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Titre :
Les herbes rouges
Éditeurs :
  • Ville Jacques-Cartier, Qué. :Les herbes rouges,1968-[1993],
  • Montréal :Les herbes rouges
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
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Les herbes rouges, 1973, Collections de BAnQ.

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« herbes rouges gilles groulx poèmes les herbes rouges novembre 1973 françois Hébert marcel Hébert abonnement (6 numéros): 3.00 les herbes rouges C.P.81 Bureau E Montréal, Québec H2T 3A5 l’inquiétude l’énergie feR.H 48 fi "a writing for May" Derek le Toucan maybe et écriture pour Jacques Leduc, l'autre auteur/"producteur" de films aujourd'hui du/au Québec .la vérité procède de l'erreur, et la construction de la destruction (.) .la lutte des idées entre elles constitue le mode spécifique de leur développement." Jean Narboni et Philippe Pakradouni."Quelles sont nos tâches sur le front culturel ?" / Cahier du cinéma 244, février-mars 1973."il faudrait aussi les mains attachantes de la MèreTERREPAYSPère a se faire un visage sous les rides après tant de pleurs mais elle demeurent ATTACHÉES "ne plus dormir ni rien dire ni rien promettre & dans le bruit de nos silences amorcer des gestes énergiques & continuels, semblables à une LONGUE FUSILLADE & UNE MARCHE DE DRAPEAUX NOIRS "puis enfin L'APPARTENANCE de soi & d'un lieu solidaires: KEBEK "tout le monde sait qu'il n'y aura plus d'un autre jour comme les autres JE est-il encore à attendre la venue de "notre conscience" ?(octobre 70)" André Beaudet."Noc-turnales d'octobre" (éd.Spi-nifex).Avant le (boubouisme)dupuissisme d'aujourd'hui, en leine grande noirceur du duplessisme, 1948: le "Refus G!o-al" de Paul-Emile Borduas et Claude Gauvreau.Gilles Groulx le Lynx inquiet écrit: "UN AMANT-LARVE RICOCHÈTE SON RÊVE puisqu'il a anéanti les sursauts il s'étoile et emprunte à la mort (•;•) d'une fonte de rêve à l'autre il s'étire et ingurgite l'irréel jus moisi il se vendange sans passion il rêve d'ivre-mort" 22/8/53 Voir "Entre tu et vous".1958: invention d'un cinéma en direct, dans lequel l'esthétique filmique renvoie directement à une éthique socio-politique, qui va ré-inventer le cinéma dans le monde, le "changer" au sens marxiste du mot: "Les raquetteurs", de Michel Brault et Gilles Groulx le Lynx inquiet, qui écrit: "j'ach ine un joujou joyeux qui commande un fiasque à pois un ombilic un qui scintille qui fait braire qui sautille dans l'ombre (.) le proverbe moi je le chache un roi" 1/54 Voir "Voir Miami".Octobre 1963: premier numéro de Parti Pris (Lynx et Bison y étaient ensemble, au lancement d'un Parti Pris d'un prémonitoire octobre, l'octobre québécois désormais aussi rouge et signifiant qu'un autre de 1917 ailleurs).Gilles Groulx le Lynx inquiet écrit: "savoir hacher l'herbe savoir hacher c'est cent longs souçis morts et herbes" 25/9/53 1964: "Le chat dans le sac", second long métrage québécois (après, l'année précédente, "A tout prendre" de Claude Jutra), film qui le premier pose dans son authenticité et son urgence le problème de la lutte pour une identification du Québécois et sa liberté (comme dans ses écritures Gaston Miron), film qui le premier "révèle" le Québec au monde et marque profondément plusieurs cinéastes dans le monde, principalement dans l'orbe fondamentale Cahiers du Cinéma en France et auprès des cinéastes révolutionnaires des pays d'Amérique du Sud.Gilles Groulx le Lynx inquiet écrit: "(• • •) je me meurs à mer-monde j'achève mes chiquenaudes noques je revêts mon puissant rêve de bactracien limpide de plus en plus possible issu d'un tout petit petit billard je prépare l'échappement des billes" Voir "Normetal" (film que Gilles Groulx le Lynx inquiet refusa de signer tant l'Office National du Film du Canada l'avait mutilé, en faussant entièrement le sens).Octobre 1970.Loi des mesures de guerre.L'Armée canadienne occupe le Québec.500 arrestations "préventives".Assassinat d'un motard qu'on avait "cru reconnaître" être Paul Rose.Gilles Groulx le Lynx inquiet écrit: "lac à chîourmes cachés à cachots chiqués a cachots chiches strîngue chaque haché cachot chier cher assaut chan chon chien ligné lîmaçe lasse lit matraque casque à rats" 25/9/53 Voir "Un jeu si simple".1973.Gill es Groulx le Lynx inquiet demande officiellement au Commissaire en chef de l'Office National du Film du Canada, un Sidney Newman, le droit d'acheter son film "24 heures ou plus", film, qu'avant même la fin de son montage, le Commissaire avait interdit en décembre 72, prétextant qu'il mettait en danger "la société démocratique du Canada", n'acceptant surtout pas qu'il y soit dit par l'auteur et son collaborateur Jean-Marc Flotte Rio le fou que pour pouvoir édifier un socialisme, il faut détruire d'abord le capitalisme.Gilles Groulx le Lynx inquiet écrit: "toutes les hautes mères mortes arborent les grands cris déchiquetés des algues ensanglantées H, cathédrales puantes de glabres grouillants elles sont les envolées de têtes de chiens elles glapent leurs auréoles de ventres ouverts agonisants" 10/53 Voir "Où êtes-vous donc ?".En 1930, Bertolt Brecht écrivait, dans "Remarques sur l'opéra "Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny"", dans "Ecrits sur le théâtre" (l'Arche éd.): .chez les travailleurs intellectuels, subsiste encore cette illusion que tout le commerce des grands appareils ne touche qu'à l'exploitation de leur travail; que loin d'exercer sur lui une influence, ce phénomène, jugé secondaire, permettrait au contraire à leur travail d'en exercer une.Ce manque de clairvoyance des compositeurs, écrivains et critiques a d'énormes conséquences auxquelles on prête trop peu attention.Convaincus de posséder ce qui en réalité les possède, ils défendent un appareil qu'ils ne contrôlent plus; un instrument qui n'est plus, comme ils le croient encore, au service des créateurs, mais qui, au contraire, s'est retourné contre eux, donc contre leur propre création (dans la mesure où celle-ci présente des tendances spécifiques et nouvelles, non conformes ou même opposées à l'appareil).Leur travail de créateurs n'est plus qu'un travail de fournisseurs, et l'on assiste à la naissance d'une notion de valeur dont le fondement est la capacité d'exploitation commerciale.De là cette habitude de réviser l’oeuvre d'art pour mieux l'adapter à l'appareil, alors qu'on ne révise jamais l'appareil pour l'adapter à l'oeuvre d'art.On dit: telle ou telle pièce est bonne; en pensant: bonne pour l'appareil.Or l'appareil, lui, est déterminé par l'ordre social; il n'accueille que ce qui contribue à son maintien au sein de cet ordre établi.Une innovation qui ne menacerait pas la fonction sociale de l'appareil (et cette fonction, c'est d'être un divertissement vespéral) pourrait être retenue, mais il ne saurait être question de s'arrêter à des innovations qui viseraient à changer la fonction et donc entendraient donner à l'appareil une autre place dans la société, par exemple un rôle apparenté à celui des qrands établissements d'enseignement ou des grands organismes de diffusion.La société n'absorbe par l'intermédiaire de l'appareil que ce dont elle a besoin pour sa propre perpétuation.C'est dire que seule a des chances d'être admise une « innovation » capable de conduire à une rénovation, mais non à une transformation de la société, — que cette forme de société soit bonne ou mauvaise.(; • •) .la limitation de la liberté d'invention de l'individu est en soi un processus progressiste.L'individu se tro.uve de plus en plus impliqué dans de grands événements qui transforment le monde.Il lui est impossible de se contenter de « s'exprimer ».Il est tenu et mis en mesure de remplir des tâches d'intérêt général.Le seul vice, c'est que les appareils n'appartiennent pas encore à la communauté; les moyens de production ne sont pas encore la propriété de ceux qui produisent, de sorte que le travail a le caractère d'.une véritable marchandise, soumise aux lois du marché.L'art est une marchandise — qu'il est impossible de fabriquer sans les moyens de production (les appareils)." On comprend alors très "précisément" une lettre, parmi d'autres, comme celle-ci: "Gilles, Pourrais-tu me dire ce qu'il faudrait bien faire pour que tu cesses de te conduire en martyr ou en persécuté ?.Qu'on le sache une fois pour toutes ! .Des trois ou quatre films que tu t'étais promis de faire cette année, nous voici arrivés aux deux tiers du premier.Un gars qui ne vient même pas présenter son travail lui-même ça finît par décourager les meilleures bonnes volontés.Quelle attitude veux-tu qu’on ait finalement ?.Au nom de quoi veux-tu qu'on justifie, (e+ peux-tu toi-même justifier) tes absences, tes retards, tes changements d'attitudes, tes insultes gratuites ?.Tout le monde te trouve bien sympathique, mon vieux Gilles, mais personne ne va passer ses nuits, tout de même, à se demander ce qu'il faut faire pour ton bonheur.Et même les copains qui sont les plus prêts à tendre l'oreille à tes malheurs, tu parles s'ils s'en foutent de ton bonheur ou de ton malheur ! C'est entendu on va terminer "Hockey" sans toi.Tu pourras sortir ton amour-propre de l'affaire.Et puis après ?.Quel film vas-tu faire maintenant ?.Quand ?Avec qui ?." Jacques Bobet producteur à l'O.N.F.(Gilles Groulx le Lynx inquiet pour "Un jeu si simple" — "Hockey" — a obtenu le Grand Prix au Festival de Tours, le plus prestigieux festival des films de court et moyen métrages au monde.) Le seul vice, c'est que les appareils n'appartiennent pas encore à la communauté; les moyens de production ne sont pas encore la propriété de ceux qui produisent, de sorte que le travail a le caractère d'une véritable marchandise, soumise aux lois du marché.L'art est une marchandise — qu'il est impossible de fabriquer sans les moyens de production (les appareils).".tu parles s'ils s'en foutent de ton bonheur ou de ton malheur !" A ce mensonge que plusieurs démentent, ne seraient-ce que Rio le fou et Bison ravi, répondons par ces lignes de Claude Mélançon qui écrit dans "Nos animaux chez eux" (éd.du Jour): "Ce gros chat sauvage habite chez nous les grandes forêts de conifères.Son domaine préféré est une coulée profonde, offrant de multiples couverts, dans ,un secteur giboyeux.Sa timidité naturelle et ses moeurs particulières le font s'éloigner sans cesse de la civilisation."Sa couleur se prête admirablement au mimétisme.Il le sait et s'en sert pour se dérober aux regards.Les Indiens l'appellent "le fantôme", ce qui ne les empêche pas de manger sa chair, qu'ils disent savoureuse.H "Le Lynx est proche parent de notre chat domestique.Comme lui, il miaule et crache, grimpe et bondit avec grâce, raffole de poisson et chasse en rampant o.u à l'affût.Il s'en distingue surtout en ce qu'il s'associe des congénères, quand le gibier est rare, et ne craint pas de se jeter à l'eau, au besoin.En outre, il n'a guère de vitalité; un coup de bâton suffit pour l'abattre.On a observé cependant que les Lynx pris au piège ont survécu un mois sans boire ni manger."Il voyage beaucoup." Quand il s'arrache à un piège, le Lynx inquiet (cet homme qu'une saloperie démolit, défonce, délabre, mais que j'ai vu un soir d'un seul coup de poing faire faire sur le ventre toute la longueur de l'immense salle du Pied de Cochon à un garçon de table — c'est l'infect patron qu'il aurait fallu frapper — qui voulait arrogamment Interrompre John CoL trane à la recherche, seul au piano, le concert terminé, d'une structure — saloperie ?: le monde doit se faire une idée édifiante d'un pays dans lequel un tel homme survit grâce aux subsides dérisoires d'un Bien-Etre Social !), le Lynx inquiet prend le volant de son autobus-"habîter", et, avec sa femme Barbara et sa fille Raphaële, part: nous nous sommes vus en Californie, combien de cartes ou d'objets ne m'a-t-il envoyés ou donnés du Mexique; ou il est invité dans un pays ou un autre en Europe.Que depuis des années il ne vive plus que dans la vallée du Richelieu est également un signe.Au travail de production du cinéaste s'ajoute le style de vie de l'homme.Que les deux soient de qualité identique: le cas est extrêmement rare, et contribue largement à ce que ses films soient ce qu'ils sont, certains des plus magistraux des films du Tiers Monde, qui produit le seul cinéma beau, intéressant, important et efficient d'aujourd'hui, à quelques exceptions près, Godard, Straub, Bertolucci, frères Tavianî, Jancso, Rivette et quelques très peu d'autres, cinéma du Tiers Monde et Gilles Groulx le Lynx inquiet dont on ne saurait trop, 3 ans après l'octobre du Québec, au moment des "affaires" Watergate ou Laporte-Saulnier-pègre-Trudeau/Bourassa et surtout des morts plus que suspectes de Allende et Pablo Neruda, souligner la dimension politique.(Je ne saurais trop recommander la lecture de l'ouvrage que nous avons "composé" Jean-Marc Pîotte Rio le fou et moi: "Gilles-c’néma-Groulx le Lynx inquiet 1971" (C inémathèque Québécoise/Editions Québécoises éd.).) On ne devrait jamais ne (sup)porter qu'un seul nom, parce celui d'un père et parce qu'il est "enregistré" par des "autorités d'état-civil".Comme l'Amérindien, chacun doit, selon un vécu, une expérience, un situationnisme, se faire un autre nom.Gilles Groulx s'est fait son nom de Lynx inquiet.Inquiet, les pages qui précèdent, j'espère qu'elles rendent vain tout commentaire.Je veux ici citer (il faudrait dire l'importance de la citation dans l'oeuvre de Groulx comme dans celle de Godard, comme dans celles de tous les plus importants producteurs actuels, de films, de musique moderne, de rock, de peinture, d'écritures, etc.), citer Roland Barthes qui écrit dans "La rature", qu'il écrit pour le livre de Jean Cayrol "Les corps étrangers" (éd.du Seuil, 10/18 201 - Union Générale d'Edi-tîons): "La fatigue est un mode d'existence méconnu; on en parle peu; c'est une couleur de vie qui n'a même pas le prestige de l'atroce ou du maudit; quelle parole faire, avec de la fatigue ?Elle est pourtant la dimension du temps: infinie, elle est l'infini même.La perception superficielle de l'homme cayrolîen, cette caresse suspendue, saccadée, bien vite tournée en crispation, dont il essaye de suivre le monde, cela n'est peut-être rien d'autre qu'un certain contact avec la fatigue.[Pourquoi tout se complique-t-il dès qu’on y touche?dit quelque part un personnage cayrolîen.) Ce qui épuise est inépuisable, telle est peut-être la vérité de cette conscience aiguë, obstinée, qui ne lâche jamais le monde et cependant ne peut jamais s'y reposer.Fatigue, mais non pas lassitude: l'homme cayrolîen n'est ni déprimé ni indifférent, il ne s'éteint pas; il ne s'en va pas; il surveille, il combat, il participe, il a l'énergie même de la fatigue." Dans le mouvement historique et le contexte québécois et les productions cinématographiques actuels, ce qui soutient Gilles Groulx le Lynx inquiet et donne de plus en plus d'importance et sa nécessité à son travail de production, il est pour moi incontestable que c'est (le contraire de confort autant que de profits, privilèges, pouvoirs), l'entièreté de son inquiétude, qui fonde son énergie.L'homme groulxien n'est ni déprimé ni indifférent, î! ne s'éteint pas, il ne s'en va pas; il surveille, il combat, il participe, il a l'énergie même de l'inquiétude.Je tiens à citer ici aussi ce Groulx de l'écriture au Québec (itinéraire existentiel aussi assez similaire) l'excentrique abyssal Gilbert Langevîn: "quiconque rôde à la lisière d'une saine inquiétude verra sa révolte salutaire égorger l'impossible "glisse une lamelle de lumière sur l'espérance estropiée toute beauté prend racine dans une blessure" "Origines", "un peu plus d'ombre au dos de la falaise" (éd.du Jour).Et encore du même: i s leurs vérités placides leur foie faussée m'indiffèrent et les succès de leur vie vide "nulle part ailleurs que dans l'inquiétude ie n'aî su grandir à la mesure des saisons" "Origines", "pour une aube" (éd.du Jour).:i| I .Au niveau de la critique, il faut être aveugle ou menteur (pour se protéger) pour ne pas voir et entendre et ressentir et comprendre la continuité qui s'établit, superbement et extrêmement solidement, des "Poèmes" aux films de Gilles Groulx le Lynx inquiet.Combien d'années n'ont pas écrit avant de filmer Truffaut, Godard et plusieurs autres?Une continuité fondée sur le besoin/désîr d'inventer un langage qui change la vie, de concilier l'appréhension d'une vérité du je telle que la tente un Michel Leîris et l'appréhension de structures "différençiant" la société et l'Histoire.Nier cette continuité, ce serait comme nier une évidente continuité Antonin Artaud/Jacques Rivette (par exemple).Cette continuité, la spécifie son avant-garde.n ¦ellj ih I I $?• émî, H QUELLE AVANT-GARDE ?Dans "A l'avant-garde de quel théâtre ?", dans "Essais critiques" (éd.du Seuil), Roland Barthes écrit: .la bourgeoisie déléguai! quelques-uns de ses créateurs à des tâches de subversion formelle, sans pour cela rompre vraiment avec eux: n'est-ce pas elle, en fin de compte, qui dispense à l'art d'avant-garde le soutien parcimonieux de son public, c'est-à-dire de son argent ?Le mot même d'avant-garde, dans son étymologie, ne désigne rien d'autre qu'une portion ,un peu exubérante, un peu excentrique de l'armée bourgeoise.Tout se passe comme s'il y avait un équilibre secret et profond entre les troupes de l'art conformiste et ses voltigeurs audacieux.C'est là un phénomène de complémentarité bien connu en sociologie, où Claude Lévi-Strauss l'a décrit excellemment: l'auteur d'avant-garde est un peu comme le sorcier des sociétés dites primitives: il fixe l'irrégularité pour mieux en purifier la masse sociale.Nul cloute que dans sa phase descendante, la bourgeoisie n'ait eu un besoin profond de ces conduites aberrantes, qui nommaient tout haut certaines de ses tentations.L'avant-garde, ce n'est au fond qu'un phénomène cathartique de plus, une sorte de vaccine destinée à inoculer un peu de subjectivité, un peu de liberté sous la croûte des valeurs bourgeoises: on se porte mieux d'avoir fait une part déclarée mais limitée à la maladie."Il va de soi que cette économie de l'avant-garde n'est réelle qu'à l'échelle de l'histoire.Subjectivement et au niveau du créateur même, l'avant-garde est vécue comme une libération totale.Seulement, l'Homme est une chose, les hommes en sont une autre.Une expérience créatrice ne peut-être radicale que si elle s'attaque à la structure réelle, c'est-à-dire politique, de la société.(;.,•) L avant-garde n'est jamais qu'une façon de chanter la mort bourgeoise, car sa propre mort appartient encore à la bourgeoisie; mais l'avant-garde ne peut aller plus loin; elle ne peut concevoir le terme funèbre qu'elle exprime, comme le moment d'une germination, comme le passage d'une société fermée à une société ouverte; elle est impuissante par nature à mettre dans la protestation qu'elle élève, l'espoir d'un assentiment nouveau au monde: elle veut mourir, le dire, et que tout meure avec elle.La libération, souvent fascinante, q.u'elle impose au langage, n'est en fait qu'une condamnation sans appel: toute sociabilité lui fait horreur, et à juste titre, puisqu'elle ne veut jamais en percevoir que le modèle bourgeois.(.) "L'un des grands dangers du théâtre politique, c'est la peur de tomber dans le formalisme bourgeois; cette hantise aveugle au point de renvoyer dans l'excès contraire: le théâtre réaliste succombe trop souvent sous la timidité de la dramaturgie, le conformisme du langage; par suspicion de l'anarchie, on en vient facilement à endosser les vieilles formes usées du théâtre bourgeois, sans comprendre que c'est la matérialité même du théâtre, et non seulement l'idéologie, qui doit être repensée.Ici, l'avant-garde peut aider.On peut le présumer d'autant mieux que bien de ses nouveautés proviennent d'une observation aiguë de l'actualité: les « hardiesses » qui choquent tant parfois la critique académique, sont, en fait et déjà, monnaie courante dans un art collectif comme le cinéma; tout un public populaire, surtout jeune, peut très bien, ou en tout cas très vite, les comprendre.Et l'on pourrait attendre beaucoup d'un auteur dramatique qui saurait donner au nouvel art eolitique que l'on souhaite ici, les pouvoirs de déconditionnement de 'ancien théâtre d'avant-garde." Comptez ceux au Québec qui tentèrent d'inventer de nouveaux langages, pour changer la vie, qui ne se vît qu'en société (a Appareils Idéologiques d'Etat d'une sur-puissance sur-déterminante), et qui à 40 ans ou plus demeurent les plus authentiques pionniers d'une avant-garde vraie et efficiente.Camarade le Lynx inquiet je te tiens pour l'un des très très rares parmi ceux-ci.(Les critiques (?) et le "public" averti ( ?) d'ici tiennent pour avant-garde du cinéma québécois un Jean-Pierre Lefebvre.La farce—¦ l'ignorance/Thypocrisie au service de la bourgeoisie — ferait s'esclaffer, ne pleurait-on de rage, Sroulx interdit.) Subjectivement et au niveau du créateur même, l'avant-garde est vécue comme une libération totale.Seulement, l'Homme est une chose, les hommes en sont une autre.Une expérience créatrice ne peut être radicale que si elle s'attaque à la structure réelle, c'est-à-dire politique, de la société.I O' S ;i “ 5;l r î i: ^ 'I v'-' .11.' % Henri Lefebvre (dont la lucidité et la générosité de la pensée seront reconnues dans x années — comme le seront celles de la pensée de Roland Barthes: comme on commence, au bout de 50 ans !, à reconnaître ce qu'a fait Bertolt Brecht — les "retards" s' "expliquent" facilement: les "élites" ou "intelligentzias" ne veulent pas reconnaître ce qui les menace d'élimination sans recours, et les jeunes ne veulent rien connaître sinon ce qu'ils "créent"), Henri Lefebvre tout au long de son travail d'analyse/critique magistral insiste sur la nécessité fondamentale d'une CRITIQUE RADICALE DE/ DANS LA VIE QUOTIDIENNE, telle qu'inscrite dans le travail de Karl Marx, en indiquant bien le procès de transformation qu'elle implique (théorie/pratique) selon mouvement historique et modifications que celui-ci engendre.Toute production qui n'implîcite/explicite cette critique radicale est ou carrément insignifiante ou reconduit l'idéologie de la classe possédante/dominante (et donc l'oppression des classes laborieuses, des jeunes, des travailleurs culturels, ici en un mot du peuple québécois, au seul profit de l'impérialisme américain).La production de peu de travailleurs culturels au Québec, dans le mouvement dialectique écriture/ cinéma, tente d'expliciter cette critique radicale comme celle de Gilles Groulx le Lynx inquiet (ce qu'on comprendra dans x années: peu importe, le travail de germination s'effectue déjà, et pas superficiellement mais en profondeur). Où êtes-vous donc bande de câlisses ?Gilles Groulx le Lynx inquiet fournit assez d'indices, poèmes et/ou films, théoriques/pratiques, style de vie et production.Certains ne s'y trompent pas, qui travaillent déjà dans le sens de cette critique radicale sans laquelle la libération du Québec ne demeure un projet que d'un nationalisme petit-bourgeois.24 heures et pius, beaucoup, beaucoup plus .Son Montréal le 28 octobre 1973 (2 8 octobre 1838 — Colborne écrit à Durham "qu'il n'a aucun cloute sur l'existence de Canayens qui ont prêté serment de prendre les armes si on le leur demandait".) Et pourquoi ne pas parler de poésie?1953-1954: On dirait que le temps fut alors suspendu au Québec.Le régime duplessiste domine et écrase toute opposition, et il en semble aux opposants que cela sera éternel.Des jeunes anarchistes—-à une époque où la sacro-sainte entreprise privée est appuyée sans réserve par un gouvernement tatillon à saveur despotique — athées — alors que le clergé contrôle toute la vie culturelle du Québec — se rebellent.Autour de Gauvreau, adhérant au Refus Global de Bor-duas, malgré un sentiment d'impuissance on dirait viscéral et omni-présent, ils essaient de faire et de dire.Se sentant totalement isolés, et l'étant, qui peut se surprendre que leurs révoltes prennent la forme de gargarismes, jeux de mots, voyelles, phonèmes, cris ?Comme une taupe, la révolte fera son chemin et pourra plus tard s'afficher sans masques.1953-1954: Poésie où le sujet est posé — déjà — avant même que les théories lacaniennes et derrî-diennes fassent leur entrée au Québec, non plus comme représentation mais comme lieu de décentrement et de transformation textuelle.Avant donc les premiers balbutiements révolutionnaires ici (nous pensons à parti pris), comme Gauvreau, prendre d'assaut et tenter de résoudre la dichotomie parole/action (non pas encore théorie/pratîque), par la subversion métaphorique: c'est la mort de la rhétorique comme système; le travail de production textuelle antérieur au sens; la production mythique ouvrant sur une nouvelle grammaire pour ne pas dire une nouvelle histoire.Pour les théoriciens cela s'appelle grammatologie.Pour les poètes, le nom, paradoxalement, aura peu d'importance: mais détrompez-vous, la poésie de Groulx (ou de Gauvreau) n'est pas que sons.On n'a pas fini de creuser le sens (la direction) de cette révolution formelle.Transformation textuelle — non plus trope ou espace de traduction —• lieu possible d'un déchiffrement des contradictions.953-1973 aujourd'hui.Que s'est-il passé, au Québec, depuis ?Vingt ans d'histoire ?Hélas, à lire la plupart de nos jeunes poètes, on ne le croirait pas.A l'heure où tout peut être exprimé, trop de jeunes poètes, croyant faire oeuvre révolutionnaire, se contentent de jouer avec des textes, alors qu'ils ne font que répéter anachronî-quement le déjà dit.Ne font-ils donc que suivre une trace ?Amorcée dans l'écriture, il semble que la révolution aujourd'hui ait élu d'autres pratiques: des jeunes, ceux-là même qui auraient sans doute parlé autrefois, travaillent avec d'autres moyens.Mais à relire Groulx et Gauvreau, il nous est dît encore qu'aucun lieu d'intervention n'est à exclure.Madeleine Gagnon Jean-Marc Piotte Gilles Groulx poèmes La majorité des poèmes qui suivent ont été publiés sous ce même titre en 1957 par les Éditions d’Orphée. / UN AMANT-LARVE RICOCHÈTE SON RÊVE puisqu'il a anéanti les sursauts il s’étoile et emprunte à la mort il carie il se boule et usurpe des croies-croies il se fait passer pour l’air chaque englouti est la puanteur d’un instinct et sa très maladroite rencontre avec l’obligeance l’amincit d’avantage et ainsi molusque jusqu’à la confusion avec sa forme son étriolique forme de HUBLO d’une fonte de rêve à l’autre il s’étire et ingurgite l’irréel jus moisi il se vendançe sans passion il rêve d’ivre-mort 22/8/53 tasse mirabeau griche grichou marabou mal à l’ombre rion brière ion rien elison sonsse lac maramé du dément l’arrachade à chiourme mac mac laramé lac maramé lac à chiourmes cachés à cachots chiqués à cachots chiches stringue chaque haché cachot chier cher assaut chan chon chien ligné limaçe lasse lit matraque casque à rats car of care coralcade courue ribonbon scéance au sang sont sots les os de mer liassés en stribasses mort et moribon las la caché long souçi de strangulation lion Dément-Lyre savoir hacher l’herbe savoir hacher c’est cent longs souçis morts et herbes sont cachés las cent êtres hachés s’être caché c’est savoir s’Hacher mortelle terre je mords la terre à mort ton mortel tintalamort mortelle teinte de mort terre teintée 25/9/53 occulte rebondi fais Z sur un petit rond taudis petite épingle de bois sur fil-émane occulte télé-rebondi urnifîé éléazade orbionque et la sainte chrinque vain à feindre des pourpasses pour mordre et désordre alchimique du rire grotesque et occulte rebondi 1/54 mes boissons-miches landaises je me meurs à mer-monde j’achève mes chiquenaudes noques je revêts mon puissant rêve de bactracien limpide de plus en plus possible issu d’un tout petit petit billard je prépare l’échappement des billes l’on vit de polaires nuits j’articule un Z strident un ZANZIBAR en douce une coulée en pics limbés des langues-bombardes un UNO *3^ 10/53 cette pipe indienne que tu infirmes aux chiens te servira de passage tu serviras d’os aux tables canines tu posséderas la tuyauterie nocturne des dômes sanguins tu verras la couleur du faux siècle 11/53 seul il s’y jette sur sable large sur sable long de lune en lune son sillage suinte d’épais coquillons acariâtes riâtres et un peu blasphêmatoirs que pour mieux suruper à gain-corps clameur vageuse des mats étanchements sanguins vareuse aoa boa piquant en outre de caverne urne l’urne béante de l’araignée vercaille berçeuse de vapeurs d’épais aubes muets qui font bouger mon orbitre rocailleux 1/54 j’achine un joujou joyeux qui commande un fiasque à pois un ombilic un qui scintille qui fait braire qui sautille dans l’ombre allié de l’herbe nerveusement amical de ça qui se joint à l’aube qui dandine un suporifique un antipode hippo une alchimie un qui aboie qui centrifuge celui qui abat-bert qui jinconde il s’entre-chien il hue le proverbe moi je le chache incantation furnure abrégé d’apogé boursouflure noque bichante restes obliques chiantements muresques effleuraison je sème un démon dément: C ARN AC ma fourrure! mon nom était jadis, ÊLIAC attitude demi-veille de ta bouche stagnale épleure et rosse tu bosses mon éroïde mon culte écratacrac mon effilioume 1/54 ÉMENCE! fais miourme au chat bossu échrate sa tête d’urne échranque le rebord trempé de son pont-balançoire fais mine d’attirer vers lui des tonnerres blasphêmatoirs myope bouche et culte cette oraison si malmenée en vue de lélé ces lunes de cons magiques cette foule ronde et mielleuse toutes les hautes mères mortes arborent les grands cris déchiquetés des algues ensanglantées toutes alléchantes de muqueuses sèches toütes grouillantes d’embryons mélassés à têtes griffes elles ont l’armure pointillée de sautillements et de rictus cathédrales puantes de glabres grouillants elles sont les envolées de têtes de chiens elles glapent leurs auréoles de ventres ouverts agonisants 10/53 il se tourmentait de sang-give aquadiçimale des grandes auréoles lacônes se donnant aux sables saouls hurlant des sorts au baricadoux minuscules qui trempaient dans de larges sauçes opiumesques qui pour ne point rire s’entre-tuaient de ces baricadoux mauves-pillulesques ne subsistaient que pépillements odorifiques de ceux qui engendrent les gestes-amertumes des convulsions démentes 4/2/54 mutilée pétillante ton os calme supérieur raquin presqu’homiçide d’afifinité-putride lucarne télescope-cyclopique de mon oeil darne 4/2/54 sans recouvrer la raison j’aurais pu nouer ce ceinturon de boucles béantes à gorges ouvertes et à tons lugragnants sans perdre au passage des nuées sanglantes la ventouse dispendieuse propre aux acolytes siamois qui se dispensent d’effarer les trous sibilesques de ton crâne nuancé de sautillements de sainte volcanisée en libellesques volcans-ouvrasques ombaunolants 4/2/54 cette crotte sanglante qui dictait des songes au herbes graisseuses en livrées cette fumante tache à ressort qui perça mon oeil trois yeux ont surgi à la lucarne qui jlaugent miament et profèrent des ombres des limbes qui meuvent doucement leurs pensées d’Icones vrasques hérétiques cyclopéens 4/2/54 à fond fiac tabac calot iche umifique Urnifiboncabale marnac éfer lubifibon CALOT calot lambin lampion alin calot lamber cherche à chunifier le cher monçe épars à crève à demi longophale imperti tieulle 2/54 demie chimère à l’eau d’adorée jetée épars quelque part à l’eau à l’ombre chianti peut-être ban râçe départi à fond tu lins tu long-lasses bonnasse ichon mioum fiesque insipart satisfait uric à long bon salon sarlafilique bon cabar yeux liés de nibasses oreilles lomphes de bouffons fauresq sentez et mentez assis: ronflez un très long murmure de vieilles coulisses rouquines une grande coulée l’eau basse grasse du rouge dans les joncs (interminable) ruisselantes druidesses de grands néfars rôdeuses méninges se couvrent têtes et coeurs 2/3/54 la brongue urnic du malin calar qui sait si bien mourtre lui calo sa braise bruie l’aurore d’asile canale brame serpentin ifer de bronse à relui pourpre d’arriérés-zébrés sa poudre d’épate quadrilère de grand gigue 8/3/54 de hautes semonçées l’étirent qui fibrent bien âmes d’antibes à qui braire l’asure d’amiame étiole-taupe qui fiangne bien la lune zube le baro-zêpre tiogne 8/3/54 grande mer mirabelle à sabot-félin mosqué de voltigeurs grande moire fantassine gros cuirassé perbe aux surprises crottes de lune celle aux grands rayons humés ore O calote de miel-hyper 8/3/54 pour Josée Yvon, que j'aime autant que Groulx ce qui j'espère veut tout dire Je sème un démon dément: ma fourrure ! .cette pipe indienne que tu infirmes aux chiens te servira de passage tu serviras d'os aux tabi es .savoir hacher l'herbe.MORTS/HERBES le Lynx inquiet Venez suspendre vos corps dans une clôture d'enfant pour tous les indiens étouffés sous les bisons Lesbiennes d'acid à la k oe S Ce '5 Groulx et moi ne nous connaissons pas, nous nous aimons.Il sait de moi ce que je sais de lui, qu'il m'est essentiel.Des textes publiés ici je n'ai rien à expliquer.Ce qui m'importe c'est de l'assumer lui parce qu'il est irrécupérable, parce que ses signes, d'une rare délicatesse, sont ceux du désir sans compromis.Qu'on ne le tolère pas est l'évidence même.Mais trop d'hommes sont morts à cause de nous, pour lui nous serons impitoyables envers ses assaillants, ils ne l'auront pas.Je l'aime, je lui souhaite le clitoris de la fée des étoiles, que la chain-saw de la R.C.M.P.vient d'ouvrir, dans la neige mortelle de St-Antoine du Richelieu.Il est un des rares à m'avoir dit que je n'étais pas seul, qui m'a mentionné son sang.Ce texte je ne l'écris pas pour vous mais pour lui.Personne, a part Straram et les frères Hébert, ne s'en est occupé, au Québec nous sommes très particuliers à ce sujet.Claude Gauvreau, avant de se suicider dans sa chambre pleine de marde de la rue St-Denis, mangeait des saucisses Siti lefl II Ai à hot-dogs depuis 6 mois, qu'aujourd'huî il serve à enrichir la Place des Arts, c'est un compte à régler.L'entreprise Jean-Pierre Ronfard est la plus sale et la plus douteuse qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps.Pour Groulx ça n'arrivera pas.Moi et quelques autres sommes aussi des fascistes.Nous n'hésiterons pas à descendre qui que ce soit qui s'oppose à la libération, a la jouissance, à ce qui s'appelle "la perfection du bonheur", comme le fait remarquer Patricia Nolin, qui sait ce qu'est l'extrême gentillesse.Ce que j'ai écrit à Suzanne Francoeur, "aux plotes du Québec , pour sa "Libération technique", et qui me fut refusé, je I offre à Gilles et "au démon dément qu'il sème": — Un livre plein de french-kîss et de maladies de femmes.— Il faut détruire la langue, le style, ne travailler qu'avec l'au-delà multîsexuel de l'écriture.— Une poésie d'Iroquois martyr.(.) violette c'est du membre beau et encore tenir dur change de blessure chaque fois André Roy Saboter la lotion de chasse.L'éthique de Groulx est trop profonde aux analystes séniles d une culture retardée et vendue d'avance.i(Où étiez-vous donc bande de câlîsses", ils sont allés voir Kamouraska" et les "Corps célestes", pour faire prendre l’air à leurs femmes malades, mais ils ont peur de toi, ils savent que tu existes.Je cite ta lettre sur Gustave Morf et les orignaux bandés.Une chose qui m a tant touché ne peut être secrète.1er mai 1973 Cher Denis Vanier Cher hénorme poète Après avoir lu ce qui APPARAÎT à la page 2 de HOBO QUEBEC no 3 — urgence de +e dire à quel point j'ai bel et bien reçu d'intenses vibrations chaudes: très très très très très rare devenues — merci au sang .Gilles Groulx LYNX INQUIET J'aimerais que Straram, Francoeur, Piotte, Roger Garceau, Michèle Sandry, Jean-Louis Millette, Myriam the Show, Dyne Mousso, Josée l'éclairagiste du Grand Cirque Ordinaire, qui est bien autre chose maintenant, Michèle Rossignol, Patricia Nolîn, Popeye qui me fixe de si bons hits de speed, toi et moi fassions un film ensemble.Vanier, c'est bien beau, c'est subversif mais c'est récupérable.rapporté par Gaétan Tremblay C.S.N.MH "Ne serait-il pas temps que des équipes de travail tentent de rassembler ce qu'il y a de plus révolutionnaire dans notre culture québécoise pour que ces oeuvres donnent le goût à tout un peuple de la révolution permanente".Philippe Haeck .quelque chose qui a trait en nous du sexuel et du politique Sichère sur la lutte idéologique Nous mourrons avant, mais NOUS VAINCRONS.Sans espoir, mais avec conviction.(in Straram) Denis Vanier Montréal 73 les herbes rouges 1 claude dansereau, jacques ferron, jean-paul filion, maryse grandbois, louis-philippe hébert, marcel Hébert, andré major, lorenzo morin 2 michel beaulieu, andré cassagne, paul-andré desbiens, roger des roches, marcel hébert, gilbert langevin, gamier poulin, gaétan st-pierre, patrick straram 3 nicole brossard, roger des roches, roland giguère, alain horic, fernande saint-martin, gaétan st-pierre, françois tourigny 4 jacques brault, andré cassagne, paid chamberland, cécile cloutier, jean-yves collette, roger des roches, lucien francoeur, huguette gaulin, louis geoffroy, gilles groulx, marie-josée mason, gaston miron, robert montplaisir, françois tourigny 5 sauterelle dans jouet de marcel hébert 6 michel beaulieu, françois charron, roger des roches, lucien francoeur, juan garcia, paul-marie lapointe, lue racine, bernard tanguay 7 une seconde dans la profondeur des microbes de andré cassagne 8 les problèmes du cinématographe de roger des roches 9 claude beausoleil, gérald godin, philippe haeck, claude haeffely, andré lamarre, andré roy, françois tourigny, denis vanier, yolande villemaire 10 snack bar de lucien francoeur 11 n’importe qu’elle page de andré roy 12 projet d’écriture pour l’été ’76 de françois charron 13 la traversée/le regard de andré lamarre 14 poèmes de gilles groulx miméros à venir.15 SPACE-OPERA (sur-exposition) de roger des roches 16 4 x 4 - de patnck straram 4x4 17 le clitoris de la fée des étoiles de denis vanier
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