Interface : la revue de l'ACFAS, 1 mai 1985, Cahier 2
SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1985 Bernard Bénard, vice-recteur à la recherche à l’Université de Sherbrooke, est le président sortant de l’ACF AS.RAPPORT ANNUEL 1984-1985 acfas Mot du président L’ACFAS aura sans doute connu depuis un an l’une de ses années les plus fertiles en projets et en réalisations.Entreprise avec le plus important congrès de son histoire, celui de l’Université Laval (52e Congrès),cette61eannée de l’ACFAS s’achève dans la perspective d’un congrès encore plus retentissant : on y attend plus de 3 500 chercheurs réunis autour d’environ 1 500 communications dans un très vaste spectre d’activités scientifiques.L'année 1984-85 aura d’autre part consacré la place unique qu’occupe sur le marché des revues scientifiques INTERFACE, la revue des chercheurs.Cette publication bimestrielle accroît à chaque parution sa pénétration dans les milieux de l’enseignement supérieur, de la recherche et du développement et pourra vraisemblablement s'autofinancer d’ici deux ans.L’ACFAS a par ailleurs participé à plusieursévénementsscientifiquesetaédité de nombreux comptes rendus de colloques.En raison de la croissance extraordinaire de ses activités, l’année financière de l’ACFAS s’est soldée par un déficit d'environ 1,6 p.cent de son budget qui devrait être compensé par un surplus proportionnel en 1985-86.L'ACFAS a tenté de diversifier ses sources privées de financement en instituant une fondation (présidée par monsieur Pierre Dansereau), en créant une catégorie de membership corporatif et en distribuant (et vendant) plus largement ses publications.Bref, l’année clôturée par le 53e Congrès aura été caractérisée par une activité fructueuse, une croissance exceptionnelle et un rayonnement sans précédent largement dus au travail dévoué des comités, des jurys et des membres de l’ACFAS.LE 52e CONGRÈS DE L’ACFAS Quel que soit l’angle sous lequel on l’examine, le 52e Congrès de l’ACFAS a battu tous les records.Les 9,10 et 11 mai 1984, à l’Université Laval, plus de 4000 personnes (2 700 inscriptions payantes) se sont partagé un total de 1 509 communications inscrites au programme des 50 sections du congrès et des colloques périphériques, ce qui constitue un sommet de tous les temps.Environ 41 p.cent des communications libres (540) ont été présentées dans le secteur des sciences humaines, sociales et administratives.Les 59 p.cent restants (779) étaient présentés dans le secteur des sciences naturelles, médicales et appliquées.Une tendance de plus en plus forte à regrouper les communications autour de thèmes articulés en colloques a été remarquée, surtout en sciences humaines.Si l’on ajoute aux communications libres les communications «orientées», la proportion des sciences humaines au congrès est portée à environ 50 p.cent, ce qui témoigne d’un remarquable équilibre disciplinaire.De l’avis des participants et des observateurs, tant des milieux journalistiques qu’universitaires, les principaux milieux de la recherche étaient bien représentés et l’organisation technique était comparable à celle de n’importe quel congrès d'envergure internationale.Le programme des activités sociales du congrès était quant à lui d'une ampleur sans précédent et la couverture de presse qu'il a méritée a été plus qu'appréciable.Un sondage effectué au moyen de cartons-réponses nous a permis de constater un taux de satisfaction fort élevé.Le 52e Congrès aura été caractérisé par une bonne participation des milieux industriels, surtout au sein de certains colloques spécialisés et par l’invitation, par le biais du ministère des Relations internationales, de plusieurs scientifiques français émérites.Bref, le 52e Congrès a constitué un succès scientifique et social à la mesure du programme de 321 pages distribué aux congressistes.Un rapport complet est disponible au secrétariat de l’ACFAS.LE 53e CONGRÈS — RAPPORT PROVISOIRE Avec plus de 1 500 communications, près de 4 000 participants, c’est encore une fois un sommet de tous les temps qui s’annonce pour Chicoutimi, du 20 au 24 mai 1985.Alors qu’on aurait pu s’attendre à une diminution du nombre de communications, ce 53e Congrès se terminera au contraire dans l’effervescence créatrice la plus formidable jamais connue et dans un cadre géographique et social exceptionnel.Il semble que le congrès de l’ACFAS soit condamné à prendre de l’importance au fil des années, comme en témoigne le tableau 1.Le défi consistera de plus en plus à maintenir la qualité dans la quantité.Certes, cette augmentation augure peut-être d’une poussée démographique vers les études des 2e et 3e cycles.Mais elle constitue aussi l’indice certain d’un fort consensus sur la pertinence d’un tel forum annuel de la recherche en Amérique d’expression française.LES PRIX DE L’ACFAS L’ACFAS décerne depuis 1944 des prix relativement peu publicisés, mais qui constituent une reconnaissance recherchée par les scientifiques de tous les horizons, probablement en raison du fait qu’ils sont décernés par leurs pairs.En 1984, le lauréat du Prix Archambault, attribué dans le domaine des sciences physiques et mathématiques, a été monsieur Ashok K.Vijh, électrochimiste à l’IREQ.Le Prix Bombardier, dont le but est de reconnaître des contributions directes à l’innovation technologique, a été décerné à monsieur Fernand Claisse, métallurgiste et entrepreneur en haute technologie.Monsieur Wladimir Smirnoff, entomologiste au Centre de recherches forestières des Laurentides, a mérité, quant à lui, le Prix Pariseau destiné au secteur des sciences de la nature.Monsieur William Francis Mackey a été pour sa part honoré du Prix Vincent, attribué dans le secteur des sciences humaines.Le Prix Rousseau, qui reconnaît des réalisations scientifiques exceptionnelles où percent à la fois l’humanisme et la rigueur, la polyvalence ou l’interdisciplinarité, a été remis à monsieur Fernand Dumont, éminent sociologue, président de l’Institut québécois de recherche sur la culture. SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1985 Chacun de ces prix comprenait une médaille ainsi qu'un montant de 2000$, grâce aux dons consentis respectivement par les sociétés Alcan, Bombardier, Banque Nationale, Bell Canada et IBM Canada.L’ACFAS a par ailleurs accordé ses prix d'excellence pour étudiants diplômés à deux étudiants de maîtrise: madame Claire Lemieux, étudiante en géographie physique à l’Université de Montréal et à monsieur Benoît Robidoux,étudianten sciences économiques à l’UQAM.C'est la compagnie pétrolière Esso Impériale limitée qui assurait le financement de ces prix de 1 000$.Quant aux lauréats de 1985, ils seront dévoilés le 21 mai, à 11 h 30, à l’Université du Québec à Chicoutimi, dans le cadre du 53e Congrès de notre association.L'ACFAS a institué cette année un nouveau prix interdisciplinaire décerné à un chercheur des sciences de l'environnement.Créé en collaboration avec le ministère de l'Environnement et Hydro-Québec, ce prix est financé par cette dernière pour au moins cinq ans.Attribué, cette année, dans le domaine des sciences de l’eau, il s’inscrit exceptionnellement dans le cadre de l’Opération Eau propre qui vise à sensibiliser et éduquer la population au sujet de la qualité de l’eau.Le premier Prix des sciences de l’environnement est octroyé le 21 mai, à l’UQAC.L’ACFAS aura par ailleurs résolu en 1983-1984 un vieux problème de sous-représentation des prix de sciences humaines au sein des distinctions de l’association en scindant le Prix Vincent en deux prix, respectivement de sciences sociales et de sciences humaines (ou littéraires).Le conseil d’administration doit encore débattre du nom et du commanditaire éventuel de ce prix.LES CAHIERS DE L’ACFAS La collection des Cahiers de l’ACFAS, distribuée par les Presses de l’Université du Québec, disponible sur simple commande, sans frais téléphoniques, et maintenant distribuée dans un grand nombre de librairies scientifiques, s’est enrichie de 12 titres de mai 1984 à mai 1985 : • n° 23 —Les Ressources humaines et la crois- sance économique (1984) • n°24 — Recherches en gérontologie (1984) • n° 25 —Technologieetpolitiqueau Canada.Bibliographie : 1963-1983 (1984) • n°26 —Quelques recherches en biomathé- matiques (1985) • n°27 —Recherches en gérontologie II (1985) • n° 28 — Le Droit et l'Informatique (1985) • n°29 —Ordinateur et éducation (1985) • n°30 — Le Contrôle social en pièces déta- chées (1985) • n° 31 — Aménagement et pouvoir local (1985) • n° 32 — La Science politique dans les sociétés contemporaines (1985).Dans la mesure, cependant, où aucune instance gouvernementale ne reconnaît à l’ACFAS la mission qu’elle assume de pallier les lacunes de l’édition scientifique, l’ACFAS devra ralentir son rythme de publication à moins d’hypothéquer les ressources de son modeste secrétariat.Le Fonds FCAR est resté sourd aux propositions de l’ACFAS dans le cadre de ses commentaires sur le plan triennal de cet organisme, propositions qui visaient à développer un véritable centre d’édition scientifique interuniversitaire (sans but lucratif) s’adressant aux tirages de comptes rendus scientifiques, dans des délais de publication compatibles avec une saine circulation de l’information et sans entrer en concurrence déloyale avec les éditeurs.Nous espérons que, tôt ou tard, les pouvoirs publics reconnaîtront la nécessité d’un tel centre.INTERFACE Lancée sans tambour ni trompette au dernier congrès de l’ACFAS, INTERFACE s’affirme de plusen plus comme la revue des chercheurs.Grâce à l’appui du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie du Québec, l’ACFAS a pu concrétiser le projet ambitieux de fournir à la communauté scientifique un outil de communication qui contribuera peut-être à relever le défi que lançait le ministre Yves Bérubé à la dernière conférence de l’Association des administrateurs de recherche universitaire du Québec (ADARUQ), à l’effet d'être les «meilleurs au monde» dans dix ans.Peu à peu, la formule INTERFACE s’est ajustée aux besoins de la communauté et devient, avec ses 6000 abonnés, ce véritable forum bimestriel de la recherche qu'on attendait depuis longtemps.Pour gérer ce nouveau membership-abonnement, l’ACFAS a dû informatiser son fichier des membres et mettre sur pied son propre logiciel multi-usages.Nous avons pu bénéficier pour ce projet d'une légère subvention du Centre de main-d’oeuvre du Canada.AUTRES PUBLICATIONS L'ACFAS a contribué financièrement à quelques publications scientifiques, notamment en sciences économiques (800$) et en administration (1 000$).Le conseil d’administration a cependant jugé préférable, au cours de cette année, de favoriser la publication de comptes rendus de colloques scientifiques dans le cadre de la série des Cahiers de l’AC F AS, plutôt que de dégager des montants forfaitaires pour d’autres activités plus aléatoires.De plus en plus, l’ACFAS essaiera d’encourager les promoteurs de colloques scientifiques à utiliser son infrastructure d’édition, à bon compte.C'est dans cet esprit de services à la communication scientifique qu’ont été publiés la plupart des Cahiers de l’ACFAS mentionnés précédemment. SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1985 acfas L’ACFAS a, d'autre part, conçu un projet de coopérative de service aux revues scientifiques, qui a été soumis à l’attention du Fonds FCAR dans le cadre des commentaires surson plan triennal.L'ACFASs'est faite promotrice d’un lieu neutre d’édition électronique où pourraient être produites nombre de revues scientifiques.Il est probable que des économies d’échelle substantielles découleraient d’une telle expérience.Faute d’intérêt des milieux concernés, le projet n'a pas été relancé, mais il risque notamment d’émerger d’une rencontre quia lieu dans le cadre du 53e Congrès entre les éditeurs de revues scientifiques canadiennes acceptant des textes en français.L’ACFAS dispose de l’appui financier du Fonds FCAR dans l'organisation de ce colloque.LES ÉVÉNEMENTS SCIENTIFIQUES La Semaine des sciences C’est dans le giron de l’ACFAS qu’est née la Semaine des sciences.L’ACFAS continue d’appuyer cet événement, le plus important du genre au Canada, avec plusieurs centaines de manifestations d'animation scientifique dans la même semaine.La Semaine des sciences s’autofinance aujourd’hui totalement et constitue une réussite exemplaire de sensibilisation du public aux sciences et à la technologie.Les Expos-sciences Soucieused’assurer une relève, l’ACFASfinance un prix scientifique dans le cadre des Expos-sciences québécoises et contribue au financement de i’Expo-sciences de l’Atlantique (par le biais de son comité de Moncton).Hebdo-Science La principale agence de presse scientifique au Canada, mise sur pied par l’ACFAS et l’Association des communicateurs scientifiques, partage les locaux de l’ACFAS et effectue un prodigieux travail d'animation et de vulgarisation scientifiques.Hebdo-Science est notamment à la source de la série de volumes « Les Petits Débrouillards», disponibles en six langues, d’une série d’émissions télévisées de vulgarisation scientifique, d’un vaste réseau d’informations scientifiques radiophoniques et écrites, de Vancouver à Saint-Jean de Terre-Neuve.Hebdo-Science est maintenant financièrement autonome mais bénéficie du parrainage de l’ACFAS.Autres colloques L’ACFAS a contribué au financement de colloques en soutenant la production d’affiches destinées à publiciser la 4e Conférence internationale de photo-acoustique, de thermique et des sciences connexes, qui doit se dérouler du 4 au 8 août 1985 à l'Hôtel L’Estérel, au nord de Montréal.D’autres affiches ont été produites pour le Forum des nouvelles images électroniques, qui aura lieu du 27 au 31 mai 1985 à l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal.SOCIÉTÉS AFFILIÉES Deux sociétés se sont affiliées à l'ACFAS pendant l’exercice 1984-1985, soit l’Association des microbiologistes du Québec et la Société québécoise de droit international.L'ACFAS compte maintenant 39 sociétés scientifiques autonomes dans ses rangs.Depuis longtemps l’ACFAS songe à mettre sur pied un programme d'aide aux sociétés scientifiques, de concert, peut-être, avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie du Québec.Plusieurs sociétés scientifiques vivotent et réclament à l’ACFAS des ressources complémentaires.Si on veut que l’Association constitue une véritable fédération de sociétés scientifiques, il faudra fatalement que celles-ci y trouvent, au-delà de la noble cause de l’avancement des sciences, un appui matériel immédiat.La mise sur pied d’un tel programme d'aide aux sociétés scientifiques devrait peut-être constituer une des priorités des trois ou quatre prochaines années.LE FONDS ACFAS Lentement redémarré en 1984, le Fonds ACFAS a trouvé, au début de 1985, un second souffle, avec l'annonce d’un don de 25 000$ de la société Pétro-Canada.La société Bell Canada a aimablement délégué son directeur des relations publiques pour l’organisation de la campagne de financement du Fonds.Sous la présidence énergique de monsieur Pierre Dansereau, lauréat du Prix scientifique du Québec et du dernier Prix Killam, le Fonds suscite un intérêt de plus en plus grand des milieux d’affaires québécois et canadiens, en particulier ceux qui investissent dans la haute technologie.L’objectif du Fonds ACFAS se confond heureusement avec la mission de notre association : celle de promouvoir la recherche et la communication scientifiques.Il vise notamment à affranchir l'ACFAS, dans la mesure du possible, du financement public.Sous la direction de madame Céline Belzile, et malgré des ressources très limitées, le Fonds ACFAS semble amorcer un rythme de croisière intéressant.Il reste cependant difficile de rivaliser avec les fondations qui disposent, d’une part, de ressources économiques beaucoup plus considérables que les nôtres et, d’autre part, de causes plus faciles à défendre (maladies cardiaques, dystrophie musculaire, etc.).C'est pourquoi il importe peut-être davantage d’avoir un comité d’honneur actif en permanence, mais peu coûteux, que d’entreprendre une campagne ponctuelle et onéreuse pour notre association. SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1985 POLITIQUE SCIENTIFIQUE L’ACFAS s’est attachée particulièrement cette année à rédiger deux plans triennaux qui ont été proposés d’une part au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie du Québec et d’autre part au Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.Ces mémoires sont disponibles au secrétariat de l’ACFAS.Par ailleurs, après avoir noté l'émergence d’un gouvernement qui promettait de doubler l'effort de recherche canadien, l’ACFAS s’est quelque peu insurgée contre les coupures qui affligeaient le Conseil national de recherches du Canada, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, le Conseil de recherches en sciences humaines de même que le Conseil de recherches médicales du Canada.Sans se réclamer d’aucune partisanerie politique, le conseil d’administration de l’ACFAS croit de son devoir de réagir lorsque des infrastructures ou des équipes de recherche sont menacées par le manque de perspective des gouvernements.Des membres du conseil d'administration ont été très actifs, chacun de leur côté, dans la défense et l’illustration de la science.Pour l’avenir, l’ACFAS envisage de jouer avec une efficacité accrue ce rôle moteur qu'on lui reconnaît.L’ACFAS est par ailleurs membre de la Commission canadienne de l’Unescoet participe, à ce titre, au rayonnement scientifique du Canada et du Québec.De très bonnes relations existent entre l’ACFAS et INTERCIENCIA, la Fédération interaméricaine de sociétés scientifiques.D’intéressantes relations sont entretenues avec les sociétés chinoise, jamaïcaine, vénézuélienne et brésilienne pour l'avancement des sciences.Du côté français, le ministère des Relations internationales du Québec participe résolument au rayonnement de la science québécoise en facilitant notamment la participation de nombreux conférenciers français, américains, belges et finlandais au 53e Congrès de l’ACFAS.Des liens cordiaux ont enfin été établis avec quelques institutions françaises.SITUATION FINANCIÈRE Grâce notamment à un programme spécial de création d'emplois dans des organismes à but non lucratif du ministère de la Science et de la Technologie, et grâce à une subvention spéciale du programme de sensibilisation du public canadien à la science et à la technologie, l’ACFAS a pu conserver en 1984-1985 les deux postes qu’elle avait précédemment créés: celui de responsable des publications et celui d’adjoint au directeur général.L’année se solde pourtant par un déficit de 7500$, ce qui ne constitue tout de même que 1,6 p.cent du budget.Le fonds de roulement élevé de l’Association lui permet d’absorber ce déficit mais des correctifs à long terme ont dû être apportés.C’est ainsi qu’une énergie importante a été consacrée en 1984-1985 à la consolidation des ressources financières de l’ACFAS.En mêmetempsque noustentionsdediversifier le financement privé de l'Association, nous nous adressions au ministère de l’Éducation du Québec pour qu'il augmente le budget de fonctionnement qui nous permettrait de réaliser les initiatives annoncées dans notre plan triennal.Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie du Québec a favorablement répondu aux multiples démarches entreprises par l'ACFAS et a consenti à assumer de façon récurrente le poste de responsable des publications de l’ACFAS tout en dégageant une somme ponctuelle nous permettant d’entrevoir d’un meilleur oeil l'organisation de plus en plus coûteuse du congrès annuel.Nous lui en sommes tout à fait reconnaissants.Le Conseil de recherches en sciences humaines, quant à lui, malgré le manque chronique de ressources qui l’afflige, a consenti à rajuster sa contribution annuelle au congrès de l'ACFAS de façon à nous permettre de financer une part significative du poste d’adjoint au directeur, devenu indispensable en raison de la croissance du congrès et des activités de l’Association.Le CRSNG, d’autre part, nous a renouvelé sa contribution au même montant que l’an dernier.Le défi principal de l’année 1984-1985 aura donc été de gérer une crise de croissance de l’Association dans un contexte de coupures budgétaires publiques généralisées.L'ACFAS s'en est, somme toute, très bien tirée. SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1985 CONCLUSION Le bilan de l’année 1984-1985 apparaît, en dernière analyse, extrêmement positif.Cent ans après la naissance du frère Marie-Victorin, la plus importante association de chercheurs d’un océan à l’autre conserve l’esprit de ses fondateurs et retrouve à chaque année un nouveau souffle qui lui permet de jouer son rôle traditionnel sans rien perdre de son actualité et son dynamisme.L’ACFAS n'est pas une institution statique.Comme en témoigne le tableau 2, plus de 150 personnes participent à divers titres dans ses comités et jurys.La durée du mandat de ces prosélytes est environ de 1,5 année.C'est donc dire qu’au bout de 10 ans, 1 000 scientifiques de tous les horizons auront donné une âme à l’ACFAS, sans compter les plus de 1 000 conférenciers annuels et les dizaines de milliers de participants aux congrès.L’ACFAS constitue un mouvement spontané de scientifiques qui oeuvrent d’arrache-pied à l'avancement des connaissances humaines.Le modeste secrétariat de l’ACFAS vit en symbiose avec cette communauté qui reconnaît en l’Association tantôt un lieu de rencontre annuelle, tantôt une revue des chercheurs, tantôt un lieu d’édition pour leurs colloques.L’ACFAS ne sera jamais meilleure que la communauté scientifique qu'elle dessert.La progression considérable de son rayonnement est d’ailleurs encourageante à cet égard.Grâce à l’extraordinaire disponibilité des membres de ses différents comités, de son conseil d'administration, de son exécutif et des responsables de section, l'ACFAS a survécu à toutes les crises politiques et économiques depuis soixante et une années.Je les en remercie de tout coeur.Je dois également exprimer la gratitude de l'ACFAS et de la communauté scientifique aux souscripteurs privés et aux organismes subventionnaires qui nous appuient fidèlement.C’est à tous ces gens qui croient et oeuvrent à son entreprise de communication et d’animation scientifiques que l’ACFAS doit son rayonnement actuel.Je tiens enfin à remercier, de façon particulière, le secrétariat de l’ACFAS qui a permis aux scientifiques impliqués dans les différents comités de l’Association de réaliser leurs projets avec diligence et compétence.Maintenant que l’ACFAS a pu consolider les acquis, il importe pour la communauté scientifique d'utiliser au maximum un outil de communication plus efficace et plus jeune que jamais.CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’ACFAS Exercice 1984-1985 Président Bernard Bénard 1er vice-président Jean-Marie Demers 2e vice-président Gilles Paquet Trésorier et président du comité exécutif Jacques Martel Président sortant (1983-1984) Lucien Huot Membre du comité exécutif Pierre Martel Secrétaire Guy Arbour Conseillers Ahmed Ben FHassine, Guy J.Collin, Claire De La Durantaye, Lucie Héon, Denis Larrivée, Bernard Philogène, John-M.Si-chel, Jacques Bourgault, Micheline Crevier, Émi-lien Girard, Marianne Kugler, Estelle Mongeau, Wladimir Paskievici, Christian Veilleux.COMITÉ DU 53e CONGRES Robert Bergeron (président), Michel Breton, Gilles Caron, Roger Thifault, Jean Wauthier, Guy Arbour.COMITÉ DES CANDIDATURES Bernard Bénard, Guy Collin, Thérèse Demers, Michel Gauthier, Émilien Girard, Lucien Huot, Gilles Paquet, Jean-Pierre Wallot.COMITÉ DES PUBLICATIONS Michel Amyot, André Girard, Félix Maltais, Brian T.Newbold.COMITÉ D’HONNEUR DU FONDS ACFAS Pierre Dansereau (président), Linton Baudains, Aurèle Beau Inès, Jacques Bédard, Camille Gagnon, Roger Gaudry, Bernard Lavigueur, Denis St-Onge, Charles Terreault, Bernard Bénard.INTERFACE Comité scientifique Josiane Boulad-Ayoub, Gérard Boismenu, André Girard, Claude Hamelin, Marianne Kugler, Fernand Labrie, R.P.Langlois, Paul-André Linteau, Michel Normandin,Gilles Paquet, John-M.Sichel, Robert Stampfler.Comité de rédaction Josiane Boulad Ayoub, Jean-Marc Gagnon, André Girard, Claude Hamelin, Marianne Kugler, Robert Stampfler.COMITÉS DE SÉLECTION 1985 Prix Archambault Jacques Martel, André Joyal, Marcel Leblanc, Guy Paquette, Camille Sandorfy, Jean-Marie St-Arnaud.Prix Bombardier Jean-Marie Demers, Fernand Claisse, W.Hoefer, Wladimir Paskievici, Fer-, nand Roberge, Robert Sabourin.acfas Prix Pariseau Lucien Huot, Michel Chrétien, Pierre Des-longchamps, Antoine D’Iorio, Estelle Mongeau, Wladimir Smirnoff.Prix Rousseau Bernard Bénard, Fernand Dumont, Bernard Gingras, Thérèse Gouin Décarie, Vincent Lemieux, Gilles Paquet.Prix Vincent Pierre Martel, Melvin Gallant, Jean Hamelin, Aimée Leduc, William Mackey, Jacqueline Massé.Prix des sciences de l’environnement Lucien Huot, Conrad East, Benoît Gauthier, Peter Jacobs, André Marsan, Henri St-Martin, Alain Soucy, Normand Thérien, Huguette Varin.Prix pour étudiants diplômés Le comité exécutif de l’ACFAS.SECRÉTARIAT DE L’ACFAS Directeur général Guy Arbour Directrice adjointe Céline Belzile Responsable des publications Sophie Malavoy Secrétaires Suzanne Cauchon-Rouette Jocelyne Thibault SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-IUIN 1985 Tableau 1 Les congrès de l'ACFAS depuis 1933 i ut parodpatton rt*effe est mtt*-UieHemenute 50% A: Communication» B: Inscriptionspayées 3000 2900 2800 2700 2600 2500 2400 2300 2200 2100 2000 Après deux décennies relativement stables, le congrès de l'ACFAS a cru régulièrement en importance.Dans le passé, les sommets de participation étaient enregistrés à Montréal et à Québec (surtout), mais depuis le début c années 80, une croissance sans précédent s'est amorcée et le congrès bat tous les records à chaque année N.B.En 1969, il n'y eut pas de communication, mais plutôt un symposium Tableau 2 Février 1985 AC F AS ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES STRUCTURE ORGANISATIONNELLE COMITÉ DE RÉDACTION RESPONSABLES TECHNIQUES COMITÉ DES PUBLICATIONS LES CAHIERS DE L’ACFAS 52 RESPONSABLES DE SECTIONS INTERFACE Réd.: Sophie Malavoy RESPONSABLES DE COLLOQUES SECRÉTARIAT Dir.: Guy Arbour FONDS ACFAS Dir.: Céline Belzile COMITÉ EXÉCUTIF Prés.: Jacques Martel COMITÉ DU CONGRÈS Prés.: Robert Bergeron JURY VINCENT Prés.: Pierre Martel JURY ROUSSEAU Prés.: Bernard Bénard JURY ARCHAMBAULT Prés.: Jacques Martel COMITÉ DES CANDIDATURES JURY BOMBARDIER Prés.: Jean-Marie Demers JURY PARISEAU COMITÉS RÉGIONAUX Rimouski — Chicoutimi Moncton______— Trois-Rivières ÉDITION SCIENTIFIQUE ORGANISATION DU CONGRÈS ANNUEL Secrétariat/ Comité du Congrès COMITÉ D’HONNEUR DU FONDS ACFAS Prés.: Pierre Dansereau ACTIVITÉS DE PROMOTION SCIENTIFIQUE G.Arbour/C.Belzile ASSEMBLÉE GÉNÉRALE CONSEIL D’ADMINISTRATION Président: Bernard Bénard SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1985 ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L'AVANCEMENT DES SCIENCES INC.FONDS D’ADMINISTRATION ÉTATS DES REVENUS ET DÉPENSES POUR L’EXERCICE TERMINÉ LE 31 DÉCEMBRE 1984 1984 1983 $ $ REVENUS Subventions provinciales Ministère de l'Éducation 124000 130 000 Ministère de la Science et de la Technologie 68725 14425 Ministère des Relations internationales 4900 197625 144425 Subventions fédérales CRSNC 44762 39 588 CRSH 23 279 23 000 Science et Technologie Canada 16667 Autres subventions 6891 91 599 62 588 Autres revenus Congrès annuel 105372 64 903 Contributions privées 19350 22 895 Cotisations des membres 20023 18811 Intérêts sur placements 13477 21 019 Publications 15 337 6 632 Services divers 13650 3 764 187 209 138024 TOTAL DES REVENUS 476 433 345 037 DÉPENSES Frais d’administration 204 917 155 987 Congrès annuel 127004 82083 Publications 108 051 38 950 Colloques 12637 14717 Activités régionales 2 985 3 470 Bourses et prix 13723 13 087 Autres sociétés 1385 2 800 Projets spéciaux La Fondation 7 478 Autres 5 707 36400 TOTAL DES DÉPENSES 483 887 347494 EXCÉDENT DES DÉPENSES SUR LES REVENUS 7454 2 457 acfas SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1985 ANALYSE DES DÉPENSES POUR L’EXERCICE TERMINÉ LE 31 DÉCEMBRE 1984 1984 $ 1983 $ FRAIS D’ADMINISTRATION Traitements et bénéfices sociaux 117139 85 762 Réunions et frais de déplacements 15 472 10 067 Équipements et fournitures de bureau 11425 12002 Loyer et entretien des locaux 13 938 12 225 Timbres et expéditions 17 791 13 555 Impressions et papeterie 10211 6 895 Téléphone 10 060 8 879 Honoraires 4 563 2 868 Divers 4 318 3 734 204917 155 987 CONGRÈS ANNUEL Colloques 17 263 14090 Communications 13 463 10199 Programme du congrès 12 376 11 534 Personnel de soutien 5 434 1 999 Programme socioculturel 16 063 12497 Formulaires 2 695 2100 Courrier et papeterie 2 807 2 600 Réunions et frais de déplacement 9 363 6 200 Équipements et services 11462 2000 Autres imprimés 9619 9 375 Presse 2 969 2 200 Publicité 19 354 4 594 Divers 4136 2695 127 004 82 083 PUBLICATIONS Revue INTERFACE Édition 15775 3 983 Composition et graphisme 15 397 3 878 Impression 37 466 9441 Poste 15016 3 772 Les Cahiers 19 530 14134 Divers 4 867 3 742 108051 38 950 MEMBRES CORPORATIFS Air Canada Air Liquide du Canada Banque de Commerce Banque d'Épargne Banque Nationale du Canada Bell Canada Canada Malting Co.Centre de Recherche Noranda CIBA-GEIBY Canada CIL.Compagnie Marconi Canada Compagnie Pétrolière Impériale Culinar Domtar Fédération des caisses pop.Desjardins de Montréal Fondation Joseph-Armand Bombardier Fondation Dominion-Textile Fonds de bienfaisance des compagnies Molson Gaz Métropolitain Groupe La Laurentienne Hydro-Québec I.B.M.Imasco johns-Mansville Canada Johnson & Johnson Kraft Laboratoire Ayerst Laboratoire Merck Frosst La Prudentielle Assurances Lavalin L'Industrielle Cie d'Assurance Northern Telecom Canada QIT-Fer & Titane Rolland Rothmans de Pall Mall Shell Canada Solidarité Assurance Smith Kline & French Société d'électrolyse et de chimie Alcan SSQ Mutuelle d'Assurance-groupe Steinberg Stelco Téléglobe Canada Tioxide du Canada U.A.P.
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