Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le soleil, 1960-12-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" I MM LE SOLEIL Qi Kin:c, yiie.Vol.2, No 52 \u2014 24 décembre 1960 MONIQUE ET SON ARBRE DE NOËL \u2014 VOIR PAGE 17 S ¦.:V \u2022 < » \u2022 \u2022 Mme Paul Lavallée rit d'un bon mot tout en préparant la fête avec sa mère, l'hoîesse, Mme Eugénie Tremblay.Les Canadiens français de Saint-Boniface assistent à la traditionnelle messe de minuit à la cathédrale.Oette basilique a été construite en 1908, sur le site d\u2019une église qui était, dit-on, la plus ancienne de l\u2019Ouest.Réveillon chez grand-maman Les Canadiens français de Saint-Boniface restent attachés aux traditions de Noël du vieux Québec ITUÉE sur la rivière Rouge, juste en lace de Winnipeg, Saint-Boniface est la plus importante ville canadienne-française de 1 Ouest.35,000 habitants, la plupart de descendance française, vivent groupés autour de l\u2019imposante cathédrale, la plus grande de l\u2019Ouest canadien.C\u2019est tout près de là que La Véren-drye découvrit, en 1738, le confluent de la rivière Rouge et de l\u2019Assiniboine.Parmi les nombreuses rues de la ville, deux avenues plantées d\u2019ormes portent aujourd\u2019hui les noms de Provencher et Taché, en souvenir des deux évêques qui.à force de ténacité, ont établi la première mission catholique de l\u2019Ouest aux Fourches, ainsi qu\u2019on appelait alors les deux villes adjacentes de Saint-Boniface et Winnipeg.Au nombre des deux plus vieilles familles de Saint-Boniface, on compte les Tremblay et les Lavallée.2 Il y a plusieurs années, à l\u2019époque où Mme Eugénie Tremblay élevait ses 12 enfants dans une confortable maison en brique, à l'angle des rues Provencher et Saint-Jean-Baptiste, la fête de Noël était l\u2019événement le plus gai de l'année.Maintenant que la plupart de ses enfants se sont dispersés, certains en Floride, d\u2019autres au Québec, le traditionnel réveillon est l\u2019occasion que Mme Tremblay attend pour réunir les membres de sa famille.Depuis la mort de son mari, Joseph, il y a 12 ans, Mme Tremblay a déménagé dans une maison plus petite où elle vit avec sa fille.Suzanne, qui, depuis cette année (1960), remplit les fonctions de consul de France à Winnipeg.Parmi les quelque quinze membres de sa famille que Mme Tremblay réussit à réunir à Noël, en 1959, se trouvait son gendre, Paul Lavallée, qui habite tout près.Sa famille est manitobaine depuis deux générations.Sa fille aînée, Paulette, âgée de dix ans, a eu l\u2019honneur de remettre un bouquet de roses jaunes à la reine, lors de sa visite à Saint-Boniface, le 25 juillet 1959.L\u2019arrière-grand-mère de Mme Tremblay, du côté de son père, était la soeur de Louis Riel, chef du soulèvement des métis de la rivière Rouge, en 1869, et petite-fille de la première Blanche qui s\u2019est installée dans l\u2019Ouest.Les Tremblay assistèrent à la messe de minuit à la Basilique, tandis que les Lavallée allèrent à la chapelle du collège de Saint-Boniface, où leurs fils aîné, Paul, fait ses études.Immédiatement après l'office, les deux familles se réunirent pour le repas traditionnel.Mme Tremblay avait passé tout l'après-midi à préparer des beignes, des tourtières, une dinde, des poulets et un jambon.Il y avait tant de victuailles que ce n'est qu\u2019à quatre heures du matin, quand tout le monde fut parti, qu\u2019elle découvrit, en ouvrant son réfrigérateur, que les tourtières y_ étaient encore, intactes! PERSPECTIVES 23 décembre 19«0 ) ni if PMMIiliy ilïilllli».! Claude Lavallée, qui allume les chandelles sous l\u2019oeil\taccomplit cette tâche avec le plus grand sérieux; il attentif de sa soeur Paulette et de sa tante Suzanne,\ta pris l\u2019air grave qui s'imposait en la circonstance.Le plat de dinde fascine le petit Jean-Paul Tremblay.II ne peut, pour le moment, que le dévorer des yeux.;-a , V.«, m-i _____£¦ On déguste le repas du réveillon.Grand-maman Tremblay avait préparé tant de victuailles, que personne ne PERSPECTIVES 24 déumbra 1«0 s\u2019est aperçu qu\u2019elle avait oublié de servir les tourtières.( Autre» photo» à la page »ulvamte) B mn ?.Tl* %: séC ^ I ~\t\"T./7,\u2018 v*T^V.i ' #'r 4 Le matin de Noël, les petits Lavallée déballent leurs étrennes Leur père, Paul, tient Monique, un an, tandis que Marc, 2 ans, admire son jouet.Yvonne, 7 ans, et Paulette, 10 ans, ont eu une boîte à bijoux.Après le repas on s\u2019en donne à coeur joie.Bernard Tremblay, 24 ans, fait une partie de hockey sur table avec ses neveux, Claude Lavallée (à g.) et Jean-Paul Tremblay, 9 ans./* # 'Kjr-' Wi s* .\u2022 r VJ^îfi ICÜJi I^W r «'^W5 1 ^ ' Couronne de neige sur le mont Valin ^ UH (XC&XK à L'At TKK Sur les bords du Saguenay, gelé par les froids de l'hiver, Chicoutimi-Nord semble dormir sous son blanc manteau de neige; à une quarantaine de milles de là, le mont Valin dresse, à l\u2019horizon, son imposante masse et accueille, le long de ses flancs, tous ceux qui vont y chercher, loin de la vie citadine, les plaisirs sains des sports d\u2019hiver.PERSPECTIVES 24 déccmljre 1960 5 ¦ i u j»' vt\t\u2022».\u2022-?\u2022 t^A^ia W LA NAISSANCE DE JÉSUS La Nativité racontée dans Vue de Chartres, une des plus belles cathédrales d\u2019Europe, célèbre pour ses sculptures et ses vitraux.M^sÉa Après huit siècles, les vitraux de la plus belle cathédrale de France ont gardé tout leur éclat 10 PERSPECTIVES 24 décembre I960 LA VIERGF ET L\u2019ENFANT les vitraux de Chartres ES VITRAUX des cathédrales sont de grands livres d\u2019images dans lesquels le peuple du Moyen Age.faute de savoir lire, apprenait l'histoire du Christ, de sa naissance à sa mort.Les reproductions de certains vitraux de Chartres, qui paraissent dans ces pages, racontent la Nativité, dans une courte séquence qui va de l\u2019annonce faite à Marie à la fuite en Egypte.On remarquera le caractère très dépouillé et sévère du dessin.C\u2019est qu'au Moyen Age le dramatique n\u2019avait aucune place dans l\u2019art sacré.Dieu était essentiellement mystère et la foi, une seule élévation de l'ame, d\u2019où l'apparente naïveté des personnages, qui ne tiennent pas un rôle mais se fondent dans le mystère.De toutes les cathédrales d\u2019Europe, Chartres est peut-être la plus pure de formes, la plus audacieuse dans son élan vers le ciel.Détruite par un incendie en 1194, un peuple entier, à l\u2019appel du légat papal, se présenta pour la rebâtir.Pendant trente années, la Beauce française vit ce spectacle étonnant: des milliers d\u2019hommes et de femmes, venus des quatre coins de France et d'Europe, s'attelaient à des chariots, tirés par des boeufs, et transportaient à plus de dix milles de distance d\u2019énormes blocs de pierre.Sur le chantier, d'autres milliers d\u2019artisans découpaient la pierre et la dressaient vers le ciel, pendant que les verriers fabriquaient des milliers de pieds carrés de vitraux et de rosaces.Si trente années furent consacrées à poser la pierre, quarante autres furent nécessaires pour la transformer en dentelle.Il y a en effet, à l'intérieur comme à l\u2019extérieur de la cathédrale, plus de 10,000 figures sculptées ou peintes.Les sculptures de Chartres, qui ornent ses portails et entourent le choeur, sont parmi les plus belles de tout le Moyen Age.On peut en dire autant de ses vitraux, qui sont le plus beau commentaire visuel de l\u2019Evangile que l'homme ait écrit dans le verre.PERSPECTIVES 24 dseemOr* I960 11 /tatty O Toxica et Ce Sfe&U Pour eux* te hoekey est une tradition familiale Lynn et Muzz Patrick ont des soucis \u2022s,3ï&sgrjK; ' ' V?Deux frères, une pensée: \u201cEt après?.\u201d se demandent Lynn Patrick (Bmins), à g., et Muzz Patrick (Rangers).ORS d\u2019un voyage à Boston et New York.Ij\u2019ai demandé aux deux frères Patrick quels cadeaux de Noël ils avaient l\u2019intention d\u2019échanger.Ib avaient dû se concerter, puisque l\u2019un et l\u2019autre ont répondu: HsBiifia®»\t\u2014De bons somnifères .Dans la Ligue Nationale, quand un club s'enlise, c\u2019est pour longtemps.Les Bruins et les Rangers, restés en dehors des éliminatoires l\u2019an dernier, ne feraient pas mieux cette saison, selon les rédacteurs sportifs en tout cas.Dans les estrades, les amateurs commencent à hurler et Lynn Patrick, gérant général des Bruins, comme Muzz, qui exerce les mêmes fonctions pour les Rangers, a mauvaise presse.A Boston, dans ma chambre d\u2019hôtel, le commentateur radiophonique que j\u2019écoutais n\u2019y est pas allé de main morte: \u201cLes Bostoniens sont furieux, dit-il, et si Lynn Patrick se donnait la peine de jeter un coup d\u2019oeil sur les dossiers du club, il verrait que les Bruins n\u2019ont pas occupé la première place ni gagné la coupe Stanley depuis vingt saisons.Il est grand temps qu'ils se réveillent, ou bien .\u201cA New York, Muzz Patrick, dans un effort désespéré pour aiguillonner ses joueurs, a même congédié Phil Watson, son meilleur ami.Quand je l\u2019ai rencontré à son bureau du Madison Square Garden, il lisait un quotidien dans lequel un rédacteur sportif avait écrit: \u201cDepuis cinq ans qu\u2019il gère les Rangers.Muzz Patrick n\u2019a pas réussi à produire dans ses clubs-fermes un compteur de 20 buts ou un joueur de défense passable.A l'exception de Red Sullivan (obtenu dans un échange) et d'Andy Hebenton (acquis des mineures), Patrick n'a découvert aucune vedette.\u2019\u2019 Jusqu\u2019à un certain point, des critiques semblables doivent résonner amèrement aux oreilles des Patrick, descendants d\u2019une famille célèbre du hockey.Elles rappellent à Muzz de forts mauvais souvenirs.?\u201cEn 1937-38, dit-il, alors que je jouais avec Lynn pour les Rangers et que papa Lester pilotait le club, les amateurs avaient l\u2019habitude de crier: Hé! Lester, retourne tes deux gars dans les mineures et suis-les!\u201d Cette fois-là, les critiques n\u2019étaient pas tombées dans l'oreille d\u2019un sourd.Deux ans plus tard, Muzz et Lynn sablaient le champagne dans la coupe Stanley et, l\u2019autre saison, Lynn était choisi sur la première équipe d\u2019étoiles.Muzz aurait sans doute été nommé l\u2019un des meilleurs arrière-gardes de tous les temps sans un séjour prolongé dans l'armée.De toute façon, l'un et l\u2019autre devinrent plus tard instructeurs des Rangers, prenant la succession de leur père.Quand Lynn devint pilote des Bruins, il décrochait le poste qu\u2019avait détenu son oncle Frank Patrick, frère de Lester.Ces deux derniers ont d\u2019ailleurs leurs places au Panthéon du hockey, ce qui, hélas!, n'a pas pour effet de relever aujourd\u2019hui le prestige de Muzz et de Lynn.En tant que spectateur, avez-vous déjà pensé à ce que vous feriez à leur place?Acheter des vedettes?Elles ne sont pas à vendre.Effectuer des échanges?Quand un club est en dernière position, il n'a guère à offrir.Former des joueurs dans les clubs-fermes?Bruins et Rangers dépensent au moins $100.000 chaque année pour leurs clubs-fermes .Aux Bruins appartiennent les Reds de Providence, les Buckaroos de Portland et les Warriors de Winnipeg (Ligue de l\u2019Ouest), de même que les Frontenac de Kingston (Ligue de l'Est) et huit équipes amateurs en Saskatchewan, au Manitoba et en Ontario.Les Rangers sont propriétaires des Indiens de Spring- 12 field, des Canucks de Vancouver et des Beavers de Kitchener-Waterloo (Ligue de l\u2019Est), et de huit clubs amateurs en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et au Québec.Le système de clubs-fermes repose beaucoup sur la chance.Chicago et Boston eurent un jour des intérêts égaux dans un club de Galt, en Ontario.Les Black Hawks héritèrent de Bobby Hull et Boston de personne.Dieu sait si les Bruins pourraient utiliser un joueur de cette trempe! D\u2019un autre côté.Boston fut heureux des résultats obtenus avec les Flyers de Barrie de 1951 à 1953.Ce club produisit huit joueurs de calibre majeur, soit Jerry Toppazzini, Jim Morrison, Léo Labine, Réal Chèvrefils, Orval Tessier, Doug Mohns et Don McKenney.Mais comment savoir si un jeune joueur aura assez d'étoffe pour rester dans la Ligue Nationale?Dans le repêchage de 1958, Muzz Patrick ne put protéger Jack Evans, Dave Creighton, Guy Gendron et Danny Lewicki, car il voulait s'assurer les services de sept jeunes qui promettaient.Des sept, cinq ne dépassèrent pas les mineures et seulement Eddie Shack et Ted Hampson firent le saut dans la Nationale.Seul Hamp-son joue encore avec les Rangers.Shack, qui n\u2019a pas été à la hauteur des espoirs qu\u2019on mettait en lui, a été vendu au Toronto.D'autre part, les Rangers croient avoir en leur pos- PERSPECTT VES 14 décembre 1960 Ed 1940, Lynn et Muzz remportaient avec l\u2019équipe des Rangers, dirigée par leur père.Lester, les honneurs de la coupe Stanley.i \u2022vi ^ \u2014 ' - «T - W\" ' session les deux meilleurs joueurs juniors au pays, mais devraient-ils leur faire faire le saut immédiatement?Ils n'eurent pas la main heureuse, il y a 18 ans, quand ils restèrent indifférents devant un grand gars du nom de Gordie Howe.Ils le renvoyèrent après deux jours d'entraînement.Quand Ted Lindsay et Red Kelly jouaient avec le St.Michael's de Toronto, les Leafs négligèrent de s'assurer les premiers droits sur eux.Detroit vint les chercher avec le résultat que I on connaît.Jimmy Skinner, éclaireur du Detroit, révéla récemment à un journaliste: \"Soixante-dix pour cent de mon travail repose sur la chance.Quelques jeunes donnent beaucoup d'espoir et ne s'améliorent jamais.D\u2019autres, comme Jack Stewart, ont l\u2019air de rien et deviennent de grandes étoiles.\" Les Hawks de Chicago demeurent un exemple de ce qu'il est possible de faire quand on s'en donne la peine.Quand Tommy Ivan prit les rênes du club en 1954, les Hawks n\u2019avaient que 19 joueurs professionnels et ne possédaient aucun club-ferme.Quatre saisons durant, ils sont restés en dernière place mais, à présent, ils sont des aspirants sérieux au championnat.Leur beau temps ne fait que commencer car les Hawks ont plus de 300 joueurs professionnels et amateurs sur leurs listes.Je dois dire qu'ils n'ont pas manqué de chance.Ils ont d'abord un propriétaire richissime, Jim Norris, qui a dépensé plus de $1 million et demi pour relever le club.A Boston et New York, on est plus conservateur .Puis Norris a la bonne fortune d'avoir Frank Selke comme ami.Celui-ci a toujours donné la préférence aux Hawks dans les échanges.Pendant que les Hawks cueillaient Hull, Pilote, Vasko et Mikita dans leurs clubs-fermes, ils obtenaient Saint- Laurent, Litzenberger, McDonald et Fleming des Canadiens.L\u2019addition de Nesterenko, obtenu des Leafs, n'a pas nui non plus.Tout a marché pour les Hawks, mais pour Lynn et Muzz.la vie n'est pas si rose.Par chance, ils sont habitués, par tradition familiale, aux problèmes du hockey.Sur la Côte du Pacifique, où les deux ont vu le jour.Frank et Lester Patrick se départirent d'un commerce de bois valant $1 million et investirent la somme dans le hockey.Ils construisirent et gérèrent des patinoires à Vancouver, Victoria et New Westminster.Ixs trois furent les premières à être équipées de glace artificielle.Après avoir formé la Ligue de la Côte du Pacifique, les deux audacieux hommes d'affaires engagèrent une lutte ouverte pour des joueurs avec l\u2019Association nationale de hockey, ancêtre de la L.N.H.Frank conduisit le Vancouver à la conquête de la coupe Stanley contre les Sénateurs d'Ottawa en 1915, puis la ligue s\u2019étendit à Seattle, Portland, Regina, Saskatoon, Edmonton et Calgary.Elle vécut jusqu\u2019en 1926, alors que l'économie montante dans l\u2019Est draina joueurs et propriétaires, les Patrick inclus.Frank et Lester apportèrent avec eux au moins 12 nouveaux règlements qu'ils firent accepter par la Nationale.Parmi eux, il y avait le système actuel des éliminatoires, la subdivision de la patinoire en trois sections, la liberté pour le gardien de but de se jeter sur la glace, la punition différée, le calcul des assistances et le lancer de punition.La légende des Patrick vaut presque celle des chemins de fer auxquels on attribue le mérite d\u2019avoir uni le Canada d\u2019un océan à l\u2019autre.Je parierais ma chemise que, malgré tous leurs déboires, les Patrick finiront par trouver réponse à leurs problèmes.Frank Patrick a été élu au Panthéon du hockey.Le classement des équipes, d\u2019après les rédacteurs sportifs AVANT la saison, voici comment les rédacteurs sportifs ont classé les équipes.Comme la saison approche de sa moitié, il est intéressant de noter que les clubs ont déjà fait mentir un CLUBS\t1ère place\t2e\t3e Montréal\t18\t0\t0 Chicago\t0\t17\t1 Toronto\t0\t1\t11 Detroit\t0\t0\t5 Boston\t0\t0\t0 New York\t0\t0\t1 peu les \u201cexperts\".Seuls les Canadiens, champions de l\u2019an dernier, avaient été un choix unanime pour la première place.Le total des points est calculé sur la base de 6-5-4-3-2-1.4e\t5e\t6e 0\t0\t0 0\t0\t0 4\t2\t0 4\t4\t5 7\t6\t5 3\t6\t8 TOTAUX 108 89 65 45 38 33 J bonne humeur bonne santé chaque jour C nous buvons tous VICHY l\u2019eau qui fait.du bien! Mifiez-voua des imitations EXIGEZ CÉLESTINS Avez-vous vu Fiston?PERSPECTIVES 14 décembre I960 13 îlf!*2k*ï' à ¦ »*.\t« i'i.» MBBa *?2r?»*» ¦ X - * *:iï* xi* (ÇiÆiÆ ¦ (J » wî Photo Perspectives \"\u2022rr.rô > uo.x.m: (Zu&âtMt \t Photo Perspectives Salade aux canneberges, à gauche, et tarte au rhum servie avec sauce aux framboises, deux des plats que nous suggérons.A remarquer: les oignons qui décorent la dinde.Dîner traditionnel, saveur nouvelle Servons de la dinde puisque c\u2019est Noël, mais essayons de varier un peu les plats qui l\u2019accompagnent DL EST non seulement dans la tradition, mais aussi dans le goût populaire, de manger de la dinde pendant le temps des Fêtes.Un repas de Noël sans cette délicieuse volaille nous semblerait inconcevable.Mais pour éviter la lassitude, la maîtresse de maison en est réduite à varier les plats qui accompagnent la dinde.Heureusement que dans ce domaine toutes les fantaisies sont permises.Les légumes, par exemple, peuvent servir tout aussi bien à décorer la dinde qu\u2019à en relever le goût, tels les oignons en garniture.Pour déroger à la tradition un peu encombrante de la farce au pain, nous vous suggérons aujourd'hui deux recettes de farces, l\u2019une au riz sauvage.l'autre à la chair de saucisse.La salade aux canneberges, les patates glacées et les pois au consommé peuvent servir de complément.C\u2019est surtout au dessert, toutefois, que la maîtresse de maison pourra donner une note originale à son repas.La tarte au rhum constitue un dessert léger et rafraîchissant, une friandise que les convives apprécieront même à la fin d\u2019un repas aussi substantiel.La tarte fromage-canneberges est également bien dans la note de Noël et tout à fait délicieuse.%: TARTE AU RHUM 6 jaunes d\u2019oeufs V* de tasse de sucre 2 enveloppes (2 cnil, à table) de gélatine en poudre Vi tasse d\u2019eau froide 1 chopine de crème épaisse 1 Vt cuil.à thé d'essence de rhum 1 croûte de biscuits à la vanille (voir recette suivante) 1 cuil.à thé d\u2019essence de rhum (facultatif) 1 paquet de framboises, décongelées et écrasées BATTRE les jaunes d\u2019oeufs jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient épais et de couleur citron (si vous vous servez d\u2019un malaxeur électrique, compter 5 minutes, à grande vitesse, et utiliser un petit bol).Ajouter le sucre, petit à petit, en battant bien après chaque addition.TREMPER la gélatine dans l\u2019eau froide.La chauffer ensuite au bain-marie jusqu'à ce qu\u2019elle soit dissoute.Verser petit à petit sur le mélange de sucre et d\u2019oeufs, en brassant constamment.FOUETTER la crème jusqu\u2019à ce qu'elle soit ferme et ajouter 1 Vi cuil.à thé d\u2019essence de rhum.Ajouter le mélange gélatine, sucre et oeufs et battre jusqu'à ce que le tout soit bien lisse.REFROIDIR dans l\u2019eau glacée jusqu\u2019à ce que le mélange soit assez pris pour garder sa forme quand on le transvase à la cuillère.Verser dans la croûte refroidie et mettre au réfrigérateur pendant plusieurs heures.AJOUTER I cuil.à thé d\u2019essence de rhum aux framboises écrasées, si on le désire, et servir ces dernières sur des pointes de tarte.Note: On peut remplacer l\u2019essence de rhum (de la tarte) par Vâ de tasse de rhum blanc.CROÛTE DE BISCUITS À LA VANILLE 1V4 tasse de miettes de Và de cuil.à thé de sel biscuits à la vanille 2 cuil.à table de beurre 1 tasse de sucre\t1 blanc d'oeuf CHAUFFER le four à 350°.MÊLER les miettes de biscuits, le sucre et le sel.Couper le beurre en morceaux très fins (on peut utiliser l\u2019ustensile spécial à cet effet).Ajouter le blanc d\u2019oeuf 14 PERSPECTIVES 24 décembre I960
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.