Le soleil, 27 septembre 2003, Cahier 4
[" LE SOLEIL Le samedi îï septembre 2003 Cahier I) De gauche a droite: Houard Hampton, chef du Parti neo-demo-crate.Dalton McGuinty.chef du Parti liberal et Ernie Ex es, chef du Parti progressiste-consenateur En avant-plan.Queen s Park à Toronto.L r i # Ontario : les libéraux en route vers la victoire Raymond Giroux R (ri roux (à lesoleil.com ¦ OTTAWA \u2014 L'Ontario ira aux urnes jeudi prochain, et l'enjeu est de taille: ses huit millions d'électeurs (sur douze millions d'habitants) éliront le deuxième chef de gouvernement le plus important au Canada.Les effets du vote se répercuteront en outre sur l\u2019ensemble du pays : que les libéraux de Dalton McGuinty arrachent le pouvoir aux conservateurs d'Ernie Eves, comme l\u2019indiquent tous les sondages, et voilà qu'avec le Québec.les deux provinces les plus populeuses du pays Seront passées au rouge en six mois.Z Mais n\u2019attendons pas de grande révolution de ce prochain gouvernement libéral, prévient le politicologue François-Pierre Gingras.de l'Université d'Ottawa.Au contraire.Après les fort controversées années néo-démocrates de Bob Rae et le règne ultra-conservateur de Mike Harris, les Ontariens ont assez donné ! Ils réclament un gouvernement bien tranquille qui ne fera pas de vagues.Le libéral \" se retrouve à la remorque de son parti, le conservateur Eves ne réussit pas à entraîner le sien et le néo-démocrate Howard \" donne une performance excellente, mais gaspillée dans les circonstances.Les élections provinciales, en Ontario, ne soulèvent pas un intérêt délirant parmi la population.Seulement 58% des électeurs ont voté, aux générales de 1999, et M.Gingras prévoit une participation encore moindre cette année.Le débat des chefs, mardi, n'a rien fait pour attiser l'attention avec son jeu de qui perd gagne duquel M.McGuinty s\u2019est bien tiré par défaut : tous attendaient la gaffe, et elle n\u2019est pas venue.S'il y a un thème qui flotte dans l'air du temps, en Ontario, c\u2019est celui de la fatigue politique.« Le vote sera négatif, explique M.Gingras.11 y a un rejet du gouvernement et une volonté de changement mais un manque absolu d'enthousiasme » pour la campagne.Le libéral McGuinty se retrouve à la remorque de son parti, le conservateur Eves ne réussit pas à entraîner le sien et le néo-démocrate Howard Hampton donne une performance excellente, mais gaspillée dans les circonstances.Les 450,o d'appuis obtenus par les eonservateurs il y a quatre ans.contre 40% aux libéraux et 12.6 % au NPD, résistent mal au thème du changement porté par M.McGuinty.En retard de seulement 200 000 votes aux élections de 1999, une «vaguelette» de 1000 votes dans chacune des 103 circonscriptions suffirait, explique le professeur Gingras, pour que les libéraux se retrouvent avec une majorité écrasante a Queen\u2019s Park.La « révolution du bon sens » prônée par l\u2019ancien premier ministre Mike Harris a perdu de son allant au fil des ans.Des désastres comme la privatisation ratée de l\u2019hydroélectricité et la crise de l\u2019eau potable de Walkerton, provoquée indirectement par les compressions budgétaires en environnement, ont soulevé l ire de l'opinion.L\u2019annonce cette semaine d'un déficit possible de 4,5 milliards S par le Fraser Institute a fait mal aux héritiers de M.Harris.L'auteur de l\u2019étude.Mark Mullins, était en effet un de ses conseillers et reproche maintenant à M.Eves de déséquilibrer les finan- i ees publiques.Insulte suprême pour ce dernier.M Mullins soutient que les promesses conservatrices de baisser les impôts auront exactement le même effet néfaste sur le budget que les nouveaux programmes promis par les libéraux.L\u2019Ontario a de plus reçu deux tuiles, cette année, dont peu de gouvernements pourraient se relever : l\u2019épidémie du SRAS, dans un premier temps, a Voir BATAILLE en I) 2 ?À LIRE AUSSI : ¦ Le bon gars qui n'inspirait pas confiance l\u2019age D2 PROFIL DES TROIS PRINCIPAUX PARTIS ONTARIENS Néo-démocrates Libéraux J Sièges: 9 (à la dissolution) ^ J Slogan de campagne: i « Le pouvoir au public » J Programme électoral: instauration d'un régime public b d'assurance automobile : « re-réglementation ».pas de pnvatisation de l électncité abolition des appareils de résonance magnétique et des lecteurs optiques privés, et élimination du - secteur privé dans les hôpitaux: mdexabon partielle des pensions ;\u2022 de retraite: abolition du crédit d'impôt pour l'école privée ?\tSièges : 36 (à la dissolution) ?\tSlogan de campagne : « Il est temps que ça change \u2022- Liberal J Programme électoral: gel de l'impôt: annulation des baisses d'impôt consenties par les conservateurs aux entreposes.abolition du crédit d impôt pour l'école privée: gel des frais de scolarité: répression des mauvais payeurs (pensions alimentaires) ; interdiction du décrochage scolaire avant l âge de 18 ans.Progressistes-conservateurs ?Sièges : 56 (i la dissolution) j Slogan de campagne : \"Lexpérience au ^ service de (avenir »\tHMH j Programme électoral : réduction de l'impôt déduction de 500 S par an sur les intérêts d'un prêt hypothécaire.interdiction de tous moyens de pression des enseignants pendant l'année scolaire: répression de l'immigration illégale, autorisation au personnel médical de retirer les sans-abri de la rue par grands froids ou s\u2019ils ont besoin de soins médicaux Entrevue Entre deux mondes D 3 Provencher Un monde complexe D 3 SOCIÉTÉ Chastes ?Oui, et alors ____Daphnk Bkpahp_ DRt (tardai lesoleil.com ¦ Il y eut un temps où In chasteté était élevée au rung de vertu.Avec la revolution sexuelle des années (>().les chastes sont devenus des êtres rares et traités bien souvent comme des marginaux dans une société hyper-sexuali-sée.LK SOLKII.a voulu en savoir pluslongsurcequi pousse les jeunes d'aujourd'hui à choisir l'abstinence avant le mariage.t sJ Ils ont entre 20 et 25 ans.Ils sont étudiants ou salariés.Christine, .Jérémie, Benoit, Mireille et Désiré ont tout des jeunes des années 2000.À l\u2019exception d\u2019une chose: ils ont fait le choix de rester vierges jusqu'à leur mariage.Une décision qui contraste nettement avec les statistiques qui révèlent qu'entre 47% et 69% des jeunes Québécois de 16 ans ont déjà eu des rapports sexuels.Selon un sondage national, les jeunes de 19 à 29 ans de la Belle Province seraient même de «chauds lapins» comparés aux autres Canadiens puisque 20 % d\u2019entre eux trouvent qu\u2019une semaine d'attente suffit pour avoir des relations sexuelles alors que seulement 2% des Manitohains et des Ontariens pensent la même chose.Pourquoi les chastes ont-ils fait ce choix de vie?Pour respecter leurs convictions religieuses dans la plupart des cas, mais aussi pour obéir à leurs valeurs morales.« Rester chaste allait de soi pour moi, explique Désiré.J'ai eu une éducation assez religieuse dans laquelle on prônait l\u2019abstinence avant le mariage.Plus que les valeurs religieuses, ce sont les valeurs morales qui se dégagent de l'abstinence qui m'ont intéressé.Le respect de la personne que j'aime.Le fait de se garder pour une personne.Et le respect de mon propre corps.le tiens à garder une bonne estime de moi.» Le fait de voir sa virginité (définie dans le Larousse comme «pureté») comme un bien précieux n\u2019est pas monnaie courante en 2003.Tout le monde s'entend pour dire que le sexe a été banalisé au fil des ans dans les films, a la télévision et dans les médias.«On vit dans une société de médias et les stéréotypes ont beaucoup été accentués par ça.fait remarquer Michel Robillard, médecin généraliste L\u2019attirance, le désir sont des tentations difficiles à contrôler Voir CHASTES en D 2 ?! I 9066 ^139 LE SOLEIL HW'lf-T'll';,; Le samedi 27 septembre 2003 D 2 CHASTES Suite dt* la I) 1 Pourtant, 95 % des jeunes révent en-core d'un couple fidèle avec des enfants, d'après M.Kobillard qui a effectué diverses études dans les éeo- qui a fondé le site Internet Chasteté Québec (www.chastete-quebee.com) et qui a écrit le livre l 'J Questions a se poser (irunt de faire l'amour.On se fait des modèles de ce que sont les \"bombes sexuelles\", comme on les appelle.Les tfens entrent en contact avec une personne virtuelle, une image.Alors ils commencent a avoir de la misère à s\u2019accepter tels qu'ils sont et ils se tournent vers la chirurgie plastique, par exemple.Il faut comprendre qu\u2019une personne, ce n\u2019est pas juste un corps.Si j'aborde l'autre en fonction de son corps, il manque la dimension avec la personne réelle.» Jérémie et Christine ont justement décidé d'explorer cet aspect.Tous deux se sont rencontrés l\u2019été dernier et ont décidé de mettre en premier lieu leur relation amicale alors que, selon Jérémie, les jeunes en général misent davantage sur la relation sentimentale et sexuelle.«On a l\u2019intention de finir nos jours ensemble alors pourquoi se précipiterait-on l'un envers l\u2019autre?demande Jérémie.Ça n\u2019apporte rien.On s\u2019est dit qu\u2019on était mieux d\u2019apprendre à se connaître, à échanger sur nos valeurs chrétiennes et à voir les travers de l\u2019autre.» «On a l\u2019intention de finir nos jours ensemble alors ' se précipiterait-on l\u2019un envers l\u2019autre?» M\u2019empêche, l\u2019attirance, le désir, sont des tentations difficiles à contrôler.Surtout à l\u2019adolescence, période ou les hormones jouent souvent des tours.«Ce n\u2019est pas parce que tu es abstinent que t\u2019es fait en bois ou que tu n'as pas le goût de faire l\u2019amour, souligne M.Kobillard.Lejeune doit faire un effort de volonté pour arriver à son projet.Il faut que ce soit comme un projet justement, comme une vision.» Benoît, 25 ans, voit la chasteté comme un défi.«Ce que j\u2019avais comme Idéal, c\u2019est que je voulais me garder pour ma femme, la femme de ma vie, raconte le jeune maintenant marié et père de deux enfants.Je voulais qu\u2019elle soit la première à me connaître.C\u2019était une façon pour moi de demeurer qui j\u2019étais avant d\u2019épouser ma femme.C\u2019est un défi que j\u2019avais devant moi.Maintenant, je suis très heureux.Je ne regretterai jamais d\u2019avoir fait ce choix.» Au-delà des convictions personnelles, la chasteté reste un moyen de se protéger, d\u2019abord contre les maladies transmises sexuellement et les grossesses, mats aussi contre les blessures qu\u2019occasionnent les relations en série.« L\u2019image qui m\u2019est toujours restée par rapport aux fréquentations multiples est celle d\u2019un papier collant, expose Benoît.Quand on le prend et qu\u2019on le colle sur une surface, ça colle très bien.Quand on le décolle et qu\u2019on le recolle sur une autre surface, il colle encore, mais moins bien.Et au fil du temps, il colle toujours de moins en moins.Quand on a des relations sexuelles avec plusieurs partenaires, on s\u2019attache chaque fois et il vient un temps où on manque de confiance parce qu\u2019on a peur d\u2019ètre trahi.» les.«La façon dont on apprend la sexualité vient contrer ça.l\u2019arec qu\u2019il faut qu\u2019il y ait quelque chose qui explique qu\u2019on a cet espoir-là, mais j qu\u2019on n\u2019y arrive pas.Si tu vis toujours i des relations a court terme, ça détruit ta vision.Tu ne réalises pas ton rêve fondamental.» Benoît a lui décidé de mettre toutes les chances de son côté.Souhaitant | un couple solide, il a fréquenté sa future épouse pendant trois ans avant de sceller leur union devant Dieu.Trois années pendant lesquelles la tentation a été forte, avoue-t-il.« Pour être honnête, à la fin, il commençait à être temps qu\u2019on se marie! Mais on est heureux d\u2019avoir attendu.» L\u2019image qu\u2019il avait d\u2019un couple idéal était plus forte que la tentation.«Quand j\u2019ai rencontré ma femme, ce que j\u2019avais en tête, c\u2019était de marcher avec elle sur le bord de la plage à 70 ans, main dans la main et qu\u2019on s\u2019aime encore comme au début.» Vision romantique, utopiste?Plutôt réaliste si on en croit Benoît qui dit tout faire pour investir dans son couple.ASSUMER SES CHOIX Les jeunes rencontrés assument leur choix, sans gêne.« Il y a des filles qui m\u2019ont approché pour sortir avec moi, raconte Désiré.J\u2019affichais clairement mes convictions.Souvent, elles trouvaient ça très noble.D\u2019autres fois, elles trouvaient ça trop dur pour elles-mêmes.» « Ce n\u2019est pas quelque chose que je vais crier sur les toits mais parfois les circonstances m\u2019amènent à en parler, soulève Mireille.Il y a des gens qui sont étonnés, mais qui trouvent ça vraiment beau.Mais la majorité disent qu\u2019ils ne seraient pas capables d\u2019attendre.» Pourrait-on voir l\u2019abstinence comme une solution au taux d\u2019échec fulgurant des mariages (un sur deux se termine par un divorce) ?« L\u2019abstinence avant le mariage favorise beaucoup la fidélité après le mariage, préiend M.Kobillard.On a pris les relations sériées comme norme sociale.On décide que quand il y a une attirance physique, on est prêt à avoir une relation.Ce qui manque, c\u2019est l\u2019engagement et la dimension d\u2019amitié, de respect.Les gens sans s\u2019en rendre compte s\u2019embarquent dans des relations qui brisent au bout de deux ou trois ans quand la passion s\u2019épuise.Alors on recommence avec un autre et il y a rupture.Chaque fois, il y a une blessure.Tu perds confiance en toi, en l\u2019autre et en la vision que ça peut durer.Tu deviens plus individualiste, tu investis moins dans le nous, le eouple, et plus dans leye.» N\u2019ont-ils pas l\u2019impression de passer à côté de quelque chose?« Dans ma tête, je me dis que la chasteté, c\u2019est la normalité, c\u2019est le chemin, avance Mireille.C\u2019est ceux qui couchent d\u2019un bord et de l\u2019autre qui manquent quelque chose de vraiment beau.C\u2019est sûr qu\u2019on est une minorité et qu\u2019on a l\u2019impression que c\u2019est nous qui sommes à côté de la tn/cfr parce que la majorité fait le contraire.\u2019Mais dans ma tête, j\u2019ai fait le bon choix.J\u2019ai l\u2019impression que j\u2019y gagne.» lt SOlfll JE1N MMIC VIllCNCUVC Jérémie et Christine renient d'abord approfondir le côté amical de leur relation avant de passer à une autre etape.PC Sauf un retournement de situation inattendu, il semble bien que les attaques personnelles du premier ministre ontarien sortant.Emie Eres, a l'endroit du candidat libéral Dalton McGuinty lui auront finalement coûté le pouvoir.LE SCIUTIN ONTARIEN EN UN COUP 0 ŒIL Parti conservateur Ernie Eves, depuis mars 2002 j Carrière: député depuis 1981.ministre de 1985 à 1987 et de 1995 à 2001.Démissionne en février 2001 ?Profession: avo- ?\tAge: 57 ans ?\tStatut familial: divorcé, un enfant vivant, un décédé accidentellement en 1995.Conjointe : Isabel Bassett, ancienne ministre conser-vatrice et présidente de TVOntano Parti libéral Oalton McGuinty.depuis décembre 1996 ?\tCarrière: député depuis 1990 ?\tProfession: avocat\tL ?\tAge: 48 ans ?\tStatut familial: marié avec Teresa Taylor, enseignante.Quatre enfants.BATAILLE Suite delà I) 1 bouleversé l\u2019économie de Toronto, ruiné le tourisme partout en province et démontré la faiblesse du système de santé \u2014 là aussi par suite des compressions.Cet épisode terminé, la grande panne électrique du mois dernier a laissé un goût amer: comment se fait-il que la province ait rationné son électricité pendant une semaine alors que les États américains voisins ont rétabli le service intégral en 24 heures?Les Ontariens, comme les Québécois et les autres Canadiens, s\u2019intéressent de près à leur niveau de taxation.Les conservateurs ont baissé et promettent de baisser encore les impôts.Si le rapport du Fraser Institute lui a fait mal, M.Eves n\u2019en démord pas: il n\u2019y aura pas de déficit en Ontario cette année, répète-t-il à chaque jour.Ce même rapport, par contre, rend service aux libéraux, qui pourront dire, une fois victorieux, qu\u2019un examen attentif des affaires de l\u2019État les empêche de tenir certaines de leurs promesses \u2014 un investissement de 1,6 milliards en éducation, par exemple.Si les partis évoquent les questions d\u2019éducation, de santé et d\u2019assurance-automobile, aucun de ces thèmes ne provoque vraiment de réaction dans l\u2019opinion publique, analyse M.Gin-gras.«Il n\u2019y a pas un.deux ou trois dossiers dominants, dit-il, pas un qui s\u2019est imposé vraiment.» Alors que le duel Charest-Landry au Québec a porté sur des questions fondamentales comme le rôle de l\u2019État dans la société, dit-il, il ne se passe rien de tel en Ontario.« Hormis le NPD, qui essaye d\u2019imposer la présence du gouvernement dans les services publics, les gens font dans la mécanique » et non dans les principes, dit-il.Même les conservateurs, selon lui, camouflent leur idéologie, tandis que les libéraux, eux, ne professent aucune religion sauf celle de l\u2019opportunisme, « la recette prudente pour prendre le pouvoir ».« Le débat ne se situe pas à un niveau idéologique, mais beaucoup plus terre à terre.Dans cette société tellement matérialiste, il porte sur des conditions précises pour obtenir \\&good life, la bonne vie», ajoute le politicologue.Un «bon» gouvernement, dans ce contexte ontarien, se doit de demeurer bien tranquille! NPD Howard Hampton, depuis juin 1996 d'à , W ?\tCarrière: député depuis 1987, ministre de 1990 à 1995 ?\tProfession: avocat et conseiller syndical ?\tÂge: 51 ans ?\tStatut familial: marié avec Shelley Martel, elle aussi députée néodémocrate.Deux enfants.Résultats des récentes élections PC Lib.NPD Ind Total 1987 .16.95.19.-.130 1990.20.36.74.-.130 1995 .82.30.17.1 .130 1999 .59.35.9.-.103 ?Nombre d\u2019électeurs: environ huit millions.?Nombre de candidats: 522 dans 103 circonscriptions.Libéraux, conservateurs et néo-démocrates présentent des candidats partout, et le Parti vert en a 102.Cinq autres partis reconnus briguent les suffrages.Source Raymond Girou*\tINFOGRAPHIE LE S0LEIL Dalton McGuinty : le « bon gars » qui n\u2019inspirait pas confiance PC En 1999.le chef libéral Dalton McGuinty sétait fait malmener lors du débat des chefs.Il arait par la suite admis s'être mal préparé, et s'est assuré de ne commettre aucun impair majeur cette année.Raymond Giroi'x lt < 7 i r oux@letoleil.eom ¦ OTTAWA \u2014 Dalton McGuinty sc dirige vers la victoire.Ce sera celle d'un bon gars, d'un trop bon gars parfois qui a de la difficulté à se faire prendre au sérieux.Relativement bilingue, selon les normes ontariennes, le chef libéral a d\u2019abord été élu député d'Ottawa-Sud parce que son père occupait ce siège jusqu\u2019au moment de son décès, en 1990.Il y a plus glorieux comme début de carrière.La légende urbaine veut que ce soit lui plutôt qu\u2019un de ses frères qui hérite de la circonscription simplement parce qu\u2019il portait le même prénom que son père et pourrait ainsi utiliser sans frais les mêmes affiches électorales.Six ans plus tard, en 1996.il surprend la galerie et devient chef du Parti libéral en battant le grand favori au quatrième tour de scrutin, après avoir habilement manœuvré des alliances avec les autres seconds violons.Puis arrive 1999: c'est la déroute, ses deux rivaux l\u2019avalent tout rond lors du débat des chefs.Il admet aujourd'hui qu'il était mal préparé et toujours au stade de l'apprentissage pour cette première campagne.Et qu'a-t-il appris de cette leçon?La communication sous toutes ses couleurs.dans toutes les circonstances.Mais le résultat n\u2019est toujours pas patent.comme le démontre sa performance minimale lors du débat des chefs de mardi.M.McGuinty n\u2019inspire pas vraiment confiance, au fond.Les électeurs ontariens lui préfèrent toujours son rival Ernie Eves, sur un plan strictement personnel.Sûr de lui.s'adressant directement aux électeurs.M.Eves s\u2019inscrit dans la stricte orthodoxie conservatrice.Sa priorité, s'il est réélu, sera d\u2019interdire grèves et lock-outs dans le monde de l\u2019éducation, une idée à laquelle même son prédécesseur Mike Harris s'oppose.Les analystes reprochent à M.Eves de suivre à la lettre les directives de ses conseillers en communication et de ne pas se décontracter suffisamment dans cette campagne \u2014 voilà qui rappellera de mauvais souvenirs à Bernard Landry ! Mais le débat a montré que c'est ainsi qu'il parait le mieux à l'écran.L'ex-ministre des Finances avait mis fin sans retour à sa carrière politique en 2001 pour accepter un boulot à un million de dollars et plus par année au Credit Suisse First Boston Canada.Ce choix s'expliquait bien, mais pas celui de revenir moins d'un an plus tard à l'annonce du départ de M.Harris.Les Ontariens ont mal saisi, dans un premier temps, pourquoi le nouveau millionnaire briguait un poste de premier ministre à seulement 152 835 S par année ! Le gouvernement a mauvaise presse.la population réclame un changement.et M.Eves demeure le dernier obstacle dans le chemin des libéraux.Ses attaques personnelles vicieuses contre M.McGuinty lui auront fort probablement coûté le pouvoir.Howard Hampton, le troisième larron dans cette course, aime bien rappeler ses talents de joueur de hockey, qui lui méritèrent même une bourse au niveau universitaire, aux États-Unis.« Je n'ai jamais été le plus talentueux de mon équipe, mais j'aimais jouer ».disait-il dans une entrevue au Toronto Star.Le vocabulaire d'une personne qui donne « son 1100/n», selon l\u2019expression populaire.Mais en sport comme en politique, cela ne suffit pas pour gagner un championnat, surtout pour le chef d'un parti dont personne dans la province n'a oublié le pénible passage au pouvoir.Le quinquennat de Bob Rae et du NPD à la tête de l\u2019Ontario, de 1990 à 1995, se traduit dans la mémoire populaire par la ruine des finances publiques.pour ses adversaires, et par un faisceau de promesses brisées et d'engagements non tenus, pour les plus charitables.M.Hampton réussit bien, mais peine à garder la tète hors de l\u2019eau, dans cette campagne, et les médias évoquent sa présence souvent comme pour combler un blanc dans la page ou dans le bulletin d'information L 73 2003 LE SOLEIL Le samedi 27 septembre Nous vivons dans un monde complexe.C'est ee que je me dis tous les matins, un peu comme la serveuse automate de IMamondon.qui ne sait pas.la pauvre, ce qu'elle fera aujourd'hui ni demain, encore moins entre Noel et le jour de l'An l'n monde complexe, comme dans une autre chanson, celle des Cranberries qui \u2014 leur atfent insiste pour que je fasse* taire* la rumeur \u2014 n\u2019ont jamais été mase*ottes au Festival de la eanneber-ge de Villeroy.And in the day everything's complex.toubi-dou toudi-dou.There's nothing simple when I'm not around you.toubi-dou.Tellement complexe, notre monde, que (Hiles Gougeon ne» sait plus trop comment s'y prendre pour nous l'expliquer, le soir, au Téléjoumal.L\u2019Irak, les tout-petits, c\u2019est un pays où il y avait un méchant monsieur que les bons cherchent partout.Les btms cherchent aussi un autre monsieur.barbu, qui se déplace la nuit à dos d'âne.Le méchant monsiemr.le premier, est supposé avoir de gros fusils que les bons n'arrivent pas à trouver non plus, satellipopette.Et maintenant, pour vous récompenser d\u2019avoir été sages, voici un sucre d\u2019orge et vos indicateurs financiers.***** La complexité du monde moderne se traduit de mille et une façons, mille si vous ne comptez pas le zigonnage nécessaire pour enlever le plastique d'un CD neuf.Regardez autour de vous, les gens courent comme des poules pas de tête, des vraies queues de veau, partout, on dirait que le I) 3 Un monde complexe diable est aux vaches.A bien y penser, notre monde ressemble à un étrange croisement entre La Semaine verte et 2-/ Heures chrono.Tant à faire et si peu de temps pour le faire, voilà le grand dilemme de la vie d'aujourd'hui.Le problème est si grave que les gens occupés deviennent fous comme des balais et veulent tout faire en même temps lorsqu'ils disposent d\u2019un peu de temps libre.Dr.le résultat est souvent à l\u2019oppose: ils s\u2019épuisent à tourner en rond C\u2019est ce que j'appelle le syndrome du char à laver.C\u2019est une copine, toujours dans le jus.qui m a fourni par courriel les grandes lignes de ce syndrome dévastateur.L\u2019histoire virtuelle a atterri par hasard, cette semaine, dans sa messagerie.Elle a cru que ça pouvait intéresser un type comme moi.qui s'intéresse dans scs loisirs aux grandes questions existentielles, genre : qui va frvn-cher le premier la policière de McMasterville dans Occupation double.En gros, ça va comme suit.***** Un bon samedi après-midi.Gaston décide de laver sa voiture.Depuis U* temps qu\u2019il le dit, qu\u2019il n\u2019a jamais le temps, aujourd'hui, c\u2019est décidé, il va le faire.Ça tombe bien, sa femme est partie magasiner avec la plus jeune, l'ado est chez sa copine, la pelouse est coupée, lu litière du chat est propre et personne n'a appelé pour venir souper En st* dirigeant vers le garage, Gaston remarque qu'il y a du courrier sur la commode, près de la porte.Il decide d'en prendre connaissance avant d aller laver son auto.Gaston dépose les des de la voiture sur la commode 11 se debarrasse des enveloppes en les jetant dans le bno à recyclage du garage.Dans le lot.quelques factures Le bac déborde.Au diable sa conscience écologique, il decide de jeter les enveloppes à la poubelle.Elle aussi est pleine < îaston decide de mettre à la rue les ordures et le bac à recyclage Il depose les factures sur la table du salon.Tant qu'à sortir les poubelles et me retrouver à deux pas de la boîte aux lettres, autant en profiter pour payer les factures.se dit Gaston.Mais voilà.il ne lui reste qu'un chèque.Pas de problème.se dit le bon Gaston, il y en a d\u2019autres dans mon bureau.Une fois dans le bureau.Gaston aperçoit la bouteille de bière à moitié pleine qu'il avait laissée là.une heure plus tôt.Elle est encore tiède, se dit-il.je vais la mettre au frigo, je la finirai après avoir lavé l'auto.Gaston se dirige vers la cuisine avec sa bière et si* sou\\ tent que sa femme lui a demande d'armm*r les fleurs U lui a promis de le fair»*, autant le fair»* tout de suite avant de l'oublier 11 depose la bière sur U* comptoir et decouv re du même coup les lunettes qu'il avait pass»* l'avant-midi à cIumvIut Gaston croit qu'il vaudrait mieux aller les porter dans son bureau, afin qu elles soient en lh*u sûr.mais les fleurs passent avant.Il depose ses lunettes sur une tablette de la cuisine, remplit un pot d'eau lorsque, soudain, son regard tombe sur la teli'eommandc que l\u2019ado a laissée la veille sur U* dessus du frigo, l'o soir, c\u2019est une grosse soiree de tele, personne ne se souv iendra alors où elle se trouve, autant la rapporter tout de suite dans le salon, la sjmonak de téUxtmimande.là ou elle dev rait ètr»*.Mais il y a les fleurs, la chose à faire, là.tout il»* suite Gaston commence a les arroser.D»* l'eau tombe sur le plancher.Gaston depose la télécommandé sur le secretaire, près de la salle de bains, et va chercher des serviettes dans la salle de lavage pour essuyer la flaque A la fin de l'après-midi, Gaston n'a toujours pas lave son char, les factures ne sont pas payées, il y a une bouteille de bière chaude sur le comptoir, les fleurs ne sont pas arrosées, il y a toujours un seul chèque dans le chéquier, personne ne trouve lu Sco #!'.\u2019 de télécommande.Gaston ne trouve pas ses \\ (o !*èt°o de lunettes, pas plus que les '.\u2019SA*'.\u2019# clés de char, ee char qu\u2019il v oulait tant laver pour une fois qu\u2019il avait le temps de le faire Normand Pro iyne her NPro*enchefdl»iol»ilcom Nous nous épuisons à tourner en rond; c\u2019est le syndrome du char à laver Entre deux mondes Professeur de français d\u2019origine montagnaise, Charlotte Bellefleur fait le pont d\u2019une culture à l\u2019autre COUARO(I»ÎION '.l\u2019ÏCIAlf JIAN I UC 11 BLANC La traduction simultanée du français a l'innu n'est pas une mince affaire.«Certaines personnes parlent trop rapidement, d'autres pas assez fort», dit Charlotte Beüefleur Sans compter les mots et les expressions qui figurent dans un lexique mais qui sont sans équivalent dans l'autre.\u2019yvVK 1,\t.L vJLl* * ¦B /SAIS mm Üÿ'ÿ'.efiümw w P**;- ^ -t ¦ SEPT-ÎLES \u2014 Mme Charlotte Bellefleur, 58 ans, d'origine montagnaise.née à Natashquan.en Basse-Côte-Nord, ne se doutait pas qu\u2019elle gagnerait sa vie en mettant en pratique ce qu\u2019elle a appris au pensionnat pendant son enfance : la langue française.Ce sont les sœurs au pensionnat.de 1952 à 1959.qui m\u2019ont appris le français comme langue seconde.Mon père parlait un peu le français.Ma mère et mes sœurs ne parlaient que l\u2019innu.Mes six enfants parlent les deux langues (innu et français) et j\u2019en suis très fière», raconte Mmi' Bellefleur au SOLEIL.Cette mère de famille était encore bien plus loin de penser qu'un jour elle se retrouverait au centre d'une enquête publique de coroner.Pourtant, c'est le cas, non pas comme témoin, mais plutôt à titre d'interprète.Du matin au soir, elle est les oreilles de plusieurs autochtones ne parlant pas ou très peu le français et qui sont présents à l\u2019enquête de la coroner Catherine Rudel-Tessier sur la mort de Terrye Lalo.un jeune Monta-gnais de 16 ans happé mortellement ; par une voiture de la SQ en avril 2002.Cette enquête, entreprise en janvier, a redémarré jeudi, à Sept-îles, et Mmt' Bellefleur agit comme interprète.Une nouvelle expérience appréciée et enrichissante pour cette traductrice dans l'âme et dans l\u2019ombre.Assise à proximité des procureurs et de la coroner.cette femme discrète, calme, ne doit pas manquer un seul mot.Tous les témoignages, tous les commentaires et toutes les directives sont immédiatement traduits du français au montagnais.Un travail épuisant.« C\u2019est très difficile, car ça demande énormément d'énergie.Certaines personnes parlent trop rapidement, d'autres pas assez fort.Je dois tendre encore plus l'oreille et écouter religieusement ce que dit le témoin afin de rapporter fidèlement ses propos aux Innus.Même pendant les pauses, mon travail continue.Malgré que ce soit exigeant, j'aime ça.C'est une passion », a-t-elle livré au SOLEIL.BEAUCOUP DE DISCIPLINE L'enquête avait alors été ajournée le témoignage du policier expert en collision à la SQ.Bernard Comeau.n'a pas permis de répondre aux interrogations de Me Jean-François Bertrand.procureur de la famille de Ter-ry Lalo.Les travaux qui ont repris cette semaine avec le témoignage d'un contre-expert pourraient éclaircir cer- tains points restés nébuleux.Le métier de traductrice demande une grande concentration et une discipline exemplaire.« Le soir, je fais des exercices de voix et des massages de la gorge.Le jour, je bois beaucoup d'eau.Une fois rendue à la maison je dors comme un bébé, pas besoin de compter les moutons ».dit la dame, qui aimerait apprendre l\u2019anglais, question d'ajouter une corde à son arc.Pour réaliser son travail.Mn,e Bellefleur utilise un dictionnaire innu-français.un livre expliquant les termes juridiques et beaucoup de signes.«Certains mots en français n'existent pas en montagnais, comme ordinateur, par exemple.À ce moment-là, je suis gestuelle ou je dessine l\u2019objet en question pour m'assurer que les Innus comprennent».Mme Bellefleur explique que pour bien faire son travail, elle a besoin de la participation de tout le monde.« Ç'est la première fois que je partici- pe à une enquête de coroner.J\u2019ai une très bonne collaboration de tous les intervenants, de la coroner aux agents de sécurité, en passant par les avocats.Je suis heureuse de faire partie de l'équipe », a dit la traductrice, qui habite la réserve de Uashat-Maliote-nam.près de Sept-iles.Invitée à exprimer ses vues sur les grandes différences entre la langue montagnaise et la langue de Molière, Mm\u2018 Bellefleur a laissé couler un long silence avant de dire : «Je crois sincèrement que la plus grande différence entre les deux langues est que l\u2019innu est plus facile.Il n'y a que 10 lettres dans l'alphabet montagnais et les mots sont regroupés.Ainsi, niminue-niten veut dire : \u201cJe suis contente\" ».a-t-elle donné en exemple au SOLEIL.Charlotte Bellefleur a consacré une partie de sa vie à aider les siens.«J'ai fait 25 ans de bénévolat en accompagnant les personnes âgées qui devaient recevoir des soins médicaux.J\u2019ai assisté à plusieurs accouchements.Le médecin me disait quoi dire à la mère pour la rassurer.Les gens me dédommageaient en m'invitant a souper ou en m'achetant du linge.C\u2019était très spécial.» Depuis quelques mois, Mme Belle-fleur est à l\u2019emploi du palais de justice de Sept-iles à titre d\u2019interprète.Ce qui l'oblige a voyager plusieurs fois par année en Basse-Côte-Nord avec la cour itinérante.Quelque 6000 personnes \u2014 anglophones, francophones et Montagnais \u2014 habitent cette région isolée du Québec, vivant en grande partie de pêche et formant une quinzaine de villages éparpillés sur 400 km de côte.Récemment.Mm' Bellefleur a été embauchée comme conseillère en orientation au conseil de bande de Uashat-Maliotenam.l'un des plus importants regroupements autochtones au Canada avec une population de 3000 Mon-.tagnais répartis à parts égales entrt\\ deux parties de la réserve.Malgré des journées bien remplies, Mm' Bellefleur se garde du temps pour une autre passion : la lecture.Grande lectrice de livres innus et français, elle consacre temps et énergie depuis deux ans à la préparation d\u2019un livre.Son plus grand rêve est de trouver l'argent nécesaire et un éditeur intéressé a la publication de ce livre qu\u2019elle voudrait évidemment en innu et én français.«Je parle de la vie autochtone vue par des Innus du troisième âge.Je relate les mœurs et coutumes des nations autochtones.Il est question des graves problèmes d'obésité et de diabète chez les Amérindiens.Je ne peux aussi passer sous silence les fléaux de la drogue, de l'alcool et de la violence.Pas surprenant que le taux de suicide soit dramatiquement élevé dans nos communautés.Sur ce.famés ce qui signifie «au revoir».lamé à vous ausri Mn\" Bellefleur Stéphane Tremblay Collaboratinn spéciale Le samedi 27 septembre 2003 DJ ?EDITORIAL LE SOLEIL Prettdrnl et Editeur ALAIN DLBLC kedaeteur en chef YVES BELLEFLELR Directeur de l editorial JEAN-MARC SALVET Directeur de l'imjormation FR ANÇOIS BOl'RQLE Un bourbier incroyable La bombe qu\u2019a lancée la Couronne au procès sur la prostitution juvénile à Québec soulève des questions très graves sur l\u2019administration de Injustice.Le procureur au dossier, M*' Michel Greene, a autorisé le dévoilement de propos tirés de la transcription d\u2019une bande sonore où une présumée proxénète affirme avoir des ministres parmi ses clients.L\u2019enquêteur au dossier, Roger Forland.affirme détenir les noms des ministres concernés, mais ajoute avoir été incapable de bâtir une preuve.Et voilà qu\u2019hier, le substitut du procureur, M1\u2019 Jacques Casgrain, révèle que les propos prêtés à la proxénète étaient une interprétation du contenu de la bande sonore, et que l\u2019original ne permet pas d\u2019insinuer que des ministres ont été impliqués.Un beau gâchis.Car malgré les nuances qui s\u2019ajoutent au dossier, l\u2019incident a terni la réputation de tous les membres masculins de l\u2019ancien cabinet de Bernard Landry.Les dommages sont inqualifiables.L\u2019affaire alimentera la rumeur populaire pendant des mois.En l\u2019absence d\u2019accusations, les politiciens concernés seront incapables de se défendre.Le procureur au dossier était-il à ce point persuadé de la culpabilité de certains politiciens qu\u2019il a décidé d\u2019aller de l avant même si la police n\u2019avait pas de preuve?Ou a-t-il mal évalué les conséquences de sa décision?Lui seul connaît la vérité.Mais quelles que soient ses raisons, l\u2019événement est lourd de conséquences.Dans un premier temps, c\u2019est au chef de police de Québec qu\u2019il incombe de vérifier si l\u2019enquête a été bien menée.Et il est de son devoir de rouvrir cette enquête si ses policiers sont convaincus qu\u2019il y a des coupables chez les politiciens, ou de mettre fin aux allégations gratuites s\u2019il n\u2019y a pas de preuve.Si les doutes persistent sur le travail de la police de Québec, les pressions en faveur d\u2019une intervention gouvernementales seront énormes.C\u2019est une option qu\u2019il ne faut pas écarter du revers de la main, mais qu\u2019il faut étudier avec grande prudence.Mener une enquête sur une autre enquête encore en cours pourrait perturber le travail des policiers, et même faire avorter les procès déjà enclenchés.De plus, si une telle enquête était annoncée, les pressions pour qu\u2019elle soit publique seraient énormes.C\u2019est une avenue coûteuse, très lourde, et surtout très lente.Au besoin, un commissaire enquêteur compétent et crédible pourrait vérifier rapidement ce qui s'est passé et faire ses recommandations au gouvernement, mais nous n\u2019en sommes pas là.Pas encore.La nomination d'un tel enquêteur deviendra sera peut-être inévitable.Mais avant de bouger, le gouvernement doit laisser au chef de police de Québec le temps de s\u2019expliquer en détail sur ce triste épisode.Gilbert Lavoie (iLa vuie^lesoleil.cam Besoin de rêver Même si les Québécois se plaisent souvent à croire qu'ils font les choses différemment, ils se sont eux aussi laissés entraîner par la vague de la télé-réalité.Comme les Européens et les Arabes, comme les Africains et les Américains.On peut s'en réjouir ou s'en désoler, mais chose certaine, on ne peut ignorer que derrière cet engouement se cache un phénomène de société pour le moins intrigant.En effet, comment expliquer que des gens provenant des quatre coins du monde et ayant une culture aussi différente tombent sous le charme d'un même concept télévisuel, craquent poulie quotidien de parfaits inconnus?Et comment comprendre les motivations des participants, qui acceptent de mettre leur intimité à nu pour quelques heures de gloire?La quête de la célébrité dans la facilité constitue sans doute le leitmotiv de la plupart de ces héros instantanés.Un certain courant de pensée laisse en effet croire qu'il faut être connu pour exister, qu'il faut être célèbre pour faire sa marque dans la société.Même si, dans les faits, le succès de foule est plutôt éphémère et ne comporte pas que des avantages.Et même si.bien souvent, les gens qui contribuent le plus au bonheur des autres ne sont pas invités à passer à la télé.Mais il y a plus.11 faut que la population soit en manque de modèles, de rêves, d'idéaux pour s\u2019intéresser de façon aussi spectaculaire à ce genre d'émissions.Comme si la vie était si dure, si ennuyeuse qu'on avait besoin de vivre celle des autres par procuration.En Afrique, certains ont avancé que ces émissions de téléréalité pouvaient apporter un sentiment d'unité à un continent fragmenté.Sans tomber dans l'exagération, il faut tout de même admettre qu'ici aussi, les gens ressentent le besoin de se rapprocher et de communier à la même cause, aussi futile soit-elle.Dans les moments les plus chauds de Star Académie, il ne se passait pas une journée sans qu'on entende une conversation à ce sujet devant la machine à café.Une façon comme une autre de communiquer.Mais par-dessus tout, ces spectacles télé, aussi déeriés que regardés, nous auront en bout de ligne appris une chose : la population a besoin plus que jamais d\u2019authenticité, d'émotions brutes, de vérité.Même si la télévision n'est qu'une simple image de la réalité, comme le disait récemment un député français, cette leçon devrait faire réfléchir bien des gens, y compris les journalistes et k-s politiciens.Julie Lemieux ¦ILnn isii iW'/ax >lnl o m Un puissant séisrae ebpanle te.Japon.Erie Québec! \u2022Ci I ^ N; \\l3t5 MINISTRES d IMf>LiQüÊ5?l « Tais-toi, Sheila ! » Dans les coulisses du Parti libéral du Canada, on a tenté, cette semaine, de convaincre la ministre Sheila Copps de retirer sa candidature à la course de la direction de son parti, pour laisser la place à Paul Martin et ainsi transformer le congrès de leadership de la mi-novembre en congrès d\u2019orientation.On peut comprendre la logique.Paul Martin, qui peut déjà compter sur 90% des délégués, est assuré de la victoire, et le congrès devient ainsi une coûteuse formalité.Mais c\u2019est une logique qui oublie un mot : démocratie.On pourrait croire que le PLC, en préférant un couronnement à une lutte au leadership, ne fait que reprendre une pratique bien implantée.N\u2019oublions pas que Bernard Landry, et Lucien Bouchard avant lui, tout comme Jean C barest, sont devenus les chefs de leur parti sans débat et sans course au leadership.Mais la situation canadienne est différente.Le Canada connaît, depuis une décennie, un déficit démocratique important parce que l\u2019éclatement des partis d'opposition fait en sorte qu\u2019un seul parti, le Parti libéral du Canada, est en mesure de prendre le pouvoir.Les libéraux, sous la houlette de Jean Chrétien, ont remporté quatre élections et le successeur de M.Chrétien pourra continuer sur la même lancée.Ainsi, en novembre, quelques milliers de délégués libéraux désigneront celui qui sera premier ministre pour de nombreuses années.Un choix fondamental qui, dans une situation normale, appartient aux citoyens.Dans les faits, le Canada est devenu une démocratie à parti unique.Une réalité qu\u2019a connue le Mexique jusqu\u2019à tout récemment, ou que l\u2019on retrouve au Japon.Une situation qui engendre de nombreux effets pervers qu'il est important de combattre.Dans le cas du Canada, on sent déjà le coût de cette invineibilité : l\u2019arrogance, l'absence de mécanismes pour pallier l'usure du pouvoir, l'absence aussi de véritables débats et de renouvellement des idées comme le Canada a pu en connaître lors des élections qui ont porté Brian Mulroney ou Jean Chrétien au pouvoir.Cela affaiblit en outre l\u2019institution parlementaire, en principe le lieu d\u2019expression privilégié de la démocratie.Le Parti libéral du Canada, jusqu'ici, n'a pas pris acte de ce changement majeur dans notre vie politique et il continue à penser et à agir comme si rien n'avait changé, et comme si le Canada vivait encore à l'heure du bipartisme.Les libéraux ont eu tendance à dire qu'ils ne sont pas responsables du fait que l'opposition soit incapable de s'organiser et de proposer une alternative de pouvoir.Cela est exact.Ce n'est pas la faute aux libéraux si la droite est éclatée, si le NPD s'est marginalisé, si le Bloc québécois a perdu toute pertinence .\u2019En outre, le succès des libéraux tient aussi à leur capacité de bien incarner les consensus canadiens.comme le montrent les mandats forts de M.Chrétien et la satisfaction des citoyens face à sa gestion.Mais il n'en reste pas moins que.dans une situation de démocratie à parti unique.le parti au pouvoir se voit imposer des responsabilités additionnelles.C'est à lui qu'incombe le devoir d'assurer la qualité de la vie démocratique et de compenser l'inefficacité des institutions traditionnelles.Entre autres, faute d'opposition solide.les vrais débats ne peuvent avoir lieu que si le l\u2019arti libéral les initie.Et surtout, faute de menace extérieure et d'alternance des partis au pouvoir, la seule façon d'assurer le renouvellement des idées, des Alain Dubue Président et Éditeur ADubuc@lesT)leil.am projets et du personnel politique ne peut se faire que par le Parti libéral.Dans les faits, c\u2019est un peu ce qui se passe.Les tensions entre Jean Chrétien et Paul Martin reflètent un conflit interpersonnel, mais elles s\u2019expliquent aussi par l\u2019affrontement de deux visions.C\u2019est encore plus visible depuis que M.Martin a quitté le gouvernement et la générosité avec laquelle le premier ministre Chrétien injecte des fonds publics dans une foule de programmes contraste avec la rigueur proverbiale de l\u2019ex-ministre des Finances.On a pu voir, cette année, l\u2019étendue de la diversité idéologique au sein du PLQ dans le débat sur le mariage des homosexuels ou dans les différences marquées entre la vision de Paul Martin et celle de Sheila Copps.Mais il n\u2019en reste pas moins que les vieux réflexes dominent encore, ceux de la solidarité ministérielle, de la discipline de parti à la Chambre des communes, ou de la tendance du premier ministre à vouloir étouffer la dissidence.Ce modèle n'a plus de sens.D'autres pays permettent l\u2019expression des points de vue différents au sein des formations politiques.C\u2019est entre autres le cas des États-Unis et de la France.Voilà pourquoi il est si important que le congrès libéral de novembre permette un vrai débat démocratique.Un couronnement ne créera pas ces conditions, parce que le débat d\u2019orientation sera marqué par la volonté des militants de rallier leur nouveau chef.Une vraie course au leadership où l\u2019on ne réduit pas Mme Copps au silence, qui force les candidats à s\u2019exprimer et les met à l\u2019épreuve dans un environnement de confrontation, permettrait d\u2019aller beaucoup plus loin.C\u2019est encore plus important pour M.Martin, qui propose manifestement des changements, quoiqu'on ait tendance à caricaturer et à exagérer l\u2019ampleur du virage, en se référant à des schémas classiques gauche-droite qui s\u2019appliquent mal.Paul Martin, quand il était ministre des Finances, exprimait une pensée moderne où sa prudence fiscale proverbiale ne s\u2019est jamais traduite en insensibilité sociale.Au contraire, c\u2019est un des rares politiciens à avoir su intégrer dans un tout cohérent une stratégie économique et un projet social.Mais cette nouvelle vision et cette approche différente, M.Martin ne pourra pas les communiquer adéquatement dans l\u2019atmosphère contrôlée d\u2019un couronnement et en lisant des textes soigneusement préparés.M.Martin ne deviendra pas seulement premier ministre au début de l\u2019an prochain.11 deviendra également, en raison du contexte politique canadien, le gardien de la démocratie.Et s\u2019il veut, comme nous le souhaitons, imprimer des changements importants à la façon dont le Canada affronte ses défis, la voie du succès passera par sa capacité d\u2019établir des consensus larges, à l'assise démocratique solide.Et cela devrait eommen-eer avec la première étape formelle de son accession au pouvoir, lors du congrès de novembre, lequel, au nom de la démocratie, doit être un véritable congrès au leadership.r&g* - «HCHIVES LE SOLEIL Une rraie course au leadership ou l'on ne réduit pas .If\"' Copps au silence, qui force les candidats à s'exprimer et les met à l'epreure dans un cnrironnement de confrontation, permettrait d'aller beaucoup plus loin.\tf\th Le samedi 27 septembre 2003 LE SOLEIL l) .) OPINIONS CHRONIQUE POLITIQUE 2004 : l\u2019année des municipalités Prenez ma parole: l'année 2004 sera celle des agglomérations municipales.Les milliards vont arriver d'Ottawa.Enfin! La conjoncture politique n'a jamais été aussi favorable : un nouveau premier ministre à Ottawa qui est depuis longtemps préoccupé par le financement des infrastructures municipales, un nouveau gouvernement à Québec qui ne veut pas «s\u2019enfarger dans les fleurs du tapis constitutionnel », et des agglomérations municipales qui ont fait un compte précis de leurs besoins.Le président de la Fédération canadienne des municipalités étant aussi ; maire d'une grande agglomération du .Québec, Gatineau, ce sont trois Québécois \u2014 Paul Martin, Jean Charest et .Yves Ducharme \u2014.politiciens prati-] ques et désireux de marquer leur .temps qui se retrouveront autour du \u2022 même gâteau de 30 milliards$: cela devrait débloquer pour de bon ! Déjà, on s'entend sur le montant des besoins des villes et villages : de l\u2019ordre de trois milliards de dollars par année pour l'ensemble du Canada selon la FMC et de l'ordre du milliard pour le Québec, selon le gouvernement Charest.La priorité des priorités va à l\u2019eau \u2014 aussi bien l'approvisionnement en eau potable que le traitement des eaux usées \u2014, qui accaparera les trois quarts des investissements.Le reste irait surtout à l\u2019amélioration des trans- ports \u2014 voirie et transports en commun IMur ce qui est du logement al>or-dable.les gouvernements ont commence depuis quelques années à investir On s'entend donc, aux trois ordres de gouvernement, sur les besoins.Là où les difficultés commencent, c\u2019est sur le «comment ».Yves Ducharme.mettant son chapeau de president de la Fédération canadienne des municipalités, s'adresse dirtvti'-ment au gouvernement federal.Ses arguments tiennent: les municipalités n'ont accès qu'à 8% des impôts et taxes versés par les Canadiens et leur extrême dépendance des impôts fonciers les empêche d'augmenter cette part.Les municipalités ont donc besoin de nouveaux transferts.Elles réclament, du seul gouvernement fédéral, la remise de trois milliards de dollars de taxes par année \u2014 cinq cents sur le litre d'essence et l\u2019exemption totale de la TPS.La technique du pelletage dans la cour du voisin a mis les municipalités dans une situation impossible: le gouvernement fédéral réduit sa part des transferts destinés au financement des programmes sociaux et les provinces, prises à la gorge, refilent de plus en plus de factures aux municipalités.Un seul chiffre dit tout : depuis cinq ans, les recettes fédérales ont augmenté de 16%, les recettes provinciales de 21 % et celles des municipalités de 4% seulement.Jeudi, à Vancouver, Paul Martin a confirmé qu'il est prêt à donner aux municipalités un accès direct à la Michel Yastel MVvtrtQUsttlfil rom taxe sur l'essence que prélève déjà le gouvernement federal.Cinq cents le litre de carburant représenteraient 2,5 milliards $ par année.Le futur premier ministre, qui a toujours nié l'existence d'un déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces lorsqu'il était aux Finances, reconnaît donc le déséquilibre qui existe pour les municipalités.Selon la version anglaise du discours de Paul Martin \u2014 la seule disponible.\u2014, «il ne s'agit pasqu\u2019Ottawa se mette dans le chemin des provinces ».Mais les provinces pourraient-elles se mettre dans le chemin d\u2019Ottawa?Les ministres provinciaux des Affaires municipales se sont réunis à Charlottetown le 15 septembre et ont fait un rappel à l'ordre : « Les provinces prennent au sérieux leurs responsabilités constitutionnelles (.).Nous sommes mieux placés que quiconque pour cerner, avec les municipalités, leurs besoins variés.» Résumons-nous Ottawa se dit prêt à transferer de deux à trois milliards de dollars par année aux cités et villes mais les provinces veulent encaisser le chèque elles-mêmes Qu'est-ce qui garantit que les provinces n\u2019utiliseront pas cet argent pour combler leurs déficits dans la santé?C'est la question qu\u2019on se pose sérieusement à Ottawa et dans les conseils de \\ ille Le gouvernement fédéral a créé un précédent en investissant 200 mil-lionsS dans un Rmdsvert mis directement à la disposition de la Federation des municipalités Le gouvernement du l\u2019art! québécois a boudé le Fonds, mais les liberaux viennent de se rallier.au grand dam des nationalistes québécois.Jean-Marc Fournier cl son collègue aux Affaires intergouvemementales.Henoit IVIletier.jurent qu'on ne les y reprendra plus.Le principe des fonds dédiés c'est-à-dire que les provinces doivent rendre des comptes sur leur utilisation a été établi pour certaines dépenses en santé.L'accepteront-elles pour les infrastructures municipales '\u2019 Le premier programme d\u2019infrastructures de 1994 a donne lieu à des négociations corsées entre le ministre des Affaires municipales de l'epoque, ( 'lande Kyan, et le ministre federal Art Eggleton.Mais cela a fini par fonctionner.On pourrait aussi créer une Fondation sur le modèle de la Fondation pour l'innovation qui a réussi à ex iler les batailles fédérales-provinciales.Mais il s'agit de financer des projets de recher- che dans les universités, pas de payer des bouts de chemin ou d'aqueducs Cette semaine.Jean-Marc Fournier ne me paraissait pas très enthousiaste pour une telle formule Reste donc la possibilité d'une entente federalc-provineiale Mais la question du financement des infrastructures municipales risque île se mêler à celle, plus complexe, du déséquilibre fiscal.On peut d'ores et déjà prévoir que les premiers ministres, qui se rencontrent eu octobre à Que-lux1.aborderont la question (\"est tout l'enjeu du fédéralisme fiscal qui est pose sauf que, cette fois, un troisième joueur vient de s'inviter à la table.On peut compter sur Yves Ducharme pour faire des vagues.Il a entrepris une tournée du Canada pour appuyer la campagne de sa Fédération: «l\u2019ouï-combler l'écart».Les villes sentent qu'avec l'arrivée de l\u2019aul Martin au pouvoir, la conjoncture vient de changer.«L'avenir du Canada passe par les villes», narrète pas de répéter Martin.Face aux reticences des provinces, du Québec en particulier, Yves Du-eharme a lancé un petit avertissement au ministre Jean-Marc Fournier : « Le train est parti.Si vous restez sur le quai à ehinler, nos populations vont embarquer avec nous et vous vous retrouverez tout seul sur U1 quai de la gare ! » C\u2019est Ottawa qui a le chéquier.Et les maires qui tendent la main.Devinez ce (pii, en fin de compte, va arriver aux provinces.HONORAIRES EXTRA.IUDICIAIRES ET DOMMAGES PUNITIFS Des lacunes législatives pénalisent les Québécois ARCHIVES If SOI El fT-^j u m Tant qu'on ne remédiera pan aux carences du système, U sera virtuellement impossible pour les petites gens victimes d'injustices commises par des corporations ou des institutions publiques d\u2019obtenir justice au Québec.André Lizotte En 1999, au terme d'un combat de huit ans devant les tribunaïuc, l'auteur a obtenu un jugement de3,2mülims$ contre RBC Dominion valeurs mobilières inc.Pour mener sa bataille, il estime avoir engagé des frais d'avocats et d'experts de 1 million $, dont il n'a pu récupérer que 145 000$.Il est urgent que le législateur québécois apporte les amendements législatifs requis pour faire en sorte que les tribunaux québécois puissent accorder des honoraires extrajudiciaires et des dommages punitifs avec autant d\u2019aisance que peuvent le faire les tribunaux de common Inw des autres provinces canadiennes.Il y va de l\u2019intérêt supérieur de Injustice civile au Québec.Sans compter que ces mesures législatives ont l'avantage de ne rien coûter aux contribuables québécois.Il est particulièrement déplorable qu\u2019au moment où tant de Québécois, au nom de Injustice sociale, sont disposés à monter aux barricades pour s\u2019opposer au concept de médecine dite « à deux vitesses », trop peu de Québécois réalisent qu\u2019il existe déjà, dans les faits, une justice civile « à deux vitesses » au pays en matière de recouvrement des honoraires extrajudiciaires et de dommages punitifs, soit l\u2019une pour les provinces de common law où les tribunaux font preuve d\u2019ouverture et l\u2019autre pour le Québec où le justiciable continue à se heurter à un mur en raison des carences législatives du Québec en ces matières.Voilà un exemple où la spécificité québécoise sert fort mal les Québécois.Tant et aussi longtemps qu'on ne remédiera pas aux deux carences, il sera virtuellement impossible pour les petites gens victimes d\u2019injustices commises par des corporations ou des institutions publiques d'obtenir justice au Québec.VIRAGE SOUDAIN Avec l\u2019arrêt de la Cour d'appel du Québec dans Viel.rendu le 10 mai 2002.un virage aussi soudain qu\u2019inattendu fut effectué en matière de recouvrement d'honoraires extrajudiciaires.Ce virage a depuis entraîné pour de nombreux justiciables québécois une perte cumulative de plusieurs centaines de milliers de dollars \u2014 pour ne pas parler de millions de dollars \u2014 à titre de frais d'avocats dont le recouvrement leur avait pourtant été accordé par un tribunal de première instance.Et cela continue toujours.I Au moment où les tribunaux eux-mê- \u2022\tmes constatent la multiplication de ' cas où les victimes d\u2019injustices, com-.mises par des corporations ou des in-\u2019 stitutions publiques, sont de plus en .plus confrontées au dilemme de se résigner à l'inaction, ou de se pourvoir en justice, dans un rapport de force économique déséquilibré, cette nouvelle tendance jurisprudentielle cons- \u2022\ttitue un dur coup.Elle va directement à l'encontre du principe de l'accès à la justice.Pourtant, à en juger par ce qui fut fait depuis mai 2002 pour rectifier le tir, c'est tout comme si tous ceux qui n\u2019hésitent habituellement pas à se réclamer de ce noble principe s\u2019étaient donné le mot pour demeurer coi et ne rien faire.Manifestement, ce n\u2019est pas leur argent qui est en cause ! Contrairement à la situation qui prévaut depuis longtemps dans les autres provinces canadiennes, il n\u2019existe pas de disposition législative au Québec permettant le recouvrement d\u2019honoraires extrajudiciaires dans les cas le justifiant.Au cours de la quinzaine d\u2019années précédant l\u2019arrêt Viel.les tribunaux québécois, particulièrement la Cour d\u2019appel, avaient graduellement façonné une règle de droit civil visant à pallier cette lacune.Cette règle de droit ne faisait pas de distinction entre les fautes à l\u2019origine du litige et celles commises durant l\u2019instance et laissait au juge la liberté d\u2019apprécier souverainement les circonstances de chaque espèce, pour évaluer l\u2019existence d'un lien de causalité entre les honoraires encourus et la faute, quelle qu'elle soit.Le droit civil reflétait ainsi l\u2019évolution des besoins et des valeurs de la société québécoise, dont celui de faciliter l\u2019accès à la justice.En vertu de cette volte-face érigeant maintenant en principe la règle de droit selon laquelle des honoraires extrajudiciaires ne peuvent à peu près jamais constituer un dommage direct, la Cour d\u2019appel retire aux juges de première instance le pouvoir d'apprécier les circonstances de chaque espèce.Dorénavant, en théorie, ces honoraires ne peuvent être recouvrés que lorsqu\u2019il y a abus du droit d'ester en justice par la partie fautive.Dans la pratique toutefois, la Cour d'appel a mis la barre si haute qu'il est à peu près impossible d'obtenir dédommagement complet pour ces honoraires.Plus sensibles à l'équité et sans doute au principe de l'accessibilité à la justice, les tribunaux de première instance résistent et dénoncent même cette nouvelle carence du système québécois de l'administration de la justice civile.Mais, sans amendement législatif, ces louables efforts sont condamnés à demeurer futiles non seulement parce que leurs jugements seront renversés en appel mais aussi parce qu'ils ne feront qu\u2019occasionner des frais d'avocats supplémentaires, trop souvent en pure perte, pour les justiciables.La façon de remédier à cette situation consiste en l'ajout d'un article 477.1 au Code de procédure civile, chapeauté d'un chapitre IV intitulé Des honoraires extrajudiciaires, se lisant comme suit: « Le tribunal peut en outre, par décision motivée, pour toutes raisons jugées suffisantes, condamner la partie défaillante à rembourser la totalité ou une partie des honoraires extrajudiciaires encourus par une |Utre partie.» En vue de contrebalancer l'effet immédiat de l\u2019arrêt Viel, il est important que cette nouvelle disposition législative entre en vigueur dès le jour de sa promulgation.SCXTÉTÉ DISTINCTE Le concept de dommages punitifs comme tel n'existe pas dans le droit civil québécois.Il existe pourtant ailleurs au Canada pour les tribunaux ùe common law.L'article 1621 du Code civil du Québec a beau utiliser l'expression «dommages-intérêts punitifs», il n'en demeure pas moins que le texte réfère à un objectif de prévention plutôt que de punition.C'est ainsi que.sauf quelques exceptions bien identifiées, une conduite même gravement répréhensible aux yeux de la majorité des justiciables ne constitue pas, en soi.un préalable nécessaire et suffisant à l'octroi de dommages punitifs.Il faut prendre connaissance de l\u2019arrêt de la Cour d'appel du Québec dans Uni-Sélect rendu le 9 septembre 2002 pour constater comment, dans la réalité, cette façon de voir peut déboucher sur une conduite répréhensible devant laquelle les tribunaux sont fort mal outillés pour réagir adéquatement en pareilles situations.Ainsi, dans l\u2019état actuel du droit québécois et comme cela a été confirmé par l'arrêt Uni-Sélect, il est possible pour un individu ou une corporation de conclure que les risques et les conséquences de poser un geste illégal au Québec sont minimes lorsque comparés avec les av antages stratégiques, financiers et autres à retirer de ce même geste illégal.Ce n\u2019est pas le cas ailleurs au pays.La carence législative qui prévaut en matière de dommages punitifs au Québec constitue rien de moins qu'une invitation à faire ses «mauvais coups» au Québec plut»*1 qu'ailleurs au Canada.Intéressant ! On aura beau dire que tout cela n'est pas tellement grave lorsque les parties en cause sont de grandes corporations ou encore de grandes institutions publiques.Peut-être.Mais cela peut avoir des conséquences particulièrement néfastes lorsque les victimes d\u2019injustices, commises par ces corporations et ces institutions publiques, sont de petites gens.La façon de remédier a cette invitation à faire ses «mauvais coups» au Québec plutôt qu\u2019ailleurs consiste a substituer le paragraphe suivant au premier paragraphe de l'article 1621 du Code civil du Québec: « Le tribunal peut, par décision motivée.pour toutes raisons jugées suffisantes, condamner la partie défaillante à payer des dommages-intérêts punitifs.» On peut communiquer avec l'auteur de ce texte à: HzottelUUDCa hot mail.com Les tribunaux québécois devraient accorder des honoraires extrajudiciaires et des dommages punitifs Le samedi 27 septembre 2003 D 6 P Œ U R U O ffl R UNIVERSITE g g LAVAL CHERCHEURS DE POINTE L\u2019Association francophone pour le savoir - Acfas a honoré jeudi sept membres de la communauté universitaire L% Association francophone pour le savoir -' Acfas a remis, le jeudi 25 septembre, ses Prix de la recherche annuels, lors de son Gala de la science qui se tenait au Centre des sciences de Montréal.Sept membres de l\u2019Université Laval figuraient parmi les douze récipiendaires, des chercheurs et étudiants-chercheurs qui se sont distingués dans leur domaine par l\u2019originalité, l\u2019ampleur et l\u2019impact de leurs réalisations.Le prix Marcel-Vincent (sciences sociales), commandité par Bell Canada, a été attribué à Réjean Landry, professeur au Département de management (Faculté des sciences de l\u2019administration).Réjean Landry s'intéresse aux questions d\u2019innovation et de transfert de connaissances.L\u2019originalité de ses travaux consiste à mettre en valeur les variables sociales dans un domaine dominé plutôt par les variables techmco-économiques.Ses recherches ont laissé transparaître l\u2019importance des réseaux informels et formels d\u2019échange d\u2019information et de connaissances.Ceux-ci, comme il l\u2019a démontré, exercent à la marge un effet plus élevé que tous les autres facteurs explicatifs sur la probabilité d\u2019innovation des entreprises manufacturières.Le prix Bernard-Belleau (doctorat - santé et produits pharmaceutiques) a été décerné à Yohan Bossé, doctorant au Département des sciences des aliments et de la nutrition (Faculté des sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation).Le projet de recherche de Yohan Bossé porte sur l\u2019identification des gènes responsables des variations de taille des lipoprotéines de faible densité.Ces particules transportent la majeure partie du cholestérol sanguin et sont associées au risque de maladie cardiovasculaire.Les plus petites particules présentent le risque le plus élevé.Plusieurs facteurs influent sur la taille des lipoprotéines: l\u2019activité physique, la diète, certains agents pharmaceutiques et, de manière importante, l\u2019héritage génétique.C\u2019est Sylvain Jutras, étudiant au doctorat en sciences forestières, qui a décroché le prix Ressources naturelles 2003, commandité par Ressources naturelles Canada.Sylvain Jutras s\u2019intéresse à l\u2019aménagement des pessières noires, ces peuplements forestiers dominés par les épinettes noires.Plus particulièrement, il étudie le repeuplement, après une coupe, des pessières noires en milieu humide.Ses travaux devraient ainsi aider à mieux gérer les pessières noires en milieu humide.Quatre autres étudiants de Laval étaient au nombre des récipiendaires des Prix des meilleures communications étudiantes au dernier congrès de l\u2019Acfas.Il s\u2019agit de Youssef Belhamadia (mathématiques et statistique) et Francis Joud (géographie humaine), lauréats des Prix de l\u2019Université McGill, Xavier Zwingmann (génie mécanique), lauréat d\u2019un Prix de l\u2019Université de Montréal, et Najwa Ouhoummane (santé publique et épidémiologie), lauréate d'un Prix de l\u2019Université Laval.Réjean luindry jr \"V Yohan Bossé Sylvain ]utras rius de mm en bourses d eludes Le recteur Michel Pigeon, Wim Remysen, etudiant au doctorat en linguistique et boursier d'excellence de la Foniiation de I Université laval, son directeur de recherche Claude Verreault, et Louis Fontaine, presuient du conseil d'administration de la Fondation \u2014 e 18 septembre, la Fondation de l\u2019Université Laval a décerné plus de 400000$ en bourses d\u2019études à des étudiantes et des étudiants inscrits au doctorat.La cérémonie a eu lieu au pavillon Alphonse-Desjardins en présence du recteur Michel Pigeon et du président du conseil d'administration de la Fondation.Louis Fontaine.Créé en 1979, le programme de bourses de doctorat de la Fondation de l\u2019Université Laval est l\u2019un des plus importants programmes de bourses d\u2019études de troisième cycle à l\u2019Université Avec des subventions de plus de 400 000 S par annee, le programme vise à encourager la poursuite des études au troisième cycle en accordant chaque année une bourse de 12 000 S aux étudiantes et étudiants les plus méritants.Les domaines d'études choisis par les boursières et les boursiers sont varies, à l\u2019image de la grande diversité des programmes offerts à Laval.Cette année, 35 étudiantes et étudiants, choisis parmi les 207 dossiers de candidature analyses par le comité de selection, mentent une bourse de 12 000 $ Depuis sa creation, plus de 600 étudiantes et étudiants ont reçu une bourse d\u2019études de la Fondation.L an dernier, 230 diplômes de troisième cycle ont été délivrés à des etudiants et des étudiantes de l\u2019Université Laval.Le nombre d\u2019inscriptions au troisième cycle a quant à lui connu une hausse de 3 % en regard de l\u2019année précédente.La Fondation de l\u2019Université Laval, l'une des plus importantes fondations universitaires au Québec, verse à chaque année, par l\u2019entremise des facultés et des services, près de 1,5 M $ en bourses d'études aux étudiants et aux étudiantes de tous les cycles.Le total des subventions versées l\u2019an dernier par la Fondation à l'Université a atteint plus de 10 M $ Une poutine à l'huile d olive?APPELLE L'EXORCISTE! LE PETIT EST POSSEPE PUPÊMON! rC\\ /ENCORE VI / ESSAYÉ % / DE LUI \u20181 I PASSER UN W POGO AU SA TOFU.'V La diète méditerranéenne pourrait être importée sur les tables québécoises et y produire ses prodigieux effets Malgré les différences culturelles et culinaires qui séparent le bassin de la Méditerranée et le Québec, la diète méditerranéenne pourrait trouver un terreau fertile dans les cuisines québécoises et produire, ici, les mêmes bienfaits qu\u2019en ses terres d\u2019origine.L\u2019étudiante-chercheure Julie Goulet et la pro-fesseure Simone Lemieux, du Département des sciences des aliments et de nutrition, sont en voie d\u2019en faire la démonstration après avoir testé cette diète en situation réelle auprès de ménages québécois.Grâce à 73 participantes qui se sont prêtées à une expérience de cuisine-réalité, la diète méditerranéenne a subi le test du quotidien québécois pendant près de six mois.«Au départ, les participantes ont reçu un cours sur les principes et les bienfaits de la diète méditerranéenne, suivi d\u2019un atelier de cuisine, rappelle Julie Goulet.Puis, nous les avons laissées aller dans un contexte de \u201cvraie vie\" afin d\u2019évaluer l\u2019effet de cette diète sur leur santé, mais aussi pour identifier les facteurs qui influencent l\u2019adhésion à ce type d\u2019alimentation.» Adieu McDo La diète méditerranéenne repose sur la consommation quotidienne de produits céréaliers à grains entiers, de fruits, de légumes, de légumineuses, de noix, de graines et de produits laitiers.Ajoutez à cela, quelques fois par semaine, du poisson, de la volaille, des oeufs, des sucrenes et, pourquoi pas.un peu de vin rouge si le coeur vous en dit.Pour compléter le tout, intégrez un peu de viande rouge quelques fois par mois.Autre élément important de cette diète, les gras - qui composent entre 25 et 35 % de l\u2019apport calorique - proviennent essentiellement de l\u2019huile d\u2019olive ou de l\u2019huile de canola.Grâce à ce régime, les Méditerranéens jouissent d\u2019un taux de mortalité par maladies cardiovasculaires deux à trois fois plus bas qu\u2019ailleurs en Europe ou aux États-Unis.Même si le but de l\u2019intervention n\u2019était pas la perte de poids, les participantes ont perdu 0,4 kilo et leur tour de taille a diminué de 1,3 centimètre dans les trois premiers mois de l\u2019expérience.Beaucoup plus important, la diète a apporté une amélioration significative au groupe de participantes qui avaient le moins bon profil lipidique, rapporte Julie Goulet dans l\u2019article qu\u2019elle signe avec Benoit Lamarche, Geneviève Nadeau et Simone Lemieux, dans le dernier numéro de la revue scientifique Atherosclerosis.«Le taux de mauvais cholestérol a diminué de 8 % dans ce groupe, souligne-t-elle.La marge pour l'amelioration n\u2019était pas très grande parce que, pour faire partie de l\u2019étude, les participantes devaient être en bonne santé.Les écarts auraient sans doute été plus prononcés si les sujets avaient eu un profil lipidique plus détérioré au départ.» L\u2019épreuve du temps Seule ombre au tableau, les participantes, laissées à elles-mêmes entre le troisième et le sixième mois, ont abandonné quelque peu leurs bonnes habitudes alimentaires pour retourner à une cuisine d\u2019inspiration nord-américaine.La raison?La cuisine méditerranéenne trouve des détracteurs pas plus loin qu\u2019autour de la table à manger familiale.«Ce n\u2019est pas facile de faire manger du tofu et des légumineuses à des adolescents pendant des mois, admet Julie Goulet.La diète fonctionne dans la mesure où les gens ont du support pour maintenir leurs bonnes habitudes.» L\u2019étudiante-chercheure ne conclut pas à l\u2019échec de l\u2019expérience pour autant.Après six mois, note-t-elle, les participantes maintenaient un score de diète méditerranéenne plus élevé qu\u2019avant le début de l\u2019intervention.«C\u2019est encourageant parce que chaque petite modification qu\u2019on intègre à notre alimentation quotidienne produit, à long terme, des effets bénéfiques durables pour la santé.» JEAN HAMANN Le Québec à l'heure du bouddhisme Le pavillon Alphonse-Desjardins accueillera le , colloque «Le Québec à l\u2019heure du bouddhisme», qui aura lieu du jeudi 2 octobre au samedi 4 octobre.La rencontre est organisée par André Couture et Alain Bouchard, respectivement professeur et charge de cours à la Faculté de théologie et de sciences religieuses, en collaboration avec le Centre de spiritualité Manrèse et le Bureau d\u2019animation religieuse.Le colloque réunira des représentants des communautés bouddhiques.des théologiens chrétiens et divers spécialistes de sciences des religions.La programmation comprend cinq volets, soit la réception du bouddhisme au Québec, l\u2019analyse de la présence bouddhique au Québec, en quoi le bouddhisme séduit-il les Québécois?.des pèlerins québécois en quête de bouddhisme, et trajectoires spirituelles particulières.Le 2 octobre, à compter de 19 h.André Couture et Paul Magnin parleront respectivement du bouddhisme et de sa réception en Occident, et d\u2019un exemple de reception: le bouddhisme en Chine Le vendredi avant-midi, Louis-Jacques Dorais abordera la question du bouddhisme immigrant au Québec Suivra la presentation de Frédéric Castel sur la crois- sance des communautés bot dhiques au Québec, depuis plus d\u2019 demi-siècle, sous l\u2019angle de la divet fication ethnique et confessionnel L\u2019avant-midi prendra fin avec ci groupes bouddhiques qui se prést feront (bouddhistes vietnamiei zen, tibétains, Theravâda et So Gakkai).En après-midi, Sébasti Dhavernas, Albert Low et Alexis Ci sette-Trudel feront part de tri expériences typiques et différencié Ensuite, Alain Bouchard dressera : portrait des bouddhistes québécc Enfin, G.Victor Sogen Hon fera i exposé intitulé: «The First Wesak Quebec».En soirée, André Carpi tier présentera le film KaiUsh, la roi du ciel.Après la projection, Jacqi Pierre livrera ses réflexions sur tenants et aboutissants de l\u2019expé ence relatée dans le film.Le same avant-midi, Louis Cormier parlera la rencontre approfondie d\u2019un Oc dental avec le bouddhisme tibéta Bernard Sénécal tentera ensuite répondre à la question «Un chréti peut-il pratiquer le zazen en vérité et avec profit?» Le colloque est ouvert à route personne intéressée à présence du bouddhisme au Québec.Coût d\u2019mscnption: 40 étudiants: 20 S Pour information: 656-2131.poste 5037. Le samedi 27 septembre 2003 I) I I mm JOURNEES DE LA CULTURE À l ECOLE DES ARTS VISUELS L\u2019École des arts visuels s'ouvre au public le temps des Journées de la culture.Des visites guidées auront Ueu le 28 septembre, de 12 h a 1\" h, pour permettre aux visiteurs de découvrir les ateliers de sculpture, de peinture, d'estampe et les laboratoires d'intographie de l\u2019Édifice La Fabrique.255.boulevard Charest Est Les visiteurs auront également accès aux travaux des étudiants au baccalaureat en arts plastiques exposes au local 3153, ainsi qu aux oeuvres de Tania Girard-Savoie installées à la Galene des arts visuels (voir arncle ci-après).80 000 $ RECUEILLIS EN BOURSES D ÉTUDES Le 15 septembre dernier, plus de 290 diplômés, amis et partenaires de la Faculté des sciences de l'administration ont participé à la septième edition de la Classique de golf de la FSA-Nordia.Ce tournoi se tenait au Club de golf Royal Québec de Boischatel, sous la présidence d\u2019honneur de Paulette Beaudry-Klug.présidente de Nordia.Grâce à la générosité de ses partenaires, la Faculté a recueilli 80 000 S qui seront distribues sous forme de bourses d'admission de 2 000 S aux étudiants présentant les meilleurs dossiers scolaires, avant entrepris des études de premier ou de deuxième cycle à la FSA.Le classement final du tournoi est le suivant: meilleur brut, amies et partenaires féminins, Danièle Renaud et Sylvie Giguère.90; meilleur brut, amis et partenaires masculins, Jacques Lavoie, 73; meilleur brut, diplômée de la FSA, Mane-Pier St-Hilaire, 78; meilleur brut, diplômé de la FSA, Rénald Turgeon, 76; meilleure promotion, coupe G.-Yves-Landry, Denis Rochon.77, et Normen Bouchard, 79; meilleur quatuor selon la formule Continuous Mulligan Richard Ferland, Derek Tweddell, Pierre Ferland et Michel Bureau, 63.I v~ ïV % Gervais Grenier, président du comité organisateur de la Classique et directeur en certification \u2019\t\u201c\t' dlîet '\t\u201c\t.et développement des affaires chez Mallette, Paulette Beaudry-Klug présidente d'honneur et présidente de Nordia, Michel Pigeon, recteur de l\u2019Université Laval, et Bernard Garnier, doyen de la Faculté des sciences de l'administration, avec le chèque totalisant la som me amassée lors du tournoi du IS septembre.JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MUSIQUE Soulignée pour la première fois le 1 octobre 1975, à l'instigation de Sir Yehudi Menuhin et du Conseil international de la musique, la Journée internationale de la musique est maintenant célébrée à travers le monde dans de nombreux pays.La Faculté de musique participe à chaque année à cette célébration et c\u2019est avec plaisir qu\u2019elle convie les mélomanes à assister à un concert ainsi qu\u2019à une présentation des dernières productions de son personnel et de ses étudiants.\u2014 BtfSJ Les gagnants du Concours du disque des étudiantes et des étudiants de la Faculté de musique *.François Morel Isabelle Mathieu Marc-André Roberge Le 1 octobre, à 20 h, à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault, les personnes présentes auront le plaisir d'entendre en concert les lauréats du Concours du disque des étudiantes et des étudiants de la Faculté de musique, disque dont le lancement officiel aura lieu pendant cette soirée.L\u2019entrée est libre.Au programme, des oeuvres de Johann Sebastian Bach, Igor Stravinsky, Johannes Brahms, Pedro Iturralde, David Friedman, Astor Piazzolla, Maurice Ravel et Alberto Ginastera.Les interprètes seront: Evelyne Lavoie (clavecin), Marie-Maude Viens (voix), Mynam Dubé et Isabelle Mathieu (piano), Paul-Éric Cordey (clarinette), Jean-Luc Bouchard et Steve Rousseau (vibraphone et marimba), Frédéric Brunelle et Michel Angers (flûte et guitare), Christine Martineau, Étienne St-Pierre, Marie-Pierre Lebel et Martin Roy (quatuor de saxophones).Participeront également à ce concert Chantal Masson-Bourque.alto et Rachel Martel, piano.LES PERSONNAGES DE RENÉ THÉBERGE Artiste peintre autodidacte, René Théberge présente l\u2019exposition «Personnages» jusqu\u2019au 3 octobre à la salle d\u2019exposition du pavillon Alphonse-Desjardins.Depuis une dizaine, d\u2019années cet artiste de Sainte-Foy peint essentiellement des portraits, des «personnages» inspirés par son entourage ou encore nés de son imagination.Un collage de papier sur bois, toile ou masonite sert de support à ses oeuvres.Sur ce relief, la personnalité de chaque personnage prend forme.Ainsi les traits marqués du pinceau accentuent l\u2019expression particulière des sujets.Cette technique développée par René Théberge permet de renforcer la présence du «personnage» sur la toile.La salle d\u2019exposition du pavillon Alphonse-Desjardins est ouverte du lundi au Une œuvre de René Théberge (détail) vendredi, de 9 h à 1 h.ffl ffl UNIVERSITÉ g g LAVAL Aumitfhui Qu£tv deran It mrrelc Le contenu de ces pages est produit et édité par le Service des communications de l\u2019Université Laval.Visitez Alérion, le site Web de l\u2019Université Laval, à l\u2019adresse suivante: http://www.ulaval.ca takx'.uaK.UMu BRBM1 iüiiïi\u2014._ .»?._\t_ ===*w rw**: __ gJÉfifgflBSS*\u2019 COMMERCE À LA CARTE Des chercheurs du CRAD sont les premiers à modéliser les zones d\u2019influence des centres commerciaux de la région de Québec Une étude menée au Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) lève le voile sur la concurrence que se livrent les différents centres commerciaux de la région de Québec, en apportant pour la première fois des données tangibles sur leurs zones d\u2019influence respectives.Cette recherche de François Des Rosiers, professeui de gestion urbaine et immobilière à la Faculté des sciences de l\u2019administration, de Marius Thénault, professeur au Département d\u2019aménagement et directeur du CRAD, ainsi que de Laurent Ménétrier, étudiant-stagiaire, leur a d\u2019ailleurs valu des honneurs au 19 congrès annuel de l\u2019American Real Estate Society, un des plus prestigieux congrès internationaux en économie urbaine et immobilière.Leur présentation, intitulée Spatial Versus Non-Spatial Determinants Of Shopping Center Rent: Modeling Location and Neighborhood-Related Factors, a remporté le prix de la meilleure communication dans la catégorie «Retail Real Estate».Le travail des chercheurs de Laval confirme la place prédominante qu'occupent Place Laurier et les Galeries de la Capitale dans le paysage commercial de la région, en attirant respectivement 22,5 % et 21,8 % des clients.Particularité intéressante pour les propriétaires de ces centres commerciaux suprarégionaux, la clientèle qui les fréquente a le gousset bien garni, contrairement à celle qui visite régulièrement Place Fleur de Lys, desservant essentiellement les quartiers moins bien nantis de Limoilou et de Saint-Roch.Les cartes et modèles produits dans le cadre de cette enquête mettent en lumière le potentiel de vente des centres commerciaux, et non leurs ventes effectives, et ils illustrent la lutte entre les centres commerciaux plus modestes, coincés c(ans leur développement par la présence géographique d\u2019un Sur cette cat te, les chercheurs du ( RAI) ont repn marché potentielles de dix centres commerciaux de la region.J savoir Carrefour Beauport, Cancfour Charlesbouig Carreloui Neufchatel, Place de la Cite, Place Fleur de l \\s, Galènes de la Capitale, Galenes Charlesbourg Place Liurier.Place des (Quatre Bouigeois, Place Sainte-Foy Les données socioéconomiques de Statistique Canada, ainsi que celles sur tes flux de circulation montrent que les sphères J'influence des centres commerciaux s \u2019interpénétrent et que la concurrence est rude concurrent.Bien utilisées, les données réunies par les chercheurs devraient permettre aux dirigeants des centres commerciaux de prendre des décisions éclairées en matière de choix de produits à vendre, de presentation, de publicité et d\u2019aspect de leur ensemble de magasins.Une chasse aux données Il a d'ailleurs fallu un travail acharné de près de deux ans et demi aux chercheurs de Laval pour réunir l'ensemble des données, car les centres commerciaux répugnent à divulguer des renseignements pouvant servir à leurs concurrents.Finalement, une dizaine de centres commerciaux, de diverses tailles, se sont pliés à l\u2019exercice en fournissant de nombreuses informations financières.Pour produire l\u2019étude sur les sphères d\u2019influence, l\u2019équipe a essentiellement utilisé les données provenant du recensement de Statistique Canada, ainsi que celles fournies par le ministère des Transports et le Réseau de transport de la capitale, qui interrogent régulièrement les citoyens de la région sur leurs déplacements.François Des Rosiers a d\u2019ailleurs pu ajourer à cette enquête des questions relatives aux habitudes de magasinage.Au volet de l\u2019étude portant sur les zones d\u2019influence des m \u2022 -ssins s'ajoute également une partie portant plus spé-cifiquen\t' ''yers payés par i^.\ts de centres com mere chercheurs ont ainsi constaté que les grands magasins de type Simons ou Sears bénéficiaient de conditions très avantageuses car ils jouent le rôle d\u2019aimant en drainant de nombreux clients vers le centre commercial.Par contre, le paiement au metre carré, pour les petit' -'ir.-comme les kiosques où l\u2019oi lournaux, des chapeaux, de 1\t, s\u2019avère beaucoup plus élevé cai .\t.situa- tion centrale dans le centre commercial leur procure des revenus confortables.Tout comme les bijouteries, qui constituent un excellent investissement pour les propriétaires de centres commerciaux, ainsi que les restaurants dans les centres «communautaires» de type Plaza Laval.PASCALE GUÉRJCOLAS flRIS VISUELS Entre douleur et couleur La Galerie des arts visuels accueille les paysages morphologiques de Tania Girard-Savoie Les tableaux très colorés de Tania Girard-Savoie, peints dans des teintes pleines de vie et de joie, exercent un fort pouvoir d\u2019attraction sur les visiteurs qui les découvrent pour la première fois.Happés par la beauté de l\u2019oeuvre, ils ont souvent un geste de recul en découvrant ensuite le texte qui l\u2019accompagne.Sans fioritures, l\u2019artiste y explique qu\u2019elle a utilisé les images de la tumeur cancéreuse de son père, aujourd\u2019hui décédé, pour produire ses paysages morphologiques.«C\u2019est le rapport entre l\u2019intérêt et la répulsion qui m\u2019intéresse, indique la jeune femme, autrement dit le travail sur l\u2019apparence.J\u2019espère que mes tableaux vont aider les gens a avoir une vision moins superficielle des choses.» Titulaire d\u2019une maitrise en arts visuels de l'Université Laval, Tama Girard-Savoie fait sa marque depuis quelques années dans le milieu des arts.Elle a ainsi eu l\u2019occasion de créer en direct devant le public à l\u2019occasion de la vingtième édition du Symposium international d\u2019art contemporain de Baie-Saint-Paul, et de présenter ses grands formats dans le cadre du Festival de musique actuelle de Victonaville en mai dernier.La plupart des tableaux en place présentement à la Galerie des arts visuels proviennent d\u2019ailleurs de certe exposition.mais leur disposition différente dans l\u2019espace leur donne un nouveau visage.De la mort à la beauté Passionnée par l\u2019aspect multiple des images, l\u2019artiste travaille fréquemment à partir de sérigraphies et d\u2019impressions numériques.Elle imprime sur du papier blanc la radiographie de la tumeur cancéreuse, avant de la traiter en estampes ou en clichés numériques, pour ensuite peindre sa reproduction sur une toile.«J\u2019aime ajouter de la couleur, gratter, utiliser le pinceau, les doigts, car je trouve que la peinture par sa texture donne un effet plus sensuel», explique Tama Girard-Savoie avec chaleur.À travers les différentes étapes de la création, ses images, constituées souvent à partir d\u2019un même cliché, subissent de très nombreuses transformations qui finissent par les débarrasser de leur aspect morbide initial.Peu à peu la tumeur, symbole de mort par excellence, devient un élément de vie et de beauté.Le montage des tableaux de la jeune femme donne par ailleurs un véritable aspect de mosaïque à sa création.Travaillant à partir de petits formats tous de mêmes dimensions et dont les images se ressemblent souvent, elle s\u2019inspire du lieu d\u2019exposition pour les agencer, et constituer ainsi de nouvelles oeuvres.Visiblement inspirée par le sol blanc de la Galene des arts visuels, elle a ainsi décidé d\u2019installer une partie de ses tableaux par terre pour produire un long chapelet , J Tama Girard Savoie \u2018'C\u2019est le rapport entre l'intérêt et la répulsion qui m\u2019intéresse.» d\u2019images montant vers le mur.En circulant librement a travers les oeuvres, le public choisit son propre itinéraire artistique, entre douleur et couleur.L\u2019exposition «Les paysages morphologiques, la suite» se tient jusqu\u2019au 19 octobre à la Galerie des arts visuels dans l\u2019Édifice La Fabrique, 255 boulevard Charest Est, à Québec.PASCALE GUÉRICOLAS ¥ LE SOLEIL Le samedi 27 septembre 2003 D 8 SCIENCES Le coup de l\u2019OGM En nanotechnologies, la recherche éthique a un grand retard à rattraper \u2022\t««CHIVES LE SOLEIL On produit déjà des nanoparticules et même des nanoprocesseurs dont la taille se calcule en jractions de millimetre.(©Libération) \u2014 Depuis lundi, le bouillon des micro et nanotechnolo-infuse dans la cuvette des Alpes.Chercheurs et industriels devisent à Grenoble sur l'avenir des sciences de l\u2019infiniment petit dans le cadre des rencontres Minatec, du nom du complexe grenoblois qui sortira de terre en 2005 et lancé à l\u2019initiative du CEA.Pendant cinq jours, la crème des chercheurs doit séduire investisseurs et «capitaux-risqueurs» venus faire leur marché.Mais en marge de ces rencontres, une poignée d'autoproclamés « simples citoyens » tente de sensibiliser les Grenoblois, et les autres, aux risques posés par les nanotechnologies.Les citoyens font office de vigie pendant que les conférenciers égrènent les avantages du nanomonde, ainsi que ses retombées sonnantes et trébuchantes.Mais de sécurité et d\u2019impact sur l\u2019environnement il ne sera pas question à Grenoble.C\u2019est pourtant un débat émergent aux États-Unis, où ce sont les chercheurs qui ont pris les devants.Pour eux, l\u2019objectif est clair: il faut absolument éviter que se répète le même scénario de rejet par le public que les (JGM.En matière de nanosciences, les Américains ont quelques longueurs d\u2019avance.Le gouvernement américain a lancé une grande initiative nationale en nanotechnologie
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.