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Titre :
Les herbes rouges
Éditeurs :
  • Ville Jacques-Cartier, Qué. :Les herbes rouges,1968-[1993],
  • Montréal :Les herbes rouges
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
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Les herbes rouges, 1978, Collections de BAnQ.

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7 PER s heroes rouges - CON françois charron les herbes rouges juin 1978 françois hébert marcel hébert abonnement (6 numéros): 7.00 Dépôt légal/2e trimestre 1978/Bibliothèque nationale du Québec.ISSN: 0441-6627 les herbes rouges C.P.81 Bureau E Montréal, Québec H2T 3A5 françois charron du même auteur 18 ASSAUTS Collection Génération, France, 1972 AU «SUJET» DE LA POÉSIE Éditions de l’Hexagone, 1972 LITTÉRATURE/OBSCÉNITÉS Éditions Danielle Laliberté, 1973 PROJET D’ÉCRITURE POUR L’ÉTÉ 76 Les Herbes Rouges, numéro 12, 1973 LA TRAVERSÉE/LE REGARD (sous le pseudonyme d’André Lamarre) Les Herbes Rouges, numéro 13, 1973 PERSISTER ET SE MAINTENIR DANS LES VERTIGES DE LA TERRE QUI DEMEURENT SANS FIN Éditions de l’Aurore, collection Lecture en Vélocipède, 1974 INTERVENTIONS POLITIQUES Éditions de l’Aurore, collection Lecture en Vélocipède, 1974 PIROUETTE PAR HASARD POÉSIE Éditions de l’Aurore, collection Lecture en Vélocipède, 1975 ENTHOUSIASME Les Herbes Rouges, numéros 42-43, 1976 DU COMMENCEMENT À LA FIN Les Herbes Rouges, numéros 47-48, 1977 PROPAGANDE Les Herbes Rouges, numéro 55, 1977 LANGUE(S) in Brèches, numéro 7, 1977 à parai tre LA LEVÉE MULTIPLE BLESSURES POURRAIT-ON IMAGINER Bliii ¦ |S: « I ¦¦ ¦ ¦ w&% wmmM -, ¦ ; .;• ; •¦•:- :W,ÆÊï.¦'r^.yy{,:y. “mother, you had me but i never had you i wanted you but you didn’t want me so i got to tell you goodbye goodbye father, you left me but i never left you i needed you but you didn’t need me so i just got to tell you goodbye goodbye” John Lennon, 1970 feu ça découpe les pores les ossements les vertèbres voix soufflant le feu dans des tons oranges anatomie éclairée dans sa végétation les fesses dressées en vrac inclinées par le commerce et la guerre il la lui émoustille jusqu’au point culminant ça donne une vitalité accrue une santé jamais vue elle empoigne l’horizon minois joufflu lui/elle pressurés guettent les forces vives fouillant au fond des choses ce qui s’y forme ce qui s’y tonne ce qui s’y donne lié il saisit les seins y promène ses paumes elle pense en profondeur capable d’y goûter animée d’une ardeur intolérable sachant les divergences qui les marquent entrés dans une aventure rouge et noire mobilité du fruit brassage des espèces milieu où les contradictions affleurent le pelage amoncellement d’inconnu autour de son cul elle embrasse le bout du pénis il lui promène ses lèvres et frappe la fin d’un vieux monde ça nous transporte au septième ciel inimitable! informulable ! lèvres ramonant les reflets l’esprit enfin sans voile toile épaisse gonflée oscillante civilisation sans cesse à repenser graine/trou démesurément présents ça contente une première sortie de langue un élargissement de vérités nous indique que c’est illimité alors elle mouille fortement (a mouille en grand!) 5 l’bonhomme lui — articule patiemment pour saisir les balbutiements deux doigts aussi loin qu’il peut combinaison qui opère sans éclairage ça nous prend par le corps ça détient l’avenir ça recoupe l’ensemble de nos soupirs mouvements libres tendances opposées là le courage c’est de laisser marmonner écouter l’un et l’autre puis faire que ça saute résolus à planter les axiomes dans le sol maculé allant au-delà dessinant des figures dans l’espace puisant jusqu’aux racines d’un bout à l’autre appliqués à contrer l’ennemi ça commence à nous masser mâle caressant et palpant femelle mordant s’y frôlant le rectum en vue le visage en joue crachant les signes d’une tragédie grimaçante le rythme des surfaces le passage des plans l’océan est épris d’elle et moi ne nous lâche pas se fraye un chemin partout où ça craque de proche en proche on commence à manger l’organe du père elle — têtue — décèle un contact oublié mais qui tue voudrait bien s’en défaire s’y affaire avec passion mais ça prendra le secours de la raison la raison est traversée de ruts son derrière trempé sueurs et trémoussements jalonnés le joli destin est légèrement écarté le joli dessin nous montre le tout bien fendu extrême agitation se tresse l’anéantir reste le devoir de celui qui nous surprend le défendu érige sa cloison à nous de rappliquer par un non-sens hurlant s’ingéniant sans relâche à nous refondre épris de politique cadence frénétique qui cherche sa voie voie consumant bras cous jambes soulevés dans la douleur et la joie ici le concret de sa génération nous dit qu’ailleurs aussi ça commence à s’écrire ici et là tout est peint tout est teint taillé ordonné contrôlé alors ça réplique par secousses sonores et colorées non à l’union papa/maman bon garçon bonne fifille croupe bien tendue écart barbouillé ocre toison rousse bombée entre-jambes de plus en plus 6 s’expose elle me touche la main ça se dilate dans le récit balotté ja liche queue bandée à fond membres s’y déplacent et bientôt épatants très tôt souillés relâchement des tissus voyant le jus de son jus parler l’anus nettoyé d’où ça sort l’écran dans son rapport réel sujet travaillant ses repères amants pour aller jusqu’au bout confiance inébranlable mais branlée unité éclatée je/elle déploie notre point de vue pratique cul/tendresse n’étant plus clivés satisfaction enfin ressentie la satisfaction est une question de combat surface dessinée moite sculptée gravée dans un besoin de déverser pénétration intensément verbalisée mamelons qui pointent s’excitent mon sexe par derrière la prend deux fois de suite sa jeune herbe embrasée me sonde versés dans le sang enlevés follement butés à ce continent latent cette transmission des règles à suivre la réplique en train de s’organiser constipation dorlotées qui vont péter toujours lubrifiant lui la brasse autour de sa quéquette on s’empale avec vigueur les liqueurs chatouillent l’homme rechigne s’accroupit et d’un coup long gémit la femme le colle contre son ventre crie roucoule murmure se fait aller invinciblement genèse des grognements convulsions cavalières difficiles à raconter elle dit: toute pulsion a droit de sortie le siècle énervé gigote fragmentation du territoire subitement les bouleversements se signent en nous libido encrée mais lézardée la recolle partout où ça se brise c’est-à-dire partout ja retiens par les hanches a prolonge les spasmes vas-y! toujours en pâmoison ça fermente l’institution la batterie s’en donne à plein l’orgasme entre dans un flux perpétuel renouvelle nos viandes redore nos sexes de longue mouillure en sperme mielleux on comprend mieux ce qui fond et ce qui s’installe en nous d’idées a tout à voir avec nos soubresauts la parenté baigne là tout crachée nous effleure en silence nous délaye proprement nous apprend le oui-oui pour nous il s’agit de gueuler plus fort de refuser les torts de différer par le coeur et la chair de libérer la poussière en déchiffrant les empêchements j’y lape le trou comme un fou (y lape à bout!) la glu combinée à la sueur nous mène à des accents tranchés le bec rempli et saturé le cul vide d’images les prés mouillés et l’ouverture mesurée ça accentue notre pouvoir de toutes parts canaux qui s’étalent et se décrassent angoisse en voie de disparition graine/plotte palpitant à l’unisson nous mordant comme pierre dans la pierre nous tassant nous croquant sans ambages plantant les ongles dans l’épiderme préparant le soulèvement enjambant les fleuves tremblant dans l’air chaud visage en creux mangeant le con (mange le con!) pipo tourmenté se découpe à un palais luisant férocité de la flamme crocs vivants griffes labourant les vieux os mâchoires cherchant l’absolu dans l’relatif mains s’affairant contre tout dogmatisme ça insiste dans l’inachevé de la question décor strié de noms partenaires échevelés en symptômes parsemés les franges de sa vulve m’indiquent le point où ça vésuve la braguette tendue à craquer lui rend mon intention infigurable tête/sens se frottent de bas en haut avec violence nuances inflexions mais toujours dans un état nié qui relance constamment la subjectivité fourche gris cendre de la connaissance lois connectées visages épars et volcaniques clito/pipi frôlant les sommets a me serre la pince pendant que j’y mets gland parlant sa langue cordes dérouillées massant le tout brûlant concert trémoussements du cogito déconditionné a s’tord en tout sens y s’agrippe aux secousses jambes animées de l’énonciation ici comme ailleurs le tremblement fait peur ici comme ailleurs l’histoire continue à courir ici comme ailleurs ça fomente les dissensions elle ful- 8 minant et déchargeant sa colle lui — déclinant ses lamentations supprimant les contingences pour mieux s’assouvir évolution dans tous les tons glotte se déchaîne sans mesure modulations se cramponnent sans refus du gai en couleurs vulgaires et balbutiées les surveillants exaspérés subliment toujours elle dit: femelle élevée et gardée pour la maison mâle toujours pressé d’éjaculer fantasmes dissimulés qu’on doit au plus tôt pourfendre à notre insu s’insinue la névrose partout père/mère en nous se trouvent il est temps de verser l’encre de lever l’ancre allons! feintes lactées poils enduits de rosée genoux s’écartent seins se gonflent fente bien visible le tout ciré dans une prose marine une pause saugrenue et contrastée flots de gestes multipliant les frissons buste cambré sans écho rumeurs de la peau en contre-plongée passages incessants dans la scansion intonations dans les noeuds poésie remplie d’énergie anneau qui claque lui aussi volontairement! impulsion débridée à chaque coup idéologie qu’on mastique à neuf système à désarmer commençant en plusieurs endroits à la fois sapant aspirant suçotant pompant voltigeant de productivité gland violet vagin écarlate limant notre jeunesse réprimée a frictionne et caresse les flancs je malaxe de mon mieux forçant l’affûtage à se déployer farouche sensation à la fine fleur pensée qui vomit dans l’air cuit s’imprimant bégaiement du coeur/tête enchevêtrés spasmes saturés ciel/mer se donnent à la lettre bonheur plaqué dans l’entrecuisse englué l’ordre mêlé des bonds grouillant de vie logique d’un dedans furieux la faille n’ignore pas le retour le joui repense sa terre sa terre rugit et s’écoule l’écoulement nous fournit les moyens de s’agripper aux montants j’y palpe les trognons c’te femelle se touche d’elle-même sons mauves enfouis sous la tempe et ça rentre et sort 9 comme vent violent avale et dévale doigts/bouches activent le résultat corps non fécondés mais morts exténués notions qu’on mâchonne sans hésitation vérité utile à toucher d’une main se crossant en lexique de l’autre tordant les miasmes d’là foule trompée le baisage alternant fermente décomposition de la pseudo-passivité de meurtre en meurtre une polyphonie accrue se tordant unanime me la passant se soulève sur les coudes touffe inondée pissette lancée parois écrites pour que ça miaule enfilant cette phrase dans un branlage poignant extatique par une musique au-dessus du visage qui gicle encore! plus loin! tendant le bassin libérant l’enfourchure prolongeant des ondes pures un porc à moitié décalotté une truie dilatée qui s’embrassent à pleine bouche qui s’enlacent qui bougent les cent bras dégagés lui — empoigne la motte rousse quelle forme affluant! elle — grogne et frotte et soudain s’élargit le suce pendant qu’il salive comme un fou sans frein le couple par à-coups tressaille la vigie d’un réel syncopé râle qui produit son effet trésor de notre réalité traversée creusée surélevée objets du désir fleuri caractères de la chaîne martelée on s’masturbe à quatre pattes on titille et rougit l’image de son anus je la lui cite tendue en l’air bijoux ondulant son témoignage a m’ia pogne gonflée tissus travaillant l’aliment instincts qui nous habitent l’idéal du moi coïté ça casse un sous-moi immédiat qui finit par pomper qui rit en se grattant qui se conserve et se transforme tout à la fois grande route à suivre estimation d’un appétit dévergondé valeurs sans gêne se compliquent se taillent dans le présent un avenir à user les réflexes en sauveurs se donnent l’abricot fendu comme un coucher de lune l’aurore des poils bien dessinée raison penchante rayon pensant rançon pissante ça enchante l’histoire toujours écoulée 10 ça débouche sur de l’agréable glandes qui sécrètent des aventures extrêmes replis duveteux qui contestent les principes le tout pénétrant l’essence plié en deux! l’index refouille et s’encrasse la rumeur nous débarrasse d’un trop-plein de connu assimile pour recharger délayage magnifique et rythmé allée et venue ponctuée de long en large mon primai comme jamais vu un vrai rivage en tempête un vrai virage en cris une véritable image allumée tics très tôt repérés dispersés depuis la tête jusqu’aux pieds conduction rapide convulsions du drame la craque distendue le tunnel coincé et tatoué me serrant les mains autour de sa nuque ses muqueuses qui me causent d’un secret minaudier ça remue s’agite se développe par soi l’organique et le public comme base du moi réaction qui loge où ça saigne à la bonne enseigne moi rebandé réaffirmant ma détermination à geindre elle qui se débat démultiplie les secousses désordonnées spasmes cruels pour les trous/graines épanouis reprendre son souffle expliquer son psychique pour balayer un procès qui compose et renouvelle obstiné mordillant les lobes prenant à pleine mains les degrés inouis de nos plaies ça éclabousse un fond brodé d’allusions le clitoris raidi s’imagine pipi le pipi pas mieux s’ouvre en tout sens s’affaisse en serrant l’onde du sang une société en famine agit sournoisement la structure nous cantonne à être soumis à être présents sans bouger sans nommer sans pousser de l’avant végétation blessée esprit dans un tout concret pas vu filet imprévu en pleine face en pleine glace qui resserre adéquatement ses noeuds bedaine étalée écume en mémoire emporté dans un délire d’émergence sa planche en souhaite autant arcs chantants couilles descendues des montagnes grandes lèvres et petites lèvres en bronzées compagnes mamelons en réceptivité accrue on s’passe un poi- 11 gnet comme double soleil ça s’émerveille imaginant l’autre se flattant la floraison brouillon de libération bouil Ion de rupture éclats jamais finis qui traînent l’envie manoeuvre gobant une moitié de shnoll lait de la croissance le bout troué lui chante sa sucette l’orifice lubrifié nage dans sa laine poumons et coeurs s’enthousiasment le croisement émaillé nous fortifie ébranlement syntaxique salives s’emmêlent copieusement l’époque s’enfonce poui mieux se lancer le triangle de ses jambes hagard et emporté la raie sur ses gardes le zizi attaqué la couleur rompue de la crise a m’flatte la peau en fleurs de bas en haut caillée crâne qui circule dans les membres veines saillantes vue pleine et pulpeuse pâte mourante violence de ce qui dévore poignards sinistres cruautés d’un univers à un autre renfilés l’humanité court à sa perte nous deux écartés comme des bêtes nécessité de voyager sur terre dans les airs migration infiltration la philosophie refuse de mimer on doit sortir et voir ça! le oui-non dansant pour établir sa règle la partition portée dans son angle inverse eux sans repos s’y versent en totalité permutation de la sauce grésillant! flambé! passant du muscle à l’os et luttant encore mal joints mais en progrès concepts s’interpénétrant pour saisir l’agencement le refoulement vieux qui veille tableau énervé saccadé qui s’écorche aux sentiments le manchon la chair le sang c’est toujours peint chaleur qui nous fouille dans la recherche la chambre à coucher s’explique mais rue la chose est auparavant ce qu’elle fut maintenant la pratique des formes farouches nous déroule déchirés suants puants occident dans l’oeil ça tente d’en dépasser la clôture d’en façonner le pas de plus la fonction contemporaine du savoir c’est d’y entrevoir! et non d’y croire a priori sans règle et compas pas d’pardon tout croît et tient comme ça doit et voilà sa glotte bien fichée bien huilée bien chaussée m’indique une zone critique non critiquée moi j’m’amène et on s’baise ici et en tout la gauche doit s’incruster pour divulguer faire de la dialectique son harmonie sans fin la droite s’acharne à faire de l’invisible dresser ses barrières alors à nous les flots! à nous les coeurs vigilants! pratiquer pour assimiler assimiler pour agir donner naissance à d’autres conditions briser les obstacles parcourir ses artères aller jusqu’au sel des os moduler son profil à celui des tremblements manger l’autre faire avancer ses dents a m’iiche et j’avale c’que j’peux l’aptitude à nouer dépend du degré de résistance de connaissances d’impatience nos voix entraînées dans un devenir à vif qui se répand production d’une vérité physique force/contre-force toujours là émanation perpétuelle d’une illégalité jouie tactique de repli l’encerclement de l’adversaire l’affrontant pour toujours ça les inquiète de jour en jour ce nous est historiquement le plus fort la ligne s’offre et se dérobe constamment entre deux prises la théorie s’agite le fourreau branleur reste ouvert ma queue débandée nos quilles engourdies un contresens mis à l’épreuve nouveaux principes impondérables apprenant pour mieux s’y donner poils-pluie dans la nuit tire la langue pour mieux te défendre ruine les voiles cachant la vérité sape les fondations du pouvoir effusion qui annonce l’escalade filons enchevêtrés et actifs qui inventent à chaque instant de quoi japper la soumission connote l’inaptitude à contester le corps s’empoisonne dans une logique mieux vaut la matière qui luit visage boiteux gorge desséchée eux coulent à la commissure des lèvres pour mieux s’y retremper bravo! encore! cuisses qui se lisent comme suit médiations qui persistent à la surface surface lapant l’eau l’eau oscillant sans cesse 13 reculs avances ainsi organisés pour actionner les choses recréer cette insolence armée chaton branlette friandise chemise entrouverte nous découvrant son secret les événements battent en choeur ça balance pour dialoguer les lettres pointent vers le but dire contredire analyse de plus en plus remuante l’enveloppe en prend un rude coup a l’ouvre la bouche en grand gobe le gland ja mâchouille la trifouille lui propose l’éclatement elle s’envenime on acquiesce ce sera notre plus belle bavure ça va ça vient plonge halète transpire différenciation continue comme facteur de stimulation la main se pose fait la synthèse l’épaisseur de la motte l’orifice en mille figures étirées autres thèmes à faire trembler libérés et pourtant se déchirent économie/cul entrelacés am’rem-plit d’extase (m’remplit pleinement!) les passions nous effleurent nous affament on doit renverser pour surgir rompre disloquer l’échelle des valeurs un peuple solide se lève ça balbutie déjà le jamais neutre fissure où l’enquête est à faire sursauts primitifs de la découverte la valse des siècles nous surprend comme un jour groupes gesticulant gris l’orbite des yeux en cause la lumière désenchantée qui s’efface ça chie des statuts convulsifs lueurs en main nous voici la misère longuement cajolée réessaie de fleurir surprise de la vierge-mère enconnée à fond ça n’en peut plus! son secteur ouvragé se meurt d’agressivité la signification de tout cela nous brocarde ça remue l’esprit rue à l’encontre de toute docilité ici comme là parcourant/parcouru de toute façon le foyer accumule ce qui sera sa fin la fonction d’état du papa rasé on s’ia mouille on s’ia chatouille on s’ia tord la musique nous la refrotte sur sa portée quelqu’un coïte la bouche pendant que l’autre se personnifie pour deux l’inadmissible peut apparaître l’embryon est donné la révolution saura 14 faire pousser le désir de son désir beurré s’y affaire les sexes déterminés s’affranchiront en leur temps la marche du temps est inaliénable leur amour inégalable va-et-vient vivant grouillements emprisonnés qui commencent à damer leur pion lovés tendus branchés les facteurs subjectifs de plus en plus heureux conscience qui veut s’épanouir rire et s’embraser saisir les courants sourds bras pieds épaules torses exploitation verticale horizontale cellule sociale qui crée les mystères y opposer un souffle une mobilité accrue une agilité noyée à l’ensemble faire onduler les parcours animer les trajets frissonner s’esquisser sur le blanc sur le plan dans l’argile d’où le maximum d’attention requise l’issue s’ébauche dans une articulation ardente une culture spécifique émerge depuis nos actes sans le prévoir fin qui nous sépare à jamais début qui nous jure un déplacement vertigineux la fougue des tribus s’affirme les masses se dessinent sorties pour vaincre de toutes parts les sens ne s’achèvent pas la chute des pages procède l’attention nous passe en revue compris?prêt?la syntaxe ivre d’infini pour faire durer ce qui s’y réalise pour l’illustrer dans sa mise les gestes féminins s’édifient reprennent du terrain cadrage de la peau claire y ballotte avec frénésie sa luette ondulation combinée qui crache son jus le bercement s’y donne rond les termes dominants n’y suffisent plus la mélodie contractée se baptise elle-même éloquence de la remontée qui fouille l’être-là l’être réel qui y va assouvissement égaré mais grillé pupilles débordantes bestialité lien charnel et signifiant mâle cramponné fesses/panse à cette femelle grandissante et vice versa phénomène ou tourment ça nous inonde le sol s’éparpille dans nos mouvements le sombre joue son instance coupures et brassages inaltérables un détail annonce souvent le circuit le ti- raillage a été et sera rhorizon se monnaye dans ses bras à l’écoute les saillies parlent-elles?les incidents aussi?la promenade est nécessaire et constante l’unité des contraires cimentée et pourtant défaite blocs murailles bondissant se cassant l’échine fragments de pistes dans les nervures symptômes agiles qui sillonnent intra enfoncé sur l’écran t’incorporant une architecture du moi qui s’aime nous sommes logés pour ne pas y rester c’était là tourbillon d’hilarité et le désir effronté gorgeant l’atmosphère et le joli rapport d’où ça se déplie ce germe en déploiement nous a eus l’intérêt de la classe politise nos avants et nos arrières l’individu émancipé a toujours besoin d’un doute de là les certitudes qu’on doit poursuivre main/motte genoux pliés gnougnoutant la formule révulsée branlette de l’ouvrir/fermer sortir/rentrer le déchaînement proclame une transe désorbitée l’espace conquis dans ce qui dure un homme rêve d’être une femme pour pouvoir pleurer imaginez! la femme elle s’épelle en suspens indépendance revendiquée part égale dans les tâches nuages émus ruisseau qui remue ciel et terre l’amorce des hanches pleines de promesses endurance coude à coude dans et hors.ajustant leurs lunettes prépuce qui salue d’là tête vulve creusant la fête fête réfute tout ce qui nuit poussés dans la mêlée le pas-vu nous a encore et nous a à perpétuité un retard est toujours à prévoir la perspective ne se dégage que si on répète montagne fondante au- dessus des yeux vagin gros plan thorax donnant du sien les quatre fers en l’air caresses du tonnerre! contacts à vif bonds qualitatifs le stable est bien un conte à dormir debout (lire) poids courbes équilibres déséquilibres se composent à travers races et marées à travers l’altérité qui nous gobe à travers les camps qui s’affrontent à travers la dissolution des années combien de 16 manières de passer outre?aucune un dehors tranchant nous accompagne partout ici là là et là histoire?partout discours?entre nous sexe?s’y joue religion?nous guette tombe?la loi au matin la source s’annonce se dénude amorce par un doigt enfoncé dans l’conduit (a s’dénude! a s’mord jusqu’au cul!) on a l’impression de glisser on a l’impression d’un air léger mûrissant une envie pointillée ô c’est comme une vague sur nous de toi à moi l’image imbriquée souches et mains prises s’agitant comme des cochons rompus! crevés! un paysage à alimenter une incursion dans son social le cerveau joue se joue de nous nous joue des coups de siècle en siècle les soucis sont notre lot la pla- nète hérissée fait son ménage ça déménage ça quitte ça revient ça imite ça transgresse s’échappe régresse prend vend achète cède bâtit rallonge perpétue décrépit déconstruit sans arrêt! écoeurant! ça replonge se ravive et remeurt repart prend la porte salut adieu au revoir tout se résout et l’un exclut l’autre et l’un embrasse l’autre univers à la dérive ça fait mal c’est poignant ça sème ici et là des erreurs des lapsus comme parce que aussi quand même jamais on s’y donne en souplesse ça tâte réflexions touffues l’écartement très fort la faim nourricière flèches frisson des eaux c’est arrivé c’est gagné tout devra être pris en charge par tous flatter manger flûter nourrir forcer s’étendre dormir imaginer tirer baiser écrire les contraintes nous enveniment la vie le problème: ça se passe incognito dans la boîte à cogito dans la cervelle à verbes elle dit: sous mes airs je perçois le paternel ma mère voulant m’assassiner m’adore JE couvre et découvre mes seins les défenses sont énormes le sort s’explique lorsqu ’on y remonte l’enfance est tout proche plaisir étincelant donné et reçu souffrance qui bat sous le couvercle sous la couverte quelque chose est nié par la conscience le clivage demeure impeccable implacable le front le teint les genoux enlisés dans la vase se débattant en vain du moins jusqu’au moment où l’autre nous écoute douleur engloutie par quelque trou passera l’organisation sociale s’y maintient à grands coups nos allures désordonnées supposément ordonnées nous ordonnent de nous taire mille voix réunies scandent le renouveau et la mort de l’ancien murmures indistincts parfums mélangés héros à venir militer pour du plus beau du plus juste du meilleur on se doit de pulvériser d’écorcher ce qui nous tient taillant dans le roc les signes du revirement malayant la forme des montagnes indiquant la chasse à mener bousculant les nuages cassant pour émerger du moule millénaire de réfutations le moderne à l’oreille les tempes vertes de lumière voilà l’éclair qui monte en eux ça perce s’imprègne émane de la peau du temps brode pour en venir à bout tu nous demandes ce que ça veut?eh bien ça veut ce que ça peut et ça peut ce qui se meut ce qui se meurt chemins alternant détours contours retours rétines de la pensée vermeille organes engagés campés avides croûte ambrée doux duvets ils s’entreprennent s’appellent se répondent se dépassent mille expressions se pressent blonde décoction fornication inlassable déluge maintenant les brisures nous lavent les blessures nous pointent à partir de quoi il faudra s’entêter des océans insoupçonnés des forces neuves pressenties les débris nous font rire le mélange immémorial de nos joues appuyées allongées fébrilement burinées golfe du sentir barque du désir libation bruyante dans les tréfonds ça ruisselle un chérubin pour plaire et sauver chacun l’expérience doit nous amener à le recon- 18 naître pour mieux s’en défaire sous l’enfer trop souvent ça prie l’eurythmie cache un contre-chant le contrepoids toujours régnera le lui rabâche sans pareil écoute comme ça perle écoute comme ça essaie l’être effiloché s’abrite sous les draps du maintien du certain sans se douter qu’ailleurs en lui on le cueille comme un oiseau l’art de vrombir ça s’apprend l’art de bondir ça s’apprend l’art de frémir ça s’apprend tendre mouillure entresexe volonté forcenée de comprendre les ténèbres nous traitent facilement à nous d’exceller d’éructer en convulsions guerrières pattes/museaux hostiles gueules à 1 unisson style cendré exposition ralliant nos efforts dans les coulisses la voix désigne palpant dix fois sa couche chemin zigzagué chute vol enfouissement déroute ça cherche de quoi commettre bourrasque et violettes se cimentent aux alentours le fils-mère endosse ses barrières comme il faut dévasté par ses propres maux ses propres étaux on doit y aller à tour de bras les partenaires se fouillent et lapent et clappent lui autrefois refréné se décompose en chaleur gueule de bonne humeur secousses calcinant le champ privé un gloussement part de sa bulle et me traite brusquement appétit qui vient en mangeant la situation nous griffe je canalise mes efforts pour que ça rentre l’ennui du pénis broute la vénus éperdue et tout ça contient la «honte» de ceux qui s’enfilent dans leur occiput replet moi définitivement construit pour le pire le tasse et l’oblige à lâcher lui à son tour mais en douce amitiés vertèbres pesanteur nos viscères bien tôt se sont connues la méthode établit elle-même son ordre d’application l’envie est une question immédiate l’immédiat s’apprend là depuis que ça grandit le père-mère qui lira l’interdit connaît bien la réplique à l’autre maintenant de n’être ni père ni mère mais lui a-vant que la gangrène vous attrape il faut sentir les répercussions d’un mauvais état s’y démènent sans consentement 20 le joli collage bien/mal sécrète ses banalités moi et lui enfiévrés dans nos os arqués tombés à la renverse les deux manches qui poussent le gentil refrain «farfouillant trésors» le vertige resplendissant nous plonge dans l’accouplement l’espace nous torche prend soin de nous l’inconscient verrouillé s’assouvit et voilà l’inattendu nous inonde chancelant décharné retourné les yeux réorientés pour de bon criblant le «digne» en volontaire comme un forçat réaffirmant que les membres ne sont jamais donnés mais toujours connectables ou amputables en soi tout peut chavirer la besogne reste à faire incendie d’une forme par une autre d’une norme par une autre sans norme bien installée là-bas conduits à reformuler les touches vagues abstraites qui sondent le concret concret à son tour dans la vague se berçant unité différenciée s’interpellant ça masse et ça pogne avalement sexuel pinceau dans son chatoiement le plus beau artiste qui cherche sa voie la trouve nous la renvoie aussitôt les traits nous émerveillent à mesure qu’ils se bouclent un emplissage battu et tendu nous orchestre fréquemment les effractions agressent pour nous épeler leurs odeurs et vlan! le feu nous rend lucide et inversement réel tripoté dru monde assorti allons-y! neige sollicitée par la vue les acteurs continuent à gazouiller la nourriture se trouve le père-fille demande à sa fille de mimer son affaire de reprendre tout depuis le premier bobo la fille elle élève ses remparts décrasse son mental frotte et lave mais ne réussit pas finalement ses tuyaux serrés s’étranglent elle tait son bas-ventre transfère sur sa poupée mais la discorde se trace dans la chair vive une phase essentielle serait d’interpréter le ciel de nos actions l’imaginaire enfin à notre portée et incorporé ce qui rit oublie balbutie trop souvent résiste le passé qui fout l’camp y 21 reste le rouage qui nous pose nous a en criant ciseau partout amis parents parti travail joli prétexte pour étaler sa crotte cependant les éclaboussures n’échouent pas là où il faut restent sous le tapis du cerveau puis bégaient par les pores de la peau alors forcer le barrage c’est desserrer la culotte la fille-fille s’y retrouve et se comporte en connaissance de cause le fils-fils de même s’y étend franchement l’ami bandé m’agenouille sur la chaise le rond pas mal distendu pour me la ravir à mon tour ja prends en mains et lui donne sa douche le train-train file à toute allure moi homosexuel m’installe dans l’autre homosexuel et enrichis la tradition du couple l’aventure nous rend une image claire d’un conflit en nous et partout aspiration/enfoncement dans l’élément veiné du sentiment moeurs naissantes mais usées l’inégalisation des rapports affairée en chacun se plaît transposition irrésistible gâté et cajolé aux doigts la peur de s’y saucer se voit ça s’enflamme pour arroser ça se désâme pour s’accommoder ça se pavane pour compenser le nombril sec fonctionne à plein les mirages légués du devoir nous habrillent les images truquées du miroir nous habillent la comparaison vagin/pipi en vaut plus d’une les défauts exhibent leurs qualités les étapes sont inévitables la volonté de mieux vivre est non pas innée mais bien innervée depuis la noix jusqu’aux pieds de proche en proche les avancées se réalisent là où la querelle perdure dans l’bloc inhibé le succès de la réaction est sûr et sur tous les fronts ça pourrit d’être calme les pas feutrés du capitalisme se gargarisent à même nos choix qui n’en sont pas l’originalité du peintre de l’écrivain du curé cache une façon niaise de se croire le premier sans idéologie neuve rien à faire l’échancrure reste invisible la dissolution des mêmes rengaines doit piétiner le champ intouchable de ce qu’on appelle la personnalité personne n’y é- chappe une trop grande confiance en soi applaudit aux méconnaissances nullité toujours proche des yeux l’inexplicable est une opération qui fait des victimes l’individu mutilé qui lève son poing ressent par quelle embouchure il respire l’inévitable nous chie son histoire dos à dos le trou-trou de l’intimité nous triture une mouvance souterraine peut enfin s’énoncer récitation qui s’articule depuis une santé trop longtemps étouffée la nature crémeuse é-met ses ondes en dérobade le long long chemin pour en arriver à bannir les viols quotidiens émois d’un soulagement approfondi qui met flamberge l’usure nous assure un au-delà pulvérisé le monde capitalisé est absolument ce qui nous empêche d’y aller plus fort les «blancs ta-tas de mè-merdaille» nous obligent constamment à revenir derrière à leur péteux d’axiomes de séminaires de girouettes putréfiées mettez-vous dans la caboche qu’aucun complice (ni père-fils ni père-fille ni mère-fille ni mère-fils) ne stoppera l’explosif rejet take it! la chose phonétique se démar-de et s’empare d’un nouveau terrain l’accouplement à califourchon a quelque chose de bon et de malin je la lui passe en homme dans son vagin à cul il actionne et nous voilà très haut le renflement de la poche la concentration le plan général du concert le support de la formulation grelotte lui me dit: l’arrogance émeutière cogne tout ce qui entrave la motilité le jus l’ardeur à réinventer le discours de cochon est nécessaire à l’infini la vie est par là le courage de s’immiscer dans l’engrenage pour le péter un vent d’idées annonce la furie les axes de références ne sont plus les mêmes les actions se mènent depuis le moi insubordonné têtu lancé orienté faisant/défaisant constamment et radicalement les cloisons le feuillet assume sa riante clarté toute totalité scindée n’a d’autre objet que l’anéantissement perpétuel des prétendues finalités le la- rynx tousse et transmet les organes nos opinions cachent souvent des fixations enterrées on doit absolument adopter la franchise crépitante de la duo critique mais avant cela faire du ménage dans son cadavre prêts à s’emparer des scènes importantes des odeurs sublimes l’élixir irrésistible nous pointe une joute prodigieuse lui me prend et m’embouche appuie le miel en gorge mesurant les affinités les poumons dédicacés la fafemme en lui qui s’affirme et réclame son parti le sourire fendu jusqu’aux oreilles l’accent profondément éraillé sentant la contraction qui s’insère la dépense nous envoie comme des pivoines de tous bords tous côtés la marche progresse dans la mesure de nos forces le dedans palpitant bien nourri le dehors aussi actif qui nous oblige constamment à réajuster nos mires l’oeil touche des passages innomés philosophie bouclée et charmante l’éclectisme consiste à embrasser indifféremment l’allié et l’adversaire ayons la franchise de broyer nos couleurs forger ébranler étaler nos convictions poursuivre nos productions refuser ça tirer profit de toute locution pratique tendue dans une époque sanglante les mollets les tendons les viscères dans la pantomime où tout s’écrie les membranes martelées composent en pulsions «Beurbal boissir / Izzinou kauzigak — euch brat-lor ozillon kék-napprégué» creusant les canaux guêpes en langue l’anatomie scrutée en sa base la plus triviale s’acharnant à y déceler la soupape de sûreté ça insiste incapable de contenir l’crapaud d’processus! savourant son patois moissonné ses humeurs à ressasser pour l’éternité sujet inquiet dans un univers secoué torturé disséqué où la fièvre pâle brise l’harmonie de nos états de nos manières d’être les nerfs à terre le fluide flanqué dans l’emmanchure pour faire que ça coule fonne décuplée de l’activité motrice bouts frémissants gestes alimentés à leur 24 comble la question du talent supporte un squelette ambulant qui dès le berceau est insufflé à l’enfant lui — remonte s’égosille et s’imagine vivant alors qu’il répète des morts le créateur comme un cave concilie son mythe à sa crainte de bander saigner s’étirer revendiquer faire basculer sa personne son globe intérieur recoupe le portrait exact de sa muse distinguée de son éducation très propre nous sommes résolument contre tous ces fantoches marionnettes représentants moraux des notoriétés établies les peaux stériles ne sont pas de notre fleuve nos phrases «cadencent le putt putt» qui les ruine la multiplication des coups entraîne un phrasé barbare éperdu instable cet échantillon verbal en rectum se jouit pousse vers le bas dans un mouvement interne un désaccord tout cru qui clapote en chien! qui fend la face de celui qui «se souvient» en remâchant ses slogans embaumés y s’baise lui-même avec force y s’baisse et se regarde déclencher joues nez hanches frétillant qui fusent moi pompant l’autre l’encule direct le fourre pour ainsi dire dans sa chose flattée lui oralement me prend me crache me recrache et me reprend tendre fellation les doigts farfouillent le halètement jamais vu nous emballe la friction vient d’abord d’un inachèvement de la matière ce qui nous démange zones espaces cavités vient de ce que cet inachèvement gratte l’épaisseur de notre stature et veut que ça sorte l’environnement qui nous enfante se balade dans notre dos c’est à lui qu’on a affaire à travers l’ennemi politique le déclin nous oblige à réintégrer les rangs pour en finir avec les résidus accumulés doivent servir toute expérience contient en soi une richesse de connaissances et de saletés donc le système à dépasser nourrira la trame de sa propre désaffection le pénis de la mère encore couvert le vagin du père interrompu très tôt voilà deux interdits dont l’é- conomie pétrifiée engendre les caractères ressouder les fragments nous mène tout droit à la clef des champs hier s’entasse dans notre façon particulière d’argumenter se fâcher s’accrocher à l’autorité le malaise devant l’imprévu sonne son timbre clair de prière de traumatisme de gêne tricotée la composition émotive de cette immobilité entrave coeur/chatte/pine dans leur danse la tâche est d’amasser de quoi effoirer la tenue d’mise lui séditieux pousse ces sons: la lumière consiste à dénoncer les manques là où ils contrent nos aspirations crocs levés il nous faut foncer en avant! l’écart voulu le progrès à nos côtés on s’acharne à éliminer les parures ouvrir la voie aux germes prohibés forcer la curiosité jusqu’à son niveau le plus armé donner à tous le droit de s’affirmer désapprouver la distribution bourgeoise des biens des livres des comportements soumis et asexués le don de la gueule et des bras voilà un cadeau de choix elle habillée peignée s’envoie du vin et roule dans son irréligion dissout la culture en place moi me soulève et les touche en plusieurs endroits tout l’monde se presse se caresse se brasse ça baratte l’espèce inondée ras l’bord ça pioche dans les sonorités sa cerise prend un air de complicité le gars dessus chevauche les rondeurs offertes sont d’une actualité dissipée les radotages gagas frauduleux conduisent à l’amnésie et aux fantômes la seule chose qui peut nous raffennir: se rebaigner naseaux au vent encourager les débats croisière dans l’élargissement sans fin des arguments et des tendresses restituer au néant la dépouille métaphysique et périodiquement se permettre le duveteux de la perte un besoin impérieux de raturer par des plages noires grises ou brunes les aspects civilisés de notre siècle c’est-à-dire les aspects sinistres et retors coup d’état torture bûcher exploitation sans merci et d’illustrer en lettres sévères le 26 choc le déplacement la montée des masses grand tapage tonnerre encaissé torrent de bruits il n’y a pas de refuge pas de coin intouchable l’odeur et la saveur du déterminé marquent déjà la fin de tous ces bardes de la réaction de tous ces fourbes travestis pluie battante affrontement tranché clavier des mots dissolvant l’antagonisme est comme le chaud le froid en faire l’expérience nous introduit à un réel enrichi qui prend parti nous détache de notre petit royaume encerclé de même la maladie mentale n’est pas étrangère à cela de même la misère sexuelle n’est pas étrangère à cela de même l’art des minorités n’est pas étranger à cela de même l’enseignement cloisonné n’est pas étranger à cela de même notre savoir amputé n’est pas du tout étranger à cela ce qui s’accumule d’insatisfactions et de déchets tôt ou tard décollera «un non aboie / plus fort que le délire / plus cru que la bestialité aux reins brisés-» ceci sera négativité vulgaire encore vulgaire qui creuse le fond de son fond toujours débloqué l’opéra débordant du pétard entier la vieille théologie craquelée le destin impitoyable et brut et sans masque de l’herbe broutée des veines bleues corrodées villes usines bateaux commerce ça se voit à un moment donné développement d’épaules de visages de doigts amélioration des forces des volumes répertoire inépuisable de la dissolution de la régénération eux nous endiguent dans leur batterie de symboles nous pulvérisant depuis son sol refus global pas mort reflux qui parle encore annonçant les lectures défendues les relations neuves une harangue historique une grande trainée de soleil des pans de ciel se pénètrent s’imbriquent se relient or/marde dans leur rayonnement absolu nichée au creux de la fourche cette fraise toujours là nature éblouie buées blanches immense plaine parcourue elle et lui ne démordent pas mâ- le/femelle à planche marsouins au coton minouches cla-potées qui flattent l’écorce un artiste réunit l’ensemble des tendances entasse ce qui lui plaît et s’instruit à même les combats un décrochage de toiles vaut mille fois mieux qu’un génie complet l’antiquité nous enseigne à nous connaître nous-mêmes donc savoir écouter autour une littérature de grande envergure boit chante et s’esclaffe le langage des déviants contient (grattez bien) l’explication du mystère originel l’haleine des hystériques est une flamme qui brûle un passé cruel l’Un étant il est Multiple tout postulat présuppose un entrecroisement de silhouettes mi-xant leur histoire l’avenir se nourrit de sang et de lait la clandestinité demeure une possibilité pelage mouillé psalmodie du bonheur ceux qui vous disent soyez tranquilles bloquent l’activité lubrifiante de la décharge de la tension à récompenser de la révolte à organiser les gants de l’honnêteté se vendent et s’achètent nous luttons aux côtés des masses avec ceux pour qui la répression ne peut plus durer «Le pore perd des putss / Outtss / Nuttss / Na-hé / Les nohés nur sur le dos du patchghé glau nnnnhi-au-rrrrrhh» les culs fantoches se promènent les rigoles bloquées la fatalité (arrêt poison mort) est un coup monté tous les mouvements tous les claquements tous les enchantements anticipent de la science les passions ne cessent de nous montrer qu’il n’y a pas de juste milieu les assassinats les trahisons les alliances les solidarités les victoires voilà du vrai il faut partir du plus simple pour atteindre le plus compliqué nous savons que notre côté réprimé nous coiffe malgré tout les incantations les éclats les étincelles les fils tissés au-delà des institutions dans la joie de râper le vieilli entendez: la vie fugitive insaisissable embrasée aura le dessus l’emportement populaire la cause sauvage d’un besoin pressant d’humanité ceci 28 est impossible à brouiller les illusions bébêtes de ceux pour qui ça paye n’arriveront jamais à entourer nos avants d’effort en effort une terminaison annonce son bourgeonnement une faim prononce son déploiement ce monde enjoué s’en vient si on y tient un jour les décadents bouchés sentiront leur béance la frappe la polémique le condensé de la critique entre-chatte gonflée de son lait la voix troublée l’analyse au plus fort ça va venir ça y est ça vient! un sirop relatif nous repasse toujours migno-tant le bassin fripé tremblant l’enquête s’ébauche les derrières fennes en train de plotter les reprises du même font que ça rentre dans l’bloc y m’regarde cajoler et amasser et souffler dessus ça reflue dans la pause inexplorée un reproche relance le monde si on s’attelle la chair manque d’esprit ne vivote pas se renfrogne s’abstient méconnaît l’échange l’emballement qui décuple dix fois accru et assimilé peut alimenter nos troupes privations frémissements intérêts inconciliables englobant l’ensemble supprimant tout marchandage impliquant la destruction de l’édifice adverse le sabotage des soubassements l’abolition de la propriété privée quelle qu’elle soit femme enfant richesse le mâle joue en virtuose la femelle le prend gros becs cochons nourriture allègre perfection poussée à bout rythme interne brisant les idoles le travail de la pensée qui m’apostrophe à plein cul l’attention concentrée sur le corps et ses rondeurs la pommade: un vrai paradis! l'bonhomme à l’intérieur de sa noix rejoint l’vagin la bonnefemme se l’imagine et lubrifie ça n’peut plus s’décommander ça dépasse les proportions tamisées silhouettes investies de fond en comble un amas de superstitions balayé l’un par l’autre signé et baigné l’incendie se déploie union libre papa-porc grognant son père et/ou sa mère maman-truie inhibée nous 29 cuisine fifille peinture sans tache p’tit gars zizi bien bas le refoulement est un corset une camisole de force u-ne chaleur concentrée qui nous fait suffoquer l’appétit du dégorgé le dépliement compose toujours avec de l’effroyable le travail sourd (de taupe) se tient partout et emprunte la voix des autres par la nôtre nos commentaires invoquent encore de la chrétienté Dieu devient notre façon de croire obéir marcher en fonction d’une origine d’un ordre d’un commencement toujours le même les limites de notre modelage nous absorbent dans la demi-obscurité on doit rompre l’identité crever les religions nouvelles démasquer les empires frelatés la notion d’infini ne se comprend que dans ce fini qu’il nous reste à continuellement raser l’intellect-à-la-sauvette est une porte ouverte à tous les fascismes la danse est la grande la seule conquête du corps dans le sens d’une expansion des membres d’un jeu ressenti avec puissance elle nous «fait revenir par l’organisme, jusqu’aux plus subtiles notions» l’esprit qui se prostitue au sort s’abaisse et se cloître dans un réel bien sourd et l’être s’en trouve d’autant plus nul qu’il en est barbouillé les expansions sont utiles les chemins sinueux nous mènent à la connaissance du décor un jour il nous faudra tout réexaminer parce que tout multiplie et divise ses qualités emparons-nous des touches élaguées frénétiques radicalement couplées le réalisme traditionnel schématise l’existence refuse les plongées et les dégurgitements se protège des mille et une curiosités se soumet lâchement aux contingences sans rouspéter il faudra tout remanier l’intelligible n’est jamais déjà ceci le concret remue ondule et se bât l’individuel doit être constamment criblé pour faire place à de l’individuel la logique ancienne répand encore sa brume irisée «un discours désolé trempe dans la niche liquide de son bréviaire de con» l’affaire- 30 ment noir du cerveau complote contre les rongeurs établis la tâche qui nous incombe: découvrir les formules terrestres sonder tuyaux soupapes écluses leviers poulies ressorts noter les différents sens s’immerger à travers les vaisseaux sanguins les canaux artériels et veineux cerner l’effet sonore de la phrase sonner l’effet pluriel de la phase mettre à contribution le patrimoine musical accélérer sa potentialité militante abolir cette prétendue sacralité des oeuvres la bourgeoisie (nous commençons seulement à la dénicher à la dénier) enveloppe les choses nous retarde nous recouvre de son inanité nous rive au contentement ou à l’érudition nous accule à son raisonnement ses doctrines ses méthodes ses formes il s’agit d’opposer la face solide de nos acquis la couche complexe de nos vibrations impropres à la reproduction l’ouverture rougie a s’enfonce d’un trait moi la main su l’moineau le regardant grossir lui — accrochant ses chevilles elle — affalée toute réticence l’ayant quittée réalisant ses euphories occupant ses fantasmes j’y donne mon amour bouillant cent trente minutes de caresses d’attouchements ou encore elles s’empalent le godemiche réciproquement dans les bras l’une de l’autre mains entre les cuisses se crossant lui lichant et pompant deux perdrix tressaute du cul grince sous la langue met l’une met l’autre éprouve un sentiment polymorphe et fractionné impressions chromatiques miettes penchants forces pa-voisées bruits d’ailes (!) conception du monde jusqu’au bout partenaires irréductibles narration profuse et serrée tons surgis des gosiers gonflés de sève tendons genoux mollets charpente dévoyée psaume musculaire sanglots du papier liqueur blanche accumulant entre les mâchoires et les pattes coudées entassées sujet qui se ramasse craque bondit fronce comme un mufle tête 31 brillante oeil radieux oreilles vives les cheveux comme des flammes la poitrine ronde le front planté un futur nous invoque convoque les rangs ayons l’audace de réamorcer toujours sillage des répliques embrayant s’abîmant cours brutal fouetté progressant par contacts arrachements poésie travaillant les puits recherchant cet état toujours refait et savant féfesses-harpe en bouche clitoris choyé paumes manipulant les cols salive aux lèvres autre mouche qui se tend gros plan sur le texte ouvert fondu (y s’ouvre en grand!) sursaut de joie on- dulation des reins prises juteuses coup d’boutoir tout en baisant y nous voit s’masturbe la tige raide bassin crispé membres huilés jonction des trois ventres pubis qui vient s’écraser pièce d’homme enculé coeur ruisselant poche massée f bonhomme qui m’prend par derriè- re la bonnefemme qui s’turlute le clito bientôt les deux gars flattent la fille qui les fourre on nettoie les souches on frictionne les mousses toutes les postures à trois sont essayées récit labouré léchages et crossages halètement impatient barrage ébréché conjonction de suc et de flancs la sensation colorée la rage le tumulte les cris le déclic les soupirs un festin qui décante le portrait bienscéant le débordement poétique porte ses fruits l’ébullition la fermentation des peurs au lit la vérité ne coïncide pas avec les vénérations emboîter dans le désordre c’est-à-dire signaler un ordre différent et enchaîner par des thèmes irrévérents plus d’intouchable la deuxième morale tâte toute densité mastique les bornes se dépasse elle-même pour étriper et recréer à quatre pattes transversé accents vifs se lève sur ses pieds s’accroupit se décomprime tube gommé ce qui est véritablement mimé c’est le fleuve les intrigues sont à investiguer le point d’appui sans appui le roulement s’allonge/monte comme tisons recommence réattrape un second souffle dans la bouse où ça germe ils sont deux dans la vie femelle serrant fortement mâle s’attelant poussant des bruits plus profonds encore assis par terre la muqueuse dévoile son sourire le sujet décrit son lieu qui frémit l’chignon déformé qui pend dénotés jusqu’à la racine ça agence se superpose se tord trébuche se mord la connexion en tout se fait progressivement par exemple un tableau n’est rien d’emblée c’est à celui qui s’en mêle d’en faire son profit l’oeil clair les dents découvertes les bras qui tanguent les courbes se dessinent la couleur digitale le pelvis neigé la solution s’étend imaginez! le libre cours de l’exposé les traits placés se découpent les silences ne sont pas des temps morts le malheur c’est de transférer et ne jamais verser éteindre empêcher comprimer on doit réintégrer la palette et en assumer le paysage entier splendeur qui s’extravase l’oubli de la pensée l’océan ça pose la question de l’être appareillage archipels lagunes le je parfois cesse d’arraisonner se déculotte se marie à la cire se remodèle next! 1975 33 n° 7 L’acharnée Lucette Finas Roland Barthes Alain Borer Jean-Louis Bouttes Alain Coulange Lucette Finas Armelle Héliot Eugénie Luccioni Christian Prigent Daniel Wilhem Christian Bourgois Editeur, 8, rue Garancière, 75006 Paris, tel.329.12.80 VIENT DE PARAÎTRE Une voix pour Odile FRANCE THÉORET wmi\ UNE VOIX POUR ODILE France Théoret $4.50 LES HERBES ROUGES Collection LECTURE EN VÉLOCIPÈDE Madeleine Gagnon André Gervais Philippe Haeck Renaud Longchamps André Roy Denis Vanier Distribution LIBRAIRIE QUÉBEC-AMÉRIQUES 1668 rue Saint-Denis, Montréal, Québec H2X 3K6 (514) 843-5873 Dans la même collection Claude Beausoleil Nicole Brassard Paul Chamberland François Charron Roger Des Roches Raoul Duguay Lucien Francoeur les herbes rouges 49 les lieux domestiques de marcel labine 50-51 la vie de couple de roger des roches 52 les grandes familles de normand de bellefeuille 53 glottes de serge gauthier 54 la promenade du spécialiste de roger des roches 55 propagande de françois charron 56 l'instance de l'ire d'andré gervais 57 l'état de matière de renaud longchamps 58 la sourcière de sylvie gagné 59 la fuite et la conversation de guy moineau 60 la duègne accroupie de michèle drouin 61 traduit du jour le jour de pierre monette 62 le sentiment du lieu d'andré roy 63 la belle conduite de normand de bellefeuille distribution: librairie québec-amériques 1668, rue st-denis montréal, h2x 3k6 843-5873 illustration: amants sur la terrasse, 1775.composé aux éditions l’enmieux imprimé sur les presses de copibec inc. $ 1.50
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