La presse, 29 décembre 1915, mercredi 29 décembre 1915
[" Beau et froid Le plut fort tira«o quotidien au Canada tant exception.(EDITION QUOTIDIENNE) Not livres pour la vérification de notre tirage ouverts 1 tout.La Circulation Moyenne de LA PRESSE © OC 14 V* OOO .* PAR JOUR.P ____________ 1 32me ANNEXE\u2014No 48 MONTREAL, MERCREDI, 29 DECEMBRE 1915 LE CRIME DE SAINT CESAIRE PARADIS DEVANT LE MAGISTRAT A SEMBLE ABATTU [ DEUX HS DE LA DE - & -0 « UN CEN TIN i 8AIN1E-CROIX CELEDRENT LEUR CINOUITEIIAIRE DE VIE Le meurtrier présumé de Fréchette est conduit à la prison commune de Saint-Hyac'mthe.LES AVEUX FAITS PAR LE PREVENU SONT CYNIQUES Son Honneur le magistrat Emile Marin fixe l\u2019affaire au 4 janvier prochain.Northcliffe voulait renverser Une seule commission scolaire II voudrait bien parler de paix le gouvernement et avoir catholique centrale avec mais en imposant ses des élections générales.bureaux consultatifs.\tconditions ! LES CELIÙA1 AIRES SERONT- ET ON A DEJA VENDU POUR Les RR.PP, Geottrion el Lepa ge, du Collège Noire-~ sont les jubilaires ILS OBLIGES DE SERVIR ?Si la conscription devient nécessaire elle sera établie sous forme spéciale.L\u2019ENQUETE DU CORONER (Du corr.régulier Ce la PRESSE) Saint-Hyacinthe, 29.\u2014Polycarpe Paradis, l\u2019assassin présumé du cultivateur François Fréchette, de St-Césaire de Rouville, a été conduit de bonne heure, ce matin, à la prison commune de Saint-Hyacinthe.Paradis était sous la surveillance immédiate du grand connétable Boisvert, de Sweetburg, qui a re- LE DOCTEUR J.-A.VtOER, coroner.conjoint ,,u district de Selnt-Hyactn- the, qui a prémldé l\u2019enquête tenue »ur le corps de la victime, mis le prisonnier aux mains du geôlier Benoit Benoit,-de notre ville.Quelques personnes seulement étaient présentes à l\u2019arrivée du prisonnier, dont le colonel H.-A.Beauregard, protonotaire de la Cour supérieure et les agents de police.Polycarpe Paradis fut immdiatement incarcéré dans notre vieille prison commune et c\u2019est là.qu\u2019il attendra le sort que lui réserve la justice des hommes.' Le dernier prévenu conduit en notre prison, sous une aussi grave accusation, venait, coïncidence étrange, de Saint-Césaire également et l\u2019affaire date de plusieurs années déjà.C\u2019était ce nommé \u201cPuce\u201d Lapointe, accusé, d\u2019avoir étranglé une femme du nom de (lendreau, à Saint-Césaire, peu avant les fêtes de Pâques; on sait que Lapointe, convaincu d\u2019homicide, devant l\u2019hon.Juge Saint-Pierre, (qui vint de Montréal présider la cour locale des assises), fut condamné à vingt ans de travaux forcés au bagne de Saint-Vincent de Paul, où il est encore aujourd\u2019hui.DEVANT LE MAGISTRAT Polycarpe Paradis a comparu ver» onze heures, ce matin, à Saint-Hyacinthe, devant Son Honneur le magistrat Emile Marin.On lui a lu ia plainte de Frédéric Roy, de Saint-Césaire, l\u2019accusant d\u2019avoir assassiné François Fréchette.Comme cette plainte était écrite en anglais, l\u2019accusé a demandé au magistrat de la traduire, ce que ce dernier a fait.Paradis n\u2019ayant pas encore choisi son avocat l\u2019enquête préliminaire est fixée au 4 janvier prochain.L\u2019accusé a un oeil au beurre noir, résultat du coup de poing que lui aurait donné la victime.Détail assez singulier: lorsqu\u2019il est arrivé à la prison, menotte aux mains et escorté par deux constables, il fumait paisiblement un cigare.A l'audience son attitude n'était plus la même.II avait un air de découragement très visible.DES AVEUX DE PARADIS (Spécial a la PRESSE) Saint-Césaire, 29.\u2014Polyoarpe Paradis, le meurtrier de François Fréchette, a fait les aveux, les plus catégoriques et les plus cyniques : \u201cJe suis content qu\u2019il soit mort, dit-il.et cela m'est égal qu\u2019on me pende et que j\u2019aille en enfer.\u201d Polycarpe Paradis n\u2019a que dix-neuf ans et il a admis son crime, sans montrer le moindre repentir, lors de son arrestation et après avoir été mis sur ses gardes, à l\u2019effet que tout ce qu'il pourrait dire servirait contre lui.Lee deux autres Jeunes gens, Adrien Piché, de Montéral, et For-tunat Langevin, de Saint-Césaire, qui se trouvaient avec Paradis, au moment du meurtre, lundi soir, ont également été arrêtés, mais on ne croit pas qu\u2019ils soient complices.Paradis a tué Fréchette d\u2019un seul coup de fusil à bout portant, devant la maison du fermier, alors que celui-ci se tenait tout près de la voiture dans laquelle se trouvait Paradis et ses compagnons.Son crime commis, le meurtrier fouetta son cheval et se rendit directement au village.â trois milles plus loin.Le crime fut commis d\u2019une façon délibérée; ceci est prouvé par le fait que Paradis dut aller chercher eon fusil chez lui, h un quart de mille plus loin que la scène du meurtre.LE MOTIF DE LA QUERELLE Quant aux motifs de la querelle qui provoqua le crime, il y a deux LE JUGE EMILE MARIN, maelt-trat du district de Saint-Hyacinthe, devant qui le meurtrier présumé a j comparu ce matin, à Saint-Hyacinthe.i versions différentes ; celle de la famille Fréchette et celle du meurtrier lui-même.Madame Fréchette et ses filles disent que Paradis et | ses amis arrivèrent à leur maison,\u2019 , vers trois heures, lundi après-midi.' Comme la maison de sa mère était i la plus voisine de celle des Fréchet- j j te,Paradis visitait souvent cette der- ! nière famille.Il essayait même de courtiser l\u2019une des jeunes filles de François Fréchette, mais il n'était pas plus agréé par la jeune fille que ! par le reste de la famille.Au cours de la visite, on prit plusieurs ?erres de boisson, et Fréchette lui-même but maintes fois avec les vi-; siteure.A un moment donné.Paradis.échauffé par l\u2019alcool, se serait i qgprimé d\u2019une manière blessante pour la jeune fille qu'il courtisait.Alors, le père serait intervenu et la querelle aurait commencé ainsi; on aurait même échangé des soufflets.Le soir était arrivé.Paradis quitta la maison en laissant ses deux amis causer avec François Fréchette, tandis que les femmes allaient se coucher, â l\u2019arrière de la maison.Vers huit heures et demie, une des jeunes filles fut éveillée en sursaut par un bruit ressemblant au claquement de la porte d\u2019entrée, mais avec une telle force que toute la maison en fut ébranlée.Rendue craintive à cause de la violante altercation que son père avait eue avec Paradis, la jeune fille appela sa mère, et toutes A suivre sur la page 17 PROMESSE DE M.ASQUITH LESQUELLES CONDITIONS IMPOSANTES CEREMONIES $050,900 D'OBLIGATIONS NE SAURAIENT CONVENIR REyG|EljSES ET mm On a choisi les architectes, Prochain voyage à Vienne du pour l\u2019école projetée de la rue Robin.chancelier impérial Von Bethmann-Hollweg.ECOLE DU SACRE-CŒUR QUANT A LA BELGIQUE New-York, 20.\u2014le correspondant du \u201cNew York Herald\u201d.A Ix>ndres, écrit : \u201cLe complot organisé par lord Northcliffe et ses partisans, an parlement, dans le but de renverser le gouvernement et d'obtenir une élection générale, a échoué; car les membres du cabinet ont décidé de respecter la promesse faite pur M.Asquith aux hommes mariés, et, si la conscription devient nécessaire, elle sera établie sous une forme spéciale.Le premier ministre veut l\u2019adoption immédiate du bill qui for.cera tous les célibataires en état de porter les amies à répondre A l'appel de la patrie demandant des troupes.Les célibataires qui ont de bonnes raisons A donner et ceux qui sont membres de familles dont tous ou presque tous les soutiens sont au feu, seront exemptés du service; ; mais les autres devront s'enrôler.Les partisans de la conscription générale sont donc loin du iriompbe et les journaux de Nothrliffe n\u2019ont pas encore mis le gouvernement dans nne situation critique.Une élection générale serait, dit-on, un malheur national, A l'heure actuelle, et il est probable que M.Asquith sera solidement appuyé par ses collègues.Il est entendu que la majorité îles membres du parlement ne cherchera qu\u2019à atteindre ce but: : la victoire sur l\u2019ennepii, et qu\u2019elle ne se laissera pas influence par let.chicanes politiques.\u201d Plusieurs questions importantes ont été décidées par la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, à sa séance régulière, tenue hier soir, et d'autres points intéressant* ont été discutés.ITn rapport du comité dos travaux donne les grands lignes de la construction de l\u2019école du Sacré-Coeur, qui doit se faire sous peu, à l\u2019augle des rues Papineau et Lafontaine.Il est fortement question d\u2019adopter pour cette nouvelle école, un système de chauffage à eau chaude, au lieu du système à air chaud, employé généralement ju«- Beriin, via Londres, 28>~-L'agrn.ce VTolff a transmis aux journaux allemands le sommaire d\u2019un article du \u201cNeue Züricher Zeitung\u201d, de Zurich, Suisse.Cet article d< nue de nombreux détails sur les conditions de paix que l\u2019Allemagne consentirait à discuter.Il s'agit A peu près des renditions qui ont été publiées pendant le mois d\u2019octobre.D\u2019après le \u201cNeue Züricher Zeitung\u201d, le gouvernement de Berlin serait prêt A discuter les* conditions suivante» ; le rétablissement de la souveraineté beige avec certaines restrictions; pas d'annexion du territoire français; la formation d'nn royaume in- Grand\u2019rcesse solennelle, banque! et soirée récréative.-Mgr Bruchési préside UNE BENEDICTION PAPALE Les noces d\u2019or de deux religieux de la Congrégation de Saint-Croix ; de gauch» ( à droite : le R.P.Louis Geoffrlon, l\u2019un des jubilaires ; le R.P.Dion pro-^j vlnclal ; le R.P.Yves-Marie Lepage, l'autre Jubilaire.\u2014Cliché du photographe de la \u201cPresse\u201d.qu\u2019ici dan* los établissements *co-, ,\t.^ laires sous le contrôle de la commis- dépendant, en Pologne, sous la dt sion.Le point sera étudié A fond, reetion d\u2019un prince allemand; la Le choix de l\u2019architecte pour la restitution a l'Allemagne de toutes préparation des plans de l\u2019école des *es colonies; le paiement d\u2019une infilles dans la paroisseSt-Jacquee,rue demnité à l\u2019Allemagne, sous forme Robin,occupe ensuite L'attention de du transfert A l\u2019Allemagne de ce que la commission.Après plusieurs pour- doit la Russie à la France, soit dlx-parlers sur les mérites respectif* huit milliards de francs et le paie-des huit à dix concurrents en pré- ment annuel |>ar la Belgique, pour sence, les commissaires fixent leur un certain nombre d'années, d'une somme égale A la somme dépensée annuellement jusqu'ici pour les établissements militaires de ia Belgique.La Russie ou la Pologne devraient |>eut-être comme la Belgique payer une contribution annuelle ; mais, sur ce point, l'article du jour- Le président-général des Artisans Canadiens-Français se retire.Brême, Allemagne, via Londres, 29.\u2014Le président de lâ chambre de commerce de Brême a annoncé aujourd'hui, que depuis huit mois, le coton n\u2019avait pas été utilisé pour la fabrication de la poudre.Il a fait cette déclaration: \u201cNos savants et nos industriels ont su remplacer avantageusement le coton par d\u2019autres produits, si bien qu'après la guerre nos fabricants de munitions I n\u2019achèteront plus de coton en Amé-S rique.\u201d CE QU\u2019IL DECLARE UNE PRETENDUE Une nouvelle qui ne laissera pas de provoquer un vif intérêt dans le monde des mutualistes, c\u2019est !a démission de M.L.-J.Gauthier, M.P., comme président général de la société des Artisans Canadlens-fran-I jais.Cette démission a été envoyée lundi, le 27 décembre, aux autorl-I tés de la société et M.Gauthelr, I rencontré ce matin par un de nos ! collaborateurs, a exprimé la simple déclaration suivante: \u201cJ'ai été accusé injustement, mais je n\u2019ai pas voulu céder, ni poursuivre, préférant rendre compte de ma i conduite, moi-même.& ceux-là seuls de qui Je tenais mes fonctions de président général.j \u201cMais après que le Conseil Exécutif, le Conseil général et la Convention qui représente directement le corps des sociétaires m'eurent exprimé leur confiance; après avoir l fait adopter par la convention tout 1 ce que je considérais propre à faire de la société l\u2019une des plus grandes, des plus fortes, des plus prospères associations de secours mutuels pour les Canadiens-français, après tout cela, dis-je.J\u2019ai remis ma démission; et c\u2019est plein de confiance en l\u2019ave-' nir de la société qui m\u2019est chère que je remets à un autre le soin d'en prendre la direction.\u201d C\u2019est sur ces derniers mots que nous avons pris congé de M.Gauthier, devenu à son tour ex-président général des Artisan* Canadiens-français.Calgary, Alberta, 29 \u2014 Tous les plans du nouvel aqueduc de Elbow River, devant coûter trois millions de dollars, qui étaient déposés dans les voûtes du département de l'aqueduc, ont disparu.Une lettre de Buffalo, portant la signature d'Oleson parle d\u2019un complot pour détruire ces plans dans le but de donner plus de temps aux Ingénieurs pour terminer leur travail.LES PARISIENS Paris, 29.\u2014A cause du refus des bouchers de vendre la viande ge-j lée, qui a été importée, le conseil municipal a voté un crédit permettant aux sociétés coopératives d'ouvrir à Paris, soixante magasins où il ne sera vendu que de la viande i gelée.nnnnroTinnrinnnnn^ ON NE CRAINT PLUS LES AVIONS, A PARIS; Paris, 29.\u2014Ta* général Ml- \u201c rhel-Josepli Mannoury, gouver- o neur militaire de Paris, croit que la capitale de France pourrait être mieux éclairée pendant ia nuit sans aggraver le danger des raids aériens.lie général o Mannoury a annoncé an \u201cMa-o tin\" qn\u2019il faisait nne enquête ë et.que l\u2019éclairage de Paris re- ° o deviendra presque normal, si le ° résultat de cette enquête est*sa- o ((.faisant comme le prévoit le gouverneur.vjLAAIUÜUUUUUUUUUjlJUJU^ LE JOUR DELI DE HOS MINISTRES (Du correspondant de la PRESSE) Québec, 29\u2014Tous les membres du cabinet de la province de Québec vont passer le Jour de l\u2019An dans leurs familles respectives.Sir Lomer Gouin et les hon.MM.L.A.Taschereau et J.C.Kaine passeront le Jour de l'An, à Québec, les hon.MM.J.L.Décarie, N.Pé-rodeau.Honoré Mercier et Walter Mitchel', à Montréal, l'hon.Jules Allard, à \u2019Saint-François du Lac, l\u2019hon.J.E.Caron, à Sainte-Louise, comté de LTslet, et l\u2019hon.J.A.Tessier, aux Trois-Rivières.\u2019 \u2014L'hon.M.T.C.Casgrain, ministre des Postes, et Madame Cas-grain sont arrivés, hier soir, à Québec, pour y passer le Jour de l\u2019An.Ils logent au Chftteau Frontenac, choix sur des jeunes; ce sont MM.Louis J.Bigonesse et Aurèfe Bigo-nesse, conjointement avec M.Edgar Prairie qui auront la charge de préparer les pians de la nouvelle école et de surveiller les travav x.Le choix de l\u2019ingénieur pour l'installation du système de chauffage, nsi suisse n'est pas clair, dan* la même école, est suspendu T,e \u201cNoue Züricher Zeitung\" ne pour mettre iqs architectes en état «Ht pas si la Belgique reprendra de se concerter sur le système qur\"NV\u2019,rt !
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