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Titre :
Les herbes rouges
Éditeurs :
  • Ville Jacques-Cartier, Qué. :Les herbes rouges,1968-[1993],
  • Montréal :Les herbes rouges
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
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Les herbes rouges, 1971, Collections de BAnQ.

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les H-13 an herbes rouges Jacques brault andré cassagne paul chamberland cêcile cloutier jean-yves collette roger des roches lucien francoeur huguette gaulin-berger on louis geoffroy gilles groulx marie-josée mason gaston miron robert montplaisir françois tourigny rouges les herbes décembre 1971 français hêbert marcel hêbert abonnement (4 numéros): 2.25 les herbes rouges C.P.81 Station E Montréal 151 Jacques brault andré cassagne paul chamberland cécile cloutier jean-y tes collette roger des roches lucien /rancoeur huguette gaulin-bergeron louis geoffroy gilles groulx marie-josée mason gaston miron robert montplaisir françois tourigny jacques brault l’en-dessous l’admirable ( fragments ) comme un rire d’âme muette comme un alphabet du malgré-tout c’est l’admirable sous tes apparences et marcheur de petites semaines salarié d’ironie à ses dépenaillures il va il vient il n’a pas de peine à trouver vêture pour chaque éveil de nuit pour chaque rature de survie tandis que les bêtises bedonnantes régnent d’en-haut il se penche il épouse la platitude d’un jour il ne sait rien faire il ne sait qu’aimer l’inutile la misère dans les marges d’un visage défiguré celle qui jamais ne condamne pour toujours L’admirable ne se manifeste qu’aux retours d’en-dessous.Comme la nuit ne devient femme, vraiment, qu’aux obstinés veilleurs de l’aube, après la traversée du plus sombre.Nous étions liés de naissance.Et puis voilà qu’il fut offert de rompre les liens.Chacun irait de son côté, vers là où personne n’est l’ombre portée d’un autre.La plupart ont dit non à cette descente en solitude.Ils n’avaient pas tort.Tout pays réel ou rêvé n’est habitable qu’à beaucoup de chaleur: si l’on fait nombre.Moi, par force et par folie, je me suis laissé choisir pour l’impossible.Sans gloire, sans honte.Et sans prévoir.Ce fut atroce, nul amour, nulle haine ne me rejetaient même du côté de la mémoire.Mais au retour - par je ne sais quelle alchimie - j’ai vu, j’ai touché l’impensable, et le plus simple.Je ne dirai pas son secret; le dirais-je qu’il ne subsisterait plus parmi nous.Et nous serions comme avant: une solitude à plusieurs.Tandis que maintenant l’incroyable a pris un air d’horizon, tout proche, comme une espèce de clôture ajourée, un treillis d’admirable matin. andré cassagne LE CHAT EST UNE EPREUVE LE MATIN EN EST UNE AUTRE. LE PIED COMMUN D’UNE SAISON POUR UNE AUTRE POSE SUR L’AUDACE A CONTINUER. paul chamberland corps convulsé VI corps verrouillé dans l’ici noué cerné d’écrans criblé d’acides corps à cris écailles corps affiches pulvérulent aux vitrines corps cisaillé tailladé d’angles phosphorisé corps de la morale aujourd’hui corps métros laminoirs alcools corps hurleurs chevelus flambeurs corps du délit je t’affirme l’ici de la morale, et chercher à savoir c’est se rompre les ongles : à dénouer la boule des nerfs à norier le geyser de neurones à fixer l’éblouissure des rétines tu es né d’une famille mouillée furtive ta mère une peau fripée ton père un os jaune toi tête roulant hoquetée dans le fagot les bêtes ruent cécile cloutier Des tapis de drogues Décrétèrent l’immobile Des images de mercure Récapitulèrent l’unité CUM Les mains de l’indicatif S’établissent Le temps est rassurant jean-yves collette (000) axe se dressant éclate la litanie multipliée des scieries éc.éc.éclate (avait été) l’écart rouge / l’intrusion (00) torture flottante lévriers équivoques flo.flo.flottante le parcours le burin l’axe se dressant oblitéré épaisseur des plis absents (0) genoux fendus rugueux ru.rug.parcours des doigts (-) écriture — sifflement 120470 mais enseveli ton regard est partout (est) partout ivre des âges excédé triangle inaudible et raisonnant cage — crue des puissances pour deux fois mille mots tes lèvres fragments clos venin / cristaux élastiques sans illusion / retenu cohérence des mercures sexe (ou illusion) labyrinthe avalanche de muscles jouants sombre contact au delà du prévu fragments clos / lèvres (tes) cellules amères des humides substances ossature marginale (ainsi que) mais enseveli tes appels (sont) poreux attachés aux gestes 230470 roger des roches pour H.ton corps ou muscle privé arme contre l’espace si s’entendre ailé ne demande que remise à vol au sens d’aile mon seul visage aptère aéroplane lame de fond circa paume fondant pour que ne chanceler léchée réside à coups sûrs d’une dépense regarde résiner l’un à l’autre (jet) époque des lèvres actives qu’un seul instant seules pivote entourées d’éléments liquides provoque le lit défait même travail lucien francoeur j’ai des airs de lion déjunglé à force de renifler les higways possédés du dieu aurifère récuserai les vaches gold jusqu’aux haleines des robots concasseurs de jambes ainsi elles ne connaîtront pas les bégums car pour aller à poème il faut fines bottes et crayons aux talons mâtamener à cent milles à l’heure où tes seins monofluorophosphates m’espèrent me peter en des buzz de marteaux-pilons orgasmiques avec toutes les mamans de sexe filant le 40 à rebours elles veulent ma peau je les ai à trois pour une cenne les amener mener avec moi huguette gaulin-bergeron nous avions le choix l’avions-nous comme glissée la nudité des lignes où l’œil s’étend l’espace à récupérer si peu de prise friction la vitesse infernale freinée freinée et circuler longuement la forme (ou le corps) et surgit autour l’arrivée résultat d’une longue impression (compression) tirée peu à peu et violemment du centre fête forée à distance: l'atmosphère l’angle global où suspendre les pieds on prélève les mesures dans les membres Extraits de LECTURE EN VÉLOCIPÈDE, à paraître aux Editions du Jour. louis geoffroy démy (s) t (h) ification transformer le bonheur en mythe devient lors l’unique solution pour se débarasser de la femme il est plus facile de vivre avec des mythes qu’avec des regrets de l’avenir, tout le jour, tout le soir, toute la nuit les mythes ne tuent plus et il y a tant d’autres choses à faire que de la poésie.Extrait de EMPIRE STATE COCA BLUES, Editions du Jour, 1971 ô mon crocodile argenté des forêts ungavesques sombres sous les tonnes de lins thuriféraires comme un écoulement (de) flasque de sève d’ergot-ement de seigle mes tendres S se lovent dans l’être étrange T pendant que fument à la pige les filtres étranglés les loups ont l’air du Nord quand ils s’abattent sur mon sexe et j’aurai l’air des airs tout au long de son cou automne 1968 j’aurais pu nouer ce ceinturon de boucles gilles groulx j’achine un joujou joyeux qui commande un fiasque à pois un ombilic un qui scintille qui fais braire qui sautille dans l’ombre allié de l’herbe nerveusement amical de ça qui se joint à l’aube qui dandine un suporifique un antipode hippo une alchimie un qui aboie qui centrifuge celui qui abat-bert qui jinconde il s’entre-chien il hue le proverbe moi je le chache un roi 1 54 Extraits de POEMES, Editions d'Orphée, 1957. marie-josee mason une cigarette ça brûle les doigts de n’importe qui les cheveux longs ne sont pas assez longs pour cacher la misère du monde j’ai un cou ce n’est pas pour rien mon pot de fleurs il est rempli de fleurs qui détestent les enfants la peur c’est toujours fait par des voleurs Marie-Josée Mason est née en août I960. gaston miron où, quand, lorsque (Où?quand?) il arrive quand même qu’une femme émerge de sa blancheur dans les parages de l’éternité passagère malgré l’horizon plus bas que notre monde le temps (lorsque) de naître éphémère éternité renfance au futur Inutile de rebrousser sa vie vers des chemins qui hantent les lointains car l’avenir nous empoigne dans son rétroviseur nous abîmant comme limaille dans le non-avenir et j’ai hâte à il y a quelques années l’avenir est aux sources robert montplaisir aujourd’hui la mort nous laisse nuit couchée mi-épanche léthargie épouse le coin où repose l’œil se défonce françois tourigny j’entre thoraciquement parenthèses le oui solidifiable oui-visage patrick straram les herbes rouges one + one CINEMARX & ROLLING STONES On connaît le rôle des virgules: arrimer les textes au sens.Patrick Straram met ses virgules n’importe comment: alors son texte flotte.Cinémarx & Rolling Stones, qui arrive juste après En train d'être en train vers où être, Québec., flotte comme un corps de fakir ou comme un corps humain normal après quatre “joints”, un “sucre” et vingt-quatre verres de “Cuba libre” (rhum-f Coke).C’est un livre à l’état second.Un livre de poésie.C’est l’un des plus beaux poèmes d’amour au cinéma jamais écrits, l’un des plus mal fichus, l’un des plus injustes et des plus merveilleusement justes dans leur injustice.C’est l’histoire des emballements et des mésaventures d’un zigoto qui se prend à la fois pour Boris Vian, un sachem indien, Malcolm Lowry et Claude Pélieu, et qui est peut-être effectivement tout cela à la fois, mais d’abord le premier cinéphile québécois, j’ai envie de dire:le seul.C’est dans les coins, dans les notes, qu’il faut lire ce recueil de notules critiques écrites pour des revues d’ici et qui parlent du cinéma d'ailleurs.On y rencontre à tous les coins de phrases les amis de Straram: Godard, Michel Delahaye, les Cahiers (Straram n’a pas eu le temps de s’apercevoir que Delahaye avait quitté les Cahiers, mais du point de vue de l’éternité c’est lui qui a raison).Et aussi Gilles Groulx, Glauber Rocha.Straram est le premier critique qui ait eu ici une conscience “tricontinentale”.Et une conscience, tout court.Qu’il soit ici salué.Dominique Noguez Champ libre 1 A PARAITRE marcel hébert les herbes rouges sauterelle dans jouet poèmes Un livre capital.“Irish coffees au No-Name Bar & Vin rouge Valley of the Moon” de Patrick Straram, le Bison ravi disponible partout dès janvier 1972 l’Obcène Nyctalope, éditeur les herbes rouges 1 claude dansereau, jacques ferron, jean-paul filion, maryse grandbois, louis-philippe hébert, marcel hébert, andré major, lorenzo morin 2 michel beaulieu, andré cassagne, paul-andré desbiens, roger des roches, marcel hébert, gilbert langevin, garnier poulin, gaétan st-pierre, patrick straram 3 nicole brossard, roger des roches, roland giguère, alain horic, fernande saint-martin, gaétan st-pierre, françois tourigny N.B.Pour recevoir les trois: $ 1.00 C.P.81 Station E Montréal 131 composition typographique par ginette nault impression par andré goulet
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