La presse, 11 septembre 1908, vendredi 11 septembre 1908
[" * * ! \u2022 / \\.JOURNAL A MUVELLES CIRCULATIOr TOTAL OB LA CBUAINB 642,155 24KE AN.' KE\u2014N° 264 MONTREAL, VENDRE»! U SER'l EMliRE 1308 14 PAGES-UN NT! ____________ ^ .FUNERAILLES UE NI.ZZ: PINOIEAU Une foule énorme de membres de la colonie française et de citoyens de Montrée! est allée reconduire à sa dernière demeure ce bon et fidèle serviteur de la ville.Jw'i UN CANADIEN [ ENTREPRENANT Le fondateur de la ville de Vancouver vient visiter parents et amis dans NOTRE PROVINCE LES NOUVEAU)! PROFESSEURS DE \\M -T-\t\\ Liste des dignitaires nommés à l\u2019Assemblée de lundi dernier.\u2014 Le successeur de feu le professeur L.A.Demers, dans la Corpora tion de l\u2019Ecole de Médecine et de Chururgie.de Montréal, faculté Laval.LES PREMIERS COURS DE L\u2019ANNEE.V r\t¦ *'v'vK v \u2018i- f.\u2014\u2014.\"\u201ci LBS FLSÎERAILLES DE M.PINOTEAV.\u2014La foule attendant le départ de la mnlMon mortuaire.La rrande estime en laquelle était tenu M.Auguste Pinoteau ne s\u2019est Jamais mieux montrée que par la foule de gens qui sont allés ce matin rendre un dernier hommage à sa dépouille mortelle.Pourquoi faut-il que celui qui en était l\u2019objet soit disparu pour toujours, ne laissant derrière lui que des regrets ?Le service funèbre a eu lieu en l\u2019église de l'Immaculée-Conception.Le R.P.Ernest Desjardins, S.J., officiait.La levée du corps fut faite par M.l\u2019abbé Richard, P.S.S., de l\u2019église Saint-Jacques.Assistait au sanctuaire le R.P.Hyacinthe Hu-don, S,J.Sous la direction de M.Elle Mau-rault, le choeur a chanté la messe de Requiem de Perrault ; à l\u2019offertoire, M.A.Valade a chanté le \u201cPie Jesu\u201d de Harama.M.E.N.Hébert tenait l\u2019orgue.Conduisaient le deuil : M.André \u2019Pinoteau, père du défunt ; ses frères, MM.Louis, André, Alfred et Ch.Pinoteau ; MM.Emile Bernadet, Louis Rome, Lucien Pinoteau, André Rome, René Bernadet et Auguste Rome, ses cousins.Remarqués dans le cortège : M.de Loynes, consul général de Franca ; M.d\u2019Halewyn, vice-consul ; M.Jules Helbronner, président de l\u2019Union Nationale Française; M.Hlrtz, préseident des Vétérans Français ; M.Martan, vice-président de l\u2019U.N.P'.; M.Fréchon, vice-président de l\u2019U.N.F.; M.R.Hubert, secrétaire ; M.Martan, président de la Société de Secours Mutuel Française ; MM.Arsène Sergent, Jean Fomary, Vincent Guéguen, Bondé.Durantel, Mgr BRUCHESI A U L\u2019Archevêque de Montréal prononce un éloquent discours, dans lequel il invite le Congrès Eucharistique à se réunir à Montréal, en 1910.Londres, 11 \u2014 A une séance du.Congrès eucharistique que présidait'' le cardinal légat, Mgr P.Bruchési, archevêque de Montréal, a prononcé un discours en françfis.Il a dit que le congrès doit sc souvenir des cardinaux des jours glorieux de Rome.Il représenta la province de Québec, comme la terre la plus catholique de l\u2019empire britannique.Il déclara que les manifestations des sociétés protestantes contre le congrès ne reflétaient pas le sentiment national.Au contraire, dit-il, le Congrès reçoit les sympathies et le respect de toutes , les parties de Londres.Le Congrès j marque la rentrée du catholicisme j dans son ancien royaume.Tout l'univers catholique a les yeux tournés vers WestminLter, où l\u2019Hosfie, après avoir été portée à travers les rues de la plus grande capitale du monde, sous la protection du drapeau an glais, symbole des libertés civiques et religieuses, trouvera un nouveau triomphe.Mgr Bruché.l, «rchevSque de Montré»!, qui i prononcé un magnifique dis-cours «u Congrès Eucharistique.\u2014 Photo.Laprés et Lavergne, 360 rue Saint-Denis, coin Ontario.Avanv cette séance, .qui eut lieu, à l\u2019Albert Hall, Mgr Bruchési avait pris part à un débat où 11 fut très applaudi.Il y parla de la liberté complète dont Jouit la religion au Canada, et de la piété des Cauadlens-Français.In-dlquant 1# drapeau anglais et les couleurs papales, il souleva l\u2019enthousiasme de tout ^auditoire, lorsqu'il affirma que lea catholiques du Canada étaient également attachés au drapeau de leur foi, et à celui de leur loyauté.Il termina en invitant le Congrès & se réunir è-Montréal en 1910.Mgr Bruchési a annoncé hier, que le prochain Congrès eucharistique aurait lieu à Montréal.Il a fait cette déclaration à une des séances sectlon-nelles du Congrès.Ti ¦ f / ' \" Mgr Amette, archevêque de Pari», au Congrêa Eucharistique de Londres.Une grande cérémonie eut lieu, hier matin, dans la cathédrale de Westminster.Une messe pontificale a été célébrée, à neuf heures, par Monseigneur Amiette, archevêque de Paris, assisté d\u2019une nombreux clergé.Après la messe', il y a eu trois réunions de sections du Congrès eucharistique, deux conduites en anglais et la troisième en français.Le cardinal Van-nutelll, légat du pape, a présidé la plus importante des séances anglaises.Le duc de Norfolk a prononcé le principal discours de la soirée, et le légat, en lui répondant, exprima le plaisir que lui donrait cette manifestation de fol, et dit qu\u2019elle causerait au pape la plus grande joie.PROTESTATIONS Londres, 11 \u2014 Quatre pairs et plusieurs membres du Parlement, auxquels se sont adressés les Protestants, afin que la procession du Saint-Sacrement n\u2019alt pas lieu dimanche, emploient toute leur influence pour parvenir à ce but.Un des pairs aurait même écrit au secrétaire d'pne société protestante, une lettre où 11 conseille la violence.¦/; w W 1 L* duc de Norfolk, au Cengrè» Bûcha-rl»tlq jc de Londres.Chayeuv T/>.iis Bourgeois, le comte de Siéyès, M.Perron, trésorier des Vétérans ; M.Eugène Lassalle, MM.Tissier, A.Boiron.J.boulencourt, Ed.Marchet, J.B.Marchet, Emile Valdt, F.Unold, M.Houlyet, M.Colette, Jacques Sergent, E.Mer-met, L.Hlrtz, Guillaume Ropert, A.Alf.Serres, E.Lino, M.Redon, F.\tLebarret, .H.Sergin, Jean-Marie Joseph, M.Raymond, L.Groleau, H.Fritz, M.George, N.J.Bordoux, E.Gilet, J.Poriz, Dumais-tre, M.Montfort, M.Rouleau, Jean Castelli, Alf.Girard, P.Goudron, E.Chanterelle, F.Desnault, M.Gabard, A.Trouillard, E.Trouillard, J.Ravel, J.Dantony, H.A.Clzol, Van Thielp, Aug.Charbonnier, notaire Dufresne, M.Chaboth, M.Durantel, M.Collan-ge, M.Chamoux, M.Nappert, M.Fontanel, F.Cordon, M.Francon, M.Qorcy, M.de La Caslnière, Michel Helbronner, Gabriel Biérel, P.E.Ga-libert, E.Gallbert, J.B.Chaza, J.Bl-dal, A.Bouesnel, A.Barbier.J.Liber-ge, F.Bailey, R.A.Forest, Paul Wattiez, A WaYin, A.Godfrey, M.le comte des Etangs, M.Revol, G.Hlrtz, fils ; J.Gonbeau, Jean Purenne, G.Gaillet, E.Cola, J.Cola, M.Leluau, M.Chouilloux, Després, J.B.Gagné, Nap.Descôtes, M.Louvel, Jules Sa-vailn, Geo.Sulre, A.Dubus, C.Messier, maire de DeLorimier ; W.B.Desmarfeam, O.Dugas, E.C.Terney, E.Bélanger, J.B.Saint-Pierre, J.A.Brosseau, Atex.Dav^, J.A.Deziél, J.B.Dubois, M.Cook, Eug.Lafiam- i.me, M.J.M.Vlgjiuo, interprète Ha-| lien ; M.A.Dubray.| L'Association des Jardiniers de Montréal était représentée par 25 membres parmi lesquels le président, AI.Peddock ; les Horticulteurs Canadiens étaient représentés par M.Welsh, leyr président, et les jardiniers de la ville de Québec par M.Haywood, leur président.Le maire était représenté par l\u2019é-chevin LecVilre, maire-suppléant, étaient aussi dans le cortège : les échevins Robillard, président de la commision des parcs ; Lespérance, a TMartin' Larivière, Laviolette, L, A.Lapointe.Couture, Duquette, Martin Bumbray, Lavallée, McKenna, Major, Lévesque, Guay, David, MM.» tAt A.n\u2019 J- Henderson, Frigon, Dr J.E.Laberge, A.Bienvenu.R.Drouin sous-chef Charpentier, Desmarteaux' R.Mon briant, J.O.Labrecque C tenTv \u2018ns.pect ¦-$* ¦ * I l M.F.D.Boucher, un des fondateur* de Vancouver.tie du Dominion.A cette époque, non seulement Vancouver n'exlstalt pas, mais l'endroit n\u2019était pas même baptisé.M.F.-D.Boucher, qui était maître charpentier, se mit vaillamment à l\u2019oeuvre et, aidé de quelques colons courageux et aventureux à son égal, 11 défricha le terrain et construisit la première maison de la future ville de Vancouver.Depuis, il en a construit bien d\u2019autres, et il peut se flatter d\u2019ètre un des fondateurs de cette ville aujourd\u2019hui si importante et si prospère.Son courage, son travail et sa persévérance trouvèrent leur récompense, et depuis quelques années M.F.-D.Boucher, retiré des affaires, vit paisiblement sur ce coin de terre qui lui est cher, n'ayant dans le passé que des souvenirs riants, parce; qu\u2019il a toujours vécu laborieusement et honnêtement.Mais M.F.D.Boucher n\u2019avalt pas oublié- ni le clocher ni la Province natale, et souvent sa pensée se portait vers ccs lieux chéris.Il saisit l\u2019occasion des fêtes du tricentenaire pour faire le voyage, et c\u2019est presque un pèlerinage qu\u2019il vient d\u2019accomplir, en tompagnie de sa femme, native de Québec, non moins désireuse que lui de venir se retremper au sein de sa famille.Les changements survenus dans la Province étonnèrent M.Boucher, mais le charmèrent aussi, tant ces changements marquaient à ses yeux la prospérité du pays.Il parcourut la Province à peu près complètement.Il poussa jusqu'à Rlmouski, visita les cantons de l'Est, alla de-ci, de-là, sur les deux rives du Saint-Laurent, fit le tour du lac Saint-Jean, etc, etc.Partout 11 trouva l'aisance, la joie et le bonheur.Il s'arrêta à Saint-Afidré de Kamouraska, son berceau, non seulement pour revoir les siens et se remémorer les souvenirs émus de son enfance, mais aussi pour mettre en pension chez les soeurs Grises de cet endroit trois fillettes que lui avait confiées une dame Tardif, de Vancouver, qui désirait que ses filles fussent élevées dans cet établissement.M.F.D.Boucher repartira dimanche pour Vancouver, mais il se propose de regagner son foyer à petites Journées, s'arrêtant partout où sa curiosité sera sollicitée.De cette façon, l'intelligent voyafeeur sera en connaissance de cause pénétré de cette vérité que le Canada est un des plus beaux pays du monde.LE D» J.JT DUHAMEL M.le docteur J.A.Duhamel, qui dernièrement a obtenu son diplôme des hôpitaux de New York \u201cPost Graduate\u201d, a été nommé professeur à l\u2019Université Laval, de Montréal ; il sera chargé des cou$p d\u2019Anatomie descriptive et pratique.Le Dr Amédée Marlen, professeur titulaire de clinique chirurgicale à l\u2019HS-tel-Dieu.\u2014 Photo.Laprés et Lavergne, 360 rue Saint-Denis, coin Ontario.le Dr E.P.Benoit, professeur titulaire de clinique médicale à l\u2019hôpital Notre-Dame ; le Dr J.H.Merrill, professeur adjoint de clinique chirurgicale à l\u2019Hôtel-Dieu ; le Dr [prendre en considération la noml-I nation d\u2019un professeur pour rem-I placer à la dite corporation, feu le Dr L.A.Demers.t e« />\"urs de médecine sont com- Le Dr E.P.Benoit, professeur titulaire de clinique médicale à I'hdpltal Notre-Dame.\u2014 Photo.Laprés et La-verqrie, 360 rue Saint-Denis.Eugène St Jacques, proresseur ad-i joint de clinique cuirurgicale àj l\u2019Hôtel-Dieu.Démonstrateurs d'anatomie.MM.les docteurs B.Bourgeois.Alexandre St Pierre et Z.Rhéaume.ï: .\u2022'¦'**'12 ?Le Dr J.H.Merrill, professeur adjoint de clinique chirurgicale à l\u2019Hôtel-Dleu.\u2014 Photo.Laprés et Lavergne, 360 rue Saint-Denis coin Ontario.mencés régulièrement, l\u2019Université.Les docteurs Duval, premières leçons.ce matin, à Villeneuve, Le Dr Z.Rhéaume, démonstrateur d\u2019anatomie.Ces médecins complètent le nombre des démonstraieurs attachés au laboratoire d'anatomie pratique de l\u2019Université Laval, les autres étant M.le docteur L.N.Delorme, professeur titulaire d'anatomie pratique, et les docteurs G.T.Moreau et E.Virolle.-J ¦: t m* Le Dr Alexandre Saint-Pierre, démonstrateur a'anatomle.j Lundi prochain, les membres dej [ la corporation de l'Ecole de Méde-i cine et de Chirurgie de Montréal, j faculté Laval, à Alontréal, se réuniront en assemblée spéciale pour Le Dr Eugène Saint-Jacques, professeur adjoint de clinique chirurgicale à l'Hôtcl-Dleu.LES MES SEMENT U DESOLATION Les feux de forêts exercent de terribles ravages dans tout le pays.\u2014 Le comté de Beauce est ravagé, ainsi que celui de Napierville et tous les cantons de l\u2019Est.\u2014Les récoltes sont brûlées sur pied.\u2014Plusieurs personnes ont failli périr.A WINDSOR ON FAIT DES PRIERES PUBLIQUES.\u2022 .V y \\ »!.Ii- Dr .1.».Duhamel, île retmir d'un voynge d'êlurte» A New-York.Le docteur a aussi été nommé mem-br* du bureau médical de l'Union St Joseph du Canada.L'année 1908 restera à jamais mémorable dans Vuistoire de notre pavs ; ce fut en effet une année- de désastres et de dévastations.Deux terribles éléments, l'eau et le feu, ont ravagé, non seulement notre province, mais tout le Canada et les Etats-Unis.Ces deux éléments ont jeté la désolation et la mine dans un grand nombre de familles, qui en un instant se sont trouvées sans abris, et pour plusieurs sans ressources.Tous ont encore présents à l'esprit les terribles ravages causés, le printemps dernier, par le débordement des rivières grossies par les pluies et la fonte des neiges.En effet qui a pu oublier le désastre de Notre-Dame de la Salette.où tant de personnes ont perdu Y\\ vie dans de si tragiques circonstances ?Qui ne se rappelle les terribles inondations qui ont dévasté ManlwaW, Lachute et tant d'autres endroits prosnères de notre province ?A peine ce péril avait-11 cessé,qu'un autre élément non moins terrible, le feu vint jeter la consternation dans tout le pays.Ce fut d\u2019abord la terrible conflagration de Trois-Rivières, puis plus récemment tes désastres de Saint-Georges de Beauce, Sainte-Marie de Beauce et Saint-Rémi de Na-plervllle, sans compter une foule d\u2019autres incendies par toute la province.Cet élément dévastateur continue à exercer ses ravages et menace de ruiner une de nos plus grandes richesses, nos forêts et nos bois.En effet de partout nous'arrivent des nouvelle* nous annonçant que le feu fait rage et cause chaque jour, des domnvtges irréparables.Des érabliè-res, des forêts de bols de pu'pe sont la proie des flammes o.ui détruisent tout sur leur passage Les vtVagea sont menacés et même plusieurs mat-sons et dépendances ont déjà été détruite*.Les habitants de nos rampa-gnes sont occupés jours et nuits à lutter contre les progrès du feu.mais Tnal'heureusement la grande séohe-rhPivwse et le manque d'eau dans le* milta et le* petites rivières rendent leur U-avall.beaucoup plus ardu- et moins effectif.Tous attendent avec anxiété la pluie qui seule pourrait | maîtriser ces incendies destructeurs.A SAINT-HONORE DE SHENLEY CDu siorreap^nâ&m rêcuitor TEU.l-lmttea* 11 Clmrln?Cto» I»0\u2018,d' CirculsiiofitiB U Presse 5 SEPTEMBKE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI ,-VENDREDI SAMEDI - TOTAL HEBDOMADAIRE 95,056 94,977 94,917 95,007 95,052 117,799 592,308 49,352 642,155 Cfrcnlatlon\tMI- ffoni» quotidienne et h«*bdom«dalre d© la \"Pr©*©©\u2019* ootir la semaine dernière: 642,155 MOYENNE PAR JOUR DE L'EDITION QUOTIDIENNE 98,801 La moyenne de la clrculatiun de la \u201cPresse\", dans la ville de Montréal et la banl'?ue, dépasse 45,000 copies par jour.Auern anvre journal françal» du cette ville ne peut prouver que ton tirage, pour la ville de Montréal et la banlieue, atteint le tiers de cette circulation.EXPLOSION DANS LES AIRS New-York, 11.\u2014 En présence de 7,000 personnes, qui assistaient à l\u2019exposition de Richmond, l\u2019aéronaute Wm.Coby est tombé de son ballon en flammes Coby mourra de ses blessures.Il avait avec lui un lionceau, qüi n'a pas été gravement blessé.L\u2019explosion du ballon s\u2019est produite à une hauteur de 100 pieds.FEU MADAME LOUIS BEAUSAIRE Dimanche dernier s\u2019éteignait dou-oement à l\u2019âge de quatre-vingt-quatorze ans.à l\u2019hospice Saint-Antoine, Madame Louis Beaucaire, née Bois- sy- L'excellente femme est plutôt morte de son âge que d\u2019aucune maladie.Sa disparition laisse dans les rangs de cette famille, un vide profond, car la défunte était fort estimée et pendant les longues années de sa vie elle s'était créé de nombreuses et durables amitiés.Elle laisse pour déplorer sa perte, outre ses parents immédiats, un fils, M.Louis Beaucaire.Les funérailles ont eu lieu mardi dernier, et un cortège nombreux accompagna.la dépouille mortelle au çhamp du dernier repos.11 septembre, 1908.La loi, ai-je entendu dire souv< nt, est faute pour les canalHes.je l'ai entendu dire si souvent, et je iai lu si souvent, que j'ai fini par le croire.A la réflexion, j\u2019estime que ce sont lâ des choses que l\u2019on dit eb que l\u2019on écrit, sans bien savoir pourquoi, quoi qu'elles contienneut une part de véii-té ; mais 'n u'y croit qu'à demi.Or, c'est l'enfance du métier dans le journalisme de proclamer à tue-tète 1 existence totale de faits qui \u2014 dangereux ou funestes \u2014 ne sont que partiellement.On les met ainsi dans une lumière, une évidence d\u2019où on peut espérer leur destruction.Seulement, on met dans le \"bu\u2019.l s eye\u2019\u2019 souvent quand on a visé à côté.Voici un petit fait, dont mon cor-renpondaut parisien, qui en fut témoin, m'envoie la narration.Cette vulgaire aventure fera sourire de pitié les juristes, les robins et les saute-ruisseau, gens habitués et blasés ; mais, moi, bon public, éminemment épris de justice, elle m'étonne.Mais le bon public est naïf.Un quidam avait contracté envers un médecin d\u2019abord une reconnaissance éternelle, par suite d\u2019une opération heureuse dans une affection grave, puis une dette de quatre cents dollars.Le malade avait été fort reconnaissant, ce qui prouve l\u2019excellence de son coeur, et fort mauvais payeur, ce qui prouve la sécheresse de sa bourse.D\u2019ailleurs, le bon docteur n\u2019avait rlçn réclamé, et dix ans s\u2019étaient passés.Cette discrétion prouve -on désintéressement.On n'a, vous le voyez, que des preuves dans cette petite histoire.Le client pensait parfois à sa dette avec remords ; mais ses affaires étalent embarrassées, ses ressources modiques, et le bon docteur ne disait toujours rien, ne réclamait rien.Il y avait à ee silence ne raison majeure, c\u2019est que le digne morticole avait trépassé quelques semaines après avoir sauvé son patient.Brusquement, le client reçut la malodorante visite d\u2019un huissier: sommation, assignation, que sais-je?Toute la kyrielle des papiers basorhiens qui s abattent comme la peste sur un débiteur rassuré par l\u2019espoir d\u2019un oubli, espoir fortifié par dix années de silence.C\u2019étaient les héritiers du morticole qui réclamaient les débris épars de leur héritage.Le client n\u2019avait pas la somme.Il voulait bien payer son opérateur, quand il le pourrait; mais puisqu\u2019il était mort, il ne comprenait guère pourquoi il devait se saigner au profit de ceux qui bénéficiaient de tout 1 avoir de son bienfaisant charcuteur.Alors, il alla voir un avocat aui lui dit: \u2014\u201cDormez tranquille: vous êtes couvert par la prescription annale.\u201d Annale! le mot était d\u2019autant plus joli que le client avait été opéré dune fistule qui n\u2019était pas à l\u2019oeil.Le débiteur dégusta l\u2019arôme de cette expression.Il apprit avec volupté que la dette d\u2019un médecin ou .d\u2019un apothicaire se prescrit par un an, à la condition que l\u2019on réclame du tribunal devant lequel on est assigné pour » Alors, pourquoi, mou imbécile s\u2019est-! il dispensé des services d\u2019un dtoyen I privilégié qui pouvait rouler sçs ad-i versaires sans exposer son client à un débat de conscience dont il ne pouvait sorti) vainqueur.| Le bonhomme dit donc qu\u2019il n\u2019avait rien payé, qu\u2019il devait toujours ses quatre cents dollars.qu il les paierait, etc.Mais comme il s\u2019était montré vraiment par trop clampin, c'est-à-dire 'adifféreut à sa dette, la juste justice, sur les conclusions de l\u2019avocat adverse, le condamna à payer tout de suite, capital et intérêts, avec l\u2019atténuation d\u2019un délai insuffisant 1 un mois.On a vendu les meubles de ce mauvais payeur, à qui il suffisait, pour être à jamais tranquille et libre, soit de prendre un avocat qui lui aurait épargné la question indiscrète, soit de jurer qu\u2019il avait \u2019\u2019payé\u201d.U y aurait deux morales â tirer de cette affaire.C\u2019est trop pour un seul homme, et Je n'en tirerai aucune, me contentant de trouver cette petite histoire tout à fait charmante, savoureuse, et la prescription \u2019\u2019annale'\u2019 un encouragemeift délicat au faux serment.' X\u2019a-t-ort pu: quelque fois raison de dire que la loi est propice aux canailles ?.car, enfin, si cet homme avait menti sous l\u2019abri du serment, il aurait gagné son procès.Et s\u2019il avait pris un avocat, il l'aurait encore gagné, sans avoir à subir l'épreuve que lui a infligé un homme de loi roublard, mais inattaquable devant les plus purs champions de l'honneur dans toutes ses manifestations.LAURENT BART.RAPPORT OU - GRAND JURY Le grand ^ury a fait rapport, hier après-midi, aux assises criminelles, et a déclaré qu'il y avait des accusations fondées contre:\tFrank Smith dit \"Crooked Neck \u201d, accusé d'avoir tué .Tames Enright; William Sangster, de Pierre Delorme, le meurtre 20 octobre.1907; \u201cThe St Lawrence Sugar Refinery, nuisance publique; Alphonse Foucault, coups et blessure sur la personne de Anette Charbonneau.Paul Nicole, deux accusations, tentative de meurtre sur la personne de Marie Christiana Lemire, et sur la personne de Jean-Baptiste Lemire, son père, le 27 février 1908, à la Baie du Fèvre; Emile Joseph Gauthier, deux accusations de vol, pour avoir perçu divers montants d'argent, s'élevant à une somme de $75, au nom de la Métropolitain Fire Insurance Co\u201e dont il était un employé; Alexandre dit Etienne dit le Blanc Paré, tentative de meurtre sur la personne de Jules Lodon, le 10 juin 1908, à Bordeaux; Napoléon Mathieu, deux accusations, obtention d'argent sous de fausses représentation et vol pendant les mois de mai et avril 190S; Alfred Poulin, quatre accusations de viol sur la personne de Philotnène Labrie.âgée de 11 ans.durant le mois de mai dernier; Joseph E.Choquet, vol de deux tonnes de charbon au détriment de la Central Vermont Company-pendant le mois de juin passé; Jacob Brower, fraude, au préjudice de ses créanciers.Verdicts d\u2019accusation non-fondée; Simon Glazer, rabbin accusé d\u2019avoir publié sans raison, un libelle diffamatoire à l\u2019endroit de Aaron Samft ; Frederick W.Boschen.vol; Michael Laverty, vol sur la personne.William Kenedy, accusé de recel FEU m DORION (Du c^rresDor-rtani r*«uller de la PRESSE) Ottawa.11 \u2014 On regrettera d'apprendre la mort de Mlle Ursule Do-rion, du ministère des Postes, â Ottawa.Mlle Dorion était malade depuis quelques semaines, et elle s'était retirée au manoir de sa famille,à Saint-Ours.C\u2019est là qu\u2019elle est décédée.La défunte laisse deux soeurs à Ottawa : Mlle Dorion du ministère des Postes, et Mme L.N.Rhéaume, et une cousine; Mme A.D.Decelles.L'ASSOCIATION DES OFFICIERS Le conseil s'est réuni, hier soir, et ' a fait l'élection des officiers sui- ' vants.pour les différentes charges de ! 1908-09 ; Président, M.J.L.Wil- ! îiams.de Trois-Rivières ; vice-président.M.H.Sénécal; secrétaire, M.H., L\u2019Heureux; trésorier, M.Rod.Carriè-1 re; auditeurs, MM.Du Verger et De! Meslé; examinateurs, MM.DeMeslé et! Senécal; professeurs, MM.Carrière et i Mount.le recouvrement de cette dette, le bé-1 a ôté trouvé non coupable par lee néfice de la prescription, purement et petits jurés, simplement.Lorsque le débiteur fut bien imprégné de ses droits, il paya la consultation et crut faire une sage économie en se présentant seul devant la cour, se dispensant des frais onéreux d\u2019un avocat.Seulement, i] se passa ceci qu\u2019au grand jour du jugement, l\u2019avocat du médecin défunt exigea que le client défendeur affirmât, sous la foi du serment.- j\u2019ignore les termes tech-uiques \u2014 qu\u2019il avait payé sa dette.Si le naïf plaideur n'avait pas été présomptueux au point de croire qu\u2019il pouvait se passer d\u2019un avocat, celu\" àdireal\u201cï-POnd\" PO\"r lui' Re bornant ¦ J lny°que le bénéfice de la un m PtJOni* La PTescriPtion étant \"\" .mo-ve\", de se libérer d\u2019une dette ou d une obligation par un laps de temps fixé par ia loi.le débat était dos et notre homme \"légalement\u2019\u2019 s non \"moralement\u201d quitte enTers son médecin ou ses ayants droit cat!e T t0,'S ,eS raS' aV
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