La presse, 2 avril 1892, samedi 2 avril 1892
[" d< HUITIÈME ANNÉE-No 127 u'1' vr MONTREAL.SAMEDI 2 AVRIL 1892 UN OENTIN FEUILLETON DE LA PRFSSE Mater Dolorosa (\u20220) - TROISIÈME PARTIS LE MENSQiNGE CE LA TOMBE (SsiiCl On l\u2019emporte au milieu d\u2019un in-de»criptib;e cutnulie.Clément «e lève vivement pour aller la soigner, Claire, elle.»* bouge paa, imp sa ble et muet e cou me ai i\u2019iuciueut u\u2019avait pas eu lieu.Les divers domestiques de l\u2019hôtel de Cjrpièree succèdent à Heine Fen« hoët au fauteuil des témoins.Lear déposition est sans importance, excepte sur un seul point.Ils disent tons, en effet, que M.le marquis était ombrageux, iuquiet, qu\u2019il adorait madame, tout en la martyrisant.Madame, elle, était la douceur et la bonté mêmes.KUe ne répondait jamais, ne se plaignait j.-mais.Au moment de la mort de M.Te la réponse qn\u2019à faite M.de Cypièrea aux paroles de sa femme.\u2014M.le marq jis a dit mot i mot ceci ; sans une parole de plus ni de moius : 44 \u2014 Oui, même toi, mon adorée.\u201c Il le faut.Oh ! pardon ! pardon ! \u201c mais tu reviendra» dès que j\u2019ap-44 relierai.Beste là tout près.\u201d l ne émotion indescriptible remua la foule depuis l\u2019extrade des juges jusqu\u2019au fond du prétoire.\u2014Ijui, é:ait dans a chambre du mourant lorsque cts paroUs ont été prononcées par lui f demanda le président.\u2014.sme la marqnUe et M.Raymond Smtéiy, tout urès du lit.Ai.l\u2019aobé au p.ei du lit et en retour, de l'autre côté, Clément Oa be.Ce dernier fut appelé instantanément.\u2014Vous venez d\u2019entendre les paroles du témoin, dit M, de Kubaslens.Avez-vous souvenir d\u2019avoir vu et entendu ce qu\u2019il vient de raconter ?Dans l\u2019auditoire on eût pu saisir le vol léger d\u2019une mouche.\u2014Cue partie de ce que vient de vous raconter Donatien n\u2019est pas vraie, dit Clément de sa voix nette et un peu brusque.Iques rumeurs s\u2019élevèrent.marquis, AA.l'abbé Biniély est am- | des ex t .ms mals-jun .mes vé dans l\u2019antichambre et les pièces partirent meme de divers cô.és à la voisines où tous ceux de la maison fou.étaient assemblés.11 paraissait troublé et ému à ne pouvoir se tenir debout.\u2014Eu.rez tous, a-t-il dit, M.de Cypières vous demande, H a une \u2014Ces Interruptions sont aussi inconvenantes que ridicules, dit le | prés.dmt.Huissier, laites sortir ceux qui se sont permis de les faire, Et je préviens le oublie qu\u2019à U pre- importante révélation à vous faire, j ni 1ère marque d'approbation ou de blâ.ne, je fms évacuer la salle toute entière.X^ui n\u2019osa protester, et l\u2019audience continua.\u2014Dites ce que vous savez, ordonna le président à Clément Gaube, et racouiez-.ous, comment, d\u2019après vo s, les choses se sont passées.\u2014Quand M.l\u2019abbé iSintéiy est arrivé, sou frère et Mme la marquise étaient en effet d\u2019un côté du lit du niàLre et moi de l\u2019autre.Monsieur le marquis a parfaitement dit : \u2014Qu\u2019on me laisse seul avec 1 l\u2019abbé.Et à la question do madame la j marquise demandant:*1 Même moi \u201d il a répondu d'un tou très bruque : \u2014 \u201c Oui, même vous ! \u201d \u2014Et le reste de la phrase, deman-| da le président ?\u2014Il n\u2019y a pas eu autre chose.M.le marquis n\u2019a pas prononcé un mot ! de plus que ce que je viens de vous ! dire.Donatien, resté debout contre le fauteuil destiné aux témoins, fit un pas vers Clément Gaube, ses yeux étincelaient : \u2014C\u2019est une infamie, vous savez, ce que vous laites là, dit-il, le geste presque provocant, et vous avez entendu les paroles de M.le marquis mieux que moi, car vous étiez plus près.I Clément ne broncha pas.Son regard ne se détourna p s de celui de j son camarade.Il ne recula pas j d\u2019une semelle.\u2014Je dis la vérité, dit-il, très calme I et très maître de lui, c\u2019est vous qui inventer es que vous avec raconué.I ne sensation passe uans l\u2019auditoire.Ces gens-là disent la vérité, il n\u2019y a pas à en douter, ou le voit, on le lent.Evidemment, ce que le marquis voulait révéler, c\u2019était le nom de son assussin.Mais cet assassin quel était-il, sa femme ou une autre ?.Et cet autre, qui ?.Claire de Mondragon, la seule intéressée à la mort d\u2019Horace, la seule devant hériter de ces millions dont la séparait une frêle enfant de quelq es mois, morte depuis?.\" Eh oui ! ce nom était sur toutes les lèvres.Un juré avait même posé des questions qui le prouvaient.Mais elle n\u2019était pas à Paris quand le crime s\u2019était commis.La signature sur le livre des lettres chargées affirmait bien que le 7 au soir elle était à .uagalas.Le témoigoage deses domestiques était facile à avoir.Du reste, à Laris, dans un hôtel où il y avait trente personnes au moins, était-il croyable qu\u2019elle eût pu se cacher, se dissumuler sans que quelqu\u2019un l\u2019tût vue ?Autant de problèmes bien difficiles à résoudre.Et cependant, malgré les témoignages si affirmatiis de Clément Gauoe et de Heine Penh ët, malgré la confiance illimitée qu\u2019inspirait ce valet de chambre, type absolu de dévouement envers son maître et d\u2019honneieté rigioe, on ne pouvait admettre que .ladeieine fat coupable.Elle, une empoisonneuse, avec ce beau visage pur sur leouel ne pas-laient que de grands et beaux sentiments, avec ces admirables yeux aux regards d\u2019ange, ces indignations s.ucères et vibrantes qui la faisaient sortir, mais dans une noie constamment si juste, de son caractère, à part cela d\u2019un douceur si exquise ?Et toujours la question terrible te posait, amenant l\u2019anxiété de chacun jusqu\u2019aux limites du possible.Si ce n\u2019est pas Madeleine qui a empoisonné M.de Cypières, qui alors ?Cet intérêt poignant et angoissé augmenta encore, devant la déposition du dernier domestique qui restait à entendre.C\u2019était Donatien, l\u2019ami d\u2019André Bascou.11 était d\u2019antant moins suspect au gros public, qu\u2019en sortant de Ibôtel Se cypières il était entré au service ae la vicomtesse do Mondra-gon.Du reste, il était du pays, et passait pour un très honnête garçon.\u2014élément seul, ait-il, entrait chez M.le marquis et faisait ses appartements.Mais après une maladie si longue, il était étreinté, et dans les derniers temps, il se contentait de soigner son maître.C\u2019est de celle façon que j\u2019ai été chargé de faire l\u2019antiufiambre, l\u2019o-\u2022atoire de la déf nte Mme la marquise.la mère de monsieur, et un >etit salon en retour revenant du ;ôté de la chambre de madame.Je me trouvais dans ceite derrière pièce, le matin de la mort de >i.le marquis, au moment où .u.l\u2019abbé bintély est arrivé.Ai.le docteur bintély et madame Ataient, à ce moment-là, auprès de M.le marquis.La porte du petit salon dans le- loque, et natti: Uement il s\u2019était vite répété.\u2014M.Auory svait peur qu\u2019elle apprit 1a mort da sa fille, »e disait-on de tous les côtés à 1a fois.\u2014Elle ne U «ait donc toujours pas ?\u2014Non, personne n\u2019a le courage de la lui faire connaître.Et l\u2019intérêt qu\u2019.n'pirait Madeleine ¦ se dév uplait, se centu-plaii, et persuadé de sou innocence, tout le monde répétait : \u2014On ne peut pas la comdtmner ; mais quanu on lui aura rendu Ih liberté et l\u2019honneur, qui donc lui rendra sa fille ?.IX LE DERNIER REGARD Comme Madeleine sortait de la salle u'audience, Kichard de Cia-vières trouva moyen de s'approcher d'elle.Ne pouvant plus faire faire ses commissions par Charles Bintély ¦ sises, à cause de su sit uation de témoin, s\u2018était imposé de ne pas aller voir sa cousine, uicnurd s'ét^it décidé à les faire lui-même.C\u2019élait la première fois depuis de longues années éeo lées, qu\u2019il allait voir d\u2019aussi i rès celle qu\u2019il aimait, lui adresser la parole, peut-être toucher sa main.bon cœur battait à l\u2019étouffer.N \u2019allait-il pis se tr&uir et la marquise de i ypières également ?.Kichard hésita réflé hissant.Au bout de quelques secondes, il n\u2019y avait plus d\u2019hésitation en i .i.Eu effet, si dans la solitude d\u2019une cellule, si dans un quasi tête-à-tête troublé seulement par une surveillante, la revoir était dangereux et faisait craindre de part et d\u2019autre l\u2019exj ression de sentiments qn\u2019on eût pu mal interpréter.tout cela n\u2019était pas à redouter en public.Là, Klofiard en était sûr, la réserve extreme de .Madeleine, sa pudeur de grande dame, lui étaient les meilleurs garants que de ses lèvres closes u.l mot indiscret ne tomberait.11 s\u2019approcha u\u2019elle tout à coup, comme elle traversait un couloir, et sans q e le gendarme chargé de la reconduire ait eu le temps, ou peut-être même la volonté de l\u2019en empêcher, il se pencha sur ses mains gantées et les baisa longuement.\u2014 Ma cousine, lui dit-il, je vous vénère.Courage, vous n\u2019aurez plus longtemps à supporter toutes ces indignités.Madeleine sourit, tandis que ses beaux yeux se remplissaient de larmes ; mais si forte fut l\u2019émotion qui la secoua eu entendant la voix de Richard' qu\u2019elle ne put prononcer une seule parole.Quand un peu de présence d\u2019esprit lui revint, elle sentit sous son gant et dans le creux de sa main un petit billet qu\u2019y avait glissé M.de Claviôres.Celui-ci était déjà loin.En arrivant dans sa cellule, Madeleine tomba anéantie sur son fauteuil.\u2014Madame la marquise est-elle Donatien allait lai tomber dessus,' foufifrante ?lui demanda la survoii-le présidentdut intervenir et l'ad- lant0 la ««¦Knail avec un truud mon- ster sévèrement pour le faire rester dans les bornes de ce qu\u2019il appelait les convenances.Pendant qu\u2019il regagnait sa place, les nerfs tendus à se rompre, étouffant d\u2019indignation et de colère.Clément Gaube dit : \u2014Ce n'est pas q e jelui en veuille ce qu\u2019il fait ou ce qu\u2019il dit, on le lui fait faire et dire.\u2014Je demande l\u2019explication de de ces paroles, dit maître Aubry.\u2014Volontiers, répondit Gaube.Donatien est un grand ami de M.André Bascou, commissaire de police.Dans ces derniers temps, on les a vti« souveutensemble tousles deux.Or\"^\\t le monde sait que M.André Basccii a été élevé par M.le baron de Brim, le père de Mme la marquise.Quoi de plus naturel, après cela, qu\u2019il tente l\u2019impossible pour faire innocenter la fille de son bienfaiteur, \u2014Cette explication est une indignité de plus, s'écria M.Aubry, André B.ascou a vu Donatien eu effet mais non pour le corrompre ou le pervertir.\u2014C\u2019est au moins une démarche blâmable, insinua le procureur général.\u2014Pas du tout, répliqua l\u2019avocat et il n\u2019y en a pas un de nous ici qui ne Paie faite cette Uémarche comme l\u2019a faite André Bascou.Oubliez-vous donc, messieurs, chambre de m.le marquis Elle était entr\u2019ouverte.Je n\u2019ai pn réSiSte* à la curiosité de regarder ce qui se pass it.Monsieur était très bas.Cependant, à l\u2019aspect de M.l\u2019abbé Biniély, son visage a exprimé une irès grande joie et il a dit : \u2014Qi.\u2019on me laisse, je veux être seul avec lui ; que tout le monde sorte.Alors, madame a répondu : \u2014Même rtaymond, même moi ?A ces mots, Madeleine redres&a la tête.Elle se souvenait.elle espérait !.Dans cette tourbe de faux témoignages, au milien de cette boue de : trait donc un hoonêie garçon!.\u2014Prénez garde, disait pendant ce temps le i résident, ce que vous alier raconter là est très grave.Est ce bien l'expression stricte et absolue de la vér.të ( \u2014Monsieur le président, j\u2019ai juré de dire la vér.tè et jetais ce que vaut un serment.Je suU un honnête homme.Dans le i>.yj où je luis n«, au régiment où j\u2019ai passé cinq ans, je crois que tout le monde Pafiirnuru.La voix était nette, ferme, le regard droit et clair, le geste catégorique ; toute la personne de Donatien respirait la franchise et l\u2019honnêteté.' Dans l\u2019auditoire, en murmure de \u2022ympathie passa : on semolsit reconnaissant à ce brave garç a de venir détendre cette accusée à laquelle tont le monde s\u2019intérissait, maigre les preuves terribles qui lemoiaient l\u2019accabler.\u2014Bien, dit M.de Kabastens.im- qui la soignait avec un grand dévouement.Mme do Cypières lui tendit son chapeau et son châle sans se déganter.\u2014Merci, ma chère enfant, lui dit-elle; je suis seulement horrible- ment fatiguée.Cette chaleur, au milieu de tant de monde, est vraiment suffocante.La jeune fille ouvrit la fenêtre.\u2014Ici, madame la marquise respirera, ait-elle.11 y a précisémnt ce soir un air pur, délicieux.\u2014.Madame la marquise mangera bien un peu ?.\u2014Beaucoup plus tard seulement.J\u2019ai surtout besoin de repos.Vous seriez tout à fait bonne de me laisser seule une heure ou deux, voulez- vous ?J\u2019essayerais de dormir.Oh ! je suis si lasse, si lasse I.\u2014Bien, madame.Alors madame ne veut rien ?.\u2014Si, ce livre à tranches dorées, s\u2019il vous plaît.C\u2019était un vieux missel, où il y avait quelques pages de Boss et et de sa.nt Augustin, que Charles lui avait donné et qu\u2019elle feuilletait souvent.La surveillante accéda au désir de Madeleine, et après avoir encore tourné et retourné quelques secondes, elle su Qioposa à partir en disant : \u2014Dans une heure, je reviendrai pour faire diner madame la marquise.Madame ne prévoit pas ce qu'au château de uagalas, sous le qui lui fera il plaisir / même toit que Donatien, il y avait\t\u2014bouillon, ia fille de ma cliente, un pauvre\t\u2014Et apres .petit ange qu\u2019on sé^ estrait, qu\u2019on\t\u2014bue tasse de cafe, ne permettait à personne d\u2019en re-\t\u2014^a8 autre chose ?j voir, même de loin.Or, André\t\u2014Non, merci.Bascou voulait en donner des noa- \u2014Madame ne mange rien, ni le ! veiies à la prisonnière s\u2019il pouvait, matin, ni le soir, elie tombera mail eût voulu lui dire : \u201c Ne vous lade.tourmentez par, ne vous désespérez Madeleine payant répondu que i i.as, voire fiîie est bien soignée, e.le Par un sourire très do .x, niais un \u2019 \u2022\t*\t\u2022\t\u2022 - froid, U .\t.décidé- ment, s\u2019en ai.a sans oser insister davan tage.Dès q .\u2019elle fut seule, la marquise se leva, tourna le dos à la fenêtre ouverte et se déganta.Ce fut plus ra.ioe que la pensée.Quand elle se rassit de nouveau dans son f O , I .*\u2022 six» v > 1a \u2022 V- s, «i t\t! .\t^ A * l ^\t._ ' *\t.N m A vous étic z a près d\u2019elle, le jour où votre innocence éclatera, vous la retrouverez comme si vous ne l\u2019aviez pas quittée.Voilà po rquoi André Bascou cherchait à voir Dont tien.André Busuou, en effet, le protégé de .u.de br >ui à q .i il doit ce qu\u2019il e.?t aujourd\u2019hui.Et, se tournant vers les jurés, M.Aubry ajouta : \u2014Parmi vo s, messieurs les jurés, y en a t-il un seul cupa ie de blâmer M.Bascou de cette démai-cbe ?.Vos physionomies me ré- pondent é.q eminent.Et maintenant, au nom de l\u2019immense pitié qui remplit vos cœurs, je vous supplie d«ne , ns provoquer un mot de i*l s snr cet incident.Il était tard.On se retira d\u2019autant pL s impressionné que Madeleine très p&ie se jonchait vers son défense r et le i uiaait: \u2014Pourquoi donc, maître, avez-vous i eur q e d\u2019autres explications soient données ?Vo .s savez bien que je ne crains pas la lumière ?.V aurait-il donc :es choses qne je : pendant ! ne «lois pas savoir 7.Lesquelles, souvent grand Lieu ?\u2014y aimez-vont, répondit l\u2019avocat, en cherchant à ne pas laisser voir l\u2019émotion qui le bouleversait, j\u2019ai I essayé par un mouvement oratoire j d\u2019émouvoir les jurés, c\u2019est mon dr^it je suppose fit-il, en essayant uesou- ! r.re.Madeleine le regardait de ses yeux profonds.Un pressentiment lui disait qu\u2019il y avait là un mystère qa\u2019on venait lui cacher.Mais lequel ?Elle était i mille lieues desuppo-\u2022er qu\u2019il s'agUsait de sa fille.Lea personnes placées au premier ai jamais autant vénérée, autant adorée.~ Quelle vie a dû être la vôtre, chère suinte victime du plus pur, 1 du plus grand dévouement filial ?! - Mais comme vous a\\cxdû s ouf- 1 frir encore !.ne même que vous me donnes ; de la uropo-bitiou que vous me fuiios de porter votre nom.\u201c Ue rêve de ma vie désenchantée ne sc réalisera pas.\u201c Mon pauvre Richard, je brins | votre cœur, ie le sais, mais je sais \u2022\t«.-J»\t#.!_>#\t+\t\u2022\t»\t\u2022 \u2014 -V I.A.\u2014 SITUATIONS VACANTES (x\\ 1»KM ANPR >.«* Mr\\.u.» »rfu«ral» P liii h rr me\u2014ASili r |«>m unu |H'Lte f* milia S J«\u2018li*tUL IVhis\tS urn* j*.i vouiih fiftUlc, 8 .utiv;«or ctiul lÜ.*ü*uu« NX il-*»«».t* ma 8t Ikxtt*.\tSi nu* ir encore!.-\tvotre cœur, je le sais, mais je sais\t! I A l*K>olN a*e*t doiponou* M St )\u2022 Mis IA «Mt, teralMMt.«ma «\t11,11\t.«1\t.\t.I , \u2019 ll:|| mm 11 ^\t1\t_ I é me m\u2019indigner.\t44 Une fois déjà, le devoir crm l 1 U|||Q nn II OI|TrQQ|\t*14 avœu# INsfinrau.*** '«u* ** Une chose m'est permise, ce- ! nous à sé; ré» votre père avait tf||in UN U I | I I I I H II I làN\tuuo «mUuuère N\u2018» « m* .mt, c\u2019est de dire to t i ut, < n.ricio une iic,.e, vo.s uxizùû 1 lllU\tI UllàlUL*l IP n < m !*\u2022 \u2022 p< nii avant même les plaidoiries, demain, si vous daignez m\u2019y autoriser, que je %*ous ai offert mon nom et que vous l\u2019avez accepté.M Ai on père et moi sommes connus dans l\u2019Inde ; notre maison de commerce est aujoord\u2019üui l\u2019une de» plus coin»:dér.bit s du monde entier ; quant à notre renom de droit .re et «l\u2019honneur, 1 Inde, l\u2019Asie, l\u2019Angleterre même, répondront qu\u2019il est dts premiers.** tvAis parlor do mon amour pour x\u2019ous, Madeleine, do eet amour de.-ri en mou cœur aux premietsjours do ma jeunesse, alors «iue je vous ai vue pour lu première fols, de cet amour que le» années etil'.iu'» ont décuplé au lieu de l\u2019atf.tiblir, no croyez-vous pas que ma résolution arrêtée de me maneravee vous, dei «juo vous serez libre, soit la meilleure des ré onscs à ceux qui osent vous dalommer?.\u201c En voyez-io moi tîonc, co con-sentemeni, amie vénérée et adorée, euvoycz-le moi et demain le pays entier saura q i© le comte de du-vières a le droit de vous défendre autant que de vous aimer, ** A vous pour la vie, \u201c RICHARD DE CLAVIÈRKS.\u201d Une flamme monta à la joue pâle do Madeleine.Q elle réponse à leur fair«*à tous, en effet !.murmura-t-elle.Plus bas, elle ajouta : \u201411 ne croit pas tout ce qu\u2019on débite sur mon compte.Mou Dion, soyez béni ! Elle tomba dans de profondes réflexions.11 n\u2019était pas venu la voir avec Charles et Raymond Bintély, pour ne pas ia compromettre , elle Pavait bien compris.Il ne voulait pas qu\u2019en cherchant, en remontant dans le pasté, ou ro-trouvé l\u2019hUÏtoIfO de lour amour dans l\u2019Inde.Et cependant ils avaient sacrifié jadis cet amour au devoir.Gui, c\u2019élait vrai.Mais qui le croirait ?.Ne le souillerait-on pus, co sentiment si pur ?.Et, «\u2019hose aussi grax\u2019e, ne dirait-on Ï»as qn\u2019eile avait appris la mort de \u2019arvuti qu\u2019elle avait empoisonné son mari pour récouvrer sa liberté pendant que Richard repreaait la sienne ?Mais c\u2019était sa perte, csla, sa perte absolue.Richard, dans son enthousiasme «le dévouement, pour avoir îo «Iroit de la délendre, oubliait ou méconnaissait ces graves raisons ?.Et puis sa fille, dont il ne lui parlait pas ?.Il ne l\u2019aimait donc pas, cette pauvre petite ?11 était possible qu\u2019avec son caractère absolu, il ne vit en elle «|ut la tille de son rival, de celui auquel Madeleine avait appartenu.Il parlait bien du dévouement filial «le Madeleine dans sa lettre.Oui on dit des choses, mais toujours on S'Uiffro du fait accompli.on ne l\u2019oublie pas.Et si Madeleine était trop aimfo pour avoir à pâtir de cette situation, ce serait Léone qui, détestée par Richard, en porterait tout lu poids.Non, non, la prisonnière avait trop le sentiment de ses devoirs pour admettre cela.Elle avait été extasiée do voir Richard arriver de si loin pour la dé-fendre.Aux battements profonds de son cœur, elle avait c unpris que son amour à elie était bien toujours le même, vivace, absolu, ardent, comme jadis à Coylan.Mais qu\u2019était la plus exclusive passion à côté do son devoir maternel, pour cette femme qui n\u2019avait jamais pensé* à elle, à su satisfaction ou à son bonheur ?.Ne se «levait-elle pas à Léone, d\u2019abord, rien qu\u2019à elle ?Madeleine no doutait .psy« r 44 Auiourd\u2019hnl, Richard, c© qui nous sépare, c\u2019est mou pauvre* ange, i a fille, Léone, qui u\u2019a plus que moi sut terre.44 Elus son père a été coupable eiu vers moi, plu» ;t* dois me consacre r à elle, sans que j\u2019aie le droit de lui voler la moindre parcelle d© mon cœur.** Pardonnes-root, ©t en repartant seul pour ce pays ou j\u2019eusse t .nt voulu vivre et mourir, dites-vous que lo pl s nmllu ureux de nous deux n\u2019est pas vous.\u201c Madeleine.\u201d 4 Le lendemain, Richard s\u2019étant d© nouveau trouvé sur 1© passage d© la prisonnière, 1© c.ipior finement roulé passa do la mi.ui de la marquis© dans cell© de Al.«1«* t lavièros, ausii adroitement que la veille il vuit suivi la mémo route en sens inverse.Un© fois seul, l\u2019indion ©u prit connaissance.(A mfvrs) \u2014Tous ©eux qui s© sont servi «lu Hautne Rhumul l\u2019aiment.Quand ils on font usage ©t qu\u2019ils toussent à nouveau ils remploient encore.U\u2019est le renu>dequ\u2019ils préfèrent pour le rhume.Ceux qui n\u2019en n\u2019ont plus besoin conseillent à lours amis moins heureux d\u2019en user et lo recommandent pour toutes L h affections «lo la gorge, «1© la poitrine ot des bronches.Usez-en, vons tous ! qui toussez ©t vous seri*r.guéris.L© Baum*'llhumal e*l vendu partout 23 ccntins la bouteille.12Ü-2 \u2014Pour so calmer les nerfs après les dernières élections, fumez 1© cigare \u201c Reliance Ros bud.\u2019' 122-0 \u2014D\u2019ici au 15 d\u2019avril, vous pouvez avoir un portrait à l\u2019eau ou a l\u2019on-cro de Uhino do fc35 pour $20 dans .un nmgniil .ue cadre, chez F.G.« t I M.N.Blanchard, b2 rue Uhcrricr.t.» j MO \u2014 Benj.W.Patton < o»)p:#.*i.< O \\ UKMANDl ui'«''x .u - .n iv |>»> tv».«utaid.8 *dr*>»«or 4J 1 otuuiuin .lit i THIS PRCCHA1NEMENT \\ Iaj lout p
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