pas de i'ÂIÜance aüaniique Possibilité d\u2019élections au Québec si Trudeau conserve son attitude dominatrice Québec sera présent au Golden Eagle s\u2019installera à Saint-Romuald Comme \u201cLe Soleil\" l'annonçait en primeur la semaine der-' nière.la compagnie \"Golden Eagle\" s'installera définitivement à Samt-Romuald.Hier soir.M Marc Bnssnn, maire de Saint-Romuald a obtenu au nom dune compagnie qu'il ne peut dévoiler, une servitude ou droit de passage sur les lots 492-2, 491, 497.499, 496, et 656 de la ville de Lévis.Ces terrains sont situés en face de l'Anse-aux-Foulons.* Cette servitude, d'une largeur de 50 pied-, payée $1 00.spécifie que c'est pour la pose, le maintien ou l\u2019entretien de tuyaux, d'oléoducs ou de.tout autre moyen de transport du même genre.Si ces projets se réalisent.M.Bisson devra remettre à la compagnie concernée, d\u2019ici deux ans, tous ses droits, pour le même prix.Cette nouvelle nous a ete confirmée ce midi, par le greffier de la ville de Lévis, M Yvan Dallaire.»T* * * ï - ¦ «.¦>» * I, - F* W'ï* -î * directeur des relations publiques de la compagnie pour la zone est, M.Thomas Babinski, interrogé â la suite d'une information publiée antérieurement sur ce su jet.L'information fail état de la distinction entre les deux compagnies en rappelant que Télébec dessert la Mauricie en vertu d\u2019une charte provinciale et qu\u2019elle acquerrait tous les actifs de Bell Canada, au Québec.Fn procédant ainsi.Bell Canada au Québec constituée en vert u d'une chart re fédérale pourrait continuer à exis ter sous une chartre provinciale.Ce changement dans les structures permettrait au gouvernement dp Québec de réaliser son programme de télévision éducative.Un mode de transmission par fils contournerait ainsi la difficulté qu'éprouve le Québec au sujet de la transmission d\u2019émissions pour fin éducative et que le gouvernement fédéral veut garder sous son contrôle.M, Babinski a nié qu\u2019il y ait jeudi une réunion ex traordinaire du personnel où la nouvelle serait ann,qn cée aux employés des deux provinces.Il y a des réunions des cadres régulièrement, a-t-il dit, et il esl faux d\u2019affirmer que des haut-parleurs aient été installés dans tous les départements en prévision de l'annonce de la nouvelle.Télébec a une structure juridique qui fait l\u2019objet d\u2019études de la part du con set! d\u2019administration de la compagnie.vous voyez la Croix-Rouge obligée de reculer parce que ses agents sont menacés ou assassinés, parce que les médicaments et les st cours qu'elle envoit.ne parviennent pas, et bien je dois dire que ce n'est pas à l\u2019éloge de l\u2019humanité.\" Il a poursuivi en disant: \"Et même si pour des raisons politiques d\u2019opportunité, le problème du Biafra n est pas venu jusqu\u2019ici à Tordre du jour des Nations unies, malgré l\u2019initiative que le Canada avait prise d\u2019une manière très courageuse, et bien je dis que sur le plan humanitaire le problème doit être posé comme test II n\u2019est pas possible que la société des Nations unies ne garantisse pas la vie de ceux qui apportent secours aux autres.\" Ap ré « avoir écouté cette parole de la bouche de leur invité.MM.Trudeau et Pelletier ont tout simplement baissé la tête.INSTITUT DES DROITS DE L\u2019HOMME Par ailleurs, te récipiendaire du prix Nobel de la paix a dit espérer qu'une bonne partie au moins de ce prix qu'il partage avec tous les autres défenseurs de la charte des droits de Thomme servira à la création, à Strasbourg, d'un institut international des droits de Thomme qui sera un centre de recherches et de liaison avec les autres universités en même temps qu\u2019un centre de documentation sur les droits de Thomme.Les manquements au respect des droits de l'homme au Canada OTTAWA (de notre envoyé) \u2014 Les discussions en atelier à la Conférence canadienne sur les droits de Thomme ont permis hier aux quelque 900 délégués présents de cerner de plus près les sujets et les domaines qui.au Canari;,, laissent le plus à désirer relativement au respect des droits, individuels et collectifs.Ainsi, on a discuté du rôle de Tombudsman (protecteur public), les droits de la femme, les droits culturels et linguistiques, ceux des Indiens et des Esquimaux, le droit à l\u2019instruction, les facteurs qui régissent la main-d\u2019oeuvre et l\u2019économie, le bien-être social en regard des droits de Thomme, enfin, la Constitution canadienne et ce même droit.Tes discussions ont été plutôt académiques car les documents de base a la discussion possédaient celte caractéristique à un haut degré.Cependant, les études ont mis au jour plus d\u2019un manquement au respect des droits de l'homme au Canada.Ceux qui ont été mis en évidence de façon particulière ont trait aux femmes et aux Indiens.Dans son étude, le professeur K.Lysyk, de l'Université de la Cnlninhie-Britannique, a fait remarquer entre autres que, malgré un article de l'actuelle loi ! indienne qui a pour effet de déléguer aux provinces tnuie : l'autorité constitutionnelle, les gouvernements provinciaux oni I été si lents à admettre leur res : ponsahilité envers les Indiens i qu\u2019on a pensé longtemps que la réserve indienne était une sorte \u2018d\u2019enclave d\u2019un territoire étranger \" Cette attitude a contribué à Tétai lamentable où les Indiens se débattent maintenant Ceci ne veut pas dire cependant que le gouvernement fédéral devrait abandonner les affaires in diennes aux provinces.Ce rier mer doit prendre des initiatives, mais les gouvernements provinciaux ne devraient pus fun leurs propres obligations de ; fournir A tous 1rs Indiens et Es quimaux, qui vivent sur leur ' territoire, les \"mêmes services sociaux qu'ils accordent a leurs auyes citoyens.\" I| a enfin fart remarquer que désormais la charte universelle des droits de Thomme est faite, \"mais elle ne vit.pas\", laissant entendre par là qu\u2019elle est loin d\u2019être appliquée, respectée.Ceci dépend de chaque citoyen et des gouvernements \u201cs\u2019ils veulent bien ratifier les pactes\u201d.Puis il a donné cette phrase à méditer: \u201cque les pactes entrent dans la vie, sinon les droits de Thomme seront en danger pour longtemps \u201d Autres nouvelles, pages 3 ef 11 anciennes, ne sont pas justifiées.Il a poursuivi en expliquant cependant que l\u2019unification ne veut pas dire uniformité.Les groupes sociaux restreints réclament leurs droits à être differents des autres dans Tensem-ble de l'Etat, et c'est justifié.C'est donc la poursuite d\u2019un équilibre qu'il faut réussir, ce qu> exige beaucoup de ténacité ef de bonne volonté réciproque.(DISCRIMINATION RACIALE) Par ailleurs, l\u2019ambassadeur du Chili aux Nations Unies, M.Hernan Santa Cruzz, a déclaré que la discrimination raciale, particulièrement celle relative à la couleur, est une source de conflit., sociaux, nationaux et internationaux.Selon lui, il est urgent de combattre activement eette discrimination d\u2019autant plus que la naissance de douzaines cie nouvelles nations, peuplées de gens de couleur, et l\u2019arrivée sur la scène internationale du tiers monde, forme presque entièrement de non-Blancs, ont créé une nouvelle solidarité contre la discrimina-tion raciale devenue Ton ries faiteurs les plus explosifs dans la vie internationale.M Santa Cruzz, qui a longuement parlé de l'apartheid en Afrique du Sud.a laissé enten-die que si les peuples ne s\u2019unissent pas contre ce fléau, il pourra se créer une situation inter-rationale pouvant conduire éventuellement à un conflit armé.AVEZ-VOUS BESOIN ris DEPRECIATION en ms Offroni en vente pour un million de dehors de blerj npper-temen*s 6 a\tlogements.Bien situes et de construction récente.Penser O votre impôt oujourd'hui IMMEUBLES & FINANCE CARTIER INC.covrtit'* 1587.Chemin St Louis Tel : 681-6389 BUREAUX A LOUER Ste-Foy - Québec CARACTERISTIQUES: \u2022\tEdifice moderne \u2022\tA Cépreuve du feu \u2022\tAu conditionne si désiré \u2022\tStationnement gratuit \u2022\tEclairage adéquat ® Service concierge \u2022\tFacile d\u2019accex \u2022\tDivisions au choix Pour toutes informations, demandez GERARD LEGARE Tel : 653-4945-527-8025 WILFRID LEGARE INC.Division promotion industrielle - commerciale ^ LIGUE AMERICAINE DE HOCKEY MARDI P.M.3 DEC.8H.05 p.m.Prix d'cidmiüiion: S3 50.S?50 $175 E»udianf*.SI 00 (Tox* e» charge de iervice incluses) 525-8101, loc.31 et 33 HERSHEY Occasion d'affaires exceptionnelle! 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extérieures qui scrutera les possibilités d'initiatives nouvelles à prendre en vue d\u2019accroître notre commerce avec les différents pays d\u2019Amérique latine.Les contacts pris par les membres de la délégation, la constatation sur place des débouchés que peuvent offrir les marchés de ces pays à l\u2019économie canadienne pourraient permettre d'y accentuer nos relations commerciales au cours des prochaines années.Depuis une dizaine d\u2019années le commerce mondial dans son ensemble a connu un développement sans pré cèdent; de 1953 à 19B5, les exportations dans le monde sont passées de $83 à $18fi milliards.Sans doute, la majeure partie de cet.accroissement des exportations est-elle attribuable aux nays industrialisés; au cours de cette période, par exemple, la part relative du Japon et de l\u2019Europe occidentale, relevés des suites de la dernière guerre, a été croissante dans les exportations, Celles des pays sous-développés et moins développés ont été moindres.L\u2019Amérique latine fait partie ae cette dernière caté gorie.Les produits finis et semi-finis se sont accrus dans la part des exportations.Or, l'Amérique latine est surtout exportatrice de matières premières et importatrices de produits finis.Du fait, de l\u2019augmentation des prix des produits finis et de la diminut.on ou de la stabilité des prix des matières premières elle est, comme la plupart des pays en voie de développement, désavantagée par l\u2019évolution du commerce international ces dernières années.Ce n\u2019est donc pas pour le Canada une situation idéale pour l\u2019accroissement de ses idations commercia- les avec cede région du monde.Certes, l'Amérique latine.avec ses 200 millions d'habitants, représente un vaste marché qui pourrait éventuellement absorber les exportations des pays industrialises.Ce ne sont pas les besoins qui manquent dans les pays situés au sud du Rio Grande mais les moyens de payer leurs importations.Pour cela, il faudrait qu'eux-mêmes soient exportateurs dans une plus grande proportion afin de pouvoir payer en retour leurs importations.1 \u2019Amérique latine a surtout besoin de se doter d'une infrastructure industrielle, afin de transformer une plus grande partie de ses matières premières, qui sont nombreuses, et d\u2019exporter des produits finis.Il lui faut également moderniser son agriculture.Or dans ces deux domaines, peut-être plus particulièrement dans le second, le Canada pourrait par ses exportations contribuer au démarrage économique des républiques sud-américaines.La modernisation de notre agriculture, notamment dans l'Ouest, ne nous ouvre-t-ellc pas des portes de ce côté?Ou ne saurait considérer sans nuance les marchés diversifiés de l\u2019Amérique latine.Tandis que des pays comme Haiti, la Bolivie, le Paraguay ont.un revenu annuel par habitant de $100, un pa\\s comme le Venezuela a un revenu de $1,000 par habitant.Ce pays est un fort producteur de pétrole dont la balance commerciale favorable avec le Canada s\u2019élève à environ $100 millions par année.Quant à l\u2019ensemble de l\u2019Amérique latine, sa balance commerciale favorable avec notre pays se chiffrait en 1907 à $50 millions.Depuis une dizaine (Tannées notre commerce avec la Grande-Bretagne a décimé, ii est passé de 26.1 p.c.en 1946 à 13.8 p.c.de l\u2019ensemble en 1965.Nos relations commerciales avec les Etats-Unis ont représenté environ 60 p.c.de notre commerce glooal, tandis qu\u2019elles ont légèrement augmenté avec l\u2019Europe et le Japon.Nos exportations vers l\u2019Amérique latine s\u2019élèvent à 3 p.c.de nos exportations globales.Il y aurait certainement place pour amelioration en ce domaine.Il faut souhaiter, à la suite de la dernière tournée de la mission canadienne, que des relations non seulement économiques, mais également politiques et culturelles se développent davantage entre l\u2019Amérique du Sud et de la partie la plus septentrionale de l\u2019Amérique du Nord.À' \\ ^5^\t^\t/ ça,* ^\t' / ¦ / ^ c\t/ Tr-.-\t/ -cX V / CF1 i s 'KJ VU D'OTTAWA \u201cjuste\u201d Confédération Cilles BOYER 3,000 emplois forestiers C\u2019est avec un regain d\u2019intérêt qu\u2019on peut suivre depuis quelques mois le travail d.i ministère des Terres et Forêts; des projets fort intéressants semblent en voie de prendre forme pour la Côte-Nord, et d\u2019autres viennent d\u2019être annoncés en iin de semaine pour la région du Bas-Saint-Laurent.Le ministre M.Gosselin, a réaffirmé la volonté de son ministère de participer au Plan d\u2019amé nagement de l\u2019Est du Québec en investissant plusieurs millions de dollars dans la modernisation de l\u2019exploitation forestière de la région, de laçon à accélérer son relèvement économique.Indépendamment de Là-propos d'une telle politique, l\u2019attention accordée au développement forestier de l'Est du Québec est d\u2019une importance particulière.C\u2019est à l\u2019intérieur des cadres définis par le BAEQ que se joue au Québec l\u2019expérience pilote du réaménagement régional.Si l\u2019aménagement de l'Est du Québec est.un échec, s\u2019il ne se révèle pas rentab'e, et s\u2019il n\u2019enraie pas l\u2019exode de sa population vers les grands centres, nous pourrons faire notre deuil du relèvement économique du Québec rural.La préparation du Plan d\u2019aménagement du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie a coûté suffisamment cher en temps, en recherches, en querelles politiques et en argent pour qu\u2019on n\u2019approuve pas la répéti tion d\u2019une aventure aussi coûteuse qui ne serait pas couronnée de succès.Dans ce contexte, il est éminemment raisonnable que le ministère des Terres et.Forêts envisage l'investissement de plusieurs militons de dollars dans l'augmentation de la production et la stabilisation de l\u2019approvisionnement forestier du Bas-Saint-Laurent.On sait que le Plan du BAEQ insistait surtout sur la vocation agricole de la région; mais pour asseoir l\u2019agriculture sur des bases véritablement rentables, il faudra nécessairement réduire sa main-d\u2019oeuvre et la spécialiser.D\u2019autre part, l'agriculture ne sera plus jamais un secteur de pointe du développement de quelque région ou de quelque territoire que ce soit.L\u2019exploitation forestière au contraire, étant donné l\u2019abondance de nos ressources dans le domaine et la diversification des possibilités d\u2019utilisation du bois, promet une plus grande rentabilité: elle pourrait même être en mesure d\u2019absorber la main-d\u2019oeuvre libérée dans le Bas-Saint-Laurent par la concentration des exploitations agricoles.Deux formules semblent devoir être utilisées: d'abord le regroupement, du territoire forestiei en forêts domaniales et en grandes concentrations, ensuite l\u2019établissement de fermes forestières.Les deux, bien menées, pourront heureusement se compléter.Il est évident que l\u2019industrie forestière comme toutes les autres, a intérêt: au regroupement et à la spécialisation, surtout dans une région éloignée des centres de transformation et de consommation.Le ministère des Terres et Forêts qui contrôle déjà quatre forêts domaniales et veut, en organiser deux autres dans le Bas-Saint-Laurent devrait d\u2019ailleurs profiter de l\u2019occasion pour en imposer l\u2019exploitation rationnelle, peut-être en utilisant la nouvelle SO QUEi'.Il importe cependant peu que l\u2019exploitation soit, faite par une entreprise d\u2019Elal.ou des capitaux privés pourvu qu\u2019elle assure à la population des revenus suffisants et qu\u2019elle soit sous contrôle gouvernemental.L\u2019expérience tentée à Sainte-Paule, l\u2019aménagement complet du territoire de la paroisse en vue de l\u2019établissement de fermes forestières, constitue enfin un précédent susceptible de provoquer à brève u héance le relèvement dp plusieurs villages du Québec.Sainte-Paule ne constitue pas une exception: ses 65 familles y reçoivent $55,-009 par année en allocations sociales, mais on pourrait sans difficultés donner plusieurs autres exemples, d'un côté ou de l\u2019autre du Saint-Laurenl, des villages vivant de secours sociaux devant des ressources forestières inexploitées.l 'idée de la ferme forestière, même si son application suppose des investissements proportionnellement supérieurs à celui nécessité pour des entreprises plus considérables, coûtera encore moins cher sur tous les plans que le \u201cservice social' généralisé.L\u2019expérience de cette collaboration entre l\u2019UCC de Rimouski, l\u2019International Paper et le ministère de Terres et Forêts gagnerait à être reprise ailleurs le plus tôt possible.Le ministre des Terres et.Forêts a parlé de la possibilité de 3,000 emplois forestiers dans le Bas-Saint-Laurent; combien d\u2019autres deviendiaient disponibles si on étendait ces mesures à LéchelU du Québec?Jocelyn LAVOIE par Amédée CAUDREAULT OTTAWA \u2014 Les Canadiens pourront donc suivre, du commencement à la fin, à la télévision, dans une quinzaine, le déroulement des prochains colloques fédéraux-provinciaux en matière de fisc et de constitution En offrant aux provinces une telle façon de procéder, le premier ministre Trudeau est prêt à sortir son jeu au grand jour et à laisser juger, outre les membres des diverses délégations, le peuple.On peut s'attendre à ce que les provinces, qui ont d'ailleurs déjà commencé par la voix de M.Robarts ces jours-ci à Toronto, essaient de '\u2018polariser\u201d d\u2019ici là le climat clans un secteur particulier: celui des pouvoirs fiscaux.Elles sont en présence d'une politique fédérale qui remonte déjà à 1966 et qui veut que lorsqu\u2019on est \u201cégaux\u201d, chacun a le droit d\u2019imposer des taxes quand il en a besoin D\u2019ailleurs, pour beaucoup, Ottawa a dans le domaine fiscal un droit prioritaire puisqu'il a besoin de leviers spéciaux pour soutenir la monnaie et l\u2019économie.On vient tout juste de voir comment la France et la Grande-Bretagne ont essayé de sauver leurs devises respectives avec de nouvelles laxes.Soit dit en passant, quand la crise du franc a eu ses échos aux Communes, aucun des députés crédit istes qui ont participé aux discussions n'a proposé, pour remplacer la formule de Bretton Woods, la doctrine de notre bon ami M.Caouette.Pour revenir aux prochaines conférences fédérales-pro-vmciales, rappelons encore que de récentes déclarations du premier ministre Trudeau, notamment au lendemain de la conférence des ministres des Finances de novembre, indiquent qu'Ottawa n\u2019est pas tellement attiré, à l\u2019heure actuelle, par une thèse voulant que le pouvoir central ne soit grand que lorsqu'il accepte de se rapetisser, de laisser gruger ses pouvoirs.M.Trudeau jouera gros jeu mais les premiers ministres provinciaux, dont certains ont des élections générales à l\u2019horizon, davantage.Si les provinces arrivent à Ottawa en présentant le gouvernement fédéral comme la pire institution qui soit au monde et s'adonnent à l'escalade des reproches sans toutefois, on l\u2019imagine, aller jusqu'à l\u2019ultimatum qui donne lui-même à son auteur un air un tantinet dominateur, que leur restera-t-il comme .vocabulaire de circons- tance à la fin des conférences ?Ce sera la première fois que le premier ministre Trudeau participera \u201cà son compte\", si l\u2019on peut dire, à pareilles conférences, puisque en février, il était ministre de la Justice aux côtés de M.Pearson.A cette conférence, MM.Trudeau et Johnson avaient rompu quelques lances et s\u2019étaient notamment traités de député de Bagot et de député de Mont-Royal.M.Johnson venait de se tailler un prestige énorme à la conférence télévisée de Toronto où, en passant, il s\u2019était présenté en Canadien, en partisan du maintien du Québec dans la Confédération.M.Johnson disparu, c\u2019est M.Bertrand, son successeur, qui a jusqu\u2019ici fort bien su tirer son épingle du jeu, qui fera ses débuts au \u201csommet\u201d, tou' comme M.Trudeau.Incidemment, tous les partis d\u2019opposition pourront envoyer des délégués aux prochaines conférences d\u2019Ottawa, à titre d'observateurs, donc de non-participants à ces discussions.Mais si, à la fin de chaque séance, tout ce monde s\u2019avise rie donner, devant la presse électronique et écrite, ses impressions, ses suggestions, voire ses critiques, l'affaire pourrait tourner à la foire électorale et, à des conférences subséquentes, il ne serait pas étonnant de ne revoir, comme jadis, que ies porte-parole des gouvernements, c'est-à-dire 1rs mandatés du peuple.On discutera donc de réforme constitutionnelle, notamment dans la veine chère à M.Pearson puis à M.Trudeau d'un bill des droits qui instaure-ait l'égalité linguistique complète au pays, de réforme du Sénat et de la Cour suprême, d\u2019assurance-maladie (où Ottawa pourrait consentir à un minime compromis mais n\u2019a pas l\u2019intention, semble-t-il.de passer pour un gouvernement que l\u2019on se vanterait avec fanfare d\u2019avoir maté), de télévision éducative, de droits miniers sous-marins et même de la vocation internationale des provinces si M.Bertrand le désire, de fisc (surtout), de disparités régionales, etc.en somme, surtout devant les caméras de la TV, avec autant de pain sur la planche, on va surtout manquer de temps.Et si certaines délégations ne comptent pas dans leurs rangs tel ou tel .pourtant important personnage fédéral ou provincial, on voudra bienveillamment ne trouver qu\u2019une seule raison pour pareille éclipse: les absents seront ou malades ou .peu téiégéniques.L\u2019OPINION DU F\"'Aa#' g o Fvt i) Demandes à Radio-Canada Un monde de gestation M.Laurent.Picard, directeur Radio-Canada.Monsieur le directeur, Nous avons toujours cru que la Radio et la télévision devaient servir le public de manière à Laider au point de vue récréatif, culturel et moral.Cependant, nous sommes à même de constaler qu\u2019un courant mal sain passe souvent sur nos ondes.Comme chrétiens, nous avons le devoir rie nous engager dans la luiIe pour défendre les valeurs de notre foi et nous sommes décidés de le faire.Nous sollicitons votre bienveillante attention sur les recommandations qui suivent: 1.\tNous voulons le rejet rte certains programmes de Radio-Canada, montrant des films pornographiques.2.\tNous voulons une révision de |a programmation.3.\tNous voulons la cessation de cette propagande prônant avec bravade, et sans gêne la sexualité dans le sens le plus dégradant du mot, nions en exemple une présentation toute récente: \u201cTon sexe et l\u2019autre\" télévisée à l\u2019émission, Femmes d\u2019aujourd\u2019hui, le 15 octobre dernier, soit disant destinée à faire Linitlation sexuelle de nos jeu nés, à l\u2019intérieur de nos écoles et dans nos loyers.Nous ne voulons pas de rjffte méthode d'information mi d'enseignement parce que perverse, nocive et nauséabonde î Nous, parenls de la Province de Québec, ne tolérons pas, que les commissions scolaires se servent de ces films, disques et manuels pour instruire les jeunes de nos écoles.Les premiers responsables pour faire l\u2019éducation A l\u2019amour sont bien 1rs parents aidés des professeurs et des prêtres.Nous nous élevons contre le cinéma, la télévision, les journaux, les revues et livres et toute propagande affichant l\u2019érotisme, l'homosexualité, la pornographie qui entraînent la dégradation et.le crime dans notre monde.Lies adolescents en veine de confidences se disent eux mé mes dégofités et saturés de voir et d'entendre parler de sexuali té.Monsieur le Directeur, des parents éveillés vous observent et sont déçus depuis longtemps: ils reviendront A la charge s\u2019il n'y a pas d\u2019amélioration.Nous espérons que notre in tervention recevra toute la considération que nous sommes en droit d\u2019attendre de notre poste d\u2019Etat.Radio-Canada devrait agir de manière à s\u2019attirer l\u2019estime des citoyens qu'il dessert et leur présenter des programmes de plus haute valeur morale.Bien A vous, Mme Mackenzie HOUDE, 15 rue Rntrel, Lévis.Si la civilisation de demain ne suscite pas des chefs d\u2019entreprises hab.tés de sagesse, elle écrasera l\u2019homme.Et son succès sera son tombeau.Mais si elle est guidée par des sages animés d'un esprit ancien et nouveau, alors l\u2019humanité pourra sans doute éviter des catastrophes et connaître une période lucide.Jean (lUltton Noyé au milieu des idéolo-g.rs, des caprices et des appé-t ts, ayant rejeté toute discipline, l\u2019homme de notre époque craint, à juste titre, le vent ré-v.lutionnairr qui souffle sur le monde.Ce n\u2019esl pas lanl que tout soit remis en question qui inquiète mais bien plus nos nihilisies nouvelle vague qui, avec nge.s'acharnent à vouloir tout dé truite plutêi que de réaménager et de transformer.Pour eux, comme i! a été si bien dit: la religion est devenue une super-cnene, la politique un scandale, la famille \u2018un noeud de vipè ns \", l'enseignement une dénia gogie d'impuissance et d\u2019incompétence la justice une plaie so fialp, et le sexe la seule exprès sion de l'Amour .Les ieunes qu, en règle géné raie refusent systématiquement toute forme d'autorité nous disent, avec une brutalité et un sans-gêne qui déroulent, et auxquels nous n'étions pas habitués.qc'ils n'acceptent pas les impératifs d'une technique pour qui la culture est une chose ac-itssoire, et qu\u2019ils ne croient ntus en une civilisation d'abondance dont la vision, obscurcie par l'épaisseur d'un matérialisme envahissant, ne semble plus «.uabie de déceler la dimension liij\u2019iaine du monde.Où tout cela mènera-t-il.et quelles sont les solutions?La ropons» n'est pas facile.Une chose cependant est bien évidente: tes mouvements de contestation (autre mot qui fait fureur) que nous connaissons indiquent assez clairement qu'un système capitaliste, dont les tenants raisonnent en termes d'é-c 'mimique stricte et s'inspirent de In seule loi du gain, ne répond plus aux exigences rie cette société juste à laquelle aspirent tous les peuples de la ter-io.John Galbraith a du à ce su.ie*.dis paroles susceptibles de nous faire réfléchir: \"Si les objectifs économiques s'avèrent les seuls objectifs valables rte notre société il arrivera alors que le système industriel dominera l'Etat.Mais si au contraire notre vision du monde envisage d'au 1res obierlifs, l'empire industriel sera contenu dans sa sphère propre et deviendra le collaborateur d'un Mat qui a pour mission d'envisager globalement le mieux-être de la société Le problème est là.Notre système industriel est terriblement exigeant, et il faut espérer qu'il ne réussira pas à imposer A notre société ses seuls objectifs .On peut se demander si la mise en accusation d\u2019un système qui nous a quand même bien servis, n'est pas, en grande partie, due à l\u2019impréparation culturelle d\u2019un trop grand nombre de nos dirigeants, impréparation qui les empêche d'appréhender dans leurs racines et leurs prolongements les problèmes nouveaux auxquels nous sommes confrontés.Dans notre monde en transformation le chef, dans uuelque domaine que ce smt, d'ip être autre chose qu'un sunple spécialiste, il lui faut élargir son potentiel intellectuel et moral et dépasser sa spécialité d'orig.ne.Une nation livrée aux seuls technocrates, risque tous les séismes de civilisation: il nous suffit de voir ce qui s?passe pour en être convaincu La promotion cultureüe des cadres est une absolue nécessité dans une société démocratique et elle incombe à toutes tes entités publiques ou privées déten-tnces dune responsabilité sociale, car il nous faut, plus que jamais des dirigeants à l\u2019esprit droit et au jugement sain, qui n'auront pas l'entêtement du spécialiste, et qui sauront mieux ce reprendre les nouvelles rf i.ition.-, humaines ci sociales d un monde en gestation.Notre civilisation donne les si gner, de déséquilibre d'un mon Mc qui sc cherche et son avenir immédiat nous fait peui M;m malgré un' matérialisme étouf fant, elle porte en elle d'ex tiaordma.ires ferments qui, il faut l\u2019espérer, lui permettront de se dépasser, de s'élargir et de susciter un univers inédit.o,us humain et plus fraternel où l\u2019nomme ne sera plus pour l\u2019homme un fauve astucieux et cruel, mais un frère.Cela exigera un effort que beaucoup se refusent de faire, et les malheurs du monde, a-t-on dit avec raison son* en majorité imputables aux braves gens qui ne sent rien rie plus que des braves grns: indifférents aux responsa-h lités et ignorant le sens profond de l'effort.On peut se demander si le déséquilibré que nous connais s ais n'est pas avant tout la crise d'âme d'un rjonrip orgueil- leux de son savoir pour qui le o en-être matériel prévaut sur tes valeurs spirituelles C\u2019est d ailleurs te sens du message que nous livrait Lady Asquith c>-tte grande dame de la politique anglaise, lorsqu'elle faisait dire à son personnage: \"Le moment est venu de faire la pause qui donnera à nos âmes le temps de rattraper nos corps\u201d., Roger-H.Stanmn 142fl De-Villars, Sillcry L\u2019OPINiON DU LECTEUR le Soleil me» gratuitement cett# rubrique o la disposition de *e« lecteurs pour leur permettre d'exprimer leur opinion sur des questions d'octuolite et de» problèmes d'intérêt public Il se garde en tout temps le Hrn(t de procédé» o un choix dons les lettres qu il reçoit donnant In preference o celles qu'il juge les plus intéressante», le» plus opte* o retenir I attention du plus grand nombre de lecteur» Seront ecortpç» les lettre» qui const.tuent de la propcigondn en faveur d'un groupement, d'un* idee ou d'un parti politique celles qui traitent de problème» itrktemen» personnel» lo direetton du Soleil i
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