Interface : la revue de l'ACFAS, 1 novembre 1988, Cahier 1
LA REVUE DE LA RECHERCHE VOLUME 9, NUMÉRO 6 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 INTERFACE Les écosystèmes naturels du Nord-Est américain à l’heure du changement global Le « fédéralisme coopératif » et la politique nationale des sciences et de la technologie « ¦ i Le Sommet québécois de la technologie aura-t-il un lendemain ?Un programme de deuxième cycle à la Télé-université La maîtrise des ressources au Québec en 1988 Le Centre de bioéthique de l’Institut de recherches cliniques de Montréal Face à face André-Marie Tremblay La physique est au bout du crayon " .NOTRE SCIENCE AU SERVICE DE LA VÔTRE Processeur : 32 bits, 80386.Mémoire : 32 bits, architecture entrelacée à état d'attente zéro.1, 2,4, 8 et 16 Mo disponibles.Vitesse : 25 Mhz Système d’exploitation : MS-DOS, MS-OS/2 et Unix 386.Accès vidéo : Adaptateur graphique VGA 34010.Support : Clavier : Stockage Écran : Unité de disque standard de 3 1/2” 1.44 Mo.Unité de disque de 5 1/4” en option.102 touches 103 Mo (capacités supérieures disponibles).19" haute résolution /1024 x 768.C: \ > POUR INFORMATION 1-800-363-2252 / (514) 737-3340 INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 Face à face Gros plan SOMMAIRE ENTREVUE ANDRE-MARIE TREMBLAY Propos recueillis par Yanick Villedieu ARTICLES LES ECOSYSTEMES NATURELS DU NORD-EST AMÉRICAIN À L’HEURE DU CHANGEMENT GLOBAL Serge Payette, Louise Filion et Michel Allard LE « FÉDÉRALISME COOPÉRATIF » ET LA POLITIQUE NATIONALE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE Paul Dufour et Yves Gingras 10 18 CHRONIQUES LE SOMMET QUEBECOIS DE LA TECHNOLOGIE AURA-T-IL UN LENDEMAIN ?Jean-Paul Gourdeau UN PROGRAMME DE DEUXIÈME CYCLE À LA TÉLÉ-UNIVERSITÉ Claire McNicoll LA MAÎTRISE DES RESSOURCES AU QUÉBEC EN 1988 Pierre Dansereau LE CENTRE DE BIOÉTHIQUE DE L’INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL : implanter la réflexion éthique au cœur du nouveau savoir Martine D’Amours 24 26 30 Transferts Gilles Drouin 32 Science-inter Sophie Malavoy 34 Subventions, bourses et prix Jocelyne Thibault 37 A suivre Jocelyne Thibault 39 Sources Jocelyne Thibault 40 Chercheurs recherchés Jocelyne Thibault 41 Revue bimestrielle sans but lucratif.INTERFACE est publiée à l’intention de la communauté scientifique par l'Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas), avec l’aide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science ainsi que du Fonds FCAR.Note : le genre masculin est utilisé dans INTERFACE au sens neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.Rédactrice en chef : Sophie Malavoy Adjointe administrative : Jocelyne Thibault Direction artistique : Mathilde Hébert.Annie Pencrech Typographie : Composition Solidaire inc.Révision linguistique : Hélène Lame Publicité : Yves Ouellette.SOCREP, 2730.chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Québec) H3T 1B7, (514) 342-1411 Photo de la page couverture : René De Carufel Comité de rédaction : Thérèse Bouffard-Bouchard, Jean Hamann, Claude Hamelin, Laurent Lewis, Denise Pelletier, Normand Séguin et Jean-Pascal Souque.Les articles d'INTERFACE peuvent être reproduits sans autorisation à condition que l’origine en soit mentionnée.Pour toute demande de renseignements, s’adresser à l’Acfas, 2730, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Québec) H3T 1B7, (514) 342-1411, FAX : (514) 342-9552.La revue INTERFACE est répertoriée dans Point de repère.Courrier de deuxième classe, enregistrement n° 6489, 8 novembre 1988 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, quatrième trimestre 1988, ISSN : 082M864 '/-xïïï! BOURSES POSTDOCTORALES CONCOURS 1989-1990 L’INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE, unité constituante du réseau de l'Université du Québec, se distingue notamment par ses sept centres de recherche thématique répartis sur le territoire québécois et par ses équipes multidisciplinaires dont l’expertise très étendue et variée permet d’aborder efficacement les problèmes les plus complexes.Fort de son importante mission en recherche fondamentale et appliquée dans des thèmes reliés aux priorités du Québec, l’INRS accorde une attention toute particulière à l’accueil de stagiaires postdoctoraux pour l'enrichissement de ses équipes de recherche.Ainsi, l’INRS offre annuellement plusieurs bourses postdoctorales à des chercheurs désireux de se joindre aux équipes de recherche de ses centres: INRS-Eau (Québec) INRS-Énergie (Varennes) INRS-Géoressources (Québec) INRS-Océanologie (Rimouski) INRS-Santé (Montréal) INRS-Télécommunications (Montréal) INRS-Urbanisation (Montréal) CARACTÉRISTIQUES Le boursier postdoctoral reçoit un revenu de base se situant aux environs de 23 000 S pour une année à temps complet.Les bourses sont attribuées principalement pour des travaux de recherche dans les domaines où oeuvre l'INRS, aux candidats et candidates ayant obtenu leur doctorat entre le 1er juillet 1987 et le 1er janvier 1990.Elles sont généralement renouvelables pour une seconde année, consécutive à la première.Le stage de recherche peut commencer à n’importe quel moment de l’année, soit entre le 1“ septembre 1989 et le 31 août 1990 et Université du Québec Institut national de la recherche scientifique obligatoirement, après que le boursier ait satisfait toutes les exigences de son programme de doctorat.En dehors d’une période de vacances normale d’un mois, les boursiers doivent se consacrer exclusivement aux travaux dont ils auront convenu à leur entrée en fonction.PRÉSENTATION DES DEMANDES La personne désirant soumettre sa candidature doit utiliser le formulaire prévu à cette fin et fournir tous les documents requis.La date limite pour soumettre une candidature a été fixée au 7 avril 1989 et les résultats du concours seront communiqués à la fin de juin 1989.Pour obtenir le formulaire, la documentation pertinente ou toute autre information concernant le concours, prière de s’adresser à: Denis Rhéaume Adjoint au directeur du Service des études avancées et de la recherche Institut national de la recherche scientifique Place de la Cité 2635, boulevard Hochelaga, 6e étage Case postale 7500 Sainte-Foy, Québec, Canada GIV 4C7 Tél.: (418) 654-2517 INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 ÉDITORIAL Le Sommet québécois de la technologie aura-t-il un lendemain ?PAR JEAN-PAUL GOURDEAU u lendemain du Sommet québécois de la technologie, y a-t-il lieu de se réjouir ou de s’inquiéter?Même les plus pessimistes devront admettre que la prise de conscience collective dont fait foi la participation d’intervenants de différents milieux au Sommet nous permet tous les espoirs quant à notre avenir technologique.En juin dernier, le ministère du Commerce extérieur et du Développement technologique publiait un plan d’action 1988-1992, intitulé : La maîtrise de notre avenir technologique.Un défi à relever.Ce document fait un excellent tour d’horizon de la situation technologique du Québec.Il est très bien documenté et les statistiques fournies appuient de façon pertinente la description du contexte technologique.En particulier, il ressort clairement que le financement fédéral de la R-D au Québec est déficient.D est nécessaire que des mesures soient prises pour corriger dans les meilleurs délais ce problème qui dure depuis de nombreuses années, mais qui a pris récemment une ampleur nouvelle.L’objectif proposé dans le document ?Atteindre 2 p.cent du PIB en dépenses de R-D en 1992, soit environ un milliard de dollars par année de plus qu’actuellement.Cet objectif apparaît parfaitement réaliste et éminemment souhaitable.Ë faut espérer, toutefois, que les délibérations et les recommandations du Sommet de la technologie suscitent des actions qui concrétisent un tel objectif.La stratégie proposée dans le document, appelé plan d’action, n’apparaît pas évidente.En effet, on n’y trouve pas de plan d’action concret et détaillé des étapes requises qui permettrait de croire que l’objectif de 2 p.cent sera atteint.Bien au contraire, on pourrait craindre au premier abord que la crédibilité du gouvernement québécois ne soit mise en doute par un programme où l’on propose que le gouvernement fédéral et les entreprises privées augmentent leurs dépenses, alors que la contribution provinciale diminue.La faiblesse majeure des politiques québécoises en matière de développement technologique a trop souvent résidé dans l’absence de moyens pour encourager, stimuler ou influencer l’augmentation des dépenses tant au niveau du gouvernement fédéral qu’à celui des entreprises.Cette lacune prive le gouvernement québécois de tout contrôle sur l’évolution des dépenses dans le domaine technologique.Il est essentiel, si l’on veut corriger la situation et rattraper le retard technologique vis-à-vis de l’Ontario et du reste du monde, que le gouvernement du Québec se donne des outils incitatifs fonctionnels.Comme le soulignait le Conseil de la science et de la technologie dans un récent rapport intitulé Conjoncture 1988, le Québec a emprunté une voie peu efficace en choisissant l’abattement fiscal pour les entreprises qui investissent dans la recherche, plutôt qu’un programme coordonné d’investissement soutenu.Ce rapport sonne l’alarme et met en relief le recul qu’a pris le Québec face à l’Ontario au cours de la seule année 1985-1986, tant sur le plan des investissements des gouvernements fédéral et provincial que sur celui des contributions de l’entreprise en R-D.Certains thèmes récurrents des programmes d’encouragement à l’innovation technologique au Québec méritent d’être revus.Par exemple, bien que l’on reconnaisse que les PME sont dyna- miques, innovatrices et qu’elles ont un rôle important à jouer dans le développement technologique du Québec, il ne faudrait pas pour autant s’en remettre prioritairement et exclusivement à elles pour garantir l’avenir technologique du Québec.Pour créer un contexte technologique capable de soutenir le développement socio-économique, il faut s’assurer de la présence de gros joueurs, qui vont servir de locomotive.On utilise souvent une certaine interprétation des statistiques portant sur la R-D industrielle pour mettre en relief, à l’aide de pourcentages, l’importance relative de la R-D dans les PME comparativement aux grandes entreprises.En réalité, l’impact véritable de la R-D dépend bien davantage de la valeur absolue de l'investissement et de la présence de masses critiques, que du seul pourcentage du chiffre d’affaires consacré à la R-D.H est bon de préciser que l’objectif ultime de la recherche est la commercialisation de produits et de services, qui constituent en quelque sorte la seule véritable mesure du succès.Les fonctions d’innovation et d’accès à la technologie ne correspondent qu’aux premières étapes d’un processus qui doit passer par le développement de produits et la mise en marché.On se concentre trop souvent sur les deux premières fonctions et l’on néglige les deux dernières, qui représentent des aspects et des enjeux différents sans lesquels les bénéfices de la recherche ne seront jamais réalisés.Certains éléments demeurent essentiels à l’atteinte de l’objectif de 2 p.cent d’investissement en recherche : 1.La mise en place d’une politique d’achats gouvernementaux qui financeraient le développement, l’acquisition et la mise en marché de produits stratégiques de haute technologie pour les entreprises québécoises.2.Le gouvernement a déjà proposé, dans le plan d’action 1988-1992, de constituer un Fonds technologique québécois de 300 millions de dollars répartis sur cinq ans.Nous nous réjouissons de ce geste qui, bien que timide, marque un pas vers un engagement sérieux et à long terme.La création d’un fonds de l’ordre de deux milliards de dollars répartis sur dix ans permettrait toutefois un rattrapage du Québec par rapport à l’Ontario et nous lancerait sur la voie d’un avenir prometteur.Le financement pourrait être tiré à même les revenus d’exportation de l’une de nos ressources naturelles, l’hydroélectricité.La gestion d’un tel fonds relèverait d’un comité où seraient fortement représentés l’industrie et le monde universitaire, sous la direction immédiate du Premier ministre.Il faut cesser d’investir dans la brique et le mortier pour consacrer plutôt nos investissements au développement et au déploiement de nos meilleurs talents.En mettant en place des outils d’envergure, le Québec sera en mesure de convaincre, voire de forcer le gouvernement fédéral à investir une juste proportion de son budget de R-D au Québec.De plus, un tel programme aura un effet d’entraînement sur l’entreprise privée et attirera une plus grande participation de sa part.Il faut prendre avantage du momentum créé par le Sommet québécois de la technologie pour formuler et réaliser un plan d’action audacieux qui dépasse le stade des programmes timides et des demi-mesures.Il est temps qu’un problème d’une importance aussi grande pour le Québec soit traité avec toute l’énergie et les moyens nécessaires.¦ Jean-Paul Gourdeau est président et chef de la direction du Groupe SNC inc. 6 FACE A FACE INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 André-Marie Tremblay La physique est au bout du crayon PROPOS RECUEILLIS PAR YANICK VILLEDIEU De la percolation à la nouvelle supraconductivité, André-Marie Tremblay poursuit, à l’Université de Sherbrooke, une déjà très brillante carrière en physique théorique.Etudiant puis chercheur à succès, il explique aussi sa réussite par le dynamisme de ses collègues et des étudiants de son milieu de travail, le Centre de recherche en physique du solide.Vous vous attendiez à des machins électroniques et à des bidules pleins de cadrans compliqués, et vous voilà dans un bureau semblable à n’importe quel bureau de professeur d’université : espace compté, confort sommaire, bouquins à faire craquer les étagères, photos de famille épinglées à côté de communiqués, étudiants cognant à la porte.Mais de « labo », point.André-Marie Tremblay, physicien de son métier, s’amuse de mon étonnement.« Je travaille avec un crayon, du papier et des livres, me rassure-t-il.Et, quelquefois, un ordinateur.» Les joujoux exotiques (et coûteux) de la physique des hautes énergies — celle des cyclotrons, des collisionneurs et autres accélérateurs de particules — , ce n’est effectivement pas le genre de mon interlocuteur.D’abord parce qu’il fait de la physique de la matière condensée — celle, précise-t-il, du monde accessible à nos sens et à nos niveaux d’énergie — , et qu’à ce titre il s’intéresse, tout bonnement, aux fluides et aux matériaux solides.Ensuite et surtout parce qu’il est, par choix et par vocation, un théoricien et pas un expérimentateur.Un chercheur d’idées.Un découvreur de lois et de propriétés générales.Un homme de formules et d’équations.« Mais pas un mathématicien, précise-t-il.Les mathématiques sont pour moi un outil, pas une fin.Je demeure un physicien : je cherche à comprendre des phénomènes qui apparaissent dans la matière.» jartir de quelle proportion d'isolant jn mélange isolant-conducteur cesse-t-il d'être conducteur ?A partir de combien de vide une roche n'est-elle plus imper- méable, mais poreuse2 K9 53 Comme, par exemple, ceux qui apparaissent dans la matière désordonnée, que d’aucuns appellent aussi la matière « mal condensée ».L’expression, bien sûr, a ce parfum de poésie et d’insolite dont raffolent les physiciens.Mais elle dit bien ce qu’elle a à dire.Elle désigne en particulier des matériaux hétérogènes, c’est-à-dire des matériaux faits de deux éléments aux propriétés physiques très différentes, pour ne pas dire carrément opposées : le rigide et l’élastique ; le dur et le mou ; le conducteur et l’isolant ; ou encore, le plein et le vide (la matière représente un élément du mélange, l’autre élément étant le vide, l’absence de matière).Ces composés hétérogènes à première vue bizarroïdes, il en existe en fait des centaines dans l’univers accessible à nos sens.Les gels et gelées alimentaires, comme le yogourt et la gélatine, sont des exemples de matériaux élastiques mous faits de deux éléments : une « armature » déformable en tous sens et qui retient entre ses mailles la substance à proprement parler alimentaire.La INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 famille de plus en plus nombreuse des matériaux dits « composites », la plupart du temps faits d’un savant mélange de fibres rigides et de polymères, tombe elle aussi sous l’empire de la physique de la matière « mal condensée ».Autre exemple : un type de condensateur.Ou, exemple cette fois de mélanges plein-vide, des matériaux poreux comme certaines roches ou des filtres.Ou encore, pour choisir un exemple d’un modèle (à deux dimensions) cher aux physiciens « du désordre », un grillage dont on supprime de façon aléatoire un certain nombre de liens ou de mailles.Les physiciens, c’est de notoriété publique, aiment se poser des questions simples, mais désarmantes.Les matériaux hétérogènes n’ont donc pas manqué de leur en souffler quelques-unes.A partir de quelle proportion d’isolant un mélange isolant-conducteur cesse-t-il d’être conducteur?A partir de combien de vide (trous ou fissures) une roche n’est-elle plus imperméable, mais poreuse ?Combien faut-il couper de mailles d’un réseau Quelle quantité de caoutchouc peut-on inclure dans un béton pour qu’il soit élastique sans devenir pour autant une vulgaire guimauve ?Toutes ces questions, on le comprend quand on les pose Tune à la suite de l’autre, ont un air certain de parenté.La physique classique, qui essayait d’y répondre depuis longtemps, s’y était pourtant cassé le nez.Elle pouvait expliquer ce qui se passait dans des mélanges composés de matériaux aux propriétés voisines, en établissant une sorte de moyenne entre ces propriétés ; mais elle ne parvenait pas à rendre compte de ce qui se passait dans les matériaux « fortement hétérogènes », dans la matière « en désordre » dont il est question ici.Une approche nouvelle, fondée sur le concept de percolation (par référence, justement, au phénomène qu’on observe avec un matériau poreux), permet par contre d’y voir plus clair.Cette approche s’attache à décrire le moment critique où un mélange passe d'une propriété à une autre (ce moment où un matériau conducteur cesse de l’être, où un filtre se bouche, où un yogourt se boit au lieu de se manger).Ce moment critique, les physiciens l’appellent « seuil de percolation ».« Ce qui passionne un théoricien comme moi, d’expliquer André-Marie Tremblay, c ’est précisément ce qui se passe autour de ce fameux seuil de percolation : il existe en effet des propriétés universelles de ces mélanges, indépendantes de leur nature — des propriétés qu ’on retrouve aussi bien quand on parle de porosité Une des contributions importantes d’André-Marie Tremblay à la théorie de la percolation, c’est la découverte de « familles d’exposants » pour les matériaux composites.« Alors qu 'on ne s’intéressait qu 'à un ou deux exposants, nous avons contribué à montrer qu ’il en existait en fait pratiquement une infinité, ce qui a bouleversé une idée reçue et a raffiné notre façon de concevoir la théorie de la percolation.» / ‘ Xo^ H VJ'a'- \?Lvx) Oc n) fit1- /*• INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 Une autre de ses contributions — sa signature de chercheur, pourrait-on dire — , c’est sa capacité de faire des analogies, d’utiliser ce qu’on sait d’un domaine pour l’appliquer à un autre.« C'est comme ça que l’esprit humain fonctionne, souligne le théoricien, mais il faut prendre garde de ne pas tomber dans le panneau des analogies trop belles, trop faciles.Cela dit, si l’on prend l’exemple de la percolation, on peut faire des analogies non seulement entre les propriétés électriques et élastiques de certains matériaux hétérogènes, mais aussi entre ces propriétés et des phénomènes de transition de phases plus classiques, un liquide qui devient gaz, par exemple, ou un aimant qu ’on chauffe et qui perd son aimantation.Dans tous les cas, il s’agit de phénomènes collectifs affectant un ensemble de particules, et c’est ça notre champ d’étude.» Pointu?Pas nécessairement, répond en substance André-Marie Tremblay.« La percolation est devenue un sujet populaire en physique de la matière condensée, note-t-il, et nous sommes quelques centaines dans le monde à travailler dans ce domaine.» « En physique de la matière condensée, nous sommes un peu comme des cher-cheurs d'or : nous ne savons jamais où nous ferons nos découvertes les plus importantes.» Car même si ce genre de recherche toujours très fondamentale a l’air quelque peu éthéré, on n’est peut-être pas si loin, après tout, des applications industrielles.Les matériaux composites, on le sait, ont et vont de plus en plus avoir le vent dans les voiles.Les études de porosité de la roche sont d’un intérêt direct pour l’industrie pétrolière.Les travaux sur les propriétés électriques de certains composés spéciaux peuvent déboucher sur des innovations technologiques importantes en électronique.« Au fond, philosophe André-Marie Tremblay, nos collègues de la physique des particules sont à la recherche du Saint-Graal.Nous, en physique de la matière condensée, nous sommes ouverts à la chimie, à la biologie, et nous sommes un peu comme des chercheurs d’or : nous ne savons jamais où nous ferons nos découvertes les plus importantes.» Preuve supplémentaire de cet état de fait : la nouvelle supraconductivité, la supra à haute température comme on dit dans le jargon du milieu.On se rappelle qu’au tout début de l’année 1987, une véritable bombe éclatait dans le ciel de la physique : on venait de découvrir des matériaux qui perdaient toute résistance électrique à des températures beaucoup plus hautes que les matériaux supraconducteurs traditionnels (on passait d’une vingtaine de degrés kelvin à une centaine de degrés kelvin — ce qui est encore très froid, c’est un fait, mais ce qui est largement au-dessus de la température de l’azote liquide).De curiosité de laboratoire, la supra devenait d’un coup une éventualité industrielle.La découverte était d’ailleurs si sensationnelle qu’elle valait à ses auteurs, quelques mois plus tard à peine, le prix Nobel de physique.Depuis, on a concocté des dizaines de recettes de ces nouveaux supraconducteurs.Mais on n’a toujours pas compris pourquoi ils ont cette propriété.André-Marie Tremblay voudrait contribuer à trouver la réponse à cette question fondamentale.« Il existe des modèles pour comprendre le comportement collectif des électrons dans un matériau, explique-t-il.Ces modèles semblent s’appliquer aux supraconducteurs, mais ils sont encore mal compris sur le plan théorique.La nouvelle supraconductivité ramène donc ces questions sur la table des théoriciens, donc sur la mienne, dit encore le chercheur en notant encore que pour l’instant, plusieurs centaines de théories de la supra sont sur le marché.» André-Marie Tremblay est ce qu’on peut appeler un jeune chercheur à succès.A 35 ans, il a déjà une feuille de route étonnante.Classé premier à un test passé à l’entrée au Massachusetts Institute of Technology, dont il a obtenu un doctorat à 25 ans, il a publié depuis en moyenne six articles par an dans les meilleures revues de sa discipline et collabore avec des chercheurs de renom au Canada, aux États-Unis et en France.En 1986, il obtenait la médaille Herzberg de l’Association canadienne des physiciens.L’année suivante, il recevait le prix Steacie du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, alors qu’il passait un an comme visiting scientist à l’Université Cornell, à Ithaca, New York, où il avait déjà fait deux années d’études postdoctorales.Il est de plus membre associé de l’Institut canadien de recherches avancées (section supraconductivité), un club sélect qui regroupe, sous la forme d’un institut sans murs, la crème des chercheurs en sciences des matériaux, en épidémiologie, en biologie de l’évolution, en cosmologie, en intelligence artificielle et en robotique.J'étais moi aussi attiré par la physi-|ue des particules, mais je me suis vite idu compte que très peu de chercheurs avaient faire des contributions significatives dans ce domaine.» Il insiste cependant pour souligner l’importance de son groupe de collègues et d’étudiants pour la poursuite de son travail.Au Centre de recherche en physique du solide qui s’est constitué à l’Université de Sherbrooke (une dizaine de professeurs-chercheurs plus des étudiants de 2e et 3e cycles), il trouve une équipe solide et dynamique de spécialistes de la matière condensée.En supraconductivité, par exemple, il existe un noyau de chercheurs expérimentateurs avec lesquels, comme théoricien, il travaille en équipe.Ce centre, subventionné par le Fonds pour la formation de chercheurs et l’aide à la recherche (FCAR), fonctionne bien, dit INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 9 André-Marie Tremblay.« C’est vrai que nous sommes toujours au bord de la ruine, souligne-t-il, parce qu’on ne sait jamais quelle subvention peut disparaître.Mais nous avons toujours eu les moyens défaire la recherche que nous voulions — même s'il faut dire que dans les équipes de physique expérimentale, où le matériel coûte parfois cher, on dépend davantage des sources de subvention que du côté de la recherche théorique.» Mais pourquoi, au fait, cette passion pour la physique théorique et pas pour les grosses machines de la big science ?« Au départ, reconnaît André-Marie Tremblay, j’étais moi aussi attiré par la physique des particules et par le Saint-Graal, mais je me suis vite rendu compte que très peu de chercheurs pouvaient faire des contributions significatives dans ce domaine.De plus, je voulais revenir au Québec, où l'on n 'a pas d’installations importantes pour ce genre de recherche.En physique de la matière con- densée, par contre, et particulièrement en physique théorique de la matière condensée, on peut avancer de façon valable.Et on est dans un domaine stimulant sur le plan intellectuel, ne serait-ce que parce qu 'on utilise des outils mathématiques sophistiqués.» Visiblement, André-Marie Tremblay est un mordu, un passionné, même si la recherche en physique théorique a ses côtés frustrants, ses passages à vide, sa routine.D fait ses délices des nombres fractals et de la « supraconductivité singulet de type d dans le modèle de Hubbard bidimensionnel anisotrope ».Il veut tout simplement « rester à l’ajfût du nouveau, des nouvelles frontières ».Continuer à former des étudiants.« Et, résume-t-il, contribuer au développement et au progrès de la science du mieux que je peux.» ¦ Conseil de la science et de la technologie publication récente Science et technologie CONJONCTURE 1988 Second rapport sur la conjoncture scientifique et technologique au Québec (218 pages, septembre 1988) «Les changements profonds qui affectent aujourd'hui le paysage de l'économie mondiale obligent le Québec, comme les autres sociétés industrialisées, à des remises en question parfois profondes.» Dans ce document soumis au ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science et rendu public le 26 septembre, le Conseil de la science et de la technologie fait le point sur le développement scientifique et technologique au Québec et sur notre capacité à relever le défi de la concurrence internationale, où la technologie joue un si grand rôle.On peut se procurer cette publication gratuitement au : Conseil de la science et de la technologie 2050, boulevard' St-Cyrille Ouest, 5e etage Ste-Foy (Québec) GIV 2K8 Pour tout renseignement : Québec: (418) 643-6179 Québec d n INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 LES ÉCOSYSTÈMES NATURELS DU NORD-EST AMÉRICAIN A L'HEURE DU CHANGEMENT GLOBAL PAR SERGE PAYETTE, LOUISE FILION ET MICHEL ALLARD Le temps qu ’ilfait l’hiver, celui qu 'ilfait l’été, les pluies, les vents, l’ensoleillement : ces conditions climatiques ne sont pas immuables.Elles ont souvent changé et changeront encore.Elles changeront même de plus en plus vite, si l’on en croit des phénomènes récents comme l’effet de serre.A quoi ressemblera alors le Québec, dans 50 ou 100 ans ?Serge Payette, Louise Filion et Michel Allard sont chercheurs au Centre d'études nordiques de l’Université Laval.S i l’on en croit les scénarios (modèles) climatiques des chercheurs les plus autorisés en la matière 1, une hausse de 4-5 °C de la température moyenne annuelle de la planète sera associée au doublement de la quantité de C02 atmosphérique (effet de serre) d’ici l’an 2050.Ce changement majeur du bilan de rayonnement solaire aura pour effet de modifier la circulation générale de l’atmosphère en exacerbant le régime des vents et des précipitations.Il aura aussi des conséquences tangibles sur les écosystèmes ainsi que sur leurs différentes composantes végétales et animales.On utilise généralement l’expression « changement global » pour qualifier ce phénomène, qui se rapporte autant aux modifications du climat lui-même qu’à leurs conséquences écologiques durant le prochain siècle, telles que prévues par la plupart des spécialistes de la géophysique et de la climatologie.Les impacts sur l’environnement et l’économie seront incommensurables, aux dires des rapports scientifiques les plus conservateurs, et il devient urgent de les évaluer.Pour ce faire, il faut analyser minutieusement l’effet des changements climatiques passés sur l’évolution des habitats et des communautés de manière à mettre en perspective les phénomènes actuels.L’effet des facteurs nouveaux reliés aux activités humaines actuelles devra également être considéré dans l’étude des phénomènes récents.LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES PASSÉS Pour bien mesurer l’ampleur du changement à venir, il est utile de revoir l’histoire récente du climat de l’hémisphère Nord.Les grandes oscillations climatiques peuvent être observées sur des échelles de temps différentes2.On FIGURE 1 Les grandes oscillations climatiques peuvent être observées sur des échelles de temps différentes.la 10 °C Chaud PÉRIODE GLACIAIRE (GLACIATION f|| DU WISCONSIN) / V PÉRIODE 1 interglaciaire \ / (HOLOCÈNE] Froid'''\./"J 1 1 1 1 25 20 15 10 Milliers d'années lb 1,5 le 0,5-, 0,0°C - -0,5- PETIT ÂGE GLACIAIRE 900 1100 1300 1500 1700 1900 Années I-1-1-1-T-1 T-1-1 1900 1920 1940 1960 1980 Années la D'après cette estimation des variations de la température atmosphérique au niveau des latitudes moyennes pour les derniers 20 000 ans, il y a un écart de température de 10 °C entre la dernière phase glaciaire, qui a atteint son apogée il y a 18 000 ans, et le présent âge interglaciaire.lb Des différences de l'ordre de 1,5 °C ont aussi affecté l'ensemble de l'hémisphère Nord au cours du dernier millénaire, comme le montre l'estimation des variations de la température en Europe de l'Ouest pendant cette période.le Les variations de la température de l'air dans l'hémisphère Nord entre 1900 et 1987 montrent que la fin de notre millénaire connaît un réchauffement climatique significatif d'environ 10 °C. INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 estime à 10 °C la différence de température moyenne annuelle au cours d’un cycle glaciaire de 100 000 ans3.C’est cet écart de température que l’on retrouve notamment entre la dernière phase glaciaire (glaciation du Wisconsin), qui a atteint son apogée il y a 18 000 ans, et la présente phase interglaciaire (Holocène) (figure la).Le maximum thermique au cours des derniers 10 000 ans, a été enregistré entre 9000 et 5000 ans avant aujourd’hui : la température moyenne de l’hémisphère Nord était alors plus élevée que la température actuelle d’environ 2°C 4.Des différences thermiques de l’ordre de 1,5 °C ont aussi affecté l’ensemble de l’hémisphère Nord au cours du dernier millénaire3 (figure lb).La colonisation de l’Islande et du Groenland par les Normands (Vikings) vers le Xe siècle s’est effectuée à une époque clémente, alors que, dans l’Arctique, la banquise se retirait chaque été plus au nord, permettant ainsi la navigation des drakkars dans l’Atlantique Nord.À partir du XIVe siècle, le climat s’est refroidi sensiblement, causant des baisses significatives de la production agricole et engendrant des famines dans l’ensemble du continent européen5>6.Ce refroidissement d’importance historique, qui a perduré pendant plusieurs centaines d’années, soit entre les XIVe et XIXe siècles, est connu sous le nom de Petit Age glaciaire.Il a été dénommé ainsi à cause de l’expansion des glaciers de montagnes, notamment dans les Alpes.Par ailleurs, la fin du présent millénaire est marquée depuis le début du siècle par un réchauffement climatique significatif7 (figure le), de l’ordre de 1 °C dans l’ensemble de l’hémisphère Nord.Cette tendance à la hausse a culminé à la fin des années 1930.Une baisse s’est manifestée entre les années 1940 et 1950, interrompue à la charnière des années 1950-1960 par une légère amélioration.Depuis la fin des années 1970, on note un réchauffement substantiel qui semble s’inscrire dans la tendance générale observée depuis 1880.Les données les plus récentes indiquent que 1987 a été l’année la plus chaude des 100 dernières années7.Cette tendance à la hausse ne semble pas près de se renverser, à en juger par les projections climatiques pour les 100 prochaines années.Avec l’élaboration d’un nombre grandissant de scénarios climatiques de plus en plus réalistes, on commence à FIGURE 2 80° 75° 70° 65° 60° 55° Forêt tempérée Forêt boréale Toundra forestière (subarctique) Toundra (arctique) ttv: : MM ° .c H«5 Carte de la végétation actuelle du Québec.végétales thermosensibles, ainsi que par l’évolution temporelle des écosystèmes.Les paysages de l’hémisphère Nord ont changé radicalement depuis que le glacier continental (l’Inlandsis laurenti-dien) a quitté sa position la plus méridionale.Après ce retrait du glacier, on a assisté à la recolonisation des terres par la végétation, d’abord dans la vallée du Saint-Laurent, ensuite dans le Nord québécois 8'9il°.Entre 12 000 et 10 000 ans avant aujourd’hui, le climat des basses-terres du Saint-Laurent était probablement plus rigoureux qu’actuellement11, permettant le maintien d’une végétation basse où l’élément arborescent était peu représenté12.Les modalités de cette recolonisation postglaciaire ne sont pas encore toutes connues.Toutefois, il semble maintenant acquis que le développement du couvert végétal se soit réalisé selon ce qu’il est convenu d’appeler le comportement individualiste des espèces13, c’est-à-dire en fonction des caractéristiques biologiques propres à chaque espèce végétale.A titre d’exemple, signalons que la végétation recouvrant les terres fraîchement émergées de la mer de Champlain aux environs de la ville de Québec, il y a 9 000-10 000 ans, comportait un assemblage d’espèces tempérées, boréales et arctiques9.La phase initiale de colonisation post-glaciaire prendre conscience de l’importance des fluctuations climatiques naturelles et anthropiques ainsi que de leur impact sur l’environnement et nos sociétés.Si les scénarios les plus plausibles devaient se réaliser, il faudrait entrevoir des changements écologiques d’une ampleur considérable au cours des prochains 100 ans.Un phénomène unique, sans précédent ; du « jamais vu » dans l’histoire de la biosphère.ÉVOLUTION DES HABITATS ET DES ECOSYSTEMES EN RÉPONSE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES La reconstitution des environnements passés représente un chapitre fascinant de l’histoire naturelle et elle permet de tirer un enseignement utile quant aux conséquences d’un changement climatique éventuel.L’évolution des habitats et des végétaux en réponse aux changements climatiques varie en fonction de l’échelle de perception et selon que les changements ont été rapides ou graduels.L’importance de ces changements peut être mesurée, entre autres, par l’amplitude du déplacement des zones biogéographiques et des espèces FIGURE 3 MËM iVVrtV- | WMfâmà Surfaces déboisées à la suite du passage de grands feux en 1954 dans la partie nord de la forêt boréale : au cours des derniers 3 000 ans, le Nord québécois a connu d'importants changements écologiques, comme la déforestation du Subarctique causée par les feux.On remarque également, à l'avant-plan, des pessières à lichens épargnées des feux. WÊÈfBSË.wBjm :V.V '' ! ¦'•'¦¦ ^tfgpçÿ, KHÜ mm mm, mmmm •••f *•».!> ¦“'- —''.77 * séISIè : ’ ; !- ÿSÙsg: ^ .:_ ; -i .-•- üü LSA: sa»S~: g£58K:'gfc ¦¦ -‘^v J: jgg|g$*£§g* Sî* : disponibilité, enthousiasme, souci cl les vocations scientific! le respect et la o la production d’outils pédagogique ou d’article: les efforts manisfestés pour promouvo Ni le rayonnement extra-institutionnel : c PRESENTAI Toute candidature doit être proposée curriculum vitae détaillé accompagt Un « Exemple de dossier bien ] ÎW IGNEMENT DES TELECOM 0 M ip n'^1 pBinrt*! ptf«6 0 K 0 SELECTION v re aux exigences suivantes : x public ou privé, au niveau élémentaire, ,;îiiii#P) en français ou en anglais ; [fci Québec ; ji reçu le prix.ir à ’évaluation du dossier : andidat : talent de communicateur, grande jj fectionnement de son enseignement ; suscitées par le candidat ; {]( ération du milieu ; iginaux, de manuels d’enseignement 'ulgarisation ; tseignement et la diffusion des sciences ; ences, activités de loisir scientifique, etc.,^jip DU DOSSIER au moins trois personnes et contenir un témoignages significatifs et diversifiés, nté » peut être obtenu de l’Acfas.DATE LIMITE Tous les dossiers devront être acheminés à l’Acfas avant le 20 janvier 1989, le cachet postal attestant la date d’envoi.Les dossiers envoyés après cette date seront refusés.Le prix sera décerné en mai 1989.LA RELÈVE SCIENTIFIQUE SE PREPARE AUJOURD’HUI Pour information : L’ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES 2730, Côte-Ste-Catherine Montréal (Québec) H3T 1B7 (514)342-1411 SCIENCES INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 LE « FÉDÉRALISME COOPÉRATIF » ET LA POLITIQUE NATIONALE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE PAR PAUL DUFOUR* ET YVES GINGRAS Dix provinces, deux territoires, autant de besoins et d’intérêts distincts : cela n ’a pas été facile d’en arriver à l’adoption d’une politique scientifique nationale.Une longue démarche que Paul Dufour et Yves Gingras nous rappellent ici.Paul Dufour travaille à la Division des sciences et de la technologie du ministère des Affaires extérieures.Yves Gingras enseigne la sociologie à l’Université du Québec à Montréal.Il est également chercheur au Centre de recherche en développement industriel et technologique (CREDIT).Pour ceux et celles qui suivent de près l’évolution du débat, en cours depuis plus de 20 ans, concernant la politique scientifique canadienne1, le 12 mars 1987 représente certainement une date marquante.Ce jour-là, les administrations fédérale, provinciales et territoriales ont signé la première entente nationale en matière de sciences et de technologie2.Cette entente est le fruit de multiples consultations avec les principaux acteurs des communautés scientifiques, technologiques et du milieu des affaires.Elle résulte aussi de négociations poussées avec les autorités provinciales qui, aux termes de la Constitution, ont une compétence exclusive dans certains domaines d’importance critique pour la politique des sciences et de la technologie (éducation et ressources naturelles, par exemple).LES ANTÉCÉDENTS DE LA POLITIQUE NATIONALE Pour comprendre toute la portée de cette entente, il faut rappeler brièvement que la question d’une politique nationale des sciences au Canada a fait l’objet de plusieurs études et propositions depuis 20 ans sans qu’un terrain d'entente n’ait toutefois été trouvé entre les provinces et le gouvernement fédéral (tableau 1)3.Les années 60 ont été, au Canada comme dans la plupart des pays de l’OCDE, l’âge d’or de la politique scientifique.En 1963, la Commission royale d’enquête sur l’organisation du gouvernement (Commission Glassco) a publié le premier rapport important sur l’organisation des activités fédérales dans le domaine scientifique depuis la création du Conseil national de recherches du Canada en 1916.On y propo- problèmes scientifiques à court terme et sur l’application éventuelle de politiques.Deux ans plus tard, on donnait suite à une autre recommandation importante de la Commission Glassco en créant le Conseil des sciences du Canada.Le mandat du Conseil, un organisme indépendant, était de formuler des recommandations au gouverne- TABLEAU 1 Principaux rapports consacrés à la politique scientifique et technologique au Canada.Au cours des 20 dernières années, le Canada a consacré un grand nombre d'études au problème de la politique scientifique sans qu'un consensus se dégage entre les provinces et le gouvernement central.1965-Commission royale d'enquête sur l'organisation du gouvernement (Rapport Glassco), tome 4, Ottawa.1968- Vers une politique nationale des sciences au Canada, Conseil des sciences du Canada, Ottawa.1969- Politiques nationales de la science : Canada, OCDE.1970- 1977- Une politique scientifique canadienne, Comité sénatorial sur la politique scientifique, Ottawa.1979- Pour une politique québécoise de la recherche scientifique, Québec.1982- Le virage technologique.Bâtir le Québec-Phase 2, Québec.1984- Groupe de travail sur les politiques et les programmes fédéraux de développement technologique (Rapport Wright), Ottawa.1984- Le développement industriel du Canada ; quelques propositions d'action, Conseil des sciences du Canada, Ottawa.1985- Les sciences, la technologie et le développement économique, ministère d'Etat chargé des Sciences et de la Technologie, Ottawa.1987- la politique nationale en matière de sciences et de technologie, Conseil des ministres des Sciences et de la Technologie.1987- InnovAction : la stratégie canadienne en matière de sciences et de technologie, ministère d'Etat chargé des Sciences et de la Technologie, Ottawa.1988- Plan d'action pour la R-D, Ontario.1988- La politique d'innovation : provinces de l'ouest du Canada, OCDE.1988- la maîtrise de notre avenir technologique.Un défi à relever, Québec.sait une nouvelle structure pour assurer la coordination de ces activités4.Ce rapport, qui s’ajoutait aux recommandations de J.C.Mackenzie, ancien président du Conseil national de recherches, a abouti en 1964 à la création, au sein du Bureau du Conseil privé, d’un Secrétariat des sciences, chargé de conseiller le gouvernement fédéral sur les ment et d’informer le public canadien sur des questions d’importance nationale en matière de sciences et de technologie.En 1968, il publiait un premier document important consacré à la définition d’une politique scientifique canadienne5.Le dernier élément de cette structure gouvernementale, légitimé par les travaux d’une autre commission d’enquête établie en 1969 — le Comité sénatorial de la politique scientifique (Comité Lamontagne)6 — a été le ministère d’Etat chargé des Sciences et de la Technologie, créé en 1971.Ce ministère, qui remplaça le Secrétariat des sciences, est chargé de conseiller le gouvernement et de coordonner ses activités dans le domaine des sciences et de la technologie.Depuis sa création, il est responsable de la gestion de la participation fédérale à l’élaboration de la politique nationale en matière de sciences et de technologie.Enfin, notons qu’à tous ces rapports canadiens est venue s’ajouter en 1969 une étude de l’OCDE consacrée à la politique scientifique canadienne7.De leur côté, les gouvernements provinciaux se sont eux aussi intéressés aux sciences et ont mis en place des dispositifs de politique scientifique pour reprendre en main leur économie locale ou tout simplement pour donner suite à des initiatives fédérales.Dès 1921, l’Alberta avait créé un Scientific and Industrial Research Council (aujourd’hui, l’Alberta Research Council), exemple qui a inspiré les autres provinces8.Sur le plan des institutions, le Québec a été le premier à se doter, au début des années 70, d’une structure de politique scientifique, le Conseil de la politique scientifique, qui était en fait l’équivalent fonctionnel du Conseil des sciences du Canada.Cette initiative est survenue dans le contexte de la formulation d’une politique québécoise des sciences et, par la suite, d’une stratégie de développement technologique.L’importance d’acquérir une plus grande maîtrise du développement et la nécessité de bâtir des économies régionales fortes9 ont également donné lieu à la création de programmes-slogans permettant de mobiliser les capacités de recherche existantes dans les différentes provinces.Ainsi, l’Ontario a créé son programme BILD (Board of Industrial Leadership and Development) au début des années 80, initiative centrée sur la création de six centres de technologie dans cette province.Au Québec, de grandes déclarations de politique économique visant la promotion des atouts de la province en matière technologique, publiées par le gouvernement du Parti québécois, ont été coiffées des titres Bâtir le Québec et Le virage technologi- que.Plus récemment, le gouvernement libéral du Québec publiait un autre document, au titre plus terne : La maîtrise de notre avenir technologique.Un défi à relever10.Ce document a servi de base au Sommet québécois sur la technologie tenu en octobre dernier à Montréal.À LA RECHERCHE D'UN CONSENSUS NATIONAL On aurait pu croire que, à la suite de toutes ces grandes études sur la formulation d’une politique scientifique nationale, les gouvernements fédéral et provinciaux se seraient enfin dotés des outils modernes nécessaires à une utilisation concertée des sciences et de la technologie pour assurer le développement national.D n’en est pourtant rien, et il aura fallu attendre près de 20 ans après la publication de l’important rapport du Conseil des sciences intitulé Vers une politique nationale des sciences, pour voir un consensus se dégager concernant les priorités d’une politique nationale.Plusieurs facteurs expliquent cet état de choses.Tout d’abord, au cours des années 60, le niveau des investissements en matière de sciences et de technologie ne nécessitait pas vraiment une rationalisation des capitaux par le biais d’une politique nationale.La croissance économique continue des années 60 n’avait pas encore vraiment mis l’innovation technologique à l’avant-scène, comme ce sera le cas à compter du début des années 80 alors que la récession accentuera la compétition économique internationale.Dans ce contexte économique précaire, des pays comme le Japon et la Corée du Sud, qui semblent sortir leur épingle du jeu en misant, au moins en partie, sur les industries de haute technologie, ont rendu à la mode le thème de l’innovation technologique comme solution de sortie de crise11.Enfin, les budgets consacrés à ce secteur par les gouvernements fédéral et provinciaux sont aujourd’hui considérables et l’augmentation a été particulièrement marquée au cours des cinq dernières années, surtout dans le secteur des sociétés 12.H ne fait aucun doute que la crise économique et les déficits budgétaires élevés ont constitué, au cours des dernières années, des facteurs qui ont favorisé la recherche d’un consensus sur cette question.Les obstacles les plus importants étaient toutefois de nature politique.D faut bien admettre, en effet, que le propre de la situation canadienne, jusqu’à l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur, a été l’incapacité de la part du gouvernement libéral de définir 1 ’ intérêt national en matière de sciences et de technologie, d’une façon qui soit acceptable pour toutes les provinces.05 20 INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 Une bonne partie du débat sur les sciences et la technologie a donc été accaparée par les tensions entre les deux ordres de gouvernement, soucieux de préserver leurs sphères d’intérêt et d’influence13.Pourtant, comme on l’écrivait déjà dans l’un des premiers rapports du Conseil des sciences : « Une politique “nationale” des sciences efficace pourrait bien être constituée de multiples politiques dont chacune répondrait aux besoins particuliers des régions ou secteurs du pays mais inscrites dans une perspective nationale l4.» Ainsi que le remarquait avec lucidité Philippe Garigue dès 1972 : « Par le passé, les sciences ne comptaient pas parmi les grandes préoccupations des dirigeants politiques parce qu’elles étaient étrangères, croyait-on, à la question de l’unité nationale.Par contre, depuis quelque temps, elles sont devenues une source possible de tensions entre les gouvernements fédéral et provinciaux parce qu’elles sont en cause dans la répartition du pouvoir de décisions sur le plan politiqueI5.» Les provinces n’étaient effectivement pas prêtes à affaiblir leur autonomie, particulièrement le Québec où le Parti québécois a dominé la scène politique de 1976 à 1984.Dans ce contexte, la tâche de définir une politique « nationale » en matière de sciences et de technologie n’était pas facile.La conception d’un Canada « unitaire », où les intérêts des provinces et leurs droits constitutionnels étaient considérés secondaires, a donc longtemps bloqué les relations fédérales-provinciales, et ce, pas seulement en matière de sciences et de technologie.Lorsque le Parti conservateur a accédé au pouvoir en novembre 1984, il s’est empressé d’affirmer sa politique de « réconciliation nationale », définie, comme c’est souvent le cas en politique, par opposition à la position du Parti libéral.Dès lors, et ce dans plusieurs domaines, les relations fédérales-provinciales allaient prendre un tour différent.Le nouveau gouvernement ayant aussi reconnu que les sciences et la technologie devaient occuper une place plus importante dans les politiques fédérales, la conjoncture était propice à la formulation d’une politique nationale dans ce domaine.TABLEAU 2 Principaux organismes consultatifs en matière de politique scientifique et technologique au Canada.Depuis les années 60, le fédéral et la majorité des provinces se sont dotés d'organismes spécifiquement chargés de formuler des politiques scientifiques et technologiques.— Conseil des ministres des Sciences et de la Technologie (fédéral-provincial) — Comité permanent de la recherche, de la science et de la technologie (fédéral) — Conseil consultatif des sciences et de la technologie (fédéral) — Conseil des sciences du Canada (fédéral) — Conseil du Premier ministre (Ontario) — Premier's Science & Research Council (Colombie-Britannique) — Conseil de la science et de la technologie (Québec) — Council of Applied Science and Technology (Nouvelle-Écosse) — Conseil consultatif sur les sciences et la technologie (Nouveau-Brunswick) — Advisory Council on Advanced Technology (Saskatchewan) — Science Institute of the Northwest Territories — Newfoundland and Labrador Science and Technology Advisory Council — Advisory Council for Science and Technology (Ile-du-Prince-Édouard) CONSULTATION ET CONCERTATION À peine élu, le gouvernement lançait, par l’entremise du ministère d’Etat chargé des Sciences et de la Technologie, une initiative de concertation avec les autres gouvernements en vue de formuler une politique nationale en matière de sciences et de technologie.Comme l’écrit Guy Steed : « Dans l’élaboration d’une politique sur les sciences et la technologie, où les normes sont imprécises, et les problèmes et objectifs fréquemment mal définis, la recherche même d’une politique importe souvent autant que le résultat obtenu16.» De ce point de vue, il est important de suivre le cheminement qui a mené à la signature de l’entente du 12 mars 1987.Lorsque l’exercice de définition de la politique nationale des sciences et de la technologie a été entrepris, le souvenir collectif des initiatives antérieures s’était quelque peu estompé.Il fallait néanmoins tirer les leçons du passé sans pour autant perdre de vue les nouvelles tendances qui se dessinaient à l’horizon et qui allaient définir le contexte d’application de la politique.La tâche, encore une fois, n’était pas facile, car en matière de sciences et de technologie, tant la clientèle que la nature des questions politiques sont plutôt instables.Les personnes intéressées changent de poste, les gouvernements réorganisent les structures, de telle sorte que les programmes et les politiques sont en perpétuelle mutation.C’est déjà tout un défi pour les personnes qui prennent les décisions que d’arriver à suivre cette cible mouvante.Une fois le dialogue amorcé entre les autorités fédérales, provinciales et territoriales au sujet de la politique nationale, il importait de chercher un consensus en sollicitant, avec le maximum d’efficacité, la participation des principaux intéressés dans le domaine des sciences et de la technologie, de même que dans les milieux de l’entreprise.Le plus délicat, dans cette consultation, et cela n’est guère étonnant, était d’arriver à recueillir et à pondérer les points de vue de ces groupes aux intérêts très divers.Dans ce contexte de consultation, le ministre fédéral des Sciences et de la Technologie déposa un document de travail intitulé Les sciences, la technologie et le développement économique, lors d’une rencontre des ministres des Sciences et de la Technologie tenue à Calgary en février 1985 l7.Cela marquait le coup d’envoi d’une série de consultations et de réunions de ces ministres qui, au cours des deux années suivantes, allait permettre de définir les termes d’une politique nationale dans le domaine.A l’exemple de la consultation faite en Australie et en France, une conférence nationale consacrée à la politique des sciences et de la technologie eut lieu à l’été 1986.Le but?Mobiliser les milieux intéressés par les sciences et la technologie, et favoriser l’expression de leurs opinions au sujet de la formulation d’une politique nationale.Comme étape préparatoire, le ministre fédéral organisa une série d’entretiens régionaux aux quatre coins du Canada avec des représentants choisis au sein des milieux des affaires et universitaires afin de se sensibiliser lui-même, ainsi que les autres participants, à certains des thèmes communs qui avaient alors commencé à s’imposer.Tous les mémoires présentés au cours des diverses séances de consultation ont été réunis et analysés par les fonctionnaires gouvernementaux, qui ont pu en extraire les thèmes faisant l’objet d’un consensus et pouvant servir d’amorce pour élaborer la politique nationale.LA COOPÉRATION DANS LA DIVERSITÉ Un principe central de la politique nationale est qu’il faut tenir compte des priorités fédérales, provinciales et territoriales.Conscients qu’il faut « mieux coordonner l’action des gouvernements dans le domaine de la science et de la technologie », les gouvernements reconnaissent également que « les provinces et les territoires possèdent des capacités scientifiques et technologiques différentes dans différents secteurs d’activité18.» INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 21 TABLEAU 3 Gouvernement fédéral Gouvernements provinciaux et territoriaux Parlement Cabinet Premier ministre Comité permanent de la recherche, de la science et de la technologie Conseil consultatif national des sciences et de la technologie Conseil des ministres des Sciences et de la Technologie Liens formels .Liens informels Conseil des sciences Politique nationale en matière de sciences et de technologie Ministères provinciaux et territoriaux des Sciences et de la Technologie Autres ministres avec responsabilités en S-T MEST/MIST Ententes auxiliaires en S-T Conseils consultatifs en S-T Politiques nationales avec composantes en S-T InnovAdion Stratégies provinciales et territoriales en S-T Relations entre les principaux intervenants dans la politique scientifique et technologique tifique et technologique canadienne, et la diversité de leurs intérêts, rendent difficile la for- canadienne.Le grand nombre d'acteurs concernés par la définition d'une politique scien- motion d'un consensus sur les principes d'une politique nationale.La politique nationale définit six grands objectifs qu’il est possible d’atteindre grâce à la coopération entre les gouvernements, les entreprises, les universités et les travailleurs : — promouvoir la commercialisation des technologies canadiennes et étrangères, et favoriser la recherche appliquée et l’innovation industrielle par des mesures touchant les secteurs privé et public ; — mettre au point les technologies essentielles à l’essor des secteurs primaire, secondaire et tertiaire ; — assurer la disponibilité d’un bassin de main-d’œuvre hautement qualifiée ; — encourager la recherche fondamentale et appliquée, ainsi que le développement ; — veiller à ce que les changements technologiques soient adaptés aux priorités des provinces et des territoires, et soient profitables à tous les Canadiens ; — promouvoir une culture davantage fondée sur les sciences et la technologie.Ces objectifs sont inspirés par trois principes généraux : le développement économique et régional ; le soutien aux missions du gouvernement; l’avancement des connaissances et la formation d’une main-d’œuvre hautement qualifiée.Dans le cadre de cette politique, on créa aussi sept groupes de travail pour préciser les éléments de l’entente et soumettre des propositions au Conseil des ministres des Sciences et de la Technologie, qui avait été créé pour coordonner le développement scientifique et technologique à l’échelle nationale.Les négociations avec les administrations provinciales et territoriales, ainsi que la consultation des représentants des entreprises, des travailleurs et des institutions d’enseignement supérieur, ont eu un effet pédagogique non négligeable chez les divers intervenants.Les gouvernements provinciaux, par exemple, sont bien plus à même de comprendre et de faire comprendre à leur Cabinet la nécessité d’adopter une politique en matière de sciences et de technologie, comme le montre bien le fait que plusieurs provinces ont mis en place de nouveaux mécanismes de consultation en cette matière (tableau 2).Pour sa part, le gouvernement fédéral comprend de mieux en mieux la composante de développement régional liée aux sciences et à la technologie ; divers ministères participent de plus en plus à de vastes consultations bilatérales et multilatérales avec les ministères provinciaux correspondants.Enfin, les groupes représentant les entreprises, les travailleurs et les milieux de l’enseignement font beaucoup mieux entendre leur voix, dans le domaine des sciences et de la technologie.CONCLUSION Alors que vers la fin des années 60 et la première moitié des années 70, la politique scientifique du Canada visait davantage à favoriser de manière générale le progrès des sciences et se voyait rarement associée aux politiques de croissance économique, les années 80 ont été caractérisées par une orientation plus pragmatique et plus économique de la politique scientifique, conçue comme une stratégie d’innovationl9.Cette nouvelle optique se manifesta aussi par les changements de nom des ministères chargés des sciences et de la technologie, et par la fusion des ministères responsables du développement de l’industrie ainsi que des sciences et de la technologie.Le MEST a ainsi été fusionné avec le ministère de l’Expansion industrielle régionale pour donner le ministère de l’Industrie, des Sciences et de la Technologie.Cet accent mis sur l’aspect économique a également mené à une série d’accords bilatéraux entre le gouvernement central et les provinces, accords qui reconnaissent et favorisent [’infrastructure de R-D déjà existante dans chaque région.Ajoutés à un certain nombre de protocoles d’entente également signés par les deux ordres de gouvernement, ils visent à identifier conjointement les secteurs prioritaires en sciences et tech- 22 INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 nologie, dans le but de favoriser le développement économique.En fait, en rattachant les sciences et la technologie au développement régional et économique, le gouvernement fédéral a placé ses initiatives sous un jour propice à la signature d’un accord national et proposé un cadre précis qui permet de réaliser des projets concrets.Ainsi, un nombre considérable d’ententes bilatérales auxiliaires de nature économique incorporent également des éléments de nature scientifique et technologique, comme la technologie de traitement des minéraux, les initiatives forestières et des activités scientifiques connexes.Il y a aussi cinq ententes consacrées expressément aux sciences et à la technologie de pointe.Ces ententes auxiliaires ont été conclues entre le gouvernement fédéral et le Québec, la Saskatchewan, la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.Elles totalisent 215 millions de dollars répartis sur cinq ans et assurent le soutien du développement technologique dans un certain nombre de secteurs.A titre d’exemple, l’entente conclue avec le Québec prévoit 60 millions de dollars en fonds d’immobilisation et d’exploitation pour la construction d’un Institut national d’optique (qui vient d’être inauguré) et d’un Institut d’électrochimie.Celle qui a été signée avec la Nouvelle-Écosse porte surtout sur l’innovation industrielle, les nouvelles technologies et le transfert technologique.L’entente auxiliaire de technologie de pointe, conclue avec la Saskatchewan, traite des divers besoins en matière technologique, abordés par le biais de la collaboration entre les universités et l’industrie, du soutien à la commercialisation et de l’aide à l’acquisition de technologie.Toutes ces ententes supposent la mobilisation des entreprises et des associations du secteur privé, des chercheurs universitaires, des organismes provinciaux de recherche et elles ont été favorablement accueillies par tous les principaux intervenants en matière de sciences et de technologie.La politique nationale, signée par les premiers ministres canadiens et provinciaux le 12 mars 1987, constitue une tentative de coordonner à l’échelle nationale les différentes ressources et les multiples acteurs dispersés sur le territoire canadien (tableau 3).Ceci devrait permettre une meilleure utilisation du potentiel scientifique et technologique canadien afin de mieux faire face à l’actuelle conjoncture économique internationale, où l’innovation technologique joue plus que jamais un rôle moteur.A ce propos, l’expérience canadienne pourrait receler des enseignements importants pour l’élaboration d’une politique scientifique en Europe.Sans vouloir développer ici cet aspect, notons tout de même que le débat actuel sur la politique scientifique européenne pourrait être enrichi par la prise en compte de l’expérience d’un pays à structure confédérale comme le Canada ; les problèmes soulevés par les relations fédérales-provinciales ne sont pas sans analogie avec ceux auxquels font face les États membres de la Communauté économique européenne20.L’étude du rôle des relations fédérales-provinciales et de la compétition entre provinces dans la mise en œuvre de projets dits « nationaux », devrait faire l’objet de recherches plus approfondies de façon qu’on puisse préciser les contraintes inhérentes à tout programme de R-D qui résulte d’une politique nationale.Ces contraintes ne sont évidemment pas visibles dans les énoncés généraux de politiques et elles ne ressortent pas non plus de l’analyse globale de la distribution des budgets entre les divers intervenants.Le CREDIT mène actuellement des recherches sur la définition et la mise en application d’un programme national de recherche en fusion thermonucléaire, qui a entraîné la construction par l’IREQ à Varennes d’un appareil de confinement magnétique de type Tokamak.Ces recherches offrent justement la possibilité de voir l’impact de l’évolution des priorités en matière de politique scientifique et technologique.Elles permettent aussi de prendre conscience de l’effet des négociations fédérales-provinciales, non seulement sur les choix des programmes subventionnés, mais également sur les stratégies déployées par les chercheurs pour assurer la réussite de leurs projets.Dans le même ordre d’idées, l’étude de l’évolution du projet de la centrale Gentilly I, centré sur la conception du prototype d’un nouveau réacteur CANDU à refroidissement à eau légère et qui aurait permis à Hydro-Québec d’établir une filière différente de celle utilisée par Hydro-Ontario, pourrait aussi nous aider à mettre en évidence les contraintes politiques liées à la mise au point d’innovations technologiques.L’intérêt de ces études de cas nous semble résider dans le fait qu’elles dévoilent la complexité du processus de négociation entre les divers acteurs concernés par les décisions (politiciens, scientifiques, industriels) et les relations entre les aspects scientifiques, technologiques et politiques de projets d’apparence purement technique.En attendant ces études sectorielles, on peut tirer une conclusion de cette présentation du processus qui a mené à la signature d’une politique nationale canadienne en matière de sciences et de technologie après 20 ans de tergiversations : seule une stratégie politique de concertation qui reconnaît l’existence des provinces et de leurs spécificités, peut mener à de telles ententes « nationales » qui, il ne faut pas l’oublier, ne contribuent pas peu à faire exister le Canada en tant que véritable Confédération.¦ Références 1.LAKOFF, S.A.« Science Policy in the 1970’s : Canada Debates the Options », Science, 12 janvier 1973, p.151-157 ; WILSON, A.H.« Innovation in a Federal State », Research Policy, vol.2, 1974, p.364-379.2.La politique nationale en matière de sciences et de technologie, Conseil des ministres des sciences et de la technologie, Ottawa, 1987.3.JARRELL, R.A.« Government, Technology and Industry : the Emergence of the Canadian Pattern », Atkinson Review of Canadian Studies, vol.2, n° 2, 1985, p.26-32; GILPIN, R.« Science Policy for What ?: The Uniqueness of the Canadian Situation », Papers for Discussion at the Conference on Science Policy and Political Science, Conseil des sciences du Canada, Ottawa, 1971 ; BELOVIC, B.Science, Technology and Provincial Governments, Conseil des sciences du Canada, Ottawa, 1972.4.Commission royale d’enquête sur l’organisation du gouvernement, Secteurs particuliers de l’administration, Ottawa, 1963.5.Vers une politique nationale des sciences, Conseil des sciences du Canada, Ottawa, 1968.6.Comité sénatorial de la politique scientifique.Une politique scientifique canadienne, Ottawa, vol.1, 1970 ; vol.2, 1972 ; vol.3, 1973 ; vol.4, 1977.7.Revue de la politique scientifique nationale au Canada, Paris, OCDE, 1969.8.LEROY, D.J.et DUFOUR, P.Partenaires pour la stratégie industrielle.Le rôle particulier des organismes provinciaux de recherche, Conseil des sciences du Canada, étude de documentation, n°51, 1983.9.JENKIN, M.« The Prospects for a New National Policy », Journal of Canadian Studies, vol.14, n° 3, p.126-141.10.Pour une politique québécoise de la recherche scientifique, Québec, ministère d’État au Développement culturel, 1979 ; Le virage technologique.Bâtir le Québec-Phase 2, Québec, ministère du Développement économique, 1983 ; La maîtrise de notre avenir technologique.Un défi à relever, Québec, ministère du Commerce extérieur et du Développement technologique, 1988.11.Sur le rôle de la technologie dans le développement des petits pays, voir : WALSH, V.M.Technology, Competitiveness and the Special Problems of Small Countries, Paris, OCDE, DSTI/SPR 86.11.12.Les dépenses totales engagées au titre de la R-D dans l’industrie sont passées de 2,125 milliards en 1981 à 4,158 milliards en 1987 (soit 3,174 milliards en dollars constants de 1981) ; Statistique des sciences, Bulletin de service, catalogue 88-001, vol.12, n° 5, juin 1988.13.BROWN, D.et EASTMAN, J.The Limits of Consultation : A Debate Among Ottawa, the Provinces and the Private Sector on an Industrial Strategy, Conseil des sciences du Canada et Institut des relations intergouvernementales, Ottawa, 1981.14.Conseil des sciences du Canada.« La politique scientifique et les gouvernements canadiens », Rapport annuel, 1972-1973, p.40-42.15.GARIGUE, P.« Science Policy in Canada ».Private Planning Association, Montréal, 1972.16.STEED, Guy.Alerting Canadians : The Scope and Use of Policy Research by the Science Council of Canada, rapport manuscrit, Conseil des sciences du Canada, Ottawa, 1987.17.Les sciences, la technologie et le développement économique.Un document de travail, ministère d’État chargé des Sciences et de la Technologie, Ottawa, 1985.18 .La politique nationale en matière de sciences et de technologie, Conseil des ministres des sciences et de la technologie, Ottawa, 1987.19.La politique d’innovation.Provinces de l’ouest du Canada, DSTI/SPR/86.21, Paris, OCDE, 1987.20.Pour plus de détails, voir : HOCHSTRASSER, U.« Development of a European Science Policy », Science and Public Policy, vol.13, n° 5, 1986, p.265-268; DICKSON, D.et NORMAN, C.« Science and Mutual Self-Interest », Science, septembre 1987, p.1101-1102; DUFOUR, P.et GINGRAS, Y.« Development of Canadian Science and Technology Policy », Science and Public Policy, vol.15, n° 1, 1988, p.13-18.* Les opinions exprimées ici n’engagent en rien le ministère des Affaires extérieures. © PROCHAINE S TA TION: ÉDOUARD-MONTPETIT .TERMINUS DES SPORTIFS Ce qui vous attend : Complexe sportif offrant plus de 1 00 activités différentes Coûts d'abonnement parmi les plus bas Ouvert 7 jours par semaine (excepté période des Fêtes) Différents services complémentaires offerts (massage, évaluation de la condition physique, boutique de sport, etc.) ¦mm CEPSUM INFORMA TION: 343-6150 ABONNEMENT: 343-6950 Université de Montreal Services aux etudiants Service des sports 24 MODEM INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 Claire McNicoll est directrice de l’enseignement et de la recherche à la Télé-université.Un programme de deuxième cycle à la Télé-université PAR CLAIRE McNICOLL La Télé-université de l’Université du Québec est la seule institution universitaire francophone qui enseigne entièrement à distance.Elle œuvrait jusqu’ici uniquement au premier cycle, mais on y prépare actuellement un programme de deuxième cycle.Ce projet se justifie par les développements récents des technologies de communication et les demandes accrues d’aide à la formation du personnel dans ce domaine de la part de multiples organismes tant privés que publics, et tant canadiens qu’étrangers.La Télé-université dispense une forme d’enseignement distincte de celle qu’on trouve dans les universités-campus.(On donne dans l’encadré quelques informations sur son mode de fonctionnement.) Partout dans le monde, l’enseignement à distance se répand rapidement.La diffusion par satellite et les possibilités de la télématique rendent maintenant fiable et immédiate la communication bidirectionnelle.Partout, on voit se créer des réseaux nationaux et internationaux que les institutions d’enseignement peuvent utiliser pour leurs propres fins.Ces instruments s’ajoutent aux moyens conventionnels de l’enseignement à distance, l’écrit constituant encore plus de 80 p.cent du matériel pédagogique conçu annuellement.Dans le monde occidental, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne et l'Australie ont des systèmes nationaux d’enseignement à distance.Au Canada, l’Athabaska University en Alberta et T Open Learning Agency de la Colombie-Britannique constituent, avec la Télé-université, les seules institutions entièrement vouées à cette fin.Toutes ont été formées récemment (au tournant des années 70), pour faire face à une augmentation de la clientèle à la suite du baby boom, et pour accroître l’accessibilité à l’enseignement universitaire et à la formation professionnelle.Des raisons d’ordre démographique et économique, ainsi que le manque d’équipements universitaires, ont aussi incité des pays comme la Chine, l’Inde, la Thaïlande, la Corée du Sud, pour ne nommer que ceux-là, à se doter de tels systèmes, qui desservent des millions d’étudiants.Dans la plupart des cas, ces institutions nouvelles ont engagé des professionnels provenant des universités existantes et les ont formés « sur le tas ».UN RAYONNEMENT INTERNATIONAL Depuis ses débuts en 1972, la Télé-université a acquis une compétence maintenant reconnue au sein du monde universitaire québécois, notamment par le Conseil des universités.Paradoxalement, avant que le Conseil ne publie en avril 1987 un avis sur la Télé-université, ce sont les institutions d’enseignement de l’extérieur du Québec qui recouraient le plus souvent à ses services.Ainsi, au cours des dernières années, plusieurs écoles professionnelles de niveau universitaire et des ministères de l’Education d’Afrique, d’Amérique du Sud ou de Chine se sont adressés à la Télé-université pour qu’elle les aide à mettre sur pied des institutions ou des programmes axés sur le télé-enseignement, celui-ci dépassant bien sûr le seul usage de la télévision.Avec l’Ecole nationale d’administration publique (ENAP), la Télé-université a contribué à développer l’enseignement de l’administration publique au Sénégal et en Côte d’ivoire, une expérience que l’on s’apprête à étendre à plusieurs autres pays de l’Afrique francophone.L’utilisation combinée des documents de cours et de la vidéoconférence par satellite a permis à des professeurs québé- cois d’enseigner à partir de Québec ou de Montréal à des groupes de fonctionnaires installés à Dakar ou Abidjan.Plusieurs pays d’Amérique latine, l’Argentine en tête, s’intéressent également au modèle mis au point au Québec, en vue d’implanter chez eux des institutions analogues.Au printemps dernier, lors d’un stage de plusieurs mois effectué à Montréal, quelques universitaires argentins ont pu se familiariser avec les conditions dans lesquelles se réalise le télé-enseignement et avec les problèmes qui y sont liés.Enfin, on a confié à la Télé-université la mise sur pied du Centre international francophone de formation à distance, le CIF-FAD, projet issu du Sommet francophone de 1987 à Québec.Les objectifs premiers ?Faire partager, notamment aux pays en développement, l’expérience et les avantages de cette forme d’enseignement, en vue de promouvoir l’échange de cours, de programmes, de résultats de recherches, ainsi que de contribuer à la formation de formateurs.UN BESOIN DE FORMER DES FORMATEURS Au Canada, il est courant que des universités offrant de l’enseignement à distance en français ou que des télévisions éducatives, comme TV-Ontario français, réclament auprès de la Téléuniversité de l’aide à la formation de professionnels en médiatisation de contenus pour des fins d’éducation formelle.Ce type de professionnels peuvent également intéresser les organismes ou agences de coopération internationale, qui appuient très souvent de telles initiatives dans les pays en développement.Il en va de même dans tout le secteur de la formation en entreprise.C’est le cas notamment des organismes qui couvrent un large territoire et qui veulent compter sur une formation uniforme pour tous leurs employés.Les banques, le mouvement coopératif, les chaînes de magasins, par exemple, font déjà appel à la Télé-université pour la formation de leur personnel à cette fin.Toutefois, aucun programme d’enseignement n’est actuellement consacré spécifiquement à l’apprentissage théorique et pratique de ce mode particulier d’enseignement.L’Université Concordia offre une spécialisation en recherche dans le cadre d’un doctorat en technologie éducative et l’Université Laval, une option de maîtrise en éducation consacrée à l’enseignement à distance (où interviennent d’ailleurs régulièrement des professeurs et des professionnels de la Télé-université).Le Département d’andragogie de l’Université de Montréal consacre pour sa part un séminaire à ce type d’enseignement.Aucun programme complet, donc, où, laboratoire vivant à l’appui, on pourrait se familiariser à la fois avec les fondements, les pratiques, les écueils de l’enseignement médiatisé.C’est pourquoi la Télé-université a décidé de mettre sur pied un tel programme.UN DEUXIÈME CYCLE À LA TÉLÉ-UNIVERSITÉ Le programme professionnel de deuxième cycle à la Téléuniversité prendra au début la forme d’un certificat de 30 crédits (un diplôme, parce que dispensé au deuxième cycle).D’une durée équivalente à une année d’études à temps complet, il sera réservé aux détenteurs d’un baccalauréat, de préférence dans les domaines de l’éducation, de l’administration ou des communications.D comportera des cours, des séminaires et des activités pratiques, telles que des stages ou des projets personnels.Son objectif est de former des spécialistes en enseignement à distance.Les INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 LE MODE D'ENSEIGNEMENT À DISTANCE L'enseignement à distance suppose, pour l'institution qui le pratique, une planification rigoureuse et un respect strict des échéances.En effet, le délai entre la décision de concevoir un cours et le moment où celui-ci est offert peut être parfois assez long (jusqu'à 18 mois).On comprend donc aisément que la mise sur pied efficace de tout un programme de baccalauréat repose sur une planification détaillée : on doit respecter des dates de tombées précises tout autant que le cheminement établi pour le programme offert.Le matériel d'enseignement conçu par la Télé-université consiste, pour chaque cours, en une trousse contenant un document de base et un guide d'apprentissage, auxquels s'ajoutent, suivant la matière et la méthode d'enseignement retenues, d'autres documents : cassettes audio ou vidéo, logiciels, didacticiels, émissions de télévision à suivre sur CANAL, ou souvent, une combinaison de plusieurs de ces médias.L'étudiant reçoit son matériel au début de la session et peut progresser à son rythme, en fonction des étapes établies par les concepteurs du cours.Il se voit également assigner un tuteur, qui entre périodiquement en contact avec lui en cours de session et qu'il peut rejoindre chaque semaine par téléphone à des heures fixées d'avance.Dans les cours requérant du travail en équipe ou des discussions de groupe, les étudiants peuvent se voir imposer des ateliers régionaux ou des conférences téléphoniques.L'usage de la téléconférence assistée par ordinateur pour mettre en contact les étudiants entre eux, ou leurs tuteurs et eux, sera évalué prochainement.Les développements récents de la vidéoconférence pourraient entraîner bientôt son utilisation accrue entre quelques points du territoire.Un tel mode d'enseignement requiert une infrastructure de conception et une logistique de diffusion très raffinées.La conception du matériel didactique est confiée à des professeurs responsables d'un champ ou d'une discipline.La Télé-université en compte 27 qui soit rédigent eux-mêmes les cours ou établissent les scénarios des activités à médiatisation plus lourde, soit recourent pour ce faire à des collègues d'autres universités ou à des rédacteurs spécialisés dans une profession.Des pédagogues les assistent dans les tâches de définition des objectifs pédagogiques, de transformation de la matière en activités d'apprentissage assimilables et évaluables, d'établissement des modalités d'évaluation des travaux.D'autres professionnels, affectés à l'encadrement et au suivi des tuteurs, s'occupent également de toutes les activités relatives au cours une fois que ceux-ci sont en diffusion.Toute cette activité de développement pédagogique proprement dit s'appuie sur des services de médiatisation spécialisés et sur le développement institutionnel d'une fonction d'éditeur pédagogique.Des réviseurs linguistiques, des graphistes traitent les manuscrits écrits par les professeurs ; il faut s'assurer que la forme (clarté, visibilité) du document incite l'étudiant à se rendre au bout de la démarche, qu'il puisse annoter son texte, que ce dernier soit un outil de travail, en somme.Le montage des vidéos, la réalisation des émissions de télévision ou l'adaptation de séries existantes, la reproduction des cassettes audio ou vidéo sont également confiés aux services d'édition, tout comme la conception des logiciels spécifiques au cours.La télédistribution d'exercices ou d'examens de même que les opérations courantes de gestion des dossiers des étudiants, reposent sur un important service d'informatique.Lorsque les trousses de cours sont complètes, un centre d'expédition, en collaboration avec le bureau du registraire et celui des comptes étudiants, se charge d'acheminer le matériel aux nouveaux inscrits; le bureau de l'encadrement, de son côté, s'occupe de la gestion du regroupement régional des étudiants cours par cours, pour fins d'assignation des tuteurs.Il s'agit ici d'un modèle industriel de production et de services à la clientèle.L'organisation d'une telle chaîne de travail doit être réglée comme une horloge.différentes expériences de formation dans le domaine auxquelles l’institution a participé au cours des dernières années lui ont permis de tester un modèle et le contenu de ce programme.Destiné d’abord à une clientèle québécoise, le CIFFAD contribuera également à attirer à la Télé-université une clientèle en provenance de l’extérieur du pays, qui pourra suivre une grande partie des activités à distance puisque celles-ci seront graduellement médiatisées.La Télé-université a acquis la majeure partie de son expérience en médiatisation de contenu et en soutien à l’apprentissage lors de la conception et de la diffusion du baccalauréat de perfectionnement des maîtres en mathématiques (PERMAMA), à la fin des années 70.Elle a depuis conçu des programmes de formation générale en sciences humaines, en gestion prospective du travail, en culture scientifique et technique, et d’autres plus spécialisés (p.ex., en applications pédagogiques de l’ordinateur) destinés aux enseignants en exercice.N’offrant actuellement que des programmes de certificat, elle prépare un programme de baccalauréat en communications et un programme général de baccalauréat en administration.La Télé-université va graduellement offrir un certain choix de programmes d’enseignement semblable à celui qu’offrent déjà, aux anglophones ailleurs au Canada, l’Athabaska University en Alberta et l’Open Learning Agency en Colombie-Britannique.Ces programmes sont destinés majoritairement à des adultes, qui détiennent souvent déjà un diplôme universitaire.La répartition géographique de cette clientèle suit dans tous les cas celle de la population en général.La clientèle de la Télé-université provient de partout au Québec, mais surtout des régions de Montréal et Québec, où se trouvent pourtant les cinq plus grosses universités de la province.Ce qui montre que l’enseignement à distance constitue une voie parallèle d’accessibilité à des études universitaires pour les personnes qui, en raison de leur style de vie ou de leurs préférences pour l’« autodidactie » assisté, ne peuvent et ne veulent se rendre dans une salle de classe pour y suivre un cours.Voilà donc un mode d’enseignement qui comporte ses propres règles, a une clientèle particulière et repose obligatoirement sur le travail en équipe.La réalisation d’un diplôme en formation à distance au deuxième cycle permettra à la Télé-université de transmettre ses connaissances acquises dans le domaine, mais aussi de poursuivre la recherche d’ordre pédagogique qui alimente son propre développement.Elle y trouvera sûrement son compte, puisqu’elle pourra également y former une partie de son futur personnel, tout en contribuant à l’amélioration de la diffusion de l’enseignement à distance au Québec et dans le monde francophone.¦ ¦ T&'&'s '• ‘^'.À’] Hre Ü« :rff;.:|g^gg^i)| .: ( $ .¦- ü "*• ’¦' T-;ï i!-!p.*.\ î£f£ S’5sï:|?;feÿw- >st» -«r.Imprimé sur une imprimante matricielle.Imprimé sur l'imprimante DeskJet.Ayant d’acheter une imprimante compacte.prenez la peine de comparer les prix.Vous pouvez toujours choisir une imprimante matricielle et vous contenter de la qualité illustrée à gauche.Ou pour seulement 1495$, vous pouvez vous procurer une imprimante DeskJet de Hewlett-Packard et obtenir une impression claire et nette, des graphiques parfaitement définis et une qualité de caractère que vous pensiez sans doute ne pouvoir obtenir qu’avec une imprimante à laser.HEWLETT PACKARD ~ - MONTRÉAL (514) 354-6720 EQUSFORCE QUÉBEC (418) 682-8465 COURTIERS EN INFORMATIQUE TORONTO (416) 620-4421 cheurs et l’aide à la recherche (FCAR) stagne depuis quatre ans — de 29 millions de dollars en 1983-1984 à 30,4 millions en 1987-1988, soit une diminution de 8,6 p.cent en dollars constants.Par contre, le budget du Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ) a connu, pendant la même période, une augmentation de 27,5 p.cent en dollars constants (de 21,9 à 34 millions de dollars).LE PRIX LÉON-GÉRIN Enfin une femme ! Pour la première fois, en effet, c’est une femme qui remporte cette année le prix Léon-Gérin, la plus haute distinction accordée par le gouvernement du Québec dans le domaine des sciences humaines.11 s’agit de Thérèse Gouin-Décarie, bien connue pour ses travaux sur le développement du très jeune enfant et en particulier sur l’insertion du nourrisson dans l’univers social.Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Thérèse Gouin-Décarie ouvre la voie dans l’univers des distinctions en recherche.Elle fut aussi, en 1986, la première femme à recevoir une récompense de l’Acfas, soit le prix Marcel-Vincent.QUATRE MILLIONS DANS LE COLZA L’Université Laval, Allelix Agriculture et Agriculture Canada, appuyés par une subvention du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches, investiront plus de quatre millions de dollars dans un projet de recherche de trois ans.L’objectif?Mettre au point des techniques de transformation moléculaire permettant de produire des variétés de canola (type amélioré de colza) résistantes aux herbicides et aux maladies causées par des champignons pathogènes.Le canola est en effet la deuxième plante agricole en importance au Canada.Elle génère des revenus annuels estimés à un milliard de dollars.Or, les pertes causées aux récoltes de canola par les mauvaises herbes et les champignons pathogènes totalisent entre 85 et 100 millions de dollars chaque année. 36 INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 LE PRIX MARIE-VICTORIN C’est Germain Brisson, agronome de l’Université Laval, qui a mérité le prix Marie-Victorin 1988, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec en sciences et en génie.Ce prix vient couronner une brillante carrière dans le domaine de la nutrition animale et humaine.Germain Brisson a aussi mérité en 1983 le prix Léo-Pariseau de l’Acfas.ERRATUM La rédaction tient à s’excuser d’une erreur qui s’est glissée dans le dernier numéro.Nous y avons annoncé la nomination de Gilles Boulet à la présidence de l’Université du Québec, au lieu d’annoncer son départ.Gilles Boulet aura en effet présidé l’Université du Québec pendant dix ans et c’est Claude Hamel qui lui succède.Claude Hamel était auparavant vice-président à l’enseignement et à la recherche à l’Université du Québec.DES PRIX POUR L'AMÉLIORATION DE LA PRODUCTIVITÉ DANS LES UNIVERSITÉS CANADIENNES Après tout, si les chercheurs, les professeurs et les étudiants ont leurs prix, pourquoi pas les administrateurs ! L’Association canadienne du personnel administratif universitaire (ACPAU) a donc décidé de créer, en 1987, en collaboration avec la Banque Royale du Canada, les sociétés Molson limitée et Power Corporation du Canada, un programme annuel de prix pour l’amélioration de la productivité dans les universités canadiennes.Ce programme vise à stimuler et à souligner d’importantes améliorations apportées aux méthodes de gestion et aux pratiques commerciales des universités.Trente et un projets ont été présentés à l’ACPAU en 1987.Les premiers lauréats de ce programme sont l’Université de Toronto (création d’une Mutuelle d’assu- rance interuniversitaire canadienne), l’Université McGill (mise sur pied d’un nouveau programme de gestion de la trésorerie) et l’Université d’Ottawa (réalisation d’importantes économies d’énergie).Ces trois prix sont respectivement d’une valeur de 10 000 $, 5 000 $ et 3 000 $.TÉLÉ-UNIVERSITÉ Établissement d’enseignement à distance ?Français pour tous, français pourtout ?Écritura ralsonnéa ?Rédaction fondamentale ?Rédaction administrative AVOIR UNE BELLE PLUME, ÇA S’APPREND «"TV'"" 3 Zt* Quatre cours de français adaptés à vos besoins ¦ pour améliorer la qualité de votre français de base, ¦ pour développer vos aptitudes en rédaction, ¦ pour augmenter vos chances de réussite scolaire et professionnelle Coût: 67,50 $ pour un Cours de 3 Crédits (documentation induse) Inscrivez-vous dès maintenant! UNE FAÇON DIFFÉRENTE D’ÉTUDIER Pour plus d’informations, communiquez: à Québec: 657-2262 ou 1-800-463-4722 (sans frais) à Montréal: 522-3540 ou 1-800-361-6808 (sans frais) Vous étudiez à domicile, grâce à une documentation écrite.Un tuteur évalue vos travaux et communique avec vous par téléphone.Université du Quebec Télé-université 2635, boulevard Hochelaga.7e étage Case postale 10700 Sainte-Foy.Québec.Canada G1V 4V9 INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 SUBVENTIONS, BOURSES ET PRIX 37 PAR JOCELYNE THIBAULT ASSOCIATION CANADIEN NE-FRANÇAISE POUR L'AVANCEMENT DES SCIENCES (ACFAS) ' • Prix Acfas-Northern Telecom Prix d’enseignement des sciences destiné aux enseignants de tous les niveaux Date limite : 20 janvier 1989 • Prix de la recherche scientifique Prix destinés à récompenser une contribution exceptionnelle à la recherche au Canada français dans différentes disciplines : Prix Urgel-Archambault : sciences physiques, mathématiques et génie Prix Armand-Bombardier : innovation technologique Prix Michel-Jurdant : sciences de l’environnement Prix André-Laurendeau : études humaines Prix Léo-Pariseau : sciences biologiques et sciences de la santé Prix Jacques-Rousseau : interdisciplinarité Prix Marcel-Vincent : sciences sociales Date limite : 20 janvier 1989 • Prix d’excellence étudiants-chercheurs Ces deux prix sont destinés à des étudiants qui commencent leur maîtrise.Date limite : 20 janvier 1989 Renseignements : Acfas 2730, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 1B7 (514) 342-1411 CENTRE DE RECHERCHES POUR LE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL (CRDI) • Bourse John G.Bene en foresterie sociale Date limite : 1er janvier 1989 • Jeunes chercheurs canadiens Date limite : 1er janvier 1989 Renseignements : Division des bourses Centre de recherches pour le développement international C.P.8500 Ottawa (Ontario) K1G3H9 (613)236-6163 CONSEIL DE LA RECHERCHE ET DU DÉVELOPPEMENT EN TRANSPORT • Prix 1989 Le prix du CRDT reconnaît l’excellence d’une contribution à la recherche-développement en transport dans les secteurs de la socio-économie, des systèmes, de la technologie ou du matériel de transport.Renseignements : Conseil de la recherche et du développement en transport 6455, av.Christophe-Colomb Bureau 300 Montréal (Québec) H2S 2G5 (514) 274-3573 CONSEIL DE RECHERCHES EN SCIENCES HUMAINES DU CANADA (CRSH) • Bourses de doctorat, renouvellements (#453) Date limite : 15 janvier 1989 • Bourses postdoctorales, renouvellements (#457) Date limite : 15 février 1989 Renseignements : CRSH 255, rue Albert C.P.1610 Ottawa (Ontario) KIP 6G4 (613) 992-0682 CONSEIL DE RECHERCHES EN SCIENCES NATURELLES ET EN GÉNIE DU CANADA (CRSNG) • Bourses en sciences et en génie 1967 Date limite : 8 décembre 1988 • Bourses d’études supérieures Date limite : 1er décembre 1988 • Bourses en bibliothéconomie et documentation scientifiques Date limite : 1er décembre 1988 • Bourses postdoctorales Date limite : 1er décembre 1988 • Bourses de recherche dans les laboratoires du gouvernement canadien Date limite : 15 décembre 1988 • Bourses et subventions de recherche à la fondation du Bouclier canadien Date limite : 31 janvier 1989 • Bourses en sciences de l’OTAN Date limite : 1er décembre 1988 Renseignements : CRSNG 200, rue Kent Ottawa (Ontario) K1A 1H5 (613) 995-5521 CONSEIL DE RECHERCHES MÉDICALES DU CANADA (CRM) • Bourses de stagiaire de recherche Date limite : 1er décembre 1988 (nouvelle demande) NOTE • Pour plus d’information, contacter les organismes eux-mêmes ou les universités.Vérifier l’exactitude des dates, car elles peuvent être modifiées en cours d’année. 38 INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 • Bourses de recherche Date limite : 1er décembre 1988 (nouvelle demande et renouvellement) • Bourses du Centenaire Date limite : 1er décembre 1988 • Subventions de voyage Date limite : 1er décembre 1988 • Bourses en recherche dentaire Date limite : 1er janvier 1989 Renseignements : CRM Immeuble Jeanne-Mance, 20e étage Rue de l’Églantine Parc Tunney Ottawa (Ontario) K1A0W9 (613) 954-1959 FONDATION CANADIENNE DU REIN • Bourses d’été Date limite : 15 février 1989 Renseignements : Fondation canadienne du rein 4060, rue Sainte-Catherine Ouest Bureau 555 Montréal (Québec) H3Z2Z3 (514) 934-4806 FONDS DE LA RECHERCHE EN SANTÉ DU QUÉBEC (FRSQ) • Subventions aux centres et instituts de recherche Date limite : 9 décembre 1988 • Subventions à la recherche épidémiologique et évaluative en santé Date limite : 3 février 1989 (lettre d’intention) • Subventions à la recherche en santé mentale Date limite : 3 février 1989 (lettre d’intention) • Subventions à la formation d’équipes pluridisciplinaires de recherche en santé Date limite : 18 novembre 1988 (lettre d’intention) • Subventions à la diffusion de l’information scientifique en recherche en santé Date limite : en tout temps Renseignements : FRSQ 550, rue Sherbrooke Ouest Bureau 1950 Montréal (Québec) H3A 1B9 (514) 873-2114 INSTITUT DE RECHERCHE EN SANTÉ ET EN SÉCURITÉ DU TRAVAIL DU QUÉBEC (IRSST) • Programme de recherche subventionnée Pour subventionner des études et des recherches portant sur la prévention des accidents du travail ou des maladies professionnelles.Date limite : 7 février 1989 Renseignements : IRSST Bureau des programmes de bourses et de subventions à la recherche Direction de la recherche externe 505, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3C2 (514)288-1551 ORGANISATION DU TRAITÉ DE L'ATLANTIQUE NORD (OTAN) • Programme OTAN de bourses de recherche Date limite : 31 décembre 1988 Renseignements : Comité des distinctions Société Royale du Canada 344, rue Wellington Ottawa (Ontario) K1A0N4 (613) 992-3468 SANTÉ ET BIEN-ÊTRE SOCIAL CANADA • Programme national de recherche et de développement en matière de santé (PNRDS) Date limite : 15 janvier 1989 Renseignements : Santé et Bien-être social Canada Administration de la recherche Programmes de recherche extra-muros Ottawa (Ontario) K1A 1B4 (613) 954-8543 SOCIÉTÉ ROYALE DU CANADA • Bourse Sir Arthur Sims Bourse attribuée à un diplômé d’université canadienne, qui est sujet britannique, pour un travail méritoire et prometteur dans les humanités, les sciences sociales et les sciences naturelles.Renseignements : Société Royale du Canada Comité de la Bourse Sir Arthur Sims 344, rue Wellington Bureau 3006 Ottawa (Ontario) K1A0N4 (613) 992-3468 INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 39 16-18 novembre Nouvelles utilisations du lait, colloque organisé par le Groupe de recherche en science et technologie du lait, à l’hôtel Loews Le Concorde, à Québec.Renseignements : Sylvie Morin Coordonnatrice Colloque Groupe STELA (418) 656-5982 21-22 novembre 11e Symposium international sur le traitement des eaux usées, organisé par l’Association québécoise des techniques de l’eau, à l’hôtel Méridien, à Montréal.Renseignements : Diane L’Écuyer AQTE (514) 874-0902 23 novembre La distance est-elle encore importante?Le développement des activités culturelles, déjeuner-séminaire organisé par l’INRS-Urbanisation en collaboration avec la Ville de Montréal, à l’INRS-Urbanisa-tion, à Montréal.Renseignements : Louise Gaulin (514) 499-4002 23-25 novembre 6 e congrès annuel : L’ordinateur et l’éducation, organisé par les services de congrès GEMS sous l’égide de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université McGill, à l’hôtel Le Reine Elizabeth, à Montréal.Renseignements : Secrétariat du Congrès Les services de congrès GEMS (514) 485-0855 24 novembre Echange interculturel sur l’avortement, organisé par le Centre interculturel Moncha-nin, à Montréal.Renseignements : Evelyn Lindhorst Communications Centre interculturel Monchanin (514) 288-7229 28-30 novembre 15 e Atelier sur la toxicité aquatique, organisé par Environnement Canada, à l’hôtel Delta, à Montréal.Renseignements : André Champoux Direction du développement technologique et des services techniques Environnement Canada (819) 953-1199 30 novembre-2 décembre Franchir l’adolescence.un problème d’adulte ?, organisé par Les services de congrès GEMS, sous l’égide du Mont Saint-Antoine, au Grand Hôtel, à Montréal.Renseignements : Secrétariat du congrès Les services de congrès GEMS (514) 485-0855 DÉCEMBRE 1988 6 décembre Réglementation de la biotechnologie, 2e congrès annuel de l’Association canadienne de l’industrie de la bio- technologie, à l’hôtel Hilton international, à Toronto.Renseignements : Association canadienne de l’industrie de la biotechnologie (514) 496-6341 7 décembre Le développement industriel : un défi, déjeuner-séminaire organisé par l’INRS-Urbanisation en collaboration avec la Ville de Montréal, à l’INRS-Urbanisation, à Montréal.Renseignements : Louise Gaulin (514) 499-4002 7-8 décembre 4e Conférence de biotechnologie industrielle, organisée par le Conseil national de recherches du Canada, à l’hôtel Hilton international, à Toronto.Renseignements : Laurier Forget Bureau du service des conférences Conseil national de recherches du Canada (613) 993-9009 8-9 décembre 11e Session d’étude sur les techniques de sautage, organisée par la Société d’énergie explosive du Québec en collaboration avec le Département de mines et métallurgie de l’Université Laval, à l’Université Laval, à Québec.Renseignements : Louise Blais Leroux (418) 651-9577 Pierre Dorval (418) 643-8577 DÉCOUVREZ .DOCUMENTEZ .DIFFUSEZ .INSTANTANÉMENT! Avec les systèmes professionnels Polaroid, la prise d’images est instantanée et impressionnante.Photo Service Limitée a les professionnels pour rendre votre travail facile.tflîoio ^Service Occ (514) 849-2291 L jmm INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES CULTURE, SIGNES, CRITIQUE, sous la direction de Josiane Boulad-Ayoub, Département de philosophie de l’UQAM, collection « Symbolique et idéologie », n° S16, 1988, 110 pages, 8$, ISBN 2-920884-10-7.REPENSER LES SOLIDARITÉS ÉTATIQUES, sous la direction de Pierre Hamel, Hélène Manseau et Guy Saez, Revue internationale d’action communautaire, n° 19-59, Editions Saint-Martin, 1988, 216 pages, 10 $, ISBN 0707-9699.repenser les solidarités étatiques K\ 41; mml Revue inlarntionalê ci CommimCf Otveiopimni International Review < Ce numéro traite de la nouvelle manière dont l’État et les groupes de la société civile abordent la question des solidarités collectives et interviennent dans la gestion des politiques sociales.L’HISTOIRE GÉNÉRALE DU CANADA, sous la direction de Craig Brown, Éditions du Boréal, 1988, 688 pages, 47,95 $, ISBN 2-89052-249-0.DE L’ANNONCIATION À MONTRÉAL, HISTOIRE DE LA FOLIE DANS LA COMMUNAUTÉ 1962-1987, par Henri Dorvil, Éditions Émile-Nelligan, 1988, 280 pages, 20 $, ISBN 2-920217-25-9.Cet ouvrage analyse les interactions entre les malades mentaux et les habitants de quatre milieux socio-culturels différents, qui ont accepté de vivre avec la folie.LES QUÉBÉCOIS, ENTRE L’ÉTAT ET L’ENTREPRISE, par Jean Mercier, Éditions de l’Hexagone, collection « Politique et société », 1988, 212 pages, 17,95 $, ISBN 2-890006-07-0.L’auteur analyse dans ce livre les attitudes et les comportements administratifs des Québécois, propose des réformes à apporter dans la gestion des secteurs publics et privé, s’interroge sur la portée des restrictions budgétaires et analyse l’impact, dans les années 80, de l’exposition des médias et du développement de l’informatique.BAIE JAMES ET NORD QUÉBÉCOIS : DIX ANS APRÈS, sous la direction de Sylvie Vincent et Garry Bowers, Recherches amérindiennes au Québec, 1988, 308 pages, 25$, ISBN 2-920366-07-6.Actes du Forum sur la Convention de la baie James et du Nord québécois : dix ans après.LES SAINTS MARTYRS CANADIENS, par Guy Laflèche, Éditions du Singulier ltée, 1988, 400 pages, 30 $, ISBN 2-920580-01-9.ALTERNATIVES AU DÉVELOPPEMENT : approches interculturelles du développement et de la coopération internationale, sous la direction de Robert Vachon, Centre interculturel Monchanin, 1988, 372 pages, 25$, ISBN 0-920719-08-2.Ce livre ne traite pas seulement d’alternatives aux abus du développement ou au développement industriel lui-même et à son système, mais à l’idéologie d’autono- mie, de souveraineté et de maîtrise de sa destinée au cœur de tout développement.INFORMATIQUE VIVRE AVEC L’ORDINATEUR : les usagers de la micro-informatique, sous la direction de Serge Proulx, Éditions G.Vermette, 1988, 168 pages, 19,95 $, ISBN 2-290-653-46-6.Cet ouvrage explique les différentes démarches de formation qu’empruntent les usagers de la micro-informatique qui ne sont pas des « informaticiens diplômés ».PC-DOS, MS-DOS 3.3, MANUEL D’APPRENTISSAGE, DE RÉFÉRENCE ET D’EXEMPLES, par Stanley Aléong, Éditions G.Vermette, 1988, 308 pages, 26,95 $, ISBN 2-92065349-0.VIVRE L’INFORMATIQUE, par Yves Lasfargue, Éditions G.Vermette, 1988, 184 pages, 32,95 $, ISBN 2-920653-53-9.Ce livre expose, sous une forme très pédagogique, tout ce qu’un gestionnaire doit connaître de la technologie informatique et bureautique.DIVERS NOS CHOIX DE SOCIÉTÉ ET LA RECHERCHE COMPTABLE : perspectives d'avenir, sous la direction de Yves-Aubert Côté, Chaire des sciences comptables, École des hautes études commerciales, 1988, 70 pages, 7,50 $, ISBN 2-9800826-1-9.MODÈLES ET MÉTHODES D’ANALYSE DE L’ACCIDENT DU TRAVAIL : de l’organisation du travail aux stratégies de prévention, par Lucie Laflamme, Éditions SyGeSa, 1988, 152 pages, 12 $, ISBN 2-921085-00-3.Les modèles et méthodes d’analyse de l’accident les plus fréquemment cités sont d’abord présentés et discutés.Une grille d’analyse-synthèse à quatre niveaux est ensuite proposée. INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 Conformément aux exigences prescrites en matière d’immigration au Canada, la priorité sera accordée, pour ces emplois, aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.Ces postes sont ouverts aux femmes ainsi qu’aux hommes.HÔPITAL DE MONTREAL POUR ENFANTS BIOCHIMISTE MÉDICAL L’Hôpital de Montréal pour enfants est à la recherche d’un biochimiste médical pour l’adjoindre à son équipe professionnelle du laboratoire de biochimie clinique.Exigences : compétences dans l’enseignement en milieu clinique ou scolaire.Intérêt et expérience dans la recherche et ce, à un niveau permettant une nomination à un poste universitaire.Avoir réussi l’examen spécialisé du Royal College ou de la Corporation professionnelle des médecins du Québec.Faire parvenir un curriculum vitae accompagné de preuves de votre expérience dans l’enseignement et de descriptions de vos centres d’intérêt en recherche, en plus du nom de deux personnes pouvant fournir des références, à : Susan Tange Directrice Biochimie clinique Hôpital de Montréal pour enfants 2300, rue Tupper Montréal (Québec) H3H 1P3 w v!ŸXllv'','X' CHERCHEURS RECHERCHES UNIVERSITÉ DE MONTREAL DÉPARTEMENT D'INFORMATIQUE ET DE RECHERCHE OPÉRATIONNELLE PROFESSEURS Dans le cadre de son plan d’expansion, le département sollicite des candidatures pour des postes de professeurs en informatique.Le département souhaite que les intérêts de recherche des candidats correspondent aux domaines suivants : architecture des ordinateurs et VLSI, robotique-vision-temps réel, informatique de gestion, génie logiciel, téléinformatique, télématique, parallélisme, génération d’images-animation par ordinateur.Fonctions : enseignement de l’informatique aux trois cycles (B.Sc., M.Sc., Ph.D.) ; recherche; direction d’étudiants diplômés.Exigences : doctorat en informatique ou dans un domaine connexe.Traitement : selon la convention collective.Faire parvenir son curriculum vitae ainsi que les noms de trois personnes pouvant fournir des références avant le 30 novembre 1988 à : François Lustman Directeur Département d’informatique et de recherche opérationnelle Université de Montréal C.P.6128, Suce.A Montréal (Québec) H3C 3J7 UNIVERSITÉ DU QUEBEC A MONTRÉAL DÉPARTEMENT DES SCIENCES JURIDIQUES PROFESSEUR RÉGULIER Droit privé : droit des biens, des sûretés, droit civil et statutaire immobilier, droit judiciaire et de la preuve.PROFESSEUR RÉGULIER Méthodologie et fondements du droit.PROFESSEUR SUBSTITUT Droit commercial : droit de l’entreprise et des transactions commerciales.PROFESSEUR INVITÉ Droit social.Fonctions et cadre de travail : enseignement, recherche et service à la communauté.Date d’entrée en fonction : 1er janvier 1989 Exigences : doctorat ou maîtrise et titre professionnel ; expérience reconnue dans le domaine ; aptitude à œuvrer au niveau de la maîtrise ; capacité à gérer des activités de recherche ; engagement à compléter des études doctorales pour les postes réguliers.Traitement : selon la convention collective SPUQ-UQAM.Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum vitae en français, daté et signé avant le 7 novembre 1988, 12 h 00 à : André Riendeau Directeur Département des sciences juridiques Université du Québec à Montréal DÉPARTEMENT DE COMMUNICATIONS PROFESSEUR RÉGULIER Technologie des productions médiatiques.Fonctions et cadre de travail : enseignement aux programmes de 1er et 2 e cycles en médiatique, technologie et médias de communication ainsi qu’en histoire et anthropologie des techniques en communication ; encadrement des travaux de mémoire et de thèses ; développement de programmes de recherche des nouvelles technologies ainsi que de l’histoire et anthropologie des techniques de communication.Date d’entrée en fonction : 1er juin 1989 Exigences : doctorat en communications ; compétence en informatique avec connaissances appropriées en intelligence artificielle.Traitement : selon la convention collective SPUQ-UQAM.PROFESSEUR RÉGULIER Théories des communications.Fonctions et cadre de travail : enseignement aux programmes des trois cycles dans le domaine des théories des communications et enseignement plus spécifique en communications et développement ; recherche ; service à la communauté.Date d’entrée en fonction : 1er juin 1989 Exigences : doctorat en communications ; expérience de recherche ou d’intervention dans les domaines de développement suivants : communication et développement, médias, systèmes de communications et transferts technologiques.Traitement : selon la convention collective SPUQ-UQAM.Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum wm vitae en français, daté et signé avant le 15 décembre 1988, 17 h 00, à : Enrico Carontini Directeur Département de communications Université du Québec à Montréal DÉPARTEMENT DE CHIMIE PROFESSEUR RÉGULIER Biochimie.Fonctions et cadre de travail : enseignement aux programmes des 1er et 2 e cycles ; développement de programmes et direction des travaux d’étudiants ; services à la communauté.Date d’entrée en fonction : 1er juin 1989 Exigences : doctorat en biochimie ou dans une discipline connexe ; expérience reconnue dans le domaine de la fonction des protéines ou des acides nucléiques.Traitement : selon la convention collective SPUQ-UQAM.Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum vitae en français, daté et signé avant le 1er février 1989 à : Daniel Vocelle Directeur Département de chimie Université du Québec à Montréal C.P.8888, Suce.A Montréal (Québec) H3C 3P8 42 INTERFACE / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 CENTRE CANADIEN D'ETUDES ET DE COOPERATION INTERNATIONALE Le Programme de coopération volontaire du Centre canadien d’études et de coopération internationale (CECI), organisme à but non lucratif, cherche à combler les postes suivants et à renouveler sa banque de candidats : Adjoints administratifs pour les bureaux du CECI (Comores, Burundi) Adjoint technique, ingénieur rural pour des études de faisabilité dans le domaine agricole et agro-alimentaire (Gabon) Administrateur comptable (Pérou) Agronomes et techniciens agricoles (Comores, Côte d’ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Haïti, Zaïre) Animatrice-formatrice pour mettre en œuvre une stratégie de formation adaptée à une population rurale (Guinée-Conakry, Haïti) Apiculteurs, production et commercialisation (Guinée-Bissau) Botaniste, conseiller en plantes médicinales (Sénégal) Conseillers pédagogiques pour le primaire, secondaire, collégial (Cap-Vert, Guinée-Conakry) Economistes ou agro-économistes (Pérou) Entomologie, enseignement universitaire (Guinée-Conakry) Foresterie, ingénieurs et techniciens (Burkina-Faso, Guinée-Bissau) Formateurs en plomberie et électricité du bâtiment (Guinée-Conakry) Gestionnaires de PME et coopératives (Côte d’ivoire, Bolivie, Burkina-Faso, Burundi) Infirmiers, santé communautaire (Afrique, Amérique latine, Gabon) Ingénieurs et techniciens, génie civil (rural), construction de digues, enseignement des techniques du bâtiment, mécanique des sols, hydraulique urbaine (Guinée-Conakry, Burkina-Faso, Cap-Vert, Comores) Informaticiens de gestion et programmeurs-analystes (Burkina-Faso, Burundi) Linguistique, enseignement universitaire et recherche (Puno, Pérou) Nutritionnistes (Afrique, Amérique latine) Professeurs, didactique du français, mathématiques, physique, chimie (Gabon, Guinée-Conakry, Comores) Professeur en développement rural (Université de Puno, Pérou) Sociologue administrateur (Burkina-Faso) Urbaniste (Pérou) Exigences : expérience pertinente de deux années dans le domaine Conditions : une allocation non imposable de 8 000 à 10 000 dollars canadiens nets par année, en plus de celle pour chaque personne à charge.Logement meublé fourni.Assurances et prime de retour.Les contrats sont de deux ans et précédés d’une formation pré-départ.Prière de faire parvenir un curriculum vitae en mentionnant sur l’enveloppe le poste désiré à : CECI Renseignements : Banque de candidats Montréal : Sylvie Charron (514) 875-9911 180, rue Sainte-Catherine Est Québec : Lise B.Asselin (418) 681-2030 Montréal (Québec) H2X 1K9 INSTITUT DE RECHERCHE EN SANTÉ ET EN SÉCURITÉ DU TRAVAIL DU QUÉBEC PROFESSIONNEL CHERCHEUR Spécialiste en chimie des procédés (contrôle des procédés).Fonctions : sous l’autorité du directeur du programme Soutien analytique, il élabore, coordonne et réalise des projets de recherche et développement dans le domaine des procédés de fabrication ou de transformation chimique et physique dans l’industrie.Il réalise ses travaux de recherche afin de modifier ou améliorer les procédés ou méthodes de fabrication dans le but de réduire au maximum l’ex- position des travailleurs dans ces industries (chimie, métal, première transformation des métaux, transport, etc.).Exigences : détenir un diplôme universitaire de 2 e ou 3 e cycle en génie chimique ou de 3 e cycle en chimie (industrielle ou de procédés) ; avoir conçu divers projets de recherche et les avoir menés à terme, et réalisé des publications ou des travaux reliés au champ d’activité ; au moins cinq années d’expérience en recherche appliquée dans un laboratoire de recherche ou dans une entreprise d’envergure, dans le domaine des procédés chimiques et physiques industriels.Traitement : selon les qualifications et l’expérience.Faire parvenir un curriculum vitae, en indiquant le numéro de concours 88-028 avant le 16 décembre 1988 à : Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec Service de la gestion du personnel 505, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3C2 ÉCOLE POLYTECHNIQUE DÉPARTEMENT DE GÉNIE CHIMIQUE PROFESSEUR Fonctions : le candidat sera appelé à concevoir des cours dans le domaine de la combustion tant au premier cycle qu’aux cycles supérieurs.Il devra aussi participer à l’enseignement des matières suivantes : procédés de séparation, phénomènes d’échanges et chimie de l’ingénieur.Le candidat devra mener des travaux de recherche de pointe en combustion submergée, en particulier concernant le transfert thermique et massique.De plus, il devra encadrer des étudiants à la maîtrise et au doctorat.Date d’entrée en fonction : 1er janvier 1989 Exigences : détenir un doctorat en génie chimique et faire la preuve de sa capacité à mener un solide programme de recherche dans le domaine identifié plus haut.La préférence sera accordée à la personne qui possède une expé- rience industrielle.Elle devra en outre démontrer des qualités pédagogiques excellentes pour l’enseignement à de grands groupes.Une connaissance parfaite du français parlé et écrit est exigée.Traitement : selon les normés en vigueur à l’École polytechnique.Faire parvenir un curriculum vitae accompagné des noms de trois répondants, avant le 15 novembre 1988, au : Directeur Concours GC-88-01 Département de génie chimique École polytechnique de C.P.6079, Suce.A Montréal (Québec) H3C 3A7 DÉPARTEMENT DE GÉNIE ÉLECTRIQUE PROFESSEUR Le candidat choisi jouera un rôle de premier plan dans des activités de recherche et d’enseignement automatique.Exigences : posséder un doctorat en génie électrique avec spécialisation en automatique ou dans un domaine connexe.Une préférence sera accordée aux candidats expérimentés en théorie et pratique des systèmes de commande, commande numérique en temps réel, optimisation ou robotique.Faire parvenir un curriculum vitae avant le 16 décembre 1988 à : Jean-Louis Houle Directeur Département de génie électrique École polytechnique de Montréal C.P.6079, Suce.A Montréal (Québec) H3C 3A7 mg*-c'nq 3SS@S» C-JWPD CONSEg Karen Messing r*si .rssw.3
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