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Titre :
Interface : la revue de l'ACFAS
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1984-2000
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'ACFAS
  • Successeur :
  • Découvrir (Montréal, Québec)
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Interface : la revue de l'ACFAS, 1984-01, Collections de BAnQ.

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Volume 5, numéro 1 Janvier-Février 1984 A INTERFACE La revue de i'ACFAS ï î *.! L'HYDROGENE AU QUÉBEC LA CHARTE CANADIENNE ET LES ÉCOLES OU SONT PASSÉES LES FEMMES DE SCIENCE?Face à face: CAMILLE SANDORFY «Les Québécois devraient voir plus grand» M R E INTERVIEW Face à face avec CAMILLE SANDORFY Propos recueillis par Carole Thibaudeau ARTICLES ?L'HYDROGÈNE AU QUÉBEC par Guy Bélanger ?LA CHARTE CANADIENNE ET LES ÉCOLES DU QUÉBEC par Michel Paillé OÙ SONT PASSÉES LES FEMMES DE SCIENCE?par Isabelle Lasvergnas-Gremy CHRONIQUES Morceaux choisis 100°C par Marianne Kugler UN STATUT OFFICIEL POUR LES CHERCHEURS ÉTUDIANTS?par Eve Lacombe Modem AMÉLIORER L'ENSEIGNEMENT DES SCIENCES, UNE URGENCE NATIONALE?par Jean-Pascal Souque Science-inter par Céline Belzile et Marie Martin Chercheurs recherchés par Madeleine Provencher Sources par Jacques Thériault INTERFACE Éditeur: Association canadienne-française pour l'avancement des sciences Directeur général: Guy Arbour Conseillera l'édition: Jean-Marc Gagnon/Science-Impact Secrétaire de rédaction: Marie Martin Conception et réalisation graphiques: Norman Dupuis Couverture: l'ACFAS remercie le ministère des Affaires-culturelles et le Fonds FCAC pour leur contribution.Revue sans but lucratif, INTERFACE fait suite au Bulletin de l'ACFAS et est publiée bimestriellement à l'intention des membres de la communauté Courrier de deuxième classe scientifique québécoise par l'Association canadienne-française pour l'avan- (autorisation en cours).cernent des sciences, avec l'aide du Ministère de la Science et de la Technologie.I:.:?., ega : .Les articles d'INTERFACE peuvent être reproduits sans autorisation à condi- Bibliothèque nationale du ,, .__•.^ ,, M tion que I origine en soit mentionnée.Quebec, quatrième trimestre 1983.Pour toute demande de renseignements, s'adresser à: L'ACFAS, C.P.6060, ISSN: 0571-5288 Montréal (Québec) H3C 3A7.Tél.: (514) 342-1411. — Guy Arbour, directeur général de l'ACFAS ?Les chercheurs disposent maintenant d'une «INTERFACE» Il y a quinze ans à peine, une nouvelle revue scientifique du genre de celle-ci aurait été vouée à l'échec au Québec.À l'époque, l'IREQ, l'Université du Québec, l'INRS, le CRIQ et nombre d'institutions de recherche aujourd'hui florissantes n'étaient que des embryons.Plus de la moitié des étudiants francophones fréquentaient les universités anglophones et il semblait présomptueux pour plusieurs chercheurs d'espérer travailler en français.Les milieux francophones de la recherche ont atteint en Amérique du Nord une masse critique assez importante pour justifier aujourd'hui la parution d'une revue interinstitutionnelle de haut niveau scientifique: INTERFACE.On compte maintenant au Québec et au Canada francophone 14 établissements d'enseignement supérieur, 4 universités partiellement de langue française, plus d'une soixantaine de centres de recherche para-universitaires, au moins une quarantaine de laboratoires privés et plus de 15 000 étudiants à la maîtrise ou au doctorat.C'est ce public cible d'au moins 30 000 chercheurs, industriels, universitaires (voire collégiaux), para-gouvernementaux, chevronnés, en émergence ou en formation, que vise ce nouveau forum de la recherche.INTERFACE publiera des textes arbitrés d'intérêt plus large que la discipline immédiate de leur(s) auteur(s).Le processus d'arbitrage des textes prendra cependant environ un an pour se mettre en place.INTERFACE offrira également des chroniques d'intérêt général: information sur les organismes subventionnaires, dernières parutions scientifiques, offres d'emplois, calendrier des événements à venir, lettres ouvertes, etc.INTERFACE présentera à chaque numéro une interview avec un chercheur québécois ou d'expression française.Enfin, les lecteurs retrouveront une revue de presse, qui présentera dans un cahier détachable un découpage de l'actualité scientifique des trois derniers mois à travers les plus importants journaux du pays.INTERFACE tentera progressivement de rejoindre ce monde relativement hermétique de la recherche industrielle.Mais INTERFACE sera surtout cette tribune de l'actualité scientifique où seront débattues les grandes questions de l'heure.La concision, le pragmatisme et l'humour seront les vertus éditoriales recherchées.Dans un monde submergé par les mots, écrits ou électroniques, il importe de ne pas créer une autre revue qui ira alimenter la corbeille de papier.INTERFACE sera publiée à un rythme trimestriel qui deviendra, si les fonds et l'expérience le justifient, bimestriel, voire mensuel.Ce premier numéro vous est présenté avec les hésitations des premiers pas.Ce n'est actuellement que l'embryon de ce que la revue deviendra dans quelques années, avec la qualité croissante de ses textes et cette symbiose qu'elle opérera progressivement avec les préoccupations de cette petite et riche communauté de chercheurs dont vous faites probablement partie.Le nouveau ministère de la Science et de la Technologie participe largement au financement de cette expérience, ce dont nous sommes reconnaissants.C'est cependant l'accueil que réserveront à INTERFACE les scientifiques québécois et leurs trop peu nombreux collègues francophones des provinces canadiennes qui précisera sa forme future.ED Camille Sandorfy propos recueillis par Carole Thibodeau Chimiste de réputation internationale, Camille Sandorfy a reçu le prix Marie-Victorin 1982 pour l'ensemble de ses travaux.Il s'est illustré tant par ses recherches fondamentales en spectroscopie moléculaire que par les applications de ces recherches.Né en Hongrie en 1920, M.Sandorfy a obtenu en 1946 un doctorat en chimie de l'Université de Szeged et en 1949, un doctorat en physique de la Sorbonne (Paris).Professeur à l'Université de Montréal depuis 1954, M.Sandorfy est considéré comme l'une des figures de proue de la chimie au Canada.Interface: ?La spectroscopie moléculaire est un sujet très vaste.Sur quoi ont porté plus particulièrement vos travaux?Camille Sandorfy: Nous avons étudié les états excités des molécules organiques, ce qui nous a conduits à des sujets plus appliqués, tels que le mécanisme de la vision et l'anesthésie.Interface: L'étude des molécules biologiques a-t-elle transformé le cours de votre carrière?C.Sandorfy: Pas vraiment.Je suis resté chimiste.Les sciences sont reliées entre elles et il suffit d'avancer pour trouver des applications.Les barrières ne sont pas infranchissables.Cependant, à cause de nos intérêts biologiques, nous avons maintenant beaucoup à apprendre.Interface: En comparant les ressources dont dispose la communauté scientifique d'ici avec ce que vous avez vu à l'étranger en fait de laboratoires, de matériel et même d'étudiants, que pouvez-vous conclure?C.Sandorfy: C'est une grande question.Avant de venir au Canada, j'ai travaillé en France pendant six ans.Quand je suis venu à Montréal, en 1953, j'ai trouvé qu'on était beaucoup mieux équipé ici.Toutefois, l'équilibre s'est rétabli depuis les années soixante.Aujourd'hui, le Canada et la France se valent sur ce point.Bien sûr, les États-Unis ont en général plus de moyens.Il y a des laboratoires au Canada qui sont bien équipés, mais l'acquisition d'équipement majeur reste un problème.Règle générale, nous avons quelques années de retard sur les Américains.«Les québécois devraient voir plus grand, être plus entreprenants.» Interface: Et l'atmosphère de travail?C.Sandorfy: Il est plus agréable de travailler au Canada que dans la plupart des autres pays que je connais.La compétition est moins forte, mais il y a aussi moins de jalousie et le sentiment de solidarité parmi les scientifiques est plus fort.Interface: Vous avez été témoin des nombreux changements qui ont transformé la situation de la chimie au Canada.Par exemple, des usines pétrochimiques se sont fermées.Que pensez-vous de cette évolution?C.Sandorfy: Lorsque je suis entré à l'Université de Montréal, il y a trente ans, nous étions huit professeurs au Département de chimie.Aujourd'hui, nous sommes vingt-cinq.L'ampleur des sujets que l'on traite actuellement est beaucoup plus grande qu'il y a trente ou même quinze ans.Il n'y a aucun doute qu'il y a eu une évolution positive et favorable.L'Université de Montréal, comme les autres universités du Québec et du Canada, est maintenant de calibre international.Cependant cela ne suffit pas.La plupart des professeurs n'ont pas assez de moyens financiers pour atteindre les premiers rangs.Ensuite, il faut comprendre que l'université n'est pas une bonne à tout faire.Elle forme des spécialistes et cela ne peut s'accomplir qu'en faisant participer les étudiants à des recherches à caractère plutôt fondamental.Il en a toujours été ainsi, partout dans le monde.Nous avons des rapports avec l'industrie, mais l'ambiance d'une université et les conditions de travail demeurent très différentes de celles qu'on connaît dans l'industrie.On a donc besoin d'instituts de recherche dans des domaines spécialisés.Là encore, le gouvernement a été lent à comprendre.Heureusement, nous avons maintenant Hydro-Québec, l'Institut de recherche sur les matériaux, sur l'amiante.Il en faudrait deux ou trois autres.Si on les avait fondés au début des années soixante, on serait beaucoup plus avancé aujourd'hui.Le problème des sciences et des universités, de nos jours, c'est avant tout un problème de compréhension au niveau gouvernemental.Il faut comprendre que la science est le meilleur investissement à long terme et qu'elle n'est pas un luxeàéliminerentempsdecriseéconomique. PERCER LE SECRET DES MEMBRANES CELLULAIRES En spectroscopie moléculaire, on s'intéresse aux interactions entre les molécules et les radiations électromagnétiques (ultraviolet, lumière visible, infrarouge, etc.).La molécule peut prendre de l'énergie de la radiation (absorption) ou, si elle en a en excès, lui en donner (émission).Cependant, la molécule ne peut pas absorber n'importe quelle quantité d'énergie.Nous savons, depuis l'avènement de la mécanique quantique, que chaque molécule possède un certain nombre d'états discrets.C'est comme lorsque nous sommes dans un escalier: nous pouvons nous arrêter à l'une ou l'autre des marches, mais pas entre celles-ci.L'état de plus basse énergie (donc le plus stable) s'appelle l'état fondamental; les autres états, plus riches en énergie, états excités.Pour pouvoir être absorbée, la lumière doit avoir une énergie égale à la différence entre les énergies de deux états, qui sont généralement un état excité et l'état fondamental.Nous pouvons admettre que l'énergie de radiation (lumière) est concentrée dans des photons, sortes d'atomes de lumière.Or l'énergie du photon est proportionnelle à la fréquence de la radiation.Une molécule donnée n'absorbe donc que certaines fréquences données.L'objet de la spectroscopie moléculaire est de déterminer quelles sont ces fréquences, pourquoi et comment ce phénomène se produit.Ensuite, on peut obtenir des renseignements sur la structure de la molécule dans ses différents états d'excitation et essayer de prévoir comment elles y réagiront.Cela nous mène vers la photochimie.Depuis une vingtaine d'années, notre laboratoire s'intéresse aux états excités des molécules organiques et inorganiques, notamment aux états de Rydberg: des états excités supérieurs dont l'énergie converge vers l'énergie d'ionisation, où la molécule se voit enlever un électron.Tous ces travaux appartiennent au domaine de la recherche pure ou fondamentale.Cependant, la recherche fondamentale conduit inévitablement à des applications; il s'agit même de la meilleure manière d'y arriver.C'est ainsi, par exemple, que nous avons été amenés à étudier les problèmes du mécanisme de la vision.On connaît depuis 1955 seulement, grâce aux travaux du professeur G.Wald, de l'Université Harvard, la molécule qui absorbe la lumière dans nos yeux: la basedeSchiffdu rétinal, une molécule qui ressemble à la vitamine A et qui est entourée par une protéine.— A quel état la molécule est-elle portée par l'absorption?— Pourquoi cet état a-t-il l'énergie qui le situe dans le visible?— Quel est le processus photochimique qui conduit à la vue?— Comment le signal est-il donné au système nerveux?Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles les chercheurs essayent de trouver une réponse.Notre laboratoire a apporté sa contribution à la solution de ces problèmes.Nous poursuivons également depuis plusieurs années un programme de recherche relatif aux liaisons hydrogène.Les molécules sont formées de noyaux atomiques positivement chargés et d'un certain nombre d'électrons qui tournent autour d'eux et qui sont porteurs d'une charge électrique négative.Jusqu'à maintenant, quand on parlait d'excitation, il s'agissait de donner plus d'énergie aux électrons.Il est possible, toutefois, et avec moins d'énergie, d'exciter les noyaux qui sont beaucoup plus lourds et beaucoup plus lents que les électrons.Leur mouvement est un mouvement de va-et-vient, appelé «vibration moléculaire».Les photons dont on a besoin pour les exciter ont des fréquences dans l'infrarouge.Qu'est-ce qu'une liaison hydrogène?Dans une liaison chimique normale, deux électrons sont mis en commun entre deux atomes.Dans une liaison hydrogène, c'est un proton (le noyau de l'atome d'hydrogène) qui est mis en commun.C'est une liaison généralement beaucoup plus faible qu'une liaison chimique, mais la nature s'en sert énormément.Sans liaison hydrogène, l'eau liquide s'évaporerait à une température beaucoup plus basse: ce serait un gaz à la température ambiante.De plus, la vie ne serait pas possible: en effet ce sont des liaisons hydrogènes qui, en grande partie, tiennent ensemble les paires de nucléotides qui déterminent notre existence, nos propriétés, notre hérédité.La structure des protéines et des membranes lipides des cellules est également conditionnée par des liaisons hydrogène.Nos travaux dans ce domaine n'avaient d'abord qu'une signification théorique: comment la formation des liaisons hydrogène influence-t-elle l'anharmonicité du potentiel qui régit le mouvement du proton?Question bien anodine en apparence.Pourtant, ce sont ces études qui nous ont conduits jusqu'aux problèmes du mécanisme de l'anesthésie et à ceux liés au cancer.Le fonctionnement du système nerveux dépend de la perméabilité des membranes cellulaires pour des ions, comme le sodium et le potassium positivement chargés.C'est en utilisant les différences de potentiel électrique créées par ces ions que le système nerveux produit des signaux.Tout ce qui peut en perturber la perméabilité peut arrêter son fonctionnement.Or les dimensions des «canaux ioniques» dont la perméabilité dépend sont fonction, entre autres, de certaines liaisons hydrogène.D'où le rapport avec l'anesthésie.Une division cellulaire, qu'elle soit régulière ou irrégulière (cancer), doit, dans sa phase initiale, comprendre l'ouverture des liaisons hydrogène entre les paires de base des nucléotides: d'où le rapport avec le cancer.Nous avançons dans ces deux directions.«Triplez les fonds de FCAC et vous aurez une science forte au Québec.» Interface: Trouvez-vous qu'il y a une disproportion entre les fonds de recherche fédéraux octroyés à l'Université de Montréal, par exemple, par rapport aux autres universités canadiennes?C.Sandorfy: En chimie, je ne crois pas que nous soyons victimes de discrimination.J'ai fait partie pendant six ans du comité fédéral qui distribue les subventions de chimie et ce n'est pas vrai qu'il y ait eu discrimination contre le Québec ni contre personne d'autre.Il n'y avait pas assez de projets d'envergure d'ici.Je crois que les Québécois devraient voir plus grand, être plus entreprenants.Il y en a, bien sûr, qui le sont, mais il en faudrait davantage.Par ailleurs, je pense que nous pouvons être très fiers du Fonds FCAC.Il a un grand rôle à jouer dans le développement scientifique du Québec.Si j'avais une suggestion à faire au gouvernement, je lui dirais: «Triplez les fonds de FCAC et vous aurez une science forte au Québec».Quand on vit assez longtemps, on voit tout et le contraire de tout Interface: Vous ne croyez pas que le système FCAC ferait alors double emploi avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG)?C.Sandorfy: Non.Pour le chercheur bien établi qui a reçu 60 000$ en subventions et qui peut encore recevoir 10 000$ du FCAC, c'est important, sans être vital.Mais pourlejeunechercheurde29ansquitouche 10 000$du CRSNG et qui peut recevoir 10 000$ du FCAC, cela fait toute la différence entre le succès et la faillite.Fes appareils et les produits coûtent tellement cher! Je crois qu'on n'a pas assez souligné l'importance du fonds FCAC.Présentement, le gouvernement a de grandes difficultés financières mais dans deux ou trois ans, je crois qu'il serait possible de demander un autre 100 millions pour cela.Je suis persuadé que cela donnerait des résultats positifs inestimables pour l'avenir du Québec.Cela représente beaucoup moins que ce que les Québécois dépensent pour le hockey et pour le baseball! Interface: Avez-vous une opinion, en tant que chimiste, sur le départ récent de la société Ayerst?C.Sandorfy: Chez Ayerst, il y avait, je crois, 180 chimistes, et des bons, qui faisaient de la recherche poussée sur les médicaments.Il y avait aussi beaucoup d'excellents techniciens, baisser tout ce potentiel s'éparpiller serait un crime.Ils pourraient se retrouver dans un «Institut pharmaceutique du Québec» ou alors aller dans un insti- tut déjà existant.Je crois qu'il est important que les scientifiques émettent leur opinion à ce sujet.C'est la même chose pour l'implantation d'un nouveau centre de recherche biotechnologique.Interface: Il est difficile pour les jeunes de trouver un poste dans l'enseignement ou la recherche.Vos étudiants trouvent-ils tout de même à se placer dans l'industrie?C.Sandorfy: Ils se trouvent quelque chose, mais pas nécessairement ce qui correspond à leur potentiel et à leurs goûts.Interface: Seriez-vous en faveur d'une planification des besoins de main-d'oeuvre en fonction du marché?Par exemple, si on prévoit avoir besoin de cent chimistes dans trois ans, on limite les entrées aux universités à cent chimistes par année.Est-ce que ce serait un bon type de gestion d'après vous?On gaspille des carrières en ce moment.C.Sandorfy: Je ne crois pas que se soit une bonne solution.Vous pensez avoir besoin de cent chimistes en l'an 2000, mais peut-être vous en faudra-t-il 500.Je suis maintenant dans la soixantaine et, quand on vit assez longtemps, on voit tout et le contraire de tout.À un moment donné, il n'y a pas assez de chimistes et l'instant d'après il y en a trop.Il ne faut pas extrapoler la situation actuelle.Pour les étudiants, cela signifie qu'ils doivent avant tout examiner leurs talents, choisir ce qu'il peuvent faire le mieux et après seulement, regarder les possibilités du marché.Nous avons tous un talent spécifique et nous ne pouvons pas tout faire.Je n'aurais jamais pu composer de la musique ou être mathématicien, par exemple.S'il y a une chose qu'on apprend en science, c'est bien de prendre les faits tels qu'ils sont.Nous dépendons de la nature et il y a des choses qui nous sont accessibles, d'autres non.Fes journalistes trouvent peut-être que les scientifiques sont des gens ennuyeux parce qu'ils répondent toujours par: «Oui, mais.», «pas tout à fait», et le reste.Nous n'aimons pas les grands mots.Mais c'est comme cela qu'on arrive à une vérité! Q Guy Bélanger, électrochimiste, est chef de service, section Hydrogène eî électrochimie, à l'Institut de recherche d'Hydro-Québec.L'hydrogène au Québec par Guy Bélanger Figure 1 Installation n'égale pas vente: Evolution de la puissance maximale demandée par année sur le réseau d'Hydro-Québec, ainsi que l'énergie vendue de 1965 à 1979.20 U 15 _ CL Visibilité dans les réseaux et modes de communication Sexe masculin MODÈLE EÉMININ Poste Visibilité t> dans les réseaux ^ et modes de communication Sexe féminin -O relation significative -> relation non significative L'OSTRACISME DES FEMMES Cette description s'inscrit dans la lignéed'une vaste désespérance des femmes, et d'abord, celle des femmes scientifiques qui, depuis dix ans environ, ont multiplié les dénonciations du sexisme dans la science: J.Bernard, A.Rossi, H.Zuckerman, J.Acker, J.Feldman, L.Stehelin, E.Maccoby, ., etc.et quelques dizaines d'autres — que je ne peux toutes nommer ici — qui se sont associées, par leurs témoignages ou leurs analyses critiques, au procès de l'idéologie scientiste, là où cette idéologie participe à la mise en place d'obstacles structurels, et en particulier, contre les femmes.La lecture présentée est une lecture âpre, non adoucie par le vécu ou le discours des protagonistes.Mais précisément parce qu'elle est ce qu'elle est, cette lecture permet le dévoilement dans toute leur raideur de mécanismes d'exclusion à l'intérieur du monde scientifique, d'une logique de discrimination inscrite, portée par l'institution elle-même — règles profondes, taoites, immuablesqui, inéluctablement, se répètent, telles des lois du milieu, et laminent la présence féminine, la réduisant à rien ou presque. MORCEAUX CHOISIS • Le club des recherches cliniques du Québec • Les Appalaches au paléozoïque • Le vol qualifié à Montréal par Marianne Kugler 25 ans de recherche détendue ?Il y a un quart de siècle, le Dr Jacques Cenest, à l'époque directeur de la recherche clinique à l'Hôtel-Dieu de Montréal, eut l'idée de créer une tribune francophone d'échanges scientifiques dans le domaine biomédical: le Club de recherches cliniques du Québec ou CRCQ.Entre 1959 et 1983, le nombre de communications présentées n'a cessé d'augmenter, passant d'une douzaine à 138 cette année, sans compter les deux symposiums.Et durant ces vingt-cinq ans d'existence, les objectifs, les modes de fonctionnement, les statuts et les règlements du Club se sont transmis de génération de chercheurs en génération de chercheurs par la tradition orale.Comment expliquer ce phénomène peu courant?Sans doute, si l'on en croit le Dr Gérard Plante (qui s'est fait l'historiographe officiel du Club dans le cadre de la vingt-cinquième réunion annuelle), parce qu'il règne au sein du club un certain esprit de recherche dans la détente et que cet état d'esprit permet au stagiaire d'été de s'exprimer sans trop bégayer, au jeune chercheur de présenter ses premières hypothèses sans avoir à craindre la hache des critiques malhonnêtes et partisanes, et au chercheur senior, de risquer un débat sur des hypothèses plus imaginatives sans se faire accuser de sénilité.Le CRSQ se veut une tribune largement ouverte.La sélection du résumé de présentation est basée exclusivement sur la qualité du travail scientifique et non sur l'appartenance ou la dissidence par rapport à une «école».Le premier quart de siècle du Club de recherches cliniques a vu la recherche passer de l'époque des vaches grasses aux années maigres sans perdre de son dynamisme, même si elle a traversé, à une certaine période, une phase difficile au niveau de l'organisation matérielle et de la relève.Mais cette phase fut assez brève pour rester inaperçue aux yeux de la plupart des membres.Il est difficile de quantifier l'apport scientifique du Club, mais l'examen attentif des programmes scientifiques des dix premières réunions montre que plus de 85% des «juniors» d'alors se retrouvaient plus récemment comme auteurs seniors: preuve tangible de l'importance du Club comme élément de formation de la relève en recherche biomédicale au Québec et au Canada.Parallèlement, le Club, tout en ne se considérant pas comme un organisme de pression politique, a fait ce qui était en son pouvoir pour rendre publique l'opinion de ses membres.À deux reprises en 1970 et 1977, il a organisé des colloques spécifiques sur la recherche biomédicale en y conviant les deux niveaux de gouvernements, ainsi que les présidents des différents conseils subventionnaires.Le Club a aussi représenté, à deux reprises, ses membres: en 1973, sur le financement des jeunes chercheurs et l'économie générale de la recherche biomédicale et, en 1979, dans le cadre des ateliers de consultation sur la politique scientifique québécoise.Enfin, le Club honore annuellement un scientifique québécois en lui décernant le prix Michel-Sarrazin.Et soa dynamisme n'est pas près de tarir: le programme de sa réunion de septembre dernier ne comportait pas moins de 138 exposés et conférences portant sur la génétique, l'endocrinologie moléculaire et la biochimie de l'ataxie de Friedreich! Ces dernières recherches entreprises à l'instigation de l'Association canadienne de l'ataxie de Friedreich et de son président Claude Saint-Jean, impliquent près d'une centaine de chercheurs et de techniciens.Elles constituent la preuve concrète que la recherche détendue du Club de recherches cliniques est aussi fort sérieuse et importante.La ville de Québec.assise sur un gisement de pétrole?Des hydrocarbures sous la ville de Québec?Possible.Très possible, même.C'est une des conclusions qui ressort d'une vaste étude à long terme des roches sédi-mentaires des Appalaches québécoises, menée par une équipe de recherche du département de géologie de l'Université McGill.Depuis 1977, cette équipe qui regroupe les professeurs William-Jones, Hesse, Martin, Montjoy et leurs étudiants diplômés, étudie en détail et avec des techniques très poussées, l'évolution complexe qui a transformé les roches sédimentaires du paléozoïque inférieur des Appalaches.L'objectif principal de ce projet est d'établir des modèles régionaux de l'évolution des matériaux géologiques: de leur diagenèse.Parallèlement, les chercheurs mettent au point et raffinent les méthodes existantes pour l'analyse de cette diagenèse.En plus des techniques plus classiques, ils ont recours à la diffraction des rayons X et à la microscopie électronique pour l'analyse et l'examen minéralogique des argiles, à différentes méthodes spectrométriques et chimiques pour mieux caractériser les fluides des inclusions et à l'analyse isotopique pour comprendre l'évolution des carbonates.Ce projet a très clairement un double objectif: d'une part, du point de vue de la recherche fondamentale il veut fournir une description, une explication et une compréhension aussi exactes que possible de ce qui est arrivé à ces matériaux depuis qu'ils se sont déposés, il y a quelques centaines de millions d'années; d'autre part, du point de vue de la recherche appliquée, il veut mettre au point de nouveaux outils méthodologiques pour l'exploration et la recherche de nouveaux gisements de minéraux ou d'hydrocarbures. La cartographie des phénomènes de transformation diagénétique et métamorphique des roches réalisée jusqu'à présent, fait ressortir, entre autres, que dans la région de Québec, les niveaux de maturation sont inversés.À cause des mouvements tectoniques, le degré d'altération diagénétique et métamorphique est inversé: les parties inférieures contiennent les roches les moins mûres, tandis que les unités supérieures contiennent des roches d'une maturité plus grande.Cette inversion des niveaux diagénétiques indique la préservation de conditions datant d'avant le plissement, et suggère la présence souterraine d'un volume considérable de roches pouvant être des réservoirs potentiels d'hydrocarbures.Pour d'autres raisons géologiques, le degré de maturation des roches diminue vers le Nord sur la rive sud du golfe du Saint-Laurent à l'ouest de Sainte-Anne-des-Monts, ce qui donne à penser qu'une région, sous les eaux du Golfe, pourrait elle aussi être un réservoir.Vu l'étendue de l'espace à étudier et la complexité des phénomènes, ce n'est pas avant plusieurs années que les chercheurs s'attendent à avoir une description, une cartographie et une compréhension complètes de la diagenèse de ces roches du paléozoïque des Appalaches québécoises.¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦H Montréal.une criminalité croissante Montréal n'est pas une ville comme les autres, du moins en ce qui concerne le vol à main armée.Une étude de deux criminologues de l'Université de Montréal arrive à cette conclusion.Dans cette étude, Sylvie Bellot et Daniel Élie ont voulu, en premier lieu, faire un tableau statistique aussi précis que possible du phénomène du vol qualifié, et d'une de ses composantes, le vol à main armée, sur le territoire de la communauté urbaine de Montréal et, en second lieu, comparer ces résultats à ceux des principales villes du Canada et d'Amérique du Nord.La définition du vol qualifié peut se résumer comme suit: vol avec violence ou intention de violence.Mais, bien sûr, les définitions légales sont beaucoup plus élaborées et nuancées.Le vol à main armée, dont la dénomination est suffisamment explicite, est une des catégories de vol qualifié.Les données qui ont servi de base à l'étude proviennent principalement de sources gouvernementales comme le Bureau de la statistique du Québec, Statistique Canada, le U.S.Department of Justice et le Federal Bureau of Investigation (F.B.I.).La criminalité sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal se reflète sur celle de la province tout entière: 68% des vols qualifiés et 68% des vols à main armée perpétrés dans la province de Québec se produisent sur le territoire de la CUM.Dans l'ensemble, la criminalité de violence n'apparaît pas problématique à Montréal.Elle demeure très inférieure aux taux enregistrés dans certaines grandes villes américaines comme Boston, St-Louis, Washington, San Francisco ou Détroit.L'originalité de Montréal réside surtout dans la proportion particulièrement élevée de vols qualifiés par rapport aux autres crimes de violence: cette proportion est deux fois plus élevée à Montréal que dans ces autres villes.Mais cette originalité se reflète aussi dans le taux moyen de vol qualifié par 100 000 habitants qui est plus important dans le cas de la CUM que dans les autres agglomérations canadiennes, tout en restant largement inférieur aux statistiques pour les villes américaines.Cette différence importante entre les taux des villes américaines et ceux des communautés urbaines canadiennes est en partie liée aux particularités des données.En effet, les chiffres canadiens portent sur des communautés urbaines, soit des agglomérations de villes et de banlieues-dortoirs, alors que les chiffres américains portent exclusivement sur des villes.Les phénomènes étudiés, vol à main armée et vol qualifié, sont essentiellement urbains et se trouvent donc, d'une façon, «dilués» dans les statistiques canadiennes.Ce qui ressort de plus inquiétant de ces tableaux de statistiques, c'est l'évolution du nombre de vols qualifiés à Montréal: elle ne semble pas suivre le même modèle que celui des agglomérations de Toronto, Cal-gary, Edmonton ou Vancouver où le nombre tend à plafonner.En effet sur le territoire de la CUM, la tendance d'ensemble est exponentielle et les chercheurs pensent qu'elle va le rester.Cette étude, qui se veut un point de départ pour des travaux plus élaborés, permet déjà de réfuter plusieurs hypothèses: premièrement, il ne semble pas y avoir de relation entre la criminalité et la situation économique et deuxièmement, le lien entre l'accroissement de la population et celui de la criminalité ne tient pas à Montréal.Les chercheurs n'ont pu faire une étude des auteurs des volsqualifiés et des volsà main armée.puisqu'on ne dispose de données que sur les personnes accusées et que ces dernières ne représentent que le tiers environ des auteurs de vols qualifiés! Les deux autres tiers des vols demeurent non résolus.Q 1 0 0 0 c Un statut officiel pour les chercheurs étudiants?En novembre 1982, le Conseil de l'Université Laval formait un comité paritaire sur le statut des étudiants et étudiantes engagés dans la recherche.Ce comité, après s'être réuni une dizaine de fois, déposait début décembre (selon les dernières informations recueillies avant de mettre sous presse) son rapport final.Parmi les membres figure Lucie Héon, étudiante, dont vous pourrez connaître l'opinion ci-dessous.Mais qu'est-ce qui préoccupe les chercheurs étudiants?Selon Lucie Héon, chercheuse étudiante, le fait qu'il n'existe aucune différence officielle entre l'étudiant du premier cycle universitaire et l'étudiant diplômé, apparaît à la fois inquiétant et révélateur du peu d'importance que l'Université accorde au chercheur étudiant.«Nous jugeons primordial, dit-elle, que les universités réévaluent la place accordée à ceux et à celles qui constituent leur principale raison d'être.Nous demandons à la société de reconnaître le statut de chercheur étudiant au même titre que les autres catégories de chercheurs et en tant que partie intégrante des effectifs professionnels de la recherche.Et, par conséquent, certains droits et privilèges reconnus à l'ensemble des chercheurs devraient aussi être attribués au chercheur étudiant.» LE PLUS GRAND GROUPE D'INVESTISSEURS PRIVÉS DU CANADA Guy Fortier, chercheur étudiant lui aussi, déplore le manque à gagner des étudiants diplômés.Selon lui, la seule rémunération des services à la recherche rendus par les étudiants diplômés coûterait au bas mot 300 millions $ par année.«Aucun gouvernement ne voit le problème sous cet aspect, déclare-t-il.Pourtant, ces pertes salariales rapporteraient 25 millions $ en impôts.Sans compter les pertes indirectes: cotisations à l'assurance-chômage, régimes de rente, etc.«Ces 300 millions $ constituent un investissement de recherche et de développement, poursuit-il, un investissement qui fait des chercheurs étudiants le groupe d'investisseurs privés le plus considérable au pays dans le domaine de la recherche et du développement!» «Et le nombre de chercheurs étudiants va croissant, de constater le politicologue Vincent Lemieux, puisque le nombre d'inscriptions aux études supérieures augmente d'année en année.Cette augmentation a donc pour effet, poursuit-il, une diminution relative de la qualité et de la fréquence des relations professeurs/étudiants: une certaine formalisation s'installe, le directeur de recherche ou le professeur disposant de moins de temps à consacrer à chaque étudiant.«Cependant, le besoin d'un statut pour les étudiants diplômés peut s'avérer plus nécessaire là où l'on rencontre plus de problèmes.À ce moment-là, suggère-t-il, un statut avec des formes et des règles générales appliquées à tous pourrait devenir un peu pénible pour les étudiants qui évoluent déjà dans un milieu favorable.» DES DROITS A RESPECTER ET UNE DEFINITION À FORMULER La participation massive des étudiants diplômés au colloque de mai dernier témoigne de l'urgence de la situation.Selon Lucie Héon, il importe de respecter certains droits au cours de cette étape essentielle de formation à la recherche et d'acquisition des connaissances.Entre autres: * le droit de participer à la gestion de la recherche au sein du département et de la faculté, * le droit de travailler dans une ambiance favorable à la création scientifique, * le droit à un support financier adéquat, * le droit de participer à la direction des activités de recherche en tant que «co-chercheurs» au sein des équipes de recherche, * le droit d'accès et d'utilisation des crédits de recherche, * le droit au libre choix et à la poursuite des recherches en tenant compte des possibilités d'encadrement et des ressources humaines dont dispose l'université.Qu'est-ce qu'un chercheur étudiant?«Tout étudiant inscrit à un programme de maîtrise avec accent sur la recherche, ou à un programme de doctorat, se consacrant par définition à des cours et à des activités de recherche en vue de la réalisation d'une thèse de maîtrise ou de doctorat.» Les étudiants de l'Université Laval demandent que cette définition soit inscrite au règlement des 2e et 3e cycles.L'URGENCE D'UNE ENTENTE FORMELLE Pierre W.Bélanger, sociologue et chercheur en éducation, partage les préoccupations des chercheurs étudiants au sujet de la reconnaissance de leur statut.Pour lui aussi, ces aspirations sont légitimes et doivent être reconnues par une entente écrite: «On ne peut plus compter sur la bonne foi des gens.Il faut s'organiser concrètement, mettre sur papier les demandes des étudiants, obtenir une entente qui obligerait les patrons de recherche à reconnaîtrez à respecter les étudiants chercheurs.» «En tant que producteur de connaissances, l'étudiant chercheur a droit aux mêmes privilèges sociaux, au même salaire et au même respect que les autres catégories de producteurs au sein de la société», conclut-il.De son côté, le Fonds FCAC pour l'aide et le soutien à la recherche a lui aussi franchi un pas.Un pas fort significatif, d'ailleurs, puisqu'il a décidé d'offrir 1432 bourses en 1983-1984 aux étudiants de 2e et de 3e cycles, puis, de porter à trois sessions par année la période de validité des bourses (dans les faits, le travail du chercheur étudiant s'échelonne sur les douze mois de l'année), et de hausserde2 500$ parannée les boursesde maîtrise et de 1 500$ par an celles de doctorat.À quand le tour des universités québécoises de reconnaître le rôle et la valeur du travail des chercheurs étudiants en leur octroyant un statut officiel ?d] Ève Lacombe Union des gradués inscrits à Laval (UCIL) MODEM Améliorer l'enseignement des sciences, une urgence nationale ?Voilà déjà plus de dix ans que l'on parle d'une crise de l'enseignement des sciences dans les écoles secondaires du Canada.Au Québec, l'insatisfaction semble permanente, avec des poussées de fièvre tous les trois ans.En novembre 1972, un numéro de la revue Spectre (publiée par l'Association des professeurs de sciences du Québec) était consacré à l'enseignement des sciences au secondaire et critiquait la situation d'alors en posant, entre autres, la question de savoir si les programmes étaient adéquats.En avril 1975, le premier colloque de l'A.P.S.Q.s'intitulait: «L'avenir des sciences au Québec est-il menacé?».En 1978, le projet d'évaluation de l'enseignement des sciences dans les écoles secondaires de la région montréalaise EVALENSCI, tirait à sa fin.Son directeur, M.Louis Ste-Marie, professeur à l'Université de Montréal, concluait à un échec relatif de cet enseignement parce que celui-ci ne présentait qu'une «culture scientifique désincarnée de la culture de la société».Fin 1980, M.Jacques Désautels, professeur à l'Université Laval, publiait un livre au titre dénonciateur: École + science = échec, où la fonction aliénante de l'enseignement des sciences est mise en relief avec vigueur.Ailleurs au Canada, des critiques de nature similaire se sont fait entendre.L'auteur du rapport sur les études canadiennes «Se Connaître», Tom Symons, déplorait qu'en étudiant les sciences, les élèves canadiens n'apprenaient rien sur l'histoire des sciences dans leur pays, non plus que sur l'impact des sciences et de latechnique sur leur société.L'éducation, après tout, est souvent la cible de critiques et depuis quelques années, les écoles sont devenues des lieux de conflits qui donnent naissance de part et d'autre à des messages d'insatisfaction.Toutefois, le rôle crucial que jouent les sciences et la technologie dans notre société incite à prendre au sérieux les critiques sur l'enseignement des sciences.Il ne fallait donc pas se surprendre qu'à la fin de 1979, le Conseil des sciences du Canada, en accord avec le Conseil des ministres de l'Éducation, décide d'examiner l'état de la formation scientifique des enfants et des adolescents dans les écoles primaires et secondaires.Dès le début, il est apparu que la plupart des allégations à propos de la qualité de cette formation ne prenaient pas appui sur des données précises et que les critiques, s'ils s'accordaient sur certains symptômes, avaient une opinion différente sur les causes du problème et ses solutions éventuelles.Aussi, ces reproches n'avaient pas trait au contenu scientifique comme tel, mais aux objectifs de l'enseignement des sciences, soit pour les dénoncer, soit pour les approuver, tout en déplorant l'insuffisance des moyens pour les atteindre.SCRUTER L'ENSEIGNEMENT À LA LOUPE Après une phase de recherche et de délibérations qui a duré deux ans et qui a impliqué, dans chaque province, non seulement les autorités de l'Éducation et les enseignants, mais aussi tous ceux qui ont un intérêt dans l'enseignement des sciences (chercheurs des secteurs privé et public, industriels, syndicalistes, parents, étu-diants, commissaires d'école etc.), le Conseil s'apprête à tSi formuler ses recommandations.À ce stade, on ne peut pas présumer de la position finale du Conseil, mais les résultats de l'Étude permettent maintenant de dégager quelques grandes lignes du renouveau de l'enseignement des sciences.Le groupe de recherche a mis en évidence les faits suivants: • la science enseignée dans les écoles n'a qu'un lointain rapport avec la science réelle.La «science» scolaire est dépourvue du contexte humain, social et historique dans laquelle la science évolue.Ses liens féconds avec la technique sont ou grossièrement simplifiés, ou complètement oubliés; • tous les enfants ne reçoivent pas l'éducation scientifique à laquelle ils ont droit, surtout au niveau élémentaire où les sciences sont rarement enseignées; • les filles abandonnent encore trop souvent les cours de sciences lorsque ceux-ci deviennent facultatifs et on ne les encourage pas assez à entreprendre des carrières en sciences ou en technologie; • les élèves doués ne trouvent pas dans l'enseignement actuel les défis qu'ils seraient aptes à relever.On peut donc s'attendre à des recommandations visant à assurer une éducation scientifique qui atteigne effectivement tous les objectifs qu'elle prétend viser: non seulement ceux liés à l'acquisition d'un contenu scientifique, mais aussi ceux qui portent sur l'acquisition d'habiletés telles que la créativité, le jugement critique, la rigueur, etc., sur la sensibilisation à l'articulation science — technologie — société, ou sur l'éveil aux carrières scientifiques et techniques.Toutes les provinces s'accordent pour proposer de tels objectifs à leurs élèves.L'étude a montré que les moyens d'y arriver manquent encore.Il existe un écart considérable entre le discours sur la formation scientifique et la pratique dans les salles de classe.Sans guère se tromper, on peut prévoir que le perfectionnement des professeurs et la création d'un appui élargi à l'enseignement des sciences seront au nombre des recommandations.Au secondaire, le corps professoral des écoles canadiennes est, le plus souvent, diplômé d'université.Si les professeurs de sciences de la fin du secondaire sont généralement diplômés en sciences, tel n'est pas le cas pour leurs collègues du début du secondaire.Comme il s'agit d'un corps professoral stable et vieillissant, c'est avec lui que le renouveau devra se faire.Les questions de perfectionnement présentent donc une urgence particulière.Mais, un tel renouveau ne peut se produire que si un véritable appui populaire à l'enseignement des sciences se développe dans le public. MONTRER TOUTE L'«ÉPAISSEUR» DE LA SCIENCE Une association comme l'ACFAS, parce qu'elle a toujours été associée aux combats pour assurer le développement de la science et de la technologie au Canada français, et parce qu'elle possède une tradition de sensibilisation du public aux questions de science et de technologie, aura un rôle important à jouer dans le renouveau de l'enseignement des sciences.Ses membres vivent la science non pas comme dans les manuels, mais dans toute son «épaisseur».C'est de cette image de la science comme activité humaine opérant dans un contexte historique et social, alimentée et prolongée par la technologie, à la fois source d'espérance et d'inquiétudes, que l'enseignement des sciences devrait rendre compte.En effet, il faut former les scientifiques dont le pays a besoin, et faire en sorte que le plus d'enfants et le plus d'adolescents possible développent le goût de la science et deviennent des citoyens sensibilisés à son importance dans notre société, aujourd'hui et demain.Ceci dit, il ne faut pas négliger la sensibilisation des citoyens d'aujourd'hui afin de consolider cet appui à la formation scientifique évoqué plus haut.Depuis quatre ans, la politique scientifique et technologique fait les manchettes, au niveau fédéral comme au niveau provincial.Le public voit avec perplexité revenir les slogans du virage technologique ou de la mutation mircroélectroni-que, et remarque l'établissement — ou la prolifération — des centres de recherches.En arrière-plan se profile le spectre du chômage et de la sous-utilisation de la force que représente notre jeunesse.Le besoin de conscientisation du public à ces questions ne s'est jamais fait sentir avec autant d'acuité.L'ACFAS a déjà énoncé publiquement sa volonté d'être associée à la prise de décision en politique scientifique.L'enseignement des sciences possède deux aspects: il est à la fois une composante — une composante essentielle — de la formation générale à l'école primaire et secondaire, et en même temps, il représente une composante tout aussi essentielle de la politique scientifique.Sans des scientifiques bien préparés et sans une population informée des questions de science et de technologie, disposée à encourager la formation scientifique et l'activité scientifique et technique, quelle chance de succès aurait une politique scientifique?La qualité de la formation scientifique des jeunes représente un défi à relever d'urgence.[J jean-Pascal Souque Chargé de programme Etude sur l'enseignement des sciences Conseil des sciences du Canada par Céline Belzile et Marie Martin M.Louis Berlinguet, premier conseiller scientifique du gouvernement fédéral Le 15 juillet dernier, le premier ministre du Canada annonçait la nomination de M.Louis Berlinguet, auparavant secrétaire du département d'État chargé des Sciences et de la Technologie, au poste de premier conseiller scientifique du gouvernement fédéral.Il sera le maître d'oeuvre de la planification des activités gouvernementales en Science et en Technologie.Soulignons que M.Berlinguet, docteur en chimie de l'Université Laval, fut président de l'ACFAS en 1969.25e anniversaire de la Commission canadienne pour l'Unesco La Commission canadienne pour l'Unesco, à laquelle l'ACFAS s'est jointe en 1957, fête cette année son vingt-cinquième anniversaire.Depuis sa fondation, la Commission canadienne pour l'Unesco a entrepris et réalisé plusieurs projets, dont la participation aux colloques et aux rencontres internationales visant à l'expansion et à la vulgarisation des sciences.Le registre canadien de la recherche et des chercheurs en sciences sociales: une banque nationale d'information Le Registre des sciences sociales est un système d'information bilingue sur ordinateur, portant sur la recherche en sciences sociales et les ressources humaines au Canada.Les données fournissent quatre principales catégories d'informations: renseignements d'ordre biographique, qualifications professionnelles et domaines de spécialisation, recherches en cours et publications sélectionnées.Le Registre comprend des renseignements sur 8 500 chercheurs en sciences sociales, 6 000 projets de recherche et 30 000 publications.Pour plus d'informations sur le Registre, écrire à l'adresse suivante: The Social Science Register Social Science Computing Laboratory The University of Western Ontario London, Ontario N6A 5C2 Tél.: (519) 679-6378 Camille Sandorfy gagne la médaille de l'Institut de Chimie du Canada (ICC) Monsieur Camille Sandorfy, professeur de chimie de l'Université de Montréal, est le lauréat 1983 de la Médaille de l'I.C.C.Le professeur Sandorfy, d'origine hongroise, bénéficie d'une renommée internationale en raison de ses travaux en chimie pure et en spectroscopie qui ont mené à une meilleure compréhension de l'état d'excitation des molécules et des associations moléculaires.(Voir l'interview: «Face à face avec Camille Sandorfy» dans ce même numéro).Nouveau programme d'aide au développement de la micro-électronique Les ministères canadiens de l'Industrie et du Commerce et de l'Expansion économique régionale ont annoncé, il y a quelques mois, un programme d'aide aux compagnies intéressées à développer les applications de la micro-électronique.Les fonds du programme seront répartis entre les études de faisabilité (50-100%) et les coûts d'implantation du système (50-75%).Ce programme fédéral (STEP) comprend 3 catégories d'aide aux entreprises, selon l'expérience de ces dernières en micro-électronique.Maurice L'Abbé au Conseil de la Science et de la Technologie Le ministre de la Science et de laTeohnoiogie, M.Gilbert Paquette, a annoncé en septembre dernier, la nomination deM.Maurice L'Abbé au poste de président du Conseil de la Science et de la Technologie du Québec, en remplacement de M.Michel Normandin.Ce dernier avait présidé à la transformation du Conseil de la politique scientifique en un organisme siégeant en public.Bien connu des universitaires québécois, M.Maurice L'Abbé était auparavant directeur général du Conseil des sciences du Canada.Le ministre a profité de l'adoption de la loi favorisant le développement scientifique et technologique du Québec en juin dernier, pour modifier le nom du Conseil de la politique scientifique, qui est devenu Conseil de la Science et de la Technologie.Concours de journalisme scientifique 1983-1984 Le ministère de la Science et de la Technologie invite tous les intéressés à participer au troisième concours de journalisme scientifique.Les lauréats pourront effectuer un stage dans un média québécois.Pour plus de renseignements, s'adresser au: Ministère de la Science et de la Technologie, 875, Grande-Allée Est, Édifice «H», 2ème étage, Québec G1R 4Y8.Le français scientifique L'Assocation internationale des parlementaires de langue française, l'A.I.P.L.F., a l'intention de créer une Caisse internationale du livre, chargée, tel que convenu en assemblée générale à l'île de Jersey en juin dernier, «d'aider à la production, à la publication et à la diffusion du livre et du manuel scientifique et technique en langue française».L'A.I.P.L.F.a entamé des démarches auprès de l'Agence de coopération industrielle et technique, à Paris, afin de déterminer le mode de fonctionnement de cette Caisse.La prochaine réunion de l'Association, en janvier 84 au Caire, fera connaître l'évolution du dossier.L'A.I.P.L.F.songe également à mettre sur pied une revue de recherche bio-médicale, idée sanctionnée par les premiers ministres français et québécois en juin 83.Mais le projet reste à l'étude pour le moment. Loi 19, Loi 37 et biotechnologie Trois «premières» auront caractérisé l'année scientifique au Québec.D'abord la création du ministère de la Science et de la Technologie du Québec, en juin (loi 19).Ensuite, la mise sur pied du Centre de biotechnologie du Conseil national de Recherches, à Montréal.Enfin, la création toute récente de l'Agence québécoise de valorisation industrielle de la recherche (loi 37).La première entreprise restructurera les fonds de recherche du Québec (FCAC, FRSQ-où-es-tu, et l'autre, en alimentation par l'agriculture et la pêche).et donnera des dents à un ministère qui n'avait que du potentiel.Le Centre de biotechnologie répondait, quand à lui, à une forte pression publique (et Acfasienne!) en ce sens.Quant à la loi 37, elle met à la disposition des«patenteux» de tout genre des crédits pour commercialiser leur produit.Dans ce dernier cas, l'ACFAS a suggéré que l'attribution des fonds de commercialisation se fasse par un comité d'arbitres neutres (genre FCAC) plutôt que par des fonctionnaires à 1 million $ par année la douzaine.La revue L'INGÉNIEUR invite, pour une deuxième année, tous les étudiants de premier cycle universitaire en génie à écrire un article sur les techniques ou la profession d'ingénieur.L'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences finance cette année le premier prix de L'INGÉNIEUR.Admissibilité Tous les étudiants inscrits au baccalauréat en ingénierie ou en sciences appliquées dans une faculté de génie reconnue au Canada.N.B.Les étudiants de 2e et 3e cycles ne sont pas admissibles au concours.Participation Les candidats devront présenter un article, écrit en français, d'au moins douze (12) feuillets et d'au plus seize (16) feuillets (25,4 X 28 cm), dactylographiés à double interligne, traitant d'un sujet particulier ou d'intérêt général relié aux techniques ou à la profession d'ingénieur.Les articles sont soumis en quatre (4) exemplaires et doivent être accompagnés d'une preuve d'inscription à une faculté de génie reconnue au Canada.La date limite de réception des textes à la revue L'Ingénieur est le 75 mars 1984.Prix Le jury classera dans l'ordre trois (3) lauréats, qui recevront les prix suivants: 1er prix = 500 $ 2e prix = 250 $ 3e prix = 100 $ Les prix seront remis aux lauréats en avril 1984.de plus, les articles primés seront publiés dans la revue L'Ingénieur.Renseignements supplémentaires: Charles Allain Les Publications L'Ingénieur Inc.C.P.6980, suce.A Montréal H3C 3L4 Tél.: (514) 344-4764 Le musée des sciences, des techniques et des industries de la Villette (France): un projet gigantesque! En 1986 sera inauguré en France le Musée national des sciences, des techniques et des industries de la Villette.On prédit que les 40,000 m2 de surface d'exposition du musée, (contre 12,000 m2 à l'Ontario Science Center de Toronto), recevront entre trois et six millions de visiteurs, français et étrangers.Ce musée des sciences s'intégre à un projet plus vaste, qui comprend également la «Cité de la Musique» et le «Parc de la Villette».Lors d'un récent séjour à Paris, l'ACFAS a pu visiter le site des futures installations de la Villette.On nous a aussi fait découvrir certains prototypes de présentation, tels la gerbe laser et le casino informatisé.Ces rencontres très enrichissantes permettront à l'ACFAS de suivre de près l'évolution du futur Musée des sciences, des techniques et des indutries de la Villette.La Maison des sciences et des Techniques La Maison des sciences et des techniques sera mise en chantier cet été à l'île Sainte-Hélène.Mais auparavant se dérouleront des audiences publiques, en janvier, auxquelles les montréalais seront conviés à donner leur opinion à ce sujet.Un mois plus tard, l'Assemblée Nationale aura à voter la loi créant la Maison des sciences et des techniques.Le choix du site a été approuvé par le ministère de la Science et de la Technologie et par la Ville de Montréal, mais on ignore pour le moment quelle sera la contribution financière du gouvernement québécois.La Semaine des Sciences — un succès La coordonnatrice de la Semaine des Sciences, Chantal Fortier, s'est déclarée très satisfaite de la façon dont s'est déroulé l'événement cette année (4-14 novembre 1983).Madame Fortier en attribue le succès à l'excellente organisation, l'affluence du public, la qualité du programme et le calibre des intervenants.L'activité «Portes ouvertes», organisée dans les centres de recherche, les hôpitaux, les laboratoires et les universités, a particulièrement plu au public. Les vingt ans de Pouliot et Vachon Fondée en 1937, la Faculté des sciences et de génie de l'Université Laval n'a eu droit à son chez-soi qu'en 1963.On fêtait donc le 14 octobre dernier le vingtième anniversaire des pavillons Pouliot et Vachon, du nom des deux pionniers de la Faculté.Le doyen, Lucien Huot, accueillait à cette occasion le Premier ministre René Lévesque qui vingt ans plus tôt, avait inauguré les deux bâtiments à titre de ministre des Ressources naturelles du gouvernement Lesage.Après avoir évoqué les hauts faits d'armes de la Faculté en 20 ans — création de 12 départements, 9 288 diplômés dont 384 docteurs, 5 000 publications scientifiques et autres, — Monsieur Huot a attiré l'attention sur la situation d'urgence qui prévaut en ce moment.Selon le doyen, les conditions budgétaires ne cessent de se détériorer.La capacité totale des deux pavillons est de 2 000 places et actuellement, 4 154 étudiants à temps complet fréquentent la Faculté.Une cité scientifique à Montréal Alors que la cité du cinéma attend encore ses réalisateurs, la cité scientifique semble être en voie de s'édifier, avec le début de la construction d'un centre de recherche en biotechnologie.Le ministre d'État de la Science et de la Technologie, Donald Johnston, lançait le 28 octobre dernier un projet de 61 millions grâce auquel le Canada espère acquérir un leadership international dans les applications industrielles de la biotechnologie.Le site de 46 acres, dont la moitié sera occupée par l'Institut de recherche en biotechnologie du CRNC, est enclavé entre Hampstead, Côte Saint-Luc, Saint-Laurent et Mont-Royal, au nord-ouest de la poste Blue Bonnets.Cette cité scientifique sera desservie par la station de métro La Savanne, et se trouve suffisamment éloignée des zones résidentielles pour ne pas porter atteinte à la sécurité publique.Maurice Brassard, le responsable de ce nouveau centre, a précisé que la tâche des quelque 220 scientifiques, dont 60 chercheurs et 120 techniciens, sera de promouvoir les applications industrielles et commerciales des manipulations génétiques et les nouvelles technologies biologiques.Il s'agit pour lui de ne pas manquer le grand tournant industriel de la fin du siècle en ce domaine, après avoir raté celui de l'informatique à la fin des années soixante-dix.Le budget annuel de fonctionnement est estimé à 35 millions.Par ailleurs, 26 universités canadiennes sont présentement engagées dans des activités de recherche biotechnologique.Au Québec, on trouve l'Université McGill, avec son Groupe de recherche en biotechnologie mis sur pied en 1980 et l'Institut Armand Frappier, qui a également une expertise dans ce domaine.Les nouvelles technologies oui, mais.Le consensus est loin d'être fait sur la question des nouvelles technologies.La conférence organisée à grands frais (500 000$) par le gouvernement fédéral à Ottawa dans la semaine du huit novembre dernier se voulait pourtant un effort en ce sens.Quelque 700 personnes du milieu des affaires, mais aussi des universités, des délégués de plusieurs gouvernements provinciaux, d'instituts intéressés à la technologie et aux sciences, se sont rassemblés pour cette occasion.La grande question soulevée a été celle de l'éducation et de la formation.Peu de réponses encore et beaucoup de questions en suspens.En ce qui concerne la jeunesse, personne ne sait trop bien dans cette assemblée de gens assis entre la génération de Gutenberg et celle de Macluhan, ce que sera demain l'éduquant d'aujourd'hui.Ensuite, en ce qui a trait à la formation et au recyclage des travailleurs en faveur des nouvelles technologies, les analyses et les prospectives sont encore loin d'être concordantes.Le monde syndical notamment est très critique à cet égard.Le seul qui ait semblé à peu près sûr de sa position dans ce grand débat est Jean-Jacques Servan-Schreiber, président du Centre mondial de l'informatique et des ressources humaines en France.Celui-ci croit qu'il y a moyen de prendre le tournant technologique sans qu'il y ait les «sacrifiés» d'usage.Mais à son avis, tout doit se jouer d'ici les trois ou cinq prochaines années.Le virage paraît inévitable, c'est sur la façon de négocier la prochaine courbe que la discussion achoppe.Tout le système d'éducation et les contrats sociaux sont en jeu ici et bientôt tout cela ne tiendra que dans une toute petite puce.Micro-Tempus chef de file Le Québec a sans doute un rattrapage important à opérer en informatique.Pourtant, c'est à Montréal qu'une petite firme francophone, Micro-Tempus, a mis au point un logiciel révolutionnaire.Pour la première fois en informatique, on a conçu un système qui permet au macro-ordinateur (Mainframes) de parler le langage des micro-ordinateurs.Jusqu'à ce jour, on faisait l'inverse.Selon Robert Lemay, vice-président de Micro-Tempus, il est maintenant possible d'intégrer vraiment les micro-ordinateurs à la structure informatique des grandes entreprises.Le système «Tempus-Link» de Micro-Tempus devient ainsi rien de moins que la nouvelle norme internationale de communication entre petits et gros ordinateurs.D'abord conçu pour le Canadien National, le projet s'est ensuite développé de façon autonome.Il est appelé à déclasser les compagnies spécialisées dans le traitement de textes.Après à peine six mois, le chiffre d'affaires de Micro-Tempus se situe aux alentours du demi-million de dollars et les prévisions pour l'année en cours se chiffrent de 12 à 18 millions.Certains parlent de prodige. La R & D CHEZ BELL Le groupe Bell accroîtra de 35 pour cent ses investissements dans la recherche et le développement au Québec au cours des cinq prochaines années, favorisant ainsi la création de 125 emplois.D'ici cinq ans, la recherche et le développement chez Bell emploieront 650 personnes, avec un compte de dépenses annuel de 50 millions, montant supérieur de 13 millions aux sommes engagées en ce moment.L'I.C.M.Le trois octobre dernier, l'Institut de Génie des Matériaux (IGM) ouvrait officiellement ses portes à Boucherville.Le programme de recherche de l'IGM vise à résoudre les divers problèmes des entreprises manufacturières des secteurs primaire et secondaire.Quatre sections composent l'Institut: technologie des procédés, caractérisation des matériaux, mesure de comportement en service des matériaux et instrumentation et systèmes.Lechoix de Bouchervillea voulu satisfaire à certaines exigences: l'expansion régionale, la participation des francophones et un besoin impératif de centraliser la recherche en ce domaine, tout en étant à proximité de l'industrie lourde et de l'industrie automatisée, concentrées dans la région métropolitaine.Nominations M.Marcel Risi a été nommé en novembre dernier sous-ministre adjoint au ministère de la Science et de la Technologie quelques mois après la nomination de M.Camille Limoges au poste de sous-ministre.M.Limoges était auparavant secrétaire-adjoint à la Scienceetà laTechnologieetM.Risi, conseillerscientifi-que auprès du ministère de la S.et T.Quand un «e» fait la différence Professeur fait-il au féminin professeure, professeuse ou reste-t-il inchangé?Dilemme contemporain s'il en est, auquel sont confrontés les scribes d'interface lorsqu'ils doivent présenter l'auteure (même dilemme!) d'un article.A la suite des remous soulevés dans la presse par le sujet cet automne, «Interface» a fait enquête.L'Office de la langue française, contrairement à la rumeur, n'a pas statué sur la féminisation des titres.Il s'est contenté, du moins jusqu'à ce jour, de recommander les définitions et les termes suivants: professeur, n.m.professeuse, n.f.Personne spécialisée dans l'enseignement d'une discipline, d'un art, d'une technique.Domaine: éducation — enseignement primaire — appellation d'emploi.Notes.1.Les formes professeur (épicène) et professeure sont aussi usitées.2.Au primaire, l'enseignement général est dispensé par un instituteur ou une institutrice.Cependant, l'enseignement exigeant les services d'un ou d'une spécialiste est dispensé par un professeur ou une professeuse (de danse, de dessin, de gymnastique, etc.).professeur, n.m., professeuse, n.f.Personne qui enseigne dans un établissement d'enseignement secondaire, collégial ou universitaire.Domaine: éducation — enseignement secondaire, collégial, universitaire — appellation d'emploi.Notes.Les formes professeur (épicène) et professeure sont aussi usitées.professeur, n.m., professeuse, n.f.titre réservé à certains enseignants de l'enseignement universitaire, anglais: professor.Domaine: éducation — enseignement universitaire — appellation d'emploi.Notes.Les formes professeur (épicène) et professeure sont aussi usitées.Appellations d'emploi du personnel enseignant au Québec spécifique générique institueur, institutrice (primaire) professeur, professeuse1 enseignant, (primaire) enseignante professeur, professeuse (secondaire, collégial, université2) 1.Dans l'enseignement primaire, l'appellation professeur, professeure est réservée aux personnes spécialisées dans l'enseignement d'une discipline, d'un art, d'une technique.2.Dans l'enseignement universitaire, en plus d'être une appellation d'emploi, professeur, professeuse est aussi un titre marquant un rang dans la hiérarchie.Gazette officielle du Québec, 19 mars 1983, 115e année, no 11.À l'Université du Québec à Montréal, l'usage du mot professeure fait force de loi.On a d'ailleurs produit une liste officielle des titres féminisés, qui a été insérée dans la convention collective.A l'Université de Montréal, la grammairienne attitrée, Madeleine Sauvé, recommande l'usage de professeure (Observations grammaticales et terminologie, 1980).Mais il n'existe pas au sein de l'institution de politique écrite à ce sujet.À Laval, la situation est analogue.On emploie le plus souvent «professeure», sans que cela soit imposé.A Rimouski et à Sherbrooke, on emploie professeure, tandis qu'à Trois-Rivières, on s'en tient à professeur lorsque les personnes concernées s'opposent à l'ajout du «6».Et à INTERFACE?Jusqu'à ce que l'usage de l'un ou de l'autre des termes en lice soit normalisé, nous respecterons le choix de l'auteur(e).A moins que celle-ci ou une légion de lecteurs aux abois ne nous entraînent à nouveau dans le débat! D CHERCHEURS RECHERCHES EMPLOIS Chercheur en physique des solides: Maîtrise ou doctorat.Expérience en technique photoacoustique.Expérience en fabrication de couche mince et en conception d'équipement de contrôle automatique et de mesure électrique.Salaire offert: 25 000 $/année.Lieu de travail: Montréal.C.V.requis.(Code: 2144-118).Biophysicien: Doctorat et expérience en analyse de radionucléides en matière d'environnement.Expérience en science biologique de l'environnement et en statistiques.Bilinguisme obligatoire.Salaire offert: 23 700 $/année.Lieu de travail: Pinawa, Man.C.V.requis.(Code: 2133-238).Professeur en sciences de l'ingénierie: Doctorat en génie électrique, en génie mécanique ou en génie industriel, ou maîtrise avec expérience.Recherche, encadrement d'étudiants, activités connexes.Salaire offert: 24 067 $/année.Lieu de travail: Trois-Rivières.C.V.requis.(Code: 2711-118).Microbiologiste: Formation et expérience dans l'utilisation de radioisotopes.Un an d'expérience post-doctorale dans l'étude des processus microbiens et les sédiments marins.Expérience en mer.Salaire offert: 20 742 $ et + /année.Lieu de travail: Rimouski.C.V.requis.(Code: 2133-166).Chercheur postdoctoral: Diplôme de Ph.D.en génie chimique ou en chimie et deux ans d'expérience dans le domaine des énergies nouvelles (bio-masse et charbon).Sujet de recherche: pyrolyse sous vide.Salaire offert: 21 000 $.Lieu de travail: Sherbrooke.C.V.requis.(Code: 2719-110).Chercheur en génie génétique: Ph.D.demandé pour effectuer des recherches en génie génétique (clonage).Salaire offert: 15 000 $/année.Lieu de travail: Sherbrooke.C.V.requis.(Code: 2719-110).Toute personne intéressée par l'un ou l'autre de ces postes est priée de communiquer avec le Centre d'emploi du Canada le plus près de chez elle.I* Commission de la Fonction Public Service Commission publique du Canada of Canada w Chercheurs scientifiques Environnement Canada L’Institut pour la répression des ravageurs forestiers du Service canadien des forets ainsi que le Service canadien de la faune ont besoin de chercheurs pour combler les trois ( 3 ) postes suivants : Immunologiste Vous devez appliquer des techniques immunologiques modernes pour le diagnostic de maladies de la faune, pour déterminer des espèces d’animaux et pour identifier immunologiquement le matériel relatif aux espèces menacées.Une spécialisation en immunologie est nécessaire et l’expérience des techniques d’anticorps monoclonaux est souhaitable.No.de référence 83-NCRSO-DOK-SE-RES-1 (2157) Entomologiste - pathologiste Vous devez entreprendre des recherches sur l’efficacité de bactéries entomopathogènes pour le contrôle des ravageurs, en étudiant les interactions hôtes-pathogènes sur le terrain et les effets de la température et des conditions d’arrosage sur l’efficacité du B.t.appliqué au feuillage.Une spécialisation en entomologie et l’expérience de la pathologie des insectes sont exigées.No.de référence 83-NCRSO-DOE-SE-RES-2 (2157) Chercheur en système de dispersion d'épandages Vous devez entreprendre des recherches sur les systèmes de dispersion d’épandages par avion et les équipements d'arrosage au sol.évaluer l’efficacité d’équipements d'arrosage actuels et étudier les effets de l’utilisation de différentes solutions de pesticides et de combinaisons debuses sur l’efficacité et les dépôts d’arrosage.Une formation dé base en génie et une connaissance du comportement des fluides qui passent sous pression dans une buse sont exigées.No.de référence 83-NCRSO-DOH-SH-RKS-3 ( 2 1 57 ) Conditions de candidature : Doctorat avec spécialisation dans les domaines précités ou un grade de niveau inférieur assorti d’une expérience de la recherche et des travaux scientifiques équivalent à un doctorat.la connaissance du français est essentielle.Nous vous offrons une rémunération située entre 26 834 S et 35 305 S qui reflétera la portée de votre expérience et de vos compétences.Si aucune nomination n’est faite au niveau du doctorat ou l’équivalant, une nomination pourrait être faite au niveau delà maîtrise à un poste scientifique ayant un traitement de 15 391 S à 30 674 S.Adressez votre curriculum vitae ou votre demande d’emploi, en indiejuant le numéro de-référence à : R.Boisvert Commission de la Fonction publique du Canada Ottawa (Ontario) Kl A 0M7 Renseignements : Danièle St-Pierre (819) 997-2268 Date limite : le 10 janvier 1984 This information is available in English by contacting the person mentioned above.La Fonction publique du Canada offre des chances égales d'emploi à tous Canada BOURSES IRSST L'Institut de recherche en santé et en sécurité au travail (IRSST) offre trois programmes de bourses et de subventions: programmes de formation de chercheurs, de recherche subventionnée et de financement d'équipes associées de recherche.Les demandes doivent être soumises à la direction de l'Institut.Le programme de formation des chercheurs accepte les dossiers jusqu'au 16 janvier 1984.Quant aux deux autres, il n'y a pas de date limite.Les personnes intéressées à obtenir de plus amples informations peuvent s'adresser à l'IRSST, au numéro (514) 288-1551.CQRS Le Conseil québécois de la recherche sociale offre des subventions d'aide à la formulation d'un projet de recherche et des bourses d'excellence sur des thèmes proposés.La date limite de réception des dossiers au Secrétariat du Conseil a été fixée au 16 mars 1984.Les subventions de recherche sont accordées pour une période de douze mois et sont renouvelables sur demande.Pour plus de renseignements, contacter Le Conseil québécois de la recherche sociale, au (418) 643-7582.Résumé des bourses offertes par le CRSNG NOM DU PROGRAMME DESCRIPTION VALEUR ANNUELLE $ DURÉE MAXIMUM DATE LIMITE Bourses de recherche d'été (1er cycle) stimulent l'intérêt des étudiants du 1er cycle en recherche en leur fournissant l'occasion d'acquérir de l'expérience en recherche en milieu universitaire ou industriel (chapitres 1 et II) 750 par mois en 1984 4 mois 15 janvier pas de date limite pour les bourses en milieu industriel Programme de chercheurs-boursiers en milieu industriel s'adresse à des scientifiques et ingénieurs hautement qualifiés désireux de faire carrière au sein d'organismes industriels au Canada (chapitre VIII) 24 700 3 ans pas de date limite Bourses de offrent à des scientifiques d'avenir la recherche dans possibilité de travailler avec des les laboratoires groupes de chercheurs chevronnés du gouvernement dans les laboratoires du gouvernement canadien canadien (chapitre IX) 25 488 1 an renouvelables une fois 15 janvier Les personnes intéressées peuvent se procurer les guides des subventions et des bourses en écrivant au: Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie Édifice N-55 Chemin de Montréal Ottawa (Canada) K1A0R6 PRÊT D'HONNEUR Lesdemandesde boursesde la Fondation du Prêtd'Hon-neur doivent être transmises avant le 1er février 1984 au: Comité des bourses post-doctorales La Fondation du Prêt d'FHonneur 82, rue Sherbrooke ouest, Montréal, Québec H2X 1X3 Ces bourses sont décernées aux nouveaux docteurs désirant poursuivre des recherches dans les secteurs particulièrement critiques du développement socio-économique du Québec.CRSHC Le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSHC) offre des bourses et des subventions pour encourager les études supérieures et la recherche dans le domaine des sciences sociales et des humanités.Les dates limites pour certains programmes approchent à grands pas! Subventions de recherche = Subventions générales de recherche #433.Offertes aux universités canadiennes pour répondre à certains frais de recherche et de déplacement à des congrès de leurs professeurs (jusqu'à concurrence de 2 500$).Date limite: le 31 janvier.Directeur: Noël Gates (613) 992-0566.Subventions stratégiques = Les études canadiennes: outils de recherche #491.Aide jusqu'à 75 000$ par an pendant trois ans pour les bibliographies, les guides et les catalogues dans le domaine des études canadiennes: le 1er février.Directrice: Sheila Armstrong (613) 992-3027.Pour plus de renseignements, écrire au: Conseil de recherches en sciences humaines du Canada 255, rue Albert, C.P.1610 Ottawa (Ontario) K1P6G4 (613) 992-0682 À SUIVRE JANVIER 1984 La réunion annuelle de la Société canadienne de physiologie végétale (section est du Canada) setien-dra du 5 au 7 janvier 1984.Pour plus de renseignements, appeler: R.K.Ibrahim Département de biologie de l'Université Concordia (514) 879-2877 Du 26 au 29 janvier, 8e congrès de musique pour enfants Carl Orff, à l'UQAM.Responsable: Soeur Marcelle Corneille (514) 282-3939.FÉVRIER 1984 Le ministre fédéral de la Science et de la Technologie, Donald Johnston, et les dirigeants du Conseil national de recherches, de Télésat Canada et de Spar-Aerospace invitent les personnes intéressées à soumettre des projets scientifiques devant se dérouler à bord des navettes spatiales au cours des vols prévus de 1984 à 1986.T rois catégories d'expériences sont prévues: • Catégorie I (parrainée par Télésat): s'adresse aux étudiants du secondaire.Les soumissions des élèves devaient parvenir à «Télésat Canada» avant le 15 décembre 1983.• Catégorie 2 (sous l'égide du Conseil national de recherche): s'adresse particulièrement aux étudiants universitaires et aux professeurs, tandis que la troisième catégorie, financée par «Spar-Aerospace» (Toronto), est réservée au grand public.La date limite pour présenter un projet dans les catégories 2 et 3 est le 15 février 1984.Dans le cadre des Conférences H.E.C.1983-1984, Raymond Pinard, vice-président et chef des exploitations à Domtar, présentera le 7 février prochain à 18:00 heures une allocution sur «Les exploitations de l'industrie forestière: principal moteur de l'industrie du Québec.Les Conférences H.E.C.sont présentées au 3e étage de l'École des HEC, 5255, avenue Decelles, Montréal.Pour plus de renseignements: Service des relations publiques École des Hautes Études Commerciales 5255, avenue Decelles Montréal, Qué.H3T 1V6 (514) 343-3838 Les 16 et 17 février, colloque en études littéraites à l'UQAM.Responsable: Mireille Gagné (514) 849-9175.JUIN 1984 C'est au Palais des Congrès de Montréal (Québec) que se tiendra le congrès de chimie CAN-AM, du 3 au 6 juin 1984.Les personnes intéressées à y présenter une communication doivent envoyer les titres et les résumés (sur formulaire spécial) à A.S.Perlin, PH.D„ FCIC, Département de chimie de l'Université McGill, Montréal (QC) H3A 2K6 avant le 15 janvier 1984.Pour toute information supplémentaire, communiquer avec: Jean-Marie Ferland, Ph.D.FCIC, Ordre des chimistes du Québec 934 est, Ste-Catherine, Montréal, Qué.H2L 2E9 (514) 744-6771 OU A.S.Perlin (Université McGill) (514) 392-4507 OU L'Institut de chimie du Canada 151, rue Slater, Bur.906 Ottawa, Ontario K1P5H3 SOURCES Sciences commerciales, architecture et informatique par Jacques Thériault ?Les livres à caractère scientifique restent, le plus souvent, publiés en catimini.On sait à l'avance que ces ouvrages savants n'obtiendront pas une cote d'amour «populaire», bien qu'ils s'avèrent une source de documentation précieuse que chercheurs et universitaires savourent toujours à belles dents.À ce chapitre particulier, quatre publications dans les domaines des sciences commerciales et de l'architecture contribuent à marquer la rentrée d'une pierre blanche, tout comme ce manuel de bon ton qu'on consacre à la micro-informatique.BASIC POUR MICROORDINATEURS APPLE, P.E.T.ET T.R.S.80, par Roger W.Haig et Loren E.Radford, traduction de Johanne de Luca, Modula éditeur, 366 pages, 25,00 $, ISBN 2-89113-024-3.Le «Basic» peut paraître déroutant à première vue, mais il n'en est pas moins un langage de programmation simple, comme le démontrent les auteurs de ce manuel.En treize étapes, ils en présentent ici les règles, la programmation, la mise au point des programmes et cette science de la réalisation des graphiques qui constitue sans contredit la plus spectaculaire des applications de la micro-informatique.À noter: cet ouvrage s'adresse aux profanes bien sûr, mais également aux scientifiques qui trouveront dans plusieurs chapitres des traitements mathématiques plus détaillés.Un logiciel sur minidisque est disponible chez l'éditeur; il comprend les programmes inclus dans la bibliothèque de programmes, les programmes graphiques, d'édition et de générateurs des tables de correspondance, ainsi que les fichiers de données.LA GESTION DE LA RÉMUNÉRATION, PAR ROLAND THÉRIAULT, GAÉTAN MORIN ÉDITEUR, 585 PAGES, 30 00$, ISBN 2-89105-109-2.Les concepts sous-jacents à la rémunération sont à première vue faciles à digérer.On n'a qu'à offrir des salaires et des avantages complémentaires pour s'assurer un personnel compétent et responsable.Or, l'application et la gestion d'un tel système n'est pas une sinécure, notamment lorsque les entreprises sont confrontées à la compétition, aux attentes individuelles, aux lois, à la technologie, etc.Roland Thériault tente de démêler cet écheveau des pratiques existantes en France, aux États-Unis, au Canada comme au Québec.Le bilan de dix années de recherches.RECHERCHE EN MARKETING: méthodes et décisions RECHERCHE EN MARKETING: MÉTHODES ET DÉCISIONS, PAR JEAN PERRIEN, EMMANUEL \.CHÉRON ET MICHEL UNS, GAÉTAN MORIN ÉDITEUR, 615 PAGES, 35,00$, ISBN 2-89105-064-9.Un livre inusité et, à notre connaissance, celui qui est le plus susceptible de présenter aux lecteurs les fondements méthodologiques de la recherche en marketing, tout comme les procédures d'enquête, les méthodes de collecte des données et leur analyse.Au fil de dix-sept chapitres bien étoffés, les auteurs cherchent ici non seulement à démontrer que le marketing est directement lié aux prises de décision au sein de toute entreprise, mais aussi à illustrer le contexte dans lequel la quasitotalité de ces recherches sont effectuées.À noter: on consacre une bonne partie du chapitre sur la codification et le traitement des données à la présentation du logiciel SPSS, le programme le plus couramment utilisé en marketing.Mais les auteurs rappellent volontiers qu'un «logiciel n'est qu'un outil, et non une fin en soi».L'ART DE BÂTIR, collectif sous la direction d'Yves Figoli (volume 1), Modulo éditeur, 347 pages, 35,00$, ISBN 2-89113-111-8.Le premier album d'une collection visant à circonscrire «l'ensemble des sujets relevant de la matière architecturale».Dans le cadre de ce coup d'envoi, il est question des aménagements extérieurs du bâtiment en matière de drainage, éclairage, végétation, propriété des matériaux, etc.Un livre de référence complété de nombreux tableaux, graphiques et dessins techniques. questions de culture architectures.-la culture dans réspace LWWAi QUESTIONS DE CULTURE 4 -ARCHITECTURES: LA CULTURE DANS L'ESPACE, en collaboration, Leméac/lnstitut québécois de recherche sur la culture (Iqrc), 208 pages, 15,00$, ISBN 2-7609-6028-5 et ISSN 0229-6829.La majorité des gens paraissent peu préoccupés par l'ordonnance des édifices qui s'offrent quotidiennement à leurs regards.Habitude ou indifférence?Il est passablement difficile de trancher.Par ailleurs, un collectif de neuf spécialistes prend ici la parole et s'affaire à démontrer que c'est par l'architecture qu'on peut arriver à cerner une culture.À souligner plus particulièrement, un texte de Luc Noppen sur la maison québécoise, une analyse de Jean Cimon sur la qualité de vie sur la colline parlementaire à Québec, de même qu'un plaidoyer de Jean-Claude Marsan pour une architecture culturelle adaptée en milieu urbain.Des tranches d'observation tonifiantes! CD SERVICE HEBDO-SC/ENCE lUlllj llllllh Grâce à l'appui constant de l'Acfas, le Service d'information Hebdo-science a pu depuis cinq ans assurer la diffusion de l'information scientifique dans les hebdos régionaux, les postes de radio et sur le câble.A l'occasion du lancement de son magazine, qu'il me soit permis de remercier l'Acfas et de souhaiter à INTERFACE le meilleur succès.Le directeur général, Fëlix Maltais 2730 CÔTE STE-CATHER/NEMONTRÉAL H3T 1B7.TEL: 342-1412 POLITIQUE ÉDITORIALE INTERFACE comprend une partie éditoriale et une partie arbitrée.La partie éditoriale contient une entrevue et diverses chroniques.La partie arbitrée contient des textes scientifiques ayant une portée plus vaste que le domaine de recherche concerné.Les auteurs sont invités à soumettre leurs textes à l'attention du comité des publications de l'ACFAS, 2730, chemin de la Côte-Ste-Catherine, Montréal H3T 1B7.Les manuscrits doivent être dactylographiés à double interligne, paginés et ne pas excéder quinze pages, références incluses.Trois arbitres seront choisis dans la communauté scientifique pour étudier l'article, faire, s'il y a lieu, des suggestions à l'auteur et, éventuellement, l'accepter.L'ACFAS se réserve ultimement le droit de refuser (en donnant des explications) un article et désire, à moins d'entente préalable, conserver l'exclusivité des textes.Le processus d'arbitrage, que nous amorçons peu à peu, ne devrait cependant être au point que vers la fin de 1984.D'ici là, nous prendrons quelques risques! Les scientifiques québécois sont donc conviés à nous soumettre leurs textes dès maintenant.Il n'est pas nécessaire d'être membre de l'ACFAS pour ce faire.OBJET DES CHRONIQUES Science-inter: nouvelles brèves sur la communauté scientifique, les organismes subventionnaires, les ministères, les recherches en cours, les universités, etc.100°C: le point de vue des étudiants diplômés (ou «gradués») A suivre: le calendrier des événements scientifiques des prochains mois.Sources: les parutions scientifiques récentes de langue française.Chercheurs recherchés: cette page est gratuitement mise à la disposition des organismes de recherche pour y annoncer des emplois dans ce secteur ou dans celui de l'enseignement.INTERFACE rejoint un éventail très vaste de chercheurs, d'étudiants diplômés, de professeurs tant dans le secteur privé que dans le domaine public.Nous vous prions de contacter, si vous avez des postes à combler, Madame Marie Martin, INTERFACE, 2730, chemin de la Côte-Ste-Catherine, Montréal H3T 1B7.À quelque part, un chercheur ou une chercheuse recherche.l'emploi que vous offrez! Modem: un commentaire fouillé sur une question d'actualité scientifique. ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES 2730 CHEMIN DE LA CÔTE-STE-CATHERINE, MONTRÉAL, QUEBEC H3T 1B7 TÉL.: (514) 342-1411 Le 52e Congrès de l’ACFAS: acfas un rendez-vous à ne pas manquer! • • La plus importante manifestation scientifique francophone en Amérique se tiendra les 9, 10 et 11 mai prochains à l’Université Laval (Québec).Plus de 40 colloques sont prévus et près de 3000 chercheurs, professeurs, étudiants et journalistes participeront à ce grand forum annuel de la recherche scientifique.Plus de 1000 communications en: Aménagement et urbanisme • Biochimie • Biologie cellulaire et moléculaire • Biophysique et géniç biomédical • Botanique et écologie végétale • Chimie analytique et minérale • Chimie organique • Chimie physique • Climatologie et météorologie • Démographie • Economique • Education» Endocrinologie • Environnement • Etudes amérindiennes • Génétique humaine et animale « Génie chimique • Génie électrique • Génie mécanique/industriel/manufacturier • Génie civil • Génie minier-métallurgique • Géographie • Géomorphologie et quaternaire • Gérontologie • Histoire • Informatique • Langues modernes • Linguistique • Littérature d’expression française • Mathématique • Microbiologie, virologie et immunologie • Neurologie et physiologie • Nutrition et technologie alimentaire • Parmacologie et toxicologie • Philosophie • Physique • Psychologie • Santé communautaire • Sciences administratives • Sciences de l’activité physique • Sciences de l’agriculture • Sciences de la terre • Sciences du loisir • Sciences fores-tières • Sciences infirmières • Sciences juridiques • Science politique • Sciences religieuses • Sociologie-Anthropologie • Zoologie, limnologie et écologie animale.52e CONGRÈS DE L’ACFAS, UNIVERSITÉ LAVAL, 9-10-11 MAI 1984 acfas association canadien ne-française pour l’avancement des sciences Devenez membre de l’ACFAS et recevez GRATUITEMENT INTERFACE Nouvelle adhésion EU Renouvellement EE COTISATION 10.00$ (Étudiants: 5.00$) Payable par ?Chèque ?Mandat ?Comptant ?Visa, Master Card Nom Prénom diplôme spécialisation année Adresse (travail) N°________ Dated'exp.code postal téléphone Adresse (domicile) Poster la revue de l'ACFAS Àdomicile ?Au travail ?Retourner à: l'acfas 2730, Côte-Ste-Catherine, Montréal H3T 1B7 code postal téléphone Les Cahiers de 1* ACF AS Présents aux débats de l’heure en publiant les Actes des colloques scientifiques.17 titres de publiés.Les Cahiers de l’ACFAS: 1.Les contraintes du développement du Moyen-Nord (1979) 2.La thérapeutique de l’obèse adulte (1979) 3.Le comportement moteur du déficient mental (1979) 4.Dix ans de recherche québécoise sur la littérature française (1980) 5.La recherche gérontologique au Québec (1980) (épuisé) 6.L’entrepreneurship et la P.M.E.au Québec (1980) 7.Biologie du vieillissement : approches cellulaires et moléculaires (1981) 8.Stratégies de conservation de l’eau en Sagamie (1981) 9.Étude et répression des mauvaises herbes (1981) (épuisé) 10.L’ACFAS à travers 50 congrès (1982) 11.Recherches sur le troisième âge (1982) 12.Études supérieures et recherche en ingénierie, concertation et coordination (1982) 13.La recherche gérontologique au Québec (1982) 14.De la science au musée (1983) (sous presse) 15.Confessionnalité et pluralisme dans les écoles du Québec: Les principaux enjeux du débat Viens de paraître: La Charte canadienne des droits et libertés (numéro 18) Bientôt: Être femme de science (numéro 19) Dernières parutions: numéro 16 16 Cahiers de l'ACFAS numéro 17 Hï.de Gerald Borne Gerard Boismen Cahiers de l’ACFAS 3e Colloque biennal sur l’aménagement au Québec Inventaire et affectation des ressources On peut obtenir les Cahiers de l’ACFAS en composant sans frais le 1-800-463-4799 ou en écrivant aux: PRESSES DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC C.P.250, Sillery (Québec) G1T 2R1
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