Interface : la revue de l'ACFAS, 1 mars 1996, Cahier 1
que tout|le me e personne n le sai$ i reut sa 1m § VOLUME DIX-SEPT • NUMÉRO DEUX • MARS-AVRIL 1996 5,50$ 'JTERFACE BNQ LA REVUE DE LA RECHERCHE rv- J.André Fortin: un chercheur symbiotique *?Les simulateurs de vol • Le décrochage scolaire Association canadienne-française pour l'avancement des sciences, adresse de retour: 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L 2M7 Envoi de publication - Enregistrement n° 6489 01001026651802 —SUS VOUS DIRE MERCI BANQUE LAURENTIENNE DEPUIS 150 ANS VOUS FAITES CONFIANCE A LA BANQUE LAURENTIENNE POUR RÉALISER VOS PROJETS D'AVENIR.NOUS VOULONS TOUT SIMPLEMENT VOLUME DIX-SEPT • NUMÉRO DEUX • MARS-AVRIL 1996 SOMMAIRE 4 COMMENTAIRE LES SCIENTIFIQUES SUR LA PLACE PUBLIQUE Vincent Lemieux 57 TRANSFERTS 60 SCIENCEMONDE DES MOISISSURES POUR SOIGNER, MAIS AUSSI POUR DÉPOLLUER Isabelle Montpetit 62 INTERNET LA FORMATION SUR INTERNET 65 SCIENCE-INTER 66 CHERCHEURS RECHERCHÉS 67 SOURCES 69 À SUIVRE SCIENCECLIPS FACE À FACE 8 e eue tueur Michel Groulx Une entrevue avec un biologiste qui non seulement étudie la symbiose dans la nature, mais qui y trouve un art de vivre.RECHERCHE 13 Ce que tout le mon l aide sociale sait, mais que personne ne veut savoir Christopher McAll Qui sont les véritables responsables des ratés de notre système de l’aide sociale?Coup dœil sur une réalité qui n’est pas toujours celle que l’on regarde.24 Les',', de vol ouTillusionlu vojiage Brian Hampson Tous les dessous scientifiques et technologiques des simulateurs de vol, ces merveilleux instruments du voyage fictif qui nous promènent de Tokyo à Paris sans même quitter Montréal.43 TOUT L’ART DE LA CHIMIE D’ALFRED PELLAN 44 LEUCÉMIE UN COMBAT RACISTE?45 BANQUE LAURENTIENNE UN SIÈCLE ET DEMI D’ÉPARGNES ET DE BONNES ŒUVRES 47 LA SAINTE BIBLE DES OISEAUX QUÉBÉCOIS 48 NAUFRAGE PSYCHOLOGIQUE DES DIPLÔMÉS SANS EMPLOI Le décraehane scolair les cnilîres qui parlenret se contrelisen Jocelyne Richer Ils tombent de toute part, faisant valser les écoles du Québec du peloton de tête au peloton de queue.Les chiffres condamnent, encensent, bref, se contredisent.à moins qu’on ne les regarde d’un peu plus près.51 TRAITEMENT DU CANCER INFANTILE LA FACE CACHÉE DU SUCCÈS 52 QUAND NOTRE CLIMAT «PERD LE NORD» ^ VINCENT LEMIEUX EST PROFESSEUR DE SCIENCE POLITIQUE À L'UNIVERSITÉ LAVAL.COMMENTAIRE suHl &(«WSfeM*iue VINCENT LEMIEUX Les scientifiques ne sont que des intervenants parmi d’autres dans les débats qui se déroulent sur la place publique.Ils n’y participent pas toujours, et quand ils le font, la qualité de leurs interventions est d’une valeur inégale.Certains d’entre eux apparaissent comme des théoriciens décrochés, qui n’ont pas de prise concrète sur les problèmes ou sur les solutions.D’autres se comportent comme des technocrates naïfs.Leurs propositions sont plus concrètes, mais elles ne touchent qu’une dimension particulière des questions ou des réponses débattues.D’autres enfin prétendent être des «experts», alors qu’ils sont des partisans plus ou moins déguisés d’une cause ou d’une option.À côté de ces cas pathologiques, on trouve heureusement beaucoup de scientifiques dont les interventions sont éclairantes en ce qu’elles révèlent les origines cachées ou oubliées d’une situation, ses déterminants les plus fondamentaux et leurs effets probables.Ce sont là, cependant, des tâches difficiles, pour plusieurs raisons.D’abord, les scientifiques n’ont pas toujours la capacité de vulgarisation nécessaire pour se faire comprendre des autres intervenants ou du grand public qui s’intéresse à un débat.Ensuite, les contraintes temporelles et autres qui touchent leur participation au débat sont bien différentes de celles qui s’exercent dans le monde universitaire ou, plus généralement, dans le monde de la recherche.Le ou la scientifique qui participe à un débat doit exploiter la science déjà faite sans avoir le loisir d’attendre les résultats de la science en train de se faire, ce qui est parfois source de malentendu au sujet de l’utilité de son rôle dans le débat.Enfin, les interventions des scientifiques ne sont pertinentes que si elles s’appuient sur les connaissances fondamentales dans le domaine en cause, à condition cependant que ces connaissances aient inspiré des applications pertinentes au regard du débat en cours.Quand elles respectent ces conditions, les interventions des scientifiques sur la place publique éclairent les débats qui s’y déroulent.On peut toutefois se demander si ces éclairages doivent aller jusqu’à déterminer les fins à poursuivre ou s’ils doivent se limiter à proposer des moyens pour atteindre les buts définis par d’autres.C’est là une question complexe, d’autant plus que la notion de «fins» et la distinction entre les fins et les moyens ne sont pas toujours aussi claires qu’on le voudrait.Il y a des fins qui sont des moyens vers d’autres fins et il y a des fins qui se recouvrent en partie.On peut quand même poser en principe que les scientifiques, à moins qu’ils soient mandatés pour agir comme des décideurs politiques, n’ont pas à définir les fins d’une collectivité, mais à en indiquer les fins possibles et à proposer les moyens qui, sur la base de leurs connaissances, semblent les plus aptes à concourir à l’atteinte de ces fins.Tout cela est un peu abstrait, mais on peut en donner une illustration concrète qui, parce qu’elle nous touche de près, aide à comprendre ce qui a été discuté jusqu’à maintenant.On peut penser qu’à la suite des compressions budgétaires déjà annoncées et de celles qui s’y ajouteront bientôt, il y aura à nouveau un débat sur les fins de l’université et sur les meilleurs moyens de les poursuivre.Les premiers spécialistes en la matière sont les personnes qui font de l’université leur objet d’étude, mais on peut considérer d’autres universitaires comme des spécialistes seconds, dans la mesure où ceux-ci se prononcent sur la production des connaissances dans leur champ de spécialisation et contribuent ainsi à une meilleure compréhension de ce qu’est l’université.Dans les débats à venir — certains sont déjà amorcés —, il y aura quelques théoriciens d’une vision dépassée de l’université, quelques technocrates naïfs et adeptes de l’«efficience» à tout prix, quelques partisans plus ou moins déguisés des positions du parti du gouvernement ou de celles du parti d’opposition.Il y a cependant de bonnes raisons d’espérer que des universitaires plus perspicaces, dont les connaissances soient à la fois fondamentales et appliquées, seront plus nombreux à se faire entendre, même si c’est sur la base d’une «expertise» limitée.Au moins deux finalités s’affronteront dans les débats, et ce ne sera d’ailleurs pas nouveau.La première est celle de l’université d’abord instrumentale en ce qu’elle forme les étudiants aux emplois de la société telle qu’elle est ou telle qu’on anticipe qu’elle sera dans un temps plus ou moins lointain.La deuxième est celle de l’université d’abord réflexive — par rapport à elle-même et à la société —, qui ne forme pas tant à des emplois qu’à des fonctions.On pense à la différence, par exemple, entre la formation d’une étudiante qu’on destine à une classe MARS - AVRIL inte4face précise d’emploi dans le secteur privé ou dans le secteur public, et la formation à des fonctions d’analyse ou d’évaluation dans un quelconque secteur.L’université ne peut pas être seulement instrumentale ou réflexive.Ces deux finalités se mêlent, ce qui est parfois oublié dans des débats trop simplistes.Quoi qu’il en soit, même si les scientifiques et les autres universitaires expriment des opinions là-dessus, leur principale contribution au débat loge sans doute ailleurs.Elle consiste surtout à apporter, sur la base d’une compétence particulière, des éclairages sur les conditions et les conséquences de la poursuite des finalités que se donneront les acteurs déterminés.Michel Crozier a bien exprimé cela, à propos du métier de sociologue, quand il a écrit (dans Recherches sociolo- giques, juin 1971, p.33) ces lignes, qui peuvent nous servir de conclusion « Nous devons dire : nous aidons des groupes humains à être plus conscients de ce qu’ils font; ce faisant, nous aidons à leur libération.Plus nous leur montrons à quel point ils sont déterminés par un ensemble de facteurs, plus nous leur permettons d’être libres par rapport à ces facteurs (.).Cette œuvre de libération ne peut s’accomplir que si les individus se servent de ce que nous leur apportons et sont capables eux-mêmes de déterminer leurs objectifs.La libération que nous essayons de leur apporter signifie qu’ils n’auront plus besoin de nous : ils se détermineront sans nous.» Des commentaires?Interface@acfas.ca Une réalisation de la AVRIL 1996 De la recherche à la commercialisation 4e Edition Carrefour des biotechnologies du Québec - 1996 En collaboration avec : Agroalimentaire {^Biotechnologie 1er Congrès international des Technopoles spécialisées en agroalimentaire et biotechnologie * Activité commune en après-midi : Rencontre de partenariat entre les participants du Carrefour et les particpants internationaux du Congrès Corporation de développement économique et industriel de la région de Saint-Hyacinthe inc.Gouvernement du Québec Ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie Direction des industries pétrochimiques et biotechnologiques 1*1 Industrie Canada Bureau fédéral de développement (Québec) AUBERGE DES SEIGNEURS DE SAINT-HYACINTHE POUR INFORMATION : Téléphone : (514) 261-0046 INTERFACE REVUE BIMESTRIELLE DE VULGARISATION SCIENTIFIQUE, INTERFACE EST PUBLIÉE PAR L’ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES (ACFAS) AVEC L’AIDE DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE, DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE, DU PROGRAMME SCIENCES ET CULTURE CANADA, DU CONSEIL DE RECHERCHES EN SCIENCES HUMAINES, DU CONSEIL DE RECHERCHES MÉDICALES ET DU CONSEIL DE RECHERCHES EN SCIENCES NATURELLES ET EN GÉNIE.DIRECTRICE ET RÉDACTRICE EN CHEF: SOPHIE MALAVOY DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ACFAS: GERMAIN CODBOUT SECRÉTAIRE DE RÉDACTION: JOCELYNE THIBAULT COMITÉ DE RÉDACTION: LINDSAY BIGNELL, JOHANNE COLLIN, ROBERT DUCHARME, PIERRE FORTIN, JEAN-RENÉ ROY, MICHEL TRÉPANIER, HÉLÈNE VÉRONNEAU RÉVISION LINGUISTIQUE: HÉLÈNE LARUE DIRECTION ARTISTIQUE: LORTI-MOUSSEAU ILLUSTRATION DE LA PAGE COUVERTURE: PATRICK BERNATCHEZ SORTIES POSTSCRIPT: TYPOGRAPHIE SAJY IMPRESSION: IMPRIMERIE QUEBECOR SAINT-JEAN.LES ARTICLES D’INTERFACE PEUVENT ÊTRE REPRODUITS SANS AUTORISATION À CONDITION QUE L’ORIGINE EN SOIT MENTIONNÉE.POUR TOUTE DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS, S’ADRESSER À L’ACFAS, 425, RUE DE LA GAUCHETIÈRE EST, MONTRÉAL (QUÉBEC) H2L 2M7.TÉL.: (514) 849-0045, TÉLÉC.: (514) 849-5558.INTERFACE@ACFAS.CA LA REVUE INTERFACE EST RÉPERTORIÉE DANS REPÈRE.ENVOI DE PUBLICATION ENREGISTREMENT N° 6489.MARS 1996, DÉPÔT LÉGAL: BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC, PREMIER TRIMESTRE 1 996 ISSN 0826-4864 PUBLICITÉ: GÉRARD LEFEBVRE, SABINE MONNIN TÉL.: 523-2989 TÉLÉC.: (514) 621-9740 GILBERT MARIN TÉL.: (514) 621-9801 Professeurs-es réguliers-ères Département des communications Relations publiques SOMMAIRE DE LA FONCTION • Enseignement et encadrement aux trois cycles, plus particulièrement au profil de relations publiques • Recherche dans le domaine • Services à la collectivité EXIGENCES • Maîtrise en communication ou dans un domaine connexe • Expérience de quatre années comme conseiller-ère ou gestionnaire dans le secteur des relations publiques • Compétence éprouvée et reconnue par le milieu dans le domaine ou dans un domaine connexe • Doctorat en communication ou dans un domaine connexe et(ou) une expérience d'enseignement serait un atout supplémentaire Directeur : M.Enrico Carontini Téléphone : (514) 987-4151 Télécopieur : (514) 987-4650 Courrier électronique : carontini.enrico@uqam.ca ?Département de mathématiques Didactique des mathématiques SOMMAIRE DE LA FONCTION • Enseignement et encadrement aux trois cycles • Recherche autonome et en collaboration avec ses collègues • Services à la collectivité EXIGENCES • Doctorat (Ph.D.) en didactique des mathématiques ou dans une discipline connexe ou l'équivalent • Bonne connaissance de l'enseignement au niveau secondaire • Expérience pertinente d'enseignement • Expérience de recherche solide en didactique des mathématiques Directeur : M.Robert V.Anderson Téléphone : (514) 987-6104 Télécopieur : (514) 987-8935 Courrier électronique : anderson.robert_v@uqam.ca Envoyer le dossier de candidature, tel que demandé ci-contre, en incluant également des tirés à part de publications récentes.Département des sciences administratives (trois postes) Gestion du personnel et relations du travail SOMMAIRE DE LA FONCTION • Enseignement et encadrement aux cycles d'étude dans le domaine de la dotation; une priorité pourra être accordée aux candidatures à double profil tel que rémunération • Recherche dans le domaine • Services à la collectivité Gestion de projets internationaux SOMMAIRE DE LA FONCTION • Enseignement et encadrement aux cycles d'étude en gestion de projets et(ou) gestion internationale • Recherche dans le domaine • Services à la collectivité Marketing SOMMAIRE DE LA FONCTION • Enseignement et encadrement aux cycles d'étude en marketing de services, qualité des services, management en marketing et méthodologie de la recherche • Recherche dans le domaine • Services à la collectivité EXIGENCES (POUR LES TROIS POSTES) • Doctorat dans la discipline ou dans une discipline connexe • Expérience pertinente en recherche et potentiel de chercheur-euse • Polyvalence des enseignements et capacité de s'intégrer dans une équipe déjà constituée Directrice : Mme Danielle Desbiens Téléphone : (514) 987-3781 Télécopieur : (514) 987-4113 Courrier électronique : desbiens.danielle@uqam.ca ?L’UQAM une force .novatrice Département d'études littéraires (deux postes) Théorie littéraire et littérature générale Spécialisés dans un des trois champs suivants : études féministes; psychanalyse et littérature; sociocritique et sociologie de la littérature SOMMAIRE DE LA FONCTION • Enseignement et encadrement aux trois cycles • Recherche dans le domaine • Services à la collectivité EXIGENCES • Doctorat en études littéraires, en sémiologie ou dans une discipline connexe • Publications récentes importantes et pertinentes à la définition des postes • Aptitudes pour l'administration et l'encadrement pédagogique • Expérience d'enseignement au premier cycle et aptitude à l'enseignement aux études supérieures en théorie littéraire et en littérature générale • Engagement dans la recherche subventionnée et(ou) non subventionnée • Connaissance de la littérature québécoise Directrice : Mme Michèle Nevert Téléphone : (514) 987-4288 Télécopieur : (514) 987-8218 Envoyer le dossier de candidature, tel que demandé ci-dessous, AVANT LE 25 MARS 1996, 17 h.Y Département des sciences biologiques Gestion intégrée des ressources biologiques - aménagement des grands mammifères SOMMAIRE DE LA FONCTION • Enseignement et encadrement aux trois cycles • Réalisation de projets de recherche • Services à la collectivité EXIGENCES • Doctorat en écologie ou gestion intégrée des ressources biologiques ou dans une discipline connexe • Expérience de recherche en gestion intégrée des ressources, de préférence en gestion ou écologie des grands mammifères • Capacité de recherche et aptitude pour entreprendre dès l'embauche un programme de recherche • Capacité d'enseigner des cours parmi la liste suivante : aménagement, écologie générale, écologie animale, mammalogie et écosystèmes Directrice : Mme Hélène Du beau Téléphone : (514) 987-8415 Télécopieur : (514) 987-4647 Courrier électronique : dubeau.helene@uqam.ca Envoyer le dossier de candidature, tel que demandé ci-dessous, AVANT LE 25 MARS 1996, 17 h.Pour tous ces postes, la maîtrise du français parlé et écrit est essentielle.DATE D'ENTRÉE EN FONCTION : 1er juin 1996 TRAITEMENT : Selon la convention collective SPUQ-UQAM L'Université a adopté un programme d'accès à l'égalité en emploi pour les professeures et un programme d'équité en emploi pour les femmes, les membres des minorités visibles, les autochtones et les personnes handicapées.Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, ces postes s'adressent aux citoyens-nes canadiens-nes et aux résidents-es permanents-es.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir un curriculum vitæ détaillé en français, daté et signé, incluant trois lettres de recommandation, AVANT LE 1er AVRIL 1996, 17 h (à moins d'indication contraire), a la directrice ou au directeur du département approprié, à l'adresse suivante : UQAM, C.R 8888, succursale Centre-Ville, Montréal (Québec) H3C 3P8.JfJVJF Université È du Québec à Montréal PAR MICHEL GROULX Ilri» André Fort n Te cnercheur svml e cnercheur symbiotique Les champignons, qu’il affectionne depuis son enfance, n’ont pas seulement nourri la carrière de J.André Fortin.Ils lui ont aussi inspiré un art de vivre, comme eux, en symbiose avec la nature et même avec les humains interface En 1990, quand J.André Fortin est arrivé de l’Université Laval pour fonder et diriger l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV), établi sur le site du Jardin botanique de Montréal, quelque chose l’a agacé : il ne se passait pas une journée sans que quelqu’un lui parle de Marie-Victorin.Avec tout le respect dû à ce pionnier de la science québécoise, J.André Fortin soupirait.« Marie-Victorin, c’est du passé.Il est temps qu’on passe à autre chose!» Il n’y a qu’à se rendre au bureau de J.André Fortin pour avoir la preuve que ce botaniste de 58 ans aime bien « passer à autre chose ».Depuis son arrivée, le vieux pavillon qui hébergeait auparavant le personnel administratif du Jardin botanique et les scientifiques de l’Institut botanique est méconnaissable.Une armée d’ouvriers ont attaqué l’édifice, l’ont encerclé de roulottes de construction et s’affairent à le doter d’une aile ultramoderne.Un hall d’entrée flambant neuf, spacieux et verdoyant, le relie désormais aux serres.Ses laboratoires, charmants mais désuets avec leur paillasse de bois, ont été splendidement rénovés.Quant à l'Institut botanique, fondé aux tous débuts de l’Université de Montréal par Marie-Victorin, il n’existe plus.C’est I’IRBV, une corporation à but non lucratif ayant pour partenaires la Ville et l’Université de Montréal, qui l’a remplacé.J.André Fortin est en partie l'architecte de ces bouleversements.11 n’en est d’ailleurs pas à ses premiers grands travaux: celui qui ne se définit «surtout pas comme un administrateur» a également fondé, en 1985, le Centre de recherche en biologie forestière de l’Université Laval, qu’il a dirigé pendant quatre ans.Au delà des changements esthétiques, il a surtout voulu donner une nouvelle vocation à la recherche menée entre les murs du Jardin botanique: l’utilité.Car ce botaniste d’une nouvelle espèce estime que sa science n’est pas moins porteuse d’innovation technologique que l’informatique ou le génie biomédical.«Pas pour le profit, tient-il très vite à préciser, mais parce que la recherche d’applications fait partie de la responsabilité sociale du scientifique.Nous avons des comptes à rendre à la communauté!» Les scientifiques de l’IRBV, dont certains viennent des rangs de l’Institut botanique et les autres, de quelques-uns des meilleurs centres de recherche végétale au monde, ont entendu le message.Sans renier les branches traditionnelles de l’étude des végétaux — morphologie, taxonomie et biogéographie —, ils s’adonnent maintenant à la culture in vitro des plantes médicinales, à la renaturalisation des emprises hydroélectriques, à la production de nouveaux cultivars par les techniques les plus avancées.et bien sûr, à la recherche sur les champignons.IL ÉTAIT UNE FOIS.LES MYCORHIZES Ce sont de modestes végétaux, les mycorhizes, qui ont suscité la vocation scientifique de J.André Fortin et -• orientent toujours sa carrière.Une passion qui a débuté alors qu’il était tout jeune et qu’il prenait part aux excursions du Club des mycologues du Québec fondé par le père de la mycologie québécoise, René Pomerleau.Par la suite, un emploi d’été au Service canadien des forêts lui a fait découvrir le monde caché des mycètes, des champignons microscopiques.À l’époque, les espèces pathogènes ou parasites causant des chancres, flétrissures ou dépérissements chez les plantes vasculaires, étaient celles qui recevaient le plus d’attention.Lejeune chercheur s’est d’abord désolé, lui qui voulait travailler sur des organismes utiles! Il les a découverts peu après, au cours d’une expérience visant à élucider les causes d’un épisode de dépérissement frappant les bouleaux.On avait émis l’hypothèse que la maladie était causée non par l’irruption d’un champignon pathogène, mais par la mort de champignons utiles vivant en symbiose avec l’arbre, les mycorhizes.On ne savait alors à peu près rien de ces micro-organismes, sinon qu’ils colonisent les racines des plantes vasculaires et sont essentiels à la croissance de certaines plantes, notamment les orchidées.Mais au cours de cette recherche, J.André Fortin a eu l’intuition que les mycorhizes méritaient bien plus d’intérêt.«Chaque fois que je retirais un plant de terre, une odeur de champignon se dégageait des racines : celle des mycorhizes, dit-il.J’avais l’impression de tenir entre mes mains un phénomène biologique dont on avait sous-estimé l’importance.» Menées principalement à la Faculté de foresterie et de géodésie de l’Université Laval, ses recherches ultérieures ont confirmé son intuition.Dès les années 1960, il a démontré que les associations mycorhiziennes étaient tout le contraire d’un phénomène marginal.«Elles se développent sur les racines de tous les arbres forestiers et sur celles de la majorité des autres plantes vasculaires.On estime que seulement 5 p.cent des plantes ne sont pas mycorhizées.» Un énorme travail restait à faire : contribuer à élucider les mécanismes de cohabitation des mycorhizes avec leurs hôtes.Au départ, on les considérait comme de simples parasites se contentant d’utiliser les produits de la photosynthèse des plantes, sans leur «remettre la monnaie», et on affirmait qu’elles se développaient uniquement chez des plantes en état de stress.«Au contraire, j’ai constaté que l’association mycorhi-zienne est un cas type de symbiose, dit J.André Fortin.Elles reçoivent des plantes les composés organiques nécessaires à leur croissance.En revanche, elles facilitent l’absorption, par les racines de leurs hôtes, de l’eau et des éléments nutritifs du sol, notamment du phosphore.Elles contribuent aussi à protéger leurs hôtes contre les pathogènes.» Ce mutualisme est souvent obligatoire: sans leurs partenaires mycorhiziens, un grand nombre de végétaux — dont les arbres forestiers — seraient incapables de survivre.À TOUT SUJET, SON DÉBOUCHÉ L’intérêt que ses découvertes ont suscité dans le monde entier a très vite conduit J.André Fortin à leur trouver des débouchés.Ce souci l’animait depuis ses études de maîtrise à l’Université du Wisconsin.Cet établissement, en avance sur son temps, avait mis sur pied un comité de vigilance qui passait au peigne fin les thèses produites par ses étudiants afin de repérer celles qui dissimulaient des brevets potentiels.Mais le jeune biologiste s’est gardé d’agir trop rapidement.«Ne développer qu’une application aurait été une erreur: j’en entrevoyais des douzaines!», dit-il.J.André Fortin a plutôt opté pour une autre stratégie : déléguer la tâche à ses étudiants-chercheurs, en donnant à chacun un sujet porteur d’un débouché.La dimension bien concrète de cette approche, liée au charisme de son promoteur, a fait fureur chez les jeunes biologistes.Pas moins de 50 d’entre eux ont choisi de séjourner quelques années dans son laboratoire, à l’Université Laval ou à l’IRBV.Plusieurs ont essaimé vers l’entreprise privée et certains ont lancé leur propre compagnie.C’est en biologie forestière, domaine sur lequel portait le doctorat de J.André Fortin, que les premières applications de ses travaux ont vu le jour.Après la construction du barrage de Manie 5, Hydro-Québec cherchait un moyen d’accélérer la revégétation naturelle du site.Le botaniste a tout de suite pensé aux aulnes crispés, des arbustes qui colonisent spontanément les sols après le retrait des glaciers.Leur secret?Une association symbiotique avec des actinomycètes, ces bactéries fixatrices d’azote qui colonisent leurs racines, un peu à la manière des mycorhizes.Ayant constaté que ces bactéries se développent beaucoup plus vite lorsque les arbustes croissent dans un substrat pauvre en azote, J.André Fortin a conseillé à la société d’État d’adopter ce procédé pour produire dans de tels substrats des millions de plants d’aulnes, et de les repiquer sur le site.Les résultats ont dépassé toutes les espérances.En fixant l’azote atmosphérique, ces aulnes «activés» ont enrichi le sol et amorcé la succession végétale permettant la croissance d’espèces plus exigeantes.«Une forêt presque mature croît maintenant sur les rives jadis stériles du réservoir», se réjouit J.André Fortin.Pas étonnant qu’en 1978, la Société de l’énergie de la Baie James (SEBJ) ait eut recours au même procédé, à une échelle encore plus grande, pour restaurer les rives de la rivière La Grande et de ses réservoirs.Quinze millions d’arbustes y ont été plantés et la forêt est en train de recouvrer ses droits.J.André Fortin n’a toutefois pas connu le même succès dans ses premières tentatives avec les mycorhizes.C’était à l’époque glorieuse du «virage technologique», où les gouvernements investissaient massivement dans la machinerie de pointe.Le laboratoire du chercheur MARS - AVRIL INTEMFACE avait reçu un octroi substantiel pour produire des inocu-lats de mycorhizes à une échelle quasi industrielle, dans de grands bioréacteurs.On croyait pouvoir utiliser favorablement ce produit dans les pépinières pour stimuler la croissance des arbres.Déception: la croissance des arbres inoculés n’était pas plus rapide que celle des plants témoins.J.André Fortin a compris pourquoi peu après: dans la nature, les arbres s’associent spontanément aux mycorhizes omniprésentes dans le sol, si bien qu’une intervention extérieure ne change rien dans des sols forestiers, où les mycorhizes ne manquent pas.J.André Fortin attribue en partie cet échec aux politiques gouvernementales, «qui donnent souvent les moyens de développer une nouvelle technologie, mais rarement d’en démontrer auparavant les bénéfices.La recherche scientifique tend à être récupérée par ceux qui tiennent les cordons de la bourse.Au bout du compte, personne n’est gagnant».Heureusement, le chercheur a trouvé des partenaires plus efficaces au sein de l’entreprise privée.Le mariage est devenu possible grâce aux connaissances acquises par son équipe et portant sur les interactions entre les mycorhizes et les plantes cultivées.Celles-ci, contrairement aux arbres, doivent se développer sur des sols vierges où les champignons symbiotiques sont rares.L’ajout de propagules de mycorhizes leur facilite alors la tâche.Partant de ces observations, J.André Fortin a développé, en partenariat avec la firme Premier Tech, de Rivière-du-Loup, des inoculats de mycorhizes destinés aux plantes agricoles.Ces produits, Mycorhi-mix et Mycorise, connaissent un bon succès commercial.UN MANQUE DE CULTURE SCIENTIFIQUE J.André Fortin reconnaît que les ingrédients de la recette du succès en affaires ne sont pas faciles à réunir pour un scientifique qui, comme lui, se consacre avant tout à la recherche fondamentale.D’abord, parce que les entreprises ne sont pas toutes de bons incubateurs d’idées.«C’est particulièrement le cas de celles qui n’ont pas de culture scientifique interne», souligne-t-il.Les corporations professionnelles, qui se sentent souvent menacées par l’introduction d’une nouvelle technologie, sont un autre obstacle.«Dans les écosystèmes forestiers, on reconnaît unanimement le rôle des mycorhizes: grâce à elles, les arbres peuvent pousser sans engrais.Par contre, les agronomes sont plus réticents à les admettre sur leur territoire.Et pourtant, elles pourraient nous faire économiser au moins 10 p.cent des engrais phosphatés.L’agriculture continue à se faire comme si les mycorhizes n’existaient pas.» J.André Fortin n’absout pas pour autant les scientifiques, qui, selon lui, ne transmettent pas toujours une information juste et équitable.11 donne l’exemple du fameux dépérissement des érablières, survenu au début des années 1980.«Le phénomène a pris tout le monde par surprise.Devant l’ampleur des dégâts, on s’est mis à chercher un coupable, raconte-t-il.Tout y a passé: la livrée des forêts (chenille), les champignons pathogènes et, bien sûr, les pluies acides, qui avaient leur bouc émissaire désigné: les Américains! Mais pendant ce temps, la vraie cause du problème — un dégel très prononcé au cours de l’hiver 1981 — est passée complètement inaperçue.Ou les scientifiques ont été opportunistes, ou ils n’ont carrément rien vu!» LA SYMBIOSE: AU JOUR LE JOUR Aujourd’hui, presque au terme de sa carrière, J.André Fortin déplore la «tendance actuelle au réductionnisme» en recherche et en enseignement des sciences.«On enseigne trop souvent comme si les élèves allaient devenir des spécialistes accomplis de chaque matière, avance-t-il.Quant aux organismes subventionnaires, notamment le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), ils favorisent nettement une approche mécaniste des problèmes.» À cette philosophie, le biologiste oppose une vision franchement holistique, inspirée de ses lectures de jeunesse de Teilhard de Chardin, puis de ses années d’observation du phénomène de la symbiose.«Elle s’observe à tous les niveaux de l’organisation du vivant, fait-il remarquer.La cellule vit en symbiose avec ses propres organites; certains organismes — c’est le cas des lichens — peuvent être des entités symbiotiques; c’est aussi le cas des écosystèmes: les arbres d’une forêt sont tous interconnectés par un immense réseau souterrain de mycorhizes.» Selon lui, la symbiose est le modèle du nouveau type de connaissances qu’on doit développer en biologie moderne.«Il s’agit d’une tendance universelle de l’évolution végétale et animale, note-t-il.Les toutes premières plantes vasculaires hébergeaient déjà des mycorhizes, et sans elles, n’auraient jamais conquis la terre ferme.» On observe la même tendance chez les espèces animales, qui ont parfois développé des relations symbiotiques d’une grande complexité.Par exemple, les termites vivent en symbiose avec des protozoaires logés dans leur tractus digestif, qui sont associés à des bactéries, lesquelles dépendent elles-mêmes de bactéries plus petites.«Bien que les zoologistes laissent souvent entendre le contraire, la compétition et le parasitisme ne sont pas la norme dans la nature», assure le botaniste.Est-ce du mimétisme?Toujours est-il que J.André Fortin a toujours cherché à transposer le modèle de la symbiose à ses relations avec ses étudiants, ses collègues, ses partenaires industriels et le reste de la communauté.Au fond, il n’est peut-être pas si loin de Marie-Victorin qui, dans sa Flore laurentienne, écrivait: «Ce sera mon humble contribution à une œuvre pressante : le retour des intelligences aux bienfaisantes réalités de la Nature.» ** MARS - AVRIL INTEfô ACE RECHERCHE L’aide sociale Ce .que tout le monde sait, mais que personne ne veut savoir L’alarme est donnée, et il ne se passe pas une journée sans que les médias parlent de notre coûteux système de l’aide sociale et de sa nécessaire réforme.Mais cette question donne lieu Christopher mcall parfois, et encore trop souvent, à un discours rempli de préjugés, où l’on répond sans poser de questions.Un exemple: qui sont les véritables , , ,, I .,—.y %* f ' WÈm, " WP1 jJb responsables des ratés du système?CHRISTOPHER McALL ENSEIGNE LA SOCIOLOGIE A L’UNIVERSITE DE MONTREAL.MARS - AVRIL .«K gouvernement du Québec fait face à une urgente nécessité: réformer le système de sécurité du revenu, le système de l’aide sociale.Ce système, mis en place en 1989, n’a pas donné les résultats escomptés, et le nombre de personnes recevant de l’aide sociale (environ 800 000 à l’heure actuelle) ne cesse d’augmenter depuis 1990 (encadré 1).Les dépenses aussi.De plus, les programmes de développement de l’« employabilité» ne semblent pas avoir eu un effet positif.D’une part, il y a pénurie de places dans le cadre de ces programmes; d’autre part, les agents d’aide sociale ont peu de temps pour rencontrer leurs clients et pour les aider à entreprendre des démarches de réinsertion.veulent pas travailler, qu’elles sont paresseuses, qu’elles ont tendance à frauder le système, et surtout, qu’elles ne sont pas «employables» (d’où la nécessité d’avoir des programmes pour développer leur «employabilité»).En examinant de plus près les trajectoires, de 1988 à 1994, d’un échantillon aléatoire de 69 femmes, toutes inscrites à l’aide sociale au mois de juillet 1993, nous avons pu constater jusqu’à quel point cette prémisse est non fondée.Elle va à l’encontre de ce que vivent ces femmes, de ce qui les a amenées à l’aide sociale et de ce qui les empêche de s’en sortir.L’analyse de la situation complexe de ces femmes permet d’identifier un ensemble d’acteurs qui semblent poser des gestes d’exclusion à leur égard.Etre prestataire de l’aide sociale peut donner lieu à une exclusion de plus en plus forte des différents réseaux d’entraide et de soutien.Au centre du problème, on trouve les différentes explications ou analyses à la lumière desquelles les politiques existantes ont été mises en place.Certaines prémisses sous-tendent les politiques actuelles et pourraient se retrouver à la base de nouvelles politiques, à moins qu’il y ait un véritable changement de cap de la part du gouvernement.Parmi ces prémisses, la plus importante, de loin, et la plus connue est celle selon laquelle les personnes assistées sociales elles-mêmes sont en grande partie responsables de la situation dans laquelle elles se trouvent.Les politiciens responsables de ce dossier ne cessent de répéter depuis de longues années que ces personnes ne Relevant peut-être de ce que tout le monde sait mais que personne ne veut savoir, ce constat impose néanmoins une réflexion sérieuse sur les raisons à la base de ces gestes, et sur le rôle qu’ils peuvent jouer dans la marginalisation et l’appauvrissement d’une partie de plus en plus grande de la population.S’il s’avère que les personnes assistées sociales se retrouvent là où elles sont non pas en raison d’un jeu complexe de structures, de conjonctures ou d’incapacités individuelles, mais bien parce que d’autres catégories d’acteurs font en sorte qu’elles y soient, il importerait, au lieu de réformer le système de l’aide sociale comme tel, de s’attaquer au problème de l’exclusion.Ce dernier terme MARS - AVRIL INTElRÉFACE V V ' 1: L’AIDE SOCIALE EN BREF Nombre de prestataires: 799 472, dont 550 683 adultes et r un total de 477 304 ménages 248 789 enfants a charge, po (55 p.cent sont des personnes seules).48 p.cent des adultes sont des hommes et 52 p.cent, des femmes.13 p.cent des adultes ont une scolarité du niveau du primaire; 52 p.cent du secondaire; 5 p.cent du collégial; 4 p.cent de l’universitaire.Dans 26 p.cent des cas, la scolarité est inconnue.• Raisons invoquées pour la demande d’aide sociale: fin des prestations d’assurance chômage (16,8 p.cent); perte d’emploi sans prestations (18,6 p.cent); prestations insuffisantes (6,4 p.cent); perte du conjoint ou de la conjointe (7,8 p.cent); fin des études à temps plein (4,2 p.cent); autres raisons (46,3 p.cent).Source: Ministère de la Sécurité du revenu, octobre 1995 renvoie ici non à une situation, mais à un rapport; un rapport entre les personnes qui excluent et celles qui sont exclues.Le présent article a pour but de faire sortir de l’ombre des acteurs qui portent peut-être une part de responsabilité qu’on n’a pas voulu reconnaître jusqu’à maintenant.Avant de vous les présenter, cependant, je ferai quelques commentaires sur les facteurs explicatifs de la pauvreté qui, pour le moment, dominent dans tous les débats en cours au Québec, aux États-Unis et ailleurs.DES OPINIONS DIVISÉES Les opinions sont divisées quant aux facteurs sous-tendant la non-participation au marché du travail d’une partie importante de la population au Québec et dans les sociétés comparables, et la persistance de la pauvreté.Certains assimilent ces facteurs aux conséquences de la restructuration des marchés et de la désindustrialisation.D’autres, par contre, y voient l’effet des interventions de l’État sur les comportements des gens et, notamment, sur leur «volonté» de travailler.L’argument qui renvoie à la structure des marchés est fondé sur le fait que depuis le début des années 1980, autant en Amérique du Nord qu’en Europe, le pourcentage de la main-d’œuvre appartenant au secteur manufacturier a eu tendance à diminuer comparativement à la situation dans d’autres secteurs, tel celui des services.À ce déplacement des effectifs, s’est ajoutée une tendance à la dualisation du marché du travail.Ainsi, au Québec et ailleurs, différentes catégories de la population immigrée et non immigrée — y compris les jeunes et les femmes — se trouvent surconcentrées dans des emplois précaires et sous-payés, comparativement aux personnes ayant des emplois qualifiés dans le secteur manufacturier.Parfois, il y a tout simplement déplacement des emplois précaires vers les banlieues des grandes villes ou vers d’autres pays ou régions, et des parties de population se retrouvent derrière, abandonnées à leur sort, isolées et sujettes à la ghettoïsation.Certains parlent d’une «sous-classe» de la population qui serait dorénavant exclue du marché du travail et même d’une certaine «citoyenneté».Il y aurait ainsi un lien direct entre changements structuraux et exclusion sociale.Les personnes exclues et appauvries seraient les victimes, en quelque sorte, de changements qui ne relèvent pas de leurs propres comportements.Cet argument d’ordre structurel n’élimine pas, cependant, la possibilité suivante: les personnes dorénavant exclues ainsi du marché du travail seraient en partie responsables de cette exclusion.11 y aurait manque de correspondance entre leur qualification ou expérience acquise et les nouvelles exigences du marché.Et il leur appartiendrait de se perfectionner ou de se recycler pour redevenir concurrentielles.16 C’est là la perspective qui sous-tend la plupart des politiques d’intervention axées sur le développement de l’employabilité des personnes hors-travail.En soi, elle ne remet pas en question l’effet des changements structuraux sur les personnes et ne tient pas celles-ci comme principalement responsables de leur exclusion du marché du travail.Cependant, elle laisse suggérer que la clé pour résoudre le problème de l’exclusion réside davantage dans les personnes elles-mêmes que, par exemple, dans des stratégies d’intervention visant le marché du travail.Certains auteurs vont même plus loin: ils concluent que le fait de rester longtemps en dehors du marché du travail équivaut à ne pas pouvoir, d’une part, ou à ne pas vouloir, d’autre part, améliorer son employabilité.Dans le premier cas, il s’agirait d’un manque apparent de compétence.Or, si toute une catégorie de personnes se montre ainsi «incompétente», on peut laisser entendre que l’incompétence serait catégorielle.Dans le deuxième cas, la non-intégration au marché du travail durant une longue période de temps, qui serait interprétée comme un manque de volonté, s’expliquerait autrement: les personnes auraient perdu le goût de travailler; elles seraient devenues «dépendantes» de l’aide sociale.Ces deux positions — qui font reposer l’exclusion à moyen et à long terme sur le manque de compétence ou le manque de volonté des personnes ou catégories exclues — se retrouvent fréquemment chez les auteurs d’allégeance néo-conservatrice.Selon cette perspective, le problème n’est pas l’absence d’emplois, mais le fait que les personnes assistées sociale ne veuillent pas travailler.Il faut donc les obliger à le faire, d’où les politiques plus musclées de « workfare», telles qu’on en adopte dans certains États américains.Les opinions, on le voit, sont divisées: on explique l’exclusion soit par des facteurs structurels, soit par des facteurs individuels ou catégoriels (tout de même reliés, dans ce dernier cas, à l’effet de certaines politiques d’aide sociale).Or le facteur exclu de ces deux types d’opinions, ce sont les rapports sociaux eux-mêmes qui existent entre différentes catégories d’acteurs, et le rôle de ces rapports dans la structuration de l’exclusion.On tient pour responsables principales, d’un côté, les «structures» (sans préciser quelles personnes seraient responsables de la mise en place et du maintien de ces structures), et de l’autre, une seule catégorie de personnes — celle des exclues — agissant apparemment en dehors de tout rapport avec d’autres.D’ailleurs, la marginalité et l’isolement de ces personnes peuvent renforcer l’idée que leur condition ne découle pas d’un rapport, mais tout simplement de ce qu’elles sont.Pour bien comprendre la dynamique sociale qui mène à l’exclusion (et dont l’exclusion fait partie), il faut resituer les personnes en cause dans le tissu de rapports sociaux dont sont faits les structures, les systèmes et les conditions.C’est dans ce but que nous avons reconstruit (encadré 2) les trajectoires de notre échantillon aléatoire de 2: LE PROJET DE RECHERCHE Les résultats présentés dans cet article proviennent d’un projet de recherche effectué en collaboration avec ma collègue Deena White et subventionné par le programme Subventions nationales du bien-être du ministère des Ressources humaines (Canada).La sous-équipe dirigée par Deena White a porté son attention sur le système d’aide sociale, les organismes et les intervenants.De mon côté, j’ai reconstruit, avec mes assistants, les trajectoires — en termes de logement, d'emploi, de participation à des mesures, d'insertion dans des réseaux et de ressources familiales (entre autres) — d’un échantillon aléatoire de 100 personnes prestataires de l’aide sociale à Montréal au mois de juillet 1993.Ces trajectoires (de 1988 à 1994) ont été reconstruites en entrevue.Toutes les personnes faisant partie de notre échantillon ont des responsabilités familiales.Les immigrants sont surreprésentés, constituant la moitié de l’échantillon original de 400 noms, et 76 des 100 personnes rencontrées en entrevue sont des femmes.Les résultats présentés ici portent sur les tra- jectoires de 69 de ces femmes (excluant 7 requérantes ayant le statut de réfugiées).Les résultats par rapport aux conditions de logement, analysés par Madelyn Fournier, et à la participa-tion aux mesures, analysés par Jean-Yves Desgagnés, portent sur l’ensemble des 100 répondants.17 M C M X (J VI FIGURE LES STATUTS, SELON LE SYSTÈME D’AIDE SOCIALE, ET LES PRESTATIONS CORRESPONDANTES wamMÈÊmmmimmmm ¦ .,| ^ m njni Prestataires de l’aide sociale APTES Disponibles 550$/mois Non disponibles Participants Non participants 600$/mois 650$/mois 500$/mois INAPTES 689$/mois Les prestations obtenues varient selon le statut.Ainsi, une personne seule déclarée disponible, c'est-à-dire qui attend de participer à un programme d’employabilité (stages, retour aux études ou expérience communautaire), reçoit 550$/mois alors qu’une personne qui participe à ces programmes touche 650$.Une personne qui refuse d'y participer voit sa prestation réduite à 500$.Les personnes déclarées non disponibles (femmes avec enfant de moins de 6 ans, personne d’âge supérieur à 55 ans ou personne ayant des problèmes de santé durant une période inférieure à 12 mois) re- çoivent 600$.Finalement, les personnes jugées inaptes touchent une prestation de 689$/mois.Des 550683 adultes assistés sociaux en octobre 1995, 20 p.cent étaient inaptes; 26,2 non disponibles; 7,7 p.cent disponibles; 7,2 participants; 38,9 p.cent non participants.La forte proportion de non participants, qui ne cesse d’ailleurs d’augmenter, provient du fait que de nombreux prestataires arrivent à ce statut par manque d’information sur les programmes d'employabilité et les statuts.18 l |« | ft |.ae l.a.j,«.| | * [ AAmm- : hnp//vtlylnh cafstatela rtlu/r.lr sktop/ViitApps/ViM .rb/t>rs;gr> html Wing Size Wing Shape Perform the Cross Étudier les langues Les cours de langue sont très nombreux sur le Web.Même s’il s’agit souvent de l’initiative d’une seule personne ou d’un groupe non formel de personnes bénévoles, on trouve des leçons de langue structurées, des notes de cours, du matériel d’appoint ou de référence.Je cite ici un exemple de documents sonores sur le français touristique mis en ligne par une agence touristique californienne : http ://www.bonjour.com/wta La technologie utilisée, RealAudio, permet de diffuser des documents sonores en continu.Pour d’autres ressources sur les langues, on consultera le serveur LingNet de l’Institut des langues étrangères du ministère de la Défense américaine (Defense Language Institute Foreign Language Center, DL1FLC à Monterey, Californie).http ://lingnet.army.mil/ Télé-université de l'Université du Québec http://www.teluq.uquebec.ca/ La Télé-université développe un campus virtuel où l’on utilisera le réseau d’une façon plus intense qu’avec les cours actuels.Pour le moment, le serveur de Télé-université propose les documents et la procédure du cours L'autoroute électronique.http ://www.teluq.uquebec.ca/tec 1400 /tec!400.htm Je vous invite aussi à visiter le centre de recherche LICEF (Laboratoire en informatique cognitive et environnements de formation) et à jeter un coup d’œil sur ses projets de recherche promoteurs dans le domaine de la formation.http://unitl.teluq.uquebec.ca/~licef/ DIALOG Customer Training http://www.uol.com/dbis/dbinfo.htm Dun & Bradstreet Information Services offre un cours de formation financière qui combine le didacticiel résidant sur l’ordinateur personnel et le réseau Internet.En téléchargeant gratuitement le logiciel DIALOG, l’apprenant accède à des documents locaux et à des ressources réseau.Une série d’activités classiques de communication par courrier électronique et en groupe de discussion complètent le cours.WEST, Web Educational Support Tool http://west.ucd.i e/ WEST est un ensemble d’outils de préparation et de diffusion de matériel pédagogique sur le réseau en multimédia et en mode client/serveur comme le Web.Le serveur de WEST montre un exemple d’utilisation de ces outils à la page http://west.ucd.ie/west/.On peut y suivre un cours de chimie, mais les outils d’interaction ne sont pas sérieusement exploités.Global SchoolNet Foundation http://www.gsn.org/ On peut tout spécialement consulter le tutorial Harnessing the Power of the Web for Classroom Use à http:// www.gsn.org/gsn/web.home.html Des cours faits au Québec Plusieurs enseignants québécois et canadiens ont mis le matériel de leurs cours sur le réseau Internet et se servent MA R S - AVR I L INTE^ACE du Jardin botanique de Montréal Devenez membre des Amis du Jardin botanique Recevez la magnifique revue trimestrielle QUATRE-TEMPS Dossiers thématiques à venir pour 1996 : • Le virage vert horticole (mars) • La nature au travail ! Les plantes au service de l'environnement (juin) • Cactées et plantes succulentes (septembre) • Nature et philosophie (décembre) * Visitez le Jardin botanique, les serres et l'Insectarium gratuitement 4101, rue Sherbrooke Est Bureau 206 Montréal QC s H1X2B2 Téléphone : 872-1493 Télécopieur : 872-3765 Profitez d'une réduction sur le prix de nos cours, conférences, excursions, etc.Empruntez des livres à la bibliothèque du Jardin botanique Avec les hommages de Hoechst Marion Roussel Canada Hoechst Marion Roussel Une société de Groupe Hoechst Amember of the Hoechst Group Hoechst B 2150, boulevard St-EIzéar Ouest Lava (Québec) H7L 4A8 de ce média pour compléter leurs projets et leur matériel pédagogique.À l’Université Laval, par exemple, les professeurs du Département de génie électrique et de génie informatique maintiennent des pages Web de leurs cours, que l’on peut consulter au http://www.gel.ulaval.ca/Enseigne-ment/coursH96.html Les serveurs de la Faculté de foresterie et de géomatique sont une autre source d’information formative sur la foresterie.On consulte le serveur Sylva W3 pour les notes de cours et pour le projet Forêt virtuelle au : http ://sylva.for.u!aval.ca/foret/in-dex.html Évidemment, il serait impossible de recenser ici l’ensemble des cours ou des enseignants ayant recours d’une façon ou d’une autre aux applications nouvelles du réseau dans le domaine de la formation.Je n’ai pas mentionné non plus les initiatives comme les projets SAVIE et SAAD au Québec, l’University OnLine et Open University, ailleurs.Mon objectif était plutôt de donner une idée de ce qui se fait et de ce que l’on peut faire.Le cours à distance en autoformation et en multimédia n’est pas encore complètement disponible.On peut cependant espérer le voir très bientôt grâce surtout à de nouvelles technologies permettant d’intégrer dans le même logiciel fureteur des extensions multimédias et des possibilités d’exploitation d’autres applications; on en voit déjà avec les plug-ins de Netscape, et avec les applications de type RealAudio et StreamWorks pour la diffusion des documents audiovisuels en temps réel et en continu.Adresses supplémentaires: http ://savie.teluq.uquebec.ca/ http ://www.quebectel.com/saad/ http ://www.uol.com/ http://acs-info.open.ac.uk/ et http ://acs-info.open.ac.uk/zx/ On trouve à l’École des hautes études commerciales (HEC) des exemples de cours utilisant le Web pour compléter les références en pointant des sources d'information «authentiques».J’ai visité par hasard les pages d’enseignement, où j’ai pu navigué dans les documents et les références du Cours 4-650-85 Systèmes d’information Hiver 96 au http ://www.hec.ca/enseig/enseig.htm Adel El Zaïm est directeur de l’unité Applications des inforoutes (ADI) au Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM).adel.elzaim@crim.ca •upisup -oi laajSy ‘U3 "6 UaJlO -8 ;bv Puiuiy 'L IQuauip) 13 ‘nan ‘m3 -9 Pixi ‘1S ‘qy ‘S -U ‘marnai -fr Peun ‘a.n>i •£ :ny ùnei ‘an 'Z :uoimsiuoi 'i IVDIIUHA •anbppnN '01 ^3 ‘eopedo "6 hJi ‘8 PD ‘umijujL ;jV ‘ny "9 DaqJ3 ‘hs 'S -uoaN ‘suiaii :j?j, ‘ay ¦£ PuiumqieAO ‘Z POBjjajui ’ï IVINOZIHOH sasiojo sjoui sap uopnios SCIENCE-INTER DES NOUVELLES DU COLLÉGIAL Vous vous demandez peut-être ce qu’il est advenu du projet du ministère de l’Éducation de supprimer 125 «équivalents temps complet» permettant à des enseignants et à des enseignantes de cégep de se consacrer à la recherche?Nous vous en parlions, en effet, dans notre numéro de novembre-décembre.D’après une entente conclue quelque temps après avec le Conseil du trésor, le nombre de postes en recherche au collégial passerait de 125 à 88.De plus, ces postes feraient désormais partie d’une enveloppe globale de quelque 700 postes périphériques à l’enseignement qui seraient saupoudrés dans l’ensemble du réseau pour répondre à divers besoins — de la coordination départementale aux services d’aide, en passant par la recherche.Chaque établissement serait libre d’attribuer ces postes à sa guise.Un projet qui, on le devine, ne satisfait pas l’exécutif de l’Association pour la recherche au collégial, qui tente de trouver actuellement le meilleur moyen de sauver les meubles.L’Association songe, entre autres, à créer une structure recentralisatrice qui se chargerait de redistribuer les 88 postes restants.Cela permettrait de maintenir des mécanismes de compétitivité en préservant l’attribution des ressources selon une évaluation par les pairs.UNE MÉDAILLE D'OR POUR STEPHEN HANESSIAN Stephen Hanessian du Département de chimie de l’Université de Montréal recevra en juin prochain la Médaille d’or en sciences et en génie du Canada 1996.Cet honneur vient couronner 35 années de recherche dans le domaine de la synthèse chimique de molécules thérapeutiques.L’une des innovations les plus importantes du Pr Hanessian est l’«approche Chiron», laquelle permet de simplifier l’analyse des molécules en vue de leur synthèse.Stephen Hanessian à reçu le prix Urgel-Archam-bault de l’Acfas en 1987.Par ailleurs, un autre chercheur de l’Université de Montréal, André Ber-thiaume, du Département d’informatique et de recherche opérationnelle, a mérité une médaille d’argent du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie pour ses travaux de doctorat.Ce chercheur s’intéresse à l’informatique quantique.La médaille est accompagnée (sans aucune incertitude quantique!) d’une bourse de 5 000$.À TOUS LES FERNAND SEGUIN EN HERBE Si la vie.de communicateur ou communicatrice scientifique vous intéresse, sachez que l’Association des communicateurs scientifiques du Québec (ACSQ) et la Société Radio-Canada organisent un concours de journalisme scientifique : la Bourse Fernand-Seguin.Cette bourse consiste en un prix de 12 000$ associé à un stage de six mois dans des entreprises de presse, dont trois mois à l’émission de télévision Découvertes.Renseignements: ACSQ, (514) 522-1304.Faites vite, la date limite pour soumettre votre candidature est le 11 avril.Bonne chance! LE SCIENTIFIQUE DE L'ANNÉE DES ANNÉES-LUMIÈRE Il est le 9e et non le moindre: Jean-Marie Leclerc, hématologue-oncologue à l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal, a été choisi Scientifique de l’année 1995 par l’équipe de l’émission Les années-lumière de la radio AM de Radio-Canada.Le Dr Leclerc est «l’âme scientifique» du tout nouveau Centre de cancérologie pédiatrique Charles-Bruneau construit près de l’hôpital et consacré au traitement des jeunes malades, ainsi qu’à la recherche de pointe sur les cancers des enfants.123456789 10 MOTS CROISÉS: JEAN-MARIE DEMERS HORIZONTAL 1.La revue de la recherche 2.Protéine de bonne souche 3.Rhénium — À un objectif 4.Éléments minimaux d’un ensemble organisé — Gaz 5.Possessif— Il est très volatil 6.Or — Symbole d’un élément radioactif artificiel 7.Hydrogène qui a perdu sa légèreté — Symbole d’un élément utilisé en électronique 8.Il est maintenant automatique, aux Postes 9.Plaque tectonique québécoise — Pronom 10.Se dit de certains acides (sing.) VERTICAL 1.Moyen d’acquérir ou de perdre des électrons 2.Font partie de nouveau — Elle n’a pas encore vêlé et il lui manque déjà une lettre — Symbole chimique 3.L’hérédité en est responsable — Petit mollusque sans la première et la dernière lettres 4.Un chimiste russe a trouvé une certaines périodicité entre eux (sing.) — Symbole d’un métal présent dans certaines pyrites 5.Rubidium — Abréviation chrétienne — Iridacée bulbeuse francisée 6.Pour la bière ou le vin — Marque le doute — Deux premières lettres d’une matière solide à base de silicate et d’aluminate de chaux 7.Se dit de certains acides (sing.) — Maquer sans muer 8.Enduire de palmitate de miricyle 9.Préposition — Un comptable peut l’être 10.Prix Nobel de physique en 1921 Solution à la page précédente MARS - AVRIL IN T ACE « CHERCHEURS RECHERCHÉ UNIVERSITÉ LAVAL En vertu de son Programme d’accès à l’égalité, l’Université Laval entend consacrer la motié de ses postes vacants à l’engagement de femmes.DÉPARTEMENT DE SCIENCES ET TECHNOLOGIE DES ALIMENTS Professeure, professeur Le Département de sciences et technologie des aliments cherche un professeur ou une professeure dans le domaine des macromolécules (protéines/polysaccharides) et de leurs interactions dans des systèmes alimentaires.PONCTIONS : enseignement aux 1er, 2e et 3e cycles portant sur les propriétés fonctionnelles et la formulation.Recherche dans le cadre de la chaire industrielle du CRSNG, dont la thématique repose sur les propriétés fonctionnelles des protéines sériques.Encadrement d’étudiants et d’étudiantes de 2e et 3e cycles et de stagiaires postdoctoraux.Participation aux instances pédagogiques et administratives du département.EXIGENCES: doctorat en sciences et technologie des aliments, génie alimentaire ou dans une discipline connexe; formation et expérience adéquates dans l’étude des formulations alimentaires; exprience en recherche; capacité de travailler en équipe; aptitudes pour l’enseignement; bonne connaissance du français oral et écrit; si possible, être admissible à l’Ordre des ingénieurs du Québec; une expérience de recherche en collaboration avec le milieu industriel sera considérée comme un atout.DATE D’ENTRÉE EN FONCTION: au plus tard le 15 juin 1996 Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitæ et une lettre faisant état de leurs recherches en cours, de leur expérience pédagogique et de leurs capacités d’intégration avant le 15 avril 1996 à : Conformément aux exigences prescrites en matière d’immigration au Canada, la priorité sera accordée, pour ces emplois, aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.Ces postes sont ouverts aux femmes ainsi qu’aux hommes.François Castaigne Directeur Département de sciences et technologie des aliments Pavillon Paul-Comtois Université Laval Québec (Québec) G1K 7P4 ÉCOLE DES ARTS VISUELS Professeure, professeur FONCTIONS : enseignement de base au premier cycle dans les domaines du design graphique, de la communication visuelle et de l’infographie.Enseignement et encadrement de projets de recherche/ création au deuxième cycle.Recherche en application des technologies de l’informatique au domaine du design graphique et de la communication visuelle.Participation à la gestion de l’École des arts visuels.EXIGENCES : doctorat dans un domaine approprié.Maîtrise en design graphique.En l’absence d’un diplôme de doctorat, le candidat ou la candidate doivent répondre aux critères d’équivalence de doctorat établis à l’École des arts visuels.Publications de travaux en design graphique ou de travaux de recherche en communication visuelle ou en infographie.Compétences pour l’enseignement pratique et théorique.La maîtrise du français parlé et écrit est indispensable.DATE D’ENTRÉE EN FONCTION: 1er août 1996 Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur formule de candidature avant le 1er avril 1996 à: MARS- AV R I L INTE#ACE André Théberge École des arts visuels Édifice La Fabrique Université Laval Cité universitaire (Québec) G1K 7P4 ÉCOLE DE PHARMACIE Professeure, professeur FONCTIONS: la personne détentrice de ce poste devra développer des activités de recherche dans le domaine des sciences pharmacologiques (pharmacocinétique et pharmacodynamique).Elle devra participer à l’enseignement des sciences cliniques, de la pharmacothérapie ou de la pharmacologie.EXIGENCES : posséder un Ph.D.et avoir fait un minimum de deux ans d’études postdoctorales dans une discipline en rapport avec la description du poste.Pourra détenir un doctorat en pharmacie avec un minimum de quatre ans d’expérience en recherche dans une discipline en rapport avec la description du poste.Comme cette personne sera appelée à participer à l’enseignement de la pharmacothérapie et des sciences cliniques, la préférence sera accordée à celle qui aura une formation de base en pharmacie ou en médecine.DATE D’ENTRÉE EN FONCTION: 1er septembre 1996 Faire parvenir confidentiellement un curriculum vitæ ainsi qu’un résumé des champs d’intérêt d’enseignement et de recherche avant le 1er mai 1996 à: Le Directeur École de pharmacie Pavillon Ferdinand-Landry Université Laval Cité universitaire (Québec) G1K 7P4 SOURCES RECENSIONS CD-ROM CLAUDE MARCIL LES ORIGINES DE L’HOMME On entre dans une salle de cinéma où sont assis des spectateurs extrêmement âgés, vieux de plusieurs millions d’années.Nos très lointains ancêtres regardent un petit film 3D portant sur la création du monde.C’est le début du CD-Rom Les origines de l'Homme, un ouvrage électronique de vulgarisation scientifique.Au départ, une minuscule bestiole répondant au doux nom de Purgatorius.À l’arrivée, 70 millions d’années plus tard, l’être humain.Entre les deux, une variété de primates, singes, hominidés qui ont peu à peu fait place à l’Homo sapiens, le petit dernier, né il y a quelque 35 000 ans.Une saga archéologique.Ce CD-Rom a reçu le Prix du multimédia 1994 décerné par le Jury Môbius.Son réalisateur est Yves Coppens (l’un des chercheurs à qui l’on doit la découverte de la doyenne de l’humanité, «Lucy»), titulaire de la chaire de paléontologie et de préhistoire du Collège de France.Après un long chargement du programme, on jette un coup d’œil rapide sur les espèces qui nous ont précédés.Puis, on s’attarde sur le bureau d’un anthropologue : carnets de notes, ouvrages divers, crânes, silex, etc.Au milieu de cette table de travail en désordre, on déniche quatre chapitres: «Ancêtres et cousins», «Transformations morphologiques», «Découvertes paléontologi-ques» et «Chemins de l’évolution».Et même une «photo de famille», où nos ancêtres de tous les âges sont réunis.On pointe le curseur sur l’un d’entre eux.L'Homo erectus apparaît avec la liste de ses caractéristiques, son âge et diverses références (nom, date, période).«An- cêtres et cousins» présente de façon visuellement saisissante une vingtaine de nos ancêtres.Le chapitre intitulé «Chemins de l’évolution» est riche de surprises.Dans un paysage d’images de synthèse, on parcourt, selon sa vitesse et le mouvement (en avant, en arrière), les 70 millions d’années écoulées, avec une description complète des principaux individus-jalons, parmi lesquels l’hominidé Ramidus, âgé de 4,4 millions d’années et exhumé récemment.On saura tout sur les auteurs, les sites et les circonstances des découvertes en feuilletant les 18 albums du chapitre «Découvertes paléontologi-ques», avec cartes de paléogéographie, photos, dessins et gravures d’époque.La partie «Transformations morphologiques», l’une des trouvailles de cet outil moderne, permet de comparer sur le même écran, par exemple, VAustralopithecus afarentis (qui était encore un singe) à un autre individu et, ce qui est spectaculaire, de visualiser la métamorphose de l’un en l’autre grâce au morphing.Pour voir le film accéléré de DERNIÈRES Sciences de la santé MÉDECINE PRÉVENTIVE ET SANTÉ PUBLIQUE AU CANADA, Chandrakant P.Shah, adaptation française sous la direction de Fernand Turcotte, Presses de l’Université Laval, 402 pages.MARS - AVRIL INTE$tACE révolution, il suffit de sélectionner deux dates, le départ et l’arrivée.On peut également décider de remonter dans le temps! Les plus ludiques vont se précipiter sur le jeu proposé, une expédition archéologique qui fait du lecteur le responsable d’un chantier de fouilles.D’autres, pour se distraire, cliquerons sur le quizz, qui contient des questions sur les ancêtres, l’archéologie, la paléontologie, etc.Une manière amusante de découvrir notre ignorance en la matière! Pour rafraîchir sa mémoire, on peut pointer sur les «théories de l’évolution».Comme dans un livre, un sommaire présente 14 micro-chapitres (avec, chaque fois, une double page avec photos et dessins): Charles Darwin et De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, Cari Von Linné et sa classification des espèces, Julian Sorell Huxley et ses théories de l’évolution, etc.Pour ceux qui en veulent toujours plus, ce CD-Rom propose un index avec de l’hyper-texte (pour jeter un coup d’œil sur tous ceux qu’on a ratés!), une bibliographie (ouvrages spécialisés et tout public), bref, de quoi passer de longues heures à découvrir nos origines.Distributeur: Auba (514) 284-2822 Concepteur: Cryo Compatibilité : PC, versions Mac et CDI Prix: 89,95 $ PARUTIONS Science politique, sciences économiques LES NOUVEAUX DÉFIS DE LA GOUVERNANCE, sous la direction de B.Guy Peters et Donald J.Savoie, Presses de l’Université Laval, 306 pages. Vous devriez lire.S’il partait demain sur une île déserte, J.André Fortin apporterait avec lui: @ Le Phénomène humain, de Pierre Teilhard de Chardin, Éditions du Seuil, Pour mieux se préparer au grand voyage CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L'ACFAS/1995-1996 André Boudreau (président sortant), langue et linguistique, Université Laval Françoise Boudreau, sociologie, Collège universitaire Glendon, Université York Yves P.Bourhis, génie des matériaux.Air Liquide Canada limitée Jean-Marc Carpentier, physique, Communications Jean-Marc Carpentier inc.Hélène Dallaire, sciences de la santé, Université d’Ottawa Renée Desautels, physique, Collège de Rosemont Christian Duval, neurocinétique, Université du Québec à Montréal, étudiant Louise Filion, géographie, Université Laval Marc Gaudry, sciences économiques, Centre de recherche sur les transports, Université de Montréal Luc-Alain Giraldeau, sciences biologiques, Université Concordia Marie-Marthe Hébert, éducation, Université du Québec à Chicoutimi Gilles Jean, énergie, CANMET - LRDE, Ressources naturelles Canada Yves Laberge, sociologie, Université Laval, étudiant Michel Massiéra, génie civil, Université de Moncton Gilles Nadeau (trésorier), économie, CAE Électronique limitée Christiane Quérido, sociologie, École nationale d’administration publique de l’Université du Québec (ENAP) Chantal Saint-Jarre, littérature-sciences de la santé, Université d’Ottawa Jean Sauvé, génie mécanique, Teknor Microsystems inc.Jean-Pascal Souque (1er vice-président), éducation, Le Conference Board du Canada Serge St-Pierre, chimie, Université du Québec à Montréal Jennifer Stoddart (présidente), droit civil, Commission des droits de la personne du Québec François Tavenas (2e vice-président), sciences appliquées, Université McGill Germain Godbout (secrétaire), chimie, directeur général, Acfas Jean-Marie Demers (archiviste), biologie, professeur retraité, Département des sciences biologiques, Université de Montréal LE JAPON CONTEMPORAIN.Une économie nationale, une économie morale, Bernard Bernier, collection «Politique et économie», Presses de l’Université de Montréal, 312 pages.Relations industrielles, gestion, marketing LE TRAVAIL ET SON MILIEU.Cinquante ans de recherche à l’École de relations industrielles, sous la direction de Rey-nald Bourque et Gilles Trudeau, Presses de l’Université de Montréal, 440 pages.LES GESTIONNAIRES ET LA NÉGOCIATION, David A.Lax et James K.Sebenius, Gilles Gauthier et Marie Thibault, Gaëtan Morin éditeur et Centre d’études en administration internationale, 464 pages.LE MARKETING D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN VU PAR DES GESTIONNAIRES MARKETING DU QUÉBEC, Louis Fabien et René Gendreau, 60 pages.Environnement, foresterie LES SCIENCES SOCIALES ET L'ENVIRONNEMENT, sous la direction de Louise Quesnel, Presses de l’Université d’Ottawa, 224 pages.LES VRAIS MAÎTRES DE LA FORÊT QUÉBÉCOISE, Pierre Dubois, Éditions Écosociété, 128 pages.Biologie SYSTÉMATIQUE BACTÉRIENNE.Guide d'identification des bactéries aérobies, Bernard Martineau, Décarie éditeur, 160 pages.INTRODUCTION À LA BIOMÉTRIE, Pierre Jolicœur, 2e édition, Décarie éditeur, 334 pages (aussi offert: Exercices et solutions, 88 pages).Sociologie, démographie AU CŒUR DES POSSIBLES, Gabriel Gagnon, Éditions Écosociété, 186 pages.UNE REVUE DES ÉTUDES QUÉBÉCOISES SUR LES FACTEURS D’INTÉGRATION DES IMMIGRANTS, Victor Piché et Liane Bé- MARS - AVRIL INTE^ACE langer, Ministère des Affaires internationales, de l’Immigration et des Communautés culturelles, collection «Notes et documents» n° 5, 52 pages.Sciences comptables COMPTABILITÉ 1.Principes et applications, COMPTABILITÉ 2.Principes et applications, COMPTABILITÉ 3.Simulation comptable, 3e éditions, Robert Brien et Jean Senécal, Gaëtan Morin éditeur, 432 pages, 757 pages et 38 pages.CA-SIMPLE COMPTABLE.À la portée de tous, Danielle Trottier, Robert Brien et Jean Senécal, Gaëtan Morin éditeur, 232 pages.Génie LA MAGIE DES MATÉRIAUX, Michel Du-neau et Christian Janot, Éditions Odile Jacob, 238 pages.Éducation DES ENFANTS QUI PHILOSOPHENT, Pierre Laurendeau, collection «Théories et pratiques dans l’enseignement», Éditions Logiques, 192 pages.Divers LITTÉRATIE, ÉCONOMIE ET SOCIÉTÉ: résultat de la première Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes, Statistique Canada, 217 pages.N .D .L .R .Précisons que l’ouvrage L’algonquin au XVIIe siècle, mentionné dans le numéro de janvier-février, a été écrit par Diane Daviault de l’Université du Québec à Chicoutimi. A SUIVRE MARS 19-21 mars Le français et les langues scientifiques de demain, colloque organisé par l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas), le Conseil de la langue française et la Société royale du Canada, à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal.Renseignements : Secrétariat de l’Acfas Tél.: (514) 849-0045 Téléc.: (514) 849-5558 Site Acfas: http://www.acfas.ca 2 1 mars Le modèle de Sherbrooke: une approche systémique pour prévenir la chronicité des maux de dos reliés au travail, dans le cadre des conférences midi de l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec, à l’IRSST à Montréal.Renseignements : Tél.: (514) 288-1551, poste 291 2 1 mars Pluriethnicité et citoyenneté dans la société québécoise; conférencier: Ar-lindo Vieira, président du Conseil des communautés culturelles et de l’immigration du Québec.Conférence organisée par la chaire Concordia-UQAM en études ethniques, à l’Université du Québec à Montréal.Renseignements : Chaire Concordia-UQAM en études ethniques Tél.: (514) 987-8766 2 1-23 mars L’essentiel.les stratégies, thème du congrès de l’Association québécoise des enseignants de français, langue seconde (AQEFLS), au Centre des congrès de Laval.Renseignements : Gilbert Dion AQEFLS Tél.: (514) 276-6470 2 6 mars État de la recherche sur le français en Ontario, conférence organisée par le Centre de recherches en éducation franco-ontarienne (CREFO) de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario, à l’IEPO à Toronto.Renseignements : CREFO Tél.: (416) 923-6641, poste 2855 28-30 mars Colloque «Inconscient et société», organisé par la Famille des sciences humaines en collaboration avec le Groupe d’études psychanalytiques interuniversitaire de l’Université du Québec à Montréal, à la salle AM-050 de l’UQAM.Renseignements : Danielle Roussy Tél.: (514) 987-8343 Téléc.: (514) 987-4644 AVRIL 4 avril Colloque «Jeunes chercheurs», organisé par la Famille des sciences humaines de l’Université du Québec à Montréal, à l’UQAM.Renseignements : Danielle Roussy Coordonnatrice Tél.: (514) 987-8343 4 avril Efficacité, fiabilité et convivialité: trois critères d’évaluation des équipements de protection, dans le cadre des conférences midi de l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec, à l’IRSST à Montréal.Renseignements : Tél.: (514) 288-1551, poste 291 12 avril La peur du contrôle social: obstacle majeur à la promotion de la santé en milieu de pauvreté; conférencier: Michel Perreault.Conférence organisée MARS - AVRIL INT ©ACE par le Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la santé et de la prévention (GRASP), au 2815, boul.Édouard-Montpetit, salle 075, à Montréal.Renseignements : GRASP Tél.: (514) 343-6193 16-17 avril Convergence vers l’émergence.De la recherche à la commercialisation, 4e édition du Carrefour des biotechnologies du Québec, à l’Auberge des Seigneurs, à Saint-Hyacinthe.Renseignements : Carrefour des biotechnologies du Québec Corporation de développement économique et industriel de la région de Saint-Hyacinthe Tél.: (514) 261-0046 Téléc.: (514) 773-6767 Courrier électronique: technopo@ntic.qc.ca 16- 18 avril Gérer la révolution du savoir, conférence internationale organisée par le Groupe Innovation, au Palais des congrès de Montréal.Renseignements : Groupe Innovation Tél.: (418) 694-2400 Téléc.: (418) 694-2401 Courrier électronique : gr.innov@riq.qc.ca 17- 19 avril 1er Congrès international des technopoles spécialisés en agroalimentaire et biotechnologie : « Biotechnologie et agroalimentaire sans frontières», à l’Auberge des Seigneurs, à Saint-Hyacinthe.Renseignements : Corporation de développement économique et industriel de la région de Saint-Hyacinthe Tél.: (514) 261-0046 Téléc.: (514) 773-6767 Courrier électronique : technopo@ntic.qc.ca 18 avril L’impact du vieillissement de la main-d’œuvre sur les accidents: une problématique en émergence, dans le cadre des conférences midi de l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec, à l’IRSST à Montréal.Renseignements : Tél.: (514) 288-1551, poste 291 19 avril Colloque sur la recherche clinique en oncologie, organisé par la Fondation québécoise du cancer, à la salle Beverly Webster Rolph au Musée d’art contemporain de Montréal.Renseignements: Judith Laurier Fondation québécoise du cancer Tél.: (514) 527-2194 Téléc.: (514) 527-1943 2 2 avril Les enquêtes spéciales de Statistique Canada, session de formation organisée par le Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la santé et de la prévention (GRASP), au local M-415 du Pavillon principal de l’Université de Montréal.Renseignements : Jocelyne Boivin GRASP Tél.: (514) 343-6193 ou (514) 343-6111, poste 4280 2 6 avril La souffrance familiale dans une approche globale, 3e colloque en soins palliatifs organisé par le CLSC des Trois-Saumons en collaboration avec le collège de Saint-Jérôme, à la salle Gérard-Ouellet à Saint-Jean-Port-Joli.Renseignements : Sylvie Jean CLSC des Trois-Saumons Tél.: (418) 598-3355, poste 166 2 7 avril 3e Symposium de gérontologie: La réforme des services sociaux et son application pour les personnes âgées, organisé par l’Association des gérontologues diplômés de l’Université Laval (AGEDIUL), au pavillon Alphonse-Desjardins de l’Université Laval, à Québec.Renseignements : Yvon Lirette AGEDIUL Tél.: (418) 656-5887 Lise Vallières Tél.: (418) 682-0551 MAI 2 mai Appropriation et application des résultats de recherche par l’entreprise : des réponses concrètes à des besoins spécifiques, dans le cadre des conférences midi de l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec, à l’IRSST à Montréal.Renseignements : Tél.: (514) 288-1551, poste 291 6-7 mai Innover pour gérer les conflits, 51e Congrès annuel de relations industrielles, à l’hôtel Loews Le Concorde, à Québec.Renseignements : Micheline Gravel Tél.: (418) 656-2832 Téléc.: (418) 656-3316 10 mai Du privé au politique: les aspects sociaux de la consommation des médicaments, conférence organisée par le Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la santé et de la prévention (GRASP), à l’Université de Montréal, 2815, boul.Édouard-Montpetit, salle 075.Renseignements : GRASP Tél.: (514) 343-6193 MARS - AVRIL INTERFACE M CMXCVI 13-17 mai 64e Congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas), à l’Université McGill, à Montréal.Renseignements: Secrétariat de l’Acfas Tél.: (514) 849-0045 Téléc.: (514) 849-5558 3 0-31 mai Colloque Mycorhizes 96 : « La recherche d’aujourd’hui vers les utilisations de demain», organisé par Premier Tech, à l’Hôtel Lévesque, à Rivière-du-Loup.Renseignements: Nathalie Nadeau Tél.: (418) 867-8883 Téléc.: (418) 862-6642 Courrier électronique: premiert@icrdl.net JUIN 1er- 3 juin Les cultures canadiennes et la mondialisation, congrès annuel de l’Association d’études canadiennes, à l’Université Brock, à St-Catharines, en Ontario.Renseignements : Association d’études canadiennes Lynnen Darroch Tél.: (514) 987-7784 Téléc.: (514) 987-8210 Courrier électronique: clOl 5@er.uqam.ca 13-16 juin Au-delà des soins: pour des politiques de santé, 9e Congrès de l’International Association of Health Policy, à l’Université de Montréal.Renseignements : secrétariat du 9e Congrès de l’International Association of Health Policy Bureau de consultation et d’organisation de congrès Université de Montréal Tél.: (514) 343-6492 Téléc.: (514) 343-6544 Courrier électronique: congres@ere.umontreal.ca -g» Nadine, la fille-pretzel i guide pratique ur Internet Mystérieuses anguilles > la recherche Maladies Infectieuses: l des microbes plus forts Quoi faire un microscope ?Pour en savoir plus Science L'événement spatial de tSTtnchogie INFORM ïpdllcil MC —» la décennie Russes et Américains : JMk rende?vous au sommet Les agents intelligents des microvalets sur le Net Info-Tech Le magazine de l'informatique et de la technologie au service des utilisateurs et des décideurs québécois.Les Débrouillards Reportages illustrés, B.D., expériences, jeux.Drôlement scientifique! Pour les 9-14 ans.Québec-Science Toute l'actualité en sciences et technologie.Fiable et passionnant depuis 33 ans! Vivement la déréglementation WINDOWS 95 : décevant.INTERFACE Des scientifiques dans les marges de la science LES JARDINS f FLEURIS i flétan noir « ôp'démie Quatre-Temps touche la botanique, l'horticulture, les sciences de la nature et de l'environnement.Interface Pour découvrir la science et réfléchir, sur ses enjeux.L'abonnement inclut le bottin de la recherche.Forêt & Conservation Pour se brancher sur la forêt québécoise Franc-Vert Découvrez la nature et l'environnement.en beauté! ASTRONOMIC 'iseaux Spectre Pour l'avancement de l'enseignement des sciences au Québec.Astronomie-Québec le magazine qui vous amène d'une étoile à l'autre.Québec Oiseaux Pour tout connaître sur nos oiseaux.abonnez-vous! Veuillez m'abonner au(x) magazine(s) suivant(s) pour un an I I Les Débrouillards (28,43 $) 10 nos ?Québec Science (37,60 $) 10 nos ?Info-Tech (31,13 $) 11 nos I I Franc-Vert (23,93 $) 6 nos ?Forêt & Conservation (27,35 $) 6 nos ?Interface (41,02 $ étudiants : 20,51 $) 5 nos ?Quatre-Temps (28 $) 4 nos ?Québec Oiseaux (16 $) 4 nos ?Astronomie-Québec (32 $) 6 nos I I Spectre (27,35 $) 5 nos Nom__________________________________Prénom___________________________ Adresse______________________________________________App._____________ Ville________________________________Province_________________________ Code postal__________________________Tél.:____________________________ Faites votre(vos) chèque(s) à l’ordre du(des) magazine(s) choisi(s) et postez-le(les) à : Agence Science-Presse, 3995, Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1W 2G7 (SVP, un chèque par abonnement).Toutes taxes incluses.IF Des solutions terre terre?Un peu plus haut! À l'Université de Sherbrooke, l'innovation fait partie r Elargissez vos horizons! Pour découvrir UN MONDE À INVENTER onnaissance lenseignements I-800-267-UdeS UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE 'e0S „„ à •««»*« 'e ' „ce 4e ses»»" „ eiwe
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