Le soleil, 6 septembre 2003, Cahier 4
[" LE SOLEIL Cahier I) Le SAMEDI I» SEPTEMBRE 2003 :« m Prion chez les cerfs et les wapitis D 2 Éditorial Tabac: écrasons le « plan B » D 4 /via H ^ COIIABORAIION SPfCIAU ANDR( PICHtITf ««S*'#- \t Dans un pénitencier a sécurité médium, comme le Leclerc, les détenus circulent beaucoup plus librement à l'intérieur que dans un penitencier à sécurité maximale, ils ont accès à beaucoup plus d'activités et de «programmes», les cellules ne sont pas verrouillées pendant la journée et les gardes ne sont pas armés dans les postes de contrôle.Barbelés sur mesure D'un niveau de sécurité à l\u2019autre, une foule de détails changent le visage d'une prison et l'ambiance qui y règne Sécurité minimum, médium, maximum.Dans un pénitencier, ces petits mots représentent un monde de différence, a constaté LE SOLEIL, lors de trois visites effectuées à Donnacona (maximum), à l\u2019établissement Leclerc (médium) et au Centre fédéral de formation (minimum).Des visites pour lesquelles il a fallu bien sûr montrer patte blanche: pré-enquête sécuritaire, incluant la couleur des cheveux et des yeux, le poids et la grandeur, vérification judiciaire, passage au détecteur de métal, dépôt du téléphone cellulaire et du téléavertisseur, signature en entrant et en sortant.Bref, de quoi rappeler que nous n\u2019étions pas dans une place publique ! » PREMIER DE DEUX COLLABORATION SRfOALE ANDRf ^C\u201c£ITI Une cellule du pénitencier Leclerc La rivière des Mille-Îles coule doucement de l\u2019autre côté de la rue.Près de l\u2019entrée, une balançoire invite au farniente.Du gazon, des arbres.On se croirait devant une grosse auberge de campagne, un peu vieillotte.Même son nom sème la confusion.Qui croirait que le «Centre fédéral de formation » est un pénitencier?C\u2019est pourtant dans cet établissement à sécurité minimum que des criminels endurcis terminent leur sentence, avant de reprendre le chemin de la liberté.Des hommes au passé souvent lourd, des meurtriers, des violents, qui ont progressé sur le chemin de la réhabilitation.Autrement, ils ne seraient pas ici.Les beaux couvre-plan-chers au look de centre d\u2019accueil et les plantes qui abondent partout ont sûrement un impact sur la qualité de vie quotidienne, ils n\u2019empêchent toutefois pas les « résidants » de la place de devoir se plier à de nombreuses règles et rendre des comptes sur leurs allées et venues, leurs projets, et les moyens qu\u2019ils prennent pour les réaliser.Ainsi va la vie en prison.Situé au cœur du vieux quartier Saint-Vincent-de-Paul, à Laval, le CFF est à des années-lumière de l\u2019image que l\u2019on peut se faire d\u2019un pénitencier.Pour cela, c\u2019est plutôt à Donnacona qu\u2019il faut se rendre.Caché au bout d\u2019un champ, ce « maximum » a tout ce qu\u2019il faut pour ne pas être confondu avec un camp de vacances: hautes clôtures surmontées de rouleaux de barbelés, miradors.gardes armés, murs gris en blocs de béton et grilles grinçantes.Partout aussi, des passerelles permettant une intenention serrée et sécuritaire en cas de grabuge.Il faut dire que les pensionnaires ne sont pas tout à fait des bon scouts.On y retrouve notamment les motards criminels et leurs frottcux, pour reprendre le terme utilisé par le directeur adjoint Cari Pelletier.D\u2019autres aussi, n\u2019ayant rien à voir avec le crime organisé, mais représentant un danger pour la population, ou un risque d\u2019évasion.C\u2019est du moins l\u2019évaluation qu'en I fait le Service correctionnel du Canada.À notre arrivée, un homme sort entre deux gardes, menottes aux poignets et chaînes aux pieds.C\u2019est ainsi que se font tous les déplacements extérieurs du maximum.Dans la salle des visites, les tables sont munies d\u2019un système d\u2019écoute électronique, qui sera utilisé en cas de doute.Des caméras permettent d\u2019aller chercher avec netteté le moindre détail.Diffieiled\u2019y passer de la drogue, quoique ce n\u2019est jamais impossible, admet Cari Pelletier, tant les gars sont ingénieux.On a ainsi dû blinder les boîtes protégeant les fluorescents des douches, parce qu\u2019elles servaient de cache.Pour limiter la confection de broue (alcool frelaté), on a remplacé les tomates en conserve ordinaires par des tomates épicées.« Il faut penser délinquant nous-mêmes», rigole un peu M.Pelletier.PRESSION PUBLIQUE Depuis quelques années, principalement sous la pression publique de l\u2019Ouest canadien et de l\u2019Ontario, les normes de sécurité se sont resserrées.Des pressions qui relèvent plus souvent d\u2019un désir de voir le criminel « payer» durement pour son crime que d\u2019un réel danger.Ainsi, Donnacona s\u2019apprêtait ce printemps à transférer un meurtrier ontarien vers un pénitencier a séeuri- Claudette Samson CSamsont&U\u2019.inleil.crrm té moyenne.L\u2019information est vite parvenue sur le terrain, et des pressions ont été faites.Cari Pelletier ne le cache pas : le transfert a été suspendu, mais ce ne pouvait être que temporaire.«Ce gars n\u2019a plus rien à faire ici», tranche-t-il.Le «médium» constitue bien sûr l\u2019étape intermédiaire entre l\u2019arrivée et la sortie.L\u2019établissement Leclerc, situé à quelques centaines de mètres du CFF, ne laisse toutefois lui non plus aucun doute sur sa finalité.Ici non plus les clôtures ne sont pas là pour la frime.Plus vieillot, l\u2019édifice est moins sordide que Donnacona, mais assez impressionnant malgré tout.La différence y est malgré tout bien réelle: les détenus circulent beaucoup plus librement à l\u2019intérieur, ils ont accès à beaucoup plus d\u2019activités et de « programmes» (un mot qui a la cote dans les services correctionnels), les cellules ne sont pas verrouillées pendant la journée et les Sous la pression de l\u2019Ouest et de l\u2019Ontario, la sécurité a été resserrée gardes ne sont pas armés dans les postes de contrôle.Comme au CFF, une piscine (dont l\u2019entretien est assuré par le comité des détenus) est à la disposition des détenus, de même qu\u2019un jardin communautaire.Toutes ces petites choses ont un impact certain sur l\u2019atmosphère des lieux, beaucoup moins lourde qu\u2019à Donnacona.A la cuisine, par exemple, c\u2019est à peine si le petit col bleu des employés les distingue des détenus.Ce midi-là, il y a du foie au menu.Comme dans tout pénitencier, le travail de nature professionnelle, qu\u2019il soit dans les cuisines ou bien dans Voir BARBELÉS en D 2 ?QUOI?La prothèse de technologie numérique Vous avez de la difficulté d comprendre dans le bruit?technologie numérique vous permet maintenant de résoudre ce problème.Elle s'ajuste automatiquement en amplifiant la parole tout en réduisant les bruits ambiants.Elle est disponible dans tous les modèles dont la prothèse super-miniaturisée.Saviez-vous que.Le (oit de certaines prothèses auditives peut être défrayé entièrement par la Régie d'assurance maladie du Québec, la CSST, les anciens combattants et les assurances privées.Renseignez-vous! BÉRI BF* BRASSARD MJDtOFROTHffrtSTEft PROTHÈSES AUDITIVES l'orf 'lle.entendre battre la vie.QUÉBEC\t522-3656 320, Saint-Joseph Est, local SS-036 LORETTEVILLE\t842-0793 Centre médico-dentaire \u2022 153, boulevard Valcartier LÉVIS\t835-0497 53, avenue Bégin EXTÉRIEUR SANS FRAK: 1-800-363-7386 LE SOLEIL Le samedi C septembre 2003 D 2 BARBELES COMPARAISON ENTRE LES TROIS NIVEAU! IE SECURITÉ IES PÉNITENCIERS Suite de lu I) 1 un atelier de métal, de maçonnerie ou de carrosserie automobile, est accrédité par une commission scolaire et permet à ceux qui le veulent bien d'apprendre un métier.Les travailleurs sont payés environ six dollars par jour.Notre visite est remarquée, mais ne fait aucun remous.« Il y a 10 ou lô ans, avoir un invité était exceptionnel, souligne Pierre Gauthier, au pénitencier Leclerc.Il se faisait traiter de noms.Mais aujourd\u2019hui, il y en a tellement.» Les rapports entre les détenus et le personnel se sont aussi considérablement améliorés.Aujourd\u2019hui, il est courant qu\u2019un détenu parle à un gardien.«Avant, c\u2019était impensable», s\u2019exclame l\u2019agent correctionnel André Duchesne, de Donnacona, qui dit n\u2019avoir jamais eu de problème avec un prisonnier en 20 ans de métier.Les contacts demeurent tout de même limités.Le détenu qui en fera trop sera vite qualifié de «citoyen », un terme hautement péjoratif! CONTACTS EXTÉRIEURS Les contacts avec l\u2019extérieur sont nombreux et font partie de la démarche de réhabilitation.Outre les visiteurs et les groupes d'entraide tels les Alcooliques anonymes, il y a les rencontres sportives avec des bénévoles, entre autres.Au Leclerc, trois fois par année, les détenus organisent une journée pour des enfants déficients mentaux.L\u2019activité est très appréciée, de part et d\u2019autre, selon son responsable, Michel Côté.Chaque gars est jumelé avec un enfant et s\u2019occupe de lui toute la journée.Il y a des jeux, une roulotte de hot-dogs, et le comité des détenus remet des cadeaux à chacun.Tout cela a de quoi en découdre avec la traditionnelle image du délinquant à la mine patibulaire.Bien sûr, il y en a.Mais la majorité de ceux croisés pendant nos visites seraient passés inaperçus dans la rue.Pour plusieurs, qui sont restés «en dedans» pendant des années, ce retour hors des murs est pourtant difficile.Un geste aussi simple qu\u2019aller au guichet automatique peut facilement virer au cauchemar.«La première fois que je suis sorti après 10 ans, je suis revenu au bout de 60 jours, même si j\u2019avais pas commis de crime.J\u2019étais pas déçu de ça.Mais là, je me sens prêt », témoignait un détenu rencontré lors de ces visites.Voici quelques caractéristiques distinguant les pénitenciers selon leur cote de sécurité.Certains points sont spécifiques aux pénitenciers visités.CRITÈRES Sécurité extérieure Sécurité intérieure Les mesures de sécurité intérieure sont sensiblement les mêmes dans le maximum et le médium Chaque établissement est pourvu d\u2019un contrôle très serré à l'entrée.En cas de grabuge, ils ont tous deux une équipe d'intervention spécialement formée et agissent selon le même crescendo: avertissement verbal, sirènes, poivre, tir sur des cibles prédéterminées.COLLABORATION SPECIALE ANDRE ¦ Centre fédéral de formation MINIMUM (Centre de formation) J clôture simple, héritée d'une autre époque (normalement, il n'y en aurait pas) ?\tmiradors hérités d'une autre époque, non occupés J pas de patrouille sauf en cas de doute de passage de drogue ?\tcontrôle allégé à l\u2019entrée, avec simple porte vitrée verrouillée ü sécurité préventive avec délateurs (permet d'éviter les évasions, les meurtres, le grabuge.) ?\taucun garde armé dans le pénitencier ü en cas de grabuge, appel à l\u2019unité d\u2019intervention du pénitencier Leclerc, situé à 500 m ?\tpas d\u2019agent correctionnel lors des audiences de libération conditionnelle IL I M! COL-ABCRALC* SPEC ALE ANDRE PiCHETTE Pénitencier Leclerc MEDIUM (Leclerc) j double clôture surmontée de rouleaux de barbelés _J gardes armés dans les miradors lors d\u2019activités extérieures Ci double patrouille motorisée autour de l\u2019enceinte 24 heures sur 24 ?\tsécurité préventive avec les délateurs ?\tgardes non armés dans les postes de contrôle J pas d'agent correctionnel lors des audiences de libération conditionnelle LE SOLEIL JEAN MARIE VILLENEUVE I Pénitencier Donnacona MAXIMUM (Donnacona) J double clôture surmontée de rouleaux de barbelés ?gardes armés dans les miradors à une fréquence non déterminée j double patrouille motorisée autour de l'enceinte 24 heures sur 24 J aucune porte ou grille ne s'ouvre avant que la précédente ne soit refermée J gardes armés dans les postes de contrôle J passerelles protégées au-dessus de tous les lieux de circulation, permettant une intervention sécuritaire en cas de grabuge J présence d\u2019un agent correctionnel et détenu parfois menotté pendant les audiences de libération conditionnelle J mouvements contrôlés au maximum J décompte après chaque mouvement de masse, plusieurs fois par jour Cellules Les détenus sont responsables de leur entretien et ont le droit d\u2019y fumer.\t?portes verrouillées.par le détenu, avec un cadenas, du matin au soir\t?portes déverrouillées de 7 h 30 à 23 h 30\tJ portes verrouillées en tout temps Visites Toutes les visites doivent être préautorisées partout, et les visiteurs doivent se plier à une enquête sécuritaire.Ils peuvent être soumis au ion scan pour savoir s\u2019ils ont été en contact avec de la drogue.\t?\tsignature à l'entrée et à la sortie ?\tpas d'écoute électronique ?\tpas de caméras ü passage au détecteur de métal sur soupçons\t?passage au détecteur de métal, signature à l\u2019entrée et à la sortie J possibilité d'écoute électronique pendant les visites et présence de caméras permettant une observation rapprochée des individus\t?passage au détecteur de métal, signature à l\u2019entrée et à la sortie J possibilité d'écoute électronique pendant les visites et présence de caméras permettant une observation rapprochée des individus Repas Partout la nourriture est préparée par les détenus, qui mangent par petits groupes dans des salles communes.L'utilisation des couteaux est étroitement contrôlée.\t?cuisine commune pour les détenus et le personnel\t?\tcuisine commune pour les détenus et le personnel ?\tles fouilles sont fréquentes à la sortie des cuisines mais non systématiques\tJ nourriture préparée par les Hells Angels tant pour les détenus que pour le personnel ?\tles chariots peuvent être inversés en tout temps ?\tdétenus fouillés à la sortie Clientèle Tous les meurtriers doivent passer deux ans en maximum, même s'ils ne sont pas dangereux pour la société (ex.: Robert Latimer).Pour les autres, la cote de départ dépend du degré de dangerosité.Un délinquant ayant une longue sentence en fera environ le tiers dans chacun des niveaux.\t?\tdélinquants en cheminement avancé ?\tsentences plus courtes, sans antécédents ?\tsans danger pour la sécurité publique ü groupes de motards confondus (le mélange marque le cheminement personnel) ü 275 détenus lors de notre passage, pour une capacité de 400\t?\tdélinquants en cheminement, ayant quitté le maximum ?\tcrimes non violents, sentences moins longues.?\tHells Angels et affiliés (une centaine sur 485) ?\ttous les détenus fédéraux québécois ayant vu leur libération suspendue, à l'exception des Rock Machine J 485 détenus pour 555 cellules\t?\tHells Angels et Rock Machine dans des ailes séparées ?\tdélinquants dangereux ou à risque d\u2019évasion ?\tcriminalité de violence ?\tlongues sentences J 315 détenus pour 359 cellules Sorties\ta dr°i' de sortir sur autorisation (certains\t?très peu d\u2019absences temporaires\t?pas d'absence temporaire travaillent ou font du bénévolat à\tü menottes et chaînes lors du transport\tJ mains menottées, chaînes aux pieds, l'extérieur), circulent en autobus.\t?accompagnement par deux gardes\tdeux accompagnateurs armés seulement armés seulement s'il y a risque d\u2019évasion s\u2019il y a risque d\u2019évasion ou dangerosité ou dangerosité Source Claudette Samson INFOGRAPHIE LE SOLEIL LE SOLEIL JEAN MARIE VILLENEUVE Le poste de contrôle de la salle des visites à Donnacona LE SOLEIL.JEAN MARIE VILLENEUVE Im fenêtre (au fond) des cellules de Donnacona peut s'ouvrir un peu.COLLABORATION SPECIALE ANDRE PICHETTE\tCOLLABORATION SPECIALE ANDRÉ PICHETTE\tCOLLABORATION SPÉCIALE ANDRÉ PICHETTE lue partie de la cour intérieure\tLa buanderie du pénitencier Leclerc\tDans les cuisines du Leclerc, du Centre fédéra! de formation\tdessert 34 hôpitaux.\toù des détenus travaillent.v .s Va iîhm j J SCIENCES Les cerfs et les wapitis ont leur prion La preuve est faite que la maladie du dépérissement chronique se transmet d'animal à animal Aline Pkriault ©Z.ibération ¦ La maladie du dépérissement chronique qui affecte les cerfs et les wapitis d\u2019Amérique du Nord et du Canada se transmet directement d'animal à animal.Cette voie de contamination, dite horizontale, était déjà fortement suspectée.Elle est désormais démontrée par les travaux de Michael Miller et d'Elizabeth Williams, chercheurs du Wildlife Research Center, dans le Colorado, et de l'Université du Wyoming, publiés dans la revue Xtttnir de cette semaine.\\\tt ft 7 > *x V r > ARCHIVES LÉ SOLEIL La maladie du deperissement chronique chez les cervidés est l'équivalent de la maladie de la vache folle chez les bovins et de la tremblante chez le mouton.^ Cotte maladie à prion chez les corvidés est l\u2019équivalent de la maladie de la vache folle chez les bovins et de la tremblante chez le mouton.Le premier cas a été repéré à la fin des années 60 dans un élevage de cerfs du Wyoming (États-Unis).«A l\u2019époque, on a d\u2019abord évoqué une contamination par des moutons, explique François Moutou, épidémiologiste à T\u2019Agence française de sécurité sanitaire des aliments.Les cerfs ont été mis dans un enclos préalablement occupé par des brebis.On a supposé que le prion responsable de la tremblante du mouton avait contaminé l'environnement et infecté les cerfs.» Mais les analyses effectuées par la suite ont révélé que le prion trouvé chez les cerfs malades était issu d'une souche différente que celui responsable de la tremblante.Verdict : une nouvelle forme d'encéphalo- pathie spongiforme transmissible venait d'être découverte.Depuis, de nombreux animaux contaminés ont été dénombrés, dans près de lOEtats.Dans le Wyoming, région particulièrement touchée, plus de 42 000 cerfs atteints de CWD (chronic wasting disease) ont été recensés jusqu'à présent.Il reste cependant difficile d'évaluer l\u2019ineidenee de la maladie parmi les ruminants sauvages.Motif: un biais de sélection important est introduit par la chasse.« Un des principaux symptômes du CWD est une perte d\u2019attention, précise François Moutou.Les cerfs malades.plus vulnérables, sont donc les premiers à se faire tuer par les chasseurs.Comme les recensements se font majoritairement par la chasse, le pourcentage de bétes malades obtenu n'est pas du tout représentatif de^ l'ineidenee réelle de la maladie.» Pourtant, l\u2019augmentation du nombre de cas découverts était suffisamment conséquente pour suspecter une transmission de la maladie de ruminant à ruminant, et pas seulement de mère à nouveau-né.Pour mener ce travail, les chercheurs américains ont étudié deux populations séparée* de cerfs.Les individus du premier groupe étaient issus de mères atteintes de CWD tandis que ceux du deuxième étaient nés de mères saines.Quand les jeunes cerfs ont atteint l\u2019âge de trois à quatre mois, les scientifiques les ont regroupés au sein d'un même enclos.Résultat : quatre ans plus tard, près de 90°/odes cerfs issus de mères saines étaient atteints de la maladie, contre près de 100% des animaux nés de mères malades.La transmission horizontale de la maladie était démontrée.AUCUN TRAITEMENT Ces travaux n'expliquent pas pour autant la montée en flèche des cas de CWD.Fîn effet.« si on en trouve davantage.c'est avant tout parce qu'on les cherche plus ».met en garde l'épidémiologiste.Avec la crise de la vache folle et la découverte du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.les maladies à prion sont sur le devant de la scène.Même si aucun cas de transmission à l'homme de la CWD n'a été prouvé, les États-Unis et le Canada ont fait des investissements de recherche considérables depuis 1906.« Les enjeux commerciaux et sanitaires sont importants.Difficile pour eux de pointer du doigt la Grande-Bretagne pour la vache folle et de laisser une maladie à prion se développer impunément sur leur territoire», souligne François Moutou.Malgré ers ef- forts de recherche, aucun traitement n'existe encore contre cette maladie mortelle.Des mesures sanitaires ont été prises : abattage systématique du troupeau en cas de maladie du dépérissement chronique chez un cerf : et pour les chasseurs, se méfier du gibier trop facile à abattre. LE SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 En ce petit samedi propice à une marche en forêt ou au magasinage des cadeaux de Noël \u2014 plus que 109 jours, soit dit en passant, alors je vous comprends si vous préférez prendre le bois \u2014 en ce samedi de toutes les opportunités, dis-je.j'avais prévu vous entretenir d'un débat crucial pour l'avenir de l'humanité et de sa banlieue, j\u2019ai nommé les jeunes qui s\u2019habillent tout croches pour aller à l'école.On ne fait pas plus casse-gueule comme sujet.L\u2019autre midi, à TVA.Jocelyne l\u2019azin a passé une heure à tenter d\u2019y voir clair et la pauvre n'était pas plus avancée à la fin de l'émission.Pas facile d\u2019avoir une opinion tranchée là-dessus.L\u2019n tout cas.moi.j'en arrache.Ce n'est pas comme Saddam Hussein, on l\u2019aime ou on l'aime pas, Saddam Hussein, ça finit là.Même chose pour le ris de veau ou Bernard « Ça a-tu du crisse de bon sens» Landry.On aime ou on aime pas.Les histoires de nombrils à l'air ou de fourches de culottes aux genoux, ça paraît simple, mais ça ne l\u2019est pas.11 y a la liberté d'expression.l'éloge de la différence, la tolérance, le respect de soi et des autres, l\u2019école comme lieu d\u2019apprentissage et de savoir, bref, il faut peser le pour et le contre de notions complexes dans un monde qui l\u2019est encore plus, et qui fait qu'une émission de télé finit par être nécessaire pour arriver à comprendre ce qui ne l'est pas mais qui devrait l\u2019être.J\u2019aurais envie d\u2019ajouter L\u2019incompris que le contraire est egalement vrai, mais je risquerais de vous mêler encore plus et de vous mettre en retard pour vos cadeaux de Noel.Les histoires de fringues à l\u2019école, ce n\u2019est pas simple.c\u2019est pourquoi je vais réfléchir encore quelques années avant de me faire _ une opinion.Il y a des sujets qu'il vaut mieux laisser -mijoter à feu doux.Lorsque la petite dernière sera à l'université, dans une quinzaine d\u2019années, je vous promets deux ou trois idées fortes là-dessus.promis.Ce n\u2019est pas comme l\u2019histoire de l'escalier de 25 millions 8 que Jean-Paul L\u2019Allier veut se faire offrir en cadeau par nos cousins français, ce fameux escalier qui a divisé le village toute la semaine et qui continuera à le faire pendant un bon bout de temps, croyez-moi.il va en couler de l\u2019eau pas trop propre sous le pont Drouin d\u2019ici 200S.L'escAllier, tout le monde a immédiatement eu son idée là-dessus.C\u2019est génial ou c\u2019est complètement farfelu, un peu comme la pub télévisée de Bell, avec la famille de ti-counes.la « pé-taque» pour passer l\u2019hiver et pépère enseveli sous un tas de fumier, mais ils n\u2019ont pas à s\u2019en faire, les ti-counes, ils sont abonnés à Internet haute vitesse, ah ! ah ! ah ! ah ! Sormami Pwmu hcr NFrovenchapâlcsoltil.com Les nombrils à l\u2019air.Saddam Hussein, le ris de veau, les ti-counes de Bell, si vous avez du imd à me suivre, ne vous inquiétez pas.c'est l'histoire de ma vie de m'éparpiller C\u2019est aussi que je voulais voir si vous étiez capables de me suivre dans le dédale de mes idées.Car.d\u2019après ce que j\u2019ai pu comprendre depuis deux jours, ce n\u2019est pas toujours le cas.Explications.A mon arrivée au bureau, jeudi matin.une collègue me demande pourquoi je me prononce contre l\u2019escalier à L'Allier dans ma chronique.Ah oui?ITemière nouvelle, l'n autre collègue m'en parle aussi.Ils se sont donne le mot ou quoi?J\u2019ouvre ma boîte de courriels, l'n lecteur s'indigne, après avoir lu mon texte deux fois : « Étrange de voir que sur ce sujet, tu te sois planté pas à peu près, moi qui me suis toujours retrouve dans tes idées, comme un clone et son miroir.Aujourd'hui, et du haut de mon escalier, tu m\u2019es apparu soudainement du côte de ceux dont la petitesse et la mesquinerie.» \u2014 j\u2019ai du mal à comprendre la suite, bla bla bla \u2014 «.et tu avais le manteau des ombres de ceux qui abaissent ce qu'ils ne peuvent gravir.» Et ce courriel d\u2019un autre lecteur : « Votre écriture est moqueuse et, à mon point de vue.n'ap- I) 3 porte rien, sinon le dénigrement des personnes qui osent aller de l avant » Je profile de ce samedi propice à ce que vous savez pour faire un rectificatif l'e n\u2019est jamais drôle, les rectificatifs dans un journal, ça parait mal.mais une fois que c\u2019est fait, maudit qu\u2019on sc sent mieux Alors voilà Ma chronique de jeudi sur lèse Allier était de la pure ironie, quelque chose qui se lit au quatrième degré, desoie de ne pas avoir fourni le décodeur.Les blagues sur le pow-wow.le coup de fil à Jacques Chirac, le gros sel dans les marches, tout ça visait essentiellement à me moquer gentiment \u2014 si vous saviez comme je ne suis pas méchant de ceux qui croient que Québec dev rail fêter ses 400 ans comme si c\u2019était une veillée au corps.Or.l\u2019ironie, c\u2019est un peu comme de la dynamite: à trop jouer avec, ça peut vous sauter en pleine poire, j'en ai eu la preuve Alors dommage pour ceux qui ont cru un moment que je me joindrais à leur cabale contre l\u2019escalier maudit, je ne suis pas des vôtres.Je l\u2019écris aujourd'hui sans aucune ironie, cynisme ou effets spéciaux : la Ville de Québec a besoin d'un projet urbain d'envergure pour les fêtes du 400*' et celte idée d\u2019escalier pour rallier la haute et la basse ville, me plaît beaucoup.ne serait-ce que pour faire quelque chose de sense avec l'enchevêtrement de bretelles d'autoroute dans ce coin de la ville.Est-ce asst*/.clair ?J\u2019espère que vous vl'a ben rassuré, comme le dit si bien le ti-coune de la pub de Bell.Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! TREVUE Mariages gais : à la remorque des mœurs Pour Dominique Goubau, la réponse va venir d'un consensus social Anne-Marie Voisard AM Vois a rd(a le sole il.com ¦ Mariage.Alors que les unions se font et se défont quasi au gré des pluies, ce mot, chargé d'histoire et d'émotion, plus encore que le SRAS.la vache folle, le virus du Nil occidental et autres épouvantails, aura nourri les conversations de l\u2019été 2003.Et ça continue.Lundi, pour lancer une nouvelle saison de grands débats au Musée de la civilisation, la question est la suivante : l\u2019Église va-t-elle trop loin pour empêcher le mariage des homosexuels ?Dominique Goubau.professeur spécialisé en droit de la famille et de l\u2019en- 4\t^ Anne-Marie Voisard AUnhuarcKsOesoleilam son opinion personnelle n\u2019a pas plus de poids que celle de n\u2019importe qui.Ce qui ne l'empêche pas d'avoir beaucoup à exposer.En entrevue, il le fait aisément, avec tout le poids que lui confère la connaissance intime des lois.L\u2019ÉGLISE, LE BIEN ET LE MAL S\u2019il ne s\u2019estime « pas en autorité pour décider pour autrui », M* Goubau donne à comprendre que la situation est la même pour l'Église, laquelle ne détient, dit-il, « aucun pouvoir sur le mariage civil ».Précision importante : l\u2019actuel débat ne porte «pas sur l\u2019institution du mariage comme sacrement ».Ainsi, le Vatican et tous ses porte-parole se retrouvent-ils dans la position de tous les groupes de pression.Ils cherchent à imposer leur façon devoir, quitte à menacer le premier ministre Jean Chrétien des peines de l\u2019enfer, comme l a fait l\u2019évêque de Calgary Pour Me Goubau.la solution est ailleurs.L\u2019Église n\u2019est plus celle qui énonce les règles, qui dicte ce qui est bien, ce qui est mal.«La réponse, dit-il.va venir d'un consensus social.C\u2019est une question de choix.» {Particulièrement au Québec, où il est permis de se demander si les gais ont vraiment besoin de se marier, alors qu\u2019ils bénéficient de tous les avantages de Tunion civile.Entrée en vigueur le 24 juin 2002.cette loi, ouverte à tous, non seulement engendre les droits et les responsabilités liés au mariage, en plus elle reconnaît la filiation.Les homosexuels peuvent donc adopter des enfants, contrairement à ce qui existe en Belgique où le mariage entre personnes du même sexe est autorisé depuis l\u2019an dernier, comme c'est aussi le cas aux Pays-Bas Belge d\u2019origine.Dominique Goubau est bien placé pour savoir de quoi il retourne dans ce coin d'Europe.fance, à la faculté de droit de l\u2019Université Laval, sera l\u2019un des participants, avec le député bloquiste, Réal Ménard, et Louis O\u2019Neill, théologien délégué par le diocèse de Québec, dont les points de vue sont déjà connus.Que dit M*\u2018Goubau?D'abord, que 1 f SOI Fit PATBlCf lABOCHf ¦ .r mm H\" V-' \u201e u v-vi» ¦'ruHtimcX/wn-i t/K+ w.* ; '*¦'****?¦?< * Mï .'Vif'G ,, ;4-V« VH G ./*/*; * .M'v.rtA- Hn 'XV?\"\" i-xiHti' iftM.Kstt- heu «/g
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