Les herbes rouges, 1 janvier 1983, Nos 110-112
herbes rouges cj François Charron Dfoù viennent les tableaux ?110-112 les herbes rouges ISSN 0441-6627 ISBN 2-89272-000-1 Directeurs: François Hébert Marcel Hébert André Roy Adresse: C.P.81, Bureau E, Montréal, Québec, H2T 3A5 Abonnement: 6 numéros, 9,00$; 12 numéros, 18,00$ Distribution: Messageries littéraires des éditeurs réunis 900 est, rue Ontario, Montréal, Québec, H2F I P4 Tél.: (514) 525-2511 Distique 9, rue Édouard-Jacques 75014 Paris, France Membre de l’Association des éditeurs de périodiques culturels québécoi Dépôt légal: 1er trimestre 1983, Bibliothèque nationale du Québec © les herbes rouges et François Charron, 1983 François Charron D’où viennent les tableaux?poèmes 1979 du même auteur revue les herbes rouges: Projet d’écriture pour l’été 76, no 12, 1973 La traversée/le regard (sous le pseudonyme d’André Lamarre), no 13, 1973 Enthousiasme, nos 42-43, 1976 Du commencement à la fin, nos 47-48, 1977 Propagande, no 55, 1977 Feu précédé de Langue(s), no 64, 1978 Blessures, nos 67-68, 1978 Le temps échappé des yeux.Notes sur l’expérience de la peinture, nos 75-76, 1979 Mystère, no 95, 1981 La passion d’autonomie.Littérature et nationalisme, nos 99-100, 1982 Toute parole m’éblouira, nos 104-105, 1982 éditions Les Herbes Rouges: Persister et se maintenir dans les vertiges de la terre qui demeurent sans fin, 1974 Interventions politiques, 1975 Pirouette par hasard poésie, 1975 Peinture automatiste précédé de Qui parle dans la théorie?, 1979 1980, 1981 autres éditeurs: 18 assauts, Collection Génération (France), 1972 Au «sujet» de la poésie, l’Hexagone, 1972 Littérature!obscénités, Danielle Laliberté, 1973 à paraître: Je suis ce que je suis François L’imagination extérieure à ma mère à mon père v ¦ ¦ .¦ .• Cette impression qui a pris feu Il nous arrive parfois de regarder au-delà du paysage offert et de découvrir ainsi les racines de l’obscur.Roland GIGUERE un événement inattendu d’où me vient la peinture qui n’aboutit pas à un point l’apparition la disparition penché sur le sol comme un oiseau dans une posture amoureuse ce que je demande au lointain la rapidité du coup d’oeil tu me laves sans t’en remettre à une opinion mes griffonnages d’où j’aime ou n’aime pas la contrainte littéraire c’est la contrainte scientifique qui va commencer je suis venu voir cézanne matisse mondrian pour ne pas être compris des imbéciles j’en appelle à l’envers mon rouleau suit et pisse je mets de l’eau et laboure un plan de silex sur un autre un exercice qui parachève ce qui me fait face la couleur du geste fait sens je ne sais pas dessiner les espaces me répondent à voix basse tout au moins la première fois échangent quelques mots une figure de toile au versant du noir ce sont les relais d’un marteau intérieur il est là fragile elle me demande ce que vont dire les autres 5 je suis gêné de vous dire c’est mon caca ici comme il se prononce pour un jour qui ne dit rien toujours cette allure-ci le déluge universel d’uccello sur un papier roulé aide ma mère à se lever passé au lait de chaux et devenu ce qui s’éveille il y a un simulacre sans savoir où se faufile notre maladie de tout voir tout surprendre lequel par ailleurs pourrait prétendre ne pas être vu ni touché ni visité par ce blanc il voudrait s’avancer sans perspective et sans calcul par de larges coups je le dévisage là où je ne suis pas ça me peint un tableau lui parle de ce que je fais ici mais je n’en veux rien entendre c’est bien ce que je fais tout seul au bord de ces convergences peuplées une promenade par laquelle l’on ressemble à une machine c’en est une en effet et elle ouvre le cadavre avant l’incinération l’inimaginable protégé par l’index me pointe comment crever ce qui traîne un peu partout ?les sens endormis la nuit est une couleur un reste un contrat où je n’oublie pas les sources les tourbillons la nervosité de mon déplacement je feins à un moment d’y être au devant à l’endroit où une roue passe par ma mort c’est insensé mais voilà le quadrilatère de chacun il me faut un temps pour m’y résoudre me convaincre qu’il est intouchable et sous mes cils elle panse ce qui me serre j’ai du pastel pour annoncer les feux j’effacerais l’évidence on m’a promis un pouvoir pour que je me taise comment au coeur d’une exposition on trouve ça malin que j’aie perdu le sens des valeurs lui il vous indiquerait l’adresse de l’enfant à découper des fenêtres et des portes pour en sortir une joie qui ne sert à rien donc je cesse de raconter une histoire pour la transformer dans ce qu’elle a de plus aléatoire la noyade la disruption un retard un regard ne le changera pas en statut de sel j’aurai une oreille en plus ?en songe les joues inaugurent la navigation contre le vent navire qui souffre d’être l’outil plaqué soudé chevillé à un profil un hasard de famille ceux qui vous surveillent au fond du tableau vous remontent jusqu’aux aisselles vous êtes vu en perdant pied vous êtes gelé il va chercher dans les magazines les mauvaises gravures il les recopie en laissant passer un autre souffle qui chaque fois l’initie à un orchestre en lui sur la fresque un arbre plié près d’une présence féminine nous sommes très proche il lui demande d’où viennent les enfants où suis-je où vas-tu quelque chose n’arrive pas à se constituer en dehors et l’avale il reste fixé par les épingles mon intérieur il crie un matin il se lève sur un drap froissé il réduit le fer en eau inaugure un climat fait de fractures de fibres qui n’annule pas le champ des possibles et qui à l’aide d’un grand geste perdu peut en faire autant 7 toits frottés au ciel on les entend pleurer tissant sur le foulard l’étendue des plaines il m’a confié lui-même que le soir il est fasciné par un panneau faisant face à son lit une obsession qui précède toute alliance il contemple les nodosités les marbrures les stries dans un état de demi-sommeil il fait naître l’ordre infini des effets il peut se morceler douloureusement sur l’image tantôt une femme impuissante à situer ses franges et ses écailles en terre très douces une jarre ouverte nous prête un paradigme au milieu du fleuve au milieu du rêve il travaille son éducation sexuelle risque quelques intrusions pour manier le pinceau qui pompe les voix au coeur du je sans fond pour faire forme la gouache me dicte les questions construit un firmament pour mon tympan j’y découvre les habitants d’un antre un malaise humain insoupçonné sur les parois du châssis j’écarte ses seins et rit dans mon collage ?égarantes issues du moi profond ses veines radicales bouleversent la notion de relation il déroule le fil d’une bobine il part d’un souvenir d’enfance ernst les yeux nourris de lunes qui se décomposent jusqu’à la duplication tu tiens le fil les attaches comme ces bouchons qu’on empêche de sauter tu effiloches le cordon ombilical un montage de la dimension d’une flèche un clivage sonne sans consulter la figuration et ce qui arrive je me demande s’il s’agit d’une profanation on me répond que ça pèse lourd je sors mes crayons je corrode l’espèce je divague je diffame possibilité de nommer des coffres trop pleins comme ces moulages qui vont craquer je sens la bourrasque contre tout sentiment litigieux il craignait qu’on lui mette le grappin dessus c’est aussi pour ça qu’il ne signait pas qu’il a reçu la pluie sur le dos qu’il est mort encore droit décidé malgré lui à fonder un paradoxe esquisser une planète devenue étrangère à elle-même ?la conjuration autour de ce corps dans son flux menstruel elle restera sept jours impure et quiconque la touchera restera impur jusqu’au soir et la perte de toute explication déjà coupés déclinés nous voilà décalés à l’intérieur de nos particules matérielles un passage du fond d’or byzantin au morcellement bleu de giotto il imagine les palissades qui vieillissent la mesure un certain ordre temporel la fanfare ajourée sillonne les villes pignons clochers mais comment écrire le vent l’arrachement déjà en cours je me souviens de mes éternels brouillons de mon désarroi à les nommer à les toucher à les prendre l’édifice énorme des ancêtres se meurt les miroirs n’attirent plus les peintres qui maintenant s’attèlent à leurs toiles découpent le manteau ses rumeurs sa scansion fortement sensuelle dorment sous l’écume de 9 grandes épaisseurs d’eau demeurent indéfectibles comme ivres de jeûne défiant l’origine improbable autorisant le visible ?une salive au bout des sentiments une morsure à la manière des primitifs mirô dépose son grain de sel sur la queue des oiseaux il a raison ce matin de voir courir les taches devant nous cette flamme cette violence non canalisée mes fonds viennent aux jus quand je nettoie mes brosses c’est ici qu’il met le feu qu’il sonde l’équilibre qu’il gratte avec l’ongle les jointures les doigts l’oubli autorisé jamais inauguré pour les filles et les fils jamais déplié et jusqu’à l’état fragmentaire lacunaire on accuse le sommeil d’être un démon de troubler les nuits par son pouvoir d’écartèlement de laxité avant de les apercevoir les broussailles deviennent l’itinéraire de notre singularité il décape il change la tempête dépose l’ocre des montagnes et des bois relance le cadastre de nos voix à partir d’une même frontière admise il coule avec la pénombre avec ces intervalles avec ce silence nous privant soudain de tout personnage ?or tout n’est pas à comprendre comme sortant d’un même pli il vient en avant pour nous excéder et il a comme preuve un rond parfait imbibé de rouge et il ne s’écarte pas des canons pour introduire le peuple à une épopée écumes des mâchoires comme une danse comme une poudre il envoie le hasard découvrir les grands puits profonds je ne passe pas outre mais qui ou quoi lui a enlevé la vue la lui rendra pour démaquiller les leurres ne plus en être la proie gravé sans merci longtemps je me suis rejoins dans l’ignorance de la pénombre ces voisinages entre toi et toi ce décentré murmure cet autoportrait affamé la houle aux vingt mille royaumes un monde croule à nos pas je ne cesse en dormant d’éveiller l’incompréhensible pour lui faire peur et toi vincent van gogh tu t’arraches un coin de la face et tu l’enfermes dans ta propre main et tu l’enveloppes comme une chose vraiment obscure un siècle qui meurt fou ?tu passes pour un ignorant largué vaquant dans les dunes supposant tes pensées sur un morceau d’étoffe tu as de la brume au regard tu peins au creux des mines le lit déchiré des mineurs tes croquis emportent l’effusion parcourent la direction inverse il leur faut t’opposer la honte quelqu’un les morcelle l’infranchissable leur montre les arêtes qui ne conviennent pas et justement nous avons démembré cette ballade des traits bouclés il n’est plus possible de dissiper les saccades la ligne à partager les tournesols pulsions multiformes de l’être un décollage n’aboutit pas abonde aux articulations fait sauter les verrous avalanche irrémédiable galvanisant l’index chiffon- nant l’endroit mis à plat ce dehors claqué chuchoté tenace un point de rebroussement où le ravin s’élance en ciseau un homme désorienté crie du bout du pied l’étincelle assourdie de sa venue au jour ?lui cruche cassée travaillant comme un somnambule bientôt réduit au jardin de l’asile se tire un champ de blé dans le ventre troue la nuit la lande roussie on brûle une affiche on construit un mausolée raye tout dialogue si près du fléau le père mort encule ses embaumeurs maman momie quel nom lui donner réalisme des bandelettes un autre se tue à nous faire voir la dichotomie force l’attention du monde rend la ville anxieuse et plus riche en nuances là une meurtrissure ici un élan rayonnant plus loin sa faim il mange ce qui coule des tubes il nous en donne avec un mouvement d’exaspération intérieure ces débordés ces redressements une bête au bout des mains ondule on ne devine plus nous sommes touchés arrachés par les roulis les éboulis l’architecture outrée qui se disperse là se rompt l’imaginaire l’intelligence ne remplit plus ses obligations frappe dessine s’exprime en saillies s’excentre vient mordre la surface ?la douleur du chemin fermé mouille ta loi paul gauguin exilé qui a voulu voir flora tristan clans les 12 îles sur ses carreaux les vergers et les pans de fermes à des heures diverses de la journée le succès financier remplacerait dieu ce besoin d’accumuler et maintenir une envie une exploitation tu lui as quand même chipé sa petite sensation pour la promener sous les tropiques tu t’en vas pour vivre en sauvage tu recopies les textes sacrés sur un cahier d’écolier tu craches du sang tu n’en reviens pas d'où veno7is-nous que sommes-nous où allons-nous un entêtement qui appartient à quelque part à une somme mais pourquoi de qui tient-il la clef du festin ancien le droit de tout oser la craie compte ses pas ils ne pourront la saisir avant que tout soit épuisé les éboulements les érosions tu ne sais pas revenant retenant l’inventaire des émotions eaux laminées lapant la mémoire qui habitent la foule sur les cils le plâtre au front tu ne sais pas ?écoute ce qui désire se faire tant que le temps ne pourra cesser il invente le respirable il m’avoue la chance inconnue d’un objet sans importance s’avançant vers lui un vertige un vestige dans l’égarement les coulisses les levées disséminées déracinées secousse tellurique pour ^e désabriter ne plus s’identifier au totem s’enfanter repartir percevoir le refus sa globalité fouiller forer les galeries c’est ça sans retour désarticulant le squelette et la musculature dévêtant la parure le cassable intense où l’on s’expose à la religion et à la règle où l’on s’instabilise pour renaître à ce qui se liquéf ie à ce qui étonne l’opacité la marée vient la marée viendra ni directe ni immédiate portée hissée par les restes ignorés si elle n’est plus et que le froid pétrifie couteaux massues pointes déterrées les bras levés il regarde une femme nue au-dessus de lui modelée dans la glaise par des choix habiles elle insiste à ne pas se découvrir ?il apprend autant qu’il peut pour mieux l’oublier ensuite il fait disparaître la nappe la pomme la bouteille sur l’atmosphère éparpillée des petites touches un défi s’inaugure qui ressemble à un plongeon sans ombre une approche de la solitude troublée cette hostilité cette indifférence de ceux qui s’établissent la tête sanglée une ronde indéfiniment les réitère se laisse aller à un entrain endiablé et comme aveugle s’y love dénivelle les gammes qu’il multiplie un rien du tout à susciter le doute il semble pouvoir faire chanter le drame ces visages un peu surpris de la matière qu'on a avant soi font que l’essor est à la fois tension fonction question violente on vole aux étoiles la clef de nos rêves l’inachèvement le déploiement s’étale quand on croit que l'art est malade le moi se retire au-delà et pense que tout va bien comme ça puis au loin se ferme du présent par son passé un autre oubli s’accomplit un pont sur le sol bleuâtre au début une permission on mettait l’histoire à la portée des illettrés on retraçait l’avis d’un sauveur en maintenant des formes puis voilà quelqu’un effrite le roc ornemental individualise les êtres de la journée de la coulée au présent alors un peu venu pour ça l’emporte sur l’immuabilité du rideau derrière eux derrière nous une déviation où le geste a ses sentiments où le profil parle l’enfer et le paradis effluves qui ne sont pas une copie il dessine la brebis sur une ardoise parle ici quand j’y viens je vois revivre celui qui s’abaisse avec eux dans la misère et la détresse je désencombre ce qui était inscrit j’embellis le bois a tempera je fléchis soutenu dans l’enfilement voulu par tous bâti par tous il est le seul qui le puisse déliant les hommes le récit l’abandon graffignant dix siècles de dogmes et de rites dix siècles de formules sur les vitres ?quoi t’inquiète de l’immémorial transit des langues une soufflerie gonfle ton printemps botticelli en 1510 ton nom est inscrit sur le livre des morts tu froisses les courbes les angles tu exaspères tu exagères la torsion des membres cette errance éperdue ces fleurs que tu donnes à pleuvoir ces cheveux épars réinventent l’exception il le fallait pour que ce qui est encore caché existe je fonde un détour il aura fallu de même que la mère disparaisse pour réapparaître au dévidement cha-moisé des plans incrustant la nature à l’idée afin de 15 pouvoir ton cerveau ta rame tes illustrations sur les murs et pourtant je veille là où j’expire là où je suffoque le très beau moment où je ne comprends plus quelles incidences m’écorchent tu n’es pas glacé tu humes la rafale tu l’emportes par une tout autre production et revient la douceur ourlée emmêlée de l’air traversé le matin elle te laisse insatiable lorsque tu appliques les couches lorsque tu jettes ?il interprète l’expérience par tous les moyens il sarcle la rage des tons qui deviennent un projet il traite la nature comme un cryptogramme je finis par marcher au-delà des limites de la toile et toi de kooning tu dramatises les contrastes tout comme pollock newman kline au début avec le moins d’argent possible du noir du blanc guettant les remous jusqu’aux fonds dénudés sur l’eau la peau dressée par une mariée la vie retracée marécages impétueux large brosse avec ses crochets sur la face maternelle une odeur d’altérité au passage fluide de la philosophie dévissant on y vient vers quoi je suis dans ce que je serai pour ce que j’étais une souche une saison bue mes chevilles qui mordent le tempérament nerveux une surexcitation Vaction painting je respire l’embouchure où elle m’annonce sans souffle la buée l’imprévu derrière devant mon frère qui me prête comme de la boue quand je respire interminablement 16 ?au début pour refondre les mythes anciens et primitifs puis nous frôle nous gratte un destin de partout son radeau sur le plancher il laisse dégoutter ses bâtons en arabesques de plus en plus évasées rythme le perpétuel depuis qu’il sait vouloir la main au seau rempli le sol de son liquide jaspé fréquente mes sourcils quand on se promène l’extension l’immense vous ne savez plus il en fait le tour se trouve dedans animal inquiet de la division du travail faisant craquer l’espace réduit des habitations ne recule plus devant la menstruation c’est là que l’amérique griffe les pierres tombales rien ne demeure il a englouti le sali le trouvé s’éloigne avec les éclaboussures je rame tu t’en vas le désir de voir est proche comme un enfant perdu suspendu insupportable sois sage voilà une boîte magique il imprègne l’immobilité du lit il se dépêche tout contre sa vie cette force étrangère anormale cet apport malgré lui ?posé devant un miroir et solitaire dans sa plénitude trop humaine le crâne un bruit s’épuise lèche ça déluge attaché aux ténèbres vers la lumière cette obscurité qui est tout de même la couleur on obtient peu à peu une course qui épouvante la ressemblance toujours plus vaste que soi les travaux aux champs les tisserands chaque instant furieux de la machine la souche défiant la brise ce 17 qui fait beau est vrai voici l’inexprimable haleine de l’incendie l’autre s’appelle rothko mais pourquoi ces drames pâles fluides à propos de rien un simple arrangement quelques rectangles appliqués en voiles minces déplacent le crépuscule je songe à la musique engourdie doucement quel préalable il porte l’extrême recommencement par ses glacis comme léonard de vinci disait découvrir des paysages des batailles dans les taches les bords nébuleux qui s’effilochent ne le quittent plus sans deuil et toi tu entres pour t’apercevoir qu’un bandeau roule ton avenir ?le déjeuner sur l’herbe c’est indécent cher manet défiant l’évidence au temps des scandales beaucoup plus tard mais toujours maintenant il utilise l’allongement au bord de la mer l’incroyable jambe gauche extraordinairement développée pour son âge les premières années du vingtième siècle sont mal écoutées comme jadis un bras démesuré près du gilet rouge et de la maladresse de cézanne déjà la guerre nous enlève la possibilité de conserver une neutralité efficace les événements viennent sur leurs pattes de colombe on ne sait plus ce qui est proche ni ce qui est loin delacroix construit une armoire plus sombre que le mur nous montre un trou prêt à tuer la perspective voilà le poudroiement l’entre-deux mais quoi m’influence dans les mouvements affolés battant petit à petit le malentendu le coït l’observation de la 18 nature ne sont plus les sources de nos croyances mais un gain qui se confie peut-être ?brisant les hymnes ils interdisent aux sentiments d’éliminer ou de choisir je suis là tout près des premières tentatives d’uccello qui nous semblent inintelligibles nous poussant vers la porte nous taraudant dans les coches murmurantes et fourmillantes ces augures fantasmatiques appuyés au cristal durci piqué d’une lexie chahuts d’où je reviens échevelé l’incertitude prive nos retraites une ficelle a plié l’unité malade les nomades ne s’asséchent jamais cette légende elle voile le ciel de flèches et de lances elle se pose sur moi sur mes organes décollés aussi peut-on dire par une épine en quoi se fonde l’altérité les bras les mains les genoux pliés des mères des épouses les courbes animées m’abandonnent blessé au centre d’une ville qui raconte les tournois les ombres vivantes entrées mitoyennes du lac des géomètres des ingénieurs des dramaturges ingres décalque giotto se sent pris par un grand froid va se coucher quatre jours plus tard il meurt ?on me démontre les avantages de la promptitude mais où trouver l’apaisement il fallait m’arracher l’oeil pour m’éduquer la vue les élégies de mo-therwell je suis en cet afflux ce nombre plus élevé ce 19 chant d’automatisme rugissant le dévoiement la maîtrise allègre l’advenir me lave et me prend et me soulève griffonnages vibrations dripping on the floor not on the wall comme un sillage sous-marin un collage qui remonte de la ouate jusqu’au ravage les rides sur les linges souillés il copiait les cadavres sur la neige éparpillait sa pensée mais que signifie le mot dessin l’imprononçable atmosphère l’écume la mue bavant abonde en trous en vides crée du réel avec le réel dans tes os palmés tu travailles sans croire à personne tu pénètres ce que tu as devant toi quelqu’un de décidément ragoût son habit inachevé ses cônes ses cylindres ses sphères trouvés sortant de la figure pour se faire traîner sur les poêles et les parquets ?nicolas de Staël trame variable comme une rive tu rassembles les fractures en devenir tonnerre infroissable tu te jettes à ce vide tu palpes l’épaisseur du ressentir cils affolés par la perte active et d’abord cette usure intouchée genèse même de l’oeuvre tu peins à l’électricité tu te maintiens éveillé moi chaque jour je dérobe à l’ombre ce possible effarant que tu me donnes que tu me rends sans un seul os tu es vivant à la surcharge des truelles des couteaux un fanal appréhende l’éblouissement reparti mais qui aurait pu devenir ces strates géologiques ces empâtements où l’aurore est une pierre fracassée où l’aurore est secouée et je me dis d’abord cette usure intouchée lorsque la figure apparaît elle s’approche de ta mort un sang noir où nous sommes les fils empêtrés à l’orée d’une course toujours il y a la fragilité gourmande les fossiles emportés les répliques de ce juste sans l’ordre un plein évidé un buisson quand tu te coupes ?je ne suis qu’une alouette je me lève à l’aube pour étudier les champs quand le soleil éteint tout dans ma main un malheur floue un embryon me porte à la bouche l'oralité du corps celui-là avec les grosses touches carrées semble nous donner l’analyse il morcelle nos appétits depuis le sphincter maintenant c’est avec du sable qu’il regarde les mensonges au coucher dans sa main le sein nu elle se tourne vers eux une émeute où les nuages du ciel se mêlent aux nuages de poussière et où on ne sait plus très bien quoi se soulève avec les manifestants quoi grimpe pour mener la lutte une argile enflammée un fouet on m’achemine à ce qui remue par les rues à l’heure où les ateliers ferment il apporte les cartouches d’un savoir vigilant et distancié une argile enflammée son désir du féminin rond plein gonflé elle a trois vertèbres en trop elle tient l’audace la force on aperçoit les courbes on se décide à défaire la robe pour nous tremper pour nous gruger à une époque où déjà il aura fallu déchanter ?21 le souvenir ramène ses parents ses hantises les bruits ce soir il s’échappe sur les toits s’imagine qu’il vole sans parole un saut pour ne pas prendre froid un poisson ailé qui emporte une pendule en jouant du violon les points les virgules entre les saisons l’irréel immédiatement il peint une jeune fille on lui demande de ne pas le faire il repeint un enterrement en plus difficile mais il vole violemment dès la naissance les points les virgules entre les saisons comme autrefois ces nativités ces bêtes la mère ravie l’ondulation des torses le miracle de l’étagement progressif tandis qu’il renverse brusquement sous nos pieds les places habituelles fièvre saoule elle nous dérobe ce qui vient encore nous inonde comme autrefois une grenade ouverte traversant le matin l’ombre rose sous les yeux la moustache verte de son père qui ne vieillit pas ou encore une femme trayant une vache dans un museau de vache l’inquiétante clarté intérieure ?les hiboux de riopelle ses mosaïques souveraines comme après le déluge les croisements les conjugaisons de gammes qui se déploient et prospèrent immobiles étendues là comme après le déluge et même il y a l’écho l’haleine entre les draps le bourgeonnement imprévu de l’horizon complet pris entre discontinu heurté cousu ça et là il trouve ce qu’il ne cherche pas tandis qu’on s’amuse à décomposer l’atmosphère on n’aurait pas cru à cette gratuité cette légèreté enroulée lacée qui s’élance un voleur d’errances et le reste mouillé sous les éclairs les amoureux voltigent désorientent l’air ébroué chagall en exode un oiseau parachuté une promenade à écouter un personnage enjambe le fond bleu en avant il approuve les plus extrêmes conquêtes les baisers peuplent forage pas enflé du tout il répond négativement aux génocides aux massacres il rêve que tous viennent le rejoindre quand il est devant son chevalet il aime ceux qui l’embrassent ?les yeux superbes de ses opinions politiques il opacifie deux cantonniers en chapeau de paille droit devant nous ce marteau peut devenir une arme suffisamment tirée deux amis publient leur manifeste nous sommes en 1847 les forces populaires veulent se regrouper ce marteau peut devenir une arme plus tard ses baigneuses un crocodile n’en voudrait pas pour les manger il chasse les anges l’écume brame ses regrets colorés il boit les transes à même l’ombrelle sur le visage maniable une substance nous traîne essouffle la destinée jusqu’ici distribuée on le condamne à une amende pour avoir incité à la démolition d’une colonne en 1930 une sauvage curiosité fernand léger c’est comme cela que ça commence il fait suspendre une montagne à côté d’un nuage une majuscule d’imprimerie une pipe une clef pour son siècle il se retrouve avec la terre il fallait que les événements le créent comme un beau fruit comme 23 une usine une économie ?les lumières techniques du zen celui-ci tobey investit l’esprit pour pénétrer les replis le manteau intime de la vierge fontaine en flammes sur soi toujours plus intacte attend-il la calligraphie chinoise à shanghai ou bien un jour une feuille de papier sur laquelle un grand zéro est tracé les lumières techniques qu’il faut méditer il écrit ses lignes comme cheveux au bout du sommeil figurations élémentaires je ne résiste pas aux lisières je songe à l’inattendu oubliez-moi cette femme de la lune qui coupe le cercle armée d’un couteau le noir tailladé sur le bleu de l’encre vous tous pour naître à nouveau dans la vaste horizontalité grand canyon non préparé non tendu avec ses reflets fêlés ou coulures ou tournoiements le dégoût n’est pas n’est plus de mourir il faut y entrer un coeur à la fois armé d’un couteau le noir hors le cadre bientôt les cuisses auprès des heures pour encore se laisser aller à l’élan des ponts suspendus ?il s’y sent plus près quand il tourne autour travaille les quatre côtés comme les indiens à l’ouest hors de l’eau cette information suffit début tenant quand ça vient kline bariole les déserts par l’énormité des échelles comment l’empêcher de répandre sa volupté les entrecroisements du long et du large c’est 24 que ça fait vraiment plaisir au début quand ça vient pure perte le jeune homme aurait été arrêté pour sodomie en 1476 il se sent gouverné par les vols d’oiseaux il expérimente opère sonde les murailles les viscères multiplie infiniment les foyers où s’engouffrent ses contemporains je marche avec ce qui le fait dans son plumage bruyant une paix égale au paysage ces arbres silhouettés sur l’espace limpide qu’on appelle réalité les grands déplacements de la recherche je suis venu vous attendez tous les progrès l’état d’inachèvement voulu et le désordre jusqu’à présent l’après improbable est ce néant Sur les lignes de ma main derrière moi .et c’est toujours un concept que je pleure.Antoine de SAINT-EXUPÉRY mon épaule suit les chemins que prennent les mondes ainsi dit-elle lente pluie vers le jour dans le sommeil jeté plus loin vous paraissez être mis au hasard guidé inconsciemment par un automatisme actif et doux sous les tremblantes étoiles on aperçoit surgir les ports d’attaches qui se créent en passant du bras à la balance du poignet il vous font face ardoises corridors plages pour accrocher l’imagination le chaos frétillant ah c’est déjà fêlé et sans voix en avant diaphane le geste de l’étonnement elle entrecroise les nattes les roses qui s’estompent se mêlent à la tapisserie la proie médusée par le foin aveugle de l’oubli cette femme veille un adolescent endormi douce quiétude comme s’il fallait s’y attendre fraîcheur larmoyant la bruine un frêle un pâle adolescent endormi et la joie blanche qui s’ouvre devant lui il aurait fallu un souvenir l’oiseau-poisson les ronces les gouttes entre ses ongles courbes tissées aux racines de l’herbe 27 comme Vobscur sur sa tige en larges traînées pour nier ses contraintes bois profonds minutieux vlaminck violon comme fontaine ou kermesse ou paupières de couleurs il balbutie parfois sans manger n’allons pas défaillir transparences rares au fond n’éveillons pas la fadeur il fallait le lyrisme encore plus étrange que jamais vlaminck violon comme l’éclair inquiet c’est le lieu qui me reste mais la surface peut être prise dans les méandres destinée à ne jamais céder moi les poings refermés sur le pourpre des larmes mais toi l’envoûtement l’ébloui te sangle contre le vent songe une fois à la lumière cette impression qui a pris feu tu passes démultiplié gaspillé en tes feuilles tu arrives au paysage blême châle mouillé l’été plus vite que jamais en voiture il faut entrer dans la nature en larges traînées syncopes portées par l’air le moderne est ce qui résiste à la barbarie quand tu veux boire le tourbillon la prairie la plaie précise une soif ?quelque chose lui interdit l’usage de ses doigts les déforme il attache son pinceau sur les paumes pour réveiller à nouveau le vieux fond sensuel les rayons il fonce tête baissée depuis si longtemps je n’évite pas l’influence des autres je les combats c’est pourquoi je les comprends au loin tout près de mes mains brûlées le temps vieille farce sinistre déclare breton émerveillé de tant de têtes humaines ivres pour la première fois ici chaque page mêle unit isole la vie en commun les peintres sont des rébus doués par le clair le sombre de leurs productions caravanes où je coule essouffle les centres plomb fondu ici chaque page abandonne sa naïveté insensée que vous le vouliez ou non il s’établit un vol un délié une fêlure après coup depuis l’oeuf la membrane quand j’étais petit je désirais ma mère qui veut que je me dépêche pourquoi alors vous tous désemparés ça ne vous referme jamais ces soupirs ces offrandes morcelées ?odeurs marécageuses rivière tant de secrets pour la profondeur ocre des crânes un règne luxuriant et desséché étreint le bout du monde imprécis léonor fini tu m’entends à partir de je ne sais quel hululement quel pullulement phare récent tu gagnes le large à la nage le drame happé par tes héros connus du silence ô ce bocage mettrait fin à nos prisons enfantines le dieu momifié n’apparaît plus que là perdant que là à la naissance et à la mort comme un jeu d’enfant elle ne sait pas dire adieu elle épie les chuchotements ses cauchemars sa leçon d’anatomie la bergère glacée les monstres au visage et aux seins de filles images depuis si longtemps noircies suggérées pour vous écorcher les muscles là si belles végétales animales lionnes qui ont la colère et quoi décapturé pour tuer la 29 dette je vous dévisage l’oreille d’abord sphinx griffons chimères les pas du désert l’énigme chancelle souffle son pointillé sur la figure voilée et quoi encore ?fourrure rousse qui n’a pas d’armes ses bruits me frôlent me tâtent me reniflent il n’y a plus ni méthode ni ordre un sable clair et nu par exemple un charme d’écriture dans le réduit du coeur journée effacée crevée avec demain assaillie par les plantes ces larves mystérieuses se mêlent aux tiges aux ailes transparentes au fin couteau de chaque vie une éclaircie balbutie les pivoines nous sommes sortis sans linceul grisés par les châteaux dans les caves les sous-sols une note rassasiée entaille la flore qui ne réclame rien avec demain comme ces hommes deviennent fous à la vue de leurs flancs éblouissants alors les femmes deviennent plus dures que le quartz et lui d’une autre époque dessine ses plongées les plus élevées scrute de sa plume aiguë les forces utiles les cataclysmes les eaux convulsées cette souffrance redoutable sa plénitude est d’être seul et à lui-même pour défier la lame ?le raz-de-marée nous salue sans attendre les murs toi quatre bandes rouge sur fond jaune le drapeau un gris anthracite s’ajoute aux précipitations nous 30 sommes déjà loin nous levant mouillés les passants chargés d’un message révolutionnaire danse partisane pour libertés et pour progrès empreintes de pieds sardanes métaphore fout la feuille dans un autre règne mille sapins en rade mille soifs aux déchirures tachent barbouillent froissent écornent cent noms un essoufflement s’ajoute aux précipitations nous sommes déjà loin et crève le mystère lettres pliées détachées de la reliure il découvre les articulations les conversations aux chemins abandonnés et deux croix qui se font face sur quels bords chantés une dégivrure surprend les vaisseaux ce ravage où ailleurs est un fruit un bout de ficelle un ciseau en juillet quand il taille un personnage sans retenue avant même de se salir il ne voit pas ce qu’il fait des fougères sur le papier journal ?le dévoilement amoureux élève une tour un apprentissage du ciel et nous marchons le long d’un défilé qui nous rend marin à travers les sédimentations contraires nous affichons une femme cent têtes sous les draps d’eau la mare intacte au fond pierreux quelquefois une démence un charbon singularisé qui pour finir ne sera pas sociable silencieusement une poésie filante dans l’inclinaison des lampes ma soeur jacinthe s’oppose à un meurtre légendaire et ces histoires de fous creusent l’audible arrêtons là grand angle où désormais l’écoute veut interroger les vieux métaux les reli- 31 ques la boue des échelles la nudité solaire qui découpe un étang inachevé une stupéfaction les colombes leur queue sur le territoire pour entendre venir les chevaux nageurs aveugles la mine de plomp sonne pâle comme un pendu presque beau il tient en joue les nébuleuses les cimes effondrées on taille ses os avec une exactitude de guêpes ?tout à coup crève grandiose seconde quelqu’un hante les collines boisées et les soirs embaumés une galaxie apparaît et glisse où il faudrait qu’elle glisse tout à coup plutôt je suis un croisement de gerbes incalculables une rage un émoi qui reçoit parfois les prunelles jamais plus chaque fois improbables et profondes sur les falaises l’arrachement s’adresse à moi comme givre sous le givre contact fané comètes à la frange de l’aile cet usage délibéré des signes qui veulent s’accrocher aux cyprès aux mousses aux végétaux aux verdures je tremble malgré le danger cinquante-deux semaines évitent l’inutile limitation et mordent la rosée repeuplent les étendues pour faire quoi sur les pas tenaces dont j’ai besoin voici la situation disponible l’anxiété ouverte le mieux si je me lève sans me retourner j’ai encore gagné au fond le voyage le mieux serait aux quatre points cardinaux l’insubordination qui me salue à jamais le niveau du sang dévasté adami plan lisse à la surface si tu allais trancher ces aplats liminaires qui nous tiennent sous la bâche blessée les cernes noirs marquent la peau sensible le revers le dehors aux heures livrées quotidiennes si tu allais ou n’allais même pas arriver vraisemblablement épidermique sans fin dans le dessaisissement des coutumes les chiffons assemblent l’insolite un sosie le portrait en Joyce une roue carrée enchante la syntaxe des teintes l’indescriptible torse avec son crâne et ses lunettes et le noeud papillon je contemple les lignes à corriger avivant le réseau boutons col manche manchette rabattement de veste qu’on m’attende en songeant au vitrail qui jaillit il se tient tout seul et c’est moi qui s’éloigne allant à la descendance aux accouplements compilés pourvu que j’épouse l’improbable il brille et laisse laisse sans recouvrement et sans trouble la pure efficience aux nouveaux arrivants puis à la lisière des vagues exactes l’effroi nous grandit ?à la cantonade peu de photographie sinon villes halls d’hôtels métro gares figures sans délié labyrinthe où s’égare un fantasme au pied du lit la manche d’un veston qui dort sur l’équilibre obtenu raison fabuleuse c’est avant tout le clapotis l’impouvoir à peine débarqué prêt à s’envoler orphelin aux mauvais augures affiche où personne ne peut s’établir à peine lancé déjà le miel devient 33 mémoire cette sorte de collier poli qui vient s’éteindre sous l’odeur amère une escalade les vices et les vertus je pense à rouault il déchaîne un cyclone il est rempli de sa hors-mesure comique ou sublime magma de pigments badigeonnage pour accoucher indéfiniment du sacré terre cuite au feu et pourtant brassant battant la couverte très distinctement ce beau pays neuf quoique si près toujours si près à nos portes légères musicien il passe par la serrure regarde et ne craint pas sa faim ?il emprunte son surnom à la syllabe finale d’une ville natale il est sur vous hors-ligne comme un clou de jour en jour davantage incrusté insolite et je l’entends qui vient avec l’oeil divin nous avertir d’un bel accident qui fit la conscience en lui taillant les griffes il est sur vous remontant jusqu’à l’insurveillable imitant la cure pour lui extraire la pierre du crâne son personnage est coiffé d’un entonnoir et le malade ne dormira plus jamais et la dame porte un livre fermé un codex sur la tête surveillée aux confins nulle trêve les tourments les limites qui nous décident le transfert l’orgueuil du corbeau un groupe rebelle se transmue en insectes voici venir l’ampoule qui n’éclaire plus que l’exil les scorpions ailés les salamandres le chariot sur le coeur est une chambre fermée une boucle serrée un foin sans clef ici qui fait l’ombre coup suintant l’immédiat à la longue modelé dans si peu cet homme en guenilles et le brouillard ambu- 34 lant reprennent la route sans en demander le prix ils doutent ?lave dématérialisée jusqu’au plus lointain la calligraphie se dissout par le geste de coudre les robes et les nuits le dénouement qui n’est pas moi quelquefois me prête son ombre difficile une vibration anime l’apaisé trois cigognes guidées par une étoile venue des confins trouvent l’enfant contre la paille lui paient de l’or de la myrrhe et de l’encens pour faire reculer ses parents il faut les voir s’incliner parade sous la chaumière branlante j’entends leurs joies affamées nommer les astres pourvu que rien ne se retire elles vont bientôt s’enfoncer guidées par une étoile venue des confins celui qui épie et n’adore pas a une plaie à la jambe visible il n’est pas endormi à sa fenêtre il clarifie la peur parfois sur l’écran nocturne du néant surgissent les êtres de cauchemars et leurs douleurs glacées leurs profils souterrains leurs grimaces avec ce poids qu’on annonce tout se disloque se démembre et la jalousie les recompose pour les faire réciter leurs rôles je poursuis quelques baigneurs jusqu’aux étangs embrunis qui ne sont pas des réveils ?derrière moi ces lagunes ces globes craquelés ces cornemuses fument et me demandent malgré la souffrance de retourner au lit sur les lignes de ma main derrière moi dix poissons aux cieux détournent les saisons et les anges terreux ferment les rues le peintre ne respire plus la chouette passe des heures à cueillir les veines lentes les gouvernails les imprécations ardentes elle prie et tu sens bien que les heures sont fermées que la maison étanche assomme les mâles et les femelles comme des oeufs crevés un foetus vole sous l’épouvante tout un peuple en citrouilles en ventres en nez s’accouple et rampe dépouillé évidé maquillé une fièvre peinte recouvrant les ténèbres banquet sans mesure comme si nous dormions affamés à ce point où tout nous regarde et nous ouvre à côté à ce point où les cruautés sont nos comédies dans la cour le langage secret des murailles ce tableau confondu qu’on emporte ?hans hartung désigne avec le dos de la plume des choses il tache le seuil trouvé se balance sous l’invisible devenu ces fuseaux pointus ces secteurs forcés par la hache hans hartung tempère l’écho de la crise écheveaux à l’encre chinoise d’où rayonnent les sous-bois les tourbes un intérieur sans faire de bruit une rafale et l’orchestre qu’elle mouille avant la parole un orient lacéré cloisons tombées entrelacs zigzaguant qui viennent prononcer les broussailles les ronces les segments torturés nous nous efforçons de ne rien poser pas de départ pas d’arrivée dans l’espace et le vide 36 l’extrême mobilité qui nous saigne quand seulement je noircis l’attraction la pesanteur non équivoque nous dit-il seulement je suis brisé traits fragilesxle bas en haut que de coups pour échapper à la vieille géographie que de chocs pour ranger les rampes l’innommé écrit ses éclairs ses provocations et me perd sans jamais m’abreuver avec un visage ?un futur pour vivre encore nous enchaîne nous rince il traverse une crevasse un procès dont on ne peut se défaire et les nervures les ossements ef filés dilatent et exaltent le fond du passé un passeur terrible gratte l’écorce qui n’est pas quelqu’un sauf un nid de la beauté du monde une esquisse prochaine une déclinaison une égratignure tandis que vous restez muet puis debout plus tard enchevêtrement de boucles grillages imaginaires un râle de faucon à la rencontre des barques et son singulier plumage fouillant la réalité l’arrachant vous êtes demeuré une rumeur une braise à l’instant où ces panaches heurtés moutonnent debout un dehors un dedans plus tard ce qu'il aime une fête fondue perce ses tiges un courant tendre couvé découvert n’est plus à vous sinueux menacé saisi dans la splendeur intactes pupilles de l’arbre qui chante ses racines l’expansion allègre où ces preuves seulement là n’empêchent la digression un impalpable lainage 37 ?barres amoncelées quand soulages déjà fait ses parois larges successives flexibles qui tendent au lointain ses pôles humides encore lenteur des nappes creuses et pourtant sans appât qui retiennent ceci la roue des îles couchée à même la pierre au crépuscule et l’appel offre ses transparences c’est tout avril adoucit les foudres suspend le bonheur au tumulte des sillages l’équilibre toujours menacé par les attaques les esquives les poursuites réclame l’absolument vaste et il vient immédiatement c’est la mer maintenant tu la vois et tu ne la connais pas non voilà qu’elle s’emploie à conjuguer ses pans superposés travailler le cuivre la roche le métal elle offre ses morsures encore lentes volcan décidant des fuites vers toi le gel soudain magnifique un désastre une fraîche corrosion l’architecte qui est-ce noyade dans la neige les millénaires semblent glisser leurs pattes sur les planches j’aurais dû m’en clouter estampes rabotées élimées éraillées elles viennent dans un grand bruissement et avec quelles forces qui retiennent ceci Pourrait-on imaginer Je suis une main qui pense.Paul-Marie LAPOINTE quelqu’un maintenant sans même durer commence paul des oiseaux ici comme ça se prononce est-ce possible la défaite le démenti dont il nous enveloppe un glaive que j’ai qui est soutenu décollé voir un dernier tourment de l’éternité avec ses landes ses lances ses cavaliers grandes lignes blanches armature chevaux massés groupe compact un peu plus loin le déluge ou quelqu’un maintenant sans même durer du fond une colline me dénoue il le fallait et vraiment d’où viennent les oiseaux afin qu’ils ne me retiennent plus je repère les ondulations je ne me souviens plus une chasse ponctuée par les chiens à l’aube s’égare ici la maison précaire persiste fabuleusement une brassée inconcevable vers l’extrême simplicité que j’ai soutenue je ne me souviens plus de l’expression indiquée par une ligne droite sans ride l’inadvertance un volume une grotte s’opposent au mouvement des os le dragon ta personnalité son extrême minutie sans oiseau il y a six cents ans qui tombent uccello à san romano une bataille ils sont revêtus d’armures ils me couchent en pointant mille fois leurs voix égales vers ailleurs je compte les fantassins armés entourant les trompettes on m’ensevelit sans discipline je suis déployé avec les étendards surmontant les casques les plumets bicolores les boucliers bariolés je me sens vieillir dans les symboles je suis comme une chance diminuant et toujours il faudra calmer ces choses je vivais pour me rafraîchir ces réserves m’embrassent est-ce pour de bon la fin d’une attente toi qui ne choisis pas tes couleurs après la réalité néanmoins il fallait patienter demeurer vigilant il fallait être ça pour comprendre noé déménageant dix mille ans du drame à florence entre tes doigts les questions arpentent le mur se démasquent ne sont plus soustraites à l’écaillement à l’odeur d’urine au bois pourri cette tragédie celle dont on ne peut faire le tour qu’endormi là mes bagues reposent ?au centre tout à fait au fond de la forêt dites-moi qui est poursuivi par l’effet de la perspective cliquetis sur soi ces lignes ma passion ne sera plus assassinée au premier rang et jusqu’aux extrémités amèrement acceptées je compte à rebours la confirmation plus claire mais non indiquée pas d’entrée sinon tout un pays me mord je vous le donne acceptez dites-moi qui vous enseigne la pudeur cette nécessité de cacher vos parties sexuelles purifier la marchandise en augmentant sa valeur commerciale simuler une patrie tranquille je devine alors un homme il achète une hostie la pièce est carrelée nette et dure nulle grandiloquence on l’arrête et le brûle avec sa famille les flammes ont le calme des rubans on ne gesticule pas on ne déclame pas les bourreaux nous précipitent chimiquement vers un grain du sacré un rituel une irruption imprévue l’insécurité profanée gratte l’ombre de nos retraits d’où venons-nous ?une haleine pour venir de plus loin mannequin d’osier qui nous referme sans noce nous touche avant toute faiblesse jusqu’au fond résineux le goudron m’embaume en toutes lettres cet écorchement n’en finit plus d’aboutir le jet d’eau à quelle gueule crache n’importe où sans terminer ce qui l’emporte un ballonnement un plan nous gèle tous les deux augmente sa franchise il s’agit de la vocation elle-même son début sur une scène à notre flanc solstice de nos famines irréparables où se détachent les quartiers nuageux au ralenti où se disjoignent les espèces les créatures qui nous transpercent jusqu’aux déracinements propulsés contre les lattes de l’arche une navigation lente vers le fond le sol enfin quoi de torrentielle-ment laminé cet aspect de l’oeuvre sur une scène à notre flanc désarmé nous continue d’avance sans 42 fixer le soleil muet de la tribu les cahots les adorations en herbe un témoin déjà ébranlé pourrait sortir de son tonneau et fracasser le roman perpétuel ?tout près le fléchissement des branches et le rebroussement des feuilles l’instant fut l’air troublé ourlé fractionné à la pointe des fantômes qui sont vous parmi l’humide et le sombre le tenu à une forme qui s’accroche comme l’écorce irréparable le travers agité le froissement de verre là où je suis ça endommage la cabane des anges et les effets enterrent leurs causes si proches si lointaines j’entends frémir la bête aquatique ralentie contre moi elle est un retour qui se noie au brassage des générations et vous disparaissez emporté par les tourbillons les vrilles épelant ces plumes dont vous vous couvrez éteignant le métal à même les aphasies gonflées attentifs aux marionnettes puisqu’elles vous tiennent bouche bée dans vos culottes puisqu’elles vous tiennent écartelé pareil à ce corps blanc fuyant son double de suie et la lézarde ensevelit la fresque jusqu’en notre intimité à présent plus rien ne nous préserve de l’iris du jour ?je traverserai ma main ô lame infatigable debout un bloc sculpté crayeux 43 est-ce toi regardé derrière ou l’amour sortant des fosses ou la terreur ou la stupeur qui touche sa figure de craie sa biographie la mienne la nôtre s’apaise mais pas tout à fait chôme contre nos plis provoque ce que tu surnommes le plâtre la menace un chiffon noir coupant tel un corbeau nous crèverait les yeux si tard venu il verse sur moi ce visage masqué qui navigue sans bouger de son ventre le lait maternel les plantations de l’histoire les mélodies absolument modernes plus rien ne nous suit nos attaches diminuent il y a les fondrières il y a nos racines affolées quelque chose s’insinue et arrache une assimilation autant dire viens le grand balayage bourgeonne passe par la croupe de la femme sur la croupe du boeuf qu’elle monte son flottement trans-historique échoué de ce côté-ci sortant son buste par une fenêtre pour frapper la colombe du signe indiqué vous voyez tout par-dessus l’épaule de noé ?matisse après des temps matisse tenace matisse hardiesse matisse magicien matisse miracle car on a beau s’imaginer avec lui il habite tout de même une zone d’alarme et l’attention près des ornements les souvenirs d’orient les tapis de perse nous provoquent puis forcent le plaisir donné cru abandonné après des temps — tenace je les travaille à l’improviste dans une grande robe blanche le modèle ne se disperse pas vite il règne une insupportable chaleur qui est-il sur un tabouret calepin suivant les genoux devant lui derrière ses lunettes sérieuses les bleus nocturnes et profonds comme des feux sur le papier le brûle-parfum musulman les mille et une nuits qu’on retrouvera en guise de levain j’ai accès à un esprit retiré jusqu'à plus tard devant lui ainsi la paix interdite nous surprend lorsqu’il étudie chaque jour et cherche les nouvelles sources pour agir retrouver sa lutte se préserver de l’encerclement il a lieu au clavier avec ses poignantes saveurs qui nous secouent et nous rendent mal jusqu’à la fatigue jusqu’au résultat il peut aller jusqu’à perdre le charme pour gagner la stabilité des plans qui se déclinent et se massent jusqu’à plus tard derrière lui ?peu à peu ses confidences deviennent la brûlure dépliée aux quatre vents un monumental retrouvé souvent inquiétudes à la brise qui nous rejette au loin caressé par l’orange nulle souffrance mais cette vue large ce décor à pleines mains sur la route afin d’exprimer beaucoup un peu plus tôt et peut-être pour toujours la joie du terrain et du ciel des arbres et de la mer les traits gras cernent les groupes essentiels limpides tels qu’ils deviennent sans pour autant quitter le grand calme la musique le repos tout au fond et la ronde folle arabesque vertigineuse devant il tremble suivi de plusieurs veines libres ondulant près des fauteuils le long des divans à contre-jour son enfance est une femme tantôt brune tantôt nerveuse assez jolie il la revoit 45 sans doute l’amoureuse qui n’a plus le temps de vous aimer elle est celle qu’on dessine sans y penser et sans même la voir au moment du dessin au loin caressé par le vert mat des aloès le rose éteint rare très rare le gris lumineux en mal de coeur l’orangé l’orangé une lumière qui ne conclut jamais ?surface simplement intense elle fait durer plus loin le fils qui je ne sais pourquoi me dessille les yeux un chemin à mesure qu’il se présente retrouve sa verticalité tout juste effleurée fauvette est-ce possible pour nous ce sont des essaims une chevelure à peine indiquée déjà le fils se sauverait épouvanté autrefois comme si elle faisait comme si une chevelure à peine indiquée et cette bouche se confond avec où or une javanaise irait-elle lui couper la langue jusqu’au petit tremblement des seins elle met ses bas et nous tend son pied exact et graminé rôdant autour du foyer les vêtements confus ne sauraient prédire une fin d’après-midi surtout ne trouvez-vous pas cette lenteur obstinée contrepoints hardis chamarrure figure douce sonorité giclée désormais mais nullement donnée éclipse qui frémit l’intelligence recommence à jouer belle volonté toujours tendue oui cela se passe en dehors de moi à mon insu mais pourquoi s’étonner de ne pas comprendre imaginez une certaine nourriture dit-il ?46 cette force qui va cette force se laisse aller comme un insecte sachant les ponts et l’air et l’attraction de la mer les îles les races nues avec leurs flèches mordant les bêtes et l’argent par les fenêtres aussitôt reçu aussitôt jeté un peu à la légère curieuse munificence mêlée à une intermittente ladrerie je ne sais quelles réussites pour finir quoi embellissant la dépravation le trébuchement le débondé une floraison que rien n’arrêterait lui a oublié son scalpel près des choses sauvages friables convoquées ô conte merveilleux et vrai entendu voix off interrogeant l’avènement l’escarpement mais qui donc es-tu pour finir dans l’humus bien après moi pour tant nous revenir parfum tahitien résistance des opprimés fougue alerte alizé te voilà apte à tout bien que désordonné souvent ou horripilé cette souffrance s’aiguise et peut vous tuer alchimie hémorragie la rage au coeur près des choses bonne nuit si je m’explique clairement et dormez bien dormez très bien monsieur gauguin ensuite je vous apporte la luminosité des forêts c’est l’heure ?nous songeons à la plus précieuse bretagne qu’il aimait pour sa tristesse enfin errant parmi les sites dépouillés les chatoiements durent sinon parlant une onde tremblante son spleen son grincement froid impassible affranchissement il crève le proche d’un cerne bâclé la science pourquoi tant qu’il y a la déchirure et qu’elle survienne aux contours une manière de découper durement l’ivoire pourquoi ni la fièvre des tons sombres presque nuis au début certaines masses véhémentes larguées une décoration si vous voulez millénaire égyptienne comme tout le reste nous songeons au plus précieux soleil distant autour d’un seuil et non au centre mystérieux de ce que nous aurions pensé qu’est-ce qu’il éclaire du lendemain pour les barques vacillantes et mal conduites nous sommes tous ses contemporains depuis quel mois après peu de temps ses anneaux se déclenchent toujours trop tôt plus loin si nous les décourageons je trouverai bien des phrases en écharpes pour les redécouvrir souterraines à son flanc ?l’étonnant sous-bois des éruptions l’anamnèse flamboie il s’éveille cru et vigoureusement pour différencier son être du sosie qui bloquerait un tempérament malcommode il traîne largement ses querelles et te ravit oui depuis peut-être dix générations avec leurs pistes endormies détraquées de l’autre côté par l’ouïe même mes organes ont pressenti un mensonge filtrant le sang mêlé les cloaques sont collines où chacun pond son oeuf camouflé à demi-couché dans son lit front dégagé il ouvre à demi ses paupières hautes et tombées sans gîte avec quelques vestiges quelques délicatesses sauvées du naufrage avec presque pas d’argent réalise plutôt ces poteries et il en faudrait 48 cent tonnes pour remodeler un pays de l’autre côté par l’ouïe même l’aiguille prochaine simplifie dépouille se débarrasse de ce que nous cherchons encore parce qu’on a tout repris depuis si longtemps si je voulais me taire ?mais nous qu’est-ce qu’on sait de ce formidable appétit de parler partout son christ est jaune il a d’affreuses mélancolies comme regrets sur la chair une torture ancienne au fond des os bavards très tôt et ses pieds inutiles pour l’humanité refaite en lui cortège jointures visitées reçois l’émeute d’ailleurs limpide et imparfaite enlacée on n’y peut rien seuls dominent les motifs imposés suis-le accroupi dans les cases décorées tout entières sur des toiles à sac largement enduites de blanc à la colle avec ce manque de modelé le plus beau non-sens porté il nous montre aussi ces obtuses paroissiennes fascinées par le curé qui rapproche deux silhouettes lointaines luttant gestes arc-boutés déplacements d’échines sous les chênes et les priantes encombrent le devant avec leurs larges coiffes rustiques mais nous qu’est-ce qu’on sait de ce formidable appétit de parler partout ?fameux sabots sculptés avec béret bleu pêcheur drapé d’un macfarlane à trame lasse il ne se démentit pas facilement quand il faut s’exprimer dans un mètre carré j’ai voulu avec un simple nu suggérer un certain luxe barbare d’autrefois c’est rugueux mais voilà un système moi je n’en ai aucun l’orage à la rigueur ne me déplairait pas encore qu’il soit dangereux de déformer la courbure d’une épaule outrer la blancheur nacrée d’une carnation raidir la symétrie d’une ramure que n’agite aucun vent ralentir les patriarches de longues heures au café ou n’importe où je n’ai que morceaux lorsqu’on n’a plus le droit prestiges d’archipels perdus berçantes houles jadis maintenant lui ou moi comment nous surveiller ne pas nous laisser partir clans la question du renvoi alors la locomotive devient splendeur veloutée climat qu’on n’empêche pas impressions diverses à l’autre bout du monde emplissant nos entrailles habillant notre dos je n’aurais pas assez d’un panier si je voulais emporter ça ?il va le soir le long des rives pour avoir les pieds le torse enchantés la paix poudreuse en lui s’écarte de tout noeud et maintenant donc il voulait les échelles irréductibles avec sa femme-enfant délicieuse infidèle cet état sauvage enfin intégré sans prison il devient courageux au bord d’un grand lac souterrain voici une jeune fille couchée sur le ventre montrant une partie de son visage effrayée par la brume et la pierre elle repose et son berceau accessible aux perturbations c’était un hier violet pourpre semé d’étincelles en fleurs tourments intenables difficultés indécentes tant pis elle pense au revenant où le revenant pense à elle sur les lignes horizontales et ondulantes elle pense en revenant mais pourquoi la peur constante de l’esprit des morts où habite-t-elle solitude longeant les murs balafrés de toiles barbares et les trophées les armes les minerais les coquillages deviennent d’angoissantes créations avec leurs sillages impatients lui loup au bois sans collier ses fautes en progrès ses gestes nécessaires l’élan savant qui le séparera Les voyelles dans les linges Le désir, oui, toujours.André BRETON j’avale la moitié des syllabes ne le répétez pas je suis vu pour un oui pour un non presque bizarre presque enfantin un sortilège avec qui pourquoi cette grandeur infatigable cette capacité de toutes les veilles et de tous les excès on ne parlera plus ces opérettes idiotes usées qu'il aimait remarquer soupir avouant la liste amoureuse de mille êtres qu’il aimait un bas de femme qui venait de tomber les minutes passaient il les respire les yeux fermés rosa la rouge lui délègue son amitié et les roses en route déjà ces scènes gelées avec les clowns les dominos les dompteurs un frisson tel homme tout bonnement en train de se reculotter devant la prostituée une nuit pareille l’extraordinaire rapidité crachée enlevée une nervosité qui est l’écorce et la terrible maria la buveuse plus tard pourquoi elle au centre du terrain le verre la bouteille on entre dans l’univers des filles et le miracle est là qui s’attendrit de clarté de hachures pourquoi absolument dépouillé et plus réel que jamais dans ce même monde perdu 53 je ne sais plus que l’irréductible on aperçoit le rendez-vous dans la vitrine d’une blanchisserie dites-moi qui est-elle près des accessoires divers des chemises les bruits en diagonale brisée manifestement déjà comme désir désarticulant l’allure les rumeurs on n’y songe plus cependant j’y retourne je souffle sur les cordes inextricables le lointain portrait d’hélène le tendre le farouche une éclaircie balancée battant qui ne s’alourdit jamais il la saisit sur le vif à son insu aidé d’une photographie elle est assise de dos je me rappelle sans doute ce qu’elle fait aussi beauté parallèle de nulle part ne sommes-nous que le lit de la syntaxe à notre insu un instant saisi au vol une rencontre que le vide détend que disent-elles aux voûtes près de moi si vous faites de vos souvenirs ces manteaux ces châteaux ces signaux abolis écoutant l’exil et pourtant ça provient de l’ouïe c’est-à-dire comme on voit ce qui sort très peu toujours si proche je me rappelle ces remparts sculptés obligeant les portes à attendre ?il intervient comme s’il n’était pas conscient d’une présence il multiplie les obliques s’enfonce jusque dans les voies plongeantes où l’ampoule est coupée de manière abrupte jamais on n’y est tout à fait sur ses bords là jalonne la moitié d’une silhouette le profil entièrement à l’aventure avec si peu pour émouvoir je ramène les voyelles dans les linges l’ancien drame l’avancée d’un bras musicien recommence une autre journée qui nous vient par la serrure il y a un moment faucons somptueux et plus détachés que tout j’interviens comme si j’étais conscient d’une absence échangée le long des tunnels vous voilà relancés partout criblés avec vos pattes captivées mais d’où vient cela je n’ai pu manger les conditions qui me noient les embûches l’écho héréditaire et tenace je n’ai qu’un feuillage avec tous ses poisons pour m’ouvrir tu m’as enseigné les diamants enfouis aux sons des tambours si frêles trop clairement ?moi je repousse dans la négligence à l’égard du modelé et j’en connais sans raison qui tomberont au-delà de ma joie même de ma peur entre toi et nous séculairement sur les vivants que j’ai acceptés avant vous et mon pressentiment que les cloisons sont nos ennemis écoutez-moi ça c’est pour nous sans neige et je voyais les contorsions la chevelure le chapeau les manches le costume se détachant de l’inertie cette chanson grivoise pétillant à tous les carrefours la lingerie comme des colombes le parachèvement d’un tourbillon nous y sommes nous y entrons elle marche elle danse en ses jupes s’effondre parmi la douceur des dessous presque liquide elle attire la forêt agite ses bras jusqu’au dernier lacet subitement sous les jupons l’entre- bâillement espéré toujours fuyant et alors les gaillards en crèvent leurs poumons à travers la mousse des plissés le petit coin en vraie peau de la princesse pitoyable qu’est-ce que vous m’offrez le déhanchement un pied dans la main la langue tirée des bas noirs aucune relique aucun talisman nous répondrons de la renaissance unique alors dites l’inguérissable glissant jusqu’à arracher ?ils sont dans un détachement mélancolique légèrement décentrés tous les deux sans pesanteur comme une flaque imprévue pour plus loin à tantôt une jeune femme c’est peut-être après tout le jour accompli ou le pain chaud des caresses voulez-vous lui ne rate pas une vision hallucinante pour rompre le barrage et donner les fusées et en particulier jane avril devient une simplification de la couleur et du trait l’inexprimé qui aspire à presque l’étourdissement magnif ique d’effron- terie et d’insolence sensuelle avec la minceur de l’orage qui vient s’accouder sur la hanche j’étais le parcours les berges avec ces personnages découpés sans épaisseur mon regard raccourci par les lattes du plancher je repars sans m’étonner de ces ombres chinoises lettres d’imprimerie gauchement tracées parce que nos choses difficiles nous confient leurs insomnies leurs détours qu’on dit être aux abois à la lisière demeurée voilà un coeur sur le pantalon 56 ?chorégraphie personnelle avec mouvements latéraux elle tourne sur elle-même ici ou là d’où vient-elle surtout quand je reviens avec son air provocant à la fois adorable et nerveux je ne sais pas vraiment pourquoi si je m’entête je pressens déjà que ça n’aboutira pas cette fois folle de son corps bleu par les prés jusqu’à balayer le sol de ses épaules mon terrain ce sera la dédicace incidemment présente la pâleur de ses joues au bout du cercle avec soi-même je ne demande pourtant que cette grande jeune fille pâle amante liliale égarée par l’amour au dix-neuvième avec sa voix évanouie et ses bracelets vocalises tombantes il la suit depuis ses débuts il la ravit dans l’ellipse l’allusion l’interprétation tremblante avec cette avidité égarée ça disparaît par chutes quand elle jaillit des coulisses d’un pas délibéré pour s’éclipser dans un salut maintenant j’en suis sûr elle pourrait nous séduire sur une cible si c’est son voeu ?on invente une matière aérienne une fine brume faite de frottis de scintillements de poussière qui meublent l’atmosphère indéfinie une cendre envahit l'espace qui transporte les mots et peut-être des fiançailles dans l’immobilité même je ne les revoyais plus jamais sauf la fille par l’entremise des lèvres étonnantes de théorie sur l’index tendu ou le petit doigt plié elle a une mine pareille à des ailes 57 assoiffées elle hérisse les mèches les plis de sa robe stellaire il atteint leur tendresse leurs caresses son désir l’hirondelle blonde avec une émotion profonde et le battement des genoux sa taille moite de seize ans à demi-vêtue ou un foulard vert autour du cou elle enfile ses bas comme une eau exactement ou encore elle relève sa jupe pour moi seul elle sème l’innocence un croquis très tôt ses chevilles délicates de tensions je me souviens d’une estampe elle remonte sa chemise indécente dévaste une allusion une pose un détail glissant un gaz une herbe claire l’accompagne elle est à vous au détour d’une idée ?apparence inattendue sur le chemin perdu suivant une lithographie à sa manière déjà bien avant tout trésor bruissant le dérisoire peut nous séduire nous pétrifier l’amarre de son côté et les visages pervers de la douceur sur le chemin qui ne va plus parallèlement la débauche est un soir de septembre elles se cambrent comme la nuit les baise elsa lucie et telles vulnérables dans l’attente auprès de la première plainte de la première usure et je passe ainsi émerveillé je frôle la tendre dévastation musicale les deux amies ardentes furieuses câlines le sauras-tu avec une impudeur déliée elles sont presque égales dans leur rire flûté une soufflerie arrondit leurs ébats elles se penchent inondent chacun de vos pas mais d’où cela vient-il donc parallèlement aussitôt l’éclaboussure de ces vêtements dépris et protégés chantés pour retrouver les rayons subtils la simplicité quand une femme me plaît chez lautrec ou degas je la reprends je la bave avec une démarche folle ?l’une allongée ou l’autre assise les jambes et le regard inachevés qui rappellent l’ultime candeur de je ne sais quoi le bonheur emmitouflé dans une grande capeline laquelle craintive frileuse aujourd’hui nous vole le brouillard elle établit doucement la nostalgie pour elle une actrice qui est-ce la mère de tous les vices un désert qui se lamente et me conduit à une terre égarée qui est-ce fort belle la loïe fuller s’enveloppe de longs voiles qu’elle lance une sorte de matière spirituelle terrible qui vire et se pâme renversée elles vous regardent avec tout de même une sorte d’irréalité un halo si intime il suffit d’un arc vaguement pour décider d’un itinéraire strictement personnel rien n'est plus parfait que cette odeur exécutée par le reste la sève s’étend sur moi sans cause visible son nez retroussé une impression qui se dégage avant tout est-ce déjà vous ici au creux des houblons avec là-bas les plus violentes permissions les amours venus de la grêle et les averses aux extrémités ?fiction fracturée de nous-mêmes tout à coup les mains rouges de la petite fille qui tient les épingles et qui s’efface plusieurs fois avec joie elle m’observe ou alors pour ces danseuses avec des raccourcis inattendus je ne suis plus que le pastel ou cette figure en herbe la blancheur humaine du portrait qui me brise et me livre à quelle fiction de nous-mêmes quand je redeviens libre lui seul avec sa tâche grésillante il n’a qu’un seul coeur l’indéfinissable nous indique le dessus le dessous les variations de la fraîcheur moderne il est surpris par le plein air déformant quelqu’un qu’on n’avait jamais connu sur les champs de courses une silhouette avec quatorze reflets imprévus roulent doucement précédés d’un grand bonheur après la course c’est moi le veilleur la hache l’acharnement à saisir le futur qui arrive frissonnant d’un creux devant ce cheval arrêté je ne renonce pas au tourbillon bousculant ma tempe comme on campe les pur-sang dans la lumière de plus en plus large ?sa persévérance à saisir la scène je lui souffle d’un coup ce poème têtu non encore essayé j’ai cassé la prudence et j’en ris dans un éclatement coloré sautant les obstacles où en étais-je une ballerine compose une corolle en fête autour du violoniste et du maître dans des nuances gris et ocre relevées ici et là d’un vermillon ou d’un outremer voici l’archipel les instants toujours à naître voici l’instable fixé à jamais ces personnes inédites sont travaillées par un vertige indéniable un contre-jour sans louange qui nous épuise furtivement je dis- tingue à peine ces visages sous les feux de la rampe quelqu’un me montre un brasier animant ce coin de la ville délicatement je lui souffle tout en moi et jusqu’à ce ruisseau le seul accès la seule brèche dévorant la cage emportez-moi chuchotez-moi l’anomalie des éclairages traduisez-moi l’acuité des contrastes rêvez-moi sur les surfaces granuleuses et comme vivantes elles ne pèsent que ma mort que ma roue éteinte exténuée il y a ces poses savamment nonchalantes les pas longuement étudiés lorsque je coule dans la pensée ?resurgis je m’attends à ces êtres irréels translucides ondes rapides avec leurs transparences vaporeuses elles arrivent elles repartent on dirait de grandes éclipses ou des remords emportés par le prochain soleil leurs tendons s’occupent de moi dans la danse il y une suite de mouvements déjà perdus il y a l’envie de la clarté muette qui viendra les bras ou les jambes ne bougeraient pas tournant tout autour ne sont-elles donc rien pour vous mais vous leur devez quand même l’espace qui vous transfigure à ne plus voir qu’un glacis de votre errance une aile blanche resurgit une première cette fois-ci indifférente s’en va s’entr’ouvre lentement ce n’est rien elle tient bon les mains croisées derrière son dos elle s’inquiète en coulisses du prix dérisoire de l’arrêt du sens une seconde attentive et friable jette sa ruse se dédouble pour entrer clans mon attention et vous devenez toutes ces choses s’éva- 61 iiiM 1 ;i: nouissant déjà comme un rocher paisible comme la plénitude debout près du crâne à la césure du corps ?une autre attache son chausson se repose malgré sa nudité s’étire paresseusement en bâillant des arcs et des plaines pour les abolir aussitôt par son jeune âge mon intérieur lorsqu’il se décourage en allume une autre assise sur la banquette qui se gratte l’épaule je ne sais plus bientôt j’arrive enfin au dessin je vérifie ses câbles j’ai même l’audace de bousculer ces choses au fil de l’air qui s’allonge pour que je n’en sache rien le bâillon sur la bouche alors je me change les dernières s’élancent se cambrent infidèles et longues tendres houles long malaise aquatique l’inconsolable avec ce mélange d’anneaux puis mon épiderme désemparé retourne à la boussole fuyante effrite les planches désaxées même sur place l’équilibre demeure précaire je m’enfonce je suis projeté en plein sentier je nais à peine derrière moi sur des étoffes froissées un point de rencontre du sensible avec l’étincelle j’essaie de capter ce que vous êtes devenus après tant de couloirs mais c’est un grand mal de passer ?vous devenez ce que je n’ai jamais quitté et d’abord celle qui porte le linge vous n’en saviez rien et puis celle qui se lave d’une façon aisée vous avez du mal à tenir le plus fragile il vous refait en amont 62 c’est comme si vous regardiez par le trou de la serrure celle qui se peigne pieds nus démasquée elles vous auraient entendu enlacé un fil fané nous laisse l’épanouissement scellé ses reflets de tulle et de chair à la seconde près moi je ne peux le faire j’ai la faiblesse d’un ruban en velours noir qui se tend mais pourtant je ne bouge pas on dépouille une gorge un peu maigre arrachée du corselet les bras écartelés saluent et un bouquet à droite redevient le parfum qui promet donc je n’en savais rien je m’enfonçais imperceptiblement j’ensevelissais ces femmes accablées par l’effort ou alors couchées sur le sol mais il restait la clairière où je m’enfuyais il restait la sueur perlant au front et aux aisselles il restait les rives et moi je ne pouvais pas ne pas voir ça ?tout était à refaire on ne pouvait revenir en arrière ces lainages ces visages las ces baisers à demi-cachés par le rideau j’aurais pu compter les péchés à trouver vivant le feu le temps en train de dévorer l’élève et le maître ces intonations ressenties éprouvées quand il lui demande de se coiffer et de l’accompagner chez sa couturière qui est-ce l’imprenable ne vous laissera jamais tranquille oui qui est-ce j’apprends le mouvement du bras d’une repasseuse s’appuyant sur le fer m’empare d’une photo qui le traduit il y a malgré tout quelque chose entre nous et vous qui avive la blessure insoupçonnable probablement tout était à refaire à partir de quand j’en étais là avec le bâillement la lassitude encore tout de suite c’est sûr et par-dessus les décombres nous sommes tous bons pour la nouvelle vie où nous nous sommes connus j’en étais là j’aurais pu être ça aussi pour disparaître avec qui je tremblais sans force je venais palper les cordes occasionnelles d’un refuge cette poignée de questions délivrées elle n’aurait pas encore été ?la peau rougie absorbe le gant de crin le savon la polit mais personne ne vient rebrousser chemin le griffonnage fait valoir la courbure d’une hanche ou le gonflement d’un sein ou la blondeur étirée sous le peigne mais personne ne vient ce plafond est une incohérence qui retient des millions d’années les écueils les alchimies peuplent la région un soupir consent à déjouer les geôliers je feuillette le rythme et le multiplie c’était aussi son audace à mesure que s’éteint sa vue une légende peut-être entre qui et quoi nous ne le savions plus parmi les stries que disent-elles de ce qui s’accentue et supprime progressivement le détail à présent je sors et m’acharne à nommer les toits les planchers les murs comme autant de vagues elle s’offre au démêlement sur un peignoir les jambes jointes elle retrouve le torse les fesses l’accumulation généreuse nous découvre de partout elle ou moi ?on transporte qui sur un brancard improvisé dans 64 la cave où elle enfante à l’abri des obus jadis pourquoi la débâcle est-elle maintenant ce qui le suit le ramène à l’incompréhensible à l’amour de la matière à la vie journalière allez toi tu pars pour arriver réponds-moi que reste-t-il d’inattaquable si ce n’était pas visiblement s’établit un contraste entre ton brillant qui amuse et ta tristesse inconsolable qui nous amplifie qui nous ferme les paumes quand nous guettons un pays l’autre nous y sommes accoudé une barrière et l’être verrouillé en toi fait mal à force de réveiller je m’en souviens à l’intérieur un tourment un scandale d’être seul et plus souple épouvantablement et tu déposes la victime pour nous consoler tu es malgré toi un malheur qu’on ne peut apprivoiser un entrelacs de résistances tu vas le long d’une fable bordée de chaque côté par les précipices les inconnus les confusions dans six mois tu seras plus tard ou hier et peut-être demain ainsi t’ai-je vu si tu es né avec le goût du pire tu réinventes l’inacceptable le décès perpendiculaire et inhumain ?la prostituée ses paupières glacés il la rend vacillante devant ce client qui pourrait être vous avec son sexe compté elle le fait pendant que vous payez la notte le coeur abstrait pendant que vous vous sauvez de cette face de ce profil détaché sur le fond sombre de la cité cette face inscrite en gros cernes et comme embaumée ce maquillage vulgaire déterré c’est là pour nous saisir c’est là pour nous 65 mouiller c’est là pour nous repêcher et nous forcer un peu à cette évidence de vivre après avoir rhabillé le cadavre le périssable en nous je me tourne maintenant vers la vulve sacrifiée dès qu’elle a commencé à parler l’oracle (et les guerriers jaloux bien avan,t qui se la divisent) dès qu’elle a commencé à devenir tout un peuple vous avez cru bon d’en faire votre reine pour qu’elle puisse vous appartenir sans vous toucher et le paysage éteint à peine plus grand que la main en septembre recrée les tumultes avec lesquels elle aurait couché pendant que vous dormiez inquiet de l’aimer ?autrefois les figures noyées de toutes ces phrases désertées elles guérissent ceux qui se mettent aussitôt à construire des murs elles sont nos caricatures nos insondables chevilles qui s’émoussent lui un monstre articulant les gouffres quand il crache il invente et nous montre l’infamie tournoyant il balaye ce que nous savions trop pour continuer à faire route il ouvre les écluses et les ferveurs nous réalise jusqu’aux bords qui nous ont vu pâlir et nous allions encore honnêtement nous donner à la pendaison où nous nous enfonçons avec nos petites extases durant le spectacle on a osé la torturer la flageller la cravacher la crevasser la ballonner la tordre en son ventre cette femelle adorée par notre laideur on a osé sortir pour ne rien atténuer de ses chaînes étouffantes et pour ne pas laisser faire on a osé intervenir il vermillonne 66 les croupes les fait saillir met dans failure des cuisses une synthèse de poils dont on ne sait quoi empoisonne la jouissance ?là je vis les juges et leurs procès submergeant les accusés les pressant frénétiquement avec leurs faces sinistres leurs regards torves leurs fronts bas là je vis les dissonances et la marée montante d’où s’évade l’informulé d’une époque la vôtre la mienne là je vis une enseigne pouvant nous conduire à ces impressions qui nous fauchent depuis longtemps j’approche ces images calcinées ces balafres ces écrasements ces jets qu’une pâte rend spéciaux je rencontre la bête levée ignoble bousculant les faibles mais incapable de contrer les damnés qui se ravivent nous vivons ces contorsions ces souffrances ces grimaces et elles nous mettent dans les fentes et nous éclairent de leurs néons quelque chose nous livre au plus profond des semailles pour retrouver la source le fruit coupé pour ne plus contourner le torride le pourri en novembre où sont les paravents qui vont tomber sans ressusciter les étaux plus longtemps où sont les adversaires qui annulent le reste du monde ?j’entends le plus caché le minéral dont s’approprient les marchands je sens le plus atroce conduisant les inquisiteurs c’est sans cloute déjà noué et 67 pourtant non les foules et leurs fureurs observent l’horizon parcourent les pôles les écarts légendaires en larges aplats sur lesquels surnagent des blancs réservés à on ne sait quoi je suis un ciseleur qui fait surgir les arbres effilés d’un noir sonore où les vivants sont parfois des morts c’est curieux ces rassemblements ces relances qui sèment la marche ou le recul n’oubliez pas les vivants sont parfois des vivants il va clans les cirques où la danseuse lance sa jambe où le vieux clown abêti commet un rire il va clans les cours chercher les assassins blêmes les magistrats haineux les êtres hérissés maudits sans astre on perd l’équilibre à tant de secrets cernés à tant de connivences trempées dans les muscles vous imaginez toujours ces pourquoi d’esclaves ces ainsi de bourreaux vous imaginez toujours le cri giclé et attendu qui tombera comme un poignard vous imaginez la vengeance ?que suis-je avec cette absence déjà nul prologue je suis le halo le limon je suis les races anonymes qui laissent leurs empreintes de toutes sortes avec le lissé le brillant de la f raîche coulée je suis les tambours patients l’oriflamme des tons posés sur les tons repris touchés retouchés martelés je suis la voix immédiate prête à être à succéder je suis le scalpel la sueur le relief coagulé le relief sculpté absolu d’avant ces rues exténuées le sol accidenté de l’espace humain je suis l’amour qui se repeuple ces alluvions ces mixtures d’ori sourdent-elles quand vous me verrez dans mille torrents à l’équinoxe un sursaut râpant la croûte quand vous m’appellerez pour que je ne pèse plus qu’un sourire qu’un repos qu’une flamme libérée de la maîtrise alors oui je deviendrai cette étreinte féminine j’aurai beaucoup bu et sans commander je prendrai des signes haletants pour ne pas vous quitter j’aurai rêvé une oeuvre au bout de mes forces je vous emporterai de partout clans cette invasion inflexible ?le tragique est que nous croyons arriver à tout sans même respirer sans même douter des feuilles mortes mais lui aime les cratères la rude expérience avec ses pierres et ses ronces le visage du christ dans lequel nous mesurons notre angoisse mais qui vivra cette vérité ce manque prodigieusement gardé le manteau de la comédie sur les épaules nous nous butons aux réverbères nous nous en allons obstinément enlisés étranglés de nos propres confidences de nos propres chevauchées comme ces petits personnages errant de-ci de-là ils se penchent l’un vers l’autre et se murmurent dans le soir un cheminement abandonné j’enlève les savanes dans leur ineffable proximité comme des vêtements qui ont l’éclat des fenêtres et l’aveuglement des propriétés nous avons nos ongles pointus pour délaisser cette plaie qui ne se referme pas depuis vingt siècles eh bien qu’elle parte qu’elle s’en aille désormais et que demeure l’homme et son néant si difficile à garder ?à ceux-là je suis une espèce de fidèle dans son infidélité et quoique étant changé je suis le même disait vincent van gogh tempête sous mes pas nudité de la tristesse mais qui disait cela moi mêlé de vie je suis mon père ma mère mon fils et lui et il est moi dans la ténèbre dans l’acte déconcerté de la nudité voici un gribouillage lorsqu’il descend sonder les mines et se met en hargne contre l’esclavage il se lève chambarde le lointain ceci seul est ma fissure mon sentiment de grande pluie mes rivages qui me laissent debout je ne sais plus et il me rend la vie réelle comme une antenne foudroyée ah j’étais donc ceux que nous n’avons pas trouvés le théâtre d’une angoisse d’une oppression le chaos vertigineux qu’est chaque coin de la nature car rien n’est écrit que ne ravisse la destruction l’anéantissement le dérisoire l’épouvantable l’implacable le retour qui enferme et qui mure on ne saurait prédire ce qui semble nous enterrer mais il y a pourtant des barres des grilles et elles violent nos vertèbres jusqu’au fond à ceux-là je suis la fin du siècle l’indubitable une brûlure tout à coup aussi immense qu’une chambre ?là une bicoque sur la petite lande une grange au toit 70 moussu les moulins sur la prairie les ormes au cimetière mais pourquoi pourquoi ce que j’aimerais sans cesse m’arrache et me parle de rendre les sentiers imprévisibles d’égarer volontairement mes organes pour les voir se relever en moi sans mémoire ne reculant devant aucun adage secouant mon âge un lendemain obstinément près des fièvres vincent dans le chemin plus loin il y a les bûcherons qui abattent un grand bois de sapin sur une vaste étendue devant la plaine mon ivresse se dresse et je m’en vais mon ivresse se dresse et je m’en vais comme il met la main sur la flamme impénétrable et demande à regarder la nuit aussi longtemps on ne lui permettra pas de la voir on le chasse et ensuite il n’aura jamais fini c’est ainsi une violence un naufrage un typhon au travers de la muraille qui envoûte ceux qui ont préféré se sacrifier d’avance décevoir incroyablement les ombres dégouliner démolir et reconstruire la modestie il n’a pas voulu trouver les masques graves et désolés ?je fais de mon mieux pour suivre les mouvements imperceptibles de cette femme qui donne le moment incandescent constellé imaginaire et ma nuque s’amène et mes gencives et mes prunelles après quelque temps atteignent la justesse du glissement brisant les poutres comprenez-moi bien ce n’est pas tant la voix des peintres que la voix qui passe qu’il nous faut écouter j’étais embrassé 71 par les villes j’étais la pesanteur d’une silhouette qu’il me fallait emporter par les jambes j’étais l’encombrement l’outrage le gargouillis de la création du monde et vous cailloux sans nom vous restiez des êtres qui tentaient d’enjamber la façade extérieure alors il allait la nuit dehors pour décrocher les étoiles quelque chose en plus grand que lui qui est la vie sa dernière leçon ensuite je ne sais ce qu’il fit avec ces efforts affreux ces tâtonnements lui affamé sans toit frissonnant penché sous le fardeau des couvertures épaisses dans le sang il se dresse contre l’ignoble exactitude il se plonge la tête dans les semaines comme un insecte complètement perdu sa raison très légèrement dormante lui donne du lest et c’est tant mieux ?et ce point soudain devient une bulle pour qu’éclate la promenade tranquille le banal je sens qu’il y a des demandes elles surgissent en moi pendant qu’il peint des choses larges et intenses telle l’afrique et belle telle la prochaine hollande je sens un frottement une naissance qui menace les édifices si je beurre les phrases c’est qu’il me les rend bien avec ses coups de brosse dialoguant telle une machine il attise le pain facile à côté de moi depuis combien de temps une ébauche débraillée et rugueuse qui sera plus tard l’âme de tout un détail fraternel un voisinage qui vous poursuit sans cesse à travers les dédales d’une chance d’un incident l’invraisem- blable est que ma chair imagine les bruits à l’aube la naïveté des tiges qui se sentent emportées sans que j’y songe afin d’atteindre l’oasis abasourdi la nappe d’images elle nous appuie ce n’est qu'une petite chose qui s’occupe d’interpréter les pratiques et son avalanche discrète si elle vous humecte un peu s’approche d’un lac et précipite son offrande ?le courage qu’il faut s’imposer ne m’échappe pas il est scandaleux parce que je le précède puis ces choses larges et intenses cette anxiété rompue depuis la jupe des mères je plante ce que je veux faire ou alors rien le devoir consiste à s’abîmer m’a-t-il appris ourlé dans ses propres réponses complètement dénombré ou épouvanté il me dévisage enfin pour une seconde trop célèbre ou alors rien pour dépasser largement le respect des thèmes prends un désastre et fais-en ta caresse considère la personnalité des cheveux tiens un café dans l’esseulement rien d’autre ne peut consentir à tous les problèmes à l’incommensurable fréquente l’esthétique de la maisonnette la plus pauvre le coin le plus crasseux voilà prépare tes genoux à l’idée des tournants ou alors rien les pyramides sont sans valeur ses tableaux lui coûtent des dépenses extraordinaires même en sang et en cervelle parfois avec tous les morceaux tu me reconnaîtras au delà du cercle et tu sauras que j’en envahis plusieurs jusqu’ici qui ne t’auscultent pas 73 ?la couleur par elle-même exprime ce que je cherchais dans les jets sous les mâchoires elle coulait je la tenais mais qui étais-je celui-ci1?ce n’est pas trop tout juste une entaille un emblème du songe fleurant le verbe tout juste un dépaysé qui ne déserte pas je parcourais ces émotions-là je suivais une étrange maladie plus grande que moi j’épiais un sourd pour le voir parler j’anticipais le vorace ce que je cherchais devenait un lilas défiant l’analyse une mesure vraiment belle pour conjuguer la mesure un sillon éprouvant le besoin d’être la nature au-dessus de mes forces la prochaine offensive laissée à la paix et elle dessinerait l’oeil et l’arme je ne répondais qu’au bonheur de m’attarder à ce qui n’arrive jamais et ce serait bien y mettre sa peau y tendre son filet pour retrouver le dénouement qui n’ose habituellement pas se montrer et ce serait posséder la clef la plus barbare la plus fabuleuse quand je déclame que je me refais sur un tout autre palier ?je voudrais mordre la figure se détachant tourbillonnant comme une poudre je voudrais apprendre à vouloir vivre encore les îles libres les îles de la finesse où la pure coïncidence devient un autoportrait moi je déclare ne pas savoir quoi que ce soit sinon qu’on me happe à travers les chaussures la chaise la pipe l’allée de peupliers que je n’ai même 74 pas vue pas plus que les cyprès là un peu plus loin si j’ai pris quelque chose c’est pour le faire disparaître au sommet du front c’est pour le négliger et le tourmenter sans mes rides m’était venue ainsi la spirale ascensionnelle ces constellations désormais croissantes et je couvais paraît-il le passé je m’étais rendu immanquablement à la frontière du dernier miroir pour lui avouer ma colère ton allée je la bois à même le vent je la noie je la mange au moindre ajour or nous voici quêtant un battement d’ailes un affleurement nous voici si ça ne suffisait pas l'inaperçu au bout des doigts Le passé simple J’avais pris la nuit par la main et dans ma main la nuit fuyait lentement sans secousse comme le dernier sang coule de la blessure mortelle Et soudain ma main m’était rendue veuve J’étais le meurtrier d’un rêve négligeant le secret du meurtre Alain GRANDBOIS sérénité dans l’aller et le retour vous ne voulez plus quoi ce drame ralenti vous explore et vous livre ceux-là n’ont pas la vue ni la chaleur qui cherche à guérir ces bêtes anxieuses que nous sommes je revois trois personnages devenir une dette du corps une matière plastique fuyante le long des campagnes et ils se résorbent dans la pondération ou l’évanouissement blême éphémère une respiration fascinante et lancinante et secrète je descends les âges au contact d’un éblouissement natal cette assurance des êtres que cache-t-elle que prend-elle plus tard à ces objets qui ne bougent pas au moment même où vous pourriez les briser et ils semblent vous regarder drame ralenti avec ceux qui décèdent à chaque décès adagio de glace et ce mur ces collines nous défendent de mourir pour en savoir davantage devant la transparence d’un monde inanimé la pulsation lente ne veut être trahie à aucun moment enclaves de l’intérieur comme si l’origine le noeud y étaient diffus est-ce le temps déjà ennemi ?inventez le jamais-plus-jamais du sujet il n’a plus peur il fait face aux mystères aux évidences du passé l’incommunicable à sa lèvre lentement éprouvé pour me confier c’est le tableau qui dirige il a raison dans le nid des souvenirs et les trous de l’enfance on ne sait jamais vous devenez quelque chose sur un rectangle une fois il comprend il arrive près d’une fontaine jeune matelot pressentant l’étouffement sur terre chacun des angles devenus blancs je me heurte sans fin aux coffres fermés je suis un voilier sauvé du naufrage le croisement l’ineffable croisement qu’il donne au lecteur inventez-le poings dévalisés très tôt au bord de ce village à charlevoix et le paysage vivant et le fleuve ce parcours il est proche pour finir à la hauteur du dépouillement si vous allez plus tard ronger les portes barrées lentement c’est long loin du cri espérant les lignes simples l’opacité engourdie cette attention souhaitable un léger balancement à peine il vit ?labyrinthe où vous m’entendrez plus tard pâle peignant le pâle les restes sous leurs formes initiales leurs intervalles protégés par l’hiver au revoir pétales tout le jour jean-paul lemieux défait ce qui allait nous rejoindre et nous tenir captif un brouillard une imprégnation par je ne sais quel courant déporté l’orphelin avec son père et sa mère à ses 78 côtés puis le verbe aimer angoissante liturgie où les champs deviennent nos substances perdues jusqu’au matin çà et là les frères les soeurs les parents animés leur stabilité leur tranquillité de vitrail il y a un gouffre dans l’amour de l’oeuvre qui nous vide encore plus mais qui appeler un indice les paralyse les pend à leurs songes entraîne un remous figé une lassitude généreuse qui efface les objets parfois givre esquissé à peine nous caresse nous pâme gamme infinie la patine du meuble ancestral sa parfaite sérénité où les frontières se bercent sans jamais être prises déroulées en nous-mêmes fables affalées elles nous parviennent de décembre et au-delà ?il écoute naguère le dense univers refermé sur l’espace sfumato qui pèse les mots de l’être et ses fureurs muettes voyez-vous le vertige qui s’ouvre devant vous voyez-vous le désir trouble ce voile de la conversation où rien n’arrive que l'amas l’indicible les abysses nos fouilles patientes de voyageur fatigué sans appuis qui accumulent les astres pendus c’est cela naguère le dense univers que vous êtes où le retrouver avec des noms dessus ce n’est rien un éloignement une adhérence au chemin nulle part en mille neuf cent sur le plancher l’atmosphère affolante de la paix au ras des saisons quand vous ne pouvez plus sortir de la boîte la mélancolie devient une curieuse vitesse une distance l’ensemble combien dépourvu promenade dans le fixe horizontal nous partons silhouettes solitaires et toi la neige l’insondable quelques bruissements que tu donnes là-bas par le silence et la mémoire des lampes l’ennui si vaste une blessure où la retrouver ?je tiens le souvenir très long l’inclinaison vers l’obstacle je le frôle comme jaunit une vieille photographie un vieux cliché presque détruit nous avons dû partir éclaboussés quelle séduction se dissimule nous met en cause vers la fin une émergence calme calme presque absolue où te cachais-tu loin de ces villes vidées et désertes qui nous empêchent d’être ensemble et jouer s’embrasser tellement proches brûlure inclinée une attirance m’échappe l’écran un filet noir au fond à peine une réponse peut-être mais c’est toujours dehors en allé rencontres rythmes disparus l’allusion aveuglante nous offre la non-évidence de janvier cycles qui bougent comme une avalanche impossible mais avant et même où je suis immensément la promesse défaille tente de se faire étonnement forteresse imprenable tout ceci si vous veniez enfin vous aurais-je trouvés vous aurais-je aimés sans merci ?le bleu l’enfant le blanc près du blanc le rouge qui est mis là je ne sais pas cette densité est déjà un 80 manque hagard gel en plein printemps rêverie du retard arrière-monde habillé avec de quoi se nouer l’arrêt l’épars au bord entre vous et nous un peu le me suis-je déjà vu là où je ne suis pas la main ouverte gardienne de quel puits de quelle surprise le récurrent du dedans vous passez tout près à peine les ailleurs où je laisse gagner l’intuition la contrée a des vacances pour nous dérouter un visage sur un fond inexistant l’attention perdue aux marges de la vie mais ce n’est guère ce que vous sentez seulement un pincement et ça se passe nue la scène que vous suivez les gerbes de lait et une dimension de deuxième mort au-delà encore ce mince filet au loin on n’ose pas bouger là où nous sommes les rôles ne sont plus préparés l’insaisissable tant de fois pas à pas et simultanément arriverons-nous à mourir vraiment ?nuances arrivées à cette constance à cette tiédeur les sapins les peupliers les arbres avec leurs membres sciés oubliés dans les bois l’accord se décide on tend une ficelle entre le théâtre et les bois on plonge à la périphérie le refuge complètement comme s’il n’avait jamais été qu’une attitude un sceau de la naissance avec ce goût propice sans hâte pour la seconde fois ces foules vers où tu passes agitation urbaine de chacun en route pour rien mannequins tranquilles assujettis qui vous font dos quand vous faites dos à ceux qui vous font dos somnambules ici et là ailleurs les bouts coupés j’ai 81 vécu les présages que je fuis j’aspire au glissement à n’être plus qu’un bruit le mien un fanal au fil de la journée un feu délié le peintre infranchissable mesure l’équilibre arrache des absences qui sèchent vite nous ramasse rompus douceur exposée minutieuse discrète et c’est là pourtant près des linges avant qu’on referme le pays entier et nos pas étranglés ?profils figés dans la nuit engloutie atteignent cet arrachement promené sans rien dire intensément là comme si quelque chose avait été effacé dominé une perfection de mouvements fades qui remontent en vain jusqu’à l’obscur près du fragile l’avenir passé à travers les couloirs les masques avec cette beauté maigre et ses anneaux imaginaires ses replis me ramèneront jusqu’où sans bouger mais nous serons les visiteurs avec des billes à la place des yeux dans l’infini obsédant village au milieu de ce carré oh très légèrement il la regarde désirer le cadavre de son enfant qui se repose par-dessus le sol incantation allant au devant nous avale frôle la lune parfois je respire je m’en souviendrai toujours si l’avenir est à côté de moi très fort je touche les miroirs les menottes par quoi déjà depuis longtemps un cauchemar un aboutissement de l’ombre ses ruines enfin comme le vent souvenu qui épèle mes genoux sans doute vieille maison sur les épaules 82 ?drap enneigé immense pour sauver quoi elle semble murmurer les seins naissants et ce serait une flamme derrière la porte une offensive dilatant les parois on ne sait où une source à peine une f inesse posée sur les pentes étudiées se propage se disperse splendide désolation comment oses-tu devenir une plaie un dogme du froid l'isolement à son comble elle perd la vue nous cherchons son regard soulevé son intonation clans les débris sur l'autre côté du monde un détail qui couve les ongles et les dents la plaine l'inlassable plaine au comble de l’isolement ne lui laisse ni le feu ni les cendres l’ancre la retranche et brûle ses pas le corps en deux devient une petite chose une personne comme attachée effarée qui nous parle du sable sans éclairs immense pour sauver quoi le royaume dormait-il presque complet pacifique protégeant les extraits de son sang distribué aux quatre points cardinaux une ultime pensée la traverserait à rebours du temps comment lui expliquer elle avale les distances elle pâlit trop tard naturellement ?on leur enlève jusqu’au sourire parfois la représentation devient domaine flottant une rupture incessante un passage des formes à l'aube aspirant et meme ainsi un phare obsédant durant l’été de mille neuf cent quatorze tout près en face derrière le dos l’ombrelle au loin le pavillon dormant immobile inlassablement que veut-il les étreintes partent pour le nord nous revenons emmitouflés humant les légendes mais qui prétend garder quoi avec ces chapeaux tellement essentiels une barrière peut-être avide ondule que veux-tu la journée commence à peine le repos l’assoupissement une énigme demeure et puis les preuves reviennent tant s’éprouve le départ le calme ou le tout au sommet en plein midi au bout des doigts bien longtemps mais c’est là jusqu’à l’os je vous donne des gestes qui ne sont plus qu’un lieu qu’une laine qu’une horloge je vous offre des boucles elles cessent au fond d’on ne sait quoi ?une auge lui saute d’abord aux yeux près du bonheur cette petite chose considérable et il vous souhaite un ravin un buisson un moulin de la farine une maisonnette près de la chaussée où un grand incendie éclata il vous souhaite les étincelles une ombre les cils dans l’espace un étang près de la mémoire là où il n’y a aucun sable au début je n’ai pas voulu vivre et les épingles m’ont piqué l’eau m’a mouillé je me suis rapproché du miroir c’était moi où ai-je pu naître ici parmi les églises les clôtures les boutiques les synagogues simples et éternelles où ai-je pu de si loin devenir ce coffre ouvert à toutes les envies sa ville vous observe depuis quand sur les trottoirs de la pluie ainsi je m’approche je n’ai aucune paille je m’enfonce dans les longs cheveux des jours d’où venait-il avec 84 son père couvert de plis et de rides avançant ses désirs avec l’effet d’une bougie avec l’éclat du sommeil d’où venait-il victime d’un clair de lune j’entendais sous ses pas le silence souffler sur les rues ?là les passants obscurs le chat la vache les dents de satin la rêverie vous emporte au bout d’un sourire sous la voûte se faufile une image inaccessible qu’il faut vivre une énigme pour partir sans pleurer on lui apporte gâteaux poires fiancés mariages peuple témoin des bruissements peuple pareil aux souches qui voient qui entendent le coeur étendu toujours immense est-ce déjà ma naissance pour m’étonner et me laisser seul est-ce déjà le dehors me cherchant comme un frère disparu qui suis-je si on me rencontre avant une guerre prêt à forcer les découvertes ériger les êtres et les choses à la pointe du royaume et si je souris cherchez-moi par ici enflammé tournant les mots c’est elle quelque part se cachant dans mon talent elle interminable elle aussi longue qu’une steppe d’où sortit la tendresse doucement retenue où es-tu maintenant sans bruit un frisson un branchage et surtout sans faiblir presque l’instinct quand il tremble dans les airs avec ses trésors adorables ?qu’étais-ce je ne prévoyais pas la moitié des creux 85 des ronds je marchais déblasonné avec même pas la ressemblance fuyant les gardiens un étranger dont on n’a rien à faire et ces gravitations qu’étais-ce je ne comprends pas suis-je coupable ne puis-je donc me déchirer et cela s’invente-t-il pendant que je me retrouve ce n’est encore que le tendre le nouveau le parfum de ses couleurs mille ans sans blessure l’utopie de l’eau qui coule la dernière torture et il volerait vous ou lui à travers le marché mais qui vole donc ainsi devenu fou je dresserais mes veines j’aborderais les drapeaux j’éteindrais leurs cendres je me reposerais sans cela avec un violon devant les vitres oui j’envahirais les domaines je leur tendrais la main en dormant délassant une rengaine avant longtemps il n’y en a plus tout ça je l’ai vu l’insoutenable accueille des essors des confettis que dieu ne permet pas l’insoutenable toujours inquiet et avide voici ma démesure transparente voici mes cordes voici ma maigreur mon squelette qu’il faut cacher et appeler souvenir tout se fond se tord s’arrange plane au revoir les roses la mare la boue l’univers vit facilement son âge à présent ?la pâleur ne s’achève pas inutilement vous avez les diamants pour aller dormir la cruche qui fera disparaître votre itinéraire j’avalais oui j’avalais mais je n’écrivais peut-être pas ce que je savais et d’abord mon avenir a l’odeur d’un savon adieu je riposte je romps les vieux médecins croyez-moi 86 dévastez-moi j’ai des sanglots qui embarrassent les poêles j’ai chagall une chandelle pour fêter le soir je me nourrissais des anneaux des pôles des effluves une distraction la pensée dans la bouche et devant ce comble toute une montagne s’élève déjà croyez-moi comprenez-moi un collier n’attend personne les jambes restent debout la tête s’en va je vous souhaite des quenouilles des crêpes du champagne un truchement pour vous lever vous rapprocher vous soulager comme ces jeunes filles se touchent pour obtenir les soupirs le calme les commencements de vos maladies sont aussi une force que rien ne console une silhouette de feu un vieillard de l’autre monde qui pleure quelque part une lézarde me le raconte occupée à défaire les torpeurs elle délivre une attraction un duvet vulnérable je songe à la faiblesse du futur ?j’aurai vendu ma montre je serai libre de trouver les voix sortaient des tuyaux je célébrais les querelles j’assistais aux brèches pendant qu’ils m’enserraient je prenais les sortilèges pour les entendre crépiter une prochaine fois les voix sortaient des tuyaux les appels les culbutes vous montaient sur la toiture pour mieux contempler la ville brûlée l’habitation la chaleur natale derrière lui s’observe mais d’où savais-je que l’homme la femme ne sont plus qu’un lieu et je ne savais pas d’où ils venaient amples et solennels comme la grâce la soie des 87 glaces je savais créer le mystère sauvage sans reculer vous perceviez distinctement flotter l’inhabituel et moi j’entrerai là où je ne savais plus je voudrai des cavernes je serai courageux quoi qu’il arrive je ferai du signe «pleure» de la laine sur sa figure rose brique après les larmes indûment j’aurai pourtant dérouté la braise et vous-même vous me prendrez vous me ferez plus proche et si cela existe vous me rendrez vif fougueux lunaire et si cela existe vous ne pourrez plus résumer mon état ?juillet infini il me semble que je voyais des tentes des juifs un soleil ardent il me semble les laisser venir et de nouveau j’y suis hors de la carapace torpillé canon quoi qu’il arrive nul embarras avec les coqs les révoltes les jurons les nations ensemble à l’unisson et les étables le fumier le chariot sans égal fermons la détresse avec les filles aux seins laiteux languissant dans les coins essayez de les presser comme un seul rêveur hors du logis ainsi! désemparé colombe je grimpe j’émerge c’est bizarre une incandescence interminable est au rendez-vous et en demande davantage je m’endors ne me déshabillez pas examinez attentivement mon corps prédisez si la bible n’est plus pour vous qu’un opéra les grandes ondulations me rapprochent de la lin suis-je un héros pommettes tranchantes où est le sens l’acheminement tenace en vain je grandis comme si on m’annonçait que les parents sont 88 disparus ô idendté tu ne vaux pas un sou mais qui s’en aperçoit qui brave les contraventions les absolutions les injonctions qui intervient pour hurler d’où viennent-ils que veulent-ils nous confier leurs tactiques crucifient l’asie l’afrique l’amérique moi je veux rester inculte me couvrir de verdure devenir l’écorce que j’étais réellement ?je ne savais plus devant ces répliques ces serments je délaissais le même je l’envoyais par la fenêtre je désirais la douce inconnue j’espionnais ses baisers dans l’air plus tard j’étais complice je m’enivrais le spectacle est inouï']£ ne savais pas ce que cela signifiait et chaque fois perdant de la sorte les poutres les fondations j’accusais les crânes et leurs sourcils des plus noirs complots! dru j’éclatais torche brûlante parodie ensorcelant le sel le fleuve les radeaux moi je constatais ses pantalons intelligents sa drogue d’artiste et qui sait si je ne brisais pas pour toujours une illusion chacal de quoi suis-je capable capitaine où vais-je comédien comment vous enténé-brer faire que les secousses devinent que vous n’êtes plus là qu’on vous remet la lanterne la fluidité qu’est-ce que c’est tisser sa soie affirmer son mal donner sa vie d’où cela vient-il j’étais descendu pour ramasser le printemps sans une fatigue en même temps que les autres je paraissais mais il suffit peut-être de ne plus entraver le visiteur dans sa marche il suffit peut-être tout près à travers nous de tâter les haies ?je ne comprenais pas comment un être vivant peut mourir je lui disais le monde accablé tue les espoirs il faut chanter manifester délivrer l’heure rôder dans les coins endormis je me trouvais si proche les pieds frôlant les bouts palpant le doux je revenais aux inscriptions en lambeaux au délice de les couler dans mes membres pour que ça corresponde très exactement quelque part aux grouillements aux clameurs je collais hors de raison une flaque du charbon un désemparement tout à coup comme si j’agitais pour la première fois la vie comme si j’étouffais l’obligation le respect que pouvais-je faire d’autre sinon lui accorder son sucre son miel un accès aux points aux rades aux pattes à son rose et son frisé il me venait du temps je souffrais je pense d’oublier une cachette quelconque je refusais de lui rougir légèrement la bouche j’avais tort je cherchais à annihiler sa taille faire disparaître son panorama que voulais-je supporter le romantisme à la limite osait m’attendre fier actif en s’appuyant sur mon épaule simplement ?ose! ce qui ne reviendra jamais réclame! les cloches qui supportent la fuite ose! ose! cette trémulation venue là cascade maladroite je suis sur les bancs on me chasse si souvent je veux je voudrais une dague furieusement jetée me conduisant à ce que je sens tu ne t’es jamais vu parfois la distraction devient 90 ta route toi nu sans issue tu frappes les abîmes tu pries un ange aux moustaches très noires tu t’élèves et passes par la fente du plafond sans effroi tu inverses oui toi tu inverses la géométrie de l’espèce tu nous construis tu nous construirais une apparition une accélération te voilà voleur de remous et d’écumes toi tu tapisses l’évidence tu consommes le froid tu nous dépouilles de l’orgueil de l’acier sentinelle! c’est pour nous quand je suis heureux c’est pour nous quand j’habite l’automne quand je tiens la poulie l’assiette et que l’effroyable est un poème illisible pour notre vie je n’ai plus d’exemple non non je bâille pendant que l’archéologie nous rencontre tous ?je suis pâle quand vous êtes faux je suis tué quand vous lâchez je n’arrive plus à me défaire des chaînes maudites ma communauté avec les bêtes ma seule loi ma seule époque pourquoi pas je suis maillon quand vous videz les cachots je suis dévorant quand vous me montrez les rôdeurs les délinquants les savants je les embrasse je m’en souviendrai de tous les coins mon souvenir sera énergique et paisible comme du cristal je m’en souviendrai et je les embrasserai secoue le joug! demande-nous si le vin jaillit des toiles et viens avec ta chaise sans chambre toi le peintre tu nous attends sous nos pieds avec le parterre inhabituel vous-même déposant la peur vous répondrez à la compétence je suis réaliste j’aime la terre vous aurez ce seul besoin de 91 ne pas travestir les guerres — mercure des ravisseurs — les sarcophages n’auront plus de secrets pour vous vestiges n’étranglez pas les mouettes elles s’élancent où vous ne pouvez pas elles émeuvent elles font résonner les mets ce qu’il chantait ainsi il y a un demi-siècle acquittait le féroce l’inadmissible sa tendresse entrant surprenait les demeures une aile déclouée ?bords! je refuse la certitude de l’orage j’emporte avec moi l’aurore boréale la plus sûre la plus instable l’air gelé transfigure mon hymne le transforme parfois en étoile filante est-ce déjà ce qui m’aspire tant est-ce déjà les aiguilles les pendules les quelques gouttes de lait et son rouge aux joues près de l’atelier que sais-je abattu accoudé aux sacrilèges aux bourrasques illicites enfantées et difficiles à garder où vais-je pour surprendre le métal et devenir une bagatelle disent-ils avec leurs persiennes inlassablement gardées entrant il n’y a rien au-dessus où êtes-vous aujourd’hui avec vos poings menaçant les épouvantails les barreaux la rouille vous entêtant à la liberté de tout le vingt-cinq octobre par toute la ville se balançaient ses bêtes multicolores gonflées de révolution le vingt-cinq octobre les clochers les sirènes les exclamations les ouvriers s’avançaient chantant l’internationale avec cent mille chansons avec un pinceau pour décorer la planète les chefs n’en voudront pas les tribunaux jugeront ses bras or son front 92 parmi les âges se tient toujours droit ?mon terrain c’est cela j’avais oublié quil était une fois avec ces notes quand je me dégage d’elles encore un peu je suis sauvé je bafoue la politesse j’évolue dans la joie instantanée quand on m’abandonne je choisis les portraits sans cible je dirige les prunelles pour que le plomb coule pour que les phalanges ne tardent pas à déraciner l’impitoyable j’arpente le chemin je ne suis pas un père je suis un monstre et c’est lui qui vous offre la forêt l’imaginaire c’est lui qui décroche et redécroche votre air dans la simplicité debout il bourrait vos intestins de son premier alphabet il se plaisait à épeler la renaissance toujours inquiète et troublée il introduisait un musicien populaire un clown une bonne femme dansant un couple moderne voltigeant frais comme du muguet pour renverser les vieilleries il suffisait d’un miracle d’une oreille d’un égarement d’un attachement et je m’en vais m’étendre près de vous sans comprendre tout ce qui s’est passé ?il peut le pays les ormes reviennent se penchent vers lui il tend au possible sa sensibilité il a les oies il a la pesanteur de chez nous il aurait inlassablement les arbres et les ombres et leur fêlure depuis quelle contrée depuis quelle interminable lecture carrioles près des églises près des villages il me semblait vivre ces frôlements ces envolées communiquant le rien j’étais probablement cette substance ce tremblement où je n’y suis presque plus et vous si c’est cela viviez-vous le transitoire?le reclus?la giboulée autrefois qui savait reconnaître que vous habitiez que vous étiez habité par le plus difficile?ces vieilles maisons tordues me touchent les coudes l’humidité le cours des âges sans visage s’égaraient dans les houles dans la gamme caressant nos vêtements vers quelle destinée la mienne la tienne curieuse rencontre avec les ronces le terreau les masses trouées paisiblement comme une éponge tout de suite une intimité de sève une profusion de courants qui vous enseigne le trop grand pour parler j’improvise les prodiges les anneaux l’immobilité des naufrages je délivre le goût du blé je célèbre ceux que j’aime ?là une lune ici un ciel plus sombre le grondement des pentes et des vallées jusqu’à mes extrémités mes passions mes paniques une mare s’échappe je refuse de compter nous arrivons simplement à la plus dangereuse fenêtre voici déjà l’âtre le ravissement l’ancêtre simplement sur le ventre! dans mes poings! tapi au bout de la chaîne une échancrure qui précède la délivrance un plongeur qui vous trouve voici déjà l’herbe jusqu’à demain m’observe elle passe sous les tables verticalement elle dure comme des draps marc-aurèle fortin avec 94 ses mains anciennes accélère l’accomplissement l’appropriation du territoire humain veines des longs passages ils me lavent ils me sèchent quelque part mais qui y songerait précédé d’une musique engloutie au creux des câbles tout en moi rompt les digues! je suis prêt à bondir! l’haleine serait une plage que j’irais goûter en tenant bon! l’eau la terre les carrefours où s’enfuyaient les brouillards quel inachevé me disloque dans la danse?je redeviens la plaine le vallon les millénaires au pied du premier mot ?le soupçon l’impalpable le long des rivières prennent-ils leur revanche?mon coeur sale l’océan près de la ville natale mon repère désemparé se saoule fracasse une chaloupe et si vous arrivez je suis changé j’ai un soupir méconnaissable dans les joues lui le noir taciturne l’oiseau la nuit l'intelligence de son oeuvre perdue oppressée feuilles clouées sur un mur de grange je sais je sais la clarté mouillée du noir traîne l’éclair à saint-hilaire avec les plus belles précautions l’antérieur me repose me gonfle les paupières pendant qu’il accroche des fumées sur l’étoffe je n’ai pas encore été mon passé est demain sans cesse ma tribu griffe l’origine quand l’ennui parmi les algues se couche la nature entend alors nos lèvres qui respirent profondément notre isolement qui ne s’habille plus la nature assiste au commencement de la société près des galeries des trottoirs des clôtures une aquarelle fait d’un seul jet ne vous appartient déjà plus TABLE Cette impression qui a pris feu 4 Sur les lignes de ma main derrière moi 26 Pourrait-on imaginer 39 Les voyelles dans les linges 52 Le passé simple 76 Maquette de couverture: André Roy Photo de l’auteur: Marc Pelchat Composition: Imprimerie Gagné Impression: Ginette Nault et Daniel Beaucaire Saint-Félix-de-Valois tél.: (514) 889-2140 Imprimé au Québec, Canada De tous les poètes québécois de son âge, il est à la fois le plus prolifique, le plus pénétrant, le plus structuré et le plus « moderne ».Yvanhoé Beaulieu, La Presse.François Charron, le plus aguerri des jeunes poètes, celui dont l'oeuvre est à la fois la plus ample et la plus diversifiée.Michel Beaulieu, Livres d'ici.Les recueils de Charron constituent fréquemment des événements.Pierre Nepveu, Lettres québécoises.
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