Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
samedi 12 décembre 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La presse, 1908-12-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" PREMIERE SECTION PAGES 1 A e CI s'j'JLATION T = ï DE tA SEMAINE (ÿ 2,797 25\u201c ANNEE\u2014N° 35 MONTREAL» SAMEDI 12 DECEMBRE ll>08 DEUX CENTINS T\\ mi ?flmvee des pnsonn/çrs tpu Pe/a/s de Jus f/ce Une Ce//u/e du f/en re '/ » w 10 |S ïTiu r m m m Prefojre accusés comparaissent devant les ORSQUE 1 on assiste, en curieux, à titre de témoin ou de plaignant, à une audience de la cour d'assises, on ne se doute guère de la désola \u2014u des coulisses de cet imposant tribunal.Les jurés revêtus de leurs plus convenables habits, peignés, rasés, de façon à donner à tous l'illusion d'un homme libre, venant combattre une accusation qui peut le flétrir, le pri ver de sa liberté pendant un temps assez prolongé, et même le mener à A suivre sur la pag- .3 Ûe/j ce//ufe au fribuna/ {-.s.-,, , ! r f 4 14 \u2018CoaD /À i ?LfCir.I V Canhchambre de /a Cour 111 .\\ a LA PRESSE SAMEDI V2 OECEMIME 1908 \u2022'¦\u2022'inn '11,'i!HTniiTTirni VOULU CNfANTJ EUSSENT CHARME AIMER 247e Concours (iela'fresse\" I .-» HOMMES AU CHANTIER NE VOIENT PAS L\u2019OLR« QUI VA LES ATTAQUER.OU EST LE TERRIBLE ANIMAL ?Adretsez très exactement à 247e Concours, la Presse , Montréal AVIS \u2014 Les enveloppe» qui ne porteront pas 247e Concours ne seront point considérées non plus que les coupons qui n auront point été détachés.LA FAMILLE^ GRAND-PAPA 'LES MARRONS GRILLES'; Alors, c'est pour ta commission,, je sage, qu'elle t'en avait donné rinq C'était fier petit troupier qui -Justement ! ! dîner.Ça aurait fait mon portait nom Aimé X^acise.Il s'en allait par la nuit noire.-Mais tu les as tous donnés ?Que le! i mangeras-tu ce soir ?-Kien ! J\u2019attendrai jusqu'à de- LA Pi 1ERE AUX REPAS long des quais, près de la Seine, à j main.Paris.IVâpre vent de novembre lel J^acise avait traversé la place, l'a-fouettait au visage, l'enveloppait par- nimafion régnait de nouveau autour fois d'un manteau üo g ice.\tde lui.Une horloge vint à sonner 9 La neige durcie couvrait le sol, desjh.»2 1 Ciel ! bientôt le train allait flocons légers voltigeaient en l\u2019air, ! partir, mais nul n\u2019eflt pu dire s\u2019ils tom-| \u2014Hop! Hop 1 baient des deux ou s\u2019ils y retour-\u2019 Le fiacre hélé s'arrête, Aimé y ins-naient : c\u2019était un tourbillon sans talle la fillette qui le regarde avec Le roi Alphonse d\u2019Aiagon avait appris avec peine que ses pages négligeaient de prier avant et après les repas ; il voulut leur donner une bon ne leçon et les invita tous à diner.Avant le repas, aucun ne fit le signe de la croix, aucun ne pria.L« roi ava.it aussi invité un men-Jdiant auqual il avait recommandé _ comment il devait agir.Ce mendiant llf\t(ff '\tf Û JP arriva pendant le repas, se mit à ta- VJC;?\t; ble.mangea et but à satiété, sans rien dire, et partit sans même remercier le roi.Les pages furent surpris de la conduite de ce pauvre, et pensèrent qu\u2019on allait le chasser.Mais le roi resta tranquille et se tut.Quand le mendiant fut sorti, les pages se dirent entre eux : \u2018 Quel grossier.quel détestable personnage!\u201d a Alors le roi se leva et prononça I avec sévérité ces paroles : \u201cJusqu'au-,\tjourd'hui vous avez été aussi gros- point- \u2019 Partant\tde ce principe, mes\tMers\tet aussi ingrats que ce men enfants, je me\tpermets\taujourd\u2019hui\tdiant\t! Chaque jour le Père céleste encore de vous\ttendre\tla main, je\tvous\tdonne la nourriture nécessaire, devrais dire la\tvoix, en\tfaveur des\tsant'\t,1UP tous .a demandiez, et vous petits\ti \u2019'P ,,!i artffssf7- aucun remerciement.Rougissez donc et ayez honte de vo La semaine dernière, j\u2019ai essayé de !t!e ingratitude.LES PETITS MALADES \u201cLa charité est constante, elle ne se fatigue point, elle ne se reburte vous intéresser, en vous parlant des bébés de la Crèche de la Miséricorde et des petits Incurables, et je vous al demandé de les aider, ces chers enfants, à plus facilement vivre leur existence.Vous m'avez écouté, je le sais.Et c\u2019est ce qui m\u2019encomage, à vous demander de nouveau, d\u2019ouvrir votre petit coeur, et d\u2019en faire sortir les trésors de tendresse de compassion, de charité dont il est rempli.C\u2019est en faveur de petits frères malheureux, que je veux vous dire un mot aujourd'hui.Vous, mes petits amis, qui êtes choyés, parce que vos parents ont des gros sous dans leur poche, et que cela ne leur coûte guère de les donner, pour vous faire soigner lorsqu-vous êtes malades, avez-vous pensé qu\u2019il peut y avoir des petits enfants Hélas ! nombreux sont les rhré tiens auxquels on peut faire le même reproche.UNE JOLIE HISTOIRE Je veux, raconte F.Coppée, vous dire une jol.e histoire, qui ni-¦ fut contée à Lyon, 11 y a quelques années.\"I ne fillette de la campagne arrive en ville par le chemin de 1er.avec 80,1 Panier et ses petits \u2022paquets, pour entrer en condition dans une famille respectable.Mais à la gare elle s'aperçoit avec terreur qu'elle a perdu l'adresse de la maison oû elle était attendue.L'enfant est jeune, jolie ; et a voilà seule, sans argent, nerdue dans cette grande cité, exposée à bien des périls.Que va-è-elle devenir ?\u201cOr, la petite a toujours eu une dé Quelle avait été bonne cette journée de congé, si longtemps attendue, si ardemment souhaitée!.Eh bien ! c\u2019était passé déjà, et le \u201cbleu\u201d, réconforté par la joie et le bonheur goûtés au foyer paternel, s\u2019en retournait, l âme et le coeur en liesse, où son devoir l\u2019appelait.Bast ! il ne songeait guère au temps qu'il faisait.Sa pensée restait tout entière dans la chambre qu\u2019il venait de quitter.11 revoyait la table à demi desservie, les verres au long col où pétillait un vin blanc de Lorraine, puis la lourde poêle perforée de gros trous que Jeannette maniait si habilement de ses mains délicates.Cric ! cric ! crac ! crac 1 la jolie chanson des marrons grillés.Comme on l\u2019écoutait avec plaisir, ainsi réunis autour du rouge \"braaero !\u201d \u2014Prends garde à toi, frérot ! celui-ci va sauter, j\u2019en ai peur, car j\u2019ai oublié de le fendre.A belles dents, chacun croquait les marrons, les marrons qui fleuraient uon.Tu en mettras plein tes poches ; cela te tiendra chaud aux mains durant toute la route.\u2014Tu ne penses pas à t'en aller à pied ?\u2014Certes, j\u2019y compte ! Les petit sous sont rares dams la bourse du troupier.Et Lacise s\u2019était échappé.xxx\t1 Maintenant, dans sa poche, il sentait !a douce chaleur des marrons grillés ; 11 les caressait du bout des doigts, et, tout en marchant vite, vite, il croyait entendre le rire de sal petite soeur.Soudain, sur la route quasi déserte.! un bruit étrange s\u2019éleva.\u2014Las ! songea Aimé, tout n\u2019est pas à la jqie en ce monde ! on dirait un enfant qui pleure.Fait-il assez noir par ici ! grommela-t-il en cherchant à percer les ténèbres.Au diable ces qulnquets anémiques, qui n'éclairent que leur pied !.Bon ! Je distingue à présent.Ah ! mais il n'est pas seul, le petit !.Du reste, il ne gémit plus.Et le troupier vit un individu à la mine sordide, à l'allure suspecte, qui surprise.\u2014Allons, dit-il, il faut me rendre cet habit : ce n'est pas à moi, ça, ma petite.Mais ce que j'ai je te le donne.Aimé retourne ses poches.\u2014Prends! r-s marrons, ils sont grillés, encore tout chauds.Et puis ceci.des petits sous et des gros La pièce blanche sera pour le coch\u2018\u2018r \u2014Allez ! e-n route : rue de Bercy, 25 bis.¦ Mais quand l\u2019enfant s'aperçut que 1\u201c so.dat ne montait, pas.\u2014Eh bien ! questlonna-t-elie, pour-itinl donc que tu as fait tout cela ! Qu'est-ce qu1 te paiera ?-Le petit troupier sourit, et bien vi- ti M'ii \u2019qua : \u2014Sois sans crainte, ma petite,c'est le bon Dieu qui payera ! PIERRE DE NOLY.COMMENT ECTME Il y a très peu de personne® qui parviennent à la vieillesse, sans avoir à regretter telle ou telle lettre, qu'elles ont écrite autrefois.Si vous voulez vous éviter de semblables regrets, observez bien, dès à présent, les règles suivantes: 1.N'écrivez jamais inconsidéré- LISTE DES PRIX ._______ _____________ postale®.ment, et sans réfléchir à ce que vous 2* pèix.\u2014 CINQUANTE CARTES 1er prix._ ALBUM ue xUü c-viu» 8e prix.\u2014 CASSE-NOIX, «vee sli aiguille- en argent plaqué.De prix.\u2014 UN JOLI HARMONICA.POSTAI.ES ILIXTSTREES, rues do Canada.Se prix \u2014 COLLIER-CHAINE pour demoiselles, jell de Jln, avec pendants de perles montées, très à 1a mode.4e prix.\u2014 UNE PLUME-FONTAINE.qualité souveraine que doit avoir le!Be prix.\u2014 UNE BOITE A OUVRA- aller dire dans votre lettre, 2.\tNe dites rien qui puisse faire de la peine à quelqu\u2019un, soit à votre correspondant, soit à un autre.3.\tNe dites rien qui soit contraire à la vérité; pas d'exagération, ni de déguisements.1.Ecrivez ''simplement\u201d: c\u2019est la j Le roi d'Espagne et le prince des Astu-flls\t.ries, son Le mignon héritier du ,\tvotion particulière à la Vierire.Là-1\t.\t.qui sont\tnus\tet qui souffrent du\thftut gl,r ,a\tdomina\u201dt wae se baissa, prit dans ses\tbras\tune\tftl- roid?Il\ty en\ta pourtant.Us sont\tville dont elle a peur, elle voit se le,,e menue, fluette, la\tmit\tsur\tson bien à plaindre, les chers petits\t\" au froid s ajoute le maladie, quel',.,- ,- augmentation de souffrance ! Et la ' f\u2018.s pen'es, va s age-nouiller\t^ r e ^ ca®qtie^ \u2014 .vn«s ustiii, eue a peur, eue voit se: - \u2014->\t.Si i dresser la baaiKque de Notre-Dame ^pa'tle, puis partit avec son fardeau, qte ; de Fourrt&res, Elle passe le powt, gra- Lacise pressa le pas, il marchait v.-vit >s pen'es.va s'agenouiller de- le drôle à la casquette plate .\t| vaut la bonne Vierge, se recomman- I Bientôt l\u2019on distingua le pont Sul- < hanté, si généreuse déjà, ne peut à eUe dans UT^ ardente p^ère ; | >y.tout enveloppé de brume.Au ciel.suffire à soulager toutes ies infortu- put* comme elle sort de l\u2019église, un i quelques étoiles essayaient de se mon-ne».\tj jeune homme vêtti de noir, dont la trer, mafs on eût dit, que leur souri- A la veille des grandes réjouissan-! physionomie re.» ire la bonté, s a\\ an- j ce ver* elle, lui demande pourquo.ces de la Noël, mes enfants, il est bon de songer un peu aux malheureux, à| ceux qui souffrent; de penser à eux, ! et de dire: Il faut que je partage! avec les miséreux, les plaisirs que' vont m'apporter les fêtes.A Montréal, nous avons plusieurs ' Institutions qui s'occupent tout par-i ticullèrement des enfants.Les unes j recueillent les petits abandonnés, une' autre les petits malades à perpétuité,! elle a le front eoucieux et les yeux ronges.\u201cA cet inconnu qui lui Inspire confiance, la jeune paysanne avoue la cause de son chagrin.\u201c\u2014Allez donc, lui dit alors le jeune homme, chez Madame une telle, qui demeure en ville à tel endroit.C'est ma mère.Vous lui direz simplement I re était à moitié geié.L'homme brusquement s'arrêta, posa l\u2019enfant sur le trottoir, et, sans détourner !a tête, 11 disparut en un instant.\u2014C\u2019est étrange, pensait Aimé, si J'osais.Son hésitation ne dura guère.Vite.Il courut vers la petite qui, assise sur le sol, recommençait à pleurer.\u2014Es-tu perdue ?.abandonnée ?.\t,\t.\t, i dans un salon où se trouve un por- d autres les orphelins.Toutes méri- .rait fort ressemblant de l\u2019obligeant tent d etro encouragées par les ri-! jeune homme.Puis une dame âgée et ches.C\u2019est o »rquoi la semaine der- en grand deuil la rejoint et l\u2019interro-nière, je vous demandais d\u2019aider les Mais, quand la jeune nie u\\ d.t.,\t,\t* , , ^\t, x , ! \u201cJe viens de la part de votre fils la petits abandonnés de la Crèche de la v1e|I]e dame 90U8S un eri de dou- Miséricorde et les petits Incurables.I ieuT : Il est une autre oeuvre, bien utile! \u201c\u2014Mon fils est mort!.Je le elle aussi, en faveur de laquelle jei veux tout particulièrement vous demander des secours: l'Hôpital Sainte-Justine.que c'est son fils qui vous envoie.| Pourquoi cet homme t\u2019a-t-il laissée ?Allez, vous serez bien reçue.\tElle tressaillit, leva la tête.Sa \u201cLa fillette obéît, se rend à l\u2019adres- figure mièvre, pâlotte, attestait la se indiquée, est d'abord introduite souffrance ; ses grands yeux tristes brillaient d'un éclat fiévreux.\u2014Eh bien ! dit-elle, y n'pouvait pas me porter longtemps pour \u201cun sou\u201d de marrons grillés ! Les énigmes, dans tous les temps, ont stimulé la curiosité des humains.Lacise voulut avoir le mot de celle-là.\u2014Etalt-ce ton père ou ton frère, l\u2019Individu qui.Je ne le conais pas, i! m\u2019a vue une file d\u2019adootion que la pauvre* mère accueille cette pieu®e e-nfant.à elle adressée par son fils qui est au ciel\u201d.Tous, mes enfants, vous connaissez de nom l'Hôpital Sainte-Jlatine, n'est-il pas vrai'.\u2019 Mais savez-vous ce 'pas comme une servante, c'est comme qui s'y passe?On y soigne les petits malades, ceux des riches comme ceux des pauvres.Ces derniers ont tout spécialement besoin d'être secourus.Et les généreuses dames qui forment l\u2019administration de l'Hôpital, demandent qu'on les aide, dans l'accomplissement de leur dévouement.Parmi les milliers et les milliers d.?mes petits enfasts.n'v en aura-t-l! pas qui vont se laisser attendrir, à la vue de cette misère des petits?Com- pleure degmis trois ans ' \u201cAlors, la petite paysanne, éperdue et tremblante, raconte son aventure.| je quai alors que je pleurais : sa prière à Notre-Dame, sa reneon- \u2014Qu'est-ce tu as?m'a-t-il denian-tre et son entretine.sur le seuil de|dé rudement.l\u2019église, avec ce jeune homme, dont\t_jsujs fatiguée.mes vilains voici le portra.t.\t; pieds ne veulent plus marcher.\u201cOn devine le dénouement, fe tient: _Tu vas pa,\u201eer la nuit là ?-A moins que tu ne puisse me por- GOUTTEi_DE ROSEE Il est parfoia sur les pervenches.Après le lever lu soleil, De trè* brillante® gouttes blanches Où s'allume un reflet vermeil.Dans mon pays, à nos fillettes.On raconte : Ce sont es pleurs Men y en aura-t-ll oui vont, partager Q1le font ,omber sur If» fleurette® Les anges gardiens des menteurs.leurs joies de Noël, avec les petits souffrants de l'Hôpital Sainte-Justine?Beaucoup, je suis sûr.Alors, comme les frêles mains des petits malades se lèveront suppliantes vers le ciel et- combien ferventes se- Moi, j'ai vu sur d'autre* '.\u2018étale* Rouler aussi de® d\u2019amants : C'étaient, sur leuv® visage* pâles, Des larmes de oetlts enfant*.Larmes d'enfanta ou larme* d\u2019anges.Oh !*je les aime également \u2014Où c est-y que tu veux aller ?fit-il an adoucissant sa voix.\u2014Chez grand'mère.rue de Bercy.\u2014 .C'est trop loin!.Je meurs de fnlm ! \u2014J'ai des marrons ! Ils sent grillés.si tu les veux ?\u2014Fais les voir.Cet pourtant vrai !.Us sont .'hands : c\u2019est la vie !.Et voilà pourquoi I! m'a prise.Mais, Monsieur, vous comprenez bleu, y n'.pouvait pas me porter longtemps pour \u201cun son'' de marrons grillés.Le petit soldat avait aux yeux des larmes qui le picotaient, car elles auraient voulu eou!er et lui ne voulait point qu\u2019ê'.Ies paraissent.Le froid de la nuit le saisissait trône des Espagnes est habillé en soldat d'infanterie du premier régiment du roi : Soldat du Christ, patriote espagnol, chevalier d'Espagne.LE SMITE DE MARIE \u201cJ\u2019étais à Cauterets.raconte M.de Rruisard, au moment où l'oti parlait tant des Apparitions.Je ne croyais pas plus à ces apparitions qu\u2019à l'existence de Dieu; j\u2019étais un débauché, et, ce qui est pire, un athée.\"Ayant lu dans un journal du pays que Bernadette avait eu le 16 juillet, une Apparition, et que '.a Vierge lui avait souri, je résolus de me rendre à lourdes en curieux style d\u2019une lettre.Que d'élèves s'ingénient à mettre dans leurs lettres de grands mots, des phrases pompeuses, des épithètes retentissante®! Us veulent être distingués et ne réussissent qu'à se rendre ridicules.5.\tLorsque vous recevez une let- ! tre, ne tardez pas trop la réponse, j Plus on tarde, plus on a de répu- j gnance à écrire.A la fin, on se dis- ^ pense de répondre, ce qui est une ! Impolitesse, parfois un manque de \u2018 respect; et ainsi l\u2019on mécontente l\u2019auteur de la lettre.6.\tToutefois n'écrivez jamais sous une impression de mauvaise humeur.Si par exemp'e la lettre reçue vous a irrité ou froissé, attendez que le calme soit revenu avant de répondre, sinon vous auriez infailliblement à vous repentir de votre réponse.7.\tAvant de fermer une lettre, quelque pressé que vous «soyez, ne manquez pas de vous relire.Puis, posez-vous la question suivante: Si i cette lettre tombait entre les mains! d\u2019un tiers, n\u2019en aurais-je nul souci?j N'ai-je rien dit dont je pourrais!®\u201d* avoir à rougir?8.\tSi vous écrivez deux lettres i consécutivement, prenez bien garde | à ne pas mettre sur l\u2019une l\u2019adresse | qui convient à l\u2019autre: une pareille | méprise pourrait vous causer beau- J Montréal coup d\u2019ennui® GE.M- prix.\u2014 EP'N'GLET'TE derrière mode, pour me*sieur».7e prix.\u2014 LIVRE DE MESSE.lue prix.\u2014 CUAl'LLfaîi en cristal dans uuc Jolie boite en saUn.Ile prix.\u2014 Cior«AU aimanté, valant sa moine 50c.12e prix.\u2014 UNE JOLIE BOUTEILLE de parfum.13e prix.\u2014 UNE EPINGEH \u2022\u2018fenil-le d\u2019érable\u201d ou souvenir de Mor'rênl.14e prix.\u2014 COLLIER en perles, très Jolf.IRe prix.\u2014 FOERf-METTE en nf , gmt »e romîrhrvns.Coupon du 247t Concours do la \u201cPresse\u201d NOM DU CONCURRENT.\t.,\t.\t.\t.\t.\t« ADRESSE.\t\u2022\t\u2022 w -y 245e CONCOURS DE LA \u201cPRESSE\u201d LISTE DES GAGNANTS 1er prix, PERCY MORGAN, 62, rue Rivard, Montréal.2e prix, FLORINA DEREPENTIGNY, Valleyfield, Que.3e prix, DONALD A VACHON, Farnham, Qué.4e prix, LEANDRE ROY, Glen Robertson, Ont.5e prix, ARMAND VIGIARD, 25 rue Beilefeuille, Trois-Rivières, 6e prix, RICHARD BAKER, 41 rue Redpath, Ottawa.7e prix, EUGENE QUESNEL, Primeauville, Qué.8e prix, EDOUARD PAQUETTE, 851 rue Cadieux, Montréal.9e prix, LUCIENNE LEFEBVRE, 184 rue Sainte-Catherine, 9.Retenez cette grande maxime qui vous préservera de bien des imprudences et des sottises: \u201cLes discours s'envolent; les écrits restent.\u201d CHEZ LE DON DIEU 10e prix, DELIA DUBE, Rivière-du-Loup Station, Qué.Ile prix, MARIE ANNE BERTRAND, Hawkesbury, Qnt.12e prix, ARTHUR BIRON, 1329 rue Saint-Laurent, Montréal.13e prix, LOULOU ROLLAND.433, Mount Pleasant Ave.West-mount.14e prix, MARIE BLANCHE FRICOT, 39 rue Petit Champlain, Québec.15e prix, LUCIENNE PITRE, Châteauguay, Que.j Les personnes de la ville devront se présenter elles-mêmes à nos unenfêreUdan\\b^nnIïa7aird\u20191aUztur0nner|°\" enJ°yeV un mandataire avec leur ^\u201cture, à partir de Toutes les vertus furent invitées, |lundl ! celles de la campagne ou de l\u2019étranger recevront leurs prix par les vertus seules.Il en vint beaucoup, ¦ la poste.Les personnes de la ville ne venant pas réclamer leurs prix grandes et petites.Les petites vertus!à nos bureaux dans les quinze jours suivant la publication de l»urs étaient plus agréables et plus aimable que les grandes, mais toutes paraissaient très contentes et conversaient gaiement entre elles, comme il sied entre intimes et parents.» Or, voilà que le bon Dieu remarqua deux belles dames qui avaient tout l\u2019air de ne pas se connaître.Le Maître de la maison en prit une par la main et la mena vers l\u2019autre : \u2014La Bienfaisance ! dit-il en désignant la première.\u2014La Reconnaissance, ajouta l'autre.Les deux furent absolument et In noms n\u2019y auront plus droit après -ette date.la première fois.et de prendre la petite en flagrant idicll\u2019lernent étonnés.Depuis que le' délit de mensonge.\tj monde est monde, il y a belle lurette \"Je me rends chez les Soubirous *?e eela.elles se rencontraient pour et je trouve Bernadette sur le pas de la porte, en train de raccommoder un bas noir.Bernadette me parut assez vulgaire; ses traits souf-L,\t_ ._._ freteux avaient cependant ,une cer-lll ftj L ML PADiC DI IIC tame douceur.Sur ma demande.| JL l\"L lîlL IrllLC iLlfU elle me raconta ses Apparitions TOUTE INDIGESTION ET TOUS LES MALAISES PROVENANT D\u2019UN ESTOMAC BOULEVERSE DISPARAITRONT avec une simplicité et une assurance qui me frappèrent.\u201c\u2014-Enfin, lui dis-je comment souriait-elle, cette belle dame?\u201d \u201cLe petite bergère nu -egarda avec étonnement .puis, après un moment de silence: \u201c\u2014Oh! Monsieur, il faudrait être du Ciel pour refaire ce sourire! \u201c\u2014Ne pourriez-vous pas le refaire pour mol?Je suis un incrédule, je ne crois pas à vos Apparitions.Un jeune païen, nommé avait été converti et baptisé de seize ans.Le Jour de la pre mière communion approchait; il alla trouver le missionnaire et lui dit; \u2014 Père, est-il vrai que demain je recevrai dans mon coeur Notre-Sei-gnettr Jésus-Christ?\u2014 Est-ce que tu doutes, mon enfant, de la présence réelle de No- Rien ne restera non digéré ou sûr|repas avec un bon appétit et les mets dans votre estomac si vous prenez vous paraîtront toujours bons parte Diapepsine après votre repas.Ce que vous serez sûr de n'avoir ni indi-puissant agent digestif et antiacide, gestion, ni insomnie, ni ma! de tê'e bien qu'aussi inoffensif et aussi agréa- i«u aucun dérangement d\u2019estomac ble qu\u2019un bonbon, digérera et prépare-! toute la journée qui va suivre- en ou Victor, ra pour l\u2019assimilation dans le sang lire il ne vous faudra aucun\u2019 laxan'f à 1 âge toute la nourriture que vous pourrez ou pilules pour le foie pour tenir vo- 13.Dre- nrpndrp\ttrrx £»ctrxr*vo/> Le visage de l'enfant s assom-i tre-Seigneur dans la Sainte Eucha-brit.prit une expression sévère:\t^istie?Monsieur, vous croyez !\t\u2014 Non.Père, mais comment le que je suis une menteuse ?\u201d\tI Fil* de Dieu vient-il de la gloire Je me sentais désarmé.Non.idans le coeur d'un pauvre sauvage Deruadette n était point une men-'qui a adoré les faux dieux?Que lui teusc, et je (us sur le point de me dirai-je quand je l\u2019aurai»rfçu?mettre à genoux pour lui demander pardon.\" Puisque vous êtes un pêcheur, répondit-elle.reçu Quand tu l'auras reçu, tu lui diras: \u201cMon Dieu, je vous aime et Je veux vous aimer toujours\u201d; puis, i .\u2022\t,!,P'va,s ,Y0\u201918 refaire : tu l\u2019écouleras dans ton coeur, et tu le sourire de la \\ ierge.\t.j,,! répéteras: \u201cMon Dieu, Je vous \u201cL entant se leva très lentement.Joignit les mains et esquissa un sourire célrsu» que je n\u2019ai jamais vu sur des lèvres mortelles.Je vis sa figure écnlrée d\u2019un reflet troublant.Elle souriait encore, les yeux tournés vers le ciel, que J\u2019étais à genoux devant elle, persuadé d\u2019a-! voir vu le sourire de la Vierge suri n figure de la voyan-e.prendre.Mangez ce que votre estomac demande sans la moindre crainte d\u2019indigestion, d\u2019acidité sur l\u2019estomac, de gaz, de brûlement d\u2019estomac, de maux de tête, de nausées, mauvaise haleine, pyrosis, une sensation de pesanteur ou toute autre affection désagréable.SI vous achetez chez votre pharmacien une boite de 50c de Diapepsine de Pape v uts verrez toujours venir le tre estomac et vos intestins en bon état.Diapepsine de Pape se trouve dans toute pharmacie et contient plus qu\u2019U ne faut de triangules pour guérir parfaitement le pi-e des dyspeptiques.1 ^ y a rien de meilleur contre les Kaz et les odeurs acides de l\u2019estomac, ou pour guérir les maux de tête provenant de l\u2019estomac.Vous ne sauriez garder à la maison un article plus cftmmode et plus utile.aime! Victor suivit cet avis, et, après la! communion, on le vit comme absorbé dnns une intime joie.Trois semaines après, Victor se présenta de nouveau au missionnaire: Père, je voudrais communier.Pourquoi donc, mon enfanl?Depuis je p(,rte en mol dans'\tPère reprit Victor, depuis ma t'intime mon âme.ce souvenir d).j\t\u2018\u2019\"mmunlon je disais sou-! vin.Il a séché bien des larmes 1 VPn\u2019: Mon, Dleu,\u2018 ^\u2018von,?a,mfi J'ai perdu ma femme et mes deux Ve\u201dx vous alTner 'ouJm'r« \u2022 p< \" GratisBELLE vaisselle tint ANNONCE HONNETE ses godillots »e rlvilent nu sol, la p»- fil'®*.Pt 11 ,ne semble que i» .P,,rl8,t' j'pntendals sa voix dans .J~ J-\u2018\tsuis point seul au monde.Je vis mon \u2018'ofl,lr\tJ°\"rs' \u2018 H tlte claquait des dent allons-nous.en., avec le sourire de la Vierge.ne me parle plus\u201d.Je voq-' ront les prières qui jailleront de leurs 31 triste® sont celles de* anges lèvres, en faveur de leurs bienfaiteurs! Cè sera votre récompense, mes chers enfants.Adressez votre obole à l'Hôpital Sainte-J tjstlne.Avenue Delorimler, Montréal, et vous a rirez accompli un bien doux devoir, mes enfants, vous aurez amoindri des souffrances.St pure® celles de® enfants ! M ARY'.CL.\u2014Viens ca, dlt-1 \u2014Sons égard pour 1 capote, la ca-| \"N'en est- 1 pas ainsi\"dc\u2019tous ceux !rtral\" le w\u2019rvo,r n'\u20190,'p l»o«r qu'il pote du gou'-rrrement 11 la défit, vi- qui ont vis.té la terre de la vision?'reCO,nnienoe * mo pa|',p'' Ceux qui liront cette histoire se souviendront du mot de saint Augustin : te.en enveloppa Joséphine qu'il prit ensuite dans »es bras.\u2014Où est-ce cela, rue de Bercy ?«\"\"It.U.rnno à n rv Ns «1 voiiN aétflrez un baau Service fie Vai*t*elle pour une MORCEAUX VARIES \u2014A gauche, à dioite et puis tout! \"J'ai tout appris dans le regard 1 droit.Jusqu'au 25 b 3\t[de rna mère agonissante.\" La neige avait resué de tomber.UB IL EST SI VIEUX rfepeasez pas votre argent ieutilemen*.une familla la six- atna, »rrami noua arallle la six pemonnas, oui pour U darahiüu nem «Lr.i \"\t1 e \u2022\t1 » cpt-ite s.itr» n ira et rotr» »4r»i.»e imméduteœent, et coimene* rte renrtre nibolte- «enlenraii *'rt«« A la campagne.Bébé, debout de Pa petite Marie veut im ter\tsa\trayon de\tlune descend :it sur\tterre *t g-ande so-if.qui vient de Jou-m-\tun\tsembiait\tmo trer\tau\tjuin»\thomme morceau de niann et tapote au ha- chemin qu\u2019il devait suivre, sa-rd sur le clavier\t! \u2014Pourquoi t'en étais-tu a\u2019iée si | \u2014Iji'ese donc, dît la soeur, tu no loin- demanda-t-il à l\u2019onfant.si I sais nas jouer !\t?loln û'ie tu n en peux plus revenir ?Marie se redresse et répond avec \u2014Dame ! j aviis porté le gros sac, une gravité sévère :\t-\t!p grand\ttac plein\tde\tmarrons à la \u2014je joue aussi bien que toi.Seule-!\tfille du voisin qui\tles\tvend\tprèa du ment, ce n\u2019esut pas le même morceau Pont-Neuf.ANATOMIE RUDIMENTA\u2019RZ Jean, qua ,e ans, pleure parce qa '1 a un petit bouton au Éialn.e ; ou lui demande ce qu\u2019il a : \u2014J'ai mal.répondit-ll, au plafond de ma langue.I bonne heure, as® r e an lever du so-'\tWV'én l»ll.Mais, comme U y a du bro l- «n mémo\t, ,,\\\\ «.rPrl.rt\u201e\t)'r*«Tra tout l\u201e Lnd.'«.hM.r* I\t, r, lard, l\u2019astre du Jour arvparatt à I ÜO-\tses.vs« cette «rende ec-etrae .1 obtenir nn ««\u2022an M«rr1n« de \\ af»*«11« aan* d#pen*er nn «ou ftüIrM-nous 'mmédlatemt t it*ovei le pi«» ¦\u2022\u2022r dant votf* loc&i'tA.Adre®*er : THE DR.MATURIN MEDICINE CO.Ospt 106 Toronto.Oi t A\t.ti-n IA PRESSE SAMEDI 12 DECEMBRE 1908 HE DOM PA?.| MONSEIGNEUR FEVRE Dans le numéro du \u201cCorrespondant\" du 10 octobre.M.Georges Goyau commence ainsi son article : \u201c1^ Réveil d'une église et d'un peuple\": Vingt ans d'histoire bavaroise.\u2018'C'est une mode historique de joindre au nom de la Bavière l\u2019épithète de catholique: mode assurément justifiée, puisque dans la guerre de Trente-Ans, \u2014 crise décisive dont toutes le» consciences de l\u2019Europe centrale étaient en jeu.\u2014 la Bavière sauva l'Eglise romaine.Mais rien n'est redoutable, pour les catholiques d'une nation, que ces formules exaltantes qui leur donne l'illusion d'une complète sécurité, et qui; tout doucement, les font glisser dans une anémique indolence: alors s'affadit le sel de la terre.Et puis un jour vient où la \u201ccatholique Bavière\u201d, tardivement secouée par une législation vexatoire, se demande, en voyant la politique religieuse de son gouvernement, si cette épithète de catholique dont elle s\u2019honorait demeure une gloire ou devient une ironie; un jour vient de même, où les \u201c36 millions de catholiques français\u201d, que si longtemps on fit s'aligner en belles parades du haut de la tribune parlementaire, constatent douloureusement un déchet qui condamne es triomphant calcul à n'être qu\u2019un archaïsme.Et ce sont des minutes fécondes, que ces minutes de révélations brutalement sincères; la lueur qu\u2019elles jettent illumine dans ses profondeurs l\u2019âme collective des fidèles; certaines façades croulent, qui mentaient et qui dupaient; dans un élan de repentir, les énergies retrouvent une première force, qui consiste à bien mesurer leur faiblesse, â s en accuser, à la réparer; et c\u2019en est assez pour que le sel de la terre reprenne sa vertu souveraine.\u201d Il nous a paru utile de reproduire le passage de l'article de M- Goyau.D\u2019aucuns verront sans doute une analogie entre ce que l'écrivain du \u201cCor-respondant\u201d dit de la \u201ccatholique Bavière\u2019\u2019, des \u201c36 millions de eatho-liques français\", et le \u201cCanada français, le pays le plus catholique do monde\u201d.Il importe, croyons-nous, de se rappeler que ces formules, si elles flattent la vanité d\u2019un peuple, ont pour effet de l\u2019endormir et les font glisser dans une \u201canémique indolence\".Il se pourrait que notre Province de Québec s'amusât de cette épithète flatteuse, au point d'oi-iblier.que même sur le terrain religieux, la lutte est une condition de la vie.N'attendons pas l\u2019heure de la persécution ouvertement poursuivie, et formons dès aujourd'hui une opinion publique qui comprenne la nécessité du catholicisme pour notre société.Secondons les mouvements de réels progrès, mais ne soyons pas dupes, ni des mots sonores, ni des réformateurs outranciers qui les prononcent, trop souvent, sans en prévoir -a portée.Ne dormons pas! H.P.L'IiISTITüT CATHOLIQUE LES COULISSES DE LA COUR L\u2019ASSISES Remède Gratuit contre le DROIT ECÜtSIASTIQUE Mgr h.A.Paquet, professeur de théologie à l'Université Laval de Québec, vient de publier un livre : Droit public de l'Eglise, Principes généraux.Ce livre a sa place toute marquée dans les bibliothèques canadiennes.On est généralement peu instruit, dans le monde laïque, sur ces questions de droit ecclésiastique.On a besoin de l'être davantage si l'on veut, à l\u2019avenir, être capable de lutter avantageusement pour défendre les droits de l'Eglise, déjà mis en doute, en notre pays, par toute une classe qui cherche à faire école.Mgr Paquet était tout désigné pour donner, sur le droit public de l'Eglise, des leçons profitables.Comme il le dit dans son avant-propos, le distingué prélat, dans son volume, établit \u201cles principes sur lesquels se basent les opérations de l'Eglise dans sa marche à travers les siècles et dans ses multiples relations avec les sociétés humaines.\" Nous encourageons vivement nos lecteurs à se procurer ce précieux ouvrage, ils y trouveront la clarté, et une grande sûreté de doctrine.Nous parlerons plus longuement de ce volume.H.P.Nœ lecteurs savent déjà que Mgr J.Fèvre, décédé l'an dernier, a con-fïjnié l\u2019KIstoire de l'Eglise de l'abbé! Darras, et qu'il y a ajouté plusieurs j gros volumes.Que faut-il penser del l'oeuvre du curé de Ixnixe ?Nous te- j nons à reproduire à eu sujet, de lai \u201cRevue pratique d'apologétique\u201d | l ine des meilleures du genre, un article écrit par un catholique de France de haute marque, M.J.Guiraud, professeur à l'Université catholique de Besancon.D'aucuns en notre pays, s'efforcent de faire à Mgr Févre et à ses écrits, une renommée qu'ils ne méritent ra-8-Ce qui semble leur plaire chez cet écrivain, c\u2019est sa manière cassante,! bruyante et.tapageuse d\u2019attaquer des adversaires et de conduire une controverse.Cette façon d'agir n\u2019est pourtant pas le signe d\u2019une grande âme ni d\u2019un esprit élevé ; et comme les admirateurs, les défenseurs du prélat, avant de brûler leur encens devant lui, feraient mieux de méditer et de mettre à profit ces paroles SI pSeines de bon sens, de Jules I^maître.\u2014 l^es contemporains, 7e série : Les deux tartuffe \u2014 \u201cIl y a des gens qui s'admirent \u2014 Mgr Fèvre s\u2019est dédié vingt-neuf pages élogieuses dans sa revue de la science contemporaine, \u2014 \u201cet qui se \u201coroient l'âme belle, énergique et généreuse parce qu'ils ont sur tout des \u201copinions violentes, insolentes, ab-\u201csolues et Instantanées ; comme si la \u201cmanie affirmative était une pré-\"somption de beauté morale ! Oh ! \u201cque je me méfie ! et combien j'ai \u201cpeur que, tout au contraire, cette 'Inaptitude a considérer les aspects \"divers des choses, n\u2019entraîne l'inca-\"pacité de se connaître soi-même et \u201cde voir sa pauvre vie comme elle \u201cest, et toutes les tristes suites de \u201cl'aveuglement sur soi ! Vagues, vines et bruyants, dupes des mots, du-\u201cpes des modes qu'ils se figurent \u201ccréer avec fracas, n'hésitant jamais \u201cparce que jamais ils n'expriment \u201cceux-là peuvent me traiter de fal-\u201cseurs de tour.Us ne comptent pas\u201d.Pour en revenir à Mgr Fèvre, nous ne craignons pas de dire que s'il a porté sur des hommes Illustres de France, des jugements erronés, injustes.il en a aussi porté de semblables sur des hommes que nous vénérons ui Canada, tel l\u2019Çlmlnentiesime cardinal Taschereau de douce mémoire, et plusieurs autres prélats, encore vivants, que nous respectons d'une ma nière toute spéciale.L'article de M.Guiraud que nous citons, donne, croyons-nous, la note vraie sur Mgr Fèvre, et dit avec raison ce qu'il faut penser de l\u2019oeuvre du vieux curé.M.Guiraud, après avoir rappelé l'impression salutaire que l'on retire de la lecture du livre de Mgr T'ser-claes.Intitulé le \"pape Léon XIII\u201d, apprécié comme on va le lire le travail de Mgr Fèvre, dans sa chronique de la \"Revue pratique d'apologétique.\u201d H.P.L\u2019AMI DES SOURDS MUETS \\ On nous a adressé, cos jours derniers, V Am.dos Sourds-Muets*\u2019.Cotte petite revue est très bin, faite Nous la saluons amicalement.Nous souhaitons qu\u2019elle remplisse toujours, avec amour, le rôle de consolatrice des malheureux qu'elle semble s'étre assigné.Ost une heureuse idée que l\u2019on a eu d\u2019intéresser les uns aux autres.ley sourds-muets, sortis de nos matons d\u2019éducation.Longue vie et succès à la gentille revue.Telle qu>lle est.son oeuvre (de Mgr de T\u2019serclae* > a un réelle valeur.L\u2019auteur rappelle la parole de Joseph de Maistre: \u2018Les temps approchent où nous aurons dans le monde la présence visible de la papauté \u201d, et il fait remarquer avec raison que ces temps 30\"?venus.Son livre nous en donne la preuve en nous montrant la vitalité prodigieuse de la papauté sous le pontificat de Léon XIII et l'action profonde que ce pape a exercée sur le monde entier, sur les peuples catholiques comme sur es hétérodoxes, sur les croyapts.comme sur les incroyants.dans le domaine de la politique comme dans celui de la religion, dans les questions sociales ou matérielles comme dans les spéculations de l\u2019esprit.C'est ce qu\u2019il faut proclamer hautement en face des politiciens A.courte vue et des sectaires étroits de la libre pensée qui annoncent A tout propos la mort de la papauté alors qu'avec I*éon XIII et Pie X elle s\u2019est montrée \u201cla plus haute puissance morale\u2019\u2019 qui exista en ce monde.Ce n'est pas l'Impression que l\u2019on retire des deux gros volumes que Mgr Fèvre a consacrés au pontificat de I^éon XIII dans sa continuation de r\u201cIIlstoire de l\u2019Eglise\u2019\u2019 de \u201cabbé Darras.Quoi qu\u2019en dise le titre, nous ne sommes pas en présence d\u2019un ouvrage d\u2019histoire, mais bien d\u2019une compilation sans intelligence se transformant le plus souvent en un vulgaire oamphlet.Il est vraiment A regretter qu\u2019un prêtre.un prélat ait dédaigné d'étre un historien pour prendre le ton.les allures.le style d'un Journaliste de bas étage.Il est certes permis, même A un ecclésiastique, de préférer tel évêque A tel autre et de porter tin Jugement motivé sur les manifestations de la vie politique de l\u2019Eglise et de ses chefs.Mais ce que l\u2019on ne saurait admettre.c'est que ces appréciations se transforment en grossières attaques, en violentes injures, en plaisanteries vulgaires, et que les pajes écrites par un p* élut puissent être signées par les rédacteurs de la \u201cLanterne\u2019\u2019.Tel est le reproche qu\u2019on peut adresser A «a plupart de celles qui composent ces deux volumes de Mgr Fèvre.Mgr Besson est pour lui \u201cun étourneau gallican, devenu un étourneau hypocrite.ayant beaucoup de déchet sur sa filasse'* d'écrivain, ('\u2019est \u201cle Pro-rope de Besancon \u2019 ! 43.pp.194-19S) nu plutôt \u201cun Rabelais mitré \u2019\t( p.202).'Mgr Botirret.évêque de Rodez, \u201cn'a pas ombre de ces coups de boutoir qui déchirent les sophistes et mettent eu fuite la chlennalib*' ( p.\u2022jn.%): H fit tomber sa \u201cSemaine religieuse ' dans \u201cla mêlasse absurde et stérile du conclliatorlsme\u201d (p.\t206); ! Mgr Fèvre l\u2019accuse formellement de mensonge et déclare que ce qu'il fit de mieux, dans sa vie.ce fut de mourir re farouche écrivain ft il dénonce leurs perpétuels \u201cattentats\u2019\u2019 parue que \u201cSaint-Sulpice gallican élevait très haut les seigneurs évêques, mais rabaissait le seigneur pape et ne tenait aucun compte du petit curé\u201d ( p.216).Le cardinal Mathieu, archevêque de Besançon.a été \u201cun sectaire au pouvoir, dans l\u2019Etat, un caméléon, dans l\u2019Eglise.une borne*\u2019, et il est classé avec \u201cles Foulon.les Bourret et beaucoup d'autres qui trempent leurs mains dans le sang des prêtres pour crime de fidélité A l\u2019orthodoxie romaine\u201d (p.223).L\u2019archevêché et le clergé de Paris sont particulièrement malmenés.\"Une -bonn^r bête qui a traîné sa charrue sans bruit et qui s'est tenue tranquille au râtelier P\u2018 Ut.A Paris, avec des protections, devenir évêoue.De* plus, il y a.A Paris, le sièg*- du gouvernement.les ministères.les gens du monde, les nobles, les bourgeois, les riches, des \u201cproxénètes\u201d (!> et des prolétaires au milieu desquels les prêtres évoluent, avec injonction de se produire et facilité de se faire valoir.L\u2019archevêché et Saint-Sulpice sont le théâtre de toutes les intrigues\u201d ( p.233).A Paris, \u201cfoyer d\u2019attraction pour les soutanes françaises qui aspirent A la fortune\u2019]® vint naturellement Mgr Meignan, \u201cfê compatriote des poulardes du Mans\u201d; évêque de Chft-lons.il Joua parmi les gallicans et les libéraux le rôle \u201cdu boeuf muet'\u2019 (pp.269 et 273).* Mgr d\u2019Hulst est accusé d\u2019écrire dans le \u201cCorrespondant\u201d, \u201cce déversoir des idées libérales\u201d et d\u2019y plaider, en faveur de Renan, \u201cles circonstances atténuantes de l\u2019apostasie\u201d < p.297 ).et s\u2019il n'en dit pa6, pînrj contre lui c\u2019est que dans une circonstance solennelle Mgr d\u2019Hulst a dit du bien., de Mgr Fèvre.Mgr Duchesne n\u2019ayant pas pris cette précaution est tout simplement convaincu \u201cd\u2019enseigner les origines chrétiennes de façon A obtenir les applaudissements de la science athée.et même de se fair* de sa chaire un marchepied pour décrocher le poste officiel de l'Ecole (?) (1), promotion dont le Jugèrent digne les plus violents et les plus méprisables ennemis de l\u2019Eglise\u201d i p.298).En revanche.Mgr Fèvre mot au premier rang des lutteurs Mgr Isoard, l\u2019évêque ou plutôt \"l'Athana-se\u201d d'Annecy, bien qu\u2019il ait \u201cchoppé dans l\u2019ontologisme\u201d (p.\t235), et au premier rang des savants.Mgr Mérîc.\u201cson ami de plume\u201d, qui lui a remis, \u201cde sa main, tous ses ouvrages\u201d.\u201cDe nos jours, dit-il.il n\u2019y a pas mieux que Mérlc! il est supérieur même A Oratry, trop hasardeux et trop alambiqué.pour rendre compte de tous les ouvrages de Méric, il faudrait parcourir, à vol d\u2019oiseau, toutes les provinces de l\u2019ordre moral\u2019\u2019 (p.\t309).Dans ces hauteurs oi) ne pénètre que le vol de l\u2019oiseau, voisinent avec Méric, le chanoine Davln, \u201cle grand épouvantail des gallicans\u201d, celui qui a dénoncé \u201cles crimes de Bossuet\u201d (p.315), et enfin Mgr Perriot, rédacteur en chef de \u201cl\u2019Ami du Clergé\u201d, qui est.comme le Seigneur, \u201cau-dessus de tout éloge\u201d (p.318) \u201cquia major Omni lau-de.nec Laudare sufficis\u201d.Mgr Fèvre et Mgr Perriot ont eu de violents conflits avec leur ordinaire, l\u2019évêque de Langres.Mgr Fèvre, \u201cqui n\u2019écrlt pas avec la plume de Fro-copc\u201d (p.327).s\u2019est vengé en faisant de son évêque.Mgr I^arue.le type de l'évêque concordataire, ce pelé, ce galeux, d'oi) nous vient tout le mal! U le pass*» \u201cau scalpel\u201d, le montre vivant sans le sou \u201csous le régime lati-tudinaire (?) de la vie parisienne\u201d, devenant évêque alors qu\u2019il était \u201cl\u2019homme anéanti, le néant visible, un zéro sacerdotal\u201d.Arrêtons-nous dans cette litanie d\u2019injures qui occupe une dizaine de pages et dans laquelle l\u2019évêque actuel de I^angres est uni A on prédécesseur, et demandons-nous >ù l'auteur aurait pu en venir s\u2019il ivait écrit avec la plume de Procopc (cf.43.pp.455 et sulv.) Après avoir ainsi flétri tous ses ennemis.qu\u2019ils s'appellent le cardinal Perraud, ou Mgr Larue, le cardinal Bourret ou Mgr Juteau; Mgr d\u2019Hulst ou Mgr Duchesne, exalté scs amis Perriot.Meriç.le P.Hilaire, l'abbé Rambouillet, l\u2019abbé Curé, mis au même rang que Pasteur, Mgr Fèvre fait sa projye apothéose.Dans sa revue de la science contemporaine, il accorde \u201ccinq\u201d pages à Pasteur (tome XLIV.pp.356-361 ): il s\u2019en consacre \u201cvingt-neuf\u201d A lui-même (\u201cibid\u201d, pp.498-437).Tl n\u2019en faut pas moins pour raconter ses tours de force.\u201cA soixante ans.possesseur d\u2019une bibliothèque ne 30.000 volumes, Justin Fèvre pouvait aller la nuit, sans lumière, dans sa bibliothèque et mettait là main sur le volume cherché.ITn jour, des confrères, stupéfaits d\u2019une si étonnante aptitude, consacrèrent six semaines A forger des difficultés de toutes sortes, et vinrent un beau matin au presbytère de Douze, sous prétexte de déjeuner banal, poser toutes les questions de leur programme A l\u2019amphitrlon (sic).L\u2019Interrogatoire eut lieu dans la bibliothèque de onze heures A midi.Sans hésiter une minute.le curé de Douze répondit A toutes les questions\u201d (p.409).Comment s\u2019en étonner d\u2019ailleurs?Petit séminariste.\u201cil était déjà une manière de tété\u201d (p.410).Son premier ouvrage était d'une logique rigoureuse intransigeant.radical, tranchant avec force, parfois avec éloquence\u201d et Mgr Fèvre n\u2019hésite pas A le mettre en parallèle avec la \u201cCité de Dieu\u201d (p.415).Ces grands travaux dont il nous donne l\u2019analyse ne l\u2019empêchaient pas de collaborer A r\u201cOiseau Mouche\u201d de Fhi-coutimi.de faire un mémoire sur la construction d\u2019un chemin de fer et quantité de brochures qui ont eu toutes \u201cun universel succès, sauf A I^an-gres\u201d; car nul n\u2019est prophète en son pays
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.