Interface : la revue de l'ACFAS, 1 mai 1986, Cahier 2
SUPPLEMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1986 RAPPORT ANNUEL 1985-1986 acfas Jean-Marie Deniers est professeur de biologie à l'Université de Montréal.Il préside l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences pour l'exercice 1985-1986 et livre ici le bilan de cette année.Mot du président L'année qui s'achève constitue une fois de plus une année record pour l'ACFAS.Entreprise avec le plus important congrès organisé jusqu'alors, celui de Chicoutimi, cette page de l'histoire de l'ACFAS se tourne avec un congrès encore plus retentissant.Cette année, on attend à l'Université de Montréal près de 5 000 scientifiques et plus de 2 000 communications seront présentées dans un spectre fort étendu de connaissances.INTERFACE, la revue des chercheurs, aura par ailleurs davantage mérité son surnom en portant son tirage à 7 000 exemplaires et en accroissant significativement son autofinancement.L'ACFAS a par ailleurs participé à plusieurs événements scientifiques et a édité de nombreux actes de colloques et monographies.Avec une croissance de 50 p.cent de ses revenus, l'année financière de l'ACFAS a été remarquablement fructueuse.L'ACFAS a diversifié ses sources de fonds, a accru l'autofinancement de ses activités, a inauguré, par le biais de sa Fondation, des projets nouveaux et a pu justifier auprès de certains organismes publics une participation accrue à ses activités.Bref, cette 62e année d'existence de l'ACFAS s'achève comme elle a commencé, c'est-à-dire par un congrès record, un budget équilibré et un rayonnement acéru largement dus à la participation de tous : membres de l'ACFAS, responsables de sections et de colloques, personnes nommées au sein des comités et des jurys.LE 53e CONGRÈS DE L'ACFAS Le congrès de l'Université du Québec à Chicoutimi aura pulvérisé tous les records, même ceux établis l'année précédente par l'Université Laval, qui jouissait jusqu'à présent du monopole des congrès records.Du 20 au 24 mai 1985, plus de 4 500 personnes (2 900 inscriptions payantes) se sont partagé un total de 1 745 communications inscrites au programme des 50 sections du congrès et des 62 colloques périphériques, ce qui constitue un sommet de tous les temps.Environ 45 p.cent des communications libres (703) ont été présentées dans le secteur des sciences sociales, des études humaines et de l'administration ; 30 p.cent (475) relevaient des sciences physiques, des mathématiques et du génie.Les sciences biologiques, médicales et paramédicales accaparaient, quant à elles, 26 p.cent des communications libres (417).La tendance à regrouper des communications autour de thèmes précis s'est encore affirmée.De plus en plus, le congrès de l'ACFAS est perçu comme un forum interdisciplinaire permettant la création de ponts entre champs d'activités connexes.De l'avis des participants et des observateurs, les principaux champs de la recherche étaient bien représentés et l'organisation technique était comparable à celle de n'importe quel congrès d'envergure internationale.Le programme des activités sociales du congrès était quant à lui d'une ampleur sans précédent, avec près d'une quarantaine de « vins et fromages» et de spectacles simultanés, une pléthore de commandites (de Molson, de Julac, des municipalités de Chicoutimi, Jonquière et LaBaie, etc.), et un accueil chaleureux de la population du Saguenay.Un engagement spécial du ministère des Relations internationales aura permis la participation de plusieurs scientifiques français et américains.La publication, pour la première fois, d'un cahier spécial dans Le Devoir a sans doute contribué à un si grand succès.Bref, le 53e congrès a présenté un programme social à la mesure du programme scientifique de 350 pages distribué aux congressistes et à l'image de l'ambition de l'UQAC.LE 54e CONGRÈS — RAPPORT PROVISOI RE Avec plus de 2 000 communications et près de 5 000 participants, c'est encore une fois un sommet de tous les temps qui s'annonce pour Montréal, du 12 au 16 mai 1986.Ce 54e congrès constituera sans aucun doute le plus grand rassemblement de scientifiques de la francophonie en 1986.D'ores et déjà, 81 colloques sont annoncés et une organisation de presse sans précédent est mise en place.La publicité de plus en plus importante déployée dans l'organisation du congrès n'est sans doute pas étrangère à la croissance des congrès telle que témoignée par le tableau 1.Il est toutefois probable que nous bénéficions largement de la croissance, depuis 10 ans, des études de 2e et de 3e cycles.Cette croissance constitue en tout cas l'indice certain d'un fort consensus sur la pertinence de ce forum annuel de la recherche.LES PRIX DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE L'ACFAS décerne depuis 1944 des prix relativement peu connus du public, mais qui constituent une reconnaissance recherchée par les scientifiques de tous les horizons, probablement en raison du fait qu'ils sont décernés par leurs pairs.Les lauréats de 1986 ont été dévoilés le 12 mai, à l'ouverture du 54e congrès de l'ACFAS, en présence du ministre de l'Education, Claude Ryan.On a notamment inauguré le prix annuel SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1986 acfas de recherches en études humaines, commandité par Le Devoir, qui porte le nom du grand humaniste et éditorialiste qu'a été André Laurendeau.Le prix annuel des sciences de l'environnement a été baptisé, quant à lui, du nom d'un écologiste québécois récemment disparu, Michel Jurdant.Les lauréats pour 1986 sont donc : Prix Léo-Pariseau (sciences biologiques, médicales et paramédicales) : Marc Cantin, de l'Institut de recherches cliniques; Prix Urgel-Archambault (sciences physiques, mathématiques et génie) : Joshua Rokach, des Laboratoires Merck Frosst Canada; Prix Marcel-Vincent (sciences sociales) : Thérèse Gouin-Décarie, de l'Université de Montréal; Prix André-Laurendeau (études humaines) : Laurent Santerre, de l'Université de Montréal; Prix J.-Armand-Bombardier (innovation technologique) : Gilles Y.Delisle, de l'Université Laval ; Prix Jacques-Rousseau (interdisciplinarité) : Fernand Roberge, de l'Institut de génie biomédical ; Prix Michel-Jurdant (sciences de l'environnement) : Louis et Pierre Legendre, respectivement de l'Université Laval et de l'Université de Montréal.Chacun de ces prix comprend en 1986 une médaille ainsi qu'un montant de 2 500$, grâce aux dons consentis respectivement par les sociétés Banque nationale, Alcan, Bell Canada, Le Devoir, Bombardier, IBM Canada et Hydro-Québec.Les deux prix accordés chaque année aux étudiants chercheurs inscrits en maîtrise seront remis à : Martin Arguin, étudiant en psychologie de l'Université de Montréal et à Hélène Lapierre, étudiante en génie mécanique à l'École Polytechnique.C'est la Compagnie Pétrolière Impériale qui assurait le financement de ces prix d'excellence assortis d'une bourse de 1 500$.NOUVEAU PRIX D'ENSEIGNEMENT DES SCIENCES L'ACFAS a par ailleurs créé, avec le précieux concours de Northern Telecom, un nouveau prix annuel destiné à récompenser un professeur de sciences particulièrement méritant.Le Prix ACFAS/ Northern Telecom d'enseignement des sciences consiste en une médaille d'argent accompagnée d'une bourse de 5 000$.Il sera remis pour la première fois en 1986 à Pierre Couillard, professeur à l'Université de Montréal, dans le cadre du 54e congrès.Par ailleurs, le conseil d'administration, suite à une révision des modalités de nomination des membres émérites, proclamera en 1986 Armand Frappier et Roger Gaudry membres émérites de l'ACFAS.LES CAHIERS DE L'ACFAS La collection des Cahiers de l'ACFAS, distribuée par les Presses de l'Université du Québec, disponible sur simple commande sans frais téléphoniques et maintenant distribuée dans un grand nombre de librairies scientifiques, s'est enrichie de 12 titres de mai 1985 à mai 1986 : • n° 32 — La Science politique dans les so- ciétés contemporaines (1985); • n° 33 — La Sociologie et l'Anthropologie au Québec (1985) ; • n° 34 — La Personne âgée et la Famille (1985); • n° 35 — La Recherche en hydrologie au Québec (1985); • n° 36 — Bioéthique et philosophie (1985) ; • n° 37 — La Recherche sur les sols au Québec (1985); • n° 38 — Aménagement et développement : vers de nouvelles pratiques (1986) ; • n° 39 — Le Développement agroforestier au Québec et en Finlande (1986) ; • n° 40 — Les Discours du savoir (1986) ; • n° 41 — La Morphologie sociale en muta- tion au Québec (1986); • n° 42 — Milieu et évaluation (1986); • n° 43 — Le Système politique de Montréal (1986), De plus en plus, les Cahiers de l'ACFAS s'affirment comme la collection des actes de colloques scientifiques.Pourtant, aucune instance gouvernementale ne reconnaît à l'ACFAS cette mission, qu'elle assume pourtant, de multiplier l'impact de nos réunions scientifiques en permettant une publication rapide des communications qui y sont présentées.C'est ainsi que l'ACFAS a davantage misé sur la coédition, moins coûteuse à court terme.L'ACFAS est pourtant bien placée pour devenir un véritable centre d'édition scientifique interuniversitaire (sans but lucratif) consacré aux faibles tirages de comptes rendus scientifiques et aux courtes monographies spécialisées.Ses délais de publication de l'ACFAS sont courts et l'ACFAS n'entre pas en concurrence déloyale avec les éditeurs qui, de toute façon, dédaignent les faibles tirages.Les programmes publics de subvention à l'édition servent trop souvent à financer l'inventaire de copies invendues des éditeurs.Le développement des Cahiers de l'ACFAS pourrait permettre, à long terme, de dépenser plus efficacement les fonds publics destinés à l'édition savante.L'ACFAS a par ailleurs inauguré, avec un groupe conjoint de recherche de l'Université de Montréal et de l'Université du Québec à Montréal, une nouvelle collection intitulée Politique et économie.Cette collection à faible tirage s'autofinance à même la participation des universités et la vente des exemplaires. SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1986 acfas INTERFACE, la revue des chercheurs Après deux années à peine d'existence, INTERFACE consolide sa formule rédactionnelle et ses sources de financement.L'ACFAS a pu ainsi concrétiser l'ambitieux projet de fournir à la communauté scientifique un outil de communication unique.La revue relève peu à peu le défi, qui lui a été lancé par le ministère de l'Éducation, soit de s'autofinancer après 3 ans.Plus de la moitié des coûts d'édition en 1985 ont été absorbés par la publicité vendue.Cette proportion grimpera à plus de 75 p.cent à 1986.En plus d'être un forum bimestriel de la recherche, INTERFACE publie une fois l'an un «Bottin de la recherche» qui comprend non seulement la liste de plus de 7 000 chercheurs partout au Québec et au Canada français, mais aussi celle de nos ressources institutionnelles en matière de recherche.INTERFACE dispose maintenant d'un comité scientifique et d'un comité de rédaction bien rodés.L'objectif pour 1986 est de rejoindre 10 000 abonnés, ce qui devrait constituer une base raisonnable d'autofinancement.Pour gérer ce nouveau membership-abonnement, l'ACFAS a développé un logiciel de gestion de son fichier de membres unique au Canada.Le secrétariat envisage une commercialisation de ce programme qui a donné lieu, déjà, à une publication dans une revue spécialisée.LE FONDS ACFAS La campagne 1986 de souscription du Fonds ACFAS a vivement démarré avec l'annonce de la création conjointe, par l'ACFAS et Northern Telecom, d'un prix annuel de 5 000$ d'enseignement des sciences.Présidé par Pierre Dansereau, le comité d'honneur du Fonds a désigné un thème (la Science et les Jeunes) et a établi un menu à la carte d'activités scientifiques à commanditer.Outre le Prix d'enseignement des sciences, le Fonds ACFAS a financé en 1986 une affiche destinée à promouvoir les carrières scientifiques auprès des jeunes filles.Le Conseil des sciences du Canada et le Conseil de la science et de la technologie du Québec ont appuyé ce projet.Bell Canada a par ailleurs réalisé un document magnétoscopique original destiné à promouvoir l'Association dans les milieux industriels.Un dépliant a aussi été réalisé et envoyé à plusieurs milliers d'exemplaires dans les milieux scientifiques et industriels.La mission du Fonds ACFAS est celle de l'ACFAS : promouvoir la recherche et la communication scientifiques.Il vise notamment à affranchir l'ACFAS, dans la mesure du possible, du financement par l'État.POLITIQUE SCIENTIFIQUE L'ACFAS a participé à d'importantes et efficaces démarches contre les coupures dans l'enseignement supérieur et dans la recherche au Canada : communiqués de presse, lettres aux journaux, démarches personnelles, «trucs» publicitaires.Aucun effort n'a été épargné pour que la recherche le soit.Des membres du conseil d'administration ont été très actifs, chacun de leur côté, dans la défense et l'illustration de la science, et le secrétariat de l'Association les a appuyés.L'effet de ces démarches aura sans doute été constaté par la communauté scienti-.fique.L'ACFAS a par ailleurs mis sur pied en 1986 un comité de liaison avec Amnistie internationale dans le but de promouvoir la liberté d'opinion des scientifiques détenus à travers le monde.L'ACFAS est membre de la Commission canadienne de l'UNESCO.De très bonnes relations existent entre l'ACFAS et de nombreuses sociétés scientifiques étrangères.Des échanges fructueux sont en outre intervenus, dans le cadre du dernier congrès, par l'intercession heureuse du ministère des Relations internationales du Québec, qui participe ainsi résolument au rayonnement de la science québécoise.AUTRES ACTIVITÉS SCIENTIFIQUES Chapitres régionaux Le conseil d'administration de l'ACFAS a mis de l'avant en 1985-1986 une audacieuse politique de pénétration des milieux francophones hors Québec.Ce projet se soldera vraisemblablement bientôt par la mise sur pied de chapitres régionaux clairement structurés et démocratiquement élus.Les comités régionaux qui existent présentement serviront vraisemblablement de base à ces futurs chapitres régis par un nouveau règlement du conseil d'administration.On prévoit notamment l'implantation de tels chapitres à Vancouver, Winnipeg, Toronto, Ottawa et Moncton.Le premier objectif de ces comités pourrait consister à recenser les ressources de la francophonie scientifique hors Québec.Les expos-sciences Soucieuse d'assurer une relève, l'ACFAS finance un prix scientifique dans le cadre des expos-sciences québécoises et contribue au financement de l'expo-sciences de l'Atlantique (par le biais de son comité de Moncton).L'ACFAS contribue en outre à l'expo-sciences panquébécoise et envisage de participer à l'expo-sciences pancanadienne. SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1986 acfas Hebdo-science La principale agence de presse scientifique au Canada, mise sur pied par l'ACFAS et l'Association des communicateurs scientifiques, partage les locaux de l'ACFAS et effectue un prodigieux travail d'animation et de vulgarisation scientifiques.Hebdo-science est notamment à la source de la série de volumes Les Petits Débrouillards, disponible dans sept langues, d'un vaste réseau d'informations scientifiques radiophoniques et écrites, de Vancouver à St-Jean de Terre-Neuve, et d'une nouvelle revue, « Je me petit débrouille », qui rejoint déjà plus de 10 000 abonnés.Hebdo-science est financièrement autonome.La Journée entreprises-universités L'ACFAS a organisé le 8 novembre dernier une journée consacrée à la collaboration entreprises-universités.Environ 160 gestionnaires de la recherche universitaire et représentants de compagnies ont participé à cette première.L'événement s'est autofinancé et a connu un haut taux de satisfaction.Cela constitue une des initiatives de l'Association pour se rapprocher des milieux de la recherche industrielle.Un colloque semblable pourrait être tenu dans la région de Québec à l'automne de 1986.La banque de la recherche et du développement Un projet d'inventaire informatisé permanent de la recherche et du développement québécois a été soumis à l'attention du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science.Le projet est toujours à l'étude, mais semble intéresser particulièrement le ministère du Commerce extérieur et du Développement technologique.Il est à prévoir qu'un tel projet constituera une occasion supplémentaire pour l'ACFAS de rapprocher la communauté scientifique des milieux industriels.Les sociétés affiliées Depuis longtemps, l'ACFAS songe à mettre sur pied un programme d'aide aux sociétés scientifiques, de concert, peut-être, avec le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science du Québec.Déjà, une remise de 25 à 50 p.cent des frais perçus à l'inscription au congrès annuel est consentie aux sociétés qui encadrent des sections scientifiques au congrès.Cette forme de péréquation permet de favoriser l'émergence de nouvelles sociétés scientifiques.L'ACFAS publie par ailleurs, à meilleur compte que quiconque, les comptes rendus des activités qu'elles organisent.Plusieurs sociétés réclament toutefois à l'Association des ressources complémentaires qu'elle n'a pas.Si on veut que l'ACFAS constitue une véritable fédération de sociétés scientifiques, il faudrait bien que celles-ci y trouvent, au-delà de la noble cause de l'avancement des sciences, un appui matériel immédiat.La mise sur pied d'un programme d'aide aux sociétés scientifiques devrait peut-être constituer une des priorités des trois ou quatre prochaines années.Colloques et réunions diverses L'ACFAS a enfin contribué financièrement à plusieurs colloques, publications et événements divers.Ces contributions habituellement minimes de 50$ à 300$ ne défraient pas la manchette, mais constituent autant de marques de solidarité de la communauté scientifique pour des initiatives de promotion de la science et de la technologie.SITUATION FINANCIÈRE Grâce notamment à une subvention spéciale du Programme de sensibilisation du public canadien à la science et à la technologie et grâce à la reconduction tardive des ententes négociées antérieurement avec le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, l'ACFAS a pu conserver en 1985-1986 les deux postes qu'elle avait précédemment créés et qui sont devenus nécessaires en raison de la croissance des activités de l'Association : celui de responsable des publications et celui d'adjoint au directeur général.Le budget de l'Association a crû de 50 p.cent, passant de 435 000$ en 1984 à 700 000$ en 1985.L'année se solde par un déficit inférieur à 1 p.cent du budget.Le fonds de roulement élevé de l'Association lui permet d'absorber ce déficit, mais une énergie importante a été consacrée, en 1986, à la consolidation des ressources financières de l'ACFAS.Cette consolidation est éminemment solidaire de celle des ressources affectées aux organismes subventionnaires de même qu'à la recherche en général au Québec et au Canada.Il importe en 1986 que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) et le Conseil de recherches médicales (CRM) augmentent les ressources consenties à l'Association.En revanche, l'ACFAS devra s'engager de plus en plus dans la voie de l'autofinancement.En résumé, dans un contexte de coupures budgétaires publiques généralisées, l'ACFAS a enregistré une croissance de ses revenus sans précédent, largement imputable à un autofinancement accru, mais ses dépenses auront été proportionnelles. SUPPLEMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1986 CONCLUSION Le bilan de l'année 1985-1986 apparaît, en dernière analyse, extrêmement positif.La plus importante association de chercheurs au Canada conserve l'esprit de ses fondateurs et retrouve chaque année un nouveau souffle qui lui permet de jouer son rôle traditionnel sans rien perdre de son actualité et de son dynamisme.L'ACFAS n'est pas une institution statique.Comme en témoigne le tableau 2, plus de 200 personnes participent à divers titres à ses comités, à ses jurys et à l'organisation de son congrès annuel.La durée du mandat de ces prosélytes est d'environ 1,5 année.C'est donc dire qu'au bout de dix ans plus de 1 000 scientifiques de tous les horizons auront donné une âme à l'ACFAS, sans compter les milliers de conférenciers et les dizaines de milliers de participants à ses congrès annuels.L'ACFAS constitue un mouvement spontané de scientifiques qui œuvrent d'arrache-pied à l'avancement des connaissances humaines.Le modeste secrétariat de l'ACFAS vit en symbiose avec cette communauté qui reconnaît en l'Association tantôt un lieu de rencontre annuel, tantôt une revue des chercheurs, tantôt un lieu d'édition pour ses colloques, tantôt un vecteur d'opinion.L'ACFAS ne sera jamais meilleure que la communauté scientifique qu'elle dessert.La progression considérable de son rayonnement est significativement encourageante à cet égard.Grâce à l'extraordinaire disponibilité des membres de ses différents comités, de son conseil d'administration, de son comité exécutif et des responsables de sections et de colloques, l'ACFAS a survécu à toutes les crises politiques et économiques depuis 62 ans.Je les en remercie de tout cœur.Je dois également exprimer la gratitude de l'ACFAS et de la communauté scientifique aux souscripteurs privés, au CRSNG, au CRSFI, au CRM et au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science du Québec, qui nous appuient fidèlement.C'est à tous ces gens qui croient et œuvrent à son entreprise de communication et d'animation scientifiques que l'ACFAS doit son rayonnement actuel.Je tiens enfin à remercier de façon particulière le secrétariat de l'ACFAS qui a permis aux scientifiques participant aux différents comités de l'Association de réaliser leurs projets avec diligence et compétence.Il importe que les éléments les plus dynamiques de la communauté scientifique continuent d'appuyer massivement et d'utiliser au maximum un outil de communication plus indispensable que jamais.CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L'ACFAS Exercice 1985-1986 Président Jean-Marie Demers 1er vice-président Gilles Paquet 2e vice-président Charles Terreault Président du comité exécutif Bernard Bénard Trésorière Claire de la Durantaye Membre du comité exécutif Bernard Philogène Secrétaire Guy Arbour Conseillers Georges Bata, Ahmed Ben Flassine, Jacques Bourgault, Alain Caillé, Jean-Yves Chouinard, Guy J.Collin, Micheline Crevier, Sylvie Dépatie, Robert Drouin, Émilien Girard, Denis Larrivée, Laurent Mailhot, Francine Séguin.COMITÉ DU 54e CONGRÈS Roland Rivest (président), Madeleine Berge-vin, Jacques Légaré, Gabriel Plaa, Réjean Pla-mondon, Maurice St-Jacques, Guy Arbour.COMITÉ DES CANDIDATURES Bernard Bénard (président), Denis Boire, Guy Collin, Jean-Marie De-mers, Marianne Kugler, Jacques Martel, Francine Séguin et Jean-Pierre Wallot.COMITÉ DES PUBLICATIONS Michel Amyot, Jean-Marc Gagnon, André Girard, Félix Maltais et Brian T.Newbold.COMITÉ D'HONNEUR DU FONDS ACFAS Pierre Dansereau (pré- sident), Aurèle Beaulnes, Lionel Boulet, Jean-Marie Demers, Camille Gagnon, Roger Gaudry, Madeleine Joubert, Bernard Lavigueur, Claude Pichette, Maurice Sauvé, Pierre Sébastien, Denis St-Onge et Charles Terreault.INTERFACE Comité scientifique Josiane Boulad-Ayoub, Gérard Boismenu, Jean-Marc Gagnon, André Girard, Claude Hamelin, Marianne Kugler, Jean-Marc Lalancette, Roger P.Langlois, Michel Nor-mandin, Gilles Paquet, Denise Pelletier, John Sichel, Robert Stampfler et Michel Théoret.Comité de rédaction Josiane Boulad-Ayoub, Jean-Marc Gagnon, André Girard, Claude Ha-melin, Marianne Kugler, Denise Pelletier et Robert Stampfler.COMITÉS DE SÉLECTION DES PRIX DE 1986 Prix Archambault Alain Caillé (président), François Ameye, Robert Drouin, Marcel Leblanc, Jacques Martel et Yvon Sicotte.Prix Bombardier Bernard Philogène (président), Louis Cloutier, Jean-Marc Lalancette, Alain Martel, Wladimir Paskievici et Charles Terreault.Prix Laurendeau Pierre Martel (président), Josiane Boulad-Ayoub, Marie-Andrée Bertrand, Thomas De Koninck, Thérèse Gouin-Décarie et Jean-Louis Roy.Prix Jurdant Jean-Marie Demers (pré- acfas sident), Pierre Dansereau, Joël de la Noüe, Arnold J.Drapeau, Daniel Du-beau et Conrad East.Prix Pariseau Bernard Bénard (président), André Barbeau, Pierre Couillard, Lucien Huot, Louis Legendre et Estelle Mongeau.Prix Rousseau Gilles Paquet (président), Gérard Bouchard, Fernand Dumont, Jacques Henripin, Gilles Julien et Edgar Leroux.Prix Vincent Claire de la Durantaye (présidente), Gérard Bergeron, Bernard Bonin, Simon Langlois, Louis Maheux et Francine Séguin.Prix pour étudiants diplômés Le jury de ce prix est constitué du comité exécutif de l'ACFAS.Prix ACFAS/Northern Telecom d'enseignement des sciences Émilien Girard (président), Renée Desautels, Mariette Gélinas, Lucie Héon, Fernand Seguin, Jean-Pascal Souque et Santo Tringali.SECRÉTARIAT DE L'ACFAS Directeur général Guy Arbour Directrice adjointe Françoise Braun Rédactrice en chef d'INTERFACE Sophie Malavoy Secrétaires Suzanne Cauchon-Rouette Jasmine Chabot-Dagenais Jocelyne Thibault SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-jUIN 1986 MONTRÉAL (U.de M.) 4300 inscriptions CHICOUTIMI (UQAC) Les congrès de l’ACFAS depuis 1933 QUÉBEC (U.Laval) TROIS-RIVIÈRES (UQTR)I QUÉBEC (U.Laval) r-* A: Inscriptions payées.La participation réelle est habituellement de 50 % supérieure./**B: Communications Après deux décennies relativement stables, le congrès de l'ACF AS a crû régulièrement en Importance.Dans le passé, les sommets de participation étalent enregistrés à Montréal el è Québec (surtout), mais depuis le début dés années 80, une croissance sans précédent s’est amorcée et le congrès bat tous les records i chaque année.N.B.En 1969, Il n’y eut pas de communications, mais plutôt un symposium.Tableau 1 acfas ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L'AVANCEMENT DES SCIENCES STRUCTURE ORGANISATIONNELLE JURY DES PRIX DE LA RECHERCHE JURY PARISEAU Bernard Bénard JURY ARCHAMBAULT Alain Caillé JURY VINCENT Claire de la Durantaye JURY LAURENDEAU1 Laurent Mailhot ORGANISATION DUCONGRÈS ANNUEL JURY ROUSSEAU 6 Gilles Paquet JURY BOMBARDIER Bernard Philogène JURY DES ( SCIENCES DE L’ENVIRONNEMENT Jean-Marie Demers JURY DU PRIX D’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES Émilien Girard JURY DU PRIX ÉTUDIANT-CHERCHEUR (Le comité exécutif) N.B.: Le nombre de personnes impliquées dans chaque comité est indiqué dans le coin supérieur droit.LES CAHIERS DE L’ACFAS Responsable Sophie Malavoy SECRÉTARIAT Directeur général Guy Arbour Sophie Malavoy INTERFACE Bernard Bénard COMITÉ EXÉCUTIF RESPONSABLES TECHNIQUES COMITÉ DE RÉDACTION RESPONSABLES DES SECTIONS RESPONSABLES DE COLLOQUES COMITÉ SCIENTIFIQUE Françoise Braun FONDSACFAS COMITÉ DES PUBLICATIONS André Girard COMITÉ DU 54e CONGRÈS Roland Rivest COMITÉ D’HONNEUR DU FONDS ACFAS Pierre Dansereau ÉDITION SCIENTIFIQUE ACTIVITÉS DE PROMOTION SCIENTIFIQUE CHAPITRES RÉGIONAUX • Moncton • Ottawa ASSEMBLEE GENERALE Jean-Pierre Wal lot COMITÉ DES CANDIDATURES CONSEIL D’ADMINISTRATION Président Jean-Marie Demers Tableau 2 SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1986 ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L'AVANCEMENT DES SCIENCES INC.FONDS D'ADMINISTRATION RAPPORT DES VÉRIFICATEURS Aux membres de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences inc.Nous avons vérifié le bilan du fonds d'administration de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences inc.au 31 décembre 1985, ainsi que les états de revenus et dépenses, du surplus et de l’évolution de la situation financière du fonds d'administration pour l'exercice terminé à cette date.Notre vérification a été effectuée conformément aux normes de vérification généralement reconnues et a comporté, par conséquent, les sondages et autres procédés que nous avons jugés nécessaires d'effectuer dans les circonstances.À notre avis, ces états financiers présentent fidèlement la situation financière de l'Association au 31 décembre 1985, ainsi que les résultats de ses opérations et l'évolution de sa situation financière pour l'exercice terminé à cette date, selon les principes comptables généralement reconnus, appliqués de la même manière qu'au cours de l'exercice précédent.BESSETTE, DEMERS & ASSOCIÉS Comptables agréés ÉTATS DES REVENUS ET DÉPENSES POUR L'EXERCICE TERMINÉ LE 31 DÉCEMBRE 1985 1985 1984 $ $ REVENUS Subventions provinciales Subvention statutaire (MESSQ) 141 625 124 000 Projets spéciaux (MESSQ) 81 050 68 725 Ministère des Relations internationales 4 500 4 900 Autres 8 621 — 235 796 197 625 Subventions fédérales CRSNG 55 000 44 762 CRSH 28 336 23 279 CRM 10 000 5 000 Science et Technologie Canada 65 000 16 667 Autres subventions 13 043 1 891 171 379 91 599 Autres revenus Congrès annuel 150 865 105 372 Contributions privées 23 975 19 350 Cotisations des membres 39 944 20 023 Intérêts sur placements 18 110 13 477 Publicité 53 366 — Publications 13 636 15 337 Services divers 24 928 13 650 324 824 187 209 TOTAL DES REVENUS 731 999 476 433 DÉPENSES Frais d'administration (annexe) 271 281 204 91 7 Congrès annuel (annexe) 219 312 127 004 Publications (annexe) 178 312 108 051 Colloques extérieurs au congrès 23 179 12 637 Activités régionales 4 200 2 985 Bourses et prix 21 046 13 723 Autres sociétés 8 229 1 385 Projets spéciaux — La Fondation 3 940 7 478 Autres 3 451 5 707 TOTAL DES DÉPENSES 732 950 483 887 EXCÉDENT DES DÉPENSES SUR LES REVENUS 951 7 454 acfas SUPPLÉMENT INTERFACE / MAI-JUIN 1986 ANALYSE DES DÉPENSES POUR L'EXERCICE TERMINÉ LE 31 DÉCEMBRE 1985 1985 1984 $ $ FRAIS D'ADMINISTRATION Traitements et bénéfices sociaux 137 872 117 139 Réunions et frais de déplacements 15 587 15 472 Équipements et fournitures de bureau 31 943 11 425 Loyer et entretien des locaux 13 548 13 938 Timbres et expéditions 32 064 17 791 Impressions et papeterie 12 272 10 211 Téléphone 10 885 10 060 Honoraires 9 024 4 563 Divers 8 086 4 318 271 281 204 917 CONGRÈS ANNUEL Colloque du congrès 32 096 17 263 Communications 21 338 13 463 Programme du congrès 12 822 12 376 Personnel de soutien 6 138 5 434 Programme socioculturel 32 032 16 063 Formulaires 9519 2 695 Courrier et papeterie 16 013 2 807 Réunions et frais de déplacements 7 552 9 363 Équipements et services 13 854 11 462 Autres imprimés 20 667 9 619 Presse 4 666 2 969 Publicité 20 834 19 354 Divers 21 781 4 136 219312 127 004 PUBLICATIONS Revue INTERFACE Édition 23 029 15 775 Composition et graphisme 24 600 15 397 Impression 68 998 37 466 Poste 4 251 15 016 Commission sur publicité 24 703 — Les Cahiers 32 405 19 530 Divers 326 4 867 178 312 108 051
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