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Titre :
Interface : la revue de l'ACFAS
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1984-2000
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'ACFAS
  • Successeur :
  • Découvrir (Montréal, Québec)
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Interface : la revue de l'ACFAS, 1990-09, Collections de BAnQ.

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4,50$ VOLUME 11, NUMERO 5 LA REVUE DE LA RECHERCHE SEPTEMBRE-OCTOBRE 1990 PER A-522 EX.2 NTERFACE Études féministes : le secret le mieux gardé des universités canadiennes La genèse du créole haïtien Deux décennies de recherche et d’enseignement sur les femmes Les femmes et l’excellence ¦ Des boucliers pour les satellites ¦ Le paraquat, un herbicide plus dangereux que prévu ¦ Un enrobage naturel pour des fruits de meilleure qualité ¦ Du papier recyclé plus blanc que blanc ¦ Un modèle neuronal fort intelligent S Si 9 IlUacb 486UÜ3 Face à face Cinq figures de la recherche féministe 977082648600505 MAISON ET BUREAU: RECONCILIER LES DEUX AGENDAS Malgré la diminution des heures de travail, l'amélioration des droits entourant la grossesse et les développements technologiques, les travailleuses et travailleurs québécois courent de plus en plus après leur temps.Pour réussir à bouder les fins de mois, ou pour améliorer leur sort, de plus en plus les deux conjoints travaillent à l'extérieur du foyer.Trois fonctionnaires sur cinq vivent dans un foyer où les deux conjoints travaillent.En 1984, seulement deux sur cinq partageaient cette situation.Mais on a souvent l'impression que le simple maintien du niveau de revenu doit passer par une détérioration de la qualité de vie.Beau paradoxe ! Pour s'ajuster à cette nouvelle réalité sociale, chacun doit y mettre du sien, si on ne veut pas que seuls les parents, et la plupart du temps les femmes, doivent avoir recours au «système D», pour réussir ce délicat équilibre entre responsabilités professionnelles et domestiques.Cette préoccupation des syndicats n'est pas nouvelle, mais elle doit s'intensifier.Nous sommes déjà intervenus, par le biais des conventions collectives, pour négocier des droits entourant la grossesse, des horaires plus flexibles pour satisfaire un éventail de besoins, des statuts d'emploi moins précaires, et la durée de travail.Seulement 50% de la main d'œuvre québécoise jouit d'une certaine sécurité d'emploi.Tout récemment nous avons notamment fait valoir en Commission parlementaire, de concert avec les femmes de la CEQ, du SPGQ, de la FIIQ et de la CSD qu'un revenu stable et décent était une condition essentielle au choix d'une vie familiale, et que la semaine régulière de travail, prescrite par les normes du travail, devrait être réduite, le temps supplémentaire obligatoire aboli, et la période de vacances portée à quatre semaines.La société québécoise doit donner à ses travailleurs et travailleuses des conditions adéquates pour avoir des enfants, notamment par un programme complet de remplacement de revenu.Le problème de la dé- natalité touche tout le monde ! Les employeurs pour leur part doivent se rendre compte qu'il y va de leur intérêt individuel et collectif de permettre des conditions de vie acceptables à leur personnel.On se contente souvent de donner suite à des demandes qui ne coûtent rien: la semaine comprimée, par exemple, qui, avec ses journées plus longues, pose des casse-tête aux parents.De toute façon, si l'auto a besoin de revision, ou si fiston s’est cassé une dent, un des deux parents ne sera pas au travail pendant un certain temps.Pourquoi ne pas accepter de reconnaître et d'encadrer ces situations ?Les garderies en milieu de travail, accueillant aussi les enfants du quartier, constituent un autre élément de solution.Si nous avons, comme société, bénéficié à une époque d'une certaine avance au chapitre des droits parentaux, ce n’est plus le cas, et nous devrons actualiser ces prescriptions.Comme organisation syndicale, nous avons compris depuis longtemps l'importance de ce défi et nous sommes heureux de participer à le relever avec l'ensemble des intervenants sociaux. M M INTERFACE SEPTEMBRE • OCTOBRE 1990 ENTREVUE FACE À FACE ARTICLES CINQ FIGURES DE LA RECHERCHE FÉMINISTE Claire Chabot 10 ÉTUDES FÉMINISTES : LE SECRET LE MIEUX GARDÉ DES UNIVERSITÉS CANADIENNES Louise Vandelac 22 LA GENÈSE DU CRÉOLE HAÏTIEN Claire Lefebvre 27 CHRONIQUES ÉDITORIAL DEUX DÉCENNIES DE RECHERCHE ET D’ENSEIGNEMENT SUR LES FEMMES Marie Lavigne 5 MODEM LES FEMMES ET L’EXCELLENCE • SOIS MÂLE ET TAIS-TOI ! Karen Messing • LES CHARGÉS DE COURS : LÀ AUSSI, LES FEMMES PAYENT Denise Beaudry • UNE REMISE EN QUESTION NÉCESSAIRE Marie-Andrée Doran 34 SCIENCECLIPS • DES BOUCLIERS POUR LES SATELLITES • LE PARAQUAT, UN HERBICIDE PLUS DANGEREUX QUE PRÉVU • UN ENROBAGE NATUREL POUR DES FRUITS DE MEILLEURE QUALITÉ • DU PAPIER RECYCLÉ PLUS BLANC QUE BLANC • UN MODÈLE NEURONAL FORT INTELLIGENT 40 TRANSFERTS Louise Desautels 50 SPÉCIAL ACFAS UNE ENTREVUE AVEC LE NOUVEAU PRÉSIDENT DE L’ACFAS : RÉAL L’ARCHEVÊQUE Marie Chalouh 7 SCIENCE-INTER Sophie Malavoy 51 BOURSES ET PRIX Michèle Blais 57 À SUIVRE Michèle Blais 62 SOURCES Michèle Blais 65 CHERCHEURS RECHERCHÉS Michèle Blais 73 INTERFACE Revue bimestrielle sans but lucratif.INTERFACE est publiée à l’intention de la communauté scientifique par l'Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas), avec l'aide du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science ainsi que du Fonds FCAR.Note : le genre masculin est utilisé dans INTERFACE au sens neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.Directrice générale de P Acfas : Danielle Ros Rédactrice en chef : Sophie Malavoy Adjointe administrative : Michèle Blais Comité de rédaction : Thérèse Bouffard-Bouchard, Jean Hamann, Laurent Lewis et Denise Pelletier Direction artistique : Mathilde Hébert, Annie Pencrech Typographie : Composition Solidaire inc.Révision linguistique : Hélène Lame.Marie Chalouh Publicité : Yves Ouellette, SOCREP, 3995, me Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H1W 2G7, (514) 522-1304, FAX: (514) 522-1761 Couverture : Hono Lulu Les articles d INTERFACE peuvent être reproduits sans autorisation à condition que l'origine en soit mentionnée.Pour toute demande de renseignements, s'adresser à F Acfas, 2730, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Québec) H3T 1B7, (514) 342-1411, FAX : (514) 342-9552.La revue INTERFACE est répertoriée dans Point de repère.Courrier de deuxième classe, enregistrement n° 6489.2 septembre 1990 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, troisième trimestre 1990, ISSN : 08264864 ¦ Les Femmes Chercheuses UNE PRÉSENCE RECHERCHÉE x; La société a besoin d'une main-d'oeuvre hautement qualifiée.Le Bureau de la condition féminine du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science favorise une participation croissante des femmes dans toutes les disciplines scientifiques.C'est une question d'avenir! r* Quebec Gouvernement du Quebec Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science Bureau de la condition féminine a ?a a ËD ITORI AL DEUX DECENNIES DE RECHERCHE ET D'ENSEIGNEMENT SUR LES FEMMES PAR MARIE LAVIGNE Il y a maintenant près de vingt ans, en 1972, se tenait, à la toute jeune Université du Québec à Montréal (UQAM), un événement assez inusité en milieu universitaire.Plusieurs professeures, avec la collaboration de chargées de cours, venaient de mettre au point un cours multidisciplinaire sur la situation des femmes.Fait encore plus inusité, ces chargées de cours étaient payées à même le salaire des professeures régulières qui, pour mener l’expérience à terme, avaient accepté une diminution de salaire ! L’idée d’un tel cours était fortement liée à la critique du savoir issue du nouveau mouvement féministe dans l’ensemble de l’Occident.Non seulement les femmes se rendaient compte qu’elles vivaient dans un monde pensé pour et par des hommes, mais elles décidaient de questionner des savoirs fondés presque exclusivement sur l’expérience des hommes.Ce cours, qui déboucha sur un leach-in auquel participèrent plus de 200 personnes, constituait en quelque sorte le lancement des études sur les femmes en milieu francophone : études féministes, études sur la condition féminine, études sur les femmes, études sur les rapports entre les sexes, recherche non sexiste, etc.La variété des appellations reflète à la fois l’évolution et le pluralisme des approches.Dans l’ensemble, cependant, une trame commune : le besoin de produire des savoirs intégrant et traduisant l’existence des femmes en tant que sujets.Études descriptives et analytiques venaient combler les lacunes du savoir : systématiquement, on se mit à comparer femmes et hommes et à scruter leurs différences à la loupe.L’apport majeur de cette période de recherche ?Une connaissance plus appropriée et davantage scientifique de la réalité, d’où le constat que l’être humain masculin ne pouvait plus prétendre au titre de référent universel.Toute recherche à prétention scientifique se devait dès lors de cemer la différence entre les femmes et les hommes.Rapidement, cependant, les recherches sur les femmes ont dépassé ce processus d’accumulation de nouvelles connaissances.Aujourd’hui, on interroge les cadres conceptuels qui se révèlent souvent inadéquats ou occultent la réalité des femmes ; par exemple, pourquoi le travail domestique est-il considéré comme du non-travail ?On déborde des cloisons disciplinaires, peu procices à l’étude de certains phénonènes transdisciplinaires.Enfin, on sort de l’université : des initiatives originales de collaboration avec les syndicats en vue de la mise sur pied de recherches féministes par divers instituts de recherches, groupes de femmes, organismes gouvernementaux ou ministères génèrent une production variée et de nouveaux questionnements.Parallèlement à la recherche, l’enseignement dans ce domaine connaît depuis une vingtaine d’années un développement considérable.Ainsi, on dénombre, d’après une enquête, près d’un millier de professeurs en études féministes au Canada '.Le Répertoire de tous les cours femmes, féminismes et rapports de sexes offerts par 13 universités francophones au Canada recense environ 200 cours et on évalue que quelques milliers d’étudiantes et étudiants s’y inscrivent annuellement2.Par ailleurs, les universitaires ont aussi mis sur pied des lieux et réseaux d’appartenance sur des bases à la fois disciplinaires et interdisciplinaires.Certains regroupements, tel l’Institut canadien de recherches sur les femmes (1976), font la promotion des études féministes à l’échelle pancanadienne.Dans la plupart des universités, on a vu se former des groupes ou des centres interdisciplinaires de recherche, d’études ou d’enseignement sur les femmes, dont certains publient régulièrement leurs résultats.L’Université Laval et l’Université d’Ottawa ont bénéficié de subventions spéciales du Secrétariat d’État fédéral pour instaurer des chaires d’études sur la condition des femmes.Des revues d’études féministes paraissent à intervalles réguliers ; mentionnons Documentation féministe (1972), Atlantis, revue d’études sur les femmes (1975) et Recherches féministes (1988), les deux premières étant bilingues et la dernière essentiellement française.Enfin, les études féministes sont ponctuées d’événements charnières : en 1979 a lieu à l’UQAM un colloque interdisciplinaire sur la recherche ; en 1985 se tient à l’Université Laval le colloque « Approches et méthodes de la recherche féministe » ; en 1989, on voit naître au sein de l’Acfas la section Études féministes.Bref, un mouvement que certains (certaines ?) s’empressent de qualifier d’institutionnalisation ! Peut-être serait-il plus sage de parler d’un dynamisme assez exceptionnel des chercheuses qui y sont engagées et d’un début de reconnaissance de la part d’une certaine partie de la communauté universitaire.Cependant, des questions demeurent.Pourquoi y a-t-il aujourd’hui proportionnellement moins de femmes professeures à l’Université de Montréal qu’il y a dix ans ?Pourquoi plus de 90 p.cent des cours sur les femmes se donnent-ils dans les départements de sciences sociales ou humaines, ou de lettres, et si peu dans les secteurs des sciences de la santé, des sciences pures ou de l’administration ?Pourquoi écrit-on tant de livres et d’articles où l’imposante production des dernières années sur les femmes est ignorée ?Pourquoi donc une telle résistance ?Sur ce dernier point, l’historienne Micheline Dumont s’exprimait récemment en ces termes : « Nous sommes ici conffonté-e-s au grand défi que pose la pratique de l’histoire des femmes.Car comment introduire l’expérience des femmes sans déranger les grandes interprétations historiques ?[.] L’histoire des femmes n’est ni une section de l’histoire ni en 5 INTERFACE SEPTEMBRE • OCTOBRE 1990 Marie Lavigne est historienne et présidente du Conseil du statut de la femme. 6 INTERFACE SEPTEMBRE • OCTOBRE 1990 ¦¦¦¦¦I jBjHBfjfl Grandir au Québec.Nous y croyions en 1911.Nous y croyons aujourd’hui 1 lous sommes ici depuis 1911.Aujourd hui, notre équipe compte quelque 2 500 employés.A Montréal.A Bromont.Ailleurs au Québec.Et nous serons là demain.Ensemble.Au nom du progrès.IBM
de

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