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Titre :
Le régional
Journal hebdomadaire de la région de l'Outaouais.
Éditeur :
  • Hull :Hebdos de l'Outaouais,1985-2005
Contenu spécifique :
Sommet socio-économique de l'Outaouais
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Régional Hull-Aylmer
  • Successeur :
  • Revue de Gatineau
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Le régional, 1985-12-03, Collections de BAnQ.

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JH .Mât IL-'Jri PRS ËSÜ Kgl à dével ¦¦¦¦ &£&&#% WmNP PAGE 2 - Sommet socio-économique do l’Outaouais “Vous avez touché l’essence de tout processus de concertation” Robert Dean, ministre délégué à l’hmploi et à la Concertation.L’Outaouais poursuit intensément les préparatifs de son Sommet s o c i o -économique.Cette vaste entreprise de concertation démontre la volonté ferme de la région d’occuper sa place au Québec, de faire reconnaître son potentiel et de s’ouvrir sur l’extérieur.Je me souviens de la soirée du 26 avril dernier, alors que je participais au lancement des travaux des Tables sectorielles et des Groupes thématiques.Ce fut un jour exceptionnel de ralliement des forces vives de la région.C’était le coup d’envoi d’une magnifique organisation mise sur ¦ Robert Dean pied par le Comité d’orientation du Sommet, sous l’habile direction de Monsieur Maurice Boivin.Les résultats ont été considérables.Il s’est accompli, en vérité, un travail immense.Les projets élaborés par les différents groupes ont été confrontés à l’opinion de l’ensemble des délégués(es) réunis(es) en Forum régional.Vous avez touché, à ce stade, l’essence de tout processus de concertation: bâtir des consensus et comprendre que les critiques et les oppositions sont des éléments essentiels d’un dialogue qui fait de tous, des partenaires à part entière., Bientôt, ce sera le Sommet.Le gouvernement du Québec va s’associer aux engagements qui seront pris, et il s’y prépare activement.Il faut rappeler à cet égard, qu’un comité ministériel regroupant huit (8) ministères a été créé pour assurer la préparation et la coordination des engagements du gouvernement au Sommet.Tous les sous-ministres des ministères intéressés ont été invités à désigner un porte-parole auprès du Secrétariat des conférences socioéconomiques.C’est ce dernier qui s'assure que les analyses des projets et les propositions d’engagement soient formulées à temps et acheminées au Comité ministériel du Sommet.Le Secrétariat prépare ensuite les réunions du Comité ministériel que je préside.Le Sommet de l’Outaouais a été placé sous le signe de la croissance de l’emploi.Peu de gens contesteront que ce soit là un objectif de la plus haute importance pour la région et pour le Québec tout entier.Ce doit être l’objectif ultime de tous les efforts.Il doit animer et influencer vigoureusement nos engagements socioéconomiques et nos décisions.Je ne peux que souscrire à l’initiative de la région de se doter d’une table régionale visant à combattre le sous-emploi et d’engager dans cette lutte les partenaires socioéconomiques régionaux.La démarche du Sommet est celle de la région.Elle apportera des fruits durant plusieurs années.L’Ou-taouaisa fait un travail dont personne ne pourra lui enlever les bénéfices.Le ministre délégué à l'Emploi et à la Concertation, Robert Dean “Quelque chose de nouveau dans notre milieu” ¦ Maurice Boivin “La fierté de la réussite sera celle de toute la population” - Pauline Marois Maurice Boivin.président du Sommet socioéconomique.Pauline Marois, ministre responsable de l'Ou-taouais Depuis le mois de janvier dernier, plusieurs centaines de personnes ont travaillé fort pour assurer le succès de notre Sommet socioéconomique.Quand on sait que les partici-pants(es) étaient aussi des élus(es) ou des représentants(es) du monde des affaires municipales, des entreprises ou d’organismes du milieu, je ne crains pas de dire que c’est une grande partie de la population qui s’est engagée dans cette importante activité de concertation.Ensemble, nous avons élaboré les grandes lignes qui orienteront notre développement futur.Ensemble, nous avons pensé à des projets concrets qui amélioreront notre situation économique.Ensemble, nous avons dit au gouvernement ce que nous revendiquons pour notre région.Quand nous avons lancé les travaux du Sommet, nous visions trois (3) grands objectifs: I.La création et la préservation des emplois; 2.L’augmentation des entrées de fonds dans notre région et la diminution de ceux qui en sortent; 3.Et enfin, l’amélioration de la qualité de la vie chez nous.Nous avons respecté notre mandat.Les lecteurs et les lectrices de ce cahier spécial pourront s’en rendre compte en prenant connaissance des bénéfices que la région tirera de la mise sur pied des projets mis de l’avant.Toutes les petites patries de TOulaouais pourront aussi constater qu ’il y aura quelque chose de nouveau dans leur milieu, suite à la tenue du Sommet.Les projets touchent aussi l’ensemble des secteurs d’activités de notre région.Plus concrètement, nous parlons de 510 millions $ d’investissements et de 5 650 emplois permanents et temporaires.Dès le début, nous nous sommes donné comme slogan: "Notre région, une force à développer ’ ’.Tou tes les énergies déjà consacrées ont mis en lumière le dynamisme de l’Outaouais.Il nous appartient maintenant de nous mettre encore ensemble pour que ce même dynamisme transforme notre quotidien par des réalisations concrètes dans le milieu.Je profite de l’occasion qui m’est donnée aujourd ’hui pour remercier tous ceux et celles qui, de loin ou de près, nous ont permis de relever le défi que l’Ou ta ouais s’est donné.Le Président, Maurice Boivin Le II octobre 1984, suite aux représentations de nombreux intervenants régionaux, le gouvernement du Québec donnait son aval au lancement et à la préparation d’un Sommet s o c i o -économique dans l’Outaouais.Depuis plus d’un an, les forces vives de toutes les parties de l’Outaouais se sont interrogées sur leur région, ainsi que sur les meilleurs moyens pour la développer.Plus de 600 personnes ont mis en commun leur temps, leur énergie, leur intelligence afin de présenter à la population, un plan de travail pour les mois et les années à venir.L'Outaouais vit une situation unique au Québec.À cause de sa situation frontalière avec l’Ontario, elle cherche quotidiennement à créer une place au soleil à son industrie, à sa technologie de pointe et à son commerce.L’omniprésence de la Fonction publique fédérale et provinciale a un impact certain sur sa main-d’oeuvre.Elle a aussi un immense potentiel forestier, une agriculture en plein essor et une richesse touristique encore peu exploitée.Mais surtout, sa population est fièred’y vivre et d'y travailler.Le Sommet permettra donc aux partenaires économiques, socioculturels et gouvernementaux de discuter des projets qui favori- seront la création d’emplois et le développement de la région.Le Forum a déjà permis d’esquisser des orientations.Le Sommet parachèvera le travail grâce à une participation du milieu et du gouvernement.À titre de ministre responsable de l’Outaouais, j’ai travaillé avec vous à la préparation de cet événement marquant pour le développement de la région.Je me réjouis du sérieux des travaux et des projets retenus.Mais le succès du Sommet et de son suivi reposent sur l’engagement des citoyens(nes) de la région.Le gouvernement du Québec se veut un partenaire parmi tant d’autres.C’est pourquoi la fierté de la réussite sera celle de toute la population de l’Outaouais.La Ministre responsable de l’Outaouais, Pauline Marois Sommet socio-économique de F Outaouais Notre région, une force à développer Sommet socio-économique de l'Outaouais - PAGE 3 Sommet socioéconomique de l’Outaouais Les membres du Comité d’orientation Notre région, une force à développer Maurice Boivin Président du Sommet Pauline Mardis Gouvernement du Québec Ciaudy Mailly Gouvernement du Canada Kruno Alary Agriculture JËWÊêi Lyne Godmaire Condition féminine Claude Baribeau Conseil regional de développement (CRDO) Gilbert Deschênes Cooperatives Andre Beaudoin Corporations de développement et finance Jean-Claude Branchaud Corporations de développement et finance Diane Chevrier Culture Michel Lavoie Education et formation professionnelle Philippe Châteauvert Education et formation professionnelle Georges Dinel Forêt Louis Campeau Grandes entreprises Louise Donaldson Groupes socioéconomiques Léo Lahric Lucie Thibeault Haute technologie Jeunesse Daniel Fortin Jeunesse Pierre Ménard Fernand Bissonnette Municipalités (CRO) Municipalités (MRC Papineau) Hlector Soucie Municipalités (MRC Pontiac) Reiean Lafrenière Municipalités (MRC Vallée-de-la-Gatineau) j 4 « # m Paul Frechette PME, intérêts touristiques et commerciaux Robert Bertrand PMF, intérêts touristiques et commerciaux Jean R Messier Relations internationales Denise Déziel Santé et services sociaux Roger Blais Société d amenagement de l'Outaouais (SAO) Serge Forget Use G.Fortin Syndicats (CSN) Syndicats (FTQ-CTQ) Amedee Bouchard Syndicats (SCTP) Alain Beauregard Tourisme et loisirs ylA.»lÉÉ Rita Bissonnette Secrétaire du comité d’orientation Nul effort n’a été vain et rien ne sera perdu PAGE 4 - Sommet socio-économique de t’Outaouais François Asselin Coordonnateur général Comité de gestion Groupés dès juin 1984 autour d’élus municipaux sur les questions du choix des régions et du découpage territorial, nombre d’organismes régionaux se sont empressés de les soutenir dans leur démarche, adressée au gouvernement du Québec, de tenir rapidement un Sommet s o c i o -économique régional.Été et automne 1984 ont été marqués par deux (2) événements importants.L’Outaouais subissait d’abord, malgré les efforts concertés des mêmes organismes régionaux, le départ de la MRC d’Antoine-Labelle.À peine remise de ces choix et de ces décisions politiques, l’Outaouais nouvellement redéfinie, répondait avec célérité aux consultations préliminaires à la formation des deux (2) comités nécessaires à la tenue d’un Sommet: le Comité d’orien ta lion pt le Comité de gestion.Suivant un programme de consultation serré, Madame Pauline Marois, ministre responsable de l’Outaouais, recevait l’adhésion d’un riche ensemble de décideurs régionaux pour la mise en place du Comité d’orientation.Parallèlement, le Secrétariat permanent des conférences socioéconomiques obtenait d’organismes régio- naux, les supports techniques nécessaires aux structures de gestion de l’opération.Tôt en janvier 1985, le Comité d’orientaf:on de I ' O u t a o is commençait se travaux.Après étu, c de la situation, il décidait du type approprié de mobilisation des énergies régionales en vue de réaliser les grands objectifs du Sommet.Il n’a fallu que quelques semaines à un groupe de personnes informées des problématiques régionales pour tracer un portrait de l’Outaouais qui tienne compte de ses potentiels et de ses contraintes.Autour d’une équipe du contenu, on retrouve alors conjuguées des contributions venant de fonctionnaires, d’organismes régionaux et d'en t reprises pri vées.Le 26 avril 1985, le lancement des travaux des 13 tables sectorielles et des neuf (9) groupes thématiques réunissait plus de 450 personnes motivées et confiantes dans l’opération du Sommet.Les documents de référence ont alors été épluchés et les idées de projets naissaient rapidement.Nombre d’entre eux étaient fort bien connus dans l’Outaouais, mais l’exercice du Sommet leur procurait les consensus et les adhésions nécessaires à leur réalisation.On a aujourd’hui devant nous une cinquantaine de propositions concrètes d’action qui résultent des consensus dégagés par notre Forum et qui seront déposées à la table du Sommet.Ces projets et ces revendications, nous les partageons maintenant avec l’ensemble de la population de l’Outaouais dans ce journal du Sommet qui nous ressemble.Ce travail est le fruit d’une concertation régionale exceptionnelle de tous les secteurs d’activités de l’Outaouais: il origine et il est partagé par chacune de ses régions d’appartenance.Nul effort n ’a été vain et rien ne sera perdu.Nous avons fait l’apprentissage d’une concertation autour d'objectifs clairs.Cet acquis est le meilleur garant que l’Outaouais poursuivra son développement, fort d’une volonté collective indéniable.Bravo aux personnes qui ont décidé de participer et de développer les forces de l’Outaouais! Le coordonnateur général, François Asselin Pour que l’on se souvienne Yves Roy Coordonnateur Module des communications Lorsqu’une région décide d’organiser un Sommet s o c i o -économique, elle désire réunir les responsables de son développement autour d’une même table, afin qu’ils dégagent des consensus en vue de la réalisation de projets concrets.Vient alors un partage des responsabilités pour la mise en oeuvre.{ Il faut cependant franchir plusieurs étapes avant d’en arri-j ver là: établir un état i de la situation socioéconomique de la \ région; consulter la population; tenir des tables de concertation par secteur d’activités; choisir parmi les solutions possibles et intéresser des partenaires; et enfin, tenir la conférence comme telle et assurer le suivi des engagements.Ce sont des représentants(es) élus(es) qui, à chacune de ces étapes, ont réuni leurs efforts et ont mis, souvent bénévolement, les heures qu’il fallait pour abattre la tâche et relever le défi.S’il est un volet important en cours de route, c’est bien celui de la communication.Du brassage critique des idées, de la vulgarisation des concepts et de la transmission des informations se tisse la toile de fond qui mettra en relief l’unité des actions qui, autrement, apparaîtraient fort disparates.À chaque étape de la préparation du Sommet, le module des communications a fait connaître à la population de l’Outaouais, principalement via les médias d’information, les décisions qui se sont prises et qui sont susceptibles d'influencer son développement.Le moment de la grande synthèse est maintenant arrivé.Répondant au mandat que lui confiait le Comité d’orientation de s'assurer que chaque foyer de la région ait toute l’information sur cet événement majeur dans notre région, le module des communications est heureux d’offrir à la population, ce cahier spécial d’information sur le Sommet socioéconomique de l’Ou-taouais.Nous tenons à remercier d’une façon particulière tous les commanditaires qui ont rendu possible la publication et la diffusion de ce cahier d'information.Le Coordonnateur du module des communications, Yves Roy Les membres du Comité de gestion François Asselin Gisèle Beauvais Coordonnateur général Adjointe au coordonnateur Francis Culée Comité du contenu De Sale Gauthier Comité des invités Bernard Bélanger Comité du déroulement Yves Roy Comité des communications René Marcotte Comité des communications Benoit Jean Jacques F ournier Comité de la logistique Animateur Groupe de coordination André Lacroix Animateur Forum Normand Thériault Secrétariat des conférences Socio-économiques Sommet socio-économique de l'Outaouais Notre région, une force à développer Sommât socio-économique de l’Outaouais - PAGE 5 TNM Gagnon Duhamel T.N.O Lac-des-Plages 1 Suffolk & I 1 Addington i Lac Simon Bowman Ponsonby Val-des-Bois Chénéville Namur Montpellier Notre-Dame-de' la-Paix 1 Ripon village Mulgrave & Derry W.» m i Notre-Dame-de-Bonsecours i Ripon canton / Saint-André " f-Avellin village ' Saint-Andre-/Avellin paroisse' Saint-Sixte Montebello Sainte- 1 Angélique V Lochaber canton ' Lochaber ouest Plaisance leauville vers Montréal Thurso Wmgi vers Hull I ft m eü fen MRC DE PAPINEAU PAGE S - Sommet socio-économique de l’Outaouais L’exploitation de nos forêts Dans notre région, l’industrie forestière occupe directement environ 7200 personnes dont 1200 à la coupe, 4100 dans le papier et les domaines connexes, 1600 dans le secteur du bois et 300 dans le meuble r En 1980-1981, avec cette répartition de la main-d’oeuvre, l’industrie forestière a produit 350 millions de dollars en valeur ajoutée, ainsi que 142 millions de dollars en salaires.Une trentaine d’usines sont importantes par leur volume de transformation, la valeur de leurs produits et le nombre d’emplois.Six (6) sont dans le domaine des pâtes et papiers, une vingtaine sont dans le sciage et le déroulage et une produit des poteaux.Arrêtons-nous ici à trois (3) des probèmes structuraux les plus connus de notre industrie forestière, mais de façon indicative seulement.1- Bilan des activités scientifiques de l’Outaouais 2- Kobidas, Rapport de la Commission d’étude sur la région de l'Outaouais page 63.Tableau h Emplois Salaires Valeur ajoutée (En milliers de dollars) Exploitation forestière 1 041 19 940 27 800 Industrie du bois 1 711 24 048 41 700 Pâtes et papiers 4 491 97 850 280 500 7 243 141 838 350,000 Il y a tout d’abord, le volume de bois récolté chaque année dans l’Outaouais, qui atteint environ 2 millions de mètres cubes.Or, 99.6 p.1(X) de cette récolte provient de la forêt publique régionale, par comparaison à 4 p.100 seulement de la forêt privée, encore que cette dernière recèle au moins 13 p.100 du volume marchand de bois brut, et compte pour 8 p.100 des résineux de la région et 18.5 p.100 des feuillus.Puis, même si les pâtes et papiers consomment plus de 68 p.100 de la récolte annuelle de l’Ou-taouais, il semblé bien que celle-ci ne puisse suffire à leur demande.En effet, il faut savoir qu’avec 62 p.100 des emplois (1981), 69 p.100 des salaires et 80 p.100 de la valeur ajoutée, les six (6) usines de pâtes et papiers font vivre notre industrie forestière.Leur production équivaut à 12.9 p.100 de la production québécoise de papier.Elle consiste en 77 p.100 de papier-journal ordinaire, 9 p.100 en papier hygiénique et 6 p.100 en papiers fins, soit au total, un (I) million de tonnes en 1984.Or, l’approvisionnement de ce genre d’usines comprend essentiellement du bois en grume et des copeaux.Les forêts de l’Outaouais ont donc fourni en 1979, 82 p.100 du volume global en grume (86 p.100 des résineux et 72 p.100 des feuillus), le reste provenant de l’extérieur de la région.Quant aux copeaux, 77 p.100 proviennent de l’extérieur de l’Ou-taouais: l’Ontario en fournit 42 p.100, le nord-ouest québécois, 35 p.100.Précisons que les sociétés E.B.Eddy et Canexel Inc.ne s’approvisionnent pas sur les forêts de la région.Pour ce qui est de la CIP de Gatineau et de la James MacLaren de Masson, leur approvisionnement provient des zones de gestion 83 (Val d’Or), 84 (Mégis-came), 43 (Gouin) et 61 (Rivière Rouge), dans les proportions de 10 p.100 pour la première et de 4.5 p.100 pour la seconde.Enfin, les usines actuelles de pâtes et papiers à elles seules, consomment, une proportion beaucoup plus forte des résineux de notre forêt régionale que celle de ces essences dans son volume marchand brut.En effet, alors que le peuplement d’essences résineuses dépasse légèrement 50 p.100, les pâtes et papiers consomment 60 p.100 de la récolte annuelle.De plus, les scieries et les usines de déroulage prennent environ 16 p.100 de la même récolte annuelle.C’est dire L’exploitation des forêts de l’Outaouais, c’est plus de 7,000 emplois chez nous.que, chaque année, sur une récolte forestière de 2 millions de mètres cubes dans la région, 76 p.100 (1.5 millions de mètres cubes) sont constitués de résineux.Ces trois (3) constats sur l’industrie forestière de notre région amènent le lecteur à s’interroger sur certains aspects de la situation.Premièrement, sommes-nous en train de liquider les arbres de qualité du peuplement régional de résineux et existe-t-il dans la région assez d’autres possibilités qui permettraient une utilisation plus massive et plus complète de nos essences feuillues?Puis, dans quelle mesure les usines actuelles peuvent-elles s’approvisionner davantage dans notre région et moins en Ontario et en Abitibi?Enfin, y a-t-il lieu d’accroître la part de la forêt privée dans la récolte annuelle de la région et comment?Et jusqu’où?¦V ki* Agent autorisé pour les systèmes de bâtiments ARMCO Westeel Inc.Système de bâtiments Armco 216 BOUL.INDUSTRIEL, GATINEAU, QUÉBEC J8P 7G7 (819) 643-1481 META-LOGIK CONSTRUCTION INC., entrepreneur général, spécialisé dans la conception et la construction de bâtiments commerciaux et industriels. Sommet socio-économique de l'Outaouais - PAGE 7 Une frontière de contact De Fort-Coulonge à Fassett, plus de neuf (9) habitants de ’’Outaouais québécois sur dix (10) résident à moins de dix (10) kilomètres du cours de la rivière des Outaouais.Si l’on observe une carte de grand bassin de l’Ou-taouais, on constate de visu que la frontière entre le Québec et l’Ontario n’est en fait qu’une longue ligne géométrique dont le cours de l’ouest vers l’est se confond avec celui de la rivière des Outaouais, ou plutôt, on peut parler de ligne géométrique entre l’Ontario et le Québec depuis la baie de James jusqu’à Pembroke et Fort-Coulonge.Cependant, à partir de ce point et jusqu’à Fassett et Hawkesbury, il faut parler de “frontière de contact’’ entre le Québec et l’Ontario et le siège du gouvernement fédéral.En effet, chaque jour, des échanges fort intenses s’exercent entre les deux rives de l’Outaouais et témoignent généralement de la condition de satellite qui marque l’Outaou-ais québécois par rap- port à son vis-à-vis ontarien.Du côté québécois de la rivière, les réseaux routier et ferroviaire sont sensiblement centralisés vers Hull où ils s’embranchent sur les réseaux du côté ontarien nettement plus fournis et étendus en profondeur, tant de l’est vers l’ouest que du sud vers le nord.En effet, que ce soit pour le transport des voyageurs de notre région à destination de Montréal ou de Toronto ou pour le fret routier des marchandises et des matériaux, Ottawa est le point habituel de départ et d’arrivée.La voie rapide 417 qui relie directement Montréal à Ottawa, par exemple, traverse le centre de cette ville et se prolonge loin vers l’ouest dans sa périphérie rurale, et cela, depuis plus de vingt (20) ans.Dans la partie correspondante de la Communauté Régionale de l’Outaouais (C.R.O.), on attend toujours les grands axes routiers qui doivent depuis plus de dix (10) ans relier l’est en l’ouest les villes de Gatineau, de Hull et d'Aylmer de façon à dégager les voies de passage actuelles dans les centre-villes et à favoriser un peuplement plus en profondeur vers le Nord.Si l’on compare ensuite la répartition des deux (2) populations riveraines, on constate un rapport de masse démographique nettement favorable à la rive ontarienne.Ainsi, là où la C.R.O.compte 189.000 habitants, celle d’Ottawa-Carleton en compte 550,000 (Statistique Canada 1981).De même, le Pontiac est habité par au plus 24,000 personnes, alors qu’à lui seul le comté ontarien de Renfrew l’est par 87,000; de fait, compte tenu de Lanark, le Pontiac fait face à une rive ontarienne rurale habitée par 132,000 personnes.Seuls Papineau et la Petite-Nation présentent une masse démographique comparable à celle de Prescott et de Russell; 34.000 habitants sur la rive québécoise vis-à-vis de 45,000 sur celle de l’Ontario.En tout, près d’un million d’habitants vivent le long de la rivière des Outaouais.730,000 résidant au centre du couloir de la région de la capitale fédérale dont les limites épousent à peu près celles des communautés régionales d’Ottawa-Carleton et de l’Outaouais réunies.Plus que la répartition des populations et le circuit des transports, la satellisation de la rive québécoise par sa vis-à-vis ontarienne s’explique par la présence à Ottawa du siège du gouvernement fédéral.Celui-ci est tout d’abord le plus gros employeur de la région: 102,000 fonctionnaires fédéraux travaillent dans la région d’Ottawa-Hull, dont 22,000 environ habitent à Hull, Aylmer ou Gatineau.Chaque matin, les ponts Champlain, Chaudière, Du Portage, Alexandra et Cartier-MacDonald qui relient ensemble Hull et Ottawa, amènent à cette dernière 17,500 de ses fonctionnaires résidant dans l’Outaouais et, vers Hull, environ 20,000 autres fonctionnaires fédéraux résidant ceux-là en Ontario.Le gouvernement fédéral, c’est aussi la valeur des immobilisations en bâtiments administratifs construits ces quinze (15) dernières années à Ottawa surtout, mais aussi dans le centre-ville de Hull: Place du Portage, Place du Centre, Terrasses de la Chaudière, Edifice Louis Saint-Laurent ou encore l’Imprimerie nationale.C’est encore le plus gros acheteur des biens et de services des PME des environs, sauf du côté québécois de la rivière: à peine le centième du total dépensé dans Ottawa-Carleton.Mais c’est davantage encore l’influence satellisante sur notre région.Par sa Commission de la capitale nationale (C.C.N.), le gouvernement fédéral est intervenu directement, ces vingt dernières années, dans l’aménagement et la planification urbaine de la région.En effet, cette commission a pour mandat d’aménager et d’embellir une région qui soit à l’image du Canada de demain.Après vingt (20) ans, l’on constate que cela a surtout favorisé l’aménagement et la consolidation du centre-ville d’Ottawa.Le rôle et les pouvoirs de la C.C.N.ont interféré constamment chez-nous avec ceux de la C.R.O.et de S.A.O.en matière d’aménagement routier, de développement industriel, commercial, touristique ou résidentiel.Si l’on ajoute à ces organismes, les pouvoirs municipaux et la présence de plusieurs directions régionales du gouvernement du Québec à Hull, on peut affirmer que la région de la capitale fédérale, dont l’Outaouais urbain fait partie, est une région hyper-administrée, où s’en-trecroisent des pouvoirs de paliers différents, aux objectifs parfois concurrents sinon contraires, mais à coup sûr, les pouvoirs de dépenses, tant des organismes ontariens que du gouvernement fédéral, l’emportent sur ceux du Québec, à quelque niveau que ce soit.Or, cette influence du gouvernement fédéral dans l’Outaouais se superpose à de longues habitudes de contacts quotidiens des riverains du côté québécois avec ceux du côté ontarien.En effet, hormis la fonction publique fédérale, les riverains québécois se rendent aussi chaque jour à Ottawa, à Hawkesbury, à Renfrew ou à Pembroke, pour travailler dans les commerces et les PME de l’Est ontarien.Ils y ont aussi pour étudier, aussi bien au Collège Algonquin qu’aux universités d’Ottawa et de Carleton.Ils y vont enfin pour faire des achats de toutes sortes dans les grands magasins et les centres du commerce en gios, voir les spectacles du Centre national des arts ou ceux des petits théâtres et voir les films de l’heure.Sommet socioéconomique de l'Outaouais Notre région, une force à développer _______ un service de l’Université du Québec à Hull Le Centre de la • pour LA COLLECTIVITE DE L’OUTAOUAIS I Un service de documentation Un service de consultation/intervention Banque de données informatisées de 800 titres -etudes de marche -sondages enquetes -marketing -contrôle de gestion -finances -gestion de personnel -production Autodiagnostic de contrôle de gestion Grace a une équipé de professeurs specialises et d'etudiants bien formés CENTRE PME, Université du Quebec à Hull, 283 bout.Alexandre-Tache, Hull, Québec, Tel: 776-8271 776-8211 I PAGES ¦économique do l'Outa ouais urnal
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