Interface : la revue de l'ACFAS, 1 mars 1986, Mars
LA REVUE DES CHERCHEURS 3,00$ Volume 7, numéro 2 Mars-avril 1986 PER A-522 EX.2 MTERFACE Les scientifiques québécois sont-ils lus quand ils publient ?La recherche sur les maladies du porc La résistance aux antibiotiques Le rayonnement de la science québécoise Les nouveaux enjeux de la francophonie Pratt & Whitney Canada : 1,3 milliard en R&D d'ici 1993 a La renaissance du génie allemand CLAUDE HAMELIN La passion de chercher PREMIERE MARQUE DANS LES OSCILLOSCOPES NUMERIQUES Le Passé: Les oscilloscopes numériques Nicolet peuvent enregistrer l’histoire de votre signal avant le point de déclenchement.Examinez ce qui précède un évènement aussi bien que l’évènement lui-même.Utilisez l’expansion pour analyser le signal en détail avec une résolution jusqu’à 100 fois supérieure à celle d’un oscilloscope analogique.Emmagasinez les signaux sur des disques souples ou des mémoires à bulle pour de futurs rappels et références, ou tracez-les dans le format de rapport prévu.¦ Le Présent : Comparez en direct les signaux entre eux ou comparez-les à des signaux préalablement mémorisés.Emmagasinez n’importe quel signal au toucher d’un bouton et utilisez l’affichage numérique de voltage et de temps pour effectuer des comparaisons exactes.Vous pouvez même afficher des signaux dépendants, les uns en fonction des autres, plutôt que du temps.Manipulez les signaux en utilisant les programmes de l’oscilloscope ou transmettez-les à un ordinateur et rappelez-les pour affichage au besoin.Le Futur: Attendez-vous un transitoire?Préparez votre oscilloscope Nicolet pour le capter lorsque vous êtes ailleurs ! Certains modèles peuvent même automatiquement détecter une séquence d’évènements et les emmagasiner sur disque ou sur une mémoire à bulle, prêts à être rappelés et affichés instantanément.Obtenez des résultats la première fois, chaque fois .Ne manquez pas d’ importantes données à cause d'une erreur d'installation.Les oscilloscopes Nicolet sont faciles à utiliser.et fiables ! Renseignez-vous: ils pourraient etre la solution la plus rapide a vos problèmes de signaux.Pour plus d’informations, écrivez à: Nicolet Instrument Canada Inc.1-1200 Aerowood Drive Mississauga, Ontario L4W2S7 Téléphone: 416-625-8302 Techmatron Instruments Inc.7575 Rte Transcanadienne, Suite 305 St-Laurent, Québec H4T1V6 Téléphone: 514-335-7604 Nicolet INTERFACE / MARS-AVRIL 1986 S O M M R E Face à face CLAUDE HAMELIN Propos recueillis par Yanick Villedieu 8 LES SCIENTIFIQUES QUÉBÉCOIS : sont-ils lus quand ils publient ?12 Francine Descarries-Bélanger et Louis Maheu, en collaboration avec Claudette Richard LA RECHERCHE SUR LES MALADIES DU PORC: une question d'actualité Guy-Pierre Martineau, Serge Larivière et Robert Higgins 20 LA RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES Roger Lévesque 26 Interligne 4 Éditorial POUR UN PLUS GRAND RAYONNEMENT DE LA SCIENCE QUÉBÉCOISE 6 Maurice L'Abbé Modem Science, technologie et économie : NOUVEAUX ENJEUX DE LA FRANCOPHONIE?Louis Sabourin 30 Gros Plan Pratt & Whitney Canada : 1,3 MILLIARD DE DOLLARS EN R&D D'ICI 1993 32 Gilles Provost 100°C DES CHERCHEURS À RABAIS Geneviève Dumas 35 Intermonde LA RENAISSANCE DU GÉNIE ALLEMAND Luc Chartrand 37 Transferts Louise Desautels 40 Science-inter Sophie Malavoy 42 Subventions et bourses 46 A suivre 47 Sources REVUE DES DICTIONNAIRES TECHNIQUES ANGLAIS-FRANÇAIS EN SCIENCES HUMAINES 50 Chercheurs recherchés 52 Édition: Association canadienne-française pour l'avancement des sciences Directeur : Guy Arbour Rédaction : Sophie Malavoy Conseil à l'édition: Jean-Marc Gagnon/Science-Impact Comité de rédaction : Josiane Ayoub, André Girard, Claude Hamelin, Marianne Kugler et Robert Stampfler Comité scientifique : Josiane Ayoub, Gérard Boismenu, André Girard, Claude Hamelin, Marianne Kugler, Roger P.Langlois, Michel Normandin, Gilles Paquet, John Sichel et Robert Stampfler Publicité: Jean Bonin, Serpro International Inc.7063, boul.St-Michel, Montréal H2A 2Z6 Tél.: (514) 374-7000 Correction d'épreuves et typographie: Paul Paiement Graphisme: Marie-Josée McGowan Illustrations : Jacques Godstyn Photo de la page couverture : René Decarufel Révision des textes : Mariette Bédard Revue sans but lucratif, INTERFACE est publiée bimestriellement à l'intention de la communauté scientifique par l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences, avec l'aide du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science du Québec et du programme d'appui à la sensibilisation du public aux sciences et à la technologie (gouvernement du Canada).Les articles d'INTERFACE peuvent être reproduits sans autorisation à condition que l'origine en soit mentionnée.Pour toute demande de renseignements, s'adresser à l'ACFAS, 2730, Côte-Ste-Catherine, Montréal, QC H3T 1B7 — Tél.: (514) 342-1411.Courrier de deuxième classe Enregistrement n» 6489 9 janvier 1986 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Premier trimestre ISSN : 0826-4864 INTERLIGNE INTERFACE / MARS-AVRIL 1986 INTERLIGNE est le courrier des lecteurs et lectrices.Vous êtes prié de faire parvenir vos textes à la rédaction d'INTERFACE, 2730, chemin de la Côte Sainte-Catherine, Montréal (Québec) H3T 1 B7.Tél.: (514) 342-1411.DROITS DES AUTEURS SCIENTIFIQUES ET DES ÉDITEURS Le projet présenté par la Ligue internationale des scientifiques pour l'usage de la langue française (LISULF) propose que les auteurs puissent jouir du droit de publier leurs résultats dans une deuxième revue, dans une deuxième langue, sans formalités spéciales (Science et francophonie, n° 10, juin 1985, pp.4-5).Cela permettrait aux auteurs, sans aucun droit de regard des éditeurs de revues, de publier un article de recherche en français dans une revue et le même article, en anglais, dans une autre revue ou vice versa.UN DROIT RAISONNABLEMENT ACQUIS PAR LES ÉDITEURS La revue apporte à la publication d'un manuscrit non seulement une contribution financière, matérielle et technique — ce qui est déjà loin d'être négligeable —, mais aussi une contribution proprement intellectuelle.Par le biais des procédures d'évaluation externe et le travail de ses rédacteurs, la revue contribue indiscutablement à augmenter la valeur scientifique du manuscrit, notamment en invitant l'auteur à l'amender au plan des analyses et des interprétations, voire même parfois en l'invitant à reprendre certaines expériences avant la publication.Cette implication profonde des revues dans la démarche scientifique ne donne-t-elle pas une assise exceptionnellement solide au droit d'exclusivité ?Sans cette exclusivité, la protection des droits moraux des auteurs deviendrait vite une illusion.Sans droit, le premier éditeur n'a plus de responsabilité.Quant au second, où se situe son intérêt, à l'égard d'un produit intellectuel sans originalité ?L'ÉVALUATION PAR LES PAIRS La crédibilité d'une revue scientifique repose pour une part, non négligeable, sur la qualité et l'étanchéité de ses procédures d'évaluation par les pairs.Les articles déjà publiés et traduits en seront-ils exempts?Les rédacteurs pourront-ils, dans ces cas, passer outre aux procédures normales d'évaluation, seulement parce qu'une autre revue a déjà publié les mêmes articles?On peut vraisemblablement penser que peu de revues sérieuses renonceront à des prérogatives qu'elles estiment, à juste titre d'ailleurs, essentielles à l'accomplissement de leur fonction et à l'atteinte de leurs objectifs.Si, d'autre part, on refait l'évaluation d'un article déjà publié, on risque fort de se retrouver en pleine anarchie, avec deux versions différentes du même article.Peu de manuscrits acceptés dans les revues scientifiques sont publiés sans modification, fussent-ils parmi les meilleurs.DES REVUES DE TRADUCTION Une revue destinée à publier seulement des traductions ne connaîtrait pas ces problèmes.De plus, une telle revue ne comporterait pas la nécessité de modifier le régime juridique des droits respectifs des auteurs et des éditeurs et pourrait s'appuyer sur des ententes négociées, cas par cas.Mais quelle en serait la clientèle?Ne s'agirait-il pas par ailleurs d'une solution très coûteuse pour une société qui ne peut déjà distribuer qu'avec parcimonie des ressources très limitées aux revues universitaires, qui offrent pourtant aux chercheurs la possibilité de publier des articles inédits dans la langue de leur choix?INCONVÉNIENTS POUR LES CHERCHEURS Cette pratique de publier deux fois le même article scientifique comporterait probablement aussi plusieurs inconvénients dont il conviendrait de mesurer l'importance.Quel travail additionnel serait requis du chercheur qui publierait le même article dans deux langues différentes?Pourrait-il s'en remettre purement et simplement à des traducteurs?Qui superviserait les changements à apporter à ses figures pour en rendre la partie texte (identification des axes, explications et indications contenues dans les graphiques, etc.) conforme à la langue de la deuxième version ?Qui assumerait les coûts inhérents à ces changements et les coûts de traduction ?Il y a déjà surabondance de documents scientifiques et le repérage des documents importants est souvent un cauchemar.Malgré toutes les facilités nouvelles, que gagnerions-nous comme chercheurs à aggraver une situation déjà inquiétante ?N'entend-on pas souvent dire, dans les milieux scientifiques, que de plus en plus de chercheurs citent de moins en moins de collègues parce qu'ils se réfèrent à de moins en moins de revues?DES PISTES DOUTEUSES La remise en question du droit des revues scientifiques à l'exclusivité de publication des résultats scientifiques soumis librement par les auteurs, ne paraît pas une piste très heureuse dans la recherche d'une solution au problème de l'usage du français en sciences.Il me semble, de plus, peu réaliste de penser que les éditeurs et les rédacteurs de revues scientifiques, même au Canada, laisseront, sans y faire une opposition féroce, s'opérer un changement de nature juridique aussi important et touchant aussi fondamentalement leur fonctionnement.Je pressens d'ailleurs que la communauté scientifique s'opposera avec force à un tel projet, si jamais il devient plus visible.Guy Lacroix École des gradués Université Laval L /)rv >V>/e ^ystc cw trZ^, ‘k(j"°h, c
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