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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
samedi 15 août 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1908-08-15, Collections de BAnQ.

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[" PREMIERE SECTION LRGULATION UT AA.UH LA HBMAINIS 642,296 PAGES 1 à 8 51** AMNEE\u2014N° 2^2 MONTREAL, SAMEDI 15 AOUT 1908 DEUX CEN TINS â ¦\t' :>.»! W, âws A, hùtlk* S&y'rZfltléU'** nra»-4< A série de désastres oecasionnés par les feux de forêts, et dont celui de Fernie est le plus lamentable, donne-un triste caractère d\u2019actualité à notre page de ce jour.Chaque année le feu ravage nos forêts, et trop sou vent ces violents incendies jettent l\u2019alarme dans les centres habités de leur voisinage.Qui n\u2019a pas vu des populations emières fuir devant le fléau dévastateur, ne sait pas ce que c\u2019est que la désolation.La forêt en m YZ.h feu répand une chaleur Intense, insupportable dans un large rayon, L\u2019herbe sèche, les moissons périssent, l\u2019air est presque irrespirable, et la moindre chose, le moindre accident suffirait pour enflammer d\u2019un coup tout un village.C\u2019est pourquoi on volt de ces fuites éperdues, sortes d'émigrations sinistres qui défilent en cortèges composés de vieillards, d'hommes, de femmes, d\u2019enfants, do bestiaux, de voitures chargées du pauvre mobilier et de nippe Où vont-ils:.A la grâce di Dieu! .Ils fuient la mort pour courir à la ruine.C'est tout ce qu'ils savent.Peut-on éviter les feux de forêts?Toujours, non, mais le plus souvent oui, En effet, dans les temps de sèche russe prolongée et de chaleurs toi rides comme nous en avons eu cett année, les matières en décomposition.les mucus qui couvrent 1 se calcinent à la surface, ainsi qn Mais sous cet 4 tout le bois m couche éminen travail de la 1 plit, et si une plul vient pas en t cher la combust produire, le ni neraent et rien i désastre.Mats ces cas soni plus souvent, c'est un ch un bûcheron, ou un fumeur dent qui provoquent la cat dont Ils sont parfois les premn victimes.On ne saurait donc t recommander à tous ceux qui en forêt en tenips de séoh de chaleur la plus excessive prtiden-car le danger est presque aussi imminent qu^* dans une poudrière I) autre fois, o'est une locomotive, craehant des étincelles par sa ehc minée, qui incendie la forêt, maigri lo ts les moyens pris par l\tt 1 Adressez très exacter ent à 230e Concours, la \u201cPresse\".Montréal.AVIS \u2014 Les enveloppes qui ne porteront .pas 230e Concours ne seront point considérées, non plus que les coupons qui n'auront point été détachés.VOULU PETITS ENFANTS EUSSENT CHARME ÜN BON ENFANT Je suis sûr qu'il vous est arrivé, â vous petits enfants fortunés, lorsque vous vous -musiez avec vos multiples jouets, de voir d'au-tres enfants de votre âge, s\u2019arrêter près de vovs ¦\taV^rdeTa verte* Erln et vous dévisager.Leur avez-vousI ja f0j séculaire que rien n\u2019entame* et Une petite vieille chiffonnière d\u2019environ soixanfa ans quittait chaque matin, peu après minuit, notre honorable quartier pour s\u2019en aller, ornée d\u2019une hotte il bretelles sur le dos \u2014 comme un soldat \u2014 dans un quartier propre de Paris, du côté de la Trinité.Savait-elle, d\u2019uu geste sympathique, renverser les fragiles boites, devenue les fameuses poubelles, pour y piquer de son crochet le chiffon, le P\u2019pier, le carton ou.l\u2019os de tout animal, et, d\u2019un coup sec, le loger par-dessus son épaule ?Je ne sais.Pourtant, sans s\u2019en douter, elle capta sur soi l\u2019attention de ces ftmes matinales qui ne savent pas commencer leur journée rsns donner à Dieu la première heure du Jour en assistant | à la messe.Heureuse dévote, comme il en faudrait beaucoup, qui, en allant chercher le bon Dieu, savait apercevoir sur son chemin l\u2019ftme» perdue qu\u2019elle pouvait ramener.I Cette bonne Samaritaine était Ir pardonné cette effronterie ?Oui, n\u2019est-ce pas ?et vous avez bien fait.Pourquoi, en effet, ces petits êtres sont-ils privés de * tus ce qui amuse, à cette date de la vie ?Leurs parents sont pauvres : voila, la réponse.Nous n\u2019avons pas à chercher la raison de cette pauvreté, nous savons qu\u2019elle existe.Quelle que soit cette raison, elle est là, et des i I its enfants en souffrent.Il y a quelques jours seulement, des petits garçons s\u2019amusaient à jouer au \u201cmoine\u201d, comme ils appellent ce Jeu, qui consiste à faire tourner une toupie autour de laquelle on a enroulé une ficclie et qu\u2019on lance à terre en retiras * la corde, alors la toupie tourne, tourne.Ils étaient confortablement installé sous le porche d\u2019une élégante maison de la rue Sherbrooke.Chacun avait sa toupie et la faisait % ourner avec adresse.Elles étaient belles ces toupies, très belles même.Vint à passer un petit garçon, nu pieds, nu tête, j\u2019allais dire nu corps, puisque les habits qui le couvraient, ne méritaient plus le nom d\u2019habit \u2022 ant Ils étalent disloqués.Il s\u2019appuya sur la rampe de fer qui sépare le Jardin anglais de la rue, devant la maison.Il passa plus d\u2019une heure a re garder les toupies tourner.Ce qu\u2019elles tournaient bien les belles toupies! Il ne songeait pas à partir, tant son attention était fixée sur les beaux Jour* s, et tant était grande son envie d\u2019en avoir une, qu\u2019il aurait mieux aimé se passer de manger ce soir là que de quitter son poste d\u2019observation.Il se disait sans doute qu\u2019il la ferait joliment tourner s\u2019il en avait une.Et son désir augmentait.Quelle tentation mes enfants ! Nos petits amis allaient cesser leur jeu et se retirer.L\u2019un d\u2019eux, un lecteur assidu de notre page, je le sais, aperçut le petit garçon déguenillé.Il s\u2019approcha de lui.Cela t\u2019a donc beaucoup amusé de voir tourner nos toupies ?\u201d \u2014Pour sûr que cela m\u2019a amusé.J\u2019aimerais tant,mol aussi à faire tourner une toupie ! \u2014Mais n faut t en acheter une, et tu la feras tourner, tiens ! \u2014Oui, mais je n\u2019ai pas.de cents, mol, et mes parents non plus.\u2014Si je te donnais la mienne, que dirais-tu ?\u2014Je na voudrais pas I en priver, tu n\u2019eu aurais plus.Seulement, tu me laisseras venir vous voir jouer Ici, dis ?\u2014Oui, je te laisserai venir bous voir tant que tu voudras, mais en attendant je vais te donner ma toupie.Tiens, emportes-la, elle est à toi.Puis le petit M.heureux d\u2019avoir fait une bonne action, rentra chez lui rejoindre ses petits amis qui l\u2019avalent devancé.Il leur raconta ce qu\u2019il venait de faire.Ils furent très édifiés et le félicitèrent de sa bonne E* le petit bonhomme s\u2019en allait, fier tomme un prince, en bénissant le nom de M .qui lui avait fait si grand plaisir.Mes enfants, Imitez tous le bon coeur de M.ayez pitié des petits pauvres, le bon Dieu vous récompen- \u2022ara.le coeur tendre et bon d\u2019où Jaillit la parole de grâce, portant avec soi le don de Dieu.Depuis longtemps elle remarquait sc.chiflornièrc, toujours dans la même rue, à \u2019a même heure, avant d\u2019entrer à la Trinité.Enfin, un bon matin, l'Irlandaise s'arrête.Un petit exorde, puis on entre en, matière : \u2014Vous avez un rude métier ?.au moins, connaissée-vous le bon Dieu?.Vous devez avoir fait votre Première Communion ?.Ebahissement de la chiffonnière, qui répond avec beaucoup de conviction : \u2014Je ne sais ni lire ni écrire.Je ne connais que les Cosaques.(Allusion convaincue de la récente guerre de Russie.) Et l'Irlandaise apôtre voulut savoir où demeurait la chiffonnière.C\u2019était à Cliehy.D'abord, elle fit à sa nouvelle amie un cadeau révé comme le bonheur parfait : une voiture à bras comme pour remplacer la hotte, et où un baudet, un homme ou une femme pouvaient s'atteler à l\u2019aise.Puis la chiffonnière ne connaissait pas tous les brages gens de Cliehy.L'Irlandaise conduisit sa protégée auprès d'une fille du bon saint Vincent.Soeur Madeleine Instruisit la nouvelle convertie, qui ne savait du bon Dieu que la charité de ceux qui l\u2019aiment.Et, après quelques mois, on vit agenouillées côte à côte, dans la chapelle des Soeurs de la rue Martre, la Soeur Madeleine, la chiffonnière et, comme deux anges auprès d\u2019elle, l\u2019accompagnant à sa Première Communion, l\u2019Irlandaise et une autre dame riche désireuse d\u2019aider Dieu dans ses pauvres.Cette dame avait parcouru ces interminables rues qui vont du boulevard Victor-Hugo à l'ancienne église de Saint-Vincent de Paul, et, voyant comme dans un immense désert ces Innombrables brebis sans pasteur dans la plaine de Saint-Ouen et tout le long de l'ancien boulevard de 1a Révolte, elle résolut d\u2019élever un sanctuaire à œlle qui, étant le secours dee chrétiens, est la grande auxllla-trlce de ceux que la fortune a paru oublier.Ainsi fut acheté un terrain et construite une chapelle.Tout fut signé le jour de la Fête-Dieu, de sorte que la généreuse donatrice eut la consolation de s'entendre dire : \u2019Vous avez fait un beau cadeau au bon Dieu pour sa fête\u201d.xxx Et telle est l\u2019origine de la petite chapelle (érigée en paroisse depuis un an).SI vous revoyez M.le chanoine Gréa, ancien curé de Cliehy et aujourd'hui pasteur aimé de Saint-Fran-çois-Xavier, il vous redira cette histoire avec bonheur, car la chiffonnière qui fut.l\u2019occasion d\u2019un tel bienfait devint une vraie chrétienne, et, quand elle dut abandonner les chiffons et sa voiture, elle fut reçue chez les Pe-tltes-Soeurs des Pauvres, d'où elle est allée se reposer au ciel.DANIEL FONTAINE, curé de Notre-Dame Auxlliatrlce.MASCULIN OU FEMININ \u2014\u2019 Bon\u2019\u2019, c'est du masculin, n est-ce pas, petite mère?, \u2014Oui, ma chérie.\u2014Et \"bonne?\u201d \u2014C\u2019est du féminin \u2014Eh bien! alors.et \"bonbonne?\u201d LE PLUS FORT \u2014Les enfants Jouent un peu bruyamment â côté du cabinet de travail de leur père- Celui-ci.agacé, d'un ton mécontent: \u2014Quel tapage Infernal vous faites là! Lequel Ici a crié le plus i ifort?Tous en choeur, timidement: \u2014C'est toi, papa! Un peu lasse, la marquise d\u2019Epl-neiJl regagnait re soir-là son hôtel de la rue de Lille à Paris, dans son coupé frllcusamem clos, parmi la tlé-de\u2019v douce des founures.Quiconque, apercevant ainsi à travers les vitres de la voiture le fin niofil de la femme charmante qu\u2019elle élalt'encore à trente-cinq ans, aurait cru voir passer l image même du bonheur, et cependant que de tristesse déjà dans la vie de cette grande dame brillante *èt partout fêtée ! En ce moment même, après toute une journée donnée aux visites, la jeune femme sent plus vivement encore le vide de son existence sans but, et se laisse envahir peu à peu par le mélancolique souvenir des Jours heureux.\u2019 Elle se rappelle sa Jeunesse, comme ouatée de tendresse par des parents qui l\u2019adoraient et dont l\u2019unique pensée était qu\u2019elle fût heureuse \u2014 intiment \u2014et ignorante des misères et de la souffrance humaines; elle revit le temps de ses fiançailles avec le marquis d\u2019Epineuil, qui, lui aussi, l\u2019avait beaucoup aimée, empressé à lui éviter toute peine même légère, pendant cette première année de mariage qui lui apparaît comme un rêve lointain.Puis, c\u2019a été la mort du marquis survenue brusquement au milieu d\u2019une partie de chasse et l\u2019effroyable écroulement de sa vio.Après les années passées, la marquise songe encore avec émotion à cette navrante douleur qui l\u2019avait laissée longtemps sans forces, et dont elle ne s\u2019est remise peu à peu qu\u2019en voyant grandir auprès d\u2019elle l\u2019enfant charmant qui lui restai».Son visage s'éclaire maintenant, et doucement se pressent à son souvenir toutes les joies qu\u2019il lui a données depuis du\u2019il est au monde, ce' fils bien-aimé de huit ans bientôt, le plus bel et tendre enfant qui soit, mais combien égoï^'e et gâté aussi! De cela, la mère ne convient pas tout à fait vis-à-vis d\u2019elle-même, mais elle sent confusément tout ce qu\u2019il lui manque pour devenir homme, un vrai, et bien préparé pour suivre sans trop de faiblesses ce grand chemin de la vie, qui lui fut si dur à elle.Elle aussi avait été une enfant égoïste, ne pensant même pas qu\u2019il y eût tant de pauvres gens pour lesquels la vie est une si lourde tâche.Oh! non, elle ne voulait pas que son Jacques fût ainsi.Et déjà, une énergie nouvelle naissait en elle à cette Idée de faire de son fils \u2014 elle une simple femme \u2014 un être accompli, doué d'une égale vivacité d'intelligence et de coeur.Elle arrivait chez elle comme elle achevait de penser res choses; lorsqu\u2019elle entra en se hâtant pour embrasser plus tôt le cher petit, qu'elle savait trouver dès le seuil avec son beau sourire tendre et le front tendu aux caresses, elle remarqua vite le visage atterré des serviteurs.Une atroce pensée lui serra le coeur.\u2014Jacques, cria-t-elle, où est M.Jacques?Aucun n'osalt répondre.La vieille nourrice expliqua pourtant que, souffrante au moment de sortir l\u2019enfant, elle l\u2019avait confié au Jeune valet de chambre nouvellement entré qui, sur la demande répétée de Jacques, l'avait conduit assez loin, hors de son quartier, pour voir une bande de forains, dont il avait entendu vanter les tours d\u2019adresse.\u2014Mais, dit Mme d'Epineuil, dont l'Inquiétude augmentait encore, comment savez-vous cela?\u2014Pierrre, le domestique, est rentré désespéré.Madame la marquise, répondit la nourrice, 11 nous a dit que M.Jacques avait tout à coup disparu dans la foule, et qu\u2019après avoir cherché vainement jusqu\u2019à la nuit tombante, 11 s'était décidé à venir prévenir Ici du malheur arrivé.Mais 11 est parti de nouveau, pour chercher encore.1j& marquise se jette en voiture et se fait conduire an plus voisin commissariat.Là, sa domleur s'augmente à se heurter au fonctionnaire Indifférent, blasé, que rien n\u2019émeut plus, et qui prend note, avec flegme, de la plainte déposée à tout hasard par la pauvre femme.\u2014Que faire?se dit-elle.Et la voilà bientôt seule, l\u2019ftme en détresse, allant de groupes en groupes, au milieu de ces saltimbanques, parmi lesquels elle a voulu venir chercher à son tour.Il fait nuit maintenant, et, à la lueur tremblante des torches fumeuses, elle fouille du regard les plus misérables baraques, espérant y découvrir enfin le cher fugitif, blotti dans quelque coin.Mais toutes les recherches et les questions posées à quelques saltimbanques demeurent inutiles.Quel contraste que les angoisses douloureuses de cette frêle Parisienne, se rencontrant à chaque pas avec la grosse joie populaire qu! monte de crtte foule, encore accentuée par les flons-flone assourdissants! Aussi, après deux heures de retjp Insoutenable anxiété, Mme d'Epineuil, se sentant brisée de fatigue et dTmotlon.sur le point d'éclater en sanglots, rejoint en bâte sa voiture et se fait ramener ehez elle,.plus désespérée encore qu\u2019elle n'en était partie.XXX Pierre, le domestique, après avolr lui aussi.rPm'»* sans résultat le* environs de la fête foraine, avait repris le chemin de la rue de Lille.Qu\u2019avait fait notre jeune marquis pondant re temps?Ayant perdu de viv1 toute surveillance, 11 avait commencé par trouver cette liberté pleine de charmes, mais, peu A peu.sa curiosité une fols satisfaite, U avait pris peur, courant au hasard, sans réflexion, dans tous les sens.Puis, fout à coup, se reVIant compte de son Isolement dans ce milieu si étranger ai* sien quTl lui semble un autre pays, très loin, 11 va se ré- fugier dans un coin pour pleurer à son aise; mais une rumeur joyeuse l\u2019entoure, et \u2019une bande d\u2019écoliers l\u2019entraîne au milieu des cris.Plusieurs plaisantent ses vêtements élégants, et rient bruyamment sans souci de sa peine.Jacques demeure silencieux et troublé, sa fierté d\u2019enfant riche souffre à ce contact qui lui semble presque honteux.Il ne répond rien aux questions ironiques des terribles bambins, qui, se sentant en nombre, s'apprêtent à lui fai-ve un triste parti.Alors, un gamin de son âge, au bon visage ouvert, à l'air décidé, écarte bravement les autres en s'avançant; il a compris que Jacques est malheureux et s\u2019approche de lui.\u2014Que fais-tu là?lui dit-U.Tu n\u2019es pas d\u2019ici, bien sûr.Pourquoi pleures-tu?Jacques, timide et fier, ne répond pas; le gamin le questionne encore, mais sans succès.\u2014C\u2019est pas bien de ne rien me dire, poursult-il plus gravement, Je ne te veux pas de mal, va, et je ferais comme toi, si Je me sentais perdu loin de \"la mère\u201d, comme tu l'es de la tienne, je le vois bien.Allons, viens, n\u2019aie pas peur, je vais te conduire chez nous, et après, nous chercherons ta maison à toi.Jacques sent peu à peu la confiance lui venir, et.Instinctivement, 11 suit le brave petit gars qui l\u2019entraîne à deux pas chez \"la mère\u201d qui est blan chisseuse.IA, nouvel accès de fierté de Jacques qui reprend courage, quand, après avoir partagé 4e pauvre repas de son petit compagnon, celui cl lui dit; \u2014Voyons, nous allons tâcher de nous débrouiller, et en s'agitant un peu nous la trouverons bien, ta rue de (Me; c\u2019est bien ce nom que tu m\u2019as dit, n\u2019est-ce pas?Ils partent tous deux, l\u2019enfant du peuple prend la main de l\u2019autre dont le coeur se soulève presque à l\u2019idée de marcher auprès de ce pauvre gamin en tablier noir.Il est son sauveur pourtant, et le petit marquis est vaguement touché de la façon si simple dont 11 lui vient en aide, sans souci de lui-même et de l\u2019heure tardive à laquelle il rentrera chez lui.Jacques, à la fin, cependant se décide à parler.\u2014Nous avons déjà beaucoup marché, tu n\u2019es pas fatigué?\u2014Oh! moi, non, j'ai l\u2019habitude, on travaille dur chez nous; mais tu n\u2019avances pas, tol.^avec tes beaux souliers, tu as l!alr ^\u2019un monsieur.Comment t\u2019appelles-tu ?\u2014Jacques d\u2019Epineuil.\u2014Moi, Jean Raynaud.\u2014Ton père est ouvrier ?\u2014Oui, et un fameux! le patron lui dit toujours qu'il en vaut bien deux pour son cou-age à la besogne.Dame, 11 en faut du pain pour toute la maisonnée et les petits mioches qui sont après mol! \u2014Que fatt-11, ton père?Il est imprimeur, et moi je le serai aussi; je voudrais déjà être grand pour l\u2019aider, et puis, c'est un bon métier, tu sais.Et de quel air 11 dit cela, le bon petit homme ! Enfin, après bien des tâtonnements des questions faites en route aux passants pour le chemin à suivre et qu'ils connaissent si peu, Jacques dit.\u2014C\u2019est là.La lourde porte s\u2019ouvre, mais un instant après, Jean Raynaud, voyant accourir des domestiques, lui serre une dernière fols la main, tourne brusquemerft les talons et disparaît dans la rue silencieuse.XXX Cependant, la marquise, dévorée d\u2019inquiétude, attendait d\u2019h\u201cure en heure des nouvelles, seule dans son petit salon, à l\u2019affût du moindre bruit.Au moment oû la rumeur confuse de la maison arrive à ses oreilles, Jacques entre en coup de vent.Il se précipite dans les bras de sa mère qui sanglote êperdûment et le couvre de baisers.Jacques lui aussi est bien heureux, mais, après le récit de son odyssée, 11 reste songeur et triste de n'avolr pu remercier son courageux petit compagnon.Comme 11 l'embrasserait de grand coeur, maintenant qu'il a retrouvé, grâce à lui, le doux nid maternel ! \u2014Oh! dlt-Il à sa mère, nous le retrouverons, Jean Raynaud, n'est-ce pas?\u2014Oui, mon enfant, nous le retrouverons.cet excellent coeur, car je veux dire moi-même à sa mère que je ne l\u2019oublierai jamais sa bonne ac-j Mon.Retiens bien la leçon que tu viens de recevoir, et qui en dit bien long sur la vraie bonté cachée parfois sous le plus humble vêtement.La marquise passe sa belle main dans les blonds cheveux de l'enfant qu'elle a cru un moment perdu pour toujours.Puis, après un silence; \u2014Va, mon chéri, ne soyons pas trop fiers.JEAN DE THOMMERAY.PREMIERESIGNATURE Vous savez que S A.R.le prince des Asturies fut Inscrit au régiment du Roi, le Jour de son premier anniversaire.Il fallait qu\u2019il signât f>on acte.l^e Roi Alfonee XHT, plaça la plume entre le* mains potelées du royal bébé et l'aida à marque.r, au lieu de signature, le rlgne sacré de la croix N'est-re pas bien touchant?Grâce â son auguste père, la première ehose que cet enfant a tracée sur un papier est le signe du salut! Je vous vols sourire, petits gourmands ; je vous vois sourire au bol de lait bien chaud ; à la tartine beurrée sur laquelle 11 est défendu de promener, comme un petit chat, sa langue ; à la crème surtout, cette belle et bonne crème qu'on parfume à la vanille, au chocolat, au café, et sur a quel le flottent des blanks d\u2019oeufs iaramelés.N\u2019Insistons pas ! Ces perspectives alléchantes pour raient, en effet, nous inciter à la gourmandise et nous faire faire des péchés d'envie.Imitons plutôt ce charmant enfant qui partageait toujours son dessert en deux parts, dont une était pour le premier pauvre qui se présentait : à l\u2019aumône, 11 ajoutait le sacrifice.Regardez cette bonne vache : elle n\u2019est pas gourmande, elle ; elle mange et boit ce qu\u2019il lui faut, c'est-à-dire peu de chose.Tandis que la fermière 4a trait, elle donne généreusement son lait pourvu qu'on lui assure un peu de foin ou quelques betteraves et qu\u2019on la laisse se désaltérer au timbre rempli d\u2019eau fraîche.Grâce au travail, à l\u2019adresse, à la méticuleuse propreté de la bonne villageoise, le lait va se transformer en beurre ou en fromage.Les mottes ob.ongues ou cynlindrlques vont s\u2019empiler dans un panier jusqu\u2019au Jour prochain du marché.Les fromages, «ulvant Heur nature, vont réclamer plus de précautions encore, plus de temps et plus d\u2019entretien.A ces diverses transformations du lait, soit de vache, soit de chèvre, qui sont la richesse de la campagne et l\u2019unique ressource des pays de montagne, se joint maintenant dans quelques réglons l\u2019Industrie du lait condensé, enfermé dans des boites en fer-blanc et soumis à l\u2019action de l\u2019eau boulBante.Dans les pays lointains, dans les villes où le lait naturel est difficile à se procurer, un botte de lait condensé est vite ouverte ; on en met deux ou trois cuillerées dans une demi-tasse d\u2019eau tiède.Et c\u2019est à croire que Jeanneton vient de traire Brunette ! Est-Il possible de se représenter une Suisse aux glaciers blancs, aux montagnes violettes, aux horizons roses, sans quelques vaches errant la cloche énorihe au cou, sur les pentes vertes et herbues ?Eet-il possible de se figurer un paysage, un spectacle champêtre sans ces bons auxiliaires «le l\u2019homme ?On dit que le paysan est pratique et pourtant son milieu c'est la poésie ! En tout cae, le lait est le symbole de la douceur, de la nourriture substantielle du corps et même de l\u2019âme.C'est l'apôtre Pierre qui nous engage à désirer le lait pur de la doctrine spirituelle par lequel nous croîtrons pour le salut.C\u2019est le prophète qui disait du Messie, bien des siècles auparavant : \"H boira le lait et mangera le miel, et ainsi saura choisir 4e bien et rejeter le mal\u201d.A.P.F.& Hr LISTE DES PRIX 1er prix.\u2014 ALBUM de 100 cartee postal ee.2e prix.\u2014 CINQUANTE CARTIÿS POSTALES ILLUSTREES, vues du Canada.Se prix \u2014 COLLIER-CHAINE pour demoiselles, joli dessin, avec pendants de perles montées, très à la mode.4e prix.\u2014 BAGUE très artistique.6e prix.\u2014 ELEGANT PORTE-MOUCHOIRS.lie prix.\u2014 EPINGLETTE, dernière 7e prix mode, poqr meestenr».\u2014 LIVRE DE MESSE.Coupon du 230o Concours do la \u201cPresse\u201d nom dû conourkknt.ADRESSEm i») m # w m w m \u2022 WD N.Y.H.229e CONCOURS DE LA \u201cPRESSE\u201d , LISTE DES GAGNANTS 1er prix, ALEAANDRINE DAVID, Petit-Bois, Qué.2e prix, GRACE LAMARCHE, 16 rue Lafayette, Plattsburg, 3e prix, CLARA ROUSSEL, Riviêre-du-Loup, Qué.4e prix, EDITH FOURNIER 58 1-2 rue Congress, Salem, Mass.5e prix, GERMAINE BIENVENU, Beloell Station Que.6e prix, WILFRID GODBOUT, 21 rue Centrale, Manchester, N.IGNORANCE 7e prix, EVA FOURNIER, 64 rue Concord, Lawrence, Mass 8e prix, JEAN-BAPTISTE HARDY, 41 rue Saint-Dominiqus, Montréal.9e prix, LILIANE HARVEY, Pointe-au-Pic, la Malbaie, Qué.XOe prix, JUDITH FOURNIER, Cap Saint-Ignace, Qué.Ile prix, HENRIETTE BOSSE, Chicoutimi, Qué.12e prix, BERNADETTE DILSSAULT, 16 rue Bonseccurs, Montréal.\tY 13e prix, EUGENIE DUBUC, 353 rue Lisbon, Lewiston Me.14e prix, MARIE-ROSE GAGNAS, Saiat-Romtialil, Ôxlé: ' 15e prix, HENRI MA^fcHANlj^T Vïltndlands Qué.Les personnes de la vïtle a «vront se presenter elles-rnêmss ft nos bureaux ou envoyer un\taire avec lour signature, à partir do lundi ; celles de la campagne ou de l\u2019étranger recevront leurs prix pai la poste.Les personnes de la ville ne venant pas réclamer leurs prix à nos bureaux dans les quinze jours suivant la publication de leurs noms n\u2019y auront plus droit a près cette date.Donnant un Jour la Confirmation dans une grande église de son diocèse, le vénérable évêque du Mans, Mgr Bouvier, conféra le sacrement à un bon vieux paysan qui n\u2019avait pas encore été cenfirmé.Au second tour, 11 crut reconnaître le même brave homme agenouillé à la table de communion.Pensant que c\u2019en était peut-être un autre qui ml ressemblait, il I le confirma comme il l\u2019avait fait au I premier tour.Au troisième, le mê- J me bonhomme se représenta.Pour le coup, l\u2019évêque le reconnut.\u2014Mais, mon bon ami, lui dit-U, Je vous ai déjà donné la Confirmation.> \u2014C\u2019est vrai.Monseigneur, lui répondit d\u2019un air tout effaré le pauvre vieux, c\u2019est vrai; mais, ajouta-t-il en lui montrant le grand vicaire qui essuyait le Saint-Chrême, mais ce grand-là me l\u2019ôte toujours.Mgr Bouvier eut peine à ne pas rire, et recommanda l\u2019Ignorance du pauvre homme à son curé.R\u2019R Névralgie, Mal de Tête, Ma!de Dents et n\u2019importe quelle Douleur.Radway's Ready Relief guérit le8 plus forte* douleurs en une à vingt minutes.Pour le mal de tête (nerveux ou pathologique.) le mal de dent, la névralgie, le rhumatisme, le lumbago, les douleurs ou faiblesses dorsales, rénales, douleur* dans la région du foie, dans la plèvre, l'enflure des Jointures et les douleurs de toutes sortes, l\u2019application de Radway's Ready Relief soulage Immédiatement, et si l'on en continue Tusagr pendant quelques Jours, la guérison sera permanente-En vente ches tous les pharmaciens.DEPUIS 6o ANS pouvoirs curatif* de ce remarquable remède sont connus, depuis plus de 00 ans, de la science médicale et de millions d\u2019hom- d»n» de* mil! le n» et d** milliers de lotfls dans tout Tuni-?rre.11 n y a pas de remède reconnu aussi effiacce pour la guérison de tonte douleur,, eane le moindre danger, que RADWAY\u2019S R HAD Y RFXIEF.Il n\u2019y a pas d\u2019opium, de chloral ou autre narcotique ou ImtrÊdlei* dangereux dans Radway\u2019s Ready Relief Garanti par S\u2019Acte des Allai., .et des Drogues purs des Etats-Cnls, (Birle No 537).Gin \u201cNight Cap\u201d: CE FEU N\u2019EST QU\u2019INTERIEUR L\u2019autre soir, comme 11 faisait bien chaud, Bébé (cinq ans), ne pouvant s'endormir, demi nde à sa Jeune tante de lui faire faire la grande prière.La tante, complaisante, s'agenouille auprès du berceau et commence; La tante.\u2014 Esprit-Saint, venez en moi.Bébé.\u2014 Esprit-Saint, venez en mol.La Tante.\u2014 Eclairez mon âme de vos pure* lumières.Bébé.\u2014 Eclairez mon âme de vos pures lumières.La Tante.\u2014 Embrasez mon coeur du feu sacré.Bébé, \"Interrompant.\u201d\u2014Oh! non.l pas ça, ma tante, 11 fait trop chaud.de:.COMPASSION Un Jour que Bernardin de i Sienne, alors tout Jeune, vit sa [ ____________ tante refuser l\u2019aumône à un pau- pniinnimi \u201c>\trvf>\u2019 11 deroande pourquoi, ruunwllwl \u2022\t.\u2014-Parce qu'il ne reste plus qu\u2019un J pain pour toute la famille, dit la \u2014Dis, maman, pourquoi est-ce quTl tan\u2019e.-Pour l\u2019amour de Dieu,.répliqua \u2014Cest pour faire pousser lea légu Bernardin, donnez néanmoins quel-mes et les frutts; tu ne sais pas en- que chose à ce pauvre; autrement core ça.à ton âge?\tIje ne pourrai ni dîner ni souper au- \u2014Mais alors pourquoi rst-ce qu'il Ijourd'hul; J'aime mieux Jeûner que pleut dans la rue?\tde le voir endurer la falra.% P.HOPPE, Schiedam.Le Type du Gin Hollandais de îa plus haute qualité : un vieux Schiedam, bonifié par Tâge et digne du palais raffiné d'un véritable gourmet.L.CHAPUT, FÎLS & CI:, Agsuts Génir i-x.1 i NAOfMVMEAL.\t( 0000-0-00-0-0 0-000-0-00 000-0 I c l « 4 8e prix.\u2014 CASSE-NOIX, avec six aiguilles en argent plaqué.De prix.\u2014 JOLI FOKXE-GANTS.10e prix.\u2014 CHAPELET en cristal dans une jolie boite en satlu.Ile prix.\u2014 ClaKAU aimanté, valant aîi moins 60e.12e prix.\u2014 UNE JOLIE BOUTEILLE de parfum.18e prix.\u2014 UNE EPINGLE \"feuille d\u2019érable\u201d ou souvenir de Montréal.14e prix.\u2014 COLLIER en perles, très Joli.\t_____ IBe prix.\u2014 FOURCHETTE en argent pour cornichons.K J I ai); V v ?« ' r\t** t 999999^ LA PRESSE SAMEDI 15 AOUT 1908 Jm OEUVRE PATRIOTIQUE Sous le titre: Les aaciens curés\u201d Tient de paraître dans le \"Propagateur\", bulletin mensuel du clergé et des families, publié par la librairie Cadleux et Derome, un appel à tous le« curés canadlens-français, en vue d\u2019améliorations que les éditeurs veulent apporter au \"Canada ecclésiastique\u201d le déjà superbe annuaire du clergé canadien, publié également, par la librairie Cadleux et Derome.Il s\u2019agit tout simplement, de communiquer aux éditeurs, la lis\u2019c des curés prédécesseurs dan?chaque paroisse, afin de consigner leur nom dans nos annales religieuses et les y garder précieusement.Aussi bien dire notre pensée tout de suite, c\u2019est une entreprise patriot! que.Nul doute que Messieurs les curés se feront un plaisir en même temps qu\u2019un devoir d\u2019envoyer les noms demandés.Et sans doute, on tiendra à honneur, d'y ajouter les faits qui seraient Importants pour l\u2019histoire de la religion en notre pays.L\u2019oeuvre que l\u2019on veut entreprendre, si elle est patrlotitjtle, elle est aussi bien difficile.Ne va-t-on point se heurter à de l\u2019Indifférence, quelquefois, a du mauvais vouloir?Il faut espérer que non.Ceux qui sont au courant des choses bibliographiques savent la somme de patience, de labeur, qu\u2019exigent des travaux de ce genre.Il faudrait donc aider les éditeurs et faciliter leur tâche en leur adressant le plus tôt possible, les listes demandées.Le \u201cCanada ecclésiastique\u201d parait habituellement dans les premiers jours de l\u2019année, quelquefois un peu plus tard.Il serait regrettable qu\u2019on en retarderait la publication en omettant d\u2019envoyer les renseignements demandés.Tout le monde gagne à ce que l\u2019an-luaire du clergé canadien, soi» en librairie au premier de l\u2019an.Il est de-renu indispensable pour tous ceux qui veulent se tenir au courant des choses religieuses en notre pays, et ;\u2019est au commencement de l\u2019année que l'on en a besoin.Nous croyons merveilleuse l\u2019idée que l\u2019on a de recueillir en cette publication, les noms des anciens curés de chaque paroisse.Cos listes seront très précieuses pour ceux qui écriront i\u2019bistoire religieuse de notre pays.Que de noms oubliés! qui vont revivre, qui vont rappeler des souvenirs qui ne doivent point rester dans l'ombre.Ces vieux pionniers de la fol en la Nouvelle France ces vieux défenseurs de nos droits, de notre religion, méritent que leur mémoire reste en bénédiction parmi nous.Or, pour cela, 11 faut que nous sachions leur nom, ce qu'ils ont fait, comment Us ont agi.Ces considérations et bien d'autres qu\u2019ils font eux-mêmes, sans doute, vont encourager Messieurs les curés à répondre à l\u2019appel de la librairie Ca-dieux et Derome.Et alors, le bel annuaire ecclésiastique du Canada deviendra un recueil de plus en plus précieux.On l\u2019a dit, c\u2019est Mgr de Montréal, croyons-nous, le \u201cCanada ecclésiastique\u201d marche de pair avec dos publications du genre, publiées on France, U ne leur est pas inférieur.Il convient de féliciter la grande librairie catholique de Montréal, de son esprit d\u2019initiative et souhaiter qu\u2019elle réussisse selon ses désirs, dans l\u2019accomplissement de l\u2019oeuvre qu\u2019elle vient, de lancer si intelligemment.NOS EGLISES PAROLES DE VIEUX Sous 1s tire \u201cLa voix de nos égli- H s'agit d\u2019un cinquantenaire de ses\u201d on lit dans la \u201cCroix\u201d de Paris: mariage, d une \"noce d\u2019or\" \u2014 com- Pour combien de fidèles, aujourd'hui, nos églises sont -elles des livres fermés! Leurs richeses artistiques, quand elles en possèdent, excitent la vaine curiosité des amateurs, des archéologues, la cupidité des antiquaires et des chevaliers d\u2019industrie; mais leur symbolisme reste muet: leurs pierres ne parlent plus à l'esprit ni au coeur; les cérémonies qui n'y déroulent semblent privées de sens et n'offrent d'autres Intérêt que cette vénération instinctive qui mtoure les traditions du passé; les fêtes qui s'y célèbrent, sauf \u2014 et encore\u2014les plus solennelles, n'évoquent plus dans l\u2019âme que de vagues et lointains souvenirs.et ainsi, peu à peu, la génération contemporaine, dans cette ambiance qui n\u2019est rien moins que relligieuse, va se désaffectionnant de tout ce qui charmait les siècles de foi, et bien peu de chrétien pourraient s\u2019approprier: \u201cQue vos demeures sont dignes d\u2019amour, d Dieu des armées! Mon âme languit et se consume du désir d\u2019entrer dans la maison du Seigneur.\u201d C'est pour initier ses contemporains aux beautés pour eux scellées du symbolisme de nos temples que Huysmans écrivit les pages d\u2019une érudition un peu outrée, reconnais-sons-le, et d'un mysticisme un peu morbide, de la \"La Cathédrale\u201d et de \u201cL\u2019Oblat\u201d.C'est fc)our ramener les âmes pieuses à l\u2019intelligence des choses sacrées que Dom Guéranger entreprit son \u201cAnnée liturgique\u201d: C'est pour réveiller dans les masses populaires l'amour du saint lieu que l'on traduisit de l\u2019allemand l'excellent ouvrage du Prémontré Gofflné: 'Manuel complet pour sanctifier les dimanches et les fêtes\"; que l'on publia des \u201cManuels paroissiaux\u201d, tels que ceux de M.l'abbé Delépine ou de M.le chanoine Marbeau; et que la \"Maison de la Bonne Presse\u201d édita plusieurs conférences et séries de clichés sur les églises et les cérémonies du culte.Or.en ces jours d'épreuve où les catholiques de France ne se voient plus dans leurs sanctuaires qu\u2019à l'état de \u201csimples occupants\u201d et où ils se savent menacés d'en être expulsés sous le moindre prétexte, UQu0 n'a pas ainsi attiré sur \u201cleur n\u2019est-il pas opportun que la ' Croix\u201d, union.\u201d la bienfaisance divine, et en sa troisième feuille qui aspire à jcette \u201cpratique\u201d il l'a décrit ainsi: ternr-Mo\" p'1\"6 U,\"sHmCy,C,l0pé(iie\u2019 in\u2018 \u201cMe8 cher8 enfants, au moment ::P f\u2018e \u201ep° ,r 1 éd\u2018flcat'°\" \u201ede 'menie où vous arriviez en ce monde, lecteuis cette grande et belle voix lminédlaternent avant dfi TOUS me on dit plus gentiment, et d\u2019une noce d\u2019or dans un ménage français de Paris.Une circonstance heureuse a mis sous nos yeux le texte même de l'allocution, admirable de ton et de goût, que prononçait \u2014 c était en avril dernier \u2014Pheureux jubilaire à l adresse de ses enfants et petits-enfants.Il y a là des sentiments si vrais et si dignes, et leur expression prend un tour si délicat que c'est une jouissance de les lire, et une jouissance en outre qui ne aisse pas d'étre édifiante absolument.C est à ce dernier titre que nous voulons communiquer à nos lecteurs quelques échos de cette allocution.\u201d11 étal une fols\u201d, racontait donc l\u2019aimable vieillard \u2014 \u201cil y a si longtemps que parmi ceux qui ont été les témoins de l'aventure, les uns, ceux qui jouissaient alors de ce que l\u2019on appelle un certain âge, sont tous partis pour aller chercher leur éternel repos; d'autres.\u201d Et l'orateur parle de ceux de râge mûr, devenus vieillards, des jeunes devenus hommes faits, puis il continue: \u201cEh bien, il y eut une fois un jeune homme et une jeune fille qui ne se connaissaient pas; des amis communs les réunirent, et ils se mirent à causer longuement de toutes les choses du ciel et do la terre: de la Vie, de ses joies, de ses peines, de ses soucis, de son emploi, de son but, et ils reconnurent, avec une grande satisfaction, qu\u2019ils avaient l\u2019un et l\u2019autre un désir dominant, celui de fonder une famille chrétienne, de créer une unité de plus dans la communauté catholique.\u201d.Puis le bon vieillard parle du mariage d\u2019il y a cinquante ans, de la vie pleine des bénédictions du ciel que sa femme et lui ont menée sous les regards de Dieu; 11 rappelle les temps \u201coù, dit-il, vous nous fîtes, mes enfants, l'honneur de naître et le plaisir de grandir\u201d; 11 redit le chagrin éprouvé au départ de quelques-uns pour la patrie du ciel; il se demande enfin, si, pour aider la Providence, quelque modeste pra Alors, M.Derome, pourra se rendre le témoignage qu\u2019il a travaillé utilement pour l\u2019Eglise et le pays, ce qui u\u2019est point une banale, satisfaction, assurément, M.Koby, le directeur de la maleon, pourra, lui, se rendre le témoignage que sa librairie fait oeuvre vraiment sérieuse et patriotique.DESASTRE 0Ü BIENFAIT?Mgr Gieure, évêque de Bayonne, et !gr Sevln, évêque de Châlons, ont Iressé 11 y a quelque temps, des let-¦es pastorales, à leur clergé, au suit du recrutement des prêtres.Les mrnaux français nous ont apporté \u2022s lettres.La presse me-çonnlque lance de par i monde, sous forme ds dépêches, es extraits de ces pastorales.Elle mclut, en disant, que c\u2019est un dé-istre de voir les séminaires déser-18.C\u2019est du pessimisme.Autrefois que i sacerdoce en France était en mê-le temps, un emploi de l'Etat, des sunes gens, moins sérieux, pouvaient y infiltrer dans l'espoir d'un gain, e là les défections arrivées récem-ient en ce pays : c'est de l\u2019épure-icnt, un épurement désirable.Aujourd\u2019hui que le sacerdoce est à 3n état normal, seuls les Jeunes gens ppelés l\u2019embrasseront, alors le cler-é sera vraiment digne.Il y a tou mrs des jeunes g^ns dévoués au pays e France.Selon nous, le désastre qui semble int faire plaire plaisir à la maçon-srie, se changera en blênîalt pour Eglise catholique.de nos temples chrétiens?Assurément, il ne lui conviendrait pas de se perdre, avec certains exégètes modernes, dans les divagations que l'on excuse, tout en en souriant quelque peu, chez les mystiques médiévaux; de répéter par exemple, après Pierre de Capoue, que ''les tours représentent les prédicateurs\u201d ou \u201d\u2018la Sainte Vierge\u201d ou \u2018TEglise\u201d; d\u2019écrire, comme Durand de Mende: \u201cLe toit est l'emblème de la mansuétude divine qui couvre la multitude des péchés; les poutres du plafond figure les prédicateurs qui soutiennent le dogme et les tuiles du toit symbolisent les offrir au baiser que votre mère dé sirait ardemment vous donner, le premier entre tous ceux qu\u2019elle vous réservait pour l\u2019avenir, et comme le gage anticipé de son ineffable tendresse, avant tout, sur le meuble où elle disait ses prières quotidiennes, et en présence de l\u2019image du Christ auquel elle les adressait, nous vous présentions au Dieu tout-puissant, nous vous posions dés cet instant dans le sein de ses miséricordes; nous voulions qu\u2019avant d\u2019être accueillis parmi les enfants des hommes, vous soyez déjà inscrits là-haut parmi les enfants de Dieu.A chevaliers qui protègent l'Eglise cette pratique*nous n avons manqué contre les entreprises des païens\u201d; |Pour aucun de vous.Nous savons ou encore: \u201cLes fenêtres qui arrêtent la pluie et le vent et introdui- bien que s'il était ici ur beau penseur, épris de la raison soi-disant sent la lumière du soleil représen- raisonnante, ce geste accompli par * * 1 -1\t^ nous pour un nouveau-né incons- cient lui paraîtrait l\u2019acte d\u2019une crédulité naïve et enfantine, pour un intellectuel de haute marque, ce ne \u2022serait qu\u2019une plate superstition; mais mol je vous dis que notre acte était bon, qu\u2019il a été accompli et récompensé, nous y avions foi, et comme vous le constatez, à chacune des pages de l\u2019Evangile, Notre-Sei-gneur a répondu \"qu\u2019il vous soit fait comme vous avez cru.\u201d tent les écrivains sacrés.Elles sont plus larges en dedans parce que la signification intérieure mystique s\u2019étend plus ample que l'apparence textuelle\u201d; de voir, avec je ne sais plus quel autre commentateur aussi Ingénieux, dans la sacristie d\u2019où le prêtre sort pour monter à l\u2019autel, l'image de la Vierge Marie, la Mère du Sauveur du monde, etc.A raisonner de la sorte, on s\u2019égare vite dans les considérations les plus bizarres, les plus Inattendues.\u2018\u2018Physique, disait Newton, défie-toi de la métaphysique!\u201d Une recommandation analogue trouverait son application, relativement aux excès du mysticisme dans l'interprétation des monuments sacrés et des Avec quelle touche délicate et quel art des nuances tout cela est dit! On sent qu\u2019une belle âme vit et parle, chez un homme qui harangue ainsi sa famille.Aussi n\u2019est-on pas surpris que sur ses six enfants cérémonies liturgiques Mais il est jencore vivants deux soient Prêtres\u201c nps Iprnns nnp nrtnn rlnnnpnt nnn\t.\tpicutco.des leçons que nous donnent, non point l\u2019arbitraire des archéologues ou la fantaisie des commentateurs, mais l\u2019art sacré, la liturgie, la tradition, la fol de nos ancêtres.Voilà les enseignements que la \"Croix\u201d entreprend de ne point laisser oublier ou méconnaître par la génération présente.Peut-être quelque et que parmi les autres \u201cpas une déchéance\u201d n\u2019ait jamais assombri \u2019horizon de l'heureux couple c nous pourrions ainsi tout citer, de cette charmante allocution.Elle se tient et se soutient dans ce ton et dans cette note.Mais il convint de savoir nous borner.Une téchismes de pierres\u201d où sont ins crlts les mystères de notre foi.S'élevant, discrète, des murs, des vitraux, des statues, des cloches, des cérémonies, des fêtes, des souvenirs, en plein tumulte de la pesécutlon.sous la menace constante de la spoliation, cette leçon de nos églises sera d\u2019autant mieux écoutée, et si, curé de France jugera-t-il opportun dern*ère citation, seulement, d'un de prendre ces considérations com- Pa8sage ?uI a au se*n de cette me thème de ses entretiens fami- lfa£nU\u2018e si chrétienne, dans l\u2019intimi-liers à la prière du dimanche soir, !té rayonnante de ce beau jour des de ses causejes aux séances intimes jnoces d\u2019or, faire couler bien des du cercle d\u2019études.Peut-être en- armes.Nous la dédions aux mères core quelque rédacteur de Bulletin [de nos prêtres canadiens, dans le paroissial s'en inspirera\u201411 pour ses [bon coeur de qui, si souvent, se articles de liturgie.et, alors, s\u2019il [trouve la raison cachée de la voca-platt à Dieu de bénir tous ces effots, ition des fils: nos sanctuaires redeviendront ce | \u201cEcoutez-moi bien, mes chers en-qu'ils auraient dû rester, des \u201cea- fants, que ma parole pénètre au fond de vous, s y grave, y demeure toujours! En toute vérité, je vous le déclare, le Cleu vous a accordé une mère parfaite entre toutes, le meileur des anges gardiens Témoin, depuis cinquante ans, de toute?les minutes de sa vie, je vous assure qu\u2019il n\u2019en fut pas une qui ne un Jour, la rage des sectaires par- objet iVsbin'^e\tP0U' vient à transformer nos saint lieux, i , d intérêf« h» vr> 6 a\u2019antê,oie B0\u20191' en Loges maçonniques, en salles de j '\tde 08 âniés.Ses pei- clubs, en temples de je ne sais quel- u\u2019ff\tn\u201e»nri°*u ** 1 PÎU°\u2019 SCS le déesse Raison, de ces colonnes, i 1\tQuand elle en eut, elle de ces voûtes,de ces clochers.sortira' s ^a''11 ait.s en réjouissait même la voix qui réclame son Maître, et\tdisant: Q»el bonheur que cette voix trouvera dans leg coeurs I® éPrea'e nie frappe et non pas 'eux.et que j aie, ainsi, en l\u2019endurant patiemmpnt,- le moyen d\u2019attirer sur eux de nouvelles bénédictions \u2019.Ainsi je veux vous le redire, vous le répéter jusqu'à\tmon\tdernier\tsouffle: vénérons-la\tcomme elle\tle mé- rite, et surtout continuons à 1 aimer comme elle 'e désire, car là est sa jo:'e, là sa récompensa; que cet amour filial\telle\tle\tvole, le santé,\tque\tquelques rayons\tde\tvotro\tten- jdresse pénètrent de votre coeur jus-ique dans le sien; et si vous saviez Vouloir tout ce que Dieu veut, eticombien le moindre témolgnairo la ne rien vouloir que parce qu'il le|touche.la ravit; que ne l\u2019enten-veut, est la mesure de notre perfec- dioz-vons, ce matin même quand tlon-\t|én sortant do l'église, au milieu de vous, elle me disait: \u201cVoyez comme nos enfants sont bons pour nous, comme Us nous aiment, come ils à porter, un apostolat à exercer; vol-jnou9 disent et leus le prouvent, là en trois mots le secret de toute IQUp'Ip Joie Ils nous donnent\u201d, et via.\tjello était heureu;-*\u201d! Mgr MERMLLLOD.J \"Semaine religieuse\" de Montréal.1 un écho puissant et vengeur.EUG.MARTIN.PENSEES du Si nous savons ôtra patients fond du coeur, nous serons martyrs n'u'ell'ê\" sans gloire ni bûcher.S.GREGOIRE.4 xxx P.PINY, O.P.XXX Un devoir il accomplir, une douleur GRANDES ORGUES C\u2019est un événement considérable dans l\u2019histoire de l\u2019art: Pie X vient d\u2019eleprimer le désir que l\u2019on cons-trulsg un instrument monumental dans Saint-Pierre et d\u2019agréer, sauf certaines réserves de détail, le projet conçu dès 1868 par Cavaille-Coll et très favorablement accueilli successivement par Pie IX et Léon XIII.Malheureusement, pour diverses raisons, ce projet n'avait pu être réalisé jusqu\u2019ici.Une lointaine tradition défendait, disait-on, toute musique instrumentale devant le Pape.Il ne fallait ni toucher aux murs de Michel-Ange en les agrémentant d\u2019une tribune, ni les exposer à un formidable poids de deux ou trois cent mille kilogrammes.L'amplitude du vaisseau s'opposait d'ailleurs à toute polyphonie symphonique.Et quantité d\u2019autres objections que Pie X vient de réduire à leur juste valeur.La tradition, cependant, était démentie par l'histoire: il y eut, en effet, autrefois, à Saint-Pierre, des orgues et des organistes célèbres.Le Jour où Frescobaldi inaugura ses fonctions, plus de trente mille admirateurs accoururent (1608-1614) et Frescobaldi eût de nombreux successeurs longtemps reconnus comme les premiers artistes de leur époque.Quant à l\u2019architecture et aux murs mêmes, on les respectera: au Heu d\u2019être placé au-dessus du portique, l'orgue restera Isolé, soit vers le fond du transept, soit dans un des arceaux de la nef les plus rapprochés de la Confession, sans adhérence quelconque avec les murs ou avec le sol.Il pourra être déplacé, mobile, comme le demande le Saint-Père.La difficulté pour un Instrument sonore de remplir une aussi vaste nef, c\u2019est affaire à l\u2019intelligence et à l\u2019expérience du constructeur.Si les fameuses trompettes d\u2019argent se font entendre, quelle que soit la foule entassée sous la coupole, les jours de cérémonie pontificale, des tuyaux d\u2019orgue auront certainement une sonorité plus puissante encore et plus Imposante.Un tuyau d'orgue n\u2019est autre chose qu\u2019une trompette obéissant à une pression artificielle; l\u2019Idée de remplacer les poumons humains par une soufflerie ne saurait guère être qualifiée de moderne, car elle remonte à plus de deux mille ans, née en Egypte, à Alexandrie.XXX Suétone rapporte que sous l\u2019empire de Néron on vit apparaître, à Rome, un instrument extraordinaire: des tuyaux chantant sous l\u2019action du vent comprimé par l'intrusion de l\u2019eau dans un réservoir d'air.Saint Jean Chrysostôme remarque le profond silence des spectateurs écoutant \u2018Thydraulis.\u201d \"Considérez, dit Tertulllen, cette machine étonnante et magnifique, cet orgue hydraulique composé de tant de pièces et de parties différentes formant un assemblage varié de sons, ce grand nombre de tuyaux et cependant cet ensemble, qui ne forme qu'un seul et même instrument.\" L\u2019obélisque ie Théodore à Constantinople, le monument du musée d'Arles, quantité de terres cuites trouvées à Carthage nous représentent des orgues antiques.Toutes nous laissent voir l\u2019exécutant debout, sa tête dépassant les tuyaux, ce qui nous indique l\u2019exiguité relative de l'instrument d\u2019alors.Tout change, tout se transforme, tout s\u2019agrandit.On l\u2019a dit ailleurs : dans toutes les religions, les formes musicales se sont développées d'après une évolution en rapport avec les proportions architectuirales des édifices.Les moyens d\u2019autrefois ne suffisent plus à des oreilles habituées aux sonorités de l'orchestre contempa-rain; or, si cet orchestre a fait les progrès que l\u2019on sait, s\u2019il a décuplé ses richesses en moins d\u2019un siècle, c\u2019est que, depuis moins d'un siècle, les dimensions de nos salles de concerts et de théâtres ont été décuplées.Mozart écrivait pour trois ou quatre cents auditeurs; son orchestration s'équilibrait au plus juste avec les grêles sonorités du clavecin; il n\u2019était point alors question de salles de musique contenant qqatre ou cinq mille places comme le Trocadéro, dix ou onze mille comme l'Albert-Hall.SI Mozart vivait en 1908, croyez-vous qu'il dédaignerait nos cuivres, nos percussions, tout ce qui contribue à l\u2019éclat de la symphonie moderne, qu\u2019il ne transformerait pas sa manière ?Admirable, incomparable la polyphonie de Palestrina dans la chapelle Slxtins; effacée decevante dans Saint-Pierre.Le plain-chant lui-même, le formidable unisson des voix, y pa rait maigre, n\u2019étant point soutenu par les basses d\u2019un grand orgue, ainsi qu\u2019on a pu le cdnstater à l\u2019époque des fêtes du congrès grégorien.L\u2019Impression fut alors unanime, tgus les assistants étaient d\u2019accord pour en témoigner; et cette impression! nul doute que Pie X ne l\u2019ait non moins profondément ressentie dans son âme de Pontife et d\u2019artiste; et c\u2019est à cette impression que nous devrons sans doute la léaüsaüon du projet de 186S, la construction d\u2019un orgue aux sonorités éclatantes, aux basses profondes, capables de soutenir et d\u2019accompagner vingt ou trente mille poumons humains, un instrument mt-chel-angesque, digne du monument, xxx Cavaillê-Coll a été très justement surnommé le père de l\u2019orgue moderne; non seulement 11 a fondé une école sans rivale, formant lui-même des Ingénieurs spéciaux, harmonistes et mécaniciens, d'une habileté universellement reconnue, mais vivant dans l\u2019intimité des physiciens et mathématiciens les p\u2019us illustrés de son temps; lié avec Helmholtz, Léon Foucault, Desssalnt, Lissajous, etc., savant lui-même, il a découvert plusieurs lois acoustiques \u2014 rapport entre la longueur et le diamètre d\u2019un tuyau, théorie des fiû\u2019es harmoni -qu'es, \u2014 inventé l\u2019appareil qui analyse et décompose le son, apprêc'é et vulgarisé le moteur Barker, admirable moyent de transmission de la tou che au tuyau.Quoique toujours fort admirablement accueillie par Pie IX et Léon XIII, ravalllé-Coll mourut en 1889.sans avoir pu obtenir l'approbation définitive de ses plans, la réalisation Le Point Principal PURETE \u2014 Rien n\u2019est de moitié aussi important dans la bière, et rien non plus n\u2019est aussi dispendieux.Pureté signifie très grande propreté.Cela veut dire pas de microbes.Nous filtrons jusqu\u2019à l\u2019air dans nos entrepots frigorifiques.Chaque bouteille de bière Schlitz est stérilisée après avoir été bouchée hermétiquement.Cela veut dire aussi : une bière qui a vieilli des t rois durant, après quoi elle ne peut pas occasionner de bile.Sans ces précautions, aucune bière ne saurait être hygiénique.Et qui voudrait sciem- Demattdez la bièré embouteillée à la brasserie.\t,\t.\t.\t.ment boire de la L'on substitue quelquefois de la bière commune à la Schlitz.\ti \u2022\u201e\t\u2022 t.* ?J\tbiere qui ne 1 est pas ?Gare aux contrefaçons > t Agents î F.X.St Charles & Cie, Uée.The Beer MONTREAL.Téléphones : Bell : Main 3230 et 3231.Marchands 69.That Made Milwaukee famous.En vente che* tous les épicier» et hOteUer» rte 1ère classe et S l\u2019épi ccrte St Charles, 395 boulevard Saint-Laurent, Montréal.Tél.Bell Est 3381, Marchands 89.\t11,29 x A de son rêve.Toutefois, loin d'être abandonné, le projet continuait à rester en discussion, et voici que Pie X vient d\u2019exprimer en une lettre très remarquable combien 11 lui serait agréable, à l\u2019occasion de son jubilé sacerdotal, de recevoir, pour la basilique de Saint-Pierre, des grandes orgues destinées à relever la beauté du culte divin.Sa Sainteté se montre reconnaissante envers ceux qui ont contribué à lui soumettre cette idée, et remercie d\u2019avance tous ceux qui prendront part à cet hommage de piété et de dévouement à l\u2019Eglise.La grande école d'orgue de Frescobaldi et des Scarlatti qui, jadis, a enfanté l\u2019école allemande dont Bach est la gloire immortelle, va maintenant renaître à Rome, car ce sont les beaux instruments qui font les grands organistes.Nul doute que le futur organiste de Saint-Pierre ne devienne un célèbre chef d\u2019école, auprès duquel viendront prendre conseil tous les jeunes talents, à quelque nationalité qu\u2019ils appartiennent.Pour aider à la réalisation de .ce projet, un comité de patronage est en formation, comité composé de personnalités des plus considérables de la haute société mondaine et artistique, parmi lesquels figurent des membres de l\u2019Académie française et de l\u2019Institut.Au jubilé de Léon XIII, la chrétienté avait eu l'Idée d\u2019offrir au Saint-Père une tiare d'une valeur inestimable, objet d'art évidemment fort remarquable ; mais combien plus Intéressante est l\u2019idée de doter la grande basilique d\u2019un instrument qui restera comme une des merveilles du monde ! Ce sera une grande joie pour les pèlerins accourus du monde entier, d\u2019entendre dans l\u2019immense nef la grande voix des orgues qui parlent à l'âme avec tant de puissance.Et dans les circonstances que nous traversons, cette voix sera en quelque sorte celle de la chrétienté tout entière élevant vers le ciel la prière qui parle des souffrances de l'Eglise et du Pontife qui préside avec tant de force et de calme à ses éternelles destinées.CH.M.WIDOR.* De l\u2019\u201cUnivers\u201d.M.FALLIERES EN NORVEGE Le Président de la République française a fait une visite au Roi de Norvège.M.Fallières a aussi visité les musées.Voici comment le \u201cGaulois'\u2019 de Paris, raconte le pas-sag du Président à l\u2019un des musées: Lorsque M.Fallières visita le Glyptothèque, qui est un admirable musée dû à la générosité de M.Jacobsen, un brasseur richissime, on présenta au Président le Mécène danois.Celul-cl le guida à travers les salles consacrées aux oeuvres françaises et quelles oeuvres! Les plus précieux échantillons de notre sculpture moderne.Soudain, M.Jacobsen montre à son hôte ie célèbre groupe de Mer-clé: \"Quand même\u201d! \u2014J'aurais voulu, dit M.Jacobsen, graver sur le socle cette devise: \"Dieu protège la France!\" On m\u2019en a empêché sous le prétexte que c'était de la politique.Mais elle est gravée au fond de nos coeurs et figure sur le ruban que voici.M.Jacobsen montre, accrochée | au socle, une couronne de laurier ] oinée d'un ruban tricolore, sur la- | quelle se détache cette inscription en lettres dorées: M.Jacobsen, très ému, très sincère, sc retourne alors, so découvre et, regardant bien en face le Président, il crie d'une voix de stentor: \u201cDieu protège la France!\u201d xxx\tj M.Fallières, un peu gêné, rougit, | sourit, salue, remercie; visiblement | il ne s'attendait pas à cette mani- | festatlon \"cléricale\u201d, et songe à la i fureur de ses i.mls blooards lors- i qu'ils sauront qu' n brave ami do i la France a osé invoquer la protee- [ tton de Dieu sur notre pays; brave | étranger, qui Ignore, sons doute, que le gouvernement a fait effacer la vieille et glorieuse devise comme.séditieuse! Mais passons; le Président n\u2019a point osé lui en tenir rancune: en quittant le mutée, 11 a passé au cou do M.Jacobsen la cravats d* la Légion d'honneur.^Unteasse de bon cacao est la chose la plus nourrissante pour commencer la journée.Le CACAO PERFECTION DE COWAN (Etiquette Feuille d'Erable* est bon matin, midi et soir\u2014en tout temps.___THE COWAN CO.Limited.TORONTO.A 39 CHEZ UN VIEUX CURE Vous devriez prendre Lu dans la \u201cRevue du diocèse d'Annecy\u201d : Le curé a 72 ans.Saint et vénérable prêtre, profond penseur et ayant des vues très justes sur la situation actuelle.On le dit original.Que voulez-vous ?On les dit tous originaux ceux qui gardent les saines traditions des ancêtres.J'entrais chez lui.Il était en train de faire la classe à un bambin de 10 ans qui étudiait dans un vieux Lho-mond poudreux la règle \u201cAmo Deum\u201d.\u2014Savez-vous, me dit-il, ce que je fais en ce moment ?\u2014Vous faites la classe.\u2014Oui, je fais la classe et.je sauve La société.\u2014 ?C\u2019est vrai, il est original, ce vieux curé, pensai-je, à part moi.Comment diantre, en enseignant la grammaire, peut-il sauver la société?\u2014Ne faites pas l\u2019étonné, Monsieur l\u2019abbé.Oui, vous entendez bien, je sauve la société.On dit partout aujourd'hui, on écrit dans tous les journaux, même dans votre \u201cRevue\u201d que le moyen pour ramener les âmes à Dieu, pour enrayer la marche vers le socialisme, et l\u2019Impiété, c\u2019est de faire des associations, de donffer des conférences, de créer des Syndicats.Très bien cela.Mais il y a mieux encore.Te rêve, moi, de faire de cet enfant qui est là, un prêtre.L\u2019année prochaine, il entrera au petit séminaire.Ca saute aux yeux, sans prêtres à quoi aboutiront et vos articles de journaux et vos conférences ?Ah ! vous êtes coupables, vous autres journalistes.Votre vie se passe à crier vos colères et vos indignations quand on ferme un presbytère ou une église et vous n\u2019avez pas de regret en voyant se dépeupler et petits et grands séminaires.Cependant, le péril est Imminent.Dans quarante ans d'ici, à oublier comme on le fait la grave ques\u2019ion du recrutement sacerdotal, la France catholique sera perdue.L\u2019Eglise peut, à la rigueur, se passer de presbytères, de fondations et même de sanctuaires.Elle ne peut se passer de prêtres.Et.de ra main tremblante, le vieux curé prit dans sa bibliothèque une brochure et il lut : \u201cOtez le sacerdoce, le Christ n\u2019ést plus qu\u2019un souvenir historique ; avec lui, au contraire, et par lui, il vit, 11 parle, 11 agit toujours ; 11 continue de relier le ciel à la terre, et prêtre éternel, il ne cesse de faire monter vers Dieu les hommages de l\u2019homme et de faire descendre sur l'homme les grâces de Dieu.Aussi, l'oeuvre de la rédemption et ! du salut du monde est-elle intiihe-ment liée, dans les plans divins, aux j destinées du sacerdoce.Selon qu'il j est plus ou moins nombreux, plus ou moins télé, selon que ron action est I libre ou entravée, Jésus-Christ croit I ou diminue dans les âmes, la vie surnaturelle se ranime ou s'affaiblit dans la société\u201d.Vous avez entendu : \u2019\u2019Otez le sacerdoce, le Christ n'est plus qu'un souvenir historique\".La conclusion.Monsieur l'abbé ?Malheur à la France si prêtres et fidèles ne font pas naître des vocations dans leur paroisse et dans leurs familles ! L\u2019Idéal serait que chaque curé ait Lorsque vous sentez l\u2019approche d\u2019un mal de tête ; Lorsque vous avez pris un repas trop copieux : Lorsque vous avez bu plus que de raison ; Lorsque vous sentez que vous allez prendre le rhume\u2014que le frisson ou la fièvre va vous envahir.C\u2019est le bon temps de prendre les T ablettes Zutoo\u2014enrayez ces symptôme^ sans tarder, et vous n\u2019aurez pas A craindre la maladie ni la souffrance, g\u201d Chez les vendeurs à 25c le paquet.2- A k le zèle et l\u2019énergie de se préparer ur successeur.Voyez ce petit enfant.Dans douze ans.avec la grâce de Dieu, il sera prêtre.Je ne serai plus de ce monde Mais là-haut, dans mon éternité, at: jour de son ordination, j\u2019attends une augmentation de joie et de gloire.Dites donc cela aux lecteurs de la \u201cRevue\u201d, et ce disant vous feres oeuvre sainte et nécessaire\u201d.\u2014Voilà qui est fait, saint et véné rable curé.Puisse votre conseil ôtri compris et entendu t PIE IX ET L\u2019ASSASSIN On a prétendu que parfois Dieu favorisa Pie IX du don des miraefès Nous l'ignorons; mais ce qui est vrai ment frappant, c\u2019est le fait suivani qui, au mois de mai 1862, se seiai' passé à Rome.Un jour, vint un visiteur aij Vatican.Il demandait à voir le pape mais il n'avait pas de lettre d'audien ce.On lui refusa rentrée des antichambres.Il Insista extrêmement sous le prétexte qu'il avait un secret l communiquer au Saint-Père.On 1: conduisit donc à travers la salle des Suisses, celle des Gardes Nobles et on l'introduisit dans l'antichambre des camêrlers.Mgr Paca était de service.Il renouvela sa demande devant ce prélat et supplia qu'il le laissât pénétrer auprès de Pie IX.Le camêrier se rendit alors chez le pape, qu'il trouva agenouillé sur son prie-Dieu.Après s'è'.re arrêté quelques instants, et voyant que le pape ne se levait pas, Mgr Pacca s'approcha de lui et lui communiqua le désir du visiteur.Pie IX répondit sans se lever: \u201cPenlte mortuos sepelire mor-tuos.laissez les morts ensevelir leurs morts.\" Le prélat ne sachant pas ce que cette réponse signifiait et croyant que le pape ne l'avait pas romp-ls, répéta ce qu'il avait dit.Alors Pie IX.plus explicite, répartit toujours sans se lever: \u201cJe ne donne pas audience à un mort\".Le camêrier ne comprenant pas davantage se retira.Arrivé dans l'antichambre.1-1 vit plusieurs personnes qui entouraient le visiteur lui ouvrir ses habits et le visiteur lui-même expirant.Il avait sur lui un poignard et un revolve* chargé.Une apoplexie foudroyante l\u2019avait frappé au moment où U allait ncciiecinor 1o LA PRESSE SAMEDI 15 AOUT 1908 ^6 TRIBUNE LIBRE de \u201cLA PRESSE\" Ouverte à tous ceux qui désirent émettre publiquement leur avis sur une question quelconque d'intérêt public.de s\u2019unir a celui qu elle aime et sou-1 l\u2019ingrat qui est un débauché, ivro-vent, quand elle est passée sous la «ne.Joueur de cartes, etc.Alors #1-bannlère des épouses regrette l\u2019autre M® sacrifie son amour plutôt que de vie.(Naturellement je ne parle pas ; 1***1fdre sa v^e misérable, mais mal-pour mol, car je suis ordinairement i c\u2018ela e**f,,ne l*®1'1 1 oublier.Alors contente de mon sort, mon mari étant «\u2019Je r«ste fllle, JU8
de

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