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Titre :
Interface : la revue de l'ACFAS
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1984-2000
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'ACFAS
  • Successeur :
  • Découvrir (Montréal, Québec)
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Interface : la revue de l'ACFAS, 1997-05, Collections de BAnQ.

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* PBR Â-52X BNQ L'aquiculture: peut-on v croire au Québec?• r.A., Association canadienne-française Montréal (Québec) H2L 2M7 Envoi 01001026651803 vL Jus 100% naturel À la maison, au travail, partout, quand vous tirez votre «jus » d'ici, vous puisez vos watts à la source et vous êtes tout naturellement branchés sur une qualité de vie respectueuse de l'environnement et du bien-être de la collectivité.Bref, sur l'avenir ! Hydro Québec VOLUME DIX-HUIT | NUMÉRO TROIS | MAI-JUIN 1997 ÉDITORIAL OPINIONS INTERFACE 4 6 Science clips La fin des conflits mère-enfants.chez les COCHONS 20 MILLIÈMES DE LIEUE SOUS LES MERS Les touristes français déçus par le Québec Des jeunes avec la rue pour tout bagage social Des protéines en voyage sur la station Mir Et si les baleines se mettaient à bouder?Vive la sucette ! Grand MÉNAGE DANS LES CHAMPS DE TIRS De la loi du plus fort à celle du plus coopératif Les BPC de l'Irving Whale: chronique d’une fuite annoncée La recherche au collégial: scène deux ou scène finale?Dolly p.46 Face à face 22 Jurons, charivaris et confessions René Hardy: l’historien du peuple Claire Gagnon Histoire des charivaris, des blasphèmes et des pratiques religieuses : aucune des manifestations de la vie du peuple ne laisse René Hardy indifférent.mm 3» Recherche L’apoptose ou le suicide cellulaire Sophie Roy et Geneviève Roy Le suicide de la plupart de nos cellules est nécessaire pour notre survie.Une mort programmée dans ses moindres détails.L’aouicultureî peut-on y croire au Québec?Céline Audet et Joël de la Noüe Des contraintes climatiques, techniques et même économiques freinent chez nous le développement de l’aquiculture.Mais cela n’empêche pas certains scientifiques de persévérer.Enjeux 46 Dolly: bien plus ou’un simple clone Anne Vézina La naissance de Dolly, une brebis conçue par clonage, soulève bien des questions.Bien des peurs également.Clonerons-nous bientôt des humains?Quel intérêt aurions-nous à le faire?Le débat ne fait que commencer.Zoom 54 La veille technologique Pierre-André Julien 58 Science monde La guerre aux multinationales de la cigarette Étienne Denis Quoi di neuf ?60 RUBRIQUES Livres, emploi, événements 63 ÉDITORIAL 1 PROMESSES ELECTORALES ET RECHERCHE SCIENTIFIQUE André Bernard André Bernard est professeur au Département de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).Négligée dans les budgets des gouvernements, la recherche scientifique l’est-elle également dans les programmes électoraux?Dans le Plan d’action libéral pour le Canada (le « livre rouge ») présenté par Jean Chrétien en 1993, le mot «innovation» revenait souvent (mais le mot « science» n’apparaissait nulle part).Les dirigeants du Parti libéral du Canada disaient vouloir d’un pays «où efficacité et innovation seraient les mots d’ordre des pouvoirs publics » (p.8).L’un des huit chapitres du livre rouge était même intitulé: «Redresser l’économie par l’innovation ».On rappelait que seulement trois quarts de i p.cent du produit intérieur brut du Canada allaient à la «recherche-développement» alors que chacune des trois principales puissances économiques du monde consacrait à ce chapitre au moins 2 p.cent de son propre produit intérieur brut.Le livre rouge annonçait (p.48) qu’un gouvernement libéral poursuivrait « l’effort en faveur de la recherche fondamentale, notamment en consolidant le financement des conseils chargés d’attribuer les subventions».Dans un tableau récapitulatif, on chiffrait à î milliard de dollars l’effort budgétaire additionnel requis au chapitre de la «recherche-développement», de 1994-1995 à 1997-1998 (p.107), l’augmentation par rapport aux crédits de 1993-1994 devant être de 100 millions en 1994-1995, puis de 200,300 et, enfin, 400.4 18 j\ interface"! Le livre rouge promettait beaucoup.Mais, on le constate aujourd’hui, la hantise du déficit a pris le pas sur les « promesses » relatives à la « recherche-développement ».Ces promesses ont subi le sort de nombreux autres engagements «coûteux».Mon équipe de recherche a calculé que les gouvernements d’Ottawa, entre 1963 et 1996, ont rempli au total 22 p.cent des promesses à incidence budgétaire formulées par leurs dirigeants lors des campagnes électorales.La majeure partie des « réalisations » qui correspondent à ces promesses ont été « livrées » au cours de la première année d’un premier mandat.La volonté ou la capacité de remplir les promesses les plus coûteuses d’une campagne électorale paraît diminuer avec le passage du temps.Nos compilations montrent aussi qu’un chef de gouvernement fait moins de promesses électorales à incidence budgétaire que le chef de l’opposition.C’est ainsi que la première ministre Kim Campbell, en 1993, n’a pratiquement rien promis au chapitre de la recherche-développement, comparativement au chef de l’opposition de l’époque, Jean Chrétien.Parmi les 40 pages du «livre bleu» de Kim Campbell (intitulé Un gouvernement au service de la population), il y en avait tout de même deux qui étaient consacrées aux sciences («Promouvoir les sciences et la technologie»).Mais on ne promettait pas un effort budgétaire additionnel en faveur de la recherche-développement; on annonçait simplement la tenue d’un sommet des sciences et de la technologie, une nouvelle structuration du processus décisionnel et une nouvelle validation de deux programmes.Dans le texte de Kim Campbell, la section consacrée aux sciences (p.23) se terminait par les mots suivants: «(.) et ils [ces changements] visent à mettre les impôts des Canadiens au service de la population canadienne».Selon les sondages, environ 40 p.cent des gens fondent leur vote « principalement » (mais non pas uniquement) sur leur perception des programmes électoraux des principaux partis.C’est dire l’importance des promesses électorales.Mais, pour influencer l’électorat par des promesses en faveur des sciences, un parti doit faire voir l’intérêt que présente la recherche scientifique pour la société tout entière.Il lui faut montrer que la recherche scientifique peut assurer, à long terme, la prospérité et, aussi, le bien-être moral de la plupart des gens.Or cet argument ne se trouvait pas dans les programmes électoraux de 1993.On n’amènera pas l’électorat à soutenir un effort collectif en faveur des sciences si l’on dit que la recherche scientifique doit simplement servir à l’augmentation des exportations, comme on le laissait penser en 1993 dans le livre rouge du Parti libéral du Canada.Il faut également montrer que la recherche scientifique financée par les pouvoirs publics doit permettre, notamment, de lutter contre la maladie, le malvivre, l’insécurité économique et psychologique.Le type de recherche qui plairait aux gens, c’est une recherche au service de la société tout entière plutôt qu’une recherche réalisée pour le bénéfice de telle ou telle entreprise privée.Or ce type de recherche n’a guère été financée par l’entreprise privée dans le passé.Le sera-t-elle davantage quand «le gouvernement libéral prendra des mesures pour inciter les grandes entreprises à collaborer avec les établissements de recherche et les pôles d’excellence » (p.47 du livre rouge)?La diminution de la part du produit intérieur brut du Canada (ou du Québec) consacrée à la recherche fondamentale, y compris (sinon «surtout») à la recherche fondamentale en sciences sociales, devrait inquiéter l’ensemble de la population.Cela devrait alarmer tout parti- culièrement les militants et militantes des partis politiques, et les amener à réclamer de leurs dirigeants des engagements en faveur des sciences.Et pour obtenir des engagements fermes en faveur de la recherche scientifique dans son ensemble — celle qui est menée dans les universités comme celle qui est menée ailleurs —, il faudra faire participer de très nombreuses personnes en plus des responsables d’équipes scientifiques.On doit le dire haut et fort: si les dirigeants politiques d’aujourd’hui négligent la recherche scientifique sous prétexte que l’innovation générée par l’entreprise privée suffit, les dirigeants de demain n’arriveront pas à rattraper le temps perdu.Or, informés, les chefs des partis peuvent saisir l’importance de l’enjeu que présente la recherche scientifique pour la société tout entière.S’ils comprennent qu’il ne suffit pas, pour stimuler la recherche scientifique, d’une loi sur les brevets ou d’un musée des sciences, ou encore, d’une incitation fiscale au bénéfice des entreprises privées, les dirigeants des grands partis devront promettre et faire davantage.Ils devront s’engager, tout au moins, à «doubler l’effort financier collectif en faveur de la recherche-développement au pays» (comme on le suggérait déjà dans le livre rouge de 1993, p.46).La communauté scientifique tout entière doit interpeller les chefs de partis; les élections sont l’occasion privilégiée pour le faire.Au-delà des apparences, Pour vous aider à voir, comprendre et interroger le monde qui vous entoure INTERFACE LA REVUE DE LA RECHERCHE Le magazine de vulgarisation scientifique INTERFACE VOUS INFORME DES RECHERCHES EFFECTUÉES AU QUÉBEC ET VOUS FAIT RÉFLÉCHIR SUR LES ENJEUX DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE.5 numéros par an + le bottin de la recherche.Abonnement: étudiant: 18$ régulier: 36$.Renseignements: Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas).Téléphone: (514) 849-0045 Télécopieur: (514) 849-5558.C.élec.: Interface@acfas.ca Site internet : http://www.acfas.ca/interface/ INTERFACE est disponible en kiosque a science Des commentaires ?interface@acfas.ca Sans être les égales des langues standard, les langues parlées familières, comme l’ebonic ou le JOUAL, NE SONT PAS POUR AUTANT DES LANGUES DÉSORGANISÉES ET ABÂTARDIES, CROIT DENIS DUMAS.EBONIC LÀ-BAS, JOUAL ICI, ET QUOI ENCORE?Il a beaucoup été question, ces derniers temps, de la tentative de la commission scolaire d’Oak-land, en Californie, de donner à l'ebonic, la variété d’anglais parlée par la majorité de ses élèves, des Noirs américains, le statut de langue à part entière à côté de l’anglais standard.Celui-ci sert normalement, dans les écoles américaines, de véhicule et d’instrument d’apprentissage en même temps que de modèle social, de norme linguistique.Si l’affaire a eu tant d'écho chez nous, c’est bien sûr parce qu’elle renvoie immédiatement à la situation analogue du «jouai», cette étiquette très souvent accolée, à tort ou à raison, à toute forme de parole non conforme à la langue parlée standard.Pourtant, prôner que la langue parlée familière est l’égale de la langue parlée standard relève d’une attitude faussement progressiste et en fin de compte condescendante, qui a finalement pour effet de niveler par le bas et de confiner à la marginalisation, au ghetto linguistique et social.Il est toutefois nécessaire de proposer quelques clarifications et compléments d’information pour dissiper des malentendus inévitables, et ce, à la suite des raccourcis que l’on a pu lire dans des comptes rendus et articles polémiques sur le sujet.D’abord, c’est une erreur d’opposer ce que certains appellent le «québécois», et le français.Cela revient à présupposer que les deux n’auraient rien à voir l’un avec l’autre, et que le «jouai» Denis Dumas est professeur au Département de linguistique de l’Université du Québec à Montréal.représenterait l’usage universel et exclusif des locuteurs en dehors des cercles d’intellectuels.Parler du «québécois» est un raccourci commode: on n’en fait pas une langue à part, entièrement distincte du français, puisque tous ses traits (phonologiques, morphologiques, syntaxiques, sémantiques et même pragmatiques) en font plutôt une variété de français parmi d’autres.Cela n’a en soi rien de déshonorant, ni non plus de particulièrement honorable, puisqu'il s’agit d’un simple jugement d’existence.Il faut aussi bien voir que cet usage québécois n’est absolument pas uniforme.Au contraire.Il est lui-même l’objet, comme toutes les langues ou variétés de langues, d’une diversification qui est parfaitement naturelle si l’on tient compte de l’ensemble des conditionnements de nature géographique, historique, sociale, stylistique et culturelle qui le façonnent.Par ailleurs, tous les linguistes ne peuvent que s’élever avec force contre l’affirmation courante, et parfaitement gratuite, voulant que la langue parlée usuelle ne soit pas structurée, organisée, mais constitue une sorte de magma informe.La langue parlée obéit, comme toute langue, à des lois — les siennes propres — qui ne sont pas nécessairement conformes à celles de la langue standard (mais il s’agit d’une autre question).Ce n’est pas là une simple opinion ou concep- tion particulière, mais un fait avéré, que beaucoup de travaux scientifiques différents et indépendants ont confirmé hors de tout doute depuis près de 30 ans, aussi bien chez nous qu’aux États-Unis et ailleurs.Les linguistes s’opposent aussi à l’affirmation voulant que la langue parlée courante soit nécessairement une forme abâtardie de la langue standard.Cette conception erronée présuppose que la langue standard exerce une primauté de nature morale sur toutes les autres variétés de la langue; l’essentiel est de bien se rendre compte que ce jugement est d’origine sociale et n’a aucun fondement proprement linguistique.C’est aussi une illusion de penser que la langue parlée courante puisse dériver dans le temps de la langue standard : beaucoup de faits, au contraire, indiquent qu’elle a coexisté avec elle de longue date, et que ses structures propres n’entrent pas de façon fondamentale en contradiction avec celles de la langue standard.Un autre malentendu vient du fait que la langue standard est posée à priori, de façon impérialiste, comme langue «maternelle »: autrement dit, elle jouirait auprès de tous les locuteurs d’une priorité chronologique et hiérarchique indiscutable jusque dans leur histoire personnelle.Dans les faits, pourtant, ce que les locuteurs ont d’abord appris de la langue est sans doute une variété courante reconnaissable comme constituant une variété de français parmi d’autres, sans plus.Par ailleurs, que ni Yebonic des Noirs américains ni le jouai ne soient des «langues écrites» ne change rien au fait que ces variétés ont leur propre organisation interne, sans quoi elles n’auraient justement aucune identité propre.De toute manière, rien n’empêche de les représenter, de les figurer par la langue écrite.L’écriture est un avantage indéniable, puisqu’elle permet la conservation et la transmission plus sûres des trésors culturels dont le support est la langue, mais elle n’est pas par elle-même toute la langue.On fait un peu vite de l’écriture un fétiche, une idole, jusqu’à s’imaginer que ce qui n’est pas écrit n’a aucune valeur, ni même aucune existence, et jusqu’à s’imaginer à l'inverse que tout ce qui est écrit en lettres correspond nécessairement à quelque chose de réel, d’effectivement prononcé — par exemple, le «e» de la fin des mots ou même le « p » de «dompteur».Pour l’essentiel, donc, rappelons que toute langue regroupe des variétés différentes en fonction de la diversité géographique, sociale ou stylistique de ses locuteurs; ces variétés s’organisent selon une hiérarchie où l’une d’entre elles sera reconnue comme variété standard, avec pour conséquence la relégation des autres à un statut moins prestigieux et plus ou moins marginal, 6 INTERFACE selon le cas.Dès lors, l’objectif de l’enseignement est sans aucun doute la maîtrise de la langue standard à côté de celle des autres variétés plus locales ou plus familières, et idéalement, la maîtrise de cette variété standard par tous, avec son statut de variété normative, avec ses fonctions officielles pratiquées verbalement et par écrit, et aussi, avec sa prétention à la permanence à travers le temps.On peut pousser plus loin: la maîtrise aussi d’une ou de plusieurs autres langues, sans aller jusqu’à la renonciation, voire au reniement de soi-même.Des individus et des collectivités sont souvent placés dans des situations de rupture culturelle déchirantes quand, par choix conscient ou au contraire par fatalité historique, ils sont amenés à adopter de manière exclusive une variété très distante de la leur propre, ou alors carrément une langue autre que leur langue première.Mais cette question demanderait à elle seule un long développement.La très sérieuse et non partisane Linguistic Society of America a tenu à rappeler officiellement plusieurs de ces principes, après son congrès de janvier.Chacun, bien entendu, est libre de ses opinions.Mais quand il est question de langue, on pense rarement à rechercher l’avis des spécialistes, c’est-à-dire les linguistes, comme si l’on considérait que le simple fait de parler donnait à chacun toute l’autorité nécessaire pour se prononcer.Les linguistes ont souvent beaucoup de difficulté à faire entendre leur voix: pourtant, tout le monde reconnaît sans difficulté que le fait de posséder une voiture et de la conduire ne fait pas de son propriétaire un mécanicien.Québec Message du premier ministre du Québec Québec, le vendredi 11 avril 1997 Au nom du gouvernement du Québec, je suis heureux de saluer les scientifiques, les universitaires et les gens d’affaires participant au 65e Congrès de l’Acfas.Depuis des décennies, votre engagement à transmettre la connaissance en français contribue à enrichir notre langue en plus de stimuler et faciliter le travail de nos chercheurs.Je vous suis reconnaissant de promouvoir la science et la recherche avec autant de rigueur et de brio et je me joins à la population québécoise pour vous souhaiter un très fructueux congrès.Lucien Bouchard Revue bimestrielle de vulgarisation SCIENTIFIQUE, INTERFACE EST PUBLIÉE par l’Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (Acfas) avec l'aide du ministère de la Culture et des Communications.Directrice et rédactrice en chef Sophie Malavoy Directeur général de lAcfas Germain Godbout Secrétaire de rédaction Jocelyne Thibault Comité de rédaction Lindsay Bignell, Johanne Collin, Robert Ducharme, Pierre Fortin, Jean-René Roy, MichelTrépanier, Hélène Véronneau Révision linguistique Hélène Larue Direction artistique Dominique Mousseau Illustration de la page couverture GENEVIÈVE CÔTÉ Sorties Postscript Typographie Sajy Impression Imprimerie Ouebecor, Saint-Jean Les articles d'Interface peuvent ÊTRE REPRODUITS AVEC NOTRE ACCORD À CONDITION OUE L’ORIGINE EN SOIT MENTIONNÉE.POUR TOUTE DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS, S'ADRESSER À: Acfas 42S, RUE de la Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L2M7 Tél.: (514) 849-0045 Téléc.: (514) 849-5558 INTE R FACE® ACFAS.CA http://www.acfas.ca/interface/ La revue Interface est répertoriée dans Repère, envoi de publication ENREGISTREMENT N° 6489, MAI 1997 DÉPÔT LÉGAL: BIBLIOTHÈQUE NATIONALE du Québec, deuxième trimestre 1997 ISSN 0826-4864 Publicité: Gérard Lefebvre | Sabine Monnin Tél.: (514) 523-2989 Téléc.: (514) 523-0962 7 INTERFACE 18 3I Wmm • Profitez de notre centre sportif multifonctionnel • De quoi satisfaire tous les goûts et tous les âges • Salle d'entraînement moderne • Devenez membre ou inscrivez-vous à un cours Smart & Biggar a pour mission de la protéger Le point de départ, c’est votre idée.Elle est géniale.Sa réalisation est longue, la mise en marché encore plus.Vous avez maintenant 'assurance qu'elle restera unique.Depuis une centaine d'années, SMART & BIGGAR*' s'est donné comme mission de protéger et de défendre les idées originales de l'entreprise locale et étrangère.Qu'il s'agisse de l'obtention d'un brevet d'invention, d'une marque de commerce, d'un dessin industriel, d’un droit d’auteur, de la protection d'un secret de fabrique, d'un litige ou des aspects contractuels reliés à l'une ou l'autre de ces matières, ses quelques 50 avocats et 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technologie, incluant plusieurs suppléments thématiques.Fiable et passionnant! ________ [ENJEU .Ÿé èm Franc-Vert Découvrez la nature et l'environnement.en beauté.astronomje h' [TERFAŒ ILLISSEfeiENt Jlinatiq Lii fiiafjôtü ea riictiwurffa?L'Enjeu Le magazine jeunesse de l'éducation à l'environnement.Quatre-Temps Québec Oiseaux Gros phi» sur des naissances d'étoiles Cirque du Soleil « Banturn Un amateur découvre deax astéroïdes Touche la botanique, l'horticulture, les sciences de la nature et l'environnement.Pour tout connaître sur nos oiseaux.Interface Pour découvrir la science et réfléchir sur ses enjeux.L'abonnement inclut le bottin de la recherche.BiSI .abonnez-vous! Astronomie-Québec Le magazine qui vous amène d'une étoile à l'autre.Veuillez m'abonner au(x) magazine(s) suivant(s) pour un an Q Les Débrouillards (28,43 $) 10 nos Q Québec Science (37,60 $) 10 nos incluant plusieurs suppléments thématiques ?Info-Tech (31,13 $) 11 nos incluant 11 nos techno + Guide informatique Ql Franc-Vert (23,93 $) 6 nos ü Interface (41,02 $, étudiants : 20,51 $) 6 nos Q Quatre-Temps (28 $) 4 nos ?Québec Oiseaux (16 $) 4 nos Q Astronomie-Québec (32 S) 6 nos Q Spectre (27,35 $) 5 nos ?L'Enjeu (17 $, étudiants : 15 $) 4 nos Spectre •>§ Pour l'avancement de l'enseignement des sciences au Québec.App.: Nom.Prénom Adresse.Ville.Province.Code postal.Tél.:.Faites votre(vos) chèque(s) à l’ordre du(des) magazine(s) choisi(s) et postez-le(les) à: Agence Science-Presse, 3995, Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1W 2G7 (SVP, un chèque par abonnement).Toutes taxes incluses.spectre UNIVERSITE le journal de la FQPPU Au sommaire du dernier numéro Dossier Dans Vunivers des fondations universitaires L'Université à réinventer de Hugues Boisvert critiqué par Denis Bertrand Denis Rhéaume et Gandayi Gabudisa Busugutsala Pour un abonnement, communiquez avec la Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université 4446, boulevard Saint-Laurent, bureau 405, Montréal (Québec) H2W 1Z5 Tél.: (514) 843-5953, télécopieur: (514) 843-6928 Vous aimeriez améliorer votre façon de vous exprimer en public?Louise Tremblay, Ph.D.vous explique en deux heures : Les 11 ingrédients d’un exposé réussi Persuader vos collègues plus facilement Communiquer vos résultats de façon plus convaincante Soutenir votre thèse avec assurance Les groupes sont d’au plus 10 personnes Les heures sont flexibles La formation peut être individualisée Des sessions pratiques sont aussi offertes Téléphonez au (514) 276-1002 pour vous inscrire ou pour toute information concernant les séances de formation Adresse électronique : trembllo@videotron.ca Avantages aux membres de l’Acfas ?Les Cahiers scientifiques de l’Acfas 15% de réduction sur les livres de la collection ?Librairie Champigny (cinq succursales dans la région métropolitaine) Réduction de 20 % sur les livres généraux et 10 % sur les livres scientifiques et techniques (sont exclus, les produits déjà offerts à prix réduit).Commandes postales et téléphoniques acceptées.La carte de membre de l’Acfas (photocopie ou télécopie) est obligatoire pour bénéficier de la réduction.Librairie Champigny 4380, rue St-Denis, Montréal (Québec) H2J 2L1 Tél.: (514) 844-2587 Téléc.: (514) 848-0169 ?Librairie La Liberté 10% de réduction sur tout volume à prix régulier (prix de catalogue) qui se trouve en librairie chez: Librairie La Liberté Centre Innovation 2360, chemin Sainte-Foy, Québec (Québec) G1V4H2 Tél.: (418) 658-3640 Téléc.: (418) 658-0847 ?Voyages le Tassili inc.5% de réduction aux membres de l’Acfas sur tous les forfaits de voyage (vols, hôtels, location de voiture, etc.) Tél.: Montréal (514) 677-9652 régions 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canadienne-française pour l'avancement des sciences 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L2M7 Tél.: (514) 849-0045 Téléc.: (514)849-5558 acfas@acfas.ca ETHOLOGIE à La fin des conflits mère-enfants.chez les cochons À OUOI PENSE UNE TRUIE EN TRAIN D’ALLAITER UNE PORTÉE de porcelets?Soupire-t-elle de contentement à l’idée d’accomplir son devoir maternel ou peste-t-elle contre ces estomacs sans fond qui lui pompent le lait ?Allez savoir, mais des expériences menées par Ed Pajor, du Département de biologie de l’Université McGill, en collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada, indiquent que beaucoup de truies doivent ronger leur frein car elles sautent volontiers sur la chance de s’isoler de leur progéniture.Ces travaux constituent, selon le chercheur, une des meilleures démonstrations à ce jour d’un conflit familier à tous les parents: les enfants en veulent toujours plus que ce que les parents sont prêts à offrir.La théorie sur le conflit parent-enfants prédit que les enfants vont essayer de manipuler leur mère, du moins chez les espèces qui allaitent, de façon à en extraire le plus de ressources possible et à ainsi augmenter leurs chances de survie et de reproduction.Mais comme la mère a aussi ses intérêts, «ce qui est le mieux pour l’enfant, n’est pas nécessairement le mieux pour elle», résume Don Kramer, également du Département de biologie de l’Université McGill.«Elle doit, entre autres, se garder des réserves pour la prochaine portée.Il est difficile de mettre le doigt sur la zone où le conflit s’articule, mais une façon d’y arriver est de changer l’environnement pour donner l’avantage à chacun des partis.» Dans les porcheries, ce sont habituellement les porcelets qui ont le gros bout du bâton.En effet, la truie est installée dans un enclos de mise bas qui restreint ses mouvements pour empêcher qu’elle écrase ses jeunes dans les premiers jours suivant la naissance.Les porcelets ont donc accès aux tétines 24 heures sur 24 pendant tout le temps de l’allaitement.Les chercheurs ont voulu vérifier ce qui arriverait si l’on donnait l’avantage à la mère.Ils ont conçu un enclos-refuge où la truie peut aller et venir à sa guise en enjambant une barrière que les porcelets ne peuvent franchir.«On s’attendait à ce que les truies placées dans cette situation perdent moins de poids que celles confinées à l’enclos de mise bas, mais que leurs porcelets soient plus petits , explique Ed Pajor.S’il n’y a pas de conflit, la truie devrait ajuster la quantité de lait qu’elle donne et on ne devrait pas voir de différence entre les deux traitements.» L’expérience a duré cinq semaines.La première semaine, la vaste majorité des truies sont restées au poste, mais à mesure que le temps avançait, elles étaient de plus en plus nom- breuses à profiter de l’enclos-refuge.À la fin des cinq semaines, la plupart des truies passaient plus des trois quarts de leur temps en retrait de leurs petits, sauf une petite minorité de femelles particulièrement maternelles qui se sont peu éloignées de leur progéniture, dont une «reine du foyer» qui n’a jamais sauté la barrière.«On ne sait pas comment expliquer ces différences, souligne Ed Pajor, sauf qu’en soi, ce n’est pas si inusité.La littérature scientifique est remplie d'exemples de variabilité dans le comportement maternel.» Tel que prédit, les truies dans les enclos-refuges ont allaité moins souvent et ont perdu moins de poids que leurs consœurs confinées.Oui plus est, parce qu’elles étaient en meilleure condition, elles sont redevenues fertiles plus tôt après le sevrage.«La différence n’est pas énorme, mais elle est significative, précise le chercheur.Cela constitue un résultat intéressant pour un producteur qui essaie de maximiser le nombre de portées.» Quant aux porcelets, ils étaient aussi dodus les uns que les autres après cinq semaines, ce qui semble à première vue contredire la théorie.Mais Ed Pajor explique: «Le fait que nous ayons commencé à offrir de la nourriture solide aux porcelets à partir du dixième jour, obscurcit les résultats.En fait, la prédiction était que les porcelets des enclos-refuges, qui recevaient moins de lait, seraient plus petits.Sauf que ces porcelets ont compensé le manque de lait par une consommation plus abondante de nourriture solide que les autres porcelets.» Finalement, cette idée de suppléer à la diète des porcelets, qui n’est pas sans équivalent en milieu naturel — où les jeunes commencent à mâchouiller sur tout ce qu’ils trouvent après une dizaine de jours — s’est révélé une heureuse initiative.Les porcelets des endos-refuges se sont mieux adaptés au sevrage.Dans les porcheries, le sevrage est une période traumatisante pour les porcelets.Ces der- n INTERFACE |l8 3 PHOTO: ED PAJOR OCEANOGRAPHIE SCIENCE CLIPS niers sont du jour au lendemain séparés de leur mère après trois à quatre semaines, alors qu’en milieu naturel, le processus est graduel et s’étend sur 12 à 17 semaines.De plus, le changement soudain de diète résulte souvent en une perte de poids et des problèmes gastro-intestinaux.Les enclos-refuges semblent réduire les problèmes associés au sevrage.Deux semaines après, les porcelets de ces enclos étaient plus gros que ceux des enclos de mise bas.«On ne sait pas si ces porcelets vont atteindre la gros- seur commerciale plus rapidement, ajoute Ed Pajor, mais nos résultats suggèrent qu’on peut concevoir des systèmes qui améliorent la condition à la fois des truies et des porcelets.» Fini le conflit mère-enfants ! Ce qui s’annoncait comme une étude fondamentale pourrait avoir des retombées pratiques, surtout en Europe où l’on est à la recherche de solutions de remplacement pour les enclos traditionnels.Anne Vézina 20 millièmes de lieue sous les mers Le combat des hommes du CAPITAINE NEMO CONTRE PLUSIEURS CALMARS GÉANTS est l’une des scènes légendaires de 20000 lieues sous les mers, le roman de Jules Verne.Cent vingt-cinq ans plus tard, les mollusques céphalopodes, qu’on qualifie sans hésiter d’animaux évolués, fascinent toujours les biologistes marins, même à des tailles normales.Bien que la vie adulte des céphalopodes soit bien documentée, leurs premiers mouvements de tentacules n’avaient pas été étudiés jusqu’à ce que Roger Villanueva et ses collaborateurs, à l’Observatoire océanologique de Banyuls, sur la côte méditerranéenne française, affrontent des «monstres» de moins de 10 mm.Ces chercheurs, dont les travaux ont fait la couverture de Nature (14 septembre 1995, vol.377), ont suivi à la vidéo les deux premiers mois de la vie du poulpe Octopus vulgaris, une espèce de grande valeur commerciale.Adulte, ce poulpe habite les fonds marins de nombreuses mers, mais ses premières ondulations ont lieu à la surface, pendant une phase planctonique cruciale qui s’étend de io à 15 p.cent de la durée d’une existence d’à peine deux ans.Cette étape n’a rien d’une époque douce pendant laquelle les paralarves du poulpe se développeraient tranquillement, ballottées par les courants de surface.Au contraire,faire partie du plancton, même pendant un court laps de temps, c’est vivre avec une myriade d’animalcules, comme disait Jules Verne, et l’on risque de se faire dévorer à chaque vague;c’est habiter un monde qui n’offre aucun abri, aucune cachette et où la survie dépend de stratégies de fuite et d’attaque.À sa naissance, O.vulgaris mesure environ 3 mm et ressem- ble plus à un calmar qu’à une pieuvre (photo 7).Progressivement, les tentacules prennent de plus en plus d’importance par rapport au manteau; celui-ci ne représentera que 10 p.cent du volume de l’animal adulte.La paralarve du poulpe se déplace au moyen de la propulsion par jet, la plupart du temps à reculons; l’étude des données vidéo a révélé que la vitesse obtenue avec ce mode de locomotion atteint un maximum chez l’animal âgé de 30 jours (photo 2).Photo 1 : Microphotographie de la paralarve du poulpe Octopus vulgaris âgée de 1 jour et mesurant 2,9 mm.12 ITERFACE SCIENCE CLIPS Photo 2: Microphotographie de la paralarve du poulpe Octopus vulgaris âgée de 30 jours et mesurant 4,3 mm de l’extrémité du manteau jusqu’à un point central entre les yeux.Celui-ci peut atteindre des pointes de 450 mm par seconde, ce qui en fait, selon Christian No-zais — membre de l’équipe de Roger Villanueva et chercheur postdoctoral à l’Université du Québec à Rimouski (UOAR) — un carnivore planctonique actif.Le «bébé» poulpe est un préda- teur visuel.Après avoir repéré sa proie, éloignée jusqu’à 40 mm, il pointe ses tentacules vers elle et en moins d’une seconde, il la capture.Cette attaque foudroyante se fait toujours vers l’avant.Après 30 jours de croissance, le poulpe subit un changement morphométrique important tou- chant son état planctonique; les bras croissent de façon disproportionnée par rapport au manteau.Après 60 jours, le poulpe est benthique et rampe sur le fond.Les travaux de l’équipe du professeur Villanueva démontrent que la survie des poulpes Les touristes français déçus parle Québec fie Grands espaces encore q presque vierges, nature *" insondable, accueil cha- leureux des habitants.voilà ce que les organisateurs de voyages en groupe promettent aux touristes français pour les inciter à visiter le Québec.Arnaud Rousseau, étudiant au Département de géographie de l’Université Laval, a consa-ré son mémoire de maîtrise au tourisme français de groupe au Québec.Il a pu constater qu’après 12 jours en moyenne de séjour ici, ces visiteurs repartent dans l’ensemble plutôt amers et déçus: épuisés par près de 2 000 km de trajet (le classique Montréal / Ottawa / Toronto / Niagara / Québec / Village huron /Tadoussac / zoo de Saint-Félicien / nuit chez l’habitant au Lac-Saint-Jean / Mirabel), ils ont surtout vu des forêts et des lacs.derrière les vitres teintées de leur autocar.De plus, ils n’ont eu l’occasion de jaser qu’avec leur guide touristique et un couple d’habitants recevant à la chaîne pendant tout l’été (par exemple, 150 visiteurs en une seule saison !) des groupes de touristes.« Les touristes français restent sur leur faim et veulent revenir pour mieux voir cette nature qu’ils n’ont qu’entraperçue.Ils gardent aussi toutes leurs idées préconçues, voire folkloriques sur les Québécois, leurs cousins d’Amérique, puisqu’ils n’ont pas l’occasion de faire plus ample connaissance », explique Arnaud Rousseau.De fait, selon ce dernier, environ 180000 touristes français sur les 400 0000 ayant visité le Québec en 1996 voyageaient en groupe (la plupart avaient entre 55 et 65 ans et dispo- au moment de leur passage dans le monde, oh combien hostile, du plancton est tributaire de leurs habiletés à capturer leur nourriture et à se sauver de leurs prédateurs.Malgré tout, seulement 5 p.cent des 350000 larves qui naissent d’une femelle réussissent à atteindre les fonds marins tout en demeurant intactes.Les poulpes sont une ressource commerciale importante pour les pêcheurs européens (les Portugais en pêchent plus de 9000 tonnes par année!) et.une source pour l’imaginaire des capitaines Nemo de ce monde.Richard Saint-Louis saient de revenus moyens).Et comment se faire une idée de la question autochtone en visitant la maison traditionnelle du Village huron en banlieue de Québec?.Valérie Borde INTERFACE 183] SOCIOLOGIE SCIENCE CLIPS Des jeunes avec la rue pour tout bagage social Si vous habitez Montréal ou s’il vous arrive d’y passer, vous avez peut-être remarqué que, ici et là, des espaces vacants disparaissent, des parcs troquent leur allure de lieu d’errance pour une image plus «civilisée».C’est que Montréal, en particulier le secteur est de la rue Sainte-Catherine appartenant à l’ancien quartier Red-Light, fait l’objet d’un plan de revitalisation urbaine.L’objectif?Créer un environnement plus sécurisant et plus esthétique pour les résidants et clients des commerces.Concrètement, cela se traduit par l’éviction de certains «irritants visuels» comme les jeunes dits «de la rue».Depuis environ 10 ans, en effet, ces derniers «traînent» dans ce secteur, entre autres aux alentours du bar Les Foufounes électriques, et plus précisément dans un espace vacant appelé «les blocs» parce qu’il est ceinturé de blocs de béton.Or ces blocs ont maintenant cédé la place à un terrain de stationnement.Bien, mais où vont aller les jeunes?«Pour pouvoir évaluer les conséquences de cette revitalisation urbaine sur les jeunes de la rue, il est essentiel de comprendre le rôle que jouent pour eux des lieux comme les blocs.Il faut comprendre le lien qui unit la fréquentation de ces espaces à leur identité de jeunes de la rue», explique Michel Parazelli, qui vient de terminer un doctorat en études ur- baines sur cette question à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).Le chercheur a interviewé 30 jeunes de la rue âgés de 15 à 25 ans.Premier constat: «En évacuant les jeunes de ces lieux, on détruit leurs efforts de socialisation.De fait, si ces derniers sont en rupture quasi totale avec les institutions sociales normales, comme la famille, l'école ou le travail, ils n’en ont pas moins un désir de socialiser.Sauf que pour eux, l’espace de socialisation, c’est la rue!» En les dispersant, donc, on risque d’amplifier les problèmes présents, alors que d’un autre côté, tout semble indiquer que le nombre de jeunes de la rue augmente et que l’âge pour le devenir diminue.Quant à trouver d’autres lieux, cela prend du temps, avec en plus le risque de voir certains de ces jeunes glisser vers l’itinérance et abandon- ner ainsi tout désir de socialiser.Car ces jeunes ne sont pas, selon Michel Parazelli, des itinérants, pas plus qu’ils n’appartiennent à des « gangs ».Ils n’investissent pas les réseaux criminels, et les seuls liens qu’ils peuvent avoir avec ces derniers sont toujours éphémères.Autre point essentiel, ils ne constituent pas un groupe homogène, loin de là.Plusieurs sous-cultures se côtoient dans la rue: celles des punks, des rockers, des gais, des Peace and Love.Toutefois, malgré leurs différences, tous ces jeunes ont une attirance commune pour la rue.«Ce qui est intéressant, a constaté le chercheur, c’est que la rue ne représente pas la même chose pour tous.» Ainsi, pour les punks, la rue aurait une valeur d’incohérence: elle représente l’anarchie et la déconstruction des normes so- ciales.«Pour les gais, poursuit Michel Parazelli, la rue incarne un lieu où ils se sentent reconnus, où ils peuvent vivre leur homosexualité.Quant aux Peace and Love, la rue est pour eux un endroit où ils se sentent en sécurité.La rue devient leur maison et les autres jeunes leurfamille fic- tive.» On le voit: de l’anarchie au «cocooning» de trottoirs, il y a une marge.C’est que les jeunes n’arrivent pas à la rue pour les mêmes motifs.Certains ont été élevés par des parents aux comportements incohérents (p.ex., tantôt permissifs, tantôt sévères), d’autres ont subi l’abandon ou le rejet.Leur rapport à l’espace n’est donc pas le même et la rue devient tour à tour lieu d’incohérence, lieu d’abandon ou lieu de rejet.Mais Michel Parazelli est allé plus loin dans son analyse de la rue comme lieu de socialisation mÊm rawh - 18 îl INTERFACE 1 SCIENCE CLIPS et d’identification.Il a utilisé le concept d’objet «transitionnel» développé par le célèbre psychanalyste et psychiatre Donald Woods Winnicott.L’objet transitionnel est l’objet sur lequel le nourrisson transfère le désir d’omnipotence qu’il a dès sa naissance, ce qui lui permet d’apprendre graduellement à distinguer son moi du monde extérieur et de se forger sa propre identité.Michel Parazelli pense que l’espace de la rue joue ce rôle, pour certains jeunes.«Pour eux, il s’agit de trouver des lieux où ils pourront se sentir exister comme des sujets réels, des lieux à leur image où ils pourront se reconstruire en tant que sujet social », explique-t-il.Et comme la notion d’objet transitionnel implique l’idée de réciprocité des relations, de confiance et d’absence de règles formelles, on comprend pourquoi le chercheur considère le centre d’accueil — la majorité des jeunes de la rue y ont séjourné — comme un « lieu totalement anti-transitionnel » ! Pas étonnant, donc, qu’ils se retrouvent dans la rue.Tout cela peut paraître bien théorique, mais il faut savoir que Michel Parazelli, qui a derrière lui 10 ans de travail sur le terrain auprès des jeunes, pense aussi et avant tout aux applications de ses travaux.Il poursuit d’ailleurs sa recherche à l’INRS-Culture et société, avec l’idée d’utiliser l’action communautaire autonome (et non étatique) comme un espace transitionnel, c’est-à-dire un espace démocratique où les personnes exclues socialement puissent apprendre à s’approprier leurs actes sociaux et à coopérer.L'évaluation d’une telle expérience collective est même en cours.Sophie Malavoy 1 Des protéines en | voyage sur la station Mir Rencontre de la station spatiale russe Mir avec la navette Discovery en février 1995.Au COURS DU MOIS DE MAI, LA NAVETTE SPATIALE ATLANTIS APPORTERA 800 PETITES ÉPROUVETTES sur la station spatiale russe Mir.Ces dernières serviront à réaliser des expériences canadiennes visant à mettre au point de nouveaux médicaments.Le projet, nommé CAPE (Expérience canadienne sur la cristallisation des protéines), est parrainé par le Programme des sciences en microgravité de l’Agence spatiale canadienne.Durant cinq mois, les astronautes feront croître à bord de la station Mir,des cristaux de protéines intervenant dans le développement de diverses maladies.Les cristaux protéiques sont des structures fragiles dont la croissance peut être perturbée par les effets de la gravité, telles la sédimentation ou la convection.Dans l’espace, où ces effets sont à peine perceptibles, les scientifiques espèrent obtenir des cristaux plus gros et plus purs.L’analyse de ces cristaux «quasi parfaits» par diffraction aux rayons X permettra de déterminer leur structure.Les scientifiques espèrent obtenir ainsi de précieuses données susceptibles d’accélérer la mise au point de nouveaux médicaments ou traitements.Douze équipes scientifiques canadiennes participent au projet.Parmi elles, six sont québécoises.Des chercheurs de l’Institut de recherche en biotechnologie du Conseil national de recherche, de l’Université de Montréal, de l’Université du Québec à Montréal (UOAM), de l’Université Laval et de l’Université McGill étudieront des protéines telles que la trk-A, qui joue un rôle dans la maladie d’Alzheimer, la 17^-IISD, responsable de la formation d’œstrogène et stimulant le cancer du sein, la porine de la bactérie H.influenzæ, cause de la plupart des méningites bactériennes chez les nourrissons ou encore la calnexine, en cause dans la fibrose kystique.La moitié des expériences seront réalisées à l’aide du support d’isolation contre les vibrations en microgravité (MIM).Le MIM est utilisé à bord de la station Mir depuis deux ans et équipera la future station spatiale internationale.C’est une plate-forme «flottante» de la taille d’une petite valise et sur laquelle les astronautes peuvent réaliser des expériences.De technologie canadienne, ce système permet d'éliminer les vibrations résultant de l’activité de l’équipage ou de la traînée atmosphérique.Dans le cadre du projet CAPE, l’Agence spatiale canadienne a également organisé un concours réservé à nos futurs scientifiques.Des élèves d’écoles primaires et secondaires canadiennes ont proposé des expériences visant à étudier l’effet de la microgravité sur un phénomène de leur choix.Les expériences gagnantes seront réalisées par les astronautes à la station Mir.Parmi les 53 projets proposés, 12 expériences québécoises dont six provenant de l’école Fernand-Seguin, une école à vocation scientifique, ont été retenues.Ainsi, grâce à nos chercheurs et chercheuses en herbe, nous saurons bientôt si le sirop d’érable cristallise dans l’espace ! Valérie Bolliet 15 INTERFACE ^18 3! PHOTO: NASA JOHNSON SPACE CENTER PHOTO: GROUPE DE RECHERCHE ET D'ÉDUCATION SUR LE MILIEU MARIN (GREMM) SCIENCE CLIPS - VT- £- • - *«r» *ïmrn*— III ü Et si les baleines °- se mettaient à bouder ?o ,2ü Chaque été, 200 000 personnes environ envahissent Tadoussac avec une seule idée en tête: voir des baleines.En 1996, une cinquantaine de bateaux d’excursion ont ainsi sillonné le fleuve de Tadoussac aux Escoumins, de juin à octobre, à raison de trois à cinq départs par jour, à la recherche d’un souffle fugitif de rorqual ou d’un dos furtif de béluga.Généralement, la curiosité des visiteurs est satisfaite.Mais qu’en disent les baleines?Selon une étude menée par Janie Giard, du Groupe de recherche et d’éducation sur le milieu marin (GREMM) de Tadoussac, en collaboration avec le Parc marin du Saguenay -Saint-Laurent, le comportement de plongée des rorquals communs pourrait être affecté par la présence de tous ces admirateurs et admiratrices.Le fait est que les baleines ont intérêt à aimer la visite: au cours des trois derniers étés, évalue le GREMM, elles ont dû endurer au moins un bateau à moins de 2 km pendant les trois quarts de la journée, à moins de 400 m la moitié du temps et à moins de 200 m un peu plus d’une heure chaque jour! Les chercheurs du GREMM ont analysé les déplacements de 25 rorquals dans l’estuaire du Saint-Laurent en fixant sur leur dos des émetteurs.Conclusion: lorsque des bateaux sont à proximité — autrement dit, pas mal souvent — les rorquals communs semblent prolonger la durée de leurs plongées ainsi que la période passée en surface.Ces résultats sont encore préliminaires car, pour l’instant, seuls les temps de plongée de quatre rorquals ont été analysés.Il semblerait que les baleines s’éloignent des bateaux en demeurant plus longtemps sous l’eau et qu’ensuite, elles doivent rester plus longtemps en surface pour refaire leurs réserves d’oxygène.Dans un premier temps, Janie Giard doit terminer l’analyse des 300 heures de suivi des 25 rorquals avant de pouvoir tirer des conclusions significatives, sans doute en septembre prochain.Ces résultats seront utilisés La plupart des bases militaires COMPTENT AU MOINS UN CHAMP D’ENTRAÎNEMENT pour le tir.Mais au fil du temps, ce vaste espace d’environ 3 km sur 3 km, cerné par un périmètre de sécurité, se transforme en une sorte de dépotoir.En effet, les munitions n’étant pas complètement détruites lors des tirs, des résidus fins qui ne sont pas éliminés par des nettoyages dans une ronde de concertation que s’apprête à lancer Parcs Canada au sujet de la gestion des safaris aux baleines.Agence Science-Presse réguliers s’accumulent sur le sol, qu’ils contaminent peu à peu jusqu’à une profondeur pouvant atteindre 5 m.Tout comme dans un dépotoir, cette pollution n’est pas problématique tant qu’elle ne contamine ni le sous-sol environnant, ni la nappe phréatique, mais aussi tant que le propriétaire du terrain ne souhaite pas s’en départir.Or l’armée canadienne cherche à se débarrasser de plusieurs de ces terrains devenus inutiles.Mais avant d’espérer les vendre, elle doit les nettoyer.«La décontamination des O O X v tu H O m Grand ménage dans les champs de tirs 16 PHOTO:CRDV SCIENCE CLIPS - Vive la sucette ! et H — Oue vous soyez les parents d’un nouveau-né ou que tiu vos enfants soient déjà grands, il est fort probable que les professionnels de la santé ne vous aient jamais informés des avantages que procurent l’allaitement maternel ou le bon usage des tétines et des «suces» pour.le développement des muscles et des os du visage du bébé.Pourtant, selon une vaste revue de littérature publiée récemment par le Groupe de recherche en nutrition humaine et la Faculté de médecine dentaire de l’Université Laval, ces avantages sont nombreux.En plus d’accélérer l’apprentissage du nouveau né face à la tétée, l’allaitement maternel protège contre le mauvais positionnement des mâchoires ou des futures dents.« L’idéal serait donc que la mère allaite son bébé le plus longtemps possible», commente la chercheuse Huguette Turgeon-O’Brien.Si la mère choisit le biberon, il faut éviter d’en agrandir la ou les perforations: un flux de lait trop abondant oblige tant l’immobilisation indue que l’activité exagérée de certains muscles faciaux de même qu’un mauvais positionnement de la langue, ce qui peut provoquer un développement dento-facial anormal.On le sait, l’enfant ne suce pas seulement pour se nourrir, mais aussi parce que ça le rassure.D’où l’intérêt d’une suce orthodon-tique: «Contrairement au pouce mis dans la bouche, explique Huguette Turgeon-O’Brien, la sucette n’exerce pas de forte pression sur le palais et l’arche maxillaire.Elle ne peut donc pas entraîner de déformation.Par ailleurs, le moment venu, il est plus facile de se débarrasser d’une sucette que de ses doigts ! » Agence Science-Presse champs de tirs est un problème mondial, particulièrement criant en Europe de l’Est et en Allemagne », précise Phil Twardawa, chef de la section des matériaux énergétiques au Centre de recherches pour la Défense de Valcartier (CRDV).Les sites des usines de fabrication de munitions sont aussi souvent contaminés, ainsi que les sites d’entreposage et de destruction de ces matériaux.Le CRDV et l'Institut de recherche en biotechnologie de Montréal (IRB) mènent depuis quatre ans un programme de recherche pour développer des procédés de dépollution pour ces sols.« Nous avons choisi de faire porter nos efforts sur des procédés biotechnologiques, car nous pensons qu’ils seront moins coûteux et plus efficaces que des techniques physicochimiques ou thermiques», précise Phil Twardawa.Selon Geoffrey Suna-hara, chercheur à l’IRB, la seule technique pour dépolluer les sols contaminés par des «composés énergétiques» (expression consacrée pour désigner les explosifs, chez les militaires) qui soit déjà au point, c’est l’incinération.Mais celle-ci coûte entre 400 et 1200 dollars par tonne de sol, un prix rédhibitoire quand on envisage de dépolluer 10 km2 de terrain sur 5m d’épaisseur! Les principaux polluants des champs de tirs canadiens sont le trinitrotoluène (TNT) et ses dérivés, ainsi que les trinitramines (RDX) et tétranitramines (HMX).Ces produits sont peu solubles dans l’eau.Dans un sol contaminé, on les retrouve essentiellement sous forme de fine poudre ou de gros morceaux.Cette hétérogénéité rend difficile l’estimation du degré de contamination: selon l’endroit où sont effectués les prélèvements, la concentration en polluants peut varier de «non détectable» jusqu’à 100 p.cent, en passant par quelques centaines de milliers de parties par million (ppm).Selon Charles Greer, de l’IRB, les sols contiendraient déjà tous les micro-organismes nécessaires à la dégradation de ces composés.«Nous cherchons donc à améliorer les conditions nutritives par des amendements de manière à accélérer le processus naturel, ou à ajouter les bons micro-organismes lorsqu’ils sont absents », explique-t-il.Les chercheurs de l’IRB possèdent une longue expertise dans le développement de procédés de biorémédiation de sols contaminés par d’autres produits chimiques tels que des composés organo-chlorés, qu’ils ont tenté d’appliquer aux composés énergétiques.Des essais au laboratoire dans des bouteilles contenant 20 g de sol, ont permis de mettre au point la recette de l’amendement, que les chercheurs gardent encore secrète.«Nous sommes ensuite passés à 10 / de sol puis à un véritable traitement pilote dans une biopile expérimentale contenant 4 m3 de sol», précise Charles Greer.Le sol excavé est déposé en tas et arrosé par une solution contenant l’amendement.Le lixiviat est récupéré et réinjecté.Les chercheurs ont mené leurs premiers tests sur des sols contaminés par 2000 ppm de HMX et 250 à 350 ppm de RDX.En un mois, ces polluants ont disparu et des tests montrent que le sol n’est plus toxique.«Au cours des mois prochains, nous tenterons de mettre au point des recettes efficaces pour chaque type de contamination et de sol», explique Charles Greer.De leur côté, les chercheurs de Valcartier tenteront cet été un essai en grandeur réelle, sur un site contaminé qui n’a pas encore été choisi.«Nous ne nous attendons pas à une décontamination totale, mais je crois que nous pourrons atteindre un rendement de 80 p.cent », avance Phil Twardawa.Selon lui, Échantillonage sur le champ de tirs anti-tanks de la base militaire de Valcartier.¦à*- ^ get»** INTERFACE 18 SCIENCE CLIPS on peut espérer dépolluer un site moyennement contaminé en moins de six mois, un temps de toute façon bien inférieur à celui nécessaire pour compléter une transaction aussi complexe sur le plan légal que la vente d’un ancien champ de tirs.Mais les chercheurs ont encore de quoi s’occuper quelques années avant que des procédés vraiment efficaces ne répondent à tous les besoins potentiels.La décontamination en série des champs de tirs canadiens ne figure encore sur aucun calendrier.Valérie Borde -/ i Un ovaire de macaqu pièce.Cela cc “J d’expérimenter dire sur les femmes.cher Pour sa part, Louise Vandelac ne croit pas qu’on puisse utiliser le clonage animal de façon civilisée.«L’enfer est pavé de bonnes intentions», dit-elle.La sociologue est contre le clonage animal parce que, selon elle, il n’y a pas de barrières entre les humains et les animaux.«L’ensemble des techniques de reproduction sont des dérivées des technologies mises au point dans le secteur agro-alimentaire.» Louise Vandelac s'inquiète également des conséquences sur la diversité génétique.«Les scientifiques sont au courant du problème, mais ils s’en foutent comme de l'an quarante.Ils en parlent mais ils n’en tirent jamais de conclusions.» François Pothier, chercheur au CRBR, semble en avoir tiré les conclusions qui s'imposaient.«L'idée n'est pas de faire de grands troupeaux d'animaux clonés.Imaginons qu'on ait une bonne vache laitière.Si on l’insémine, il faut attendre 10 mois avant de voir le résultat.Si on clone cette vache en 10 exemplaires, on peut obtenir, en les inséminant toutes en même temps une fois adultes, 10 veaux génétiquement différents.La variation génétique est préservée.» On parle aussi d'essayer le clonage sur les espèces en voie de disparition si on réussit à perfectionner la technique.Dans la mesure où les individus clonés sont fertiles, rien ne les empêche de se reproduire normalement.Pour les chercheurs en sciences animales, le clonage est un outil, non une fin en soi.«Son utilité vient du fait qu’il est plus facile de produire un animal transgénique à partir de cellules clonées qu'à partir d’un embryon», explique François Pothier.Ces animaux transgéniques sont utilisés pour étudier l'effet de certaines maladies génétiques ou pour produire des médicaments, mais il ne faut pas confondre le clonage avec le génie génétique.L'un existe sans l'autre.Le clonage a frappé l’imagination, mais le génie génétique pourrait se révéler drôlement plus inquiétant.C'est l'une des nombreuses choses que Dolly ne nous dit pas.û e vous ai écouté l’an dernier lors du premier congrès de l’Acfas à McGill et je vous ai admiré.Tant d’efforts, d’intelligence, de talent consacrés à l’avancement du savoir.Il faut encourager cela.Un congrès de l’Acfas c’est la première grande scène offerte aux établissements d’enseignement supérieur pour étaler la science de leurs étudiants.Leurs communications sont l’illustration même de la mission centrale des universités: l’avancement des sciences.C’est pourquoi j’ai eu l’idée de marquer la tenue du 64e congrès de l’Acfas à McGill - l’année de son 175e Anniversaire - en créant les deux Prix McGill.Ces deux bourses de 1 000 $ chacune seront décernées, chaque année, à partir du 65e congrès de l’Acfas à la meilleure communication étudiante en sciences naturelles , sciences de la santé et génie et à la meilleure communication étudiante en sciences humaines et sociales.Les Prix McGill seront remis à la rentrée de septembre.Pourquoi si tard après le congrès?Mais parce qu’il faudra que les membres du jury aient lu, et même entendu, à peu près toutes les communications.Au plaisir de recevoir les premiers lauréats à McGill, à la rentrée, je vous souhaite à toutes et à tous un congrès passionnant à l’Université du Québec à Trois-Rivières.Bernard Shapiro Principal et vice-chancelier Université McGill $5 McGill Lorsque la science est un art de vivre biotechnologie environnementale.3r>.r'**t H .« Mkm *.> $£v£ SET.'*& ’,t^ RfifS #.m&35v* «EatâflC 5# y ÿw«"S! è».#" H à’t.î-'i A*» 4 ¦> Vjv .- j -¦ '"V *' EF * VtrtE Usifc.i AJK ;¦ "7Vîr; ' t: Ï&4 *?£ v*?jà#* % • j» ‘V < \ ',.¦> i Chef de file de la R&D en biotechnologie environnementale au Canada, l’Institut de recherche en biotechnologie (IRB) vous offre une expertise de haut niveau à des coûts compétitifs.Notre intervention englobe un large éventail d’activités susceptibles de pouvoir satisfaire à tous vos besoins en environnement.Peu importe la taille de votre entreprise ou la nature de vos projets, notre capacité d’adaptation est un gage de succès dans le cadre d’ententes souples et efficaces.Informez-vous dès maintenant de nos capacités de recherche: (514) 496-6374 Institut de recherche en biotechnologie 6100, av.Royalmount, Montréal (Québec) H4P 2R2 Télécopieur: (514) 496-5007 Bienvenue à votre nouvel environnement! Institut de recherche en biotechnologie l*l Conseil national National Research de recherches Canada Council Canada CNiC-NRC grepme@uqtr.uquebec.ca L Pierre-André Julien On utilise différents mots selon les langues pour définir, en quelque sorte, la «veille technologique».Ainsi, en américain, on parle de technological scanning, soit:examiner minutieusement, scruter ce qui existe ou qui s’en vient sur le plan des (nouvelles) technologies.On a recours souvent en même temps aux termes technological monitoring pour: suivre, surveiller celles-ci.En allemand, c’est beobachtung der technilogiewentwicklungen, soit la détection avancée et la reconnaissance des «opportunités » technologiques.En russe, on ajoute à ce concept un terme qui signifie : être inquiet à propos des nouvelles technologies.En espagnol, on parlera de vigilan-cia, soit de surveillance attentive, ou encore de seguimiento: suivre de près ce qui se fait ailleurs pour ne pas être en reste.En italien, c’est la vigilia, soit le fait d’être attentif pour voir venir l’ennemi (la concurrence) afin de l’arrêter à temps, ou la sorveglianza, en ajoutant ici l’idée de tromper la surveillance de l’autre pour connaître ce qui est encore du domaine privé.Le terme français veille est proche des langues latines et donc plus précis que ceux des autres langues en marquant bien l’idée de vigilance et d’attention par rapport à ce qui existe ou ce qui s’en vient dans ce secteur.Bref, la veille, c’est l’activité organisationnelle par laquelle les données nécessaires au changement technologique sont recueillies, analysées puis diffusées en vue d’augmenter la compétitivité de l’entreprise ou la mise à jour des chercheurs dans un centre de recherche.Mais il existe toutes sortes de veille, en fonction de différents objectifs.De plus, même une veille bien organisée peut ne pas fournir la bonne information si elle n’est pas reliée aux bonnes sources ou si elle n’est pas branchée auprès d’antennes de veille efficaces.De toute façon, une veille efficace ne peut pas fonctionner en vase clos puisque par définition, l’information est un phénomène collectif qui, pour être réellement utile, suppose le réseautage.On peut certes différencier la veille technologique des veilles commerciale ou concurrentielle.Mais dans la réalité, toutes sont étroitement reliées et servent à étayer les prises de décision.Par exemple, on peut surveiller l’évolution des derniers équipements pour savoir quand il sera temps de changer une machine dans une entreprise, ou encore, les avancées de la science pour savoir à quel congrès participer.Ce choix sera d’ailleurs fortement influencé aussi par ce que les autres, qu’il s’agisse des scientifiques ou des concurrents, feront et surtout par l’évolution des besoins des organismes finançant la recherche, pour les cher- cheurs et chercheuses, ou du marché pour les entreprises.La recherche et l’obtention de l’information par les entreprises ou les scientifiques, quelles que soient leur taille et leur spécialité, constituent un élément clé permettant, d’une part, de « voir venir» et de s’adapter au changement en cours ou futur et, d’autre part, de développer des avantages concurrentiels au moyen d’innovations organisationnelles et technologiques.Une telle veille peut toutefois être plus ou moins bien organisée, ou être reliée à des sources plus ou moins spécialisées.À la suite d’une enquête menée auprès de 324 petites et moyennes entreprises, nous avons déterminé quatre grands types de veille assez différents selon le genre d’information privilégiée, les sources retenues ou la complexité de l’organisation interne.Ces types allaient de la veille ad hoc ou minimale à la veille systématique et relativement bien organisée.Les différences s’expliquent avant tout par la stratégie retenue.Ainsi, si une entreprise se veut proactive et cherche à se maintenir comme chef de file dans son secteur, elle devra exercer une «veille avancée» internationale et maintenir un contact avec ceux-là mêmes qui créent les technologies.Il en est de même des scientifiques qui veulent être à l’avant-garde dans leur discipline.Les autres facteurs pertinents de la veille technologique sont le degré d’adoption des nouvelles technologies de production, la diversification des domaines de R-D, le nombre d’employés mobilisés régulièrement dans la R-D, la formation scientifique et technologique de la direction et, enfin, la perception que l’environnement est turbulent ou incertain.En d’autres mots, les dirigeants des PME organisent et développent d’autant plus leur veille technologique qu’ils souhaitent être à l’avant-garde, qu’ils cherchent à se distinguer par des produits particuliers et des procédés avancés, et enfin, qu’ils travaillent dans un environnement turbulent ou très incertain avec une concurrence importante les empêchant de se reposer sur leurs lauriers.De l'information courante à l’information structurante Quelles que soient l’importance de la veille technologique et la qualité de son organisation, l’essentiel est d’obtenir à temps la bonne information.Or il y a toutes sortes d’information, et celle-ci peut se présentera n’importe quel moment ou dans un langage qui ne répond pas nécessairement aux besoins.Ainsi, on doit distinguer l’information courante, celle à laquelle tous ont facilement accès et qui est peu intéressante, de l’information structurante — notamment celle de nature précompétitive, si possible la plus récente ou de pointe —, qui peut entraî- 18 [ INTERFACE 0 OMZO OÀAZOOM Professeur au Département des sciences de la gestion et de l’économie de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Pierre-André Julien y est titulaire de la chaire Bombardier.technologique ner des investissements ou favoriser l’innovation, et qui permet donc de passer de la connaissance à l’action en favorisant ainsi le changement dans l’entreprise.L’information structurante peut, d’une part, être constituée de données collectives relativement accessibles grâce aux activités de formation, aux revues spécialisées, aux fournisseurs d’équipements, aux foires industrielles, etc.Il peut, d’autre part, s’agir d’information dite « privée » relevant en particulier de la R-D, mais aussi de contacts personnels.Ce dernier type d’information, qui peut très bien être « partagée» entre des entreprises ou des centres de recherche qui ont certains intérêts communs, est évidemment celle qu’il faut privilégier puisqu’elle favorise la mise sur pied d’avantages compétitifs pour les entreprises et les scientifiques.Cette information privée a plusieurs caractéristiques.Elle est cumulative, puisque c’est le plus souvent une suite de petites données qui finissent par conduire à des idées «originales ».Elle est aussi complexe et multifonctionnelle, et touche à différents aspects de la décision.Elle provient le plus souvent de contacts personnalisés, notamment parce que ce type d'information est par définition intangible, variable selon les acteurs et rapidement périssable, ce caractère interpersonnel la rendant encore plus privée.Enfin, elle doit être surabondante, compte tenu du bruit multiple et de l’inattention dus à la multiplicité des tâches dans les organisations.La veille passe par le réseautage La recherche d’information structurante de type privée — la plus intéressante, comme on l’a dit — peut fonctionner plus ou moins informellement ou ad hoc.Une bonne organisation suppose la mise en place d’un processus d’apprentissage à l’interne (échange d’information et formation régulière des participants) et le développement de multiples contacts auprès d’antennes à l’externe.Ces contacts sont des réseaux chargés de filtrer et d’adapter l’information aux besoins de l’entreprise ou des chercheurs.La relation avec ces réseaux est fondamentale.Nul n’est capable d’obtenir seul toute l’information nécessaire.Ces réseaux sont normalement établis sur plusieurs niveaux, le premier niveau étant les personnes que l’on rencontre régulièrement et qui servent le plus souvent soit à tester nos idées, soit à nous mettre en contact avec des réseaux informationnels plus complexes.Ceux-ci doivent être reliés à des réseaux spécialisés capables de répondre rapidement à des questions scientifiques et technologiques très «pointues».On peut ainsi passer d’un niveau à un autre à mesure que l’on a besoin de réponses ciblées et de pointe.Bref, la veille technologique doit être vue comme un processus informationnel et organisationnel mettant en relation, sous forme réticulaire, les entreprises ou les scientifiques avec des sources actives d’information externes nationales et internationales, et visant à favoriser le changement et à éclairer la prise de décision en matière d’innovation ou de recherche technologique.55 INTERFACE 18 3] ILLUSTRATION: JACQUES GOLDSTYN Félicitations aux lauréats et aux lauréates des prix de la recherche scientifique de l’Acfas 1997 Prix des sciences humaines Igor MeFcuk Département de linguistique et de traduction Université de Montréal Prix J.-Armand-Bombardier Commandité par la Fondation J.-Armand-Bombardier Jacques Desrosiers Méthodes quantitatives de gestion Ecole des hautes études commerciales François Soumis Département de mathématiques et de génie industriel École polytechnique de Montréal Prix Léo-Pariseau Commandité par Merck Frosst inc.Rémi Quirion Centre de recherche de l’Hôpital Douglas Université McGill Prix Marcel- Vincent Commandité par Bell Canada Pierre-André Julien Département des sciences de la gestion et de l’économie Université du Québec à Trois-Rivières Prix Michel-Jurdant Commandité par Hydro-Québec Richard Carignan Département de sciences biologiques Université de Montréal Prix Urgel-Archambault Commandité par Alcan Robert E.Prud’homme Département de chimie Université Laval Prix Acfas/Caisse de dépôt et placement du Québec Commandité par la Caisse de dépôt et placement du Québec Nabil Khoury Département de finance et assurance Université Laval Prix Bernard-Belleau Commandité par BioChem Pharma inc.Alain Gagnon Doctorat en démographie génétique Université de Montréal Prix Desjardins d'excellence pour étudiants-chercheurs Commandités par la Fondation Desjardins Marie-Hélène Côté Maîtrise en droit Université de Montréal Annie Pellerin Maîtrise en sols et génie agro-alimentaire Université Laval Marie-Hélène Vandersmissen Doctorat en aménagement du territoire et développement régional Université Laval Découvrez les lauréats et les lauréates sur le site Internet de FAcfas : http://www.acf as.ca/prix O T 0 UNIVERSITE DU QUÉBEC À MONTRÉAL (514)987-3121 http://www.uqam.ca/ UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS RIVIÈRES (819) 376-5045 / 1-800-365-0922 http://www.uqtr.uquebec.ca/ UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À CHICOUTIMI (418) 545-5011 http://www.uqac.uquebec.ca/ UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À RIMOUSK1 (418) 724-1446 / 1-800-511-3382 http://www.uqar.uquebec.ca/ UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À HULL (819) 773-1850 / 1-800-567-1283 #1850 http://www.uqah.uquebec.ca/ UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN ABITIB1-TÉMISCAMINGUE (819) 762-0971 #2210 http://www.uqat.uquebec.ca/ INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (418) 654-2500 http://www.inrs.uquebec.ca/ INSTITUT ARMAND-ERAPPI ER (514) 687-5010 http://www.iaf.uquebec.ca/ ÉCOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION PUBLIQUE (418) 657-2485 / (514) 522-3641 http://www.uquebec.ca/enap/ ÉCOLE DE TECHNOLOGIE SUPÉRIEURE (514) 396-8800 http://www.etsmtl.ca/ TÉLÉ-UNIVERSITÉ (418) 657-2262/ 1-888-843-4333 http://www.teluq.uquebec.ca/ UNIVERSITÉ DU QUÉBEC (418) 657-3551 http://www.itquebec.ca/ LE RÉSEAU DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC SALUE TOUS LES COLLÈGUES DE L’ACFAS Université du Québec m ip 0101 ROUYN-NORANDA QUÉBEC ; ETATS-UNIS N T A R I O SANTÉ PUBLIQUE SCIENCE MONDE La guerre AUX MULTINATIONALES DE LA CIGARETTE Étienne Denis Le Centre de recherches pour le développe- ment INTERNATIONAL VIENT DE PUBLIER UN LIVRE DE ROB CUNNINGHAM SUR LA GUERRE DU TABAC, LIVRE SANS COMPROMIS ET ACCUSATEUR OUI NE MANQUERA PAS D’ALIMENTER BIEN DES DISCUSSIONS SUR CE SUJET POUR LE MOINS SENSIBLE.Vous savez que la nicotine crée rapidement une dépendance physique, comme la cocaïne et l’héroïne.Vous savez aussi qu’au Canada, un adulte sur trois consomme cette toxine.Vous savez enfin que cela crée de graves problèmes de santé.Mais peut-être n’en connaissez-vous pas toute l’ampleur?La Seconde Guerre mondiale a tué 42 000 Canadiens en six ans.Le tabac, 45000.Par année.Une statistique gonflée?Même en divisant ce chiffre par deux ou par trois, on obtient un résultat épouvantable.En fait, le tabac tue plus que les accidents de la route, le sida, l’abus de drogues illégales, les meurtres et les suicides.réunis.Peut-on nier que c’est là notre principal problème de santé?Oui.Les fabricants de cigarettes l’ont toujours nié.Et pour cause: si le tabac est le problème numéro 1, les multinationales de la cigarette seraient logiquement l’ennemi public numéro 1.Au printemps dernier, pour la première fois, l’une d’entre elles avouait enfin que le tabac tue.Rob Cunningham, analyste pour la Société canadienne du cancer et militant anti-tabac convaincu, vient de faire publier par le Centre de recherches pour le développement international son livre La guerre du tabac l’expérience canadienne.Pour lui, la solution passe notamment par l’interdiction de toute promotion, publicité ou commandite de la cigarette.Pourquoi?Les annonces, les réclames, le choix des couleurs et des logos, tout cela ne vise pas seulement à convaincre des fumeurs d’adopter telle ou telle marque.Les clients et clientes ayant la fâcheuse habitude de mourir, le marketing doit aussi viser à convertir des non-fumeurs aux joies de la cigarette.L’âge de cette conversion: l’adolescence.«Peu d’adolescents commencent à fumer pour les qualités physiques de la cigarette, écrit Rob Cunningham.Les jeunes sont plutôt attirés vers la cigarette par l’image qu’elle projette, comme la sveltesse, l’accueil social, la séduction et le prestige.» Soyons concret et prenons en exemple une publicité de Player’s.Au premier plan de l’annonce, on voit un petit bolide de course quitter le puits de ravitaillement.Derrière, cinq mécanos portent les couleurs de la compagnie.L’un d’eux, mis en évidence, se tient debout, les jambes écartées, un bras levé dans les airs.Ses lunettes fumées et sa coupe de cheveux font très cool, son allure générale est assurément virile et «jeune adulte».La bouche grande ouverte, il semble crier un «Go!» d’encouragement au pilote qui démarre.Dans l’équipe de mécanos, la bonne humeur, la cohésion et l’enthousiasme régnent.Le texte: «Les mordus du programme de développement des pilotes» et « Player’s : ça dépasse la course ».Quel «ti-cul » de 15 ans, qui brûle d’en avoir 16 pour enfin conduire, sera indifférent au message?«La commandite sert à donner une bonne image aux fabricants de cigarettes», dit Rob Cunningham.En subventionnant votre concert rock préféré, la course automobile qui vous excite ou le prestigieux tournoi de golf auquel vous rêveriez de participer, les Imperial Tobacco Ltée, RJR-Macdonald Inc.et Rothmans, Benson & Hedges Inc., passent pour de bons citoyens corporatifs.On oubliera qu’ils font le commerce d’une drogue toxique.En offrant une grande visibilité, la commandite devient une forme de publicité.Lors de la diffusion télévisée d’une course automobile dans les rues d’Halifax, le nom et le logo de Player’s sont apparus 580 fois en moins d’une heure, période pendant laquelle le nom de Player’s a été très visible pendant 9 minutes et 4 secondes.Faites le test: promenez-vous dans les rues de Montréal et demandez aux passants comment s’appelle le festival de feux d’artifice?La plupart vous nommeront une marque de cigarettes.Menace-t-on les activités culturelles en interdisant la commandite ?« La santé doit toujours primer, répond Rob Cunningham.Et de toute façon, les exemples sont nombreux où l’on a pu trouver d’autres commanditaires pour remplacer l’industrie du tabac.» De fait, le militant propose des solutions plus radicales : que tous les paquets de cigarettes soient gris uniformes, sans couleur, et que le nom des marques soit écrit en noir, avec des caractères standardisés.Son idée consiste à rendre toutes les marques semblables, pour diminuer les effets du marketing.«Nous pourrions aussi contrôler les prix», dit-il.Son plan: empêcher les détaillants d’augmenter le prix que le consommateur paie pour ses cigarettes et gruger les énormes profits des fabricants en augmentant les taxes.«Vendre des cigarettes deviendrait de moins en moins 58 |l8 b| interface-] 1 SCIENCE MONDE fg&gg - ^ CETTE CHRONIQUE EST RENDUE POSSIBLE GRACE À LA COLLABORATION DU CENTRE DE RECHERCHES QRQ| POUR LE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL (CRDI) Jeunes travailleurs du tabac aux Philippines.intéressant », argumente-t-il, tout en précisant: «Je ne suis pas contre les fumeurs.Ma mère fume et j’aime ma mère.Je suis contre l’industrie du tabac.» N’empêche qu’une bataille menée à travers le Canada ne serait pas suffisante.L’épidémie se mondialise.Attaqués de toutes parts dans les pays riches, les fabricants de tabac prennent d’assaut les pays pauvres.Entre 1970 et 1992, le nombre de cigarettes par adulte dans les pays développés diminuait de io p.cent.En même temps, il augmentait de 67 p.cent dans les pays moins développés.Actuellement, le tabac tue une personne toutes les dix secondes, estime l’Organisation mondiale de la santé.Une fois sur trois, la victime vient d’un pays moins développé.Si la tendance se maintient, la cigarette, en 2025, tuera toutes les trois secondes, plus de deux fois sur trois dans un pays pauvre.Les moyens utilisés pour percer le marché de ces pays sont à la mesure des profits prévus.À titre d’exemple, Philip Morris a retenu les services d’une conseillère en affaires géopolitiques pour pénétrer le marché des régions pauvres de l’Asie.Son nom : Margaret Thatcher, ancienne première ministre britannique.Ses honoraires : plus de 450 000 dollars canadiens par année.L’une des stratégies efficaces pour vendre du tabac dans un pays pauvre consiste à associer la cigarette à un mode de vie rêvé, c’est-à-dire prospère mais inaccessible.« Il n’est pas rare de voir dans un bidonville africain un panneau-réclame annonçant des cigarettes et représentant des Noirs en tenue de soirée dans une boîte de nuit à Paris», écrit Rob Cunningham.Le tabac devient parfois une quasi-monoculture, avec toute la précarité que cela suppose.Au Malawi, le tabac rapporte à lui seul 73 p.cent des gains d’exportation, pour 41 p.cent au Zimbabwe.Mais attention, cette ruée vers le tabac n’est pas toujours un remède miracle contre l'endettement des pays en voie de développement.«Les autres pays africains ont collectivement accumulé un déficit commercial pour le tabac de 417 millions de dollars américains», écrit notre militant.En d’autres mots, ces pays importent pour plus cher de cigarettes qu’ils n’exportent de tabac.Il en résulte que le tabac appauvrit encore plus certains des pays déjà les plus pauvres au monde! Conséquence, du seul point de vue économique: il est indispensable de limiter la consommation du tabac.C’est du moins l’opinion de la très néolibérale Banque mondiale, qui a pourtant en horreur les interventions de l’État.«Dans certains pays, l’argent consacré à l’achat de cigarettes représente 25 p.cent du revenu individuel et réduit d’autant les montants qui pourraient être affectés à la nourriture, aux vêtements et au logement», écrit Rob Cunningham.« En raison de la pauvreté des services médicaux, les victimes du cancer et d’autres maladies risquent de ne pas recevoir des soins appropriés, ou même de n’en recevoir aucun, écrit Rob Cunningham.Elles sont aussi exposées à des souffrances particulièrement intenses quand les soins de santé, les calmants ou d’autres médicaments sont au-dessus de leurs moyens.» Référence CUNNINGHAM, R., La guerre du tabac: l’expérience canadienne, Centre de recherches pour le développement international, 1997,404 pages.LU D O' co D CL 59 I N T E RFACE 18 2j PHOTO: F.MARTEN/CRDI Quoi de neuf ?Nouveau recteur à l’Université Laval Le nouveau président de l’Acfas (1997-1998), François Tavenas, a été élu recteur de l'Université Laval.Entré en fonction le 3 mai dernier, il succède à Michel Ger-vais.François Tavenas était depuis quelques années vice-principal à la planification et aux ressources à l’Université McGill.Réseaux: trois NOUVEAU-NÉS AU Québec Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) versera, dans le cadre de son programme de partenariats de recherche, 10,1 millions de dollars pour la création de trois nouveaux réseaux de recherche au Québec: • le réseau NOW consacré à l’étude internationale de la po-lynie de l’eau du Nord, dirigé par Louis Fortier, professeur à l’Université Laval; • le réseau sur la caractérisation et l’exploitation des activités métaboliques des bactéries lactiques à fort potentiel dans le secteur laitier, dirigé par Christophe Lacroix, professeur à l’Université Laval; • le réseau en informatique et modélisation mathématique, dirigé par Luc Vinet de l’Université de Montréal.En plus des contributions des nombreux partenaires privés, ces réseaux profiteront du soutien financier de plusieurs ministères fédéraux: 7,1 millions de dollars de Pêches et Océans Canada; 1,3 million d’Environne-ment Canada; 1,3 million d’Agri-culture et Agroalimentaire Canada; 989000 $ de la Défense nationale et 300000 $ de Ressources naturelles Canada.1 1NTERFAC E~| Cuvée Killam 97 Un honneur n’attend pas l’autre: après avoir reçu cet automne le prix Marie-Victorin, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec, Stephen Hanessian, que nous avons interviewé dans notre dernier numéro, vient de recevoir le prix Killam en sciences naturelles, le prix le plus prestigieux pour la recherche dans ce domaine au Canada.Les deux autres lauréats de ce prix, d’une valeur de 50000 $, sont Stephen A.Cook, en génie informatique, et David H.Mac-Lennan, en sciences de la santé, tous deux professeurs à l’Université de Toronto.Par ailleurs, 23 universitaires canadiens ont reçu une bourse de recherche Killam.Parmi ceux-ci, on compte 8 scientifiques québécois qui pourront ainsi se consacrer à plein temps, pendant deux ans ou moins, à la rédaction d’un ouvrage ou à la recherche: • Gilles Brassard, sciences informatiques, Université de Montréal (Théorie de l’information quantique); • J.Martinez de Bujanda, histoire, Université de Sherbrooke (Index des livres interdits du XVIe au XXe siècle); • Luc Noppen, architecture, Université Laval (Histoire critique de l’architecture au Québec); • André Parent, médecine, Université Laval (Le cerveau humain en évolution et involution); • Yves Roby, histoire, Université Laval (Des Canadiens français des États-Unis aux Américains d’origine canadienne-française, 1776-1996); • André Gaudreault, histoire du cinéma, Université de Montréal (L’avènement du montage dans le procès d’institutionnalisation du cinéma); • Yvan Lamonde, histoire, Uni- versité McGill (Histoire sociale des idées au Québec, 1760-1960); • Louis Legendre, Océanographie biologique, Université Laval (Océanographie biologique unification du cadre théorique).Un honneur outre-Atlantique Thomas De Koninck, professeur de philosophie à l’Université Laval, a reçu le prix La Bruyère de l’Académie française pour son ouvrage De la dignité humaine paru aux Presses universitaires de France, en 1995.Une nouvelle école à l’Université d’Ottawa Une école d’ingénierie et de technologie de l’information (EITI) ouvrira ses portes dès septembre prochain à l’Université d’Ottawa.En plus d’y offrir des programmes de génie informatique, de science informatique et de gestion de l’information, on y dispensera une formation dans de nouveaux domaines tels l'ingénierie du logiciel et l’ingénierie des systèmes.Premier programme en KINÉSIOLOGIE AU QUÉBEC L’Université Laval offrira, dès cet automne, un nouveau programme de baccalauréat en kinésiolo-gie — l’étude de l’homme en mouvement.Ce programme, qui comportera beaucoup de cours en sciences biologiques et comportementales, vise la formation de professionnels de la santé aptes à intervenir dans divers domaines de l’activité physique.Contrairement aux ergothérapeutes et aux physiothérapeutes, qui s’occupent de la réadapta- tion des personnes, les kinésiologues concentrent leurs activités dans le domaine de la prévention.Les personnes intéressées ont jusqu’au ier juillet pour faire parvenir leur demande d’admission.Encore des chaires! L’Université d’Ottawa a inauguré, en avril dernier, la chaire de recherche industrielle CRSNG-NORANDA-ICRA en systèmes de la Terre.Le financement, qui atteint 1,5 million de dollars, permettra à son titulaire, Jan Veizer, et son équipe d’analyser le cycle du dioxyde de carbone, un des facteurs qui seraient responsables du réchauffement de la planète.Toujours à l’Université d’Ottawa, Monique Frize vient d’être nommée titulaire de la nouvelle Chaire des femmes en génie et en sciences de l’Ontario, créée conjointement par l’Université d’Ottawa et l’Université Carleton.De son côté, l’Université Laval a obtenu une chaire de recherche et de formation en développement international.En partenariat avec Développement international Desjardins (DID) et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), la chaire vise la recherche appliquée et la formation dans des domaines aussi diversifiés que les services financiers, les conditions de vie des ménages et le commerce international.Dans un tout autre domaine, l'Université McGill vient de créer la chaire Graham Boeckh d’études sur la schizophrénie, l’une des premières dans ce domaine en Amérique du Nord.Cette création a été possible grâce à un don de la Fondation Graham Boeckh établie il y a quelques années par Tony et Raymonde Boeckh à la mémoire du fils de Tony, Graham, décédé en 1986 à l’âge de 22 ans de complications résultant de cette maladie.Coup d'œil sur les CONCEPTEURS de sites Web Au Québec, la firme type de conception de site web est une entreprise qui existe depuis à peine deux ans et qui emploie moins de cinq employés.C’est du moins ce qu’ont révélé les données fournies à Jean Lalonde par74 firmes lors de la mise à jour de son répertoire des firmes de conception web (voir le site Les bâtisseurs de l’inforoute, http :// www.CJL.qc.cq).Ces données ont également montré que 71 p.cent des entreprises consultées ont vu le jour en 1995.Donnez À QUELQU’UN UNE DEUXIÈME CHANCE! Discutez du don d’organes avec votre famille et signez votre carte de donneur dès aujourd’hui.La Fondation canadienne du rein Déjà dix ans et un avenir qui nous sourit! BioChem Pharma célèbre dix ans d'innovation.Nous sommes fiers du 3TCMD, notre découverte pour le traitement du V1H/SIDA, de même que de nos technologies de vaccins et de nos produits diagnostiques diffusés à l'échelle mondiale.Au même titre qu’un jeune de dix ans, nous avons accompli beaucoup de choses en peu de temps.Et c'est avec enthousiasme que nous envisageons l'avenir.Nous sommes déjà le chef de file biopharmaceutique au Canada et nous n'avons pas l'intention de nous reposer sur nos lauriers.Nos chercheurs vont continuer d'innover et de répondre à d’importants besoins médicaux de manière à ce que les générations futures puissent vivre plus heureuses et en meilleure santé.BioChem Pharma 10 ^innovation http://www.biochem-pharma.com Le 65e Congrès de l'Acfa s - un lieu de rencontres Activités spéciales offertes à tous les congressistes li 1 h i Mardi 13 mai Jeudi 15 mai Droit de parole, Télé-Québec La veille concurrentielle : enjeux et impacts La science parle français 13 h 30 à 15 h 16 h Local 1037, pavillon Ringuet Musée des arts et traditions populaires du Québec Atelier organisé en collaboration avec le ministère de l’Industrie, du Les congressistes qui désirent participer à l’enregistrement de l’émission sont priés de se procurer un laissez-passer au local 1251 Commerce, de la Science et de la Technologie (MICST) du pavillon Ringuet (quantités limitées).Jeudi 15 mai Mertredi 14 mai Conférence d’information donnée par David Cliche, ministre de l’Environnement et de la Faune du Québec Être ou ne pas être docteur ou docteure 15 h 16 h à 18 h Atrium, pavillon Ringuet local 2087, pavillon Ringuet Lancement du bilan intitulé La qualité de l’air au Québec, 1975 à Débat-rencontre organisé en collaboration avec le Conseil national 1994 et point sur les actions présentes et futures du Québec en des cycles supérieurs de la Fédération étudiante universitaire du regard de certains dossiers d’importance relatifs au milieu Québec.Animé par Dominique Lizotte, présidente du Conseil atmosphérique.national des cycles supérieurs.Jeudi 15 mai Mer ir edi 74 mai Cérémonie de remise des prix scientifiques de l’Acfas aux étudiants 18 h Atrium, pavillon Ringuet Le Réseau trans-tech 16 h à 17 h 30 Local 0057, pavillon Pierre-Boucher Table ronde organisée en collaboration avec le Réseau trans-tech.Le Réseau trans-tech est le regroupement des 20 centres collé- L’Acfas remettra ses trois prix d’excellence Desjardins pour giaux de transfert de technologie.Présents dans la plupart des étudiants-chercheurs et le prix Bernard-Belleau, financés respec- régions du Québec, ces centres exercent des activités de recherche tivement par la Fondation Desjardins et BioChem Pharma inc.appliquée, d’aide technique, d’information à l’entreprise et d’anima- La cérémonie sera suivie d’une réception.tion du milieu auprès des petites et moyennes entreprises.Jeudi 15 mai Vendredi 16 mai Le théâtre est-il un moyen efficace de diffusion de la culture 75e Assemblée générale annuelle de l’Acfas scientifique ?9 h 12 h à 13 h 30 Local 4015, pavillon Ringuet Café branché Télé-Québec, 4 e étage, pavillon Ringuet Vendredi 16 mai Débat-sandwiches organisé en collaboration avec le théâtre du Petit Lancement de l’Association internationale des Chaplin.Animé par Yanick Villedieu.études québécoises Avec la participation de : • Raymond Pollender, directeur artistique, Petit Chaplin • Suzanne Aubin, directrice du théâtre du Vieux-Terrebonne • Pierre Chastenay, astronome, Planétarium de Montréal • Christine Jourdan, anthropologue, universités Concordia et McGill • Yvon Fortin, physicien, Cégep F.-X.-Garneau 11 h 30 Local 2002, pavillon Pierre-Boucher Conférence de presse donnée par Sylvain Simard, ministre des Relations internationales et responsable de la francophonie, en présence du Conseil d’administration de l’Association. 1 RUBRIQUES LIVRES Sciences économiques ÉCONOMIE GLOBALE.Une approche multidisciplinaire, Jeanne Baillar-geon, Décarie éditeur, 380 pages.Démographie, AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, SCIENCE POLITIQUE, HISTOIRE INSTITUTIONNALISATION DU TERRITOIRE AU CANADA, sous la direction de Jean-Pierre Augustin, Les Presses de l’Université Laval et Presses universitaires de Bordeaux, 246 pages.LE DEUIL D’UN PAYS IMAGINÉ.RÊVES, LUTTES ET DÉROUTE DU CANADA FRANÇAIS.Les rapports entre le Québec et la francophonie canadienne (1867-1975), Marcel Martel, Les Presses de l’Université d'Ottawa, 204 pages.L’ACTION INTERNATIONALE DU QUÉBEC EN MATIÈRE LINGUISTIQUE, Gaston Cholette, Les Presses de l’Université Laval, 198 pages.ATLAS HISTORIQUE DU QUÉBEC.POPULATION ET TERRITOIRE, sous la direction de Serge Courville, Les Presses de l’Université Laval, 188 pages.HISTOIRE DE LA COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE.L’industrie de la terre, Les Presses de l’Université Laval et les Éditions de l’IORC, 292 pages.Études féministes FEMMES ET REPRÉSENTATION POLITIQUE AU QUÉBEC ETAU CANADA, sous la direction de Manon Tremblay et Caroline Andrew, les Éditions du remue-ménage, 280 pages.Nutrition MANGER AVEC DES ENFANTS.Pour le plaisir et pour la vie, Jocelyne Petit, Les Presses de l’Université Laval, 330 pages.Sociologie, éducation, SCIENCES RELIGIEUSES CULTURE, INSTITUTION ET SAVOIR, sous la direction de André Turmel, Les Presses de l’Université Laval, collection « Culture française d’Amérique >>,232 pages.LA LUTTE DES EXCLUS, UN COMBAT À REFAIRE, Lome Brown, les éditions Écosociété, 312 pages.ÇA ARRIVE AUSSI AUX GARÇONS.LABUS SEXUEL AU MASCULIN, Michel Dorais, VLB éditeur, 240 pages.LES 15-19 ANS.QUEL PRÉSENT?VERS QUEL AVENIR?, Madeleine Gauthier et Léon Bernier, Les Presses de l’Université Laval et les Éditions de l’IORC, 256 pages.POUR UNE SOCIÉTÉ EN APPRENTISSAGE, Maurice Harvey, Les Presses de l’Université Laval et les Éditions dé l’IORC,collection «Diagnostic», 192 pages.UN MÉTIER ET UNE VOCATION.LE TRAVAIL DES RELIGIEUSES AU QUÉBEC DE 1901À 1971, Danielle Juteau et Nicole Laurin, Les Presses de l’Université de Montréal, collection «Trajectoires sociales», 196 pages.ENSEIGNER LE CATÉCHISME: AUTORITÉS ET INSTITUTIONS, XVIe-XXe SIÈCLE, sous la direction de Raymond Brodeur et Brigitte Caulier, Les Presses de l’Université Laval et Éditions du CERF, 468 pages.Science de la santé GUIDE PRATIQUE DE MÉDECINE CLINIQUE, Jean-F.Letendre, Décarie éditeur, 448 pages.E» EVENEMENTS 12-15 MAI Conférence Santé 1997 — Grands Lacs et Saint-Laurent, organisée par Santé Canada, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et l’Agency for Toxic Substances and Disease Registsry, au Centre Sheraton de Montréal.Renseignements : Secrétariat de la conférence, (514) 287-1070 12-16 MAI 65e Congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas): « La science parle français », à l’Université du Québec à Trois-Rivières.Renseignements : Acfas Téléphone: (514) 849-0045 Télécopieur: (514) 849-5558 Courrier élec.: congres@acfas.ca http ://www.acfas.ca/congres 13- 17 MAI 11e Symposium international sur l’activité physique adaptée: «Actif.différemment », organisé par la Fondation en adaptation motrice en collaboration avec le centre François-Charon,au Château Frontenac, à Québec.Renseignements: Centre François-Charon (418) 529-9141 asimard.cfc@craph.org 14- 15 MAI Conférence technique RISO’97, organisée par le Réseau interordinateur scientifique québécois, au pavillon Alphonse-Desjardins de l’Université Laval, à Québec.Renseignements:Joëlle Stemp (514) 840-1235, poste 5559 Courrier élec.: joelle.stemp@risq.qc.ca 15-16 MAI 5e Colloque en périnatalité: « La femme et l’enfant », organisé par le Secteur de périnatalogie de l’hôpital Sainte-Justine, à l’hôtel Four-Points, à Laval.Renseignements: Sylvie Morand (514) 345-4699 Marie-Thérèse Caron (514) 345-4931.poste 5775 Télécopieur: (514) 345-4814 19-21 MAI Ottawa’97: Nouveaux horizons en sciences de la Terre, réunion annuelle conjointe de l’Association géologique du Canada et de l’Association minéralogique du Canada, au Centre des congrès d’Ottawa.Renseignements : Ottawa’97 (613) 947-7649 Télécopieur: (613) 947-7650 http ://www.emr.ca/~ottawa97 21- 23 mai La construction du savoir: contribution des chercheurs de collèges, 9e Colloque de l’Association pour la recherche au collégial (ARC) en collaboration avec la Fédération autonome du collégial et Hydro-Ouébec, au collège Dawson, à Montréal.Renseignements : ARC (514) 389-5348 Télécopieur: (514) 381-9421 http://www.cyberus.ca/~arc/arc.html 22- 25 mai Colloque bi-annuel de l’Association canadienne pour l’étude du Quaternaire, organisé par le Département des sciences de la Terre de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), au pavillon Judith-Jasmin.Renseignements:Michel Lamothe Département des sciences de la Terre (514) 987-3000, poste 3361 http://www.unites.uqam.ca/~sct/c anqua97.htm O 63 | INTERFACE |l8jj RUBRIQUES Communications VICTOR BARBEAU.Pionnier de la critique culturelle journalistique, Michèle Martin, Les Presses de l’Université Laval, 218 pages.Économie, gestion INTRODUCTION À L'ÉCONOMIE INTERNATIONALE, 3e édition, Jean-Pierre Bibeau, Gaëtan Morin éditeur,400 pages.LE STRATÈGE DU XXIe SIÈCLE.Vers une organisation apprenante, Pierre Dionne et Jean Roger, Gaëtan Morin éditeur, 216 pages.LA GESTION MODERNE.Une vision globale et intégrée, Pierre G.Bergeron, Gaëtan Morin éditeur, 496 pages.ISO 9000.UNE FORCE DE MANAGEMENT, BranimirTodorov, Gaëtan Morin éditeur, 216 pages.LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET L’ORGANISATION, Benoit Aubert, Gaëtan Morin éditeur, 255 pages.23 MAI Éducation et technologie de l’information et des communications : vers une pédagogie branchée, colloque organisé par l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), Québec-Téléphone et la Commission scolaire La Neigette, à l’UOAR.Renseignements : 1-800-211-7665 http://www.globetrotter.qc.ca/gt7c olloque.htm 25-30 mai La géomatique à l’ère de Radarsat (GER1997), conférence organisée par l’Institut aéronautique et spatial du Canada (IASC), l’Agence spatiale canadienne (ASC), le Centre canadien de télédétection (CCT), Géomatique Canada et Ressources naturelles Canada.La conférence aura lieu au Centre des congrès d’Ottawa.Renseignements: Rose Barthe (613)996-2817 Télécopieur: (613) 947-7059 Travail social LES SOINS AUX PERSONNES ÂGÉES DANS LES FAMILLES D’ORIGINE ITALIENNE ET HAÏTIENNE, Nancy Guberman et Pierre Maheu, Éditions du remue-ménage, 287 pages.Philosophie, éthique L’INTÉGRITÉ SCIENTIFIQUE EN ZONE GRISE, François Dumont, Éditions Deslandes,202 pages.SARTRE ET LE PROBLÈME DE LA CONNAISSANCE, David Guy Joannis, Les Presses de l’Université Laval, 152 pages.Ingénierie ACOUSTIQUE DES SALLES ET SONORISATION, Jacques Jouhaneau, Tec & Doc Lavoisier, 656 pages.Divers JEREMY McNEIL, CHERCHEUR ET ANH DAO, Isabelle Clerc, collection «En plein cœur», Les éditions Héritage, 144 pages.VOCABULAIRE DE L'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE, Ministère des Ressources naturelles, Les Publications du Québec, 52 pages.Université Laval École de service social Professeure, professeur L’École de service social est à la recherche d’une professeure ou d’un professeur pour un poste régulier à temps plein.Le poste à pourvoir se situe dans le champ d’études du service social et, DICTIONNAIRE DE LA RÉADAPTATION.Termes d’intervention et d’aides techniques, Institut de réadaptation en déficience physique de Québec, Les Publications du Québec, 164 pages.en particulier, dans le domaine de la gérontologie sociale.Le ou la titulaire aura à contribuer à l’ensemble des activités de l’École.Cependant, la majorité de ses tâches seront consacrées à la gérontologie sociale.Exigences : doctorat en service social ou dans une discipline connexe avec maîtrise en service social.O EMPLOIS Conformément aux exigences prescrites en MATIÈRE D'IMMIGRATION AU CANADA, LA PRIORITÉ SERA ACCORDÉE, POUR CES EMPLOIS, AUX CITOYENS CANADIENS ETAUX RÉSIDENTS PERMANENTS.Courrier élec.: ger97@ccrs.nrcan.gc.ca http ://www.ccrs.n rca n.gc.ca/ger97/ 30-31 mai Technologies de l’information & organisations: un nouveau m@tch, congrès de l’Association professionnelle des informaticiens et informaticiennes du Québec, à l’hôtel des Gouverneurs de l’île Charron, à Longueuil.Renseignements : Marc Côté (418) 659-1216 Télécopieur: (418) 656-0183 Courrier élec.: apiiq@ift.ulaval.ca http ://www.crim.ca/apiiq/ 3 JUIN SETI : La recherche de vie extraterrestre, conférence de Pierre Chastenay dans le cadre des Nocturnes du Planétarium, au Planétarium de Montréal.Renseignements: Planétarium de Montréal (514) 872-4530 3 JUIN Gestion, environnement et ressources humaines: D’où viennent Où vont les profits?, colloque organisé par Environnement Canada, la Grappe de développement des industries de l'environnement et le Comité sectoriel de la main-d’œuvre des industries de l’environnement, à l’hôtel Crowne Plaza de Montréal.Renseignements : Ginette Gagnon (514) 283-0187 Télécopieur: (514) 496-6982 4-6 juin Innover pour mieux former: des pratiques innovatrices au collégial, 17e Colloque annuel de l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AOPC), au Palais des congrès de Hull.Renseignements : AOPC (514) 328-3805 Télécopieur: (514) 328-3824 Courrier élec.: info@aqpc.qc.ca http ://www.aqpc.qc.ca 8- 11 JUIN Le transport au-delà des frontières, congrès annuel de la Northeast Association of State Transportation Officials (NASTRO), au Château Frontenac, à Québec.Renseignements: NASTRO 97 Ministère des Transports du Québec (418) 646-1997 Télécopieur: (418) 643-6181 Courrier élec.: nastroig97@mtq.gouv.qc.ca http ://www.mtq.gouv.qc.ca/nas-troi997 9- 10 juin Pluriethnicité et services sociaux et de santé de première ligne: Identité.Diversité., colloque organisé par le Centre de recherche et de formation du CLSC Côte-des-Neiges, au CLSC Côte-des-Neiges à Montréal.Renseignements : Secrétariat du Centre de recherche et de formation (514) 731-1386, poste 2340 Télécopieur: (514) 731-4143 64 |l8 3| INTERFACE Aptitude et intérêt pour l’enseignement universitaire auprès de petits et de grands groupes aux trois cycles d’études.L’expérience de l’enseignement universitaire, particulièrement en gérontologie sociale, constitue un atout important.Compétence reconnue en gérontologie sociale, compétence dans les méthodes d’intervention du service social auprès des personne âgées.Aptitude et intérêt pour le développement et la conduite de projets de recherche en service social dans le domaine de la gérontologie sociale.Expérience professionnelle pertinente d’un minimum de 5 ans.Connaissance des milieux d’intervention.L’engagement dans le milieu de la gérontologie serait un atout.Capacité de participer aux activités de l’École et de travailler en équipe.Courrier élec.: marleauj@ere.umon treal.ca 9-11 JUIN Les NTIC et les mutations en éducation, 10e Colloque de l’Association pour les applications pédagogiques de l’ordinateur au postsecondaire, au Collège de Bois-de-Boulogne, à Montréal.Renseignements : (514) 332-3000, poste 278 9-11 JUIN 3e Forum sur la gestion documentaire électronique, organisé par Documentation Canada / Région Est, au Centre de conférence de l’Organisation de l’aviation civile internationale, à Montréal.Renseignements: Corporation InterDoc 1-800-260-7501 Télécopieur: (514) 288-7596 http://www.interdoc.ca 12-13 juin 89e Congrès annuel de la Société de protection des plantes du Québec: Date d’entrée en fonction : ier août 1997 Faire parvenir, avant le 20 mai 1997, un curriculum vitæ, en joignant la liste de vos publications, à : Lise Tessier Directrice École de service social Faculté des sciences sociales Université Laval Québec (Québec) G1K7P4 ' qjhp Les Cahiers scientifiques Dernière parution L’action communautaire et les politiques pour la sécurité alimentaire : une question sociale et de santé Acte du colloque tenu le 14 mai 1996 dans le cadre du 64e Congrès de l’Acfas Université McGill, Montréal Sous la direction de Hélène Delisle et Anne-Marie Hamelin Prix: 18,71 $ Prix membres Acfas: 16,32 $ Pour commander: Acfas 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L 2M7 Téléphone: (514) 849-0045 Télécopieur: (514) 849-5558 « La résistance aux pesticides : évolution et gestion », au Centre agronomique de Sainte-Croix de Lotbinière.Renseignements: Hélène Désilets (418) 656-2131, poste 4086 Télécopieur: (418) 656-7871 Courrier élec.: helene.desilets@crh.ulaval.ca Juillet 1E,-13 JUILLET 3e Carrefour international en éducation et rééducation motrices: CIERMO-97, au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau,à Montréal à l’Institut universitaire de gériatrie, à Sherbrooke, et à l’Institut de réadaptation en déficience physique, à Québec.Renseignements :Éric Le Bouthillier (514) 527-4521 et (514) 721-6466 Télécopieur: (514) 527-0979 10-13 JUILLET 4e Congrès canadien des étudiants en mathématiques, organisé par le Département de mathématique et de statistique de l’Université de Montréal, à l’Université.Renseignements : CUMC/CCEM 1997 Courrier élec.: ccem@ccem.math.ca http ://ccem.math.ca/ccem/ 27 JUILLET-I" AOÛT 1997 16e Congrès international de nutrition : « La nutrition, science et applications, vers une santé intégrale», organisé par l’Union internationale des sciences de la nutrition, au Palais des congrès de Montréal.Renseignements: Secrétariat du congrès, IUNS 97 Conseil national de recherches Canada (613) 993-7271 Télécopieur: (613) 993-7250 p® WM 10-14 SEPTEMBRE Nikan, congrès international sur les applications territoriales du développement durable, organisé conjointement par le Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean, l’Université du Québec à Chicoutimi, la Ville de Jonquière et la Région laboratoire du développement durable, au Centre des congrès de Jonquière.Renseignements : Région laboratoire du développement durable (418) 668-7533 Télécopieur: (418) 668-3466 http ://www.nikan.org 23-26 SEPTEMBRE Conférence internationale sur la vie privée : « Vie privée sans frontières », organisée par la Commission d’accès à l'information du Québec, le Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal, Hydro-Ouébec, la Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins, le cabinet d’avocats Lavery, de Billy et le Consortium UBI, au Palais des congrès de Montréal.Renseignements : (514) 286-8213 Télécopieur: (514) 286-5078 http ://www.confpriv.qc.ca 65 mm î«ea*S ,'ji pMÊ wm>m& :a.m Université d*Ottawa • University of Ottawa La recherche.c’est pour vous Prix d’excellence en recherche : IgpF «ipt A :J.C.(Tito) Scaiano (94) Hr J&jÈËm B : Chad Gaffield (95) C : Robert Korneluk (96) Études supérieures (2e et 3e cycles) C.P.450 suce.A, Ottawa (Ontario) Kl N 6N5 TéL:(613) 562-5742 Téléc.: (613) 562-5992 http:llwww.uottawa.ca Bienvenue à Trois-Rivières By L'Acfas vous invite à son 65e Congrès du 12 au 16 mai 1997 à l'Université du Québec à Trois-Rivières Au programme : 2000 communications 40 disciplines 80 colloques Une occasion unique de prendre le pouls des derniers développements de la recherche dans votre domaine ou dans des secteurs connexes Vous pouvez vous inscrire directement sur le site Internet de l'Acfas http://www.acfas.ca Renseignements : (514) 849-0045 congres@acfas.ca A i \k .U Hi * iÿ.k ! i Ik \ fü£j bornée \ «lent tfe découvrir la passion d'innower.ÜÜEI j ’S’, ; j 11 r i J11 f I 11 11 y 4 iSS* NS SS -x "> - X ci / \ ) Programmes de maîtrise et de doctorat Maîtrises Adaptation scolaire et sociale Administration Administration des affaires Administration scolaire Biochimie Biologie Biologie cellulaire Chimie Droit de la santé Économique Enseignement Environnement Études françaises Fiscalité Génie aérospatial Génie chimique Génie civil Génie électrique Génie logiciel Génie mécanique Géographie Gérontologie Gestion et développemeni des coopératives Histoire Ingénierie Kinanthropologie Littérature canadienne comparée Mathématiques Microbiologie Orientation Pharmacologie Philosophie Physiologie Physique Psychoéducation Psychologie des relations humaines Radiobiologie Sciences cliniques Sciences de l'éducation Sciences humaines des religions 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