Le soleil, 15 mars 2003, Cahier 4
[" Cahier I) LE SOLEIL Le samedi 15 mars 2003 1 Entrevue Un Fideen à l'OTAN D3 m Elections Le signal de depart D4 RESEAU DE PROSTITUTION JUVENILE Le cours tranquille de la justice Le rythme de l\u2019appareil judiciaire et l'ampleur de la preuve laissent entrevoir de longues procédures ARCHIVES U SOI HI La prorureure de la Couronne Geneviève Lacroix fait face a une horde de journalixtes à sa xortie de la cour.Im preuve, danx la trex mediatixée ({/faire de proxUtution juvénile, a atteint un tel volume que le procureur initialement chargé du doxxier, M'Marc-Denix Quintin.a dû x 'adjoindre Vf\u2019 Iai croit et Michel Green pour l'aider.¦ Il y a trois mois, la bombe explosait à Québec.Depuis, les procédures judiciaires se sont enclenchées dans le sillage de l'Opération Scorpion menée par la sûreté municipale de Québec.Et trois mois, au rythme du svstè-me judiciaire, c'est bien peu.Sauf une exception, tous les présumés proxénètes et présumés clients du réseau de prostitution juvénile en sont à franchir le cap de l\u2019enquête préliminaire.C\u2019est du moins la situation de la vingtaine d\u2019hommes arrêtés en décembre car il ne s'agissait que d\u2019une première vague d'arrestations.Une autre reste à venir.Cette seconde vague, cependant, il faudra encore l\u2019attendre durant quelques semaines et, contrairement à plusieurs rumeurs qui ont circulé au cours des dernières semaines, elle n\u2019aura rien de bien renversant ni de bien explosif.Moins que la première en tout cas.Bien sûr, des noms connus apparaîtront aux côtés de ceux de Robert Gillet, Jacques Racine, Claude Mailloux, Yvan Cloutier et compagnie, mais tant en nombre qu\u2019en notoriété, cette seconde vague n'aura rien de comparable à la première.Et ce n'est pas que les policiers de Québec n'ont pas travaillé.La preuve, les trois procureurs de la Couronne affectés au dossier Scorpion en sont encore à éplucher la montagne de documents et d\u2019enregistrements vidéo et audio.Il y en a tellement que le seul procureur désigné au début pour s'occuper du dossier, Me Marc-Denis Quintin, a vite été enseveli et qu\u2019on a dû constituer une équipe de trois personnes en ajoutant deux procureurs du Bureau de la lutte au crime organisé du ministère de la Justice, Me Michel Green et Me Geneviève Lacroix, cette dernière jouissant déjà d'une réputation enviable à Québec, où elle a fait sa marque dans plusieurs causes d'envergure.Bien plus, cette équipe et sa preuve prenaient tellement de place qu'il a fallu les déménager du palais de justice de Québec au « 1200.de l'Église», comme on dit communément dans le milieu pour désigner le ministère.Le procureur-chef de la Couronne à Québec, Me Jean Lortie, jure ses grands dieux qu\u2019il n'y a pas d'autre explication à l'ajout de deux procureurs du BLACO et au déménagement au ministère.«C\u2019est pour des raisons pratiques parce qu\u2019ici, ils auraient été à l\u2019étroit, mais aussi par égard pour les présumées victimes, des adolescentes qui doivent aller rencontrer les procureurs, et nous voulons limiter le plus possible leurs déplacements au palais de justice.» DÉMÉNAGEMENT C\u2019est à Me Lacroix que revient actuellement la tâche de rencontrer et d'interroger chacune de la trentaine de jeunes filles qui auraient été victimes du réseau de prostitution juvénile.Par la suite, la procureure occupe- ra en Cour dans tous les dossiers où ces jeunes plaignantes auront à témoigner.En fait, ce sera dans tous les dossiers car, que ce soit dans les dossiers des présumés proxénètes ou dans ceux des présumés clients, une ou plusieurs adolescentes aura a témoigner.Conformément à la répartition qu\u2019on déterminera.M\u2018 Lacroix sera secondée de Me Quintin ou de Me Green.Comme on veut à tout prix minimiser aussi le nombre de fois où chacune des jeunes filles aura à témoigner, le ministère public n'en fait pas de cachette, il cherchera dans toute la mesure du possible à regrouper les enquêtes préliminaires et les procès de quelques accusés.Le déménagement au ministère des procureurs chargés du dossier a une autre commodité puisque, désormais, ils relèvent de deux supérieurs.Tout ce qui concerne le groupe de présu- més proxénètes appartenant au Wolf Pack relève en effet du Bureau de lutte au crime organisé, car ces dossiers méritent d\u2019être étudiés entre autres sous cet angle.Tout le reste relève de Me Lortie et de ses adjoints, au palais de justice.Les enquêteurs continuent à acheminer de nouveaux éléments de preuve à la Couronne Si six membres du Wolf Pack sont déjà dans le collimateur du système, il appert qu'en tout, les procureurs évaluent actuellement la preuve impliquant une quinzaine de membres de ce groupe.Il faut examiner l'implication de chacun, discerner ses liens avec les autres et, le cas échéant, avec des clients du réseau.Si certaines procédures ont déjà pris leur vitesse de croisière devant le tribunal, donc, les procureurs travaillent en parallèle à finir d\u2019éplucher la preuve et à l\u2019évaluer.Il faut aussi la compléter.Les enquêteurs continuent à en acheminer des éléments et on attend toujours la traduction de certaines conversations en créole et en libanais enregistrées grâce a l\u2019écoute électronique ayant permis d\u2019intercepter 27 000 conversations.Depuis les arrestations du 17 décembre, 17 hommes qui seraient impliqués dans le réseau ont comparu au palais de justice.En ce qui concerne les présumés clients, la police n\u2019en a appréhendé qu\u2019un, les autres ayant pu demeurer en liberté.Deux d\u2019entre eux, Voir JUSTICE en D2 ?Richard Hénault RH ma uUQIesoleü.com SOCIÉTÉ Shérif, fais-moi peur Les campagnes de prévention de la toxicomanie réussissent-elles à rejoindre les adolescents?¦ « La plupart du temps, les (ados) prennent de la drogue pour défier l\u2019autorité.Tout bon jeune a.au moins une fois dans son adolescence, demandé à quelqu'un de lui sortir de la bière ou de lui acheter du pot parce qu\u2019il ne voulait pas se faire pogner.Tout ce qui est interdit devient plus intéressant pour nous ».constate Olivier.16 ans.Allez donc, dans ces conditions, concevoir des campagnes efficaces de prévention de la toxicomanie.Voilà qui explique peut-être, en partie, le paradoxe suivant : malgré tous les efforts investis pour les écarter des substances interdites.les 12-17 ans en font toujours largement usage \u2014 et dans une proportion qui est vraisemblablement en hausse depuis quelques années.Le message passe-t-il?Les moyens mis en œuvre par le gouvernement sont-ils les bons?Une étude de l'Institut de la statistique du Québec révélait récemment que l\u2019alcool et la drogue font partie de la vie d\u2019une part significative d'adolescents.La boisson arrive, sans surprise, en tête des substances psychoactives ingérées : 710n des élèves de secondaire interrogés en avaient consommé dans les 12 mois précédant l'étude, menée à l'automne 200t).Cette proportion s'élevait à 41 % pour le cannabis et 16% pour les hallucinogènes (PCP.acide, ecstasy, etc.).La consommation s'élevant comme on s'en doute avec l'âge.24,6% des élèves de .V secondaire ont affirmé faire un usage occasionnel (une fois ou moins par mois) de cannabis et 21,7%ont dit en consommer une fois ou plus par semaine.Si l'on ajoute les 6.6% d'utilisateurs quotidiens et les 7.8% qui se sont emplis les poumons «juste pour voir», on arrive à la rondelette proportion de 60.6%) d'élèves de 5e secondaire qui ont déjà tâl# de l'herbe \u2014 et a 24.7 dans le cas de» hallucinogènes.De nombreux consommateurs délaisseront toutefois les drogues a l'âge adulte, nuance l\u2019étude, qui souligne également que seule une petite minorité de jeunes est attirée par les drogues dures et s'administre des psychotropes de fa.Alors chef du Parti conservateur, il avait brandi bien haut et bien souvent un passeport canadien que lui avait finalement pique le chef du camp du NON.son prédécesseur Daniel Johnson, à la fin d\u2019une soirée, pour le garder en souvenir.La question constitutionnelle n'est pas sa priorité, repète-t-il chaque jour, même si elle demeure en toile de fond do toute campagne électorale québécoise.Pour le moment.M.Charest s\u2019en tient à ce refrain.Mais la tentation est forte, très forte, de la ramener à la surface.surtout si M.Landry s'enferre sur le sujet.La souveraineté ou la santé : pour l'instant, le chef libéral lance la question comme un simple appât aux électeurs.le chef liberal s'est bien préparé pour celle campagne, ce gui lui a permis de répondre a lu place de sa candidate Marilyn Thomas, embarrassée par une question.Los Québécois ne veulent pas discuter de souveraineté pour l'instant.Mais comme M.Charest le rappelle de moins on moins discrètement.M.I.andn veut que le Québec soit un pays en 2000.ce qui suppose le démarrage du processus référendaire dès le soir du 14 avril.S'il réussit à imposer son jeu sur la santé avant que le public se fatigue d\u2019un thème repris à satiété et qui finira par epuiser la patience des médias à la recherche de nouveautés, le plat d'accompagnement se transformera en mets principal.M.Charest passera alors vite à son sport préféré: sauver le Canada ! Les ligues majeures Mario Dumont apprend à la dure Mvi.ène Moi s.w M Moisa h (a lesolr i l.com ¦ Depuis deux jours, Mario Dumont se paye\u2014ou subit\u2014une vraie campagne électorale.Lorsqu\u2019il se pointe dans une circonscription, il n\u2019est plus le chef d\u2019un parti marginal, cette bouffée d'air frais qu\u2019il insufflait avant de pouvoir sérieusement aspirer au pouvoir.Le ton a changé, les attentes aussi.PC «Il n'y aura pas de référendum sans qu'il ne soil gagnant», a assure M.I am dry./\u2022je LrO Quand grand-papa Landry se retient.Stéphane Paqiet S Tu g u et (a I e s oleil.c o m ¦ MONTRÉAL \u2014 Jeudi soir dans la circonscription de Bourget, à Montréal.Cinq jeunes sur une estrade en compagnie de Bernard Landry et de la ministre Diane Lemieux.Les ados peuvent poser toutes les questions qu'ils veulent, y aller de tous les commentaires qui leur passent par la tête.«C'est un exercice périlleux», précise d\u2019entrée de jeu la ministre Lemieux.Périlleux, pas à cause des jeunes, mais en raison de ces deux autobus de journalistes qui suivent le PM à la trace depuis qu'il a donné le coup d'envoi de la campagne électorale.Périlleux, parce que Bernard Landry a rappelé en fin de semaine dernière à ceux qui l'avaient oublié qu'il pouvait avoir de ces commentaires à faire paniquer les meilleurs faiseurs d'image.Le petit débat avec les jeunes n'a fait la une nulle part, à peine 10 secondes dans les téléjournaux, il n\u2019y avait pas de nouvelle: le PM n'a pas trébuché.Il a su répondre aux questions avec le ton juste.À la fin de l'exercice, une des jeunes.Thaneya St-Onge, qui s'était même permis de contredire le PM sur la question du suicide, affirmant que ce n'est pas vrai que les attitudes suicidaires sont plus faciles à détecter dans les villages, était enchantée de sa rencontre.«Je voudrais qu'il fasse partie de ma famille, m'a-t-elle dit.Il écoute, il n'a pas l'air absent.11 a Pair de se soucier du monde.En tout cas.il a un beau masque, si c'est pas vrai.» En prime, les jeunes, qui venaient de présenter à la foule trois courts métrages qu'ils avaient réalisés, ont eu droit aux conseils de sa «compagne qui vit du cinéma ».La cerise sur le sundae ! Bernard Landry a passé le test, se sont sans doute dit ses organisateurs après cette soirée de cinéma transformée en réunion de cuisine.Il a réussi à projeter son image de grand-père attentif.soucieux de l'avenir de la génération montante.Si seulement scs organisateurs pouvaient être aussi fiers de leur chef quand il est question de la souveraineté.Retour plus tôt dans la journée de jeudi à la permanence du l*Q.Bernard Landry vient de dire qu'il ne commentera plus les sondages, même si celui du SOLEIL, ée matin-là.lui est grandement favorable.Celui de Léger et Léger l'est moins, démontrant une remontée des libéraux.Les journalistes lui demandent quelle place il entend faire à la souveraineté dans la campagne.« Il n\u2019y aura plus jamais de référendum sur la souveraineté sans qu'il ne soit gagnant », répète-t-il uneénième fois, en laissant tomber qu\u2019il a.sur cette question, l'appui de Jacques Parizeau.«C'est assez rare que sur cette question sensible nous avons eu l'unanimité » au sein du PQ.lance le PM.Tiens, tiens, le PM parle à son ancien chef.Et que vous dit Jacques Rarizeau, Monsieur le premier ministre?« Il m'a dit de ne pas vous le dire si vous me le demandiez.Jacques Parizeau n est pas candidat, mais il est très disponible pour toute sorte d'entrevue.» Vérification faite à son bureau de Montréal par votre humble serviteur, M.Parizeau est en France jusqu'à la fin du mois et il est bien peu probable qu'il retourne les appels des journalistes d'ici là.M.Landry, êtes-vous en train devons servir de M.Parizeau pour cautionner votre position sur la souveraineté?« Non.je ne m en sers pas.je lui rends hommage.Et.sur cette question, c'est un excellent conseiller», précise alors Bernard Landry, qui commence à serrer les dents.I n journaliste insiste pour savoir ce que les deux hommes se disent.Le directeur des communications du chef.Jacques Wilkins, lui fait alors signe de ne pas répondre.«J'avais décidé de ne pas répondre avant de voir Wilkins parce que c'est vous que je regardais dans les yeux ».dit-il au journaliste.d'un ton qui laisse transparaître l'agacement.Le PM aimerait bien que les journalistes parlent d'autres choses que de la souveraineté, thème fondateur de son parti.Ça se voit.Ça se sent aussi.Mais grand-papa I^indn met en pratique les vertus de la retenue.Jusqu'à maintenant, du moins.Jeudi, lui et Marie Grégoire annonçaient la politique adéquiste en matière de conciliation travail-famille.Au lieu de la troisième semaine de vacances du PQ, l'ADQ veut permettre aux parents de prendre 10 jours de congés flottants, au frais de l'employeur.en plus des dix jours à leur irais déjà prévus dans la Loi sur les normes du travail.Question banale, les journalistes voulaient savoir combien devraient débourser les patrons.À peu près 2% de la masse salariale, a lancé la députée de Berthier.sans pouvoir vraiment mettre un chiffre sur la facture.Petit calcul vite, vite.La masse salariale du Québec est de 128 milliards $, ça nous donne environ 2.5 milliards S.Même en excluant ceux qui n'ont pas de marmots, on se rend vite compte que l'estimation n'a aucun sens.Il a fallu attendre en fin d'après-midi pour avoir un calcul plus réaliste.Réponse: 128 millionsS.Quand M.Dumont s'est arrêté un peu plus tard à Rimouski, la presse régionale avait quelques questions à lui poser dans le blanc des yeux.Surtout que le chef n'avait pas jugé bon de s\u2019y arrêter en 11HI8.La plus grosse ville de l'Est du Québec aurait apprécié que l'ADQ daigne y présenter « un gros nom » au lieu du jeune Stéphane Laforest.qui revient s'établir dans la région après des études à I I Diversité Laval.« Les gens vont le découvrir avec beaucoup d'intérêt pendant la campagne», a dit le chef adéquiste pour justifier son choix.Au-delà des réserves sur le candidat, un journaliste de la place a demandé au chef adéquiste de se prononcer sur un sujet qu'il connaît bien, l'agriculture.C'est que le Bas-Saint-Laurent est déchiré entre deux visions, l'industrielle et la traditionnelle.En l'absence de consensus régional, sur l'industrie porcine surtout, on a demandé au gouvernement de trancher.Québec a donné le mandat au BAPE de se pencher sur la question, le verdict n est toujours pas tombé.Même le patelin du chef est le théâtre d'un tel débat.Le maire de Cacou-na-paroisse et son homologue de Ca-couna-village sont prêts à donner le feu vert à un projet de mégaporcherie.Les Cacounais n'en veulent pas.« Et vous.M.Dumont, vous en pensez quoi?», a demandé le scribe.«Je pense qu'il y a de la place pour tout le monde ».a balancé M.Dumont, lui-même membre de IT'nion des producteurs agric*>-les (l'PA).«Je comprends qu'il y a un conflit entre des groupes, mais, sur le fond, il n\u2019y a pas de conflit, a-t-il ajouté.Tous les groupes peuvent cohabiter.» Ia* journaliste est resté sur sa faim.Même a Rimouski, près de son patelin.Mario Dumont était attendu de pied ferme par les journalistes locaux.Depuis deux jours, donc, Mario Dumont apprend a la dure.Le lancement de sa campagne, mercredi soir à Ri-vière-du-Loup n\u2019avait pas l\u2019éclat auquel on aurait pu s'attendre du déclenchement de cette « campagne historique».comme se plaisent à dire les adéquistes.Son discours avait le mérite de faire le tour de ce qu'il reprochera au l*Q durant les JO prochains jours: la Caisse de dépôt, la fausse obsession sur la famille.l'Etat paternaliste.l\u2019absence de vision a long terme et plus encore.Il avait aussi le défaut de sa qualité, en allant dans tous les sens sans jamais converger.Mais il a l\u2019habitude, nous dit-il.«Si j'étais du genre a me décourager dans les moments difficiles, je ne serais plus la aujourd'hui ».répète-t-il a qui veut l'entendre.L'équipe qui s'occupe de la logistique a l'air aussi un peu dépassée pur les événements.L'horaire de jeudi est arrivée en début de soirée mercredi.Celui de vendredi aussi.Ou l'organisation n'a pas la moindre idée d'où elle va le lendemain, ou elle est en train de revoir complètement sa feuille de route.Les installations technologiques a bord des autobus ont connu des ratés, les lignes téléphoniques étant parfois capricieuses.Ia* véritable test n'est pas la.Rour la premiere fois.Mario Dumont a les moyens de ses ambitions.Et.jusqu'à maintenant, il ne semble pas capable de les exploiter au maximum.Parti comme ça.il risque de trouver lu campagne bien longue.D r> JOUR « Prié de se tasser » Un jeune libéral de Chieoutimi deç;u de ne pouvoir être eandidat _______G II UE HT l.EDt V_____ tlledHcifi h soleil S Etudiant en scieiuvs politiques à I l niversitc du QucIhv à Chicoutimi.Jean-I'rançois Lalon-de.24 ans.|KMisait bien pouvoir défendit' les isuileurs du hirti lilieral dans la circonscription de Chicoutimi lors tics elections du 14 avril.Il aurait etc le plus jeune eandidat du PLU au QucIhv.Lejeune homme avait même en poche une recommandation unanime de l'executif liberal de Chicoutimi.Or, comme l'a rapporte le journal Le Quotidien au cours des derniers jours, l'histoire a tourne au v inaigre pour Jean-I\u2019rançois Lalonde qui, selon le chroniqueur Richard Hanford.« a etc prié de se tasser » par Jean Charest Tout ça au profit d'un homme d'affaires Jean-Guv Maltais \u2014 qui.selon les hautes instances du PLQ, a plus de chance de chauffer le depute pcquistc sortant, Stéphane Bédurd.«On v ient de manquer, chez les liberaux provinciaux de Chicoutimi, une superbe occasion de relancer le goût de la politique chez les jeunes», pourfend Richard Hanford.«Pourquoi ne pas avoir consenti à une convention qui aurait oppose les deux candidats ?Sans doute que cette course aurait de toute façon porté Jean-Guy Maltais à la candidature du parti, mais elle aurait eu l'avantage de mettre des électeurs à contribution t't d'initier des jeunes à la démocratie».Le Quotidien n'hésite pas à faire une analogie entre le cas de Jean-François Lalonde et celui d'un autre jeune, Sylvain Gaudreault, «qui avait été sacrifié sur l'autel de la politienillcric» par le chef du Bloc québécois, Gilles Duccppe, lors des dernières elections fédérales.***** La santé, c'est une évidence, occupera une place de choix an cours de la campagne électorale.I )ans la circonscription de Johnson, en Estrie, les candidats rivaliseront de promesses et d'engagements, raconte Lu Voix de TT.st, pour remédier a la grave pénurie de médecins (pii frappe la municipalité d\u2019Acton Vale et de ses environs.« Les gens se bousculent pour obtenir dos soins.Il y a seulement trois médecins à Acton Vale et aucun au CLSG», commente la candidate libérale Nicole Brouillette.A son arrivée dans la région, l adéquisto Isabelle Marquis s\u2019est fait dire qu elle devra parcourir des kilometres pour bénéficier de services car les médecins d'Acton Vale ne prenaient aucun nouveau patient.De son côté, le député péquiste sortant.Claude Boucher, ne peut que reconnaître le piètre état de la situation.«Nos initiatives n'ont pas porté fruit», a-t-il confié au journaliste Pascal Faucher.Il compte maintenant sur l'implantation d'un groupe de médecine familiale qui ferait en sorte de faciliter la vie des professionnels de la santé, (pii n\u2019osent pas actuellement aller s\u2019installer dans ce coin de pays de crainte «d'être isolés et d'avoir trop de travail sur les bras ».***** La députée libérale de Laviolette, Julie Boulet, a pris une longueur d\u2019avance sur ses adversaires, raconte Le .Xoure/liste.Pas bien difficile, l'exploit de M\"\" Boulet, car des adversaires, elle n'en a pas ! Du moins, pas encore.Ce n\u2019est que demain que les péquis-tes de cette circonscription de la Man-ricie choisiront leur porte-étendard.Quand a l'ADQ.la nomination du candidat se fera sous peu.* AILLEURS AU QUÉBEC En terminant, dans la colonne des faits insolites de la campagne électorale.une mention va aux organisateurs des trois partis politiques dans la circonscription d\u2019Iberville qui ont été.semble-t-il.pris de court, mercredi.par le déclenchement des élections.Pourtant, l'annonce de la tenue du scrutin électoral était devenu le secret le plus mal gardé au Quélxs'.Lu Voix de l'Est rapporte que les adé-quistes.les libéraux et les péquistes d'Iberville sont bien installés dans leurs locaux électoraux respectifs, mais ils attendaient encore, jeudi, l'installation de leurs lignes téléphoniques ! «A la permanence du PLQ a Montréal.on ignorait comment joindre le candidat.Jean Rioux.l'ex-maire d'Iberville», a relaté le journaliste Michel Lalibcrté.Quant au député péquiste sortant.Jean-Paul Bergeron, « il ne pourra compter sur des lignes téléphoniques avant.mardi ». L K S A M K I) I 15 MARS 2 U ü 3 D 6\tLE SOLEIL PreudtHt tt tdHeur ALAIN Dl till Krdacteur tm ektj YVES BELLEFLCLK Diratitmr 4* l'iditonal JEAN-MARC SALVET Dtneteur 4* I im/urmaliui> FRANÇOIS UOCHUCE EDITORIAL Conciliation slogan-réalité Il y a quelques années, on a beaucoup parlé de la réduction du temps de travail au Québec.C\u2019était l\u2019époque des taux de chômage indécents.Le « partage du temps de travail », comme on disait alors, devait favoriser la création d'emplois.Si on se souvient peu de ce débat, c\u2019est parce que les mesures mises en place n\u2019ont pas donné les résultats escomptés.Voilà que le débat resurgit, mais dans de nouveaux habits et sous un nouveau vocable.Parler de la conciliation travail-famille, comme on le fait maintenant, c\u2019est mettre en relief les bénéfices qu'aurait la réduction des heures travaillées sur la vie personnelle et familiale.Il est évident que le thème est porteur.Il évoque, en mode mineur, cette fameuse « société des loisirs » dont personne n\u2019a jamais vu l\u2019ombre.Il touche des centaines de milliers de citoyens, des personnes coincées entre l\u2019effort constant qu\u2019elles doivent fournir en emploi et le peu de temps qu\u2019elles ont pour passer avec leurs proches.Ce sentiment a probablement existé à toutes les époques.Mais cette situation est plus durement ressentie aujourd'hui qu\u2019il y a 30 ans.Il est exact de poser comme postulat que les générations montantes sont prêtes à bien des sacrifices pour avoir plus de temps.Mais il est probable qu\u2019une perte de salaire de 20% en empêche plusieurs de franchir le pas, surtout chez les petits salariés.C\u2019est en tout cas la raison pour laquelle le «partage du temps de travail» n\u2019a pas connu le succès qu\u2019on lui promettait.La façon dont les partis politiques ont abordé ce débat est caractéristique de ce qu\u2019ils sont.Le Parti québécois, porté par son interventionnisme, estime que c\u2019est par une loi-cadre que les parents qui le désirent pourraient passer à la semaine de quatre jours.L\u2019idée est séduisante, mais son application sur le terrain ne serait pas toujours évidente.Pensons à certaines PME qui n\u2019ont que deux ou trois employés.En l\u2019état actuel des choses, le projet sent l\u2019improvisation.Brodant sur le même thème, l\u2019ADQ, fidèle à son idéal du libre choix, propose plutôt aux parents une vingtaine de congés flottants.Ce ne serait pas tellement plus facile à gérer au quotidien dans certaines entreprises.La formation de Mario Dumont a d\u2019ailleurs eu toutes les misères du monde à évaluer le coût de sa proposition.Tentant de jouer la carte du « réalisme», Jean Charest ne s\u2019est pas mouillé.Il a esquivé le fond de la question.11 s\u2019en tient à son plan de match, c\u2019est-à-dire le programme qu\u2019il a dévoilé en septembre.On verra s'il se laisse entraîner dans une surenchère à ce sujet.Ce n\u2019est évidemment pas sur la foi de ce seul débat que les Québécois fixeront leur choix le 14 avril.Ils se baseront sur la philosophie générale que véhiculent les trois partis susceptibles de prendre le pouvoir.On sait que le PQ s'est recampé à gauche et mise sur une certaine continuité ; que le PLQ joue la carte du centre et du parti « prêt à gouverner»; et que l\u2019ADQ, une coalition hétéroclite, propose une transformation radicale de l\u2019Etat et des relations qu\u2019il entretient avec les citoyens.N'empêche que le thème de la conciliation travail-famille en dit long sur les façons de faire de chacun.Des erreurs mortelles IM erreur est humaine, mais tout de même.Il est dé-7 plorabie qu'il faille trop souvent attendre les acei-* dents, la mort d\u2019innocentes victimes pour rectifier le tir.pour reconnaître ses erreurs.Le carambolage de Saint-Michel-de-Belleehasse constitue une I autre preuve de cette insouciance collective et devrait faire réfléchir tous les travailleurs qui peuvent avoir une influence sur la vie et la santé des gens.Le cas de l'ingénieure Marie-Christine Dandois servira dorénavant d\u2019exemple à éviter.La responsable des travaux de réfection de l\u2019autoroute 20 en juillet 1999, lors du carambolage qui avait fait quatre morts et 11 blessés, a reconnu ne pas avoir tenu suffisamment compte des conséquences de ses travaux sur la vie humaine.Des conséquences qui devraient pourtant être analysées en tout premier lieu par les individus dont le travail peut affecter la sécurité de la population.La preuve a démontré que les normes qui régissent les voies de déviation lors de travaux de réfection routière n'avaient pas été respectées, entre autres pour des raisons financières.Comment peut-on se permettre de jouer ainsi avec la sécurité des automobilistes pour économiser de l'argent ?Comment peut-on faire appel à la pensée magique, se croiser les doigts et espérer qu'il n'y ait pas d\u2019accidents dans la réalisation de projets routiers d\u2019aussi grande envergure?Les familles des personnes décédées lors du drame auraient raison aujourd'hui d\u2019être outrées par ce comportement.Le ministère des Transports du Québec assure qu\u2019il respecte maintenant toutes les normes en vigueur lors de ses travaux de réfection.Mais les citoyens, eux.avaient le droit de croire qu\u2019il les appliquait déjà avant cet accident.À quoi servent les normes si le gouvernement lui-même les ignore pour faire des économies?Le carambolage de l\u2019autoroute 20 aura à tout le moins servi à secouer notre naïveté.Mais il est malheureux que des familles aient été décimées pour éveiller des consciences endormies.Julie Lemieux ¦llsm\t¦soiriLomi Le thème est porteur les partis Jean-Marc , Salvet JMSalveHPlMolriLctm Se GU/U FAIT le GRAND saut.ï 'îtJV ys Le triomphe des effets pervers Le déclenchement des élections, mercredi, a très rapidement éclipsé deux événements économiques majeurs qui, en principe, devraient avoir une incidence sur le débat public que doit favoriser une campagne électorale.Le premier de ces événements, ce sont les pertes énormes de 8,5 milliards $ de la Caisse de dépôt, annoncées lundi par son nouveau pdg, Henri-Paul Rousseau.Le second événement déjà oublié, c\u2019est le budget Marois.Pas le chapelet de promesses qui reviendront certainement sur le tapis tout au long de la campagne, mais le budget dans sa fonction première, le fondement de 1\u2019intervention de l\u2019État dans les domaines économiques et financiers.Ces deux événements, chacun à leur façon, soulèvent assez d\u2019interrogations pour montrer à quel point il est essentiel que le Québec s\u2019engage dans un débat sur ses façons de faire en économie.Les problèmes que soulèvent le désastre de la Caisse ou les postulats du budget Marois dépassent largement la gestion du gouvernement du Parti québécois.Ce qui est plutôt en jeu, c'est une conception des liens entre l\u2019État, la société et l'économie que l\u2019on décrit d'habitude comme le modèle québécois, l'expression d'une culture collective qui a le plus grand besoin de faire l\u2019objet d'un débat collectif, l'aboutissement d\u2019un processus déclenché il y a longtemps et qui a été poussé jusqu\u2019à l'absurde.Cet ensemble de pratiques et d'institutions que le Québec a développées à partir de la Révolution tranquille a permis au Québec de faire de grandes choses, notamment la création de la Caisse de dépôt et placement, qui fut un véritable coup de génie.Mais un modèle, quand il s'encrasse.quand il n\u2019est pas remis à jour pour tenir compte des réalités nouvelles, génère des effets pervers.Dans le fiasco de la Caisse, nous assistons au triomphe de ces effets pervers.Voici une entreprise publique, dont le mandat premier est de faire de l'argent avec nos épargnes collectives, qui a réussi à perdre 8,5 milliardsS l'an dernier.13 milliardsS sur deux ans.Une partie de ces pertes s'explique par les aléas du marché.Mais nous savons bien que si la CDP avait été gérée autrement, la perte de 2002 aurait pu être de deux milliards, plutôt que de 8.5.Un tel échec est carrément monstrueux.L'élément le plus spectaculaire de cette débâcle, c\u2019est l'investissement de 2.0 milliardsS par lequel la Caisse a financé l'achat de Vidéotron par Québécor.Un investissement qui ne vaut plus que 435 millionsS.Certains accusent Bernard Landry, alors ministre des Finances et donc ministre de tutelle de la Caisse, d\u2019avoir poussé celle-ci dans cette transaction.mais il est plus probable que le minis-tre d'alors a poché par passivité, en laissant la Caisse sa' lancer dans une aventure qui s'est révélée désastreuse.Le premier de ces effets pervers, c'est une culture de l'intervention économique qui n'a pas été réactualisée et qui.implicitement.postule l'invincibilité et l'omniscience de l'État.Dans le cas de l'achat de Videotron avec Québécor, la Caisse a appliqué des/xittrms anciens à la nouvelle économie, s'est perçue comme une vision-nain' des technologies des communications.s'est lancée dans un domaine d'ae- Alain Dubuc AlhUnicVIesoIrU.com tivité qui doit relever uniquement du privé, celui des investissements spéculatifs.Le second effet pervers, c\u2019est le nationalisme mal placé.Le nationalisme peut être une force très saine en économie si on se débarrasse de vieux schémas des années (H) qui n'ont plus de sens.Dans le cas de Vidéotron, il est évident que la Caisse, avec l'appui tacite de Bernard Landry, a voulu empêcher un groupe ontarien, Rogers, de mettre la main sur un « fleuron » québécois.Un nationalisme revanchard, ridiculement territorial dans un monde global, qui n'a manifestement pas servi le Québec.Le troisième effet pervers, c\u2019est l\u2019absence de balises.Même dans ses pires égarements, le secteur privé génère ses propres correctifs.Dans le public, qui échappe aux lois du marché, les gardes-fous sont moins présents.C\u2019est ce que l'on a vu à la Caisse : une direction puissante et sans contrepoids, une confusion dans les objectifs, des mécanismes de reddition de comptes inadéquats, et donc une perte de contrôle.Le quatrième effet pervers, terriblement présent dans un modèle qui reposait sur la solidarité et l'entraide, c\u2019est le passage progressif du réseautage au copinage.La Caisse, c\u2019est aussi le règne des amis, notamment Québécor, c'est un conseil d'administration où sont nombreux les amis du pouvoir.Le cinquième effet pervers, c'est la politisation des débats économiques.On l'a vu cette semaine quand Mm\u2018' Pauline Marois s\u2019est portée à la défense de la Caisse.« On juge la Caisse durement sur une année, a-t-elle dit.Il faut voir que la Caisse a particulièrement bien réussi sur 30 ans.» En tant qu'élue, responsable de la Caisse, chargée de protéger les intérêts des citoyens, la ministre aurait dû hurler face à des pertes aussi colossales.Mais sa complaisance, inacceptable, s\u2019expliquait sans doute par le fait que la ministre avait à cœur de protéger des critiques un modèle auquel son gouvernement est attaché.Et le sixième effet pervers, qui explique peut-être en partie la sérénité de la ministre, c'est une culture étatique où les politiciens, les hauts fonctionnaires, les dirigeants de sociétés d'État oublient qu'ils sont les fiduciaires de sommes qui ne leur appartiennent pas.L\u2019argent que l'ancien pdg de la caisse.Jean-Claude Scraire.dilapidait, c'était le nôtre.Les 8,5 milliardsS perdus dont Mm*' Marois minimisait la portée, ce sont aussi les nôtres.Certains de ces effets pervers se retrouvent dans le budget Marois, notamment l'interventionnisme et la confiance indéfectible dans la capacité de l\u2019État de résoudre les problèmes économiques, et toujours et encore, cette indifférence lorsqu\u2019il s'agit de l'argent des autres.Le budget de Mme Marois, en effet, ne fait rien d\u2019autre que de décider comment dépenser l\u2019argent dont elle disposait, le nôtre.Et il ne comporte, comme on le sait, aucune baisse de taxes ou d'impôts.Mais ce qui est absolument fascinant, c'est que pas un paragraphe, pas une phrase, pas même une ligne de ce discours de 33 pages ne porte sur les impôts et la fiscalité.Dans un budget, c'est un véritable tour de force.Le gouvernement pouvait décider de ne pas baisser les impôts parce qu'il a d'autres priorités.Mais ce choix, pour une société comme celle du Québec qui est la plus taxée du continent, est loin d\u2019être automatique.C'est une orientation qui doit être discutée et que la ministre aurait dû expliquer.Mais non, pas un mot.Comme si un gouvernement pouvait faire semblant que cette problématique du fardeau fiscal n\u2019existe pas.On quitte alors le terrain du débat démocratique.Il y a donc matière à discussion et à réflexion.Ce serait un rendez-vous manqué pour le Québec si les trois partis qui s'affrontent ne profitaient pas de cette campagne pour soumettre leur vision du développement économique et du rôle de l'État au débat public.ARCHIVES LE SOIÉPI \u2018\u2022CH'VES iE SOIS .Le déclenchement de» election», mercredi, a trè» rapidement ectip»e deux erenement» économique» mtyeur» qui.en principe, derraient aroir une incidence »ur le débat public que doit fmoriner une campagne électorale: le budget de Pauline Maroi» et la debacle de la (dixee de dépôt et placement. Le samedi 15 mars 2003 LE SOLEIL 1) 7 \u2014I- OPINIONS Pourquoi cet entêtement à faire la guerre à l\u2019Irak?Loui» Balthasar Professeur emerite de l'Umvenité La ml.L\u2019auteur est titulaire par intérim de la Chaire Raoul Dandurand en etudes stratégiques et diplomatiques à ITnieersite du Quebec à Montreal Quoi qu'on en dise, la démarche américaine à l'endroit de l'irak relève d'une certaine logique.Sur un plan formel à tout le moins, cette logique parait inattaquable.Le président Bush et son secrétaire d\u2019État.Colin Powell, répètent à satiété que Saddam Hussein viole allègrement les resolutions du Conseil de sécurité des Nations unies depuis près de 12 ans.La dernière en date, la résolution 1441, a été adoptée le 8 novembre, à l'unanimité des 15 membres du Conseil.Elle exigeait du gouvernement irakien, dans un délai d'un mois, « une déclaration à jour, exacte et Louis Balthazar complète sur tous les aspects de ses programmes de mise au point d'armes chimiques, biologiques et nucléaires, de missiles balistiques et d\u2019autres vecteurs tels que véhicules aériens sans pilote \u2014y compris les dotations et les emplacements précis de ces armes \u2014 l\u2019emplacement et les activités de ses installations de recherche, de mise au point et de production, ainsi que tous les autres programmes chimiques, biologiques et nucléaires, y compris tous ceux que l'irak déclare comme sen ant à des fins autres que la production d'armes ou de matières ».Elle avertissait l'Irak «des graves conséquences auxquelles celui-ci aurait à faire face s'il continuait de manquer à ses obligations ».Tout le monde a compris que ces « graves conséquences» n\u2019étaient autres qu'un euphémisme pour signifier le recours à la force militaire.On peut présumer que les 15 membres du Conseil qui ont signé cette résolution l'entendaient ainsi.Le président français.Jacques Chirac, lui-même, n\u2019a jamais écarté ce recours en dernière analyse.Or, l\u2019Irak ne s'est pas conformé aux exigences des Nations unies.De l'aveu du directeur de l\u2019équipe d'inspecteurs.Hans Blix, le rapport soumis par l'Irak, un mois après la résolution, ne se conformait pas aux exigences de cette résolution.Il demeurait bien en-deçà des informations complètes qu'on avait instamment demandées.D'ailleurs, les révélations récentes montrent bien que le gouvernement irakien avait délibérément caché des informations.Donc, en toute bonne logique, les «graves conséquences» s'imposent et les 15 membres du Conseil de sécurité devraient recommander qu\u2019on y ait recours.ESPRIT DE GÉOMÉTRIE ET ESPRIT DE FINESSE Voilà un beau raisonnement qui s'apparente à l\u2019esprit de géométrie (c'est-à-dire la rationalité pure et abstraite) comme l\u2019entendait Pascal en lui opposant l\u2019esprit de finesse.Selon ce dernier esprit, les «graves conséquences » évoquées par le Conseil de sécurité sont tellement lourdes, tellement redoutables et susceptibles d'entraîner des misères pires que celles que Saddam Hussein a fait subir à sa population, qu'on ne peut se permettre d\u2019y recourir sans prendre la mesure de ce que cela représente.On peut bien dire qu'il appartient à Saddam Hussein de démontrer qu'il ne dispose pas d'armes de destruction massive, mais le fardeau de la preuve appartient toujours à ceux qui se disposent à faire la guerre.Voilà pourquoi le type de délai envisagé par la France et par les autres pays qui s'opposent à l'usage immédiat de la force pour sanctionner les * \u2022 L\u2019n soldat américain monte la garde dans le désert du Koweït.La seule diplomatie que consent à pratiquer le gourernrment Bush, soutient le professeur Louis Balthazar, c'est celle qui consiste à gagner des adhesions a sa cause en se refusant a toute forme de compromis.violations irakiennes n'apparaît pas insensé.Peut-on seulement croire que Saddam Hussein puisse vraiment constituer une véritable menace pour ses voisins (et encore moins pour les États-Unis et pour le monde) dans les quelque six mois d'inspections envisagés par les opposants?Comment les Etats-Unis perdraient-ils la face et leur crédibilité de superpuissance s'ils devaient laisser les inspecteurs poursuivre leur travail pendant cette période et reporter la menace militaire à l'automne prochain?On peut facilement concevoir qu'à ce moment, la France, la Russie et les autres pourraient difficilement écarter ce recours si Saddam Hussein n'avait toujours pas assuré le désarmement complet qu\u2019on exige de lui.On voit par là tout le paradoxe de la situation présente.La France et les États-Unis apparaissent comme d'irréconciliables adversaires tandis qu'ils tombaient d'accord en novembre dernier et pourraient encore marcher ensemble en novembre prochain ! Pourquoi donc, alors, Washington demeure-t-il aussi intraitable.cherchant d une part à obtenir l'aval des Nations unies tout en insistant d'autre part sur un refus de tout compromis et sur la menace de recourir à la force hors de toute légitimité internationale?ün veut bien assurer la pertinence de l'organisation à condition qu\u2019elle soit en tout point conforme à la volonté américaine.Pourquoi donc cette intransigeance, cette obstination à vouloir entrer en guerre tout de suite, avant la lune de Pâques?L\u2019intérêt national des Etats-Unis peut-il être aussi contraire à l\u2019opinion publique internationale et à la position de tant de gouvernements alliés, dont les voisins privilégiés, le Canada et le Mexique?Comment peut-on vouloir libérer l\u2019Irak de Saddam Hussein et construire une démocratie dans ce pays alors que tous les partenaires éventuels au Moyen-Orient et ailleurs se refusent encore à appuyer cette opération?Comment peut-on s'apprêter à envahir l'Irak et à y risquer la vie des bogs américains alors que la moitié de la population des États-Unis demeure réticente?Peut-on sauver la démocratie à l'encontre d'elle-méme?LE PROGRAMME DE LA DROITE AMÉRICAINE Pour comprendre cet entêtement, il faut revenir en arrière et prendre lu mesure de la détermination de cette droite américaine qui s\u2019est acharnée sur le président Clinton et quia tout fait pour prendre le pouvoir par l\u2019intermédiaire du rejeton de la dynastie des Bush, aussi peu préparé fût-il à exercer les hautes fonctions de la présidence.Ceux qui entourent George W.Bush, le conseillent et l'inspirent, appartiennent à cette école de pensée qui pousse à son comble la bonne conscience américaine, ce sentiment profond de la destinée providentielle des Etats-Unis envers et contre tous.Ils représentent très mal l\u2019ensemble de la population américaine, mais ils s'appuient sur un fort courant de pensée fondamentaliste qui s'est développé depuis la Seconde Guerre mondiale dans la foulée du maccarthysme et du grand mouvement conservateur alimenté par un Ronald Reagan et certaines imagos hollywoodiennes.Il existe pourtant une autre école de pensée aux États-Unis, tout aussi puissante que celle de la droite fondamentaliste.Une école inspirée par le credo démocratique de Thomas Jefferson, l'auteur de la Déclaration d\u2019indépendance de 177(i, un document rédigé en langue française aussi bien qu'en anglais et faisant appel à l\u2019opinion de l'humanité.Cette école a été bien représentée par ceux qui ont conçu, en 11147.le plan Marshall, un programme qui a contribue à la re-construetion d'une Europe démocratique et libre, comme ivla se \\oit à l'cn-vi aujourd'hui, par un Jimmy Carier apôtre îles droits de la personne et op gage dans tellement de mediations |m eifiques.ta par combien d'autres qiii ont entrepris de fonder la puissance américaine sur un imposant réseau d'alliances et de solidarités.Les protagonistes de cette mile sont sans doute fortement imbus du leadership de leur pays, mais ils comptent le maintenir en alimentant dos liens amicaux et cordiaux aux- le plus grand nombre de nations possibles \\insi le president Kennedy pouvait-il se declarer Berlinois, le président Carter pouvait-il susciter l'accolade entre les frères ennemis qu'étaient Begin et Sadate et le président Clinton pouvait-il à son tour s'improviser médiateur non seulement dans le conflit israélo-palestinien mais aussi en Ha) ti.en Irlande et en Bosnie, avec des succès mitiges sans doute, mais toujours avec bonne volonté.Avant de quitter la présidence.Clinton s'apprêtait à faire une v isite on Coreedu Nord et il signait le traité de Rome sur la Cour penale internationale.On peut bien dire qu\u2019il appartient à Saddam Hussein de démontrer qu\u2019il ne dispose pas d\u2019armes de destruction massive, mais le fardeau de la preuve appartient à ceux qui se disposent à faire la guerre Ceux qui ont pris le pouvoir en 2001 se sont, au contraire, jurés de ne pas jouer ce rôle.I Is ont entrepris d'assurer le leadership américain non plus en cherchant à consolider et à gagnCr des amitiés, mais en imposant la toute-puissance de leur pays.Ce sont des gens persuadés de ce (pie le seul langage qui compte est celui de la force.C'est la pour eux la sou le voie valable pour assurer l'hégémonie américaine et par là une paix durable.Pour eux, la seule riposte possible à l\u2019injure subie le 11 septembre 2001, c\u2019est l\u2019imposition de la force militaire américaine.Tout le reste est faiblesse à leurs yeux.Lu seule diplomatie qu'ils consentent à pratiquer, c'est celle qui consiste à gagner des adhésions à leur cause en se refusant à toute forme de compromis.Ils pratiquent plutôt l\u2019intimidation, pour ne pas dire le chantage, comme on le voit dans leurs tentatives de s\u2019assurer des appuis dans leur campagne militaire en Irak.Leur bonne conscience est à ce point amplifiée qu\u2019ils en viennent à croire que tout le monde se ralliera à la puissance américaine une fois qu'elle se sera imposée en Irak, à commencer les Irakiens eux-mêmes qui applaudiront leurs libérateurs et, par la suite, toutes les populations arabes et celles des autres pays.À la limite, il y a lieu de se demander si cette démesure ne viendra pas à bout dos valeurs mêmes de la démocratie américaine, comme le craint William Pfaff dans sa chronique du International Herald Tribune du jeudi 13 mars.Il faut tout de même espérer malgÇg tout qu'un minimum de bon sens s'imposera.Une lueur d\u2019espoir: le président Bush entend enfin établir un cheminement de résolution du conflit entre Israel et la Palestine, il enjoint le gouvernement israélien de cesser toute activité de colonisation dans les territoires palestiniens occupés.On peut encore espérer que la lumière dos Açores sera bénéfique aux Américains, Britanniques et autres Espagnols qui s\u2019apprêtent à faire une guerre que bien peu de gens souhaitent.Vers une démocratie moderne et exemplaire Claude Beland L'ancien président du Mouvement Desjardins est le président du Comité directeur pour la réforme des institutions démocratiques du Québec Le Québec est une société parmi les plus démocratiques au monde.A preuve, la consultation publique et l'examen récent, par quelques milliers de citoyens, de l'état de la démocratie en leur milieu.et ce.à l'invitation même du Claude Béland gouvernement en place.A preuve aussi, le désir des citoyens et citoyennes de prendre « leur place » et de s'exprimer ouvertement et sans contrainte dans ce beau projet social d'adapter leurs institutions démocratiques aux réalités modernes.Cette période de réflexion, à laquelle quelques milliers de citoyens et citoyennes ont participé, fut l\u2019occasion de palper la fragilité de la démocratie.Se rappelant que les régimes démocratiques sont nés d'une réaction à la concentration du pouvoir \u2014 soit monarchique ou totalitaire \u2014 et du désir de mieux partager ce pouvoir entre tous les citoyens et citoyennes, plusieurs ont perçu le désintérêt à l\u2019égard de la démocratie comme étant un risque de créer un vide \u2014 un vide dont il faut se soucier \u2014 puisque d\u2019autres.plus assoiffés de pouvoir, le comblent rapidement.Et on glisse alors vers une « apparence de démocratie.» \u2018 De là le désir manifeste d'agir, lii traversée du territoire par les membres du comité chargé de cette consultation et de la tenue des États généraux autorise à affirmer que le souci d'une démocratie vivante est très présent.Et afin de mieux agir, les gens veulent apprendre et comprendre.Ce qui explique les différentes mesures présentées dans les 14 recommandations déposées par le Comité directeur des États généraux: des mesures d\u2019éducation a la citoyenneté et à la démocratie et la mise en place d'un Conseil national et de Conseils régionaux de la citoyenneté et de la démocratie.Des mesures également de démocratie directe qui permettent aux citoyens d'être maîtres du mandat qu'ils confient à l'État, par l'adoption d'une Constitution, d'exiger la tenue de référendums à la suite d'initiatives populaires et d'être maîtres de la date des élections souhaitant qu'elles soient a date fixe.Des mesures visant aussi à améliorer la démocratie représentative par une* présence plus grande des femmes et des représentants des communautés ethnocultu- Les citoyens ont pris leur place et sont devenus maîtres d'œuvre du début de la réforme de leurs institutions relies à l'Assemblée nationale.Mais, également, une représentation plus forte des régions en accélérant, d'une part, la décentralisation des pouvoirs vers les régions et.d\u2019autre part, en instaurant un mode de scrutin proportionnel régional.Ces mesures, par leur complémentarité, sont pertinentes a la modernité et s'inspirent de la conviction que la gouvernance de l\u2019État, dans un régime qui répugne à une trop grande concentration du pouvoir, place la participation citoyenne au creur des institutions démocratiques.L\u2019écho dos réclamations de la majorité dos citoyennes et citoyens consultés, repris dans l\u2019exproH-sion d une volonté populaire ferme exprimes- aux États généraux, le rappelle constamment.Les citoyens et citoyennes ont pris leur plais- et sont devenus ainsi maîtres d'œuvre du début de la réforme de leurs institutions.Ia*s travaux sont lancés et il reste beau-(stup a faire.Mais, j'en ai la conviction, les suites, si les citoyens et les citoyennes le veulent v raiment, sont prometteuses ! Le Quÿbeo mérite une démocratie modorné et exemplaire. Le samedi 15 mars 2Uü3 D 8 P AU CŒUR DE VOTRE QUOTIDIEN ff S UNIVERSITÉ ŒB LAVAL 2,3 M$ POUR IA RELÈVE Quatre jeunes chercheurs reçoivent l\u2019appui de la FCI et du gouvernement du Québec La Fondation canadienne pour l\u2019innovation (FCI), le gouvernement du Québec, l\u2019Université et quelques-uns de ses partenaires donnent un coup de pouce à quatre jeunes chercheurs de l\u2019Université, en injectant des fonds dans leur infrastructure de recherche.Ces chercheurs se partageront un montant global de 2,3 millions de dollars.En vertu d\u2019une politique de contrepartie, la FCI et le gouvernement du Québec investissent une part égale de 930 ()()() S dans ces projets.A cette somme s\u2019ajoute un montant d\u2019environ 465 000S, représentant 20% du total, en provenance de l\u2019Université, de centres de recherche ou de partenaires privés ou publics.Carole Thivierge, du Département des sciences animales, profitera d\u2019un investissement total de 705000$ pour faire l\u2019acquisition d\u2019équipement destiné au laboratoire de métabolisme et de nutrition du Département des sciences animales.François Richard, également du Département des sciences animales, utilisera sa subvention de 607000$ pour l\u2019installation d'une «plate-forme en reproduction animale pour l\u2019étude des phospho-diestérases».Les travaux du professeur Richard portent sur l\u2019ovule.Francesca Cicchetti, de la Faculté de médecine, mettra sur pied un laboratoire de transplantation cellulaire et d\u2019études comportementales pour les maladies neurodégénératives, grâce aux 513000$ quelle a récoltés.Enfin, Laurent Bazinet, du Département des sciences des aliments et de nutrition, fera l\u2019acquisition «d'appareillage de pointe pour l\u2019étude des phénomènes électrodialytiques et de leur impact sur les composantes bio-alimentaires», grâce à une subvention totalisant 500000$.Carole Thivierge TT Francesca Cicchetti CREATION DU LABORATOIRE DE RADI0ÉC0L0GIE Le Département de chimie assume une mission unique au Québec en radioactivité et environnement Ly expertise d\u2019une équipe du Département de chimie en matière de radioactivité vient d\u2019être officiellement reconnue par la création du Laboratoire de radioécologie.Inauguré officiellement le 4 mars, ce laboratoire se consacre à l\u2019analyse et à l\u2019étude des composés radioactifs, dans une perspective de protection de l\u2019environnement et des humains, a expliqué le directeur du Département, Gérard Charlet.Le Département est actif en radioprotection depuis l\u2019embauche, il y a 35 ans, du professeur Jean-Claude Roy.A son départ à la retraite à la fin de 1992, son collègue Claude Barbeau a pris le relais.«C\u2019est un domaine de recherche en croissance et nous disposons de l\u2019ensemble des instruments de détection de la radioactivité, signale Gérard Charlet.Nous avons voulu formaliser le tout par la création officielle d\u2019un laboratoire.Claude Barbeau en est le directeur et Jean-Claude Roy préside le Conseil d\u2019administration.» Le Laboratoire de radioécologie a pour mission de développer et de maintenir une expertise en radioactivité, en formant des diplômés universitaires dans le cadre d\u2019études, de contrats et de projets de recherche.«Il s\u2019agit là d\u2019une mission unique au Québec et L'etudiant chercheur Mathieu Bouchard travaille sur les émetteurs alpha dans les effluents liquides de centrales nucléaires çy Alphâ Analyst nous voulons bientôt en concrétiser l\u2019existence dans nos programmes de baccalauréat et d\u2019études supérieures», a précisé le directeur du Département.En plus de ces activités de recherche et de formation, le laboratoire offre des services d'analyse et d\u2019expertise À Gentilly et ailleurs Depuis 2001, l'équipe du professeur Barbeau a réalisé plusieurs contrats de recherche, totalisant près de 300000$.Parmi les travaux effectues à la demande d\u2019Hvdro-Québec.mentionnons la mesure de la radioactivité ambiante dans la centrale nucléaire Gentilly 2 et le suivi de la teneur en eau tritiée dans l\u2019environnement.D\u2019autres recherches, réalisées pour le compte de GAN DU Owners Group Inc., ont porte sur la mesure des émetteurs alpha dans les effluents liquides de la centrale Gentilly 2 et sur l'émission de carbone-14 dans ses déchets.Les spécialistes du Departement ont aussi effectue des analyses autour de la centrale de Chalk River en Ontario ainsi qu'à proximité des sites de mouillage de sous-marins nucléaires en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique.Au fil des ans.une trentaine d\u2019étudiants du Departement ont reçu une formation en radioécologie au Departement de chimie Sept autres poursuivent présentement leurs études dans l\u2019équipe de Claude Barbeau JEAN HAMANN Le camp d'athlétisme Rouge et Or est offert durant les semaines des 30 juin 18 août et 7juillet.m: z >ni ) @E?r-Tia Pour la prochaine saison estivale, le REPS offre aux jeunes de 6 à 1 7 ans différents camps sportifs de jour plongeon, soccer, trampoline, ultimate frisbee, ainsi que des jeux en piscine et en gymnase.Les camps bambins-sports s'adressent aux enfants de 6 et 7 ans.Chaque jour, ces derniers pourront s\u2019initier à plus de trois activités différentes parmi les suivantes: arts martiaux, athlétisme, escalade, jeux collectifs, jeux en piscine, mini-basket, mini-tennis, minn volley, olympiades, soccer, trampoline, bricolage, château de sable, etc.Camps d\u2019escalade Les camps d\u2019initiation à l\u2019escalade (7 à 15 ans) se déroulent au stade couvert du PEPS où se trouvent deux murs intérieurs, une traverse et une caverne.Les jeunes seront initiés aux différentes pièces d\u2019équipement, aux techniques de grimpe et s\u2019amuseront à travers différents jeux.Une journée complète à un rocher-école de la région est également prévue.Pour les grimpeurs plus expérimentés, les camps d'escalade de niveau intermédiaire (12 à 17 ans) prévoient trois jours au PEPS et deux jours à l\u2019extérieur.Ce camp a pour but de perfectionner la gestuelle propre à la grimpe, d\u2019apprendre la manipulation d\u2019ancrage sur rocher (relais) et de s\u2019iniriet au rôle de second de cordée.Les coûts pour une semaine sont dç 135 S, 160$ ou 185 $ selon le type de camp choisi.Pour chacun des camps, le coût comprend le matériel et l'équipement requis, deux collations par jour et un chandail souvenir.Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec Diane Morency au 656-2807, ou visitez le site Internet du PEPS au www.peps.ulaval.ca.VALÉRIE LAPOINTE L haque année, près de 2000 jeunes participent aux camps r sports du PEPS, où ils peuvent s\u2019adonner à toute une panoplie d\u2019activités, intérieures comme extérieures.Ces camps de jour, d\u2019une durée d\u2019une semaine, sont axés sur la pratique d\u2019activités sportives et permettent aux jeunes de développer leurs habiletés dans une ou plusieurs disciplines.Des camps sont prévus durant les mois de juin, juillet et août.Le soccer est l'une des disciplines que les jeunes auront l'occasion de découvrir dans les camps multi-sports ou d initiation aux sports.Camps Rouge et Or Les camps de développement Rouge et Or sont encadrés par les entraineurs-chefs du Rouge et Or et sont enseignés par les athlètes des clubs d\u2019excellence.Les jeunes de 8 à 17 ans peuvent choisir parmi les camps suivants: athlétisme, badminton, basketball, basketball élite, mini-basket-ball, golf, plongeon, natation, tennis, volleyball.A certains moments de la journée.ces activités peuvent être remplacées par d\u2019autres activités récréatives.Pour le camp de golf, une sortie est prévue dans un club de la région le vendredi après-midi.Camps multi-sports et camps d\u2019initiation aux sports Les camps multi-sports présentent un programme très intéressant pour les jeunes âgés de 12 à 15 ans qui veulent goûter à différentes disciplines.Les participants pourront y faire de l'escalade de rochers ou de murs intérieurs, du golf, du patin à roues alignées, du plongeon, de l\u2019athlétisme, de la trampoline, des arts martiaux, du flag football, de l\u2019ultimate frisbee, du squash, etc.Les jeunes pourront également s'initier à certains programmes organiques de musculation.Par ailleurs, les camps d\u2019initiation aux sports s'adressent aux enfants âgés de 8 à 12 ans.Au programme: athlétisme, basketball extérieur, escalade, golf, arts martiaux.Sur la piste de nouveau» antibiotiques L\u2019élucidation de la structure d\u2019une enzyme ouvre un nouveau front dans la lutte contre les maladies infectieuses Une équipe internationale, à laquelle sont associés quatre chercheurs de la Faculté des sciences et de génie, vient d\u2019élucider la structure et le mode de fonctionnement d\u2019une enzyme essentielle à toute forme de vie.Robert Chênevert et Stéphane Bernier, du Département de chimie.Jacques Lapointe et Daniel Dubois, du Département de biochimie et de microbiologie, et quatre Jacques lapante, Daniel Dubois, Robert Chênevert et Stéphane Dernier, du Centre de recherche sur la fonction, la structure et l\u2019ingénierie des proteines: une contribution signiftcatite J cette decouverte chercheurs japonais livrent les details du fonctionnement de cette enzvme.la glutamvl-ARNt svnrhetase, dans une recente édition de la revue de IFuropean Molecular Bioloçp Organisation {EMBO Journal) En plus de présenter un grand intérêt sur le plan de la recherche fondamentale, cette decouverte ouvre la porte à la svn-thèse de nouveaux antibiotiques qui cibleraient spécifiquement les formes de cette enzvme retrouvées chez les bactéries.Essentielle à la synthèse des protéines La glutamyl-ARNt synthétase est une enzyme universelle, présente dans les cellules de tous les organismes vivants.«Elle sélectionne un acide aminé, l\u2019acide glutamique, et elle le fixe sur son ARN de transfert, explique Robert Chênevert.Cette réaction constitue la première étape de son incorporation dans les protéines.» Un organisme dépourvu de cette enzyme serait incapable de synthétiser la presque totalité des protéines dont il a besoin pour vivre et se multiplier.Jacques Lapointe travaille depuis plus de 30 ans sur cette enzvme chez la bactérie E.coli.«Personne n\u2019a encore réussi à élu^ cider sa structure chez cette espèce, souligne-t-il.Nos collègues japonais ont eu l\u2019idée d\u2019utiliser une autre espèce de bactérie, Ther mus thermophilus.qui, comme son nom le suggère, est très résistante à la chaleur.La structure de l'enzyme est plus stable chez = cette espèce ce qui facilite sa cristallisation.» Les cnstallographes J japonais, avec qui il collabore depuis 10 ans.ont eu recours au plus grand svnchrotron au monde pour déterminer la structure tridimensionnelle de l'enzyme.Cet accélérateur de particules, situe en banlieue de Tokyo, permet d'étudier l\u2019architecture des molécules par diffraction des rayons X.Pour sa part, l\u2019equipe de l\u2019Université Laval, rattachée au Centre de recherche sur la fonction, la structure et l'ingénierie des proteines, a apporté une contribution significative à cette découverte en réussissant à svnthétiser un inhibiteur de l\u2019enzyme.La structure de la glutamvl-ARNt svnthetase présente de légères vanantes d'une espèce ÜTautre.Les chercheurs veulent exploiter ces différences pour concevoir des inhibiteurs qui pouo raient en bloquer l\u2019action chez les bactenes.sans perturber le fonctionnement de l'enzvme chez les êtres humains.L'équipe de Robert Chênevert termine la svnthèse de trois inhibiteurs potentiels qui seront bientôt testés sur des bactéries JEAN HAMANN Le samedi 15 MARS 2003 I) î) i i es s à et ur â ti ef dç P L.t nt un 'us ez ou au elle.Elle sur non les nca-il a cette élu-gués Then résis-chez phcs rs au cture ules.e des Cen-e des écoute de ulent pour-ber le :pe vit Hiter.1 LAVAL EXCELLE AUX EXAMENS DE L ORDRE DES CGA Plusieurs candidats de 1 École de comptabilité de la Faculté des sciences de l'administration se sont démarqués par leur performance lors des examens de l'Ordre des comptables generaux (CGA).En effet.l\u2019Université Laval s est classée au deuxième rang à l'issue des quatre examens obligatoires avec un taux de 71%, comparativement à un taux moyen de succès de 63,9% dans l'ensemble du Québec.Les taux de succès par matière, compares à ceux de la moyenne québécoise et nationale, démontrent bien l'effort de l'École de comptabilité dans la préparation de ses étudiantes et étudiants: Comptabilité financière, 68% (Quebec 62.9%; Canada 64,\"\u2019%); Fiscalité.79% (Quebec 60,6%; Canada 57,5%); Verification.59% (Quebec 60.8 %; Canada 61.1 %); Finance.100 % - où se sont présentés trois candidats - (Quebec 66,'T%; Canada 70,3%).Soulignons que Nancy Gelinas.étudiante de l\u2019Université Laval, a obtenu la première place au Canada à l'examen de Finance, avec un résultat de 96%.\\jncy Gélirus HÉBERGEMENT EN MILIEU FRANCOPHONE L'École des langues vivantes recherche des personnes ou des familles pour héberger les étudiants non francophones inscrits dans les programmes de français langue étrangère ou seconde durant la session d'ete 2003.La première période de cours aura lieu du 12 mai au 13 juin et la seconde, du 7 juillet au 8 août.Les demeures situées près du campus universitaire sont privilégiées.Différents types d'hébergement sont possibles (avec ou sans repas).Pour en connaître d avantage sur les modalités d'inscription et la rémunération offerte, veuillez contacter Anne Loiselle.au numéro 656-5204 jusqu'au 28 mars et au numéro 656-2703 après cette date.Vous pouvez aussi communiquer avec l\u2019ÉLAV par courriel, à l'adresse suivante: hebergement.flet-Mv.ulaval.ca.CH0STAK0VITCH AU PROGRAMME Les membres du Quatuor Laval et leurs imités vous proposent une soirée musicale entièrement consacrée au compositeur Dmitri Chostakovitch le lundi 17 mars à 20 h, à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault.L\u2019entrée est libre.Au programme: le Quatuor no 7 op.108; Sept romances sur les poèmes d'Alexandre Block, avec la participation de Sylvie Duchesneau, soprano; le Quintette op.57 en compagnie de Louise Cauffopé, pianiste.Le Quatuor Laval fait ses débuts à l\u2019Université Laval le 7 avril 1982.11 réunit Gyor-gy Terebesi et Michiko Nagashima, violons, Chantal Masson-Bourque.alto et Huguette Morin, violoncelle.Cette formation partage ses activités entre l\u2019enseignement, les cours de maitre, les concerts et les enregistrements.Le Quatuor Laval s\u2019est fait entendre au Canada, aux États-Unis et en Europe.» Le Quatuor Laval ÉTRANGES ANIMAUX Après une soirée bien arrosée, un homme regagne son domicile et un curieux face-à-face se produit.Qui triomphera?La bête, l'homme.ou la femme?Laissez votre instinct resurgir et devenez les témoins de ces jeux de pouvoir.Les 20, 21,22, et 23 mars, à 20 h, au Théâtre de poche du pavillon Maunce-Pollack, la troupe Les Treize présente la pièce Cet animal étrange d\u2019après les textes d'Anton Tchékhov, adaptée par Gabriel Arout et mise en scène par Vann Guy Bilodeau et Cynthia Poulin Lavoie.L\u2019animal étrange, c\u2019est l\u2019être humain, une espèce que le spectateur découvrira au fil des tableaux de cette œuvre marquée par la poésie douce amère des dialogues.Renseignements: 656-2765.LE DIABLE EN SOI La troupe Les Treize présente Monologue avec le diable de Stéphane et Henri Lamontagne, au Théâtre de poche du pavillon Alphonse-Desjardins, les 27,28, 29 et 30 mars.Monologue arec le diable, c\u2019est l\u2019histoire du combat intérieur d'un riche retraité qui réalise qu\u2019il n\u2019a jamais connu le bonheur et qui entreprend une sincère et profonde réflexion au moment où un obstacle majeur se dresse devant lui: lui-même, qui ne s est jamais Monologue avec le diable préoccupé du sens véritable de la vie.Suivra-t-il cet élan du cœur trop longtemps comprimé?Saura-t-il résister aux coups de ses défauts ayant pris forme humaine?Et comment se soldera ce combat que chaque être humain doit entreprendre un jour ou l\u2019autre pour son propre salut?Les billets sont en prévente au coût de 8 S (10 S à l\u2019entrée) au Bureau des activités socioculturelles, local 2344, pavillon Alphonse-Desjardins.CHAMPIONNAT PROVINCIAL D ATHLÉTISME Au PEPS, du 7 au 9 mars, s'est déroulé le Championnat provincial de la Fédération québécoise d\u2019athlétisme.Quatre athlètes universitaires du Rouge et Or se sont démarqués.Chez les dames, Sarah Cleary a terminé deuxième au saut à la perche avec une hauteur de 2.80 mètres.Chez les hommes.Arnaud Ozoukou a remporté l\u2019or au triple saut avec une distance de 13.78 mètres.Son coéquipier Hugo Marcotte a aussi accédé à la plus haute marche du podium avec un résultat de 1.85 mètre au saut en hauteur.Jarom Lapierre a quant à lui réalisé la deuxième meilleure performance de la fin de semaine au lancer du marteau avec une distance de 16.41 mètres.Le camp d'atbletisme Rouge et Or est offert durant les semaines des 30 juin, 7 juillet et 18 août.VIE AU TRAVAIL ET VIE FAMILIALE Vous travaillez, vous vivez du stress, de la fatigue, vous manquez de temps et vous subissez une trop grande pression provenant du travail et des exigences familiales.Vous cherchez à joindre les deux bouts mais vous manquez de moyens.Nous vous proposons une démarche en groupe qui vous aidera à clarifier ce qui vous empêche d'exercer efficacement vos rôles, à connaitre des sources de conflits, leurs influences et les conséquences sur le travail et la famille et à concevoir de nouveaux moyens pour améliorer votre condition de vie.Trois ateliers de 3 heures chacun s'offrent à vous, les 17.24 et 31 mars, de 19 h à 22 h.à la Clinique de counseling et d'orientation de l\u2019Université Lav al.Le nombre de places étant limité, inscrivez-vous rapidement Les frais d'inscription sont de 20 S par personne.Communiquez avec Isabelle Langlois ou Frédéric Thénault au 656-3191 ffl ffl UNIVERSITÉ æ B LAVAL Qufl».dcmaoi le imk Le contenu de ces pages est produit et édité par le Service des communications de l\u2019Université Laval.Visitez Alénon, le site Web de l'Université Laval, à l'adresse suivante: http:/ www.ulaval.ca CAMPAGNE DE LA COMMUNAUTÉ Les coprésidents de la campagne annuelle de la communauté universitaire Micheline Grenier, directrice du Service de placement, et Marc l\u2019elchat.doven de la Faculté de théologie et de sciences religieuses ont procédé récemment au lancement de la campagne annuelle de financement de l l\u2019niversite.au Grand Salon du pavillon Maunce-Pollack L evenement s est déroulé en presence du recteur Michel Pigeon, et des presidents de ! 4 111 s Wenceslas Mamboundou.et de la l'ADFUL, Pier-Andre Bouchard-St-Amand Cette campagne, qui se déroule jusqu'au 30 avril, a pour objectif de recueillir 1.3 million de dollars Elle v ise a repondre aux divers besoins récurrents de lUniversite les bourses d etudes.les fonds facultaircs.la Bibliothèque, le soutien a l'em ploi, la mobilité étudiante et le sport etudiant constituent les priorités mises de l\u2019avant par cette campagne Plus de 5 000 personnes.dont 1 500 retraites, seront sollicitées pat leurs collègues et anciens collègues de travail.Le thème de campagne retenu cette annee par la 1 ondation de l'Université Laval.«Un siècle de philanthropie», se veut une façon de témoigner du lien étroit qui a toujours existe entre le développement de l\u2019Universite Laval et le soutien philan thropique.A ce sujet, le recteur Michel Pigeon, a rappelé que.sans cette aide.l\u2019Universite Laval n aurait probablement pas connu un développement aussi determinant «Si on fait un petit calcul rapide.c'est 1 equivalent de plus de 200 millions de dollars qui ont ete versés en dons entre 190ti et aujourd'hui pai des entreprises et des individus.Deux cents millions qui auront contribue au développement de tous les aspects de notre mission universitaire construction de nouveaux pavillons, achat d\u2019équipements de laboratoires de recherche, mise sui pied de nouveaux programmes.creation de chaires, attribution de milliers de bourses d etudes à nos étudiantes et etudiants développement des collections de la Bibliothèque, etc » le cabinet de campagne 2(X>3 dan> le tvlet \u2022\u2019Communauté uniremtaire-\\li.l'chne Grenier dirwlnce du Servi, e de pla, ornent et eopresidenle de la campagne.Man lYlchat.doyen de la l a, ulte do tl t 4 I m m i i y II i Vous direz avec fausse modestie : « c'est juste une voiture ».D'une compagnie qui fait tout autrement, voici la toute nouvelle ION de Saturn.Son allure attrayante n'est que le préambule d'une belle histoire Découvrez son habitacle innovateur.Et son moteur Ecotec 2,2 L de 140 HR qui offre aux conducteurs la puissance qu'ils recherchent.Faites l'essai de la ION de Saturn dès aujourd\u2019hui Où vous irez, elle ira\tA partir de 15 495$' 5ATIRN le POSF du modèle lustré |t»rl Te ION 3 20031 est de 20250$ le transport i900$i mmatrcuiat'or' assu-ances es droits es \u2018-a s 'e\"és à inscription au Registre des droits personne s et -ee s mobiliers 'es \u2018rs \u2022\t\u2022 st at- et es taies sont en sus les détaillants peuvent vendre pour moms Une commmde ou un échange de véhicules entre détaillants peut être reou'S Vove; votre déta 'ia\"t Satum pour plus de détails Achetez en ligne à satumcensda com ou appelez au 1 888 4SATURN "]
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