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Titre :
Interface : la revue de l'ACFAS
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1984-2000
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'ACFAS
  • Successeur :
  • Découvrir (Montréal, Québec)
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Interface : la revue de l'ACFAS, 1995-09, Collections de BAnQ.

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||J0$pPf^*Dru n s ®le>s* J avais envie aises et d^gyoyer monrS» Mmtoq en traï^v«eux^avec i première ^u»*j vach ,fous ceux ' te je suiaielquju’on riait tes 5 0$ CINQ LA REVUE DE LA RECHERCHE • •• standard Des machines moléculaires à remonter dans le temps «L’enseignant, l’enseignement.saurons-nous un jour les évaluer?«Camille Limoges, tout l’art de la controverse Association canadienne-française pour l'avancement des sciences, adresse de retour: 425, Montréal (Québec) H2L 2M7 Envoi de publication - Enregistrement n° 6489 ue De La Gauchetière Est 01001026651805 Nadine, la fille-pretzel Veuillez m'abonner au(x) magazine(s) suivant(s) pour un an Q Les Débrouillards (28,43 $) 10 nos Q Québec Science (37,60 $) 10 nos Q Info-Tech (31,13 $) 11 nos ?Franc-Vert (23,93 $) 6 nos Q Forêt & Conservation (27,35 $) 6 nos Q Interface (41,02 $ étudiants : 20,51 $) 5 nos Q Quatre-Temps (28 $) 4 nos ?Québec Oiseaux (16 $) 4 nos Q Astronomie-Québec (32 $) 6 nos Q Spectre (27,35 $) 5 nos Prénom Adresse Province Code postal_________________________________Tél.:________________________________ Faites votre(vos) chèque(s) à l’ordre du(des) magazine(s) choisi(s) et postez-le(les) à Agence Science-Presse, 3995, Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1W 2G7 (SVP, un chèque par abonnement).Toutes taxes incluses.Pour en savoir plus Science L'événement spatial de LOG1E la décennie Les agents intelligents des microvalets sur le Net Info-Tech Le magazine de l'informatique et de la technologie au service des utilisateurs et des décideurs québécois.Les Débrouillards Reportages illustrés, B.D., expériences, jeux.Drôlement scientifique! Pour les 9-14 ans.Québec-Science Vivement la déréglementation I WINDOWS 95 : décevant.***K INTERFACE dans les marges de la science Sylvlcullora fconomla lorsitlere Ut Brands projel* U "fortstlqai” Mécanisation tulle biologique .f colonie loraatlflBb.v LES JARDINS y FÛURIS i flétan noir « épidémie.x «Vii'.fJW» „ ’JStSSOSmSSmà Interface Pour découvrir la science et réfléchir sur ses enjeux.L'abonnement inclut le bottin de la recherche.Quatre-Temps touche la botanique, l'horticulture, les sciences de la nature et de l'environnement.Franc-Vert Découvrez la nature et l'environnement.en beauté! Forêt & Conservation Pour se brancher sur la forêt québécoise Le magazine québécois du ciel et de l'espace ASTRONOMIC 'iseaux ¦ - .'P ï XV ''b»" ifr»,-.c4 Québec Oiseaux Pour tout connaître sur nos oiseaux.Astronomie-Québec le magazine qui vous amène d'une étoile à l'autre.Spectre Pour l'avancement de l'enseignement des sciences au Québec.abonnez-vous! ii/nrikfc i .wiw | ? VOLUME SEIZ 5 COMMENTAIRE ÉDITION SAVANTE OU ÉDITION ÉLECTRONIQUE: LE COMBAT DES CHEFS Jean-Claude Guédon 62 TRANSFERTS 64 SCIENCEMONDE UNE NOUVELLE VOCATION POUR LE CRDI ?André Lachance 66 INTERNET 68 SCIENCE-INTER 69 CHERCHEURS RECHERCHÉS 70 SOURCES 73 À SUIVRE E • NUMÉRO CINQ • SEPTEMBRE-OCTOBRE 1995 SOMMAIRE *5 P SCIENCECLIPS FACE À FACE 8 'out l’art de la controverse Josée Boileau On peut provoquer des controverses, les alimenter, les fuir.On peut aussi, comme Camille Limoges, les étudier.L’objectif?Mieux comprendre comment, au travers des débats et des prises de décisions qui entourent les polémiques, les savoirs se construisent.l“ÇR E C ÎH %" 52 TROIS UNIVERSITÉS COLLABORENT AU DICTIONNAIRE BILINGUE CANADIEN 53 ÉNERGIE ÉOLIENNE: HYDRO-QUÉBEC REMET ÇA RECHERCHE 14 Pierre^Artel et HélÈne Cajolet-LaganiEre Les Québécois et Québécoises veulent de plus en plus une langue dans laquelle ils se reconnaissent et retrouvent leurs mots, leurs façons de vivre, leur environnement social, politique et institutionnel.Une langue à laquelle correspond enfin une norme, celle du français québécois standard.26 A VOYAGER DANS LE TEMPS Jean Bousquet Quand les longues séquences de nucléotides qui constituent l’ADN livrent leurs souvenirs, c’est toute l’histoire des organismes vivants, dont les plantes, que l’on peut retracer.Un voyage qui nous ramène loin, très loin, aux tout premiers moments de la vie sur Terre.55 L’HOMME QUI A VU L’ÉPINETTE QUI A VU LE CARIBOU 56 AURAIT-ON TROUVÉ LA MOLÉCULE DE LA SCHIZOPHRÉNIE?58 DES PAYSAGES URBAINS REPENSÉS 60 UNE MOMIE SOUS LES RAYONS X ENJEUX 44 L'ENSEIGNANT, L’ENSEIGNEMENT.Saurons-nous un jour les évaluer?Jacques Keable Partout, la qualité et la pertinence des résultats de l’évaluation des enseignants et des enseignements soulèvent bien des questions.D’où la nécessité d’évaluer.l’évaluation. a recherche est pour voi Université d’Ottawa University of Ottawa 1903 COMMENTAIRE Édition savante commerciale ou édition électronique: le combat des chefs Jean-Claude Guédon Les périodiques de recherche font face actuellement à deux tendances apparemment indépendantes, mais potentiellement convergentes.On assiste, d’un côté, à l’intervention toujours plus visible de grandes maisons d’édition internationales spécialisées, parmi lesquelles les maisons hollandaises Elsevier, Brill, Kluwer, Mouton, et d’autres encore, jouent un rôle de premier plan.D’un autre côté, l’édition électronique de revues savantes prend actuellement son essor, stimulée à la fois par l’effondrement des structures subventionnaires gouvernementales ainsi que les progrès incessants de l’informatique et des réseaux globaux.Cette dernière tendance peut profondément affecter la première, au point même de la renverser complètement.Mais elle peut tout aussi bien renforcer la position des grandes maisons d’édition.Les paris sont lancés.Le retrait progressif des subventions gouvernementales aux deux bouts de la chaîne de production et de distribution des revues savantes offre aux maisons d’édition commerciales la possibilité d’envahir ce marché aux caractéristiques inhabituelles.Prenons l’exemple de la compagnie hollandaise Elsevier.Depuis son rachat de tous les titres qui dépendaient auparavant de Pergamon Press, elle contrôle plus de 1100 revues savantes internationales, parmi les plus prestigieuses1.Autre exemple: elle a également racheté toutes les revues contrôlées par l’Institut national de recherches agronomiques de France.Dans quel but?Elsevier, comme bien d’autres maisons d’édition analogues, a très bien compris combien la quête d’autorité et de visibilité motivait les scientifiques.Il ne s’est plus agi, ensuite, que de traduire cette motivation en marché captif lucratif, un moyen qui passe par l’exploitation systématique de la notion de prestige dans l’édition savante.Pour ce faire, les maisons commerciales ont entrepris d’attirer dans leur giron les responsables de grandes revues internationales en offrant ce qu’elles appellent de la «valeur ajoutée», c’est-à-dire qu’elles prennent soin d’un ensemble de tâches qui, généralement, ennuient les chercheurs et chercheuses en charge des revues savantes: nettoyage stylistique, syntaxique et orthographique des textes, qualité typographique, impression, gestion efficace des abonnements et mise en marché.Bref, la rédactrice ou le rédacteur en chef d’une revue savante, appuyés par une grande maison d’édition internationale, disposent enfin des moyens de jouer à plein leur rôle de «gatekeeper» sans avoir à se charger aussi de questions de production et de distribution d’imprimés.De plus, en rejoignant une écurie de revues prestigieuses, ils font en quelque sorte partie d’un club d’élite.L’opération de type Elsevier fonctionne bien pour une série de raisons.D’abord, en se concentrant sur les revues les plus prestigieuses, ces maisons d’édition forcent les grandes bibliothèques de recherche à s’y abonner quel qu’en soit le coût, ou à peu près.Ensuite, l’auteur admis dans ce type de revue, même s’il a dû payer (mais à partir de sa subvention de recherche et non de sa poche) une somme assez lourde pour voir son article imprimé, est trop heureux de la visibilité acquise pour se plaindre du système.Seuls les bibliothécaires dénoncent, trop timidement d’ailleurs, une tendance : les abonnements des revues savantes, toutes origines confondues, ont augmenté de 140 p.cent en 10 ans, tandis que ceux des monographies ne progressaient que de 40 p.cent pendant la même période.Le tiers monde a également protesté, mais sa voix est encore moins entendue que celle des bibliothécaires.• CRISE FINANCIÈRE ET PUBLICATIONS SAVANTES • Cette tendance se serait tranquillement intensifiée si une nouvelle donnée n’était venue bouleverser tout le paysage de l’édition savante.Il s’agit, en l’occurrence, de la crise financière des gouvernements.La pression à la suite de graves réductions budgétaires les a forcés, un INTERFACE M C M XCV JEAN-CLAUDE GUÉDON EST PROFESSEUR AU DÉPARTEMENT DE LITTÉRATURE COMPARÉE À L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL. * peu partout, à revoir les politiques, parmi lesquelles celle de l’édition savante.Malheureusement, ce type d’édition ne constitue pour eux qu’un problème mineur, problème d’une élite de surcroît.Pour ces raisons, elle court tous les risques de se voir traiter hâtivement et superficiellement.En fait, les décisions prises, si elles ne sont pas bien pensées, peuvent facilement devenir absurdes.Si, pour des raisons d’économie, on diminue le soutien aux revues savantes, on peut être sûr de quelques conséquences.D’abord, les meilleures revues seront vendues à des maisons commerciales étrangères, et le coût d’abonnement pourrait facilement être multiplié par un facteur de cinq et plus.Ensuite, celles qui tenteront de survivre seules devront aussi augmenter leurs coûts d’abonnement d’un facteur d’au moins deux.Le reste va tout simplement disparaître.L’essentiel des revenus d’abonnement provient des bibliothèques, dont les budgets ne croissent plus.Celles-ci devront augmenter leur budget d’abonnement, probablement au détriment des monographies, ce qui ne les empêchera pas de devoir également réduire le nombre de leurs abonnements.Et dans la mesure où une revue canadienne se sera vendue à une maison d’édition étrangère, la bibliothèque canadienne correspondante devra payer en marks ou en guilders ce qu’elle achetait en dollars canadiens.Bonne nouvelle quand on pense à l’évolution du taux de change de notre dollar.L’absurde, c’est qu’à l’économie effectuée sur le plan des fonds publics en ce qui concerne la subvention des revues, correspond une dépense, parfois supérieure, pour acheter ces revues.Mais l’absurde peut demeurer invisible parce que la source de subvention des revues peut être le gouvernement fédéral ou une instance provinciale, tandis que la source du financement de la bibliothèque est une autre instance provinciale, ou même municipale.Seul le contribuable, qui paye toujours plus d’impôt, sait que les services diminuent et que la dette ne baisse pas, mais il ne comprend pas toujours pourquoi.• L'AVÈNEMENT DE L'ÉDITION ÉLECTRONIQUE • Bien que née largement en dehors de considérations économiques, l’édition électronique n’a commencé à être prise au sérieux que grâce à la crise financière, qui touche désormais la publication des revues savantes.À l’origine, les scientifiques se sont d’abord méfiés parce qu’ils n’y voyaient pas de possibilité de légitimation, bien au contraire.Puis ils ont eu tendance à considérer l’édition électronique comme un palliatif des carences de l’imprimé.Ainsi, en physique, parce qu’on déplorait la lenteur de l’imprimé — qui faisait obstacle aux besoins de communication entre les chercheurs et chercheuses —, le preprint était déjà devenu un fait accompli, et l’avènement des réseaux globaux comme Internet a permis de rationaliser cette pratique.Paul Ginsparg, chercheur à Los Alamos, a ainsi engendré une petite révolution en établissant un serveur de preprints qui dessert la communauté mondiale des physiciens et physiciennes.Ceux-ci peuvent ainsi aller chercher des articles acceptés par ailleurs pour publication, à peine 24 heures après l’acceptation de l’article par une revue donnée.Ce faisant, il a également mis en évidence l’existence de conditions économiques radicalement nouvelles pour l’édition scientifique, au point qu’on se demande si la revue en papier est encore bien utile maintenant qu’elle ne sert plus qu’à assurer l’évaluation des articles par les pairs2.De fait, les éditeurs de revues savantes électroniques pourraient aussi bien que les éditeurs de revues en papier faire évaluer les textes.L’édition électronique savante offre des possibilités d’économie tout en ouvrant la voie à une communication scientifique de meilleure qualité.Mais toutes ces promesses ne peuvent être tenues que si les presses commerciales n’arrivent pas à s’inventer des modalités de publication électronique qui pourraient maintenir, voire augmenter, les profits tirés de la publication de revues savantes prestigieuses.Ainsi, quand Elsevier, avec son projet Tulip, offre des pages-images de ses revues imprimées, elle propose un modèle de publication électronique qui non seulement préserve la possibilité de vendre des abonnements très coûteux, mais, en fait, intensifie encore le contrôle que la maison d’édition exerce sur ses propres textes.Un exemple?Il est plus long et plus coûteux d’imprimer une page-image numérisée que de photocopier la même page imprimée.• CONCLUSION: UNE PRESSE ÉLECTRONIQUE DE RECHERCHE POUR LES FRANCOPHONES DU CANADA • L’édition de revues savantes se trouve à une croisée des chemins.Des décisions prises, dépendra un avenir caractérisé soit par une reprise du contrôle de la communication scientifique par les chercheurs et les institutions de recherche, soit par un renforcement formidable de l’emprise du secteur commercial sur ce secteur très particulier de l’édition, avec tous les effets délétères que cela peut engendrer sur le plan de l’accessibilité des connaissances fondamentales.Du point de vue des francophones du Canada (et aussi, dans une certaine mesure, de tous les francophones du monde), la décision à soutenir paraît simple puisque le scénario commercial renforce les facteurs marginalisant d’abord la langue française et ensuite, les chercheurs francophones eux-mêmes.Par l’édition électronique, en revanche, les recherches de scientifiques francophones pourraient être projetées plus efficacement à l’échelle mondiale et la langue française pourrait reprendre une place plus visible aux côtés de l’anglais.En effet, il ne coûte guère plus cher de publier deux versions du même texte qu’une seule, à condition que l’auteur ou l’auteure offre les deux versions.inte6face c m xc v S Dans cette perspective, il semblerait utile de coordonner les efforts entre francophones, francophones d’Amérique d’abord, et francophones de partout ensuite, de façon à agir avec efficacité contre les manœuvres des éditeurs commerciaux tout en offrant des modèles de communication entre chercheurs, modèles susceptibles d’inspirer d’autres grands groupes linguistiques.Sans hostilité pour l’anglais, qui demeure précieux comme langue véhiculaire de la recherche mondiale, le français pourrait jouer un rôle d’appoint dans les pays où cette langue a encore un certain droit de cité.Une table de concertation entre ministères en cause, instances de recherche (universités et centres de recherche), chercheurs et chercheuses, presses universitaires et bibliothécaires devrait être mise sur pied.Son rôle?Trouver les moyens de favoriser l’émergence d’une presse électronique de recherche apte à valoriser la recherche francophone et les scientifiques francophones à l’échelle du monde entier tout en utilisant le plus rationnellement possible les ressources précieuses des gouvernements.Lancée par la francophonie nord-américaine, une telle entreprise pourrait stimuler des entreprises analogues qui commencent à voir le jour ailleurs dans la francophonie, par exemple au sein de l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF)3.Cette presse électronique de recherche ne viserait que les outils de communication des communautés de recherche et ne menacerait aucunement les autres secteurs commerciaux de la publication, qui relèvent d’une tout autre logique et requièrent une analyse entièrement distincte de celle esquissée ici.Elle viserait surtout à assurer la place des scientifiques francophones du Canada dans le système mondial de la recherche, tout en offrant à la francophonie des modèles utiles pour sa propre évolution dans un univers toujours plus numérisé.Elle offrirait enfin un modèle de développement à d’autres ensembles linguistiques, assurant ainsi une meilleure survie du multiculturalisme et du multilinguisme dans un monde toujours plus globalisé et, par là, toujours davantage menacé d’homogénéisation.NOTES 1.À titre de comparaison, le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) soutiennent environ 200 revues à l’échelle du Canada, et le Fonds pour la formation de chercheurs et l’aide à la recherche (FCAR) environ 70.Grosso modo, Elsevier à elle seule publie trois fois plus de revues savantes que le Canada et surtout, des revues autrement plus prestigieuses que la grande majorité des revues savantes canadiennes.2.Sur Paul Ginsparg, voir Gary STYX, «The Speed of Write», Sci-entific American, vol.271, n° 6 (décembre 1994), p.106-111.Voir aussi P.GINSPARG, «First Steps Towards Electronic Research Communication», disponible sur W3 à FURL suivant: http:\\xxx.lanl.gov\.Cet article est adapté d’une version imprimée disponible dans Computersin Physics, vol.8, n° 4 (juillet-août 1994), p.390-396.À noter que ces preprints sont déjà, en principe, acceptés par une revue de papier et ont subi l’évaluation des pairs.Cela dit, les temps de réaction permis par la publication électronique et la surveillance implicite de tous les travaux par tous les spécialiste offrent en fait une sorte d’évaluation permanente et globale peut-être encore plus efficace, à terme, que le processus classique d’évaluation par les pairs.Quoi qu’il en soit, la question fait l’objet de débats dans les forums de l’Internet qui se spécialisent dans les questions de publication électronique.3.L’AUPELF cherche actuellement à concevoir et lancer le « Réseau électronique francophone pour l’enseignement et la recherche» (REFER).Un collège scientifique international a été formé dans ce but, auquel appartient l’auteur du présent article.Des commentaires?Interface@acfas-2.acfas.ca INTERFACE REVUE BIMESTRIELLE DE VULGARISATION SCIENTIFIQUE, INTERFACE EST PUBLIÉE PAR L’ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES (ACFAS) AVEC L’AIDE DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE, DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE, DU PROGRAMME SCIENCES ET CULTURE CANADA, DU CONSEIL DE RECHERCHES EN SCIENCES HUMAINES, DU CONSEIL DE RECHERCHES MÉDICALES ET DU CONSEIL DE RECHERCHES EN SCIENCES NATURELLES ET EN GÉNIE.DIRECTRICE ET RÉDACTRICE EN CHEF: SOPHIE MALAVOY DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ACFAS: GERMAIN GODBOUT SECRÉTAIRE DE RÉDACTION: JOCELYNE THIBAULT COMITÉ DE RÉDACTION: PATRICK BEAUDIN, THÉRÈSE BOUFFARD, MONA NEMER, DENISE PELLETIER, CARY SLATER, YANICK VILLEDIEU RÉVISION LINGUISTIQUE: HÉLÈNE LARUE DIRECTION ARTISTIQUE: LORTI - MOUSSEAU ILLUSTRATION DE LA PAGE COUVERTURE: JACQUES COURNOYER PUBLICITÉ: GILBERT MARIN TÉL.: (514) 621-9801 TÉLÉC.: (514) 621-9740 SORTIES POSTSCRIPT: TYPOGRAPHIE SAJY IMPRESSION: IMPRIMERIE QUEBECOR SAINT-JEAN.LES ARTICLES D’INTERFACE PEUVENT ÊTRE REPRODUITS SANS AUTORISATION À CONDITION QUE L’ORIGINE EN SOIT MENTIONNÉE.POUR TOUTE DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS, S’ADRESSER À L’ACFAS, 425, RUE DE LA GAUCHETIÈRE EST, MONTRÉAL (QUÉBEC) H2L 2M7.TÉL.: (514) 849 0045, TÉLÉC.: (514) 849 5558.INTERFACE@ACFAS-2.ACFAS.CA LA REVUE INTERFACE EST RÉPERTORIÉE DANS REPÈRE.ENVOI DE PUBLICATION ENREGISTREMENT N° 6489.SEPTEMBRE 1995, DÉPÔT LÉGAL: BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC, TROISIÈME TRIMESTRE 1995 ISSN 0826-4864 INTERFACE jÜÉ; 7{ FACE À FACE fuir.On peut aussi, comme Camille Limoges, les étudier.Tout l’art de la controverse Josée Boileau Loin de chercher qui dit vrai, qui dit faux, ou qui fait le Bien, qui fait le Mal, cet historien, philosophe et sociologue des sciences analyse la dynamique des débats et des prises de décisions qui entoure toute controverse.Une façon d’aborder la construction du savoir «en pleine action» et surtout de mieux comprendre ceux et celles «Je suis un être hybride», dit Camille Limoges, et c’est vrai qu’on ne sait trop dans quelle niche caser ce réputé historien des sciences qui, au début de sa carrière, à la fin des années 60, faisait déjà école en proposant comme thèse de doctorat une toute nouvelle lecture de Darwin.On le croit voué à l’histoire au sens classique du terme, avec des travaux sur la santé publique au Québec ou le Museum d’histoire naturelle de Paris, et le voilà signant des articles de facture carrément sociologique sur l’élaboration des politiques scientifiques ou le rôle des controverses publiques.qui y participent.INTERFACE PHOTOS: YVES MÉDAM *>* tfU ¦ On le voit encore attentif à des phénomènes bien circonscrits — la génétique, l’innovation technologique ou les questions d’environnement —, et il se livre parallèlement à une vaste réflexion collective sur la production du savoir en cette fin de siècle.Mais toutes ces questions d’étiquette sont bien la dernière des préoccupations de Camille Limoges.«Savoir qui je suis du point de vue disciplinaire ne m’a jamais préoccupé.Je pense même que c’est assez pervers, cette coutume qu’ont les gens de construire leur personnalité à partir d’une identité professionnelle très strictement définie par rapport à une discipline.Moi, je trouve ça loufoque que des gens soient fiers de dire «je suis philosophe», «je suis historien», et qu’ils le revendiquent comme une garantie d’authenticité.Je trouve ça très, très bizarre.Je pense plutôt qu’il faut que les chercheurs se mêlent, circulent.» Lui-même pratique ce qu’il prône, ne cessant de travailler en collaboration avec des chercheurs et chercheuses de toutes les disciplines, du monde entier, à l’extérieur comme à l’intérieur de l’université, participant pleinement à cette circulation des idées qu’il revendique tant.Plus encore, cet intellectuel qui parcourt le globe au gré des invitations dans les universités étrangères et des congrès auxquels il participe, qui enseigne à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et y dirige le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), qui a fondé dans les années 70 l’Institut d’histoire et de sociopolitique des sciences à l’Université de Montréal, est loin de se limiter à la recherche et à la réflexion.On le retrouve au fil des ans à présider le Comité consultatif sur l’environnement à Hydro-Québec, à siéger au défunt Bureau de consultation de Montréal, à collaborer à divers comités gouvernementaux d’évaluation ou de gestion en matière d’éducation, de programmes scientifiques ou d’environnement.Il joindra même pendant six ans, de 1981 à 1986, les rangs de l’Administration publique à Québec, où il deviendra sous-ministre à l’Enseignement supérieur et à la Science.C’est la période pendant laquelle verront notamment le jour la Loi sur le développement scientifique, le Fonds pour la formation des chercheurs et l’aide à la recherche (FCAR) de même que le Conseil de la science et de la technologie.Ce mélange de réflexion et d’action, «c’est une question de tempérament, explique-t-il.J’aime être actif dans des organisations, je l’ai toujours fait depuis mon adolescence.Et même si je travaille beaucoup en collaboration, il reste que l’activité du chercheur se déroule dans un milieu confiné et que je ressens le besoin de m’aérer».• UNE PANOPLIE D'OUTILS POUR MIEUX PENSER • Camille Limoges est en fait un passionné de la construction du savoir sous ses formes les plus variées, une question qui le fascine depuis ses études à l’École normale alors qu’il bifurquait de la littérature vers la philosophie pour ensuite découvrir l’histoire des sciences auprès de nul autre que le grand Georges Canguilhem.Et si ses travaux actuels ont l’air de creuser davantage cette question, «c’est que maintenant, je pratique avec une panoplie d’outils plus nombreux que ceux dont je disposais en 1970, quand je faisais mon doctorat à Paris», raconte-t-il.«J’ai commencé avec des outils qui étaient ceux d’un philosophe, puis ceux de quelqu’un qui a adopté une approche historique mais encore très épistémologique.J’ai ajouté à ça une préoccupation de politique scientifique.Mais entre les deux, il manquait quelque chose, et c’est la sociologie des sciences qui me l’a donné.» Cet heureux mélange en a fait une personne qui observe avec curiosité, et sans état d’âme («Je ne suis pas un angoissé», précise-t-il, pince-sans-rire), la place et les avancées de la science dans nos sociétés.«Et le monde dans lequel on vit ne me paraît pas pire que le monde dans lequel mes ancêtres ont vécu, souligne-t-il tout de go.«Je donne à l’UQAM un cours de premier cycle sur les sciences de l’environnement et je débute en faisant passer aux étudiants un petit test pour savoir ce qu’ils pensent et ce qu’ils savent.On leur demande: , > • ,»iv^o4q **’.« q* .(sj > XMuMoiqlU -y1 JHSiin-tqi'j .ri*»!- (t*.- t (w).¦ 1 nttil-jsiib nottttiit?sibj c .,),.>ibci MqitoWtt- iïlfc KO toî-.i’d.'iT.Ui ¦’>3: 51 la-praline, les Québécois mangent des bleuets, se lavent avec une débarbouil-lette ou se rient du kétaine.Dans le futur utilisé et qu’on le retrouve constamment dans la documentation canadienne, il fait partie de notre langue.Ce mot sera 52 C M XC donc intégré dans le dictionnaire, avec l’indication non pas d’«n« *nnot»t.on
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