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Objectif ...
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  • Montréal :[Objectif],1960-1967
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Mai
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  • Revues
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Objectif ..., 1963-05, Collections de BAnQ.

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MAI 1 9 6 3 50 cents • • *••••••% • « @ a objectif 63 REVUE INDÉPENDANTE DE CINÉMA C.P.64, STATION "N", MONTRÉAL-! 8.DIRECTEUR: JEAN-CLAUDE PILON SECRÉTAIRE À LA RÉDACTION: MICHEL PATENAUDE RÉDACTEURS: ROLAND BRUNET, ROBERT DAUDELIN, JACQUES LEDUC, JEAN-PIERRE LEFEBVRE CLAUDE NADON, ANDRÉ POIRIER, PIERRE THÉBERGE.PUBLICISTE: FERNAND GAUTHIER SECRÉTAIRE: FRANCINE DESBIENS MAQUETTISTE: CAMILLE HOULE OBJECTIF 63 s'engage à étudier sérieusement tous les textes qui lui sont soumis et à retourner ceux qui ne sont pas utilisés.Les articles n'engagent que leur auteur.L'ABONNEMENT EST DE $4.50 POUR DIX LIVRAISONS.SOMMAIRE VOL.Il NO 10 (20) Les Coordonnées spirituelles du cinéma français.Amédée Ayfre 3 What ever happened to Norma Jean .ou de la difficulté d’être un mythe.Claude Robert 15 Canada-sur-Rhone .Canada-sur-Seine .Robert Daudelin 40 FILMS RÉCENTS Il Grido.The Miracle Worker .A Child is Waiting.Voir Miami .Toronto Jazz .How the West was Won.A Cold Wind in August.Two for the Seesaw.LIVRES SUR LE CINÉMA J’aime le dessin animé.A propos d’un livre sur Renoir .René Houle .Pierre T héberge .Jacques Leduc .Michel Patenaude .Jacques Leduc Jean-Pierre Lefebvre .Michel Patenaude .Jean-Claude Pilon Robert Daudelin .Roland Brunet 23 26 27 29 31 32 35 36 ! fflicti (icte iidam :cise 3?: eurs 38 a(% EN PAGE COUVERTURE: MARILYN MONROE; interprétation photographique de Camille Houle sur une maquette originale d Jean-Pierre Beaudin.L illustration de ce numéro est due à: Cinéma Impérial, Gilles Groulx, United Amusement Consolidated Theatres.Le Ministère des Postes à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comrr objet de deuxième classe de la présente publication.rituel ;cisearis 13.[sobe lordl La rareté des ouvrages consacrés au dessin animé fait que nous accueillons oujours avec sympathie les louables efforts d’un nouvel exégète.Depuis l’excellent Dessin animé après Walt Disney de Robert Benayoun, aucun livre — aucun rticle sérieux même —- ne nous avait parlé de la forme la plus connue du cinéma animation.Mils ;r oe nous Lî 10^ L’auteur de J’aime le dessin animé, critique d’art semble-t-il, nous expose unsi ses propos: “.en abordant le dessin animé comme une oeuvre seulement des-inée et peinte, c’est uniquement au sens plastique du public que je désire m’adresser n lui demandant donc de considérer le dessin animé avec le même état d’esprit u’il adopte pour apprécier, en bien ou en mal, n’importe quelle peinture, gravure, lustration ou sculpture.” L’intérêt d’une telle attitude est immense.Trop souvent, omme le déplore d’ailleurs Chevalier, les critiques spécialisés vantent les mérites telle ou telle oeuvre en tenant trop peu compte de ses qualités élastiques ou, plus fréquemment, de l’absence de ces qualités.Les exigences de auteur ne paraissent pas cependant avoir dépassé les premiers chapitres, qui ont de loin les plus valables.“L’anonymat plastique”, “Le dessin animé et les , irtistes”, “Polytechnic de l’animation”, “Vanité de l’audio-visuel” sont les sujets ' >ù Chevalier vraiment retient notre attention.Le reste du livre relève avant tout e l’histoire; malheureusement l’auteur nous apprend peu de choses que nous ne onnaissions déjà.Si les chapitres sur la France et les Etats-Unis témoignent une excellente documentation, on ne peut en dire autant de celui sur l’Angle-erre par exemple où Richard Williams bénéficie de leux lignes alors que eorge Dunning n’est même pas mentionné! Quant au chapitre sur le Canada, ne manquera pas de faire sourire les lecteurs d’ici! Si le texte peut, dans sa majeure partie, décevoir, la documentation ' éhotographique est, elle, exceptionnelle, par son abondance, par l’intérêt des lichés comme par le soin apporté à leur présentation.Malgré les réserves exprimées, je m’en voudrais de minimiser les qualités Je u livre de Denys Chevalier.Pour le lecteur que veut atteindre la collection J’aime”, cet essai est sans doute excellent.Celui pour qui le cinéma d’animation îst une préoccupation n’y trouvera pas encore satisfaction et devra y apporter les orrections de son crû.Robert DAUDELIN A propos d’un livre sur Renoir On assiste présentement, sans aucun doute, à un renouveau de l’édition dans le domaine des études cinématographiques.On connaît la revue Y Avant-Scène qui publie désormais en plus de son cahier-théâtre bi-mensuel un cahier-cinéma consacré au découpage et dialogues in extenso de films importants récents ou classiques.Si on peut reprocher aux éditeurs certains choix assez malheureux comme ceux du Passage du Rhin et de La Princesse de Clèves, il faut les remercier de nous avoir donné pour Jules et Jim, Citizen Kane, Le Cuirassé Potemkine, Zéro de conduite, Vivre sa vie etc., un instrument de travail indispensable.Mc, : in cou allés ( mne!: soa: A côté d’anciennes collections comme Septième Art et Classiques du Cinéma qui continuent, quoique par intermittence, à ajouter des titres à des listes déjà plus ou moins longues, une nouvelle collection vient de prendre place, décidée à appliquer à l’étude des auteurs de films un dynamisme de la présentation des textes qui a révolutionné chez le lecteur français l’étude des poètes et de la poésie.On a compris que je parlais de la collection Cinéma d’aujourd’hui, publiée chez Pierre Seghers.Cinéma d’aujourd’hui outre un hommage consacré au pionnier du septième art, Georges Méliès, a déjà à son crédit des études sur Antonioni, Becker, Bunuel, Resnais, Welles et Tati.iifc | >a m oc; 1 Jt 12', " Tandis que se maintiennent les anciennes revues, Les Cahiers du Cinéma où Bazin n’a pas été remplacé, Cinéma 63 transformée en magazine, Positif toujours tournée vers “les lendemains qui chantent”, Télé-Ciné au travail toujours aussi précis, mais aux échéances de plus en plus incertaines, Image et Son scolaire, mais souvent précieuse, d’autres revues plus récentes se consolident.Tel est le cas de Présence du Cinéma et surtout de Premier Pla?i.Mince fascicule à l’origine, cette dernière devient dès le treizième numéro un cahier d’une centaine de pages au moins.Bunuel, Antonioni, Welles, Visconti, Resnais, Bardem, Vigo, Renoir etc., la liste des réalisateurs étudiés par Premier Plan est déjà imposante.lltervi ! fl Knell Dans cette floraison de publications consacrées à l’art cinématographique, nous sommes en droit de nous demander quels ouvrages servent effectivement la connaissance du cinéma?Combien de ces monographies consacrées à des créateurs de films ont enfin rompu avec l’habituelle littérature de vulgarisation pour devenir une contribution effective à l’histoire du cinéma?Le tribut que la plupart de ces ouvrages payent encore aux Cahiers du Cinéma et aux autres grands périodiques cinématographiques est trop lourd pour que la réponse à cette question soit d’aucune façon douteuse.Destinée à une large diffusion, la collection -Cinema d’aujourd’hui de Seghers risque de décevoir beaucoup de chercheurs.! C’est un intelligent digeste, rarement plus.Quelques notes biographiques originales ont parfois cependant leur prix.Nous reviendrons sur ce sujet dans la prochaine livraison de notre revue en commentant certains titres.]Uâ!li b CO- Au lecteur en quête de documents nouveaux, la revue Premier Plan peut-elle, dans son panorama critique, offrir un aliment à une réflex:on esthétique plus profonde?111 h de l’é )liis d :t dial 'àu à e!( litres ndre] rtsenl es et lui, pi ré au élude ail toi «Il set ;lest à for entail leffl) impo ijrapl live® 0 • la pi irei?ise à a coil' îliercl ijUfi ,;llÉ A parcourir les numéros 22, 23, 24 réunis en un volumineux cahier*1 ' et consacrés à Renoir, on est autorisé à en douter.Nous ferons dans les quelques lignes qui vont suivre l’analyse de cette étude, non parce qu’il s’agit d’un travail important pour la connaissance de Renoir, au contraire, parce qu’il importe d’en dénoncer les trop évidentes limites.Rappelons d’abord les affinités idéologiques qui existent entre les responsables de ce dossier Jean Renoir et les rédacteurs de la revue Positif.On connaît le position monolithique de ces derniers, qui n’ont rien trouvé de mieux à opposer à une politique des auteurs exécrée (Cahiers du Cinéma) qu’une critique politique exécrable.Les pièces réunies par les rédacteurs de Premier Plan sont nombreuses: tirées pour la plupart de la presse spécialisée, elles auraient pu constituer un panorama critique, à partir de 1925, de l’oeuvre de Renoir.Or, il n’en est rien, au contraire.Premier Plan n’aime pas Renoir, on a tôt fait de le comprendre.A côté des textes respectueux et admiratifs d’Alexandre Arnoux et de Roger Leenhardt qu’on trouve en introduction, les points de vues antagonistes et fracassants de Jérôme Canard, Clément Cartier et de Marcel Oms (Renoir revu et rectifié.) font le poids.Le premier, sur le ton libelleux propre au Canard Enchaîné (15 novembre 1958), exhume des années 40 une inconcevable interview accordée (?) par Renoir a la presse portugaire, à la veille de son exode américain; le second prend prétexte des demi-réussites que constituent Elena et les Hommes, Le Déjeuner sur l herbe et le Testament du Docteur Cordelier pour couvrir d’un crachat rétrospectif toute 1 oeuvre de Renoir et 1 accuser de gâtisme; le troisième ouvre le procès politique que le reste de l’ouvrage d’ailleurs continuera.Après un tel prélude, on n’est pas surpris de voir Nana, Tire au Flanc, Le Bled livzés à 1 analyse bêtifiante des critiques de Ciné-Magazine, ancêtre de Cinémonde, La Fille, de l’eau noyée sous les inconvenances de Catherine Hessling interviewée par Cinéma 61, Boudu sauvé des eaux, Toni, Mme Bovary n’obtenir quartier que par la grâce d’une dénonciation de la société bourgeoise, La vie est a uous,' que^ quelques extraits du découpage nous révèlent d’un goût douteux, bénéficier.d’un espace privilégié, La Grande Illusion pris à parti pour sa' démagogie tricolore5' et le Fleuve pour son détachement social.Au milieu de ce tumulte accusateur, la voix même de Jean Renoir que les critiques de Premier Plan ont choisi de faire entendre pour ajouter sans doute, à sa confusion.D au ties voix discordantes, il est vrai, comme celle de Bazin rappellent le souvenir d’un autre visage de Jean Renoir.Nous craignons que dans un tel concert de sectarisme elles ne soient entendues que par quelques-uns.Roland BRUNET (1> Premier PLn, nos 22, 23, 24 mai 1962.405 pp„ S.E.R.D.O.C, 28 rue Canada-sur-Rhône.Canada-sur-Seine Les 2, 3 et 4 mars, à Lyon, dans le cadre du Marché international des programmes et équipements de télévision, le Service de la Recherche de la Radiodiffusion-télévision française avait organisé une Commission d’étude sur le cinéma direct; eecinéma direct” étant un terme médian désignant à la fois “cinéma-vérité” — devenu pour certains le “cinéma spontané” — et l’ensemble des films tournés à l’aide d’appareils légers, d’ordinaire avec son synchrone.Trois activités partageaient la plupart des séances: exposé, discussion et projection.Les exposés techniques des spécialistes de la RTF, souvent secondés par les techniciens de l’assemblée, furent accompagnés des considérations plus générales de Georges Sadoul et Edgar Morin.Si le souci de Sadoul de refaire constamment l’histoire du cinéma, sans oublier d’y mêler ses souvenirs personnels, put paraître assez futile, l’exposé de Morin fut, par contre, bref et passionnant.Adoptant le point de vue du sociologue, mais aussi celui du meilleur spectateur, Morin dressa un judicieux bilan du cinéma direct actuel, n’hésitant pas à prendre à parti certains films ou certains cinéastes.Au milieu de cette assemblée de professionnels avant tout intéressés à discuter technique et appareils, Adorin témoigna pour le spectateur.Il n’appartenait évidemment pas à Rouch, non plus qu’à Coutard, Maysles ou Brault de tenter de situer leur travail; il était bon qu’Edgar Morin fût là pour le faire.0 to mml La plus grande partie de ces journées fut cependant occupée par des séances plénières au cours desquelles les cinéastes avaient le possibilité de comparer leurs méthodes et leur équipement, aussi bien que de faire connaître leurs exigences aux inventeurs présents.Ainsi n’est-il pas sans intérêt de savoir que Leacock rêve d’une caméra de quinze livres, munie d’une seule lentille combinant les possibilités, du zoom aux avantages de la tourelle, sur laquelle un miroir mesure l’intensité] de la lumière; ou que Rouch et Brault songent à une caméra-trompette sur laquelle une poignée à trois boutons permettrait, une fois acquise une certaine] dextérité manuelle, de commander au toucher le diaphragme, le foyer, le zoom et le moteur.Rouquier suggère pour sa part que les caméras 16mm soient équipées d’un viseur 35mm qui permette de “voir venir” l’image; Rouquier dès 1939 avait fait l’essai d’un tel viseur, alors qu’il tournait à l’aide d’une caméra combinée.Ces séances permirent également de faire connaissance avec l’équipement utilisé actuellement par Leacock, Maysles, Rouch et Ruspoli.Qïfls «Il en fin eiilnjn % Ci U Lu flirieu) iflfflio MlliüCi pli t 11 est difficile en quelques lignes de rendre compte de l’importance des échanges que permirent ces journées.Dominées par la brillante délégation américaine (Drew, Leacock, Engel et les frères Maysles), elles donnèrent l’occasion entre autres choses aux réalisateurs et aux opérateurs de mieux prendre conscience de la nécessité, avec l’avènement de ces techniques nouvelles, d’une collaboration internationale.La probité de Drew, l’intelligence de Leacock, la disponibilité de Rouch auront marqué ces journées du sceau de la fraternité et de la compréhension de l’homme.h Sei rht t ,:(l4 ilaf fmt Au cours des séances de projection, on a pu voir deux courts métrages de l’équipe Drew-Leacock.Football excepté, The Chair et Jane m’ont semblé surpasser tous les autres films de ce groupe que j’avais vus auparavant.Businessman d’Albert et David Maysles reprend à son compte la formule Leacock avec une technique plus brillante sans doute, sans toutefois posséder la même puissance dramatique.Les deux bobines du Joli Mai de Chris Marker qui furent projetées ne nous font souhaiter que plus ardemment encore la sortie de ce film.L’Office national du film avait pour sa part glissé dans les bagages de Michel Brault Lonely Boy^ de Koenig et Kroitor, et Les Bûcherons de la Manouane, d’Arthur Lamothe.fus t'M wels m ftllù à (ff! lli .1 i, MU ï lu lW ¦A it'A Quelques jours plus tard, soit du 13 au 28 mars, “sous le Patronage de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur du Canada en France avec le concours de l’Office national du film”, un cinéma parisien, le Studio du Val de Grâce, présentait aux cinéphiles français une sélection de courts métrages canadiens.Quels qu’aient été les responsables de cette sélection, il faut regretter que seule la section anglaise de l’O.N.F.y ait été représentée ; par le fait même, les films en question^ témoignaient assez mal de certaines recherches très actuelles entreprises à l’O.N.F.Ainsi, à Têtes blanches — le “western à taureaux”i2) de Guy Coté — n’eût-il pas fallu préférer Golden Gloves de Gilles Groulx ou même La Lutte de Brault, Carrière, Fournier et Jutra?Le large public français, curieux de connaître le cinéma canadien, aura-t-il compris les limites de cette sélection?Les séances du Studio du Val de Grâce lui auront-elles apporté la conviction que “le moment n’est pas loin, semble-t-il, où le cinéma canadien ayant atteùit un certain degre de maturité pourra déboucher sur le long métrage”.comme le disait le texte de présentation signé par l’O.N.F.?finit ':1I fill il il if 10 [iJ La présence de Michel Brault et de Ralph Epstein aux Journées de Lyon, comme celle de quelques films canadiens au calendrier des spectacles parisiens, valaient d’être soulignées.Que nos cinéastes aient amorcé le dialogue avec les Italiens, les Français ou les Américains, que leurs films soient montrés ailleurs que dans les ciné-clubs, voilà qui est réjouissant.Robert D AU DELIN 01 (.0 nM 1 (1) Lonely Boy, My Financial Career, Têtes blanches, Circle of the Sun, Le Merle, Blinkity' Blank, Lignes horizontales, Discours de bienvenue et Very Nice, Very Nice.L’expression est de Marcel Martin dans Les Lettres françaises du M mars. petit train va loin.O'V
de

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