La presse, 24 novembre 1908, mardi 24 novembre 1908
[" JOURNAL A NOUVELLES ANNEE\u2014N0 20 MONTREAL MARDI 24 NOVEMBRE 1008 CIRCULATION TOTAL DK LA BKMAIW» | 342.612 14 PAGES\u2014UN CENTIN LE GOUVERNEMENT FERA L'IMPOSSIBLE POUR LA LIGUE Ainsi Ta promis Sir Lomer Gouin au cours de la visite qn\u2019il a faite hier après-midi à l\u2019Exposition de la Tuberculose.- On demandera la nomination d\u2019une Commission Royale.L\u2019honorable sir Lomer Goulu et l\u2019honorable Rodolphe Roy.eerrétaire de la province, ont visité l'Exposition de la Tuberculose hier après-midi et ont déclaré nue le gouvernement ferait l'Impossible pour aider à la Ll- L'honorable sir Lomer Gouin, qui a pro- i mis à la Ligue Antituberculeuse l\u2019en-I tier concours du gouvernement.I gn» Antituberculeuse dans sa lutte contre le fléau.\ti lye Dr J.Décarie faisait une conférence aux religieuses et aux élèves du couvent d'Outremont, lorsque les ministres arrivèrent accompagnés des Drs J.G.Adami, A.LeSage, Jos.Pratt, de Boston: A.Knopf, de New-York; J.E.Laberge, Benoit, L.J.Lemieux.dcnAI.1 Burland, etc.' Ils furent reçus par le Dr E.P.Lachapelle, président du comité exécutif.qui leur souhaita la bienvenue.Sir Lomer exprima son regret de n'avoir pas pu assister à la séance d\u2019inauguration de l'exposition, retenu qu\u2019il était à Québec par d'autres devoirs.\u201cMais, dit-il, depuis le jour oh les] médecins m\u2019ont demandé le concoursi du gouvernement pour cette exposi- ; tion, je me suis promis de venir voir les belles démonstrations qui s\u2019y font, j Il est de la première importance que nous conservions notre population Nous demandons aux étrangers de ve-1 nir s\u2019établir chez nous, mais notre j premier devoir n'est-il pas de préserver les nôtres des atteintes de ce mal qui exerce tant de ravages?Où trouverions-nous par exemple, \u2014 (et ce j compliment était à l\u2019adresse des jeu-1 nés filles que leurs maîtresses avaient amenées à l'exposition) \u2014 où trouverions-nous des jeunes filles plus char- j L'honorable Rodolphe Roy.secrétaire de la province, qui a\u2019est fait l'avocat de renseignement antituberculeux aux enfanta.niantes que celles que je vois devant moi ?\u201cJe suis heureux que le gouvernement.ait donné son concours à la belle oeuvre que vous avez entreprise.Nous avons fait sans hésiter tout ce qui nous était demandé et je dois dire que l\u2019argent-que nous avons accordé a été bien dépensé.Le congrès est un succès, on en parle, non seulement dans la ville, mais dans tout le pays.Mais il faut faire quelque chose qui restera.M.le Dr Lemieux croyait A suivre sur la page 5 NOUVEL EVEQUE »U_ CANADA Mgr Elle Latulipe, évéque élu ds Catena, et Vicaire apostolique du Témisca-mingue, MGR DE PEMBROKE Adresse à son clergé une lettre pastorale annonçant la nouvelle et la date du sacre DU NOUVEL EVEQUE f Nous publions la l^ptrrr' paacorale de Mar d.» Pembroke.ov noi-Hnt la cjAh-j tion du Vicariat apoaudl-ui* du TAniin-cnmlngue Is nomlnatjon ds M l\u2019ühlvA E.IsAt-ulippe comme titulaire do ce noj-! veau district ecclésiastique Evêché de Peinbroko, il novembre 190R.Bien chers collaborateurs.te viens confirmer, officiellement, l'importante et joyeuse nouvelle que vous avez, sins doute!, vu dans les journaux.*11 s'agit de !a division du diocèse de Pembroke et de l'élévation de l\u2019abbé E.-A.Gatulipe A la dignité épiscopale.En effet, le Saint-Siège a informé du développement oxtraordinaire qu'a pris la partie nord de notre pav a, durant C5S dernières années, ei la prospérité qui semble lui êtro réservée dans un prochain avenir.La constructions de deux grandes voies ferré.-s est venue ouvrir r^tte contrée à la civilisation et A l\u2019industrie.L\u2019une, l\u2019ouest,?le \u2019\u2019Témiskamingue et Ontario FUMISTERIE DENONCEE LES ACCIDENTS PAR SIR LOMER GOUIN DE NOS QUAIS Jamais le premier ministre n\u2019a tenu les propo* que lui prête un confrère au suist de la police de Montréal.\u2014 Déclaration emphatique de l\u2019é« chevin Proulx.miui» MO\"»' ff Un confrère du soir, publiait, hier.| en les attribuant au premier ministre de la province de Québec, l'hon.M.Gouin, les déclarations auivan-1 tes : ( \u201cJ espère que le gouvernement pro-! vincial va s'emparer de la police de Afontréal ; et j\u2019espère que cela se te- ' ra avant que je cesse d'être premier ministre.Il faut abolir le système actuel ; quand même le \u201cHerald\u2019\u2019 et la 'Patrie'\u2019 réussiraient, par leur cam-l pagne actuelle, à faire changer le chef, cela ne fera rien et le cystéine actuel se perpétuera tout un filtre ; c\u2019est le système qu'il faut aboîîr et changer.\u201d La même prétendue déclaration avait été téléphonée à la \u201cPresse\u201d, vers une heure de l'après-midi, hier, au nom, disait-on, de M.Décarie, se-l crétaire du bureau des ministres de Montréal ; mais cette déclarations noue avait paru tellement.étrange que nous avions cru ne pas devoir nous en occuper avant d'avoir pris des informations.La \"Presse\u201d présumant à bon droit, que M.le premier ministre n'avait pu s'exprimer de pareille façon, et émettre de semblables opinions, envoya.hier après-midi, .m de ces reporters auprès de Sir Lomer Gouin, pour lui demander s'il n\u2019avait jamais prononcé les paroles qu'on lui prêtait.Jje premier ministre reçut notre envoyé avec cette courtoisie qui le caractérise, puis, apr's avoir pris connaissance de l'entrefilet du confrère, il dit : \u201cJe n'al pt.s fait semblables déclarations.Il n'a jamais été question pour le gouvernement, dont je suis le chef, de s\u2019emparer de la police municipale de Montréal.\u201d Os paroles furent prononcées sur un ton qui indiquait bien que Sir Lomer Gouin n'avait jamais eu l'idée de s'immiscer dans les affaires policières de la métropole, affaires conduites d'après les principaux citoyens, avec autant de jugement que de prudence par le président de la Commission de police, M l'échevin Wilfrid Proulx.et M.le chef Olivier Campeau.D'un autre côté.M.Décarie nous affirme que jamais I! a téléphoné! semblable information à la \"Presse'' ou ailleurs, et, que jout indique une i fumisterie de premier ordre.Le même confrère qui attribuait au chef du gouvernement de Québec des déclarations qu'il n'a jamais faites, écrit dans le même article qu'il est A craindre que la Commis-ion de police ne demande le huis-clos pour Juger le ras d'ur détective qui a été régulièrement suspendu de ses fonctions.lyes craintes du confrère, la \u201cPresse\u201d est en état de le dire, sont, chimériques.En effet.M.le président Proulx nous autorise à declarer que les Journalistes seront, comme toujours, les bienvenus à la séance de la commission de police qui aura lie i mercredi prochain et dont on consacrera une partie à étudier le cas du détective suspendu.Le public alors, \u201capprendra de quoi 11 retourne au sujet de cette affaire.\" M.l'échevin Proux a ajouté qu'il entend, comme par le passé, administrer le département de police avec impartialité et justice, sans tenir compte des criailieries de certains Individus toujours prêts S parler de scandales sans justification aucune.M.Gaston Harvey, agent de la compagnie Richelieu, tombe, hier, DANS LE FLEUVE Averti aussitôt le capitaine Lacou-ture, du \u201cLaprairie\u201d se porte au secours de celui que la mort guettait.UN PASSANT M.Gaston Harvey, ageiu de la compagnie du Richelieu au quai du \"Trois-Rivières\", à Moncréal, a failli périr dans le fleuve, hier soir.Comme il passait en arrière de» hangars de la compagnie pour se ren-dre à bord du \u201cBerthier\u201d il perdit l'équilibre et tomba à l'eau, profonde à cet endroit d'environ trente pieds l'n passanr témoin de l'accident donna l'alarme et on arriva à temp» pour retirer M.Harvey de sa péril-leiuse posi ion au moyen d'une amar- 'i+iï+K+rî+x+x+ü+îw-: '* l+ti+CcKt+K+ri+K+n-î-ïi-Ki+Fi+ri+ït+K+ll+îi+K+\u2019i QUELQUES CONSEILS PRATIQUES AUX ENFANTS D\u2019ECOLES LIS ELEVES DE NOS COUVENTS A L\u2019EXPOSITION DE LA TUBERCULOSE.LE DR.JEAN DECARIE DONNANT UNE CAUSERIE AUX RELIGIEUSES ET AUX JEUNES FILLES DU COUVENT D\u2019OUTREMONT.Mgr E.-A.Latulipe, évéque élu de Ca tena qui sera sacré le lundi 30 no- I vembre en la cathédrale de Pembroke.\u2014 Photo.Laprés et Lavergne, | 360 rue St Denis, coin Ontario.Rj f découvert des chasse s d'fl- - , ^\t_\t-.autre, a l'est, le -'Gra.nd-Tropc-Pacifique\u201d, actuellement en voie de construction, traversera tout le continent, de l\u2019océan Atlantique ù l\u2019océan Pacifique, et le diocèse de Pembroke, sur un parcours d\u2019environ 800 milles.Ces deux voies ferrées vont ouvrir, à l\u2019exploitation des bois et à la culture, un immense territoire, et faire surgir toute espèce d\u2019industries.A suivre sur la page 5 IMPOSANTES OBSEQUES D\u2019UN CITOYEN EMINENT -\t- ë\t.Les funérailles de feu M.Samuel Carsley ont lieu hier après-midi au milieu d'un concours immense de population sympathiquç.\u2014 Dans le.cortège funèbre.\u2014 En la cathédrale \u201c Christ Church.\u201d Lés obsèques de M.Samuel Cars-ley ont été célébrées hier après-midi; elles ont été des plus imposantes.Dès deux heures une foule énorme de citoyens éminents et d\u2019amis s'était portée à la maison du défunt, au No 507 de la rue Guy.La rue était complètement envahie par cette foule compacte désireuse de rendre un dernier hommage au grand bienfaiteur et au grand négociant que fut M.S.Carsley.A l'entrée du parterre le bon ordre était maintenu par le capitaine Baker, du poste .No 10, aidé d\u2019une escouade d'agents.A deux heures et demie un service religieux et privé, fut célébré à la maison et le cortège ae mit en route pour la \u201cChrist Church Cathedral\u201d en défilant par les rues Guy, Sherbrooke et Université.Le deuil était conduit par MM.W.F.Carsley, Samuel Carsley et John G.Carsley, Dis du défunt; M.Frederic Hague, son gendre; M.John Carsley, son frère; M.J.E.Alston, de Toronto, son neveu; et Cécil L.Carsley, d'Edmonton, petit-fils.Les porteurs des coins du poêle étaient; Sir Melbourne Tait, représentant la cathédrale \"Christ Church\"; Son Honneur le maire Payette, représentant !a ville; l\u2019exmaire H.Laporte, représentant la banque Provinciale; M.S.E.Ewing, représentant la banque Molson; l'honorable J.D.Rolland, représentant la société protectrice des femmes et des enfants; M.J.R.Dou-gall.représentant la presse; M.J.P.Black, représentant la \"Dominion Textile Company\u201d; JL John Murphy, représentant le commerce de nouveautés; M.W.C.Palmer, représentant la compagnie S.Cars-ley; MM.John Ogllvy et Wilson Smith, représentant/) les amis de la famille.Tontes les classes de la société étaient représentées dans le cortège.On a aussi remarqué une délégation d\u2019une dizaine d'enfants du \"Protestant Infants' Home\".Faisaient cortège à la dépouille mortelle; Sir Alexandre Lacoste, Sir Hugh Graham.R.Wilson Smith, l'hon.T.Berthiaume, l'hon.juge Pa-gnuelo, Oodfroy Langlois, député: L.A.Rivet, député; le sénateur Mackay, D Tansey.B.Tansey, T.Cf valier.N.Norma idin.D.Bergevin, S.Nesbitt, T Saint Martin, R.Durey.A.Napper, L.A.Jopiaard, A.Latuy, J.H.] Herring, J.G.Herring, J.G.Keune-dy, H.Lepage, J.Ogilvy.A.M.La-i frenière, J.Murphy, E.Haberer, J.Saint-Jean, J.E.Browne, A.Torran-!ce, A.Russel, Rév.J.McKillican.H.R.Ives, J.Nesbitt, R.Hall, J.Bithell, ! C.Ledoux, Major C.E.A.Patterson, | Dr Garrow, A.H.Sims, Major Dor-val, L.H.Gault, Lieut.-Col.des Trois-j maisons, A.B.Lefaivre, L.Cohen, W.Williams, B.Goldstein, M.Crom-b/e, \\M.Kerry, M.Wiggins, J.A.Ogil-; vy, jr, J.°.Cleghorn, G.R.Prowse, M.Sainte-Marie, R.Kenneth, W.McNair, Col.Costigan, H.E.Stearns, J.Bauden, A.Guertin, A.A.Ayer, R.Starke, J.Edgar, W.H.Halfold, C.; Eakin, P.Lyali, J.S.C.Smith.S.Shorey, le chef Carpenter, C.S.I.Phillips, W.J.Scullion, William H.îDunn, Jas.Ogilvy, A.Demers, J.Horton, R.M.Griffith, A.Robitaille, II.Robitaille, J.Allan, J.C.Holdm.W.ürysdale, T.J.Drummond, J.Cra-dock Simpson, F.E.Dougall, D.McDonald, L.M.Roy, J.G.Foster, Geo.Maybury, J, H.Gayford.H.Baines, : W.McLea Walbank, Dr T.D.Tansey, (F.Ligget; Coi.Sweeney, F.D.Monk, M.P., L.Beaubien, A.M.Lafrenière, P.F.Robert, J.T.Lauoix, R.Arsène Lamy, P.Valiee, J.P.Dixon, J.H.Roberts, J.W.L.Forget, inspecteur de la Banque Provinciale; .Jas.Croil, Jos.Sissons, M.Dineen, R.Irwin, E.Morrison, J.Huckle, A.J.Duga!, P.,de Gruchy.H.Laporte, John P.Black,' Z.Leboeuf, W.F.Muchort, Robert | Sutherland, Hamilton Gault, C.E.W.| Smith, E.Côté, Robert Hall.M.Rountree, W.B.Dickson, W.C.Morgan, tî.l'arte, K.A.Daiuou, < \u2022 G.Galloway, M.Lefebvre, H.S.Mussen.D.MacDonald, R.Martin.Geo.G.Foster, R.J.Tooke.Geo-ge Tooke.J.E Wilder, J.B.Tresidder.R.J.Lorkhart, Geo.Summer, Alphonse Racine.Smeaton White.John Baillie, Geo.A.Moopey, W.J.Hayes, J.Leslie Palmer, H.M.Molson, Geo.Caverhili, Alf.Simard, R.Taylor, A.J.Mac-Pherson, William Ewing.H.F.Jackson.E.A.Phillips, capt.-S.Saint-Louis, H.Parker.H.H.Hughes.Henry Colline, :iug\u2019i Henry, le sénateur Ré!que.A Nathan.W.H ifalford.i John Edgar.W.T.Lyali, H l\u2019Uey, I L.S.Black, Eric Mann.! C.Leclair.W.H.Dunn.L.lean dry.R C.Sniifh, 1 E B.Se oggie, J.(i.Scrnggie.Rév J.J.Willis.A ovans.\\V.S, Leslie.Rév.Dr Abbott Smith, MM Rogers et Gale, D.L.Jones, H.Décarie, G.A.Green, Rév.J.M.Coffin, Gleb Sutton; John T.Barlow, A.Joyce, G.\tH.Hanny, Rév.T.Harris, G.A.Hart, Fred W.Heath, Geo.Esplin, Thos.Shaw, J.Robertson, H.F.Adams, Dr Forbes, E.E.Turgeon, T.R.Boulter, Rév.J.Patterson, J.R.Nutter, Haut.-col.E.M.Renouf, Lyon Cohen, J.Kennedy, E.Goff Penny, H.\tB.Ames, députe ; H.Godin, gérant général de la \"Presse\" ; I W.Mackay, J.C.Leclair, C.A.Milette, P.Arthur Côté, Jos.Marchand, Alfred Marchand, Alex.(Bernard, Arthur Saint-Pierre, de la j \"Presse\", Rév.J.H.Wells, Robert (Bickerdike, député; Rév.W.Rilan-co, Rév.H.Jekyll, J.P.Schwartz, John McLean, F.Birks, Rév.Hill, principal du \"Congregational College\"; Jos.Fortier, Ernest La vigne, E.Martin, J.Lafrance, Alphonse Racine.J.Lussier, W.Skeily, A.Irwin, J.E.Beaudoin, R.Hall, James McGuire, A.K.McDonald, J.Soulard.Maurice Lefebvre, G.Lafranchise, G.C.Holden, S.N.Roy, S.P.Brodeur, J.E.Wilder, H.Hamilton.S.W.Ewing, Peter Lyali, Théo.Watt, E.O.Ritson, C.G.Goodwell, W.H.White, et des centaines d'autres.J Les employés de la maison S.* Carsley, au nombre de plusieurs ! centaines étaient également dans le cortège.Conformément aux dernières vo-lorités du défunt, le service public à la \"Christ Church Cathedral\u201d a1 été très simple, Le vicaire, Rév.Dr Symonds of- ! |ficia, assisté par l\u2019archidiacre Nor-! jton, le chanoine Ellegood, le Rév.1 jpiaisted, de Dunfiam, ami intime du! défunt et le Rév.Dr Rexford.Les! I autres membres du clergé présents j j étaient les Rév.F.J.Sawers, Dr [ | Paterson Smyth, E.McManus et R.jHewton.j Le service religieux terminé, le .cortège funèbre s'est remis en rou-i te pour le cimetière Mont-Royal où ,1e défunt a été inhumé.construite\tsur un naroours de do ;:,0 inil.es, « mi-, * découvert mines d\u2019or et d'arïe, \u2018 d\u2019une rte phénoménale, cl\tdes millions Ores de terre prept'oT» 1», culture; Pc UNE SEANCE INTERESSANTE Dans leur assemblée annuelle les LE COMITE CATHOLIQUE DU CONSEIL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE S'EST REUNI, HIER.\u2014 PLUSIEURS EVEQUES ETAIENT PRESENTS.T»tf C'-rresponèTant\td-\t\u2022 T Québec, 24 \u2014 Le conseil de l'Instruction Publique est actuellement en séance, à Québec.Le comité catholique s'est réuni, hier après-midi, et a étudié plusieurs importantes questions devant être soumises en-uite i( tout le conseil.1/es questions étudiées ont été : le transnny des enfants à l'école dans les municipalités trop éloignées, les taxes scolaires sur les corporations, etc., etc.Les commissaires se sont prononcés en faveur de la motion de l\u2019hon.juge Archambault, à l'effet qu'il est désirable qu\u2019il soit établi des caisses d'Economie .scolaires, et que les commissaires d\u2019écoles aient les pouvoirs nécessaires à cette fin : enfin, que la loi soit amendée de façon à conférer ces pouvoirs aux commissaires d\u2019écoles dans le cas où les dis- j positions actuelles de la loi ne leur! conféreraient pas tels pouvoirs.Plusieurs évêques n'ayant pu assis-1 ter, s'étaient fait représenter : Mgr ! Bruchési, archevêque de Montréal,par , M.le chanoine Dauth ; l'évêque de i Pembroke, par Mgr Têtu; Mgr Emard, évêque d' Valleyfleld, par Mgr La flamme; l'évêque de Rimouski, pari Mgr Roy.Assistaient : Mgr B\"gin, archevêque| de Québec : Mgr Duhamel, arch'evêqu»,1 d\u2019Ottawa ; Mgr Larocque, Mgr Cloutier, Mgr Bruneauit, M.l\u2019abbé Du-1 gas, l'imn T.Chapais, l\u2019hon.juge Car- ] roi!, l'hon.M.H.Champagne; MM.Cyrille Delage et J.\\ Desaulniers.Pour se prémunir contre la Consomption par le Prof.Knoff, de New-York.ÿ 1 Tout enfant et tout adulte peut aider à la lutte contre la M tuberculose.R Les enfants des écoles peuvent être utiles en suivant les 4 nréceptes suivants; y sjj Ne crachez pas ailleurs que dans un crachoir ou un moti-4»\trlioir employé à cct unique usage.A votre retour de Pé- y\tcole, le monehoir «levra être brûlé par votre mère ou bien mis dans l'eau jusqu'au moment où il sera lavé.M\tNe\tcrachez jamais sur une\tardoise, par\tterre\tou sur le v trottoir.Z\tNe\tmettez\tpas vos doigts dans la\tbouche +\tNe\tgrattez\tpas\tvotre nez.ne l'essuyez pas arec votre ÿ main ou votre manche.^\tNe\tmouillez pas vos doigts quand\tvous tournez les\tpa- Û gps fie vos livres.\u20227\tNe\tmettez\tpas les crayons\t(Tans vot boucho\tet ne les mouillez pas avec vos lèvres.^\tNe\tportez\tjamais de pièces\tdo monnaie\tdans\tvotre bou- $ che.ÿ\tNe mettez pas des épingles dans votre bouche, ÿ\tNe\tmettez\tdans\tvotre Itou che que\tla nourriture et\tles ÿ boissons.K\tN'échangez\tpas les pépins\tde pe ;tne«,\tles bonbons, la *\tgomme, les sifflets, les tire-pois, ni quoi que ce soit qui ^ ait été dans la bouche.Pelez ou lavez votre fruit « mt de le manger, ÿ\tN''éternuez ou ne toussez jamais dans le visage de qu' que K ce soit.Tournez-vous d'un autre côté ou bien tenez un mou-jî Loir devant la bouche.Que votre visage, vos mains et vos ongles soient toujours j\tpropres.IA\tLavea-vons lès mains avec de l'eau et du savon avant J; haque repas.$ Si vous êtes indisposé, si vous vous êtes coupé on si Jjl vous avez été blessé par d'autres, ne craignez pas de le \u2022J dire à votre professeur.§\tTenez-vous aussi propre a m matson qu'à l'école.Brossez-vous les dents avec de l'eau après chaque repac.g ou tout au moins matin et soir.^\tN'embrassez personne sur 1 a bouche et ne permettez à ?\tpersonne d'agir ainsi.ÿ\tApprenez à aimer le grand air, à respirer souvent et \u2022jj\tprofondément.I ! l! t! + ! K ' II f 1 * i * î ! * s 5 I * S + >1.Harvey.«Ir la ronip»?K»»ie du Ri-«\u2022helleu.«iui a * u la im'rt de prêa, hier hoir.lye capitaine iyaoouture, du \"La-Praine\", fut le premier rend.' sur le» lieux et c\u2019est grâce à son sang-froid et à sa présence d\u2019esprit si on ; 'a pas aujourd'hui à enregistrer une perie de vie.Il est heureux aussi, qu'un passant ait signalé l'accident car autrement M.Harvey se fut inévitablement noyé et sa disparition soudain» serait restée, pour sa famille et.se» nombreux amis, un véritable mystère.SON TRUC N'A PAS REUSSI UN INDIVIDU ARRETE SOUS UNE GRAVE ACCUSATION, TENTE J1K RECONQUERIR SA LIBERTE, MAIS SON PLAN EST DEJOUE.Rimouski.24 \u2014 Il y a quelque temps, un individu se présentait chez M.Adélaid Rioux, marchand de chaussures, \"t lui demandait de lui remettre une certaine quantité de marchandises qu'il se chargeait de vendre, moyennant une certaine commission.M.Rioux lui remit en conséquence t lusieurs paire* de chaussures d\u2019une valeur de $300.Quelques jours plus tard, apprenant que cet individu vendait ses marchandises à un prix ridiculement bas.M.Rioux s\u2019aperçut alors qu'il avait eu affaire à un filon.H déposa alors une plainte et fit émaner un bref d'arrestation contre son voyageur à commission.Le député shérif Mayrand et ie constable Mi-chef Fineau parvinrent à découvrir l'accusé et à l'arrêter à Saint-Simon, pendant son sommeil.Ramené à Ri-roouski.il prétendit avoir de l\u2019argent déposé dans un' village voisin et déclara que si on lui permettait de s'y rendre il rembourserait M.Rioux.Après enquête, on découvrit que ce n\u2019était qu'un truc pour pou» voir échapper à la police.Il comparaîtra, cette semaine, devant le magistrat Garon.membres de l\u2019Institut du baron nt que les Suédois, les Russes.1 les Polonais, les Galiciens, se plaignent amèrement du traitement | qu'il* reçoivent aux mains des con-;trema!tres.A peine arrivés iei.les iSlaves et Scandinaves sont engagés pour aller travailler sur les ehemins de fer.comme terrassiers.S'il faut en croire les lettres qu'ils écrivent, selon le courrier européen, les chan-| tiers seraient pires que les ergastules I romains.Le consul d* Suède, M.Gustaf Ayl-i Hng n'a pas lui-même communiqué | officiellement avec ses supérieurs.Il jdit cependant savoir qu'il y a quelque ' chose dans les plaintes des hommes : Imais il ne sait pas au juste ce que c'est.Un particulier a dû se Charger de |îoute l'affaire.Le consul autrichien, M Wandemeyer, a parcouru' des milles et des milles pour s'enquérir de la justesse des plaintes que lui faisaient ses compatriotes.Il a découvert suffisamment de corroboration pour demander la révision des lois du travail, de façon à protéger les étrangers qui vont peiner loin des rentres civilisés, souj la direction de contremaîtres endurcis et cruels.Il assure ; que dans certains chantiers de cons-jtruction de chemin de fer.les étran-! gers travaillent en vertu de contrats | illégaux, qu'ils sont harcelés sans cesse par les contremaîtres et qu'ils I endurent, toutes sortes de misères I jusqu'au jour de leur fuite.ns | alors poursuivis, arrêtés, emprison-j nés et mis è.l'amende selon les dispositions de la loi des maîtres et serviteurs.fl Fabriqué sous la surveillance du Gouvernement Canadien, avec les meilleurs genièvre et grains canadiens, il eét distillé à la mode hollandaise d'autrefois, rediétillé et mûri pendant des années en entrepôt où il acquiert cette finesse, ce bouquet, cette saveur qui le classent au premier rang.fl Y a-t-il lieu d\u2019hésiter entre le Gin \u2019\u2019Croix Rouge\" et les GINS IMPORTÉS DE HOLLANDE qui ne sont soumis à aucun contrôle officiel et sont livrés à la consommation sans aucune espèce de garantie de pureté, de qualité, de maturité ?Chaque bouteille de GIN \u201cCROIX ROUGE\u201d est garantie paz VEtiquette Officielle du Gouvernement Canadien.Bojvin, A Vu.son & Cm, SEUI.S AfiEMTS B«0, HÎ E ST-PAUL, MONTREAL.1 11 i lil ; ; il Il PI i M FINEST Canadian m1 m DISTILLED rponTHE riNEST CR*IM AFTER HOUANO BEST FORMULA ANO FULLY MATURED IN80NO UNOtR GOVE R * I* F^T SUPERVISION as cnrnrieo gmt** os*ic»«l *t«hp OVER TMC CAPSL'll'OM EVCRV BOTTlt The MElCHERS GIN&SPIRITS DISTILLERY C»-\u2019 LTO.Montreal.Canada.LA SYMPHONIE public profitera sûrement du changement décidé par la Sympho- nie.On sait en effet que les concerts de la saison musicale se feront au théâtre His Majesty's, rue Guy, au lieu de l'Académie de Musique.Le théâtre de la rue Guy est beaucoup plus spacieux que l'Académie et peut loger me foule plus nombreuse.Le premier concert sera rehaussé par la présence de Leurs Excellences ie poi| verneur ginéral et la comtesse G-o- LE COUPAGE OU UZAR St Pétersbonrg, 24.\u2014 L'inhumation du grand-duc Alexis, oncle de l\u2019empereur de Russie, a eu lieu, samedi.Le Czar a suivi â pied, le cortège funèbre.Il a parcouru de cette façon, à peu près trois milles.Aucun incident fâcheux ne s'est produit.SAINT-GERMAIN- THIBAUDEAU Hier matin, dans la chapelle du Sacré-Cœur de l'église St Jacques, M.Arthur St Germain, de Montréal, conduisait à l\u2019autel Mlle Délia Thibau-deau, aussi de cette ville.M.St Germain, père, et M.L.O.Ouimet, beau-frère de la mariée, ser- vaient de témoins aux nouveaux époux.Pendant la messe.M.Aimé Chartier a chanté le pater noster de NIedermeyer.Mme L.Latourelle a aussi chanté des cantiques appropriés.M.\"\"j'.,rB.Lafrenière, présidait~à l'orgue.Après la messe, les nouveaux mariés ont pris le déjeuner chez M.Ouimét.Us sont partis pour Ottawa dans le cours de la mutinée.MORT D\u2019UN PRETRE Québec.24.\u2014 La nouvelle nous arrive, de la m rt de M.l'abbé François-Klzéar Tremblay, curé ri» Saint 'tétbode.Lac Saint-Jean.fl est dérédé, dimanche, en son presby* 1ère, à l'âge de 33 ans.J\t1\t\t FEUILLETON O* la* \u201c PRESSE *\tCiur d\u2019Enfast\tGrand Roman drama-tiq-j* par \\ Ch aria* d e f Vitu.\tt \t\t i\ti\ti\t\t Joint r'tournspt avenue Montespan.! en tête: son Henri, son fils.Sa où 11 s'informa de suite en arrivant j soeur est toute remuée de ce qui I état du blessé.\ti vient d'arriver.Il n\u2019y a plur que On le rassura.Il était toujou-s sans connaissance, mais plus calme.1 La marquise .était sortie avec sa' soeur, mais elle devait revenir bien-1 tôt; elle avait déclaré quelle ce: s'écarterait guère du lit de son fils,' et Nette lui préparait une chambre | au premier.h jpe i iv#1 es de CLNQLiJâUiii.y*, i m SBUn *\t\u201d RENAISSANCE 191\tsuite.\u2014Oui, quel întérét ?\u2014D autant plus que les deux misérables étaient médusés par mon ap- : parition sur la scène du meurtre.j \u2014Oui.Quelle a été l'attitude de ta mère ?\u2014Elle se traînait à mes genoux.¦\u2014Et l'autre ?\u2014L'autre paraissait étonné et ennuyé, tu comprends.\u2014Oui.11 n'a pas voulu se Jeter sur toi ?\u2014Il a dû eu avoir l'envie, mais en ce cas, c'était un homme mort.Sa compagne l'aurait tué comme un poulet.\u2014Puissance de la femme ! \u2014Hélas ! Enfin, que oroU-tu ?\u2014Avec le Rivarol, on ne sait Jamais.Ce sont des êtres fort compli quéa.\u2014Que décides-tu ?\u2014I! faudrait savoir rt derrière RI-Tarol 11 n'y a personne .\u2014-Il faudra chercher.\u2014Je vais penser â ton affaire et Je t'aiderai.Toi, tu va» retourner avenue de Montespan et fais causer tout, le monde, très adoitement, à la maison, dans le quartier.\u2014Et le temps?\u2014Le temps; nous l'aurons.Je vais voir le chef, tout à l'heure, et puis lui demander un petit congé pour toi et pour moi.aoi-disant-pour suivre une affaire intéressante.Ce sera la vérité, du reste.\u2014Tu n'as pas peur qu'il t\u2019interroge.qu'il s'informe?\u2014-Mais non.I! a pleine confiance en moi et te tient, fol, en haute estime.11 ne demandera rien.\u2014Alors, nous serons nos maîtres?\u2014Nos maîtres absolument, c'est comme cela que le métier est agréable.\"Maître après Dieu \", comme disent les marins.\u2014N'oublie pas Mme Spalding?\u2014Bêta! tu penses bien que non.Arec mon congé.J'ai le temps \u2014A bientôt! ¦\u2014A bientôt! JULOT S'INFORME Le soir TnAm» du Jour où cette converaation avait eu Heu, l'agent Mme d'Anouvllle et mol qui ayons de la tête ici.\u2014Et moi?\u2014 Oh! vous aussi, naturellement.Voyons, cher monsieur, vous allez nous tirer de là.n\u2019est-ce pas?\u2014On fera de son mieux, dans tous les cas.\u2014Et puis, vous n'êtes pas seul! \u2014Comment cela?\u2014 M.Maresty.Julot sourit.\tt \u2014Ah! ah' vous avez confiance en lui.Confiance Illimitée.\u2014Oh! oh! \u2014\t11 a si bien débrouillé l\u2019écheveau de mon affaire, dans le temps! \u2014Ca, c'est vrai.\u2014 Vous l'avez vu aujourd'hui?\u2014Oui, Je l'ai vu.\u2014Vous lui avez parlé?\u2014Oui, je lui ai parlé.\u2014Vous me faites languir.Vous lui avez tout raconté?\u2014Tout, tout et tout.\u2014 Ah' alors nous sommes sauves! Ah! almirable foi des femmes! -\tVous me désapprouvez?\u2014Que non! mais quand les femme* nimen*.Elles commencent par lâ et i puis elles ont pleine confiance.\u2014Eh bien! c'eet mal ?\u2014Mat non, mais non.\u2014Qu\u2019a dit M.Maresty ?Je vous le dis.L* pan- ~n a dit I\u2019»\u201911 viendrait vous pren- faisalt peine a volrldr\" r -\t-\t- 1 \u2014Me prendre ?\u2014Oui, oui.Je m'entends.\u2014A'ors je vais me sauver ?\u2014Oardez-voua an blet».Le pauvre \u2014TouJours pas de no Mlle Gordon?\u2014Aucune.C\u2019est effrayant.\u2014 Que disent ces dames?\u2014Fanny est très occupée près de son malade et jo ne puis recueillir scs impressions, mais Nette est d'une tristesse mortelle.\u2014Pauvre onfant! \u2014 Elies étaient des amies.Elles s'aimaient tant! Dites-moi, monsieur Julot^ j'ai de sérieuses Inquiétudes an Sujet de la santé de cette petite.Elle ne mange pas, ne parle presque pas.\u2019 J'ai peur de la voir tomber malade, elle aussi.Il :t - manquerait plus que cela' \u2014Ou dirait qu\u2019elle a encore un autre chagrin.\u2014lequel?\u2014Je ne sais.Elle était fiancée à M.Pierre de !a Neuville; vous l'avez entendu dire, sans doute?\u2014Oui.- Elle ne lui a pas adressé la parole.quand il est venu, ce matin; elle ne l'a pas même regardé.\u2014Ah bah! \u2014Comme vre garçon quand il est sorti d'iri.Ce n'est pas naturel, cela \u2014Non \u2014-La marquise n\u2018a qu*une chose Inspecteur serait si malheureux ?\u2014Vrai ?\u2014Vrai, là.\u2014Quand viendra-t-il ?\u2014Aussitôt qu\u2019il sera libre.Il doit demander un petit congé au chef, pour se mettre entièrement à votre disposition à vous, lui et mol.\u2014Bon, cela; où le recevrai-je ?\u2014loi, parbleu.A quoi bon s'en aller ailleurs?perte de temps.\u2014Il viendra ce soir ?\u2014Peut-être.Quant à mol.\u2014Quant, à vous ?\u2014Je vais commencer mes démarches de suite.\u2014Je vous laisse alors.\u2014A bientôt.Un mot encore ?\u2014Dites.\u2014Où trouve-t-on les domestiques ?.la petite Marie ?\u2014Hum! vous avez affaire à elle ?\u2014Je vais tout simplement l'interroger, comme un policier.\u2014Attendez.Mme Spalding alla vers la cuisine et y trouva la petite bonne.\u2014Marie ?\u2014Madame ?\u2014Voulez-vous venir, mon enfant ?\u2014Tout de suite, madame.Est-c* que M.Jacques.% \u2014Non; ce n'est pas de lui qu'il s'agit directement.\u2014Mais, je suis tout aux ordres de madame.\u2014Ce n'est pas aux miens qu\u2019il faut vous tenir, Marie.C\u2019est un monsieur qui vous demande.\u2014Un monsieur ?\u2014Oui, M.Julot.\u2014Le monsieur de cette nuit ?\u2014Oui.ma petite, celui-là.\u2014Oh! Je le ccnnals bien.\u2014Venez lui parier alors.La petite Marie arriva sur les pas d'Edith.Si gentille, la petite MarL, avec son bonnet blanc et ses rubans! Une ombre de tristesse était pour-.t&nt répandue sur ses traits charmants; l'ombre qui planait, sur cette ! maison endeuillée; mais la tristesse ne lui allait pas.Elle salua l\u2019Inspecteur.\u2014Bonsoir, monsieur.\u2014Bonsoir, mademoiselle.Mme Spalding dit à Julot; \u2014Voici Marie.Il parait qu\u2019elle vous rpnnalt déjà.Il sera facile de vous entendre.Je vous laisse, i \u2014Vous me connaissez?demanda l\u2019inspecteur à la petite bonne.) -Bien sûr.i \u2014Où m'avez-vous connu?\u2014Ah bien! vous ne vous rappelez pas?,\t\u2014Mais non.Voyons, cherchez.Julot savait bien qui était Marie par les confidences de Jacques; mais il s'amusait un peu à l'inter-; roger.\u2014Non, non, je ne trouve pas.!\t\u2014C\u2019est que nous avons changé ll\u2019un et l\u2019autre.En bien ou en mal?Disp* cette prescription onntre In dnu-leur.qui ce trouve Imprimée sur chaque botte rte \u201cTablettes Roses flu Dr Shoop contre le Douleur.\" \u2014 Dr Shoop\u2019s Pink Pain Tablets.\" \u2014 Alors demande* X votre médecin s'il evlsto nno meilleure ( formi/# La douleur sltmifle onm?es-itlon.pression du sari» Ces \"Tablettes I Rcys du Dr Shoop contre la Douleur\u201d souTakent Instantanément les maux de tête, les menstrues douloureuses et toute rtoubnr et n\u2019importe on.Essaye*-on une et Juge*.20 tablette* pour ;.i (ont* En v«iite che* tous le* pharmacien*.A w \u2014Mamonnête! Alors j'ai changé en mal?\u2014Ch! non, non.Je n'ai pas dit cela pour vous.\u2014Et je ne le dis pas pour vous non plus, monsieur.\tP \u2014Vous ne pensez pas ce que vous dites.\u2014Si, Je le pens0.Julot n'était p un beau garçon.U avait trop souffert pour l'être; n nnmoins, avec sa physionomie fine et intelligente et sa petite moustache noire, U faisait encore assez bonne figure.Il pensa: \u2014Je ne suis pas un épouvantail, après tout; mais de là à faire un mari.\u201cVoyons, reprit-il, où m'avez-vous connu?\u2014Dans la rue.\u2014Dans la rue! En voilà un endroit! \u2014Ah ben! dans ce temps-lâ.nous ne pouvions pas nous rencontrer dans les salons.Qu'est-ce que vous faisiez, alors?\u2014Je chantais.\u2014Une chanteuse des rues?\u2014Ben, oui.\u2014Et votre maman?\u2014Ma maman était bien loin, et celle qui la remplaçait ne valait pas grand mose.\u2014Comment l'appelalt-on?\u2014Marie Coulon.(A suivre) EMPLOYEZ toujour* le Sirop du Dr FRED DEMERS pour les enfants.C'est le meilleur pour le sommeil, la dentition, contre les coliques et la diarrhée.ê f* \\\t4 H » ! < I LA PRESSE MARDI 21 NOVEMBRE ions DEFI DE RAOUL DE ROUEN! Aux lutteurs américains- \u2014 Le Turc et Jenkins se rencontrent jeudi.\u2014Un autre Turc, Magancff, arrivera à New-York la semaine prochaine.\u2014 Tremblay part pour New-Yo k.yd'hut ou demain.Il doit lutter cette se- ag fl fl uarigm\ty\u2014\ti 'r One dans U Métropole Américaine con I\u2014 Li a I ar.^\t> LL CHAMEKtN DE FRANCE PRET A RENCUNTHER TOUT VENANT Raoul de Rouen a écrit de New York au Clui» Athlétique Cana'lnn une lettie Ou U exprima so,! désir «ic lancer un détl universel aux lutteurs américains Le club !.avait pas attendu la lettre «\u2022 Btoul t-.m ,!h.l\u201e ,\tl une grando réputati.,, hu champion de èram*».Déjà Lrnder.\t°\t_____ ï urner.\\\\ est' \u2022 : xu rüe « t [Del < »nt i * »u |\taiakaiik* TR t-\u2019 vt i> r \\ v fInvitation form le venii le i\tA ,'V\tTREMLfuAA lee Canadien emporte «a ceinture pour la montrer aux New yorkuls uni ne ront pas \\ ue depuis un an.Il ferait bien de s'assurer contre les voleurs avant de \u2022 partir.UN AUTRE TURC.Une dépêche nous annonce l\u2019arrivée \u2018 prochaine à New York du t urc Mangi-~f.un autre sujet du Sultan, qui Jouit nnme lutteur.BRISTOL \u201c BRISTOL \u201d DE TO.KS pouces de haut.Une de nos 52 formes.12 CtINTS CHACUN 2'A LES HOMMES S\u2019ENGOUENT des chemises que nous exposons pour toilette de soirée.La manière dont elles sont faites les empêche de bomber en avant, \u2014 la manière dont elles sont blanchies leur donne ce cachet de bon gout et d\u2019élégance tant recherché.Merveilleuses valeurs à $1.00, $1,50 et $2.00.R.J.Tooke, 177 rue Saint-Jacques.493 rue Ste Catherine Ouest.473 rue Ste Catherine Est.trer pour une bourse Importante.'loua les autres luttvur* de marque e éxaienieni rin\\Ration et le défi du i Franc*!.-.uir m St Raoul de Rouen, lutteur français.Le cluli s'attend bien que comme d habitude les champions américains vont rentrer dans leur coquille; «-'est à qui parmi eux ne se risquerait pas le premier quand ils pennent avoir affaire à.un bon homme.Raoul de Rouen a une telle réputation Que les Américaine ne peuvent ignorer Que c est un véilt tble champion qui se dresse devant eux et l'a ne seront pas pressés de relcvu* son défi.L'OPINION Dr?JOURNAUX AMERICAINS En compagnie de Johnny Dunne, de la \u2022\u2022P'iilce Gazette.\" Raoul de Rouen visite New York.Ils sont allés aux bureaux des grands journaux de \u2019a métropole.Ou la magnifique prestance du Français a produit une impression des plus favorables.Le New X0\\k Herald.\" parlant de sa visite.i!:t que le nous eau venu est probablement le meilleur lutteur à la gréco-romaine.après i\u2019aul Pons, qui soit encore passé en Amérique.Voici un extrait de cet article : \u201cUN CHAMPION DE FRANCE \u201cRaoul de Rouen, un lutteur français de haute réputation, est passé à nos bureau v.samedi matin.(Je gaillard est grand et gros d'une façon colossale .\u201cA côté de \u2019ui nos champions américains sont des pygmées.\"Le Français est arrivé hier soir par la \"Provenez.\u201d en vue de fair»* um* tournée a'Amérique.Il est prêt rencontrer tout venant sur ce continent.C'est un lutteur de marque, reconnu aujourd'hui comme le champion de France.\"Son passage en Amérique va donner un grand élan au sport rie la lutte, car le public américain va voir avec lui le meilleur lutteur en gréco-romaine, aprêf Paul Pons, qui soit encore passé ei Amérique.' UN BANQUET.Un groupe de Français, admirateurs du champion «le France, lui a «offert un banquet dimanche soir au Café Martin.Une trentaine de convive* étalent présents* LE TURC ET JENKINS.Le match entre Jenkins et le Turc Xousouf attire énormément l'attention des Américains l^i manière rapide dont le Turc s\u2019est débarrassé de Rogers a Montréal.inspire une haute canfiance à son manager, qui ne cesse de répéter que le Turc va gagner avec Jenkins comme avec Rog^i
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.