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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier 4
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2003-09-20, Collections de BAnQ.

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[" Cahier D LE SOLEIL lÆ SAMEDI 20 SEPTEMBRE 2003 Æm i Une révolution que s'apprête à vivre l'État québécois Révision Rér\\o\\Ja^°n ^ 0 a \\ \\ ^ «« ï A à.\\ *** ' W f Gilbert Leduc GLeducQlesoleiLcom ¦ Réingénierie par-ei, réingénierie par-là, voilà le vocable à la mode utilisé par les ténors du nouveau gouvernement libéral pour qualifier la révolution que s\u2019apprête à vivre l\u2019État québécois.Cl est Jean Charest qui.le premier.prononcera je mot manque.«Au cours de ce mandat, nous allons revoir de fond en comble l\u2019organisation de l\u2019État québécois», prononçait-il.le 29 avril dernier, dans son discours d\u2019assermentation au poste de premier ministre.« Ce sera la première réingénierie du gouvernement du Québec depuis la Révolution tranquille.» Quelques semaines plus tard, lors du discours inaugural à l\u2019Assemblée nationale, il confiait à la présidente du Conseil du Trésor et ministre responsable de l\u2019Administration gouvernementale, Monique Jérôme-Fbrget, la coordination des « six grands travaux qui seront le cœur de la réingénierie ».Si la coordination est l\u2019apanage de la présidente du Conseil du Trésor, le premier ministre est le maître après Dieu de la réingénierie.Utilisé surtout pour désigner la restructuration d\u2019entreprises dans le secteur privé, le mot réingénierie s\u2019ajoute dorénavant au vocabulaire employé dans l\u2019appareil gouvernemental pour signifier savamment que l\u2019on veut faire le ménage et épargner des sous.Il y a eu.jadis, la « révision » des fonctions et des organisations gouvernementales ; la « rénovation » de l\u2019administration publique: l\u2019« opération de réalignement » et.plus récemment, la «modernisation » de l\u2019État québécois.Le Grand dictionnaire terminologique de l\u2019Office de la langue française définit la réingénierie comme « démarche de remise en question et de redéfinition en profondeur des processus d\u2019une organisation en vue de la restructurer pour la rendre plus efficace tout en réduisant les coûts ».ENGAGEMENT ÉLECTORAL Le vocable est donc tout désigné pour illustrer l\u2019engagement électoral pris par les libéraux et qui vise à centrer l\u2019État sur les besoins essentiels «Il ne faut pas assimiler la réingénierie à une opération strictement comptable» des citoyens (santé, éducation, prospérité et sécurité) et à le rendre plus efficace, plus transparent et moins coûteux.Il faut rappeler que le gouvernement veut se donner la marge de manœuvre budgétaire nécessaire pour investir dans la santé et pour réduire le fardeau fiscal des contribuables.En entrevue au SOLEIL, Monique Jé-rôme-Forget indique qu\u2019il ne faut pas assimiler la réingénierie à une opération strictement comptable.«C\u2019est une démarche de modernisation de nos façons de faire et d\u2019élimination des dédoublements et autres tracasseries qui nuisent au développement de la société québécoise et à son économie.» La présidente du Conseil du Trésor signale que la transformation de l\u2019État ne se fera pas en un tournemain.Elle parle d\u2019une opération qui mettra trois ou quatre ans avant d\u2019être achevée.Dès le printemps prochain, toutefois, le public devrait avoir une idée plus précise du grand virage qui sera entrepris par le gouvernement.D\u2019ABORD, LA RÉFLEXION Pour le moment, c\u2019est une importante opération de réflexion qui a été lancée par le premier ministre.Ce dernier a mandate un commando de ministres pour scruter à la loupe certaines façons de faire de l\u2019État.Jean Charest appelle cette démarche les « six grands travaux».Tout y passe.De la révision des structures de l\u2019État et des programmes gouvernementaux à la simplification et à l\u2019allégement du fardeau fiscal.De la revue des modes d\u2019intervention du gouvernement dans l\u2019économie à l\u2019examen des perspectives de décentralisation et de déconcentration.Et de la réorganisation des services de santé au recentrage du réseau de l\u2019éducation sur l'élève.Dans chacun des ministères, les autorités procèdent à un sérieux examen de L\u2019ÉTAT QUÉBÉCOIS EN CAPSULE L\u2019État québécois, c'est: J 18 ministères et une dizaine d'autres entités ministérielles (secrétariats, bureaux.Assemblée nationale), J 160 organismes gouvernementaux et sociétés d\u2019État; 149 filiales de sociétés d\u2019État.J 16 régies régionales de la santé et des services sociaux.126 centres hospitaliers.337 centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée, 147 centres locaux de services communautaires.91 centres de réadaptation et 19 centres de protection de l\u2019enfance et de la jeunesse, j 61 commissions scolaires, 3237 établissements publics et privés, 133 établissements d\u2019enseignement collégial et 18 universités.J Un budget en 2003-2004 de 52,7 milliards $.soit 45.8 milliards $ pour les dépenses de programmes et 6,9 milliards $ pour le service de la dette j 264 705 employés dans le réseau de la santé, 204 147 autres dans le réseau de l'éducation et 70 990 dans la fonction publique.conscience.A l\u2019aide d'un questionnaire soumis par le Conseil du Trésor, elles doivent s'interroger sur la pertinence de chacun de leurs programmes.D\u2019abord, la question existentielle.«Ce programme répond-t-il toujours à une mission de l\u2019État ?» Puis, à partir d'indicateurs, les hauts fonctionnaires doivent déterminer si le programme atteint ses objectifs.Ils doivent aussi se creuser les méninges pour vérifier si le programme peut être offert à un meilleur coût sans affecter la qualité du service aux citoyens.Ils doivent aussi prendre en compte la capacité du gouvernement à assumer les coûts du programme «On peut notamment questionner les critères d'admissibilité du programme, le niveau de serv ices et le partage des coûts avec d\u2019autres instances», suggère le Conseil du Trésor Autre question existentielle : «Quelle est la meilleure instance pour assumer la gestion du programme ?Le partenariat public-privé, le recours à la sous-traitance, la prise en charge d'activités par des administrations locales, régionales, ou par des organismes communautaires ou à but non lucratif constituent quelques-unes des hypothèses à envisager ».Voir RÉINGÉNIERIE en B 2 ?Entrevue Soixante ans de bénévolat D 3 Des « affaires Drainville » ailleurs qu'à Laval D 5 SOCIETE TIMIDITÉ ET PHOBIE SOCIALE LAEEUR DE L\u2019AUTRE G K N K V1K V K C.-Bouc HARD Collaboration spéciale ¦ Lh situation est stressante.Votre r\\ \u2018\t\u201c s'accélère.Le rouge vous monte aux joues.Vous avez chaud.Vous tremblez un peu.Vous transpirez.Tout le monde a déjà ressenti l\u2019un ou l\u2019autre de ces symptômes avant de prendre la parole en public, avant d\u2019aborder son patron, avant de passer une entrevue d\u2019embau-che.Pour la majorité des gens, ces malaises ne se présentent que ponctuellement avant d'affronter un défi particulier.Pour d\u2019autres, ils constituent un lot quotidien à surmonter.Quand une extrême timidité transforme la vie de tous les jours en véritable cauchemar.Ariel Stravynski est professeur de psychologie clinique à l\u2019Université de Montréal et membre de la chaire de recherche Fernand-Séguin de l'hôpital Louis-H.Lafontaine.Pour ce spécialiste de l\u2019anxiété sociale, être gêné n'a rien d\u2019exceptionnel.«C\u2019est une tendance générale de la société, indique-t-il.Ça décrit une réticence à se présenter devant des étrangers, une inquiétude face aujugement que les autres peuvent porter sur soi.La majorité dos gens sont capables de passer outre leur trouble et de fonctionner normalement en société.» Les choses se corsent quand la timidité devient extrême et revêt les traits de la phobie sociale.«Pour ceux qui en souffrent, la crainte devient telle qu\u2019el-le affecte énormément la vie quotidienne, ajoute M.Stravynski.Ix*ur peur les pousse à s'isoler, à limiter leurs interactions, même celles qui paraissent banales aux yeux de leur entourage.» Des études américaines estiment qu\u2019environ 30 % de la population souffre, à des degrés divers, d\u2019introversion.S\u2019il concède que le problème est fortement répandu, Ariel Stravynski met un bémol siü-l\u2019estimation stâ-tistique effectuée.«Les chiffres sont très douteux Ils se basent sur une conception épidémiologique souvent trompeuse.En se penchant sur un certain nombre de sujets, les chercheurs extrapolent à l\u2019ensemble de la population.» Les désavantages vécus par les victimes de phobie sociale Quoi qu\u2019il en soit, les désavantages vécus par les victimes de phobie sociale sont indéniables.«Ils auront souvent moins de succès personnel et professionnel, souligne le professeur.Par exemple, certains refuseront une promotion pour éviter d'être en situation d\u2019autorité, tandis que d\u2019autres préféreront travailler de nuit afin de limiter les contacts avec leurs collègues.» INNÉ OU ACQUIS ?Malgré les recherches scientifiques, les causes profondes de la timidité demeurent mal définies.Deux écoles de pensée tentent d\u2019expliquer le problème.La première fait de l'introversion une caractéristique inhérente chez les personnes qui la vivent.L\u2019origine serait physiologique : on nait timide et on suit cette voie pendant toute la vie.Voir PEUR en D 2 ?71216555 LE SOLEIL Le samedi 20 septembre 2003 D 2 PEUR Suite de la I) 1 Une étude publiée en juin dans le magazine Science et menée par le IY Cari Sehwartz de l\u2019Université Harvard semble aller dans ce sens.Le chercheur a constaté chez les enfants (fits «inhibés» une différence marquée dans le fonctionnement âu corps amygdalien, une partie du cerveau qui gouverne les émotions et le comportement.La deuxième école de pensée, qui met plutôt l\u2019accent sur le développement, est privilégiée par plusieurs psychologues.Selon ce point de vue, ce sont plutôt le milieu et les apprentissages qui influenceront le degré d\u2019ihhibition social d\u2019une personne.« Dans cette hypothèse, rien n\u2019est déterminé et tout est possible, explique Ariel Stravynski.Au lieu d'être un train qui roule sur une voie tracée d\u2019avance, l'humain est vu comme une voiture qui peut changer de trajectoire à tout moment, au gré de ses acquis.» Pour le professeur Stravynski, la vérité se trouverait quelque part entre ces deux extrêmes.« Le comportement humain est une fusion parfaite* entre la biologie et l\u2019environnement.On ne peut pas séparer les deux volets comme ces theories tentent de le faire » POUR S'EN SORTIR La phobie sociale et l'anxiété qui en découle peuvent sembler insurmontables.l'ourlant, c\u2019est loin d\u2019être l\u2019avis des experts.Une foule de traitements, qui vont de la pensée positive a la prescription d\u2019antidépresseurs en passant par les thérapies, peuvent venir aider les timides à vaincre leur peur des autres.La demande est forte pour ce type d\u2019aide, à un point tel que des psychologues de Québec ont fondé en 1999 le Centre de traitement de l\u2019anxiété.Située sur le chemin Sainte-Foy, la clinique accueille chaque année des dizaines de clients souhaitant se départir de leur angoisse.Psychologue du Centre, Myriam La-berge privilégie une approche cognitive et comportementale.« La stratégie adoptée en est une concrète, où l\u2019on travaille avec les difficultés actuelles, note-t-elle.La personne doit prendre conscience du discours intérieur (\u201cje ne serai pas capable, ils me trouveront niaiseux.\u201d) qui alimente sa timidité et adopter des comportements pour combattre ses peurs.» Pour ce faire, les clients dressent une liste de situations difficiles qui se- ront abordées en thérapie Par des exercices pratiques de simulation et de jeux de rôles, ils sont confrontés a leurs blocages dans le but d\u2019améliorer leurs habiletés sociales.Selon M**\u2019 Laberge.l\u2019approche obtient un taux de réussite de plus de 75üo pour une thérapie de lü à lâ rencontres.« Mais on v oit toujours des exceptions.affirme-t-elle.L\u2019efficacité du traitement varie en fonction de la motivation des clients et de leur aptitude à utiliser les outils proposés.» À l\u2019Institut de psychologie, d\u2019expertise et de médiation, le psychologue Louis Mignault propose une approche semblable, orientée vers les solutions «J\u2019invite les gens à utiliser leur imaginai htn pour se projeter dans un avenir rapproché, dans un moment où leur malaise aura disparu.L\u2019exercice d\u2019autosuggestion perpiet de visualiser nos actions et de les appliquer ensuite dans la réalité.L\u2019objectif est de casser le comportement dicté par la peur, de le modifier.» Dans le cas d\u2019une angoisse qui paralyse les victimes au point de créer un réel handicap social, certaines personnes se tournent vers la médication.Un antidépresseur, le Paxil, est prescrit par plusieurs médecins pour soulager les symptômes liés à l\u2019anxiété.Selon Ariel Stravynski, le médicament est souvent efficace, mais le chercheur n\u2019y voit pas une solution miracle.¦ Le gros av antage, c\u2019est que si le patient répond bien, les résultats se font voir très rapidement, en aussi peu que quelques semaines l'ar contre, la médication entraine des effets secondaires qui rendent pratiquement malade C\u2019est vrai que les antidépresseurs font diminuer l\u2019anxiété, mais il peut être très difficile de les arrêter.A la fin du traitement, beaucoup rechutent.» Quant a l\u2019alliance des traitements psychologiques et pharmacologiques.M.Stravynski préfère ne pas s\u2019avancer.«On ne sait pas si les deux méthodes se combinent bien.Ça se fait tout le temps en clinique, mais on n\u2019en connaît pas la valeur et c\u2019est encore controversé.Certaines hypothèses avancent que la médication mine rintervention du thérapeute.Les réponses à ce problème n\u2019ont pas été apportées.C\u2019est un débat qu\u2019il faut poursuivre.» LE FAIRE PAR SOI-MÊME Aux timides qui ne se sentent pas prêts à recourir aux services d\u2019un professionnel, les psychologues ont donné quelques trucs pour essayer de combattre leur peur.D\u2019abord, tous s\u2019entendent pour dire qu\u2019il faut cesser de fuir le problème.Pour aborder des étrangers maigre la gène qu\u2019ils inspirent, Louis Mignault propose à ses clients de preparer le contenu d\u2019éventuels dialogues.« L\u2019important est de casser la glace, dit-il.Etre au courant de l\u2019actualité permet de se mêler aux conversations.Poser des questions est aussi un bon moyen de créer des liens avec son entourage Finalement, quand on se sent gêne, mieux vaux annoncer son malaise plutôt que d\u2019essayer de le cacher.» Ariel Stravynski propose lui aussi d\u2019abandonner les comportements qui entretiennent la timidité.« l'ar exemple.dans une situation où l\u2019on est intimidé, il faut apprendre à agir avec affirmation au lieu de se replier sur soi-même.» Plus facile à dire qu\u2019à faire, diront certains.Pourtant.M.Stravynski insiste sur le fait que l\u2019introversion est loin d\u2019être une condition désespérée.Des solutions sont possibles, que ce soit avec ou sans appui médical ou psychologique.«Tous n\u2019ont pas besoin de consulter.C\u2019est comme une personne qui veut maigrir ou se remettre en forme.Elle peut se monter un programme elle-même ou se faire aider d\u2019un entraîneur.C\u2019est difficile de changer, mais il n\u2019y a aucune raison d\u2019accepter ce problème comme une situation définitive.» ARCHIVES LE SOLEIL DE GOBEIL À FACAL.Le temps passe, les gouvernements se succèdent et les politiciens et les hauts fonctionnaires, à leur manière, veulent transformer l\u2019État.Voici un bref aperçu des réformes initiées depuis le milieu des années 80.1986: Le premier ministre Robert Bourassa met sur pied trois comités de sages pour s'attaquer à la taille de l'État (300 ministères et organismes à l'époque) et aux coûts de l\u2019appareil gouvernemental, à la privatisation des sociétés d'État et à la déréglementation.Sous la responsabilité du président du Conseil du Trésor et ex-grand patron de Provigo, Paul Gobeil, le Groupe de travail sur la révision des fonctions et des organisations gouvernementales proposait les pistes suivantes : J l\u2019abolition, le regroupement ou la fusion d\u2019une centaine d\u2019organismes gouvernementaux: J la diminution draconienne de l\u2019aide aux entréprises: j la décentralisation de la gestion et de la négociation des conventions collectives au niveau de chaque commission scolaire et de chaque établissement de santé; J la possibilité de confier à des firmes externes, privées, la gestion complète des hôpitaux: J la hausse de la charge d\u2019enseignement d\u2019environ 15% aux niveaux primaire et secondaire: J l'envoi annuel, à tous les citoyens, d'un état de compte donnant le coût des soins de santé reçus: _i la perception de l\u2019impôt des particuliers par le fédéral plutôt que par le gouvernement du Québec: J le transfert des CLSC aux municipalités: J la privatisation de Télé-Québec.De son côté, le Comité aviseur sur la privatisation des sociétés d'État du Québec, placé sous la férule du ministre délégué à la privatisation, Pierre Fortier, préconisait: J la privatisation d\u2019une dizaine d\u2019entreprises stratégiques dans les secteurs industriel et commercial, notamment la Société générale de financement; j le réexamen du statut des monopoles publics dont Hydro-Québec, Loto-Québec, la Société des alcools, la Caisse de dépôt et placement, la Régie de l assurance-ma-ladie du Québec et la Commission de la santé et de la sécurité du travail.Quant au Groupe de travail sur la déréglementation, qui relevait du ministre de la Justice et responsable de la déréglementation.Herbert Marx, il suggérait: J des assouplissements considérables à la législation sur les briseurs de grève et au régime de santé et de sécurité du travail; J la déréglementation systématique de l\u2019industrie de la construction et du camionnage.1987 Présidé par Roland Arpin.alors secrétaire du Conseil du Trésor, un groupe de hauts fonctionnaires du gouvernement publie un document de réflexion intitulé Pour une rénovation de l'administration publique qui propose 27 actions pour améliorer le service à la clientèle, accroître la productivité, assurer le développement des ressources humaines.évaluer efficacement les programmes gouvernementaux et établir un véritable régime d\u2019imputabilité.1991 : Un comité de travail formé de sous-ministres et présidé par le secrétaire général du ministère du Conseil exécutif de l\u2019époque, Benoît Morin, propose pas moins de 242 mesures pour permettre la réduction des dépenses gouvernementales de plus d\u2019un milliards dont la création d\u2019un impôt spécial pour les services de santé et la tarification des repas servis aux malades dans les hôpitaux.| Dans la même année, le Comité de travail sur la rationalisation des dépenses publiques.un groupe de travail formé d\u2019élus du Parti libéral et présidé par le député de Chauveau.Rémy Poulin, y allait d\u2019une série de recommandations pour épargner ! 1,2 milliards notamment.j la privatisation du réseau de distribution de la Société des alcools: j la création d\u2019un impôt-services sur les coûts de santé pour responsabiliser les citoyens.1993 : Sous l\u2019égide du Secrétariat à la réforme administrative et aux emplois supérieurs, le gouvernement lance l\u2019Opération de réalignement de l\u2019administration publique, dont les missions sont les suivantes : _j rendre l\u2019appareil gouvernemental plus efficace en rationalisant son organisation et en éliminant les dédoublements; j transformer le mode de gestiofi en vue de responsabiliser davantage les ministères et organismes; j mobiliser le personnel à réviser ses façons de faire afin de livrer à la population les produits et services pertinents, à un niveau de qualité adéquat et au meilleur coût; j favoriser une consommation plus rationnelle des produits et services publics par les citoyens 1997: Mandaté par le gouvernement de Lucien Bouchard le Groupe de travail sur l\u2019examen des organismes gouvernementaux, formé d\u2019élus du Parti québécois et présidé par le député Joseph Facal.proposait de réduire de la moitié \u2014 de 204 à 96 \u2014 le nombre d\u2019organismes dans le paysage gouvernemental 1999: Le président du Conseil du Trésor de l\u2019époque.Jacques Léonard, dépose un énoncé de politique intitulé Pour de meilleurs services aux citoyens Un nouveau cadre de gestion pour la fonction publique dans lequel il annonce une révision de la Loi sur l'administration publique L'objectif est d\u2019améliorer les services et d'axer la gestion publique sur l\u2019atteinte de résultats La modernisation de l\u2019appareil gouvernemental prévoit j des engagements publics des ministères et organismes sur la qualité des services; j la publication des plans stratégiques pluriannuels, de plans annuels de gestion et de rapports annuels de gestion: j des assouplissements des modes de gestion: j la poursuite de la transformation de missions opérationnelles des ministères et organismes en agences gouvernementales » \u2019\u2022 * \u2022 f ARCHIVES LE SOLEIL Dans le reseau de la santé (.), on gratte du papier depuis des années.On tient des commissions parlementaires au cours desquelles on écoute des experts.Ce qui manque, ce ne sont pas les compétences dans l'élaboration des réformes, mais le leadership pour la mise en forme des réformes», illustre Michel Audet.professeur de relations industrielles à ITnirersité Laçai.RÉINGÉNIERIE Suite de la D 1 Le fruit de ces profondes réflexions devra être livré au Conseil du Trésor d\u2019iei la fin du mois de septembre.Le conseil des ministres prendra ensuite les décisions qui s\u2019imposent.Décisions, assure Monique Jérôme-Forget, qui auront préalablement fait l\u2019objet de consultations auprès des employés.LE CHEMIN DES OUBLIETTES Les tentatives de réformes des façons de faire gouvernementales, on ne les compte plus.Par manque de courage politique, les rapports Gobeil, Facal et autres ont trop souvent pris le chemin des oubliettes.Ce n\u2019était pourtant pas les bonnes intentions qui manquaient.En juillet 1986, par exemple, le rapport Gobeil proposait d\u2019éliminer 89 des 200 organismes répertoriés.Deux ans plus tard, il y en avait encore 200.Quatre plus tard, il y en avait toujours 200.Même phénomène avec le rapport Facal qui recommandait, en 1997, de réduire de 204 à 96 le nombre d'organismes de l\u2019État.En 2002, on en comptait 206 ! Cette fois, c'est la bonne, assure la présidente du Conseil du Trésor.Non seulement le nouveau gouvernement a-t-il obtenu, le 14 avril dernier, un mandat sans équivoque de l\u2019électorat pour faire des changements, mais le premier ministre en fait une obsession personnelle.«C\u2019est Jean Charest qui le maître d\u2019œuvre de toute l\u2019opération et cet homme est déterminé », insiste M \"\" Jérôme-Forget.« Il croit en la réingénierie.Il a dit où il voulait aller et il va le faire.Tous ses ministres marchent au même pas que lui.» AU-DELÀ DU « GRATTAGE » DE PAPIER Professeur au département de relations industrielles de l\u2019Université Laval, Michel Audet croit, lui aussi, que la volonté politique constitue la condition essentielle au succès d\u2019une démarche de réingénierie de l\u2019appareil gouvernemental.«Ce n\u2019est pas dans les beaux discours que l\u2019on mesure le degré de volonté politique d\u2019un gouvernement, mais bien dans sa façon de réagir lorsque la pression des groupes d\u2019intérêts devient écrasante, lorsqu'un front commun syndical monte aux barricades, lorsqu'il y a des conflits.» M.Audet insiste aussi sur l'importance du «leadership administratif» au sein de l'appareil gouvernemental pour faire avancer les choses.C\u2019est bien connu, l'administration publique est souvent réfractaire au changement.L\u2019État, par-dessus tout, doit apprendre à aller au-delà des discours.«Au Québec, on est pas mal meilleur pour faire des plans, écrire des rapports et faire des discours.En termes de compétences pour assurer la mise en œuvre des réformes et la gestion du changement, c\u2019est une autre paire de manches.Dans le réseau de la santé, par exemple, on gratte du papier depuis des années.On tient des commissions parlementaires au cours desquelles on écoute des experts.Ce qui manque, ce ne sont pas les compétences dans l'élaboration des réformes, mais le leadership pour la mise en forme des réformes.» SCEPTICISME ET CYNISME Auteure d'un récent article portant sur le scepticisme, voire le cynisme, des fonctionnaires et des citoyens à l\u2019égard des réformes administratives.Isabelle Dirtier croit, cette fois, « que le terrain est fertile pour une transformation radicale de l'État ».IMur la professeure de l'École nationale d'administration publique (ÉNAP).la loi 82 \u2014 adoptée par les pé-quistes \u2014 qui a chambardé la culturj* organisationnelle au sein de la fonction publique en introduisant la gestion des résultats, les contrats de performance, les marges de manœuvre accrues au chapitre de la gestion du personnel et la reddition de compte, a préparé la table à une réforme sans précédent.Elle déplore, cependant, le fait que les dirigeants s'emploient à «chatouiller» constamment la supposée insatisfaction des citoyens à l'égard des services publics pour mettre en cause les fondements de l'État et justifier ainsi sa transformation en un État réduit pratiquement à sa plus simple expression.« Je ne dis pas qu'il n\u2019y a pas de changements à apporter dans le fonctionnement de l'administration, mais a-t-on pris les moyens pour vérifier si les services sont vraiment si mauvais que ça?Est-ee que les citoyens sont aussi insatisfaits qu\u2019on le dit ?» Par ailleurs, elle croit qu\u2019il y a encore un bon fond de scepticisme au sein de la fonction publique devant tout projet de changement.«L'expérience passée de multiples réformes, l\u2019habitude qu\u2019ont les fonctionnaires de subir des changements de discours et de cap au lendemain des élections ou des remaniements ministériels (.) ont depuis longtemps fondé la nécessité \u2014 probablement salutaire au demeurant quoi que l'on puisse dire de ses effets \u2014 d'une résistance au changement en faveur de la continuité», écrit-elle dans son article en ajoutant que « les fonctionnaires sont habitués de lire entre les lignes des énoncés politiques et des grandes phrases qui se veulent mobilisatrices et rassembleuses ». Le samedi 20 septembre 2003 LE SOLEIL D 3 Cesser de jouer à l'autruche Pute de rue est un roman à saveur autobiographique qui est sorti cette semaine en librairies.L'au-teure Roxane Nadeau y décrit l'univers sordide de Vicky, une prostituée\tdu centre-ville de Montréal.Le propos est cru et direct.Un véritable cri de désespoir.Le bouquin fait seulement une centaine de pages.Ça se lit tout seul, une demi-heure et c'est terminé.Mais ça vous reste dans la tète beaucoup plus longtemps.C\u2019est à ce livre que j 'ai pensé, jeudi, en apprenant que l\u2019idée d'ouvrir une « piquerie légale » à Québec était toujours dans l'air.On croyait le projet mort et enterré, mais l'ouverture d'un établissement du genre à Vancouver semble lui avoir redonné vie.Comme il était écrit dans l'article du SOLEIL, pour l'instant, la question n\u2019est pas de savoir où et quand cette « piquerie légale » sera mise sur pied, mais de la faire accepter par la population.Les hommes politiques, du moins ceux qui seront assez courageux pour sauter dans le train, vont devoir se faire convaincants, parce que ça ne sera pas de la tarte.Pourtant, ce projet de « piquerie légale» \u2014 ou lieu d'injection sécuritaire (LIS), pour reprendre le jargon bureaucratique \u2014.aussi controversé soit-il, mérite qu\u2019on s\u2019y arrête un instant.***** Revenons au livre et à Vicky, ça aide à mettre un peu les choses en perspective.La fille fait le trottoir pour payer sa dope.Elle est intoxiquée jusqu\u2019à la moelle.Son corps en réclame jour et nuit.Ses bras sont meurtris.Chaque fois qu elle doit se faire une injection, elle doit trouver un endroit.Mais où ?« Fuck vais le faire, mon hit?Je peux pas aller au shooting, si j'y en achète pas.y va penser que j 'ai copé ailleurs, pis si j\u2019y dis que c\u2019est juste un restant, que ça me prend trois quarts d\u2019heure à le faire.comme toujours, pis que je mets du sang partout, même si je le nettoie \u2014 avec quoi, je me le demande, avec mes culottes, j'imagine \u2014 y va me barrer.Les toilettes publiques, on le sait, oublie ça.Anyway, avec ce que j'ai l'air, on me verrait venir deux milles à la ronde, pas moyen de me faufiler.Les piqueries légales, c'est pas pour aujourd\u2019hui, ça fait que ça va être la ruelle.Pourvu qu'il y ait pas d'enfants ou de résidants qui se prennent pour la police.» Cru et direct, qu'on vous disait.A Québec, il y aurait 5000 toxicomanes qui ont régulièrement besoin de leur/>/7.L\u2019organisme Point de repère distribue chaque mois entre 10 000 et 20 000 seringues neuves, histoire d'éviter la propagation de l\u2019hépatite C et du sida.La majorité des utilisateurs de drogue intraveineuse font comme Vicky et vont se piquet-là où ils peuvent: un appartement insalubre, un parc, un fond de ruelle, sous une galerie, n\u2019importe où.Il faut se cacher, faire vite, ne pas se faire prendre.Parfois, des seringues sont abandonnées sur place.Des parents en trouvent dans les parcs.Ils ont peur.Avec raison.N\u2019importe quel parent est terrorisé juste à l'idec de penser que son enfant pourrait se piquer accidentellement avec une seringue souillée.Imaginez l'attente interminable avant de connaître le'résultat des tests médicaux.IVrsonne ne trouve drôle de trouver des seringues souillées dans un endroit public.Avec raison En même temps, personne n\u2019est entiché à l\u2019idée de voir le gouvernement ouvrir une « piquerie légale ».Ça se défend aussi Alors, on fait quoi?On enferme tous les toxicomanes?On les envoie sur une île déserte?On les laisse mourir d\u2019une orerdose?On fait comme s'ils n'existaient pas et on prie le ciel qu\u2019aucun enfant ne prenne une seringue pour un jouet ?***** Cessons déjouer à l\u2019autruche.Des toxicomanes qui cherchent leur hit.qui se piquent n'importe où, il y en aura toujours.Avec un peu de prévention, il y en aura peut-être un peu moins, mais ne comptez pas trop là-dessus Alors, autant faire quelque chose pour régler le problème plutôt que de faire comme s\u2019il n'existait pas.D\u2019où cette idée de « piquerie légale » qui fonctionnerait sous la supervision de spécialistes en toxicomanie.Le type arrive, on lui donne une seringue propre, du matériel stérilisé, un coin tranquille.11 se fait une injection, that's it.Rien ne se fait dans un coin noir, au fond d\u2019une ruelle, à remplir sa seringue à même les flaques d'eau.L\u2019idée derrière ce projet n\u2019est pas d'encourager une pratique illégale, mais de l'encadrer.Et sur- tout de permettre aux utilisateurs d\u2019avoir accès à des moyens de prevention et \u2014 pourquoi pas?ça arrive \u2014 so sortir du trou II existe des piqueries du genre aux Pays-Bas, en Allemagne, même en Suisse, cette Suisse qu'on se plaît à imaginer si conservatrice.A Francfort, cinq salles d'injection sont même financées par la.chambre de commerce.C'est bien beau, mais ça va coûter une fortune.dites-vous?L\u2019inaction a aussi son prix.Le traitement des cas de sida et d'hépatite C attribuables aux drogues dures coûte 10 milliards $ par année au gouvernement canadien, ce n'est pas rien.Pour l'instant, l'idée est dans l'air.On regarde ce qui se fait à Vancouver et ailleurs Le directeur de l\u2019oint de repère.Mario Oagnon, parlait cette semaine de un an et demi avant qu\u2019un projet-pilote voit le jour à Québec, peut-être moins s'il n\u2019y a pas trop d'embûches.Je trouve le monsieur bien optimiste.Un gros travail de persuasion reste à faire dans la population.S'il y a une piquerie.il faudra obligatoirement qu elle soit située au centre-ville, mais où exactement ?Qui est intéressé à avoir un établissement du genre près de chez soi?Quelles seront les répercussions sur le quartier?***** Revenons au bouquin.Vicky cherche toujours un endroit où se shooter.«11 faut que je me trouve un spot dans la ruelle, pis un spot dans le bras.Ah ! Ici, ç\u2019a l'air pas pire, mais c\u2019est pas éclairé, je vais avoir de la misère à pas me manquer.Trois, quatre trous de plus, minimum.À moins que je vise dans le même que d'habitude, mais y est tout enflé.Celui-là peut-être, à travers la gale.» Alors, on continue à jouer à l'autruche ou on fait quelque chose?« junkies » cesseront d\u2019exister, lue cela us plaise Où est-ce que je Sormcmd Proveneher EN REVUE Bénévole à ses frais Réal Mercier donne de son temps depuis près de 60 ans.même quand il lui faut, pour cela, débourser quelques dollars lf SOlfll $Tm DfSCMfUtS \u2022 Si je n 'ai pas eu beaucoup d'instruction, j'ai eu beaucoup d'éducation, insiste Réal Mercier.Mes parents m 'ont appris te saroir-rirre et l'amour du prochain.» mâ ¦ C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un bénévole décoré par la gouverneure générale du Canada pour son dévouement communautaire.Mais c\u2019est surtout l'histoire de l'amour et de l'admiration d\u2019une jeune femme pour son grand-père.Catherine Cantin, professeure d'anglais et membre de la réserv e navale, a 26 ans.Réal Mercier, son grand-père, en a 82.Ils sont unis par l'aînée des quatre enfants de ce dernier, Doris, une fonctionnaire fédérale qui est la mère de Catherine, et qui a depuis longtemps attrapé, elle aussi, la piqûre du bénévolat.Elle accompagne les mourants à la Maison Michel-Sarrazin.Le printemps dernier, Catherine entreprenait secrètement le long processus de mise en candidature de son grand-père pour les Prix d'entraide de la gouver-neure générale du Canada.Feuille de route de bénévolat, authentification auprès des organisations, formulaires de ci.formulaires de ça.Tant et si bien que Réal Mercier recevait sa décoration.récemment, des mains d\u2019Adrienne Clarkson.Réal Mercier, de Saint-Henri-de-Lé-vis, a pratiquement plongé dans le bénévolat en même temps qu\u2019il déménageait dans Saint-Sauveur, à Québec, pour y devenir boucher, à l'âge de 22 ans.« La boucherie, raconte-t-il, était située dans les Halles Saint-Pierre.devenues plus tard le Centre Durocher.après avoir passé au feu.Les pauvres venaient y quêter de la nourriture.Nous avons tout de suite organisé un système de dépannage alimentaire, grâce à un patron très compréhensif.» BEAUCOUP D\u2019ÉDUCATION Cette initiative aurait pu.à sa façon, avoir été l'ancêtre de la Popote roulante d'aujourd'hui, où Réal Mercier est livreur «à ses frais» depuis 18 ans, c\u2019est-à-dire depuis son invention.J'écris « à ses frais », parce que non seulement il fournit sa voiture, mais il paie aussi l'essence.Bref, il paie pour faire du bénévolat.«Ce que je trouve extraordinaire avec cet homme, témoigne Catherine, c\u2019est de pouvoir en apprendre autant alors qu'il est si peu allé à l'école.» Probablement l'université de la vie.dira le vieil homme, un fils de fermier qui a réussi bon gré mal gré à complé- ter sa septième année et sa première secondaire: ce qui.dans les campagnes.n'était pas si mal.à l'époque.«-Mais si je n'ai pas eu beaucoup d'instruction.j'ai eu beaucoup d'éduca- tion.insiste l'octogénaire.Mes parents m'ont appris le savoir-vivre et l'amour du prochain.» Ils ont enseigné la même chose à neuf autres fils et filles.Réal Mercier est un chauffeur parmi tant d'autres de la Popote roulante.que dirige soeur Lise Bouchard, de la Congrégation Notre-Dame.Ils sont \u2022to à livrer entre 15 et 20 repas par se- maine, ce qui veut dire deux heures de route.Mais la semaine de notre héros caché ne se termine pas là.Il s\u2019occupe de l\u2019association de l\u2019Âge d\u2019or de Saint-Malo, qu\u2019il a contribué à fonder; il est aussi trésorier de la ligue de quilles Les Aînés du quartier, qui a pignon sur rue au Salon Laval.Tout cela après avoir été membre des comités d\u2019écoles, bénévole de la Saint-Vincent-de-Paul, membre du conseil d\u2019administration de la caisse populaire de Saint-Malo.«Je n'aurais pas assez des doigts de la main pour faire le tour », répond-il, quand on lui demande d\u2019énumérer ses engagements communautaires.Réal Mercier a labouré à 15 ans.Il a été bûcheron au nord de Mistassini quelques années plus tard.«Avec l\u2019instruction que j\u2019avais, j\u2019étais obligé d\u2019accepter ce qu\u2019on m\u2019offrait, dit-il.Mais je ne peux pas envisager avoir été autrement que ce que j\u2019ai été.J\u2019ai fait confiance à la vie.Elle savait me mener là où il fallait.» «J\u2019ai fait confiance à la vie.Elle savait où me mener» Parole d'homme en paix, d\u2019homme heureux, il l'affirme solennellement.Mais aussi parole de croyant pratiquant.«Je donne mon idée, si on la veut.Mais je fais confiance au destin Et avant de juger, j\u2019examine attentivement.» Réal Mercier dit avoir été favorisé par la vie.Pas de grosse épreuve dans la famille.Des parents qui sont tous deux morts au même âge presque miraculeux de 88 ans et demi, ce qui était fort rare à l'époque.L\u2019homme dit qu\u2019il honnit l\u2019injustice sociale par-dessus tout.Mais n\u2019est néanmoins pas prêt à condamner « le système» sans nuance.Il a découvert, au fil des années, que l\u2019aide est disponible partout, et probablement suffisante partout.Mais que, malheureusement, beaucoup de miséreux sont trop désorganisés pour s\u2019en prévaloir.«C\u2019est ça, la plus grande misère, dit-il.L\u2019incapacité de s\u2019en sortir par soi-même.Les moyens existent, mais des gens ne savent pas.Ou ne peuvent pas.Ce n\u2019est pas de leur faute, il faut comprendre.» Quand nous avons contacté Réal Mercier pour l\u2019interviewer, il a dit que la couverture médiatique suivant sa décoration lui paraissait déjà suffisante.Puis il accepté de se livrer.« Pour la suite des choses, a-t-il expliqué.Car.j'ai vu suffisamment de monde dans ma vie pour avoir appris la modestie.Des gens comme moi, il y en a beaucoup.C\u2019est juste qu\u2019ils ne sont pas connus.» Alain Bouchard .^BnuchanKfdesitlcilcirm \\ f.'//' '7/ 7- / / * B / /' ¦ \"A Éric Chénard, analyste financier.Aime vraiment son emploi workopolis corn LE PLUS GROS SITE D'EMPLOIS AU QUEBEC Le samedi 20 septembre 2003\tLE SOLEIL D 5 Pas qu\u2019à FUniversité Laval D'autres institutions de travail connaissent aussi et d'autres milieux leurs «affaires Drainville» ______Anne-Marie Voisard__________________________ .-1.1/lois:.yi-rz\u2019 *¦ mmm WM _ y\" \t\t Les équipes d\u2019étudiants du Laboratoire d\u2019aménagement et de développement se dirigent cette année vers la MRC de Rivière-du-Loup Le Laboratoire d\u2019aménagement et de développement a plus de vingt ans d\u2019existence.Cette activité de formation pratique de niveau maîtrise du Département d\u2019aménagement équivaut à un cours de six crédits.Au fil des ans, le Laboratoire a travaillé sur chacune des municipalités régionales de comté (MRC) de la région administrative de Québec.Cette année, les treize étudiants inscrits se rendront à environ 200 kilomètres de Québec, sur la rive sud du fleuve, étudier un territoire situé dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent: la MRC de Rivière-du-Loup.«On entend parler, dans les orientations de l\u2019Université, que l\u2019institution veut créer de meilleurs liens avec l\u2019Est du Québec, explique Mario Carrier, professeur et directeur du Département d\u2019aménagement.La Chaire multifacultaire de recherche et d\u2019intervention sur la Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine nouvellement créée va dans ce sens.Le Laboratoire avait pas mal fait le tour de la région administrative de Québec.Dans ce contexte, pourquoi ne pas déborder?» Sortir du campus Répartis en quatre équipes, les etudiants se pencheront sur des problématiques touchant l\u2019aménagement urbain et rural, ainsi que le développement économique.Ils seront en interaction avec des professionnels et des organismes, et ils se déplaceront sur le terrain pour effectuer leur cueillette de données.En bref, ils côtoieront la réalité concrète du développement régional, de l\u2019aménagement du territoire et des composantes urbaines et rurales d\u2019une MRC qui comprend 14 municipalités et une population d\u2019environ 32 000 habitants.«Cette MRC possède une bonne diversification économique et elle a un potentiel en développement», indique Mano Carrier.L\u2019équipe 1, supervisée par Claude Dubé, professeur et doyen de la Faculté d\u2019aménagement, d\u2019architecture et des arts visuels, étudiera, sous l'angle de l\u2019urbanisme, les trois portes d\u2019entrée de la ville de Rivière-du-Loup.Conséquences du prolongement de l\u2019autoroute 20, ces portes présentent des caractéristiques et des problèmes de nature différente.Par exemple, le plus important de ces trois axes consiste en un alignement de bâtiments commerciaux récents et est déficient en termes d\u2019aménagements paysagers.L\u2019équipe 2 est placée sous la responsabilité du professeur Florent Joerin.Elle fera la conception d\u2019un système d\u2019indicateurs pour l'aide à la décision dans le dossier de la gestion du barrage du lac Morin.«Les indicateurs, souligne Mario Carrier, utiliseront les systèmes d\u2019information géographique et les méthodes d\u2019analyse statistique et multicritère, des méthodes avant-gardistes pour l\u2019aide à la décision.» Le professeur Manuel Rodriguez et l\u2019équipe 3 se pencheront sur la problématique de l\u2019utilisation des eaux souterraines par la population et par une activité agricole grandissante.Ils identifieront les conflits d\u2019usage présents et potentiels.Leurs recommandations d\u2019aménagement du ter-ntoire devront favoriser une gestion durable de l\u2019eau souterraine dans la MRC.Enfin, l\u2019équipe 4, dingée par Mario Carrier, examinera l\u2019évolution du secteur manufacturier dans la MRC au cours des dix à quinze dernières années.Les propositions faites devTont viser le soutien à l\u2019essor de ce secteur.Plus globalement, elles devront favonser l'harmonisation entre l\u2019offre et la demande d\u2019emplois sur le terntoire.YVON LAROSE 40 IRS pour le pavillon Vandrp Vers un véritable centre de formation intégrée en sciences de la santé, novateur et unique au Québec, reposant sur les Facultés de médecine, de pharmacie et de sciences infirmières e gouvernement du Québec a annoncé mercredi un inves-tissement initial de 40 MS *- dans l\u2019agrandissement et la rénovation du pavillon Ferdi-nand-Vandry.Le recteur de l\u2019Université Laval, Michel Pigeon, a déclaré à cette occasion qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un moment «particulièrement heureux pour l\u2019Université Laval, ses étudiantes, étudiants et professeurs des sciences de la santé, et pour les régions de Québec et de l\u2019Est du Québec».Le recteur a en effet expliqué que l\u2019engagement annoncé par le premier ministre Jean Charest et le ministre de l'Éducation Pierre Reid permettra à l\u2019Université Laval d\u2019aller de l\u2019avant avec ce projet de quelque 65 M $ attendu depuis longtemps.Michel Pigeon a également indiqué que la contribution de 15 M S de l\u2019Université Laval sera recueillie grâce à une campagne de levée de fonds qui est dé|à en cours.De son côté, le ministre de (\u2019Educa- te pavillon Ferdinand-Vandn regroupera la medecme, la pharmacie et les sciences infirmières -Tn-nrHM \u2022 T H* itt ?1 l J [yafcj non s\u2019est engagé à faire des 10 M $ requis pour compléter le financement du projet une priorité dans les projets d\u2019investissements à venir du ministère de l\u2019Éducation.«Ce que nous mettons enfin en marche par l\u2019annonce d'aujourd\u2019hui, c\u2019est la création d\u2019un véritable centre de formation intégrée en sciences de la santé, novateur et unique au Québec, reposant sur nos Facultés de médecine, de pharmacie et de sciences infirmières», a précisé le recteur de l\u2019Université Laval.La consolidation de ce centre de formation en sciences de la santé contribuera plus spécifiquement à assurer la formation, dans des conditions adaptées au 21 siècle, des effectifs professionnels en santé pour la région de Québec Chaudière-Appalaches.et pour les régions de l\u2019Est du Québec.Rappelant que la Faculté de médecine est la première au Canada pour la formation de médecins qui s\u2019installent en région rurale après l\u2019obtention de leur diplôme, le recteur a ajouté que le projet annoncé n\u2019en est que plus important pour toute la société québécoise.Michel Pigeon a de plus rappelé qu\u2019au cours de la seule dernière année, c\u2019est quelque 270 M S que FUmversite Laval a reçus en fonds de recherche de toutes provenances, et que plus de la moitié de De gauche à droite le recteur Michel Pigeon, le ministre responsable de la région de la Capitale Nationale, Sam Hamad, la deputee de Jean-Talon, Margaret Dehsle, le premier ministre du Québec, Jean Charest, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, et le ministre de l'Fducation, Pierre Reid.lors de la séance de signature du livre d\u2019or de l'Université, après la conférence de presse annonçant l\u2019investissement de 40 M $ cette somme est attribuable aux travaux de nos chercheurs en sciences de la santé «Le projet annoncé cet après-midi offre donc une garantie que nous pourrons poursuivre nos progrès à cet égard», a-t-il ajoute.Enfin, le recteur a profité de l\u2019occasion pour remercier tous ceux et celles qui ont appuyé la direction de l\u2019Université dans l\u2019élaboration de ce projet.Michel Pigeon a ainsi tenu à exprimer la gratitude de l\u2019Université aux doyens et doyennes impliqués et aux responsables des associations étudiantes des trois facultés directe- ment touchées par ce projet.Dans les appuis reçus de l\u2019extérieur de l\u2019Université, le recteur a souligné le soutien constant du maire de Québec, Jean-Paul L\u2019Allier, et de la Chambre de commerce de Québec, de même que celui, indéfectible, de la députée de Jean-Talon, Margaret Delisle.Enfin, le recteur a remercié le gouvernement du Québec qui, dans le secteur de la formation en sciences de la santé, aide ainsi l\u2019Université Laval à poursuivre sa mission d\u2019enseignement, de recherche et de service à notre collectivité.v Le samedi 20 septembre 2003 D 11 «A-T-ON LE DROIT D ETRE HEUREUX?» Tel est le sujet de la soirée-conférence avec Lvrta Basset qui aura lieu le samedi 4 octobre, à 20 h.à la Maison Jésus-Ouvner, 475, boulevard Pére-Lehévre.à Quebec Philosophe et théologienne protestante à TUniversité de Lausanne (Suisse), Lvtta Basset est fascinée par la personne du Chnst: en lui, le mal injustement souffert est entendu sans aucun esprit de jugement et la vie (re)devient possible Elle est l\u2019auteure de nombreux ouvrages, dont Guertrdu malheur, Le pouvotr de pardonner (1999).La joie imprenable (1998) çt Le pardon originel (1995), publiés aux éditions Albin Michel et Labor et Fides.Cette soiree-conférence est sous le patronage de la Faculté de théologie et de sciences religieuses, en partenariat avec le Centre de pastorale de la Santé et des services sociaux, le Diocèse de Quebec (Service d\u2019accompagnement des malades) et le Centre d'action bénévole de Quebec, représenté par le Centre écoute-secours.Admission: 12 S (sur place).Prière de confirmer votre presence à la Faculté de théologie et de sciences religieuses par téléphone (656-2131, poste 7309), ou par cournel (ghislaine.cayouette@ftsr.ulaval.ca) LE POUVOIR DE PARDONNER L/Mq beau* *é\\ Lxtta Basset LES EFFETS PERVERS DE L\u2019EMPLOI ATYPIQUE Une conférence de Jean Bernier, professeur au Département des relations industrielles, aura lieu le 26 septembre à 12 h à la salle IBM (0610) du pavillon Palasis-Pnnce.Sujet: «La précarisation de l\u2019emploi et son impact sur les mesures de protection et d\u2019indemnisation en matière de santé et sécurité du travail».L\u2019emploi atypique a connu une progression très importante ces dernières années.Si cette diversification dans les formes d\u2019emploi peut comporter des avantages à court terme pour les entreprises et pour certains travailleurs et travailleuses, elle entraîne aussi un cortège d\u2019effets néfastes.Pour des raisons de logistique, on vous demande de confirmer votre présence auprès de Josée Martel 656-2131, poste 12931 (Josee.Martel@ fsa.ulaval.ca).L\u2019exposition «Personnages» présente les œuvres de René Théberge, artiste peintre autodidacte.Cette exposition se tiendra du 22 septembre au 3 octobre à la salle d'exposition du pavillon Alphonse-Desjardins.Les visiteurs pourront découvrir plusieurs œuvres picturales de l\u2019artiste de Sainte-Foy dont quelques toiles récentes.La technique de l\u2019artiste s\u2019apparente au collage non conventionnel de papier sur support de bois, de masonite ou de toile, où la peinture à l\u2019huile s\u2019ajoute au relief déjà présent en accentuant ainsi la présence du personnage sur la toile.La salle d\u2019exposition est ouverte du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.LE CNQUR DE L\u2019UNIVERSITÉ RECRUTE Le Chœur de l\u2019Université Laval recherche des étudiants et des étudiantes pour joindre ses rangs pour l\u2019année 2003-2004.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être de grands solistes pour s\u2019inscrire.Venez tenter l\u2019expérience tous les mercredis soirs à 19 h au local 1531 du pavillon Louis-Jacques-Casault.Au programme cette année, le concert de Noël au début du mois de décembre, un concert de fin d'année au début du mois de mai et une participation spéciale à l\u2019événement Carmma Burana, de Carl Orff, à Québec au printemps.Les coûts d\u2019inscription par session sont de 55 S pour les étudiants et les étudiantes, et de 70 S pour les autres.Pour plus d\u2019information, laissez vos coordonnées dans la boite vocale du groupe au 656-2131, poste 8668.Une oeuvre de Rene Theberge Jean Bemier LES PERSONNAGES DE RENÉ .Le Chœur de l'Université Laval CLUB DE JUDO Pour les enfants, les adolescents et les adultes, il est possible de faire partie d\u2019un club de judo au PEPS.Ce sport olympique d\u2019auto-défense permet d\u2019apprendre à gagner et à perdre tout en augmentant la confiance en soi.Le club de judo pour les jeunes de 6 à 9 ans est offert le samedi de 9 h à 9 h 55.Pour les jeunes de 10 à 14 ans.les cours ont lieu de 10 h à 11 h 25.Pour les adultes, plusieurs horaires sont offerts.Informez-vous! SWING, BREAK DANCE ET HIP HOP Le Programme Jeunesse du PEPS offre des cours de danse pour les jeunes de 7 à 15 ans durant la session d\u2019automne.Les cours se déroulent chaque samedi en matinée et ce.durant 10 semaines.Un spectacle de danse intégrant les groupes de jeunes et les cours aux adultes est prévu le vendredi 28 novembre à 20 h au Théâtre de la Cité universitaire du pavillon Palasis-Pnnce.Le coût pour assister au spectacle est de 3 S par personne.Il est encore temps de s'inscrire à l\u2019un de ces cours.Pour obtenir de plus amples informations, composez le 656-PEPS (7377) ou consultez le site Internet au www.peps.ulaval.ca.^ / y ffl ffl UNIVERSITÉ S LAVAL Aupxidlm Québec drman If monde Le contenu de ces pages est produit et édité par le Service des communications de l\u2019Université Laval.Visitez Alérion, le site Web de l\u2019Université Laval, à l\u2019adresse suivante: http://www ulaval.ca DE LA G0URGANE AUX FÈVES Le «Petit Larousse» 2004 contient huit nouveaux québécismes proposés par deux chercheurs de Laval Gourgane, poulamon, bo\\ au d'arrosage, cartable, fève., tintamarre, vidanges et vidangeur, telle est la contn-bution bénévole de Claude Poirier et de Steve Canac-Marquis à l\u2019édition 2004 du Petit Larousse dlustte lancee il v a quelques semaines Claude Poirier, professeur au Departement de langues, linguistique et traduction, et expert du français québécois, est collaborateur depuis trois ans du célébré dictionnaire Avec son collègue, professionnel de recherche au Trésor de la langue française au Quebec, il avait fait en tout 17 propositions pour le Petit Larousse J004.dont deux mots tires du français acadien «L\u2019editeur n'a jamais refuse de propositions de ma part, explique Claude Poirier C\u2019est que pai fois l'espace manque pour les publier » Claude Poirier: «Nous avons suggéré 200propositions de plus pom I édition du centenaire du Pent Larousse.» Des mots et des corrections En plus de suggeret de nouveaux mots, les deux chercheurs ont propose de cornget quelques definitions existantes Sut neuf propositions de corrections faites cette annee, l-\\iiteur en a retenu quatre, dont celle du mot «sloche» L'edmon 2003 definis sait la sloche comme un «melange de neige fondue» L'edmon 2004 parle plutôt de neige fondante, puisque la neige fondue serait en eau Le 2004 a conserve telle quelle la définition proposée du mot acadien «tintamarre» Elle se lit comme suit «Défile populaire dans les rues, bruvant et festif, lois de la fête nationale des .Acadiens » Mais il n'en est pas toujours ainsi L éditeur va parfois reeenre une definition, coupant des mots et ressenant le texte pour n\u2019en conserver que l'essentiel En 2005.le Petit laivusse aura cent ans Le venerable ouvrage de reference fera l\u2019objet d'une refonte majeure Et les chercheurs de Laval comptent bien en profite! «Nous avons suggeie 200 propositions de plus, indique Claude Pomet Le coi pus de québécismes et néologismes acadiens compterait alois près de 4~5 mots Ce sera mieux qu'en ce moment, mais bien en deyi du novau dur des québécismes qui se situe, selon 1.01, entre 3 000 et 5 000 mots minimum.» Une polémique Les deux chercheurs de Laval préparent actuellement un article pour la revue Quebei patrais Ce texte se veut une réponse à la critique recente de Marie Eva de Villers, auteure du Multidutionnaire de la langue française, sur cinq de leurs quebecismes introduits dans le Petit Larousse 2004 «Nous n\u2019acceptons pas sa critique à l\u2019effet que ces mots constituent un recul de trente ans.explique Claude Poirier.N\u2019omettre aucun mot consacre par l'usage, c\u2019est ça le but d\u2019un dictionnaire.Et non de s'ériger en juge et vie dire ce qui est bon ou non.» Les deux chercheurs estiment que le problème du Multidictionnaire vient du fait que la question du vocabulaire se trouve intégrée à un manuel de correction grammaticale, orthographique et typographique YVON LA ROSE Emile Delligan à Varsovie La première traduction en polonais des œuvres du poète québécois paraît grâce au travail d\u2019une étudiante en littérature Cy est à l\u2019Université de Varsovie, dans le cadre d\u2019un séminaire sur la littérature québécoise, que Joanna Paluszkiewicz-Magner découvre pour la première fois le poème Soir d'hiver d\u2019Émile Nelligan (1879 -1941).Quelques années plus tard, en 2000, Jozef Ku'aterko, qui enseigne les littératures française et québécoise à Varsovie, demande à Joanna, désormais étudiante au doctorat en littérature québécoise à l\u2019Université Laval depuis 1999, de lui traduire ce fameux poème pour un recueil en préparation.Voilà le coup de pouce qui a donné l\u2019idée à la jeune femme de traduire 26 poèmes du poète québécois en polonais, afin de mieux faire connaître dans son pays d\u2019origine l\u2019œuvre de cette étoile filante de la littérature d\u2019ici.Paradoxalement, même si Nelligan demeure un inconnu pour la plupart des Polonais, sa poésie a des résonances dans la culture de ce pays.En effet, le poète a voué durant toute sa vie une véritable passion à la musique polonaise, en particulier aux compositions de Chopin, grâce notamment au concert du pianiste virtuose Paderewski auquel il a assisté à Montréal en 1896 et qui lui a inspiré un poème.Portée par un grand élan romantique, la poésie de Nelligan se consacre à l\u2019expression des sentiments, tout comme le font des auteurs contemporains polonais, bercés eux aussi par les mots de Verlaine ou de Baudelaire.Le spleen nordique Fascinée par le destin de cet auteur exceptionnel, l\u2019étudiante au doctorat a pris la pleine mesure de son talent d evocation en vivant les deux pieds dans la neige québécoise.«J\u2019ai mieux compris le spleen de Nelligan dans Soir d\u2019hiver, car en Pologne l\u2019hiver n\u2019est jamais aussi rude, ni aussi long qu\u2019ici, confie Joanna Paluszkiewicz-Magner.Dans Paysage fauve, sa description des grands espaces blancs correspond exactement à l\u2019image que je me faisais du Nord du Canada.» Pour constituer son recueil bilingue, simplement intitulé Émile Nelligan, Poezje, la traductrice a d\u2019abord choisi ses coups de cœur, tout en incluant également quelques incontournables comme Le vaisseau d'or, un poème traduit en 18 langues, ou La romance du vin.Mais au fait, pourquoi traduire l\u2019œuvre d\u2019un poète écrite avec fougue dans sa jeunesse, il y a plus d\u2019un siècle?Justement, pour les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui.En travaillant sur les vers de ce génie incompris, Joanna a pensé à nouveau à ces concours ou de jeunes auteurs de seize ans vêtus de noir déclament leurs poésies en espérant que leurs mots changent le monde.Pour l\u2019instant, son recueil, publié chez Nowy Swiat, une maison d\u2019édition spécialisée Ioanna Paluszkiewicz-Magner: «C'est en vivant I hiver québécois quej ai mieux compris le spleen de certaines œuvres de Nelligan « POEZJE tJÊùlr dans la poésie, vise essentiellement les étudiants et les chercheurs polonais intéressés par la langue française.PASCALE GUÉRICOLAS Le Rouge et Dr en Corée du Sud Quatre athlètes de Laval ont pris part aux Universiades d\u2019été à Deagu Les joueuses de soccer Patricia | Bourcier et Lisa Nolet, la basketteuse Caroline Roger, le volleyeur Cari Lalancette et le physiothérapeute Patrice Pépin sont revenus à Québec gonflés à bloc, la tête remplie de souvenirs, suite à leur participation aux Universiades d\u2019été de Deagu, en Corée du Sud.Présentées à tous les deux ans, les Universiades d\u2019été représentent le deuxième plus important événement sportif au monde en termes de participants, après les Jeux Olympiques, avec près de 7 000 athlètes de plus de 170 pays.Sur le plan sportif, les porte-couleurs du Rouge et Or ont bien fait.Patricia Bourcier et Lisa Nolet (diplômée en traduction) ont joué toutes les parties du Canada, qui a terminé au dixième rang en soccer féminin.Cari Lalancette a été l\u2019un des meilleurs de son équipe pour aider le Canada à obtenir son meilleur classement en volley-ball en vingt ans d\u2019Umversiades (7r).Caroline Roger, incommodée par une blessure à la cheville et un virus, a tout de même revêtu l\u2019uniforme à chaque rencontre.Caroline Roger Patricia Bourcier Expérience culturelle unique Tous s\u2019entendent pour dire que le moment fort de ce rendez-vous a été la cérémonie d\u2019ouverture devant plus de 66 000 spectateurs au Stade de la Coupe du monde, là où se sont joué des matchs du Mondial de soccer 2002.«Je viens de vivre un été exceptionnel, a déclaré Cari Lalancette à son retour.Je reviens à l\u2019Université avec une énergie nouvelle que je veux transmettre à mes coéquipiers.Je me sens maintenant prêt à assumer un rôle de leader.» «C\u2019était vraiment enrichissant de côtoyer tous ces jeunes de partout dans le monde On ne parlait pas la même langue mais on réussissait à se cofnprendre quand même», raconte Patricia Bourcier, étudiante en éducation physique.Les athletes d\u2019ici ont également pu constater l\u2019accueil chaleureux des Coréens.La basketteuse Caroline Roger se souvient tout particulièrement de sa descente d\u2019avion a Séoul.«Il y avait plein de Coréens qui nous attendaient en criant Go Canada Go! Après chaque match, c\u2019étaient les signatures d\u2019autographes et les centaines de photos.On avait vraiment l'impression d\u2019ètre
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