Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
samedi 22 juin 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La presse, 1907-06-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" PREMIERE SECTION CIRCULAT!* PAGES 1 à 8 23ME ANNEE-N0 105 UN (lENTTN MONTREAL, SAM LDI 22 JUIN 1907 I / f / ' ?\t.'\u2022\u2018fi- îi Papime3^ 2^ BouR^ ; ¦ \"1| ^ k > - Hr ' :i.wœ0r Si Prove;^ r^^RLAMD.2iGAiPt,LiPlS C.TIEMHE « & U/^Àa> é^Vs St^yri dpi i» >îüay ÉL5«>ü.-5 d«S ï â- DoRlQii Au jour de notre fête nationale, il e*t bon pour fortifier nos senti mtn:s patriotiques, de donner un souvenir reconnaissant et ému aux hommes qui, dans toutes les classes, dans toutes les carrières ont honoré notre race.Le tableau que nous donnons aujourd\u2019hui sous le titre glorieux de \u201c Panthéon canadien, ne comprend pas tous ceux qui seraient digne d y figurer, mais on comprendra que l\u2019exi-guité de 1 espace que nous pouvions y consacrer ne nous permettait pas de faire mieux.Aussi nous avons dû limiter le nombre de nos héros en tout mstra leurs.Nous osons esperei que cette page glorieuse sera pieusement conservée par les vrais Canadiens-français des villes et des campagnes, et quelle évoquera toujours chez eux 4 noble fierté d\u2019appartenir à une race généreuse qui compte parmi ses enfants tant de citoyens remarquables par leurs vertus, leur savoir, leur civisme, et par les exemples élevés que leur souvenir laissera aux générations futures.Rien, en effet, ne vaut le souvenir des hommes de bien qui, par leur exemple nous prêchent la foi, le Çuiih-iaXÜÜ !p^£üauveau.tiîl-i savoir, 1 énergie, la per sévérance et toutes les qualités qui, répandues dans le peuple, constituent une race forte et impérissable.C\u2019est pour fixer notre souvenir sur ces hommes d\u2019élite, que nous avons donné cette oag genre, et choisir les plus illustres parmi nos chers défunts dans la préla ture, dans la vie reli gieuse .parmi les historiens, les littérateurs les politiques, les artistes, les industriels, les négociants, les admi h Joseph K * MEJLLEUi^ A.ÔLNE- §>.MAQCHEôôAULT c/EAn Joseph Gi Couard I LOuib RtC Mm- ViGtn .y ¦ ^Lcrop ^CHE Courte oeaoocy ^P'UroHTAifii 0RAN0 i ^\t- .Tr.T*.' *\t^ ^ r 2 Lour la France, voulant offrir ses services au Roi, et va rejoindre l\u2019armée des Princes, à Coblentz.11 fit la campagne de 1 792 et fut blessé.A peine guéri, il eut à lutter contre la misère ; il fut réduit à donner des leçons pour subvenir à ses besoins.Dans les différents milieux que Chateaubriand venait de fréquenter, il avait perdu la foi, plutôt, sa foi s\u2019était engourdie et il avait abandonné les pratiques religieuses.Il reçut un jour une lettre de sa soeur.Madame de Foray, lui annonçant la mort de sa mère et lui disant \u201c que le souvenir des \u201c égarements de son fils avait répandu sur ses derniers moments, une grande \u201c tristesse.\u201d Lorsqu\u2019il reçut cette lettre, celle qui l\u2019avait écrite avait aussi succombé à la suite des mauvais traitements reçus dans les prisons de la Révo- HÜHr mmmm pm m2\t¦«\u2022¦'x Vu» du tombeau de René de Chàteaubriand.dans la baie de Saint-Malo, à l\u2019extrémité de l\u2019ilot du Grand-Bé ; il repose sous une dalle de granit surmontée d\u2019une croix que les flots de l\u2019océan viennent battre vainement, symbole de l\u2019Eglise catholique a jamais inébranlable.lution.Ce double deuil fit réfléchir le jeune homme, et suivant son expression, ü pleura et il crut.Son esprit fut frappé par la beauté surnaturelle de notre religion.Il fut laisi d\u2019admiration devant la douceur, la grandeur, la puissance de cette religion que les impies avaient dépréciée depuis un demi-siècle.C\u2019était au moment où Bonaparte venait de signer le Concordat et de rétablir le culte catholique en France.Beaucoup d\u2019esprits, bouleversés par les écrits des philosophes du temps, demeuraient éloignés de la religion.Alors, Chateaubriand entreprit d\u2019éclairer les esprits et il publia son \u201cGénie du Christianisme.\u201d Ce livre ramena un grand nombre d\u2019âmes à Dieu.Chateaubriand entra dans la diplomatie.Il était ambassadeur de France en Suisse lorsque le duc d\u2019Enghien fut assassiné, par ordre du premier consul Bonaparte.Indigné, Chateaubriand, envoya sa démission.Libre, il visita l\u2019Italie, la Grèce, les Lieux Saints, l\u2019Egypte et l\u2019Espagne, et à la suite de ce voyage il publia deux volumes : Les Martys et Itinéraire de Paris à Jérusalem, ce dernier est considéré comme le chef-d\u2019œuvre de Chateaubriand.Le reste de sa vie se passa en luttes politiques.I! fut nommé pair de France par le gouvernement de la Restauration et il fut successivement ambassadeur et ministre.Ayant beaucoup d\u2019ambition, il eut beaucoup de déceptions et de déboires.Mais au milieu de toutes ses épreuves, la religion fut toujours sa consolation et sa force.Un jour que Chateaubriand avec feu, à la tribune, parlait de la beauté de la religion et de l\u2019obéissance qu\u2019on lui doit, quelqu\u2019un cria à gauche : \u201d Pure théorie que tout cela ! M de Chateaubriand pourrait-il nous dire le nom de son confesseur ?\u201d \u2014 Mon confesseur ?c\u2019est M.le curé de Saint-Sulpice, reprit sans se \" troubler l\u2019auteur du \u201cGénie du Christianisme.\u201d C\u2019est une bonne connais-*\u2022 Mnce à faire, je la conseille à mon honorable contradicteur.\u201d Chateaubriand mourut le 4 juillet 1848.Malgré les jugements que l\u2019on puisse porter sur sa mémoire.Chateaubriand reste l\u2019un des plus grands écrivains du dix-neuvième siècle, i\u2019un des plus grands apologistes de la religion du siècle dernier.bourg, enfoui dans les hautes chênaies de Montreuil, se cachait le splendide château de Langtiln que ses maîtres n\u2019habitaient que durant deux ou trois mois de la belie saison, et quand s\u2019ouvrait la chasse.Nous ne voyions pas sans déplaisir l\u2019arrivée des propriétaires au château parce que, pendant qu\u2019ils y demeuraient, les gardes ne nous laissaient plus courir à travers les taillis où fleurissaient les muguets et mûrissaient de délicieuses petites fraises.La défense de pénétrer dans les grands bois nous était une cruelle privation, mais nous avions encore une autre cause de mécontentement.Le marquis de Languin avait un fils de huit à dix ans, et nous éprouvions une antipathie irraisonnée et ridicule pour celui que nous appelions dédaigneusement \u201cMôssieu le comte\u201d.Sans nous en rendre compte, nous étions jaloux du petit héritier des beaux domaines de Montreuil.Les beaux habits qu\u2019il portait avec beaucoup de grâce, la distinction de sa petite personne, la délicatesse de son *beau visage pâlot, ses manières polies et de bon ton, enfin tout, dans ce petit homme, présentait un tel contraste avec nous-mêmes, petits paysans de façons un peu rudes, que nous avions fini par lui en vouloir de cette supériorité, et cependant nous n\u2019avions jamais eu la moindre conversation avec lui.Du reste, c\u2019était encore là un de nos griefs absurdes: il ne nous parlait pas, il faisait le fier ! Nous ne comprenions pas qu\u2019il ne vînt pas à nous et qu\u2019il ne partageait pas nos jeux.Chaque jour, Robert de Languin arrivait au bourg, tantôt dans la calèche attelée de deux superbes chevaux qu\u2019il conduisait quelquefois lui-même, tantôt monté sur un joli poney: le petit Robert avait un air très crâne sur sa monture qu\u2019il guidait en habile cavalier.Robert, qui n\u2019avait plus de mère, était élevé par une gouvernante, et son instruction était faite par un précepteur qui l\u2019accompagnait le plus souvent au bourg; M.\u2019Théodore avait toujours un chapeau haut de forme aux poils rebroussés, des redingotes trop longues et des pantalons trop courts, mais il avait une si bonne figure quand il nous regardait pardessus ses lunettes, avec son franc sourire! Et puis il nous parlait, celui-là: \u201cBonjour, mes enfants, bonjour!\u201d disait-il; nous aimions M.Théodore pour sa familiarité.Un jour de septembre, un roulement de tambour et le son grêle d\u2019une clarinette nous firent tous courir vers la place de l\u2019église; des saltimbanques, des comédiens ambulants annonçaient une brillante représentation qu\u2019ils devaient donner le soir même sous les halles du bourg.C\u2019était un bien piteux cortège que celui de ces pauvres hères.Il y avait le père, un grand diable d\u2019homme maigre à faire peur, c\u2019était le clarinettiste; puis un enfant d\u2019une douzaine d\u2019années qui battait le tambour.L\u2019enfant, comme Thomme, était maigre et pâle avec les pommettes saillantes d\u2019un pauvre malade; du reste cela se voyait bien qu\u2019il était souffrant, à ia toux sèche qui secouait sans relâche son pauvre corps grêle.Le père annonça la représentation: il s\u2019agissait d\u2019une gigantesque lanterne magique que devait manoeuvrer la mère de Tenfant, tandis que le père et le fils formeraient l\u2019orchestre : à Theure des représentations, Tnfant, qui s\u2019appelait Sé-bert, remplaçait son tambour par un violon dont 11 jouait à merveille.ver.dans une ravissante petite charrette anglaise, \u201cmôssieu le comte \u201d.Robert arrêta sou poney pour écouter.\u201cOh ! dit-il â M.Théodore, je voudrais bien venir à cette comédie pour entendre !e petit jouer du violon.\u2014Y pensez-vous, se récria M.Tbê-odore, M.le marqtiis n\u2019y consentira jamais.joues creuses.Alors le comédien parla ainsi à l\u2019assistance : \u201cMesdames et messieurs, je vous demande beaucoup d\u2019indulgence pour le petit violoniste Sébert, car il est ce soir bien souffrant; c\u2019est â peine s\u2019il peut se tenir debout, mais comme il faut bien que nous gagnions notre vie, mon petit Sébert va faire appel à tout son courage pour vous distraire en cette soirée; il en sera récompensé si vous ne lui ménagez ni vos bravos ni vos sous.\u2019 Ce fut appuyé sur le bras de sa mère que Tenfant vint, tenant de sa main tremblante son violon.11 commença une ritournelle et la lan- Maxlmilisn d\u2019Autriche posait un JoM\t«««nant J, son ehâto.u dans Lquel II alrna't â se promener et\tj favori traitant de vénorla.bourgeois, assis sur un- banc, Il parcourait son 1.Lorsque le soir vint, nous nous demandions anxieusement si le peut comte viendrait.tCela nous eût flattés de le voir se mêler à nous, et se distraire dans notre milieu.Nous étions au rendez-vous; un nombre raisonnable de spectateurs avaient ! terne magique fonctionna, pris place sur les bancs alignés de- | Cne affreuse toux pourtant seyant la grande toile blanche qui de- : couait sans cesse 1 entant.Après vait refléter les splendeurs de la ; plusieurs tableaux, et pendant que lanterne magique.\u2018 L\u2019heure du spec- ; la lanterne magique projetait sur le tacle était venue et Robert n'était ! rideau un navire ballotté sur i Ocean , pas arrivé.\tI Par une horrible tempête, Sébert | s\u2019affaissa, laissant tomber auprès de I Bien sûr, disions-nous, il ne vien- i lui son violon dra pas; il est trop fier, il aura ré-1 fléchi que notre compagnie était in- JB ÆÎ'sp'Z- ) 2.Puis lentement, M s'en allait sous les futaes Un jour, le hasard I ayant conduit devant une petite porte, Il l\u2019ouvrit et se trouva dans la campagne.Mais il se souvint avoir oublié çon livre.et il en était fort contrarié.Ses forces avaient trahi son coura ge, le pauvre petit ne pouvait plus ; son père dut l\u2019emporter dans ses bra digne de la sienne.Et puis, un comte, ça ne se dérangerait pas ainsi pour de pauvres comédiens en guenilles et pour une lanterne magique en plein vent.Nous en fûmes pour nos méchantes réflexions sur son compte, car\t.\t, .nous entendîmes une voiture qui iet messleurs.v°us voudrez blen noui vers la roulotte misérable qui était I leur logis.Bientôt le comédien revint, il avalu | des larmes dans la voix ; \u201cNous allons continuer, mesdames \u201cmuüjijiatfc 3 \"«s/», -H»/»/ il l'»\"» 3.Ayant aperçu un petit gardeur d\u2019oies qui se trouvait dans la prairie voisine, l\u2019empereur s'approcha de lui et dit : *'J'ai laissé un livre sur un banc danr le parc ; va me le chercher, Je te donnerai une pièce d\u2019or.s\u2019arrêta devant les halles, et bientôt Robert arrivait avec M.Théodore, Ce fut à qui céderait sa place à faire grâce du violon Une grande tristesse passait dans l\u2019assistance devant une pareille mi sère ; chacun eût voulu s\u2019en aller mais par charité on restait pour avoir le prétexte d\u2019offrir son obole Tous ne restèrent pas pourtant, car le petit comte et son précepteur s'ôtaient levés et avaient disparu.L\u2019un de nous dit : \u201cC\u2019est une lâcheté, ce départ, et 1 c\u2019est une indignité de partir sans mê-|me avoir donné quelques sous po'r j soigner le pauvre petit comédien.\u201d Mais la lanterne magique fonction nait de nouveau ; le silence se fit ; et le comédien annonça à voix haute : Robert venait au village sur un gentil Poney.\t> l\u2019héritier de Montreuil et à son précepteur, et nous nous sentions tout fiers de la présence parmi nous de ces hôtes d\u2019importance.Mais notre jalousie ne tarda pas à prendre le dessus.\u201cJe parie, dit l\u2019un de nous, qu\u2019il ne nous adressera pas même la parole ! \u2014Vous allez voir, dit un autre, comme il affectera de s\u2019ennuyer d\u2019un si mince spectacle, bon pour nous tout au plus.\u2014Il ne donnera peut-être pas deux sous à la quête, dit un troiqjème.\u2014C\u2019est honteux, quand on est riche,\u201d fit un autre qui prenait -immédiatement pour réalité ce qui n\u2019était que supposition.A ce moment, le silence se fit: le I «s WA* 4, TV\u2019 \u201cCette scène vous représente sain._____________ Martin coupant en deux son manteau i\tJe payerai pour en donner une moitié à un pauvre.\u201d A peine avait-il dit ers mots qu'une musique lente, sur un rythme attristé, se fit entendre ; c\u2019était le violon de Sébert qui chantait, mais qui chantait d\u2019une si merveilleuse façon que des lartnes vinrent aux yeux de bien des assistants.Le comédien lui-même restait de bout, étrangement surpris ; ce ne pouvait être Sébert, en ce momen.étendu sans forces sur son grabat Qui donc était-ce ?Qui ?C\u2019était Robert de Languin dont le coeur s'était ému de pitié devant cette lamentable misère ; oui, c\u2019était Robert qui avait été prendre le violon du saltimbanque et qui aidait à finir cette représentation.Et nous l\u2019avions accusé ! Et nous 1 4.Je voudrais bien, dit Tenfant, mais Je n'ose pas à cause de me» oiei qui auraient vite fait de courir faire du dégât dans le champ voisin \u2014N'est-ce eue cela ?dit Maximilien, eh bien ! je te garderai tes bêtes et s\u2019il y a du m m Cjf n\u2019avions lamnis nimA '\t., T 5- L enf.»n.t Partit.Comme mu-| par un signal, la bande entière, moitié u avions jamais aimé un pr.reil en (courant, moitié volant, s\u2019enfuit vers la prairie voisine, malgré les cris et coups tant s! plein de bonté! C\u2019>st alor Micmacs de la Nouvelle-Ecosse.l\u201c, Abénaquis, de la région maintenant appelée Maine, et cinq tribus très farouches qu\u2019on nommait les Iroquois.Les Indiens que Jacques-Cartier vit à l\u2019embouchure de la rivière Mirant!-chi et de la Baie des Chaleurs.étaienl des Micmacs.Mais on ne sait p>.s d\u2019une façon certaine à quelles tribu.* appartenaient ceux qu\u2019on trouva d\u2019abord à Stadacona, au Cap-Rouge et à Hoohelaga.Quelques auteurs pensent que c\u2019étaient des Iroquois qui furent subséquemment chassés ptr les Algonquins, les Murons et le-; Montagnais.Sous le double rapport de l\u2019appe-rence extérieure et des habitudes, ces Sauvages se ressemblaient beaucoup.Ils avaient la peau d\u2019un brun rou geâtre, la chevelure noire et rude, les joues saillantes, les yeux pei-çants et profondément enfouies dans leurs orbitres.Ils étaient forts, ag -les et actifs.Les chefs et gurriers ne portaient pas de barbe, et s\u2019arra- ichaient les poils du visage.C\u2019était I aussi chose commune parmi eux de | ne garder qu\u2019une touffe de cheveux jau sommet de la tête.Ils se barboui.\u2022 | lalent de peinture ou de couleurs.Et I hiver, ils avaient pour vêtements des : peaux d\u2019animaux sauvages.Ils vi-j valent principalement de chasse et I de pêche, Quelques tribus cependant cultivaient le sol, et récoltaient des courges, des melons, du maïs, du ble d Inde.Leurs habitations ou wlgwans présentaient la forme de tentes, faites de perches et couvertes de feuilles d\u2019écorce.La chasse, la pèche, la guerre : telles étaient les occupations des hommes.Ils considéraient tout travail manuel comme au-dessous de leur dignité ; Ils laissaient cela aux femmes, ainsi que le soin des enfants.Quant au caractère, les Sauvages étalent farouches, cruels et rusés.Ils oubliaient rarement un affront.Ils scalpaient les ennemis qu\u2019ils avaient tués, et torturaient ceux qu\u2019ils avaient pris vivants.Ils enduraient la fatigue, la faim, le froid, les douleurs corporelles sans sourciller, ni se plaindre.Même au milieu des tourments que leurs ennemis leur faisaient souffrir, ils dédaignaient de laisser échapper d\u2019autres cris que des cris de défi.Au fait ils se glorifiaient de montrer qu\u2019ils étalent inaccessibles à la souffrance.A la chasse et à la guerre, ils faisaient usage de diverses armes : arcs, flèches, couteaux, massues et tomahawks.Quand ils vinrent à connaître les Européens, ils apprirent à se servir des armes à feu.Comme moyen de locomotion sur les lace et les rivières ils avaient leurs canots d\u2019écorce.Ils connaissaient l\u2019usage du tabac, môme avant l\u2019arrivée des Européens ; en effet, Cartier raconte que l\u2019habitude de fumer était très commune parmi eux.En certaines occasions, lors des assemblées de leurs chefs, par exemple, et quand ceux qui avaient été ennemis se réunissaient pour faire la paix, ils se servaient d\u2019une pipe enjolivée d\u2019or-nemente, qu\u2019ils appelaient le Calumet, qu\u2019ils se passaient à la ronde et dont chacun à son tour tirait quel-aues bouffées.I 2- $ m ¥ « V/ ?w § I w + 1 ^ % Z *1 IA r ¦ l.\\rioJz Q\\/od$ Ji/srErtErtrk^ ,iL'>> n volée: c'Esr jh te tit BLf)rtc DE, ilk; ; i.2 'mmm ilS».; jly'f; »/ ÿ I JH\t,j| \u2019\u2019\tl\u201c- 0 t ^ ê ]+ 0 \u2022 \u2022 % 0 +i \u2022 0 r.iü r» glVi > «it ¦ r:' \u2022 \u2022 0 » / * y Wire.'PEirirdRor/î LE eh Hoir ^d^HrudE non H/tQ'\tæ X- , \u201e\t, Rlpmo Mi m O! l E bequ te nr Héçre B/EH FRISÉ.\t____ i4orl.rdi'l ES Ff^s vjf4 cEsruri î d 0 LA PRESSE SAMEDI 22 JUIN 1901 CORRESPONDANCE PARISIENNE J\u2019espère que ma dernière lettre |üeu au üraud Hotel.Ce sera, bien eu-| victime.Quuiu au meurtrier Ceebron, il o de partie: leur grève, si nuisible aux Intérêts publics, n'avait donc pas d\u2019excuses.Tout le premier, M.Jules Siegfried, leur plus chaud avocat, a blâmé leur conduite.Heureusement j tendu, un banquet considérable : plus de cinq cents couverts ! Tous les partis y seront représentés.La France même, et non telle ou telle coterie, fêtera le grand homme d'Etat cana dieu.Je vous al déjé dit qu'un aurait le vous sera parvenue sans trop de re- i plaisir d'entendre Mlle La Palme et tard, malgré la grève des inscrits ma- M.Plamondon.Ou aura aussi la maritimes.Cependant elle aura dû par-1 sique de la garde républicaine, tir de Cherbourg, avec le courrier de !\tx x x New-York, par un paquebot aile- | Selon notre législation actuelle, ht mand !\ti propriété littéraire n\u2019existe plus au Les revendications des inscrits ma- bout de cinquante ans, à compter de ritimes étaient parfaitement Justi-,111 mort de l'auteur.On dit alors que liées: M.Jules Siegfried, ancien mi- lts oeuvres de cet auteur sont \"tom-nistre du commerce et député du Ha- j bées dans le domaine public.\u2019' Plu-vre, les a très bien exposées le mois , sieurs écrivains notoires viennent dernier dans la \u201cRevue Hebdomadal- d\u2019entreprendre une campagne contre re\u2019*.Mais la Chambre s\u2019occupait \u2018 eet étrange abus.Peut-être est-ce l\u2019a-d\u2019eux; un projet de loi était déposé musant fantaisiste Franc Nohain qui.qui leur donnait satisfaction en gran- 1 sérieux ce jour-là, a le mieux fait 'valoir leurs arguments.\u201cEn quoi l\u2019oeuvre d\u2019un écrivain, d\u2019un ariiste, demandait-il, dans \"L\u2019Echo de Paris\u201d, est-elle, matérielle- ____ _________ ________________ment, pratiquement, différente de la pour eux, * Ils\u201dont rèprU ~le~Travail' i\tbâtie par un architecte, de la lis ne pouvaient pas compter, en ef- i rre ^ue Ie cultivateur a fait fructl-fet, sur la bienveillance du Couver- l \u201cer\u2019 \u201cu comptoir, de l\u2019usine, que le nement.Dans le \u201cMatin\u201d d\u2019hier, jj l commerçant, que 1 industriel a créée?Thomson, ministre de la marine, fai- | Pourquoi le patrimoine réalisé, \u2022ait à ce sujet les déclarations les &rfcf.a intelligence des uns, subi plus nettes\tIra t>\u2019 un traitement moins favorisé \"Il n\u2019est pas admissible, disait-il, ique l'activité maritime d\u2019un pays comme la France puisse ainsi, sans raison, être suspendue, annihilé.Il y aurait plus que de l\u2019iilogisme, il y durait de l\u2019absurdité à ce que, d\u2019un côté, la France consente le sacrifice d\u2019une trentaine de millions qu\u2019elle paye annuellement sous forme de primes pour encourager la marine marchande, et que, d'un autre côté, cette marine marchande subisse, du fait de la grève, des pertes presque égales.C\u2019est pourquoi, dès la première heure, le gouvernement a mis des équipages à la disposition des compagnies pour leur permettre de continuer leur trafic.\"C\u2019est pourquoi, s'il était nécessaire, 11 persévérerait résolument dans cette voie et il interviendrait par tous les moyens en son pouvoir pour empêcher notre commerce d\u2019être ruiné par un chômage prolongé.\u201cLe travail reprendra demain.Il y a I rait-il un traitement moins que le patrimoine amassé avec les capitaux des autres ?\u201cEt alors que l\u2019on reconnaît comme Imprescriptible et indéfiniment transmissible toute autre espèce de propriété, de quel droit vient-on, lorsqu\u2019il s\u2019agit de la seule propriété artistique et littéraire, imposer une limite à sa faculté de transmission, et décider qu\u2019au bout d\u2019un certain laps, les héritiers de l\u2019écrivain ou de l\u2019artiste se trouveront arbitrairement dépossédés de cette part de leur héritage ?\u201d \u201cIl n\u2019y a pas de raison pour que les petits-fils d\u2019un homme qui a fait de la littérature, des tableaux ou de la musique, soient ruinés à l\u2019encontre de ceux à qui leur grand-père aura légué une maison de banque ou une fabrique de pâtes alimentaires !\u201d La Société des Gens de Lettres, la Société des Auteurs Dramatiques et toutes les grandes sociétés littéraires et artistiques sont d\u2019accord pour de- _________ mander qu\u2019on modifie la législation au moins \"un Taquebor\u201c\u201c(îù\u201c\u2018en\u201ctout !9Ur ce Polnt- Elles ne peuvent orga- court toujurs.\"Le docteur Hébert eat venu hier, à Fontainebleau, oû U a été entendu eu préaence de son avocat, Me Albert Salmon, par le juge chaigé d'instruire la tentative d'assassinat dont 11 fut l\u2019objet de la part de l'iuaulsls-sable Uuêiln-Cesbroa.\u201d Vous avez remarqué ces mots : \u201cdocteur anglais\".En effet, comme le docteur Hébert, naturellement, j s'est déclaré citoyen anglais, la plu- i part des journalistes ne se doutent! pas encore qu\u2019il est Canadien.xxx Arrivés récemment à Paris: MM.J.C.Belyea, A.Barnaby, de Saint-Jean, N.B., Mlles Aline Dupuy, Clara Laberge, Mme Israël Lemay, MM.! J.Préfontaine, N.Préfontaluè, MM, Marcotte.Mme G.Deunat, de Mont- I féal; Mme J.H.Lizotte, Mme L.j d\u2019Hellencouri, de Québec; Mme Z.;.Hébert, Mlles Hébert, M.Jacques Hé- j bert, M.et Mme Albert Hébert, .Mlle i Hébert, de Montréal; M.l\u2019abbé J.B.Ruellet, M.J.H.Fréchette, de Qué-1 bec; M.et Mme DeCelles, d'Ottawa ; MM.R.Ptroiv^l Campbell, Dou-îlas, Mackedie, L.B.Baillie, de] Montréal; M.R.Bruvinel, d\u2018Edmon-|| ton; ; MM.W.G.Hanson, J.Cous- ,.son, Lemaître, F.Gold Lyman, John 11 G.Lyman, de Montréal; M.N.G.-Martin, de Toronto; MM.J.Cecil Mc- || Dougall, W.R.Hastings, Mme Eticn- I ne \\antelet et Mlle Marie Vantelet, I de Montréal.L Hon.M.Fielding est parti pour \u2018 Londres, d\u2019où il ira à Vienne, tandis que Mme et Mlle Fielding pai talent pour Nice.Lady Chapleau depuis hier.Ee Dr et Mme Vallée sont à Berlin.Le Dr et Mme Aikins retournent au Canada après avoir visité les principales-villes d\u2019eaux de France et de Suisse.M.le Propriétaire, Aitz-irotis Cliques tmaui de pilntvn à faire ?Vous épargnerez beaucoup de travail, beaucoup de temps et éviterez beaucoup d\u2019ennuis en faisant usage des PINCE A UX BOECKH [Prononce* \"Bc-c k\u201d] Ils travaillent bien et distribuent la peinture facilement et également.Ils durent plus longtemps que tous autres pinceaux que je connaisse, et j\u2019ai vieilli] dans le métier.Si mon expérience peut vous être utile, achetez avant tout les BOECKH.l 0\u201curnüu» ü» la FuUMlu1^ loba, ou dus province» du Nord uuoo d\u2019uiu- fumlllfc ou d\u2019un'qûart diriacUon do IM acre», plus &'l.Inüulëmaiide d'entrée ou d inspei tnm doit être faite personnellement au nu- J.ru rit* raient local ou du s>ou.> Une demande d\u2019entrée VU faite peiaoimelieinent L n\t'4^®* l/u;eau de souü-ager.t, peut être télé*,ia-I \u201ctiée it l'agent local j ar le gous-ukeat, I aux frais du solliciteur, et si te terrain demandé est vacant lors de la réception lu téléLiamme.eetto demande aura la priorité et le terrain sera détenu Jusqu % -e âne les papiers nécessaires pour c ompléter la transaction aient été reçus par laDanse\u2019le ras de \u201cpersonnification\u201d, l\u2019entrée* sera sonrnialremcnt cancellée et le solliciteur perdra tous ses droits ds priorité au claim.\t., Tout individu demandant a faire une pour l'acquisition d\u2019un homestead, et l\u2019on ne recevra qu\u2019une seule demande i d'inspection du même Individu, tant que l\u2019on n\u2019aura pas disposé de cette demande.Un propriétaire Thomeatead dont l\u2019entrée est faite en due forme et non sujette à être cancellée, peut, sujet a l ap-prohatlon du ministère, le céd r en faveur du père, de la mere, du fils, de la fille, du frère ou de la soeur, s\u2019ils sont éligibles, mais à aucun autre, en présentant la déclaration de l'abandon.LA oû l\u2019entrée est sommairement cnn-cellée.ou volontairement ipamlontaêe, après l'Instruction de* procédures de cancellation, le Bolhclteur d\u2019inspection aura droit au premier droit d entrée.Los solliciteur*» d\u2019inspection doivent dire en quoi le propriétaire '.'homestead est en défaut, et si par ia suite la déclaration est trouvée Incorrecte, le solliciteur perdra tout droit de propriété quant à la nouvelle entrée, si le terrain devient vacant, ou si l\u2019entrée peut être cancellée sommairement.DEVOIRS \u2014 Un colon devra remp\u2019lr les conditions s\u2019y rapportant de l'uno dea manières suivantes : (1) Au moins un séjour de six mois sur le terrain et la mise en culture ci i-celul chaque année au cours du terme de trois ans.\t.\t\u201e\t, , (2) Si ie père, ou la mère, si le père est décédé \u2014 de toute personne, qui est éligible pour faire l\u2019entrée d'un homestead d'après la teneur de cet ac te, demeure sur une ferme dans le voisinage du terrain entré pour ladite personne comme homestead les conditions de cet acte, quant au lieu de résidence, avant d\u2019obtenir la patente, pourront être remplie» par le fa?» que cette personne habitera avec le père ou la mère.(3) Si ie colon a feu et heu sur la ferme qu'ii possède dans les envtroua de son homestead, les conditions de cet acte quant à la résidence, pourront être remplies par le fait de résider sur ledit ter- inspection doit posséder les titres requis Avant de demander des lettres patenter U coion devra donner un avis de six mois, en Arrivant au Commissaire de* Tvrrf>s du Dominion, ô.Ottawa, de son b'b nMon do ce faire- RESUAIK DLS RLGLfcirLNTS SUR LES TERRAINS MINIERS DU NORD-OUEST CANADIEN CHARBON \u2014 Los terrains ù, charbon peuvent être achetés a $lu l'acre, pour le charbon mou, et à ?2Q pour l'anmra-\u2022 cite.Un individu ou une compagnie ne ! peut en acheter plus de 320 acres.Une i royauté de 10 cents la tonne de 2,f
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.