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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
samedi 5 septembre 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1908-09-05, Collections de BAnQ.

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[" PREMIERE SECTION PAGES 1 à 8 O O CIRCL T ION TOT AX- UK\tA1>B 64?;i33 *4\" AJNNEE\u2014JS° 260 MONTREAL, SAMEDI 5 SEPTEMBRE 1008 DEUX CEN TIN S Ui \\ 11\u2022 i;iM P C-7 LN INDEX DES Etiquettes Unionistes 1\tFédération Américaine du Travail.2\tUnion protective des acteurs.8 Union des boulangers et confiseurs.4 Union des barbers.6 Fraternité des forgerons.6\tUnion des travailleurs en chaussures (cordon- niers).7\tUnion des chaudronniers et constructeurs de navires en fer.\t.8\tUnion des faiseurs de brosses.9\tUnion des brasseurs.10\tUnion des tuiliers et des briquetiers.11\tUnion des faiseurs de balais.12\tUnion des ouvriers carrossiers.13\tUnion des sculpteurs sur bois.14\tUnion des cigariers.15\tUnion protectrice des commis (commerce de dé- tail).16\tUnion des faiseurs de casquettes en drap.17\tUnion des tonneliers.18\tUnion des Ingénieurs stationnaires.19\tUnion des graveurs (boîtiers de montres).20\tUnion des ouvriers en fourrures.21\tUnion des chauffeurs de bouilloires fixes.22\tUnion des employés de moulins à farine.23\tUnion des ouvrières en confection (vêtements).24\tUnion des ouvriers en confection.25\tUnion des verriers.26\tUnion des faiseurs de gants.27\tUnion des batteurs d'or.28\tUnion des ouvriers en chapeaux.29\tUnion des maréchaux-ferrants.80\tUnion des commis de bar et employés de res- taurants.81\tUnion des bijoutiers.32\tUnion des lutteurs en métal et en bois.33\tUnion des travailleurs en buandrie.3\t4 Union des travailleurs en cuir.35\tUnion des selliers.36\tUnion des machinistes.37\tUnion des tapissiers.88\tUnion des marbriers.89\tUnion des ouvriers de la boucherie.40\tUnion travailleurs en cuivre.41\tUnion des ferblantiers-couvreurs.42\tUnion des mouleurs.43\tFédération des musiciens.44\tFraternité des peintres et décorateurs.4\t6 Union des faiseurs de papier.46\tUnion des faiseurs de sacs et de bottes en papier 47\tUnion des Imprimeurs sur plaques d'acier et de cuivre.48\tUnion des ouvriers en pianos et orgues.49\tUnion des travailleurs dans les explosifs.RO Union des pressiers.51\tUnion des coupeurs de papier.52\tUnion des faiseurs de scies.53\tUnion des employés de théâtres.54\tUnion des monteurs de poêles.55\tUnion des tailleurs-couturiers.56\tUnion des Ouvriers Textiles.67 Union des camionneurs.58 Fraternité des Imprimeurs de marques spéciales de comqierce (tips).69 Union des ouvriers en tabacs.60\tUnion des typographes.61\tUnion des ouvriers en cuir (objets de voyage de fantaisie).62\tUnion des bourreurs.63\tUnion des faiseurs de sommiers.64\tUnion amalgamée des ouvriers en bois.'A \t .E \"label\u201d n\u2019est autre chose qu\u2019une étiquett\" sur papier ou sur toile, imprimée ou collée sur un article de commerce, un produit industriel, indiquant que cet article et ce produit ont été fabriqués par le travail organisé des unionistes.En un mot, le \u201clabel\u201d est une véritable marque de fabrique, indiquant non seulement que les ouvriers qui ont confectionné l\u2019article appartiennent aux corporations ouvrières syndiquées, mais encore que les ouvriers qui ont concouru à sa confection sont gros profits, ne craignent pas de livrer des objets de qualité inférieure, se souciant peu des intérêts très divers des consommateurs.Or, les consommateurs sont constitués par la masse, et les ouvriers sont la plus grande partie de la masse.Dès que le \u201clabel\" indique que les objets offerts ont été fabriqués par des ouvriers syndiqués, ayant un égal souci de leurs intérêts que de la qualité de leur fabrication, on conçoit sans peine que le \u201clabel\" a un prix inestimable pour tous les consommateurs, puisqu\u2019il est la garantie, la preuve d\u2019une fabn- K\u2019 LABEL 94 fUNION LATHED 4» 10 v«m wia«n soi «ruai 92.rr,r «j ü «.*\u2022 es -V /lational #4 of Amer te».\t« BATTURS.I LABEL-\tNat *\u2022*.(AJ P & C.M.of U.S.(F, rCD UNION MADE (U i 37 rsrj «i * it n 7 59 I UNION LABEL -22ii***\t*u,\"#è,T' or -7Y\u201e \u2022 WTTOM 10 Vire ON CLOAK9 ANOW06l.CN flo oo« 3d ?Ail»4 Inti LIAMES\u2019 23 UtCD ON WAttHASLC 60006 EJ J2Z.Union-made \t™' mm mm.ÉÜ\t \tI» (mmA Vf a.tWilf «4 tW B«rtW*ood al BoiWr M*ksn *a4 lr«a SWp Baifao al kmaric* ud vbca pl*c*J m vsrt gatnm-UM Uât U b M froAMl n4M.\t^ \t X UNION\u2019o.LABEL F CU«*iH»r-«WTvr liNlt 13 53 \u2022UTTON \u2022 \u2022 16 47 PACNID psssssœ fca St.'! of America! UNION LABEL No.» U f l ! 3 FJ SHCPV 25 43 \u2022 TAMACO IN PUNPLC INK ON xoei ~ro ddpgco ISSUID BY AUTHORITY ?UNITE».If 56 24.Wïfr 4A INTERS Rl6ISTERrD\"^^'j> 33 50 Painters UNriSuMlInr this b to ci vtify rw< ¦\u2022>«,\t«\u2022\t« i Mk «k* r*rt 1 «kt\tMm, CaMun Ouoa «4 Nws* Aiur'ck.a 16 40 51 3$ \u2022* *û.ommrv( d ^ AA «JC>S1 ,v^t U.-.^vÇî U IRA DES [P^aç?) C OyN CU.£ uo7^' 3 w V cÂ.60 4MtRiOv' 34 jfPUA'UtJuU 60 I MM l te MB.ü.'w.smt O' Nk*r\tw».-, v \u2022*! \u2014\u2022 *¦ *t K-tam r\t\u2022îv.'S^r '*\u2022\u2014 36 3» des artisans consommés, attendu que les diverses unions n\u2019admettent dans leur association^ que des ouvriers ayant fait n apprentissage sérieux et selon le temps réglé par les chefs des différents corps de métiers.Le label est donc une garantie tant pour le producteur que pour le consommateur.Il signifie que le travail ou l\u2019article livrés ont été exécutés par des ouvriers comp-tents.unis entre eux par les liens de la solidarité sans laquelle la classe Ouvrère est à la merci des patrons qui, pour réaliser de plus 3< 49 cation irréprochable en même temps que l\u2019attestation de l\u2019union ouvrière, gage de la sécurité générale.Nous donnons ci-dcssus le \"fac simile\" des divers \u201clabels\u201d adoptés par les différentes unions, et nous recommandons au public d\u2019en exiger l\u2019application rur tous les produ ts qu\u2019il consomme De cette façon, il y aéra contact, entente, entre les ouvriers et le consommateur.De cette entente résultera nécessairement une sympathie qui mettra fin à tous les conflits qui jettent, trop souvent, hélas ! la perturbation dans l\u2019économie générale.ji&u-\u2014 \t 8*\tci, - * * m , i \u2022 \t \t \u2022g «k LA PRESSE SAMEDI 5 SEPTEMBRE 1908 Z ïïïïLlt'r HUUIIIIIIIHIUI ^*3i: !Miii'iiriiiini]niiiiiïïïïTiïnïï LA FAMILLE» GRAND-PAPA 233eConcoursdela>>Presse\u201d VOYEZ-VOUS LES SOURIS QUI VONT MANGER LES CONFITURES DANS L\u2019OFFICE ?Adressez très exactement à 233e Concours, la Presse , Montréal.AVIS \u2014 Les enveloppes qui ne porteront pas 233e Concours ne seront point considérées, non plus que les coupons qui n auront point été détachés.DIEU fl VOULU QUE LES PETITS ENFANT$ EUSSENT UN CHARME OUI LES FIT AIMER.L'ANGE OU FOYER LE SEGRET DE L\u2019AGE Dans le tramway à vapeur de Pa-\u2022is à Versailles, monta au bureau du Point-du-Jour un jeune ménage de petit employé.Il n\u2019y avait plus de place sur l\u2019Impériale; après quel-; lues hésitations, la petite famille: atonta dans la voiture et s'installa ô' .'intérieur, l\u2019hom i.f, p-.t si.r si-< genoux sa mignonne tillctte, la femme! îlo\u2019tl; . \u2022 \u2019 m6me par u ANNEE DE \u201c\u201c masse des Instituteurs avec ceux\td < ^ P ticUme étalt donc leurs collègues qui se transformentles hommes \u2022 en émules de la Confédération Séné- ln\t* tolérants et sociables, raie du Travail, pas plus que nous ne;Eh bien, c.est ,e contrall.e qul est le confondons avec celle-ci la classe ouvrière ou l\u2019ensemble des familles laborieuses de notre France.Et toutefois, d\u2019où venait mon premier mouvement?Sans doute, de cette conviction trop fondée que c\u2019est une minorité de violents qui mène les peureux, les résignés \u2014 je n\u2019ose dire les pacifiques \u2014 parce qu\u2019un tel mot ne doit pas être compromis.Prenons donc que, jusqu\u2019ici, la morale dont vrai- Il n\u2019y a rien de plus fanatique que les gens qui ne croient absolument à rien.L\u2019homme qui veut édifier voit quelle peine il doit se don-r'- ¦ pour faire quelque chose de solide.11 tient à s\u2019assurer des aides et des concours: il sait que l'âme dans laquelle il veut construire son édifice n'est pas un assemblagê de matériaux inertes; il veut quelle collabore librement à son relève- je vais parler n'est que la morale,ment propre et à son salut; il la res- ! donc et la ménage.Tel est l\u2019a- d\u2019\u201cun\u201d primaire et de quelques-uns de ses complices; mais discns-nous que bientôt elle pourrait très bien être enseignée et pratiquée, bon gré mal gré.par la majorité de ses collègues.Premier fait à noter.L\u2019auteur de cette morale n\u2019est pas un réfractaire pecte pôtre; tel il a é* , tel il sera toujours.L\u2019homme qui veut détruire sans savoir ce qu\u2019il veut mettre à la place est tout autre. maintenant que, au cas où ils oseraient briguer de nouveau leurs suffrages aux prochaines élections municipales, le résultat pourrait bien surprendre énormément ces deux représentants.Z.A.LANGLOIS.Montréal, 3® \u2022\u2022\t.l!'f|8.] et vous verrez que les incendies qui ont fait le plus de victimes ont éclaté dans les théâtres.Dans les théâtres européens, en Angleterre, en France et en Allemagne les seuls pays que jaie visités sur le continent européen, j\u2019ai remarqué dans chaque théâtre un ou plusieurs pompiers, selon l'importance du théâtre, ces pompiers en tenue de service, sont toujours prêts en cas d\u2019alarme, il y a plusieurs bouches à eau toujours prêtes à fonctionner.Je ne vois pas pourquoi le conseil municipal de notre ville ne passerait pas un bill obligeant tous les théâtres, écoles et autres édifices publics à avoir un certain nombre de bouches à eau par étages.Je pense que ce serait un grand bien au point de vue de la sécurité publique.Veuillez agréer, monsieur le Rédacteur, mes sincères salutations.\u2022 PIERRE SOUAILLARD.Montréal, 30 août 1908.SI JEUNE ET DEJA Monsieurs le rédacteur, Depuis que \"La Presse\u201d a eu l'heureuse idée d\u2019ouvrir au public une colonne traitant des questions d'intérêt CONCOURS DE Monsieur le directeur iUPIDITE \u2022Ma en deux mots laire de $1\" mensuel, soit $180 annuellement, ru plus bien logée, nourrie cy.\u2019 me aux noces\u201d et libre de me fait» niim et respecter.J'en vois quelques-unes se récrier qu'elles ne peuvent pas toutes avoir cet avantage; je le conçois, chères soeurs, mais n\u2019avons-nous pas l\u2019avantage de nous unir pour être fortes.Donc, à l\u2019oeuvre, et un peu de zèle pour l\u2019intérêt public et aussi le nôtre et, dès l\u2019an prochain, si nous voulons, le salaire sera augmenté.Maintenant, comme malheureusement beaucoup d\u2019institutrices ne pourront lire ma lettre, je vous le demande à vous, bonnes amies, qui semblez plus que toute autre ft la hauteu r de votre position; pourquoi n\u2019érrlrh z-vous pas une charmante pelite lettre à l\u2019fnspe teur d\u2019écoles de votre district, lui demandant de parler de la chose à ses conférences \u2019 auront lieu bientôt maintenant.Cet homme de bien qui connaît mieux que nous tous la vie de l'éducateur et instituteur, se fera un plaisir de démontrer les avantages qu il y a pour utute institutrice intelligente et estimée à entrer dans cette association mutuelle, il insistera même pour que toutes les institutrices compétentes ne signent d engagement que par l'entremise de association.Les municipalités seront ainsi forcées de s'adresser au Bureau de Placement Général pour avoir des institutrices recommandées ou encore d\u2019engager des personnes dont la conduite dénotera d\u2019intérêt Ue d ln!plllsence e\u2019t même e, Q'!p dites-vous de mon épitre ?P e ®st d® votre goût, agissez ^ns craint., affirmons nos droits et so 3 on s unies ! PORTNEtTVIENNE.Montréal, 30 août 1908.INTERESSEE AU BEAU S^XE rixw.aaRtajj que leurs plats compliments.Ces per\" e?T T\"1 Jaxmals plu Qu\u2019à trom-P et je tiens à ce que vous les croyiez vos plus cruels ennemis.Ou- mo-nbi 8 ® envei°PPcnt dans une at-\u2018iP fad®ur et de sottise qui public, nous avons eu sous les yeux < rabaisse le niveau de votre esprit un spectacle réellement comique: I^es, crovez-Ie, ils ne tendent à rien moins célibataires et leurs antagonistes sel qu'à corrompre votre coeur Corn sont déclaré une guerre à mort.ibien de jeunes filles qui montraient Moi, jeune homme de dix-huit prin-1 les plus heureuses dispositions sont temps, je n\u2019aurais jamais cru qu\u2019il j devenues sottes et frivoles parce deviendrait opportun d'intervenir i qu'elles n\u2019avaient jamais entendu dans cette lutte, mais comme je cons-(que des paroles flatteuses et se sont tate que des jeunes filles se sont ins-1 laissé prendre à la louange selon le tituées les défenseurs des \u201cvieilles | proverbe \u201ccomme des alouettes au Elles ont respiré avec ivres tituées filles\u201d \u2014 peut-être par instinct \u2014 mais ça n\u2019est pas une excuse \u2014 je me vois donc obligé d'y ajouter mon mot, non pas pour m\u2019acharner sur les \u201cvieilles filles\u201d, mais pour démontrer à ces petites coquettes que le droit de critiquer le célibataire ne leur appartient pas.Je vous conseille petite® écrivail-leuses d\u2019apprendre à aimer sincèrement, à bien tricoter, à raccomoder comme il faut, en un mot à acquérir toutes les qualités d une bonne ménagère et de laisser les célibataires en paix.Vous remerciant, M.le rédacteur, pour votre bienveillante hospitalité, je demeura, Monsieur.SINCERE PARTOUT.Québec, 30 août 1908.A TOUTES LES INSTITUTRICES miroir1 se cette odeur d'encens écoeurante et \u2022si ma'saine.La vanité a fait son che-tnlu et les pauvres petites sont res- tefSi \u2018TT ,a foi f,es Pr°Pos de la gent adulatrice dans la triste confiance que tous les hommes devaient être a leurs pieds, (ils sont rares ceux qui plient autant).Ainsi se sont formées tant de jeunes prétentieuses qu\u2019on a jugées comme Insupportables et qui.la vérité aidant, auraient été bonnes, pieuses et sensées.J prononcez à demi le me* et souvent ' l'enfant finira.Le système des Dames ! de la Congrégation est fameux pour j enseigner à lire.Ne vous rebutez pas et surtout ne rebutez pas le jeune enfant: l\u2019encouragement est la moitié du talent, deux lignes de lecture bien faite vaudront mieux qu\u2019une page marmotée et pressée par la mère.Laissez-le faire et suivez attentivement.Ce n\u2019est point vous qui devez lire, c\u2019est l\u2019enfant.Ensuite faites attention à ses devoirs de classe, son catéchisme, même système laissez-le réciter, il va hésiter pour les premières fois, \u2019ce n'est rien, patience, ré-| pètez le mot qu\u2019il a bien dit, ceci lui aidera à trouver le mot oublié, et j par votre persévérance ainsi, la mé-| moire de l\u2019enfant sé garnira pour tou-' jours avec une provision immense.I Soyez courtes dans nos réprimandés ; ne fatiguez pas l'enfant; punitions j légères, mais fermes.Ne vous mo-| quez jamais de ces petits êtres sans | défense, resipectez-les et ils vous ho-I noreront aussi.Enseignez leur la dis-J crétion; les secrets de famille de-! vraient avoir un noeud indissoluble, ! pour cela parlez-leur avec égard, avec bonté, pas toujours l'impatience, soyez égales, la justice encore une fois, c\u2019est ce qui attachera, nouera, le lien de la famille.Vous devez aimer avant tout les gaités, les plaisirs du foyer avant ceux de l\u2019étranger.Ne mettez pas dans votre imagination que vos enfants ou 'l\u2019un d'eux, à des défauts et tous les jours, reproches sur ce défaut, vous ouvrez assurément la porte des défauts à ces enfants.Montrez plutôt de bons exemples, conduisez ces Jeunes âmes au tableau St Louis de Gonzague, chez les Révds Pères Jésuites.rue Bleury, ils verront le magnifique tableau; ce saint enfant recevant la sainte hostie des mains de Saint-Charles -Borromée en présence dq la mère et du père de cet enfant béni.Il faut le bon exemple pour les petits encore plus que pour toute autre.Si vous voulez avoir des enfants parfaits, montrez-leur toujours de bons exemples.Inspirez l'horreur du vol, du mensonge, des blasphème®, de la paresse, etc., etc., sans ajouter ou désigner, toi, tu es désobéissant, querelleur, méchant, etc., etc.Fattes-le obéir sans plus de commentaire, arrêtez-la querelle, nette, allez-y de main vive, prévenez la malice, aujourd\u2019hui, l'on dit, cette enfant est malin, c\u2019est une finesse, lorsque la malice est à propos, c\u2019est bien, ce doit être à coup sûr une finesse; mais se lancer dans la malice, la méchanceté, sans sujet, sans raison aucune, c'est de la noirceur et l\u2019on enseigne cela aux jeunes.^ Nous ne sommes pas faits pour trop pleurer sur la terre, essayons de nous rendre plus heureux, de jouir un peu mieux de la vie.Chaque chose en son temps.Est-ce que le malheur, les souffrances des autres, font notre bonheur.La Jeune mère a besoin de guide et l'enfant s\u2019appuiera sur elle surtout, pour former son caractère.OCTAVIE.30 août 1908.Saint-Tite, 30 août 1908.A.R.Voulez-vous me permettre une suggestion relative à \"1 c-ternelle discussion\" qui s'intitule dans cette page de in Tribune Libre riage et célibat voici : Ce de changer le - -i_x\u201ei\tr\u201ei lui en donner un plus a- propt ê règle, cette foi disons par exemple : \"Concours del toutes unies, les gens finiraient par stupidité'' qui ne ferait pas mal.Je accorder le salaire demande, d ail-crX pour désigner la choie?ce!leurs - bons Gasmens savent UN COUP DEFRONDE Monsieur le directeur, A mon avis.1 article le plus spiri-tuellement écrit est celui du Dr Gus.Fin égalé T., nous lui décernerons, si vous le voulez bien, un brevet de su-M.le rédacteur,\tde l esPrlt \"tais pour le Voudriez-vous m'accorder une to®hr.hum.nous attendrons, place dans votre tribune si hospita- Bravo Mlle Désormeaux.Pour une lière pour entretenir les insutu-1 mée, en voilà une, plutôt originale trices d'un sujet déjà entamé dans;Par exemple.Je demande à faire la \"''resse.\u201d\t(Partie de votre club et vous envoie Nous nous plaignons que notre sa- m°n dQrni-r trente sous, mais de grà-lalre est minime, n'en sommes-nous ' ce ne vous trompez pas d'âme, pas uq peu la cau^e .\u2019 Voyons ! .j Je ris, me souvenant, en lisant tou-l'ourquoi, soeurs, ne nous donnons- les les jolies et stupides choses que nous pas la main pour refuser tout roucoulent nos Jeunes tourteraux et serait tout simplement J salaire insuffisant?Bref, ce serait e litre de la page pour! ni plus ni moins qu\u2019une grève ! en chose ?ce.leurs ar si nous étions oui en tout cas pi-.-viendrait le lec- parfaitement que de l'éducation et teur oui par habitude, s\u2019aventure; de l'instruction de nos enfants dédans ce \u201cgalimatias \" et comme les l»emi l'avenir de notre race i|f,.ciPUX côtés ont as- Maintenant, comment arriver, à concurrents but j'offre mes souhaits de bonne humeur à tous les vieux grognards qui les lisent.Je vous souhaite du bonheur Mlle Marie.Puissent la confiance et un peu de folie vous venir; croyez-moi, vous êtes trop sérieuse.Aux vieilles deriaOisellos aigries un prix d\u2019encouragement et de \u201c compréhension\u201d ! Aux vieux garçons égoïs- Voici : N avons-nous ; tes, une pipe, du tabac et des rhuma- FILLES DESTINEES A SE MARIER (Suite) Il faut donner à l\u2019enfant une nour-ùlture saine, bienfaisante, assez abondante: léger souper, 3 repas par jour sez prouvé leur force.d'ineptie,notre pour nim le concours soit déclaré, pas déjà une association des insti- tismes.clos il n'v aurait plus qu'a ac or- tutrices catholiques à Québec, dans) Un bon mari, \u201d1^ perle rare\", à tou-der \u2019ie prix d< la victoire, autrement|laquelle noms pouvons nous enrôlerItes celles \"plus rares encore\u201d, qui dit \u201cla palme :1e\tla sottise\u201d au plus | P u qui rattache les unes aux autres toutes les modalités de l\u2019énergie est l\u2019équivalence des fonctions qui constitue c< tie magnifique synthèse de la conservation de l'énergie.Les courants dç l'Océan sont les grands véhicules de la chaleur solaire transportée de la zone torride [tour temivérer le climat des réglons polaires.On a prétendu qu'un prodigieux changement, tel que celui qui se produisit en Europe et en Amérique à la période glacière, était simplement une déviation des courants de l'hémisphère boréal par oû sa portion de chaleur tropicale était partiellement détournée vers le sud.Les trois gra.nds océans \u2014 Tocéan Atlantique, l\u2019océan Pacifique et Tocéan Indien \u2014 présentent une eirco'ation similaire.Un mouvement général d'occident dans les tropiques, un courant vers les pôles le long des côtes orientales des continents, un courant de l\u2019orient dans les zones tempérées et un courant vers l\u2019équateur le long des côtes occidentales.Ce système constitue un grand mouvement circulaire, dont quelques parties se déplacent lentement: mais néanmoins d'une manière constante et d\u2019autres très rapidement.Il y a bien ça et là des remous dus à des fauses locales, et peut-être exis-t-il des interruptions temporaires dans le courant se mouvant lentement; mais, somme toute, le mouvement est continu.La partie de ce mouvement circulatoire, qui se produit le long du littoral oriental des Etats-Unis, constitue le plus Important de tous ces courants, et il est effectivement une des plus magnifiques merveilles de la nature.C'est le Gulf Stream.Cc;»e appellation du Gulf Stream \u2022 fui premièrement suggérée par Ben-' JamSn Franklin parce que ce flux [ vient du golfe du Mexique.Il com-, prend une portion du grahd diagram-1 me de la'circulation océanique; le! golfe du Mexique n'est en réalité ! qu'un barrage pour ses eaux, pour j ainsi dire; le nom esi.généralement appliquée au courant loisqu\u2019il atteint | la passe entre les promontoires de la Floride et le nord de Tîle de Cuba.Dans l\u2019ouverture en forme d'un vaste entonnoir vers le golfe du Mexl-j que, le courant est d\u2019abord variable | en direction et en vitesse; mais moment où il touche la Havane, il de- vient régulier et constant, Loisqu\u2019il fait le tour de la courbe qu ¦ forme le littoral de la Floride, 1rs détroits étranglent la masse Td'eau qui roule d'une côte à l'autre, atteignant presque le fond qui est, en ce point, à une profondeur de 2700 pieds.Lorsqu\u2019il quitte les étranglements de la Floride, il oriente son rours vers le nord, mais il change progressivement de direction, suivant approximativement une courbe de 600 pieds de profondeur, jusqu'à ce qu'il atteigne le cap Hanteras.A partir de ce point, il p-end sal course pour l\u2019Europe.Il a perdu quel-) que peu de sa rapidité et de sa température; pendant son trajet vers Test, ees deux qualités diminueht simultanément de valeur jusqu'au moment où son cours devient ealme, à son approche de l\u2019Europe.On pense généralement que le fleuve Mississi-pi constitue un majestueux fleuve, cela est vrai si on considère les grands cours d'eau: mais si grandiose qu\u2019il soit, il faudrait le volume d\u2019eau de 2, ono fleuves semblables pour former un Gulf Stream.Le Ueuve du grand Océan est un irrésistible flux d\u2019eau, coulant continuellement, hiver et été, dans la succession des années.Il est aussi difficile pour l\u2019esprit humain de saisir son immensité que de considérer, dans toute sa plénitude, la distance des étoiles les plus proches de notre, globe.A sa partie la plus étroite, dans les golfes de la Floride, 11 a une largeur d\u2019environ 40 milles, sur une profondeur moyenne de 1800 pieds; sa vitesse de translation suivant son axe, c\u2019est-à-dire dans la ré- gion d'écoulement le plus rapide, dépasse 3 et même 4< milles à l'heure.Dire que le volume d'eau qui passe au cap Floride en une heure, est de quatre-vingt-dix billions de tonnes ne représente pas grand\u2019chose, à l'esprit tant la grandeur de ces ehiffres est écrasante.Si on pouvait évaporer toute cri te eau débitée en une b tire et distribuer le sel résultant de cette évaporation à la population du Cana da, chaque habitant recevrait à p°u près 310 livres de cette substance.Avant la découverte de l'Amérique des bois et des fruits exotiqü s furent fréquemment trouvés sur les côtes d'Europe et des lies situées en face.Quelques-uns furent vus et examinés par Colomb; ils confirmèrent à son esprit méditatif l\u2019évidence du fait que des terres nouvelles situées vers l\u2019ouest ne devaient pas être très éloignées.Ces bols étalent charriés par le Gulf Stream et les vents dominants depuis le continent américain, de sorte que la présenee du Gulf Stream suscitant la pensée de nouvelles révélations.on peut, en quelque sorte, y attacher partiellement la découverte du Nouveau Monde.Les pêcheurs de baleines de la Nouvelle-Angleterre furent les premiers à acquérir une conaissanee paorfaite-ment rigoureuse des limites de ces courants existant en tre l\u2019Amérique et l\u2019Europe en suivant les lieux fréquentés par ces squales, qui se trouvaient toujours au nord d\u2019une certaine ligne et au sud d\u2019une autre ligne, mais jamais entre les deux.Ils alléguèrent que c'était le courant du Gulf Stream qui était ainsi limité.Benjamin Franklin .acueillit cette information venant des baleiniers et en traça la carte au profit des paquebots de poste faisant le service entre l\u2019Angleterre et les colonies.Cette rarte fut éditée vers 177Û, mais ne fut pas acceptée par les capitaines anglais.Avant qu\u2019elle ne fût généralement connue et employée, un conflit surgit entre l\u2019Angleterre et les colonies.Franklin, appréciant quels avantages les officiers de la marine anglaise retireraient de la connaissance de cette carte, en fit disparaître le plus grand nombre d\u2019exemplaires possible jusqu'à la cassation des hostilités.RECETTES ET NOTES DIVERSES COLLE POUR EBONITE Pour cimenter des morceaux d\u2019é-bonlte Tu - à l\u2019autre, on emploie un ciment fait de gélatine et d\u2019acide acétique.Il faut se procure- de Tacide acétique aussi fort que possible, en recouvrir juste la gélatine que Ton désire dissoudre, laisser digérer une nuit, et ensuite faire fondre à feux doux.licnii Npêcimcn irOmicrndorl sur un pproltoir entouré d*.\\znl£«*N.me parle pas de chair d\u2019anguille.D\u2019après lui.la pâtée serait composée de viande, de riz et de blé, et de la graisse d'un certain poisson qu'il est incapable de me désigner.Les renseignements sont plus précis en ce qui concerne la croissance des plume-s, qui ne commencent à dépasser la longueur normale qu\u2019un an après la naissance.A la fin de la deuxième année, en supposant que le jeune coq soit de bonne race, la queue mesure déjà environ 4 pieds.A la fin de la troisième, sa longueur est de 7 pieds.C'est à partir de ce moment que Téleveur s\u2019occupe activement de son sujet, j autorisé jusqu'alors à courir dans la basse-coeur.Il prend possession du perchoir qu\u2019il ne quittera plus que pour aller s\u2019exhiber dans les concours régionaux, ou pour devenir la propriété de quelque riche daïmio.Et ce n\u2019est qu\u2019à Tâge de six ans qu\u2019il atteindra son parfait développement, après que sa queue se sera allongée au taux de 5 pouces ¦ par mois, en supposant que Téleveur ait su forcer la croissance des plumes par le procédé de la suralimentation.Qu\u2019il me soit permis de remarquer, en terminant cette trop longue notice, que la beauté d'un \u201cona-gadorl\u201d ne se mesure pas à la verge, comme on serait tenté de le croire, mais bien au nombre des plumes anormalement allongées.Par exemple, un coq possédant vingt plumes longues de 12 pieds l'emportera sur un oiseau orné de quatre plumes mesurant 15 pieds.Et celui qui exhibera à la fois des développements anormaux à la queue proprement dite et à la base de la queue, réunira plus de suffrages parmi les jurés du concours.La couleur influence également les juges.Un albinos d'une blancheur immaculée est Toiseau idéal, aux yeux d\u2019un amateur d'\u201c Onagadori.\u201d Et Ton cite quelques spécimens de cette variété qui se vendirent à des prix fous: plus de $5,000.Un vieux proverbe japonais dit: \u201cSI tu es homme, sois samuraï.SI tu es fleur, sois la divine fleur dq cerisier.Si tu es oiseau, sois le bel onagadori.\u201d Mais la civilisation et ses exigences entament déjà ce triple idéal.Et l'élevage du coûteux oiseau qui u'a plus de prince^ de Tosa pour l\u2019encourager, ne sera bientôt plus qu\u2019un souvenir.I>e Japon industriel est en train de tuer le Japon poétique.LA COULEUiTvËrTE DES SAU LES EAUX MINERALES AMERICAINES Les Etats-Unis ne sont pas sans produire en abondance des eaux minérales de diverses natures ; on estime cette production spéciale à 55 millions de gallons, représentant une valeur marchande de plus de $8,000,-000.Les grands producteurs sont TE-tat de Minnesota, puis celui de Wisconsin, qui possède leo sources célèr bres de Waukesha ; dans l\u2019Etat de New York, on trouve les sources de Saratoga, et d\u2019autres, qui fournissent principalement des eaux de table.GALVANISATION DES FLEURS NATURELLES Pour donner aux fleurs par galvanoplastie une gaine métallique reproduisant jusqu\u2019aux détails les plus délicats du tissu, il faut tout d\u2019abord les rendre conductrices.M.Bourquin nréconise le procédé suivant : dissoudre du nitrate d'argent dans de Teau ou de l'alcool chaud.Enduire la fleur de cette solution et l\u2019exposer au soleil.Par une réaction bien connue, l\u2019argent se déjjose en poudre fine.La mince enveloppe métallique ainsi obtenue suffit à rendre possible le traitement galvanique ultérieur.GELATINE A CACHETER On obtient twi produit excellent, susceptible de remplacer la cire à ca- Il IMS LES cheter, en appliquant la recete suivante: Former un mélange de 200 parties de gélatine, 600 parties d\u2019eau.3o parties de glycérine et 200 parties de matière colorante.La gélatine est mise à gonfler dans Teau; puis, après gonflement, elle est dissoute sous l'action de la chaleur.Les autres ingrédients sont ajoutés et mélangés, puis on coule dans des moules de forme convenable.Pour l\u2019emploi, on fond au bain-marie et on fait l\u2019application.LA CONSOLIDATION DES MAÇONNERIES A L\u2019INJECTEUR C'est d'injections de ciment que nous voulons parler.On les a appliquées avec plein succès à une pile de pont tournant situé sur le canal de la mer du Nord à la Baltique, pile que le choc d'un navire avait partiellement disloquée On fit boucher sous Teau.par îles scaphandriers, les joints principaux qui s'étalent produits dans la pile ; puis on appliqua partout des toiles à voiles solidement maintenues.On plaça enfin des tuyaux devant servir à Tlnjectlon du ciment dans le corps de la pile.On injecta de la sorte 14 verges cubes de mortier de ciment tamisé, sous une pression de 4 atmosphères.ehe le moindre brin de tige de ce\" plantule.on est tout étonné de r sentir une saveur sucrée intense ; u fragment de feuille donnera au palai pendant plus d\u2019une heure une sensa tlon sucrée ; avec quelques feuilles, on sucrera une grande tasse de café.Le pouvoir sucrant est beaucoup plus marqué que celui du sucre ordinaire, et il y a là certainement une substance que seule la chimie peut reconnaître.Les recherches nécessaires dans cette voie n\u2019ont pas encore été poursuivies, tout simplement parce que le Caa Ehé n'est encore introduit que tout accidentellement dans les centres dvilisis.Toutefois, d'ajirès les essais qui ont été faits par diverses personnes, il semblerait que la matière donnant la sensation sucrée1 dans cette plante, serait le principe sucré de la racine de réglisse.On serait arrivé, de plus, à considérer la plante en question comme appartenant plutôt au genre Stevia qu\u2019au genre Eu-patorlum.UNE NOUVELLE PLANTE SUCREE Elle vient d'être étudiée de très près par un savant spécialiste argentin, M.Eugène Autran.Cette plante, originaire du Paraguay, est appelée dans le pays Caa Ehé, et on lui a j donn-> le nom savant d'\u201cEupatorium ; Rebaudianum\u201d ; son nom indigène j signifie herbe sucrée, désignation I qu'elle mérite bien.Cette toute petite : plante, qu! n\u2019atteint guère que quatre pouces de hauteur, pousse dans les prairies élevées qui bordent le fleuve Amambai.Si Ton met dans la bou- Nous avons déjà eu l\u2019occasion de| (Dakota-dr< Nordi, d'éviter une pente constater combien vive est la lutte I rapide, et dr muer de ce fait \u201csix' que se livrent aux.imais-i nis lesl minutes.Ueu importe que cette éco-grandes Compagnies de chemins de I nomie de .tri:'.- se traduise par une fer.Sans se laisser jamais intimider j dépense de $: .'.naeuO.Quand la Com-par Ténormité des dépenses, elles j pagnie pourra annoncer à ces gens semblent prêtes à tout, dès qu'il s'a-J pressés que sont les Yankees qu elle glt d'améliorer leur service et de leur sauve six minutes sur les cinq TERELLES m&w i En comparant les extraits éthérés de divers orthoptères, et notamment des sauterel'rs, avec une solution éthérée Je chlorophylle au point de vue de leurs diverses réactions, on a pu constater que la couleur verte de ces animaux n'est pas due à la chlorophylle ainsi que l'avaient annoncé certains auteurs.Pont du Northern Pacific Railway, en conatruction à travers les marécages du Dakota \u201csauver du temps\u201d.Ainsi, le Northern Uaciftc procède, depuis la fin de Thl-ver, à la construction d'un pont d'acier.long do plus de 4,0 pieds et haut de 175 pieds dont la seule utilité serait, nous affirme-t-on.de permettre à ses trains de traverser des marécages près de Valley-City, jours de trajet entre les rives de TA «lanlique et celles du Pacifique, elle se sera taillé une réclame efficace, i El Ton peu; être sùr que la Uompa-: gnle rivale.TUnion Pacifie, cherche ! déjà par quels moyens elle pourra 1 modifier ses horaires, même si 1s ré- gultat doit brf coûter 2 millions.CUIR ARTIFICIEL Un chimiste anglais, M.John Campbell, vient de faire breveter un procédé pour fabriquer du cuir avec des matières premières peu coûteuses, parmi lesquelles on peut citer les al gués marines, les poussières de tapis, les poils de chèvre, la mouslse, certaines gommes.La fabrication comporte un secret qui relève de la chimie, et que M.Campbell, comme on pouvait s'y attendre, se garde bien de révéler.Sa prétention n'est pas d'of frir un produit supérieur aux cuirs naturels, mais bien un article coûtant infiniment moins que ces cuirs et se prêtant en outre à de phjs nombreux usages.Enumérons les p us curieux.Avec son cuir artificiel, M.Campbell fabrique des s nielles et des talons pour les bottes des agents de police et des facteurs.des cadnL de tableaux des courroies de transmission potn machine à vapeur, des billes en imitation d'agathe.des balles de golf, des échiquiers, des poignes, et mi le autres objets.SemeTi|.et talons ont été expérimentés par lie administrations de la Poste et de la Police .après neuf mois d'usage, les chaussures étaient, encore en bonne condition.L\u2019avenir in lu trie: de ce pro-duii ininflainm.b.ne.al être son application à la f.b.:minn des clo'-soij-, revctoii'ints ei planchers en imitation de niai b e e\u2019 de bois des ties.En employant des algues de diverses provenances, et.notamment des algues du Japon, l'Inventeur pro duit des marbres d'une étonnante variété de eoaleur c !p rlesr'u.En variant R degré d fluidité de la compo-sition, il peut soît la vers r à mémo ) or le s.d d'une chambre, où elle prend l'apparence et la dureté d\u2019un revêtement :e marbre, soit lui donner la souplrrse du linoléum.DISTINCTION DU LAIT CRU ET DU LAIT BOUILLI Une niéilirji très simple é;aii ré cemment Indiquée par M.Gaucher dans les \"Comptes rendus de la Société de biologie \" Il suffit d'ajout», au lait à essayer, une solution aquen se à 1 pour 1(81 d'hématéinc ; le laU bouilli se décolore en quelques se rondes, le lait cru reste coloré en ro se.Il faut noter cependant que la réaction so fait mal avec d.s lait.-chouffés en vases clos ou stérilisés De pltCs.on r emploiera qu'une soin tion d'hêmstêine récemment préparée, c'est une condition de la réussite \\ Parmi les modes de protection «i variés dont sont munies les plantes, nu des plus simples et des plus fréquemment réalisés est la présence >Te piquants destinés à éloigner l\u2019agres seur.\"Non Inultus premor\", semblent dl-¦\u2022e ces espèces hérissées de dards mu1-tiformes ; ce qui équivaut à noue location proverbiale : \u201cqui s\u2019y frotte s\u2019y pique.\u201d Ces piquants défensifs sont de deux sortes, les uns très différents des autres par leur origine organique.I>;s 'aiguillons sont dus tout simplement à un endurcissement d polis épidermiques ou de saillies superficielles et aiguës du tissu cellulaire.On les constate, par exemple, sur les ronces, les rosiers, les cactus, Ils se détachent toujours très facilement, et ne sont fixés qu\u2019à Tépider-me de la plante sans adhérer aux couches sous-jacentes.Chez certaines espèces de rosiers, on jveut observer, sur la même tige, toutes les transitions entre les véritables poils, souples et mous, et les aiguillons bien caractérisés : ce qui démontre la communauté d\u2019origine de ces éléments en apparence si dissemblables.Les \u201cépines\u2019, au contraire, tirent leur origine des parties profondes du tissu végétal ; elles sont toujours ducs à la transformation d\u2019un organe normalement destiné à une autre fonction, et qui, pour remplir son nouveau rôle de défense, a acquis une pointe dure à son extrémité, ou même s\u2019est complètement métamorphosé en piquant.Tous les organes, ou à peu près, peuvent ainsi se changer en épines.Chez les \"gleditschia\u201d, Taubépim (crataegus), le prunier sauvage, ce sont certains rameaux qui sont spi-nescents : on volt que dans ces plantes, les épines sont quelquefois ramifiées, comme des branches normales, qu'elles naissent à la place ordinaire des véritables rameaux, et portent parfois latéralement des feuill- -plus ou moins rudimentaires.Ka culture diminue le nombre Je ces épines raméales, parce qu\u2019en fournissant à Tarbre une plus abondante nourriture, elle favorise le développement normal des rameaux, qui, dans les conditions ordinaires de la ¦\u2022'e sauvage, sont durs et aigus.Chez certains astragales, les pétio les, après la chute des folioles, s\u2019en-ilurcissent et deviennent des épines r'hez le robinier faux-acacia, ce sont stipules qui présentent cette trans-iiiation.Les épines du houx, des chardons, lu panicant (eryngium), sont dues à /endurcissement de Textrémité des nervures des feuilles ; chez les chat- dons eu particulier, ces nervures étant divisées en ramifications extrêmement nombreuses, dont chacune se termine en épine acérée, la plante se trouve munie d'un appareil défensif exceptionnellement efficace.Chez la centaurée chausse-trape et d'autres composées, la transformation en épines dans un but de protection atteint les folioles de Tinvolucre ; les bractées florales chez les acanthes ; les pédieelles chez T \"alyssum spi nosum \", le \"me-embryanthemum spi-nosuni\" : les divisions du calice chez les éplaires (stachys) ; les pétales chez ie \"enviera\u2019\u2019 ; les étamines chez certaines éricinées et byttnériacées : les styles chez le \u201cmartynla\u201d., Les aiguillons, productions épidermiques, sont épars .comme les poils ; les épines, les organes transformés, occupent toujours une place déterminée, celle de la partie de Torganls- 1.Epines involucrales de \u201cCentaure.! catcitrapa.\u2019\u2019 \u2014 2.Epines caliiclnales, \u2014 grossies \u2014 de- \"Stachys sylvati-ra.\" \u2014 5.Enine raméale de \u201cCratoe-gus oxyacantha.\" \u2014 4.Epines stlpu-111 res ue \"Robinla pseudo-acacia.\"\u2014 5.Epines foliaires d' \u201cEryngium campestre.\u201d me végétal dont elles représentent la modification défensive.Il paraît bien évident que la présence d'épines ou d aiguillons, est surtout à l\u2019avantage des plantes qui les portent ; cependant, outre la protection qui en résulte pour el'es-mê-mes, on a remarqué que ces plantes fournissent un abri sûr aux animaux faibles contre leurs ennemis carnassiers.Ce rôle altruiste est surtout apparent dans les pays chauds, Oû Us carnivores sont nombreux ; mais, même dans nos climats, on peut voir que les oiseaux ne quittent pas facilement en cas de danger le buisson épineux oû ils se sont réfugiés.Us ont plus de confiance dans la sûreté de cette retraite que dans \u2019a vélocité de leurs ailes.De tout temps on a cherché à transformer directement en travail i l'énergie rayonnée sur la terre par | le Soleil, énergie à laquelle nous empruntons de façon indirecte toute la force dont nous disposons.Mais, la complication et le prix des apixi-1 relis imaginés les ont empêchés d'en- ! trer jamais dans la pratique.Un Américain, M.F.Shmnan.à Taeony.Philadelphie, prétend avoir enfin réussi, là oû tant d'autres ont! échoué.Tandis que tous les projet?antérieurs étaient basés sur la con-centration, au moyen d\u2019un miroir | ou de lentilles, de l\u2019action des ra>ons| du Soleil sur une chaudière alimen-1 tant une machine à vapeur (ce qui n\u2019était possible que grâce à un mou- j vement d\u2019horlogerie fort compliqué!, le dispositif inventé par M.Shuman se passe de tous ces accessoires.Les rayons du Soleil sont accumulés et utilisés directement dans une et constitue ainsi un cycle sans fin.Dans les latitudes moyennes in se sert d'éther, mais sous les tropiques, 1 eau ordinaire est le liquide idéal pour actionner cette machine or.gi-nale.Le coût d'établissement d'une machine pareille ne dépasserait nullement celui d\u2019une oonne machine ù vapeur ordinaire du même rendement.Elle se construit en toute grandeur; Tinveoteur étudie, dit-on, \"it ce moment l'établissement d'une machine de 1000 chevaux.Ces machines, uonr i'un des principaux avantages serait la surveillance minime qu'elles demandent, s'appliqueraient fort bien aux installations d\u2019épuisement d'eau ou ./irrigation.El'es fonctionneraient le jour seulement bien entendu; mais sans demander la moindre dépense de graissage.Un seul employé sur- .a-/'., .\t-j'v,.MW La machine sol aire de P, formes, dan» des milliers a*»- '\tet des milliers de caa se r\ttrouve dans l'emploi du LAIT DES DAMES ROMAINES surnuiiimt\u2019 Nourriture de la Peau\u201d Il emeve comme par magie les ta çh.ic\t' iis.les rides, les boutoni k tfe nuire, guérit les éruptions.Irrita lions, oupures, plaies, etc.11 adoucit «» parfume : .peau plus que toute poudra ou eau de toilette, et rend le teint clalî d rafferiiiit'' e^iu^r&Æ^ « ; ,1\tI £ SIROP rou et des Joues.Il opère des mïjiau I\tWl^ VJUVVSA.les quand les mUIleurs (péclflanM êrhou» !\u2022 iltes-en l'essai II que 60c, partout, ou si vous le préféré* nous vous en enverrons par la malio a nos fr ils.AdruT-ez: Cooper and C 199 Des Commissaires, Montréal.V-0\"\u2019 ¦ __________________ 4Î\u2014so A D Ayez soin de votre estomac et votre santé sera bonne.Voilà la meilleure règle pour bien vivre.L'estomac, cest la fabrique du corps.C'est la que la u atiére première qu'on appelle nourriture se prépare pour etre a! orbée dans votre organisme et chang \" en sanq, en cerveau, en os et en muscles.Frenez-cn donc soin et ?.idez-le quand il s'affaiblit, au moyen du Sirop de la Mère Seig»l, remède rouve-rain pour i estomac, et ensuite, vous vous porterez comme un charme.Mme.David Martin, Beaver Brook, Albert Co., N.B.écrivait le 20 janvier 1908 comme suit :\u2014\t3i| \u201c J ai fait usage du Sirop de la Mère Seigel pour me guérir de maux d'estomac, et je ne voudrais jamais en être privée.J'avais de fortes douleurs après avoir mangé, et, bien souvent, je ne pouvais garder les aliments.On regardait ma maladie comme chronique, mais le Sirop m'en a complètement guérie.'' DE LA MÈRE B Ghipwa, Purificateur du Sang A linnéile Smivace.|^.|llu\u201e »t\\ :niBd Tnpo*é de racine» *ur rre.t mx h i absolument gruti» rjioiir tontes mnlHr|l«M«.Décrive* votre ca».MAD \\MF.?I, I DVI.N à C IK, MnnrhesUr, V II., et Inclue* 4 rent» en timbra.\t100\u2014».n.d SEIGEl EN EST LE SÛR MOYEN.j En Venif Partout.Pria So rt* I* bouteille A.J Write «t Cl*, Ltd., Morteval.A w D\u201c I Il y avait une fois, dans la ville d\u2019Agen, un brave homme qu'on appelait Baserion, de son métier sonneur de cloches, et qui vivait avec sa femme sans se disputer.Il leur vint une fille.C\u2019était une bonne augure de bonheur.Ils baptisèrent leur fille du nom de Luce; on l\u2019appela Lucinette, mais elle demeura si petite qu\u2019on la nomma Lu-cinde, ensuite Lucine, et plus tard elle eut un dernier nom \u201cLucette, ma fille\u201d, disait le sonneur.\u201cLucette, mou amour\u201d, disait la fileuse.Il avait sa renommée, le sonneur, et les bergers autour des feux, les nuits d\u2019été, disaient, en se contant des histoires, que Baserion sonnait mieux qu\u2019aucun sonneur de Gascogne; \u201cAhf pour sonner bien, pardi bien! Baserion sonne très bien!\u201d Il sonnait comme ces artistes pauvres de l\u2019ancien temps ciselaient leurs Images ou peignaient leurs figures, avec le souvenir du hameau, et, la tête levée, les jarrets fléchis, l'oeil dans le ciel, semblant parler à Dieu, Baserion secouait sa poignée de cordes.Lucette grandit, dorlotée par ce cantique, ces voix d\u2019anges qui grondaient au-dessus des toits, s'envo laient avec mystère semblaient tan tôt rire et tantôt pleurer; elle les connut une par une, de leur vrai nom, ei quand le sonneur était à l\u2019église et que, tout à coup, malgré les fenêtres jointes, les cloches commençaient bavarder, elles les reconnaissait ai.coup de battant, à leur parole vive ou grave: \u2014Maman, c'est la \u201cGasconfre\u201d ; e cette autre, c\u2019est la \u201cChanoinesse\u201d, et cette autre, encore, c\u2019est la \u201cLi mousine\u201d.Et dans le bruit mutin du carillon: \u2014Maman, voici la \u201cFêlée\u201d, voici U.\u201cJolie\", voici la \u201cSecondette\u201d.Et elle répétait ce qu'elle entendai, dire aux bergers: \u2014Oui, pardi bien! pour sonner bien papa sonne très bien! Quelquefois, Baserion prenait su fille, la faisait monter avec lui sur le clocher, entre les poutrelles qui supportaient la toiture et la croix, puis il descendait: \u201cHop! y es-tu?\u201d criait-il d'en bas.\u2014 \"Oui!\u201d \u2014 Le sonneur éclatait de rire, et Lucette, épouvan tée, voyait le câble se tendre, et soudain, prise de folie, après deux ou trois élans muets, l\u2019énorme \u201cGasconne\u201d se mettait à rugir.\u2014Papa, j'ai peur! criait Lucette, et, pleurant, elle regardait avec effroi les grands ormes du mail qui semblaient de petits bouquets verts.Baserion, tout heureux, surgissait alors, prenait sa fille à pleins bras, l\u2019élevait sous la toiture, et l\u2019enfant caressait la robe de bronze et les oreilles des cloches, et leurs battants de cuivre qui pendaient comme des langues fatiguées.C'étaient là leurs grandes joies à tous ies deux ; elles revenaient à des époques régulières, fixées par l\u2019almanach : c'était d'abord, au printemps le signai de la Passion, l\u2019éclat des Rameaux, puis Pâques, et toutes les fêtes fleuries jusqu'à \"éparpillement des roses de la Fête-Dieu, la flûte ailée de l\u2019Assomption, dans le temps des chaleurs, le psaume des trépassés à la Toussaint, puis les cantiques de Noël, ensuite le branle des\u2018crêpes du Mardi-Gras, sonore comme un coup de poêlon, la tristesse des Cendres, et, pour finir, le gros rire de la Ml-CarÊme.Le sonneur avait une façon à lui d'émouvoir ces musiques divines ; il leur Insufflait son âme, les habillait de joie ou de souffrance.Son clocher, c\u2019était son coeur ; et toutes ces voix enfermées dans le bronze et qui ne battaient de l\u2019aile qu'aux dates sacrées, c\u2019était pour lui comme des oiseaux dont i! ouvrait les cages, et qu\u2019il rendait à la liberté les jours de fête et les jours de mort.II \u2014Papa, chante-moi TAngelus ; on dit partout que là-haut, chaque soir, le ciel fait silence pour t\u2019écouter.Baserion embrassait sa fille.L\u2019Angélus, ah ! l\u2019Angelus du soir, c'était son orgueil, son coup de gosier, sa \u201cnote\u201d, comme on dit à Toulouse.Il en avait étudié le virement du poignet, l'ondulation d'air, les intervalles savants.Il commençait d'abord chuchoteur, puis planait sur les champs, d\u2019une large voix sereine, puis il s'éteignait en un murmure indéfinissable, ainsi qu'une eau tombe, ensuite afflue, et meurt enfin goutte à goutte.Son Angélus, une gloire ! \u2022\u2014Papa, Je me mettrai demain à lo fenêtre, et j'écouterai quand tu le chanteras.\u2014C\u2019est bien, Lucette, quand je sonnerai demain, je penserai à toi.III Comme elle descendait du clocher, Lucette fut saisie d'un grand froid, et tandis qu'elle retournait à la maison derrière le sonneur, elle toussa si fort que sa poitrine en paraissait déchirée.»\u2014Qu'as-tu ?derranda Baserion.\u2014Rien, dit /enfant.Mais toute la nuit sa tête s'agita comme pour échapper à la fièvre, et le lendemain matin, après une agonie d'olslllon, elle était toute p-ête pour mourir.Le docteur lui prit la main.\u2014Oû souffres-tu ?\u2014Partout, gémit Venfant.Puis, elle alorta : \u2014Je voudrais bien entendre l'An-gelus.Le sonneur, debout près des rideaux, se mit â pleurer.D'heure en heure, elle s\u2019en alla vers !a tombe : sou corps se rqcroquevIVa comme un brin de feuille fanée, ses Joues devinrent pâles, ses yeux s'agrandirent.\u2014L'Angelus ! l'Angelus ! murmurait-elle.lye fardeau de la vie est si pesant pour les petites épaules qu'elle ne fut pas longue à s'en débarrasser.î
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