La presse, 15 juin 1908, lundi 15 juin 1908
[" JOURNAL A NOUVELLES circ Ration TOTAL D 642*47 V- ^4ME ANNEE\u2014N° 1S9 MONTREAL, LI NDT 15 JUIN 1908 16 FAGES\u2014UN CEN TIN LE MAIRE FAYETTE A RONFLEUR Le premier magistrat de la ville de Montréal a soulevé un vif enthousiasme aux grandes fêtes organisées par le comité Dupleix à l\u2019cccasion du Troisième Centenaire de la fondation de la ville de Québec par Champlain.Un succès colossal.La \"Presse\u201d donne en primeur à ses milliers de lecteurs le texte même du discours prononcé par le Maire de Montréal à Paris hier.I* comité Dupleix a pris l'Initiative dea fêtes qui ont eu Heu en France, a Honfleur 11 y a huit Jours, et à Parts hier, en mémoire de Champlain et du tricentenaire de ia fondation de Qué bec.La cérémonie d\u2019hier a eu lieu dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, au milieu d\u2019une assistance nombreuse composée de toutee les célébrités et de tou.es les élégances parisiennes.En l'absence du ministre des Colonies, M.Pierre Gaudin, député, présidait cette émouvante séance, à laquelle assistait l\u2019honorable M.Fabre, commissaire du Canada à Paris, et Son Honneur M.L.Payette, maire de Montréal, qui représentait la Ville, accompagné de M.René Bauset.Mlle Dapalme, de l'Opéra Comique, et M.R.Plamondon, de l\u2019Opéra, ont fait entendre des airs canadiens qui ont obtenu un très gros succès.De nombreux discours ont été prononcés.Celui du maire de Montréal a été.avec raison, Jugé tellement important par notre représentant â Paris, que nous noue empressons de le publier ici \"In extenso\u201d.C'est une primeur des plus précieu ses que la \u2019\u2019Presse'*, le grand organe des Canadiens-Français, le véhicule de la pensée française entre la France et le Canada, est heureuse d\u2019offrir à ses milliers de lecteurs.L\u2019Impression causée par le discours du maire Payette, et la présence des Canadiens-Français au irfllieu des fêtes nrennlsé^s nar le comité Dupleix, à Paris, a causé un grand enthousiasme parmi nos cousins de France, et cette impression a été si vive, si spontanée, que dès hier soir, immédiatement après les premières fêtes, M.René Bauset télégraphiait à l\u2019un des rédacteurs de la \u201cPresse\u201d : Henri Roullaud, La \"Presse\u201d, Montréal.Succès épatant ! BAUSET.Voter le discours du maire Payette.Monsieur le président ; Messieurs les membres du Comité Duplex ; Mesdames, Messieurs.Lorsque Je fus élevé à la dignité de premier magistrat de la ville de Montréa».Je orus que mon coeur avait reçu toute ia part d\u2019émotion qu\u2019il pou-va*t contenir, et que la légitime ambition dont je suis animé était au eombie de la satisfaction.Je me trompais : Il m'était réservé une émotion plus profonde liée à un honneur plus grand : celui de représenter aujourd'hui mes concitoyens dans une fêîe éclatante de patriotisme et de fraternité, et oela dans la capitale de la France, mère-patrie des Canadiens, au sein d'une assemblée d\u2019élite, entre les murs d'un établissement séculaire qui a produit tant de doctes et modestes savants, dont la gloire rayonne et rayonnera toujours sur le monde civilisé.Ici, Meslseurs, je sens une douceur Infinie pénétrer dans mon âme, en entendant ce que j\u2019entends, en voyant ce que Je vois.Et Je voudrais que tous mes concitoyens d'origine française, que tous mes compatriotes de la province de Québec fussent témoins de oete commémoration du tricentenaire de la Nouvelle-France.Sans doute 11 va y avoir dans quelques Jours, à Québec, une série de fêtes ayant le même objet, et la statue de l'illustre Champlain, due au ciseau Inspiré de M.Paul Chevré et dressé sur le point culminant de Québec, sera le but d\u2019un patriote et touchant pèlerinage.Mais les fêtes de Québec n\u2019auront pas le caractère excuisivement français que vous avez donné à celles d\u2019Hoofleur, 11 y a quelques jours, et , que vous donnez Ici à l\u2019événement historique dont voue rappelez si solennellement le souvenir.Le Canada est peuplé par deux races qui vivent en paix sans pourtant se mêler.Ceci est la règle générale, mais il y a d'heureuses et de nombreuses exceptions dont je parlerai dans un Instant.Ces races ont maintenant des droits égaux à célébrer la fondation de Québec, aujourd\u2019hui prospère et florissante,mais elles ne Jugent pas et ne peuvent point Juger les faits du passé sous le même angle de vision, et cela pour des motifs sur lesquels je ne dois pas insister.Ce qui est certain, c'est que la note française ne dominera pas dans ces fêtes dont, pour la majorité des participants, Champlain n'est que le prétexte.Nos compatriotes anglais ont pris d'office la direction des cérémonies, et Ils ne manque-Tont pas de faire une plus large part ft Wolfe, le vainqueur de l'héroïque Montcalm, vaincu lui-même en même temps par la mort, qu\u2019au fondateur de la première cité canadienne.En ce moment.Messieurs, vous écartez de mon esprit la tristesse de cette pensée; c'est pourquoi je laisse librement déborder devant vous la vive reconnaissance oui inonde mon coeur, reconnaissance provrquée par le beau geste que vous venez de faire, par le noble sentiment fraternel qui vous anime à notre égard.Mais vous avez fait plus.Messieurs, en célébrant cet anniversaire, que de nous donner une preuve de haut Intérêt et de générosité morale; vous avez dissipé un malentendu cruel qui Jetait l\u2019amertume dans le coeur de tous ceux des nôtres qui, n'appréciant que le fait matériel de notre abandon ft l'Angleterre, en 1763, en ont accusé la France alors que non roi seul était coupable de ce crime.En effet, ft cette époque le peuple français n'avait pas le droit d'intervenir dans les décisions di» souverain; U n'avalt même pas le droit de les critiquer lorsque le bon plaisir royal on Impérial avait, comme dans le cas du Canada, des Indes et.de la Louisiane, rejeté dédaigneusement Son Honneur le ranlre Pnyette, de Montrent, dont le discours publié aujourd'hui In extenso, et exclusivement pur la \"Presse**, a créé une vive Impression parmi nos cousins de France, aux têtes organisées pnr le comité Dupleix, ft Honfleur, fi roccnslon des fêtes du Troisième Centenaire de In fondation de Quebee.Photographie I.anrén et Lavergne, SCO rue St Denis, coin Ontario.trots perles qui faisaient partie des loyaux de la Couronne de France.Le peuple canadien a conservé très vif le douloureux souvenir de cet abandon, et, injuste comme l\u2019est trop souvent le peuple dans ses jugements Irréfléchis, 11 n\u2019a cessé d'accuser la Canada contre l\u2019envahissement de l'Anglais.Dans ces Jours douloureux, le peuple de Québec attendait avec angoisse, du haut du cap Diamant, précisément à l'endroit où se dresse aujourd\u2019hui la flère statue de Cham- France de l'avoir abandonné alovsi plain, la venue des vaisseaux fran-qu\u2019il défendait, au prix de son sang et de sa liberté, le sol français du \u2022\t¦\u201c sulvr« sur la Pago \u201c SUR LE PAS DE LEUR PORTE Une femme et son enfant sont gravement blessés, samedi soir, par un cheval furieux.\u2014 Un coura* geux citoyen empêche de plus grands malheurs.Scène reconstituée de l'accident nrrl vô A Mme H.Corson et A sou ills.Sam, îsmuedl soir.\u2014t De* *ln de Fartlste de !?* Un cheval prend le mors aux dents.\u2019 bête emportée, mais non avant que la chose est si commune dans une1 celle-ci fut passée entre la maison grande ville, qu\u2019une simple mention | et un poteau qui se trouve tout près, et où elle sortit dételée des brancards.Pendant ce temps, M.P.Rochon, un citoyen des environs, se hâtait de relever Mme Carson et son enfant qu'il transportait dans leur demeure en attendant l'arrivée de la voiture d'ambulance de l'Hôtel-Dleu.Mme Carson avait la jambe fracturée et portait une profonde1 blessure au front, pendant que son petit garçon avait eu la main gauche écorchée sous les sabots du cheval.M.le Dr J.Brassard, médecin ambulancier, leur prodigua ses soins, en suffit.Mais il est des circonstances, surtout si l\u2019on a de graves blessures à enrêgistrer, où plus de détails s'imposent.Samedi soir, vers 6 heures, tout un émoi a été causé dans le quartier St Jean-Baptiste, avenue Colonial et rue Duluth.Le cheval de M.Paul Longpré, épicier, attelé à une voiture de livraison, stationnait dans l\u2019avenue Colonial, pendant que le commis \u2022livrait les effets comman- dés par un citent.Le commis avait attendant leur admission à 1 hflpi-ds eu soin de mettre un pelas au cheval M.Longpré.le propriétaire du cheval, s'est rendu hier à l'Hdtel-Dieu qui, malgré cette précaution, et pour une cause encore Inconnue, prit le mors aux dents.L'animal, parti â environ un arpent de la sue Duluth, perdit, en route, le poids qui ralentissait sa course, et tourna, rapide comme la foudre, l\u2019angle de cette dernière rue.Dans son élan furieux, le cheval monta sur le trottoir du cêtê sud de la rue, renversant Mme H.Car-son et son Jeune bébé.Sam.qui se tenaient sur le pas de leur porte.38 rue Duluth-Est.Juste & ce moment, le pompier J.Drolet, de la caserne No 14 qui passait sur les lieux, sauta ft la bride du cheval emporté et prévint de plus graves accidents.A quelques pieds A peine de l'endroit de la lutte du brave sauveteur avec le cheval furieux, plusieurs enfants se tenaient et allaient être broyés sous les pieds de l'animai.M.Drolet aidé de M.J David, commis ces de M.T/Ongprê, parvint à arrêter la prendre dee nouvelles des blessés.,4.^; 1^ pompier J.Drolet, du poato No 14, qui, «u rfaqne de ma vie, ¦ arrêté, en m edi noir, nu cheval A Fépou-vnnie, rue Dnlntb.\u2014Fhoto.J.A.Duma*, 460 ru# St Deals.¦ DECLARATION OFFICIELLE de: MM.P.S.ROSS & SONS Comptables licenciés, de Montréal AHditenrs des Compagnies : The Montreal Light, Meat & Power Co.The Bell Telephone Co.of Canada.The Sun Life Assurance Co.of Canada.The Dominion Textile Co.The Illinois Traction Co The Quardian Assurance Co.Et un grand nombre d'autres compagnies et maisons d'affaires.55 LA PRESSE Donne la preuve de sa circulation.Elle demande en jnstice que ses confrères en fassent autant.\u201c LA PRESSE *\u2019 a toujours été trop glorieuse de sa grande circulation pour craindre d\u2018en faire faire la vérification par des experts te haute réputation, chaque fois que quelque rival s\u2019est permis d\u2019en diminuer son chiffre ou sa valeur.EJle offre encore aujourd'hui un rapport inattaquable de MM.P.S.Ross & Sons, comme réponse aux attaques infâmes dont elle a été l'objet depuis quelque temps.Quoi qu'on en ait dit, la circulation de la \"Presse\u2019\u2019 n\u2019a pas cessé d\u2019augmenter.En justice pour la \"Presse\u201d et pour le public qui l'exige, la nouvelle association de contrôle dont on vient de jeter les bases devra se faire un devoir de mettre au jour, sans délai, et pour au moins une année en arrière, la situation des journaux qui font valoir leur circulation comme médium d'annonces.\"La Presse\" se déclare prête à mettre encore une fois tous ses livres et documents entre les mains de ses annonceurs pour autant d\u2019années en arrière que l\u2019on voudra, afin de donner une plus longue preuve de sa bonne foi.Elle n\u2019aurait pas même d\u2019objection à admettre le comptable de n\u2019importe quel journal pour voir de ses yeux à ce que rien ne soit exagéré dans les informations fournies à l\u2019examinateur.\t~\t_\t.RAPPORT Après avoir visité le bureau de \u201c La Presse\u201d et examiné avec soin les livres, registres, etc., afin d\u2019établir la moyenne de la spéculation de l\u2019édition quotidienne pour les deux années finissant le 30 Avril 1908, nous avons trouvé les chiffres ci-dessous : Circulation moyenne par jour pour l\u2019année finissant le 30 Avril 1907 Circulation moyenne par jour pour l\u2019année finissant le 30 Avril 1908 Augmentation de la circulation moyenne par jour pour 1908-j.La circulation moyenne par jour pour l\u2019année finissant le 30 Avril 1908, se répartit comme suit : Ville de Montréal et banlieues-! Ailleurs au Canada .- Exemplaires gratuits- Etats-Unis (édition Américaine) et Europe- Total__________ - 45,816 31,720 2,033 23,743 101,622 103,312 1,690 ____103,312 Certifié exact.(Signé) Montréal, 6 Juin 1908.P.S.ROSS & SONS, Comptables licenciés.LES RAVAGES DU CARNASSIER Les loups, dont les habitants de la Rivière des Prairies se croyaient débarrassés à tout jamais, appa raissent de nouveau et plus nombreux encore.\u2014 A la ferme Maillet.DESASTREUSE COLLISION Deux convois de fret pesamment chargés se tamponnent à la jonction DE NOYAN Il ne reste guère que les chaudières des deux locomotives et les fourgons sont TOUS DEMOLIS Deux locomotives dont il ne reste guère d\u2019intactes que les chaudières, plusieurs fourgons démolis, des marchandises détériorées, tel est le résultat d\u2019une collision qui a eu lieu samedi matin, près- de la Jonction de Noyan entre deux convois de fret pesamment chargés du Canada Atlantique.On ce connaît pas de blessés.Leg mécaniciens et les chauffeurs sautèrent ft tefnps pour avoir la vie sauve, après avoir eu ia précaution de fermer les-manettes.S'ils étaientt restés ft leur poste, il est plus que possible qu'ils auraient trouvé une mort affreuse dans les débris de leurs locomotives.L\u2019enquête révélera les responsabilités; on a déjft commencé, aux bureaux du Grand-Tronc à s'en occuper.Il a fallu près de deux jours entiers pour déblayer complètement la voie et pour ramener ce qui reste du convoi à la Pointe Saint-Charles.LES FRASQUES D'ÜN CHEVAL IL PREND LE MORS AUX DENTS, M^,T EN PIECES LA VOITURE ET MENACE LA VIE DES CITOYENS.Hier après-midi, vers 4.30 heures, un cheval attelé à une lourde voiture de livraison et appartenant à M.J.Gareau, manufacturier de biscuits et de sucreries,rue Parthenais, a pris l'épouvante au coin des rues Menta-tia et Rachel.Le conducteur de la voiture, M.Paul Métivier, âgé de 14 ans environ, fut violemment projeté sur le pavé, \u2022par le contre-coup- que le cheval imprima à la voiture, en s\u2019engageant, à une allure vertigineuse, sur » voie des tramways.Le cheval emballé suivit la rue Rachel jusqu'au coin de la rue Lassal-1e.En tournant brusquement pour monter la rue Lasa\u2019.le il passa sur le trottoir et ia voiture accrochant un arbre se brisa.Le cheval, dont cet accident avait un peu ralentit ia course, fut arrêté par un jeune homme, M.Gauthier.Il y avait dans la voiture, quatre bidons contenant de la crème à la glace ; ces bidons tombèrent dans la rue, à la grande satisfaction d'un grand nombre d\u2019enfants, qui se régalèrent sans scrupule.Le Jeune Métivier ne paraissait pas trop souffrir de sa chute, le cheval n'a absolument aucun mal, mais la voiture est très endommagée.Comme on le sait, des centaines et des centaines de personnes se promènent le dimanche autour du Parc Lafontaine, et c'est miracle qu'on n\u2019ait pas eu à enregistrer d\u2019accident de personne.UNE BAIGNADE DANS L'ETANG Une embarcation, occupée par un nommé Ruel, un autre jeune homme et deux jeunes filles, dont nous n a vons pas été capable de nous procurer les noms, a chaviré hier après-midi, vers 4 heures, sur le petit lac du Parc Lafontaine.C\u2019est en essayant de changer d« siège, malgré les règlements qui le défendent, que les deux jeunes gens, ont fait verser la chaloùpe.Vu le peu de profondeur de l\u2019eau, les oanoteurs en ont été quittes pour un bain désagréable.Il v a un mois environ, on se le.rappelle, M.Félix Duplessis, de la| Rivière des Prairies, tuait un superbe loup, et obtenait une prime du gouvernement pour son beau coup de fusil.Les habitants de l'endroit félicitèrent le chasseur de les avoir débarrassés du terrible carnassier.Et pendant quelque temps, la nuit, on n'entendit plus les lugubres hurlements du loup, de sorte qu on dormait tranquille.Mais voilft.que la nouvelle nous arrive que les loups ont envahi certains bols de la Rivière des Prairies Ils auraient même causé des dégâts considérables Pour sa part M.Adrien Maillet.riche cultivateur de l'endroit, a | ft déplorer la perte de quatre magnifiques vaches laitières.Un matin de la semaine dernière.11 trouva ses vaches dévorées.Des chiens auraient pu B'attaquer aux animaux de M.Maillet, mais on semble disposer ft croire ft la Rivière dea Prairies que ce sont des loups qui sent responsables de la boucherie.M.Duplessis, le tueur de loups, a repris son fusil et il bat les bols de I al Rivière des Prairies à ia recher-1 che des redoutables carnassiers.LORD GREY UN INCENDIE DESASTREUX li.u cor».eonaaa.r»rUntt \u201e pRES8B) Sherbrooke, 15 \u2014 La maison et les granges de M.Todd Choquette, ont été détruites par l'Incendie, samedi soir, entre dix et onze heures.M.Cho-quette habite à environ un quart de mille de Mlnton.On avait vu des chemineaux rêder dans les alentours et l'on suppose qu'ils sont entrés dam la grange avec leurs pipes Ce serait la cause de ce désastre.Les hft'lsses êalent assurées au montant de *1,500.INCENDIE A LONGUEUIL A MONTREAL Son excellence le gouverneur général est ft Montréal aujourd'hui.Il a déjeûnô avec le consul impérial de Russie.M.Nicolas de Struve, ft la maison de lord Strathcona où 11 se retire toujours.Au cours de l\u2019avant-midi, 11 a présidé A la sance d\u2019Histolre sur Cham- ; plain.C\u2019est ft ce concours que l\u2019on doit ac-1 corder lea prix aux lauréats du concours pour le meilleur panégyrique de Champlain.DE RETOUR Le Dr L.J.Lemieux, réélu par acclamation, député de Gaspé, est revenu ft Montréal.EN ROUTE VERS SAN FRANCISCO (Du corruponilsnt régulier èe ta PRESSE) Sherbrooke, 15 \u2014 A 8 heures pré clses.ce matin, nos globe-trotters, Alphonse Boisvert et Ernest Leroux, sont partis pour leur long voyage ft pied, de Sherbrooke A San Francisco.Malgré le mauvais temps, une foule nombreuse est venue saluer nos braves amis.L'idée de parcourir ï.800 milles ne les émeut pas du tout.Ce soir.Ils seront ft Richmond, demain soir, ft St Hyacinthe, et, mercredi, A MontréoL Le feu s\u2019est déclaré vers une heure.la nuit dernière, dans la bâtisse des rafraîchissements de la \"Maison Blanche\u2019\u2019, située ft l'angle des rues Saint-Charles et Saint-Alexandre, ft Longueuil.Les pompiers^ se rendirent promptement sur les lieux sous les ordres du sous-chef Dubois, qui se trouvait de garde au poste et réussirent ft éteindre les flammes en quelques instants.les dommages ne s'élèvent qu'ft une centaine de dollars, mais M.Day, le propriétaire, est d opinion qu'il a été victime de quelques envieux, Jaloux du succès qu\u2019il a remporté depuis qu'il a ouvert son établissement.Sans la prompte intervention des pompiers et leur travail efficace.la maison voisine habitée par M Camille Bertrand, marchand-tailleur, ainsi que les dépendances de l'hospice Saint-Antoine seraient certainement devenues la proie des flammes, ce qui aurait p\" causer une véritable conflagration Le chef Foucher, qui se transporta aussitôt sur les lieux, s'assura que l'Incendie était bien bous contrôle et que tout danger était complètement disparu avant de donner l\u2019ordre ft ses hommes de retourner ft la caserne.Il mérite certainement ainsi que le sous-chef Dubois et se* hommes les plus vives félicitation* pour la façon dont Ils ont au mat- \\ LA PRESSE LUNDI 15 JUIN 1908 LA.PRESSE \u20221 rsa Saint-Jariiaca, au*la du ttuu-lavard aulat-Lauxaat.Muairdal.Caaa- ABOMNUMK5rT> OAWAOA EDITION\t1\t*3.50 par auatc.Ul'OTIDIENNB -\t*1.73 pour « mol-, J $1.00 pour 8 mala.EDITION\tI »i OO par aaa«a.HEBDOMADAIRE I 30r pour 8 taola.l'arable d urauca.LA PRESSE cal lluprluiCc et pubil^r au No 81 rue salat-Jui-quea.Moui-rfal, par La C'oaipasule de PubUca-(loa de LA PRESSE iuaaltda*.1.utaRTHlArME.Prfealdrut.Toute lettre doit etre adreaaée comme eult: LA PRK«SE, No 81 »ue kalat-Jacauea, MoutréaL Caaada.ULREAl'X POUR LE» ETATS-UNIS A New-York.w.J.MORTON.UIP Uruuartick Bids, XK VTItN Are.Corner, IMtli St.A Chicago, w.J.MORTON, U.Eliuer \\V Uaou, reprl eeulaat, «7 rue \\V aah I n &l9Be POUR nr-rllANGEB Loadree.Aouteterre, CHS.DEWt VTER.l imited.11 rhnrlnjt Oroaa RoaA Circulation de La Presse is jurai lundi .MARDI -MERCREDI -JEUDI -\t-\t- VENDREDI SAMEDI - TOTAL -HEBDOMADAIRE - 94,909 94,335 94,800 94,953 94,899 117,703 -\t593,104 -\t50,343 642,347 Circulation de* éditions quotidienne et hebdomadaire de la MPrt-«*e\" pour la semaine dernière.642,347 MOYENNE PAR JOUR DE L\u2019EDITION QUOTIDIENNE 98,684 La moyenne de la circulation de la \u201cPresse\u201d, dans la Tille de Montréal et la banlieue, dépasse 45,000 copies par Jour.Aucun autre journal français de cette ville ne peut prouTer que son tirage, pour la Ville de Montréal et la banlieue, atteint le tiers de cette circulation.\ta .L\u2019AUDACE DES CAMBRIOLEURS ILS S\u2019INTRODUISENT DANS LA DEMEURE DE M.J.A.JACOBS, GERANT DE LA \u201cCANADIAN UNDERWEAR CO.\u201d ET FONT UN RICHE BUTIN.\u2014 UNE ENQUETE.Profitant de l\u2019absence de M.J.A.Jacobs, gérant de la \u201cCanadian Underwear Co.\u201d \u20act de sa famille, trois rôdeurs s\u2019introduisaient samedi après-midi dans son domicile; Vers quatre heures, M.Jacobs revenait chez lui, avec des amis.A sa grande surprise, en pénétrant dans sa maison, 11 aperçut trois Individus en train de remplir un eac de différents objets Le propriétaire et ses amis tenttè-rent, mais sans réussir, de capturer les filous qui purent s\u2019échapper en grimpant sur le trolt.Des policiers, du poste No 10, mandée par téléphonai ouvrirent une enquête qui n\u2019a pas encore donné de résultat.L\u2019HOMME DZ LA NATURE Le certaines particularités de la toilette dee New-Yorkaises et d\u2019une manifestation originale de trente instituteurs allemands, je concluais ici, mardi dernier, au retour de l\u2019humanité & la nature.J\u2019apprends maintenant que Paris a été également le thé&tre d\u2019une manifestation de cette espèce, et que la police de la grande capitale u a pas été plus tolérante pour le manifestant que ne l\u2019ont été lee gendarmes teutons è l\u2019égard des magistère prusiens.Il y avait & Paris un homme qui s\u2019appelait Melval et qui avait pris le titre d\u2019Hotnme de la Nature.On le rencontrait, dit-on, sur les grands boulevards et dans les élégantes promenades.Melval portait un costume non point tel que le rêve le \u201chigh life taylor\u201d, mais tel que pourrait, que devrait, dla-Je, le porter le pré r sldent d\u2019une république libre, agricole et pacifique.\u201cIl avait les pieds nus, une robe blanche serrée à la taille par une corde, un manteau brun sur les épaules et de longs cheveux flottants!\" C\u2019est ainsi qu\u2019un journal nous décrit la toilette de l\u2019Homme de la Nature.Les Bédouins, certains ordres religieux, et quelques mondains au sortir du bain ont adopté une tenue identique.Tenue hygiénique, du reste, décente, et pas plus laide qu\u2019un \u201cprince Albert\u201d surmontant un pantalon rigide tombant sur des bottines vernies.Donc, Melval, tel qu\u2019il était, ne faisait de mal à personne.11 aurait tout au plus pu inquiéter les tailleurs, mais si peu!.En effet, on change plus facilement les convictions politiques d\u2019un homme que la forme de sa jaquette.Tout l\u2019enseignement de Melval était dans son exemple.S\u2019il avait exercé son apostolat sur les plages, on ne l\u2019aurait pas remarqué; il eût paru un baigneur un peu original, et tous les Individus des deux sexes eussent fait figure de ses adeptes.Pourtant, la police, toujours zélée, le renifla avec Inquiétude.Il distribuait des brochures où sa doctrine s\u2019expliquait aussi rationnellement que bleu d\u2019autres qui ne la valaient pas.Il prêchait la simplicité du costume, l\u2019aisance des mouvements, la tempérance, l\u2019alimentation végétarienne, la bonne humeur, la fraternité et la charité.Quant à son costume, on ne pouvait le déclarer carnavalesque, puisqu\u2019il était combiné et décrété par une sage et impérieuse hygiène.SI demain la faculté ordonnait que nous ne devons plus avoir de fonds à nos pantalons, plus de manches û nos habits et que nos chapeaux doivent être pointus, la police n\u2019aurait qu\u2019à s\u2019incliner.Elle ronchonnerait peut-être, la police, mais elle s\u2019inclinerait, soyez-en sûrs.Elle s\u2019inclinait donc devant Melval, mais sans bonne grâce.Ce malheureux réformateur crut lui complaire en exerçant un petit commerce anodin et fort répandu, celui des cartes postales.\u201cAlas poor Melval!\u201d c\u2019est ce qui }.\u2018à perdu.Il avait \u2018\u2018composé avec le siècle\u201d; il transigeait avec sa doctrine.Car j\u2019imagine que l\u2019Homme de la Nature n\u2019est pas vendeur de cartes postales.La police mit donc la main sur le pauvre diable et cuisina si bien son accusation que Melval vient d\u2019être condamné pour vagabondage, ce qui est l\u2019essentielle qualité de l\u2019homme de la nature.Rien ù dire à cela, et malgré ma sympathie pour ce novateur courageux, je ne puis vraiment prendre la défense d\u2019un camelot en défaut.Ah\u2019 s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un révolutionnaire éloquent et tapageur,, remplissant les journaux du scanL dale de ses révoltes, tout le monde protesterait contre la moindre violence qu\u2019on lui ferait; les uns parce qu\u2019ils partageraient ses opinions; les autres parce que tout ce mouvement les amuserait et que les chances de rire sont rares en ce monde.Mais un simple brave homme, un peu toqué peut-être, mais inoffensif, qui s'avise de propager, en pré- NOTRES DANS LE NORO-OUEST LETTBLE DE M.L'ABBE BERUBE berta, perdant ainsi leur mise de $100 de là Const! Il faut combattre la constipation en tout temps, \u2019î mais surtout pendant les chaleurs, époque plus particulièrement favorable à l'éclosion des l\\ maladies.L'action douce des PILULES de NOIX LONGUES de McGALE | dont l'efficacité est démontrée par des mil- >\u2022! liers de guérisons, les recommande à toutes g\tles personnes souffrant de constipation.25 cents la botte cbes les marchands ou par la malle.WINGATE CHEMICAL CO.LTD., MONTREAL\t\u201cî Vendit Saak, Canada.8 Juin, 1908.Mon*, le Directeur de la \u201cPresse\u201d Montréal; I Plusieurs 'me demandent des nouvelles de l\u2019Ouest, je compte sur votre bienveillance (pour les donner dans vos colonnes.Dana la Saskatchewan, la ftlson est exceptionnellement belle.Le printemps est venu en bon tempe.Nos cultivateurs ent semé leur blé en avril, leur avoine et orge en mai.D'après ce que Je puis voir, dans mes nombreux voyages à travers cette province, l'étendue des terrains ensemencés cette année est de 30 p.c.plus considérable que celle de l\u2019année dernière.Le grain est de toute beauté, long de 6 à 6 pouces et couvre déjà complètement la terre.A moins d'accidents fortuits, la récolte sera excellente.Jusqu\u2019Ici, le temps se comporte admi-ramlement.La seconde partie d\u2019avril et tout mai ont été secs, mate depuis le commencement de Juin, nous avons des averses fréquentes et abondantes.Juin en effet, est la saison des pluies, ce qui assure la récolte du foin et des grains.De nombreux colons nous sont arrivés de diverses parties des Etats-Unis, et de la Province de Québec, et tous se déclarent satisfaits de ce qu\u2019ils voient.Ainsi, pour ne citer que quelques exemples, MM.Art.Labrec-que et Jean Lavoie sont venus du Lac St-Jean vers le milieu d\u2019avril, (le meilleur temps pour arriver) sans argent et avec des familles nombreuses, Depuis, non seulement Ils ont vécu sans misère, mais ils sont maintenant propriétaire chacun de 160 arpents de terre, égale sinon meilleure, à ce qu\u2019il y a de mieux dans la Province de Québec, de quatre boeufs de charues, wagon, etc.Voilà donc deux pères de famille qui ont gagné, en moins de deux mois chacun, plus de $2500, car ils ne donneraient pas pour $5.000 ce qu\u2019ils possèdent en commun.\u201cCassant\u201d de la terre pour les autres, ils gagnent chacun six piastres par jour, et maintenant que leurs attelages sont payées ils vont \"casser\u201d sur leurs propres terrains, 150 arpents ce qui leur promet pour l\u2019année prochaine une récolte de 3500 à 4000 minets de blé.Ont-ils jamais vu cela?Us déclarent en être émerveillés.M.N.Gauthier arrivé des Etats de l\u2019Est, par Sherbrooke, a en-stemencé \"à ]a part\u201d 100 arpents pour un propriétaire qui lui fourni cette étendue de terre labourée, la semence et toutes les machines nécessaires.A ce compte, il aura pour sa part la révolte de 50 arpents, ce qui fournira la vie à sa famille en attendant la première récolte sur sa propre terre et la semence pour le printemps prochain.Exemple à suivre pour ceux qui se proposent de venir dans l'Ouest, c\u2019est au commencement d\u2019avril qu\u2019il faut arriver.Ceux qui peuvent disposer d\u2019un petit capital de $1,500 à $2,000 font beaucoup mieux d\u2019acheter des terres dans le voisinage des villes et des chemins de fer que d\u2019aller chercher des homesteads à 40 ou 50 milles des centres.C\u2019est ce que viennent de faire entr\u2019autres MM.Germain Lepage et Philias Lavoie, de Rlmouski.Louis et Théodore Germain, de Ste Sophie de Lévrard, Nicolet.Ces messieurs ont déjà plus que doublé leur capital et ont chacun une belle récolte qui pousse sans qu\u2019ils y aient touché, ayant acheté des terres ensemencées.Il y a encore dans un rayon de 5 à 6 milles de cette ville, un nombre de terres dans les mêmes conditions.Mais vous me demanderez, pourquoi les propriétaires de ces terres si bonnes les vendent-ils \u2019?Hélas ! pourquoi! On pourrait le demander au barkeepers.On sait d\u2019ailleurs, qu\u2019un bon nombre des Immigrants ramassés sur le pavé des grandes villes par l\u2019armée du Salut, sont tout à fait incapables de tirer parti de la meilleure des terres.M.Tliéode.Grimard a une histoire intéressante que vous ms permettrez de raconter.Il est à son second voy- et achetèrent des terres & quatre mil les de cette villa.Us sont maintenant enchantée de leur acquisition et disent à qui veut les entendre, que dans trois jours Us ont enrichi de $3,000 à $4,000.Eu sus des terres à vendre, nous pouvons disposer de 15 à 20 homesteads gratuits, situés à 8 ou 10 milles de la ville ce Vonda; mais nous al-j merlons mieux en faire bénéficier j leux qui achètent une terre dans les environs.En effet, un propriétaire peut trouver un homestead situé à moins de 9 milles de son habitation sans avoir à l\u2019habiter.Prix des terres, $9, $10 et $12 par acre.Ainsi qu\u2019il soit bien décidé et compris que l\u2019on peut venir id à coup sûr.Il n\u2019est pas nécessaire de faire un voyage préliminaire, que mes nombreux correspondants veuillent faire leur profit de ces informations, qu\u2019ils viennent tout de suite, de manière à pouvoir se bâtir et casser du terrain pour l\u2019année prochaine.A.F.BERUBE, PP., Proc.-Dioc.LA VIGILANCE D'UN GARDIEN EMPECHE DES RODEURS NOCTURNES DE PILLER UN RESTAURANT, BOULEVARD ST LAURENT.Sans la vigilance du constable epé clal Paul Célis, le restaurateur Noé Cloutier, 306 Boulevard Saint-Laurent.aurait eu à déplorer un vol considérable.En effet, dans la nuit de vendredi à samedi, trois rôdeurs réussissaient à s\u2019introduire dans son restaurant, pendant que les hommes du capitaine Hébert couraient à un incendie qui venait d\u2019éclater dans des barils de vidanges, à une courte distance de Yendroit où opéraient les voleurs.Paul Cêlls, qui patrouillait le Boulevard Saint-Laurentj pénétra dans la cour de l\u2019établisse ment qui venait d'être cambriolé.Son arrivée inattendue glaça de terreur les rôdeurs de nuit qui s\u2019empressèrent de détaxer, comme des lapins.Célis tira plusieurs coups de revolver dans leur direction, mais sans les atteindre.M.Cloutier mis au courant de ce qui venait de se passer, se rendit à son restaurant.Quelques bouteilles de liqueurs seulement manquaient.Voulez-vous des Fruits ou des Légumes mis en Conserve immé- ¦| diatement après la cueillette ?-\u2014 DEIVIAIMDEZ LA\t- Marque \u201cGAZELLE** Cs nem garantit la pureté at la qualité du contenu de chaque boite Cependant les Conserves de Légumes et de Fruits Marque \u201cGAZELLE\" ne coûtent pas plus cher au consommateur que les marques ordinaires.' .VOYEZ CETTE LISTE - -\t- Lévumes \u201cGAZELLE\u201d! Tomates.Blé d\u2019Inde, Pois Verts \u201cEarly June\u201d, Petits Pois Verts Fins.Haricots Jaunes (Golden Wax Beans).Haricots Verts (Refugee Green Beans).Fruits \u201cGAZELLE\u201d! Framboises, Fraises, Prunes \u201cGreengage\u201d \"Bartlett\u201d.Pêches Jaunes \u201cCrawford.Pommes.Demandez-le* à votre fournisseur.______________Ht'PON, HEBERT ET CIE LTEE, MONTREAL.Cerises rouges sans noyaux, Poires LE FLEUVE SAINT-LAURENT Retour de Thonorable M.Brodeur d\u2019une tournée d'inspection faite en compagnie d\u2019un officier de l\u2019ambassade russe à Washington.CALEB POWERS EST GRACIE Frankfort, Kent., 15 \u2014 Caleb Power», accusé du meurtre du gouverneur du Kentucky, Goebel, au mois de janvier 1900.a été gracié par le gouverneur Wilson.Powers avait subi quatre procès et avait été condamné à mort trois fois.Voici en peu de mots l\u2019histoire de cette cause: Durant les derniers jours de Janvier 1900, alors que William Goebel contestait le poste de gouverneur de l\u2019Etat, occupé par William S.Taylor, Goebel fut blessé d\u2019un coup de feu et mourut au bout de quelques heures.On croyait que le coup avait été tiré d\u2019une fenêtre à demi-ouverte du bureau du secrétaire d\u2019Etat, et comme Caleb Powers était alors secrétaire d'Etat, les soupçons se portèrent sur lui, et 11 fut mis en état d\u2019arrestation.Il subit son procès quatre fois comme complice du meurtre, et trois fois il fut condamné à mort, mais chaque fois il réussit à obtenir un nouveau procès.La _________.____________________ quatrième fois, le jury ne put s\u2019ac- age dans l\u2019ouest depuis avril.Dans', corder.Les efforts pour obtenir sa un premier voyage il s\u2019est rendu jusqu'à St Paul des Métis dans l'Alberta, à la recherche d\u2019un homestead.En revenant, il avait acheté une terre située à 15 milles du R.Ry, au nord de Vegrevihe.Mais lors de son second voyage, passant pour la première fois sur le C.M.R.avec son père, ils furent frappés de la beauté i des terres ce cette région.Sur notre | invitation ils arrêtèrent à Vonda et trouvèrent le pays si avantageux qu\u2019ils renoncèrent à leur terre d\u2019Al- ci^ant d\u2019exemple, des idées saines et honnêtes, vraiment cela n\u2019est pas tolérable.Puisse cet exemple servir à ceux de mes lecteurs qui voudraient répandre des idées nouvelles.L\u2019humanité est essentiellement conservatrice.15/6\u20141908.LAURENT BART.grâce, ainsi que celle de James Howard, qui avait aussi été condamné comme complice, furent renouvelés.Le gouverneur Wilson étudia la cause pendant plusieurs semaines avant de se rendre à la demande exprimée dans la requête en grâce.La Cle Chimique Franco-Américaine 274 rue 8t Denis, Montréal Seule propriétaire des PILULES ROUGES, recommande à ses clientes qui ont des enfants faibles et malades, de leur faire prendre de L\u2019OVONOL à l'Extrait d'Huile de Foie de \u201c Préparé spécialement pour les enfants 1Z0\u20141.M.?, n A L\u2019honrab-e M.Brodeur, ministre de la Marine et des Pêcheries, est revenu hier après-midi d'une nouvelle inspection de la route du Saint-Laurent.Le voyage s\u2019est accompli à bord du \u201cLady Grey\".M.Brodeur était accompagné de l\u2019ataché naval de l\u2019ambassade russe de Washington.Un rapport sera présenté au gouvernement impérial de la Russie sur les principaux caractères distinctifs de notre route fluviale.L'ataché d\u2019ambassade, M- le commandant Nleboteine, ne s\u2019est pas caché d\u2019exprimer hautement à quel point il était enchanté du voyage fait à bord du \u201cLady Grey\u201d.Le visiteur a trouvé la route du Saint-Laurent, belle et toute de sécurité.Quant au transport rapide, on ne peut déglrer mieux.La preuve en a paru évidente â M.Nieboisine qui n\u2019a pu dire louange assez haute \u2014 à son gré \u2014 du brise-glace du gouvernement.\u201cCe navire peut en effet être considéré comme un yacht aussi luxueux que ceux de l\u2019empereur de Russie, et U peut servir aux travaux de sondage\u201d, a déclaré M.Nieboisine.Nous sommes heureux de rappeler ici les faits qui ont provoqué cette démarche des autorités russes.M.Nicholas de Struve, consul impérial de Russie au Canada, recevait officiellement ta.visite du commandant de frégate Nieboisine, envoyé du gouvernement russe, en tournée d\u2019inspection dans ies principaux ports du monde.M.de Struve se mit immédiatement en comumndcation avec le ministre de la Marine et des Pêcheries qui, blenvellammeot, mit le \u201cLady Grey\u201d à la disposition de l\u2019envoyé russe.L'hon.M.Brodeur lui-même résolut de faire partie de cette tournée d\u2019inspection, et dès quatre heures de l\u2019a-près-midi, vendredi dernier, le \u201cLady Grey\u201d quitait Montréal, ayant à son bord : l\u2019hon.ministre de la Marine et des Pêcheries, le commandant Nie-bolsine, M.N.de Struve, consul de Russie ; M.Révillon, remplaçant le consul général de France, qui s\u2019était fait excuser à cause de ses trop nombreuses occupations ; M.Marcelin Wilson, M.Gaspard DeSerres, ex-échevin ; M.Cowle, ingénieur en chef du ministère de la Marine et M.Arthur Ecrément, notaire.M.Nieboisine s\u2019est déclaré absolument enchanté de tout ce qu\u2019il a vu et il a déclaré que la route du Saint-Laurent, qu\u2019îli a visitée dans son entier, depuis Fort William, était une réelle merveille.Le port de Montréal l\u2019a aussi fort intéressé.U le compare sans crainte aux plus grands ports américains qu\u2019il a visités, et il en a visité plusieurs.Il était à San Francisco lors de la visite de la flotte américaine, et 11 a visité en s\u2019en venant à Montréal, tous les ports canadiens de la côte du Padifique.L\u2019inspection a été brève, vu que M.Nieboisine part aujourd\u2019hui même de New York pour Salnt-Petersbourg.On s\u2019est cependant rendu plus bas que Québec et il y a eu arrêt à Sorel.Les travaux de creusage faits par les grues géantes et l\u2019éclairage très perfectionnés du Saint-Laurent ainsi ( que notre excellent système de signaux ont fort intéressé le comman-1 dant qui a pris de très nombreuses notes.M.de Struve, au cours du voyage, proposa la santé du Canada ainsi que celle de l'hon.ministre de la Marine et des Pêcheries.Il fit délicatement allusion à la coïncidence, sans oser faire de la comparaison, qui réunissait, ces Jours der niera à Reval, le souverain de la Grande-Bretagne et celui de Russie, alors que présentement un représentant du gouvernement de la première des colonies britanniques se trouvait en présence d\u2019un représentant officiel du gouvernement russe ; nouveau gage d\u2019entente cordiale entre le Canada et le pays du Tsar.H remercia le ministre de son accueil si cordial, sachant bien qu\u2019il n\u2019auralt pu en être autrement vu l\u2019amitié constante qui a toujours existé entre le gouvernement canadien et celui de Russie.L\u2019hon.M.Brodeur répondit à ce toast en termes fort heureux, faisant à son tour allusion à l\u2019entente cor->dlale entre la France et la Russie.M.Révillon, qui représentait la France, prit à son tour la parole.U rappela le bon souvenir qu\u2019il avait de sa rencontre avec l'hon.ministre, à Paris.U fît même allusion au traité franco-canadien destiné à resserrer davantage les liens qui unissent le Canada et la France, prenant occasion de féliciter sincèrement l\u2019hon.M.Brodeur de cet immense pas accompli.Le commandant fit un discours plutôt technique, donnant aux personnes présentes des renseignements précieux sur ce qu\u2019il avait vu dans son voyage.Quant à la route du Saint-Laurent il n\u2019hésite pas à la proclamer l\u2019une des plus belles qu\u2019il ait vues ; il admire surtout la direction si précise et si sa ge avec laquelle sont conduits les travaux actuels.11 félicite sincèrement le gouvernement canadien de sa vaste entreprise de faire de cette route fluviale la plus belle du monde, celle qui sera préférée de tout 16 trafic International tant à cause de sa rapidité que de sa sécurité.Il s'engage à faire un rapport excellent à son gou vernement.Le commandant, au sujet du \u201cLady Grey\u201d, a demandé les plans d\u2019après lesquels le vaisseau avait été construit afin de les faire étudier par son gouvernement.Somme toute, le voyage s\u2019est accompli le plus heureusement du monde.M.Brodeur est reparti pour Ottawa hier soir.iOOK'S Friend Poudre à pât( COOK\u2019S FKiEND SI vous pay*» une piastre la livre voua ne pourriez obtenir une poudre â, pût« plus pure ou plus hygiénique que \u201c Cook\u2019s Friend, \u201d ni aucune autre \"ne saurait faire un meilleur travail le Jour des patisseries.\u201cCook\u2019s Friend\u201d coûte 25c la livre.Pourquoi payer plus ?F.L.BENEDICT cnuuidê« l «H*-* à trot» oolni prendre des renseignements, \u2014 M.de Roustan refusait Bans donner de raison.Les deux jeunes gens furent désolés.Jeanne reconnaissait dans ce malheur l\u2019influence de sa belle-mère, qui, de loin comme de près, lui en voulait du charme irrésistible qu'exerçait sa suprême beauté.Tous les ans.Jack, avec une ténacité britannique, écrivit à Bordeaux, redemandant la main de Jeanne; on ne se donna plus la peine de lui répondre.Lorsque la Jeune fille eut vingt et un ans, elle écrivit elle-même à son père une lettre respectueuse, lui disant qu\u2019elle avait le coeur déchiré de sa résistance inexplicable, mais qu'elle l'avertissait \u2014 ch! combien respectueuse \u2014 qu'elle aimait Jack et qu'elle ferait valoir ses droits pour l\u2019épouser.Ce fut la belle-mère qui lui répondit.M.de Roustan était malade, et 11 se remettait complètement à sa femme du soin de ses affaires.Mme de Roustan voulait épargner à son mari les ennuis des sommations légales, et avait obtenu le consentement de M.de Roustan; mais elle avertissait Jeanne qu'elle n'eût point à ae repréaenter Jamais à l\u2019bôtel de la rue Sainte-Catherine, la porte lui en serait fermée.Quant ft rargen\u2019, la mère de Jean ne n'ayant rien, aucune fortune ne O-A.SI T O .E*.X .A.fou, u ^LiSortéQwVonîAMiTM'intsIcl\u2019.ttii ¦pttwi revenait à sa fille.M.de Roustan refusait aussi de donner une dot à celle qui le bravait si ouvertement.Combien Jeanne eut le coeur gros en lisant cette lettre, où elle reconnaissait à chaque ligne l\u2019oeuvre perfide de sa belle-mère! Chassée de la maison paternelle, chassée____elle! Jack fit de son mieux pour la consoler; mais le mariage fut triste néanmoins.Ce fut à Bordeaux qu\u2019ils firent leur voyage de noces.Jeanne espérait encore que son père se laisserait attendrir â sa vue.Elle ne lui demandait rien; do l\u2019argent, elle en avait à foison; son mari avait une fortune colossale qu\u2019il augmentait chaque jour par son commerce actif avec les Indes.Ses navires chargés de marchandises sillonnaient les mers, ses magasins Immenses étalent remplis de denrées de toutes sortes.Non.ce qu\u2019elle voulait, c\u2019était une parole d\u2019affection, un baiser tendre de sen père.A Bordeaux, elle fut reçue comme une étrangère dans la maison de la rue Sainte-Catherine.Tous les anciens domestiques, sur l\u2019nppul desquels elle comptait, avaient été changés.On l\u2019introduisit dans un grand salon froid et cérémonieux, où elle resta seule pendant un quart d\u2019heure.Et, pourtant, elle avait dit aon nom au valet de chambre, elle savait que son père était Ift.Elle avait espéré qu\u2019il viendrait à son appel, qu\u2019elle se Jetterait dans ses braa et que tout serait oublie Ce fut Mme de Roustan qui se présenta, les cheveux colorés en Jaune, la figure émaillée; une robe d\u2019intérieur, ridicule de richesse et de broderies.Ses bras nus étaient couverts de bracelets de grands prix.Elle avait épaissi, et la bouffissure commençait à l\u2019envahir.Seuls ses yeux noirs à reflets glauques étaient restés les mêmes, implacables, terribles et troublants.Elle alla à Jeanne, le sourire aux lèvres, les mains tendues.\u2014Que c\u2019est aimable à vous d\u2019être venue ! Et votre mari où est-il î II n\u2019est pas avec voua ?J\u2019aurais voulu le connaître pourtant.hélas I.je serai seule de votre famille à vous voir.chêfe enfant: Elle tira de sa poche un mouchoir surchargé de dentelles et do broderies et s\u2019en couvrit les yeux.\u2014Qu\u2019y a-t-il ?fit Jeanne, effrayée malgré elle.\u2014Ah ! vous ne savez pas.oui, au reçu de la nouvelle de votre mariage.votre père.votre paurve père a eu une attaque telle que J\u2019ai cru le perdre.oh ! J\u2019ai bien souffert.mes soins seuls, mon ardent amour l\u2019ont sauvé.Mats il lut faut toujours de* ménagements infinis.il faut des précautions constantes.Le docteur a défendu la moindre émotion.et.je ne r*\u201d'* voua le cacher, c\u2019est de vous qu\u2019il est question ici.S\u2019il soupçonnait votre présence ici.si vous essayez de le voir.Je ne répondrais plus de sa vie.C\u2019est cela que Je n\u2019osals vous dire.que J\u2019ai Jugé inutile de vous écrire.\u2014Vous mentez odieusement, mada me.s'écria Jeanne, hors d'elle-même; mon père n'est pas malade ; vos domestiques, non encore prévenus par vous, m\u2019ont affirmé qu\u2019il était bien portant.Vous voulez m\u2019éloigner de lui, car vous craignez mon influence.Ah ! je le verrai, malgré vous, malgré tous.Vous n\u2019empêcherez point mon amour d'arriver Jusqu\u2019à lui.J\u2019attendrai ici, dans cette maison qui est la sienne et la mienne aussi, dans cette maison que Je n\u2019aurais Jamais dû quitter ! \u2014Vous oubliez, madame, \u2014 je vous le dis, puisque vous voulez la lutte,\u2014 que cette maison est à moi, que Je Tal reçue de votre père en dot, le Jour de notre mariage ; elle est à moi ainsi que tout ce qu\u2019elle contient, et J\u2019ai le droit de vous en chasser comme une voleuse.Mais, ne craignez rien, je ne le ferai pas, Je n\u2019ai pas peur de voua ; vos résolutions se briseront contre ma volonté, et vous ne verrez pas votre père.Jeanne sortit, affolée, le coeur déchiré, de cette maison où elle retrouvait dans chaque coin, dans chaque pli de rideau, un souvenir de son enfance heuseuse.\t\u2022 Son mari l\u2019attendait.\u2014Eh bien ?\u2014Rien.\u2014Comment ! tu as vu ton père ?\u2014Non, elle m'a chassée.\u2014Ta belle-mère a osé.toi !.\u2014Oui, elle m'a menacée, bravée.Jamais elle ne me laissera approcher de lui.A \u2022jurvre.LA LANGUE DE BOEUF \u2018\u2018CLARK\u201d Ia>8 ménagères s^gos qu! ae plqi d\u2019avoir toujours de la \u201cLANGUE BOEUF \u201cCLARK\" à la maison, est toujours si bonne et si bien \u2022Millie.I \u2022 ^ LA PRESSE LUNDI 15 JUIN 1908 3* 1 IIIUHR^UIIII^IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII lïïïïTÏÏ imiimmiinTTTn SPORT ET ATHLETISME LES CAPITALS.LE NMEAL ET ITBRIEUXIIT BAILLE PERSONNES A BLUE BONNETS \u2019) ____________________ Le Natioral fait bonne figure à Ottawa, vient bien près de gagner.\u2014 La défaite des Shamrocks cause une grosse surprise.POSITION DES CLUBS.Montréal.Capital.National.tthamrock.Toronto.Cornwall.Tocuinseh.Perd.0 0 1 CAPITAL.9: NATIONAL.T.(De l\u2019envoyé spécial de la PRESSE) défaite du National â.Ottawa s eat répétée une lois de plus Samedi.Privé iu dernier moment de L'Heureux, retenu tliez lui par 1p maladie, l'équipe ca-nadienne-fran^ais a été va\u2019 eue par les Capital;» Jamais, cependant, depuis * qu\u2019il faa partie de 1a ligue senior, le Nall tional n'est venu si p*és de vaincre à qui enrégistra le premier point de la Jou- # Comme la lutte recommençait.Allen te.Lamoureux toutefois éga>la raplde- ,\t.\t^\t\u201e h r,».- ha ment le score, mais au oours d\u2019une mê L ancienne, très ancienne^ h.«loue de | devant les buts du National.Gorman qui se tint constamment A quelques pas de Cattarinich, fit rouler le caoutchouc fut envoyé A la clôture Grôulx man qua un chance superbe et Ashfieûd fut banni du terrain pour avoir tordu le cou A Gauthier.La lutte se faisait maintenant 8 hom dans le filet, mettant les Capitals un ! mes contre 10, et le home des Capitals point en avant.Le score était encore de | se composait d\u2019un seul Joueur.Une fols 2 A 1 lorsque la première période prit de plus.GrouJx fut envoyé A la clôture, MONTREAL.4 ; SHAMROCK.3.Le nouveau gardien des buts du club de orofcse ue la Al.A.A.A, J.x*re.lJ\u201d nan.jeune, peut réclamer sans conteste d'uAon épargne la aéiaite A son club samedi dernier.U a joue u une layon surprenante et son sawg-irOid a déjoue les attaques endiablées que les adversaires, \u2014 enampious ue la uerniére saison ont tentees contre les buts.Au tait, la partie entière a été des plus Intéressantes et 1 on se demande si jamais une joute aussi oelle a été ^is-pu.ée sur les terrains ue Westmount uopuis ues années.loes deux premiers quarts ont donne une avance importante A la M.A.A.A., tandis que les Shamrocks, par leur trop grande irritaDillté, perdaient leur temps & la clôture.Alcilwaine, uans les deux premiers quarts, passa vingt-cinq minutes aux coiés ou penitencier, pour avoir couciié le jeune bcott sur 1 herbe dans une mêlée.J.Brennan s attaqua au gardien oes buts de Montréal et alla dé-toier la piste ue course pendant dix minutes.Au cours de ccs aosences, Alont-réal comptait ses points et Jouait un jeu serré ue déiense.Le troisième quart faillit renverser l\u2019orure des choses.Cinq joueurs des Montréal turent mis hors au Jeu pour infractions a 1 étiquette sportive, et les viaileurs réussirent A compter deux points.Le quatrième quart donna lieu A un spectacle comme on en a rarement vu A westmount.Les officiers des deux équipes, ordinairement si froids, si calculés.se laissèrent gagner par l'enthou-jwaMiie ues six mille personnes présentes et donnèrent le spectacle peu banal d'un emballement superoe.Les Shamrocks criaient a se dilater les poumons pour que leur équipe comptât un nouveau po.nt.et les sérieux directeurs de la Ai.A.A.A.devenaient stentors d\u2019occasion, ou mégaphones humains, comme vous voudrez, pour inspirer a leurs représentants 'e courage et la force de maintenir les choses ou elles en étaient.La déiense de Montréal lut merveilleuse.e.malgré les poussées furibondes oes trérlés.la parue se termina A leur avantage.11 va sans dire que la défaite des Shamrocks donne un regain d\u2019intérêt A i la course au championnat.SI.d ordinaire, le travail de l'officier pénitencier est une sinécure A se faire oe 1 adiposité.M.t-indley peut se vanter o'avoir perou quelques livres pendant la Joute.La lutte étau devenue si captivante.que les hors-jeu trépignaient d'impatience A la cloture, attendant leur tour de rentrer en lice.Maintes fois il fallut arrêter la mêlée pour rappeler aux punis qu ils devaient terminer leur temps ae conversation intime avec Billy Bindley, selon les règles les plus élémentaires ae la courtoisie et de la crosse.Mais 1 énervement fait souvent oublier ces questions de détail ; l entre- Îrent du pénitencier facilita grandement es choses, cependant.Il y avait un bon nombre d\u2019anciens du Shamrock, sur l'équipe de Westmount.comme on peut le voir par l\u2019a-lignemenc des joueurs.Roddy Finlayson et J.Brennan, jeune, ont été facilement les étoiles de l après-mldi.Leo sections ci attaque et de défense ont joué brillamment L'avantage, ce pendant, pencha toujours du côté .éf< Ottawa.Jamais ses chances n\u2019ont été S usai belles.Jamais il n'a enregistré utant de points.La Joute s'est terminée avec un score de 9 à 7.A la fin de la troisième période, il était de 7 à 6 en faveur du National.On pouvait croire dès lors, espérer, du moins, que ce dernier battrait ses adversaires, remporterait sa première victoire A Ottawa.Il devait en être autrement.Dès la reprise du Jeu.les Capitals enregistrèrent trois points consécutifs sans renconticr la moindre résistance.Tous ceux oui ont été témoins de la Joute, s'accordent A dire, et pour nous cela ne fait pas l'ombre d\u2019un doute, que si L'Heureux eut été A son poste, le National eut triomphé des Capitals.L Heureux n\u2019avait pas pratiqué de la semaine, souffrant de rhumatisme A la jambe, mais on était convaincu qu\u2019il jouerait samedi Ce n'est qu\u2019au dernier moment, une heure avant le départ pour la capitale, que le médecin, consulté sur l'état de son patient, déclara que L\u2019Heureux n était pas en état de pren dre part à la joute de l'après-mldl.Le désappointement fut extrême, et l\u2019absence du gardien des buts régulier démoralisai quelque peu le reste de l\u2019équipe, enleva la confiance si nécessaire au succès.Le capitaine Cattarinich prit la place de L'Heureux devant le filet, et fit certes son possible, mais il ne put éviter la défaite.Il ne reçut pas le support qu\u2019il était en droit d'attendre, car la défense laissa ses adversaires approcher des buts autant qu\u2019ils le voulurent.Elle n\u2019alla presque pas A leur rencontre pour les repousser et' s\u2019abstint de les \u201ccherker.\" Ainsi encouragé, le home des Capitals se tint sans cesse devant les buts.Gorman ne s'éloignant presque pas de la ligne du \u201dcreas#\\\u201d Dans ces conditions, la tâche de Cattarinich était très difficile et très ingrate.Il est facile de soutenir que si Cattarinich eût occupé sa position régulière, le home des Capitals aurait été tenu plus en respect, et Gorman ne serait pas ainsi venu \"flirter\u201d avec le gardien des buts.La défense fut le point faible de notre équipe.Le home fut certes loin d'être parfait, mais la défense faillit à sa tâche.La division d\u2019attaque du National en-régistra sept points, et cela excuse bien des fautes.Le septième point du National, celui qui le mit en avant, fut le résultat de la plus belle combinaison de la journée.Quatre joueur®.Sauvé, Pitre.Gauthier et Lamoureux, y prirent part, et ce dernier compta.Les tentatives de passes n'eurent pas toujours le même succès tant s\u2019en faut.A maintes reprises, la balle lancée A un camarade aJla tomber dans la crosse d\u2019un Joueur de défense des Capitals, et des douzaines de fois, elle alla se perdre dans les côtés du champ.On aurait cru que certains joueurs ne voyaient pas le caoutchouc, étalent impuissants A le saisir.Plusieurs bellee chances furent ainsi perdues.A une phase de la joute, il se produisit coup sur coup trois de ces erreurs devant les but® des Capitals.C\u2019était suffisant pour décourager le® plus optimistes des Joueurs.Un autre défaut du home fut de ne pas assez s\u2019approcher des gaules de l\u2019adversaire.Nos hommes tirèrent fréquemment, mais de trop loin, et Eddie McDonald n\u2019eut aucune peine A écarter leurs coups.Plusieurs de* Joueurs du National furent envoyés A la clôture pour un temps considérable, et cela n\u2019était pas pour aider notre club A gagner.Clément et Tèddy Groulx furent chacun 20 minutes -\u2014\u2014t-\u2014.r - - \u2014 _ ^\tde Montréal, dont la défense semblait In- ,\u201enr franchissable.Ce que les Kroe hommes ilors du i\u20acu ^ U saau%Tafn,einrî»n1i^ttaitau Nous saurions difficilement blâmer Il >8\\uv^,al,n\u201eS.i renrie.sesP2ar Çlêment de s'être défendu, car 11 fut reprises , ses ca | brutalement attaqué, mais Groulx a son équipe A mainte; _ ______________ marades l'appuyèrent bien et c\u2019est ce qui explique le résultat final A un moment donné, sept Joueurs, dont les deux capitaines.Finlayson et Kavanagh étaient A la clôture.Ceci prouve que la Joute n\u2019a pas été aussi innocente qu une partie de croquet.Cela démontre aussi que l\u2019arbitre surveillait bien ees homme*.Les deux équipes se faisaient face comme suit : But, Montréal J.Brennan, Jeune Neville, Roberts,\té Haynes, J.Bren nan, P.O\u2019Reilly, J.Hogan, Flnla>son, A.O'Reilly, Angus, Monday.Kane, Dillon, P.Scott, Mcllwalne Hamilton, Rochford, Dade.Kavanagh.H.Scott.Lynch.F.Hogan, Howard, Tierney But.Shamrock.Arbitre.William Pollock, Cornwall.Juge du Jeu : M.le docteur Knight.Cornwall.Juges des buts.W.Hinphy.Shamrock; C.Porteous.Montréal.Chronométreurs, H.McLaughlin, Shamrock ; R.Elliott, Montréal.Pénitencier.\\V.E.Findley.SOMMAIRE : Premier quart Montréal.Shamrock.Montréal.9.45 3.15 2.40 .Dade .\t.\t.A.O'Reilly .F.Hogan .Pénitences : Mcllwaine, 10 minutes ; J.Brennan.10 minutes ; J.Brennan, jeune, Roberts, 5 minutes.Deuxième quart : Montréal.\t.\t.Dade.18.10 Pénitences : Mcllwaine, 16 minutes.Troisième quail : Montréal.\t.\t.F.Hogan\t.\t12.10 Munday.3.40 Dillon.\t.\t.\t1.60 Shamrock.Shamrock.Pénitences : Tierney, Hamilton, Howard, Kavanagh.Finlayson, Lynch, 5 minutes ; F.Hogan, 5 minutes, deux fols ; Angus.10 minutes.Dernier quart : Pas de point.Pénitences : Neville et Angus, 5 minutes.Montréal, 4 ; Shamrock, 3.CORNWALL DEFAIT A TORONTO.Toronto.15.\u2014 Le club Toronto a défait Cornwall par un score de 7 A 5 samedi dans la première partie de ligue Jouée ici cette saison.L\u2019équipe de .Tirn- manqué de contrôle.Les arbitres.MM.Baker et Desse Brown, se montrèrent absolument justes.Us ont certes droit A des félicitations.Les Capitals jouèrent rudement, très rudement même, et quelques-uns des hommes du National durent par suite abandonner la partie, les uns temporairement, les autres pour l\u2019après-midi.Dussault reçut A la mâchoire un coup qui le força à prendre sa retraite, et Dulude blessé au genou se trouva incapable de marcher, et obligé d'assister en spectateur A la balance du match.I>e petit Gauthier reçut sur les bras tant et de si durs coups de bâton qu\u2019il dût prendre un repos forcé.Il ne pouvait plus tenir sa crosse et l'on pouvait croire qu\u2019il avait le bras cassé.Des frictions énergiques lui permirent, de reprendre son poste, mais il venait A peine de rentrer dans l\u2019arène qu\u2019il fut victime d'un nouvel accident.L\u2019arbitre faisait disputer la balle au centre du terrain.Voulant l'enlever A l\u2019adversaire, Pelletier, de Cornwall, qui remplaçait Dussault la frappa du pied.La balle atteignit Gauthier sur l\u2019oeil, et il fut quel \u2022 que temps incapable de rien voir.Lachapelle fut aussi blessé.Ces accidents, et le® punitions infligées par les arbitres diminuèrent considérablement le nombre des Joueurs sur le champ.Pendant une partie de la troisième période, et presque toute la quatrième, la lutte se fit neuf Nationals contre dix CapitaJs.Gauthier, La-mou-reux et Pitre furent ceux qui se mirent le plus en évidence parmi les joueurs du National.Gorman.Eastwood et Taylor furent les étoiles des Capitals.Im fin.Cinq Capitals avaient été mis A I la clôture pendant ce® vingt minutes.Gorman.Pringle.Taylor, Gaul et But-terworth.Comme on ie voit, les Capitals se montrèrent brutaux dès le commencement de la joute.Alors qu\u2019ils luttaient 10 contre 12, les Capitals se massèrent devant leurs bu s laissant deux hommes seulement au champ.Les huit autres se tenaient groupés en face des gaules.Le National exécuta une belle c omblnaison dans cette période, la baJle partant d\u2019un bout du terrain et se rendant A l\u2019autre en passant de crosse en crosse.Elle n\u2019eut pas de résultat toutefois, le coup étant é'-arté par McDonnJd.Tour A tour, ce dernier et Cattarinich arrêtèrent la balle tirée avec adresse.Les amis du National lurent surpris de son manque d\u2019ardeur.Les vigoureux élans dont il est coutumier faisaient absolument défaut.Nos hommes ne fonçaient pas.leurs passes étaient détestables et la chaleur paraissait leur avoir enlevé leur es* prit agressif.La lutte n\u2019était nullement excitante.Cattarinich écarta un coup dangereux A la reprise de la deuxième période, puis Ernest Lachapelle fut blessé par Bçnes Allen, et ce dernier alla A la clôture.Les mauvaises passes furent de nouveau en évidence, puis Lachapelle fut mi® hors du Jeu pour avoir donné un croc en jambe A Gorman.L'instant d\u2019après Eastwood compta.Score 3 A 1.Le National luttait 11 hommes con trq 12 lorsque Lamoureux enregistra le deuxième point du National.Score 3 A 2.Coup sur coup Gorman compta deux fois.A la dernière, il ne tira pas, mais plaça la balle dans le filet.Score 5 A 2.Gauthier reçut alors tant de coups sur le bras qu\u2019il devint Incapable de manier son bâton et dut se retirer.Brennan fut mis de côté pour égaler les chances.Pitre prit McDonald en défaut.Score, 5 A 3.Duckett fut envoyé A la clôture, et la deuxième période prit fin.Le Jeu recommença très lent à la reprise des hostilités, et les erreurs étalent plus nombreuses que Jamais.Trois fois de suite, la balle fut manquée devant les buts.Cattarinich écarta un coup dangereux, puis Dulude fut blessé A la ïambe et Brennan fut une fols de plus mis de côté pour égaler les chances.Comme le Jeu recommençait, Groulx fit un élan avec le caoutchouc, mais fut assommé en arrivant devant les gaules.Lorsqu'il se releva, un combat s\u2019engagea entre lui et Ashfleld.Tous deux furent bannis du Jeu.A la reprise.Pitre fit un élan et compta.Score 5 A 4.Les Capitals firent un vigoureux assaut qui fut repoussé, puis.Pitre fit une course et contournant les buts, déjoua McDonald, et donna un nouveau point au National.Score, 5 A 5.Gauthier venait de faire une belle course lorsque Dussault fut blessé à la mâohodre et dût se retirer.Il ne restait plus A ce moment que neuf Nationals sur le terrain, deux étant blessés, et un troisième A la clôture.PeFletier.remplaça Dussault, et joua contre Fagan qui pesait une fois de pflus que lui.Coup sur coup.l'3s* Capital® firent deu* attaque® contre .es gaules du National.Soudain une bataille s'engagea, furieuse et brutale.Les bAtons tournoyaient dans l\u2019air, et s\u2019abattaient avec force sur la tête des combattants.Clément et Gaul, les principaux coupable®, reçurent 10 minutes de repos.Immédiatement après, Bones Allen compta.Score, 6 à 5.En un Instant Lamoureux égala le score.pute une combinaison de Sauvé, Pitre, (iauthier et Lamoureux donna au National son dernier point de la journée et le mit en avant.Score, 7 à 6.La troisième période prit fin peu après.Une longue discussion au sujet de Groulx s\u2019éleva à la reprise entre les Capitals, le National et rârbitre.I^es Capitals prétendaient qu'ii devait être encore A la olôture, tandis que le National soutenait que son temps de punition était fini.Les Capitale l'emportèrent.La lutte recommença donc, neuf Nationals d\u2019un < ôté.et 10 Capitals de l\u2019autre.Dès le début, Eastwood compta sans rencontrer la moindre résistance.Score, 7 A 7.Le Jeu recommençait lorsque Gauthier reçut la balle sur l\u2019oeil.Il y eut un arrêt de quelques minutes, puis A la reprise, Taylor enrégistra le point qui donna la victoire A son club.Score, 8 A 7.De nouveau, les CapitaJs comptèrent.Score 9 A 7.Cattarinich écarta un coup bien lancé puis un combat s'engagea entre Clément et GaMl.La police intervint; et les deux hommes furent expulsés du terrain.Presque Immédiatement après, Groulx frappa Butterworth, et fut banni du Jeu A son tour.I>e National fit quelques efforts pour ressaisir la victoire qui lui échappait, muas ses efforts furent vains.Keidmore piloté par McCahey gagne le handicap Mont-Royal, de 52,000.\u2014Trois nouveaux records pour la piste.\u2014Le \u201c meeting\u201d serait prolongé de 15 jours.COUREURS Plus de 8,000 personnes ont assisté samedi après-midi aux courses de Blue Bonnets, et ont vu établir trois nouveaux records pour la piste.La tempé-rature était idéale, et le public passa un après-midi de* plus agréables.Lord Grey était present et.comme le Jour d\u2019ouverture du \"meeting\u201d, 11 arriva en voiture de gala, escorté de dragons.La principale course de la Journée é\u2019ait le Handicap Mo uni-Royal, pour une bourre de $2 000.Elle réunit quatre partants et fut gagnée par Reldmore, la favori, coté 4 contre 5, et piloté par Mc- t contestées Dans la sixième, Ragman Cahey.Les autres chevaux étaient Lal- ne l\u2019emporta que par un tête sur Taka-ly.Oxford et Zikango.Une autre course fort Importante était le steeplechase du Prince de Galles, pour un prix de $1,000.Touchwood, coté 8 contre 5.et monté par Saffell.se classa bon premier, battant Essex, Ballycas-tle.The Knlght et Agent.La bitte entre Touchwood et Ballycastle fut extrêmement excitante.Mill on the moss remporta une victoire facile dans la course interpr^vinciale.La pouliche de M.Seagram battit facilement Harmony, vainqueur du King\u2019s Plate de la \u2019¦'rovince de Québec, et quatre autres adversaires : Liesse, S.R.B.Okls et Blue Jeans.Toutes les autres courses furent fort hira.après une lutte sensationnelle.Autumn King et Miss Marjorie se livrèrent un duel émouvant dans la dernière course de la journée.Le premier, coté 10 et 20 contre 1.l\u2019emporta aussi par une tête seulement.Trois favoris, un second choix, deux troisièmes, et un \"long shot\" décrochèrent les prix.Le jockey Shilling nilota deux vainqueurs, et McCahey.c.Koer-ner.J.W Murphy.Moreland et Saf-fell.un chacun.I>s record» brisés samedi sont ceux pour furlongs.5 furlongs et 1*4 mille.Il est question de prolonger les courses deux semaines encore, ce qui dou-nerait un mois de beau sport.^ Rommalre :\tT SEPTIEME JOURNEE, SAMEDI 13 JUIN TEMPS CLAIR \u2014 PISTE RAPIDE 1ère COURSE \u2014 7 FURLONGS \u2014 BOURSE $400 \u2014 POUR CHEVAUX DE 3 ANS ET PLUS \tSOMMAIRE.\tv 1\u2014Capitals.\t.Gaul\t\t.8.20 2\u2014National.\t.Lamoureux.\t.\t6.40 3\u2014Capital».\t.Gorman\t\t.\t9.00 DEUXIEME PERIODE.\t\t 4\u2014Capitals.\t.Eastwood.\t.\t4.45 5\u2014National.\t.I^amoureux.\t.\t1.45 6\u2014Capitals.\t.Gorman\t\t.\t3.15 7\u2014Capitals.\t.Gorman.- .\t 8\u2014National.\t.Pitre\t\t TROISIEME PERIODE.\t\t 9\u2014National.\t.Pitre\t\t.\t6.25 10\u2014National.\t.Pitre\t\t.\t1.25 11\u2014CapitaJs.\t.Taylor\t\t 12\u2014National.\t.Lamoureux.\t.\t.40 13\u2014National.\t.Lamoureux., .\t.\t5.10 QUATRIEME PERIODE.\t\t 14\u2014Capitals.\t.Eastwood.\t 15\u2014Capitals.\t.Allen\t\t 16\u2014Capitals.\t.Taylor\t\t Joueurs punis.\u2014 Gorman, 5; Pringle, 5; Gaul, 5; Taylor, 5; Butterworth, 5; A'lllen.5; Lachapelle, 5; Duckett, 5; Ashfield, 5; Groulx, 5; Alien, 5; Ash-field.5; Groulx.5; Gaul, 5; Groulx.5; Groulx.5; Garai, 10; Clément, 10; Gaul, 10; Clément, 10.Totaux\u2014Capital*.12 joueurs.70 minutes; National, 8 Joueurs, 50 minutes.LE JEU DE CROSSE A SAINT-HYACINTHE Saint-Hyacinthe, 15 \u2014 Quelques Jeunes gens ont résolu de fonder une association dont le but principal serait la rénovation d\u2019un club de crosse dans notre ville.Ce sport national, après avoir eu une certaine vogue, il y a déjà quelques années.A Saint-Hyacinthe, semblait avoir été oublié et délaissé.Aussi cette initiative est-elle vue avec plaisir par les citoyens de notre ville.Les joueurs ont déjA eu leur première assemblée et les ofliciers suiavnts ont été choisis : MM.B.Caron, président ; O.Burns, vice-président ; Eugène Chartier, secrétaire-trésorier ; et J.Edmond Robi-tuiîle.capitaine.Cette association compte déjA plusieurs membres et promet d\u2019être très florissante.Nous lui souhaitons un plein succès Chevaux.HARCOURT.YOUTHFL.BILLIE HTBBS.CALL BOY.TARTER MAID.ST CLAIR.PL.3-5 1 8-5 8-5 5-2 15 Harcourt »e détacha du groupe et fut empaqueté au Ifiième de mille.Il revint en têt»* au détour et prit les de-vants par un bel élan sur la ligne droite.Youthful se classa deuxième avec Bhlle Htbbs sur ses fers.Temps.34.A-o, l.Zo 3 5, 1.33.p.\tD.\t84\t84\t84\tT.\tFin.\tJockeys.\to.\tF 111\t4\t5 6\t5 5\t3 1\t3 3\t1 H\tShilling\t\t, .\t3\t9-5 102\ti\t1 1\t1 2\t1 1H\t1 4\t2 2\tTrueman.\t\t5 - ° 111\t5 '\t4t\t3 1\t2 1\t2 1*4\t3 2\tEnglander .\t, .\t3\t4 U 108\t8\t2 H\t4c\t5 4\t5 4\t4 6\tC Kcerner.\t\t5 92\t\t2\t3 2\t2t\t4 m\t5 4\tF rancis\t\t.6\tS 115\t\t6\tSL\t6\t6\tfl\tMurphy\t\t30\t50 2e COURSE \u2014 ENVIRON MILLES \u2014 BOURSE $l,00n \u2014 STEEPLECHASE.TOUCHWOOD.ESSEX.BALLYCASTLE.THE KNIGHT.AGENT.P.143 153 136 130 150 1\t5 3\t4 2\t2 5 4\tH 84\t84\tT.\tFin.\tJockeys\to.\tF.1 5\t1 H\t2 15\t1 1\tSaffsll\t\t\t*> 3 10\t2 fl\t1 2\t2 20\tM.Kcrr\t\t.\t3\t4 2 3\t3 15\t3\t3\tM.Conada.,\t\t12 4\t4\t\t\tMcArthur.\t\t1-5 \t\t\t\tMrlnemv.\t\t4-5 PL.7-10 1 3 1-4 1-4 sau.ta \"al mat* tint tête à eon champ (rrOce à sa rapidité.Il tomba mais se releva assez v'te pour mïïlTet\tdeuzlêU^\tM KPrr' flt Un\t,nU,n\"\tlP rt^nier Kiléme rie 3e COURSE \u2014 454 FURLONGS \u2014 BOURSE *400 \u2014 POUR CHEVAUX DE 2 ANS.HAVRE.lady irma.THISTLE BELLE.DAN DE NOYLES.COL ZEB.OHAYO.LOUDON.AUTUMN MAID.p.\tD.\t84\tH\t84\tT.118\t1\t\t1 1\t1 2 115\t2\t\t2 H\t3 1 110\t5\t\t5 H\t2c 115\t3\t\t \t\t3 144\t4 1 113\t7\t\t\t4t\t5 2 113\t4\t\t6 5\t6 10 110\t6\t\t \t\t7 4\t7 5 115\t8\t\t\t8\t3 Fin.\tJockeys.\to.\tF.\tPL.1 3\tC.Koerner.,\t\t5\t2 2t\tShilling\t\t\t4-5\t2-5 3 284\tP wain\t\t, .\t3\t5\t\u2022> 4 1 *4\tMcCahev.,\t\t3\t6-5 5 3\tMurohy.\t10\t10\t4 6 1\tMcCormick.\t, .\t30\t60\t20 7 2\tJensen\t\t10\t20\tfl 3\tEnglander.\t6\tÎ0\t4 .commandant Ln«« détail.MUNITIONS DOMINION C2C r r t 1,\\ PRESSE LUNDI 15 JUIN 1908 MONTREAL, 15 JUIN 1908 r K INSULTES! YANKEES \"N \u2022>* Nos compatriotes vivant aux Etats-Unis s'agitent avec raison depuis quelques jours contre un article insolent du \"Sun*\u2019 de New-York, à l\u2019adresse des Canadiens-français.Le voici : CDu \u201cSun**, de New-York).Let» Canadiens qui habitent New-York «\u2019objectent & ce que l'on les dé- *lgnt sous ce titre rldiçule: CANUCKS.On semble ne pas bien comprendre ici la véritable signification du mot \u201cCanuck\u201d, disait dernièrement un Canadien domicilié ù New-York; aussi, en mon nom comme au nom de mes compatriotes oui demeurent *n cette ville.Je désira protester contre sens que l'on donne a ce mot.Les New-Yorkais, en général, sont sous l'impression que tous ceu* qui arrivent du Canada sont ûea \u2018Canucks', et nombre d\u2019entre eux emploient cette dénomination comme un terme de mépris.La vérité, c'est que le ¦'Canuck\" désigné le \u201cCanaiien-Français\" ou T 'habitant\", c'est-à-dire ce type dont nous avons un échantillon dans le Canadien qui émigre de la Province de Québec dans les centres de la \"Nouvelle-Angleterre\", et qui ne relève yas, il s'en faut, la mauvaise signification attachée au mot.Ce surplus d® population du Canada, qui se déverse dans la Nouvelle-Angleterre.et qui constitue une part sérieuse de la classe ouvrière de cet Etat, est considéré par le public guère au-dessus DE LA BETE DE SOMME.Il n\u2019y a pas de tels \"Canucks\" à New-York, mais le nom y existe tout de même et on Ty emploie trop souvent pour désigner un Canadien de pure descendance anglaise.Ces derniers temps, ces \"habitants\" ont envahi les Provinces Maritimes.où on ne les considère pas plus que dans la \"Nouvelle-Angleterre\".Ces Provinces furent purgées des Français il y a quelques cents ans voilà que cette race y reparaît de nouveau.\"Canuck\" désigne seulement un Canadien-Français, rien de plus.Les New-Yorkais devraient bien se persuader de la chose.Nous ne pouvons savoir du premier coup d\u2019où vient cette grossière boutade.Il serait intéressant de faire des recherches.Il nous est difficile d\u2019en rendre .esponsable l'Américain, homme généralement très poli.Qui donc peut nous en vouloir aussi bêtement ?Si c'est un politicien, il a sûrement réussi à dégoûter la Province de Québec de tout sentiment annexioniste pour bien longtemps.On nous assure qu\u2019il s'agit d\u2019un fanatique du Nouveau-Brunswick.Dans tous les cas, nos compatriotes des Etats-Unis ont, dès aujourd'hui, le droit d\u2019exiger du parti politique dont le \u201cSun\u201d prétend être l\u2019un des organes, une répudiation absolue de ce journal.L\u2019 \"Etoile\u201d de Lowell, du 1 I juin, nous apporte un premier écho de .\u2019indignation causée chez les nôtres par cet article indigne d\u2019un pays civilisé.On y lit : L'entrefilet ridicule mais évidemment malicieux publié dans l'édition a *\u2022 «5 POUR CLNT DE REDUCTION La grande vente à réduction dans | les bloiises.broderie, mousseline et lingerie \\ la maison Flllatrault et LeHc.ge, 429 à 433 Boulev.St Laurent, se fait ft 25 p.e.de réduction, voyez leur annonce dans le numéro de samedi.Fermé & 6 hra, samedi et lundi exceptés.\tr # m.w.'/T- fl v D29A LA PRESSE LUNDI 15 JUIN 1908 B LE HE PAÏEÏÏE A HIHFI FUPt^s fetes imbe DES «S1IERS CMP5 A oit mtntot Boite de la première page Cale qui devaient le secourir.Attente vaine, désespérée, qui gonflait les coeurs d'une fébrile impatience et noyait les yeux dans des larmes stériles.Les vaisseaux de France ne vinrent pas, et les Canadiens, vaincus, dépossédés.passèrent sous le Joug étranger.Ils subirent leur sort avec une résignation farouche, mais aussi, pourrais-je dire, avec héroïsme, car il y en a toujours dans la soumission du vaincu; mais ils protestèrent contre le vainqueur d'une façon touchante en ajoutant définitivement à leur titre de Canadien celui de Français.C\u2019est depuis ce Jour néfaste, Messieurs, que les vaincus, afin de se distinguer des vainqueurs qui se fixèrent sur le sol pour y faire souche, prirent fièrement le nom de Canadiens-Français.Depuis, ils sont toujours restés attachés à la France, comme des fils restent attachés à leur mère, se bornant à gémir sur leur Infortune.Et lorsque quelqu'un de ces beaux traits qui honorent l'humanité, et qui sont, semble-t-il, le privilège de votre na tion vaillante, dévouée et généreuse, vient leur rappeler la gloire radieuse du pays où naquirent leurs ancêtres, c\u2019est encore en gémissant que le peu pie Canadien-Français s\u2019écrie : \u201cAh ! pourquoi la France nous ad.-elle abandonnés ?Et ce cri douloureux, Messieurs, est bien moins un cri de reproche qu\u2019un cri de regret.Dans cette cérémonie qui ne respire que l\u2019allégresse, Je n\u2019aurals pas évoqué ces poignants souvenirs si je n\u2019avais dû y puiser la joie d'affirmer qu\u2019après votre démonstration d\u2019aujourd\u2019hui, après celle d\u2019Honfleur.après bien d'autres non moins sympatb»-ques et non moins gracieuses dont les Français de France nous ont honorés en maintes circonstances, la vérité éclatera aux yeux des Canadiens-Français.Ils sauront tous, désormais, car vous leur en donnez la preuve Incontestable, que ce n'est pas la France qui a abandonné soixante mille de ses enfants, presque sans ressources sur une terre nouvelle située au nord de l\u2019Amérique, c'est-à-dire à près de mille lieues du berceau natal, mais un roi libertin qu\u2019a flétri l\u2019histoire mais une cour corrompue qui aurait vendu la patrie en bloc pour complaire au maître avili dont elle s\u2019étalt fait l\u2019esclave.Non, non, ce n\u2019est pas la Franco qui a abandonné le Canada dans les Jours sinistres ; elle n\u2019a jama's ratifié cette trahison et cette lâcheté.Au contraire, la France républicaine, la France émancipée, la France libre dans ses actes et dans ses paroles a tourné vers nous un visage ami où se peignait le chagrin qui assombrissait le nôtre ; elle nous a fait des offres, de* appels, des promesses ; elle esc venue vers nous et nous allons vers elle, répondant à ses promesses, à ses appels, à ses offres et à ses effusions, avec la même ardeur cordiale qu\u2019elle met de cordiale ardeur à nous reconnaître.à nous apprécier et à nous aimer.Vous avez réparé complètement, Meslseurs los Français de la République, les désastres moraux d\u2019un lâche abandon et les conséquences fatales d'une Iniquité monarchique dort vous n'étiez pas coupables.Vous avez renoué entre nous les liens brisés; vous avez ranimé en nous le culte de la France, qui ne persistait chez nous que par un effort de volonté pieuse ; vous avez pénétré les secrets désirs de notre coeur français et, pour y répondre, vous n'avez manqué nulle occasion de nous faire sentir les bienfaits de votre précieuse sympathie.Soyez assurés, Messieurs, que nous avons vivement éprouvé ce qu\u2019une générosité de coeur si constante et si sincère avait d\u2019honorable et pour vous et pour nous.En dépit de l\u2019éloignement, du temps, des conventions et des traités, nous avons reconquis notre nationalité, celle qui se manifeste par les aspirations communes du coeur et de l\u2019esprit, non celle qui résulte uniquement des hasards géographiques de la naissance.Aussi le Canadien peut-11 maintenant frapper à votre porte avec assurance et dire fièrement : \"Allons, frère, place à ton foyer ; moi aussi je eui* de la famille !\u201d De la famille, du reste, de la grande et.belle famille française noua n'avons jamais cessé d\u2019en être.Même aux jours les plus sombres de notre histoire nous sommes restés dévoués à notre mère-patrie et si dans un moment de crise nous avons dû exiger de l\u2019Angleterre, par un soulèvement populaire, l\u2019octroi de quelque* libertés naturelles que ses fonction nalres nous refusaient arbitraire ment, du moins devons-nous loyale ment reconnaître qu\u2019elle n\u2019a Jamai» mis d\u2019entraves à notre liberté de ché rir la France et de lui témoigner notre perpétuel attachement en parlani sa langue et en arborant, comme nôtre.son glorieux draneau.Oui, Messieurs, le Canada présente ce fait de tolérance politique unique au monde.Je crois, que les vaincus ont toujours pu librement arborer le drapeau qu\u2019ils ont opposé aux vainqueurs sur les champs de bataille! Dans toutes les fêtes nationales, qu\u2019elles soient anglaises ou françaises, les Canadiens-Français font claquer à leur balcon le fleur de lys ou le tricolore français, qui mêle fraternellement ses plis aux plis du drapeau britannique, sans provoquer même une observation de la part des jingoes, pourtant fort nombreux en notre pays.Cette sage tolérance de l'Angleterre sur un sujet si épineux, doit vous faire comprendre, Messieurs, de quelle somme de liberté nous Jouissons.Nous avons toutes les libertés que peuvent souhaiter les démocraties sagement gouvernées et sagement Inspirées, et ainsi avons-nous le droit de nous croire le plus favorisé des peuples, pulsqu'à une Constitution qui nous assure le maximum des libertés désirables, nous tenons des Français, dont nous sommes issus, les ardeurs Juvéniles, l'enthousiasme, l'amour du bea\u201d, du bien, du Juste, et certaines qualités pétillantes qui caractérisent la race française.C'est cet élan vers la France, cette poussée irrésistible, qui nous fait souvent regarder dans le lointain, la nuque rigide, pour voir si les vaisseaux de France n'arrivent pas.Seulement, ce n\u2019est plus comme aux temps lugubre de la défense nationale où l'on attendait de France le secours des canons et des bayonnet-tes A présent, nous comptons sur des secours plus pacifiques, mais non moins précieux: nous comptons sur la venue de ses aav'nts, de ses artistes, de ses livres, de ses oeuvres d'art, de ses produits naturels et In-iadustriels.Nous comptons sur une | émigration rurale qui viendra nous aider à peupler notre belle Province, nous enseigner les bonnes méthodes de culture, l\u2019économie domestique et agricole, ainsi que les grandes vertus familiales qui se sont si admirablement conservées au beau pays de France.Et notre attente n\u2019est jamais trompée.Depuis une vingtaine d'années, lentement mais progressivement, des relations intimes se sont établies entre la France et le Canada; elles vont se multipliant et s'affermissant sans cesse, et l'on peut entrevoir le Jour prochain où elles seront d'une parfaite régularité.Notre Province est d'une richesse inouïe en produits miniers et forestiers; elle offre des territoires de chasse et de pêche comme peu de pays au monde peuvent se.vanter d\u2019en posséder; elle a des pouvoirs hydrauliques considérables en nombre et en puissance; des sites grandioses où la nature se montre dans toute sa hautaine et sauvage beauté; un climat très sain, malgré la rigueur légendaire de nos hivers.Je dis légendaire, car cette rigueur a été bien exagérée; il serait plus exact de dire la longueur.D\u2019ailleurs nous sommes admirablement armés contre la saison froide et.soit dans) les habitations, soit au dehors, nous souffrons certainement moins du froid qu'à Paris même.Mais l\u2019avantage inappréciable de notre Province pour les Français, c\u2019est qu\u2019elle leur offre l\u2019image fidèle de la patrie absente.Là-bas, de l\u2019autre côté de l\u2019Océan, ils retrouvent les moeurs, les coutumes et le doux parler de la vieille France.C\u2019est au point qu\u2019une quantité de nos visiteurs, dont quelques-uns sont peut-être dans cette enceinte, ont été ravis et émus en retrouvant chez nous l\u2019aspect, les habitudes et le langage de j la Normandie, de la Picardie, de l'Ar- On va célébrer cette semaine, le 25e anniversaire de l\u2019ordination Hier, les membres de cette société ont célébré avec solennité le vingt Ste Thérèse, 15 \u2014 Voici le programme des fêtes jubilaires, organisées à Ste Thérèse, pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de l'ordination sacerdotale de M.l\u2019abbé J.FETES INOUBLIABLES ET RECONFORTANTES 'mm C'était grande fête hier chez les Forestiers Catholiques.Ces mes-(eieurs fêtaient solennellement le 25e anniversaire de la fondation de leur société.Voici l\u2019historique de cette société: A la fin de mai 1883, un brave ouvrier de Chicago, demandait à son curé, l'abbé Hays de l\u2019aider à fonder une société de secours mutuels catholique dans l'Ouest.Six mois après le sage artisan avait recruté un membre, le curé lui dit cependant de ne point se décourager, pour sa part il prêcha, fit des assemblées de ses paroissiens et définitivement la mutallté fut fondée à Chicago.Vingt-cinq ans plus tard, le père Hays et M.Scanlan qui vivent encore peuvent contempler 1 arbre en-mense né du grain de senevé; 135,-000 hommes composent à l'heure actuelle la société, elle a de plus au cimetière 100,000 membres dont elle a soutenu les familles, en distri-Sbuant aux orphelins et aux veuves $10,490,000, en plus, en maladie elel a donné $2,500,000 et elle protège ses membres vivants de 133-000 polices.\t^ lois, de la Bretagne, de la Saintonge, de l\u2019Anjou et de la Tourralne.Ces avantages, certes, ont de la valeur pour les Français qui voudraient nous visiter ou se fixer parmi nous ; mais qu\u2019ils sont peu de chose si on les compare à ceux que vous nous offrez lorsque vous accueillez nos hommes d\u2019étude, nos médecins, nos ingénieurs, nos étudiants, nos jeunes artistes, nos artisans, qui viennent ici puiser à la source même du savoir, du goût et de l\u2019ékégance, des connaissances qu\u2019ils n'ont pu qu\u2019ébaucher chez nous.Grâce à la générosité de votre accueil, le nombre des Canadiens-Français qui viennent compléter leurs études à Paris s\u2019accroît d\u2019année en année, et c'est par eux que s'infiltre en none l\u2019Idée française dans tout c« qu\u2019elle a de grnad, d\u2019élevé, de désirable, et c\u2019est cette Infiltration continue qui nous empêchera de nous angliciser, péril qui, sans votre généreux secours moral, nous menaçait à brève échéance.Aujourd\u2019hui, Messieurs, nous sommes sujets britanniques et nous ne changerons jamais d\u2019allégeance, volontairement du moins, attendu que nous ne retrouverions point un régime nous accordant plus de liberté que le régime politique autonome sous lequel nous vivons.Nous sommes libres à ce point que, colons anglais, nous avons conservé sans que Jamais débat ne se soit élevé, sans que friction ne se rolt produite, la fol, la langue, les lois et le drapeau de notre mère-patrie.Que pouvons-nous désirer de plus?Français, nous le sommes de coeur, très profondément.La Couronne d\u2019Angleterre qui nous gouverne, ne nous a jamais contesté et.ne noua contestera jamais la légitimité de notre amour filial, et moins encore demain qu\u2019hier, à présent que F\u2019entente cordiale\u201d s\u2019est Insensiblement transformée en aLElance tache, naturelle, spontanée, volontaire, nécessaire, ce qui vaut mieux, je pense, qu\u2019un traité d\u2019alliance officiel contenant toute une gamme de réserves comminatoires.Et laissez-moi vous dire, Messieurs, qu\u2019il y a bien longtemps que nous goûtons les douceurs de cette entente cordiale sur les rives enchanteresses du St-Laurent.Anglais et Français y vivent en paix, je le répète, travaillant en commun à la prospérité et à la grandeur du pays, unissant leur' efforts, s\u2019estimant réciproquement, mais \u2019 gardant intacts les caractères propres à leur race, sans avoir rien perdu, sans vouloir rien perdre de leurs qualités originelles, et conservant pieusement, jalousement, les enseignements de leur histoire.Pourtant, par suite d\u2019alliances matrimoniales répétées, on compte dans la province de Québec un assez grand nombre de familles portant les noms de Fraser, de Harwood, de McPhear son, de Wilson, et bien d\u2019autres, qui se sont complètement fondues dans la fraction française, au point que leurs enfants doivent apprendre la langue anglaise dans les établissements scolaires.Ces transformations se sont accomplies lentement et peuvent être comptées comme autant de conquêtes françaises : conquêtes heureuses, consolantes, \u2019douces, aussi flatteuses pour l\u2019absorbant que pour l\u2019absorbé.Mais dans la grande majorité des cas, les deux races, bien que s appré clant mutuellement, n\u2019ont en dehors des affaires que des rapports de cour-tosle strictement d\u2019étiquette.Ce qui n\u2019empêche que s\u2019il survient un incident susceptible de provoquer l\u2019enthousiasme national de l\u2019une ou de l\u2019autre, par exemple l\u2019éclat du \"God Save the King\u201d ou de la \u201cMarseillaise\u201d, c\u2019est avec un égal recueillement et un égal respect que tous les assistants écoutent l\u2019hymne anglais ou français.Nous avons donc, Messieurs.Joui bien avant vous, des réels bienfaits de T \"entente cordiale\u201d et cette ex-jpérience nous permet de nous réjouir de la façon heureuse dont la France et l\u2019Angleterre ont mis fin à une trop longue période de rivalités deipuis longtemps sans objet.Aujourd\u2019hui, Messieurs, les Canadiens-Français sont à votre égard ce que serait dans une famille un enfant que les hasards de la vie auraient porté dans une région lolntal f ne et qui, par suite de circonstances inéluctables, aurait dû adopter une autre nationalité, sans avoir jamais perdu, dans le for Intérieur, sa natio nalité propre.Et c\u2019est précisément parce que nous sommes restés Français, malgré tout, ^t que vous le savez bien, que vous Wlébrez ici avec tant d\u2019enthousiasme le tricentenaire de la fondation de Québec.Depuis trois cents ans, à travers de* tribulations qui auraient découragé et épuisé des hommes moins bien trempés que la poignée de ceux qui avalent «uiTi Champlain.Québec M.l'abbé J.VaUlancourt, curé «le Sttlntc-Thérè»e, *e Jubilaire.A.Vaillancourt, curé de Ste Thérèse: FETE PAROISSIALE Le premier jour, 17 Juin: A la gare, réception de M.l'abbé J.A.Vaillancourt, qui arrive d\u2019un pèlerinage en Terre-Sainte.Les prêtres, nés à Ste Thérèse, qui se réunissent en conventum pour la circonstance, arriveront par le même train.Le soir, il y aura illumination du village et concert en plein air par la fanfare du village.Le deuxième jour, 18 juin, à heures, grand\u2019messe chantée par M.le curé.Sermon par M.H.Deslauriers, curé de New Bedford.Après la messe, présentation d\u2019adresse et du cadeau des paroissiens.Dans l'après-midi: Visite au cimetière.M.le curé ira prier pour ses paroissiens défunts pendant son absence, et les prêtres, enfants de la paroisse, pour leurs parents défunts.Il y aura sermon.Le soir: Séance au Séminaire, donnée par les élèves: \u201cLe tour du monde en quatre-vingts jours.\u201d Le résultat de la séance sera présenté à Id.Ift curé pour ses oeuvres de charité.Après la séance: feu d\u2019artifice et céncert en plein air.Le 3ième Jour, il y aura réception chez les soeurs de la Congrégation, et distribution des prix aux élèves.Le 4ième jour, 11 y aura réception à l\u2019écoie des Frères et distribution des prix à leurs élèves.Le 5ième jour, il y aura réception des Soeurs de la Porvidence et séance dans la salle du séminaire par les orphelines de l'Hospice Drapeau.Les fêtes promettent d'être belles.tualité, si elle est vraiment catholique dans sa doctrine et dans sa vie pratique.Notre Société est travaillée à «heure présente, a-t-U dit, on veut éloigner le laïque du prêtre, défiez-vous de oes doctrines mensongères, soyez fidèles à la foi des ancêtres si vous vouloz rester vraiment Canadien-Français.M.l\u2019abbé McCrory a parlé en an-gais des oeuvres prodigieuses de bienfaisance catholique, opérées aux Etats-Unis et au Canada par l\u2019Ordre des Forestiers Catholiques, dans les 25 ans de son existence.Mgr l'archevêque, avant de bénir deux drapeaux de la Société, a adressé des paroles de bienvenues à cette Société, dont s'ennorguellllt notre pays.Après la messe.Sa Grandeur a donné la bénédiction pontificale.A une heure et demie, au Manège militaire, se groupèrent des centaines et des centalres de membres dans un banquet d'absolue tempérance.Heureuse innovation qui sera d'un salutaire exemple.Les discours de circonstance étaient limités quant au sujet et AU COLLEGE MACDONALD Un groupe distingué, composé de Ministres, de Sénateurs, de Députés et de Fonctionnaires, visite la ferme de Sainte-Anne de Bellevue.I f À Plus de deux cents personnes, ministres, sénateurs, députés, fonctionnaires parlementaires d'Ottawa, se rendaient samedi après-midi à Ste Anne de Bellevue, pour visiter le collège d\u2019Agrlculture McDonald.Le convoi qui a amené les distingués visiteurs, est le premier convoi du Grand Tronc Pacifique qui fasse un voyage au Canada depuis le commencement de la construction du grand réseau national.Sur invitation spéciale du principal Robertson, le parti de membres du parlement et dames ont fait le trajet sous les auspices du Comité d\u2019Agri-culture de la Chambre des Communes.Rien n\u2019avait été épargné pour rendre ce voyage aussi agréable qu\u2019intéressant et instructif.De nombreuses automobiles et fiacres furent mis à la dispositions des visiteurs pour leur permettre de se transporter aussi rapidement que possible d\u2019un coin à l'autre de cet établissement de 561 acres.A midj, les visiteurs arrivaient d'Ottawa.Us furent Immédiatement conduits dans la salle des réunions du collège, où le Dr Robertson leur souhaita la bienvenue.Il en profita pour dire que ce que le collège Macdonald voulait c\u2019était de faire arriver les choses de l\u2019agriculture dans le bon temps, à la bonne place et de la bonne manière.Il dit que l'institution qu'il dirige s\u2019occupe surtout de faire de l\u2019agriculture sur une base scientifique et payante.Les collèges d\u2019agriculture travaillent à rendre la culture de la terre aussi agréable que possible, afin d'empêcher les fils de cultivateurs de s\u2019en aller travailler à la ville.Après ces quelques mots du principal, les élèves exécutèrent quelques morceaux d» chant.Près du principal, on remarquait sir Mackenzie Bowel!, l\u2019hon.sénateur Derbyshire, M.R.H.Mackenzie, président du Comité d'Agriculture, 1\u2019hon.Geo.E.Foster, M.F.D.Monk, l\u2019hon.sénateur Béïqt\u2019e, l\u2019hon.Sutherland et au-tres- Après le diner, on passa Taprès-mi-di à faire l'inspection du terrain et des bâtisses.Les pâturages et les champs de' Leu ForeMffem Catholique* se rendant proeesslonncllenient A la cathédrale pour In messe.\u2014Dessin d*un artiste île la \u2022\u2018PreMse**.LE PONT DEJEITHBRIDGE On commencera demain, la construction d\u2019un pont en acier, pour la compagnie du Pacifique, à Leithbrïd-ge.Ce pont, qui aura près de 300 pieds de haut, sera, dit-on.par ses proportions colossales, le quatrième pont du monde.a donné naissance à une province qui porte son nom, province presque aussi grande que la France, riche, fertile, séduisante, et par dessus tout passionnément française.C\u2019est là un exemple prodigieux de la vigueur, de la persévérance et de ; homogénéité de la race.De cela, Messieurs,vous pouvez être fiers, mais vous ne pouvez l\u2019être autant que nous.! Messieurs, imaginez un contemporain de Louis XV, un de ses complices dans l'acte de cession de 17G3, qui serait tombé en léthargie à cette époque.Il se réveille aujourd\u2019hui, ne connaissant rien de ce qui s\u2019est passé de-puis un siècle et demi.Une curiosité malsaine le tourmente.11 se demande quel est le résidu des soixante mille paysans que son maître a voués à la mort sur ce que par dérision on^ nommait à la cour du Bien-Aimé \"quelques arpents de neige\u201d.Quelle serait sa stupeur d ap-preadre que le résidu de ces soixante mille Français est représenté p.ir plus de deux millions d'êtres sains, vigoureux, policés, parmi lesquels on compte en grand nombre des savants, des hommes de loi, des diplomates, des médecins, des professeurs, des artistes, des orateurs, des Industriels, des financiers, des négociants, tous très distingués dans leur profession?Voilà ce que nous sommes.Nous avons ainsi progressé en nombre, en énergie, en savoir, rien qu\u2019avec nos propres ressources qui étaient pourtant fort limitées.Que deviendrons-nous si la France nous tend la main, si elle se mêle à notre vie, si elle nous commnuique une part de son génie?C\u2019est là le secret de l'avenir.Mais pareil secret n\u2019est pas impénétrable quand il s'agit d'un peuple.On peut, par déduction, affirmer que la contact Intime, continu de la France et du Canada-Français.en outre des heureux résultats matériels qui en découleront.augmentera notablement le prestige de la France dans l'Amérique du Nord en y propageant l'Idée et la mentalité françaises.C\u2019est là, messieurs, une noble tâche, digne de tenter les ardents patriotes que vous êtes, et de noua inspirer l\u2019orgueil d'être voa intéressés collaborateurs dans cette oeuvre sacrée! La Cour Provinciale qui compte 20,000 membres, répartis en 260 succursales a voulu faire grande la fête jubilaire, et certes elle y a éussl.Près de 5,000 hommes, aux accords de 20 fanfares, parmi les-iquelles celle des Frères du collège ILaval à Saint-Vincent de Paul et jabrltés de multitudes de drapeaux ont paradé triomphalment dans les rues de notre cité.A la cathédrale, la grand\u2019messe a été chantée par M.le chanoine Le-pailleur, curé de la paroisse de St Enfant Jésus, aumônier provincial de l'Ordre.Mgr l'archevêque assistait au trône, entouré de M.le chanoine Roy et de M.le chanoine Martin.Dans le sanctuaire se trouvaient autour du Chef Provincial, M.Grisé, les membres de la Cour Provinciale et le Haut Chef Ranger, M.Thomas Cannon, de Chicago, accompagné de la plupart des officiers supérieurs de la société On remarquait également MM- J.C- Beau-champ, président générai de l\u2019Association Saint-Jean-Baptiste; Kava-Inagh, président de la société Saint-IPatrice; J.V.Desanlniers, prési-jdent de la société des Artisans: Fau-iteux, président de l'Union Saint-Jo-iseph; de Saint-Henri et une multitude tellement grande que la cathé-'drale n\u2019avalt pu toute la contenir.Le spectacle était grandiose.M.le chanoine Gauthier, curé de la cathédrale, fit le sermon en français.Il parla de l'état actuel de la Société et de l\u2019Eglise, et du rôle important qu\u2019y peut jouer la mu- quant au nombre, et n\u2019en furent que mieux appréciés.Le Chef Provincial, M.Grisé, fut particulièrement heureux, dans son adresse de bienvenu au Président Général et aux invités.M.Thomas Cannon fit l'éloge de l'oeuvre des Canadiens-Français, de la part qu'ils prennent à la mutualité des Forestiers Catholiques ; il fut maintes fols applaudi chaleueruse-ment.M.le chanoine Lepatlleur a traité de l\u2019action catholique.Il a développé les trois idées suivantes : lo, oe que c\u2019est qu\u2019une société catholique.2o.ce que c\u2019est que la vie catholique, dans une société, 3o.Quelles oeuvres doivent faire et le catholique et la société catholique.M.l\u2019abbé Perrier, visiteur des écoles catholiques, traita de l\u2019action mutualiste et démontra que la mutualité en nos t-mps modernes peut et doit devouir le rempart de l\u2019ordre social, du piogrès des familles, et de la force de l'Eglise.M.Desaulniers, dit en terminant combien la Société des Artisans était heureuse de se Joindre aux sociétés soeurs de mutualité, dans leurs fêtes comme dans leurs oeuvres Journaliè-les.Assistaient au banquet :\tMM.Flynn, McDonald, Stephen, de Chicago ; Slméon Viger, Marcotte, Dr Paynet, de la Nouvelle-Angleterre ; les officiers d'Etat du Vermont ; M.Brady, chef ranger de la province d\u2019Ontario ; Plché, de Québec ; Va-nasse, de Sorel ; Dr Lalande, de Saln-te-Cunégonde ; les avocats Blsson-uette et Laçasse, Ver ville, député de Maisonneuve, etc., etc.POUR LE RACHAT OES PLAINES DEUX SOUSCRIPTIONS DE $10,-OOO.OO.\u2014 LES FAMILLES DE LEVIS ET DE MONTCALM.(Du correspondant régulier de la PRESSE) Québec, 15 \u2014 Le colonel Hanbury Williams a reçu, samedi soir, un télégramme annonçant que la compagnie du Pacifique Canadien et la banque de Montréal ont chacune souscrit la somme de $10,000, au fonds pour le rachat des Plaines d'Abraham.Comme on le volt, si cela continue, la somme de $150,000 qui manquait pour atteindre $500,000 sera bientôt comblée.Deux membres de la famUle de Lévis viendront à Québec pour les fêtes: le marquis de Lévis et le marquis de Lévis-Mirepoix.Le marquis de Montcalm, incapable de venir à cause de la maladie de la marquise, va envoyer son fils poulie représenter.UNE FOLLE AVIDE DE SANG Cadillac, (Michigan), 15.\u2014 Madame Daniel Cooper, durant la nuit de vendredi à hier, a tué son mari et cinq de ses enfants, et blessé le sixième mortellement, puis s'est donné la mort.Elle était sujette à des attaques de folie.C'est sa mère, Madame Kealy, qui a découvert le drame en se rendant chez sa fille hier matin.Elle trouva les cadavres de M.et Madame Cooper étendus sur le plancher.Un revolver était près de cette dernière.Madame Kealy s'élança dans une pièce voisine, où elle aperçut lee cinq enfants morts gisant dans une mare de sang.et.ton» près d eux, le sixième, mortellement blessé.HOMME D\u2019ETAT QUI DISPARAIT LE MARQUIS VEOA DE ARMIJO, ANCIEN PREMIER-MINISTRE D\u2019ESPAGNE, EST MORT, HIER.A MADRID.Madrid, 15 \u2014 Le marquis Vega de Armijo, ancien premier ministre et ancien président, de la chambre des députés, est.mort en cette ville, hier.Au mois de décembre, 1906, il formait un cabinet pour remplacer celui 1,+ morrulft Vejrn rie Amljo, nm-lrn premier mlnlMrc d*K»pi»*ne, B BLACLiifciMX (JBA-244 rue Craig list.Maiii-d\u2019oeuvre» île toute» sorte» foumlos.Une vi»:te des patron» est sollicitée.Bureau ouvert tie 'J heures du matin à.5 heures du soir.Le samedi on f6^' me le bureau à 1 heure v-m.\u2014Urbain Lafontaine, géranL________\t_ /\u201c'OilPTABLE, 8 ans d\u2019experience, de-L mande emploi, anglais et françai».Bonnes références.Adresse : Alùr»®> rue Saint-Hubert._____________t»1 »_ »'4HEF CUISINIER \u2014 On trouvera un bon chef cuisinier muni des meilleures références, quinze ans d\u2019expé-rience, en s adressant 1082 rue Simard.Delorlmier.\t^ CHARRETIER \u2014 Toute personne ayant besoin d\u2019un charretier, avec tombereau, n\u2019aura qu à s adresser à il.Zotlqu'- Pépin.17 Grothé.\t188\u20143 e Ï'EM VIE On trouvera une bonne femme de journée, ouvrage général.Bonnes références.S'adresser 83 Ca- dieuji.__________________________________ 11EMME - ¦ Vous trouvères une bonne '\t* femme de journée, lavage, repas- sage ; certificat garanti.S'adresser le soir, 262 Vitré.\t__ TL/'EMMU B e\" JOURNEE \u2014 On trouvera A.une bonne femme de Journée, lit.Amherst.\t______ I^EM-ME I.ïfjOURN EE \u2014 On trouvera une bonne femme de journée au No SB rue des Voltigeurs.________________ I \\ESSINATEUR \u2014 On demande f I\t\u2022 Æ: FEMMES, FILLES DEMANDEES dî1Val^U^1cXnd1!iJZrnneUpeuïndin! liUN'CH.CUSEe - On demand; des 'AJ bunchcuses de cigares, ouvrage O.Grothé, coin FERBLANTIERS \u2014 On demande de *\t' ons ferblantiers et couvreurs.T.Christy, 10 rue du Fort.à 'ARCON \u2014 On demande un jeune v 1 garçon pour se remire utile A la pharmacie.S\u2019adresser pharmacie Martineau.coin Mont-Royal et Saint-Laurent.îraint-Laurent et Ontario.cité l '-ur îe croquis de personnages, soit j fj^S\u2019adreaeer^ L d apièü nature ou de chic.Ecrire îi Casier 253.bureaux de la \u201cPresrt.\u201d 186\u20148 ENTREPRENEUR \u2014 On demande un entrepreneur ou des hommes pour oup«r 2,000 à 3,000 cordes de bois à la j b.S\u2019adresser J.P.Cyr.Saint-Hermas Station.\t186\u20146 185\u20146 /CUISINIERE \u2014 On demande cuisinière pour une petite famille, au No 18 rue Sainte-Famille .il faudra des références , faites application entre 6 et 8 heures du soir ; deux après-midi par semaine.\t184\u20146 / COUTURIERE\u2014 On demande une bon-ne couturière expérimentée pour le linge de famille.Référencée exigées.S\u2019adresser immédiatement à Mme Van-delac, 33 Place Jacques-Cartier.186\u20146 ÇUISINIERE \u2014 On demande une cui- sinière parlant anglais et fran Cals, pour hôtel de campagne, bons gage-s.S\u2019adresser personnellement ou par lettre.A 566 rue Saint-Laurent.188\u20142 ARCON \u2014 On demande un garçon de *\t15 û.16 ans.intelligent, actif et très bien recommandé, pour se rendre _ï_v_,__Ta\t\u201e généralement utile et apprendre le com- , /^A^MJÏIS\u2014Fille demandée comme mere© de chaussures.S\u2019adresser chex ^\ten nouveautés, avec expj F.X.LaSalle et Fils, angle Rachel et Rlvard./^JARCON \u2014 On demande un garçon ^ pour les messages.S'adresser tout ed suite au No 31 rue Cathédrale.fJARCONS demandés pour apprendre le plombage et le \u201cheating.\u2019 S\u2019a-M.W'alsh and Co., 35 Vitré dresser Ouest.f^ARCON \u2014 On demande un gan pour ouvrage général.No 90 \u201c gauchetière.coin Cadleux.'îln.X TOMMES et femmes pour apprendre A 1 métier de 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expérience.parlant les deux langues.S\u2019adresser 171 Mont-Royal./\"CUISINIERE \u2014 On demande immé-dlatement une bonne cuisinière.8 adresser k 26 carré Saint-Louis.Inutile de se présenter sans référence®.189\u2014n X^JOUTURE \u2014 On demande une cou-turiêre pour coudre dans les habits.S\u2019adresser 629 Craig Est.J.E.La-mou reux./ ^LTSINTERE demandée, ayant de bon-V- nés références, pour une maison privée à la campagne.S\u2019adresser k 61 Viger.\t189\u20142 r COUTURIERE \u2014On demande urne bon-v ne couturière pour faire le réparage dans les habits.254 Craig Est, entre carré Viger et Champ de Mars, gage 6 dollars.X-TOMME \u2014 On demande un homme\t__________________________________ ^1 expérience pour prendre charge ^NiOT*rrT*nTF,xj'C'o __\t, dune machine û.boîtes pliantes, et fal-! 1 >\t.i» 'L,KES\tdeux cou- re les patrons nécessaires.S\u2019adresser k la Dominion Corset Co., No 45 rue Dorchester, Québec.\t131\u2014n Casier, 317 la \u201cPresse.\u201d 188\u20143 TE UNE FILLE 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avant 8 heures du soir, fl 105A Christophe Colomb.\t189\u20142 SERVANTE \u2014 On demande une ser-# vante générale, bon salaire pour -\t\u201c\"9 St 189\u201412 A.L.\u2014 DeiVx belles ___ \u2014 c.B.P- - - Vous trouverez chambre et P^11\u201d ¦Ion de ta.bl».première classe.la carte ou à la semaine._____ 15'\t.VrOTRE DAM E EB rflOI \u2014 Pri» ^ 4^ la traverse de Lonsrueull, chan br» et pension de première classe Aussi pensionnaires de table.___ SAINTe\u201dc^SRI' ÎÎ^KXVU^ stn-ra^Æ^e^r^ou: pistes pourront se procurer IANO \u2014 A vendre, piano droit Karn.\u20228-\t7 octaves, caisse ébénée, touches en ivoire.Monture complètement en fer, j ________\u2014 son riciie, $226.Layton Bros.144 rue 4 TTENTION \u2014 Poel.\t12,16 i\tacheter, ou A CHETEURS et vendeurs, visitez le I conditions, cause Marché dTrnmeubles de Montréal, rue Klvard 141 Saint-Pierre, coin Craig.On fait le |- commerce des Immeubles de toutes scr- gaml que recette ae pemej\u2014- ue oraio.pOUTIQUE de barbier ft vendre, 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par autorité de Justice les biens et effets de la dite défenderesse.saisis en cette cause, consistant en épiceries, fixtures, comptoir, balance.etc., etc.Conditions : argent comptant.L.J.S.Racette, H.C.S.Montréal.15 Juin 1908.kROVTNOE DE QUEBEC.District de Montréal.Cour de Circuit, No 7453 \u2014 J W Windsor, demandeur, vs.k' Harrison, défendeur.Le 24ième Jour de Juin 1908.il 10 heures de l avant-ml-¦ dl \\ la place d'a/falres dudd défendeur au No 1017 rue Sainte-Catherine Ouest, en la Cité de Montréal, seront At EILLEUR TONIQUE.a\"A\ta m »\t«A-n tion.8^19 ClOUo, uruiiirrs.aenmiwomrutiB.etc.oui - i j\\.\tx/« » te.50 cent».Dr M.Véronneau, Coati- : iuin 1908.rnok.\t175\u201425 XV Dame ouest.Haut de la ville, 148 [ IVATURAGE \u2014 On demende plusieurs Peel Exposition (Ve printemps de nou- *\tchevaux en pilturage, ayant beau- i>KOVINCE DE QUEBEC.District d veaux et uniques cameras français c* coup d'herbe, d'eau et d'ombre, peur J Montréal.Cour de Circuit.No 1°29 anglais.Demandez nouvelle 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