Le soleil, 1 novembre 2003, Cahier 4
[" Cahier l) LE SOLEIL LE SAMEDI 1 NOVEMBRE 2003 7 y t OOM Éditorial Éviter le flop démographique D 6 Entrevue Faut-il sauver ^ l'immigrant Hene ?3 r a SOCIETE problème Louise Lemieux LLem ieux@lesoleil.corn ¦ 2021.Des jeunes adultes diabétiques et cardiaques.Des personnes âgées plus nombreuses qui forment 21 °/o de la population par rapport aux 13% de 2001.Belle combinaison sociale en perspective.Si on pense que les coûts de santé ( 36% du budget du Québec) sont élevés maintenant, que seront-ils dans 20 ans?Cette semaine, le D1 David Katz, expert en obésité, et directeur des études médicales en santé publique à l\u2019Université Yale au Connecticut, a déclaré que les enfants d\u2019aujourd'hui pourraient souffrir de maladies cardiaques dès la fin de leur adolescence.« La prochaine génération sera marquée à vie par des problèmes de santé cardiovasculaires si nous ne mettons pas fin à cette tendance de manger trop d'aliments transformés remplis de sucre, de matières grasses et de sel ».a-t-il déclaré aux cardiologues réunis à Toronto au Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire.Plus tôt cette année, le Dr Claude Bouchard, ex-directeur de la Chaire I U «L'exercice, c'est très important, c'est même extraordinaire pour faire baisser la tension artérielle, améliorer te cholestérol et diminuer le poids», constate le D'George Honos.de l'obésité de l'Université Laval devenu directeur du Pennington Biomedical Research Centre de la Louisianne, a prédit une épidémie d'obésité accompagnée d'un nombre sans précé- dent de cas d\u2019hypertension, de diabète de type 2, de maladies coronariennes, de cancers.Il s'adressait à des médecins et à des nutritionnistes, lors d\u2019une conférence sur l\u2019obésité à Toronto.« Nous vivons dans un environnement \u201cobésogène\u201d» a-t-il soutenu.Un environnement qui fait en sorte qu\u2019aux États-Unis, une femme sur 10 pèse 100 livres de trop.À son avis, les messages pour changer la diète ou encourager l\u2019activité physique sont dépassés.« Il faut des changements sociaux en profondeur.» Entre 1981 et 1990, l\u2019excès de poids a triplé chez les garçons de 7 à 13 ans, et a doublé chez les filles du môme âge.Le métabolisme du corps humain n\u2019a guère changé depuis le temps où l'homme devait travailler fort et dépenser beaucoup d\u2019énergie pour obtenir sa nourriture.Aujourd\u2019hui, l\u2019environnement a changé, la dépense énergétique pour se nourrir n\u2019est plus la même.Et la bouffe minute bourrée de calories est accessible partout, à toute heure.«Le corps humain peut affronter la famine et la soif.11 est programmé pour retenir l\u2019eau et les calories.Mais Voir GROS en D 4 ?La bouffe minute bourrée de calories est accessible partout, à toute heure.L \\ ¦V m \u2022 * À LIRE AUSSI : ¦ Solution collective Page D 4 Il SOI Ht Jt«N MAHIt VttltKfUVt Il g a présentement Sft 000 citogens de 6,5 ans et plus à Quebec.En *021, il g en aura SO OtH).de plus.Ils représenteront alors 2,1% de la population.Québec: future capitale des retraités ¦ Québec, future ville de retraités?Il faut s\u2019y faire, le visage de la capitale québécoise va changer au cours des prochaines années.Moins de jeunes et plus de retraités.Beaucoup plus.Lorsqu\u2019il considère l\u2019avenir de Québec, le sociologue Simon Langlois compare sa ville à Victoria, en Colombie-Britannique, celle qui a longtemps eu l\u2019âge moyen le plus élevé au pays (Trois-Rivières lui a volé le titre au dernier recensement, par une poussière).«Ce sont deux capitales, deux villes sûres, conviviales, qui offrent une belle qualité de vie», dit-il.À Victoria, les (iô ans et plus représentent 16% de la population totale.D\u2019après les prévisions, nous aurons atteint cette moyenne dans huit ans.11 y a présentement 89 00(1 citoyens de 65 ans et plus à Québec.En 2021; il y en aura 80 000.de plus.Ils représenteront alors 23% de la population.Le vieillissement d\u2019une ville n\u2019esl pourtant pas une catastrophe en soi, observe le démographe Marc Termot-te, à l\u2019INRS-Urbanisation.« Les pays européens sont vieux depuis longtemps.Ce qui fait mal à Québec, c\u2019est le passage d\u2019un extrême à l\u2019autre.» Le premier changement observable touchera le marché immobilier, souligne pour sa part Simon Langlois.« L\u2019occupation de l\u2019espace va changer, fl va y avoir une hausse de la demande pour des condos plus grands, plus confortables, on peut déjà le voir.Les gens arrivent à cette étape de la vie où ils veulent changer d\u2019habitation.En ce moment, beaucoup de maisons sont occupées par des couples âgés de 55 à 65 ans, en pleine forme, mais dans Pierre Asselin PAnelin@lctoUil.com Voir QUÉBEC en I) 10 FOURRURES \u2022 CUIR \u2022 AGNEAU POUR HOMMES ET FEMMES Place de la Cité, 2600, boul.Laurier \u2022 657-7291 Vieux-Port, 99, rue Saint-Pierre \u2022 694 0077 ¦ f D 2 LE SOLEIL\tLe samedi 1\u201c novembre 2003 Un Canadien pure laine Ni Jean Chrétien ni Jacques Parizeau n'ont dit la vérité aux Québécois durant la campagne référendaire de 1995 i&rM-fÆ' «*< IE SOLEIL Jean Chrétien a été très secoué par l'irruption d 'un individu armé à sa résidence de fonction, en 1995.Un de ses ministres en dit que l'incident avait amené le premier ministre à se « concentrer sur ses problèmes personnels plutôt que sur ceux du pays ».Notre chroniqueur politique Michel Vastel vient de terminer un portrait du premier ministre Jean Chrétien, «Chrétien: un Canadien pure laine», paru aux Éditions de l\u2019Homme.LE SOLEIL profite de sa sortie prochaine en librairie, le 4 novembre, pour vous en présenter un extrait.La campagne référendaire est lancée le 7 septembre sur une question \u2014 «Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l\u2019avenir du Québec et de l\u2019entente signée le 12 juin 1995?» qui n\u2019est pas de la plus grande limpidité, il faut bien en convenir.Mais le mot d\u2019ordre de Jacques l\u2019ari-zeau à ses troupes est, quant à lui, sans équivoque: «Si on vote Oui, on fait un pays ! » C\u2019est donc un faux débat de prétendre que la question n\u2019était pas claire.Le président du Comité des Québécois pour le Oui \u2014 et ses «partenaires pour la souveraineté», syndicats et groupes de pression \u2014, de même que Lucien Mouchard par obligation et Mario Dumont par souci tactique, ne cachent pas leurs intentions.C\u2019est bien de la souveraineté du Québec qu\u2019il s\u2019agit.C\u2019est cependant le «comment» qui est flou.Et pour cause ! Jacques Parizeau ne lèvera le voile sur son « grand jeu » que deux ans plus tard, en mai 1997, dans son livre/Jo«r un Québec souverain.Le premier ministre du Québec avait bien l\u2019intention, dans l\u2019hypothèse d\u2019une victoire du Oui, de déclarer le Québec indépendant « dans la semaine ou les 10 jours suivants».« Mes discours en ce qui touche les négociations avec le Canada, raconte-t-il dans son livre, sont rédigés de façon à permettre une telle déclaration de souveraineté.Et je ne me suis jamais engagé en public ou en privé à ne pas faire de déclaration unilatérale de souveraineté.» C\u2019est un peu à la suggestion de l\u2019ancien président de la France, Valéry Giscard d\u2019Estaing, que Parizeau avait rencontré au début de 1995 à l\u2019insu des diplomates canadiens en poste à Paris, que le premier ministre du Qué-bec avait conçu ce « grand jeu ».Cette déclaration unilatérale d\u2019indépendance devait aussitôt permettre à la France de prendre acte de la décision et de reconnaître le nouvel État.On comprend ainsi le sens de la blague lancée par Jacques Parizeau à un groupe de diplomates étrangers en poste à Ottawa : les Québécois, en votant Oui, seraient « pris comme des homards», incapables de sortir de la cage où \u2014 à reculons, bien sûr ! \u2014 ils se seraient enfermés par leur vote.Personne, ni Lucien Bouchard ni aucun des membres du Conseil des ministres de .Jacques Parizeau, n\u2019était au courant de ce grand jeu.Ottawa non plus, d\u2019ailleurs.Mais le gouvernement fédéral avait lui aussi son «grand jeu».Le mot d\u2019ordre de Jean Chrétien à ses troupes est un peu curieux : « Si on vote Non.le Canada continue.» À vrai dire, que ce soit Oui ou Non, Jean Chrétien avait décidé que le Canada continuerait comme si de rien n\u2019était.Le gouvernement fédéral avait en effet l\u2019intention d\u2019ignorer le résultat du référendum.Marcel Massé explique : « Une des stratégies possibles que nous avions élaborées, face à un vote très serré ou qui aurait été gagné par le Parti québécois, c\u2019était la strategie de l\u2019attente.Le gouvernement fédéral n\u2019avait rien h perdre parce qu\u2019à chaque action du gouvernement provincial \u2014 et on avait analysé toute une série d\u2019actions possibles \u2014, nous aurions nous-mêmes lancé une autre action en contrepartie, du même genre et égale en importance à celle du gouvernement québécois.Nous savions que nous avions une meilleure main à jouer que le l\u2019art! québécois : la stratégie de l\u2019inertie était donc la meilleure.» IMr exemple, à la reconnaissance de La France.Ottawa aurait pu opposer le refus des États-Unis de prendre acte du vote des Québécois, la Maison-Blanche s\u2019en tenant à sa position traditionnelle qui était de «préférer un Canada uni ».On frissonne à l\u2019idée de ce qui se serait passé si.Et on retiendra de tout cela que ni Jacques l\u2019arizeau ni Jean Chrétien n\u2019ont joué franc jeu avec les Québécois.Maurice Pinard avait prévenu que la marge en faveur du Non à la souveraineté pourrait être considérablement réduite, de H5 points de pourcentage à aussi peu que trois ou quatre points.Le 7 octobre, un événement qu\u2019on n\u2019avait pas prévu à Ottawa survient à l\u2019occasion d\u2019un Conseil national du l\u2019art! québécois : Lucien Bouchard est nommé négociateur en chef de l\u2019offre de partenariat que le gouvernement du Québec ferait au reste du Canada en cas de victoire du Oui.Non seulement cette nomination rassure les Québécois, mais elle projette à l\u2019avant-scène de la campagne référendaire un chef beaucoup plus charismatique que Jacques Parizeau.Jour après jour, les intentions de vote se mettent à bouger, toujours dans le même sens, toujours en faveur du Oui.On prend l'hypothèse d'un vote serré tellement au sérieux que Daniel Johnson commence à parler de « majorité claire : on ne décide pas de l\u2019avenir d'un pays sur un recomptage judiciaire», dit-il.Chaque vote comptera donc, même celui de Jean Chrétien ! Le « petit gars de Shawinigan ».qui n'avait pas daigné s'inscrire sur les listes électorales pour l'élection provinciale de 1994.se préoccupe soudain du vote référendaire prévu pour le 30 octobre 1995.Il se sert d'une subtilité de la Lot électorale du Québec pour s\u2019inscrire, ainsi qu'Aline Chaîné, son épouse, sur la liste électorale de la 101' section devote de la circonscription provinciale de Laviolette.La Loi électorale du Québec fait une distinction entre « résidence » et « domicile».Cela permet aux étudiants, aux personnes hospitalisées et aux travailleurs en déplacement de voter à l'endroit de ce qu'ils considèrent être leur principale « demeure ».Dans le cas des Chrétien, l'interprétation est douteuse : le couple a toujours voté en Ontario et se faisait même envoyer ses comptes de taxes municipales et scolaires, pour sa résidence secondaire du lac des l\u2019iles.à son adresse à Ottawa.Jean Chrétien pourra voter, bien sûr.De toute manière, vers la fin de la campagne.on n\u2019en est plus à un vote près.Dix jours avant le scrutin, le Oui a une avance de sept points de pourcentage ! Un des ministres de Jean Chrétien, Brian Tobin, décide alors d\u2019annuler tous ses rendez-vous de ministre des Pêches et Océans et de se consacrer exclusivement à l'organisation d\u2019un grand rassemblement de Canadiens venus des quatre coins du pays pour supplier les Québécois de ne pas commettre l'irréparable.Linquiétude est telle à Ottawa que Jean Chrétien \u2014 qui avait pourtant décidé de rester discret pendant cette campagne \u2014 parle trois fois en moins d'une semaine: un grand discours à \\erdun le mardi 24 octobre, devant 12 (MK) personnes, une déclaration à la télévision le mercredi 25 octobre, et un autre discours lors du rassemblement de masse de la place du Canada à Montréal, le vendredi 27 octobre.Le mardi soir à Verdun, le chef du gouvernement fédéral ouvre enfin son jeu.Tout est maintenant possible, «y compris la voie constitutionnelle», pour reconnaître le caractère distinct de la société québécoise.Il promet que « tout changement aux compétences constitutionnelles du Québec ne se fera qu\u2019avec le consentement des Québécois», une sorte de droit de veto, donc.Et il fait enfin preuve d'ouverture sur le dossier de la formation de la main-d\u2019œuvre.Bref, il n\u2019y a pas que le Oui qui garantisse le changement : le Non aussi.Mais la réponse des leaders du Oui, de celui qu\u2019on appelle maintenant « saint Lucien » en particulier \u2014 Bouchard \u2014, est cinglante : « Les propos de Jean Chrétien ne sont pas crédibles parce que lui-même ne l\u2019est pas ! » Et les militants du Oui de lancer: «On aime mieux confier notre avenir à Lucien Bouchard qu\u2019à Jean Chrétien ! » Le mercredi, les souverainistes tiennent un grand rassemblement dans le même auditorium de Verdun.Lucien Bouchard répond à cette promesse référendaire en brandissant la première page du Journal de Québec du 6 novembre 1981 où, au-dessus de la photographie de Pierre Trudeau et de Jean Chrétien, hilares, un gros titre annonce : « Le Québec est trahi ! » Cela va décidément mal pour les fédéralistes.Jean Chrétien fond en larmes, le mercredi matin avant le vote fatal, au cours de la rencontre hebdomadaire de son groupe parlementaire.Et le soir, à la télévision nationale, en anglais et en français, il affirme d\u2019un ton grave : « Le Canada, notre pays, notre héritage sont en danger.» Cela cogite beaucoup dans la capitale fédérale pendant cette dernière semaine.Le Conseil privé, alors dirigé par la greffière Jocelyne Bour-gon, a préparé quatre scénarios selon que l\u2019option souverainiste recueillerait 40, 45, 50 ou 55% des suffrages exprimés.Le gouvernement ne s\u2019est pas attardé longtemps sur l\u2019hypothèse d\u2019une défaite du Oui avec 40 % des suffrages exprimés puisque, répétition du scrutin de mai 1980, elle permettait de tourner rapidement la page et de retourner aux affaires courantes.On n\u2019imaginait pas non plus que le Oui puisse recueillir une nette majorité de 55% des suffrages exprimés.Restait donc l\u2019hypothèse d\u2019une victoire ou d\u2019une défaite serrée, autour de 50% donc.Le cabinet s\u2019était même penché sur différentes versions du discours que Jean Chrétien devrait prononcer à la télévision le soir du vote.Le dimanche, le « petit gars de Shawinigan » participe à une dernière manifestation à Hull.11 a l\u2019air d\u2019un homme qui porte un poids excessif sur ses épaules.« Je viens de vivre une des pires semaines de toute ma carrière politique, dit-il à Marcel Massé : au lieu de contrôler les événements, j\u2019ai l\u2019impression que ce sont les autres qui m\u2019ont contrôlé.» Bluffe-t-il ou veut-il rassurer ses homologues des provinces anglaises?Toujours est-il que dans des conversations téléphoniques, à quelques heures de la fermeture des bureaux de scrutin au Québec, le premier ministre du Canada évoque encore la possibilité d\u2019une marge de quatre à six points de pourcentage favorable aux fédéralistes.Jean Chrétien est à sa résidence officielle d'Ottawa en compagnie de Jean Pelletier, d'Eddie Goldenberg et de Jocelyne Bourgon dans la soirée du 30 octobre 1995.Après des heures de suspense où le Oui et le Non se disputent la majorité, les résultats sont catastrophiques : 2 362 648 Non (50,58 %) contre 2308 360 Oui (49.42 %), une minime différence de 54288 voix \u2014 moins que le total des bulletins rejetés.Il eut suffi que 27 145 électeurs québécois \u2014 l'équivalent de la population de Mirabel ou de Côte-Saint-Luc! \u2014 changent d\u2019avis pour que le pays soit plongé dans le chaos.D'un bout à l'autre du Canada, et même au-delà puisque la chaîne américaine CNN diffuse le résultat en direct, c'est un choc indescriptible.Et, les angoisses de la nuit à peine passées, une autre tuile s'abat sur les fédéralistes dès le lendemain : Jacques l\u2019arizeau démissionne.Le cauchemar que Jean Chrétien envisageait avec Bob Rae au cours de l'été 1994 \u2014 un Bouchard « très populaire » au lieu d'un l\u2019arizeau «impopulaire»! \u2014 se réalise jusqu'au moindre détail.A Ottawa, on ne doute pas un seul instant que Lucien Bouchard va devenir premier ministre.Et on croit fermement qu\u2019il va profiter de la moindre erreur du gouvernement fédéral pour organiser un autre référendum.C\u2019est donc un Jean Chrétien passablement abattu qui se présente devant ses ministres, le mercredi lw novembre.Et l\u2019analyse qu\u2019il leur présente de la situation n\u2019est guère réjouissante, certes, il est soulagé \u2014 « Il y a une différence considérable entre avoir gagné de peu et avoir perdu de peu », leur dit-il \u2014.mais le résultat est trop serré pour qu\u2019on l'ignore.Ce référendum, au lieu d\u2019avoir résorbé la crise \u2014 « Le Canada continue», a-t-il prédit au début de la campagne référendaire \u2014, ne fait que la prolonger.Comme il a été prévu dans les scénarios du Conseil privé, le premier ministre crée immédiatement, sous la présidence de Marcel Massé, un comité de ministres représentant toutes les tendances de son Cabinet \u2014 des durs comme le vice-premier ministre Herb Gray, l\u2019Ontarien David Collenet-te, le Manitobain Lloyd Axworthy, et des progressistes comme Lucienne Rohillard et Marcel Massé lui-même.C\u2019est qu\u2019il a fait des promesses, ce premier ministre, à l\u2019occasion de ses trois discours de la dernière semaine de campagne, et il s'agit de voir comment on pourrait les réaliser.Le choc du référendum a été tel à travers le pays que les Canadiens veulent voir des résultats tout de suite.IRRUPTION Le samedi soir, Jean Chrétien et son épouse dînent à L\u2019Orée du Bois, un restaurant d\u2019Aylmer, près du parc de la Gatineau, avec un couple de très bons amis, l\u2019ancien député Robert Gourd et son épouse.Les Chrétien doivent partir le lendemain midi, plus tôt que prévu, pour assister aux funérailles officielles du premier ministre d\u2019Israël, Yitzhak Rabin, assassiné deux jours plus tôt.Mme Chrétien décide de préparer les bagages du couple avant de se coucher, sachant que les services de sécurité viendront les ramasser très tôt le lendemain matin.Elle n\u2019est donc pas trop surprise lorsqu\u2019elle entend quelqu\u2019un marcher dans l\u2019escalier menant à sa chambre, vers 2 h 45.Mais le bruit persiste, se fait plus gênant.Elle se lève, s'apprêtant à demander aux représentants des services de sécurité de faire moins de bruit, lorsqu'elle se trouve face à face avec un homme armé d\u2019un petit couteau à cran d'arrêt.Elle referme aussitôt la porte, va boucler une autre porte qui mène aussi à la chambre du couple, et réveille son mari.-\tIl y a un étranger dans la maison, dit-elle.-\tTu as fait un mauvais rêve, grogne l\u2019endormi.-\tNon ! Il porte une tuque et il ressemble à Forrest Gump.Les Chrétien vont ainsi attendre un quart d'heure, se demandant à qui ils ont affaire.Le premier ministre empoigne une sculpture inuite, prêt à se défendre.Rétrospectivement, il se rend compte que le malfaiteur aurait pu l\u2019atteindre facilement : la porte devant laquelle il se trouvait était à moins de deux mètres du côté du lit où il dormait.«Il a été extrêmement secoué par ça», m'ont raconté plusieurs ministres à ce moment-là.Pour lui, ce n\u2019était pas seulement un «incident» un peu risible \u2014 la GRC fut ridiculisée et il s\u2019avéra que l\u2019assaillant était un peu dérangé.Il se crut à la merci d'un homme armé.Cet « attentat », survenant alors qu\u2019il se préparait à se rendre aux funérailles d'un autre chef de gouvernement qui avait été assassiné.« cela lui fit eomme un choc qui l\u2019amena à se concentrer sur ses problèmes personnels plutôt que sur ceux du pays ».raconte Marcel Massé.Le directeur de cabinet du premier ministre, qui l\u2019accompagne dans son voyage, décrit lui-même son patron comme un homme « sombre, très fatigué, psychologiquement ébranlé ».Le voyage en Israël n\u2019était qu'un détour sur un long chemin devant emmener Jean Chrétien en Nouvelle-Zélande.pour un Sommet des pays du Commonwealth, puis au Japon pour un Sommet de l'Association des pays d\u2019Asie et du Pacifique.Tout au long de ce périple de deux semaines.en particulier aux ,M»érailles de Rabin, il parle à une tremaine de chefs d\u2019État et de gouvernement qui n'ont qu\u2019une question pour lui : «Ce référendum sur la \u201cséparation\" du Québec.comment cela a-t-il pu se produire chez vous?» demandent-ils.Michel Vastel MVastelWlesoleil.com Vastel chrétien Un Canadien pure iaine Michel Vastel Le samedi r* NOVEMBRE 2003\tLE SOLEIL I) 3 Le manger et ses dangers Je st*ns que les nutritionnistes vont me tirer des tomates et me rouler dans la farine à la suite de ma confession.Tant pis, c'est plus fort que moi.il faut que je passe aux aveux : mon père.pardonnez-moi, j'ai péché, je ne mange pas assez de poisson.l\u2019ir»?\u2014 et là.je sens que ce sont les propriétaires d animalerie que je vais avoir sur le dos \u2014, je ne suis même pas foutu de m'occuper de mon poisson rouge.Nemo est mort la semaine dernière, le pauvre, il est passé de l'eau d'ici à l\u2019au-delà.raide comme une barre Heyuiescat in pare ! Mais revenons à mon poisson, celui que je devrais avoir plus souvent dans mon assiette.De la morue, du thon, de l\u2019éperlan.des petits poissons des chenaux, je devrais en bouffer deux à trois fois par semaine, comme le conseille \\e Guide alimentaire canadien, surtout qu\u2019on dit que c est excellent pour la santé et que ça pourrait me permettre de vivre assez vieux pour voir la prochaine parade de la coupe Stanley sur la Sainte-Catherine.L'individu étourdi et inconscient que je suis n'en mange que deux fois par mois, les jeudis soirs, en sushis, avec un bon rosé.C\u2019est mieux que rien, mais ça pourrait être mieux.A venir jusqu'à cette semaine, j'avais pourtant une excuse en or, à part la senteur que la cuisson laisse dans la cuisine, pour ne pas manger de poisson plus souvent.Mon excuse, c\u2019était le mercure.Le poisson intoxiqué par cette saloperie, ne me demandez pas.à moi.à l'autre bout de la chaîne alimentaire, de le bouffer, non merci, surtout que les effets nocifs se multiplieraient de façon exponentielle.Eh bien voilà, tadam.j'étais dans les patates.Cette semaine, on apprenait dans Le Devoir qu'une équipé de chercheurs de l'L niversité Laval avait découvert que la consommation de poisson, même contaminé au mercure, aurait des effets bénéfiques sur le cœur L'étude de-montre que les habitants d'un village inuit.gros consommateurs de poissons contaminés, présentaient un taux de cholestérol «très sain et quasi enviable ».Ils avaient beau avoir 10 fois plus de mercure dans leur organisme que le citoyen de Drummondville, les troubles neurologiques habituellement associes à la consommation de cette substance étaient « inexistants » chez eux.Il n\u2019y a donc plus de raison qui tienne pour que je ne mange pas plus souvent de poisson.Ma dernière excuse vient de tomber.Reste l\u2019odeur que ça laisse dans la cuisine, mais avec une canette de sent-bon, ça devrait aller.***** Mon histoire de mercure, ce n\u2019est qu'une chose parmi d'autres dans l\u2019incroyable monde de l\u2019alimentation.Avouez qu\u2019on s\u2019y retrouve de moins en moins lorsqu'il s'agit de parler manger.Fkire son épicerie est devenu un véritable casse-tête, quelque chose d\u2019encore plus éprouvant si vous avez la malchance de tomber un chariot avec une roue qui tourne mal ou qui y riche.Quel mal de chien il faut se donner pour mettre dans son panier des trucs qui ne donnent pas le cancer, qui n\u2019ont pas d\u2019OGM et/ou d\u2019hormones, qui ne font pas engraisser, qui n'ont pas trop de sucre, qui ont assez de fibres, qui sont bios mais pas trop chers, qui n\u2019augmentent pas votre taux de cholesterol ou de mauvais gras, des aliments pas trop çi.pas trop ça.avec çi ou avec ça.Aller à l'épicerie est devenu une veritable expedition de chasse Vous savez à quelle heurt* vous partez, vous ignorez quand vous reviendrez l ne équipe de chercheurs en sciences nutraceutiqucs qui tiennent à demeurer anonymes, on les comprend, a même calcule que le temps necessaire pour faire son marche a augmente en moyenne d'une heure 37 minutes depuis l!*Nt) et ça.c'est si vous ne perdez pas la petite dans le rayon des fruits et légumes.Si la tendance se maintient, les mêmes chercheurs anonymes estiment qu\u2019il faudra une heure de plus pour faire son épicerie dans cinq ans, ce chiffre excluant le temps passe à essayer de trouver de quel côté s\u2019ouvre le cibole de sac de plastique pour mettre les pommes.Si ce n\u2019était que cela, l\u2019as une semaine ne passe sans qu\u2019un article du \\eu' L'nyland Journal of Medicine nous apprenne que ce qui était bon pour vous hier ne l\u2019est plus aujourd'hui.La semaine suivante, c\u2019est le contraire: ce qui était mauvais pour nous, le poisson intoxiqué au mercure.par exemple, est maintenant bon.C\u2019est le cas avec le lait.Depuis la controverse soulevée par Montignac, j\u2019ai perdu ma belle innocence.Le doute s\u2019empare de moi chaque fois que je lève mon verre de lait.Terminé et* temps empreint de naïveté où je pouvais le boire comme ça me plaisait.Chaque fois, je rase de m\u2019étouffer avec ma culpabilité.Et si j\u2019étais en train de me tuer à petit feu.me dis-je à chaque lampee.moi qui ne mange déjà pas suffisamment de poisson.\u2019 ***** Cette bouillabaisse de belles theories et de recherches contradictoires donne l'impression que peu importe ce que vous mangez, il y aura toujours quelqu'un quelque part pour vous dire que vous êtes en train de creuser votre tombe avec votre fourchette.Et si c'était la langue que l'on parle, plus que ce qu'on mange, qui serait un facteur déterminant de notre longévité?l'ne source alimentaire digne de foi et qui rMa me egalement l'anonymat, froussarde quelle «>*t.a réussi à mettre la main sur un document choc qui «'lègue aux oubliettes quelques idées reçues sur le manger et ses dangers, (,'a vu ainsi.\u2014\tLes Japonais mangent très peu de matières grasses et ont moins de crises cardiaques que les Anglais et les Américains.\u2014\tI*ar contre, les Français mangent beaucoup de matières grasses et sont moins sujets aux crises cardiaques que les Anglais et les Américains.\u2014\tLes Japonais boivent peu de vin rouge et sont moins sujets aux crises cardiaques que les Anglais et les Américains.\u2014\tLes Français boivent énormément de vin rouge et sont aussi moins sujets aux crises cardiaques que les Anglais et les Américains.( onelusion : buvez et mangez ce que vous voulez.c\u2019est parler anglais qui tue.Sormand Pmvenchvr NProtrenchardltsoltil.com ENTREVUE Québec-Montréal Comme beaucoup d\u2019autres immigrants, Radu Hene aimerait vivre ici, mais les difficultés qu\u2019il rencontre pourraient le pousser vers la métropole ¦ Au moins cinq fois durant l'entrevue.Radu Hene a dit qu\u2019il était chanceux, dans les circonstances.Et au moins trois fois, il a dit qu\u2019il assumait sa décision d\u2019avoir immigré à Québec, en l'an 2000, avec tous les risques que comportait sa décision.Mais il reste que dans deux ou trois ans, cet archéologue pourrait bien déménager à Montréal, avec sa femme, comme l'ont fait tant d\u2019immigrants avant ce jour.Et comme le feront éventuellement des milliers d\u2019autres, si rien ne change.Pour paraphraser un certain film fort populaire, faut-il sauver l\u2019immigrant Hene?Radu Hene est un Roumain d\u2019origine, qui a vécu à Bucarest, la grande capitale d\u2019un pays qui fut communiste il n\u2019y a pas si longtemps de cela.Il est un jeune et grand gaillard de 28 ans et de 1,96 m (6\u20196\u201d), qui a beaucoup étudié \u2014 et qui le fait encore en désespoir de cause \u2014, qui parle un français impeccable, qui sourit beaucoup, et qui a le contact particulièrement facile.Sa taille le fait plus remarquer que ses origines.Il fait pour ainsi dire partie de la « majorité invisible ».En l\u2019an 2000.voilà que la femme de Radu postule et obtient une place d\u2019étudiante au doctorat, à l\u2019Université Laval.Le mari choisit de la suivre sans hésitation, d\u2019autant plus que «j\u2019avais déjà songé à quitter cette Roumanie de plus en plus étouffante », dit-il.Mais s\u2019il la suit, c\u2019est bien parce qu\u2019il peut la suivre.Et s\u2019il peut la suivre, c\u2019est qu\u2019il possède tous les atouts de l\u2019immigrant indépendant.Contrairement au réfugié, qui est accueilli pour des raisons humanitaires, le premier est accueilli pour ce qu\u2019il peut apporter au pays.Le Québec d\u2019abord, puis le Canada, sélectionnent l\u2019immigrant indépendant parce qu\u2019il est instruit, intelligent, en bonne santé, débrouillard.etc.Bref, il est la crème de la crème.Celui, en principe, dont le pays d\u2019origine regrette ordinairement le départ.PLONGEUR Avec toutes ses qualités, «j\u2019ai rapidement décroché un emploi de plongeur dans une pâtisserie, raconte Radu.Ce qui est bien en deçà de mes capacités professionnelles, mais il fallait d\u2019abord vivre si je voulais pouvoir cherrher dans mon domaine de forma- 1 Alain Bouchard ABawhardWesoleiL crm n Il SOlOl STfvf OHCMfNH Cii: ^ tes \u2022\u2014«c \u2022 Dan» notre cas (celui de» immigrant»), explique Radu Hene.on ne peut pa» compter sur le réseau familial pour nous soutenir.Tout se passe surtout dans le couple.Et suniennent forcément des frictions.» tion.» Ce qu\u2019il s\u2019est mis à faire tout de suite, en se disant que la persévérance finira bien par payer.Il essaie notamment beaucoup dans le secteur des musées qui.à Québec, fonctionne à plein régime.En Roumanie.Radu a obtenu une maîtrise en archéologie, dans ce qui est l\u2019équivalent du système d\u2019éducation français.Sauf qu\u2019ici.son diplôme n\u2019est pas reconnu au même niveau.I>oin de se laisser abattre, Radu «\u2018tourne aux études à l\u2019Université Laval, pour décrocher la maîtrise officielle du pays, et le doctorat ensuite s\u2019il le faut.Entre-temps, à la méga-pâtisserie où il travaille, Radu monte sans cesse de grade; il devient même responsable de département.Il est ensuite* embauché comme guide municipal à Sainte-Foy.Et depuis récemment, il bosse entre 12 et 15 heures par semaines à un stand d\u2019assurances collectives.au pavillon Desjardins de l\u2019Université.Ce n\u2019est pas la débrouillardise qui manque.« Les choses finissent par s\u2019arranger pour moi, dit le jeune homme.Mais le fait est que la politique d\u2019immigration canadienne et québécoise semble avoir été un peu improvisée.De l\u2019Europe, le Canada est présenté comme le paradis sur terre.On est donc forcément déçu, peu de temps après notre arrivée.A Québec en tout cas.» PAS UN HEROS Une anecdote parmi tant d\u2019autres, pour illustrer les déveines d\u2019un immigrant.Radu sollicite un poste de conseiller à l\u2019emploi, annoncé publiquement.Même s\u2019il a beaucoup des qualités requises, il se fait dire qu\u2019il n\u2019a pas vraiment la formation correspondante.Une semaine plus tard, le poste est toujours vacant.Radu remet donc ça, en argumentant le plus possible et en demandant au moins de l\u2019essayer.C\u2019est non.« Et comme par hasard, gri-mace-t-il, le poste disparaît des annonces les jours suivants.Je peux me tromper, mais j\u2019ai eu l\u2019impression qu\u2019on ne voulait plus risquer de me voir rappliquer à nouveau.» Le Néo-Québécois estime qu\u2019il pourrait apporter à l\u2019archéologie québécoise la plus-value européenne.«En Amérique, on fait beaucoup de new archeology, dit-il.Et on la fait très bien.Mais je pense qu\u2019on serait gagnant à élargir un peu la pratique.» Un Roumain qui arrive au Québec n\u2019est pas un héros, insiste-t-il.«Il peut être utile, intéressant, mais pas indispensable.» Il y a aussi beaucoup de Québécois qui ont de la difficulté à réaliser leurs rêves, dit-il encore.«Sauf que dans notre cas, ajoute Radu, on m* peut pas compter sur le réseau familial pour nous soutenir.Tout se passe surtout dans le couple.Et surviennent forcément des frictions.» Il se donne encore deux ans pour décider s\u2019il reste ou s\u2019il part.«J\u2019estime que cinq ans.diplôme en poche, c\u2019est assez pour se faire une bonne idée de la situation.Je ne désespère pas.Je sais qu\u2019il faut prendre le temps de bien connaître le réseau de ma spécialité.J'ai aussi la chance de pouvoir compter sur des professeurs bien branchés.Mais.» Mais, ce sera Montréal, vers 2005, 2006, s\u2019il doit continuer à occuper des emplois hétéroclites comme maintenant.s » imi\u2014y\u2014\u2014 Pose, valves, équilibrage et spécialiste indus! PNEUS D\u2019HIVER A PARTIR DE 59 95$ Uniroyal\"0 Tiger Paw\"0 Ice & Snow\u201c°\tP155/80R13\t59.95 $ Uniroyal\"0 Tiger Paw\"0 Ice & Snow\"0\tP195/70R14\t89.95 $ Uniroyal\"0 Tiger Paw\"J Ice & Snow\"0\tP205/70R15\t94.95 $ Uniroyal\"0 Tiger Paw\"0 Ice & Snow\"0\tP225/60R16\t114.95 $ BFGoodrich\" Winter Slalom\"0\tP195/70R14\t99.95 $ BFGoodrich* Winter Slalom\"0\tP205/70R15\t109,95 $ BFGoodrich\" Winter Slalom\"0\tP225/60R16\t124.95 $ Michelin\"0 Arctic\"1 Alpin\" \u2019\tP195/70R14\t119.95 $ Michelin\"0 Arctic\"' Alpin\"0\tP205/70R15\t129.95 $ Michelin\"1 Arctic\"1 Alpin\"0\t225/60R16\t164.95 $ Goodyear Ultra Grip\tP155/80R13\t59.95 $ Goodyear Ultra Grip\tP195/70R14\t99.95 $ Goodyear Ultra Grip\tP205/70R15\t109,95 $ Goodyear Ultra Grip Ice\tP195/70R14\t119.95 $ Goodyear Ultra Grip Ice\tP225/60R16\t139.95 $ Snowtrakker Radial ST/2\tP195/70R14\t84.95 $ Snowtrakker Radial ST/2\tP205/70R15\t89.95 $ Snowtrakker Radial ST/2\tP225/60R16\t109,95 $ On a le pneu de camionnette qu\u2019il vous faut! Uniroyal\"0 Laredo*10 AWT0 Uniroyal*0 Laredo\"0 AWT0 BFGoodrich*\" All Terrain\"0 T/A KO Michelin\"0 LTX\"° M/S Michelin\"0 LTX\" M/S Goodyear Wrangler AT/S Goodyear Wrangler AT/S Goodyear Workhorse Extra Grip Radial P235/75R15 LT245/75R16 LT245/75R16 P235/75R15 LT245/75R16 P235/75R15 LT245/75R16 LT245/75R16 119.95\t$ 169.95\t$ 189.95\t$ 149.95\t$ 209.95\t$ 169.95\t$ 199.95\t$ 209.95\t$ BFGoodrich tyrjZl'l /fjj\tÊUNIROYAL K ItMUUESTUnE GOODfYEAR GENERAL TtHE &\tTire«fone Canada Service Goodwrench Bienfait À temps.1 800 463-7483 goodwrench.gmcanada.com Cf» offres s Jppliquertt A li plupart des vortures et camtonnettes GM Toutes tares et drorts en sus Pnr en vigueur jusqu au 3' décembre 2003 Pour tous les details voyez votre concessionnaire Goodwrench participant du Quebec D 4 LE SOLEIL JEDl 1 \u201c* NOVEMBRE 2003 __________GROS_____________________ Suite de lu D 1 il n'est pus équipé pour lutter contre l'excès de euiories fournies pur les sucres et les gras ».constate Paul Boisvert, responsable des communications et de la formation à la Chaire de l\u2019obésité de l\u2019Université Laval.Déjà, remarque le D0 George Honos, cardiologue et porte-parole de la Fondation des maladies du cœur du Canada, la clientèle des malades cardiaques rajeunit.« Maintenant je vois des patients dans la trentaine.Ils n\u2019ont pas de symptômes avant-coureurs.Aux premières douleurs, c\u2019est la crise cardiaque.C'est très alarmant», dé-plore-t-il.Côté diabète (de type 2), même constat.La clientèle rajeunit.Dans 10 ou 15 ans, 30% des garçons et 40% des filles pourraient avoir des problèmes diabétiques prédisent certaines études.Comme médecin clinicien.George Honos craint non seulement de voir baisser l\u2019espérance de vie des adultes dans 20 ans, mais aussi leur qualité de vie.Le plus frustrant, pour les professionnels de la santé, c\u2019est l\u2019écart entre les connaissances pour prévenir diabète et maladies cardiovasculaires et leur application.« Le message ne passe pas » déplore le Dr Honos.Prévenir ces deux maladies est simple: manger mieux et moins et faire de l\u2019activité physique.Facile à dire, difficile à implanter.«L\u2019exercice, c\u2019est très important, c\u2019est même extraordinaire pour faire baisser la tension artérielle, améliorer le cholestérol et diminuer le poids », constate George Honos.Au niveau de la nourriture, le message vise la réduction des portions.Manger de tout, mais en moins grande quantité.« Il faut réapprendre aux jeunes le plaisir de manger, de ne pas surcharger leur assiette.Réduire les portions, ça s\u2019apprend très tôt.Il faut apprendre à arrêter de manger quand on a plus faim.Les jeunes ne doivent pas avoir peur de manger du gâteau, mais pas manger le gâteau en entier ! Et le dessert, ce n\u2019est pas nécessaire à chaque repas », dit Marielle Ledoux, pro-fesseure et chercheuse en nutrition à l\u2019Université de Montréal.« Finis ton assiette, sinon pas de dessert ! » La menace classique des parents d\u2019hier est à bannir absolument du vocabulaire parental d\u2019aujourd\u2019hui.A SAVOIR ?\tLes études démontrent que l'obésité se poursuivra à l'âge adulte chez 30 à 50% des enfants et 50 à 70 % des adolescents déjà obèses Une obésité présente à l'adolescence augmente le risque de maladie chez l'adulte.?\tTous les jours au Canada, seulement 29% des enfants se rendent à l\u2019école à pied.J Parmi les jeunes de 13 à 18 ans.82% ont une bicyclette, mais seulement 4% l\u2019utilisent pour se rendre à l'école.Une solution collective pour un problème social Le Québec ne fait pas grand-chose pour prév enir l'obésité des enfants.«C\u2019est un peu décevant », admet Lyne Mon-geau.conseillère scientifique à l\u2019Institut de santé publique du Québec.Mais il faut aussi admettre que peu de provinces canadiennes se sont attelées à la tâche de la prévention de l\u2019obésité et de ia sédentarité.Les spécialistes sonnent l\u2019alarme.H faut agir maintenant pour changer l'environnement «obésogène» dans lequel nous viv ons.Même si la prévalence de l\u2019obésité et de l\u2019embonpoint chez les enfants québécois est en deçà des sommets atteints aux États-Unis, « il ne faut pas attendre pour faire quelque chose, parce que le vent du sud souffle chez nous », constate Lyne Mongeau.La nutrionniste est convaincue que pour enrayer l\u2019épidémie d\u2019obésité et de sédentarité qui frappe maintenant les jeunes, il faut changer les mentalités et l\u2019environnement.«Nos enfants ne se déplacent plus en vélo.Les parents ont peur.IVur que l\u2019enfant se fasse voler son vélo, peur des accidents.Ces peurs sont entrées dans les mentalités.» Et les mentalités, ça ne se modifie pas facilement.Le temps des grosses familles où des enfants de tous âges jouaient dans la rue, où les plus vieux surveillaient les plus jeunes, le temps des jeux d\u2019équipe, comme « kick-la-canne » ou le ballon prisonnier, est révolu.« La société est structurée différemment.Les familles sont moins nombreuses et souvent éclatées, les enfants ne vont plus à l\u2019école du quartier, la dynamique locale est brisée.Mais on ne peut revenir en arrière.Il faut inventer, tester d\u2019autres solutions », dit Lyne Mongeau.Même chose pour l\u2019alimentation.Depuis l\u2019arrivée des femmes sur le marché du travail, les habiletés culinaires ne sont plus valorisées.Entre le retour tardif à la maison, les devoirs des enfants à superviser et le bain à donner, il ne reste pas de temps pour mijoter des petits plats, constate M\"\u20191' Mongeau.Les solutions pour la prévention de ce problème de santé publique « sont en dehors de la santé.Mais la santé publique doit être un leader», constate Mme Mongeau, qui est aussi chercheuse à l\u2019Association pour la santé publique, un organisme sans but lucratif.L\u2019Association, subventionnée par Santé Canada, a mis en branle l\u2019an dernier une vaste recherche-action dont le but est de proposer des stratégies qui créeront des « environnements facilitants pour la prévention et la diminution des problèmes reliés au poids ».Après avoir été identifiés, les principaux leaders des secteurs agro-alimentaires, de l\u2019environnement bâti et socioculturels seront rencontrés cet automne par les chercheurs, en groupe de discussions.Le but sera de les sensibiliser au problème croissant de la prise de poids des enfants et des conséquences sur leur santé, des solutions pour enrayer le problème et le rôle de leur entreprise.« Ces compagnies veulent avoir l\u2019air de bons citoyens » dit Mnu' Mongeau.Côté environnement, les chercheurs font un décompte des pistes cyclables existantes, de l\u2019emplacement des escaliers dans les édifices, des parcs, etc.L\u2019idée est de proposer des plans d\u2019aménagement des villes qui encourageront la marche, le vélo, les activités extérieures.« S\u2019il n\u2019y a pas de trottoir, que les rues sont sombres et qu\u2019à chaque fois que je marche, je risque d\u2019être arrosée, qu\u2019est-ce que je ferai?Je prendrai mon auto, c\u2019est évident.» L.L.LyneMongeau ** À lire demain dans LE SOLEIL ¦7 Le cahier JL Une multitude de conseils pour développer et maintenir une bonne santé! \\ LE SOLEIL Le samedi i** novembre 2003\tLE SOLEIL I) 5 r SCIENCES Cellules souches : allez et multipliez-vous Des chercheurs parviennent à en fabriquer in vitro pour le sang humain Julie Lasterade ^Libération ¦ Us ont trouvé la recette miracle pour fabriquer les cellules du sang ad ritom œternam.Une équipe de chercheurs de l\u2019Institut Cochin, à Paris, a réussi à multiplier, in vitro, des cellules souches du sang humain.Ces cellules «assurent la production de toutes les autres cellules du sang (globules rouges et blancs, plaquettes, macrophages.etc.) chargées des fonctions de nettoyage et d\u2019immunité», explique Serge Fichelson.du département d'hématologie de l\u2019Institut Cochin, «mais elles doivent aussi s\u2019autopro-duire et se régénérer pendant une centaine d\u2019années».Dans l\u2019organisme en bonne santé, les cellules souches du sang (dites hématopoïétiques) sont extrêmement rares, mais elles arrivent très bien à gérer leur stock : à la fois fournir des cellules du sang en fonction des besoins et se multiplier pour ne pas épuiser la source.« Le problème, c\u2019était d'en avoir un grand nombre pour faire des greffes chez des patients en déficit à cause d'un traitement chimiothérapeutique ou atteints d\u2019une maladie génétique».poursuit le chercheur.Jusqu\u2019à present, les chercheurs butaient toujours au même moment.Dès qu'ils parvenaient à les «amplifier», elles se spécialisaient illico, soit en globules rouges, soit en plaquettes, soit en macrophages, etc.Intéressant mais pas suffisant.Car «une fois qu elles commencent à se spécialiser, on ne peut plus revenir en arrière.explique Serge Fichelson.l\u2019ar exemple, une cellule souche sanguine va donner 100000 globules rouges mais s\u2019arrêter là».Les biologistes voulaient pouvoir injecter à leurs patients un cocktail de cellules qui ne soient pas déjà «préspécialisées», de façon à ce qu elles s'adaptent aux besoins de leurs patients.Ils voulaient pouvoir «partir d'une source minime de cellules sou- ches du sang», et leur faire subir un traitement tel qu\u2019ils puissent «en avoir suffisamment pour faire ce que l\u2019on veut ».Leur poudre de perlimpinpin s'appelle Ho\\B4.Cne équipe québécoise l'avait déjà utilisée avec succès chez la souris.«C\u2019est un facteur qui d\u2019habitude intervient dans la croissance embryonnaire», précise Serge Fichelson.11 suffit de la rajouter au milieu de culture des cellules souches.Sans avoir besoin de les trafiquer génétiquement pour qu elles l\u2019intègrent.« File entre toute seule dans les cellules.Ce qui coupe court à tous les problèmes que posent certains vecteurs dangereux.» Sous son influence, les cellules souches de sang humain se multiplient.Kt ne font que se multiplier.Les chercheurs imaginent déjà pouvoir l\u2019utiliser «DCNivis ti sou il Le» scientifique» se butaient tou», jusque-là.au même problème: empêcher la specialisation des cellules souches du sang (\\fln que celles-ci puissent produire la composante dont le patient a besoin (globules muges, plaquettes, maemphages.etc.).pour d\u2019autres types de cellules souches, celles qui sont à l\u2019origine des cellules nerveuses, musculaires ou épidermiques Dans ces conditions, cette molecule pourrait se reveler essentielle pour la médecine regenerative Kn tous les cas, promet Serge F'iehelson.« pour le sang, c\u2019est assez clair».# % \u2022 « Le forfait Fi do à Fi do Désolé, seulement chez Fido.>\tAppels locaux, messages textes et clavardage illimités entre abonnés Fido >\t1000 minutes les soirs et week-ends >\t100 minutes de jour en semaine >\tFacturation à la seconde (Désolé, ça aussi c'est seulement chez Fido.) 25$ par mois 1 888 481-FIDO Certames restrictions s'appliquent Details en magasin gj LES MAGASINS \u2022\tPlace Fleur de Lys (en face du Sears) \u2022\tPlace Laurier, 2* étage \u2022\tGaleries de la Capitale, 2e étage Fido vous attend aussi dans les points de vente participants de la grande région de Québec LE PHONIQUE FUTURE SHOP ÎjSgpOS Dynajmmmic as zone àilTrw ê-f l T Le samedi 1 \u2018 NOVEMBRE 2003 D 6 ?EDITORIAL LE SOLEIL Preiidnil rl Éditeur ALAIN DI Bi t Medacteur eu chef YVES BELLEFLEIR Directeur dr l editorial JEAN-MARC SALVET Directeur de hu/ormaliou FRANÇOIS BOL ROI E Une industrie à assainir Le ministre de l\u2019Environnement a pris une sage décision en prolongeant le moratoire sur l'industrie porcine.Il serait cependant illusoire de croire que ce moratoire, d'une durée indéterminée, règle tout et que le bon air et l\u2019harmonie reviendront rapidement dans nos campagnes.La tâche à accomplir est colossale car en plus de fixer des règles pour l\u2019avenir, le Québec doit réparer les effets de décennies de production intensive et de laisser-aller.Certes, le moratoire évite le développement de nouvelles porcheries dans des zones en surplus et fixe des régies très strictes, quasi inapplicables, dans les régions vierges.Il ne faut cependant pas perdre de vue que dans les zones en surplus, en Chaudière-Appalaehes notamment, le tort causé est tel que le gouvernement péquiste a donné aux producteurs jusqu\u2019en 2010 pour se conformer aux objectifs environnementaux.L\u2019eau et l\u2019air ne deviendront pas purs du jour au lendemain et les producteurs délinquants ne deviendront pas des modèles de civisme parce que le ministre ou le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement le leur demandent.C\u2019est un travail de longue haleine qui doit s\u2019accomplir.Curieusement, le développement effréné et les conflits qu\u2019il a suscités dans certaines régions auront eu le mérite de réveiller et de convaincre bon nombre de ministres, de maires, de producteurs, de syndicats et d\u2019entrepreneurs reliés à l\u2019industrie porcine que les choses ne peuvent plus continuer de la même façon.Et que non, qu\u2019après avoir saccagé les régions de Chaudière-Appalaehes, de la Montérégie ou de Lanaudiè-re-L\u2019Assomption, les « barons du cochon » n\u2019iront pas envahir d\u2019autres territoires.Brigitte Breton bUrctunlPlesalril corn De plus en plus de gens reconnaissent qu\u2019on ne peut plus au Québec « élever» des cochons, soit pour le marché domestique ou extérieur, sans se soucier de la préservation de la qualité du sol, de l\u2019eau, de l\u2019air.Bien des agriculteurs ont aussi compris que le « droit de produire » ne signifie pas qu\u2019ils peuvent dégrader l\u2019environnement et peut-être même, mettre en danger la santé de leur famille ou de leurs voisins.Il a fallu du temps pour comprendre, mais Québec a sonné la fin de la récréation en 2002 en imposant un moratoire qu\u2019accepte de prolonger Thomas Mulcair.Les règles du jeu changeront.Les lois devront être respectées par tous, les producteurs devront rendre des comptes avant de toucher des subventions, l\u2019industrie devra aspirer au développement durable et les municipalités disposeront de nouveaux règlements pour protéger leur territoire, assure le ministre de l\u2019Environnement.Si la ministre de l\u2019Agriculture, Françoise Gauthier, avait été à ses côtés pour partager ses propos, le message de M.Mulcair aurait eu encore plus de poids.Nous aurions davantage la certitude que les intérêts économiques d\u2019une industrie qui fournit plus de 30 000 emplois ne primeront plus sur la protection de l\u2019environnement et sur la santé publique, comme ce fut trop longtemps le cas.Un peu d\u2019audace Peut-être devrons-nous être audacieux.» a laissé tomber la ministre Michèle Cour-chesne, jeudi, en guise de conclusion à l\u2019étude du rapport quinquennal de la Commission d'accès à l\u2019information.Voilà des propos qui détonnent, sur un sujet aussi mal aimé que l'accès à l\u2019information.Ne nous leurrons pas: tous les gouvernements détestent ces lois qui les forcent, un jour ou l\u2019autre, à dévoiler des documents embarrassants.Voilà pourquoi les travaux de la Commission de la culture, qui a étudié les réformes à apporter à l\u2019accès à l\u2019information, prennent une telle importance.Le vrai test de ces changements, dans un monde où le premier réflexe est d\u2019en dire le moins possible, est d\u2019aller dans le sens d\u2019une plus grande transparence.Les libéraux do Jean Charest ont promis la transparence, mais c\u2019était avant de prendre le pouvoir.La tâche est énorme.La proposition d'obliger les ministères et organismes à publier tous leurs documents sans attendre des demandes du public, suppose des déboursés importants.Même si la loi actuelle le demande, plusieurs ministères n'ont même pas encore réussi à bâtir des index compréhensibles sur les documents disponibles.Les demandes de documents publics se heurtent souvent à des délais inacceptables: dans bien des cas.il faut aller, à grands frais, devant les tribunaux supérieurs.U' droit à l\u2019information n\u2019a pas le même statut que le droit à la vie privée dans la Charte québécoise des droits et libertés, ee qui a donné lieu à des décisions contradictoires autant à la Commission qu\u2019à la Cour du Québec: il faut rétablir cet équilibre.Les deux mandats de la Commission, accès à l'information et protection des renseignements personnels, vont parfois dans des directions opposées : les structures même de l\u2019organisme sont à revoir.Les responsables de l'accès à l\u2019information dans les ministères et les organismes du gouvernement n'ont aucune garantie d'indépendance face à leurs supérieurs immédiats.Le rôle de tribunal accordé à la Commission d'accès lui impose un devoir de réserve : le président ne peut se porter en défenseur ou en promoteur du droit à l'information sur un cas précis.Ce rôle est laissé à la Commission des droits de la personne qui ne s'en est jamais préoccupée.Dernier point, et ce n'est pas le moindre, la mise en place des services en ligne, promise par le Parti libéral, pourrait favoriser l\u2019intrusion de l'État et de ses agences dans la vie privée des citoyens.Audacieuse, la ministre Courchesne?Il lui appartient maintenant de le prouver.A tout le moins, elle a montré un véritable intérêt et une bonne compréhension des enjeux au cours des travaux de la commission parlementaire.Gilbert Lavoie ULavoitt&lesoltileom t» Va \u2014 .111 mm* 3»f\"r / ¦ Québec doit éviter le « flop » démographique Québec est menacée par un énorme problème démo-graphique.Assez majeur pour compromettre l\u2019avenir de la vUle et sa capacité de poursuivre son essor.Ce problème, ce n\u2019est pas vraiment le vieillissement de sa population.Toutes les sociétés occidentales vieillissent et la stagnation démographique n\u2019est pas nécessairement synonyme de déclin.Ce n\u2019est pas, en soi, une catastrophe, même si le vieillissement sera plus marqué à Québec qu\u2019ailleurs dans la province.Ça se gère, d\u2019autant plus que le fait d\u2019être une société mature comporte aussi des avantages.Mais ce « choc démographique », comme l\u2019appelait un document publié au printemps dernier par la Commission de la capitale nationale, qui a fait l\u2019objet d\u2019une conférence cette semaine, pose des problèmes particuliers dans le cas de Québec.C\u2019est du moins la préoccupation que j\u2019ai exprimée lors de la présentation que j\u2019ai faite à ce colloque.D\u2019abord une question de timing.Le vieillissement s\u2019amorce au moment ou l\u2019avenir de Québec repose justement sur la jeunesse.Ce qui a fait la force de la région de la capitale depuis une décennie, c\u2019est une remarquable diversification qui repose largement sur la nouvelle économie.Elle ne pourra pas se poursuivre avec une armée de pré-retraités.Mais ce qui inquiète encore plus, c\u2019est ce qui est derrière le vieillissement, qu\u2019il faut voir comme le symptôme d\u2019un mal plus profond.Le problème de départ, c\u2019est que l\u2019on fait moins de bébés, moins encore à Québec qu\u2019ailleurs au Québec.Mais il y a des façons de freiner les effets de cette dénatalité : on peut empêcher les gens de partir ou encore en convaincre d\u2019autres devenir.La rétention et l\u2019attraction.Et c\u2019est à ces deux chapitres que Québec a des problèmes particuliers.Premier problème.Québec perd trop de jeunes, souvent attirés par l\u2019extérieur ou par la métropole et ne réussit pas à garder ici les nombreux jeunes qui viennent étudier dans la capitale.Québec fait certes des gains par rapport aux citoyens des régions ressources de l\u2019est et du nord chassés par le chômage, mais il n\u2019est pas évident que ce jeu de vases communicants l\u2019avantage.Second problème, l\u2019immigration.Les résultats sont effarants.La population de Québec, pour l\u2019instant, compte environ 3% d\u2019immigrants.C\u2019est dans le peloton de queue des villes canadiennes.sept fois moins qu'à Montréal.17 fois moins qu\u2019à Vancouver.On attire peu d'immigrants, et la moitié de ceux qui viennent ici ne restent pas.La performance de Québec constitue une anomalie lourde de conséquences.L\u2019effet le plus visible, ce sont les pénuries de main-d'œuvre, entre autres des postes spécialisés dans la nouvelle économie.C\u2019est d'ailleurs pourquoi c'est le monde des affaires qui a le premier tiré la sonnette d'alarme et prôné un virage vers l'immigration.Mais les impacts les plus douloureux sont certainement de nature qualitative.Les jeunes qui quittent Québec sont souvent des éléments dynamiques, plus audacieux.* i «*-3- ¦ ~ » L ARCHIVES LE SOLEIL La population de Québec, pour l'instant, compte environ 3% d'immigrants.C'est sept fois moins qu'à Montréal et 17fois moins qu'à Vancouver.Québec est dans le peloton de queue des villes canadiennes.\u201e 1 Alain Dubuc ADubuciPlaioleiL cnm d\u2019innovation et d\u2019entrepreneurship aurait été précieux.La perte de ces jeunes peut avoir un impact sur le dynamisme de Québec, sur sa capacité de contrer le conservatisme et l'immobilisme.Cet apport qualitatif, on le retrouve également chez les immigrants qui, en plus d\u2019amener leurs compétences, auront pour effet de ressourcer une société par leur différence et leur énergie.Dans le cas de Québec.dont le succès reposera sur sa capacité de conquérir des marchés extérieurs, les immigrants peuvent aussi aider Québec à s\u2019adapter à la mondialisation, servir en quelque sorte d'interface avec le reste du monde.L\u2019enjeu n'est pas seulement de nature économique.Il touche aussi la qualité de vie, si importante pour Québec.En 2003, en Occident, une ville attrayante et attirante, qui veut miser sur la modernité et la richesse culturelle, doit absolument être plurielle.En 2003, l\u2019homogénéité trop grande n\u2019est plus un atout, elle devient même un handicap un peu suspect.Mais pour renverser la vapeur, il faut comprendre pourquoi Québec perd ses jeunes et surtout, n'arrive pas à attirer d\u2019immigrants.Comment se fait-il qu'une ville si belle, si agréable, qui offre une remarquable qualité de vie.qui comporte également des avantages évidents pour un nouveau venu\u2014de la sécurité, du travail, un coût de la vie peu élevé\u2014 attire si peu ?Il y a des causes hors de notre contrôle, des tendances lourdes contre lesquelles on ne peut pas grand-chose, comme le pouvoir d'attraction des grandes villes sur les jeunes, la concentration de l'immigration dans les grands centres urbains.Mais cela n'explique pas tout.Car d'autres villes moyennes ont réussi là ou Québec échoue.Winnipeg compte 21 % d'immigrants.Ottawa, 20%.même Halifax en a 9%.trois fois plus qu'à Québec.11 y a donc certainement des causes québécoises.Certains désavantages, comme le froid.Tunilinguisme français.Et sur- plus ambitieux, dont l'apport, en termes tout, un véritable cercle vicieux, le fait que les immigrants ne veulent pas venir à Québec parce qu elle compte trop peu d\u2019immigrants.Québec n'a pas la masse critique qui offrirait aux nouveaux venus une communauté d\u2019accueil capable de rompre leur isolement.À cela s\u2019ajoutent certainement des facteurs culturels propres à Québec.D\u2019abord l\u2019absence d\u2019ouverture à l\u2019immigration, comme le montrait un sondage du SOLEIL, il y a deux ans, qui révélait que le moitié des gens de Québec trouvait qu\u2019il y avait assez d\u2019immigrants et qu\u2019un autre quart trouvait qu\u2019il y en avait trop.Une attitude que semble confirmer la difficulté des immigrants, même qualifiés, à se trouver un emploi.Serait-ce que les gens de Québec sont plus xénophobes?Certainement pas.Mais plutôt qu\u2019on est en présence d\u2019un autre cercle vicieux : c\u2019est le contact avec les immigrants qui amène la société d\u2019accueil à être ouverte aux nouveaux venus.Il y a aussi, certainement, la mentalité québécoise, où la vie sociale s'articule autour de réseaux très difficiles à pénétrer pour tous les gens de l'extérieur, qu\u2019ils soient du Québec ou d'ailleurs.Une sorte d'autarcie sociale qui doit expliquer, du moins en partie, le fait que beaucoup d'immigrants ne restent pas.Les mentalités doivent changer parce que les enjeux démographiques sont fondamentaux.Québec doit pouvoir garder tous ses jeunes et attirer de nouveaux venus, d'ici et d'ailleurs, pas pour remplacer les bébés que nous ne faisons plus, mais pour poursuivre son grand virage et atteindre son plein potentiel, en sachant que sa croissance ne pourra plus jamais compter sur la mission gouvernementale.Oui, il y a un choc démographique.Il faut éviter qu'il devienne un flop démographique.Québec, rapidement, sera confrontée aux choix qu'impose le vieillissement.Des choix sur la façon dont elle voit son avenir.Veut-elle devenir une véritable cité du savoir.dont le succès repose sur l'éducation, l'innovation, la nouvelle économie, le tourisme intelligent?Ou veut-elle devenir progressivement une nouvelle sorte de cité-dortoir, une cité-retraite? Le samedi 1 LE SOLEIL novembre 2003 OPINIONS I) 7 CHRONIQUE POLITIQUE Malheureux qui comme moi a fait un long voyage raquèlt'iiuMU di*s maralxHiis Dans U*b \\ illos.los quartiers populaires grouH* lent du monde qui s\u2019étourdit en mà-ehant du khut et en buvant de la bière sur les terrasses de Maton^i\\ se dandinant sur une vieille eliaise de plastique au rythme des ehansons de 1\u2018apa \\Veinba.A Noie, on niante U* [hiu-let (itillé dans les epiees.Kt à kinkole.on savoure le mtibukr.Les ambassades oeeidentaies et U's sen iees de six'urite dtvonseilleul au\\ touristes de frt'quenter et's foules noe-turnes dt's banlieues pauvres de l'Afrique.Ils ne savent pas ee qu'ils leur font perdre! Care'est dansees moments-là que les Afrieains oublient leurs misères et.la langue deliée par l'effet euphorisant du Unit et de la bière, raeon-tent leurs aventures, disent leurs projets.ehantent leurs rêves.N\u2019oilà done les quelques images de l'Afrique qui me trottent eneore dans la tète.Uii'ii sur.j'ai vu aussi des pays qui glissent dans une misère de plus en plus éloignée de notre eonfort.Kt vous ne perdez rien pour attendre: je vous en parlerai dans deux semaines, après que l'actualité politique nous aura donne un nouveau chef de parti et peut-être un nouveau premier ministre.Je ne retournerai sans doute pas au Congo ni en Kthiopic.Mais je n\u2019oublierai jamais de vous en entretenir jusqu'à ee que, comme moi, vous vous sentiez coupable de votre bonheur.lt SOLEIl STEVf DfSCHtNlS Si les lois biologiques nous imposent pour l'instant un moratoire sur le clonage humain, il ne faut pas prétendre que ces embûches techniques sen iront toujours de balises pour prévenir le clonage chez l\u2019humain, estiment les professeurs François Pothier et Marc-André Sirard.A nbrié I .* Heureux qui comme.» Non! Ulysse ne devait pas revenir d'un long voyage en .Afrique.On ne revient pas heureux d un continent oublié.Coupable, oui.Et triste de sa propre impuissance.« Reviendrez-vous?» demandent invariablement les .Africains à la passerelle de l\u2019avion.Et ils regardent avec insistance le visiteur blanc qui retourne à ses petits soucis de riche.La réponse leur importe peu : depuis 40 ans qu\u2019ils ont obtenu leur indépendance, nous les avons abandonnés à leurs famines et à leurs guerres fratricides.Non, ce n'étaient pas des parcs du Kenya ou de la Tanzanie que j'ai visités ! Seulement deux pays, le plus ancien et le plus riche du continent, l\u2019Éthiopie et le Congo (ex-Zaire).qui se sont rejoints dans la misère, victimes de l'impitoyable nature ou de la bêtise des hommes.Aux abords des villes monstrueuses, dont on évalue les populations « à deux ou trois millions près ».des foules innombrables d\u2019hommes et de femmes marchent dans la brume du matin.Les matins sont toujours splendides en Afrique, comme une renaissance quotidienne après une nuit à se battre contre l\u2019insomnie.La lumière bleutée sent bon les feux de charbon de bois sur lesquels les femmes préparent le café.Elle pue aussi l'odeur âcre de l'huile brûlée par les moteurs de camions et d'autobus surchargés.L\u2019Afrique déroule, au bord des routes défoncées, ses longues grappes de femmes avec leurs cabas sur la tête, d'hommes qui poussent leurs ânes, d\u2019enfants en chemisette blanche qui se rendent à l\u2019école.Et au milieu de cette procession multicolore qui avance vers la ville, les troupeaux de bieufs ou de chèvres, indifférents au klaxon des voitures.Dès l'aube, toute l'Afrique semble ainsi sortir de ses huttes de terre et de paille.Elle remonte le courant des véhicules tout terrain, invariablement blancs et toutes vitres fermées, qui emportent des casques bleus de l'ONl' ou les agents de riches organisations non gouvernementales loin de leurs hôtels du centre-ville.Au fur et à mesure qu\u2019on s\u2019éloigne du grouillement de la ville, la paix tranquille de la campagne s\u2019installe.Les paysans coupent l\u2019herbe à la faucille, battent les haricots avec un lourd bâton de bois, retournent lentement la terre, au rythme lent des bœufs.Des femmes, transportant leurs plus jeunes enfants sur leur dos ou dans leurs bras, suivent un âne qui trottine, tête baissée, trois ou quatre bidons de plastique jaune sur T Michel Vast cl VI iutrUS'Im) >lctl com le dos.vers une lointaine rivière aux eaux brunâtres.L'Afrique marche ainsi, en dehors du temps et de notre époque, sur des distances qui se mesurent en heures plutôt qu'en kilomètres.Elle vit au rythme lent d\u2019un continent qui n'attend rien de meilleur de ses lendemains Quand on n'a pas de travail, pas d\u2019eau, et parfois rien à manger, vers quoi hâterait-on ses pas?Mais elle est belle, cette Afrique.Ses paysages n'ont guère changé depuis notre Moyen Age.Ses collines sont seulement un peu plus brunes, rasées par des troupeaux affamés, leurs arbres coupés à la machette par des paysans qui espèrent se faire quelques sous en vendant, au bord de la route, un fagot de bois ou un sac de charbon.Les routes dont elle a hérité des colonisateurs sont maintenant défoncées et ressemblent de plus en plus aux pistes de terre tracées par les troupeaux et les hommes L'Afrique rurale glisse lentement vers son passe, t omme il y a 1000 ans sur le lac Awassa.dans le sud de l\u2019Ethiopie, les mêmes pêcheurs ramènent vers la rive leur charge de tila-/dus dont ils découpent les filets en pi*-tites bouchées qu'on dégusté, crues, copieusement arrosées de piment rouge Sur le majestueux fleuve Congo, les longues baleinières glissent lentement, chargées de sacs de manioc et de feuilles de k icanga.L'Afrique serait belle s'il n'y avait la nuit Car dès le crépuscule, le pays se recroqueville autour des feux Les foules se retirent dans les banlieues vers leurs cabanes de tôle et de planches.La nuit, c\u2019est le temps des soldats et des policiers rebelles qui dressent des barrages et rançonnent tout le monde: ils ne sont pas payes, alors ils se servent ! 11 n\u2019y a guère que les camions qui circulent encore, trop lourdement chargés pour être stoppes par des voleurs de grand chemin.Ils foncent dans la nuit, sans lumière à l'occasion, et les rares paysans encore attardés le long des routes sautent dans les fossés pour les éviter.La nuit à la campagne, on se cache, cherchant le sommeil dans la chaleur moite et poussiéreuse d\u2019une vieille moustiquaire, attendant le matin et le Une loi pour se donner le temps de réfléchir Il serait immoral et inconséquent d\u2019aller de l avant avec le clonage humain François Pothier et Marc-André Sirard Professai rs à la faculté des sciences de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Université Laval Le clonage de Dolly, à partir d une cellule somatique adulte, est venu bouleverser les dogmes de la biologie moderne.11 est maintenant établi que la destinée d'une cellule différenciée peut être réorientée de manière à produire un embryon viable.Le secret réside dans le pouvoir que possède l\u2019ovule de reprogrammer la cellule adulte, d'effacer en quelque sorte la mémoire de l'ADN.Les mécanismes exacts de cette transformation nous échappent.L\u2019ovule agit comme une machine à reprogrammer qui efface certaines commandes génétiques et qui en active d'autres qui s'étaient éteintes des années auparavant.Mais voilà: l'ovule ne réussit pas toujours à induire une reprogrammation complète puisque seulement de 1 à 3% des cellules reprogrammées permettent une naissance à terme.Cette inefficacité se traduit d'abord par des avortements spontanés et des mort-nés.ensuite, après la naissance, par des pathologies telles le diabète, des déficiences immunitaires ou encore des malformations de toutes sortes.Dolly est morte cette année à l'âge de six ans.emportée par une tumeur aux poumons induite par une infection ré-trovirale.11 est peu probable que cette pathologie soit reliée au clonage.Depuis la naissance de cette brebis, des centaines d'animaux de plusieurs espèces incluant des chats, des vaches.des souris et un cheval ont réussi à survivre aux embûches moléculaires imposées par la technique.Curieusement, aucun primate n'a été cloné à partir de cellules somatiques, à ce jour, ce qui laisse planer des doutes sur les chances de succès à court terme chez l'humain.Les résultats générés, à la suite des nombreuses tentatives de clonage effectuées depuis six ans.nous fournissent certaines pistes pouvant expliquer ces échecs.En ayant recours aux techniques récentes d'analyse génomique (puces d'ADN), il apparaît de plus en plus évident que les cellules adultes fusionnées aux ovules n'ont pas été reprogrammées correctement et qu'en particulier, la méthylation de l'ADN n'a pas été effectuée suivant un profil normal.Même chez les animaux clonés qui paraissent en bonne santé, certains gènes dévient d'un état normal.Ces animaux ne présentent aucune anomalie probablement grâce à la redondance de certains mécanismes moléculaires.Devant ces résultats mitigés, la prudence s'impose.Il serait immoral et inconséquent d'aller de l avant avec le clonage humain.Or.si.pour l'instant, les lois biologiques nous imposent un moratoire sur le clonage humain, il ne faut pas prétendre que ces embûches techniques serv iront toujours de balises pour prévenir le clonage chez l'humain.Déjà, certains progrès ont été enregistrés chez le bovin où il n\u2019a fallu que (ifi essais pour cloner Starbuck par rapport à 255 pour générer Dolly.Il faut profiter de ce temps d'arrêt pour se questionner sur le bien-fondé, les conséquences, les risques et les bénéfices du clonage chez l'humain.La loi C-13 a le mérite d'interdire ni plus ni moins l\u2019expérimentation à l'aveugle chez l'humain à partir d'évidences obtenues chez l'animal.LE CLONAGE THÉRAPEUTIQUE Les cellules souches, originant de l\u2019embry on au jour sept de son développement, possèdent la propriété de pouvoir se différencier en différents types cellulaires, comme des neurones ou des cellules du foie, suivant le milieu dans lequel on les cultive.Ces cellules pourraient éventuellement devenir une source de tissus de remplacement en vue de guérir des maladies neurodégénératives ou hépatiques.Mais voilà : pour que ces cellules puissent s'implanter sans rejet, elles doivent provenir du patient receveur.En d'autres termes, il faut créer un embryon qui sera utilisé à l'âge de sept jours, à un stade microscopique, afin de séparer la centaine de cellules le constituant pour les mettre en culture et en cueillir les cellules souches.Si, pour certains, la production d'un embryon à des fins thérapeutiques à partir d\u2019une cellule adulte peut paraître acceptable, pour d\u2019autres, la valeur intrinsèque du potentiel théorique de cet embryon ne justifie en aucun cas qu\u2019on l'utilise comme source de tissus.Encore ici des interroga- Même si elle n\u2019est pas nécessairement parfaite, la loi C-13 est nécessaire lions subsistent.A cause de leur caractère particulier, certaines expériences semblent montrer que les cellules souches embryonnaires ont une prédisposition à se transformer pour devenir des cellules cancéreuses.En effet les cellules souches ont un pouvoir de division presque illimité et le tissu dans lequel on les greffe doit en restreindre la multiplication.Donc, avant de penser les utiliser, il est impératif de bien comprendre ce qui se passe lorsque l'ovule vient effacer le programme d une cellule de la peau, par exemple, et comment cette cellule reprogrammée peut se redifférencier en cellule nerveuse ou cardiaque.La loi C-13.tout en ne permettant pas de fabriquer des embry ons pour la recherche, permet tout de même de recourir aux embryons humains surnuméraires congelés afin d\u2019étudier le potentiel réel de ces cellules souches humaines et surtout d évaluer les conditions qui préviendraient leur transformation en cellules cancéreuses.De plus, la loi n\u2019empêche pas de continuer les recherches sur les embryons des animaux ou encore sur le développement des applications avec les cellules souches adultes.La loi C-13, en plus de circonscrire les activités reliées au clonage humain, a resserré l'eneadrement des pratiques médicales entourant la fécondation in vitra.Ces technologies se sont développées et complexifiées au cours des 20 dernières années.Il devenait donc important de mieux baliser cette pratique d'abord pour uniformiser les actes posés, et ensuite pour recueillir l'information pertinente comme les taux de succès et avoir un meilleur suivi des patients sur une base nationale.De plus, la loi empêchera le commerce des ovules et le recours aux mères porteuses en échange de rétributions monétaires.Malheureusement, la même contrainte est imposée aux hommes, ce qui rend problématique l'obtention d\u2019échantillons de semence pour la recherche puisque les donneurs ne sont plus rétribués.Donc une loi nécessaire, mais pas nécessairement parfaite. Le samedi 1 \u2018 NOVEMBRE 2003 D 8 P AU CŒUR DE VOTRE QUOTIDIEN ff 3 UNIVERSITE ææ LAVAL SUCCES DES RETROUVAILLES 2003 Plus de 2 500 diplô més et amis de l\u2019Université Laval ont participé aux activités organisées par l\u2019Association des diplômés Du 13 septembre au 25 octobre, plus de 2 500 diplômés et amis de l\u2019Université Laval ont participé à l\u2019une ou l\u2019autre des activités organisées à l\u2019intention des diplômés célébrant un anniversaire quinquennal de promotion, soit les promotions des années 1998, 1993, 1986, 1981.jusqu\u2019à la promotion 1958.Les retrouvailles annuelles organisées par l\u2019Association des diplômés de l\u2019Université Laval (ADUL) ont pris leur envol le 13 septembre avec la «Soirée-souvenir du Club des 51 + », organisée pour les diplômés comptant plus de 51 ans de promotion (des diplômés ayant obtenu leur diplôme en 1952, 1951,1950,1949, etc.).Ce sont donc soixante-huit diplômés, accompagnés de leur conjoint ou conjointe, qui se sont réunis à cette occasion.Les célébrations se sont poursuivies le 3 octobre, alors que près de 131 diplômés de la promotion 1953, également accofnpagnés de leur conjointe ou de leur conjoint et de Un groupe de diplômées et de diplômées de bioagronontie (promotion de 1998).f* 1 .fer*, leurs enfants et amis, se réunissaient à la Salle de bal du Château Frontenac afin de célébrer, lors d\u2019un gala-reconnaissance, leur 50 anniversaire de promotion.En présence du recteur Michel Pigeon, chacun des diplômés a reçu des mains de Richard Dion, président de l\u2019ADUL, un cadre souvenir contenant les armoiries de l'Université et portant la signature du recteur et du président de l\u2019Association.Ces diplômés d\u2019un demi-siècle, visiblement heureux de se réunir à nouveau, ont profité de l\u2019occasion pour partager leurs souvenirs et se raconter mille anecdotes.De plus, afin d\u2019honorer des personnes diplômées qui, par leur action, ont illustré de façon notable le nom de l\u2019Université Laval et leur profession, l\u2019Association des diplômés remettait, le 16 octobre, ses médailles Ciloire de l'Escolle lors d\u2019une cérémonie qui a eu lieu dans la Chapelle du Séminaire de Québec.Claude Bouchard, directeur du Centre biomédical de recherches de Pennington à Baton Rouge, Louise Nolet, coroner permanent, Jean Pelletier, président du Conseil d'administration de Via Rail et John Robert Porter, directeur général du Musée national des beaux-arts du Québec, ont donc reçu la plus haute distinction remise par l\u2019Association.L\u2019ancien premier ministre du Quebec, Lucien Bouchard, était au nombre des diplômes de 1963 de la Faculté de droit.Biejiyerme 1 la promotion 1978 en Service sih ial Le point culminant des retrouvailles annuelles fut sans contredit le grand rassemblement du samedi 25 octobre alors que près de 950 personnes, reparties en 56 promotions.se réunissaient à l\u2019Agora du pavillon Alphonse-Desjardins pour le grand diner des retrouvailles.Plus de 1 500 personnes (42 autres promotions) choisissaient quant à elles de célébrer en privé leur anniversaire de promotion à la table de différents restaurateurs de Québec.Les personnes intéressées à participer à l\u2019organisation de leurs retrouvailles en 2004 (pour les promotions se terminant par un 4 ou un 9) sont pnées de communiquer avec Charles Garon au numéro 656-3242 ou à l\u2019adresse: Charles.Garon^adul.ulaval.ca.Grâce aux multiples services de l'ADUL.s\u2019impliquer dans l'organisation des retrouvailles de sa promotion est devenu un véritable plaisir! JULIE MARCOUX Jacques Locat, professeur au Département de géologie et de gente géologique.¦\u2022r.cr-iip.- Des chercheurs de la Faculté des sciences et de génie font partie de l\u2019équipe canadienne qui profitera des installations de NEPTUNE, un vaste projet canado-améncain dans lequel la Fondation canadienne pour l\u2019innovation et le gouvernement de la Colombie-Britannique investissent 62 MS.Annoncé officiellement le 17 octobre, le projet NEPTUNE (North-East Pacific Time-Series Undersea Networked Experiments) prévoit le déploiement d\u2019une vaste infrastructure de recherche dans les fonds marins des côtes du Pacifique.«Grâce à cet observatoire, j\u2019aurai accès, à partir de mon bureau, aux images et aux données recueillies, 24 heures sur 24, par les appareils de mesure qui seront installés dans des laboratoires sous-marins», raconte le coordonnateur de l\u2019équipe de Laval dans ce projet, Jacques Locat, professeur au Département de géologie et de génie géologique.L\u2019observatoire sous-marin couvrira une zone de 200000 kilomètres carrés, reconnue pour son activité sismique, au large des côtes de la Colombie-Britannique et des Etats de Washington et de l\u2019Oregon.Trente laboratoires sous-marins, reliés par 3000 kilomètres de câbles de fibre optique, formeront une toile de surveillance permanente de la géologie et de la biologie des fonds marins.Le coût total de ces installations, dont l\u2019inauguration aura lieu en 2007, dépasse 300 MS.En théo-ne, les signataires du projet pourront se brancher sur le réseau électronique de ce mégaprojet et exploiter les données qui sortiront en continu de ce pipeline pendant plus de 30 ans! L\u2019Université de Victoria et l\u2019Université de Washington coordonnent le réseau de chercheurs qui se pencheront sur des problèmes aussi variés que les tremblements de terre, les tsunamis et l\u2019évaluation des stocks de poissons.Un consortium de 12 universités canadiennes, dont l\u2019Université Laval, assure la participation du Canada dans ce projet international.Jacques Locat utilisera NEPTUNE dans le cadre de ses travaux sur l\u2019évaluation des risques géologiques dans les fonds marins.«Nous allons pouvoir enregistrer la réponse du milieu géologique aux secousses sismiques et mieux comprendre les conditions qui causent des glissements de terrain sous-marins.» Ses collègues Réjean Hébert et Marc Constantin profiteront des installations pour poursuivre leurs travaux sur la dynamique de la croûte océanique.JEAN HAMANN Des chercheurs de Laval sont associés à un projet majeur d\u2019observatoire sous-marin Il la hauteur de sa mission La Fondation de l\u2019Université Laval a consenti des subventions totalisant 8,6 M$ au cours de l\u2019exercice 2002-2003 Grâce à la générosité de milliers de donateurs, l\u2019exercice 2002-2003 aura représenté une année particulièrement intéressante pour la Fondation de l\u2019Université Laval.C\u2019est ce qui ressort de l'assemblée annuelle de la Fondation de l\u2019Université Laval qui s\u2019est tenue le 17 octobre dernier, au pavillon Alphonse-Desjardins.Au total, 13 859 personnes et entreprises ont accepté de faire un don à l\u2019Université Laval et à sa Fondation.Au cours de cet exercice, la Fondation a consenti à l\u2019Université des subventions totalisant 8,6 MS, par rapport à 7,5 MS pour l'exercice précédent.Elle a notamment accordé 873 987 S aux Fonds d'enseignement et de recherche facultaires.1 558 773 S aux Fonds d'investissement étudiants.1 909 283 S en bourses d\u2019études, 177434 S aux sports étudiants et 4 118 565 S à d'autres fonds particuliers, cous destinés au soutien financier de l'enseignement et de la recherche.«Ce qui frappe, a tenu à souligner Louis Fontaine, président du conseil d'administration de la Fondation, c'est la grande variété des fonds.Que ce soit dans les domaines de la santé, des arts, des services sociaux ou encore de la religion, de nombreux tonds liés â l'enseignement et la recherche ont bénéficié de l'aide de la Fondation.Il en va de même pour le soutien direct aux étudiants.» A cet effet, les programmes de bourses ainsi que les fonds d'investissement étudiants représentent, avec près de 2 MS en subventions, l'un des plus importants investissements, particulièrement le programme de bourses de doctorat.«Comme j'ai pu le constater au fil des ans.d'abord à titre de professeur et de chercheur, de doyen et maintenant à titre de recteur, la Fondation est un outil de développement essentiel pour l\u2019Université Laval, a rappelé de son côté Michel Pigeon.Encore une fois cette année, son soutien a été à la hauteur de sa mission.» En effet, au cours du dernier exercice financier, les revenus de souscriptions et de subventions sont passés de 14.2 MS à 16,8 MS.ce qui représente une augmentation de 18%.En outre, la campagne annuelle, sur le thème «Un siècle de philanthropie», a obtenu d'excellents résultats: plus de 1,3 MS en dons ont été recueillis auprès des membres de la communauté universitaire et des diplômés.Louis Fontaine, président du conseil d\u2019administration de la Fondation de l'Université Laval «Ma première année à titre de président du conseil d\u2019admi mstration a été des plus enrichissantes et c\u2019est avec grand plaisir que j'entreprends aujourd\u2019hui la deuxième année de mon man dat Les bases de la campagne «De toutes les révolutions» sont déjà solidement établies et je suis dores et déjà convaincu quelle connaîtra un succès éclatant!», a conclu Louis Fontaine.SARAH BERNARD TTTTTPT LE SAMEDI 1 novembre 2003 D 9 WtiklÊiiii François Taivnas FRANCOIS TAVENAS, RECTEUR DE L UNIVERSITÉ DU LUXEMBOURG La ministre de la Culture, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du Luxembourg, Ema Henrucot-Schœpges.a annonce, le 24 octobre, la nomination, par le gouvernement luxembourgeois, de l'ancien recteur de l\u2019Université Laval.François Tavenas.à titre de premier recteur de l\u2019Université du Luxembourg II entrera en fonction le premier décembre prochain.«C\u2019est une reconnaissance internationale pour la communauté universitaire québécoise et une invitation à accroître nos échangés avec cette nouvelle institution qu'est l\u2019Uni-versite du Luxembourg», a declare Nicole Stafford, la déléguée générale du Québec à Bruxelles.Ne en France.François Tavenas a acquis la nationalité canadienne en 1971 et a réalise toute sa carrière academique au Quebec, notamment à titre de vice-pnncipal de l\u2019Université McGill de 1989 à 199\"\u2019 et de recteur de l\u2019Université Laval de 1997 a 2002.où il a ete doven de la Faculté des sciences et de geme entre 1985 et 1989.Il est diplôme en geme civil de 1 Institut national des sciences appliquées de Lyon et docteur en geo-technique de l\u2019Université de Grenoble.CENTINEL 2003 Le deuxième Congrès étudiant sur les nouvelles technologies de l\u2019information et de l\u2019électronique (CENTINEL) aura lieu les 13, 14 et 15 novembre au complexe Alphonse Desjardins-Maurice Pollack.L'événement CENTINEL vise à promouvoir et à diffuser les connaissances sur les nouvelles technologies et leurs impacts sur notre société et sur notre avenir II contribue aussi à faire connaître les projets étudiants innovateurs et à favoriser les interactions entre les étudiants et les professionnels.Au programme: des conférences sur la sécurité informatique, le commerce électronique, la robotique, la biométrie, les nanotechnologies, la bio-informatique et la programmation orientée aspect; un concours de sécurité informatique (Hackfest) - le seul du genre au Canada - qui aura lieu le samedi 15 novembre, de 14 h 30 à 3 h; un «Lan party» - compétition de jeux vidéo en réseaux - qui se déroulera au Grand Salon de 13 h le 15 novembre jusqu a 10 h le 16 novembre et une exposition des projets étudiants innovateurs dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de l\u2019électronique.Renseignements: www.centinel.org.H0RS-D QUVRE Pour une troisième année consécutive, les étudiants en arts plastiques de première et de deuxième année sortent des murs de l\u2019École des arts visuels pour venir au cœur du campus présenter leur première exposition de l\u2019année.Sur le thème «Hors d\u2019œuvre», l\u2019exposition se tiendra du 3 au 14 novembre à la Salle d\u2019exposition du pavillon Alphonse-Desjardins.Pour ces jeunes artistes en début de formation, «Hors d\u2019œuvre» est l\u2019occasion de donner un avant-goût de leur talent et de dévoiler, pour la première fois, leurs créations au public.C\u2019est aussi une façon de nous mettre en appétit pour les autres activités prévues au cours de l\u2019année.L\u2019exposition regroupe une sélection de peintures, mais également des sculptures, des photographies et des estampes numériques réalisées par 28 jeunes artistes.Leurs œuvres seront au «menu» de la Salle d\u2019exposition du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.Le vernissage aura lieu le 3 novembre à 17 h.TOUT CUIVRES! I Le Grand Ensemble de attires de l'Université Laval Le Grand Ensemble de cuivres de la Faculté de musique présentera un concert le jeudi 6 novembre, à 20 h, à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault.L\u2019entrée est libre.Six trompettes, quatre trombones, quatre cors, un euphonium et deux tubas, accompagnés de trois percussionnistes, voilà les ingrédients de base pour une soirée des plus remarquables.Sous la direction de James C.Lebens, professeur de cuivres à la Faculté de musique, ce tout nouvel ensemble interprétera les œuvres suivantes: Sonate XIX de Giovanni Gabrieli, Three Brass Cats de Chris Hazell et, comme pièce de résistance, West Side Story de Bernstein, dans un arrangement d\u2019Eric Créés.FLÛTE ET CLAVECIN EN CONCERT George Fnderic Handel, Carl Philipp Emanuel Bach et François Devienne sont les compositeurs qui seront à l\u2019honneur lors du concert présenté par André Papillon, flûtiste, et Richard Paré, claveciniste, le mardi 4 novembre à 20 h, à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault.LA GUITARE, DU CLASSIQUE AU FLAMENCO Plusieurs guitaristes, regroupés autour de Rémi Boucher, professeur de guitare à la Faculté de musique, vous invitent à passer une soirée en leur compagnie, le lundi 3 novembre, à 20 h, à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault de l\u2019Université Laval.L\u2019entrée est libre.Michel Angers interprétera deux extraits de Collectia intim de Vicente Ascencio (La Serenor et La Fnsança).Le duo de guitares Novelero Flamenco (Olivier Leclerc et Alexandre Therrien) offrira des arrangements ainsi que des compositions originales susceptibles de plaire à un large public.Mariant des techniques de guitare clrssique, jazz et flamenco, le duo Novelero Flamenco adopte et transforme les couleurs de l\u2019Espagne et vous propose un voyage unique.Suivra le duo Byron et Chnstia qui interprétera des œuvres de Piazzolla et, finalement.Rémi Boucher terminera la soirée en présentant plusieurs mélodies de Radamés Gnattah, Augustin Barrios Mangoré, Jorge Cardoso et Emesto Nazareth.Duo Byron et Christian ffl ffl UNIVERSITÉ ffi S LAVAL Aafnurtfhui Qufliec demain le mnndr Le contenu de ces pages est produit et édité par le Service des communications de l\u2019Université Laval.Visitez Alérion, le site Web de l\u2019Université Laval, à l\u2019adresse suivante: http://www.ulaval.ca FAIRE DE QUÉBEC UNE CITÉ ÉDUCATIVE Des collaborations plus soutenues entre le milieu de l'éducation et celui des affaires Le mardi 14 octobre à Quebec, la Table de concerta ^ tion en education de la région de la Capicale-i Nationale, dont fait partie l\u2019Université Laval, a signe un accord-cadre de collaboration av ec la Chambre de commerce de Quebec, un regroupement de quelque 4 000 gens d affaires Un protocole d\u2019entente spécifique, découlant de cet accord-cadre, a egalement ete signe entre les Serve Talbot, directeur general du premier cycle: «Plus la région de Québec sera scolarisée, plus elle bénéficiera île retombées economiques » etablissements d'enseignement de la region susnommée et la Chambre de commerce.Il porte sur l\u2019augmentanon du taux de diplômes à tous les niveaux d enseignement.Ces dernières années, un consensus s'est développe au Quebec sur la nécessite d'augmenter les taux de réussite scolaire.Le protocole reconnaît clairement que les entreprises peuvent contribuer a cet effort, que le tiavail rémunéré a un côte formateur et que la main-d'œuvre étudiante joue un rôle important dans le développement des entreprises Le protocole a donc pour obiectit de concilie! le travail rémunéré et la réussite scolaire Ses lignes directrices consistent a dite que le travail rémunéré doit demeure! compatible avec la réussite scolaire de ceux et celles qui erudient à plein temps, que l'embauche d\u2019etudiants doit se faire dans des emplois en lien avec leur formation et que le temps consacre chaque semaine au trav ail ne doit pas excéder 15 heures.Laval, un partenaire de premier plan -Le nouveau president de la Chambre de commerce est un jeune avocat qui croit beaucoup à l'éducation, indique Serge Talbot, directeur général du premier cycle à l\u2019Universire Laval 11 prône le concept de «cite éducative» Plus la region sera scolarisée, plus elle bénéficiera de retombées économiques » Selon Serge Talbot, l\u2019Université entend prendre toutes les mesures nécessaires pour amenei les étudiants à réussir leurs études «Dans ce dossier, dit-il, nous cherchons à travailler avec les différents comités de programmes et facultés.» D'autres dossiers devraient donner lieu a des ententes spécifiques au cours des prochaines années, entre autres la promotion de la maîtrise d'une langue seconde.«Dans la reconfiguration en cours de tous les programmes de baccalauréat, l'usage fonctionnel d\u2019au moins une deuxième langue est requis pour obtenir son diplôme», indique le directeur général.La Table de concertation et la Chambre de commerce se pencheront aussi sur les problèmes de pénurie de main-d'œuvre Selon Serge Talbot, le problème est majeur, tout particulièrement en sciences et en technologie.«L'Université, ajoure-t-il, doit essayer de développer encore plus l'intérêt des jeunes pour ces matières.Par exemple, par des activités telles que «La science au quotidien» où l\u2019on démystifié les sciences pour les jeunes du secondaire.» L'accord-cadre est une initiative du milieu collégial de la région de Québec.D'ailleurs, quatre cégeps font partir de la Table de concertation, de même que six commissions scolaires et la Direction régionale du ministère de l'Éducation et d'Emploi-Québec.YVON I .AROSE La FondatiDii remet ses titres Le recteur de l\u2019Université Laval, Michel Pigeon, et le président du conseil d\u2019ad-ministration de la Fondation de l\u2019Université Laval, Louis Fontaine, ont reçu donatrices et donateurs à la cérémonie annuelle de remise des titres qui s\u2019est tenue le vendredi 17 octobre dernier.Près de 150 personnes ont assisté à cet événement tout en musique qui avait lieu au pavillon Alphonse-Desjardins.Chaque année, la Fondation remet en effet ses titres d\u2019honneur aux personnes qui ont atteint les paliers de gouverneur (5 000 $ à vie), de commandeur (10 000 S à vie) et de membre du Cercle du recteur (25 000 S à vie).Pour l\u2019année 2002-2003, la Fondation, qui compte à ce jour plus de 1 300 donateurs ayant reçu l\u2019un de ces titres, dont près de la moitié proviennent de la communauté universitaire, a ainsi honoré 102 hommes et femmes grâce à qui la vie universitaire s\u2019épanouit pleinement.Le recteur Michel Pigeon, en compagnie de quelques unes des 102 personnes ayant reçu un titre de la Fondation, dont Louis Fontaine, president du conseil d'administration de la Fondation de l\u2019Université Laval.MÉfilRE Où est le colonel Moutarde ?Les Treize proposent une comédie noire sur fond de chantage.A vos planches de jeu! Marc-Philippe Parent, Olivier Grégoire.Mynam Cloutier, Stephanie Moreau et David l^ebcruf les spectateurs seront aussi dans le coup ¦' -è Amateurs d\u2019émotions fortes et de suspense, Clue, la prochaine représentation de la troupe de théâtre Les Treize, vous attend au détour.Cette comédie noire transporte le public dans un manoir lugubre où six invités se rencontrent à l\u2019invitation d\u2019une lettre anonyme afin de mettre fin au chantage dont ils sont victimes.L\u2019intrigue se complique quand M.Mort, soupçonné de faire chanter les invités, meurt assassiné et que d\u2019autres meurtres ont lieu.Chacun se met alors à se méfier des autres.Inconditionnelle du film Clue, réalisé par Jonathan Lynn en 1985, la comédienne Annie Gignac a passé des heures devant son magnétoscope à visionner et à retranscrire les répliques des personnages.Assistée d\u2019une autre actrice de la troupe Les Treize, Manse Provencher, elle a rédigé une version théâtrale de cette comédie dans laquelle elle incarne la célèbre Mlle Rose, une tenancière de maison close.«C\u2019est une pièce très drôle où le public va vraiment avoir l\u2019impression de faire partie du spectacle», explique Annie Gignac.Des spectateurs dans le coup Nadine Meloche, une comédienne que l\u2019on voit depuis quelques années sur les différentes scènes de Québec et dont c'est la première mise en scène, a décidé en effet de placer des spectateurs littéralement sur la scène, transformée en une immense planche de jeu.«Ils vont assister à la pièce depuis le hall central, et auront ainsi une vision de l'action qui se passe dans les différentes pieces, précise-t-elle.Les amateurs du jeu «Clue» reconnaîtront bien sûr le colonel Moutarde, Mme Pervenche.Mme Blanche, le professeur Violette et M.Olive qui leur ont procuré des heures de plaisir.Même si ces personnages semblent assez typés, Nadine Meloche n\u2019a pas voulu grossir le trait et inciter les comédiens à jouer la caricature.La simplicité du décor facilite les nombreux déplacements des comédiens, soulignés par la trame sonore de Christian Michaud et un jeu de lumières efficace.«L\u2019univers de la pièce est très rythmé, drôle, car les personnages jouent à avoir peur, précise la metteure en scène.Je crois que les gens vont vraiment s\u2019amuser.» Les représentations auront lieu à l\u2019Amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins, les 6, 7, 8 et 9 novembre, à 20 h.Les billets sont en prévente au Bureau des activités socioculturelles (BASC) de l\u2019Université Laval, au local 2344 du pavillon Alphonse-Desjardins, au coût de 10 $ et sur le réseau Bil-letech (service et taxes en sus).Les coûts d\u2019admission sont de 12 $ à la porte les soirs de représentation.PASCALE GUÉRICOLAS D 10 LE SOLEIL WTvnm Le samedi 1£* novembre 2003 ARCHIVES LE SOLEIL Pour que l'immigration contribue a ralentir le phénomène du vieiüüutement, à défaut de pouvoir rem enter la tendance, il faudrait d'abord que Québec accueille davantage de nouveaux arrii antx.QUÉBEC Suite de la I) 1 quelques années ils ne voudront plus entretenir leur grande maison.» Il faut s\u2019attendre selon lui à un affaissement du prix des maisons dans la banlieue proehe.Ces futurs retraités vont vendre leur propriété pour se rapprocher du centre-ville, mais il n'y aura plus autant de jeunes acheteurs.Si on compare avec la situation présente, ce sont actuellement les enfants des ha b//-bon mers qui sont acheteurs, mais leurs parents ne sont pas encore en âge de partir.Cette baisse des prix, si elle se confirme, va rendre la banlieue proche plus abordable et ralentir l\u2019étalement urbain vers la périphérie, estime le sociologue.« Il va y avoir un resserrement autour du centre.Promenez-vous par exemple dans le secteur de l\u2019ilot Saint-Patrick, vous allez voir qu\u2019il y a beaucoup de têtes grises.» M.Langlois se demande par ailleurs si un marché de consommateurs vieillissants va pouvoir supporter les magasins à grande surface que l\u2019on voit pousser un peu partout actuellement.«La consommation marchande va changer aussi et, dans 15 ans, ces magasins n\u2019auront plus la clientèle qu\u2019ils ont présentement.Les gens vont consommer plus de loisirs, de voyages, des activités sociales, contrairement aux jeunes ménages qui consomment beaucoup d\u2019équipements.» Une augmentation du nombre de retraités ne fera pas pour autant de Québec la capitale des soins de santé, estime-t-il.« Il va y avoir une demande importante de services publics, en hébergement, dans les centres d'accueil, mais une bonne partie des personnes âgées seront en bonne santé.C\u2019est dans les derniers six mois de la vie que les soins de santé coûtent cher à l\u2019Etat.Il faut briser l\u2019image d\u2019une vieillesse qui va être un poids lourd pour la société.» Lors du colloque sur l\u2019avenir démographique, l\u2019économiste Pierre Fortin a rappelé que l\u2019affaiblissement de la croissance démographique n'avait pas que des désavantages.Le phénomène se traduit notamment par un enrichissement des individus.Il laisse une place plus importante aux jeunes dans la société, puisqu\u2019ils seront plus en demande.Leur proportion parmi la population en âge de travailler a déjà commencé à diminuer, rappelait-il.Elle est passée de 40% en 1996 à moins de 30% actuellement.Mais Québec a de plus en plus de mal à les garder, ses jeunes, souligne la démographe Chantal Girard, à l\u2019Institut de la statistique du Québec.Les jeunes de l\u2019Est du Québec et du Saguenay-Lac-Saint-Jean quittent leur région pour Québec, mais de plus en plus quittent Québec pour Montréal.Les arrivées gonflent le nombre des 20-24 ans (hausse de 4300 entre les recensements de 1996 et 2001), mais les jeunes adultes, entre 25 et 34 ans, qui quittent Québec pour Montréal sont plus nombreux que ceux qui arrivent (4800 départs contre 1500 entrées).« C\u2019est un phénomène qui a presque doublé en cinq ans, observe-t-elle.C\u2019est une réalité mondiale, toutes les régions perdent une partie de leur population pour les régions plus grosses.Ceux de Québec vont vers Montréal, Montréal en perd pour Toronto, et Toronto en perd vers les États-Unis.» Comme nous serons moins nombreux, le fardeau fiscal de l\u2019État sera plus lourd à porter pour les contribuables, prévenait encore Pierre Fortin.Les Québécois consacrent actuellement 40% de leur revenu total en impôts et taxes aux différents paliers de gouvernement.Ce fardeau augmentera de 20% progressivement au cours des 15 à 20 prochaines années, calcule-t-il.«Il va falloir que M.Charest commence à pencher du côté de M.Dumont et qu\u2019il s\u2019occupe du remboursement de la dette.» Est-ce que l\u2019immigration nous permettrait de renverser la tendance?Non, et de toute façon il faudrait d\u2019abord qu\u2019il y en ait, ont rappelé les participants au colloque.Mais surtout, pour que les immigrants restent, il faudrait commencer par les laisser travailler, signale Hakim Sidhoum.responsable de la rédaction pour le site Info-Immigration (www.info-immigration.com).où des Québécois de souche et d\u2019adoption offrent des informations et de l\u2019aide à ceux qui désirent immigrer au Québec.« Ça devient de plus en plus difficile si tu ne portes pas de nom québécois.Je parlais à une amie française qui habite ici, par choix, depuis six mois.Elle est informaticienne mais elle n\u2019a pas encore eu ne serait-ce qu\u2019une entrevue pour un poste.Le taux de chômage est de 5% à Québec, mais pas pour les immigrants.« il y a un chantier à faire ici, il faut sensibiliser la communauté d\u2019accueil à la réalité des immigrants.Imaginez, j\u2019ai vu un propriétaire demander un dossier de crédit à un immigrant qui était ici depuis trois semaines à peine.Il a quitté pour Montréal, où il s\u2019est trouvé un logement en deux jours.« Le maire L\u2019Allier fustige les employeurs.poursuit encore M.Sidhoum.mais j\u2019ai essayé d\u2019obtenir le nombre d\u2019employés municipaux issus de l\u2019immigration ; on me dit qu\u2019il y en a à peine une dizaine.Il faudrait que la Ville commence par donner l\u2019exemple et qu\u2019elle mette un peu de couleur dans les arrondissements.» Le nouveau Freestar de Ford Le Bancaché est À partir de [ ^ 4 arrive 695$* _ V v M r ¦ ^èêKL M '^r 1.Relevé 2.Replié 3.Caché Le nouveau Bancaché disparaît dans le plancher en trois étapes faciles.Également de série : \u2022\tMoteur V6 de 4,2 L développant le meilleur couple de sa catégorie : 265 Ib-pi \u2022\tFreins assistés à disque avec antiblocage aux 4 roues \u2022\tPneus et jantes de 16 po \u2022\t34 espaces de rangement \u2022\tEntrée sans clé à télécommande \u2022\tTémoin de sous-gonflage des pneus Freestar.Notre minifourgon le plus sécuritaire jamais construit.Æm ford.ca Bien pensé Photos à titre indicatif sauraient Las fauteuils Capitaine à la 2* rangée sont offerts en option.-Transport (1 025 $) st taxes applicables en sus Le pnx annoncé inclut une remise taxable (Xi constructeur de 500 $.Les taxes sont -ntmtitns sur le montait L total à rachat avant la déduction de la remise Cette offre s adresse é des particuliers et ne peut être jumelée à aucune autre, à l'exception de la remise aux diplômés à laquelle s appliquent certaines conditions Cette offre d'une durée limitée peut être annulée en tout temps sans préavis Votre conseiller Ford peut vendre moins cher Tous *eï détails chez votre conseiller Ford "]
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