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Titre :
Interface : la revue de l'ACFAS
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1984-2000
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'ACFAS
  • Successeur :
  • Découvrir (Montréal, Québec)
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Interface : la revue de l'ACFAS, 1988-05, Collections de BAnQ.

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ADRESSE DE RETOUR : CASE POSTALE 6060, MONTRÉAL (QUÉBEC) H3C 3A7 3,50 $ VOLUME 9, NUMERO 3 LA REVUE DE LA RECHERCHE MAI-JUIN 1988 MTERFACE La synthèse haute-fidélité de la parole La sociologie des sciences Les protéines alimentaires et leurs hydrolysats L’exode des cerveaux Les conditions du leadership en R-D La recherche australienne sort du bush Le Centre international de criminologie comparée Face a face Joshua Rokach L’homme qui a retenu Merck Frosst à Montréal Si Vous Voyez Loin.oyez Grand ! À l'École Polytechnique de Montréal, la plus importante faculté de génie au Canada, notre principal objectif est de former les meilleurs ingénieurs, spécialistes et chercheurs qui soient.Si vous voyez loin.si vous voyez grand, bref si vous avez décidé de faire des études supérieures et de la recherche en génie, inscrivez-vous aux Programmes d’études supérieures à Polytechnique • Polytechnique offre des programmes de doctorat, de maîtrise ès sciences appliquées et de maîtrise en ingénierie dans la majorité des domaines du génie.• Les projets de recherche se situent en Génie Chimique Génie Civil Génie Électrique Génie Industriel Génie Mécanique Génie Minéral Génie Métallurgique • Mathématiques Appliquées Génie Physique • Génie Biomédical Génie Énergétique • Un personnel nombreux est actif en recherche: 150 professeurs, 100 chercheurs et associés de recherche, 1000 étudiants.• Les domaines de développement privilégiés sont le génie informatique et le génie des matériaux.• Polytechnique possède une trentaine de centres, de groupes et de laboratoires de recherche, et participe à plusieurs projets de recherche interuniversitaire.• Elle participe à de nombreux projets de R-D en collaboration avec l’industrie.Elle offre 300 000 $ en aide financière aux étudiants.Dates limites des demandes d'admission: le 15 avril pour le trimestre d'automne, le 1e' novembre pour le trimestre d’hiver.» Le montant des subventions et des contrats de recherche atteint 15 millions de dollars par année.• Renseignements: Service des études supérieures C.P.6079, Suce.A Montréal (Qc) H3C 3A7 (514)340-4713 École Polytechnique de Montréal INTERFACE / MAI-JUIN 1988 SOMMAIRE Face à face JOSHUA ROKACH : l’homme qui a retenu Merck Frosst à Montréal Propos recueillis par Gilles Provost 9 LA SYNTHÈSE HAUTE-FIDÉLITÉ DE LA PAROLE Laurent Santerre DES LABORATOIRES AUX RÉSEAUX 15 SOCIOTECHNIQUES : itinéraire d’une sociologie des sciences Alberto Cambrosio LES PROTÉINES ALIMENTAIRES 22 ET LEURS HYDROLYSATS Jean Amiot 29 Éditorial LES CONDITIONS DU LEADERSHIP EN R-D André J.Boutin 5 Modem EXODE DES CERVEAUX : pas de quoi paniquer, mais.Jean-Pierre Rogel 34 Intermonde LA RECHERCHE AUSTRALIENNE SORT DU BUSH Michel Groulx 41 Gros Plan LE CENTRE INTERNATIONAL DE CRIMINOLOGIE COMPARÉE ' Dominique Faucher 45 Transferts Gilles Drouin 49 Science-inter Sophie Malavoy 52 Subventions, bourses et prix 56 A suivre 60 Sources 64 Chercheurs recherchés 70 Revue bimestrielle sans but lucratif.INTERFACE est publiée à l’intention de la communauté scientifique par l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS).avec l'aide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science ainsi que du Fonds FCAR.Note : le genre masculin est utilisé dans INTERFACE au sens neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.Directeur général de l’ACFAS : Guy Arbour Directeur scientifique par intérim : Gilles Paquet Rédactrice en chef : Sophie Malavoy Adjointe administrative : Jocelyne Thibault Direction artistique : Mathilde Hébert.Annie Pencrech Typographie : Composition Solidaire inc.Révision linguistique : Hélène Larue Publicité : Yves Ouellette.SOCREP.2730.Côte-Sainte- Catherine.Montréal (Québec) H3T IB7.(514) 342-1480 Photo de la page couverture : René De Carufel Comité de rédaction : Claude Hamelin.Denise Pelletier et Jean- Pascal Souque Les articles d INTERFACE peuvent être reproduits sans autorisation à condition que l’origine en soit mentionnée.Pour toute demande de renseignements, s’adresser à l’ACFAS.2730, Côte-Sainte-Catherine.Montréal (Québec) H3T 1B7 (514) 342-1411.FAX : (514) 342-9552.La revue INTERFACE est répertoriée dans Point de repère.Courrier de deuxième classe, enregistrement n° 6489.4 mai 1988 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, deuxième trimestre 1988.ISSN : 08264864 CANADA PRIME MINISTER-PREMIER MINISTRE Il me fait plaisir de transmettre mes salutations les plus cordiales et mes voeux les plus sincères à tous ceux et celles qui participent au 56e congrès de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS).L'ACFAS, dont les milliers de membres représentent toutes les disciplines scientifiques, témoigne de la vitalité, du dynamisme et de l'originalité de l'activité scientifique en français.Sous le titre Une Mer de Sciences, ce congrès qu'accueille l'université de Moncton réaffirme la possibilité de faire de la science en français et rend compte de l'évolution scientifique.Il constitue ainsi un événement annuel d'une importance et d'un intérêt grandissants pour la communauté scientifique d'expression française.Je tiens à féliciter 1'ACFAS pour son magnifique travail et vous souhaite à tous un excellent congrès.OTTAWA 1988 INTERFACE / MAI-JUIN 1988 ÉDITORIAL 5 Les conditions du leadership en R-D PAR ANDRÉ J.BOUTIN Aujourd’hui, la R-D est le nerf du développement économique.Toutes les régions, tous les pays industrialisés en sont conscients, car il en va de leur prospérité.Quand on regarde s’affronter des puissances comme les États-Unis, le Japon, l’Allemagne ou la Grande-Bretagne, on se rend compte que le Canada et le Québec ne sont pas de taille.Or, dans le monde de la R-D, le pouvoir de l’imagination, la synergie des efforts et la volonté farouche de réussir sont des facteurs tout aussi importants que le poids démographique ou le volume des budgets engagés.Nos réussites internationales dans les secteurs de l’hydroélectricité, des télécommunications, de l’aérospatiale et du génie-conseil, entre autres, illustrent bien ce que nous sommes capables d'accomplir en y mettant les efforts requis.Pour accélérer notre croissance dans le secteur de la R-D, il nous faut agir énergiquement et sans retard.Cinq objectifs devraient nous guider : 1.MAINTENIR ET DÉVELOPPER SÉLECTIVEMENT NOS AVANTAGES COMPARATIFS Je pense ici aux mesures fiscales et aux investissements directs de nos gouvernements, tant à l’échelle nationale que provinciale.Le Québec, par exemple, accuse un retard très net par rapport à l’Ontario, et ce, pratiquement sur tous les plans : total des dépenses, nombre de chercheurs, de contrats gouvernementaux, de centres de recherche, de diplômés universitaires, de brevets et de licences, etc.Or, les avantages fiscaux offerts depuis peu au Québec pourraient être bientôt érodés.En effet, le gouvernement Bourassa examine présentement la possibilité d’harmoniser ses dispositions avec celles du gouvernement fédéral, à la suite des modifications apportées à la législation par le ministère des Finances du Canada, le 16 décembre dernier, dans son projet de réforme.Étant donné les retards importants du Québec sur le plan de la R-D, je suis d’avis que le gouvernement ne doit pas faire machine arrière.Il lui faut, au contraire, trouver des moyens pour maintenir la viabilité et l’attrait des programmes existants (société en commandite, exemption fiscale pour chercheur étranger, etc.).2.RÉFORMER LE SYSTÈME D’ÉDUCATION Pour mener cette bataille en vue d’occuper les premiers rangs en R-D, nous avons besoin de chercheurs de talent, capables de transformer une découverte en un procédé de fabrication, assez souples pour travailler de façon pluridisciplinaire et prêts à se recycler au besoin pour élargir et varier leurs connaissances, leur expérience, leurs compétences et leur culture générale tout autant que leurs champs de spécialisation.Pour être les meilleurs collectivement, il nous faut réapprendre à être les meilleurs sur le plan individuel.Et, sur ce plan, notre système d’éducation joue un rôle primordial.Il doit être entièrement repensé et amélioré en ce sens.3.« LIBÉRER » L’UNIVERSITÉ POUR QU’ELLE DEVIENNE UN MAILLON DYNAMIQUE DE LA R-D Responsables de la formation et creuset de la recherche tant fondamentale qu’appliquée, les universités peuvent et doivent jouer un rôle important dans une stratégie de croissance en R-D.Or, au Québec, toutes sortes de carcans les étouffent littéralement : nivellement des ressources, politique d’égalitarisme, frais de scolarité fixes, charges de travail, permanence d’emploi, etc.Il faut redonner au secteur universitaire le souci de l’excellence, la passion de l’invention et la volonté de devancer les concurrents.Faisons donc sauter les verrous.Osons.Finançons l’étudiant plutôt que l’université.Laissons les universités fixer elles-mêmes leurs frais de scolarité.Exigeons qu’elles aillent chercher leur financement ailleurs que dans les officines gouvernementales.Créons des prêts à l’intention des étudiants les plus compétents, des bourses au mérite.Et pourquoi ne pas mettre sur pied un « régime d’épargne-université » ?Pour devenir un maillon clé de la R-D, nos universités doivent absolument mériter leurs ressources et être compétitives en visant l’excellence.4.ACCÉLÉRER LA SYNERGIE ENTRE LES GOUVERNEMENTS, LES UNIVERSITÉS ET LES ENTREPRISES Jusqu’à tout récemment, ces trois roues de l’engrenage de la R-D étaient loin d’être synchronisées.La situation commence à changer.Il faut accélérer le rythme : multiplier les rencontres, les actions concertées, les gestes concrets.Nos concurrents internationaux ont à ce chapitre des longueurs d’avance sur nous.Soyons plus dynamiques, plus déterminés que jamais.L’action coordonnée des gouvernements, des universités et des entreprises est un dossier sur lequel nous nous sommes particulièrement penchés, chez Northern Telecom, au cours des dernières années.Ainsi, en plus de contribuer régulièrement aux campagnes de levée de fonds des universités, nous avons mis sur pied un programme d’interaction grâce auquel nous établissons des liens durables avec un large éventail d’universitaires de différentes disciplines, qui partagent nos champs d’intérêt.Conçu sous le signe de la flexibilité, ce programme nous permet de confier des projets de R-D à différentes équipes, d’accueillir chez nous des universitaires et d’envoyer certains de nos cadres ou chercheurs collaborer avec des organismes de l’extérieur.5.FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT DE LA CULTURE SCIENTIFIQUE Les « humanités » ont dominé pendant longtemps notre système d’éducation, reléguant loin derrière les sciences et la technologie.Voilà qui explique, entre autres, la pénurie actuelle de scientifiques, d’ingénieurs et de techniciens qualifiés, véritables dynamos de la R-D.André Boutin, ingénieur, est vice-président de groupe chez Northern Telecom Canada et membre du conseil d’administration du Conseil des universités du Québec.Il recevait il y a quelques mois le Prix des communications du gouvernement du Québec dans la catégorie « Technologie de l’information et des télécommunications ». 6 INTERFACE / MAI-JUIN 1988 Il nous faut donc trouver rapidement des moyens nouveaux et efficaces pour augmenter les connaissances dans ces domaines, organiser plus d’événements à caractère scientifique, créer des « lieux » permanents où la science soit diffusée et exposée, faire connaître nos scientifiques et valoriser ce secteur d’emploi.Sur ce plan aussi, Northern Telecom apporte sa contribution.A l’échelle nationale, par exemple, nous avons patronné le projet du Shad Valley College mais, surtout, nous avons lancé le Pro- gramme national d’éducation de Northern Telecom, dont le but est de faire progresser les connaissances des professeurs et des étudiants dans le domaine des télécommunications.Ce n’est qu’en poursuivant parallèlement ces cinq objectifs que nous pourrons assurer collectivement un plus grand leadership en matière de R-D à l’échelle de la planète et doter nos entreprises des mécanismes qui les feront tourner à plein régime ! ¦ SJ» LE MINISTERE DU COMMERCE ET DE LA TECHNOLOGIE DU NOUVEAU-BRUNSWICK est à l'oeuvre pour appuyer les activités de recherche et de développement ainsi que l'application des nouvelles techno logies au sein de l'industrie de la province.Four obtenir de plus amples renseignements sur les programmes et les services offerts, prière de communiquer avec le: Secrétariat aux sciences et à la technologie Ministère du Commerce et de la Technologie C.P.6000, Frédéricton (Nouveau-Brunswick) E3B 5H1 Tél.: (506) 453-2489 AI Lacey Ministre Message de l’honorable Marcel Masse Député de Frontenac et ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources Je suis heureux que mon ministère s’associe, pour la deuxième année consécutive, au congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS).Ce 56e congrès, qui a lieu cette année à Moncton, revêt pour moi une importance particulière puisqu’il constitue une preuve de plus que la francophonie rayonne dans tout le pays.C’est d’ailleurs le deuxième congrès à se tenir à l’extérieur du Québec après celui de l’an dernier à Ottawa.Peu après mon arrivée à EMR.j’ai demandé au Ministère et aux organismes dont je suis responsable de rehausser la participation des francophones, de donner une plus grande place à l’utilisation du français comme langue de travail et d’améliorer le service en français au public.D’importants progrès ont été réalisés depuis sur ces trois plans.En ma qualité de ministre responsable du Québec, je me réjouis d’appuyer les initiatives de francophones qui contribuent à l’essor et à l’épanouissement du pays tout entier.Les parlants français sont capables d’initiatives car ils sont dynamiques et bien vivants.Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner le profil caractéristique de l’entrepreneur minier francophone du Québec.Les PDG des entreprises d’exploration minière québécoises sont jeunes - 40 % ont moins de 40 ans - et 73 % d’entre eux possèdent un diplôme universitaire, en majeure partie en sciences et en sciences appliquées.Les succès qu’ils remportent dans le secteur minier témoignent de leur compétence.De telles statistiques soulignent les efforts de ceux qui leur ont inculqué leurs connaissances scientifiques, de ceux qui par leur savoir et leur force de caractère ont su faire progresser le mouvement scientifique francophone.L’ACFAS, au cœur de ce mouvement avec ses 12 000 membres, rallie dans ses congrès annuels tous les parlants français qui sont inspirés, pour ainsi dire, par la muse des sciences.Cette année, l’environnement est à l’honneur et vous pourrez compter sur l’engagement de mon ministère, qui travaillera à intégrer davantage la dimension environnementale dans l’ensemble de ses politiques et programmes.Je profite de l’occasion pour vous souhaiter un bon congrès et permettez-moi de reprendre les paroles évocatrices de Désiré Nisard : * L’image la plus exacte de l’esprit français est la langue française elle-même*.¦ Énergie, Mines et I ^ ¦ Ressources Canada L'Hon.Marcel Masse, Ministre Energy, Mines and Resources Canada Hon.Marcel Masse, Minister L'ÉNERGIE DE NOS RESSOURCES Canada J NOTRE FORCE CRÉATRICE Message de l'honorable Lucien Bouchard fl ^ I Secrétariat d’État Department of the Secretary fl^fl du Canada of State of Canada Canada Il me fait extrêmement plaisir d'adresser mes sincères félicitations à tous ceux et celles qui, tant à la direction de l'Université que chez les responsables de l'Acfas, ont rendu possible la tenue du cinquante-sixième congrès annuel de l'Association à l'Université de Moncton.Carrefour prestigieux de la science et du génie d'expression francophone, le congrès de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences témoigne d'année en année, depuis plus d'un demi-siècle, de la pensée scientifique au Canada français.Outre qu'un événement scientifique d'une telle envergure confirme la vocation véritablement universitaire de l'institution où il se déroule, il a en l'occurence pour effet de mettre en valeur le caractère francophone de la région de Moncton et de promouvoir ainsi le statut et l'avancement de la langue française au Nouveau-Brunswick, et au Canada en général.Nul doute que cet événement aura servi à susciter, parmi la jeunesse acadienne, un vif intérêt pour la recherche scientifique et le développement technologique en leur apportant ainsi une «mer de sciences».Le Secrétaire d'État du Canada, \ Canada INTERFACE/MAI-JUIN 1988 FACE À FACE Joshua Rokach : l'homme qui a retenu Merck Frosst à Montréal PROPOS RECUEILLIS PAR GILLES PROVOST À une époque où des laboratoires de recherche pharmaceutique connaissaient de sérieuses difficultés, la filiale canadienne de Merck Frosst, elle, était en pleine expansion.Son secret ?Joshua Rokach, un directeur de la recherche qui veut trouver avant les autres.Il fut le premier, avec son équipe, à synthétiser les leucotriènes, des substances associées à des états pathologiques tels l’allergie et l’asthme.« Ê ci, à Montréal, je dirige l’équipe de recherche la plus M célèbre chez Merck Frosst.Mes 20 chimistes sont tous t the very best et 60 p.cent sont des Canadiens français.f En chimie de synthèse, nous sommes les meilleurs au monde, et je m’arrache les cheveux et les dents pour conserver cette première place ! » Être le meilleur ! Telle est l’obsession de Joshua Rokach, directeur de la recherche chez Merck Frosst Canada, une grande multinationale qui fabrique des médicaments.Telle est aussi la passion dévorante qui inspire toutes ses décisions, qui transparaît dans chacune de ses paroles : « Si un jour je vois que je ne suis plus capable d’être le meilleur, je vais donner ma démission I » L’excellence, pour M.Rokach, c’est une manière d’être.Une arme.Un moyen de préserver sa liberté de manœuvre au sein de l’empire Merck.Un exemple ?La rumeur veut que, à l’occasion de la « guerre des brevets », Merck Frosst ait voulu centraliser aux États-Unis toute sa recherche de pointe.Mais comme Joshua Rokach refusait de quitter le Canada, la compagnie a plié : maintenant, c’est lui qui dirige, de Montréal, des équipes de chercheurs américains ! Merck Frosst a même annoncé la mise sur pied d’un ambitieux programme d’expansion des recherches qui sera implanté à Kirkland, en banlieue de Montréal.« Si le plus important programme de recherche de Merck Frosst (celui sur les leucotriènes) est géré depuis le Canada, c’est parce que nous en avons pris un jour l’initiative et que nous n’avons jantais lâché les rênes ensuite.Aujourd’hui, Merck Frosst ne peut pas vendre un nouveau médicament antiallergique sans que ce soit moi qui l’ait découvert, avec mon équipe.» Mais qui est donc Joshua Rokach ?Juif, il est né en Égypte.Sa famille faisait partie de la petite élite francophone du Caire, très influente entre les deux Grandes Guerres mondiales.Sa langue maternelle est donc le français mais il a utilisé l’arabe et l’anglais pour ses premières études, dans une école égyptienne, l’hébreu à l’université de Jérusalem et l’allemand pour ses recherches post-doctorales sur la photochimie organique à l’institut Max-Plank, en Allemagne.Sa famille accordait une importance extrême à l’éducation : « Chez nous, l’éducation n’était pas seulement importante : c’était une telle priorité que ça en devenait un cauchemar ! Par exemple, mon père a fait la vie dure à mon frère : il l’a toujours traité de raté parce qu’il avait préféré devenir mécanicien ! » En 1966, donc, Joshua Rokach, établi en Allemagne, se cherche un emploi.Ceux qu’on lui offre en Israël ou aux États-Unis ne l’attirent guère.Un jour, il lit dans une revue scientifique qu’on cherche .un chercheur chez Merck Frosst, au Canada.Ce poste l’intéresse, surtout à cause du caractère fondamental, presque universitaire, de la recherche proposée.Et puis, il y a le côté francophone de Montréal : « C’est un aspect qui m’a grandement influencé », dit-il.Tout se fait très vite : deux semaines plus tard, il a son contrat en main.« Je ne peux supporter de faire quelque chose que quelqu'un a déjà fait avant moi ! » Aujourd’hui encore, M.Rokach ne jure que par la recherche fondamentale et il continue à se définir avant tout comme un chimiste, à la tête d’une équipe dont tous les membres sont, précise-t-il, « des spécialistes en chimie de synthèse ».Les applications de la recherche?Elles sont certes importantes, mais quand même secondaires pour lui : « Si vous faites de la bonne science, tout le reste va en découler.Et quand vous êtes les meilleurs scientifiques du monde, vous ne pouvez que réussir.C’est ça, le secret de Merck.» Le défi, voilà ce qui intéresse Joshua Rokach : « Moi, je veux d’abord ouvrir des avenues nouvelles, faire vraiment progresser la science.Ensuite, je laisse nos équipes américaines et les universitaires s'occuper du développement et des autres détails.Ce sont des questions de routine, qu 'ils vont régler de toute façon, sans mon aide.Ce qui est prosaïque ne m’intéresse pas.« Quand j’ai entrepris défaire la synthèse des leucotriènes, en 1979, un collègue m’a dit que je n ’avais qu 'à attendre que d’autres la fassent.Ça, c ’est une mentalité d’esclave ! Je suis contre.Moi, je veux une réflexion originale.Je veux découvrir moi-même.Je ne peux pas supporter défaire quelque chose que quelqu ’un a déjà fait avant moi ! — Et si quelqu’un d’autre trouve quelque chose d’important avant vous ?— Alors, j’analyse ses résultats.Je spécule sur les conséquences éventuelles.Je saute deux ou trois étapes et, quand je fais ma propre expérience, je suis loin en avant de tout le monde.» Cette attitude d’esprit, Joshua Rokach l’inculque systématiquement chez ses chercheurs.A chacun, il demande de « mijoter » un projet très fondamental, qui fasse vraiment progresser la technologie des synthèses organiques, mais pour lequel on ne voit aucune application prochaine.Il met même un point d’honneur INTERFACE/MAI-JUIN 1968 INTERFACE / MAI-JUIN 1988 à ce que ses travaux soient décrits dans des revues de chimie pure plutôt que dans des revues de chimie médicale.« Comme cela, dit-il, tous les plus grands cerveaux de la planète nous connaissent.Ils voient qu 'on fait de la belle chimie, de la chimie de classe.S'ils ont un élève particulièrement brillant, c 'est chez nous qu ’ils l’envoient parce qu ’ils savent qu ’avec nous, il va pouvoir progresser.Ça, c’est fondamental ! » Par ailleurs, M.Rokach ne dissimule pas son mépris pour les équipes qui se contentent d’appliquer des techniques connues (même si elles sont de pointe) pour atteindre des résultats très.appliqués.Celles qui ne font que de la chimie médicale, par exemple, et qui n’ont jamais rien de fondamental à publier.À ses yeux, ce sont là des « handicapés scientifiques » ! « Tout ce qui est mystérieux m'intéresse.» En mai 1979, à Washington, Joshua Rokach assiste à une conférence du Suédois Samuelsson.Le sujet ?La structure chimique approximative d’une molécule dont on soupçonne l’existence depuis 20 ans et qui serait un des principaux déclencheurs des crises d’asthme.Une molécule extraordinairement puissante, présente en quantités infimes dans l’organisme et, par surcroît, instable et très difficile à isoler.La conférence à peine terminée, Joshua Rokach conçoit déjà une façon de synthétiser cette molécule pour en fabriquer des quantités industrielles.Il revient à Montréal sans attendre la fin du congrès et, quelques mois plus tard, il annonce qu’il a réussi la première synthèse d’un « leucotriène », nom que portera cette famille de molécules.« Au début, dit-il, c’est vraiment le défi scientifique qui m’a attiré.Je ne connaissais même pas la structure exacte de la molécule que je voulais synthétiser ! Mais tout ce qui est mystérieux m'intéresse.Je me suis vite retrouvé avec une grande quantité de leucotriènes.Un vrai trésor : personne n 'avait jamais pu étudier leurs propriétés biologiques ! J’ai laissé ce travail à d’autres et je me suis affairé à produire de nouvelles variétés de leucotriènes.Finalement, j’en ai eu une collection incroyable.» En 1981, Joshua Rokach est nommé directeur de la recherche à la filiale canadienne de Merck Frosst.En 1983, il convainc la maison mère américaine que le centre de recherche de Montréal devrait abandonner tous ses autres projets pour se consacrer uniquement aux leucotriènes.(Par la suite, le programme des leucotriènes est devenu le plus important de tout l’empire Merck !) Un formidable coup de dés.D’autant plus qu’on ne connaît pas encore toutes les fonctions des leucotriènes.Mais on en a déjà identifié deux.La première, c’est qu’ils jouent un rôle essentiel dans le processus de l’inflammation en attirant les globules blancs sur le siège d’une lésion.On en a d’ailleurs trouvé une grande quantité dans les lésions caractéristiques des maladies inflammatoires chroniques : dans la peau des victimes de psoriasis, par exemple, et dans les parois intestinales des victimes de la maladie de Cohn (deux maladies incurables).La deuxième fonction des leucotriènes a trait aux allergies : ce sont eux qui provoquent les constrictions des conduits pulmonaires lors des crises d’asthme.On en a aussi détecté dans le nez et les yeux des victimes du rhume des foins.Les recherches fondamentales se poursuivent, mais déjà, Merck Frosst est sur le point d’entamer des tests cliniques sur des humains avec trois produits particulièrement prometteurs : un anti-inflammatoire (qui inhibe la synthèse des leucotriènes) et deux antiallergiques (des antagonistes qui agissent plutôt sur les parois des cellules, en bloquant les récepteurs sensibles aux leucotriènes).Quant à Joshua Rokach (« Monsieur Leucotriène », comme on l’appelle), il continue à devancer tout le monde : après avoir été le premier à synthétiser les leucotriènes, il a synthétisé aussi d’innombrables inhibiteurs ou antagonistes ; certains d’entre eux pourraient d’ailleurs entraîner la mise au point de nouveaux médicaments.Il guide le travail des cliniciens en prévoyant les activités toxiques.D travaille même déjà à la conception de générations de produits ultérieurs, plus efficaces et moins toxiques.(Pendant l’entrevue, d’ailleurs, M.Rokach répond au téléphone et son visage s’éclaire d’un large sourire : un de ces produits « de deuxième génération » vient de passer avec succès tous les tests de mutagénicité.) Et sur un plan plus fondamental ?Il avait prévu dès 1983 la structure des principaux métabolitçs des leucotriènes ; il les a même synthétisés et analysés bien avant qu'on confirme leur existence in vivo.« J’ai fait ça juste pour le plaisir de la chose.C’était trois ans avant qu ’on cherche à les isoler dans des cellules.C’est ce que j’appelle de la chimie anticipatrice.» Une heureuse anticipation, d’ailleurs, puisque son équipe a eu de la difficulté à analyser le métabolisme des leucotriènes in vitro parce qu’elle compte peu de spécialistes de la chimie analytique.Pourquoi ?Parce que Joshua Rokach ne fait confiance qu’aux super-spécialistes et surtout pas à ceux qui sont « un peu bons dans toutes sortes de choses ».Il croit plutôt à la multidisciplinarité, c’est-à-dire à « des chercheurs très capables, à la fine pointe dans leur domaine respectif et qui réussissent à établir entre eux une communication convenable.» Or, à ses yeux, la chimie analytique n’est justement pas une « discipline pure ».Elle demande même plutôt d’être « un peu bon dans toutes sortes de choses » ! Il n’a donc pas engagé de chimistes analytiques.et il s’en est mordu les doigts quand est venu le temps d’identifier et d’isoler les métabolites des leucotriènes présents en quantités infinitésimales dans des milieux biologiques.Joshua Rokach affirme pourtant que son respect récent pour la chimie analytique ne vient pas en contradiction avec son éloge INTERFACE/MAI-JUIN 1988 des vertus de la spécialisation.Il a simplement ajouté à sa liste une nouvelle « spécialité » : elle consiste à « savoir isoler des produits variés dans des milieux complexes » ! Chose certaine, M.Rokach est toujours à la recherche de l’excellence.Et c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il aime le Canada : « J’ai le premier choix parmi les meilleurs étudiants qui sortent des universités canadiennes.Il y a peut-être plus de bons étudiants aux Etats-Unis, mais il y a beaucoup plus de compagnies qui se battent pour les embaucher ! Ici, j ai la crème pour moi tout seul.Ainsi, il est beaucoup plus facile de former au Canada une équipe de travail exceptionnelle.» Tout occupé à ses recherches, M.Rokach avoue qu’il ne s’est guère intéressé à la bataille au sujet de la protection des brevets pharmaceutiques au Canada.« Je pense que c’est une question bien secondaire par rapport à la valeur de la recherche qui se fait ici.et je l'ai dit à mes supérieurs : si cette loi avait mis en faillite notre filiale canadienne, Merck Frosst aurait quand même eu avantage à maintenir ses laboratoires de Montréal et qui plus est, à leur donner de l'expansion.Les patrons étaient éberlués ! » Peut-être faut-il chercher la principale raison de son attitude à un autre niveau : « Moi, dit-il, je suis bien, au Canada et il n’est pas question que je déménage aux Etats-Unis.» I « Il est beaucoup plus facile de former au Canada une équipe de travail exceptionnelle.» M.Douglas Young Bienvenue aux membres de FACFAS Le ministère provincial des Pêches et de l’Aquaculture est heureux que l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS) ait choisi le Nouveau-Brunswick et le Centre universitaire de Moncton pour y tenir son 56e congrès national.Votre présence contribue à sensibiliser la population à l’importance de la recherche comme outil de développement économique et social.M.Douglas Young Ministre des Pêches et de l’Aquaculture Ministre de l'Expansion industrielle régionale CANADA Minister of Regional Industrial Expansion L'honorable The Honourable Robert R.de Cotret Depuis toujours, les sciences sont les principaux outils de développement dans le monde.Bien qu'ayant, au cours des siècles, soulevé contradictions, objections, conflits et craintes, elles ont mené à des découvertes extraordinaires qui, au bout du compte ont, plus souvent qu 'autrement, mené à l'amélioration des conditions de vie de l'humanité.Le gouvernement fédéral est particulièrement conscient du pouvoir des sciences et il s'est engagé à promouvoir l'utilisation des sciences et de la technologie pour favoriser l'éclosion de procédés et de produits nouveaux qui mettront le Canada en position de force sur le marché mondial de l'économie.En ma qualité de ministre d'Etat chargé des Sciences et de la Technologie, et convaincu de la justesse des vues du gouvernement fédéral en matière de sciences et de technologie, il me fait plaisir de participer à cette revue qui promouvoit l'avancement des sciences.C'est grâce à des gens comme vous, à des associations comme la vôtre, à des étudiants curieux et à des chercheurs conscients de leur rôle, que non seulement le gouvernement pourra favoriser l'avancement des sciences, mais que le Canada connaîtra des jours encore meilleurs tant au point de vue économique qu'au point de vue social.3e vous souhaite donc longue vie et un succès bien mérité lors de votre congrès annuel qui aura lieu du 9 au 13 mai 1988 à l'Université de Moncton. UNIVERSITÉ D’OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA Leader dans la formation de scientifiques bilingues Nous vous offrons Ottawa, la ville: humaine, politique scientifique; où il fait bon vivre, étudier et travailler Ottawa, l’Université: à l’image du Canada: bilingue, dynamique, en effervescence et reconnue pour- • l’excellence de son enseignement et de sa recherche; • ses programmes de recherche dans plus de 40 domaines du génie, des sciences humaines, des sciences naturelles et des sciences de la santé; • son budget de recherche de plus de 35 millions de dollars; • ses bibliothèques et ses installations de recherche; • sa proximité des ministères et des laboratoires du gouvernement fédéral; • ses nombreux projets de recherche menés de pair avec les chefs de file du secteur privé, qui en font un partenaire très recherché.De plus, elle vous offre l’occasion de devenir bilingue! Pour de plus amples renseignements: Service de la recherche Université d’Ottawa 115, rue Wilbrod OTTAWA (Ontario) Kl N 6N5 Téléphone: (613) 564-5804 LA SYNTHESE HAUTE-FIDELITE DE LA PAROLE PAR LAURENT SANTERRE « This is the result of scientific discovery.» En écoutant, par un beau matin de l’année 1972, une machine lui dire cette phrase, Laurent Santerre a sans doute été aussi éberlué que Thomas Edison, en 1877, lorsque celui-ci entendit pour la première fois l’enregistrement de sa voix sortir de l’appareil qu ’il venait de concevoir : le phonographe.Mais la comparaison s’arrête là, car si Thomas Edison découvrait le monde de la parole enregistrée, Laurent Santerre, lui, venait d’entrer dans celui de la parole synthétisée.Un nouveau monde, en effet, où la parole humaine n 'est plus seulement reproduite, mais analysée, programmée et reconstituée.Un monde où cette parole si complexe commence à révéler ses secrets.Laurent Santerre est professeur au Département de linguistique de l’Université de Montréal.U Acfas lui a décerné, en 1986, le prix André-Laurendeau pour souligner l’excellence de ses travaux portant sur la description acoustique et phonologique du français et de ses variantes québécoises.Déjà les machines qui parlent ne nous étonnent plus.Mais ce qui en étonnerait sans doute plusieurs, ce sont les sommes considérables que certains pays comme les États-Unis, le Japon ou la France dépensent pour le développement de ces machines.Le Canada et le Québec se sont même engagés, lors du dernier Sommet de la francophonie, à investir dans ce que l’on appelle maintenant l’industrie de la langue, et plus particulièrement dans la recherche sur la synthèse de la parole.En quoi consiste donc cette technologie si convoitée?Il faut tout d’abord distinguer la vraie synthèse de la fausse.La fausse synthèse, ce sont ces bouts de parole réelle enregistrés et reproduits dans des phrases toutes faites.C’est le cas, par exemple, des renseignements donnés au téléphone par Revenu Canada Impôt.Tout ce que vous entendez est pré-enregistré.La (le) téléphoniste a enregistré tous les nombres qui serviront à former les montants que vous composerez au moyen des touches du téléphone.Elle (il) vous les répète pour confirmation et vous pose une question, toujours préenregistrée.Autre exemple : le nouveau service de Bell, l’annuaire automatisé (1-976-2222).Cette fois, vous n’entrez pas de nombres par téléphone, mais vous répondez oralement aux questions d’un animateur de télévision montréalais dont la voix est bien connue.L’ordinateur de Bell vous donne à choisir entre deux ou trois mots ; par exemple, entre tendresse, voyage ou autre.Puis il active la mémoire qui correspond à votre choix.Le processus est très simple et efficace.Il ne s’agit pas de synthèse de parole, mais de reconnaissance de quelques mots dits par n’importe quel locuteur francophone.Il peut aussi s’agir de parole réelle, reconstituée à partir du codage acoustique (linear predictive coding) de ses principaux paramètres (intonation, intensités, spectres vocaliques et conso-nantiques).Ce traitement ne retenant que les éléments essentiels à la compréhension, il permet un stockage numérique plus économique.Toutefois, il faut quand même mettre en mémoire et rappeler chaque son ou chaque syllabe traités pour former des mots, puis des phrases.La concaténation (enchaînement) des sons, des syllabes ou des diphones (deux phonèmes) pose, par ailleurs, des problèmes délicats de lissage pour empêcher les hiatus bruyants aux points de jonction.De plus, le nombre de mots et de syllabes à stocker en mémoire devient très vite colossal si l’on veut pouvoir faire dire du texte GLOSSAIRE Consonne sono/e ou sourde : consonne qui se réalise avec ou sans les vibrations des cordes vocales.Dialecte : forme parlée d'une langue sur un territoire donné.La langue est le système abstrait, le dialecte est l'actualisation de la langue.Formants : résonnances buccales qui amplifient les sons de la parole et servent surtout à caractériser le timbre des voyelles.Ces résonnances varient selon la forme et l'ouverture du conduit vocal et selon les positions de la langue, des lèvres et de la luette.Hiatus : rencontre de deux éléments vocaliques, soit à l'intérieur d'un mot (aérer, géant), soit entre deux mots énoncés sans pause (il a été).Nasale : phonème qui nécessite l'ouverture des fosses nasales par l'abaissement de la luette; p.ex., la consonne et la voyelle du mot main sont des nasales.Phonème : unité élémentaire du langage parlé, voyelle ou consonne.Prosodie : ensemble des règles qui gouvernent les intonations et les intensités, les durées des syllabes et des pauses, de même que les rythmes et les débits de la parole.Sonagramme analogique : représentation visuelle d'une tranche de parole, dont le temps est porté en abscisse et la fréquence en ordonnée.Le dègré du noircissement indique l'intensité de la parole à chaque instant.Spectre : répartition de l'énergie acoustique en fonction de la fréquence ; c'est le timbre, pour l'oreille.Trait distinctif : élément de définition des phonèmes ; p.ex., le trait de sonorité distingue le p (- sonore) du b(+ sonore). INTERFACE/MAI-JUIN 1988 assez élaboré, même si l’on s’en tient à quelques sujets précis avec un vocabulaire restreint.En effet, on ne peut pas se contenter de stocker une ou deux variétés d’une même syllabe, car dans la parole courante celles-ci n’ont pas la même durée, ni la même intensité ni le même timbre selon leurs positions ou leurs accentuations dans un groupe de mots ou selon le débit de la phrase entière.Il faut, de plus, tenir compte du fait que la hauteur de la voix varie tout le long des phrases selon l’intonation exigée par le sens et la syntaxe.Supposons, par exemple, que nous traitons 1 400 syllabes sous trois accents, selon trois positions syllabiques dans les mots, les mots ayant eux-mêmes trois positions dans les phrases, les phrases dites à trois intensités et à deux débits différents : on arrive tout de suite à 226 800 unités.Or, avec de telles données, on ne peut produire que de la parole très élémentaire.La parole réelle est quant à elle bien plus économique avec, en français, ses 32 ou 37 phonèmes.Toutefois, nos ordinateurs cérébraux savent traiter ces phonèmes selon des règles très nombreuses et raffinées qui permettent de faire varier à l’infini la façon de dire une phrase.PROSODIE ET COARTICULATION L’ensemble des règles qui décident des durées de toutes espèces, du débit, de la place des accents et de leurs formes spécifiques, des patrons intonatifs, etc., forme ce qu’on appelle la prosodie d’une langue.Pour être compréhensibles et supportables, les sons de la parole doivent varier en fonction des paramètres prosodiques.Par exemple, la syllabe por est différente dans un port de mer, dans le port, un portrait, supporter, insupportable, une porte, sportif, porche, portique, etc.L’acoustique de toutes les composantes des sons de la parole varie selon leurs durées et leurs intensités relatives, et selon un vaste ensemble de conditionnements qu’on appelle la coarticulation.Le r surtout est très variable, même chez un locuteur qui pense n’en produire qu’une seule espèce.Victor Zue, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), a montré qu’un Américain de la région de Boston doit pouvoir produire six variétés de t et de d à l’intérieur des mots pour ne pas passer pour étranger ou bizarre 1.Les différentes réalisations d’un phonème ne peuvent donc pas être remplacées au hasard l’une par l’autre.Chaque variété est soumise à des règles.Ainsi, si on entreprenait de synthétiser et de mettre en mémoire, pour les rappeler automatiquement dans les phrases à produire, les formes sous lesquelles il faudrait coder chaque syllabe ou chaque diphone pour satisfaire aux règles élémentaires de la phonétique combinatoire et de la prosodie, même la plus strictement obligatoire, on trouverait vite la tâche proprement monstrueuse.Il devient alors indispensable de découvrir les lois générales de la parole (coarticulation et prosodie), pour ensuite les programmer sous forme de règles, même très nombreuses.LA SYNTHÈSE PAR RÈGLES La synthèse par règles la plus réussie se fait actuellement en américain, au moyen du synthétiseur de Klatt du Massachusetts Institute of Technology (MIT)2.En France, la synthèse par règles la plus avancée est faite avec des diphones au Centre national d’études des télécommunications (CNET) ; elle présentait encore dernièrement des problèmes de jonction entre les syllabes, mais sa prosodie commence à être assez élaborée et fonctionnelle.H se fait aussi de la synthèse par règles en français à Montréal chez Recherches Bell Northern au moyen du synthétiseur de Klatt3.On tente de remédier à des problèmes d’accentuation et de prosodie qui tiennent au fait que ce synthétiseur a été conçu au départ pour l’anglais.En effet, il est important d’adapter les procédés de synthèse de la parole au langage parlé dans chaque région (voir encadré « Pourquoi une synthèse typiquement québécoise?»).Toutefois, les règles qui résument nos connaissances du langage étant encore trop élémentaires, aucun de ces synthétiseurs, aussi performants qu’ils soient, n’arrive à synthétiser une parole véritablement naturelle.La voix produite reste robotique.Elle ne retient pas l’attention et fatigue rapidement, ce qui a pour conséquence que cette technologie ne peut être exploitée autant qu’on le voudrait dans les communications.De fait, les langues naturelles sont beaucoup plus complexes qu’on ne l’imagine et si la synthèse de la parole POURQUOI UNE SYNTHÈSE TYPIQUEMENT QUEBECOISE?Y a-t-il lieu de développer au Québec une synthèse du français en marge de ce qui se fait en France ?Oui, cela est nécessaire, pour deux raisons principales : 1.A cause des particularités du français.2.A cause des exigences de la reconnaissance automatique de la parole.Il convient d'abord de préciser que les recherches considérables qui se font actuellement sur le français en France nous seront de la plus grande utilité.Car malgré les différences marquées entre les dialectes français, et entre celui de Paris et celui du Québec, il s'agit toujours de la même langue : la syntaxe est fondamentalement la même, malgré l'ordre des fréquences d'occurrences des diverses structures.Les règles de position des divers accents sont à peu près semblables, même si les patrons prosodiques diffèrent plus sensiblement.Autrement dit, sur le plan du système de la langue, les dialectes français se rejoignent globalement.Le québécois n'est pas plus différent du parisien que ne le sont l'alsacien, le marseillais ou le bordelais.C'est sur le plan des réalisations phonétiques surtout que les différences sont incontournables, parce que les systèmes phonologiques ne sont plus semblables.Celui du français de Paris a beaucoup évolué durant le dernier siècle, tandis que celui du Québec, très conservateur, n'a pour ainsi dire à peu près pas bougé et ne donne pas de signe de devoir le faire dans un avenir prévisible.C'est sur le plan des systèmes vocaliques que les deux dialectes se séparent ; nous avons hérité d'un ensemble bien structuré de 17 voyelles différentes et nous le conservons, avec ses particularités articulatoires.Le français de Paris n'a plus besoin dans la pratique que de 12, peut-être 13, voyelles pour réaliser son niveau de langage le plus soigné; et la détérioration continue, diraient les censeurs.Le français du Québec garde intact l'ancien système vocalique; c'est pourquoi, quand il est parlé avec soin, il est très apprécié des connaisseurs européens, qui lui donnent ses lettres de noblesse.Nous avons conservé l'opposition de durée et de timbre entre la voyelle brève de faite et la voyelle longue de fête ; nous ne confondons pas les prononciations de tète et tête, mettre et maître, lettre et l'être, saine et scène, etc.; nous ne saurions non plus prononcer comme à Paris tâche comme tache, pâte comme patte, mois comme moi, bois comme boit, etc.; ni jeûne comme jeune, « que je ne te le » comme « queu jeu neu teu leu ».Beaucoup de personnes, même au nord de la Loire, confondent côte et cote, nôtre et notre.On assiste aussi de plus en plus en France à la réalisation de la voyelle de poche, noce, monotone comme s'il s'agissait de celle de veuf : « C'est jeuli, le Mareuc » pour « C'est joli, le Maroc » ; « C'est menetene » pour « C'est monotone ».Il ne reste plus que trois voyelles nasales sur quatre en France; le un est remplacé par in, comme dans lindi, parfin, quelqu'in, etc.Dans le langage populaire, on entend de plus en plus bian pour bien, vent pour vin.Le vrai an de Evian, vent, lent se confond de plus en plus avec le on de vont, long ; ce dernier trait fait plus snob que populaire.Les différences de systèmes phonologiques entre les dialectes d'une langue ne gênent pas vraiment la communication.Tout dialecte d'une langue internationale, quand il est parlé avec soin, est fonctionnel sur le plan international ; c'est le cas des dialectes du français et de celui du Québec en particulier.L'autre raison, très technique celle-là, pour laquelle le Québec doit développer les industries de sa propre langue, tient au fait que la synthèse et la reconnaissance automatique de la parole sont intimement liées.Des programmes de reconnaissance qui ne tiendraient pas compte du système vocalique des locuteurs et de leurs caractéristiques prosodiques essentielles seraient voués à l'échec dès le départ.Les Strasbourgeois et les Marseillais seront bien aussi exigeants que nous.Les pays de la communauté européenne, les petits comme les grands, sont bien déterminés à développer les industries de leur propre langue. INTERFACE / MAI-JUIN 1988 progresse si lentement, c’est que l’on connaît trop peu de choses sur l’architecture et le fonctionnement des langues, c’est-à-dire sur leur nature abstraite ou psychique, et acoustique.Ce ne sont donc pas les moyens techniques qui manquent, mais bien nos connaissances fondamentales des langues.D’où l’importance d’accélérer les recherches dans ce domaine.Il faut cependant ne pas être trop ambitieux.L’objectif pour l’instant reste de pouvoir faire « prononcer » par un ordinateur du texte écrit, sur un ton donné (par exemple, journalistique).On fournit à l’ordinateur toute l’organisation sémantique et syntaxique du message, ainsi que l’arrangement grammatical (morphologie et phonologie), et on lui laisse le soin de simuler la partie sonore (articulation, acoustique), qui relève de la phonétique.La première étape, quand on veut effectuer de la synthèse de la parole, consiste à entrer dans l’ordinateur la matière à synthétiser.Pour ce faire, on tape en graphie courante du texte que l’ordinateur traduit en code phonologique, c’est-à-dire en unités sonores correspondant à la prononciation.Par exemple, dans « Jean prend du café », « Jean, prends du café ! », « Jean prend du café?» ou « J’en prends, du café ! », la suite des phonèmes pour ces différents énoncés en comptera chaque fois onze: It, à prà dy kafe/.L’accentuation, l’intonation et la prononciation doivent être conformes à la syntaxe et à la sémantique de chaque énoncé.Dans certains cas, on n’a pas d’autres recours que d’analyser soi-même et de marquer les éléments de la phrase à synthétiser au moyen d’un code prosodique ou syntaxique.Autre exemple : « La belle ferme le voile » est une phrase ambiguë ; dans un cas, belle est un adjectif, ferme est un nom et voile, un verbe ; dans l’autre, belle est un nom, ferme est un verbe et voile est un nom.On a alors deux sens, qui obligent à des regroupements de mots différents et à des intonations précises reliées à ces groupes rythmiques.Les phonèmes eux-mêmes sont nécessairement réalisés différemment selon les groupes et leurs frontières.Ainsi, dans les trois phrases : « D est ténor mais m’embête », « Il est énorme et m’embête », « Il est énormément bête », la syllabe nor porte des caractéristiques acoustiques très différentes et l’ordinateur ne peut deviner, par exemple, si le focus doit porter sur FIGURE 1 Onde correspondant à la voyelle [ z ] F5 : 3 750 Hz à 20 dB F4 : 3 442 Hz à 20 dB F3 : 2 460 Hz à 26 dB F2 : 1 800 Hz à 28 dB F0: 175 Hz à 68 dB A A A I h, !\ \ }\ \ J'i /'i Jj fi ij fl, j'j A ji i\ wWMWwWij^ m\i\i\i I ! I V u U y • I / i ¦d U V 423 Hz à 27 dB Ww w i i U Lj LJ U M i i i Décomposition d'une onde complexe correspondant à la voyelle [e] (université = yniversite) suivant la fréquence de vibration des cordes vocales (F0) et les cinq formants (résonnances buccales) : Fl, F2, F3, F4, F5.La fréquence est mesurée en Hertz (Hz) et l'amplitude en décibels (dB). INTERFACE/MAI-JUIN 1988 Oj TB rtHhhfci nor ou sur toute autre syllabe dans énormément.Il lui est encore beaucoup plus difficile de savoir comment réaliser correctement chaque élément dans les trois cas, ce que tout locuteur fait naturellement, mais sans savoir pourquoi.Les phonéticiens le savent-ils eux-mêmes ?Plusieurs programmes de conversion grapho-phonémique existent déjà en français et en anglais.Ils comportent un grand nombre de règles et de longues listes d’exceptions, car dans ces deux langues les différences sont importantes et nombreuses entre la graphie, qui a correspondu à la prononciation à une certaine époque, et sa prononciation actuelle.En français, par exemple, la graphie a été fixée il y a plusieurs siècles et elle a subi très peu d'adaptations depuis.L'ANALYSE DE LA PAROLE Dans la parole naturelle, un certain nombre de paramètres varient continuellement selon les règles de la prosodie et de la coarticulation.Ce sont, pour ne citer que les principaux : — la fréquence de vibration (FO) des cordes vocales, dite fréquence fondamentale, et l’amplitude vocale, qui caractérisent respectivement l’intonation et la force de la voix ; — les cinq fréquences de résonnances buccales, les formants (Fl, F2, F3, F4, F5), qui servent surtout à caractériser le timbre des voyelles ; chaque formant est de plus défini par une largeur de bande B et une amplitude A correspondant à l’intensité relative des formants entre eux (figure 1) ; — les bruits, de diverses fréquences et d’intensité variable, qui constituent les consonnes.La deuxième étape de la synthèse de la parole, après la transcription grapho-phonémique, consiste donc à analyser la parole naturelle à partir de ses composantes physiques ou acoustiques.Cette analyse permet d’extraire pour chaque phonème, dans les diverses situations possibles, la valeur, entre autres, des paramètres F, B et A.Toutes ces données sont mises en mémoire, non pas pour être rappelées en vue de constituer des mots, mais pour être programmées dans le synthétiseur.Malheureusement, les meilleurs programmes d’analyse par ordinateur ne peuvent extraire automatiquement les FIGURE 2 Enregistrement d'un sonagramme analogique paramètres de la parole sans erreurs grossières.En effet, l’analyse spectrale d’une phrase, qu’elle soit faite par transformées de Fourier (FFT : Fast Fourier Transform) ou par codage par prédiction linéaire (LPC : Linear Predictive Coding), aboutit souvent à des résultats aberrants pour ce qui concerne la fréquence, la largeur de bande et l’amplitude des formants, entre autres dans les transitions entre les voyelles et les consonnes.La parole reconstituée à partir des valeurs retenues pour ces paramètres reste donc très médiocre.De plus, cette analyse nous apprend peu de choses sur les règles qu’il faudrait connaître pour programmer de la parole quasi naturelle.Une autre méthode pour analyser la parole est d’utiliser un sonagramme analogique, où les intensités en fonction de la fréquence d’une phrase (ordonnée) sont représentées en fonction du temps (abscisse).Le degré de noircissement (cinq à six degrés d’opacité possibles) indique l’intensité de la voix à chaque instant et à chaque fréquence (figures 2,3).Toutefois, cette méthode entraîne les mêmes imprécisions que les algorithmes de traitement automatique (FFT et LPC) décrits précédemment.Le meilleur moyen, en fait, pour estimer les paramètres de la parole réelle est d’utiliser des sonagrammes numériques.Le principe de ces représentations visuelles a été élaboré dans le Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (LIMSI) à Orsay en France 4 et mis au point dans notre laboratoire de phonétique, qui est jumelé à celui du LIMSI dans le cadre d’un projet France-Québec (figure 4).Par comparaison avec les sonagrammes analogiques, les sonagrammes numériques ont ceci de particulier qu’ils indiquent en tout point l’intensité du spectre de fréquence au moyen d’un chiffre (variant de 1 à 999) proportionnel au voltage, et ce, pour un nombre de filtres programmables en largeur selon la gamme de fréquence étudiée (0-5000 Hz).Les trois paramètres propres à chaque formant (fréquence, largeur de bande et amplitude) peuvent alors être déduits de ces spectres numériques avec assez de précision pour permettre, dès le premier essai, une synthèse supérieure à celle obtenue d’ordinaire.Le résultat de cette première synthèse est ensuite lui-même analysé à l’oreille et au moyen de sonagrammes numériques.La comparaison avec le sonagramme de la parole origi- nale permet de repérer les points à modifier et, après une première correction, les paramètres de l’analyse sont à nouveau soumis au processus de synthèse.Cette deuxième synthèse est à son tour analysée et comparée au sonagramme de la parole originale et à celui de la première synthèse.Ce processus itératif d’analyse-synthèse (ou d’analyse par la synthèse) est poursuivi jusqu’à ce que l’oreille ne distingue plus que difficilement la différence entre la dernière synthèse et la parole réelle soumise à l’analyse.Il aboutit à une parole de haute-fidélité5.On apprend par expérience que certaines corrections ne produisent aucune différence pour l’oreille et que, par contre, d’autres sont, sur certains points, extrêmement sensibles ; elles peuvent améliorer la synthèse sous un aspect et la détériorer sous un autre.Par exemple, on peut s’approcher du timbre d’une voyelle, mais s’éloigner de la voix du locuteur, ou l’inverse.Une modification dans une zone du spectre a toujours des répercussions dans les autres zones.Quand, après plusieurs retouches, on a réussi à satisfaire l’oreille et à rapprocher les sonagrammes sur les points INTERFACE/MAI-JUIN 1988 IB essentiels, on peut alors considérer qu’on sait vraiment de quoi est faite la parole qu’on étudiait (nature artiqula-toire, acoustique et psychoacoustique).Cette connaissance pratique remet en question bien des points de la phonologie et de la phonétique traditionnelles.Comme en chimie ou en biochimie, on connaît beaucoup mieux les substances qu'on a pu synthétiser fidèlement.Toutefois, le processus de synthèse peut se révéler très complexe, compte tenu de l’interdépendance des paramètres.On ne peut, en effet, introduire une variation sur l’un d’eux sans considérer son incidence sur les paramètres voisins, ce qui nécessite de connaître la dynamique de l’ensemble du système.Mais cette complexité est naturelle et il n’y a aucune raison pour que les scien- ces humaines soient moins complexes que les sciences pures.Au contraire, les lois de la nature se trouvent appliquées de façon beaucoup plus complexes chez l’humain, où l’organisation matérielle semble avoir atteint son sommet de perfection actuelle.Les moyens utilisés en sciences pures sont donc tout aussi pertinents quand il s’agit des sciences humaines.Mais revenons à l’analyse par la synthèse : je considère avoir plus appris à ce « jeu » que pendant 20 ans de lecture et de mesure de sonagrammes analogiques ordinaires.Je me rends compte qu’il est très facile de se tromper sur des choses aussi essentielles que la fréquence des formants de voyelles, surtout des nasales, sur la distinction entre les consonnes sonores et les sourdes, et même sur la délimitation des segments de parole, particulièrement dans certaines syllabes problématiques.Vues de loin, ces opérations minutieuses peuvent paraître futiles, mais c’est pourtant sur elles que repose la possibilité de formuler un jour les lois, encore largement inconnues, de la production phonétique normale et, par comparaison, de l’évolution des anomalies, comme l’aphasie6.Il faut en effet savoir de quoi est constituée la parole normale pour évaluer la parole anormale.De cela vont dépendre aussi l’exactitude et le naturel des règles de synthèse de la parole.Il y a des durées où la variation standard peut être grande sans beaucoup d’inconvénients, comme dans les syllabes sous l’accent.Par contre, en dehors de l’accent, les lois de la production syllabique sont plus contraignantes et strictes.Un autre point : la parole humaine comporte plus de bruit, même dans le chant, qu’on ne l’imagine.Enfin, les caractéristiques vocales individuelles, qui se retrouvent dans tous les paramètres de la parole7, peuvent être fidèlement reproduites par cette méthode d’analyse-synthèse dans la plupart des voix d’hommes et de femmes.Cependant, certaines voix de femmes se sont révélées plus difficiles à synthétiser à cause de leur caractère bruité.C’est que nous n’avons pas encore la possibilité de simuler indépendamment et séparément la fonction des cordes vocales elles-mêmes.L’analyse par synthèse a le grand avantage de laisser peu de place à l’erreur, parce qu’elle fait la preuve de son FIGURE 3 Bruit de constriction (consonne f) Bruit d'explosion (consonne t) Intensité globale Fréquence Hz 4 500 4 000 3 500 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 1er formant (voyelle e] t t \ 2e formant (voyelle e) 3e formant (voyelle e) a f d n e k alyn ivsr s e Représentation visuelle, par un sonagramme analogique, de la parole dans la phrase : « La phonétique à l'université.».On peut observer, par exemple pour la voyelle e, les trois premiers formants, qui correspondent à des zones de fort noircissement autour de 500 Hz, 2 000 Hz et 3 000 Hz.On remarque par ailleurs pour certaines consonnes, comme t, une occlusion du conduit vocal (aucun noircissement) suivie d'un bruit d'explosion.Pour d'autres consonnes, comme f, on observe un bruit de constriction. 20 INTERFACE / MAI-JUIN 1988 FIGURE 4 4 700 4 550 4 400 4 250 4 100 3 950 3 800 3 650 3 500 3 350 3 200 3 050 2 900 2 750 2 600 2 450 2 300 2 150 2 000 1 850 1 700 1 550 1 400 1 250 1 100 950 800 650 500 350 200 1er formant (voyelle e) / — CV ———NMCM—— woooooooooonnoo—h—Nn-ooc (NNNhNU—ooc / — — N— / / n£^-"-0-M^KM?K3KM-""/*"^£f?;2£222nwZ2**fr''''‘)l>'tD000022222£K2'NWO-w“2K2222NIONP*“’,*’,vo''rta’‘D,',,'1'0‘n'0’0000000''','’r‘‘>'r',‘’''’'r''r'rM"0’ >r4»^jOin^«^/-.N vM-.-'rvt>-MNm-on^ON-0(N(Nr)rj^»,nNr^'rMinvN^oooo0oorjcN-.-orx'.Mrfooor.w»l>.N*.rill,nN»,Naly)0.N.oNOH-MiM*M)»œ-oco»n-MO)o.-o DfvfvotNr^ODrPrviiOnin—•o&.mrvpN-o ———oorom-oir)u)r'rvO(>.i)^-rp^-opot>-^o-u)0'c>-(Erv'>ri ^ — ——— — — / nio-on-oWio ———————— — foi)—N«r«r — oo—ioro-orijor|rœ^jenœNii) Mf'>——©o< oo—nn win jNfflNjrqO(>.in-o -—-Nrvrveov)cvM———-—-wroM(\i©o©o©©oroN—(>.» «rNtoricv—oo oc — j ———CVCN— — (N—fN«rMru— — — oo—'v!':v!,!v wàzmmmï swraSP ÉaH* JSEIOÎ* Pour vous abonner: (514) 844-3361 INTERFACE/MAI-JUIN 1988 NTERMONDE La recherche australienne sort du bush PAR MICHEL GROULX Lorsque les voiliers qui participaient en 1983 à la coupe America débouchèrent enfin à l’horizon, les dizaines de milliers de spectateurs massés sur les quais n’en crurent pas leurs yeux : le navire en tête du peloton était 1 'Australia II, du Royal Perth Yacht Club, un cercle nautique de Fremantle, en Australie.Pour la première fois, le trophée si convoité n’irait peut-être pas au New York Yacht Club qui, depuis 132 ans, l’avait toujours remporté ! Australia II gagna la course.Et cette grande victoire, les skippers australiens la devaient bien sûr à leur adresse, mais aussi à l’excellence de l’activité scientifique et technique dans leur pays : la quille à empennage d'Australia II avait été dessinée par des spécialistes de la conception assistée par ordinateur ; c’est aussi un ordinateur qui contrôlait les équipements complexes de navigation et de communication du navire ; enfin, on avait utilisé des alliages métalliques ultra-légers et des tissus synthétiques d’une rare résistance pour fabriquer la mâture et la voilure.Le tout, made in Australia.Cet exemple le démontre bien : en Australie, depuis quelques années, la recherche scientifique a le vent dans les voiles ! Elle a même rejoint, dans bien des domaines, la recherche européenne et américaine.Deux cents ans après l’arrivée des premiers colons dans ce pays, la science australienne se révèle à la fine pointe du progrès.L'ISOLEMENT, MÈRE DE L'INVENTION L’Australie a parcouru un long chemin avant d’occuper ainsi les premiers rangs dans le domaine scientifique.Ce que les colons qui venaient de pénétrer dans le bush, en 1788, désiraient avant tout, ce n’était pas apprendre, mais survivre.Ayant débarqué sur les côtes australiennes après un voyage interminable, ils savaient qu’ils ne pouvaient dépendre de sources extérieures pour se nourrir.Or, presque toute l’île était couverte de déserts brûlants qui ne se prêtaient guère à la culture.Mais la nécessité — et l’isolement ! — sont mères de l’invention.Aujourd’hui, l’agriculture est la plus importante industrie du pays, et la plus productive au monde.Ce succès est largement imputable au développement de technologies nouvelles : la première moissonneuse-batteuse a été assemblée en Australie et c’est dans ce pays qu’on a réalisé les premiers grands ouvrages d’irrigation.C’est un organisme gouvernemental, la Convnonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO), qui gère et effectue la majeure partie des recherches agricoles.Fondé en 1949, cet important centre regroupe quelque 7 500 spécialistes et techniciens répartis dans une centaine de laboratoires et de stations de recherche à travers le pays.Ses secteurs d’activité sont nombreux et diversifiés, allant du développement par génie génétique de nouvelles variétés de plantes à la télédétection.La géographie physique du pays a beaucoup orienté les travaux du CSIRO et des chercheurs australiens en général.L’immensité du territoire a nécessité la mise au point de techniques de culture à grande échelle.Par exemple, en collaboration avec une entreprise locale, le CSIRO a conçu un système informatisé pour surveiller l’infestation du coton par des insectes nuisibles.Les t iistralia II.gagnant tie la coupe America en I9S.I Photo : Sygmo / Publiphoto 42 INTERFACE/MAI-JUIN 1988 Afine de charbon à ciel ouvert dans la vallée de Lalrobe (État de Victoria).semeurs de coton transmettent le degré d’infestation de leurs cultures à un ordinateur central qui met ces données en rapport avec les conditions environnementales de chacune des régions cotonnières.L’ordinateur indique ensuite aux semeurs le type de lutte — biologique ou chimique — à mener, ainsi que le moment idéal pour le faire.La géologie du pays a elle aussi influencé le développement de la recherche.Le continent australien regorge de ressources minérales : bauxite, charbon, uranium, fer, zinc y abondent.Pour exploiter ces ressources, découvertes pour la plupart à l’occasion des ruées vers l’or des années 1850, on a dû inventer des techniques « maison » d’extraction et de raffinage.Et pour pallier l’épuisement éventuel des gisements actuels, les Australiens ont aussi conçu de nouvelles méthodes de prospection et d’exploration minières.Le génie minier est d’ailleurs le plus important secteur de recherche, en Australie, après l’agriculture.Le CSIRO participe activement aux travaux d’ingénierie, mais une bonne partie d’entre eux sont effectués par l’industrie privée.L’expérience de Rodney Hefford, jeune Australien spécialisé en génie métallurgique, démontre qu’une telle répartition des tâches est fructueuse : « Après des études à l’université Monash, à Melbourne, j’ai accepté un poste chez BHP, la plus grosse compagnie de matériaux du pays.Nos laboratoires universitaires étaient déjà bien équipés, mais ceux de BHP l’étaient encore mieux ! Le climat de travail était aussi très stimulant.Bien sûr, l’orientation de la recherche chez BHP est celle d’une entreprise privée : il faut résoudre des problèmes concrets, urgents.Mais BHP s’intéresse aussi à la recherche à long terme.Moi, j’étais chargé d’élaborer des modèles mathématiques d’exploitation minière », raconte-t-il.Rodney Hefford poursuit cette année ses travaux à l’Université McGill, ce qui laisse supposer que dans son pays, les mondes de l’industrie et de l’université sont beaucoup moins cloisonnés qu’ici.De fait, si presque toutes les universités australiennes offrent des programmes de génie minier, une foule d’autres organismes participent également à la recherche minière.Par exemple, la Australian Mineral Industries Research Association (AMIRA) oriente les recherches effectuées par l’ensemble des industries de ce secteur et s’assure que chaque dollar est bien dépensé.Largement subventionnée par les industries et les regroupements de producteurs, cette association a notamment permis la mise au point d’un procédé de raffinage du plomb maintenant utilisé dans le monde entier (le « fourneau australien ») et le développement de cellules électrolytiques à haut rendement pour le raffinage du zinc.EN ROUTE VERS LES TECHNOLOGIES DE POINTE Le décollage de la recherche agricole et minière en Australie et l’intérêt des Australiens pour la recherche à long terme sont relativement récents.« Pendant longtemps, c’est la mentalité de digging up and shipping up (extraire et expédier.) qui a prévalu, commente Rodney Hefford.Nous considérions notre pays UN CHEF DE FILE DANS LA RECHERCHE PHARMACEUTIQUE AU CANADA BIO-MEGA inc.2100, rue Cunard, Laval (Québec) Canada H7S 2G5 Tél.: (514) 682-4640 - Télex: 055-60073 INTERFACE/MAI-JUIN 1988 43 L'Observatoire de Siding Spring LES AUSTRALIENS, ÉTOILES DE LA RECHERCHE.EN ASTRONOMIE L'air pur et sec.Le ciel toujours bleu.Et, au firmament, la Croix du Sud, scintillante.Inutile de se demander pourquoi l'Australie est à l'avant-garde mondiale des recherches en astronomie et en technologie aérospatiale ! Compte tenu qu'ils sont relativement peu nombreux, les Australiens disposent de beaucoup d'équipement pour sonder l'espace.Ainsi, au mont Siding Spring, dans la Nouvelle-Galles du Sud, se trouve un des télescopes optiques les plus imposants au monde : le « télescope anglo-australien » de 3,9 m.L'Université nationale de l'Australie à Canberra gère également plusieurs télescopes au mont Siding Spring ainsi qu'au mont Stromb, près de Canberra.Le CSIRO, de son côté, administre l'Observatoire national de radio-astronomie de l'Australie, près de Parkes, dans la Nouvelle-Galles du Sud.L'instrument principal de cet observatoire est un radiotélescope de 31 m de diamètre conçu pour observer la Voie Lactée et les galaxies lointaines.C'est le radiotélescope le plus puissant au monde.A Culgoora, également dans la Nouvelle-Galles du Sud, on a édifié un radio-spectro-héliographe.Il s'agit d'un ensemble de 96 antennes paraboliques de 6,4 m de diamètre chacune.Dirigées vers le Soleil, elles permettent d'en mesurer très précisément l'activité.Culgoora abritera également un grand télescope qui sera inauguré cette année à l'occasion du bicentenaire du pays.Il s'agit d'un instrument à synthèse radio qui intégrera les signaux des antennes de Siding Spring, de Parkes et de six radiotélescopes supplémentaires de 22 m (en construction actuellement à Culgoora).Les liaisons entre tous ces appareils se feront au moyen de fibres optiques et d'horloges atomiques.Grâce à cette installation, on obtiendra des images de l'univers d'une résolution sans précédent.De plus, le ministère australien de la Science gère, conjointement avec la NASA, deux grands complexes de communications spatiales et de guidage de véhicules spatiaux.Ces installations ont joué un rôle très important lors des vols Apollo, de la mission Skylab, du projet Viking, des missions Voyager et des vols des navettes spatiales.comme un immense réservoir de ressources naturelles où nous n’avions qu’à puiser.Nous trouvions commode d’acheter nos produits finis à l’étranger.» Mais depuis quelques années, influencée par le virage technologique qu’ont amorcé en chœur la plupart des pays industrialisés — et, bien sûr, séduite par le « miracle japonais » qui se produit à quelques milliers de kilomètres seulement de ses côtes — l’Australie a commencé à investir massivement dans la R-D technologique.Cependant, au lieu de faire flèche de tout bois, les Australiens ont décidé de concentrer leurs efforts dans des secteurs prioritaires bien définis.L’énergie en est un.Bien que leur pays soit un important producteur de charbon, le spectre de la pénurie d’énergie les a hantés lors de la crise du pétrole.Le gouvernement et les universités ont donc mis sur pied des programmes de recherche intensifs axés sur les énergies nouvelles.Ces travaux se sont orientés vers l’utilisation d’une source d’énergie qui, en Australie, ne manque pas : le soleil.Ainsi, grâce au National Energy Research, Development and Demonstration Program (NERDDP), plusieurs projets ont démarré, comme cette grande centrale solaire située dans la ville de Perth, à l’ouest du pays.L’Australie s’est aussi dotée en 1953 d’une Commission de l’énergie atomique.Celle-ci gère deux petits réacteurs nucléai- 1*1 ENVIRONNEMENT CANADA Présente des séminaires en transfert technologique Ces séminaires ont pour but de fournir une tribune d’échange d’informations scientifiques et techniques à tous ceux qui oeuvrent dans le domaine des technologies environnementales.Cette année, nous vous offrons entre autre; - BIOOUAL '88, les 19 et 20 octobre à Burlington (Ontario) - Congrès national sur la gestion des déchets, les 25, 26 et 27 octobre ’88 à Winnipeg (Manitoba) - 15e atelier sur la toxicité aquatique, les 28, 29 et 30 novembre ’88 à Montréal - Conférence internationale sur l’incinération des déchets urbains, avril 1989 à Hollywood (Floride) - 11® symposium sur le traitement des eaux usées les 21 et 22 novembre ’88 à Montréal Pour obtenir plus d’information au sujet de ces événements, veuillez communiquer avec; A.Champoux (819) 953-1199 Conservation + Protection Environnement Canada Ottawa (Ontario) K1A 0H3 S.Hunt (819) 953-5363 INTERFACE / MAI-JUIN 1988 res de recherche installés aux Lucas Heights Research Laboratories, à 30 km au sud-ouest de Sydney.Cette commission se consacre surtout à l’évaluation de l’impact de l’extraction d’uranium sur l’environnement.Elle étudie les possibilités d’entreposage de déchets nucléaires dans les couches rocheuses très anciennes et très stables du continent.Les Australiens sont également très avancés en biotechnologie.Des chercheurs de l’Université nationale d’Australie et du Howard Florey Institute de Melbourne ont, par exemple, cloné le gêne humain de la relaxine, une hormone qui amollit et dilate le col de l’utérus pendant l’accouchement.Cette découverte pourrait avoir des retombées médicales considérables.ENTREF OE L'ANNÉE Un autre secteur de pointe de la recherche technologique australienne est celui de l’instrumentation scientifique.Plus de 300 compagnies, surtout concentrées dans la ville d’Adelaïde, produisent toutes sortes d’appareils et sont très actives en R-D.Ce secteur connaît un grand essor surtout depuis 1953, année où un chercheur du CSIRO, Alan Walsh, mit au point la spectros-copie par absorption atomique.La distance séparant les chercheurs australiens de leurs collègues de l’hémisphère nord joua, dans ce cas, un rôle positif : l’équipe de Walsh crut cette technique réalisable et persista à y travailler.Aujourd’hui, 50 p.cent des analyses d’éléments métalliques dans le monde sont effec-tuéés à l'aide de spectroscopie par absorption atomique.Grandir au Québec.Nous y croyions en 1911.Nous y croyons aujourd’hui.Nous sommes ici depuis 1911.Aujourd’hui, notre équipe compte quelque 2 500 employés.À Montréal.À Bromont.Ailleurs au Québec.Et nous serons là demain.Ensemble.Au nom du progrès.IBM est une marque déposée d'international Business Machines Corporation.IBM Canada Liée, compagnie affiliée, est un usager inscrit.Par ailleurs, en astronomie et en astronautique, l’Australie est maintenant dotée d’équipements considérables et les projets de recherche se multiplient (voir encadré).Les travaux vont aussi bon train en robotique, en informatique et en intelligence artificielle.Enfin, l’Australie, qui occupe une position stratégique dans l’hémisphère sud, s’intéresse à la recherche militaire.On y conçoit notamment des systèmes complexes de détection à distance des sous-marins, toute attaque devant nécessairement venir de la mer.TOUT N'EST PAS ROSE, MAIS.Il y a tout de même quelques ombres au tableau.Comme l’explique Rodney Hefford, la participation massive de l’industrie privée à la recherche n’a pas que des bons côtés : « Les industriels veulent trop de retombées concrètes, et ils les veulent trop vite.La recherche fondamentale finit par être délaissée au profit de la recherche appliquée.et du profit.» Pourtant, les universités ne demandent qu’à accueillir de nouveaux étudiants, notamment dans les secteurs des sciences pures et des sciences sociales.« Mais peu de jeunes décident de faire des études supérieures, et ce, même si les bourses ne manquent pas », constate Rodney Hefford.Ceux qui choisissent de poursuivre leur formation souffrent quant à eux d’isolement.« Les billets d’avion coûtent cher.Beaucoup d’étudiants et de jeunes chercheurs aimeraient participer aux congrès internationaux, mais ils n’en ont pas les moyens », déplore-t-il.Le gouvernement australien est conscient de ces problèmes et il tente de les résoudre.Il a institué une Commission for the Future chargée de sensibiliser les citoyens aux impacts sociaux et économiques de la science et de la technologie.En 1979, on a formé le Conseil de la science et de la technologie, qui a pour mandat d’émettre au gouvernement des avis sur la politique scientifique.De plus, l’État investit des capitaux dans un nombre croissant de branches de la recherche fondamentale, notamment dans l’astronomie et dans l’étude de [’Antarctique.Rodney Hefford l’affirme avec fierté : « Nous avons les idées ; il n’y a plus qu’à les développer.» Pour un peuple qui a su, en 200 ans, construire un pays là où il n’y avait que le bush, ce n’est pas un défi insurmontable ! ¦ INTERFACE /MAI-JUIN 1988 GROS PLAN 45 Le Centre international de criminologie comparée PAR DOMINIQUE FAUCHER Fondé en 1969 par Denis Szabo, qui en a assumé la direction jusqu’en juin 1984, le Centre international de criminologie comparée (CICC) est le seul centre de recherche en criminologie au Québec.Il regroupe 18 professeurs-chercheurs (dont sept proviennent d’autres départements : droit, sociologie, psychologie, etc.) et 24 assistants de recherche (en majorité des étudiants qui terminent leurs études à l’École de criminologie de l’Université de Montréal).Les travaux sont regroupés selon trois axes : le développement de la délinquance de l’adolescence à l’adulte ; les crimes ; les réactions face aux crimes.Les recherches du premier axe ont mené, entre autres, à la restructuration des institutions pour délinquants ; on a instauré, dans le processus de répartition des jeunes accueillis, l’application de critères de criminologie clinique.Cette restructuration a aussi permis d’ouvrir les centres d’accueil à la communauté afin d'augmenter l’intégration sociale du délinquant.Les travaux du deuxième axe de recherche ont pour leur part suscité plusieurs études sur les divers types de criminalité : les vols à main armée, la criminalité dans le métro (voir encadré), les agressions sexuelles, le marché de la drogue, etc.Ces études, plus traditionnelles, ont permis d’améliorer non seulement la compréhension des comportements criminels mais aussi, à l’occasion, l’utilisation des ressources policières.Celles-ci disposent d’ailleurs depuis cinq ans d’un service d’analyse de la criminalité, service qui collabore avec le CICC.Les recherches du troisième axe portent sur les réactions sociales en matière de pénalité face aux délits.On s’intéresse entre autres à la « victimologie », un nouveau domaine en plein essor.« L’intérêt pour les victimes est né vers 1975 aux États-Unis, explique André Normandeau, directeur du CICC.Les victimes étaient avant cela complètement éliminées du processus pénal.» Cet intérêt s’est ensuite propagé au Québec vers les années 80 et la victimologie constitue aujourd’hui l’un des secteurs les plus développés du Centre.Les chercheurs étudient, en particulier, les impacts psychologiques, physiques et financiers de la criminalité sur la victime.Ils évaluent aussi les services d’aides aux victimes ; les deux premiers services de ce type ont d’ailleurs été Créés par des chercheurs du CICC.Le réseau compte actuellement 12 services d’aide, mais selon une récente déclaration du ministre de la Justice, il devrait être bientôt étendu à tout le Québec (environ 35 villes).Le troisième axe n’est cependant pas limité à la victimologie.On fait également des recherches sur les conséquences de l’incarcération sur un individu et sur les sanctions pénales.C’est un membre du CICC, Jean-Paul Brodeur, qui a dirigé la commission Archambault, créée en 1984.Cette commission, qui a remis son rapport en 1987, était chargée d’examiner le processus de la détermination des sentences, processus inchangé depuis 1904.Ses recommandations sont actuellement étudiées à Ottawa par une commission parlementaire sur la justice, composée de députés et de sénateurs.LES ÉTUDES COMPARATIVES EN RÉGRESSION Par ailleurs, le CICC effectue — comme son nom l’indique — en collaboration avec d’autres centres de recherche, plusieurs études comparatives.La plus importante consiste en sondages sur « la perception de la justice », ou plus précisément sur les structures mises en place par les pouvoirs publics (police, tribunaux, prison.) pour faire respecter la justice.Ces travaux sont menés conjointement avec trois autres pays francophones (la France, la Suisse et la Belgique), l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas.LA CRIMINALITE DANS LE METRO D'après une étude menée par le Centre international de criminologie comparée, le métro de Montréal est un lieu assez peu dangereux.En effet, comme le montre le tableau suivant, le taux de criminalité y est le plus faible par rapport à celui des neuf autres villes étudiées.Ville Taux de criminalité moyen de 1976-1986 Montréal 25 Toronto 26 Bruxelles 29 Paris 31 Londres 32 Boston 45 Philadelphie 49 Chicago 59 San Francisco 65 New York 71 Le taux de criminalité correspond au nombre de délits commis en une année pour chaque million de passagers payants.Les délits retenus étaient les crimes violents (homicides et tentatives d'homicides, agressions sexuelles, voies de fait et vols qualifiés) et les crimes contre la propriété (vols par infraction, vols simples et vandalisme). 46 INTERFACE / MAI-JUIN 1988 De telles recherches comparatives sont, en raison de leur complexité, très coûteuses.Le CICC a donc modifié quelque peu son orientation, depuis la crise des années 80.Les résultats des principales études en criminologie ne sont plus systématiquement comparés avec les résultats obtenus dans les autres pays, « d’autant plus, dit Denis Szabo, que la justice n’est pas cosmopolite ».En effet, la criminologie est une science difficile d’approche.Pour comprendre et analyser les causes et les manifestations de la criminalité, il faut connaître le contexte socio-historico-politico-culturel du groupe étudié.« Par exemple, la clitoridectomie est considérée dans notre type de société comme un acte criminel.Or, cette conception n’est plus valable dans la tradition musulmane », explique Denis Szabo.Ce dernier travaille d’ailleurs à mettre au point une « méthode » définissant, pour chaque type de société, les paramètres permettant la comparaison en criminologie.« Un projet sur deux était accepté par le gouvernement avant la crise, commente André Normandeau.Aujourd’hui, il y en a environ un sur quatre pour lequel on obtient les fonds nécessaires.» Le CICC gère un budget annuel de 1 million de dollars, ce qui, compte tenu qu’il aide le gouvernement et que les systèmes de lutte contre le délit coûte 4 milliards, est loin d’être du « gaspillage ».Par ailleurs, le CICC et l’École de criminologie ont reçu en 1987 le prix de la Société américaine de criminologie, qui tenait son congrès à Montréal, cette année-là.UN PARTENAIRE : LE GOUVERNEMENT Les trois quarts des projets d’études menés au CICC sont proposés par le Centre lui-même, qui reçoit — lorsque les projets sont acceptés — des subventions allouées par des organismes autonomes reliés à l’État (p.ex., le ministère de l’Éducation du Québec ou le Conseil de recherches en sciences humaines).Le quart restant est constitué par des contrats de recherche pour différents ministères.Enfin, étant affilié à la Société internationale, le Centre collabore avec l’ONU, l’Unesco, le Conseil de l’Europe et l’organisation mondiale de la santé.Les résultats de ses recherches sont donc diffusées sur la scène internationale soit par le biais de publications (neuf livres ont été pubüés l’année dernière), soit par le biais de colloques et de séminaires qu’il organise chaque année.¦ Collection «Bibliothèque du Nouveau Monde» Nouvelles trajectoires sociologiques Revue Sociologie et sociétés Coordination : Brigitte Dumas Vol.XIX, n° 2, 120p.11$ Différents aspects épistémologiques du réaménagement actuel des domaines et objets propres à la sociologie.Paul-Emile Borduas Écrits I Édition critique par André G.Bourassa, Jean Fisette, Gilles Lapointe 700 p., relié 62$ Précurseur de la Révolution tranquille, Borduas, visionnaire, réclamait plus que la liberté de l'artiste : celle de l’homme.A la jeunesse d’André Belleau » Revue Études françaises Coordination : Ginette Michaud Vol.23, n° 3, 100 p.7,50$ Un hommage à un intellectuel hors pair, trop tôt disparu.Les Presses de l’Université de Montréal C.P.6128, Suce.« A » Montréal (Québec), Canada H3C 3J7 Tél.: (514) 343-6321 UNE NOTORIÉTÉ INTERNATIONALE Le CICC a obtenu en 1985 le 1er prix décerné par l’Université de Montréal lors de l’évaluation de l’ensemble des travaux menés dans cette université.L ï .' f-' .A r j( gM •mSg?.^ 'A- 41^ .cMBfc^ava^a'g^âgi •• '- • Subventions et bourses aux chercheurs diplômés.Pour projets de recherche et programmes spéciaux.Date limite : 15 septembre 1988 Renseignements : Fondations des maladies du cœur Bureau 1401 440, boulevard René-Lévesque Ouest Montréal (Québec) H2Z 1V7 (514) 871-1551 Fondation canadienne des maladies du cœur Bureau 1200 1, rue Nicholas Ottawa (Ontario) K1N7B7 (613) 237-4361 INSTITUT CANADIEN DE RECHERCHES SUR LES FEMMES (ICREF) • Subventions de recherche.Pour des études en vue de l’amélioration des conditions de vie des femmes.Date limite : 31 août 1988 • Fonds commémoratif Marta Danylewycz.Pour appuyer la recherche historique féministe.Date limite : 31 août 1988 Renseignements : ICREF Bureau 408 151, rue Slater Ottawa (Ontario) K1P5H3 (613) 563-0681 SERVICE DE L'ENVIRONNEMENT ATMOSPHÉRIQUE • Bourses d’études en météorologie ou en sciences de l’atmosphère Date limite : 15 mai 1988 Renseignements : Service de l’environnement atmosphérique 4905, rue Dufferin Downsview (Ontario) M3H 5T4 (416) 667-4882 > «Wf mm Découvrez la recherche dans le Tiers-Monde La recherche, aujourd’hui, pour des solutions durables.Le Centre de recherches pour le développement international vous offre ses banques de données, ses publications et ses films sur les recherches en Afrique, en Amérique latine et en Asie.Les banques de données du CRDI sur le développement donnent aux chercheurs du Canada et du Tiers-Monde un accès direct à une foule de bibliographies et de renseignements sur les recherches en cours dans le Tiers-Monde.Il vous suffit d’utiliser le tenninal de la bibliothèque universitaire de plus près de chez-vous.Découvrez en direct la recherche faite dans le Tiers-Monde ou commandez nos publications et nos films.Le Centre de recherches pour le développement international est une société d'État créée par le Parlement du Canada en 1970.Nous appuyons et subventionnons des recherches réalisées dans les pays en développement en fonction de leurs priorités, souvent en utilisant aussi les compétences canadiennes.CRDI Division des communications C.P.8500 Ottawa (Ontario) Kl G 3H9 Téléphone: (613) 236-6163 60 INTERFACE/MAI-JUIN 1988 PAR JOCELYNE THIBAULT MAi 1988 9-13 mai 56e Congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas), à l’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick.Renseignements : Secrétariat de l’Acfas (514) 342-1411 14-15 mai Colloque sur la naissance.organisé par le Réseau d’action pour la santé intégrale (RAPS1), à Montréal.Renseignements : Jeannine Ouellette RAPSI (514) 669-8053 18-20 mai Congrès de la Société canadienne de science économique, au Manoir Saint-Castin, au lac Delage.Renseignements : Pierre Fortin Département d’économie Université Laval (418) 656-0541 19 mai Colloque : La présence du Québec dans le monde, organisé par Alliance Champlain, à Montréal.Renseignements : Alliance Champlain C.P.8503 Sainte-Foy (Québec) G1V4N5 (418) 681-0621 23-26 mai Le défi pédagogique de l’enseignement supérieur, colloque organisé par l’Association internationale de pédagogie universitaire (AIPU), à l’Université de Montréal.Renseignements : Denis Blondin Service pédagogique Université de Montréal (514) 343-7087/7608 24-26 mai Colloque sur les géoradars, organisé par la Commission géologique du Canada et le Comité fédéral de la recherche et du développement énergétique, à la salle Camsell, 588, rue Booth, à Ottawa.Renseignements : Leonard S.Collett Commission géologique du Canada (613) 993-5964 ou (613)995-5554 24-27 mai Congrès : Computer Graphics International ’88, à Genève, en Suisse.Renseignements : Daniel Thalmann Institut de recherches opérationnelles Université de Montréal (514) 343-6794 ou Nadia Magnenat-Thalmann École des hautes études commerciales (514) 340-6616 25 mai Séminaire sur l’intervention directe des municipalités dans le développement résidentiel, à l’INRS-Urbanisa-tion, à Montréal.Renseignements : Marcel Gaudreau et Benoît Lacroix (514) 842-4191 25-27 mai Colloque AIESI-ALISE : théorie et pratique dans l’enseignement des sciences de l’information, au Holiday Inn, à Longueuil.Renseignements : Réjean Savard École de bibliothéconomie Université de Montréal (514) 343-7408 26 mai La science à vendre, conférence de Dorothy Nelkins, organisée par [’Association des communicateurs scientifiques du Québec, à l’Université McGill, à Montréal.Renseignements : Sophie Malavoy (514) 342-1411 CENTRE DE RECHERCHE ET DE DÉVELOPPEMENT DE LA TOURBE INC.• Laboratoire moderne doté d’instruments spécialisés permettant d’effectuer des analyses complètes.• Source de consultation pour les producteurs et divers usagers de la tourbe.• Analyses nécessaires à la mise en application du programme de contrôle de qualité pour la tourbe du Nouveau-Brunswick.• Recherche dans le domaine de nouveaux produits et utilisations pour la tourbe et les tourbières.Dr Jean-Yves Daigle, directeur 218 BOULEVARD J.D.GAUTHIER, SHIPPAGAN, N.-B.CANADA E0B 2P0 Téléphone: (506) 336-4215 ou 336-4761 - Fax 336-9834 26-28 mai Congrès : Du labo.à la fourchette, organisé conjointement par l’Ordre des chimistes et l’Ordre des diététistes du Québec, à l’hôtel Méridien, à Montréal.Renseignements : Ordre des chimistes du Québec 4205, rue Saint-Denis Bureau 255 Montréal (Québec) (514) 844-3644 27-28 mai Conférence nationale : La reconnaissance des acquis expérientiels des femmes francophones, organisée en collaboration avec l’Université de Moncton par le Réseau national d’action éducation des femmes, à Moncton.Renseignements : Paulette Thériault Réseau national d’action éducation des femmes (613)741-9978 27-30 mai 12e Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue, au Colisée de LaSarre, à LaSarre.Renseignements : Patrick La Serté (819) 333-6679 30-31 mai La traduction et son public, colloque organisé par l’Association canadienne de traduc-tologie, à Windsor en Ontario.Renseignements : Judith Woodsworth Département d’études françaises Université Concordia (514) 848-7518 INTERFACE I MAI-JUIN 1988 28 mai-11 juin Congrès des sociétés savantes, à l’Université de Windsor, en Ontario.Renseignements : Ronald Wagenberg Université de Windsor (519) 253-4232, poste 2349 JUIN 1988 1-3 juin Conférence internationale : Système d'enseignement intelligemment assisté par ordinateur, organisé par le Département d’informatique et de recherche opérationnelle, à l’Université de Montréal.Renseignements : Claude Frasson Département d’informatique et de recherche opérationnelle Université de Montréal (514) 343-7019 2-3-4 juin Colloque : Visa pour la culture, organisé par la Fédération culturelle canadienne-française, à Ottawa.Renseignements : Fédération culturelle cana- dienne-française (613) 5634134 34 juin 21e Symposium de chimie des organosiliciens, organisé par le Département de chimie de l’Université McGill, à Montréal.Renseignements : John F.Harrod Département de chimie Université McGill (514) 398-6911 5-10 juin 3e Congrès nord-américain de chimie, organisé par l’Institut de chimie du Canada, à Toronto.Renseignements : Institut de chimie du Canada 1785, Promenade Alta Vista Bureau 300 Ottawa (Ontario) K1G3Y6 (613) 5264652 8-10 juin La jeunesse et ses mouvements (sociétés aux 19e et 20e siècles), colloque international interdisciplinaire de la Commission d’histoire des mouvements sociaux et des structures sociales, à l’Univer-sité du Québec à Montréal.Renseignements : Stanley B.Ryerson Département d’histoire Université du Québec à Montréal (514) 282-8306 9-10 juin Journées d’information sur les cultures abritées, organisées par le Centre de spécialisation des cultures abritées de l’Université Laval, en collaboration avec W.H.Perron, à Laval.Renseignements : André Gosselin Centre de spécialisation des cultures abritées (418) 656-7234 14-19 juin 3e Foire internationale du livre féministe, à l'Université de Montréal.Renseignements : Arianne Brunet et Diana Bronson (514) 843-3169 15-18 juin 31e Congrès de la Fédération canadienne des sociétés de biologie, à l’Université Laval.Renseignements : Maurice Normand École des gradués Université Laval (514) 656-3949 ou Madame Robin Vande Kleut Fédération canadienne des sociétés de biologie (613) 234-9555 15-19 juin Congrès 1988, organisé par CGA Canada et la Corporation professionnelle des comptables généraux licenciés du Québec, à Montréal.Renseignements : Corporation professionnelle des comptables généraux licenciés du Québec (514) 861-1823 19-22 juin 4e Conférence canadienne sur l’informatique et les processus d’enseignement du droit, organisée conjointement par la Faculté de droit de l’Université Laval et IBM, à Québec.Renseignements : Jacques Gosselin Faculté de droit Université Laval (418) 656-8146 19-23 juin Congrès de l’Association canadienne des physiciens, à l’Université de Montréal.Renseignements : Laurent G.Caron Département de physique Université de Sherbrooke (819) 821-7056 20-22 juin 38e Conférence annuelle de la Société canadienne des microbiologistes, à l’Université de Windsor, en Ontario.Renseignements : Secrétariat Société canadienne des microbiologistes 20, Croissant Hobart Nepean (Ontario) K2H 5S4 (613) 726-0485 20-23 juin Session du GRMS, organisé par le Groupe des responsables SYMPOSIUM sur la SUPRACONDUCTIVITÉ Montréal, 7 et 8 juin 1988 Conférenciers: professeurs et chercheurs de collèges, d’universités, d’instituts de recherche publics et privés Clientèle visée : industriels, chercheurs, étudiants, professeurs, technologues et toute personne intéressée à la supraconductivité Pour information et inscription: Sabine Morin (514) 389-5921 poste 2960 La Division Ahuntsic du Centre spécialisé de technologie physique du Cégep de La Pocatière 62 INTERFACE/MAI-JUIN 1988 UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE MAITRISES DE RECHERCHE ET DOCTORATS Pour préparer une carrière en recherche scientifique 1*1*1*'xt À l'Université de Sherbrooke, les activités de recherche ont connu une croissance spectaculaire au cours des dix dernières années et offrent encore les perspectives de développement les plus intéressantes.En 1987-1988, les dépenses de recherche atteindront 24 000 000$; elles représentent plus de 20% du budget de fonctionnement de l'Université, ce qui place Sherbrooke au deuxième rang des universités québécoises sous ce rapport.La taille moyenne de l'établissement — 15 000 étudiants de toutes les régions du Québec et d’ailleurs; le caractère moderne mais champêtre du campus, qui favorise le travail et l'étude; la proximité des grands centres urbains de Montréal et de Québec; la qualité des installations et la réputation du corps professoral; voilà autant de bonnes raisons qui font de Sherbrooke l’université à choisir pour préparer une carrière en recherche scientifique.Veuillez me faire parvenir l'information concernant le programme ?de maîtrise ?de doctorat dans la discipline suivante: discipline nom adresse code postal Lettres et sciences humaines Maîtrise: économique, géographie, histoire, philosophie Maîtrise et doctorat: études françaises, littérature canadienne comparée Éducation Maîtrise en sciences de l'éducation Éducation physique et sportive Maîtrise en kinanthropologie Sciences de la santé Maîtrise et doctorat: biochimie, biologie cellulaire, microbiologie, pharmacologie, radio-biologie, sciences cliniques Sciences Maîtrise et doctorat: biologie, chimie, mathématiques, physique Sciences appliquées Maîtrise et doctorat: génie chimique, génie civil, génie électrique, génie mécanique Théologie Maîtrise: sciences humaines des religions, théologie Pour obtenir des renseignements sur l'un ou l'autre programme de maîtrise de recherche ou de doctorat offert â l'Université de Sherbrooke, faire parvenir le coupon-réponse ci-contre au: Bureau du reglstraire Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J1K 2R1 en mathématiques au secondaire, à Hull.Renseignements : GRMS (514) 963-1211 JUILLET 1988 30 juin-3 juillet Le développement coopératif et économique des francophones : le temps est venu d’agir, congrès organisé par le Conseil canadien de la coopération, à Ottawa Renseignements : Louise Lelièvre Conseil canadien de la coopération (418) 835-1516 5-6 juillet Symposium international de catalyse : Le rôle des complexes métalliques dans la préparation des catalyseurs, organisé par la Direction de catalyse de l’Institut de chimie du Canada, à l’Université Laval, à Québec.Renseignements : Serge Kaliaguine (418) 656-2708 Peter McBreen (418) 656-7867 Pierre Roberge (418) 656-2188 Département de chimie Université Laval 18-22 juillet Séminaire : Francophonie : réalité culturelle et perspectives économiques, organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, en France.Renseignements : Jacques Cartier Chambre de commerce et d’industrie de Paris Direction de l’enseignement Relations internationales 42, rue du Louvre 75001 Paris (France) INTERFACE/MAI-JUIN 1988 AVIS AUX AUTEURS AOÛT 1988 31 juillet-5 août 24e Conférence internationale de l’action sociale, organisée par le Conseil international de l’action sociale, à Berlin.Renseignements : Marc de Maeyer Conseil international de l'action sociale Région de l’Amérique du Nord 1141, boul.Saint-Joseph Est Montréal (Québec) H2J 1L3 (514) 276-7782 14-19 août 4e Congrès international de biologie cellulaire, organisé par la Société canadienne de biologie cellulaire et par le Conseil national de recherches du Canada, au Palais des congrès de Montréal.Renseignements : Ken Charbonneau Conseil national de recherches du Canada (613)993-9009 24-26 août 1er Congrès international de relations industrielles des Amériques, organisé conjointement par le Département de relations industrielles de l'Université Laval et l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal, à Québec.Renseignements : Micheline Gravel Direction des sciences sociales Université Laval (418) 656-2832 29-31 août Congrès international des sociétés de philosophie de langue française : L’espace et le temps, organisé par la Société bourguignonne de philosophie, à Dijon.Renseignements : Jean Ferrar Faculté de lettres et de philosophie Université de Bourgogne 2, boul.Gabriel 21000 Dijon (France) Le Conseil des sciences du Canada est un organisme consultatif national en matière de politique scientifique et technologique.Institué en 1966, ses principales fonctions consistent à: * étudier les questions de politique scientifique et technologique; * recommander des lignes d’action au gouvernement; * sensibiliser les Canadiens à l’importance des sciences et de la technologie dans leur vie; * encourager le débat entre les autorités publiques, les chefs d’entreprises et les établissements universitaires au sujet de la politique scientifique et technologique.Vous pouvez vous procurer une liste des publications récentes du Conseil des sciences auprès de l’agent des relations publiques du Conseil des sciences du Canada, 100, rue Metcalfe, Ottawa (Ontario) K1 P 5M1.e% uu Conseil Science des sciences Council du Canada of Canada INTERFACE est une revue multidisciplinaire bimestrielle éditée par l’ACFAS pour les membres de la communauté scientifique.Elle contient des articles de recherche de même que des interviews, des opinions et des informations générales sur la recherche et les chercheurs.Il n’est pas nécessaire d’être membre de l’ACFAS pour y contribuer.L’été (numéro de juillet-août), un bottin des chercheurs regroupant les noms des membres de l’ACFAS, les institutions et les organismes de recherche est publié.Les articles de fond doivent être des bilans destinés à diffuser l’état des recherches dans un domaine particulier.Clarté et accessibilité constituent également des critères d’acceptation.Le sujet de chaque article doit être introduit de façon à faire ressortir l’importance et l’intérêt des travaux effectués, en soulignant notamment les implications sociales, économiques et politiques de ceux-ci.Il est opportun de situer la recherche par rapport aux autres travaux scientifiques et d’indiquer, le cas échéant, les limites atteintes et les développements possibles.Tout texte reçu est d’abord soumis au comité de rédaction pour une évaluation de la forme puis, s’il est retenu, à deux arbitres (trois, en cas de litige) pour une évaluation du fond.Les articles refusés par le comité de rédaction peuvent être soumis à nouveau après avoir été modifiés.La chronique Modem est ouverte à ceux et celles qui veulent commenter les affaires de politiques scientifiques et les questions de fond touchant la recherche., L’Editorial est généralement rédigé sur invitation à partir des préoccupations du comité exécutif de l’ACFAS.Il ne représente pas nécessairement la position de l’Association.Toute personne peut toutefois proposer un projet d’éditorial.L’interview Face à face, la revue des livres Sources, les capsules d’information Science-inter et les chroniques Gros Plan, Intermonde et Transferts sont du ressort de l’équipe d’INTERFACE.Les lettres des lecteurs sont publiées dans Interligne avec les réserves de circonstances touchant les propos diffamatoires ou non fondés.Enfin, les chroniques Subventions et bourses, A suivre et Chercheurs recherchés sont ouvertes à toute personne ou organisme désireux de rejoindre la communauté scientifique.Pour obtenir les normes de rédaction, veuillez vous adresser à : Sophie Malavoy ACFAS Tél.: (514) 342-1411 64 SOURCES INTRODUCTION À LA CHIMIE POUR INGÉNIEURS i DERNIÈRES PARUTIONS PAR JOCELYNE THIBAULT INTERFACE / MAI-JUIN 1988 SCIENCES APPLIQUÉES INTRODUCTION À LA SCIENCE DES MATÉRIAUX, par Wilfred Kurz, Jean-P.Mercier et Gérald Zambelli, Presses polytechniques romandes, 1987, 376 pages, 69,50 $, ISBN 2-88074-1324 Ce livre est une introduction à un traité.D présente à la fois des notions fondamentales et leurs applications pour les trois grandes classes de matériaux, soit les métaux, les polymères organiques et les céramiques.RÉGULATION AUTOMATIQUE, par Louis Maret, Presses polytechniques romandes, 1987, 426 pages, 68,50 $, ISBN 2-88074-143-6.Cet ouvrage de base présente la théorie classique de la régulation automatique des systèmes analogiques linéaires et non linéaires comportant une grandeur de référence, une grandeur perturbatrice et une grandeur réglée.INTRODUCTION À LA CHIMIE POUR INGÉNIEURS, par Philippe A.Javet, Pierre Lerch et Éric Plattner, Presses polytechniques romandes, 1987, 406 pages, 75 $, ISBN 2-88074-141-X.Cet ouvrage s’adresse particulièrement aux étudiants ingénieurs du premier cycle, mais aussi à tous les ingénieurs en exercice qui, face à des problèmes interdisciplinaires, pourront pallier des lacunes souvent relevées dans le domaine de la chimie.INFORMATIQUE INFORMATIQUE COGNITIVE DES ORGANISATIONS, l’intelligence artificielle au service des organisations, Groupe interuniversitaire de recherche en informatique cognitive des organisations (GIRICO), 1988, 110 pages, 20 $, ISBN 2-920975-00-5.Actes du premier colloque québécois en informatique cognitive des organisations, tenu les 1er, 2 et 3 juin 1987 à l’Université du Québec à Montréal.TÉLÉINFORMATIQUE, par Henri Nussbaumer, Presses polytechniques romandes, 1987, 346 pages, 59 $, ISBN 2-88074-144-0 (vol.1), 332 pages, 59 $, ISBN 2-88074-145-9 (vol.2)/ Ces deux volumes présentent les principes de la téléinformatique, les techniques de conception de modélisation des réseaux ainsi que les protocoles de communication.INFOGRAPHIE, par Philippe Schwei-zer, Presses polytechniques romandes, 1987, 440 pages, 58 $, ISBN 2-88074-136-5 (vol.1), 452 pages, 58 $, ISBN 2-88074-137-3 (vol.2)." Cet ouvrage présente les matériels et les algorithmes spécifiques au graphique.Il est orienté vers les stations de travail conviviales, s’éloignant ainsi des traditionnels terminaux graphiques, aujourd’hui dépassés.ADA, MANUEL DE RÉFÉRENCE DU LANGAGE DE PROGRAMMATION, par Jean Ichbiah et Mike Woodger, traduit par Éric de Masas, Presses polytechniques romandes, 1987, 352 pages, 53 $, ISBN 2-88074-146-7.Ada est un langage de programmation conçu conformément à un cahier des charges défini par le ministère de la Défense des États-Unis : le cahier des charges Steelman.Ada présente des moyens offerts par des langages classiques tels que Pascal, ainsi que des moyens qu’on ne trouve que dans des langages spécialisés.SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES QUESTIONS ÉCONOMIQUES DE NOTRE TEMPS, sous la direction de Olivier Blanc, Presses polytechniques romandes, 1987, 516 pages, 55 $, ISBN 2-88074-139-1.A l’aide d’exemples de notre temps, des professeurs et leurs collaborateurs présentent 24 contributions portant sur des questions de gestion d'entreprise, d’informatique, d’assurance, de science juridique et d’économie nationale.Actes du forum international sur les nouvelles technologies de la reproduction organisé par le Conseil du statut de la femme et tenu à Montréal les 29, 30 et 31 octobre 1987, à l’Université Concordia Québec g g SORTIR LA MATERNITÉ DU LABORATOIRE, sous la direction de Francine Gagnon, Québec, Conseil du statut de la femme, 1988, 426 pages, 10 $, ISBN 2-550-18239-1.Cet ouvrage regroupe l'ensemble des communications présentées au Forum international sur les nouvelles technologies de reproduction (NTR), organisé par le Conseil du statut de la femme (CSF) l’automne dernier.L’événement fut un franc succès, tant par la présence de personnes de la politique, la dimension internationale, la diversité des disciplines et LA MATERNITE DU LABORATOIRE TRAITÉ DE COMPTABILITÉ GÉNÉRALE, par André Cottier, Georg Éditeur, volume III, 1987, 320 pages, 62 $, ISBN 2-82570-148-5.MAITRISER L'INFORMATION COMPTABLE.Théorie comptable et applications avancées, par Bernard Apo-théloz et Alfred Stettler, Presses polytechniques romandes, 1987, 378 pages, 55 $, ISBN 2-88074-147-5.%'1 Nouvelle approche de la comptabilité par la définition d’un cadre théorique comptable dont l’objectif est de justifier, d’assurer la cohérence et de préciser la portée de l’information fournie par les comptes. INTERFACE/MAI-JUIN 1988 î'0 jjFcn* Ifi dit* des approches représentées que par la pertinence, le haut calibre et le dynamisme des conférences et ateliers.Ces qualités se retrouvent dans l’ouvrage, où l’on fait une excellente synthèse des questions soulevées par les NTR : la médicalisation et la commercialisation croissantes de l’infertilité, la maternité et le handicap, la redéfinition des structures de filiation et des relations parents/enfants, la transformation des droits individuels et collectifs en matière de procréation et les stratégies possibles de contrôle des NTR, particulièrement par les femmes.On ne peut donc que féliciter le CSF pour la publication de ces actes, qui permettent de diffuser les résultats des échanges et débats du forum auprès d’une plus large audience.Les quelques centaines de personnes qui ont participé au forum profiteront elles aussi de la publication de cet ouvrage, car l’organisation matérielle de l’événement permettait à une personne d’assister à deux ateliers sur huit seulement.Enfin, pour les « initié(e)s », l’ouvrage représente un excellent moyen de se tenir au courant des débats éthiques, juridiques et sociaux entourant actuellement la question.Cependant, cette publication demeure conçue par et pour des spécialistes.Les profanes seront sans doute rebuté(e)s par le caractère hautement théorique et spécialisé des communications, qui donnent peu d’informations de base, de réelles alternatives ou de témoignages approfondis.Ce sont d’ailleurs là les principales lacunes de l’ouvrage, qui ont aussi été déplorées par plusieurs participant(e)s au forum.Comment ne pas s’étonner de la méconnaissance générale de la dimension individuelle souvent particulièrement douloureuse (p.100) ?Comment ne pas relever la contradiction entre l’affirmation du « plus grand respect du désir d’enfant » (p.21) et l’omission d’une réflexion globale sur l’infertilité et ses solutions possibles : prévention environnementale (p.325), adoption et autres « partages » d’enfants (p.144, 327, 389)?Comment ne pas s’inquiéter du quasi-oubli des techniques les plus « banales » — notamment l’échographie (p.96,252) — au profit de questions plus sensationnelles : mères « porteuses », fécondation in vitro, manipulations génétiques, eugénisme, etc.?Comment ne pas déplorer qu’on ait négligé la délicate question d’une possible mise en cause de l’avortement sur demande par les NTR en général (p.327) et de l’avortement sélectif en particulier (p.251)?Comment expliquer l’absence de contestations de la logique de médicalisation de la maternité, contestations soulevées notamment par les mouvements de santé des femmes et d'humanisation de la naissance (p.89, 378)?Toutes ces questions sont abordées, surtout par des participantes anonymes ainsi que par quelques conférencier(ère)s.Mais on en reste à l’expression d’une déception ou à la recommandation d’orientations de recherches et d’actions futures.On ne peut s’empêcher de constater que derrière ces lacunes se cache un traitement du phénomène NTR malheureusement semblable à celui, pourtant décrié, que lui réservent le monde médical et les médias.Un traitement centré sur une nécessaire dénonciation des techniques de pointe et de leurs abus, mais qui laisse dans l’ombre la lutte contre des pratiques obstétricales plus « banales », les mesures moins spectaculaires de prévention et de « traitement » alternatif de l’infertilité, et l’expérience des personnes aux prises avec les NTR.Mais une telle critique s’applique-t-elle uniquement à cet ouvrage, ou ne devrait-elle pas plutôt viser l’ensemble du questionnement socio-éthique au sujet des NTR, dont le CSF ne s’est somme toute fait que le miroir ?Sortir la maternité du laboratoire demeure un reflet plutôt fidèle des questions et débats actuellement soulevés par le développement des NTR, avec leurs contingences, leurs possibilités et leurs limites, Paule Brière Chargée de cours et étudiante au doctorat en anthropologie à l’Université de Montréal w.*(*¦ 31# & ¦ff On se reporte avant tout à l’entreprise privée comme unité essentielle du circuit des échanges économiques.FJ - ÉNERGIE, ÉCOLOGIE, ÉCONOMIE — Introduction à l’éco-énergétique et à la macroéconomique de l’environnement illustrée par des exemples pris en Floride, en Suisse et au Japon, par Gonzague Pillet et Howard T.Odum, Georg Éditeur, 1987, 272 pages, 48 $, ISBN 2-82570-145-9.LA MONNAIE ET LE CHANGE AU CANADA DES PREMIERS TEMPS JUSQU’À 1900, par A.B.McGullough, Environnement Canada, Centre d’édition du gouvernement du Canada, 1987, 316 pages, 19,25 $, ISBN 0-660-921014, n° de cat.R64-158-1987F.VERS UNE REDÉFINITION MATÉRIALISTE DU CONCEPT DE CULTURE, sous la direction de Josiane Boulad-Ayoub, collection « Symbolique et idéologie», numéro SU, Montréal, Département de philosophie de l’UQAM, 1987, 88 pages, 8 $, ISBN 2-920884-077.Cet ouvrage présente quelques éléments de restructuration du champ théorique à l’intérieur duquel on examine le problème des rapports entre l’organisation sociale et l’organisation culturelle.On y traite plus particulièrement de certains aspects de la relation entre les activités symboliques et les activités culturelles.L’AUTRE SOCIOLOGIE, sous la direction de Anne Lapierre, collection « Cahiers de recherche sociologique », vol.5, n° 2, Montréal, Département de sociologie de F UQAM, 1988, 180 pages, 8 $, ISSN 0831-1048.D’abord et avant tout, ce numéro présente un éventail des méthodologies qualitatives actuelles analysées sous l’angle de leurs applications concrètes dans des recherches en sociologie.En deuxième lieu, il situe les approches qualitatives face aux 66 INTERFACE/MAI-JUIN 1988 débats méthodologiques, épistémologiques et théoriques actuels.Enfin, il présente des utilisations possibles des approches qualitatives dans divers champs des sciences humaines.FAMILLE/FAMILLES, sous la direction de François Charbonneau, Annick Germain et Claude Martin, Revue internationale d’action communautaire, n° 18/58, 1987, 208 pages, 10 $, ISSN 0707 9699.Dans ce numéro, on analyse d’abord les politiques familiales et leurs contradictions.On explore ensuite la diversité des formes familiales et on étudie la résurgence du « familialisme ».On analyse finalement certaines situations propres aux femmes : maternité, autonomie et pauvreté.RESTONS TRADITIONNELS ET PROGRESSIFS, par Gilles Bourque et Jules Duchastel, Montréal, Boréal, 1988, 402 pages, 24,95 $, ISBN 2-89052-227-X.Un exposé des premiers résultats d’une recherche sur le discours politique émanant des institutions québécoises sous le régime Duplessis.SEULS DANS LA RUE, par Shirley Roy, Éditions Saint-Martin, 1988, 174 pages, 14,95 $, ISBN 2-89035-095-9.En découvrant leurs lieux d’existence et de survivance, l’auteure a pu saisir les particularités des itinérants.Elle décrit le rôle des institutions et s’interroge au sujet de celui de l’État dans son intervention contre la pauvreté.L’ouvrage propose de nouvelles bases d’analyse et nous aide à mieux comprendre ces « vagabonds » sans feu ni lieu.Il nous rappelle que, bien que l’année internationale des sans-abri soit terminée, tout reste à faire.SOLIDARITÉS, pratiques de recherche-action et de prise en charge par le milieu, sous la direction de Jacques Alary, Montréal, Boréal, 1988, 248 pages, 18,95 $, ISBN 2-89052-211-3.Résultat d’une longue série d’études et de travaux sur le terrain, ce livre, qui s’adresse principalement aux intervenants du champ des services communautaires et socio-sanitaires, est une contribution majeure au débat actuel sur les politiques sociales.L’ASS URANCE-SANTÉ, plaidoyer pour le modèle canadien, par Monique L’Université McGill est fière de s’associer aux travaux de l’Acfas et de souligner sa participation au sein des unités de recherche interuniversitaire tels le Centre interuniversitaire d’études européennes (CIEE) le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) le Groupe d’études et de recherches en analyse des décisions (GERAD ) le Groupe interuniversitaire de recherche médicale et en ethnopsychiatrie (GIRAME) le Groupe interuniversitaire de recherches océanographiques du Québec (GIROQ) l’Institut de recherche en exploration minérale (IREM) le Réseau de médecine génétique du Québec (RMGQ) et le Centre interuniversitaire de recherches sur les populations (SOREP) McGill INTERWCE / MAI-JUIN 1988 ¦ Conseil national de recherches ® ® Canada National Research Council Canada INSTITUT DE RECHERCHE EN BIOTECHNOLOGIE 6100 avenue Royalmount Montréal, Québec, Canada H4P 2R2 L’Institut de recherche en biotechnologie du Conseil national de recherches Canada est un centre de recherche à vocation industrielle, créé pour permettre aux industries canadiennes d’être compétitives sur les marchés internationaux.Plus de la moitié du personnel scientifique est déjà en place et la direction poursuit son recrutement dans le but d'établir une équipe de recherche dynamique.Quatre sections de recherche développent leurs compétences dans les domaines suivants: • GÉNIE BIOCHIMIQUE • GÉNIE GÉNÉTIQUE • GÉNIE DES PROTÉINES • FUSION CELLULAIRE, IMMUNOLOGIE MOLÉCULAIRE Une section spéciale s’occupe de développer des projets de recherche conjoints avec l’industrie, les universités et d’autres centres de recherche.L’Institut est également doté d’une usine-pilote de 1500 m2 avec hall anti-déflagration et système de décontamination.Canada Bégin, Montréal, Boréal, 1987, 232 pages, 19,95 $, ISBN 2-89052-210-5.Ce que Monique Bégin raconte dans ce livre, c’est la longue bataille qu’elle a dû livrer, souvent en solitaire, pour défendre un système certes imparfait et complexe, mais qui offre des avantages que bien des pays peuvent nous envier.RÉFLEXIONS SUR LES SCIENCES ET LES TECHNIQUES DIFFUSION DES NOUVELLES TECHNOLOGIES.Stratégies d’entreprises et évaluation sociale, sous la direction de Diane Tremblay, Éditions Saint-Martin, 1987, 306 pages, 16,95 $.Regroupant surtout des textes d’économistes et de sociologues québécois et français, cet ouvrage témoigne de l’importance et de la diversité des avenues de recherche dans le domaine des nouvelles technologies.LE SOURIRE DU FLAMANT ROSE, réflexions sur l’histoire naturelle, par Stephen Jay Gould, Paris, Éditions du Seuil, 1988, 448 pages, 45,95 $, ISBN 2-02-00-9933-0.L’histoire de la vie, à la fois déterminée et fortuite, produit inattendu de lois naturelles contraignantes, une histoire étrange et pourtant pleine de sens — tel est le thème majeur de ce livre.LE HUITIÈME JOUR DE LA CRÉATION, introduction à l’entropologie, par Jacques Neirynck, Presses polytechniques romandes, 1986, 310 pages, 45 $, ISBN 2-88074-096-7.Réflexion sur l’histoire de notre terre, sur le rôle de la technique, sur la dégénérescence des sociétés, sur la place de la foi chrétienne ; réflexion d’un humaniste ingénieur sur Yhomotechnicus.LES RUSES DE LA TECHNIQUE, par Guy Ménard et Christian Miquel, Montréal, Boréal, 1988, 389 pages, 22,50 $, ISBN 9-782890-522121.DIFFUSION DES NOUVELLES TECHNOLOGIES INTERVENTIONS ÉCONOMIQUES INTERFACE / MAI-JUIN 1988 Comment, tout le long de l’histoire des civilisations humaines, la technique a-t-elle évolué, intégrant peu à peu une force et une forme symboliques?A la fois désacralisée et « resacralisée » par les nouvelles technologies, la technique suit un parcours dont l’issue reste inconnue.Cet ouvrage soulève la question de l’avenir de la technique.RÉPERTOIRE DES CENTRES ET ORGANISMES DE RECHERCHE DES UNIVERSITÉS QUÉBÉCOISES, Direction générale de l’enseignement et de la recherche universitaires, ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science, 1987, 88 pages, gratuit, ISBN 2-550-17613-8.Université de Montréal La librairie universitaire de Montréal L’ORIENTA TION ET LE DÉVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE DANS LES COLLÈGES DU QUÉBEC, Fédération des cégeps, 1988, 152 pages, ISBN 2-89100-042-0.Actes du colloque sur la recherche au collégial tenu les 1er et 2 juin 1987.LE QUÉBEC À VOTRE PORTÉE, sous la direction de Denis Turcotte, Alliance Champlain, 1988, 170 pages, 12,95 $, ISBN 2-981130-0-X.Répertoire de quelque 400 associations, organismes, regroupements et établissements d’enseignement, de 125 ministères et agences gouvernementales et de plus de 100 publications spécialisées touchant plusieurs aspects de la réalité québécoise, sans compter les centaines d’autres ressources qui figurent dans les annexes.Il contient en outre deux index, un par sujets et un par pays.EMPLOI-AVENIR, PERSPECTIVES PROFESSIONNELLES JUSQU’À 1995, ministère de l’Emploi et de l’Immigration, Centre d’édition du gouvernement du Canada, 1987, 393 pages (vol.1), 387 pages (vol.2), 9,95 $, ISBN 0-660-92172-3, n° de cat.MP43-181 - 1989-1-1F (vol.1), n° de cat.MP43-181 -1989-1-2F (vol.2).La Librairie de l'Université de Montréal vous offre le plus grand choix d’ouvrages universitaires à ses deux succursales.Succursale du Pavillon principal, local L-315, téléphone: 343-6210 Spécialités: sciences et médecine Succursale du Pavillon 3200 rue Jean-Brillant, local 1315, téléphone: 343-7362 Spécialités: sciences sociales, lettres et droit Depuis septembre 1986, cette succursale est réaménagée et diversifiée: collections générales, poche, etc.LA RECHERCHE EUROPÉENNE, le programme cadre 1987-1991, collection « Nouvelles de la science et des technologies », vol.5, n° 4, Groupe opérationnel de recherche, de documentation et d’étude sur la science (GORDES), 1987, 240 pages, ISSN 0771-7369.Cette publication contient des articles sur les recherches avancées, une analyse de sommaires de revues et des données sur la vie dans les laboratoires.MANUELS DE RÉDACTION -LEXIQUES LIGNES DIRECTRICES POUR LA RÉDACTION D’UNE BIBLIOGRAPHIE, Bibliothèque nationale du Canada, Centre d’édition du gouvernement du Canada, 1987, 22 pages, 3,95 $, ISBN 0-660-53824-5, n” de cat.SN3-234-1987.L'ART DE LA THÈSE, par Michel Beaud et Daniel Latouche, Montréal, Boréal, 1988, 169 pages, 19,95 $, ISBN 2-89052-2107-2.Adapté au contexte universitaire québécois, ce manuel répond à toutes les questions des étudiant(e)s concernant la rédaction d’une thèse.AIDE-MÉMOIRE D’AUTOPERFECTIONNEMENT À L’INTENTION DES TRADUCTEURS ET DES RÉDACTEURS, Secrétariat d’État, Centre d’édition du gouvernement du Canada, 1987, 230 pages, 8,25 $, ISBN 0-660-92265-7, n° de cat.S53-17-1987F.LEXIQUE DE LA FISCALITÉ, Secrétariat d’État, Centre d’édition du gouvernement du Canada, collection « Bulletin de terminologie » n° 177, 1988, 304 pages, 12,95 $, ISBN 0-662-53874-1, n° de cat.S52-2-177.DIVERS LE TOUR DU MONDE EN 1001 PROJETS, Bureau canadien de l’éducation internationale, 1987, 74 pages, 8 $, ISBN 0-920496-43-1.Ce guide répertorie l’ensemble des organismes offrant des possibilités d’emploi, de travail bénévole, d’échanges culturels ou d’études à l’étranger. we de langue française ¦ „ de l'actuel universitaire magazine WmmmmmSMû ftUPEV-F As5oeiation de» ^Sment sïsrfii- Des informations “t^* multilatérale •^°°péfC^édsrau,< "'^r^-e,n9Ue ^ a l'écho des , " dans le monde DeS dOSfnfs ” Québ6C - \es étudiants etf«* * • la traduction en Afrique, etc.,'enseignement supe Des rubriq“e*loques de Vespace * francophone des unNersitaires de ¦ nouveautés ,an9Ue ,s au féminin, etc.£ \'Université , r.ar an, 20$ Abonnements: 4 ™fJ“ePtsHés ., CP eras, et a leurs res ^ Montreal, C.t*.r’s&'ss h3C 3JT Montreal.V- 6630 INTERFACE/MAI-JUIN 1988 ma! Conformément aux exigences prescrites en matière d’immigration au Canada, la priorité sera accordée, pour ces emplois, aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.Ces postes sont ouverts aux femmes ainsi qu’aux hommes.ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL PROFESSEUR Fonctions et cadre de travail : enseignement aux 1er, 2 e et 3 e cycles et préparation de travaux pratiques en électronique analogique et numérique.Date d’entrée en fonction : 1er juin 1988 Exigences : diplôme en génie et doctorat (ou être sur le point d’en compléter un) en électronique, en génie électrique ou dans un domaine connexe.De l’expérience dans un des domaines suivants serait un atout important : circuits électroniques de télécommunications ; VLSI ; processeurs spécialisés pour la reconnaissance de formes ou l’intelligence artificielle.Dispositions pour l’enseignement et pour le travail expérimental.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 31 mai 1988 à : Jean-Louis Houle Directeur Département de génie électrique Ecole polytechnique de Montréal C.P.6079,suce.A Montréal (Québec) H3C 3A7 INSTITUT ARMAND-FRAPPIER CENTRE DE RECHERCHE EN MICROBIOLOGIE APPLIQUÉE PROFESSEUR L’Institut Armand-Frappier désire recruter un généticien et un biologiste moléculaire pour un poste de recherche et d’enseignement aux 2e et 3e cycles.Date d’entrée en fonction : le 1er juin 1988, mais les candidatures seront acceptées aussi longtemps que le poste, qui peut devenir permanent, n’aura pas été comblé.Exigences : doctorat (Ph.D.ou D.Sc.) ; au moins deux ans d’études post-doctorales et réalisations scientifiques ; la préférence sera accordée à un généticien ou un biologiste moléculaire des micro-organismes d’intérêt industriel ; la connaissance des streptomycè-tes serait un atout.Bonne connaissance du français essentielle.PROFESSEUR L’Institut Armand-Frappier désire recruter un physiologiste des micro-organismes pour un poste de recherche et d’enseignement aux 2e et 3 e cycles.Date d’entrée en fonction : 1er juin 1988, mais les candidatures seront acceptées aussi longtemps que le poste, qui peut devenir permanent, n’aura pas été comblé.Exigences : doctorat (Ph.D.ou D.Sc.) ; au moins deux ans d’études post-doctorales et des réalisations scientifiques ; la préférence sera accordée à un physiologiste qui s’intéresse aux anaérobies et aux procédés anaérobiques.Bonne connaissance du français essentielle.CENTRE CANADIEN D'ÉTUDES ET DE COOPÉRATION INTERNATIONALE Le Centre canadien d’études et de coopération internationale (CECI), un organisme à but non lucratif subventionné par l’ACDI, est spécialisé dans la formation, l’envoi de ressources humaines et la mise en œuvre de projets dans les pays en voie de développement.Il est à la recherche de candidates pour combler les postes suivants (durée : 2 ans) : POSTE LIEU D’AFFECTATION NUMÉRO DU POSTE Organisatrice communautaire en milieu rural Gandiolais (Sénégal) 0-33-1 Agronome San Juan del Oro (Pérou) AL-87-549 Agronome (conseiller technique) Moheli (Comores) SGID 07-007-03 Agro-économiste ou économiste rural San Juan del Oro (Pérou) AL-87-548 Gestionnaire agricole Lima (Pérou) AL-87-559 Professeur de gestion Anjouan (Comores) SGID 07-002-01 Professeur en techniques administratives Comores SGID 07-009-02 Professeur d’architecture Anjouan (Comores) SGID 07-002-02 Informaticien de gestion Bujumbura (Burundi) Technicien pour un laboratoire d’agro-chimie Bujumbura (Burundi) SGDI 06-005-01 Spécialiste en audio-visuel Bujumbura (Burundi) SGID 06-007-02 Gestionnaire de coopération d’épargne et de crédit Bobo-Dioulasso (Burkina-Faso) AO-87-562 Chargé de la mise en place des unions coopératives locales Houndé (Burkina-Faso) AO-88-590 Gestionnaire Gorom-Gorom (Burkina-Faso) AO-88-589 Formatrice en micro-entreprises San Vincente de Canete (Pérou) AL-87-503 SGID 9-15.1 Conseiller en animation-formation de coopératives, appui à l’UNICORS Haïti CA-86-409 Gestionnaire de ferme Moanda (Gabon) AC-87-550 Conseiller pédagogique en physique et chimie Télimélé (Guinée) AO-88-599 Conseiller pédagogique en mathématiques Télimélé (Guinée) AO-88-600 Professeur d’entomologie appliquée Conakry (Guinée) SGID 01-002-01 Professeur d’anglais langue seconde Conakry (Guinée) SGID 01-001-04 Chef de projet et coordonnateur du volet Organisation paysanne Burkina-Faso EPDR.2 INTERFACE /MAI-JUIN 1988 Pour informations : CECI Montréal : Sylvie Charron Banque de candidats (514) 875-9911 180, rue Ste-Catherine Est Québec : Suzanne Champagne Montréal (Québec) (418) 681-2030 " H2X 1K9 Les candidats pour ces deux postes sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae, une brève description de leur champ de recherche ainsi que les noms et adresses de trois répondants à : Claude Vézina Directeur Centre de recherche en microbiologie appliquée Institut Armand-Frappier 531, boulevard des Prairies Laval (Québec) H7V 1B7 UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE DÉPARTEMENT DE CHIMIE AGENT DE RECHERCHE EN CRISTALLOGRAPHIE Fonctions : assurer l’exploitation courante d’un diffracto-mètre et de son contrôleur ; procéder à l’entretien du dif-fractomètre ; voir à la mise à jour et à l’entretien des programmes informatiques reliés au fonctionnement de l’appareil et à l’exploitation des données expérimentales.Date d’entrée en fonction : le plus tôt possible.Exigences : diplôme universitaire en chimie ou en physique, de préférence de 2e cycle ; au moins un an d’expérience dans le domaine de la diffraction des rayons X par des cristaux.Traitement : selon le protocole en vigueur.Faire parvenir un curriculum vitae au : Service du personnel Université de Sherbrooke 2500, boulevard Université Sherbrooke (Québec) J1K2R1 UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL DÉPARTEMENT DES COMMUNICATIONS PROFESSEUR Le département est à la recherche d’un professeur en théorie des communications internationales.Fonctions et cadre de travail : enseignement aux trois cycles ; recherche et services à la communauté.Date d’entrée en fonction : 1er juillet 1988 Exigences : doctorat en communication ou dans un domaine connexe ; expérience de recherche ou d’intervention dans les milieux internationaux, particulièrement en communication et développement, médias, systèmes de communication, transferts technologiques.Traitement : selon la convention collective SPUQ-UQAM.Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum vitae en français, daté et signé avant le 1er mai 1988 à : Gilles Coutlée Directeur Département des communications Université du Québec à Montréal PROFESSEUR Le département est à la recherche d’un professeur en psycho-sociologie de la communication.Fonctions et cadre de travail : enseignement aux trois cycles ; recherche et services à la communauté.Date d’entrée en fonction : 1er juillet 1988 72 INTERFACE/MAI-JUIN 1988 Exigences : doctorat en communication ou dans un domaine connexe et formation orientée vers la psychosociologie de la communication ; aptitudes et intérêts pour les questions méthodologiques en sciences humaines.Traitement : selon la convention collective SPUQ-UQAM Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum vitae en français, daté et signé avant le 1er mai 1988 à : Gilles Coudée Directeur Département des communications Université du Québec à Montréal DÉPARTEMENT DE GÉOGRAPHIE PROFESSEUR Le département est à la recherche d’un professeur régulier spécialisé en systèmes d’information géographique (cartographie assistée par ordinateur, télédétection, traitement des données).Fonctions et cadre de travail : enseignement aux programmes de 1er et 2 e cycles ; recherche et services à la communauté.Date d’entrée en fonction : 1er juin 1988 Exigences : doctorat en géographie avec spécialisation en systèmes d’information géographique.Traitement : selon la convention collective SPUQ-UQAM.Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum vitae en français, daté et signé avant le 22 avril 1988 à : Guy Lemay Directeur Département de géographie Université du Québec à Montréal DÉPARTEMENT DE SEXOLOGIE PROFESSEUR Le département est à la recherche d’un professeur spécialisé dans les dimensions biologique et médicale de la sexualité.Fonctions et cadre de travail : enseignement et encadrement de cours de 1er et 2 e cycles portant sur la sexualité humaine en relation avec les aspects biomédicaux des thèmes suivants : fertilité, contraception, M.T.S., biologie du dimorphisme sexuel, difficul- FOND S Fç4r Le Fonds pour la Formation de Chercheurs et l'Aide à la Recherche vous souhaite un bon 56ième Congrès de lACFAS, À Moncton.Programmes de bourses et de subventions L'organisme subventionnaire québécois, le Fonds FCAR a pour fonctions de promouvoir la recherche au niveau post-secondaire et d'aider financièrement la formation de chercheurs et la diffusion des connaissances.Il s'adresse aux étudiants, chercheurs des collèges, des universités et aux chercheurs sans affiliation institutionnelle reconnue.m Bourses W ACSAIR J Actions concertées Actions spontanées J Soutien aux équipes de recherche W Établissement de nouveaux chercheurs W Centres de recherche W Organismes de services à la recherche J Revues scientifiques Fonds de dépannage et de démarrage 3700, rue du Campanile, Bureau 102, Sainte-Foy (Québec) GlX 4G6, (418) 643-8560 INTERFACE /MAI-JUIN 1988 73 tés, etc.; direction de rapports d’activités de maîtrise, définition et proposition de projets de recherche auprès d’organismes subventionnaires et services à la communauté.Date d’entrée en fonction : 1er juillet 1988 Exigences : doctorat en sciences biologiques ou en sciences de la santé, ou médecin en exercice avec une maîtrise en sexologie, ou encore, médecin en exercice spécialisé dans le domaine sexomédical ; expérience d’enseignement ou d’animation, quelques années d’expérience récente en clinique et en recherche dans le domaine de la sexologie biomédicale ; capacité de s’exprimer en français.Traitement : selon la convention collective SPUQ-UQAM.Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum vitae en français, daté et signé, ainsi qu’un plan de recherche avant le 30 avril 1988.17 h 00 à : Robert Gemme Directeur Département de sexologie Université du Québec à Montréal DÉPARTEMENT DES SCIENCES COMPTABLES PROFESSEUR RÉGULIER Fonctions et cadre de travail : enseignement aux programmes de 1er et 2e cycles, y compris la direction de mémoires de maîtrise ; recherche et services à la communauté.Exigences : diplôme de 3 e cycle en sciences comptables ou dans une discipline connexe, ou études doctorales avancées.DECOUVREZ .DOCUMENTEZ .DIFFUSEZ .INSTANTANÉMENT! Avec les systèmes professionnels Polaroid, la prise d’images est instantanée et impressionnante.Photo Service Limitée a les professionnels pour rendre votre travail facile.tftîoio Service ÏJCC (514) 849-2291 ' VJ IecherchT v i F SCIENTIFIQUE i
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