La presse, 26 juin 1907, mercredi 26 juin 1907
[" JOURNAL A NOUVELLES CIRCULATION TOTAL OB LA *BMAIWa 634J5Î 9 :{ME ANNEE\u2014N° 198 MONTREAL, MER( REDI 26 JUIN 1907 14 J r ES\u2014UN CEJNT1JN UNE GORNIGHE S'EFFONDRE L\u2019AZTEQUE RUE CHRISTOPHE COLOMB S'ENFUIT Un balcon situé au-dessous est partiellement démoli et une jeune fille, qui y prenait le frais, voit la mort de près, hier.corniche de pterre de la maison por tant le No 25 de la rue Christophe-Colomb, qui s\u2019est effondrée, hier après-midi, blessant une Jeune fille, et Dessin dè l'artiste de \"La Presse\u201d.causant des dommages matériels.Mlle Agnès Morettl, demeurant javec ses parents, au No 25 de la rue Christophe Colomb, a bien faim per-Mre la vie, un peu après cinq heures, bier soir.Comme eTle était assise sur le bal-ton donnant sur la porte de devant, la [corniche en pierre de la maison se 'êiacha, tout à coup, et tomba avec FRACAS ASSOURDISSANT Mans la rue.Une des pierres, en tombant, effleura la tête de la jeune fille, qui a leu le cuir chevelu déchiré sur une longueur d\u2019environ deux pouces.Mlle Morettl est aujourd'hui souffrante des suites du choc nerveux.Les (énormes pierres, dans leur >ehute,' arrachèrent le bras du balcon, '«t oûfoncèrent les degrés de l\u2019escalier ,1^11 se trouve au-dessous.Heureusement qu\u2019il ne passait personne dans la rue, au moment de l\u2019ac-eident, car l\u2019on aurait certainement *u QUELQUES FATALITES à enregistrer.Le détective Lescarbeau, qui demeure tout près de l\u2019endroit où l\u2019accident s\u2019est produit, et le constable Sa-vard qui patrouillait aux environs, furent bientôt rendus auprès des membres de la famille Morettl.à qui lia aidèrent à donner Tes premiers soins à la blessée.La corniche, faite, comme nous le disons plus haut, de pierres pesaot, pour la plupart, plus de 100 livrée, s\u2019est effondrée sur une longueur de 25 A 30 PIEDS.Les débris sont répandus devant les logements portant les Nos 15, 17, 19, 21, 23 et 25 de la rue Christophe Colomb.On croit que l\u2019accident est dû au fait que l\u2019eau aurait pénétré entre la pierre de la corniche et la brique contre laquelle elle était appuyée.Les dommages matériels ne sont pas très considérables.LE OOUP DE MIDI Le u Witness \u201d recommande aux échevins qui hésitent d\u2019accorder à \u201c La Presse \u201d le droit de i tirer le canon tous les jours à midi.On se rappelle qu\u2019il y a une couple tfle semaines, l\u2019honorable M.Berthiau-We, au nom de la Compagnie de publication de \"La Presse\u201d, offrait à ha Ville de se charger du coût de 'l\u2019installation et du service d\u2019une piété d\u2019artillerie destinée à donner du [haut du parc Mont-Royal, l\u2019heure du Jaldl précis, à Montréal.L\u2019échevln Molson s\u2019y opposa, disant que ce serait faire de la réclame 6 une entreprise privée et la lettre [fut laissée sur la table.Elle sera reprise par un échevln «jui, lui, est convaincu qu\u2019une amélioration de cette espèce vaut bien une réclame, que, si la ville ne peut pas ou ne veut pas accorder à la population une chose qu\u2019elle demande, il n\u2019y a pas de mal à permettre Ujue l\u2019entreprise privée s\u2019en mêle.Quoiqu\u2019en pense l\u2019échevln Molson, c\u2019est tous les Jours qu\u2019il arrive qu\u2019on donne un service public à l\u2019entreprise privée.Il n\u2019y a pas plus de mal h permettre à un Journal de se charger du Service du Midi Précis, qu\u2019il y en a à donner le service de l\u2019éclairage.des tramways, etc., à des compagnies étrangères.D\u2019allleufs cela viendra nécessairement.Que la Ville Institue elle-même ce service qu\u2019elle le confie, par exemple, & notre Journal, l\u2019Idée est1 mûre, tout le monde l\u2019approuve.DéJ9 le \u201cWitness\u201d du 18 Juin, dans nn arilcle de rédaction Imprimait les\u2019 lignes suivantes:\tI \"Nous ne sommes pas certain que le fait que ce serait une bonne réclame pour le journal qui en fait l\u2019offre soit une si bonne raison de ne pus permettre ft la Compagnie de publication de \"La Presse\u201d de se charger du tir du canon du midi sur la montagne.La Ville pourrait reprendre ce dernier aussitôt qu\u2019elle le fojdrslt.\u201cEn attendant, les horloges et les montres seraient réglées, et tout le monde serait content.Des groupes «c réuniraient pour voir tirer le canon.comme cela se fait tous les jours sur la colline du château à Edimbourg.\"Il y a cerT8*nement des milliers de formes de réclame qui sont bien plus Inadmissibles et que cependant, nous souffrons sans rien dire, com- me l\u2019enlaidissement de ntfs paysages, de nos rues, et la distribution de paquets de cigarettes à tous les cents verges de trottoirs et de promenades.C\u2019est ft cela que nos échevins devraient s\u2019attaquer.Qu\u2019ils enlèvent une méprisable bouteille du square du Palais de Justice et qu\u2019ils débarrassent de ses hideux hangars de photographes le sommet altier du Mont-Royal, avant de s\u2019opposer au tir du canon de midi.\u201d Le \u201cWitness\u201d touche du doigt la piale, en même temps qu\u2019il nous apporte un appui éclairé.Quand on permet que des compagnies particulières défigurent la ville avec des enseignes anti-artistiques, on est mal venu ft refuser & \u201cLa Presse\u201d le droit de rendre un service réel aux citoyens.Elle cherche, hier après-midi, à reprendre sa liberté au Parc Dominion.UNE RACE DISPARUE Ce qu\u2019étalent autrefois les tribus nomades de P Yucatan et \u2019comment l\u2019A-go fut enlevée.MYSTERE ETHNOLOGIQUE Le Parc Dominion pourra se vanter d\u2019avoir eu de la sensation, hier après-midi.Un peu avant trois heures, la plus grande curiosité vivante du Parc, la petite A-go, l\u2019Indienne Aztèque, avide de revenir à sa vie primitive, trompa la vigilance de son gardien et courut à un gros arbre, droit vis-à-vis la boutique, et se réfugia dans la frondaison épaisse de l\u2019orme qui projette son ombre bienfaisante sur l\u2019allée centrale.Il va sans dire que le gérant se hâta de ramener la fugitive au bercail.Quelle espèce d\u2019être humain, se de-mandera-t-on, choisit les rameaux d\u2019un arbre pour habitacle?De prime abord, la question peut paraître facile ft résoudre.On dit: 11 n\u2019en existe plus, de ces êtres sauvages, vivant plutôt comme des bêtes que comme des hommes.A-go, au contraire de tous les humains, est une de ces rares survivantes des siècles disparus.Son histoire est brève.Agée de trente-cinq uns, elle parait en avoir dix ou douze, et cela s\u2019explique par la forme capricieuse de sa charpente osseuse et, à vrai dire, de tout son organisme.Ses ancêtres, les Aztèques vivant à l\u2019état sauvage, loin des grandes villes établies au Mexique aux quatorzième, quinzième et seizième siècles, étalent PLUS BARBARES que les Africains.Autant les citadins étaient avancés en art, en industrie, en littérature idéographique, autant les nomades, habitant les lies de l\u2019Yucatan étalent arriérés, bestiaux.Ces derniers avalent pour seuls compagnons les fauves des forêts, les reptiles des plages.A moitié hommes, à moitié singes, par leurs habitudes, Us vivaient dans des conditions qui révoltent aujourd\u2019hui que le civisme a fait tant de progrès.Les types, aztèques étalent microcéphales.Chez les nomades, surtout, cette difformité physique était très fortement accentuée.L\u2019Invasion espagnole, les incursions fréquentes des autres tribus des Nahuattacas les dispersèrent et, peu & peu, les Indiens aztèques disparurent.Il y a vingt-cinq ans.des marins américains, croisant dans le golfe d\u2019Yucatan, débarquèrent ft Ago, l\u2019une des myriades d\u2019Iles qui rendent la navigation du golfe si difficile.En cherchant de l\u2019eau fraîche, sur l\u2019Ile, ils découvrirent UN PATRIOTE [LES SERPENTS QUI_S\u2019ETEINT EMPOISONNES M.Louis Paré, bourgeois du vil- j Un douzième est trouvé mort, ; lage de Napierville, vient de i hier, au Parc Dominion, dans mourir A 88 ANS la boutique de M.Nelson.REPTILES DANGEREUX En 1837, âgé de 18 ans, 11 combat-:Des vertébrés vénimeux des Indes, tit dans les rangs dos fila de la liberté, à Oddeltown.BELLES FUNERAILLES (Du correspondant réamlier i» t.A PRESSE) Napierville, 26.\u2014 Hier matin, en notj-e église paroissiale, ont eu lieu du Mexique et de l\u2019Asie, maîtrisés par une enfant de cinq ans.SPECTACLE TERRIFIANT M.Nelson, le montreur de serpents du Parc Dominion, ne semble pas ( prêt de voir la fin de ses mésaventu- les \"funéraliles de M.Louis Paré 'en ire8- Hler encore.11 a lrouvé un de KeB son vivant, bourgeois, du village de \u2018:erI)ent\u2018i bleus empoisonné, apparem Napierville\tjmeut par la strychnine.Ce serpent.Une foule considérable de pa- \u201cIndigo\u201d de sept pieds, venait do rents et d\u2019amis, assistait aux obsè- S°ur,aka,rta °U Sol°\u2019, ?anS 168 I.nd8* ques du regretté défunt\tnéerlandaises et valait une forte Ce n\u2019est pas trop dire que tous ! 80mmIe\u2019 !! ne rest« P'f à Nel3un ont appris avec peine la mort delqua flx de Pes oP^dlens dangereux cet homme d\u2019élite qui disparaît de Bur ^\treptiles de sa la scène du monde\tcage\u2019 Une enquête serieuse sera faite sur ce dernier méfait des ennemis de M.Nelson.Ce qui console un peu M.Nelson, c\u2019est qu\u2019il a reçu,, hier, un grand nombre de crotales mexicains et j texains de grande dimension.Ces ser-j pents à sonnettes, avec les pique en queue de la Louisiane, les cobras d\u2019Asie et autres joujoux du même acabit, tout en étant des ennemis dangereux jde tout être humain ou animal, sont |des auxiliaires précieux pour M.Nelson qui a, au Parc Dominion, l\u2019une des plus Intéressantes boutiques de la promenade.DEUX CHARMEUSES, l\u2019une âgée de 17 ans, fort jolie, l\u2019autre, de cinq ans, la petite Ritha, ori-patnote, décédé à Na- ginaire du Texas, font ce qu\u2019lis veu-i lent de tous ces animaux venimeux.M.L Paré est décédé, dimanche ! Méme les crotales.avec ^ur bruit dernier, vers une heure p.m., à l'âge 'menaCant de crécelle et leurs crocs Feu Loula Paré piervllle.avancée de 88 ans, laissant pou .envenimés, obéissent au moindre si pleurer sa perte, une épouse, néejgne des jeunes filles, comme si une (Isabelle) Boulé, âgée de 85 ans, et |P,jlssance hypnotique Irrésistible les douze enfants, tous etacore vivants, dont huit garçons et- quatre filles.De ces dernières deux sont mariées et deux sont religieuses, dans la Communauté des Soeurs de Ste Anne, de Lachtne.L'été dernier, comme \u201cLa Presse' l'annonçait alors, M.Paré et son épouso avaient le rare bonheur de fêter leur soixante-cinquième anniversaire de mariage, à laquelle fête les heureux époux se voyaient entourés de toute leur descendance, allant Jusqu'à la cinquième génération, et comptant 146 petits-enfants et 150 arrière-petits-enfants.M.L.Paré, comme père d\u2019u e famille de tenait constamment sous le joug.Ces crotales viennent de Brownsville, Texas, et des marais mexicains, où Us pullulent, avec le Bothrop fer d?lance.M.Nelson semble avoir choisi tour ce que l\u2019univers possède de reptiles dangereux eour augmenter l\u2019intérêt de la représentation des deux jeunes charmeuses.Toutes deux, pour établir leur emprise sur les vertèbres, ne se contentent pas de se les enroule-sur le corps, comme les charmeuses ordinaires, mais placent LA TETE MENAÇANTE du serpent, crotal, aspic, fer de lance, etc., dans leur bouche.C\u2019est là une SOUS LES YEUX iRRIFIES DE NOMBREUX SPECTATEURS Un jeune garçon, Alphonse Larocque, est foudroyé par un fil électrique chargé, a Lachine, hier Conduite courageuse de M.Arthur Thesserault m S I SCENE RECOXSTITUEE DE L\u2019ACCIDENT QII A FAII.I.I COl\u2019TEU I.A.VIE AU JEUNE ALPHONSE LAROCQUE.HIER.A LACHINE.Alphonse Larocque, âgé de 14, ans, enfant de M.Alphonse Larocque, menuisier de Lachine, est aujourd\u2019hui couché sur un Ht de souffrances, en la demeure de son père, No 30, 13ème Avenue, à la suite d\u2019un accident qui a failli lui coûter la vie.\t| Voici en quelles circonstances ce] malheureux accident s\u2019est produit: | Un peu après la pluie, hier ma-j tin, le fil de la lumière électrique de Lachine est venu en contact avec une branche d'arbre chargée d\u2019eau.Par le frottement qui s'ensuivit.le fil se rompit, et une des extrémités tomba sur la terre trempée.La fumée et le feu qui se dégageaient du point de contact attirèrent bientôt sur les lieux une nombreuse foule.M.Arthur Thesserault, surintendant de l\u2019aqueduc, et M.Donat Laplaine voyant le danger que couraient les curieux, surveillèrent les environs pendant quelque temps.Puls M.Thesserault douze enfants vivant-,, .lénôflcla des hardiesse qui ne plairait pas sflre favg»lire Ht» In \u201cIrJ Vf rxv' \u2019 T ^\t- a a.\u2022 \u201e _____i _ .__\u2022\t- Notes Mondaines Ce matin, ft 7% heures, en l\u2019église paroissiale d\u2019Outremont, a été célébré par M.le curé Foucher, le mariage de Mlle Yvonne Beaubien, fille cadette de l\u2019hon.Louis Beaubien, avec M.W.O'Brien, de cette ville.Bien que la cérémonie ait revêtu un cachet de grande Intimité, un bon nombre de parents et d\u2019amis y assistaient.Pendant la messe, plusieurs Jolis morceaux de chant furent exécutés.L'hnn.I,ouis Beaubien servait de témoin ft sa fille et le marié était accompagné de son frère.M.O\u2019Brien.Immédiatement après la cérémonie, les nouveaux époux sont partis pour voyage.Mme O\u2019Brien, qui portait à l'église une exquise toilette blanche avec chapeau blanc, avait revêtu un costume de voyage \"bronze\u201d avec chapeau de même nuance.xxx Les nombreux amis de Mlle de Belte-feullle MacDonald regretteront d\u2019apprendre qu'elle est souffrants ft l'hôpital Glengarry- QUATRE ENFANTS et une femme à peau cuivrée, aux membres allongés, slmiesques, à la tête presque Imperceptible.Les Azt è-ques furent embarqués à bord, et la petite A-go est l\u2019une de ces quatre Aztèques.Elle avait alors dix ans.Ce qui attire un si grand nombre de curieux autour de l\u2019Aztèque, c\u2019est la disproportion de son corps.Une stature de quatre pieds demi, un torse de trente pouces, un bras qui descend au bas des genoux, l'antre normal ; les mains excessivement longue, un côté du corps ressemblant à la formation d'un gorille, l'autre humain et, enfin, une tête minuscule, sans occiput, sans front, môme sans os, s\u2019il faut en juger par la flexibilité de tout le crâne.On dirait que la tête est FAITE DE CARTILAGES au lieu d\u2019os.L\u2019épine dorsale monte en droite llqne jusqu'à la partie supérieure de la tête.Une ligne dfes-icend' do cet endroit Jusqu'au nez, camus, surplombant deux lèvres épaisses.Cette microcéphalie enlève toute faculté mentale ft la petite A-go, qui donne de très faibles signes d'intelli-j gence.Elle dit quelques mots fran-| çals, anglais, espagnols, mais ne peut causer.Lorsqu\u2019elle était libre, elle marchait comme un quadrumane et grimpait les arbres avec une agtleté merveilleuse.Aujourd\u2019hui, elle se souvient parfois de ses jours d'antan et elle exécute alors DES ENTRECHATS qui feraient mourir d\u2019envie le plus habile acrobate.Elle a oublié cependant, les traditions de cannibalisme de ses pères, ce qui est plus rassurant pour les visiteurs.Ce qui provoque le plus la curiosité des gens est la tête de l'A-go.On prend cette tête, et on la triture comme s\u2019il s'agissait simplement d\u2019une boule de chair flasque.Les oreilles n\u2019ont pas, non plus de corps résistant Elles se tournent de toute façon.L\u2019A-go a déjà fait courir tous les étudiants de l\u2019Univer-sité Cornell, à Utlca ; les ethnolo-gistes américains se passionnèrent pour cette petite merveille et plusieurs conférenciers distingués allèrent jusqu'à dire, mais sans la moindre démonstration, qu'elle était le \"missing link\u201d de Darwin, entre le singe et l'homme.Allez la voir.la folieTTlesuicide C.D.KEMP, DE STANSTEAD, SE JETTE DANS LE LAC CRYSTAL ET S\u2019Y NOYE.tOv enrr«MM9d*nt rAsoUar d* LA PRESSBI Richmond, 26.\u2014 M.C.D.Kemp, de Stanstead.s'est suicidé lundi matin en se noyant dans le lac Crystal.M.Kemp n'était résident à Stanstead que depuis une année.Il était ftgé d\u2019environ quarantprhult ans.Il était malade depuis quelques semaines lorsque samedi 11 fut frappé d'aliénation mentale.Lundi matin, 11 partit de la maison 1110*1 faveurs de la \"loi Mercier\u201d.Le regretté défunt fut toujours entouré de l\u2019estime, de l\u2019amitié et de la confiance de ses concitoyens.Depuis plus de 35 ans, 11 occupa certaines fonctions municipales, dont, Jusqu'à ces mois derniers, il a toujours rempli la charge en homme honnête et consciencieux.Depuis de longues années, il était l'un des chefs du parti libéral.Fait digne de remarque, M.Louis Paré était un patriote de 1837.A peine âgé de 18 ans, 11 faisait le coup de feu dans les rangs des fils de Liberté, â la bataille d'Oddel-town, près Lacnlle.Sans faste, sans prétention et sans orgueil, honnête, généreux et sympathtq&e, M.Paré s'est éteint comme 11 a vécu sans bruit et résigné, emportant dans sa tombe le regret profond des siens et de tous ceux qui l'ont connu et estimé.Le convoi funèbre était conduit par six de ses enfants: l'aîné.Louis, de Granby, conduisait le deuil et les porteurs étalent Nazaire, de Bedford, Servule, de Brighton: Onésime et Alfred, de Granby; Ephrem, de Lowell.Lucien, de Napierville, Isaïe, de Montana.et ment à tout le monde ; mais elle démontre clairement que les charmeuses maîtrisent complètement leurs sujets.M.Nelson nous racontait, hier, uni curieuse aventure, arrivée la semaine dernière à un visiteur.Un jeune homme, très bien mis, se présenta avec deux jeunes filles à la boutique aux serpents.Lorsque la jeune Ri tha commença son jeu avec un crotale énorme, le Jeune homme sauta la balustrade, courut sur la promenade et alla se tapir sous les arbres qui longent le bord de l'eau en criant comme un forcéné.Le malheureux, tout récemment guéri d\u2019un alcoolisme invétéré, avait eu le malheur de prendre quelques verres avant de venir visiter le Parc et la vue des serpents lui rappela des SOUVENIRS DE CAUCHEMARS Il croyait être une fois de plus en proie au délire.Il va sans dire qu'il est bien décidé à ne plus rien toucher en fait de spiritueux.Il y a quelque chose, dans ce spectacle des deux charmeuses, entourées de quatre-vingts serpents grouillant, sifflant, erévelant, se tordant en menaces inutiles, qui fait frissonner malgré soi.Toute autre personne qua les deux jeunes texaines serait infailliblement frappée d\u2019un coup de croc et tuée en quelques instants.LE PIQUE-NIQUE DES EPICIERS LES DEBARDEURS 1Ac=iro\\;^ ^ SONT MECONTENTS ALEXANDRIA.AUJOUR- M.Georges Poliquin, secrétaire-tré-DTHUI.\tsorier de l\u2019Union locale No 373, des Le vingt-septième pique-nique an_'débardeurs, qui est passé à nos bu-nuel de la section des épiciers, guc-|r
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