Le soleil, 12 octobre 1967, jeudi 12 octobre 1967
[" Prévisions atmosphériques Nuageux demain, avec périodes ensoleillées.Frais.Max.et min.: 50 et 30.(Voir détails en page fil) ?64 PAGES SOLEIL 70e ANNEE \u2014 No 242 QUEBEC.JEUDI 12 OCTOBRE 1967 PRIX DIX CENTS Dans Le Soleil aujourd\u2019hui Ann classées 57 à Sft\tMots croisés\tfiO V Québec auj.\t2fi\tP.féminines 49 à\t54 Bandes illustrées\t4fi\tRadio-TV\t44 Bridge\t59\tServ.des signaux\t«1 f>écès\tfil\tSpectacles 2fi et\t27 Finance 55 et 5fi Sport\t5.4 à 43 Horoscope\t9 La grève à la CTM Johnson pourrait convoquer une session d'urgence pour mercredi mm T i Par Normand GIRARD Une tâche colossale attend le premier ministre du Quebec, M.Daniel johnson, à son retour des îles Hawaii, où il s\u2019est accordé un mois de repos, si l\u2019on en juge par l\u2019activité fébrile qui marque les milieux politiques et gouvernementaux depuis quelques jours.Life: M' r%.(/ mM JJUJ Les grévistes du transport en commun de Montréal ont simulé, hier, les funérailles du juge Francois Chevalier, qui avait vainement tente comme médiateur, de régler leur différend avec la CTM.\t(Télépholo PC L'injonction peut s'appliquer, même aux grévistes qui démissionnent Par Michel TRUCHON et Gilbert ATHOT Tes événements se sont précipités au cours de l'après-midi et en soirée, hier, dans le conflit du transport en commun de Montréal.Pendant que le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, l\u2019honorable Frédéric Do-rion, accordait, hier soir, à 8 heures, l\u2019injonction demandée par le gouvernement et ordonnait aux quelque fi.000 grévistes de retourner au travail, ces derniers menaçaient de remettre leur démission en bloc à la Commission de transport de Montréal.De son côté, le premier ministre suppléant, M.Paul Dozois, a affirmé à l\u2019issue de la séance du Conseil des ministres, sur l\u2019heure du souper, que les employés de la CTM seraient toujours considérés comme des grévistes même s\u2019ils remettaient leur démission en bloc et qu\u2019ils restaient sujets aux pénalités de la loi.\u201cTibre à eux de poser un tel geste, mais ça ne change en rien leur statut de grévistes\", a- (Dojois) t-il lancé aux journalistes qui lui demandaient sa réaction face à la décision des employés de la CTM de démissionner en bloc.La plupart des 2.500 grévistes qui ont assisté, hier, à une assemblée de masse, à Montréal, ont signé leurs démissions et les ont remises à la direction des syndicats nationaux.INJONCTION ACCOR DF.F C\u2019est à huit heures, hier soir, que le juge en chef de la Cour (Suite à la page 2, 3e col.) Pots-de-vin à des policiers Gros rebondissements \u2022Gérard Moisan \u201cT\u2019affaire des pnts-dc-vin qu'auraient reçus de certains garagistes des agents de la police municipale aura de gros rebondissements\", a déclaré hier soir un membre du comité exécutif de Québec.M.Gérard Moisan a ajouté que l'enquête demandée par les autorités mu- nicipales au ministre provincial de la Justice se poursuit activement et \u201cqu\u2019on peut s\u2019attendre à des développements importants\".Et d\u2019ajouter: \u201cCa va jouer dur\".Te commandant Lucien Dos- (Suite à la page 2, 3e col.) t Te chef de l\u2019Union nationale, dont le retour est prévu pour le 16 octobre à Québec, pourrait bien avoir ê diriger dès le mercredi suivant (le 18) une session d\u2019urgence en vue d\u2019étudier et de trouver une solution du conflii à la Commission des Transports de Montréal, selon les observateurs De plus, l'on sait d\u2019ores ei dé ià que le chef du gouvernement doit convoquer un caucus de deux jours des députés de son parti en vue de préparer les modalités de l'option constitutionnelle que le Québec mettra de l\u2019avant au cours des négocia fions avec les provinces et le pouvoir central.Tn effet, le gouvernement québécois prendra une part ac live à la conférence interprovin ciale du 2fi novembre, à Toron to, convoquée par M.John Rn harts et portant \"sur le Canada de demain\".PROJET DI.MEMOIR) A l'heure actuelle le sous-mi nistre des Alfaires Intergouvernementales, M.Claude Mctin, et toute son \u201carmée\u201d de spécia listes sont à mettre au point un projet de mémoire susceptible d\u2019être présenté à cette occasion.Te document sera remis pour étude à M.Johnson dès son retour.Nul doute que celui ri voudra en discuter avec ses \u201cconseillers politiques\", le soumettre ensuite à ses collègues du cabinet puis aux députés de son parti à la faveur du caucus dont la tenue est prévue.RESTRUCTURATION D\u2019autre part, en tant que chef de parti, M.Johnson sera appelé à ratifier un projet de res-ructuration des cadres du parti au niveau supérieur de manière a assurer la coordination du travail a cet échelon.Rappelons que Me Mario Beaulieu, chef de cabinet actuel de M.Johnson, doit abandonner cette fonction (Suite à la page 2, 1ère col.) Une autre grève louche huit hôpitaux Dl.RNI! RI HEURE Quelque 80 employes de la buanderie de l\u2019hôpital de l'Enfant |csus, buanderie qui dessert huit hôpitaux de la ville et de la region de Quebec, sc sont mis en grevé, ce matin.Le responsable de la buanderie, M Prcfontaine, participait à une réunion d'urgence ce midi et il a etc impossible de le rejoindre.Un aérobus plonge dans la mer; aucun survivant NICOSIE.Chypre.(UPI, PA, AFP) \u2014 Un avion de la BEA.ayant ê son bord 59 passagers et 7 membres d\u2019équipage, s\u2019est écrasé en mer a 5h.l7 ce malin, entre Rhodes et Chypre, soit à environ 35 milles de (astellon zo, dans le Dodecanese.Il n y a aucun survivant.Plusieurs naviies qui sont ac courus sur les lieux de la Iragé die ont dit avoir recueilli 21 cadavres, sur les fin personnes disparues.Tes débris de l\u2019appareil «ni été aperçus par le pilote d\u2019un avion de la RAF (Royal Air Force) trois heures après l\u2019accident, soit a 8h.J4 a.m.heure locale.Vingt et un des passagers el les trois membres de l\u2019équipe de pilotage étaient britanniques.Les 38 atilres passagers et les quatre autres membres de l\u2019équipage étaient des Grecs el \u2022 /f Al -V /J J il // i! il y /\t/ I f / ?tricot simple laminé Cette saison, Twik vit en tricot neuf.En Technicolor.Passe du vert luisant au bleu métallique.Du brun au jaune.Du gris au blanc cassé.Voici deux variations à ceinturer ou pas de cuivre et d'écaille.A droite - Un étui mince à col officier.A sortir tôt ou tard.Glissière au dos.A gauche La robe-chemisier vraiment pour toutes.Longue patte de boutonnage.Boutons dorés.Tailles: 7 à 16.Et quel bas prix! $20.LE MANTEAU DE NYLON MATELASSÉ Pour défier le temps sous toutes ses formes, Twik porte manteau de nylon-plume tout piqué.Tout chaud.Isolé, ouatiné de loftine.Super léger.A noter le nouveau jeu de piqûres.A droite - Taillé près du corps.Fermé loin sous le col.Boutons dorés.A gauche -Un nouveau classique.Presque droit.Croisé haut.Col cranté.En bleu sarcelle, noir ou chocolat.$45, 2 Qufbfç et Piece $t* Pov gratui facMe eu Ger«g§ Oeuveeu.||Nôl>^AAi5j|AAL>jyV(T>||ML^!AAi>jlANi>(y\\Ai>|pAPjl/VU.>)IML>|)A/\\l r 1 Chez les libéraux provinciaux Controverses et surexcitation par Normand GIRARD Les esprits s échauffent et la controverse surgit chez les libéraux provinciaux à 24 heures de l\u2019inauguration de 1 un de leurs plus importants congrès général annuel.D une part Me Marc Brière nie au Comité des affaires constitutionnelles du parti la paternité de la résolution et du document l'accompagnant rendus publics, mardi après-midi.D\u2019autre part, M.Henri-Arthur communautés religieuses dans Dutil fils, ex-secrétaire général le domaine social; de la FLQ, s\u2019en prend verte- Le Soleil.Québec, jeudi 12 octobre 1967 *** 3 \u2014 M.André D\u2019Allemagne, séparatiste reconnu et collaborateur à la revue Parti-Pris, organe de l\u2019extrême gauche au Québec, était présent aux côtés de M.Lévesque, le 15 septembre.M.Dutil déclare qu\u2019il préfère infiniment mieux servir la cause du Québec avec des hommes comme Jean Lesage, Eric Kierans et les membres de l\u2019équipe libérale.\u201cJ\u2019aime mieux, dit-il, cette équipe que le petit groupe de qui vous savez dont les réunions ont lieu le soir au restaurant St-Tropez à Montréal au milieu d\u2019une cour de gauchistes barbus.\u2019\u2019 ment à M.René Lévesque qu\u2019il accuse de vouloir instaurer au Québec un régime d\u2019extrême gauche.Enfin, d\u2019autres voient des contradictions entre le texte de la résolution et le document contenu dans le rapport du Comité des affaires constitutionnelles et présentés comme tels aux journalistes mardi après-midi.Interrogé hier au sujet de la prétention de .Me Marc Brière.le chef du parti libéral, M.Jean Lesage, a dit endosser entièrement les explications apportées par le président de ce comité.Me Paul Gérin-Lajoie.A l\u2019instar de M.Gérin-Lajoie, M.Lesage a déclaré que le Comité des affaires constitutionnelles avait procédé, mercredi soir dernier au Club de Réforme de Québec, à l'étude et à la discussion du document appelé \u201cla formule Gérin-Lajoie\".Des modifications ont été apportées sur place au document et le Comité a confié la tâche à un sous-comité, en l\u2019occurence le comité exécutif du parti de réaménager certains sous-chapitres et d\u2019inclure une résolution tirée de ce document.\u201cLe texte sur la constitution avait déjà reçu un accord de principe mercredi soir, a signalé M.Lesage, et un comité de rédaction a été chargé de remettre le tout en forme.La déclaration de M.Gérin-Lajoie est exacte\u2019\u2019.Un autre membre du parti libéral a exprimé l\u2019avis à ce.sujet que le document annexé à la résolution ne représente qu\u2019un outil d\u2019arrière-plan et que ce qui constituera la politique officielle du parti en matière constitutionnelle ne sera que le texte de la résolution qui est proposé aux délégués, si elle est acceptée.Les observateurs se demandent maintenant ce qui arrivera du document proposant les modalités d\u2019un statut particulier pour le Québec si les délégués ne sont appelés à se prononcer que sur la résolution tirée de ce document et forcément moins élaborée, moms précise et moins complète?UNE MAUVAISE COPIE Quant au ministre des Affaires culturelles du Québec, M.Jean-Noël Tremblay, appelé par les journalistes peu avant une séance du cabinet provincial à exprimer son appréciation sur le genre de statut particulier proposé par les libéraux, il a déclaré: \u201cC\u2019est une mauvaise copie du programme de l\u2019Union nationale.\" Il a ajouté qu\u2019en ce qui concerne M.Lévesque \u201con ne sait jamais ce qu\u2019i! va déclarer d u-ne journée à l\u2019autre\u201d.M.Tremblay faisait allusion à la plus récente déclaration du député de Laurier selon laquelle saj^ qU\u2019j] n'y a guère que 5,000 il se ralliera au désir de la majorité.\u201cAttendez ce qu\u2019il va redire demainl Etes-vous capables de suivre la pensée de M Lévesque?Qu\u2019un homme modifie sa pensée à différentes circonstances.c\u2019est une preuve d\u2019intelligence; mais passer d\u2019une position à l\u2019autre de façon contradictoire .DUTIL-LEVESQUE Quant à l\u2019ancien secrétaire général de la FLQ, il s\u2019en prend vertement au député de Laurier, L\u2019escalade de M.Lévesque, déclare M.Dutil dans un communiqué remis à la presse, ne s\u2019arrêtera pas au séparatisme.\u201cLes membres du parti libérai et la population ont le droit de savoir où il va.J\u2019affirme que le séparatisme n\u2019est pas le dernier échelon.C\u2019est un levier vers l'établissement au Québec d\u2019un régime d\u2019extrême gauche.\u201d M.Dutil fait état de certains incidents qui selon lui démontreraient l\u2019attitude \u201cd\u2019extrême gauche\" du député de Laurier: \u2014\ten 1964-65, le groupe Lévesque s\u2019emploie à détruire systématiquement le travail accompli par la FLQ en vue de promouvoir l\u2019économie rurale; \u2014\u2022 en 1966, M.Lévesque s'attaque à plusieurs reprises à l\u2019entreprise privée, particulièrement au réseau de radio et de télévision; \u2014\ten 1966, il exprime publiquement son mépris et s'attaque injustement a .'action de» sV DOCTORATS HONORIFIQUES \u2014 M.Robert SWield et trois des sept premiers minishes provincioux qui étaient à Montréal, hier, pour recevoi des doctorats honorifiques de l'université MrGill causent ensemble après la cérémonie qui a eu lieu tu Fo'um de Montréal.Ce «ont, de gauche a droite, M Stnrfield, nouveau chef du parti conservateur-progressiste; M Ernes* Manning, premier de l'Alberta.M.Louis Robichaud, pren-.ier du Nouveau-Brunswick, et M.A C Bennett, premiei Je la Colombre-Britc nnique (Photo PCI Dans une lettre lue lors de la remise de doctorats.Johnson: le Québec désire travailler pour un véritable fédéralisme canadien France entière prêterait au Québec L\u2019emprunf que l\u2019Etat du Québec envisagerait de faire en France prendrait la forme d\u2019une émission d\u2019obligations à laquelle tout le public français serait invite à souscrire.Ce serait la première fois qu\u2019un emprunt de ce genre serait lance hors le Canada et les Etats-Unis par le gouvernement de la province.Avec A médee GAUDREAULT Recul néo-démocrate, en Saskatchewan OTTAWA \u2014 Le gouvernement \u201clibéral\" Thatcher a augmenté sa majorité, hier, en Saskatchewan, sur le parti CCF-NPD qu\u2019il avait délogé de justesse du pouvoir en 1964.Ce résultat va davantage porter atteinte au prestige du parti néo-démocrate qu'il ne va accroître celui des libéraux, car il est reconnu que M.Thatcher, qui réclamait un \"front commun contre le socialisme\u201d, avait aussi bien à ses côtés des libéraux que des créditâtes et des conservateurs, ces derniers rs\u2019en tirant encore une fois avec des miettes, leur leader, M.P.Pederson, perdant même son siège, ceci dans une province où ils détiennent tous les comtés dans le domaine fédéra!.Cela n\u2019aidera pas son plus le NPD en Ontario où des élections générales auront lieu le 17 octobre et où, un certain temps, il y a environ un an, ce parti paraissait avoir des chances de supplanter les libéraux au second rang.A la dissolution, en Ontario, les conservateurs détenaient 75 sièges, les libéraux, 20, et les néo-démocrates, 8.Le blason de M.Tommy Douglas, chef national du NPD et ancien premier ministre de la Saskatchewan, qui a participé fort activement à la campagne dans son ancienne province, n'en sera pas enjolivé.La Saskatchewan, seule province où les néo-démocrates n\u2019aient jamais accédé au pouvoir (pendant 20 ans), se détourne donc davantage d'eux.M.Woodrow Lloyd, successeur de M.Douglas à l\u2019automne de 1961, dont c'était la seconde défaite, puisqu\u2019il a perdu l\u2019élection de 1964 .comme premier ministre, devra probablement démissionner comme leader, et son successeur pourrait bien être M, Allan Blakeney, avocat originaire des Maritimes qui est déjà son adjoint.En 1964, démarrant avec un désavantage de 17 sièges contre JS.les libéraux avaient fait élire 32 députés contre 26 pour te CCF-NPD et 1 pour le parti conservateur.Incidemment, comme en 1964 et .souvent dans le passé, les majorités des vainqueurs sont souvent minces et les résultats définitifs dans un grand nombre de comtés n\u2019ont donc été connus que tard la nuit dernière.I! n\u2019y a rien d'élonnanf à cela quand on 6,000 ou 7,001) votants dans la plupart des comtés de la Saskatchewan, province d'à peine un million d\u2019âmes où l'on comptait, hier, 59 circonscriptions pour 538,689 électeurs inscrits.Les néo-démocrates, qui avaient surtout conservé leurs châteaux forts urbains grâce au vote des travailleurs en 1964, ont glissé là aussi celle fois.La campagne électorale en Saskatchewan s'est surtout livrée, a-t-on dit, à la télévision, à la radio et dans les journaux.M.Lloyd soutenait que l'opposition de la presse lui \u201cgagnait\u201d des votes.(Le dernier grand journal néo-démocrate au pays a été \u201cLa Presse\u201d, de Montréal, à l\u2019époque de M.Gérard Pelletier, quand on y indiquait en page éditoriale que .\t.personne, sauf qui les signait, n\u2019était responsable des éditoriaux de ce quotidien).Une partie de la campagne électorale a porté sur l\u2019industrialisation de la Saskatchewan.M.Thalcher étanl accusé de \u201cvendre\" la province aux Américains, tandis que les libéraux affirmaient que.sous les néo-démocrates, leur province se dépeuplait, perdait des industries au lieu d'en acquérir, tandis que la fonction publique devenait un antre de favoritisme Durant la campagne, les libéraux ont affirmé que des fonctionnaires \u201csocia-listes\" agissaient comme \u201cinformateurs\" de l'opposition.M.Thatcher, qui fut jadis député CCF à Ottawa avant de quitter ce parti pour devenir chef libéral provincial en 1959, combat aujourd'hui aussi furieusement le \u201csocialisme\" qu'il le défendait jadis et il a même .éliminé de sa biographie officielle toute allusion à sa carrière au sein du CCF.M.Thatcher, qui est également loin de toujours s\u2019entendre avec MM.Pearson et Sharp à Ottawa, a mené sa barque sans l\u2019aide des \"fédéraux\", adoptant parfois des politiques empruntées à ses voisins .de droite, Manning et Bennett, de l\u2019Alberta et de la Colombie-Britannique.Les néo-démocrates ont promis sans .hésitation; une deuxième route transcanadienne, des médicaments gratuits, des nouvelles industries, etc.M.Thatcher a \u201cflirté\u201d avec les conservateurs, faisant restaurer la maison natale de M Diefenbaker et laissant entendre que celui-ci pourrait sûrement faire un bon lieutenant-gouverneur pour la Saskatchewan.M.Thatcher est donc un ancien tenant du socialisme qui abhorre celui-ci, il est libéral, mais à sa façon, et ne déteste pas tellement les créditistes ou les conservateurs.En somme, un politicien à ., .statut particulier.Notons encore que le fait, pour les néo-démocrates, de se proclamer, à Ottawa, favorables au rapport Carter, donc à la taxation des gains de capital, n a pas plu outre mesure aux propriétaires de fermes de la Saskatchewan.On n'a guère parlé rie l\u2019assurance-maladie, à propos rie laquelle les médecins avaient déclenché une grève à a veille de» elections rie 11*64.MONTREAL (PC) \u2014 Dans le cadre de sa semaine du Centenaire, l\u2019université McGill de Montréal a rendu hommage, hier, aux premiers ministres et à un ancien premier ministre des dix provinces du Canada.La cérémonie de remise des doctorats et certificats, qui s'est déroulée au Forum de Montréal, a été présidée pat le gouverneur général, M Roland Miche ner.Sept premiers ministres, ainsi que M.Robert Stanfield, ancien premier ministre de la Nouvelle-Ecosse devenu leader du parti conservateur national, étaient présents à la cérémonie.Mme Daniel Johnson a accep te un doctorat honorifique en droit conféré à son époux, le premier ministre du Québec, qui se remet présentement d'une attaque de phlébite, à Hawaii.M.Ross Thatcher, de la Saskatchewan, a été retenu chez lui à cause des élections provinciales» et M.G.I.Smith, premier ministre suppléant de la Nouvelle-Ecosse, était absent éga-iement.Le premier ministre manito-bain, M.Duff Roblin.qui avait déjà reçu un doctorat honorifique en droit de cette université, a obtenu un certificat du Centenaire à l'occasion de cet événe-/nent.Les six autres premiers mini-ares ont reçu des doctorats honorifiques des mains du chancelier Howard I Rofs, et chu cun d\u2019eux a pris la parole brièvement.Eaisanl allusion à l'absence du premier ministre de la Saskatchewan, le directeur de McGill, M.H.Rocke Robertson, a déclaré que M.Thatcher \"avait bravement choisi cette journée pour s\u2019abandonner à la merci de son électorat au lieu de se réfugier dans la sécurité d'un doctoral honorifique.\" Les premiers ministres qui participaient à la collation furent: MM.W A C.Bennett, de la Colombie - Britannique; K.C.Manning, d\u2019Aiberta; John Robarts, d\u2019Ontario; Alexander Campbell, de l\u2019Ile - du - Prince Edouard; Louis Robichaud, du Nouveau \u2022 Brunswick; Joseph Smallwood, de Terre - Neuve, ainsi que M.Roblin.VRAI FEDERALISM! Dans une lettre adressée à M.Robertson, M.Johnson a déclaré que le gouvernement du Québec désire travailler pour un \"véritable\" fédéralisme canadien.Le premier ministre québécois a lait savoir que sa province veut, trax'aiiler de concert avec les autres provinces à éta- blir un fédéralisme qui permet trait à tous les citoyens du Canada.qu\u2019ils soient francophones ou anglophones ou peu Importe leur origine, a se sentir chez eux n'importe où dans ce vaste pays.I a lettre a été lu (y par M Robertson au cours clos cérémonies.Aussi longtemps qu'il occupera son poste actuel, a dit M.Johnson, lous les citoyens de sa province seront considérés corn me des égaux et les institutions d\u2019enseignement anglophones auront droit aux mêmes privilèges que celles de langue française, AUI RI S MESS AGI s M.Stanfield a déclaré que les citoyens de la Nouvelle-Ecosse ne craignaient pas pour l\u2019avenir du Canada.\"Les Canadiens n\u2019ont pas encore appris à vivre dans un état d\u2019harmonie parfaite, a-t-il dit, mais tm jour nous v parvien rirons.\" M.Robichaud a également déclaré que le jour où sa province est devenue partie intégrante de la Confédération, ce jour-là, \"nous croyions en l'avenir de l'union .et nous y croyons encore aujourd\u2019hui.\u201d Quant a M, Campbell, l'an 1967 est celui \"de la destinée\" Le journal français \"Notre République\u201d porte-parole des ministres et des députés gaulhs les fait état de cette possibilité dans sa publication du 29 septembre, on disant qu'un autre projet de coopération France Québec est envisagé: le lancement à Paris d'un emprunt d\u2019Etat québécois que plusieurs ban ques se chargeraient ici de faire souscrire.ITNTEREI Certains interlocuteurs à Québec soutiennent cependant quYs voient difficilement le Québec entrer sur le marché des obltga lions en France, a cause du taux d\u2019intérêt élevé dans ce pays, soit environ 1.5 pour cent de plus que celui du marché américain qui se situe entre cinq et six pour cent.La provin ce devra aussi fournir des ga t unties et fournir les raisons précises de cet emprunt.Pour tes raisons, des spéua listes de la finance déclarent que l\u2019emprunt du Québec a la France ne pourra être que nominal, c\u2019est-à-dire quelques militons de dollars remboursables à court terme.Mais sur le plan stratégique cette tractation financière au-tait des conséquences à long ternie.La province accepterait de payer un taux d'intérêt supérieur a celui du marché américain pour tenter de retirer d\u2019autres avantages sur le plan des relations commerciales avec la France et les autres pays du Marché commun L\u2019auteur de l\u2019article de \"No tre République\", Claire Barsal, affirme que différentes personnalités du monde de la finance en France ont du être au courant des pourparlers en cours sur ce projet entre la France et le Québec Bien qu'elle explique que la nouvelle n'a pu être confirmée par les autorités gouvernementales, elle dit qu'il s'agirait d'un emprunt d'Etat à l'échelle populaire devant, solliciter les petits et les gros ép,ii g liants.Silence approbateur des Anglais du Québec \u2014 lord MONTREAL (PCI M.Richard LM Lord, vice president anglophone de la Fédération libérale du Que bec, a déclaré hier que le silence des Québécois an glophones en matière de sé paratisme est interprété comme une approbation ta cite de ce qui se passe ici \" Office de la jeunesse: les \"accords-cadres\" Martin veut que soient respectés Le ministre des Affaires extérieures du Canada, M.Haul Martin, étudie présentement le projet de création d'un Office franco-québécois de la jeunesse Si le projet des deux gouverne ments n\u2019entre pas dans le cadre des accords signés entre la France et Ottawa en 1965, le fédéral verra à ce que la France les respecte.Rappelons brièvement que le ministre français de la Jeunesse et des Sports, M.François Missoffe, a suggéré, lors d\u2019un séjour au Québec au début du mois, la création d'un tel Office.Les échanges porteraient sur 12 points précis dans le domaine de la jeunesse, des loisirs et des sports.Le Conseil des ministres du Québec avait donné son accord de principe à la proposition de M.Missoffe.Les dépenses de l'Offii e seraient défrayées pu.'es deux gouvernements et le tout nécessiterait un budget de quelque $H millions.M.Martin a fait sa déclaration au cours d'une entrevue télévisée.Le ministre a précisé que si l'entente projetée n'entre pas dans le cadre des accords signés en '65, c\u2019est alors qu\u2019Ottawa interviendrait, puisque de telles ententes doivent être signées entre deux gouvernements souverains, en T occurrence Ottawa et la France Au cours de l'entrevue, sur le réseau anglais.M Martin a révélé que les relations France-Canada étaient bonnes et qu'elles n'avaient aucunement été affectées par la visite du général de Gaulle, oour le moment.L'homme politique a signalé qu'il a, jusqu'à maintenant, maintenu des relations normales avec la France et qu\u2019il s'était entretenu, il y a une dizaine de jours, a New York, avec le ministre des Affaires étrangères de France \u201cNous avons discuté de beaucoup de choses\u201d, a-t-il dit.Il a ajouté que l'ambassadeur de notre pays en France entretient, lui aussi, des relations normales avec le gouvernement français.Abordant ensuite les relations entre Canadiens français et Canadiens anglais.M.Martin a admis qu\u2019il y avait \u201cun véritable problème\u201d \"Mais, a-t-il continué, nous résoudrons ce problème.La révolution tranquille au Québec est une bonne chose Je pense que les discussions présentes nous dévoilent des choses qui n\u2019étaient pas, autrefois, apparentes.Je n\u2019ai aucun doute que nous maintiendrons l'unité du pays.Car.ce n'est pas la première fois que la question est soulevée.La giande majorité des Québécois aiment le Canada.Ils veulent en maintenir l\u2019intégrité Cependant, nous devons admettre qu'il y a recrudescence d\u2019intérêt linguistique et culturel -
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